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01/10/2014

Un dimanche de Sénatoriales à Montpellier

2.364 grands électeurs étaient appelés ce dimanche 28 septembre 2014 à élire les 4 sénateurs de l’Hérault pour 6 ans.

12 listes étaient en présence ce qui constituait un record.

Du fait de sa démographie croissante, le département de l’Hérault est passé lors du précédent renouvellement de 3 à 4 sénateurs.

Le scrutin n’est plus majoritaire mais proportionnel, à la plus forte moyenne.

Il était donc attendu comme la fois précédente un partage égal des sièges entre la Gauche et la Droite.

En effet, si l’équilibre politique penchait assez nettement vers la Gauche d’après la Guerre jusqu’à une dizaine d’années, ce qui permettait aux Socialistes et apparentés d’emporter les 3 sièges, les forces en présence se sont progressivement équilibrées au fur et mesure de la perte par la Gauche de certaines municipalités.

Aujourd’hui, la Droite a totalisé 46,55 % des suffrages exprimés, l’Extrême-Droite 6,16 % (soit tout de même un score multiplié par 10 !) et la Gauche 47,29 %.

Les observateurs étaient d’accord sur le fait que 6 listes pouvaient prétendre à un élu.

La liste officielle du Parti Socialiste et deux dissidentes, d’une part.

La liste officielle UMP et deux dissidentes, d’autre part.

Les listes de ces deux grands partis semblaient hors d’atteinte et pourtant Jean-Pierre Grand, Maire de Castelnau le Lez, a réussi à les distancer très largement.

Il s'en est fallu de 23 voix seulement pour que sa deuxième de liste, Agnès Rouvière-Esposito, Maire de Buzignargues, n'accède pas au Sénat.

La Gauche a donc failli se retrouver avec 1 seul siège !

Le suspense planait sur le vainqueur des dissidents socialistes et c’est Robert Navarro, Premier Vice-Président du Conseil Régional Languedoc-Roussillon qui a coiffé de 20 voix Christian Bilhac, Maire de Péret et Président de l’Association des Maires de l’Hérault.

Robert Navarro est le seul Sénateur sortant reconduit puisque Raymond Couderc, ancien Maire de Béziers et Sénateur sortant a lourdement échoué.

En outre, Marie-Thérèse Bruguière, Maire de Saint-Aunès et Sénatrice sortante était en seconde position sur la liste UMP, à qui il a manqué tout de même 68 voix pour faire un doublé.

Enfin, Robert Tropéano, ancien Maire de Saint-Chinian et Sénateur sortant ne figurait qu’en 5ième place sur la liste du candidat malheureux Christian Bilhac.

6 listes permettaient surtout aux partis qui les soutenaient de « se compter » et d’exister sur l’échiquier politique.

38 grands électeurs absents vont devoir s’acquitter d’une amende, sauf s’ils peuvent justifier d’une bonne raison, le vote étant obligatoire.

Les Députés, les Sénateurs, les Conseillers régionaux et les Conseillers généraux pouvaient choisir un remplaçant s’ils étaient aussi grands électeurs d’une commune.

Ces derniers ont été élus par leurs conseils municipaux, courant septembre.

Toutefois, pour les grandes communes, comme le nombre de grands électeurs, croissant avec la population, dépasse le nombre de conseillers municipaux, ces derniers sont donc considérés comme des « délégués de droit » et ceux élus sur des listes d’électeurs de la commune, présentées par les listes représentées au Conseil municipal, constituent des délégués supplémentaires.

Avec l’avènement du tour unique dans l’Hérault, le scrutin s’accompagne d’une multiplication de l’offre politique.

Seules les têtes de listes, souvent des hommes, il faut bien le constater, peuvent être élus.

Les femmes, souvent en seconde position, ont peu de chance d’être élues, sauf à faire preuve de volontarisme.

L’alternance obligatoire des sexes sur une liste n’entraîne ainsi pas forcément la parité au Sénat.

Dans le cas de figure vécu dans l’Hérault, le scrutin proportionnel a permis des désignations à partir de 10 % à 15 % des voix.

Le scrutin majoritaire générait des seconds tours avec des tractations mouvementées et des ententes souvent byzantines à l’issue du premier ainsi qu’une adaptation rapide de l’électorat à une nouvelle donne, puisque au premier tour du matin succédait le second tour l’après-midi.

Le scrutin proportionnel peut, lui, créer des surprises de taille, juste avec un glissement de quelques voix (c’est un vote « sans filet ») : toutefois, il a l’avantage de promouvoir le vote d’adhésion sur le nom d’un candidat ou sur ceux d’une liste.

La Préfecture de l’Hérault a parfaitement organisé cette élection.

Les anciens grands électeurs étaient habitués de venir au Tribunal de Grande Instance qui a constitué une parenthèse historique en termes de lieu de vote.

L’unique bureau de vote héraultais était partagé dimanche en 10 sections.

Pour chacune, 4 grands électeurs (un Président, un Secrétaire, deux Assesseurs) organisaient le vote.

Les délégués des candidats veillaient au bon déroulement des opérations.

Il est clair que tous les participants avaient à cœur de promouvoir une démocratie irréprochable.

Résultats des élections Sénatoriales du 28 septembre 2014

 

Nom

Liste

Suffrages obtenus

Pourcentage

 

Inscrits

 

2364

 

 

Votants

 

2343

99,11%

 

Exprimés

 

2305

97,50%

 

Nuls ou blancs

 

38

1,61%

1

Jean-Pierre GRAND

UMP Dissident

492

21,34%

2

Michel COLAS

Divers Droite

18

0,78%

3

Marie-Christine AUBERT

Front National

135

5,86%

4

François COMMEINHES

UMP

447

19,39%

5

Robert NAVARRO

PS Dissident

257

11,15%

6

Christian BILHAC

PS Dissident

237

10,28%

7

Michèle COMPS

Verts

50

2,17%

8

Jean-Claude MARTINEZ

Extrême-Droite

7

0,30%

9

Henri CABANEL

Parti Socialiste

378

16,39%

10

Raymond COUDERC

UMP Dissident

116

5,03%

11

Jean-Pierre PEREZ

Parti Communiste Français

97

4,21%

12

René REVOL

Parti de Gauche

71

3,08%

   

Totaux

2305

100,00%

         
         
   

Total Gauche

1090

47,29%

   

Total Droite

1073

46,55%

   

Total Extrême-Droite

142

6,16%

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07/09/2014

Championnat du Monde de Bike Polo à Montpellier

Montpellier a accueilli du mercredi 27 au samedi 30 août les Championnats du Monde de Bike Polo, sur les plateaux sportifs en béton du Lycée Pierre Mendès-France, adjacents au Gymnase Spinosi.

C’était une consécration précoce au travail de pionniers lancé par une équipe de jeunes montpelliérains.

Créée en 2011 par quelques fondateurs, Enzo Flourès, Benjamin Hamon et Mathieu Chastaing, son premier président, « Montpellier Bike Polo » est maintenant dirigée par Benjamin Morceau (Cf. « Groupe de Montpellier de Bike Polo»).

Ce dernier n’a pas ménagé sa peine pour organiser l’événement avec les frères Romain et Julien Thouin et d’autres joueurs ou amis.

Un 1er tournoi de qualification a rassemblé le premier jour 32 équipes (qui jouent la « wild card ») dont sont sortis 18 qualifiés qui ont rejoint les équipes 46 sélectionnées d’office du fait de leurs classements dans les différents championnats continentaux (principalement Europe et Amérique du Nord mais aussi Asie et Pacifique).

64 équipes se sont affrontées, ensuite sur deux jours, sur 4 terrains aux dimensions d’un terrain de hand-ball ou de hockey (40 x 20 m) afin d’accéder à la phase finale.

Cette dernière s’est tenue le samedi pour départagées 28 équipes qualifiées.

Globalement, 300 participants environ se sont disputés le titre : Français bien sûr, Américains, Australiens, Suisses, Espagnols, Anglais, etc.

Le principe de classement dans ces tournoi est appelé « Swiss Round ».

Des équipes mixtes ou composées que de filles se sont alignées à l’occasion de cette compétition.

Les rencontres se disputent avec 3 joueurs. Elles se gagnent avec 5 buts ou au score à la fin de 10 minutes de jeu. En cas d’égalité à la fin de ce temps maximal réglementaire, le but en or départage les concurrents.

Chaque match gagné rapproche du titre.

Il s’agit en effet d’un « Tournoi à double élimination ».

Les gagnants restent dans le groupe dit du « Winner Bracket ». Tout perdant rejoint le groupe dit du « Loser Bracket ». Dans ce dernier, une défaite est éliminatoire. Les deux équipes ayant éliminé toutes les autres dans chacun de ces deux groupes se rencontrent en finale.

Le titre revient à l’équipe première du « Winner Bracket » si elle gagne ce match. En revanche, l’équipe première du « Loser Bracket » doit gagner pour être sacrée une première puis une deuxième partie.

Le vainqueur final  n’aura donc perdu au maximum qu’un seul match.

Après un premier tour tiré au sort, les équipes ayant respectivement gagné et perdu se rencontrent, en tenant compte du goal average de leur précédente rencontre.

L’équipe lauréate, constitués de Français habitant la Région parisienne, s’appelle « Call me Daddy ».

Ils ont pris le dessus sur l’équipe des « Beavers », des américains de Californie qui détenaient le titre.

Ce sont des coursiers à vélo américains qui ont inventé le Bike Polo : ils se rejoignaient le soir sur des terrains de basket et utilisaient au début un pignon fixe dont leur vélo était équipé.

Le sport est devenu à la mode ces dernières années et s’est structuré.

Il existe maintenant un Comité français de Bike Polo (pas de statut de fédération) qui gère les règles de jeu et les tournois.

A l’étranger, il existe notamment deux Ligues Ouest et Est aux USA où ce sport s’est codifié.

C’est un sport urbain, « de matériel », avec fréquemment de la casse :

-          vélo à géométrie compacte et à centre de gravité bas,

-          cadres de piste très rigides,

-          pas de dérailleur,

-          pédales automatiques,

-          freins à disques généralement à l’avant,

-          roues de 700 mm de diamètre ou de 26 pouces, à 48 rayons,

-          jantes renforcées en double ou triple parois,

-          cache ou grillage sur les roues pour éviter que la balle ne passe entre les rayons.

Les joueurs utilisent un maillet (tige aluminium et embout en tube plastique) pour diriger ou frapper une balle plastique ronde et creuse d’un diamètre de 8 centimètres environ.

Un arbitre central, secondé par deux référents chargés de surveiller si la balle entre dans les cages de la taille de celles du hockey, veille au respect des règles.

Il y a culturellement peu de contestations car les parties sont souvent auto arbitrées.

Les contacts autorisés sont les suivant : vélo contre vélo, épaule contre épaule, maillet contre maillet.

Si on met le pied à terre, on doit revenir frapper avec son maillet un côté du terrain sur la ligne médiane pour se remettre en jeu.

Des exclusions temporaires sont possibles.

Des grandes tactiques de jeu existent avec jusqu’à 3 joueurs dans le champ (on met la pression sur l’adversaire au risque d’une interception, d’un contre, d’un tir de loin) ou, à l’opposé deux postés devant les cages (le vélo, le compétiteur et son maillet font obstacles au but).

Les « blocages » consistent à interdire, en vis-à-vis, le déplacement d’un adversaire.

Les fondements de ce sport : les techniques de surplace, de pivot sur une roue, l’équilibre, la vélocité, l’adresse dans les tirs et les passes,  les capacités d’accélération, la qualité du maniement de la balle poussée, soulevée ou frappée et enfin la stratégie d’équipe.

C’est un sport assez dur sur le plan des traumatismes d’où des protections obligatoires : genouillères / casque de vélo classique ou de hockey.

Sport jeune, sport urbain, sport ludique, sport d’amis, sport festif, sport éthique : voilà qui résume bien le Bike Polo.

L’accolade de fin de partie est un des signes de l’excellent état d’esprit qui prévaut.

Tout un chacun est à la fois dirigeant, joueur, voire organisateur (hébergement des arbitres et de certains compétiteurs par exemple).

Le travail de l’équipe organisatrice a été apprécié, autant que le soleil et la chaleur montpelliéraine.

L’organisation a été locale, décentralisée, avec le renfort de volontaires étrangers le jour J.

La crème solaire et l’utilisation de parasols comme écran n’ont pas toujours suffi à préserver les peaux septentrionales.

Le tournoi a reçu l’appui de la Mairie et de l’Agglomération de Montpellier, notamment pour le prêt des terrains de sport et la fabrication des protections latérales des cours.

En effet, Montpellier possède seulement un terrain d’entraînement et n’est pas équipé d’installations fixes dédiées au Bike Polo parfaitement adaptées aux exigences de ce sport.

Les rencontres ont été filmées et diffusées en continu sur Internet : 300 internautes disséminés dans le Monde ont ainsi pu assister à la finale.

L’aspect festif de ce Championnat du Monde était frappant, tant sur les terrains que dans l’enceinte de la manifestation.

Les organisateurs avaient prévus des food trucks pour la restauration, un stand de réparation des vélos et la présence d’une équipe de la Fédération Française de Sauvetage et de Secourisme.

Signe de l’engouement pour le Bike Polo : des marques de fournisseurs avaient fait le déplacement.

L’Association « Montpellier Bike Polo » avait déjà organisé l’année dernière le Championnat de France au Gymnase de la Croix d’Argent.

Elle prévoit en direction des jeunes une Journée de découverte et d’initiation le dimanche 28 septembre 2014 au Parc Montcalm, à Montpellier.

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Crédit photographique : Michel Chastaing

24/08/2014

La Commune de Clapiers va t-elle intégrer la Métropole montpelliéraine ?

Pétition pour l’organisation

d’un référendum à Clapiers

concernant le passage à la Métropole

 

 

Le Conseil d'Agglomération de Montpellier du 17 juillet 2014 a validé le principe du passage en Métropole (3 contre, 11 abstentions).
http://www.montpellier-agglo.com/actualite/le-conseil-com

C'est une décision très importante qui engage pratiquement à jamais l'avenir de la Commune de Clapiers compte tenu des pouvoirs d'urbanisme transférés par la loi, de plein droit, à la Métropole. 

Les 4 listes en concurrence aux Municipales 2014 avaient affirmé leur opposition à ce sujet.

On ne peut donc démocratiquement décider de l'accord de Clapiers à ce passage en Métropole sans procéder préalablement à ce référendum communal.

Les communes ont normalement jusqu'au 17 octobre 2014 pour définir leur position.

La date limite du 16 août est certes dépassée pour un référendum réglementaire 2 mois avant le 17 octobre mais rien n’empêche la Municipalité de Clapiers de s’abstenir le 17 octobre jusqu’à la tenue d’un tel référendum…

Cela dépendra sûrement du succès de cette pétition !

Pétition en ligne réservée aux personnes inscrites comme électeurs à Clapiers... initiée par un citoyen Clapiérois indépendant des 4 listes.

http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2014N46646

 

 
 

 

La pétition ci-dessus est une proposition citoyenne indépendante des partis politiques et des listes en présence aux élections municipales 2014 à Clapiers.

Il m'a semblé personnellement fondamental de la relayer pour que vive la démocratie et afin que nos concitoyens aient enfin un minimum d’information, j’ai préparé, en supplément, le petit résumé suivant apportant des informations sur les métropoles.

 

Informations relatives au passage en Métropole

La Communauté d’Agglomération de Montpellier pourrait se transformer rapidement en Métropole, de périmètre constant, au 1er janvier 2015, si une majorité des conseils municipaux des 31 communes la constituant vote Pour, au mois de septembre et d’octobre 2014.

Sur le plan communal, le référendum local est une possibilité officielle existante pour obtenir l’avis de la population sur un sujet qui conditionne fortement l’avenir de Clapiers.

L’intégration à une Métropole est irréversible : chaque citoyen doit donc pouvoir être informé des conséquences de sa création.

Qu’en est-il ?

La Métropole prend des compétences aux communes, au Département et à la Région.

La Métropole conserve toutes les compétences de la Communauté d’Agglomération : transports urbains, politique du logement, eau, assainissement, gestion des déchets, …

La Métropole obtient l’exclusivité sur le développement économique, sur la voirie, sur l’incendie et le secours, sur les actions de maîtrise de l’énergie, sur l’insertion par l’économique, sur les affaires scolaires du collège au lycée.

Les communes perdent leurs compétences sur l’urbanisme et l’aménagement de l’espace (Plan Local d’Urbanisme, ZAC, ZAD, réserves foncières), sur les cimetières, sur la voirie et sur les dispositifs de prévention de la délinquance.

Les métropoles sont aussi dotées de davantage de pouvoirs que les communautés urbaines.

Les communes ne conservent plus que la gestion des équipements culturels, socio culturels, socio éducatifs et sportifs, à condition toutefois qu’ils ne soient pas d’intérêt métropolitain.

A sa demande, la Métropole peut en outre se voir confier :

  • de grands équipements et infrastructures relevant jusqu’alors de l’Etat,

  • l’action sociale.

Sur délibérations concordantes du Conseil de Métropole et d’un Conseil Municipal, la Métropole peut même percevoir la Dotation Globale de Fonctionnement d’une Commune (fonds versé par l’Etat) et la reverser aux communes concernées après application de critères de péréquation.

En outre, toujours suite à délibérations concordantes, il peut être procédé à l’unification de l’un ou de plusieurs des impôts ménages (taxe d’habitation, foncier bâti, foncier non bâti).

Chaque fois qu’une compétence sera transférée, les ressources qui lui étaient affectées précédemment le seront aussi.

Compte tenu de l’impact de l’agglomération montpelliéraine sur le plan démographique, social et économique, le Département de l’Hérault devrait ainsi perdre entre 40 et 50 % de son budget et la même proportion de personnel, tandis que le nombre de fonctionnaires territoriaux de la Métropole devrait approximativement doubler.

Sur le territoire de l’Agglomération de Montpellier, les actions du Département deviendront quasiment insignifiantes : excepté paradoxalement l’impact de son siège implanté en pleine ville ou encore de son pôle culturel du Château d’Ô (50 % du budget Culture du CG34 !).

Globalement, la transformation de communautés d’agglomération ou de communautés urbaines en métropoles est une des plus importantes modifications institutionnelles touchant les communes qu’ai connue la France depuis la Révolution.

Or, seul un référendum local permet aux citoyens de peser sur le choix proposé.

28/05/2014

Nouvelle Donne à Montpellier

Nouvelle Donne a réuni de très nombreux Montpelliérains et Héraultais jeudi soir 15 mai à la salle municipale Guillaume de Nogaret, proche du Peyrou.

L’assistance était très variée : syndicalistes, intellectuels, économistes, militants sociaux, acteurs économiques, chômeurs et précaires, acteurs associatifs, simples citoyens, …

 

Pierre Larrouturou, Président de Nouvelle Donne, Patrick Bauvillard, Co-Président, Cécile Monnier et Joseph Boussion, têtes de liste de la grande région Sud-Ouest (Aquitaine, Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon) sont intervenus pour présenter le programme de Nouvelle Donne aux toutes prochaines élections européennes de dimanche 25 mai.

 

Loin de l’effondrement idéologique et démocratique du Parti Socialiste, loin du bonapartisme de l’UMP, très loin du caporalisme du Front National, les vieux partis aux recettes éculées, Nouvelle Donne incarne la nouveauté, la fraîcheur en politique.

 

Forte volonté politique face aux forces de l’argent, forte ambition en matière sociale et démocratique pour l’Europe, focalisation forte sur l’éducation, l’emploi et le pouvoir d’achat, voilà ce qui caractérise Nouvelle Donne.

 

Ce nouveau parti, créé le 28 novembre 2013, s’est donné une charte pour fonctionner dans l’écoute des adhérents, dans la démocratie et dans la participation : les candidats aux européennes ont notamment été désignés par des groupes de militants tirés au sort et le débat est accessible à tous en ligne.

Les listes de Nouvelle Donne ressemblent à nos concitoyens.

Trois grands humanistes ont été cités par les intervenants.

Vaclav Havel, symbole de la liberté retrouvée en Europe centrale, acteur de la « Révolution de velours » en 1989 qui s’inquiétait dans une phrase elliptique et universelle : « Notre pays ne fleurit plus ».

D’où la volonté de tourner le dos au mensonge, de ne plus subir, d’inventer la politique qui va avec notre temps.

D’où la nécessité de redonner la parole aux forces vives de notre nation.

Pierre Mendès-France qui avait annoncé sa démission sous un mois à défaut de conclure la paix en Indochine où la France s’enlisait et venait de subir la terrible défaite de Dien Bien Phu et qui incarne une conception exigeante de la politique, altruiste et responsable devant nos concitoyens.

Stéphane Hessel, mondialement connu pour son manifeste « Indignez-vous », résistant, humaniste, lui aussi homme de gauche et européen convaincu, dont Nouvelle Donne est le fils spirituel.

Le Collectif « Roosevelt », fondé en 2012, notamment par Stéphane Hessel, Susan George (candidate aujourd’hui), Pierre Larrouturou, Edgar Morin, Michel Rocard, a largement inspiré les principales réformes économiques, financières, sociales et environnementales figurant au programme de Nouvelle Donne (la « traduction » du si fameux « New deal »).

Au-delà de ces références historiques et morales fortes, l’espoir mis dans de nouvelles pratiques politiques était palpable dans la nombreuse assemblée.

Trois adhérents sont venus témoigner des raisons de leur engagement.

Le premier a cité Jacques Julliard : « Si l’élection est l’honneur de la démocratie, la réélection est son fléau. »

Il a personnellement trouvé « l’endroit où il peut s’émanciper de la pensée unique ».

Il souhaite participer à un processus neuf ce qui nécessite d’être formé dans un cadre d’éducation populaire.

L’intervention de la seconde a été un grand moment d’émotion, avec une militante maintenant retraitée, fille d’émigrée, exilée et qui, initialement privée du droit de vote, « n’a pu que s’engager syndicalement pour être citoyenne ».

Pour elle : « La terre est ma patrie et l’humanité ma famille ».

Elle a fait partie du groupe de militants qui ont magistralement organisé la soirée : « Je suis, j’existe, j’agis » et elle revenue pendre sa place à l’accueil dès son intervention terminée.

Pour le dernier : « Je suis en train d’opérer mon sursaut citoyen ».

Ce qui est bien entendu en phase avec Nouvelle Donne qui veut « « vivifier l’énergie démocratique ».

Plus globalement, ce nouveau parti a compris que : 

  • Cette nième crise - à la fois économique, sociale, environnementale, européenne et de la démocratie insuffisamment participative – est le signe de la fin d’un monde ce qui oblige donc une métamorphose,

  • La course à la croissance n’est plus la solution pour sortir du chômage,

  • Le renouvellement des pratiques politiques est indispensable.

Le programme pour les Européennes de Nouvelle Donne propose : 

  • de créer une avant-garde de pays éclairés, fédérée dans le cadre de coopérations renforcées (c’est déjà le cas pour l’Euro ou l’Espace Schengen), pour obtenir un traité de convergence sociale, un financement économe de la dette publique, plus de justice fiscale et une lutte efficace contre les paradis fiscaux,

  • de stimuler l’emploi dans les domaines des économies d’énergie (bâtiment, transport, résidentiel, tertiaire, etc.) et du développement des énergies renouvelables,

  • de moraliser les activités bancaires, d’appuyer la création et le développement des PME, de partager le temps de travail, de répondre à la pénurie de logements, d’améliorer le pouvoir d’achat des Français,

  • de tendre vers une démocratie renouvelée en politique et dans l’entreprise.

Le vote aux Européennes pour Nouvelle Donne est un vote éminemment utile pour éviter de s’enferrer à nouveau dans des schémas de pensée anciens et de repiquer à nouveau vers des mesures économiques déjà éprouvées pour leur inefficacité.

- Pour voir la vidéo de la réunion publique -

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Le bel accueil de Montpellier réservé à Nouvelle Donne

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Une tribune, des témoignages d'adhérents et la parole à la salle

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Les candidats attentifs aux réactions de la salle

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Pierre Larrouturou dans sa réponse à une question sur la lutte contre le chômage

 

Crédit photographique : Michel Chastaing

16/05/2014

Quels moyens pour l’école primaire dans l’Hérault à la rentrée scolaire 2014/2015 ?

Les moyens en personnel enseignant alloués à l’éducation des jeunes enfants dans l’Hérault sont maintenant connus.

 

L’Administration de l’Education Nationale a réuni tardivement cette année (pour tenir vraisemblablement compte de la tenue des élections municipales) le Comité Technique Spécial Départemental où les ouvertures et fermetures de classes sont annoncées.

 

Les élus siégeant dans cette instance connaissaient les propositions de l’Administration de longue date (avant les Municipales) mais n’en ont pas toujours tenus informés les acteurs du système éducatif local.

 

Pour la rentrée 2014/2015, il est prévu 74 créations nettes de postes dans l’Hérault : 56 pour répondre à la progression démographique et 18 pour des mesures spécifiques (décharges de service pour direction, scolarisation des moins de 3 ans dans des quartiers ciblés en zone urbaine, prise en charge de la scolarisation d’élèves handicapés).

 

Pour les sites nommément ciblés :

- 27 ouvertures de classes en maternelle : dont écoles de Baillargues, Castelnau le Lez (2), Grabels, Mauguio, Montarnaud, Palavas les Flots, Saint-Gély du Fesc et Vendargues autour de Montpellier, plus 9 postes concernés à Montpellier

- 43 ouvertures de classes élémentaires : dont écoles de Baillargues, Castelnau le Lez, Jacou, Juvignac (2), Montarnaud, Murviel les Montpellier, Saint-Aunès, Saint-Georges d’Orques et Vendargues autour de Montpellier, plus 13 classes écoles concernées à Montpellier

- 9 fermetures de classes en maternelle : dont écoles de Clapiers, Fabrègues et Teyran autour de Montpellier

- 18 fermetures de classes élémentaires : dont écoles de Castelnau le Lez, Lattes, Saint-Géniès des Mourgues et Saussan autour de Montpellier, plus une école du Nord de la Ville de Montpellier

 

Dans l’Hérault, 522 enfants de plus sont prévus en maternelle (18 postes supplémentaires) et 1.288 en élémentaire (25 postes supplémentaires).

 

Globalement, la moyenne du nombre d’élèves par classe augmentera légèrement en septembre 2014, en passant de 24,28 à 24,45 par classe.

 

Il s’agit pour l’instant de prévisions : certaines ouvertures sont qualifiées de « provisoire » et des fermetures peuvent être abandonnées à la rentrée si les effectifs sont plus importants que prévus.

 

En outre, l’Administration se garde en général quelques postes pour solutionner à chaud les situations les plus tendues de la rentrée.

 

Toutefois, les décisions prises - d’habitude au milieu du premier trimestre et cette année en début du second - sont très souvent suivies d’effet.

 

Sur le plan quantitatif, pour l’année scolaire 2013/2014, environ 107.000 enfants fréquentaient les écoles primaires de l’Hérault.

 

Ils étaient répartis dans environ 4.400 classes.

 

Au niveau politique, la priorité du Gouvernement donnée au primaire a du mal à se concrétiser dans les départements en croissance démographique.

 

En effet, le Ministère de l’Education Nationale peine à fermer des classes là où les enfants se font plus rares et peine donc à redéployer ses moyens.

 

Concernant la commune de Clapiers, son école maternelle, dénommée « Olympe de Gouges », est menacée d’une fermeture de classe à la rentrée scolaire 2014/2015.

 

Les effectifs prévisionnels de l’école ont été arrêtés à 171 contre 175 actuellement.

 

L’Ecole élémentaire Victor Hugo de Clapiers conserve heureusement ses 13 classes.

 

La mesure de fermeture de classe projetée à Clapiers est une atteinte à la qualité de l’enseignement, comme souvent lorsqu’une telle mesure est envisagée.

 

En effet, le nombre moyen d’élèves par classe augmenterait de 24,6 à 28,5 !

 

Si la population de Clapiers est en phase de maintien, c’est l’important manque de couples de 25 à 40 ans qui explique cette décroissance structurelle du nombre d’enfants en bas-âge.

 

La faiblesse du parc locatif (notamment social), atteignant seulement un quart des résidences principales, ne permet pas d’apporter en continu des jeunes ménages dans le village.

 

Les jeunes natifs de Clapiers sont quant à eux chassés par la cherté des loyers, voire par celle des achats immobiliers.

 

C’est toute la politique urbanistique de certaines communes pavillonnaires qui est à repenser avant de pouvoir espérer une inflexion dans le sens du rééquilibrage de la pyramide des âges, aujourd’hui de plus en plus dominée, dans les communes appartenant à la première couronne de Montpellier, par les personnes du troisième âge.

 

Les deux cartes suivantes donnent la localisation des ouvertures (en couleur bleue) et des fermetures (en couleur rouge) respectivement en maternelle et en élémentaire.

 

Les cercles en noir représentent la localisation des collèges héraultais.

 

Maternelle :

-         ouvertures essentiellement sur Béziers, le pourtour de l’Etang de Thau, Montpellier Sud et Nord-Ouest

-         fermetures essentiellement sur le Piscénois en Centre-Hérault et sur Clapiers-Teyran au Nord-Est de Montpellier

 

Elémentaire :

-         ouvertures essentiellement en deuxième couronne de Béziers, en troisième couronne de Montpellier, le long de la RN 113 et sur la Ville même de Montpellier

-         fermetures essentiellement à l’Ouest de Béziers, sur le Bédaricien, autour de l’Etang de Thau et à l’Est de Montpellier

 

Les ajustements concernent presque exclusivement les zones urbaines, périurbaines et côtières.

 

Olonzac, Roquebrun, Notre-Dame de Londres, Vacquières et même Ceilhes et Rocozels ! démontrent toutefois que la démographie peut aussi connaître des embellies en milieu rural.

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Maternelle : ouvertures en bleue et fermetures en rouge

 

 

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Elémentaire : ouvertures en bleue et fermetures en rouge

23/04/2014

Les bénévoles de la prévention des feux de forêts

L’Assemblée Générale annuelle de l’ Association Départementale des Comités Communaux Feux de Forêts de l’Hérault s’est tenue à Clapiers ce samedi 12 avril. 

Moins de présents que d’habitude - tout de même 250 environ ! - mais toujours le même engagement des bénévoles au service de la collectivité.

 

Les membres des comités communaux feux de forêts patrouilleront à nouveau cet été, dans leur uniforme orange, pour être plus facilement identifiables par les promeneurs, mais aussi, en cas de sinistre, par les Pompiers.

 

D’ici la saison chaude, des formations sont prévues : utilisation de la radio, lecture de cartes, etc.

