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06/07/2009

Mouvement des associations populaires en colère

Dans la lignée des anciennes, Foyers ruraux, Maisons des jeunes et de la culture, comme des nouvelles plus médiatisées, SOS Racisme, Ni putes ni soumises, Les enfants de Don Quichotte, d’autres associations ont éclos dans nos quartiers et nos villages.

Elles ont largement bénéficié, en son temps, des emplois jeunes mis en place par le Gouvernement Jospin.

Le mouvement citoyen qui les anime vise à l’éducation populaire, à la culture pour tous, à l’épanouissement des individus sur leur territoire, à l’émancipation de tout un chacun.

Des hommes et des femmes se prennent en main pour l’alphabétisation des jeunes et des adultes, pour la formation professionnelle, pour le loisir éducatif, pour le développement du sport. Ce sont des bénévoles et des militants du quotidien.

Leur générosité et leur engagement se heurtent aujourd’hui au désengagement volontaire de l’Etat.

Le Gouvernement Fillon ne partage pas en effet la pensée profonde de Victor Hugo :
« Celui qui ouvre une porte d’école, ferme une prison. »

Les délégations de service public que consentait l’Etat (insertion par l’économique, coaching professionnel, accompagnement scolaire, etc.) sont maintenant volontiers confiées à des sociétés privées.

Les subventions précédemment accordées pour soutenir les zones rurales ou les banlieues, que les gouvernements de Gauche savaient productives, sont actuellement au mieux différées et au pire fortement réduites, voire annulées.

Pour défendre une société de justice sociale, 45 associations du Grand Montpellier (notamment ACLE, Passerelles, Nouas, Solidarité DOM-TOM) se sont regroupées le 30 juin 2009 devant la Préfecture de l’Hérault pour manifester leur incompréhension face au désengagement coupable de l’Etat.

Elles ont constitué un Collectif, appelé F2ATP, soit en clair : Fédération des associations et des acteurs des territoires populaires.

Le moment est grave car certaines associations connaissent de sérieuses difficultés de trésorerie tandis que d’autres ont même dû licencier du personnel et réduire leur offre de services, restreignant leur rôle de service public et d’intérêt général.

Le résultat, c’est que tout un pan de la jeunesse et des classes moyennes est sacrifié sur l’autel de priorités budgétaires et idéologiques contestables.

Pourtant, qu’il est beau et qu’il est noble ce combat que mène ces associations pour l’égalité sociale en direction des catégories les plus précarisées de notre société.

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