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31/07/2009

Danger de privatisation pour la Poste

Le Président de la République a reporté son projet de transformation de la Poste en société anonyme (SA) au lendemain des Européennes, bien que le projet de loi ait été déjà prêt avant le mois de juin.

Il s’agissait en effet de ne pas alarmer les Français en pleine campagne électorale.

Et pourtant, le Parti Socialiste ne s’y est pas trompé : c’est bien un premier pas vers l’entrée de nouveaux actionnaires minoritaires puis l’introduction en Bourse et enfin la privatisation totale.

Cette dernière heurte bien sûr les syndicats des postiers qui défendent un service public de qualité mais c’est aussi une mesure impopulaire chez les Français.

L’ouverture totale à la concurrence pour le courrier ordinaire (plis de moins de 50 grammes sachant que pour les colis et les autres lettres cette ouverture à la concurrence existe déjà) est prévue au 1er janvier 2011 (tout comme le Livret A a été banalisé au 1er janvier 2009).

Il est bon toutefois de préciser que l'ouverture à la concurrence n'oblige en rien l'État français à modifier le statut de cette entreprise publique...

Ni le Traité de Lisbonne, ni même le Traité Constitutionnel Européen, rejeté par référendum par les Français le 29 mai 2005, n’obligent à la privatisation des Services publics : il s’agit bien d’une volonté franco-française de céder au privé une entreprise qui appartient à tous les Français. Il ne s’agit absolument pas d’une contrainte mais d’un choix politique.

La concurrence libre et non faussée est possible entre des structures publiques et privées. C’est légal au niveau européen. Et il n’est pas certain que dans un combat concurrentiel loyal, une entreprise publique ne sorte pas vainqueur du fait de la qualité de ses agents, de la gestion désintéressée, de la priorité donnée au long terme, c’est-à-dire au non spéculatif.

Si l’Etat français subventionnait la Poste, ce ne serait pas en revanche admis mais il s’agit d’une entreprise qui équilibre ses comptes sans aide de l’Etat, qui peut investir et qui fait des bénéfices (943 et 549 millions d’€ d’excédents respectivement en 2007 et en 2008).

La Poste est le plus vieux service public de proximité de notre pays.

En tant que Service public, la Poste assure :
- un accès universel aux services bancaires pour ceux qu’aucune structure financière n’accepte de bancariser,
- un lien social en milieu isolé, notamment auprès des personnes âgées,
- une péréquation des tarifs qui fait que l’envoi d’une lettre à partir de la Lozère ne coûte pas plus cher qu’à partir de Montpellier,
- un tarif préférentiel pour la distribution de la presse,
- un égal accès pour les usagers qui fait que la relève et la distribution du courrier interviennent à la même fréquence à la ville qu’à la campagne.

Suite de la note le 1er août 2009.

30/07/2009

Pôle oeno touristique à Saint-Christol (suite)

La porte d’entrée touristique du Pays de Lunel

Le pôle oeno touristique de Saint-Christol est un parc d’attraction intelligent en phase avec la culture locale.

Cette opération de prestige a un objectif : devenir l’emblème d’un territoire.

Le complexe est idéalement positionné à 2 km de l’échangeur autoroutier.

Ses visiteurs seront guidés vers des circuits locaux de découverte synonymes de séjour prolongé.

50.000 touristes sont espérés par an, à terme, chiffre à comparer aux 20.000 du site d’Ambrussum et aux 30.000 d’Accrobranche.

Un projet relancé

Ce projet oeno touristique, décidé par la Communauté de communes du Pays de Lunel, a franchi une étape, avec le choix au premier semestre 2009 de l’équipe des maîtres d’œuvre.

Il devra notamment compter avec la concurrence de Terra Vinea à Portel des Corbières dans l’Aude et de Vinipolis à Florensac dans l’Hérault.

Le pôle de Saint-Christol doit occuper une parcelle de 3 hectares sur le site de « La glacière », entre vignes et village ancien, avec lequel il sera relié par des cheminements doux. 1.100 m² de bâti sont prévus.

Le site prendra la forme d’un amphithéâtre tourné vers le Sud. Au point haut, au Nord, une Esplanade sera occupée par les bâtiments. Elle dominera un parc viticole dit jardin ampélographique (représentatif des différentes variétés de vigne) ainsi qu’au point bas une prairie.

Du « terroir » au « développement durable »

Le projet, initialement très « terroir », a évolué en intégrant une plus-value environnementale et climatique forte : puits provençal pour tempérer l’air, chai de vieillissement semi-enterré avec des murs en pierre très épais, ventilation naturelle.

Les énergies renouvelables sont mobilisées : chaufferie-bois, panneaux solaires thermiques, panneaux photovoltaïques, petite éolienne.

Globalement, l’autonomie énergétique du complexe est atteinte.

En outre, les eaux de pluie sont récupérées, les eaux usées traitées par lagunage et les matériaux naturels utilisés pour la construction : bois, pierre locale et terre crue.

Une ambiance méditerranéenne est recherchée, les lieux intérieurs et extérieurs sont mêlés, les façades ombragées l’été et ensoleillées l’hiver.

Un pôle à attractions multiples

Les équipements sont en rapport avec les ambitions du projet : faire connaître l’histoire de la vigne, comme du vin, et faire déguster le vin.

Il s’agit donc notamment d’initier à l’œnologie (l’art de fabriquer le vin), de faire découvrir des saveurs, couleurs et odeurs, de former à l’association des mets culinaires et des vins.