 

Les CCFF se sont créés suite à l’émotion causée par les grands incendies à répétition dans le Midi.

 

L’Association départementales les a fédérés en 1985.

 

Elle a son siège à Prades le Lez.

 

Elle est actuellement présidée par Chantal Chapuis depuis l’année 2009.

 

Les équipes de bénévoles interviennent sous l’autorité du maire, la Commune finançant les équipements : en général mise à disposition d’un véhicule tout terrain, équipé ou non d’une réserve d’eau et d’une pompe.

 

37 communes héraultaises sont dotées d’un CCFF : 

  • Aigne, Aigues-Vives, Azillanet, La Caunette, Minerve, Montouliers, dans le Minervois,

  • Nébian dans le Clermontais,

  • Gabian dans le Piscénois,

  • Valergues, Vérargues, Villetelle dans le Lunellois

  • Assas, Buzignargues, Castelnau le Lez, Clapiers, Combaillaux, Galargues, Grabels, Jacou, Les Matelles, Le Triadou, Montaud, Montferrier sur Lez, Murles, Murviel lès Montpellier, Prades le Lez, Saint-Bauzille de Montmel, Saint-Clément de Rivière, Saint-Drézéry, Saint-Geniès des Mourgues, Saint-Georges d’Orques, Saint-Jean de Cornies, Sussargues, Teyran, Vailhauquès et Vendargues.

L’Association départementale est aussi agréée depuis 2006 pour regrouper les réserves communales de sécurité civile, existantes dans quelques communes de l’Hérault.

 

Ces dernières ont vocation à se développer, la loi les rendant obligatoires dans les communes où un plan de prévention des risques est prescrit (inondation, feux de forêt, …).

 

Une réserve est constituée d’un groupe d’habitants volontaires pour venir en aide à leurs concitoyens en cas de crise.

 

Autour de Montpellier, il en existe à Clapiers, à Grabels et au Triadou.

 

Les deux premiers présidents de l’Association départementale ont été Clapiérois.

 

Il s’agit d’André Zitman, décédé depuis, et de Georges Gasiglia, toujours engagé au CCFF de Clapiers.

 

Tous les deux ont largement œuvré pour la mise en place de l'association départementale.

 

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L'éleveur de Saint-Jean de Cornies produit des fromages

et débroussaille grâce à son troupeau de chèvres du Rove

http://www.la-chevrerie-des-cornues.fr/

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Des bénévoles au service de la sauvegarde de notre environnement

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Une exposition de casques et d'emblèmes historiques des Pompiers

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Une assistance venue surtout des alentours de Montpellier

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La table d'accueil

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Les bénévoles de Clapiers, Castelnau le Lez et Montferrier sur Lez 

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Une partie du matériel roulant des CCFF héraultais exposé

 

Crédit photographique : Michel Chastaing

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08/04/2014

L’ascension de Philippe Saurel

Parti de moins de 20 % dans les sondages, troisième homme pour les médias, Philippe Saurel a brillamment emporté les Municipales de Montpellier.

Avec près de 38 % de voix, son équipe s’est durablement installée aux commandes.

Elle distance en effet ses premiers concurrents de 10 points.

En leurs temps, Paul Alduy à Perpignan, Hubert Mouly à Narbonne et, bien sûr, Georges Frêche à Montpellier, ont ensuite conservé leur ville pour plusieurs mandats.

C’est le rejet profond des appareils politiques qui s’est extériorisé.

Le Parti Socialiste de l’Hérault s’est vu en un soir soudainement précipité dans une crise profonde.

Outil de conquête électorale, vidée de plus en plus de tout débat d’idée, incapable de régler ses problèmes de démocratie interne, ne sachant plus sélectionner ses leaders, la Fédération de l’Hérault entame une longue traversée du désert : d’au minimum 6 ans.

Pour Philippe Saurel, le message est clair : « Je n’ai qu’un parti : c’est Montpellier ».

Et : « Je me reconnais dans le socialisme de Jean Jaurès, pas dans celui d’Harlem Désir ».

Candidat antisystème, renouvelant l’image de la politique aux yeux des Montpelliérains, le nouveau Maire de Montpellier s’intéresse à la vie de ses concitoyens, notamment les moins bien lotis.

« Je gouvernerai la ville avec le maximum d’équité et de justice sociale ».

Il veut aussi redonner à la capitale régionale son pouvoir de séduction et son rayonnement.

Le projet de grande agglomération est relancé.

Exclu du Parti Socialiste, comme Christian Bourquin et Georges Frêche avant lui, il incarne un nouveau socialisme, non sectaire, réaliste, ouvert à sa Gauche comme au Centre et aux Démocrates.

Populaire, Philippe Saurel attire à lui la sympathie des quartiers : le vote extrême s’en trouve réduit et non favorisé comme à Béziers et d’autres grandes ville où la Gauche n’a pas pris à bras le corps les problèmes du quotidien : le développement économique et le logement.

« Nous sommes devenus les gardiens de la République en Languedoc-Roussillon. » : là où certains ont démissionné, Philippe Saurel sait s’engager.

Il aura le soutien au niveau national de son ami, Manuel Valls, Ministre de l’Intérieur, nommé Premier ministre aujourd’hui.

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Au Gymnase Bernard Jouanique, aux Cévennes - Venue de François Hollande

pour la campagne de Ségolène Royal - Max Lévita n'est pas loin

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Avec Hélène Mandroux à la journée champêtre, à la manade Boch,

pour la Fête du Parti Socialiste de l'ex 3ième circonscription

Philippe Saurel,Montpellier, Municipales 2014

Au Congrès du Parti Socialiste de Reims,

un œil sur la cathédrale où tant de rois de France ont été sacrés

Philippe Saurel,Montpellier, Municipales 2014

Philippe Saurel, toujours souriant et proche des gens

 

Crédit photographique : Michel Chastaing



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31/03/2014

Participation des jeunes Clapiérois au championnat départemental VTT

Le Collège François Mitterrand a participé au championnat départemental Vélo Tout Terrain (VTT) de l’Union Nationale du Sport Scolaire (UNSS), mercredi 26 mars.

180 compétiteurs issus des collèges et des lycées héraultais ont été accompagnés par leurs professeurs d’Education Physique à Clermont l’Hérault.

Cette compétition scolaire s’est déroulée dans un cadre magnifique, autour du Lac du Salagou, pas loin de son barrage et sur le lieu de sa base nautique.

Malgré les signes évident du printemps sur la flore, le temps était frais, quelquefois même pluvieux et surtout venteux : des conditions toutefois favorables à l’effort physique.

Le championnat académique attend les premiers classés dans deux semaines à Bessilles, base héraultaise départementale du sport, sur la commune de Montagnac.

Trois courses ont été au programme, les deux premières le matin et la dernière l’après-midi :

  • Le slalom, encore appelé descente, sur un parcours à 10 % de pente et long de 600 mètres,

  • Le trial où chaque concurrent doit parcourir 3 « zones » imposées sur 12 aménagées à cet effet,

  • Le cross avec 1, 2 ou 3 tours longs de 4,5 km suivant les catégories « Benjamins » (en fait les élèves de Sixième), « Collège » ou « Lycée ».

Chaque épreuve a fait l’objet d’un classement, catégorie par catégorie, dont l’addition a donné le classement final de la journée.

Ce sont les équipes qui sont privilégiées puisqu’il n’y a pas de classement individuel mais de groupes de 2 filles et 2 garçons par établissement et par catégorie.

Isabelle Durand, Directrice de l’UNSS Hérault, a supervisé la manifestation, aidée par une importante équipe d’Hérault Sports.

Pascal Papoz, professeur d’EPS, a managé ses compétiteurs qu’il entraîne toute l’année au Collège de Clapiers.

Enfin, deux faits remarquables sont à rapporter, démontrant l’esprit éducatif et solidaire de cette manifestation :

  • Une équipe de 3 élèves jouait le rôle d’arbitre et de juge,

  • Des jeunes du Lycée Pierre Mendès-France, en bac professionnel, encadrés de leur professeur de pratique professionnelle, réparaient et entretenaient les vélos malmenés par les épreuves.

A n’en pas douter, ces parcours exigeants, ce cadre naturel de toute beauté et la camaraderie en prime, ont  renforcé chez tous ces jeunes sportifs la passion du VTT.

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Les bords du Salagou accueillant le championnat départemental VTT

 

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L'UNSS est une fédération omnisports

 

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Hérault Sports en appui

 

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Un coup d'œil sur les premiers résultats, tout juste affichés

 

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En route pour l'échauffement avant le cross

 

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Reconnaissance du parcours du cross

 

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L'atelier réparation tenu par le Lycée Pierre Mendès-France

 

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Le départ du cross pour les "Benjamins"

 

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La course est bien lancée

 

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L'arrivée est proche

 

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L'installation de lavage des vélos est prête

 

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Le cadre nature du Salagou

Crédit photographique : Michel Chastaing


 

05/02/2014

Les marchés alimentaires de plein vent autour de Montpellier

Les marchés alimentaires de plein vent sont en augmentation autour de Montpellier depuis une dizaine d'années.

7 Français sur 10 fréquentent ou souhaiteraient fréquenter un tel marché.

Cet engouement est :

- le résultat de l'engagement militant (associations ou personnalités),

- accompagné par certaines municipalités,

- animé par des bénévoles et de nouveaux professionnels de la vente (souvent directe),

- suivi et étudié par l'enseignement supérieur et la recherche.

Le fait que Montpellier soit le premier pôle agronomique de France n'est pas étranger au renouveau de l'intérêt constaté localement.

Dans ce contexte porteur, une étudiante - Virginie Sancelme - en formation à l'Université Paris 1, est venue apporter un œil extérieur et son expertise, dans le cadre d'un stage de 6 mois encadré par :

- Claire Cerdan (Unité Mixte et de Recherche « Innovation ») du CIRAD (Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement),

- Coline Perrin (UMR « Innovation »), de l'INRA (Institut National de la Recherche Agronomique),

- Elodie Valette (UMR « Testis »), du CIRAD.

- Virginie Sancelme a exposé son travail pluridisciplinaire sur le sujet, en décembre 2013, devant un parterre d'acteurs du monde associatif, d'élus locaux, de fonctionnaires territoriaux, de chercheurs et de membres d'organisations syndicales agricoles.

Quel est l'état des lieux ?

Depuis 10 ans, le nombre de marchés de plein-vent alimentaires augmente autour de Montpellier.

Pour un territoire de 450.000 habitants, on dénombre 35 marchés.

Sur le territoire de Montpellier Agglomération, toutes les communes de plus 10.000 habitants possèdent un marché tandis que seulement 11 n'en ont pas.

La mobilisation des municipalités est variée et peut jouer sur :

 
- le choix du lieu d'implantation,

- la promotion du lien social,

- l'animation culturelle,

- la communication qui se limite toutefois souvent à la période de lancement,

- la recherche de complémentarité avec les commerces sédentaires.

Virginie Anselme a posé trois questions :

 
Comment soutenir les marchés dans leur lien avec l'agriculture locale et comment attirer les producteurs locaux ?

Comment organiser la coexistence entre marchés et commerces sédentaires ?

Peut-on imaginer une organisation des marchés à une échelle supra-communale ?

L'étudiante a apporté des éléments de réponse circonstanciés.

Comment soutenir les marchés dans leur lien avec l'agriculture locale et comment attirer les producteurs locaux ?

Le lien ville-monde agricole est en général peu valorisé par les municipalités qui communiquent plus sur le lien social que peut générer un marché.

Sur les 169 commerçants venant sur ces marchés, seulement 36 % ont sur leur étal des produits de leur production et 3 sur 4 habitent l'Hérault.

Pour faciliter la venue des producteurs locaux, il faudrait :

faire évoluer la réglementation (connaissances, possibilité d'abonnements saisonniers pour les producteurs, emplacements gratuits, priorité dans le choix des nouveaux commerçants),

- informer des places libres, sachant que pour l'instant il est nécessaire de contacter chaque mairie individuellement, d'où l'idée d'une plate-forme recensant les informations à l'échelle d'une région, cet outil posant d'ores et déjà quelques difficultés de mise en place.

Pour valoriser les productions locales, il faudrait :

 - rendre lisible la distinction entre la vente directe et l'achat-revente,

- réserver les « emplacements stratégiques » aux producteurs.

Le problème est que la règle de l’ancienneté prime à chaque arrivée d’un exposant sur un marché.

A signaler : le site Internet « Manger local » qui permet de connaître la liste et les caractéristiques des marchés du Languedoc-Roussillon.

Comment organiser la coexistence entre marché et commerces sédentaires ?

En réalité, c’est plus une complémentarité qu’une concurrence qui s’instaure entre ces deux types de commerces.

En effet, la zone de chalandise est dynamisée par la présence du marché.

La coexistence est donc à promouvoir.

Un travail de communication est toujours utile auprès des commerçants sédentaires préexistants au marché et forcément inquiets.

La perception d’une situation de conflit est souvent le lot des petites communes tandis que, dans les plus grandes villes, les commerçants sédentaires sont convaincus par avance de l’impact d’un marché à proximité de chez eux.

Mais en réalité donc, il peut exister des a priori négatifs tenaces.

Peut-on imaginer une organisation des marchés à une échelle supra-communale et comment améliorer la gouvernance d’un marché ?

Tout d’abord, un constat :

les municipalités jouent un rôle prépondérant depuis peu,

- de nouveaux acteurs sont apparus il y a une dizaine d’années (exemple de l’Association des Marchés Paysans de l’Hérault).

L’idéal est une gouvernance participative avec un comité de marché.

Toutefois, pour le moment, ce type de structure est essentiellement constitué d’élus locaux

Les producteurs, les commerçants et les consommateurs pourraient avantageusement y être intégrés en plus grand nombre.

Il faut donner à cet outil de coordination un rôle consultatif.

Malheureusement, les participants pointent souvent des difficultés de fonctionnement rencontrées en général même si le comité du marché de Grabels peut être cité comme un exemple à suivre.

Les projets comme l’étiquetage des produits doivent être obligatoirement menés à l’échelle intercommunale.

Enfin, les experts extérieurs (chercheurs par exemple) sont un appui intéressant pour aider les municipalités dans leurs choix.

Exemple cité : le « Marché circuit-court de Grabels »

C’est un marché paysan avec une commission tripartite (élus, consommateurs, producteurs) qui prépare les décisions d’admission des nouveaux exposants.

L’atout de ce comité est qu’il crée la confiance.

Un système d’étiquetage a été mis en place afin de garantir la provenance des produits.

Cependant, cette expérience n’est pas forcément transposable à d’autres communes, les marchés s’inscrivant dans une grande diversité.

En conclusion et d’une manière générale, les marchés de plein-vent sont le miroir d’une société qui cherche :

- à retrouver de la proximité,

- à réinventer des lieux de rencontres périodiques,

- à permettre des alternatives à la grande distribution,

- à développer des débouchés aux productions paysannes et artisanales,

- à stimuler le commerce équitable.

marchés paysans,marchés de plein-vent,valérie sancelme,sup agro,montpellier,grabels,clapiers,association des marchés paysans de l'héraultEntrée du Marché paysan de Celleneuve à Montpellier

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Vue sur une partie des étals et de la fréquentation

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L'apiculteur est récoltant à Saint-Jean de Védas

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Le stand des fromages

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Le stand des vins n'est pas loin ...

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Le maraîcher Bio ou local est indispensable au marché paysan

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Visite des bénévoles de l'Association des Marchés Paysans de l'Hérault

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Yves Martinot, longtemps président, donne des explications à une journaliste

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Le système d'étiquettes de couleurs différentes est appliqué à Celleneuve

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La couleur verte pour ce qui est produit par le vendeur,

jaune pour du circuit-court et violette pour du commerce traditionnel

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 Stand d'un vendeur de salaisonnerie au Marché de Clapiers

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 Animation financée par la Mairie de Clapiers pour un marché exceptionnel

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 Le stand du boulanger artisanal presque vide en fin de marché

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D'autres stands alimentaires, toujours à Clapiers

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Le marché hebdomadaire est aussi un lieu de rencontres et de discussions

 

Crédit photographique : Michel Chastaing

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08/12/2013

La création d’entreprise à l’honneur en région

L’Association interdépartementale et régionale d’insertion par l’économique (AIRDIE) vient d’organiser une semaine de promotion de l’économie sociale et solidaire (ESS), du 4 au 8 novembre 2013.

Cette sensibilisation du public à la problématique de la création d’entreprise par des personnes non financées par le système bancaire a pris une forme originale : des petits déjeuners conviviaux et informatifs.

Ils ont été l’occasion de présenter notamment l’Association pour le droit à l’initiative l’économique (ADIE), créée par Maria Nowak en 1989 ou encore l’association Terre de Liens Languedoc-Roussillon, fondée par les associations Terres Vivantes et l’Association pour le développement de l’emploi agricole et rural du Languedoc-Roussillon (ADEAR-LR).

Le lieu choisi est emblématique de ces entreprises qui ont pu se créer, en milieu urbain comme en milieu rural, grâce à l’accompagnement de l’AIRDIE : la boulangerie « Drôle de pain ».

Présentation de cette entreprise d’insertion à voir sur le Site Internet du Secours Catholique (Caritas France).

Cette structure fait partie du champ de l'économie sociale et solidaire (ESS).

Elle place l'homme au cœur de son action.

Ses objectifs sont :

- la formation des personnes éloignées de l'emploi,

- la fabrication de produits de qualité,

- le respect de l'environnement (ustensiles recyclables, partenariat avec Emmaüs pour les invendus, objets de deuxième vie, ...).

Ses produits sont donc fabriqués de manière artisanale, dans le respect des méthodes traditionnelles, avec des ingrédients de saison mais aussi de proximité, des farines de tradition ou biologiques, des beurres d’appellation d’origine protégée (AOP).

C’est aussi une entreprise d’insertion puisque les salariés sont embauchés pour une durée de 4 mois à 2 ans, afin d’acquérir savoir-faire et savoir-être.

Les dirigeants de « Drôle de pain » veillent à la bonne cohésion de l'équipe en misant sur un management participatif.

Globalement, l’AIRDIE, fondée en 1996, accompagne environ 500 porteurs de projet par an en Languedoc-Roussillon.

Cette association mobilise environ 25 salariés, essentiellement dans les métiers de l’expertise de la création, voire du développement, d’entreprise.

1.000 emplois sont concernés tous les ans en Languedoc-Roussillon, dont 80 % relèvent de la création.

Il s’agit de porteurs de projet individuels et d’entreprises de l’économie sociale et solidaire (entreprises d’insertion, coopérative, associations, etc.).

L’AIRDIE est le représentant régional de France Active.

L’Association, subventionnée notamment par le Conseil Général de l’Hérault et le Conseil Régional Languedoc-Roussillon, apporte des solutions de financement (9 millions d’€ en 2012, y compris les fonds mobilisés par la Caisse d’Epargne et la Banque Populaire, banques partenaires) aux porteurs de projet ne pouvant pas accéder au financement bancaire, faute de garantie notamment.

Elle propose des prêts solidaires, des garanties du type caution et facilite l’accès aux fondations.

D’ailleurs, en 2014, un effort particulier va être lancé pour mobiliser le mécénat d’entreprises en vue de contribuer aux fonds propres de ces – en général petites – nouvelles entreprises.

L'AIRDIE soutient notamment des porteurs de projets dans le domaine agricole, ce qui est d’une importance primordiale pour les petites communes rurales.

Sur la région, une centaine de projets agricoles ont été aidés tous les ans (surtout dans l'Hérault).

Les activités concernées sont majoritairement du petit maraîchage, de l’élevage de poules pondeuses, de poulets de chair, de la culture de plantes aromatiques et médicinales (PAM).

De plus en plus de projets atypiques, innovants, émergent : production de spiruline, élevage d'escargots pour la bave (base de certains produits cosmétiques), etc.

L'AIRDIE intervient là où les banques ne veulent pas aller: en finançant par exemple du petit matériel agricole d'occasion, en soutenant des projets de lieux de transformation collectifs pour pallier au problème de l’insuffisance de la demande locale en produits frais en juillet et en août notamment.

En revanche, l’AIRDIE n'intervient pas du tout sur le foncier.

C’est au contraire le domaine de prédilection de l’association Terre de Liens.

Lancé au niveau national, ce mouvement s’est concrétisé dans notre région par la création de l’association Terre de Liens Languedoc-Roussillon (TDL LR) qui emploie à ce jour 3 salariés.

Son conseil d’administration est composé de militants, acteurs du développement local, et de professionnels progressistes de l’agriculture.

Un groupe local de bénévoles Hérault a été récemment constitué.

10 fermes ont déjà été acquises par TDL LR, pour un investissement de près de 3 millions d'€.

Ces achats de foncier ont permis l’installation d’environ 30 agriculteurs.

Ces derniers bénéficient de baux dits environnementaux, c’est-à-dire de longue durée et obligeant à une culture en Bio.

Une particularité est que plusieurs de ces fermes sont exploitées par des collectifs.

Une collecte de fonds, à laquelle s’est associé le mouvement BioCoop, est assurée régulièrement par la Foncière Terre de Liens, autorisée au niveau national à collecter l’épargne publique qui bénéficie dans ce cadre de mesures de défiscalisation.

L’intervention de TDL LR facilite donc l’accès au foncier de nouveaux agriculteurs, dans un contexte local où  toujours 70 % des installés ne bénéficient pas des aides franco-européennes, dites à l’installation mais bénéficiant en réalité, à 85 %, à des transmissions d’exploitation.

Plus globalement, le droit à l’initiative économique ne fait pas encore partie des droits reconnus par la Constitution française : de nombreux porteurs de projet restent donc sur le bord de la route faute de capitaux ou de garanties devant les prêteurs, incapables d’acquérir les moyens de production (terres, locaux, mécanisation, outils de transformation ou de commercialisation, cheptel, intrants, etc.).

Heureusement donc que de nombreuses associations s’intéressent au sujet et accompagnent, avec l’appui des collectivités territoriales, cette création de petites entreprises si nécessaire au développement de l’emploi local.

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Crédit photographique : Agathe Catoire

16/11/2013

L'écoquartier du Mas de Caylus à Castelnau le Lez

La Commune de Castelnau le Lez souhaite lancer dès septembre 2014 la construction d’un écoquartier dans le secteur du Mas Caylus, à l’extrémité Nord de son territoire.

 

Les 615 logements projetés d’ici 2020 doivent venir en continuité :

  • du Domaine des Oliviers, lotissement castelnauvien, relativement récent, à grandes parcelles,

  • et surtout de l’urbanisation existante du Sud de la commune limitrophe de Jacou.

 

En faisant ce choix, la Municipalité de Castelnau le Lez privilégie un emplacement :

  • paradoxalement isolé par la Route Départementale 65 et très éloigné de son centre ancien comme de son urbanisation du XXième siècle,

  • mais faisant la jonction avec Jacou ce qui crée une conurbation inédite dans le secteur.

 

Cette conurbation concerne aussi la commune du Crès.

 

Quel sera le sentiment d’appartenance des nouveaux habitants du quartier de Caylus à la commune de Castelnau ?

 

Ils risquent fort de se sentir plus Montpelliérains que Castelnauviens.

 

Si ce type d’opération se multipliait autour de Montpellier, cela contribuerait à précipiter « la fin des communes ».

 

A l'évidence, c'est le Tramway qui semble avoir attiré l'urbanisation : le Terminus « Jacou » de sa Ligne 2

jouxte en effet le site.

 

Plus de 80 % des logements seront à moins de 300 mètres du Tramway, distance facile à parcourir à pied.

 

S'il faudra patienter 8 stations pour parvenir à proximité de la Mairie de Castelnau, il en faudra seulement 6 de plus pour joindre la Place de la Comédie !

 

Les habitants de l'écoquartier du Mas de Caylus se sentiront, à n'en pas douter, plus proches de la capitale régionale que de leur propre commune.

 

Montpellier Agglomération et le Cabinet OBRAS, pour le compte de la Commune de Castelnau le Lez, ont mené les premières réflexions prospectives sur le Domaine de Caylus.

 

Une dichotomie entre les terroirs agricoles a été proposée :

  • certains doivent être ouverts à l'urbanisation,

  • d'autres voient leur vocation culturale consacrée sur le long terme.

 

L'idée est de garder en espaces naturels une bande de terrain au Nord du Palais des Sports Jacques Chaban Delmas, comprenant la falaise du « Pli de Montpellier », la Route Départementale 65 ayant vocation à être doublée et donc à passer à 4 voies, des pinèdes sur les hauteurs et des terres agricoles dans le bas-fonds (déjà occupé en partie basse par des bassins de rétention d'eau pluviale).

 

La Municipalité de Castelnau le Lez met en avant la nécessité :

  • de densifier l’urbanisation pour mieux maîtriser l'étalement urbain,

  • de favoriser la mixité sociale.

 

Le diagnostique initial décrit un site où les espaces naturels et agricoles sont valorisés par de superbes pinèdes marquées par une valeur paysagère très forte.

 

Le projet s'inscrit sur 30 hectares dont 19 hectares de surfaces réellement constructibles :

- limite Est = RD 65 et limite communale du Crès

- limite Ouest = le quartier du « Domaine des Oliviers »

- limite Nord = limite communale de Jacou

- limite Sud = Chemin de Caylus

 

Les enjeux relevés sont les suivants :

  • conservation des espaces boisés en bordure Ouest,

  • insertion paysagère et éviter la fragmentation du corridor écologique existant au Sud,

  • conditions d'accès à la Station « Jacou » du Tram et réseaux de voies douces,

  • disponibilité suffisante en eau potable et traitement des eaux usées.

 

Le nouveau quartier :

  • repose sur le concept de « village des amoureux » ou de « hameau nouveau intégré à l'environnement », avec une densité croissante des extrémités vers le centre,

  • a une vocation principale d'habitat avec une mixité urbaine importante (habitats individuels, intermédiaires et collectifs),

  • vise à une intégration au paysage existant,

  • prévoit des infrastructures et des modes de déplacement réduits à une fonction de desserte de quartier.

 

Le quartier est en cul de sac au Nord puisqu'aucune voie de communication ne sera ouverte sur Jacou.

 

Tout en long, occupant grosso modo un rectangle de 1 km sur sa longueur (orientée Sud-Est / Nord-Ouest) et de 300 mètres sur sa largeur (plus près de 400 mètres côté Ouest et finissant en une langue étroite proche de 100 m à l’extrémité Est), sa seule cohérence est le drainage central par le Tramway.

 

D'ailleurs, il est programmé une forte densité de part et d’autre de la Ligne 2 (« pôle de centralité ») et une décroissance de cette dernière en allant vers les extrémités.

 

L'urbanisation de la zone est subordonnée à modification ou à révision du PLU (Plan Local d'Urbanisme) dont l'enquête publique en cours.

 

La morphologie urbaine prévue sera dense et la hauteur des bâtis diversifiée.

 

La densité imposée par le SCOT (schéma de cohérence territoriale) est de 30 logements par hectare minimum ou encore plus de 4.000 m² de surface bâtie à l'hectare.

 

Le projet porte sur 55.000 m² de surface de plancher, hors équipements publics.

 

Il est envisagé :

- 20 à 25 % de logements individuels,

- 30 à 40 % de logements individuels ou intermédiaires,

- 35 à 40 % de logements collectifs.

 

30 % des logements seront à vocation sociale : c'est le taux minimum fixé par le SCOT de la Communauté d'Agglomération de Montpellier.

 

A quoi correspondent les 615 logements prévus ?

  • 290 seront commercialisés à prix libre (47 %),

  • 140 seront réservés à des primo accédants à la propriété à prix abordable (23 %), c'est-à-dire à des tarifs inférieurs de l'ordre de 30 % par rapport au prix du marché et dont l'accession est conditionnée à des critères de revenus des futurs occupants (ni trop bas, ni trop élevés et donc réservés aux classes moyennes),

  • 185 seront des logements sociaux (30 %), en locatif.

 

Comme dans toute opération d'aménagement, ce sont les logements à prix libre qui doivent garantir l'équilibre financier.

 

 

Ce dernier intègre le financement d'équipements publics qui ne seront pas de ce fait à la charge de la Commune de Castelnau le Lez :

  • des bassins de rétention des eaux pluviales paysagers,

  • un réservoir d'eau potable de 1.500 m3 et le renforcement du réseau de distribution d'eau potable (suite aux exigences du Syndicat Mixte de Garrigues-Campagne, responsable de l'adduction d'eau),

  • un poste de police municipale, dit de quartier,

  • une salle associative,

  • une structure d'accueil pour la petite enfance,

  • 2 classes maternelles et 2 classes élémentaires.

 

Question études secondaires et supérieures, les Facultés sont proches et le Lycée Georges Pompidou (lycée de secteur pour une partie seulement des jeunes de Castelnau, seule commune de l'Hérault répartie sur deux lycées, le second étant le Lycée Joffre au centre de Montpellier), à un jet de pierre, propose des enseignements de grande qualité, dans de nombreuses options.

 

L'offre en classes élémentaires apparaît à côté très terne puisque les enfants seront accueillis dans un petit établissement doté de classes à niveaux multiples.

 

La question du collège de rattachement se posera : celui très éloigné de Castelnau le Lez (Frédéric Bazille), celui saturé de Jacou (Pierre Mendès-France), celui, proche, du Crès (Voie Domitienne) ou celui de Clapiers (François Mitterrand) où se rendent déjà certains enfants des quartiers castelnauviens de Courtarelles et du Domaine des Oliviers.

 

Le projet prévoit « à la marge » 600 m² de commerces et d'activités économiques, au delà d'une implantation ouverte des professions libérales.

 

La Commune de Castelnau le Lez a choisi :

  • de constituer une ZAD (zone d'aménagement différé) sur le secteur afin de contenir au mieux le coût du foncier,

  • de créer ensuite une ZAC (zone d'aménagement concerté) afin d'imputer à l'aménageur le coût des équipements nécessaires à l'urbanisation,

  • de choisir un aménageur privé et non public.

 

Au niveau du bâti existant, le Mas de Caylus est considéré comme un « bâtiment à mettre en valeur ou à requalifier » tandis que le bâti agricole plus au Sud et hors zone d’urbanisation (Mas de Paoletti), est dit « susceptible de changer de destination ».

 

Sur le plan environnemental, des choix ont été faits :

  • maintenir au maximum l'intégrité des pinèdes (« espaces boisés classés »), même si une partie du bois attenant au Mas de Caylus est ouvert à l'urbanisation,

  • préserver l'alignement d'arbres remarquables existant (allée du Mas de Caylus),

  • classer de part et d'autre du Chemin de Caylus une bande de 400 m x 50 m en « ruissellement pluvial » (zones appelées inondables lorsque le bassin versant concerné dépasse une superficie de 100 hectares).

 

La question du bon fonctionnement du corridor écologique existant entre le Salaison et le Lez reste toutefois ouverte.

 

De même, le projet dépend beaucoup de son interconnection, à proximité ou à distance, avec la RD 65 :

  • la protection acoustique n'atteindra un meilleur standard qu'une fois son doublement réalisé,

  • un raccordement viaire de l'opération dans le secteur de la piscine Alex Jany aux confins du rond-point du Salaison et donc des communes de Jacou et du Crès est-il un jour possible ?

  • le passage inférieur en direction du Palais des Sports Jacques Chaban-Delmas sera-t-il pris en charge par le Conseil Général de l'Hérault propriétaire de la RD 65 ou restera-t-il à financer par la Commune de Castelnau ?

  • comment améliorer la circulation entrante dans l'étroite et congestionnée avenue Jean Jaurès, traversant le centre ancien de Castelnau, que la création du grand échangeur routier de Navitau favorisera ?

 

D'autres questions se posent :

  • le manque d'espace public de centralité ne sera-t-il pas préjudiciable à la vie de quartier ?

  • l'offre en logements prochainement importante sur le Nord-Est de Montpellier (programmes en cours de la Draye à Jacou, de L'Olivette et de Via Domitia au Crès, projet d'écoquartier « Le Castelet » à Clapiers, soit plus de 2.300 logements avec le Mas de Caylus), ne risque-t-elle pas de mettre en concurrence les programmes immobiliers ?

 

Il est vrai cependant que ce secteur Nord-Est de l'agglomération demeure un des plus attractifs autour de Montpellier. 

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Le Mas de Caylus et les pinèdes au Nord, côté Jacou

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Le Mas de Paoletti et les pinèdes au Sud masquant la RD 65

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Le Chemin de Caylus au delà du Domaine des Oliviers

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Signalétique municipale d'espaces naturels à protéger ... 

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 Partie centrale de la zone à urbaniser de part et d'autre de la ligne 2 du Tramway 

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 Terminus "Jacou" de la Ligne 2 du Tramway

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Alignement d'arbres préservé dans le cadre du projet d'urbanisation

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Schéma d'aménagement de l'écoquartier du Caylus

Crédit photographique : Agathe Catoire

05/11/2013

Préparation des Municipales

De nouvelles équipes municipales brigueront les suffrages des électeurs les dimanches 23 et 30 mars 2014.

Les dates ont été déplacées pour éviter de tomber durant les vacances scolaires d’hiver.

Le Gouvernement a souhaité éviter une amplification de l’abstention observée à l’occasion des élections locales alors que les élections nationales, Législatives et plus encore Présidentielles, mobilisent bien davantage.

En 2008, 33,5 % au premier tour et 34,8 % au second tour du corps électoral français n’est pas venu voter aux Municipales.

Les retraités, les salariés en emploi stable, les femmes et les ruraux votent traditionnellement le plus.

A Clapiers, l’abstention en 2008, en baisse par rapport à 2001 (mandat prorogé d’un an) et par rapport à 1995, s’était limitée à 22,9 %, prouvant une fois de plus le sens citoyen des Clapiérois.

Le législateur a récemment amené des modifications aux modalités du scrutin des Municipales.

Il s’agit de changements majeurs pour les communes de moins de 3.500 habitants et mineurs pour les communes les plus grandes.

 

Pour les communes de plus de 3.500 habitants, comme Clapiers, les listes en lice ne sont admises au second tour que si elles ont remporté au moins 10 % des suffrages exprimés au premier (sans changement).

 

 

Cette clause entraîne l’élimination précoce des « petites listes », dans un contexte historique de multiplication des candidatures.

Les membres des listes ayant dépassé un seuil de 5 % des suffrages exprimés au premier tour peuvent éventuellement figurer sur une autre liste admise au second tour.

Ce ralliement est toutefois suspendu au bon vouloir d’une liste qualifiée.

Les listes admises au second tour peuvent elles aussi fusionner entre elles si elles le désirent.

Le mode de scrutin pour les Municipales est particulier :

- il assure d’une part la représentation des listes minoritaires avec, pour la moitié des sièges arrondi à l’entier inférieur, une ventilation proportionnelle au nombre de voix obtenues,

- il attribue en sus à la liste ayant obtenu la majorité absolue au premier tour ou arrivée en tête au second un bonus égal à la moitié du nombre des sièges arrondi à l’entier supérieur.

Cette dernière liste est ainsi certaine de détenir une large majorité, promesse d’une grande stabilité politique sur les 6 ans de la durée d’un mandat municipal.

Le scrutin municipal conduit donc à un vote d’adhésion, dès le premier tour, puis au second, une seule voix pouvant donner la primeur à une liste.

D’où, à la marge, un chassé-croisé d’électeurs entre les deux tours, systématiquement observé partout en France : certains inconditionnels de listes éliminées restant à la maison lors du second tour pendant que d’autres électeurs, au contraire, tiennent à tout prix à faire gagner une équipe bien placée.

L’électeur personnifie souvent son choix : le futur Maire est choisi pour ce qu’il représente et ce qu’il véhicule plus que pour son appartenance politique.

L’électeur est aussi extrêmement sensible au « renouvellement des cadres ».

 

La nouveauté pour des communes comme celle de Clapiers, c’est qu’au-delà des candidats au Conseil municipal, figureront sur le même bulletin de vote les candidats à représenter leur commune à l’Intercommunalité.

Cette dernière voit actuellement ses pouvoirs renforcés au travers notamment de l’attribution de compétences supplémentaires.

Pour les communes ayant un seul délégué à la Communauté d’Agglomération, comme Clapiers, la tête de liste aux Municipales pourra être différente de celle de l’Intercommunalité et pas forcément du même sexe.  Et l’élection devra prévoir alors un délégué suppléant, identifié sur la liste.

Un partage des pouvoirs, conforme à la volonté des Français de lutter contre le cumul des mandats, est donc possible, sinon souhaitable.

 

C’est principalement pour les communes de 1.000 à 3.500 habitants que les modifications législatives récentes sont les plus marquantes.

 

En effet, leur mode de scrutin est dorénavant aligné sur celle des communes plus grandes.

Pour elles, l’introduction du scrutin de liste permet d’asseoir des majorités stables puisque la liste ayant obtenu la majorité absolue au premier tour ou la majorité relative au second tour se voit attribuer d’office la moitié (arrondie à l’entier supérieur) des sièges, sans compter ceux distribués proportionnellement au nombre de voix obtenues, forcément plus nombreux pour une liste majoritaire.

Ce mode de scrutin permet aussi la parité, tant au niveau de la liste des conseillers municipaux (alternance d’hommes et de femmes), qu’ultérieurement au niveau de la liste des maires-adjoints.

Le vote se fait par liste bloquée.

Il n’est plus possible, comme dans les communes de moins de 1.000 habitants, de présenter des listes incomplètes, de rayer un nom ou d’en rajouter un autre.

Le scrutin n’est plus « à la carte » mais « au menu ».

Une forte féminisation est à attendre de cette réforme.

Un rajeunissement aussi.

De même, les listes seront amenées à mettre l’accent sur leur programme.

Les chefs de file des listes pourront choisir des colistiers sur des critères de compétence technique ou de qualités humaines plutôt que sur des critères de notoriété personnelle ou d’appartenance à des groupes d’électeurs fortement influents.

La gestion des collectivités territoriales sera vraisemblablement plus rigoureuse, ce qui est opportun au moment même où les contraintes pesant sur elles s’intensifient.

Pour les toutes petites communes de moins de 100 habitants, le législateur a réduit la taille du Conseil municipal de 9 à 7 membres, afin de tenir compte de la rareté des candidatures.

 

L’exemple de la Commune de Clapiers

Avec ses 5.400 habitants, les électeurs Clapiérois éliront en mars 2014, 29 conseillers municipaux (contre 27 en 2001 et 23 en 1995, croissance démographique oblige).

A chaque démission ou décès d’un conseiller municipal, c’est le candidat immédiatement suivant dans l’ordre de la liste concernée qui sera appelé à lui succéder.

Un peu plus de 4.000 électeurs seront appelés aux urnes.

La révision de la liste électorale (jeunes électeurs atteignant leur majorité avant le premier ou le second tour du scrutin, nouveaux habitants, ressortissants de l’Union Européenne souhaitant figurer sur la liste électorale dite complémentaire, changements d’adresse internes à la commune) s’opère en continu jusqu’au 31 décembre 2013.

La liste ayant obtenu la majorité absolue au premier tour ou arrivée en tête au second tour, aura 15 élus d’office, désignés dans l’ordre de la liste présentée.

Les suffrages apportés à cette liste, ayant une majorité absolue au premier tour ou relative au second, emporteront l’élection d’un délégué titulaire et d’un délégué suppléant, de sexes différents, à la Communauté d’Agglomération de Montpellier.

Toutes les listes ayant obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés (au premier tour sinon au deuxième tour s’il y en a un), y compris la liste arrivée en tête, se verront attribuer proportionnellement à leur score les 14 élus restants.

Autant dire que c’est la liste arrivée en tête qui sera largement majoritaire au Conseil municipal, avec l’assurance de pouvoir animer la Commune suivant son programme et ses valeurs, avec ou sans l’appui, habituel ou exceptionnel, des groupes d’élus minoritaires.

 

Mairie de Clapiers, bâtiment municipal Clapiers

24/10/2013

Festival de la Tomate : quel avenir ?

Le Festival de la Tomate, avec plus de 10.000 visiteurs, lors de sa 7ième édition, le dimanche 1er septembre à Clapiers (Hérault), est une manifestation arrivée à maturité malgré son jeune âge.

Pour peu que la météo ne soit pas trop maussade et son succès est garanti.

 

Il est loin le temps de l’idée initiale, à la fois singulière et lumineuse en son temps, formulée par Yves Martinot, un citoyen montpelliérain, bénévole du Comité de quartier Saint-Clément.

 

La manifestation attire maintenant de plus en plus loin autour de Montpellier.

 

En même temps, les Clapiérois se sont progressivement apropriés cette fête de l’agriculture paysanne.

 

Parmi les toutes premières manifestations publiques par sa fréquentation, dans l’Agglomération de Montpellier, le Festival de la Tomate est avant tout un événement militant.

 

Il est l’affirmation d’une agriculture qui s’impose aujourd’hui comme un nouveau modèle de développement :

- petites structures économes en espace,

- création d’exploitation par des porteurs de projet en reconversion professionnelle et non pas jeunes

agriculteurs reprenant l’exploitation parentale,

- diversification des productions au-delà de la monoculture de la vigne,

- transformation artisanale des produits pour conserver la valeur ajoutée sur l’exploitation,

- commercialisation en circuit court, pour la même raison, mais aussi par respect du consommateur.

 

Ces nouveaux agriculteurs ont toujours de grandes difficultés pour s’installer (d’accès au foncier, aux financements, aux subventions de la Politique Agricole Commune) mais le Conseil Général de l’Hérault (aide dans le cadre de la politique d’insertion de l’Association Terres Vivantes) ou encore l’AIRDIE pour les prêts solidaires, contribuent maintenant à leur ancrage dans le territoire.

 

Il est loin le temps où l’Assemblée Générale annuelle de Terres Vivantes (à l’époque appelée Association de Développement de l’Emploi Agricole et Rural de l’Hérault), réunie à dessein dans un quartier populaire de Montpellier, en l’occurrence au Collège Las Cases, mettait au débat le thème des marchés de plein-vent et de la vente en circuit-court.

 

Depuis, l’Association des Marchés Paysans de l’Hérault (AMPH, cf. Blog et Site) a été créée.

 

Les marchés paysans de Saint-André de Sangonis, Tourbes, du quartier Celleneuve à Montpellier, de Vailhauquès, Grabels, Prades le Lez ou encore de Clapiers (mixte avec aussi des revendeurs), ont reçu depuis l’appui technique de cette association.

 

L’Association des Marchés Paysans de l’Hérault co-organise aussi avec des groupes locaux  d’autres grands événements qui réunissent plusieurs dizaines de milliers de visiteurs au total :

- La grande foire des floralies et de la petite agriculture à Maureilhan,

- La grande foire de la petite agriculture au Pouget,

- Le Festimarché des dolmens à Vailhauquès,

- Le Marché des Garrigues à Montaud.

 

AMPH milite pour des échanges commerciaux équitables, pour la mise à disposition de produits agricoles de proximité et de saison, pour la renaissance et la connaissance de l’agriculture paysanne.

 

Cette dernière avait été étouffée par l’intensification et l’industrialisation de l’agriculture productiviste.

 

Le Festival de la Tomate est donc loin d’être une manifestation soit institutionnelle, soit commerciale.

 

C’est au contraire un rendez-vous citoyen qui offre d’ailleurs toute sa place aux associations en pointe dans le combat pour une agriculture plus saine et un dialogue, une transparence, une compréhension mutuelle entre producteurs et consommateurs.

 

Cela n’empêche pas, bien au contraire, le partenariat avec des collectivités territoriales venant soutenir l’initiative : la Commune de Clapiers (Services Techniques, Communication et Animation avec Servane Bessoles, Maire-adjointe et Yoan Maurici l’efficace organisateur durant toute l’année, comme le jour J, de l’événement), la Communauté d’Agglomération de Montpellier (Services Protocole et Communication, fabrication de l’apéritif axé sur le vin et la tomate) et la Région Languedoc-Roussillon (au titre de sa politique de labellisation Sud de France).

 

Quel devenir pour le Festival de la Tomate ?

 

Le Parc municipal Claude Leenhardt constitue un écrin idéal bien que saturé spatialement.

 

Le parcage des voitures mobilise (dans un désordre bon enfant et cependant respectueux des riverains), toute la voirie environnante, y compris des lotissements périphériques.

 

Le marché paysan – cœur battant de la manifestation - n’a cessé de grandir et de s’enrichir de nouvelles productions : c’est important pour s’approcher d’une vitrine exhaustive des productions locales.

 

Des artisans ont été admis, du moment qu’ils travaillaient de la tomate comme matière première : l’accueil des visiteurs a été enthousiaste.

 

La restauration, inexistante lors des premières éditions, a été développée, tout en restant dans des produits simples et en offrant des lieux équipés de tables et de chaises propices aux repas entre amis ou en famille.

 

La question de l’ouverture à la grande gastronomie et à des toques connues est pendante : cela nécessiterait des chapiteaux, consommateurs d’espace et ses menus, à prix plutôt élevés, sélectionneraient la clientèle.

 

C’est un choix que les militants de l’éducation populaire qui organisent l’événement n’ont pas voulu faire.

De même, aucune publicité payante n’est souscrite pour promouvoir le Festival.

 

Concernant les stands associatifs, tous les bénévoles qui œuvrent dans le domaine de la « bonne bouffe », du commerce équitable, du développement du monde rural ont pu, jusqu’à présent, voir agréer leur demande de participation.

 

Fait marquant, des associations culturelles locales se sont greffées petit à petit en proposant des programmes concoctés spécialement dans l’esprit de l’événement.

 

Il en est de même pour les accueils de loisirs pour enfants du village, dans le cadre de leur projet d’éducation au bien-manger et à la citoyenneté.

 

Le Festival de la Tomate se renouvelle-t-il suffisamment au niveau des animations proposées ?

 

Ce n’est pas certain mais l’imagination trouve souvent ses limites dans le budget (choix de la gratuité de l’entrée fondamentale pour que l’événement soit populaire et non élitiste) et dans la disponibilité des bénévoles.

 

Si le déroulement de la manifestation est maintenant bien huilé, c’est malheureusement aussi au prix d’un certain épuisement physique des bénévoles (Vincent Nourigat, actuel Président d’AMPH, Yves Martinot actuel Président de l’Association des Marchés Paysans du Languedoc-Roussillon, Fabienne Edelmann, Line Gallissaires, Jacqueline Vargoz, Agnès Vargoz, Pierre Longueville, notamment).

 

Des bénévoles Clapiérois - Marc Pelat ou encore Osvaldo Moretti - apportent un appui complémentaire.

 

Les militants associatifs dont le temps est souvent compté vivent mal la complexification des relations avec les autres partenaires.

 

Il existe notamment des enjeux de propriété intellectuelle sur les affichettes codifiées pour classer les exposants dans les marchés paysans, souvent mixtes c’est-à-dire ouvert à des vendeurs forains traditionnels, dans les catégories :

- producteurs,

- artisans transformateurs,

- revendeurs en circuits-court (un unique intermédiaire),

- revendeurs de produits ne pouvant manifestement pas être issus de circuits courts.

 

De même, l’Association des Marchés Paysans de l’Hérault incite à mettre en évidence sur les étals des ardoises destinées à informer le consommateur sur la provenance de chacun des produits :

- de couleur verte pour les produits en vente directe,

- de couleur jaune avec un seul intermédiaire - et encore avec certaines contraintes - dans le circuit de vente,

- de couleur mauve lorsqu’il y a plus d’un intermédiaire (produits exotiques, importés, ayant transité par des marchés d’intérêt national puis des grossistes, etc.).

 

Cette transparence se généralisera peut-être un jour en France sur tous les marchés de plein-vent : ce sera alors la fin d’une opacité cultivée non sans arrière-pensée.

 

Cet étiquetage met à égalité produits et producteurs, alors que bien souvent ces derniers passaient second plan, ce qui n’est pas acceptable pour un Humaniste.

 

Alors qu’est-ce qui pourrait menacer la tenue d’une nouvelle édition du festival de la Tomate ?

 

Tout simplement le non respect de l’esprit qui a présidé à son lancement et qui est son âme.

 

Défendre la petite agriculture, familiale et indépendante est encore un combat d’actualité majeur.

 

Il suffit d’observer :

- le rapport de force exercé par les grandes surfaces sur les agriculteurs,

- celui établi à son profit par certaines industries agro-alimentaires,

- la baisse, en moyenne, du budget « Alimentation » dans les dépenses des ménages,

- la mondialisation qui rend anonymes les produits agricoles et substituables les uns aux autres dans une recette du moment que l’assemblage final a une apparence identique,

- le travail dissimulé ou encore l’emploi de travailleurs immigrés sous-payés dans certains grandes exploitations agricoles.

 

Conforter le rapprochement ville-campagne par des actes n’est pas non plus inutile.

 

Or, un événement comme le Festival de la Tomate, de par son rayonnement, sert de relais en ville à des territoires très variés : Pays de Thau, Hauts-Cantons, Cévennes, Minervois, Corbières, Vallée de l’Hérault, Pays de l’Etang de l’Or, Pays de Lunel, …

 

Le Festival de la Tomate est le type de manifestation plus que jamais nécessaire pour se rappeler que des hommes, fiers de leur métier, entendent vivre de leur travail sans subir des logiques d’optimisation du profit et de rendement financier à court terme.

 

Une exploitation agricole doit être durable :

-     sur le plan social, avec la possibilité pour le paysan de prendre du repos, de se réaliser humainement, de ne pas se tuer à la tâche, de pouvoir éviter l’utilisation de pesticides néfastes pour leurs applicateurs, de pouvoir tisser des relations de confiance avec ses fournisseurs et ses clients, de fournir des aliments de qualité,

-     sur le plan environnemental, avec le maintien de la biodiversité, le respect du sol et des ressources en eau,

-     sur le plan économique, avec la constitution d’exploitations « reprenables » financièrement au moment d’une succession, avec des échanges équilibrés entre paysans et consommateurs.

 

Cette action de sensibilisation des citadins, le Festival de la Tomate entend continuer à la mener : c’est juste la forme de l’événement qui pourrait être modifiée pour améliorer la qualité de l’accueil du public, des expositions et des animations. 

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Denis Degand, artisan boulanger,

habitué aussi du Marché hebdomadaire de Clapiers

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Yves Martinot, Créateur du Festival de la Tomate

et Fondateur de l'Assocaition des Marchés Paysans de l'Hérault

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Fabienne Edelmann, bénévole de l'Association des Marchés paysans de l'Hérault

collectant les dons des exposants pour constituer les lots de la tombola

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Le stand des paysans Clapiérois installés au Domaine de Vivier

au sein de la couveuse régionale agricole par la Coopérative d'activités Terracoopa

 

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Un des espaces de repos et de détente du Festival de la Tomate

à l'ombre des arbres centenaires du Parc municipal Claude Leenhardt

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L'équipe de bénévoles de l'Association des Marchés paysans de l'Hérault

et Yoan Maurici, cheville ouvrière de la manifestation à la Mairie de Clapiers

 

Crédit photographique : Michel Chastaing

17/10/2013

Inauguration Viavino à Saint-Christol

Belle inauguration samedi 5 octobre pour le pôle œnotouristique Viavino à Saint-Christol (Hérault).

 

Jean-Luc Bergeon, Maire de Saint-Christol, Vice-Président de la Communauté de Communes du Pays de Lunel, Président de l’Office de Tourisme intercommunal du Pays de Lunel, initiateur du projet il y a déjà 8 ans, pouvait être fier du chemin parcouru.

 

Cette vitrine des vins locaux a ouvert ses portes au public dès le 22 juin 2013.

 

L’obtention du label « Pôle excellence rurale » en décembre 2006, véritable reconnaissance par l’Etat de son intérêt, a donné de la crédibilité au dossier.

 

Partagé, réfléchi entre de nombreux partenaires et acteurs locaux, ce projet est celui de tout un territoire.

 

Ce territoire est un « espace de respiration entre les agglomérations de Nîmes et de Montpellier », fait de coteaux dominant Lunel, encadré au Nord par les garrigues et au Sud par la Petite Camargue.

 

Un « jardin à la fois viticole, culturel et de loisirs entre Cévennes et Méditerranée ».

 

Le terroir des vins de Saint-Christol domine la plaine languedocienne maraîchère, fruitière, céréalière, densément peuplée et la vallée du Vidourle occupée par une agriculture diversifiée.

 

Le vignoble occupe sur les collines un sol fait de cailloutis Villafranchiens (petits galets roulés et déposés par le Rhône à l’ère quaternaire lorsque son cours était orienté Est-Ouest) cimentés d’argile rouge ou enveloppés d’un sable jaune clair à rouge foncé, typique des Costières de Nîmes.

 

Viavino est à la confluence des routes des Vins :

-     de l’AOC / AOP de Saint-Christol (surtout des rouges) avec comme producteurs la Cave coopérative des Coteaux de Saint-Christol présidée par Nicolas Baniol et des caves particulières (Domaine de la Coste, Domaine Guinand, Château des Hospitaliers, Domaine de l’Ocelle, …),

-    du Muscat de Lunel (Vin Doux Naturel à base du cépage de Muscat blanc à petit grain) passant par la Cave coopérative des Coteaux de Vérargues.

 

Viavino est dirigé par Joyce Arends.

 

L’équipement a été porté par la Communauté de Communes du Pays de Lunel (présidée par François Berna, Maire de Saint-Sériès).

 

Il a coûté 6,5 M€ et a bénéficié des subventions du Département de l’Hérault (1,5 M€ dans le cadre d’un contrat territorial), de la Région Languedoc-Roussillon (0,3 M€), de l’Etat et de l’Europe (1,2 M€ au globalement).

 

Le Département de l’Hérault et son Président André Vezinhet ont fortement soutenu le projet en tant qu’investissement structurant.

 

Viavino est en effet complémentaire des sites patrimoniaux recelés par le Pays de Lunel : site archéologique et gallo-romain d’Ambrussum, capitelles, Château de Marsillargues, Orangeraie de Lunel-Viel, etc.

 

Le caveau-vitrine hébergé par Viavino propose les vins de 95 % des vignerons locaux.

 

Il ne vient pas en concurrence des points de vente existants (une quinzaine de caveaux dans un rayon de 3 kilomètres notamment) car sa vocation est au contraire de servir de porte d’entrée vers des visites de domaines viticoles.

 

Le caveau-boutique est tenu par Pascal Conge, ancien Directeur des Coteaux de Saint-Christol, et par Thierry Avesque.

 

Ce lieu ouvert aux gens du pays et aux touristes offre aussi :

-     une maison de tourisme offrant les services de l’Office de tourisme du Pays de Lunel, en termes de documentation, de réservation d’hébergement et organisant des visites,

-     un restaurant / bar à vins, « L’Autenthic »,

-     un caveau boutique avec les vins locaux mais aussi tous les produits alimentaires emblématiques du secteur,

-     un relais vers des activités de pleine nature (randonnées pédestres et équestres notamment dans les vignobles, parcours VVT, accrobranche,  via ferrata de la Roque à Saint-Sériès, canoë-kayak sur le Vidourle, etc.) et des séjours aventure, proposés par la société « Cyrpéo-Active 4 Events »,

-     un atelier du goût équipé pour les dégustations de vins,

-     une salle du terroir permettant une visite numérique dédiée au vin et aux traditions camarguaises.

 

Idéalement adossé au village de Saint-Christol, plein Sud, Viavino possède des espaces extérieurs d’agrément :

- un patio circulaire, en claires-voies,

- un jardin aromatique,

- une vigne pédagogique,

- un théâtre de verdure,

- une arène de jeux pour les enfants.

 

La scénographie a été particulièrement bien étudiée : elle est l’œuvre d’Arc-en-Scène.

 

Viavino parle du terroir : de ses vignes, de son vin, de ses traditions : la Petite Camargue, la course libre, les fêtes votives.

 

La culture donne tout son sens à ce nouvel équipement touristique.

 

Viavino est à la fois ludique et pédagogique.

 

Le visiteur se sent bien accueilli dans cet écrin méditerranéen.

 

Soleil, vent, lumière jouent avec une architecture résolument contemporaine qui prolonge le village ancien.

 

Les matériaux naturels utilisés ont été mis en œuvre en résonnance avec leur usage local : terre battue des arènes pour les circulations et places extérieures, pierre sèche des capitelles, bois en claustra façon palox (ces palettes-cages servant à stocker les pommes et les fruits d’été), peinture rouge utilisée dans les caves et rappelant la lie de vin ou encore les barrières d’une arène ou les portes d’un toril.

 

L’objectif de l’architecte de renommée internationale - Philippe Madec - et du maître d’ouvrage, la Communauté de Communes du Pays de Lunel, était de s’inscrire dans le cadre d’une construction éco-responsable.

 

Les bâtiments de Viavino offrent ainsi un bilan énergétique globalement nul.

 

Ils bénéficient d’une excellente isolation (50 cm de laine de roche) et d’une parfaite étanchéité à l’air.

 

Les capteurs solaires (eau chaude sanitaire et surtout d’électricité via 60 m² de panneaux photovoltaïques) fournissent autant d’énergie que n’en consomment deux petits poêles à bois (chauffage d’appoint pour la Halle camarguaise et l’Espace Terroir), le complément au gaz pour le restaurant et la chaufferie-bois pour l’ensemble du site.

 

Cette dernière, alimentée par des plaquettes forestières, dessert un réseau de chauffage central.

La chaufferie-bois peut aussi utiliser des granulés à base de sciure de bois ou même des noyaux d’olive, sous-produit de l’extraction de l’huile d’olive.

 

La ventilation naturelle a été choisie et la climatisation excluse.

 

Un puits canadien équipe la Halle Camarguaise.

 

Les bois et la pierre sèche (issue d’une carrière située à moins de 5 kilomètres) ont été sélectionnés localement.

 

Viavino sera vraisemblablement souvent cité à l’avenir comme un exemple de valorisation du bois en construction, tant il est omniprésent sur le site.

 

Viavino a d’ailleurs déjà été honoré par la visite de deux ministres : Sylvia Pinel, Ministre du commerce, de l’artisanat et du tourisme, venue lancer la saison touristique estivale 2013 en France début juillet et Cécile Duflot, Ministre de l’égalité des territoires et du logement, début octobre.

 

Comme tout équipement touristique de cette ampleur, Viavino doit gagner plusieurs challenges :

-    attirer et plaire à des publics variés (scolaires, familles, troisième âge, oenophiles, commerciaux du vin),

-    élargir la saison touristique au-delà des mois de juillet et d’août,

-    équilibrer ses comptes dans la durée tout en supportant les coûts d’entretien et d’embellissement,

-    renouveler régulièrement ses expositions et ses animations,

-    créer des événements exceptionnels de nature festive, culturelle, patrimoniale, ...

 

Souvent la création d’un club, d’une association des amis de la structure est un plus, surtout à l’époque des réseaux sociaux.

 

Quoiqu’il en soit, bien que notre région Languedoc-Roussillon possède le plus grand vignoble du Monde et surtout le plus diversifié, il n’y a pas pléthore d’accueil collectif dans le domaine œnotouristique.

 

Des secteurs géographiques entiers se retrouvent sans locomotive, sans lieu d’excellence, faute d’entente entre les acteurs, trop divisés, et d’une certaine pudeur des professionnels de la vigne à communiquer : c’est ainsi que pour obtenir des informations sur les vins ou sur les terroirs on est trop souvent obligé de se rabattre sur les sites Internet des loueurs de gîtes ou des professionnels du tourisme.

 

Il est vrai que ce dernier secteur d’activité représente 15 % du PIB en Languedoc-Roussillon contre seulement 4 % pour l’agriculture (dont la sylviculture et la pêche) et les industries agro-alimentaires.

 

Avec 15 millions de touristes (dont 1/3 d’étrangers) et 100 millions de nuitées (dont 20 % pour les étrangers), le vivier des visiteurs potentiels est vaste.

 

Sans compter que l’agri-loisir tourisme, cher à Paul-Marie Durand, bénévole à l’Office de Tourisme Via Domitia de Castries, est un fait de société.

 

Ce néologisme décrit bien le tourisme de proximité, de grande ampleur, touchant toutes les classes sociales, lié à la proximité des populations nîmoise et montpelliéraine.

 

Les petits plus de Viavino résident :

-     en la qualité de la communication qui l’entoure (photographies, film documentaire),

-     dans la valorisation des savoir-faire locaux, dont des métiers et des hommes qui les exercent,

-     dans l’ouverture signifiante du site, au sens physique du terme, avec une absence de clôture périphérique et au contraire un périmètre reposant sur des murettes basses en pierre sèche,

-     dans la volonté d’offrir au visiteur un espace de détente et de bien-être,

-     dans son esprit cohérent écologique et nature.

 

Fierté de son territoire, Viavino a été parfaitement imaginé et réalisé pour offrir du symbole, du sens et du plaisir à des visiteurs exigeants venus de tous horizons.

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Viavino, au pied du village de Saint-Christol (Hérault)

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L'inauguration a attiré une foule d'élus, de viticulteurs

et d'habitants du Lunellois

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Une assistance attentive lors des discours

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La capitelle vue de l'intérieur du caveau-vente-dégustation

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Jean-Luc Bergeon, Maire de Saint-Christol : l'initiateur du projet

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 La vigne collection pédagogique et la promenade

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 Viavino s'inscrit dans un territoire de forte identité et de forte culture

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La rotonde en bois pour les spectacles et le repos des visiteurs

 

Crédit photographique : Michel Chastaing

13/10/2013

Comment réduire la pollution de l’air à Montpellier ?

La pollution atmosphérique à Montpellier est certes limitée par rapport à d’autres métropoles françaises mais les concentrations en matières particulaires (PM), en dioxyde d’azote NO2 et en ozone O3 sont tout de même trop importantes sur l’aire urbaine montpelliéraine et encore plus sur la ville centre.

Les connaissances scientifiques acquises récemment au niveau mondial imputent clairement à ces polluants des effets néfastes sur la santé humaine, même à des concentrations inférieures aux normes applicables à ce jour :

- pour les PM10 et PM2,5, maladies cardiorespiratoires, notamment la bronchite chronique, athérosclérose, cancer pulmonaire, du fait des particules elles-mêmes mais aussi du SO2, des HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) et des métaux lourds qu’elles fixent,

- pour le NO2, symptômes respiratoires,

- pour l’ozone, augmentation de la mortalité respiratoire, impact sur le développement cognitif, naissances avant terme.

 

La réduction de la durée de vie humaine imputable aux particules fines (PM2,5), principalement issues des moteurs diesel, est notamment chiffrée à 8,6 mois dans l’Union Européenne.

 

Une évaluation de l'impact local de la pollution atmosphérique a déjà été réalisée sur les communes de Castelnau le Lez, Clapiers, Le Crès, Grabels, Jacou, Juvignac, Montferrier sur Lez, Montpellier, Saint-Clément de Rivière, Saint Jean de Védas, Vendargues, soit environ 288.000 habitants.

 

Cette étude (période 1999 et 2000 pour la mortalité et 1999 à 2002 pour les admissions hospitalières) conclut à la responsabilité de la pollution atmosphérique dans 34 décès anticipés et dans 79 hospitalisations pour motif cardiovasculaire, 15 pour motif cardiaque, 9 pour motif respiratoire chez les plus de 65 ans et 4 chez les 15-64 ans.

 

De son côté, au vu des premières preuves scientifiques de la nocivité des polluants atmosphériques, l'Union Européenne s’apprête à réviser d’ici 2015 sa politique de qualité de l’air et à durcir ses normes qui jusqu’à présent étaient au mieux égales à celles de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), édictées en 2005 et valables pour tous les pays du Monde.

 

On s’achemine donc vers :

- une réduction de la valeur limite pour les PM2,5 pour l’instant 2 fois supérieure à celle recommandée par les lignes directrices de l’OMS et pourtant dépassée pour 80 % des Européens,

- un durcissement de la réglementation relative au NO2,

- la fixation de concentrations moyennes maximales d’ozone à long terme.

 

Particules en suspension

 

Elles proviennent des installations de chauffage, des combustions industrielles, de l’incinération et du transport automobile.

 

Au-delà des effets néfastes sur la santé humaine, elles perturbent la photosynthèse par dépôt sur les végétaux et salissent le bâti.

 

En milieu urbain à Montpellier, les PM2,5 s’inscrivent en moyenne annuelle dans une fourchette de 13 à 16 μg/m3 (10 d’objectif de qualité actuellement pour l’OMS) et les PM10 dans une fourchette de 21 à 25 μg/m3 (20 d’objectif de qualité actuellement pour l’OMS), sur les années 2000 à 2003.

 

La réglementation franco-européenne, en l’absence de preuves scientifiques, « couvrait » donc l’existant : avec des objectifs de qualité respectivement égaux à 20 et 30 pour les PM2,5 et les PM10, l’air dans Montpellier pouvait être jugé de qualité satisfaisante.

 

Ce ne sera plus du tout le cas en 2015 où les concentrations en particules devront baisser à Montpellier de 20 à 30 % (si l’Europe s’aligne en 2015 sur les choix de l’OMS datant de 2005 où aucune toxicité n’avait encore été démontrée), voire être divisées par un facteur 2 ou 3 si l’Union Européenne décidait de niveaux de pollution de l’air moitié de ceux de l’OMS.

 

Dioxyde d'azote

 

La valeur guide actuelle de l'OMS (idem en Europe) est de 40 μg/m3 (en moyenne annuelle) : elle est fixée pour protéger le public des effets du NO2 gazeux sur la santé.

 

A Montpellier, les stations dites trafic, enregistrent bon an, mal an, des moyennes annuelles comprises dans la fourchette 60 à 80 μg/m3.

 

A des concentrations dépassant 200 μg/m3, en moyenne horaire, sur de courtes durées, le NO2 est un gaz toxique entraînant une inflammation importante des voies respiratoires.

 

Entre 1993 et 2003 inclus, ce seuil a été dépassé à la station Chaptal en moyenne 83 heures dans l'année (fourchette très ouverte allant de 1 heure en 2002 à 245 heures en 1999).

 

C'est aussi le principal agent responsable de la formation :

- des aérosols de nitrates qui représentent une proportion importante des PM2.5

- de l'ozone, en présence de rayons ultraviolets (les Composés Organiques Volatils, autres polluants primaires agissent de concert avec le NO2).

 

Les émissions anthropiques de NO2 proviennent principalement de la combustion (chauffage, production d'électricité en centrale thermique, moteurs des véhicules automobiles et des bateaux).

 

Ozone

 

Ses précurseurs sont émis en ville.

 

Après la réaction photochimique le synthétisant, le nuage d'ozone gagne les zones rurales où sa teneur culmine en France à un niveau de l'ordre de 60 à 70 µg/m3 (en moyenne annuelle).

 

En ville, les polluants primaires consomment dans un premier temps l'ozone et sa concentration s'établit seulement dans une fourchette de 40 à 60 µg/m3.

 

Mais l'été, les pics d'ozone sont forts, surtout dans les régions ensoleillées comme celle de Montpellier.

 

Des concentrations bien supérieures au seuil de protection de la santé de 120 µg/m3 (en moyenne sur 8 heures) imposé par la directive européenne 2008/50/CE (objectif de qualité pour la protection de la vie humaine) sont constatées au Nord et au Sud de Montpellier entre 60 et 120 jours par an !

 

Et entre 50 à 100 jours dans des quartiers de la ville tout de même.

 

Lors de l'été 2003, 27 jours ont même dépassé 180 µg/m3.

 

L'OMS a réduit la concentration limite recommandée à 100 µg/m3 (en moyenne sur 8 heures), contre 120 µg/m3 auparavant sur la base des liens concluants établis récemment entre la mortalité quotidienne et des concentrations en ozone même inférieures à 120 µg/m3.

 

3 seuils d'alerte sont fixés en France, à respectivement 240, 300 et 360 µg/m3 (dépassement pendant 3 heures consécutives en moyenne horaire).

 

En août 2011, le premier seuil a été atteint dans le Gard où le Préfet avait réduit les vitesses autorisées sur routes et autoroutes.

 

Responsable de ces épisodes de pollution photochimique préjudiciables pour la santé, l'ozone est aussi accessoirement le troisième gaz à effet de serre après le gaz carbonique CO2 et le méthane CH4.

 

Quelles pourraient être les mesures à prendre sur Montpellier et ses alentours ?

 

Peut-être la fermeture à terme de l’usine d’incinération de Lunel-Viel, une fois l’investissement industriel amorti.

 

La résorption progressive du chauffage individuel ou collectif au fioul.

 

Forcément aussi des mesures de réduction de la circulation automobile.

 

En effet, particules en suspension, dioxyde d'azote et ozone (polluant photochimique secondaire principalement tributaire du dégagement de dioxyde d'azote) sont essentiellement produits par les moteurs des véhicules fonctionnant à l'essence ou au gazole.

 

La Communauté d’Agglomération de Montpellier a déjà pris le taureau par les cornes avec sa politique ambitieuse de transport en commun reposant sur 5 lignes de Tramway à l’horizon 2017.

 

L'intermodalité se développe aussi avec les parkings à voitures et les parcs à vélos équipant les lignes de Tramway tout comme avec le renforcement, futur mais programmé, de l'offre en Transport Express Régional (TER).

 

Le réseau de déplacement doux reste en revanche largement à parfaire : pistes cyclables et piétonnes.

 

Des systèmes de transport en commun de plus petite capacité doivent-ils seulement rester au stade du bus voire du minibus pour le transport à la demande ?

 

Quid du développement du covoiturage ?

 

Sans doute aussi une meilleure organisation des livraisons et du transport de marchandises en ville est possible : c’est un sujet vraisemblablement d’avenir.

 

Faut-il un service public de la livraison à domicile, suite à des commandes via Internet ?

 

Sachant qu’une circulation fluide est moins polluante, l’optimisation des flux est un enjeu fort : la limitation de vitesse à 110 km/h, voire 90 km/h, sur l’autoroute, la régulation sur certains feux tricolores sont déjà des avancées probantes.

 

Le lissage des pointes de circulation passe aussi vraisemblablement par des aménagements dans les horaires de travail et donc des accords avec les employeurs : administrations et privés.

 

Toutefois, la réduction de la circulation automobile est tributaire d’une évolution des mentalités.

 

Tout un chacun doit réfléchir sur l’impact collectif de ses propres pratiques :

- rentrer chez soi pour manger entre midi et deux,

- amener sa progéniture à l’école ou à une activité, avec souvent 2 aller-retour à la clef,

- fréquenter des centres commerciaux ultrapériphériques par rapport à son logement,

- habiter loin de son travail ou des services, etc.

 

L’avenir peut nous réserver de mauvaises surprises avec des limitations autoritaires de circulation, rendues obligatoires pour préserver notre santé.

 

Qui sera l’autorité régulatrice dans les années à venir ?

 

Toujours l’Etat au travers du Préfet ?

 

Voilà un pouvoir de police bien peu populaire !

 

Le Préfet a déjà la possibilité de prendre des mesures de préservation d’urgence en cas de dépassement des niveaux d’alerte du dioxyde d’azote et de l’ozone :

- diminution de 20 km/h de la vitesse de circulation autorisée sur tous les axes réglementés habituellement à 90, 110 ou 130 km/h et même réduction de 30 km/h lorsque le deuxième ou le troisième niveau d’alerte pour l’ozone est atteint,

- circulation alternée ouverte seulement à la moitié des véhicules possédant la pastille verte, excepté pour les véhicules propres autorisés à se déplacer.

Il existe aussi d’autres mesures d’urgence dites complémentaires :

 - interdiction de la circulation dans les agglomérations des véhicules de plus de 7,5 tonnes du moment qu’il existe un itinéraire de contournement,

 - fermeture de certaines voies à la circulation,

- interdiction de l’utilisation des engins de chantier et des engins mobiles non routiers,

- interdiction des manifestations publiques de sport mécanique,

- interdiction des outils d’entretien extérieur non électriques et de produits à base de solvants.

Nous pouvons tout de même être « sauvés » par l'avènement de la voiture électrique (La Poste s'y met déjà de façon très volontariste).

 

La montée en puissance du chauffe-eau solaire comme de l'isolation du bâti ancien soulageraient les sacrifices à venir sur l'automobile.

 

Bref, la balle est surtout dans le camp des particuliers, au niveau du comportement journalier et au niveau du choix dans les investissements domestiques.

 

Le Plan de Protection de l'Atmosphère de l'agglomération de Montpellier prévoit de ce fait des mesures :

- d'information du public sur la qualité de l'air (résultats et synthèses des mesures sur le site Internet de l'association AIR LR),

- d'éducation de la population.

 

Bien sûr le public scolaire est visé mais aussi les adultes avec des sensibilisations concernant :

- l'utilisation des solvants,

- la limitation de l'usage des pesticides,

- la réduction des consommations énergétiques dans le résidentiel,

- les performances, les coûts et l'impact sur la santé des différents modes de transport,

- les modes doux de déplacement.

 

Concernant les pollens allergisants, le PPA ne propose aucune interdiction à la vente de certains végétaux ni leur suppression progressive dans les parcs, jardins, haies et alignements.

 

En revanche, des actions de sensibilisation des acteurs sont proposées.

 

Globalement, le Plan de Protection de l'Atmosphère de Montpellier penche plutôt pour une action sur les niveaux moyens de pollution de fond (baisse de 25 %) plutôt que sur un scénario visant à supprimer les pics de pollution.

 

En effet, les gains sanitaires sont plus élevés dans le premier cas de figures : 40 décès annuels évités (40 % de gain) contre 20 seulement avec la deuxième option (10 % de gain).

 

Le PPA va dans le sens de l’amélioration de la qualité de la vie en Languedoc-Roussillon qui a tout intérêt à cultiver ce point fort comme un avantage compétitif.

11/10/2013

Qualité de l'air à Montpellier

La région Languedoc-Roussillon est touchée par des dépassements répétés des normes pour plusieurs polluants atmosphériques.

L'aire urbaine de Montpellier est plus précisément affectée par un excès de dioxyde d'azote dans l'air.

L'Europe de son côté exerce une pression réglementaire sur la France pour qu'elle limite ses émissions de polluants atmosphériques.

Le Plan de Protection de l'Atmosphère (PPA) de Montpellier, en application depuis novembre 2006, est actuellement en cours de révision.

Le projet de nouveau PPA prévoit des mesures concernant les secteurs de l'industrie, du transport, du tertiaire et du résidentiel.

La Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement Languedoc-Roussillon (DREAL-LR), en charge du dossier, propose d'étendre le périmètre précédent au delà des 48 communes actuelles pour le faire correspondre avec l'aire urbaine de Montpellier, couvrant 115 communes.

Les polluants primaires visés sont :

- le dioxyde de soufre (SO2),

- le dioxyde d'azote (NO2),

- les particules fines en suspension (PM10),

- le Plomb (Pb),

- le benzène C6H6,

- le monoxyde de carbone (CO),

- les composés organiques volatils (COV),

- les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP),

- le Nickel (Ni),

- l'Arsenic (As),

- le Cadmium (Cd),

- les pollens et les pesticides pour tenir compte du contexte local (climat méditerranéen caractérisé par la sècheresse estivale et viticulture en agriculture conventionnelle).

L'ozone O3, polluant secondaire conséquence de l'émission des polluants primaires, est aussi surveillé en tant qu'indicateur de la pollution photochimique.

Concernant l'ozone, ses précurseurs (NO et NO2, COV) sont produits ou émis en zone urbaine, surtout au niveau des axes de circulation automobile (responsable localement de l'émission de 85 % des NOx).

Ces polluants primaires, émis sur terre, migrent les matins d'été au dessus de la mer où ils génèrent de l'ozone sous l'effet des rayons de soleil (moyenne de 2.700 heures d'ensoleillement à Montpellier avec 147 jours d'ensoleillement quasi-continu et seulement 69 jours quasi-couverts).

La brise thermique marine ramène ensuite tout au long de l'après-midi, ce polluant secondaire à l'intérieur des terres.

Le monoxyde d'azote (NO) émis par le trafic détruisant l'ozone, ce sont paradoxalement les secteurs périphériques de la métropole qui sont impactés, parfois à longue distance, par l'ozone amenée par le vent du Sud et plus encore par la tramontane et le mistral, vents dominants (touchant alors spécifiquement les communes de Villeneuve lès Maguelone, Lattes, Pérols, Palavas les Flots, Mauguio-Carnon).

L'inventaire massique des polluants atmosphériques donne sur l'aire du PPA, pour l'année civile 2000, la répartition en pourcentages suivante :

- Secteur Résidentiel : 9 %

- Secteur Tertiaire : 3 %

- Secteur Industriel : 8 %

- Secteur Transport : 51 %

- Secteur Agricole : 7 %

- Secteur Stockage des déchets ménagers : 22 %

Depuis 2000,  plusieurs décharges ont été fermées, les biogaz de la décharge du Thôt à Lattes valorisés.

L'industrie et l'agriculture n'ont pas connu d'évolutions très significatives.

Le tertiaire et le résidentiel se sont étendus en surface mais maîtrisent mieux leur émissions.

Il en est de même pour le transport (avènement du tramway, bus roulant au Gaz Naturel de Véhicule après avoir fonctionné à l'aquazole, pot catalytique sur les véhicules individuels introduit en 1993, moteurs plus performants, etc.) mais ces progrès sont malheureusement contrebalancés par l'augmentation incessante du trafic routier.

A ce jour, ce dernier pèse vraisemblablement dans le périmètre du PPA toujours plus de la moitié de la pollution atmosphérique, si ce n'est les deux tiers, compte tenu du reflux du secteur Stockage des déchets ménagers.

L'autoroute et les grands axes expliquent ce phénomène mais aussi les nombreux déplacements en zone agglomérée, où les vitesses faibles engendrent davantage d'émissions.

Globalement, si l'on s'intéresse aux ratios de pollution par habitant, l'aire de Montpellier a essentiellement des efforts à faire en matière de NOx où elle atteint les 2/3 de la moyenne nationale.

Des actions sur le secteur des transports sont donc légitimes, d'autant qu'elles amélioreraient simultanément les émissions de COV et de CO, les deux autres polluants primaires les plus présents sur l’aire montpelliéraine, avec respectivement des niveaux égaux à 40 % et 30 % de l'intensité par habitant nationale.

Si l’on compare maintenant les ratios d’émissions de polluants atmosphériques de Montpellier à la moyenne nationale, en les ramenant cette fois-ci à la surface concernée, les résultats sont bien moins flatteurs du fait de la forte densité de population de la métropole montpelliéraine et de ses alentours : environ 2 fois plus de CH4, de CO, de COV, de PB et 3 fois plus de NOx.

Si l’air de Montpellier est donc globalement de bonne qualité, il n’en reste pas moins qu’il existe un potentiel de pollution qui pourrait être éliminé localement ce qui renforcerait encore l’attractivité environnementale de notre agglomération mais aussi soulagerait d’autres zones en France où les velléités de réduction de la pollution sont plus difficiles à mettre en œuvre (forte présence industrielle, sources de pollution très diffuses comme en milieu rural ou dans le secteur agricole).

L'Association Air-LR est chargée de mesurer la concentration en polluants atmosphériques.

Cette structure peut mener des études ponctuelles dans le temps (suivi d'un épisode de pollution) comme dans l'espace (impact d'une infrastructure, relevés dans un secteur déterminé).

Elle dispose de 6 stations fixes de mesures automatiques dont 4 à Montpellier dans les quartiers Chaptal, Cévennes, Près d'Arènes, Saint-Denis et périurbaines pour la quantification du taux d'ozone (sur les communes de Lattes et de Saint-Gély du Fesc).

Concernant les pollens, Montpellier a la chance de posséder le seul laboratoire français d'aéropalynologie, basé sur le campus de l'école Sup-Agro où un capteur est opérationnel ainsi qu'à proximité de la station Météo-France de l'aéroport de Montpellier-Méditerranée.

Certains pollens ont l’inconvénient d’être allergisants.

Leurs grains, de l’ordre de 25 μm de diamètre, peuvent entraîner rhinite, conjonctivite, voire crise d’asthme, d’urticaire, d’eczéma.

Les maladies allergiques ou pollinoses trouvent un terrain favorable chez les personnes aux voies respiratoires fragilisées du fait de la pollution atmosphérique.

Certaines plantes particulièrement allergisantes gênent au-delà du public prédisposé sur le plan héréditaire.

C’est le cas des thuyas et des cyprès utilisés à mauvais escient dans les haies monospécifiques ou encore de l’ambroisie, plante invasive, qui se propage dans notre région à partir du Nord du Gard.

Le calendrier des principaux pollens susceptibles de déclencher une maladie allergique à Montpellier est étendu du fait du climat méditerranéen :

 - cupressacées (thuyas, cyprès, genévriers) : janvier, février et mars,

 - platanes : avril,

 - graminées : mai à juillet,

 - orties et plantains : mai à août,

 - oléacées : juin,

 - ambroisie : août à octobre.

En 20 ans, il a été constaté à Montpellier une augmentation de 67 % de la concentration annuelle moyenne en grains de pollen.

En outre, une précocité dans l'apparition des variétés polliniques de 18 jours a été chiffrée : ce phénomène est à mettre sur le compte du réchauffement climatique.

Pour revenir au principal polluant à Montpellier, le NO2, il est en France à 60 % issu du trafic automobile : dans et autour la capitale régionale cette proportion atteint 85 % !

Ce gaz toxique et irritant pour les voies respiratoires contribue aux pluies acides et à la formation de l'ozone.

L’objectif de qualité est fixé réglementairement à 40 μg par m3 d’air en moyenne annuelle.

Pour la protection de la végétation, à 30 μg/m3 seulement.

Les textes fixent :

- le seuil d'information et de recommandation à 200 μg/m3, en moyenne horaire,

- le seuil d'alerte à 200 μg/m3, lui aussi en moyenne horaire.

Enfin, la valeur limite pour la protection de la santé humaine vaut 200 μg/m3 (c’est une valeur à ne pas dépasser plus de 18 heures par an).

Sur l'aire montpelliéraine, il est observé :

- un dépassement de la valeur limite de protection de la santé humaine pour la moitié des sites de mesures,

- un respect de l'objectif de qualité pour l'autre moitié.

En revanche, le seuil d'alerte n'a jamais été dépassé depuis 2000.

Concernant le benzène, les concentrations augmentent régulièrement depuis le début des mesures en 2001.

En 2003, les objectifs de qualité ont été franchis sur les sites de mesures urbains et largement dépassés sur les sites de mesures de trafic.

L’année 2003, à l’été caniculaire, a connu aussi un record d’heures de dépassement de la valeur horaire de 180 μg/m3 (seuil d’information et de recommandation) : une soixantaine d’heures que ce soit au Sud ou au Nord de Montpellier.

L’ozone est donc un polluant photochimique largement préoccupant sur l’aire montpelliéraine.

Le nombre de jours de dépassement du seuil de 110 μg/m3 sur 8 heures concernant l’objectif de qualité pour la protection de la santé humaine varie tout de même entre 30 et 110 par an suivant les années et les sites.

Heureusement pour les autres polluants aériens, la chance de notre région est que les inversions thermiques (stagnation d'air froid au sol surmonté d'une couche d'air chaud bloquant toute évasion de fumées et de polluants) sont rares (seulement 10 % d'occurrence).

En effet, la Mer Méditerranée est peu sensible au refroidissement nocturne contrairement à la terre, responsable à l'automne et en hiver, par temps clair, du refroidissement de la basse atmosphère.

Quant aux premiers reliefs, s'ils créent des ascendances favorables à la dispersion des polluants, ils favorisent aussi leur dépôt sur leur versant (orientés Sud pour notre région).

En outre, en ville, un effet canyon peut être aussi observé avec un piégeage de la pollution au sol dans les rues bordées d'immeubles lorsqu’elles sont parcourues perpendiculairement par le vent.

En conclusion, si l'aire urbaine montpelliéraine est plutôt privilégiée en matière de pollution atmosphérique, il n'en demeure pas moins que les taux de NOx et plus encore d’ozone O3 sont trop élevés et que le Plan de Protection de l'Atmosphère de Montpellier veut s'atteler légitimement à leur réduction (à suivre dans la prochaine note de « Montpellier Villages), conformément à la demande sociale d’un air sain.

08/06/2013

A Clapiers : des paysans dans la ville

Dimanche 19 mai, le Marché hebdomadaire de Clapiers s’est avéré extra ordinaire du fait de la participation de deux nouveaux exposants.

Tout d’abord, ce marché s’est ouvert à son premier marchand non alimentaire, proposant en l’occurrence de l’habillement.

En outre, ce marché a accueilli son premier producteur agricole issu de Clapiers : Christian Abbes.

Un apiculteur de Saint-Jean de Védas (Yoan Colaisseau installé à Saint-Jean de Védas où il a créé sa miellerie) et une maraîchère de Castries (Claire Bonnin proposant des tomates anciennes, des légumes de saison, des plants variés, installée au Domaine de Fontmagne à Castries), venaient déjà régulièrement.

Toutefois, l’agriculture à Clapiers ne pratiquait plus la vente directe depuis des décennies.

Christian Abbes a vendu sur son étal ses premières fèves, courgettes et salades.

Il a reçu un excellent accueil des habitués du Marché.

Il amènera, avec l’arrivée du beau temps, ses petits pois, navets, betteraves, carottes, fenouils et ensuite toute la variété des légumes d’été (tomates, aubergines, haricots, etc.).

Ce jeune paysan s’est installé fin 2012 au Domaine de Viviers, acquis par la Communauté d’Agglomération de Montpellier à la famille Pagézy.

La Coopérative d’activités Terracoopa loue les terres.

Elle les met à disposition de porteurs de projet auxquels elle fournit les autres moyens de production : matériel agricole et serres.

Seul le petit outillage est détenu en propre par chaque professionnel.

Terracoopa, jusqu’alors restée très discrète sur ses activités d’intérêt général, met en ligne le jeudi 23 mai son Site Internet à l’adresse http://www.terracoopa.com

La Coopérative Terracoopa est en fait la Couveuse régionale agricole : elle offre la possibilité d’un démarrage d’activités dans des conditions sécurisées avant un essaimage sur d’autres communes, en théorie 3 ans après l’installation.

Gilles Fourgous, Johan Crance et Christian Abbes ont été les premiers à s’installer sur le Domaine de Viviers : ils bénéficient chacun d’un hectare de terrain irrigable grâce à un réseau d’eau du Rhône mise sous pression.

Dimanche 19 mai à Clapiers, Christian Abbes était accompagné de deux nouveaux maraîchers Bio : Kris French et Cédric Noisette.

Leur stand était en réalité alimenté par leurs trois productions, leur union permettant, en ce début de saison difficile du fait du mauvais temps persistant, de satisfaire la demande du consommateur.

Terracoopa pourra recevoir au total 8 maraîchers Bio, pour encore 3 places disponibles.

La coopérative soutient aussi en parallèle un élagueur de grande hauteur et un prestataire en traction animale qui peut intervenir chez les agriculteurs ou les particuliers, notamment pour des labours à l’ancienne.

Une des forces de Terracoopa est la synergie entre les professionnels qu’elles regroupent.

Les nouveaux paysans ont déjà œuvré pour la mise en place de l’irrigation parcellaire et pour l’amendement des sols grâce à un apport de compost.

Ce dernier est produit sur un terrain du Domaine de Viviers, plus précisément sur le territoire de la commune d’Assa,s en limite de Clapiers, par deux porteurs de projet qui souhaitent vendre cette matière organique Bio à des particuliers.

Ils recyclent des débris végétaux issus de la plate-forme de compostage de Grammont qu’ils mélangent avec de la matière organique issue d’élevages Bio.

La capacité de production par cycle est de 250 tonnes.

100 tonnes sont réservées à l’enrichissement des terres de Terracoopa.

Concernant le pôle maraîchage Bio, les 5 paysans déjà en place vont s’entendre pour tenir en permanence un étal sur le marché hebdomadaire de Clapiers.

Kris French est d’origine américaine : elle a vécu en Califonie, en Orégon et 7 ans à Manhattan.

Elle a longtemps travaillé en tant que géographe pour le magazine National Geographic.

Mariée à un Parisien, elle a souhaité « prendre le rythme du Sud ».

Kris French va développer une production maraîchère à écouler sur les marchés de plein vent mais offrira aussi aux familles la possibilité de cueillette sur son lopin de terre (légumes, petits fruits, fleurs, plantes aromatiques).

Cédric Noisette, « un gars du Sud », a suivi une formation horticole.

Il a travaillé 10 ans en jardinerie comme salarié.

Il s’est lancé dans une reconversion professionnelle afin de créer son propre emploi, sa propre entreprise, afin d’être plus libre et plus indépendant.

Ce qui fait la force du groupe des maraîchers de Viviers, c’est leur sens du collectif et la diversité de leurs circuits de commercialisation.

Yohan Crance écoule l’essentiel de sa production via « L’Arbre à Paniers », au slogan évocateur : « Le panier Bio simple, souple et engagé ».

On retrouve avec plaisir dans leur catalogue de fournisseurs Christophe et Nelly Brodu, producteurs de fromages de chèvre Bio, porteurs de projet suivis en son temps par l’ADEAR de l’Hérault, association départementale basée à Clermont l’Hérault, devenue ensuite « Terres Vivantes ».

La vente sous forme de paniers commandés par Internet est aussi pratiquée par Cédric Noisette et par Christian Abbes qui livre de son côté à l’Hôpital Lapeyronie (le CHU de Montpellier) un groupe de consommateurs constitué autour d’un noyau d’anciens collègues de travail.

Enfin, Gilles Fourgous approvisionne un magasin Bio de Vendargues.

Leur venue à Clapiers le dimanche devant le Centre commercial Plein Soleil (Primeur, Boucher-charcutier, Fleuriste, Poissonnier, etc.), va dynamiser le marché en amenant une coloration paysanne.

La plupart de ces maraîchers débutant leur activité seront amenés à orienter leurs productions, à imaginer la transformation de certains de leurs produits et à adapter leurs modes de commercialisation.

Le renouveau de l’agriculture vivrière, de proximité, que l’on constate à Clapiers, n’est pas le fruit du hasard.

Il s’inscrit dans la volonté politique de la Communauté d’Agglomération de Montpellier de créer un Agriparc englobant le Domaine de La Valette, les pinèdes de Clapiers, Montferrier, Prades le Lez et Jacou ainsi que le Domaine de Viviers, c’est-à-dire un lieu où l’exploitation agricole, voire forestière, soient pérennisées et où les visiteurs soient les bienvenus dans le cadre d’une ouverture maîtrisée à la promenade, à la découverte et à l’échange.

L’émergence de cette ceinture verte, orientée vers des activités respectueuses de l’environnement et vers la création d’emplois, vers une vision sociale et humaine de l’agriculture, résulte d’une étude menée en 2010 par l’Association pour le Développement de l’Emploi Agricole et Rural Languedoc-Roussillon (ADEAR-LR).

Le gérant de Terracoopa, Joseph Leblanc, est d’ailleurs l’ancien animateur de l’ADEAR-LR.

Le Président actuel de l’ADEAR-LR est un ancien chevrier audois, producteur de Pélardons qui a réussi à transmettre, fait rarissime en ce début de 21ème siècle, son exploitation.

C’est le militantisme de leaders de la Confédération Paysanne qui est récompensé mais aussi leur anticipation de la demande sociale de la société : le souhait d’un lien plus fort entre producteurs et consommateurs, le maintien d’une agriculture qui ne stérilise pas les sols, ni ne met en danger la santé, mais aussi des circuits de commercialisation courts permettant un contact permanent entre vendeurs et acheteurs.

C’est en 1999 qu’à commencé cette aventure de pionniers, avec la création de l’ADEAR-LR par Guy Kastler, Charlie Regol, Dominique Soullier, Michel Chastaing (Hérault), Pierre Bérato, Michel Curade, Richard Lemasson (Aude) et  Nicolas Duntzle (Gard).

Nul doute que les citoyens Clapiérois apprécieront d’être à l’avant-garde de l’innovation sociale en fréquentant cette aventure moderne de la Coopération.

 

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Premiers légumes de Clapiers sur le marché dominical de Clapiers

 

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De droite à gauche : Christian Abbes, Cédric Noisette,

Chris French et Michel Chastaing

 

 Crédit photographique : Christian Abbes et Marc Pelat

06/05/2013

Montpellier en panne de logements sociaux ?

La crise du logement n’est pas vraiment nouvelle en France mais elle pénalise toujours de nombreux ménages.

1,7 millions d’entre eux sont mal logés et en attente d’un logement social.

Le renchérissement du foncier, le prix trop élevé de l’ancien comme des loyers pèse sur le budget des ménages, les transactions immobilières et la construction.

Depuis 1945, le problème est le même : il n’y a pas globalement pénurie de logements mais inadéquation entre la demande des ménages et la qualité ou la localisation des logements.

De nombreux logements sont ainsi vacants :

-         à la campagne, désertée depuis l’exode rural et le vieillissement qui s’en est suivi,

-         dans certaines régions, notamment de l’Est et du Nord, frappées par la désindustrialisation,

-         du fait du développement des résidences secondaires (phénomène qui touche même depuis peu, de façon certes marginale, Montpellier et sa périphérie),

-         en raison de leur insalubrité dans les centres anciens des villes,

-         à cause de la répugnance de certains propriétaires à prendre le risque de louer.

Le nombre de logements vacants mobilisables en France est estimé entre un et deux millions.

Pour inciter les propriétaires à leur bien, la loi Duflot a prévu une extension du dispositif « Solibail ». Il permet à des mal logés de bénéficier d’un logement à prix réduit.

Il offre aussi au propriétaire de nombreuses garanties : paiement du loyer et des charges locatives au prix du marché garanti, même en période de vide locatif, entretien du logement, remise en état, travaux gratuits, contribution en cas de rénovation, déduction des revenus fonciers de 30 à 70 %.

La Loi Duflot prévoit aussi un renforcement de la coercition :

- la réquisition par le représentant de l’Etat des logements en situation de vacance depuis 1 an et non plus 2 ans,

- le relèvement de la taxe sur les logements vacants : 12,5 % au lieu de 10 % la première année d’imposition, 15 % au lieu de 12,5 % la seconde, 20 % au lieu de 15 % à compter de la troisième.

Même si les logements vacants sont quasiment aussi nombreux en France que le besoin en logements sociaux, ils ne sont toutefois pas la cause du déficit de logements dans les grandes villes, leurs périphéries et les autres zones à forte croissance démographique.

C’est l’exemple type de Montpellier où de nombreux logements sociaux doivent être construits.

L’objectif du nouveau Gouvernement est d’atteindre 110.000 logements sociaux neufs par an d’ici 2016.

Au contact permanent de la population, la Communauté d’Agglomération de Montpellier (CAM) a pris à bras le corps la politique de l’habitat social.

Georges Frêche y était très attaché ainsi que son nouveau Président, Jean-Pierre Moure.

Depuis 2009, la CAM s’est vue déléguer par l’Etat la compétence de l’attribution des aides publiques à la construction des logements sociaux (idem d’ailleurs, depuis 2012, par l’ANAH pour les aides à la rénovation des logements privés).

Le Plan Local de l’Habitat (PLH) de la Communauté d’Agglomération de Montpellier vise sur la période 2013 à 2018, la production annuelle de 1.500 logements locatifs sociaux, répartie en :

-         450 « Prêts locatifs aidés d’intégration », dits PLAI, pour les publics les plus nécessiteux (répartition à 70 % pour le logement familial et à 30 % pour les places d’hébergement en structures collectives du type foyer de jeunes travailleurs ou maison-relais / pension de famille),

-         800 « Prêts locatifs à usage social », dits PLUS,

-         250 « Prêts locatifs sociaux ordinaires », hors étudiants et foyers, dits PLS ordinaires.

L’objectif fixé par le PLH a été atteint en 2012 puisque 1.534 logements sociaux ont été financés.

Types de financement

Objectifs 2012

Réalisé 2012

Objectifs 2013

PLAI

380

423

440

PLUS

730

1.072

730

PLS ordinaire

75

39

230

Totaux

1.185

1.534

1.400

 

La Communauté d’Agglomération de Montpellier recevra en 2013, 3.286.000 € de l’Etat, 1.652.000 € du « 1 % logement » et complètera ce budget par 3.000.000 € sur ses fonds propres.

Les nombres de logements précédents s’entendent hors résidences pour étudiants et hébergements de personnes âgées ou handicapées.

L’Etat prévoit ainsi en outre le financement, via la CAM, la réalisation de :

-         175 logements financés en « Prêt social location-accession », dits PSLA,

-         310 PLS « spécifiques » pour la création de résidences étudiantes et de places en établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD).

Le logement social bénéficiera globalement sur l’agglomération de Montpellier, en 2013, de presque 8 millions d’euros, soit en moyenne par logement ou place d’hébergement, au nombre de 1.885, une aide de 4.200 € (sachant que pour le PLAI, le dispositif le plus social, l’aide sera voisine de 10.000 €).

La crise immobilière ne touche donc pas localement la construction de logements sociaux, ce qui démontre l’intérêt du volontarisme politique.

Le problème demeurera toutefois le manque de logements sociaux en périphérie de Montpellier : en effet, si la Ville de Montpellier comptait, au 1er janvier 2011, 26,68 % de logements sociaux ramenés au nombre de résidences principales, seules les communes de Jacou (12,60 %), de Villeneuve lès Maguelone (10,59 %) et de Clapiers (10,06 %) dépassaient le seuil des 10 % dans le reste de l’Agglomération.

Le retard est encore plus fort dans la Communauté d’Agglomération du Pays de l’Or ou encore dans la Communauté de Communes du Grand Pic Saint-Loup, y compris dans les villes qui en font partie.

L’effort en terme de logements sociaux doit gagner obligatoirement toutes les communes : c’est la condition sine qua non pour mieux loger nos concitoyens.

C’est ce que nous examinerons lors de la prochaine note de « Montpellier Villages » qui s’intitulera : « Logement social : qui en a peur ? ».

 

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"Les Colombes" à Clapiers

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"Les Tourterelles" à Clapiers

Crédit photographique : Michel Chastaing

14/04/2013

L'ADECNA met en sourdine les avions

Créée pour lutter contre le bruit des avions, l’Association de Défense contre les nuisances aériennes (ADECNA) tenait son Assemblée générale annuelle à Castelnau le Lez, le 7 mars 2013.

Cette association veille au bien-être des habitants de Montpellier et de sa périphérie en menant une action de contrôle et de pression sur les modalités de décollage et d’atterrissage à l’Aéroport Montpellier Méditerranée (Fréjorgues).

Sans jamais s’engager dans des manifestations spectaculaires ou médiatiques, l’ADECNA œuvre au quotidien pour obtenir le maximum de rigueur dans la gestion du bruit forcément généré par le trafic aérien.

Son action constructive a été reconnue par les Pouvoirs publics puisque l’Association a obtenu du Préfet de l’Hérault 4 sièges à la Commission Consultative de l’Environnement de l’Aéroport.

Malheureusement, l’Administration a fait l’impasse en 2012, en n’organisant pas sa réunion annuelle !

Il y a quelques années, un guichet unique a été créé à l’Aéroport pour enregistrer, en temps réel, les plaintes des habitants.

Il est appelé « Contact Point Accueil Environnement » : SA Aéroport Montpellier Méditerranée - Service Qualité - Environnement - Sécurité Aéroportuaire - CS 10 001 - 34137 MAUGUIO Cedex - Tél. : 04 67 20 86 99

L’Association participe aussi aux sessions du Conseil de suivi de la Charte de qualité de l’Environnement sonore de l’aéroport.

L’ADECNA a obtenu ces dernières années des mesures importantes entraînant une modération du bruit.

Il s’agit principalement de la mise en place de la « Trajectoire verte », depuis novembre 2007, avec un survol de l’Autoroute A9, ce qui minore le nombre de riverains impactés.

Il est notamment primordial que « La Postale », volant de nuit, respecte scrupuleusement les contraintes édictées.

Questions procédures à respecter, les avions doivent :

-         privilégier le survol de l’espace maritime,

-         prendre (ou perdre) plus vite de l’altitude, ce qui majore certes la consommation de carburant mais réduit fortement la surface impactée au sol par le bruit intense.

L’exploitant de l’Aéroport et le Service de la Navigation Aérienne sensibilisent les aéroclubs (notamment Aéroclub de Montpellier Hérault)

et les écoles de formation au respect des horaires d’entraînement (arrêt à 22 h).

Tout vol d’entraînement est soumis à autorisation préalable, au respect d’une trajectoire matérialisant sur un plan les zones d’habitation à éviter.

Les départs des lignes commerciales vers Nîmes-Garons (vers l’Est), à partir de la Piste principale (2.600 mètres de longueur), évitent dorénavant le survol d’une grande partie de Mauguio.

Piste.jpg

Piste principale au centre et Piste secondaire à droite de l'aérogare 

L’ADECNA incite à moins de départs de la Piste secondaire (1.000 mètres de longueur, parallèle à la Piste principale, côté Sud-Ouest) qui impacte les habitations de Boirargues.

Elle privilégie les arrivées par la trajectoire Ouest (déjà de l’ordre de 70 % des vols commerciaux) qui sauvegarde les zones à forte densité de population.

Ces dernières sont touchées par les atterrissages vers la Mer, c’est-à-dire par vent du Sud (car un avion décolle et atterrit toujours face au vent).

De même, un décollage face au vent du Nord peut impacter Montpellier, Castelnau le Lez et suivant un sillon Nord.

Le plus grand nombre de plaintes résulte en fait de l’aviation légère qui gêne les habitants de Lattes, de la Grande-Motte, de Pérols et de Saint-Aunès.

Les réclamations concernent ensuite, dans l’ordre, les vols d’entraînement et enfin les arrivées par l’Est.

2 stations fixes de mesure du bruit existent : la première au Lycée Champollion à Lattes et la seconde à l’Ecole Georges Brassens de Baillargues.
Impactées par des bruits environnementaux non négligeables, leurs mesures donnent un certain aperçu de la gêne des riverains qui peuvent percevoir de façon plus traumatisante le bruit de survol des aéronefs parce qu’ils sont dans un quartier calme ou que c’est la nuit.

L’ADECNA s’interroge sur la compatibilité du développement de l’Aéroport de Fréjorgues et de l’urbanisation du nouveau quartier « OZ » (avec la nouvelle Gare TGV et environ 5.000 logements envisagés), aux confins des communes de Montpellier et de Lattes, dans le prolongement Nord de la Piste Principale.

En effet, par vent marin, l’axe d’approche survole déjà des milliers de personnes à une hauteur relativement faible (idem pour les décollages par vent du Nord).

Pour situer l’ampleur du trafic, en avril 2012, le nombre de vols commerciaux hors charters aux horaires irréguliers (excepté aussi les vols sans passagers et privés) s’établissait à :

-         8 aller-retour vers Paris-Orly,

-         4 aller-retour vers Paris-Roissy,

-         4 aller-retour vers Nantes,

-         4 aller-retour vers Londres,

-         3 aller-retour vers Lyon,

-         3 aller-retour vers Francfort,

-         2 aller-retour vers Bruxelles,

-         2 aller-retour vers Casablanca (Maroc),

-         1 aller-retour vers Madrid,

-         1 aller-retour vers Fès,

-         1 aller-retour vers Nador (au Nord du Maroc),

-         1 aller-retour vers Tanger.

Un Plan d’Exposition au Bruit (PEB) a été défini par l’Administration.

Il définit d’une manière générale 4 zones :

- D, zone de précaution,

- C, zone exposée à un niveau sonore dit modéré de 55 Décibels,

- B, zone de bruit fort, 62 Décibels,

- A, zone de bruit fort, 70 Décibels, de plus en plus contraignantes sur le plan urbanistique.

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L'échelle des décibels avec un seuil de confort à 35 dB

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Zonage du Plan d'Exposition au Bruit de l'Aéroport Montpellier Méditerranée

A Montpellier, la zone D n’a pas été prise en compte sur le plan réglementaire mais elle sera toutefois évoquée, en terme de périmètre, dans les documents d’urbanisme et par les notaires à chaque achat ou vente de bien immobilier.

Ce PEB a été approuvé par le Préfet de l’Hérault le 15 février 2007 : il touche les communes de Montpellier, Mauguio, Lattes et Pérols.

Le zonage résulte d’un classement fonction d’une gêne sonore liée à la circulation des aéronefs.

Dans les zones A, B et C, les constructions sont interdites, exceptées celles liées à l’activité aéronautique ou à l’agriculture.

Les opérations de rénovation, l’extension mesurée ou la reconstruction des constructions existantes sont admises si elles n’entraînent pas une augmentation de la capacité d’accueil.

En zone C toutefois, un faible accroissement de la capacité d’accueil est autorisé dans les secteurs déjà urbanisés et desservis par les équipements publics.

Dans les zones A et B, les équipements publics et collectifs ne sont admis que lorsqu'ils sont indispensables aux populations existantes.

Enfin, les constructions qui pourront être autorisées dans les zones de bruit sont soumises à des mesures d'isolation acoustique spécifiques.

Concernant son activité 2012, l’ADECNA a participé aux foires aux associations de Castelnau le Lez, du Crès, de Jacou et même de Clapiers mais en revanche pas à celle de Montpellier et ce pour la première fois.

Ces rencontres sont l’occasion de faire connaître l’ADECNA : son action déclenche beaucoup de sympathie mais de moins en moins d’adhésions, malgré le montant modique de cette dernière, fixé à 5,00 € par an.

C’est sûrement lié au fait que les avions commerciaux sont moins bruyants qu’avant, de nouvelles générations ayant été conçues par Boeing et Airbus.

Le rajeunissement des flottes des compagnies bénéficie de nouveaux moteurs, de matériaux plus légers permettant de diminuer les consommations

En outre, l’objectif des constructeurs est que tous les avions vendus à partir de 2020 soient deux fois moins bruyants (et parallèlement deux fois moins émetteurs de CO2).

La moindre mobilisation des habitants est aussi la conséquence certaine de l’efficacité de l’action de l’ADECNA qui a obtenu ces dernières années de grandes avancées.

Le Bureau constitué de son Président, Jacques Michel, de sa Secrétaire, Suzanne Haïtaïan, de sa Trésorière, Corinne Tourrolier et enfin de son Trésorier-adjoint chargé du Journal ADECNA-Info, Michel Sénégas a constaté lors de l’Assemblée générale le manque de renouvellement des bénévoles de l’Association qui atteignent maintenant un âge avancé.

L’équipe dirigeante souhaite passer la main lors d’une nouvelle AG à l’automne prochain, sinon la solution serait de mettre en sommeil l’Association.

L’ADECNA a donc besoin de renforts, de bonnes volontés pour s’investir dans la défense des habitants contre les nuisances aériennes.

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Une vue de l'assistance

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Le Président Jacques Michel

 

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 Une partie du Bureau

01/04/2013

Comment participer soi-même à la transition énergétique ?

2013 a été déclarée par le Président de la République, François Hollande, « Année de la transition énergétique ».

Comment les ménages peuvent-ils participer au passage progressif d'une offre énergétique basée sur les énergies fossiles à une production d'énergies renouvelables diversifiées ?

Tout d'abord, il est nécessaire de ne plus appréhender l'énergie comme une marchandise disponible sans limite et sans contrainte du moment que l'on en paye le prix.

Par exemple pour l'électricité qui est perdue si elle n'est pas consommée dans la seconde, les particuliers doivent apprendre à s'adapter à la disponibilité de la ressource en évitant d'appeler de la puissance aux heures de pointe (chauffage surtout) mais aussi en programmant le fonctionnement de certains appareils électroménagers en heures creuses.

 Les ménages doivent aussi participer à la production d'énergie décentralisée dont la distribution est peu sujette aux déperditions.

Bien entendu, ils doivent entrer dans une dynamique d'économie d'énergie et d'efficacité énergétique.

Les démarches visant à moins consommer, à produire soi-même mais aussi à mieux consommer l'énergie achetée ne sont pas nouvelles chez les particuliers : mais maintenant nombreux sont ceux qui suivent les pas de ces pionniers en la matière.

Concernant les déplacements, la marche à pied, le vélo et le transport en commun sont bien entendu à privilégier.

Toutefois, tant que la voiture électrique alimentée par la pile à hydrogène n'aura pas émergé, le poste transport sera toujours lourd financièrement pour les ménages.

            Voitures de plus petite cylindrée, moteurs plus performants, conduite « souple », réduction des trajets méridiens, suppression des déplacements inutiles et covoiturage laissent certes des espoirs.

            C'est tout de même essentiellement dans le logement que la sobriété énergétique devrait progresser.

            Présentons ici une expérience individuelle réelle de sobriété énergétique résidentielle.

            Soit une famille de 4 personnes habitant une maison individuelle non jumelée, type F5, de 120 m² habitables (en fait de SHON : surface hors-oeuvre nette), âgée de 20 ans, équipée de double vitrage, doublée intérieurement avec un complexe isolant de 12 cm d’épaisseur, consommant au début de la décennie 90 :

-        14.000 kWh par an de gaz naturel pour le chauffage central et l'eau chaude sanitaire,

-        5.000 kWh par an d'électricité pour l'électroménager, l'éclairage, la ventilation, les auxiliaires de la chaudière à gaz, le four et les plaques chauffantes (pas de climatisation).

            Ce logement pouvait donc être classé :

-        D en terme de consommation d'énergie primaire (175 kWhep/m²/an),

-        D en terme d'émission de gaz à effet de serre (31 kgéq.CO2/m²/an).

            Le propriétaire occupant s'est sensibilisé progressivement aux problématiques énergétiques et a décidé de s'inscrire dans une démarche de progrès.

            L'option prise à consister à s’investir et investir dans :

-        une amélioration des comportements domestiques,

-        l'isolation,

-        des équipements de production d'énergie renouvelables.

Electricité spécifique (éclairage, électroménager dont plaques vitrocéramiques, ventilation, etc.)

Toutes les ampoules à incandescence (pas d’ampoules halogènes ont été remplacées par des ampoules luminescentes compactes.

Des coupures de veille télécommandées ont équipé la télévision et ses périphériques d’une part, l’ordinateur fixe et ses périphériques d’autre part.

La consommation spécifique a ainsi baissé entre 2003 et 2012 de 5.000 kWh annuels à 3.000 kWh, ce qui est cohérent avec un ratio admis de 1.000 kWh par habitant et par an.

L’utilisation d’un ordinateur portable a sans doute contribué à la réduction de la consommation électrique ainsi que le renouvellement d’appareils ménagers en fin de vie.

Isolation

Le garage (ainsi que sa porte) et la buanderie, implantés plein Nord, ont été doublés.

Les combles ont ensuite été sur isolées en 2006 : une couche de laine de roche de 40 cm d’épaisseur a été posée sur le floc d’ouate de cellulose qui avait été soufflée à la construction de la villa entre les pannes de la charpente.

Chauffe-eau solaire

En 2007, un chauffe-eau solaire est venu doter le logement de sa première source d’énergie renouvelable.

Un capteur sous vide de 4 m² (l’équivalent en production d’un capteur plan de 6 m²) couvre les besoins en eau chaude durant quasiment 8 mois par an, à 100 % en dehors de la période de chauffe

Placé en préchauffage de la chaudière au gaz, il permet des économies toute l’année pour l’eau chaude sanitaire, la machine à laver le linge (équipé d’un mitigeur à l’entrée) et de la machine à laver la vaisselle (branchée sur le tuyau d’eau et alimentée au sel de piscine au niveau de son adoucisseur).

C’est l’extension de l’utilisation de l’eau chaude solaire aux appareils ménagers qui améliore grandement la rentabilité de l’équipement.

Panneaux photovoltaïques

Une petite installation photovoltaïque de 18 m² (2 kWc de puissance) équipe depuis 2008 un pan de toit orienté Est-Est-Sud (rendement plus faible mais production plus matinale qu’une orientation plein Sud) avec une production électrique totalement vendue à EDF.

Ce rachat couvre financièrement les frais de gaz naturel et d’électricité.

Résultat sur 10 ans, de 2003 à 2012

La consommation d’électricité a été réduite de 5.000 kWh à 3.000 kWh par an comme décrit plus haut.

La consommation de gaz naturel a chuté de son côté de 15.000 kWh à 9.000 kWh, du fait du chauffe-eau solaire et de l’isolation.

Le ratio de consommation d’énergie primaire est ainsi passé de 175 à 80 kWhep/m²/an, soit une décroissance de plus de 50 %.

Le logement a donc évolué d’un classement D à B.

Concernant les émissions de CO2, elles sont passées de 4 tonnes à 2,5 tonnes, soit une baisse de 40 % environ.

Le classement pour les gaz à effet de serre a donc évolué de D à C (atteint de justesse avec un ratio de l’ordre de 20 kgéq.CO2/m²/an).

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Quels sont maintenant les progrès potentiels ?

Le classement CO2 n’est pas encore satisfaisant et plusieurs investissements sont à projeter pour continuer dans cette démarche de progrès.

L’augmentation des tarifs de l’énergie est à précéder par de nouvelles réductions de consommation.

Un particulier peut adapter sa consommation ou même bricoler lui-même au niveau des travaux nécessaires.

Les artisans de leur côté sont moteurs depuis une dizaine d'années en matière de prescriptions.

Ils sont de bon conseil, compétents, performants : ils maîtrisent bien les techniques de pose comme de maintenance.

Efforts sur la consommation d'énergie spécifique

Lors du renouvellement de l'électroménager, il faut faire l’effort de cibler des appareils très économes, notamment en matière de froid car un réfrigérateur ou un congélateur fonctionnent « toujours », contrairement à un sèche-cheveu ou une perceuse.

Travaux d’isolation

Avec un investissement de l’ordre de 2.500 €, le vide sanitaire pourrait être doté de plaques de liège d’épaisseur par exemple de 12 cm, ce qui améliorerait à la fois le confort d’hiver et celui d’été.

Un gain de l’ordre de 1.000 kWh sur le chauffage pourrait être obtenu.

L’isolation par l’extérieur de la maison permettrait aussi de gagner de l’ordre de 2.500 kWh.

Il s’agit toutefois d’un investissement lourd (de l’ordre de 20.000 €) très difficile à amortir et donc à prévoir seulement au moment du ravalement de façade.

Et surtout à ne pas oublier à cette occasion, sinon c’est un nouveau cycle de gaspillage d’énergie qui repart pour 25 ans !

Ce serait peut-être alors l’occasion, par une sur épaisseur de l’isolant extérieur, de gagner de la place à l’intérieur en ôtant progressivement le complexe isolant dans des pièces dont la décoration serait alors obligatoirement rénovée.

Le remplacement du double vitrage existant par du double vitrage haute performance à rupture de pont thermique ne peut intervenir qu’en fin de vie des huisseries existantes car les temps de retour sur investissement ne sont absolument pas intéressants (ne parlons même pas des triples vitrages économiquement inadaptés aux réalités climatiques du Midi de la France).

Energies renouvelables

Pour le moment, le logement produit de l’ordre de 4.500 kWh d’énergies renouvelables (dont 2.000 vendus et 2.500 autoconsommés), à comparer à sa consommation énergétique totale de l’ordre de 15.000 kWh.

La villa produit donc l’équivalent de 30 % de sa consommation, ce qui est honorable.

L’avenir conduira vraisemblablement à passer au stade du bâtiment à énergie positive, c’est-à-dire produisant plus qu’il ne consomme (ce qui sera le standard en construction neuve dès 2020).

Quel pourrait être la feuille de route ?

Tout d’abord, la pose d’un nouvel équipement photovoltaïque de 3 kWc sur le pan de toit opposé à celui déjà occupé.

Si le tarif de rachat de l’électricité a bien baissé, tout comme les subventions publiques, il en est de même du coût d’investissement (de l’ordre de 13.000 € à ce jour contre plus de 25.000 € il y a 5 ans).

La nouvelle production de 3.500 kWh rapporterait, aux conditions économiques actuelles, de l’ordre de 1.100 € par an, soit un rendement financier au moins le double d’un autre investissement immobilier (achat d’un studio neuf ou d’occasion, d’un meublé touristique, d’une chambre pour étudiant ou pour maison de retraite, etc.).

L’autonomie électrique du logement pourrait être atteinte mais se poserait le problème du coût et de la durée de vie des batteries pour stocker l’électricité.

D’autre part, la villa pourrait être dotée d’un poêle à granulés de bois.

Pour un investissement, franchement très variable suivant le matériel choisi, dans une fourchette de 1.500 à 3.000 €, la consommation de gaz pourrait être réduite à quasiment zéro (maximum de 1.000 kWh).

Le bâtiment verrait ainsi son ratio d’énergie primaire baisser à 10 kWhep/m²/an (soit un classement en A).

2 tonnes de CO2 seraient économisées : le ratio d’émission tomberait à 4 kgéq.CO2/m²/an, donc quasiment à zéro, ce qui classerait le logement en A.

La chaudière au gaz pourrait ne servir que d’appoint et de secours, à condition que le poêle à pellets diffuse suffisamment bien sa chaleur dans toutes les pièces.

L’abonnement de gaz pourrait même être abandonné en dotant le ballon d’eau chaude sanitaire d’une résistance électrique branchée seulement l’hiver (sur cette opération relativement marginale, le gain en énergie primaire serait nul et seul serait enregistrée une amélioration sur le ratio de CO2 réduit à 2 kgéq.CO2/m²/an).

Question finances, il faudrait 2 tonnes de granulés de bois par an, soit une dépense de l’ordre de 500 €, égale à celle de la consommation de gaz naturel (au-delà des presque 200 € annuels d’abonnement).

Conclusion

Moyennant quelques investissements judicieux, la sobriété énergétique résidentielle est possible.

Les schistes bitumineux, les gaz de schiste et autres gaz de houille, dont la consommation agit directement sur le réchauffement climatique, ne pourront jamais se substituer efficacement aux énergies renouvelables dont notre région est richement dotée : vent (en industriel et dans les lieux isolés), bois et solaire (en résidentiel).

Les ménages doivent anticiper et prendre petit à petit leur avenir en main sur le plan énergétique.

Un logement individuel pourrait très bien devenir indépendant énergétiquement dans les 10 années à venir : ce mythe, à portée de la main, est toutefois une coquetterie en zone agglomérée.

22/03/2013

Honneur à Jonathan Ligali, un champion de Foot clapiérois

De nombreux enfants et adolescents rêvent de devenir champions de foot.

Jonathan Ligali, jeune Clapiérois de 21 ans, leur montre l’exemple.

Né à Montpellier le 28 mai 1991, Jonathan est d’origine béninoise.

Toute sa famille habite Clapiers.

C’est un joueur athlétique avec ses 1,83 m et ses 82 kg.

Il a commencé à jouer à l’âge de 7 ans au Sporting Club de Jacou avant de signer au Montpellier Hérault Sport Club en juillet 2003, où il rejoint le centre de formation de Grammont.

Jonathan Ligali occupe la place de gardien de but.

Il a été sélectionné en équipe de France 16 fois au total :

- 1 fois en U16,

- 2 fois en U18,

- 4 fois en U19,

- 9 fois en U20 (moins de 20 ans), dont 7 fois en Coupe du Monde, en l’occurrence en Colombie pour l’édition 2011 (matchs joués contre le pays hôte, l’Equateur, le Mali, le Mexique, le Nigéria, le Portugal et la République de Corée / France battue 3 -1 pour la troisième place par le Mexique).

Dès la saison 2008-2009, Jonathan est le gardien de but de l’équipe montpelliéraine réserve, évoluant en CFA 2.

Cette même saison, il devient Champion de France en emportant avec les juniors du club la Coupe Gambardella (victoire 2 – 0 face à Nantes, avec notamment Younès Belhanda, Rémy Cabella, Abdelhamid El Kaoutari et Benjamin Stambouli).

Après avoir franchi avec succès toutes ces années d’apprentissage, Jonathan Ligali devient professionnel en 2011, avec un contrat de 3 ans au MHSC.

Mais il lui a fallu être patient avant que la Ligue 1 lui ouvre les bras.

C’est arrivé ce 1er décembre 2012 avec son premier match à Lyon, où il s’est permis une magnifique intervention, évitant à Montpellier d’encaisser un second but.

Et comme si un bonheur n’arrivait jamais seul, Jonathan a été aligné, 3 jours plus tard, par l’entraîneur de Montpellier, René Girard, à domicile, en Ligue de Champions, face au FC Shalke 04.

Un baptême du feu dense avant la trêve de Noël !

Comment Jonathan en est-il arrivé là ?

C’est la Coupe du Monde 1998 qui a été le déclencleur et l’a attiré vers le Foot.

Les Français en haut de l’Olympe : cette fabuleuse épopée humaine lui a donné envie de fouler une pelouse.

Au débat, le Football n’a été qu’un amusement et l’objectif de réussite n’est venu qu’après sa détection comme jeune talentueux, à fort potentiel, à l’âge de 12 ans, par le Club de Montpellier.

Jonathan, s’il en a eu le rêve assez précocement, ne pensait pas toutefois au départ devenir joueur professionnel.

Il s’est forgé un solide caractère grâce à ce sport d’équipe : le mental progresse avec les échecs, l’important étant pour lui de toujours trouver les ressources pour rebondir.

Bien entouré par sa famille, d’origine béninoise (un bel exemple de pays africain, francophone, démocratique et stable politiquement où le Football est très présent), il apprécie dans le sport les valeurs fortes de la vie que sont le respect, le travail, la discipline vis-à-vis de soi-même et des autres, la détermination et la solidarité.

S’il a choisi le poste de gardien de but, c’est par hasard d’abord et ensuite par goût.

Si le dernier défenseur court peu en match, c’est en revanche lui qui subit, jour après jour, l’entraînement le plus intense, le plus dur.

Par rapport aux joueurs de champ qui ont droit à de petites erreurs, le gardien de but assume une lourde responsabilité : il doit rester complètement concentré et être très fort mentalement.

Comme tous les sportifs de ce niveau, il a ressenti la présence, la sollicitation, la pression des médias dès son irruption en Ligue 1 et en Ligue des Champions.

Jonathan sait garder la tête sur les épaules et anticipe déjà sa reconversion – dès l’approche de 30 ans en général – en préparant ses brevets d’éducateurs, ce qui lui permettrait de rester dans le milieu du Foot.

Il est bien intégré dans un groupe qui a la réputation à Montpellier d’être très solidaire.

Les joueurs partageant les même objectifs, de longues heures ensemble sur les terrains, de longs moments communs en déplacements, ce qui resserrent les liens, joueurs vedettes et jeunes joueurs cohabitent sans clivage aucun.

Jonathan Ligali vit ainsi une expérience riche qui demande une grande rigueur de vie mais qui va aussi marquer son existence, en faisant de lui un bel exemple de réussite pour la jeunesse.

jonathan ligali,clapiers,clapiérois,jacou,football,mhsc,montpellier la paillade,gardien de but,sport,championPhoto : Site UEFA

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Photo : France Football

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Photo : France Football

13/03/2013

La viticulture régionale a-t-elle un avenir ?

Après avoir subi une crise de surproduction dans les années 70, mené à bien une révolution qualitative à partir des années 80, la viticulture languedocienne a radicalement changé de visage.

La restructuration du vignoble s'est faite au prix de nombreux arrachages définitifs et d'une hémorragie d'emplois.

Toutefois, l'excellence qualitative est maintenant la règle et des marchés à l'exportation ont été conquis.

La DRAAF Languedoc-Roussillon (Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture, et de la forêt) a réalisé le premier bilan des ventes à l'étranger des vins régionaux, une étude publiée en février 2013 par Agreste, le site de la statistique et de la prospective du Ministère de l’Agriculture, de l’agro-alimentaire et de la Forêt.

Les exportateurs français sont en effet obligés depuis le début de l'année 2012 de déclarer l'origine des vins AOP (Appellation d'origine protégée, « ex AOC ») et IGP (Indication géographique de provenance, correspondant aux Vins de Pays).

France Agrimer, prédécesseur de l’ONIVINS et autres offices par production, fournit aussi tous les ans des chiffres sur l’exportation viticole.

3,4 millions d'hectolitres de vins AOP et IGP du Languedoc-Roussillon ont ainsi été exportés en 2012, pour un montant de 724 millions d'euros.

La France vend à l’étranger au total 15 millions d’hectolitres de vins, pour une valeur de 5 milliards d’€ (essentiellement du Bordeaux et du Champagne), soit 10 fois plus que le montant de ses importations : c’est le premier solde positif du commerce extérieur agroalimentaire devant les produits laitiers (4,5 milliards contre 2,4).

Restructuration du vignoble

Dans les années 1970, la vigne en Languedoc-Roussillon occupait approximativement 500.000 hectares, produisait 30 millions d'hectolitres de vins (rendement de l'ordre de 60 hl/ha) pour un chiffre d'affaires de l'ordre de 2 milliards d'€ (soit environ 0,7 € le litre), 80 % du vin produit relevant de la consommation courante.

Aujourd’hui, il ne reste plus que 230.000 hectares.

En euros constants, les cotations de vins en vrac ont peu ou pas varié.

Type de vin

Prix de vente en vrac en €/litre approximatif

Vin de table (VDT)

0,55

Vin de pays d’Oc (VDP monocépage)

0,70

AOC Corbières ou Minervois

0,80

AOP génériques

0,90

AOP Domaines et Châteaux

1,50

La rémunération moyenne, de l’ordre de 0,80 €/litre est donc supérieure de 15 % environ par rapport aux années 1970.

Avec la baisse de rendement observée, aux alentours de 50 hl/ha, le revenu brut d’exploitation à l’hectare n’a donc absolument pas évolué alors qu’il faut consacrer plus de soins à la culture et de moyens à la vinification : les marges sont donc loin d’être meilleures.

Le chiffre d’affaires de la viticulture régionale a globalement été divisé par deux, en 4 décennies.

Pas étonnant que le nombre d’exploitants agricoles spécialisés en viticulture se soit effondré : 91.000 en 1970, 28.000 en 2000 et 18.000 seulement en 2010.

Sur le plan des emplois, la viticulture languedocienne aura perdu en 40 ans autant d’emplois que les mines de charbon et la sidérurgie réunies en Lorraine.

Actuellement, 5 hectares de vigne génèrent grosso modo 1 emploi direct ou induit.

On peut aussi dire que 1 emploi agricole dans l’amont de la filière viticole en entraîne 1 autre dans l’aval de la filière (transformation, commercialisation, aprovisionnements en intrants, machinisme, œnologie, transport, verrerie, mise en bouteille, recherche, vente au caveau, oeno-tourisme, etc.).

Le recensement général agricole a comptabilisé, en 2010, 18.200 unités travail année (dites UTA, soit 68 % d’exploitants, 20 % de salariés permanents et 12 % de saisonniers) dans les exploitations d’orientation viticole, contre 28.200 en 2000.

10.000 équivalents temps plein directs ont donc été perdus en 10 ans et vraisemblablement plusieurs milliers supplémentaires dans les secteurs d’activités connexes.

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La conquête des marchés à l’exportation

La production en Languedoc-Roussillon – 12 millions d’hectolitres en 2010 contre 20 millions en 2000 – représente tout de même encore 1/3 de la production nationale.

Elle se ventile à 20 % en AOP, 65 % en IGP et 20 % en VSIG (Vins sans indication géographique), ex Vins de Table (VDT), sous la dénomination maintenant Vin de France.

Notre région s’est manifestement spécialisée dans les vins de pays (IGP).

Ces derniers, tirés par l’exportation, sont souvent d’un meilleur rapport pour le vigneron régional : c’est pourquoi, une part importante d’IGP est issue de vignobles qui pourraient revendiquer l’AOP (37 % de la surface régionale mais seulement 21 % de la production, pour raison de rendements plus faibles certes mais aussi pour la raison opportuniste invoquée).

Le Languedoc-Roussillon demeure la première région productrice française (du premier pays producteur au Monde), avec 30 % des surfaces, 70 % de la production des IGP et 12 % de la production des AOP.

Son vignoble bénéficie d’une grande variété de terroirs, cultive une grande diversité de cépages et produit une multitude de vins capables d’occuper le bas comme le haut de gamme.

La crise de surproduction et/ou de mévente s’est maintenant éloignée (les cours du vin ont augmenté de 40 % entre 2000 et 2010).

Le Languedoc-Roussillon conquiert de nouveaux marchés à l’exportation au-delà de ses clients européens traditionnels (dans un ordre décroissant : Allemagne, Pays-Bas, Royaume-Uni, Belgique, Suisse).

Résultat : les ventes en Asie du Nord (dont la Chine, 1er client en valeur pour les AOP, et bien sûr le Japon), excèdent maintenant celles en Amérique du Nord (Etats-Unis et Canada).

La consommation des Français (30 millions d’hectolitres soit 55 litres/habitant/an) ne serait plus suffisante pour acheter les 45 millions d’hectolitres de vins produits en France.

Sur les 15 millions d’hectolitres exportés, le Languedoc-Roussillon en a vendu lui-même, en 2012, 3,4 millions rien qu’en IGP (2,8 millions), soit environ 1/3 de sa production et en AOP (0,6 million), soit environ 1/5 de sa production.

Quelle quantité de Vin de France produite en Languedoc-Roussillon est exportée ?

La France vend à l’étranger, bon an, mal an, entre 7 et 8 millions d’hectolitres de VSIG, pour une valeur de l’ordre de 1 milliard d’€ (dont une part non négligeable provient de vignes classées en AOP, ou même IGP).

Les chiffres à l’exportation de ces vins en Languedoc-Roussillon (qui en produit un peu plus d’1/3 en France) ne sont en fait pas connus : il doit bien s’en vendre toutefois à l’étranger quelques centaines de milliers d’hectolitres sur les 2 millions disponibles.

Pour ce qui est des IGP, essentiellement des vins de cépage (Chardonnay, Sauvignon, Viognier, Marsanne, Roussanne, en blanc, Merlot, Cabernet-Sauvignon, Syrah, Mourvèdre, Pinot noir, etc.,  en rouge), le Languedoc-Roussillon truste 72 % des exportations françaises (et aussi 72 % en valeur).

Concernant les AOP, elle représentent tout de même 20 % du total français (l’AOC Languedoc avec ses villages et châteaux sans oublier les Vins Doux Naturels), même si cela ne représente que 3 % en valeur.

Dans les vins IGP exportés, 20 % sont des vins blancs et à 80 % des Vins de Pays d’Oc (le reste en Vins de pays de zone et de département).

Les vins AOP exportés sont très majoritairement des vins rouges, exceptés notamment la Blanquette de Limoux (7 % en volume) et les Muscats (1 % en volume).

En IGP, les Etats-Unis et le Canada sont de bons clients avec des prix unitaires élevés, de l’ordre de 2 €/litre.

En AOP, la rémunération moyenne est de 3 €/litre, un prix intéressant même s’il est loin de la moyenne française de 7 €/litre.

Globalement, les exportations sont une réelle chance pour la viticulture languedocienne.

Ce sont les IGP (ex Vins de Pays) qui sont en pointe dans le domaine et les AOP (ex AOC) à la traîne (il faudrait qu’elles croissent de 50 % pour rattraper le niveau d’exportation des IGP !).

La Blanquette de Limoux est aussi performante que les IGP à l’export, au contraire des Vins Doux Naturels (VDN) qui ne percent absolument pas à l’étranger.

Le label Sud de France et la Région Languedoc-Roussillon sont des appuis forts à l’exportation.

Cette dernière est l’avenir de la filière viticole régionale, avec le circuit court (déjà 1 viticulteur sur 5) et le Bio (150 exploitations en 2000, 1.000 en 2010 et un millier envisageant une conversion à l’Agriculture Biologique d’ici 5 ans).

C’est sur les marchés émergents (hors Europe) que le Languedoc-Roussillon doit porter ses efforts car nous suivons avec retard la montée constatée dans les autres régions viticoles françaises de la clientèle des continents américain et asiatique.

Sur les 12 millions d’hectolitres produits dans notre région, 1,5 sont consommés localement, 7 dans le reste de la France et déjà 3,5 à l’étranger.

A l’avenir, au prix de gains de productivité et d’une adaptation continue des produits proposés, nos vignerons vont développer leurs parts de marchés dans les pays émergents.

Notre viticulture vivra ainsi demain essentiellement de l’exportation !

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Crédit photographique : Michel Chastaing

06/03/2013

Comment financer son association ?

Le fait associatif mobilise en France près de 15 millions de bénévoles (30 % dans le domaine social, 20 % dans le sport et 20 % dans la culture).

Il profite à bien davantage encore de bénéficiaires.

La vie en France est meilleure grâce au bénévolat et à cette réflexion permanente de groupes organisés autour d’une cause, d’une manifestation, d’une ambition, d’un service, d’une générosité, etc.

Pour financer leurs activités, les associations loi 1901 peuvent compter sur :

-         les cotisations de leurs membres,

-         les subventions publiques,

-         les dons de leurs membres ou de personnes extérieures.

Les cotisations

Souvent modiques, pour éviter une ségrégation sociale, elles donnent le droit de vote au sein de l’association.

Pour un dirigeant associatif, ce n’est jamais facile de proposer une augmentation de la contribution financière des adhérents, malgré l’intérêt contributif, souvent indéniable, à l’objet de l’association.

Les cotisations représentent souvent une part mineure du budget de fonctionnement sauf, au contraire, lorsqu’elles permettent d’accéder à un service : pratique d’un sport, d’un loisir, encadrement par des moniteurs, des professeurs, des éducateurs, intervention de professionnels, etc.

Le montant de la cotisation est quelquefois différentié : par exemple avec une somme plus élevée pour les membres d’honneur dont la hauteur de contribution est valorisée par un titre gratifiant.

Cette pratique est toutefois très marginale et l’avenir d’un meilleur financement des associations passe vraisemblablement par un barème de cotisations modulées en fonction des revenus.

Les personnes ayant les moyens, financièrement parlant, pourraient ainsi participer plus activement, sans obérer leur capacité financière, au développement de leur association.

Ce type d’opportunité s’intègre bien dans les volets sociaux des Agendas 21.

Certes, les associations répugnent à accéder aux justifications des revenus de leurs membres, pour des raisons évidentes de confidentialité, mais les comités communaux d’action sociale pourraient aisément, au vu du règlement intérieur de chaque association, arbitrer quant au niveau de cotisation à pratiquer.

Il s’agit toutefois d’une prise de conscience nouvelle et d’une petite révolution des mentalités vers plus d’équité.

Les subventions publiques

Les associations reçoivent, bon an mal an, environ 35 milliards d’euros d’aides (grosso modo 22,5 % de l’Etat, 25 % des communes, 22,5 % des départements, 10 % des régions, 20 % de l’Europe, des caisses d’allocations familiales et d’autres organismes sociaux).

Cette aide représente près de la moitié de leur budget (l’équivalent à titre indicatif d’une moyenne de 1.000 € d’impôt, par foyer fiscal et par an).

Bien entendu, ces aides publiques vont surtout :

-         aux associations proches de leurs bailleurs financiers (1 milliards d’€ pour des associations venant en aide aux fonctionnaires de l’Etat, 400 millions pour l’action sociale des fonctionnaires territoriaux),

-         aux grandes structures (clubs de sport de haut niveau, compagnies artistiques, etc.).

Ainsi, 7 % des associations françaises touchent 70 % des aides, tandis que 80 % n’en encaissent aucune.

Le secteur parapublic associatif se voit aussi déléguer un grand nombre de missions de service public (exemple de l’AFPA par exemple, des associations d’insertion, d’accueil de publics en souffrance, d’aide alimentaire, etc.) ce qui justifie un important transfert de moyens financiers.

Le secteur associatif est en effet très en pointe sur l’innovation sociale, avec la création de services à la personne en phase avec la demande sociétale.

Toutefois, si l’on intéresse aux petites associations locales (clubs de sport, de danse, d’activités culturelles, éducatives, récréatives, etc.), seules les communes sont en général pourvoyeuses de fonds.

Cette quête annuelle demande une rigueur – fourniture du budget prévisionnel, des comptes annuels, du plan de financement, du compte rendu d’activités, du pourcentage de bénéficiaires domiciliés dans la commune – lourde pour les bénévoles et pourtant nécessaire au bon contrôle de l’utilisation des fonds publics.

Les communes et les intercommunalités devant veiller à la maîtrise de leurs dépenses, les associations ne peuvent guère espérer une croissance des aides.

D’autant que la mise à disposition de locaux, d’installations, de matériels, voire même de personnel, est fréquente de la part des collectivités territoriales et représente la plupart du temps le plus gros effort financier.

Les dons manuels aux associations

C’est au niveau des dons que la progression du financement des associations est potentiellement la plus prometteuse.

La générosité privée a certes des limites mais les pouvoirs publics lui ont donné ces dernières années un sensible coup de pouce.

En effet, les dons aux associations ouvrent droit à une réduction d’impôt sur le revenu des personnes physiques de 66 % des sommes versées dans la limite de 20 % du revenu imposable (contre 50 % dans la limite de 5 % il y a quelques années).

L’aide de l’Etat est donc extrêmement importante en direction des associations : elle le serait encore plus si, à la place d’une réduction d’impôt, était alloué un crédit d’impôt, bénéficiant donc aussi aux ménages peu ou non imposables, avec le reversement par le Trésor Public d’une somme excédant le montant de l’impôt dû.

Le système actuel est en effet anti-redistributif et favorable aux catégories moyennes à supérieures.

D’autre part, beaucoup de personnes sont persuadées que l’avantage fiscal est réservé aux dons en direction des associations d’utilité publique.

Ce qualificatif est octroyé par un décret en Conseil d’Etat.

Il ouvre droit aux donations et legs (biens immobilier, rentes, etc.).

Il est réservé à de grosses associations, ayant un grand rayonnement, des finances solides, de nombreux adhérents et œuvrant dans un des domaines suivants : philanthropique, social, sanitaire, éducatif, scientifique, culturel ou concernant la qualité de la vie, l’environnement, la défense des sites, des monuments ou encore la solidarité internationale.

Or, le crédit d’impôt est aussi ouvert pour les dons aux associations d’intérêt général, vocable qui recouvre fort souvent le club de sport local, l’association de randonneurs, de danseurs, de théâtre, d’enseignement de la musique, de parents d’élèves, d’anciens combattants, etc.

En effet, ce type d’association respecte la plupart du temps les préalables suivants :

-         un champ d’activités dans les domaines philanthropique, sportif, social, éducatif, scientifique, culturel, qualité de la vie, environnement, solidarité internationale, etc.,

-         une gestion désintéressée (ses dirigeants n’en tirent pas de salaires dépassant les ¾ du SMIC, d’honoraires, d’avantages en nature, les remboursements de frais dûment justifiés se faisant « à l’euro, l’euro »),

-         l’exercice d’activités non lucratives (pas de marge financière au-delà de ce qui est nécessaire à leur perpétuation),

-         pas de fonctionnement dans le cadre d’un cercle restreint de personnes.

S’il n’est pas interdit à une association d’intérêt général d’exercer une activité concurrentielle, cette dernière doit respecter la règle dite des « 4 P » (contraintes décroissantes portant respectivement sur le produit, le public, le prix et la publicité).

Si cette règle n’est pas respectée, l’association est réputée exercer une activité commerciale et elle est assujettie, pour l’activité concernée, aux impôts commerciaux que sont la taxe sur les salaires, la taxe d’apprentissage, les impositions ayant succédé à la taxe professionnelle et enfin l’impôt sur les sociétés.

Pour être d’intérêt général dans un domaine donné, une association doit présenter une utilité sociale :

-         le produit (service) proposé doit être peu pris en compte par le marché (par exemple rares sont les entreprises proposant une éducation au football ou au rugby),

-         le public accueilli n’a pas facilement accès au service (exemple de danseurs en milieu rural loin de tout centre chorégraphique),

-         le prix, pour un service voisin, est nettement inférieur à celui du secteur lucratif,

-         la publicité éventuelle, légale au demeurant, ne cherche pas à capter la clientèle des entreprises commerciales.

En cas de doute, une association doit saisir les Services fiscaux qui ont 6 mois maximum pour qualifier de commercial le caractère de l’activité.

Vu ce que nous venons de voir, beaucoup de petites associations sont d’intérêt général et peuvent donc remettre un reçu fiscal en échange d’un don, libéralité ouvrant droit à crédit d’impôt.

Les dons assimilés aux associations

Si les dons manuels (sommes d’argent, valeurs mobilières, objets) sont bien connus des associations d’intérêt général, en revanche, l’assimilation des frais engagés par les bénévoles à des dons, ce qui ouvre aussi droit à l’avantage fiscal susmentionné, est peu connue, ou tout au moins, peu usitée.

Or, ce pourrait être un dédommagement extrêmement important pour le bénévolat.

En effet, Henri Nayrou, ancien Député socialiste de l’Ariège, a fait passer un amendement à l’Assemblée Nationale le 6 juillet 2000 pour octroyer aux bénévoles une réduction d’impôt.

Le principe est simple :

-         les frais engagés par les bénévoles doivent entrer strictement dans le cadre de l’objet de l’association,

-         le bénévole doit adresser à l’association une facture de ses frais annuels et l’accompagner d’une lettre où il renonce expressément à leur remboursement.

Il s’agit de frais de déplacement pour des réunions ou des manifestations suivant un barème kilométrique spécial établi par l’Administration fiscale, d’achats d’aliments pour des moments festifs, d’achats de petits matériels, de fournitures de bureau, de documentation, de frais de communication, d’habillement spécifique et dédié, etc.

Il est recommandé à l’association de retracer dans ses comptes ces dons : ils s’équilibrent dans le compte d’exploitation en charges et en produits.

Un abandon de créance par un bénévole (ses frais qui pourraient lui être remboursés) est donc équivalent à un don.

Il faut que les frais auxquels le bénévole renonce aient pu potentiellement être remboursés par l’association ce qui limite donc au chiffre d’affaires de cette dernière leur montant total.

Cela signifie donc que les cotisations, les dons manuels évoqués plus haut et les subventions publiques ont un effet de levier sur les sommes qui pourront faire l’objet d’un crédit d’impôt.

Notamment des montants de cotisations plus élevés ne seraient pas illégitimes puisque ce serait le gage que des associés ayant dépensé de l’argent au profit de l’association puissent se le faire rembourser par l’Etat au deux tiers.

Les plus désintéressés et les plus motivés à soutenir l’action de leur association pourraient ensuite gratifier l’association d’un don équivalent.

En outre, ce système d’aide de l’Etat pousse à ce que les frais soient engagés par les bénévoles issus de ménages imposables, ce qui n’est pas illogique puisque ce sont eux qui bénéficient normalement de davantage de revenus.

Globalement, il existe donc un champ de réflexion à la façon dont le bénéfice de l’amendement Nayrou pourrait servir le fait associatif, au service notamment du bien vivre, du sport et de la culture.

28/02/2013

Clapiers se chauffe au bois

Une chaufferie-bois vient d’être mise en service sur la commune de Clapiers.

Alimentée en granulés, elle est destinée à chauffer le site du Calvaire de l’Ecole élémentaire Victor Hugo.

Ce bâtiment scolaire accueille environ 250 enfants et une dizaine d'adultes constituant l'équipe pédagogique.

Quel a été le cheminement intellectuel conduisant à la mise en place de cet équipement ?

Tout d’abord, la disponibilité énergétique est un enjeu national d’avenir, en termes de maintien de notre niveau d’activité, de productivité, de liberté de déplacement, de niveau de vie et de confort.

La dépendance énergétique française vis-à-vis de l’étranger et la flambée inexorable des prix du fait de la raréfaction des énergies fossiles conduisent tout droit à des tensions géopolitiques, à des risques de pénuries et à la précarité énergétique (par définition, pour un ménage, plus de 15 % du revenu consacré à l’énergie).

La lutte contre le réchauffement climatique relève en outre de la responsabilité et de la mobilisation de tout un chacun.

Les élus, comme leaders d’opinion, et les collectivités territoriales, comme promoteurs d’exemples, ont un rôle de précurseurs à jouer.

En matière de transition énergétique, l’équation à résoudre est la suivante :

  • plus de sobriété = baisse des consommations et des gaspillages (choix du transport en commun, isolation du bâti, meilleure gestion des bâtiments, etc.),

  • plus d’efficacité = amélioration du rendement des machines thermiques (moteurs « à explosion », machines frigorifiques, chaudières, etc.),

  • production d’énergies renouvelables.

Quand on est humaniste, il est difficile en effet d’imaginer nos contemporains épuisant des ressources indispensables aux générations futures.

Nous avons donc plusieurs impératifs :

  • gagner notre indépendance vis-à-vis du charbon, du pétrole, du gaz naturel, forts émetteurs de gaz à effet de serre (décarbonisation nécessaire de l’économie) et générateurs de déficit commercial,

  • nous désengager progressivement du nucléaire, compte tenu des risques liés aux émissions accidentelles de radioactivité et de gestion sur le très long terme des déchets radioactifs,

  • réserver l’électricité à ses usages spécifiques (éclairage, ventilation, fonctionnement des moteurs, communication, informatique et audiovisuel) en évitant de la transformer en chaleur (énergie dégradée facile à produire ou à capter localement),

  • produire de façon décentralisée des énergies renouvelables pour stimuler l’innovation, les emplois non délocalisables et exploiter nos propres avantages concurrentiels (biomasse agricole en zone de grandes cultures, hydrolien en Bretagne, vent et soleil sur la côte méditerranéenne, etc.),

  • réduire la facture énergétique pour plus de compétitivité.

Source d'énergie

Prix du kWh en centimes d'euros

Electricité

12,5

Propane

12

Fioul

9,5

Gaz naturel

6,5

Granulé bois en vrac

5

Bois bûche

3

Plaquettes forestières

3

Broyat de bois propre usager

1

Source : Association des communes forestières de l’Hérault

Concernant le chauffage des logements comme des équipements tertiaires (commerces, bureaux, établissements scolaires, …), le bois offre une opportunité moderne et séduisante.

Car, pour une collectivité territoriale souhaitant respecter les engagements du Grenelle de l’environnement, le choix du bois-énergie apporte la solution la plus complète et la plus cohérente.

En effet, le bois est un combustible renouvelable.

Il provient d’arbres d’un certain âge (nettoyage après coupe de bois d’industrie ou éclaircie de résineux essentiellement) qui cèdent la place à de jeunes pousses vigoureuses captant davantage de gaz carbonique (principal gaz à effet de serre) que leurs prédécesseurs.

Le gaz carbonique libéré par combustion est ainsi rapidement capté par la végétation (« cycle court du carbone ») et non stocké définitivement dans l’atmosphère comme avec les énergies fossiles.

En outre, le prix d’approvisionnement du bois-énergie est faible, peu spéculatif et stable.

Enfin, sa production stimule l’emploi et les métiers locaux (ingénierie et production pour les chaudières, bûcheronnage, débardage, transformation, livraison).

Les massifs forestiers du Somail et de l’Espinouse dans l’Hérault, des Cévennes dans le Gard, les pins sylvestres de Lozère et même les pins d’Alep du Nord de Montpellier, exploités dans le cadre de sylvicultures respectueuses de l’environnement sont particulièrement bien adaptés, en Languedoc-Roussillon, à fournir les chaufferies-bois tertiaires et résidentielles.

Il y a lieu de privilégier la ressource issue de forêts faisant l'objet d'une gestion durable ce qui est le cas des forêts domaniales et communales gérées par l'Office National des Forêts, pour la plupart déjà labellisées PEFC (la création du Programme Européen des Forêts Certifiées date de juillet 1998).

Une étude commanditée par le Conseil Régional Languedoc-Roussillon a démontré que le bois local facilement mobilisable, sans nouveaux travaux d'infrastructures routières, sans concurrencer les filières d'approvisionnement des industries papetières, suffiraient à chauffer tous les logements du Languedoc-Roussillon, une fois ces derniers mis aux normes de la réglementation thermique 2012.

Une étude commanditée par l'ADEME (rapport national intitulé « Evaluation des emplois dans la filière biocombustible » finalisé en avril 2007) précise que si la filière des bio combustibles représentait 60.000 emplois en 2006 (dont 40 % informels), il peut être projeté pour 2015, 85.000 emplois (dont 34 % informels).

Bien entendu, le bois-énergie n'est vertueux que si la ressource mobilisée est à proximité et n'entraîne pas des déforestations dans des pays pauvres ou des transports inconsidérés.

A Clapiers, le site du Calvaire de l'Ecole Victor Hugo (1.200 m² de surface et 3.000 m3 de volume) était chauffé jusqu'à présent grâce à des convecteurs électriques.

Un choix politique a permis de s'inscrire dans la modernité en choisissant délibérément comme combustible le bois.

Dans un premier temps, les études préalables mettaient en avant à Clapiers l'utilisation des plaquettes forestières (3,8 kWh/kg d'apport énergétique à 25 % d'humidité / densité de 0,25).

Le rapport de l'ADEME chiffrait à 150.000 tonnes leur utilisation en 2006 et prédisait une explosion de leur usage à 6.000.000 tonnes en 2015 (soit 1.300.000 tep ou tonnes équivalent pétrole).

Le recours au bois-bûche (3,5 kWh/kg d'apport énergétique avec des bûches sèches / densité de 0,75) était à écarter localement d'office car l'approvisionnement des chaudières ne peut pas être automatisé, ce qui est rédhibitoire en collectivité.

C'est en fait un approvisionnement local de granulés de bois qui a été choisi (5,0 kWh/kg d'apport énergétique à 8 % d'humidité / densité de 0,7 en vrac, sachant qu'un granulé seul coule dans l'eau puisque sa densité vaut approximativement 1,2).

Le granulé (ou pellet) est fabriqué à partir de résidus de scierie (sciure et copeaux) et même de petits bois ronds issus d'essences résineuses.

Sa fabrication (compression sans additif) nécessite entre 1,3 et 2,7 % de l'énergie qu'il contient (« énergie grise »).

L'étude de l'ADEME évoquée plus haut chiffrait à 150.000 tonnes sa production en France en 2006 (pour une consommation nationale de 200.000 tonnes soit un ratio d'autosuffisance de l'ordre de 75 %) et prédisait le triplement de cette dernière d'ici 2015 à 450.000 tonnes (soit 240.000 tep), avec un équilibre entre l'offre et la demande, c'est-à-dire corrélativement l'arrêt des importations.

Globalement, la filière bio combustible représentait 60.000 emplois (dont 40 % d'emplois informels) et devrait atteindre 85.000 emplois en 2015 (dont plus que 34 % informels).

Pourquoi cet arbitrage à Clapiers au profit du granulé bois et au détriment de la plaquette forestière ?

Parce que la deuxième solution génère un volume de stockage plus volumineux et donc la construction d'ouvrages de génie civil plus importants, avec une emprise au sol plus forte.

L'investissement est aussi globalement plus lourd avec la plaquette forestière.

En outre, les chaudières les brûlant sont plus sophistiquées et plutôt réservées à de forts besoins de chauffe : elles doivent tourner à puissance nominale (souplesse de charge faible) ce qui oblige à doubler avec une chaudière au gaz naturel (ou au fioul en milieu rural) pour fournir l'énergie en début comme en fin de période de chauffe, en substitution, ou encore au moment de la pointe de froid hivernale, en complément.

Les chaudières à granulés existent en petite puissance (exemple des équipements de particuliers qui s'approvisionnent souvent en sacs de 15 kg) ce qui permet de s'équiper de 2 chaudières au lieu d'une pour avoir, en cas de panne, un secours dans l'attente de la réparation.

Le point fort de la plaquette forestière est cependant l'emploi puisque 6,4 ETP (équivalents temps plein) sont générés pour une énergie de 1 ktep (contre seulement 1 ETP pour le granulé bois).

Si le granulé bois est plus coûteux à l'achat (0,05 €/kWh au lieu de 0,03 €/kWh pour la plaquette forestière), la mise aux normes thermiques préalable du bâtiment chauffé abaisse tellement la consommation (de – 60 % à – 90 % suivant les cas) que les enjeux financiers s'en trouvent fortement relativisés, au regard du renchérissement de l'amortissement de l'investissement.

Parce que c'est un combustible plus dense (700 kg la tonne contre 250 pour la plaquette forestière), moins humide (8 % d'eau contre 25 %), donc plus énergétique (moins d'énergie à consacrer à l'évaporation de la vapeur d'eau) – 5,0 kWh au kg contre 3,8 – le granulé bois est d'utilisation avantageuse.

En fait, on dit souvent que le granulé bois est un « concentré d'énergie » puisqu'il apporte, pour une même masse, 30 % de plus d'énergie que la plaquette forestière (même si bien sûr le fioul domestique en apporterait 2,3 fois plus, à masse égale, mais à quel prix social, économique et écologique ?).

A Clapiers, l'approvisionnement des deux chaudières d'une puissance nominale unitaire de 50 kW se fait par aspiration (soufflerie), système plus silencieux qu'un transport du combustible par vis sans fin.

Le granulé est stocké dans un bâtiment à part de celui abritant les chaudières afin d'éviter toute propagation de flamme.

Le silo, en textile synthétique, est suspendu à un cadre, sans contact avec le sol, pour isoler au maximum de l'humidité.

Les deux édifices sont bardés de bois, en l'occurrence du Douglas (Red Cedar).

L'eau chaude alimente un réseau de chauffage central dont le site du Calvaire de l'école élémentaire Victor Hugo a dû être préalablement doté.

Comme le taux de cendres des granulés est très faible (strictement inférieur à 0,5 %), une seule visite mensuelle est nécessaire pour vider le cendrier, à l'occasion de laquelle est contrôlée la bonne marche de l'installation, au demeurant totalement automatisée.

La production d’énergie renouvelable doit être précédée par une réduction des consommations : c’est ce qui a guidé la rénovation au standard Bâtiment Basse Consommation du site du Calvaire de l'Ecole élémentaire Victor Hugo.

110.000 kWh peuvent ainsi être économisés tous les ans.

De ce fait, 40.000 kWh, soit 8 tonnes de granulés bois, devraient suffire annuellement.

Le coût de l’approvisionnement énergétique devrait être réduit de 13.000 € (dont 3.000 € liés au passage de l’électricité aux granulés de bois).

Globalement, la lutte contre le gaspillage énergétique constitue, pour les collectivités territoriales, un investissement productif qui :

  • maintient ou crée de l'emploi local,

  • les protège du risque spéculatif lié aux fluctuations – en général à la hausse – des énergies fossiles et même de l'électricité,

  • préserve leur capacité d'autofinancement et donc leur aptitude à investir dans d'autres domaines,

  • réduit ou modère leurs dépenses de fonctionnement.

D’autre part, vis-à-vis de la réduction des émissions de gaz à effet de serre, il est préférable d’éviter de chauffer à l’électricité et de choisir le bois.

Pour s’en convaincre, il suffit de prendre connaissance du « contenu CO2 du kWh consommé par usage d’après les indications simplifiées de l’ADEME et d’EDF » datant de 2003 et s’établissant à 180 g CO2 équivalent/kWh pour le chauffage électrique - alors qu’il n’est que de 90 tous usages de l’électricité confondus - et de seulement 13 pour le combustible bois.

En outre, le prix de l’électricité, longtemps constant, augmente maintenant sur un rythme annuel de 2 à 3 % alors que le prix du bois – sauf accident climatique – est remarquablement stable.

Le bois énergie permet aussi de tendre vers les 23 % d’énergies renouvelables à produire.

Or, les collectivités territoriales, à part pour les piscines et certains vestiaires (douches), ont peu de besoins en terme d’eau chaude, d’où l’intérêt limité du chauffe-eau solaire.

Quant au photovoltaïque, il faut non seulement avoir des toits bien orientés et cumulant une grande surface mais aussi être capable de mobiliser beaucoup de capitaux (autofinancement ou emprunt).

Il en est de même pour l’éolien, sans compter bien entendu l’épineux problème de l’implantation.

Tandis que le bois, énergie renouvelable largement sous-exploitée, est facilement mobilisable, offre un bilan carbone extrêmement favorable et constitue un gisement d’économies financières très attrayant.

 

Chaufferie-bois du site du Calvaire

de l'école élémentaire Victor Hugo

(commune de Clapiers / Hérault)

 

Descriptif technique

Maître d'ouvrage : Commune de Clapiers

Type de bâtiment chauffé : Ecole élémentaire

Surface chauffée : 1.200 m²

Puissance des chaudières : 2 x 50 kW

Chaudières d'appoint ou de secours : Néant

 

Approvisionnement

Type de combustible : granulés de bois

Besoin annuel en bois : 8 tonnes

Pouvoir calorifique inférieur du combustible bois : 5.000 kWh/tonne

Volume du silo de stockage : 10 m3

 

Données économiques

Coût d'investissement global :

120.000 € TTC pour la chaufferie (étude de sol, architecte, contrôle technique, génie civil, chaudières, régulation, silo, raccordements)

Pour mémoire : 120.000 € TTC pour la création du chauffage central

Montant des aides financières pour la chaufferie :

78.000 € (10 % ADEME, 10 % Région Languedoc-Roussillon, 30 % Etat, 50 % Département de l'Hérault)

Récupération de TVA pour la chaufferie : 18.000 €

Economies de fonctionnement annuelles estimées (combustible bois en substitution à l'électricité, après réduction de 80 % de la consommation énergétique à imputer sur la rénovation Bâtiment Basse Consommation de l'école, préalable à l'installation de la chaudière générant une économie supplémentaire de 13.000 € par an) : 3.000 €

Temps de retour de l'investissement : 8 ans

 

Données environnementales

Tonnes équivalent pétrole d'énergie économisées (1.000 kWh = 0,086 tep) grâce à la rénovation BBC du bâtiment : 9,5 tep

Quantité d'émission de dioxyde de carbone (CO2) évitée par an grâce à la rénovation BBC du bâtiment : 20 tonnes équivalents CO2

Dont quantité d'émission de dioxyde de carbone (CO2) évitée par an grâce à la substitution du combustible bois à l’électricité : 6,5 tonnes équivalents CO2

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Vue au loin du site du Calvaire de l'Ecole Victor Hugo

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Tableau de visualisation de la production photovoltaïque

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Gros-oeuvre de la chaufferie bois devant un des blocs de l'école élémentaireIMG_9096.JPG

Gros-oeuvre (dalle et murs) du silo à granulés

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Pose de l'ossature bois sur la chaufferie

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Silo revêtu de son bardage en Red Cedar

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Bâtiments hors d'eau et hors d'air

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 Les deux chaudières à granulés bois de 50 kW chacune de puissance

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Raccordements et régulation en cours de pose

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Les deux chaudières sont raccordées au réseau

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Foyer d'une des deux chaudières

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Silo dans l'attente de la livraison de 9 tonnes de granulés 

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Amenée du granulé par soufflage 

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 Dernière visite de chantier : entreprise et Mairie de Clapiers

Crédit photographique : Michel Chastaing

22/02/2013

Faut-il recruter davantage d’enseignants ?

Faut-il recruter davantage d’enseignants ?

La réponse est clairement non s’il s’agit de maintenir des professeurs dans des filières à faible débouché professionnel ou sur des territoires où le nombre d’élèves est trop faible.

De même, les établissements accueillant un public sans problèmes particuliers ne mérite pas forcément un encadrement aussi important que dans les quartiers difficiles.

Force est de constater qu’un gaspillage significatif de fonds publics est intervenu sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy avec une approche purement comptable de l’affectation du personnel (réduction proportionnelle et égale partout en France).

Surtout, les recteurs, seulement responsabilisés sur un objectif d’économie, ont traité l’allocation de ressources de façon démagogique, notamment en milieu rural, afin d’éviter d’avoir des maires et des grands élus sur le dos.

Les yeux rivés sur la réduction, coûte que coûte, des effectifs, l’objectif de réallocation vertueuse des moyens a été oubliée.

Or, la montée en puissance des baccalauréats professionnels, l’émergence de nouveaux métiers, les difficultés en lecture et en compréhension de texte d’un nombre alarmant d’enfants, méritaient une prise en compte.

En supprimant 80.000 postes d’enseignants en 5 ans, c’est la création de nouvelles formations nécessaires à la compétitivité de nos entreprises qui a été oublié, le suivi des enfants en situation d’handicap ou en difficultés majeures abandonné (RASED) et le vivier de maîtres remplaçants supprimé.

Cela signifie, concernant ce dernier point, qu’au hasard de la vie, que dans les classes où les professeurs étaient absents durablement, les élèves se trouvaient sacrifiés dans leurs apprentissages.

En outre, les trous dans l’emploi du temps désorganisaient et dépréciaient le reste de la formation, en démobilisant les élèves.

Considérer l’enseignement comme une dépense est forcément péjoratif : il s’agit d’un investissement, certes immatériel, mais hautement productif.

C’est d’ailleurs, de très très loin, l’investissement principal de l’Etat.

Celui qu’il doit à la société pour préparer la richesse de demain.

Quel est le nouveau dispositif mis maintenant en place par le Ministre de l’Education Nationale, Vincent Peillon ?

Il créé 6.770 postes d’enseignants dans le public, pour la rentrée 2013/2014 :

-         3.006 dans le premier degré,

-         3.764 dans le second degré.

Cette mesure d’un coût en année pleine de l’ordre de 200 millions d’euros est largement couverte par les économies escomptées à l’occasion du retrait de nos troupes en Afghanistan (522 millions d’euros de dépenses en 2011, hors aide civile).

Cette rupture dans l’évolution du nombre d’enseignants (une hausse au lieu de baisses systématiques depuis 2008) est surtout accompagnée d’une rupture dans l’affectation.

Vincent Peillon a demandé aux recteurs de répartir les postes sans saupoudrage et « sans donner plus à ceux qui ont déjà beaucoup ».

Ces créations doivent notamment permettre de faire face à l’afflux de 30.328 enfants supplémentaires dans les écoles maternelles et primaires publiques (besoin de 1.000 postes environ).

Mais si François Hollande a promis dans son programme présidentiel la création de 60.000 postes d’enseignants sur le quinquennat, il faut que cette action volontariste soit vertueuse et efficace.

Premièrement, le rééquilibrage entre académies débute :

-         la Martinique (- 1.000 élèves en maternelle-primaire et - 771 élèves en collèges-lycées), Nancy-Metz (- 986 et - 366) et la Guadeloupe (- 665 et - 504) perdent des maîtres, les effectifs ayant une tendance lourde à la baisse,

-         Versailles (+ 439 enseignants en maternelle-primaire et + 400 enseignants en collèges-lycées), Créteil (+ 405 et + 430) et Toulouse (+ 109 et + 369) constituent le tiercé de tête, en terme d’augmentation des moyens humains,

-         Montpellier (+ 117 et + 235) connaît des ouvertures de postes supérieures (de l’ordre de 20 %) à la moyenne nationale.

Un mal de l’Administration d’Etat est bien cette lourdeur à redéployer les moyens sur le territoire, le conservatisme étant le penchant naturel de beaucoup de Français et de certains de leurs représentants.

Seules les académies d’Aix-Marseille, Grenoble et Lyon nécessitent plus de créations en premier degré qu’en second, signe de leur dynamisme de leur nombre de naissances.
Pour les autres académies, les besoins d’enseignants supplémentaires, du fait de la croissance des effectifs, sont tendanciellement de plus en plus faibles, ce qui permettra donc un approfondissement qualitatif sur les 4 dernières années du quinquennat.

Quels sont les objectifs qualitatifs du Gouvernement ?

Tout d’abord, recréer des viviers de remplaçants pour éviter à certains jeunes des années de formation chaotiques, surtout quand ce sont les enseignants de matières principales qui sont longuement absents.

Ensuite, scolariser les enfants de 3 ans dans les zones difficiles.

On sait depuis longtemps que la réussite scolaire est d’autant plus élevée que l’entrée en maternelle est précoce.

Si les familles les moins intégrées ont de la réticence à confier leurs enfants à l’institution, ce sont pourtant bien eux qui auraient besoin d’une sociabilisation précoce.

Or, l’école offre souvent peu de capacité d’accueil dans les quartiers populaires (d’où la prudence de laisser du temps aux municipalités pour construire les salles de classe nécessaires).

Vincent Peillon a fixé comme objectif initial l’accueil de 15.000 jeunes enfants à la rentrée 2013/2014 et d’ici 2017 de 30 % d’une tranche d’âge.

15 académies ont été ciblées comme prioritaires.

En outre, il est prévu d’affecter 7.000 enseignants, en sus des effectifs classiques, dans les écoles accueillant des enfants de milieux défavorisés afin d’endiguer la difficulté scolaire des première années et réduire plus tard l’échec scolaire, très coûteux pour une économie du savoir et de la connaissance comme la nôtre.

La dotation en enseignants surnuméraires sera conditionnée à la production d’un projet pédagogique, toujours dans un souci de performance.

Une évaluation du dispositif sera nécessaire pour éviter que l’argent dépensé ne produise pas tous les effets escomptés.

Enfin, le Ministre de l’Education Nationale donne priorité à l’enseignement professionnel.

Si globalement, dans les collèges et les lycées, environ 2.500 postes nouveaux iront à l’accueil de 29.825 élèves supplémentaires, les 1.300 restants renforceront l’enseignement professionnel.

Les formations de ce dernier seront progressivement adaptées à la demande du marché de l’emploi et à la demande des élèves.

La Cour des Comptes a en effet pointé du doigt, dans un rapport paru le 12 décembre 2012, l’inégalité d’offre de formation aux élèves en fonction du lieu ou des spécialités.

Plus globalement, c’est le souci d’une orientation optimale et équitable qui reçoit un début de réponse.

Avoir un système éducatif doté des moyens financiers et humains idoines, performant, juste socialement, est la condition majeure pour que notre pays tienne son rang de nation avancée (le 5ème au Monde).

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17/02/2013

La Députée Fanny Dombre-Coste en compte rendu de mandat à Castries

Fanny Dombre-Coste élue Députée de la 3ème Circonscription de l’Hérault, en juin dernier, avait promis de se plier à des bilans de mandat réguliers.

Ce sont les électeurs des cantons de Castries, de Castelnau-Le Crès, de Montpellier 2 (Clapiers, Montferrier, Montpellier Boutonnet-Hôpitaux-Facultés) et du Nord du Canton de Lunel (Boisseron, Saussines, Saint-Christol, Saint-Sériès, Saturargues, Vérargues et Villetelle)  qui l’ont désigné pour siéger au Palais Bourbon, siège de l’Assemblée Nationale.

C’est samedi dernier, 9 février, 2013 à l’Espace Gare de Castries que Fanny Dombre-Coste avait donné rendez-vous à ses concitoyens, après 7 mois d’exercice de son mandat.

150 environ ont répondu à son appel pour l’entendre sur son action et la questionner.

La Députée a été présente dans 80 manifestations locales (commémorations, événements festifs, rencontres avec la population).

Elle a témoigné de l’ambivalence d’un député, à la fois aux côtés, à l’écoute de ses concitoyens sur le terrain et présent 3 jours sur 7 à Paris pour légiférer.

Elle est de permanence une semaine par mois où elle ne quitte pas son siège, ce qui lui permet le reste du temps de participer aux commissions de préparation des lois ou aux auditions d’experts en alternance avec une présence physique dans l’Hémicycle.

Les députés s’y relayent, sachant que les séances sont extrêmement longues.

Les ministres y sont présents en permanence lorsqu’un texte les concernant est discuté.

Fanny Dombre-Coste a été ainsi subjuguée par Christiane Taubira, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, une Grande Dame engagée à autoriser le mariage pour tous, qui a répondu 6 jours non stop aux questions des parlementaires en revenant invariablement aux valeurs fondamentales de notre République, notamment à celle de l’égalité, avec des citations de haute volée.

Fanny Dombre-Coste est agréablement surprise par la combativité des nouveaux députés, forts nombreux, et de l’atmosphère générale qui n’est pas à donner un blanc seing au Gouvernement mais à amener une plus-value.

Elle s’est engagée dans la Commission de défense de la viticulture qui, avec le Ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, plaide pour le maintien au niveau européen des droits de plantations et a évité au niveau national la taxation supplémentaire du vin au même titre que la bière.

Elle représente l’Assemblée Nationale à l’Observatoire national de consommation des terres agricoles qui constate une artificialisation au rythme inquiétant de l’équivalent d’un département français tous les 10 ans.

Fanny Dombre-Coste s’est aussi fortement impliquée sur la loi qui permet dorénavant de protéger les « lanceurs d’alerte » (à l’exemple des scientifiques qui ont précocement mis en garde contre l’amiante ou des médicaments par la suite interdits de commercialisation, au regard de leurs risques d’utilisation).

Elle a soutenu plusieurs amendements et déposé plusieurs propositions de loi.

Seul député artisan, Fanny Dombre-Coste s’attache aussi à ce que le Gouvernement intensifie sa politique en faveur des PME et des TPE.

Lors de son compte rendu de mandat, elle a affirmé l’espoir qu’elle met dans les emplois d’avenir et les emplois de génération pour lutter contre le chômage des jeunes.

Après avoir décrit l’état de la France en fin de règne de Nicolas Sarkozy (saturation de l’espace médiatique, profusion de lois sans début d’application, destruction des services publics, tendance à désigner des boucs émissaires ce qui dressait les Français les uns contre les autres), Fanny Dombre-Coste a aussi présenté plus longuement deux des plus importants chantiers politiques actuels.

Si déjà 40 des 60 propositions de François Hollande ont trouvé une concrétisation, c’est le rétablissement des grands équilibres économiques d’une part et la refondation de l’école d’autre part qui lui apparaissent comme essentiel.

Sur le front de la crise économique, François Hollande a choisi le sérieux budgétaire pour éloigner la pression, voire la tutelle des marchés financiers.

Ce redressement est en bonne voie puisque le déficit de l’Etat a pour la première fois depuis 1945 baissé en décembre, que la confiance dans l’Euro est revenue, que les taux d’intérêt sont au plus bas et que le déficit du commerce extérieur est mieux maîtrisé.

Concernant la refondation de l’école, c’est le bien de l’enfant qui doit être recherché.

Le Président de la FCPE, fédération des parents d’élèves largement majoritaire en France, fait d’ailleurs actuellement le tour de France pour convaincre les élus locaux du bien fondé de la réforme des rythmes scolaires.

Fanny Dombre-Coste a appelé les maires au civisme, même si le contexte financier actuel est morose avec une baisse non démentie des dotations de l’Etat aux Collectivités territoriales.

Guy Cabanas, Secrétaire de la Section du Parti Socialiste de Castries, cheville ouvrière de cette matinée fort instructive, avait donné en préambule la parole à :

-         Gilbert Pastor, Maire de Castries et Vice-Président à la Communauté d’Agglomération de Montpellier, chargée du développement économique,

-         Claudine Vassas-Mejri qui a succédé à Jean-Marcel Castet au Conseil Général de l’Hérault, en tant que représentante du Canton de Castries,

-         Jean-Luc Bergeon, Maire de Saint-Christol, qui assure avec brio et un grand investissement la suppléance de la Députée.

Joël Abati, Questeur au Conseil Régional, assistait aussi au débat.

Hussein Bourgi, Assistant parlementaire de Fanny Dombre-Coste, mais aussi nouveau Premier Secrétaire fédéral du Parti Socialiste de l’Hérault en a profité pour faire un point sur la mobilisation des socialistes derrière l’action gouvernementale.

Fanny Dombre-Coste qui renouait avec une tradition instituée par Christine Lazerges, Députée de ce qui était à l’époque la 1ère Circonscription de l’Hérault, a conclu son bilan de mandat en répondant aux questions de la salle : déperdition d’un quart du plan de compétitivité des entreprises de 20 milliards d’euros en direction des banques et de la grande distribution, inquiétudes des maires quant au futur Acte III de la décentralisation, dernier accord paritaire Patronat/Syndicats, « front » du chômage, etc.

La Députée a réaffirmé ce besoin de remontée d’informations et d’analyses de terrain, en prenant date pour son prochain compte rendu de mandat.

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La salle de l'Espace Gare à Castries se remplit

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Guy Cabanas, Secrétaire de la Section de Castries, en Monsieur Loyal

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Les élus à la Tribune

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Une assistance très fournie

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Jean-Luc Bergeon, Suppléant de Fanny Dombre-Coste

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Fanny Dombre-Coste, Députée de l'Hérault (3ième circonscription)

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Hussein Bourgi, Premier Secrétaire fédéral du Parti Socialiste de l'Hérault


Crédit photographique : Michel Chastaing

12/02/2013

Pourquoi la télérelève de l'eau potable ?

Le Syndicat Mixte de Garrigues-Campagne (SMGC) dessert en eau potable 24 communes du Nord-Est de Montpellier (Clapiers, Assas, Baillargues, Beaulieu, Boisseron, Buzignargues, Campagne, Castelnau le Lez, Castries, Galargues, Garrigues, Guzargues, Saint-Vincent de Barbeyrargues, Montaud, Restinclières, Saint-Bauzille de Montmel, Saint-Drézéry, Sainte-Croix de Quintillargues, Saint-Geniès des Mourgues, Saint-Hilaire de Beauvoir, Saint-Jean de Cornies, Saint-Vincent de Barbeyrargues, Saussines, Teyran).

Le nouveau contrat avec la société fermière, datant du 1er janvier 2010, a prévu le déploiement d’un réseau fixe de télérelève des consommations.

La société Véolia a ainsi renouvelé en 3 ans l’essentiel des compteurs (6.498 en 2010, 7.502 en 2011 et 7.107 en 2012, avec des taux de remplacement respectivement de 31,4 %, 67,7 % et 97,9 %).

Ces compteurs, équipés d’une tête émettrice (module radio), ont une durée de vie de 12 ans, celle de la pile assurant l’alimentation électrique les équipant.

Ils adressent la consommation journalière directement sur un concentrateur de données, implanté pour le Sud du territoire du SMGC en haut du réservoir surélevé de la Gardie à Castelnau le Lez, s’ils sont à vue du sommet de ce dernier.

Si un obstacle empêche la transmission du signal (de longueur d’onde proche de celle d’un téléphone portable), les informations sont captées par des répéteurs perchés sur les mâts d’éclairage jusqu’à atteindre une fenêtre d’émission vers le concentrateur.

L’émission se fait 2 fois par jour, même si seule la valeur de la consommation journalière est mémorisée.

Contrairement au téléphone cellulaire qui émet en permanence, le compteur à tête émettrice ne s’active que quelques secondes par jour.

A Clapiers, tous les nouveaux compteurs ont été déployés et le service en ligne de consultation des consommations est disponible sur le site Internet de Véolia.

A part la modernité du dispositif, qu’est-ce qui pousse au relevé à distance des consommations d’électricité (compteurs « Linky »), de gaz naturel (projet « Gaspard ») et maintenant de l’eau potable ?

Concernant ERDF (Electricité Réseau Distribution France), 300.000 compteurs « intelligents et communicants » (sur 35 millions en France) sont en cours d’installation dans les départements du Rhône et d'Indre et Loire, à titre expérimental.

Les informations transitent par le réseau électrique grâce à la technique du courant porteur en ligne (CPL) puis vers le réseau de téléphonie mobile à partir des transformateurs.

Ce type de compteur permet :

  • une différentiation fine de la tarification dans la journée,

  • d’éviter un déplacement pour l’administration ou la mise à jour d’un compteur,

  • l’envoi d’un compte rendu d’intervention lorsqu’un agent est passé chez l’usager, via un terminal qu'il connecte sur la ligne électrique.

Bien entendu, quel que soit le service public industriel et commercial, ces nouveaux compteurs évitent les tournées de relève, ce qui est destructeur d’emplois saisonniers mais économise des trajets en voiture émetteurs de gaz à effet de serre et crée de l’emploi dans l’industrie pour la fabrication des compteurs.

Ces derniers offrent en fait de nombreux avantages.

Pour le gestionnaire des réseaux d’eau potable, ils permettent un arrêt des consommations semestrielles la « veille » de la facturation alors que la relève manuelle s’échelonnait sur 2 mois environ : la trésorerie de l’entreprise en tire bénéfice.

Tous les compteurs, sans exception, sont relevés alors que certains, peu accessibles, pouvaient échapper précédemment à la vigilance d’un opérateur manuel.

Un compteur arrêté est dorénavant rapidement repéré (il peut s’agir bien entendu d’un logement momentanément inoccupé mais sur des compteurs non plombés, il n’était pas rare d’observer des fraudes avec des inversions permettant de faire tourner le compteur à l’envers durant un certain temps !!!).

En outre, des compteurs neufs ne « mécomptent » pas comme les anciens (souvent 10 à 15 % de sous-estimation de la consommation du fait du vieillissement de l’appareil).

Cela pousse globalement les ménages à modérer les volumes soutirés, ce qui a un effet bénéfique sur les ressources naturelles en eau (nappes souterraines, lacs, rivières, etc.).

La connaissance des consommations instantanées permet aussi de modéliser les tronçons de réseaux fuyards, moyennant le positionnement astucieux de compteurs divisionnaires eux-mêmes télérelevés.

Or, de plus en plus de sociétés fermières signent des contrats où elles s’engagent à réduire progressivement, mais significativement, les déperditions en ligne qui génèrent pour les collectivités territoriales, propriétaires des installations, des surcroîts d’investissement au niveau des réservoirs, des canalisations et surtout des pompages, voire des usines de traitement de l’eau.

Globalement, les nouveaux compteurs entraînent des gains de productivité qui sont reportés, au moins en partie, tôt ou tard, sur la facture de l’usager.

Pour ce dernier, c’est la fin des consommations dites estimées qui ne permettaient pas de piloter sa consommation en empêchant de connaître les volumes réels.

C’est, de même, la fin de dérangements (prise de rendez-vous avec l'opérateur ou communication au fermier d'un relevé personnel) lorsque le compteur était à l’intérieur du logement, ce qui est quelquefois le cas dans les habitations des centres anciens.

C’est aussi la fin de l’inégalité de comptage entre l'usager équipé d’un vieux compteur ou bien celui doté d’un tout neuf.

C’est encore l’absence d’erreur humaine dans les relevés.

C’est en outre l’opportunité d’être alerté d’une fuite au-delà du compteur, limite au-delà de laquelle un usager en est entièrement responsable avec des sommes quelquefois affolantes à régler (voir les modalités pratiques en fin de la présente note).

Véolia offre la possibilité de programmer sur Internet des seuils de consommation journaliers et/ou mensuels au-delà desquels un SMS ou un mèl d'alerte est envoyé gratuitement au ménage concerné.

Les surconsommations accidentelles vont donc être minorées à l’avenir.

Pour être complet sur ce point important de la prévention des fuites d'eau après compteur, il faut préciser qu'un décret récent de septembre 2012, signé par Delphine Batho, Ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, offre de nouvelles garanties à l'usager.

En effet, la société fermière devra informer l'abonné, à compter du 1er juillet 2013, au plus tard à l'occasion de la facture semestrielle, d'une consommation excessive.

Si la fuite provient d'une canalisation et qu'elle est dûment constatée avant la fin du mois suivant la notification de la surconsommation par un plombier, le paiement est plafonné sur la base du double de la consommation habituellement constatée (part eau potable et part assainissement).

Relever son compteur tous les mois permet de minimiser encore plus sûrement les risques.

Enfin, avec la télérelève, l'usager pourra accéder aux historiques de ses consommations journalières ou mensuelles ce qui deviendra de plus en plus instructif au fur et à mesure de l'écoulement du temps, dans le cadre de stratégies personnelles d'économie de l'eau.

Globalement, la télérelève amène donc des gains de productivité en matière de distribution d’eau potable, offre de nouveaux services aux usagers et génère des gains environnementaux.

 

Modalités pratiques de programmation d’alertes aux fuites sur sa consommation personnelle pour les usagers du Syndicat Mixte de Garrigues-Campagne (service offert par Véolia)

Se connecter à l'adresse : https://www.service-client.veoliaeau.fr/home.html

  1. Création de son « Espace client »

Rubrique « Créer son espace client »

  • saisie de son adresse de messagerie (c'est l'« Identifiant »)

  • choix d'un mot de passe (à saisir 2 fois pour vérification)

  • référence contrat (Attention : on l'obtient en haut à gauche de sa facture / saisir les chiffres sans les points / ne pas tenir compte du nombre décalé à droite)

  • nom patronymique du client (Attention : pas de prénom)

Valider après avoir saisi le code de sécurité proposé.

Votre code postal vous est éventuellement demandé.

Saisissez à nouveau vos choix quant à l'autorisation de vos informations personnelles à des fins commerciales d'une part, et à la réception de la Lettre d'information trimestrielle de Véolia, d'autre part (des boutons affichent Oui ou Non en cliquant dessus).
Validez après avoir ressaisi votre code personnel et saisi le nouveau code de sécurité proposé.
Votre Espace client est activé après acceptation de votre part (valant activation de votre Compte chez Véolia) dans le message électronique que vous recevrez.

  1. Création d'alertes personnalisées

Connectez-vous à nouveau sur le site en saisissant votre identifiant (adresse de messagerie) et votre mot de passe personnel..

Cliquez en haut de page sur la rubrique « Vos contrats ».

Vérifiez sous le numéro de votre contrat la présence de la mention « Votre compteur est télérelevé ».

Descendez à l'option « Service télérelevé » et cliquez « Choisir ».

Le service de télérelève est alors activé.

Cliquez en haut de page sur la rubrique « Votre consommation ».

Juste au dessus du tableau des consommations, cliquez sur l'onglet « Historique de consommation » (seulement pour voir la structure de vos consommations journalières sur les 90 derniers jours).

Juste au dessus du tableau des consommations, cliquez sur l'onglet « Alertes » puis sur « Service + » au dessous.

Vous pouvez activer des alertes, journalière et/ou mensuelle, en fixant des plafonds de consommation à ne pas dépasser (moyennes et maxima de consommation sont récapitulés à titre indicatif).

Validez vos alertes.

Vous serez prévenu en cas de dépassement des seuils fixés, par message électronique.

Si vous souhaitez aussi recevoir un SMS d'alerte, cliquez sur « Etre prévenu » devant « Service + ».

Cochez Non ou Oui, et dans ce cas précisez votre numéro de téléphone portable, si vous ne l'avez pas déjà fait lors de la création de votre « Espace client ».

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Nouveau compteur avec tête émettrice

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Répéteur fixé sur un mât d'éclairage

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Concentrateur des consommations relevées

Crédit photographique : Michel Chastaing

08/02/2013

Le Lez et Natura 2000

Le Lez est considéré sur son cours supérieur par l’Europe comme un « Site d’Importance Communautaire ».

Notre fleuve côtier abrite en effet un petit poisson unique au Monde : le Chabot du Lez.

L’emblématique Chabot du Lez est donc une espèce endémique à sauvegarder au titre de la conservation de la biodiversité.

 

Ce poisson d’eau douce, dont les ancêtres sont des poissons marins, se nourrit jusqu’au seuil de La Valette, sur la commune de Clapiers, mais ne se reproduit que près de la Source du Lez.

 

Le programme de protection Natura 2000 couvrira 144 hectares de milieux humides et de ripisylves sur 5 communes : Les Matelles, Prades le Lez, Saint-Clément de Rivière, Montferrier sur Lez et Clapiers.

 

Le réseau Natura 2000 concerne des sites naturels à grande valeur patrimoniale du fait d’une flore et d’une faune exceptionnelle.

 

Cette politique de préservation décidée au niveau européen en 1992, suite au Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992, n’a été déclinée en France qu’à partir de 2001.

 

Après un diagnostic des enjeux écologiques du milieu (livré par le Cabinet Barbanson en juin 2011), une analyse socio-économique a listé les activités, les usages et les projets.

 

Depuis septembre 2012, des groupes de travail se sont attelés d’une part à la définition des objectifs de conservation et d’autre part à celle des mesures à prendre.

 

Le but est d’aboutir en avril 2013 à la définition d’un programme d’actions (fiches mesures et cahier des charges) ainsi que celle d’une Charte Natura 2000.

 

Ce travail se mène sous le contrôle de la Commission Locale de l’Eau (élus locaux, administrations, associations), véritable parlement de l’eau pour les problématiques relatives aux bassins versants de la Mosson, du Lez et des étangs palavasiens.

 

Enjeux écologiques

 

Les espèces et leurs habitats sont indissociables.

 

Sur le Lez, l’habitat le plus stratégique est constitué par l’aulnaie-frênaie à Frêne oxyphylle.

 

Sont aussi intéressants les cascades et seuils, les biefs (zones calmes entre deux seuils), les forêts de chênes verts, les tapis de characées (algues vertes bonnes bio-indicatrices d’un milieu aquatique à eaux claires et oligotrophe donc préservé de l’eutrophisation, c’est-à-dire des excès de nitrate et de phosphore) et enfin les herbiers aquatiques.

 

Concernant les espèces (toutes protégées sur le plan européen), au-delà du Chabot du Lez déjà cité, le Lez abrite :

-         le Toxostome (poisson brouteur d’une vingtaine de centimètres vivant en banc),

-         la Cordulie splendide (rare et magnifique libellule de dix centimètres d’envergure),

-         la Cordulie à corps fin (libellule vert métallique avec des marques jaunâtres sur la tête),

-         l’Agrion de Mercure (libellule aussi attachée aux sources et ruisseaux non pollués),

-         le Gomphe de Graslin (libellule héliophile à aire de répartition rare),

-         le Blageon (poisson de la famille des cyprinidés comme le Toxostome).

 

La Cistude d’Europe a déjà vraisemblablement disparu puisque les piégeages scientifiques de 2011 n’ont rien donné.

 

Objectifs de conservation

 

Les objectifs sont soit de portée générale :

-         assurer une qualité de l’eau favorable à la faune et à la flore / prévenir sa potentielle dégradation (rejets d’eaux usées, apports des affluents hydrographiques et apports de polluants diffus sont à surveiller),

-         assurer une quantité d’eau favorable aux espèces à fort enjeux (la Source du Lez étant exploitée pour l’alimentation de la Ville de Montpellier et d’autres communes alentours, la résurgence est rarement active d’où l’obligation d’injection en permanence d’un débit réservé de 160 litres par seconde en tête de cours d’eau),

-         encourager et aider à l’évolution vers des pratiques agricoles (problème du lessivage des pesticides) et d’entretien de la ripisylve respectueuses des espèces et des habitats,

-         gérer la fréquentation afin de protéger les secteurs sensibles présentant des enjeux écologiques forts (piétinement des promeneurs, impact des vététistes, etc.),

-         sensibiliser et informer les acteurs locaux, les usagers, sur la flore, la faune et les habitats naturels d’intérêt communautaire,

-         assurer une coordination des interventions sur le site,

-         favoriser une gestion sectorisée du Lez en fonction des tronçons écologiquement homogènes en concertation avec les acteurs locaux (les enjeux maximum sont à l’aval immédiat de la résurgence du Lez),

-         assurer une fonctionnalité et une intégrité physique du Lez favorable à la faune et à la flore (dégradation de berge déjà constatée suite à de l’urbanisation, résorption des embâcles dangereux déjà effectuée, etc.,

 

soit de portée spécifique :

-         préserver les populations du Chabot du lez et leurs habitats,

-         améliorer l’état de conservation de la ripisylve et des zones humides,

-         préserver et favoriser le maintien des habitats aquatiques d’intérêt communautaire,

-         améliorer l’état de conservation des populations d’odonates (libellules) et de leurs habitats,

-         approfondir les connaissances sur la biodiversité du Lez aérien et du Lez souterrain,

-         lutter contre les espèces envahissantes avec des pratiques respectueuses de l’environnement.

 

Programme d’actions

 

Les actions à entreprendre en sont pour l’instant à la phase de réflexion.

 

Elles seront approuvées ultérieurement par arrêté préfectoral dans le cadre d’un DOCOB (« document d’objectifs »).

 

Pour le moment, elles sont regroupées par grandes thématiques : animation, gestion des espèces et des habitats, gestion des ouvrages de petite hydraulique, suivis et améliorations des connaissances, communication et sensibilisation.

 

Voici les principales mesures pressenties.

 

Volet « Animation » :

-         concertation avec les sociétés de pêche sur les pratiques d’alevinage et de lâchers de réempoissonnement,

-         établir des partenariats avec les acteurs de l’eau,

-         planifier les interventions et les modalités de réalisation des entretiens de la ripisylve dans un plan de gestion,

-         identifier les propriétaires des seuils pour éventuellement contractualiser leur gestion,

-         définir de bonnes pratiques pour les activités de loisirs,

-         établir un plan de surveillance des rejets directs et indirects en coordination avec la Police de l’eau (rejets agricoles et autres),

-         s’assurer du respect des prélèvements et du débit réservé à la source.

 

 

Volet « Gestion des espèces et des habitats » :

-         rétablir une gestion des seuils pour un retour à un fonctionnement naturel,

-         rétablir la continuité écologique du cours d’eau.

 

 

Volet « Gestion des ouvrages de petite hydraulique » :

-         réduire l’emploi des produits phytosanitaires et des engrais,

-         contractualiser avec les propriétaires riverains pour créer des bandes enherbées,

-         proposer un passage en agriculture biologique,

-         restaurer les connexions avec d’anciennes zones humides (zones d’extension de crues, laisses, fossés, etc.),

-         mise en défens de certains sites à enjeux écologiques forts (information sur place, fermeture de certains accès, dévoiement de cheminement, balisage des tracés, etc.),

-         prévoir ailleurs des aménagements pour limiter l’impact néfaste de la surfréquentation,

-         effacement ou aménagement du seuil de la source (une vasque a en effet été créée il y a très longtemps),

-         augmenter la largeur de la ripisylve,

-         gérer les fossés,

-         lutter contre les espèces invasives en supprimant la Tortue de Floride, en coupant régulièrement l’Ailanthe (Faux-vernis du Japon, espèce particulièrement difficile à contenir), en éradiquant la Jussie sur le Lirou et en limitant la prolifération des algues sur la partie aval du cours du Lez.

 

 

Volet « Suivis et améliorations des connaissances » :

-         mettre en place un suivi démographique des populations du Chabot du Lez,

-         réaliser une étude sur les seuils et leur rôle écologique,

-         identifier et cartographier les espèces invasives.

 

 

Volet « Communication et sensibilisation » :

-         sensibiliser les usagers sur les enjeux écologiques (journées d’information, panneaux, etc.),

-         réalisation d’un guide de bonnes pratiques.

 

Les actions visent ainsi à préserver la faune et la flore spécifiques du Lez, dépendantes de la qualité de l’eau et du non envahissement de ses habitats.

 

Le maintien, voire l’extension, de la ripisylve sont essentiels.

 

De même, les seuils des anciens moulins jouent un rôle fondamental en faisant alterner des zones de chutes, de rapides, au rôle oxygénant et des zones d’eau calme.

 

D’une manière générale, les actions envisagées seront coordonnées dans le cadre de plans de gestion.

 

Concernant le financement des mesures contraignantes pour les agriculteurs, il existe déjà de larges possibilités dans le cadre des mesures agri-environnementales de la Politique Agricole Commune (notamment pour la conversion en Agriculture Biologique).

 

Cette dernière applique depuis une décennie l’écoconditionnalité, c’est-à-dire qu’elle lie le versement des aides financières au respect de règles environnementales.

 

Pour les autres propriétaires fonciers, le même type de contractualisation sera à mettre en place, avec des indemnisations en provenance d’autres sources, de provenance locale, nationale ou européenne.

 

Conclusion

 

Globalement, le programme Natura 2000 sur le Lez devrait être bien accepté.

 

Nous sommes en effet loin des levées de bouclier observées dans de nombreuses régions, le fait bien souvent de chasseurs ou d’agriculteurs.

 

Il est vrai que le site du Lez n’est pas précurseur et sa préservation est envisagée à une époque où les enjeux de développement durable sont mieux compris.

 

Le Lez, dans sa partie aval non urbaine, est un écrin de verdure exceptionnel par sa beauté et sa richesse.

 

Natura 2000 contribuera à le sauvegarder pour nos enfants. 

 

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Un des nombreux anciens moulins du Lez

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 Qui dit moulin, dit seuil

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Le Lez vu au travers de sa ripisylve

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Début d'embâcle

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Arbre centenaire remarquable en lisière de ripisylve

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Une palombière ! Si, si !!!

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Le Lez au loin dans sa vallée

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Un méandre qui se déplace au fil du temps 

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Un bief, miroir de la végétation

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Une cascade, profitant d'une fissure dans un seuil ancestral

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"Bain à grosses bulles" en aval d'une cascade

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La prise d'eau de l'ancien moulin du Martinet

 
 Crédit photographique : Michel Chastaing

02/02/2013

L'eau potable doit-elle revenir en régie ?

Le débat sur le mode de gestion du Service public d'eau potable est d'actualité autour de Montpellier.

En effet, la Communauté d'Agglomération de Montpellier a pris depuis le 1er janvier 2010 la compétence "Eau potable" et a veillé à ce que l'ensemble des contrats actuels qu'elle maîtrise arrivent à terme en 2014, date à laquelle il sera donc envisageable soit de conclure de nouveaux affermages, soit de passer le service en régie directe.

Ce sera possible dans 10 communes (Grabels, Juvignac, Lattes, Montferrier, Montpellier, Pérols, Prades le Lez, Saint-Brès, Sussargues, Villeneuve lès Maguelone) représentant approximativement les 3/4 des habitants de l'Agglo et une dépense pour l'eau potable annuelle de l'ordre de 40 millions d'euros.

En revanche, plusieurs communes (21 sur 31) relèvent encore de syndicats des eaux, devenus depuis des syndicats mixtes, où les élus délégués - anciennement deux par commune désignés par leur conseil municipal - représentent maintenant la Communauté d'Agglomération dans le cadre de ce qui est appelé une représentation-substitution.

Il faut savoir que ces syndicats mixtes ont signé des contrats d'affermage dont les termes sont postérieurs à 2015.

Syndicat Mixte du Salaison : 4 communes dont 3 dans l'Agglo, soit Jacou, Le Crès et Vendargues

Syndicat Mixte du Bas-Languedoc : 17 communes, dont 9 dans l'Agglo, soit Cournonterral, Cournonsec, Fabrègues, Lavérune, Murviel lès Montpellier, Pignan, Saussan, Saint-Georges d'Orques et Saint-Jean de Védas

Syndicat Mixte de Garrigues-Campagne (SMGC) : 24 communes, dont 9 dans l'Agglo, soit Baillargues, Beaulieu, Castelnau le Lez, Castries, Clapiers, Montaud, Restinclières, Saint-Drézéry et Saint-Geniès des Mourgues

Les deux délégués pour Clapiers, Thierry Noël, Conseiller municipal délégué et Michel Chastaing, Maire-adjoint, ont voté au SMGC, en 2010, pour le passage en régie lors du débat préalable puis du vote en assemblée générale qui a conduit cependant à un nouvel affermage avec la société Véolia.

Le Syndicat Mixte de Garrigues-Campagne a exploité l'eau en régie jusque dans les années 80.

Le contexte

L’eau potable est un bien rare sur Terre qui demande de la protection, des investissements et des soins pour être conduite au robinet.

En France, l’eau est "res nullius", propriété de personne et donc à la libre disposition de tous.

Elle est donc gratuite du moment que l’on s’en procure soi-même.

Toutefois, pour éviter que certains s’accaparent toute l’eau et n’en laissent goutte à personne d’autres, l’Etat est seul maître pour autoriser un prélèvement de l’eau dans le milieu naturel, la loi transformant de fait l’eau en "res communis omnium".

Cette eau pompée, traitée, mise sous pression, a un coût dont l’usager va s’acquitter en totalité.

En France, 25 % à peine de l’eau consommée par les usagers correspond à des besoins indispensables (soit 20 m3 par an et par habitant pour la boisson, la cuisine, la toilette, les WC et les différents lavages).

Plus de 25 % de l’eau potable est par ailleurs perdue dans les fuites des réseaux, ce qui représente, avec une valorisation à 1,60 €/m3, à une perte économique de 2,5 milliards d'euros par an.

Les forages, canalisations, réservoirs et autres installations techniques appartiennent à la Collectivité (communes ou groupements de communes), c’est-à-dire à tous leurs habitants.

Ce patrimoine est considérable : d'une valeur de l'ordre de 2.000 € par habitant (répartition à 55 % pour les réseaux, 5 % pour les branchements, 20 % pour les réservoirs et 20 % pour les unités de production d'eau potable).

En revanche, un réseau confié à un concessionnaire (donc exploité ni en régie, ni en affermage) est privatisé : ce cas de figure est rare en France.

L’exploitation en régie fait appel aux moyens techniques et humains de la collectivité tandis que l’exploitation en affermage nécessite la négociation d’un contrat avec une société privée (avec pour cette dernière des engagements et des obligations de résultats d’une part et la prise de risque économique d’autre part).

Régie ou affermage ?

Souveraineté

L’eau est un bien tellement précieux et vital que la Collectivité devraiit en maîtriser totalement la production et la distribution.

La responsabilité directe des élus permet un meilleur contrôle démocratique des citoyens par le vote.

En régie, l’élu ne peut pas invoquer la faute d’un tiers, en l’occurrence le fermier.

Il n'est pas sain non plus qu'un habitant réagisse en consommateur d'eau alors qu'il a des obligations de sobriété et qu'il ne peut être prioritaire devant un autre usager, l'accès égal à l'eau étant une valeur républicaine.

Prix de l’eau

Une société fermière est une société de capitaux qui doit rémunérer ses actionnaires.

Le repli sur l’Europe de ces entreprises, constaté ces dernières années, prouve bien la rentabilité forte des marchés signés sur ce continent, notamment en France.

Ces contrats sont négociés par une multitude de collectivités face à quelques majors, en situation de quasi monopole.

Malgré l’ouverture des marchés européens, l’offre est en France presque exclusivement nationale.

La concurrence, faible, ne pousse pas à la réduction des marges et du taux de rémunération des actionnaires.

Ces derniers sont classiquement dans une approche de court terme sans commun rapport avec la pérennité du service public.

L’exploitation d’un réseau d’eau potable dans le cadre d’un affermage génère en outre un coût en terme d’impôts sur les sociétés : impôt sur le bénéfice, taxe sur les salaires, taxe professionnelle et taxe d’apprentissage.

En contribuant indirectement de la sorte au budget de l’Etat, l’usager voit le prix de l’eau se surenchérir.

L’exploitation en régie permet ainsi, lorsque la taille de la collectivité est suffisamment grande (c'est une condition nécessaire), des économies substantielles.

Ces dernières doivent être utilisées :

- à un renouvellement plus rapide du réseau, notamment pour lutter contre les fuites (approximativement 1.000 € d'investissements par habitant sont nécessaires pour rénover la distribution d'eau potable),

- à pratiquer un tarif social : forfait nul et gratuité des 20 premiers m3 serait l'idéal

Enfin, une société privée est intéressée par une augmentation du chiffre d’affaires, résultat d’une augmentation des consommations, ce qui n’est pas le cas des collectivités qui doivent dans ce cas redimensionner le réseau et surtout trouver de nouvelles ressources, au demeurant de plus en plus rares.

Si pour une société privée, l’eau est un bien de consommation, pour une collectivité, il doit être un bien de première nécessité, un bien de service public.

L’exploitation en régie est aussi plus compatible avec une tarification écologique, fixant des tranches de consommation avec des coûts unitaires de plus en plus élevés, pénalisant ceux qui gaspillent ou ne s'engagent pas des mesures d'économies (équipement des robinets avec des mousseurs, réduction de l'arrosage des espaces verts, substitution des douches aux bains, etc.).

Enfin, la Régie assure une cohérence maximale avec un seul décideur pour les investissements et le fonctionnement.

Transition entre affermage et régie directe

Il est important d'assurer au personnel de la société fermière une bonne intégration dans la collectivité territoriale d'accueil responsable de la régie.

Ce personnel travaillant dans le privé n'en pas moins la culture du service public.

Lors d'une transition entre affermage et régie, il faut veiller à reprendre tous les agents de la société fermière (une obligation fixée par la loi) :

- en leur assurant une rémunération équivalente et une évolution de carrière aussi intéressante que dans le privé, ce qui n'est pas forcément évident vu les cadres salariaux et indemnitaires fixés par les Statuts de la Fonction publique territoriale,

- en mettant en place un management participatif et motivant.

La réflexion au sein des collectivités

La Commune de Jacou a par exemple tenue à recueillir l'avis de sa population, en organisant des animations citoyennes sur le sujet.

La Communauté d'Agglomération de Montpellier a elle-même initié une consultation des usagers, des professionnels de l'eau et des associations de défense de l'environnement qui débouchera au premier semestre 2013 sur le bilan des souhaits concernant la ressource, le service, la qualité, le prix, la tarification, ...

Un panel composé de 20 usagers a été tiré au sort : après 4 débats en ateliers thématiques, ce groupe proposera des recommandations.

Une décision sera prise en Conseil d'Agglomération au vu des résultats des consultations et des résultats des études : l'affermage et la régie pourront alors été choisie démocratiquement, en bloc ou sur des secteurs géographiques.

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Source : Communauté d'Agglomération de Montpellier

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Château d'eau de la Gardie desservant Castelnau le Lez et Clapiers

23/01/2013

Quels rythmes scolaires pour nos enfants ?

Quels sont les rythmes scolaires favorables à l’apprentissage des enfants de l’école primaire ?

Le diagnostic est posé depuis longtemps et le consensus existe sur la question.

Cela n’a pas empêché Xavier Darcos, sur l’injonction de Nicolas Sarkozy, de supprimer en juin 2008, dans la précipitation et sans concertation, l’école le samedi matin.

Or, les enseignants, les spécialistes de chronobiologie et les parents s’accordent sur le fait que :

-         les interruptions dans la semaine sont néfastes,

-         les journées sont trop longues,

-         un étalement sur davantage de jours de travail est bénéfique.

Quel est l’état des lieux chez nos voisins européens ?

 

Pays

Nombre de jours de classe par an

Durée de la semaine en jours

Durée des vacances d’été en semaines

Pays-Bas

110

5

7

France

144

4

8 à 9

Espagne

175

5

11

Allemagne

188

5

6

Royaume-Uni

190

5

6

Italie

200

5

12 à 13

On constate donc que :

- la semaine de 5 jours est systématisée,

 

- les vacances d’été sont longues dans les pays latins par tradition et à cause de la difficulté du travail par temps trop chaud,

 

- les pays plus septentrionaux bénéficient de « petites vacances » plus longues,

 

- avec une semaine à 4 jours et demi, le nombre de jours travaillés s’élèvera à 180 en France.

Concernant l'organisation de la semaine, le week-end permet de plus en plus aux familles de se réunir et donc peu d’iconoclastes proposent des semaines d’école de 6 ou 7 jours !

Fini donc le temps du travail le samedi matin, voire le samedi toute la journée.

Quant au dimanche, même s’il est passé chez les Français du rang du premier jour de la semaine (selon la tradition chrétienne) au rang du dernier jour de la semaine, celui où l’on se repose, il demeure plus que jamais « sacré ».

La proposition du Ministre de l’Education Nationale, Vincent Peillon, d’une semaine de 4 jours et demi, avec un mercredi matin travaillé (3 heures) et des lundis, mardis, jeudis et vendredis, à horaire réduit à 5 h 15 au lieu de 6 heures, adapte positivement à la fois l’enseignement maternel (3 à 5 ans) et l’enseignement élémentaire (6 à 10 ans).

En effet, les lundis et samedis étaient réputés pour le mauvais rendement des apprentissages, en revanche optimaux les autres jours de la semaine, avec un bémol pour les jeudis qui peuvent pâtir d’un mercredi trop riche en animations périscolaires et des vendredis plus favorables aux grands enfants, certains petits commençant à fatiguer à la fin de la semaine.

Bien sûr, certains auraient misé volontiers sur une journée scolaire encore plus courte qui aurait libéré quasiment tout l’après-midi pour des activités périscolaires.

Toutefois, c’est justement l’organisation et le coût de ces dernières qui pouvaient faire achopper la réforme.

Car le surcoût est estimé à 600 millions d’euros, soit approximativement 100 € par enfant et par an (6,5 millions d’enfants scolarisés au Primaire), à la charge des collectivités territoriales, essentiellement des communes.

Le Président de la République, François Hollande, a donc souhaité que le passage à la semaine de 4 jours et demi se fasse librement, à la rentrée 2013 ou 2014.

Cependant, une enveloppe financière de 250 millions d’euros viendra encourager les collectivités les plus avisées et les plus promptes, s’engageant dès la rentrée scolaire 2013/2014, avec une subvention exceptionnelle de 50 € par enfant, somme majorée de 40 € dans les zones difficiles.

En outre, le Gouvernement a pris la décision d’abaisser les normes d’encadrement des jeunes ce qui permettra de minorer un minimum la dépense (un encadrant pour 14 enfants au lieu de 10 en Maternelle et un encadrant pour 18 enfants au lieu de 14 en élémentaire).

A Clapiers, la Majorité municipale désire s’engager dès septembre 2013 dans le nouveau système, pour l’Elémentaire mais aussi pour la Maternelle.

Les nouveaux horaires ne seront arrêtés qu'après concertation des parents d'élèves et du corps enseignant, comme avant chaque modification de ce type (les horaires avancés au conditionnel dans une précédente version de cette note ne pouvaient donc être qu'indicatifs).

Rien n’empêche aussi les communes de mettre à contribution les parents, même si ce n’est pas forcément populaire et dépendant, en terme d’acceptabilité financière, de la sociologie des ménages.

Globalement, le coût supplémentaire attendu vient de l’extension dans le temps des activités périscolaires et d’une journée supplémentaire de transport scolaire.

Concernant la restauration scolaire le mercredi midi et l’animation qui va avec, il est pour le moins douteux que les Communes s’y risquent, même si cela peut représenter un souhait pour certains parents, compte tenu de la charge financière pour la collectivité : entre 5 € et 10 € par repas !

Suite à la réforme, les communes les plus en retard en matière de périscolaire vont devoir recruter et former des agents qualifiés ; les autres auront moins de mal, d’autant qu’elles économiseront sur le service périscolaire, en général financièrement déficitaire, du mercredi matin.

Il n’en reste pas moins que les communes auront aussi intérêt à s’appuyer sur les initiatives privées associatives : club de sport, organisation culturelle, mouvement d’éducation populaire.

C’est l’occasion de remettre à plat des services anciens, nécessitant une adaptation aux nouvelles demandes sociales.

Il paraît tout à fait crucial de développer localement la concertation et la coopération avec toute la communauté éducative et l’ensemble des acteurs locaux : enseignants, parents, personnel communal, associations, …

C’est la relance des projets éducatifs locaux avec un champ élargi et, si possible, dans une dynamique innovante.

Sinon le risque est de tomber dans la reproduction de l’existant avec une approche technocratique peu soucieuse de qualité.

La semaine de quatre jours et demi est-elle la panacée ?

Certes, cette mesure sera bénéfique à l’enfant.

Cependant, concernant la gestion des temps, le monde de l’entreprise doit aussi se remettre en question, ne serait-ce que parce que cela participe de l’amélioration de la productivité.

Différer ou avancer le début de l’embauche peut permettre de libérer le travailleur-parent, l’aider à concilier vies professionnelle et familiale, lui éviter aussi de perdre du temps dans les bouchons, notamment avec des déplacements pendulaires entre midi et deux écologiquement néfastes.

La Communauté d’Agglomération de Montpellier s’est lancée dans une réflexion globale sur la gestion des temps, elle qui maîtrise le transport public, les grands équipements sportifs et culturels.

D’autre part, en libérant les enfants en milieu d’après-midi, l’école perd une partie du créneau horaire 15 h – 16 h 30 où l’efficience intellectuelle est forte (cf. les conclusions des travaux du Professeur Hubert Montagnier).

Il est vrai que cette plage horaire souffrait, dans le cadre de la semaine de quatre jours, de la fatigue de fin de journée et du dépassement des 4,5 heures d’attention possible pour un enfant chaque jour.

Restera donc à valoriser fortement, au sein de l’école, la plage horaire « reine » de 9 h 30 à 11 h 30 où peuvent se pratiquer, avec efficacité, activités scolaires, apprentissages et évaluations (les plages horaires de 8 h 30 à 9 h 30 et de 13 h 30 à 14 h 30 étant réputées, elles, à faible vigilance et donc à mauvaise performance).

En outre, pour apprécier le potentiel d’apprentissage, il ne faut pas confondre la journée de l’enfant et la journée de l’élève.

En France, en moyenne 60 % des jeunes écoliers fréquentent le restaurant scolaire (plus des 2/3 dans le périurbain comme à Clapiers et moins dans les grandes villes), en général sur une plage de 2 heures.

Le soir, si 65 % des enfants en moyenne rentrent chez eux directement, 20 % rejoignent la garderie ou l’étude, 5 % vont en centre de loisirs ou pratiquent une activité sportive, 5 % sont gardés par une personne rémunérée et enfin 5 % sont confiés à une tierce personne bénévole (entraide entre proches ou parents).

Cette entraide a un potentiel de développement non négligeable dans un contexte de remaniement de la semaine.

Le mercredi, 15 % des enfants en Elémentaire ont actuellement une activité le matin et 30 % l’après-midi.

De ce fait, avec le mercredi matin travaillé, il est à prévoir un glissement de fréquentation du matin vers l’après-midi :

-         soit vers les mêmes animations déplacées par leurs responsables,

-         soit vers d’autres plus attractives (à condition qu’elles sachent adapter leur capacité d’accueil à la hausse) dans l’arbitrage rendu par les parents et les enfants à l’occasion de cette nouvelle situation d’offres concurrentes.

Du fait des cours le lendemain, le jeudi, ne va-t-on pas aussi assister à un renoncement d’activité pour certains enfants le mercredi après-midi ?

De plus, une nouvelle demande d’animation ne va-t-elle pas naître les après-midi du mardi et jeudi, principalement, en vue de se substituer à certaines pertes du mercredi matin ?

Si les acteurs s’accordent sur les bienfaits de la semaine de 4 jours et demi, certains craignent qu’elle génère des inégalités sociales et des effets indésirables.

Une vigilance particulière devra être exercée concernant les élèves arrivant déjà tôt le matin dans les accueils de loisirs annexés aux écoles (ALAE) et les quittant déjà tard, puisqu’ils vont y rester dorénavant 45 minutes de plus.

Les enfants de familles monoparentales qui fréquentent en moyenne davantage les structures périscolaires (restaurant scolaire, garderies et études, centres aérés le mercredi), qui rentrent et restent davantage seuls chez eux le soir, font partie de cette population fragile.

Concernant toujours les limites de l’amélioration des rythmes scolaires, beaucoup d’enfants se couchent trop tard, qui plus est après une période d’excitation, ce qui propice à la perturbation du sommeil.

La fatigue est souvent renforcée ensuite par le stress du mal-être en classe.

On ne peut donc pas échapper à une bonne hygiène de vie.

Le projet périscolaire a tout intérêt à se focaliser sur ce point.

Il est notamment primordial de mettre l’accent sur le sport et les activités physiques qui vont permettre le développement corporel de l’enfant et l’accumulation d’un capital-santé pour la vie entière de l’adulte : masse osseuse à densité minérale élevée, capacité respiratoire augmentée, régulation du sommeil et de la circulation sanguine, optimisation de la fonction cardiaque, etc.

Les rythmes scolaires améliorés ne suppléent pas non plus à l’obligation d’une régularité dans le travail fourni et dans l’effort intellectuel.

L’intrusion des problèmes sociétaux dans l’école constitue de même un obstacle fort à la réussite : intérêt moindre pour les savoirs enseignés, préoccupations autres (jeux, consommation, divertissements, médicalisation de la société, etc.), avenir incertain, difficultés familiales, manque de confiance dans les formations et les diplômes, individualisme, défaut de capacité à se projeter personnellement sur le moyen terme, etc.

Il faudra aussi un jour se poser la question du respect du rythme naturel des adolescents au Collège et au Lycée, puisque quasiment tous les jeunes y sont maintenant scolarisés (85 % d’une tranche d’âge fréquente une classe de Terminale actuellement, répartie en filière générale à 48 %, technologique à 24 % et professionnelle à 28 %).

L’adaptation des rythmes scolaires est en soi une excellente décision : elle devrait permettre d’optimiser l’attention et la concentration des élèves en cours, avec la mise en place du cercle vertueux suivant : moins d’échec scolaire, plus d’intérêt pour l’enseignement, moins de perturbations en cours, moins de fatigue et de stress, plus d’écoute et de participation, plus de réussite.

En résumé, un étalement des heures de présence, pour plus de connaissances in fine.

La France a besoin de cette amélioration de la performance de son système éducatif pour assurer à tous nos enfants un bon apprentissage de la lecture, de l’écriture et du calcul, dont la maîtrise constitue un viatique indispensable dans nos sociétés modernes post-industrielles.

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Travail artistique de décoration à l'école maternelle de Clapiers

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L'école maternelle Olympe de Gouges équipée pour le périscolaire

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Ecole Victor Hugo - site du Bosc - lieu d'ALAE et d'ALSH maternels

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Les enfants passent mais leurs écrits - ici leurs prénoms - restent

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Ecole - restauration / scolaire - périscolaire : une unité de lieu, pas de temps

Crédit photographique : Michel Chastaing