Les bâtiments comprennent un patio ombragé pour le repos, un atelier du vin avec son caveau de dégustation/vente, un chai de stockage, un bar à vin, un restaurant, un village d’hôtes pour l’hébergement, une halle camarguaises pour un accueil polyvalent, une salle de conférence, un musée ampélographique et une vigne pédagogique.

Tous ces équipements permettent d’organiser sur place ou dans le terroir avoisinant, des ateliers de dégustation, des stages d’oenologie, des visites d’exploitations agricoles, des repas, des balades vigneronnes, des circuits de plusieurs jours combinant des activités liées au vin et des activités touristiques ou de loisirs.

Un partenariat public-privé à finaliser

Comme pour les autres projets territoriaux de ce typel (on peut prendre l’exemple voisin du Chemin des Verriers), la difficulté est de rentabiliser le fonctionnement de l’équipement dans un délai pas trop long.

En ce qui concerne les investissements, la Communauté de communes du Pays de Lunel peut compter sur 800.000 € de l’Etat et de l’Europe au titre des pôles d’excellence rurale, sur son partenariat avec le Conseil Général de l’Hérault et sur ses fonds propres.

Le choix du ou des gestionnaires (du musée, de la boutique et du restaurant notamment), privés ou issus de l’économie mixte, conditionnera la pérennité de cette grande aventure pour le Pays de Lunel.

28/07/2009

Pôle oeno touristique à Saint-Christol

Dès 2004, la Communauté de communes du Pays de Lunel et la Commune de Saint-Christol ont travaillé « à l’émergence d’un pôle œnologique et oeno touristique, vitrine du territoire ».

Ce projet était initialement très « terroir » s’adressant « aux amoureux de la bonne table, aux passionnés des vieilles pierres ».

Il s’agissait de valoriser le potentiel viticole local qui est protégé par deux AOC (Appellation d’origine contrôlée), en l’occurrence Coteaux du Languedoc et Muscat de Lunel.

L’oeno tourisme était appréhendé comme « une nouvelle manière de conjuguer développement touristique et production viticole locale ».

Depuis, le projet de pôle a perdu son volet stricto sensu œnologique car les centres de recherches, de développement ou techniques, dans ce domaine, sont déjà fermement ancrés à Montpellier, Nîmes ou encore Narbonne.

La vocation du pôle oeno touristique de Saint-Christol est d’attirer la fréquentation touristique issue du bassin Gard/Hérault, voire plus éloignée (Clermont-Ferrand, Barcelone, Lyon ou encore Marseille étant à moins de 3 ou 4 heures de temps).

Une fois cette clientèle touristique captée, l’idée est qu’elle profite des richesses du Pays de Lunel et contribue donc localement à créer des emplois.

Ces richesses sont, au-delà du vin (17 caveaux à visiter dans le Pays de Lunel) : les autres produits agricoles, le patrimoine (Oppidum d’Ambrussum, village viticole de Saussines, églises romanes, fondations templières et hospitalières, châteaux, villages fortifiés), les activités de pleine nature (randonnée pédestre, VTT, « Accrobranche »), les traditions camarguaises (course libre par exemple).

L’intention de 2004 a fait l’objet d’une réflexion approfondie et le nouveau projet a été labellisé en décembre 2006 comme « Pôle d’excellence rurale ».

L’Etat en a sélectionné 379 en France, sur appel à projet.

Cette politique de pôles d’excellence rurale, lancée en décembre 2005 avait pour « objectif de soutenir 300 initiatives locales porteuses de projets créateurs d’emplois, innovants, ambitieux, bâtis autour de partenariats publics-privés ».

Dans l’Hérault, la labellisation a porté sur 5 pôles : « Forêt Occitane pour le Renouveau d’un Eco-développement durable Structurant du Territoire, dit FOREST, autour de la Salvetat sur Agout », « Couleurs de pierre » avec le Syndicat Mixte du Pays Haut-Languedoc et Vignobles, « Avène, eau, Nature et Santé », « Développement d’un pôle de performance patrimonial dans les gorges de l’Hérault à Saint-Guilhem le Désert et le « Pôle d’oeno tourisme en pays de Lunel : tourisme d’excellence au travers du vin et de l’histoire»).

Pour plus de détails sur les pôles d’excellence rurale héraultais : site de la Délégation Interministérielle d’Aménagement et de Compétitivité des Territoires (DIACT).

Après un sommeil de 2 ans, le projet de la Communauté de communes de Lunel vient d’être accéléré avec le lancement d’un concours d’architecture fin 2008.

Les 3 propositions retenues ont été analysées et ont abouti, au premier semestre 2009, à la sélection d’une équipe pluridisciplinaire alliant architectes, paysagistes, scénographes et bureaux d’études techniques.

C’est l’esquisse de Philippe Madec & Co qui a été retenue.

Ce dernier a été maître d’œuvre de plusieurs grandes réalisations : « Les nouveaux mondes de Sindibad » à Casablanca (Maroc), « L’écoquartier des Mesniles » à Verson (Calvados) ou encore le « Musée archéologique du Château de Mayenne » dans la commune et le département éponymes.

Suite dans la note du 30 août 2009.

26/07/2009

L’emploi à Montpellier et sur les villages alentours

Le crise économique a conduit dès l’été 2008 à une baisse de l’emploi salarié. La crise financière de l’automne 2008 a précipité ce déclin.

Au premier trimestre 2009, en tenant compte des fluctuations des missions d’intérim, l’industrie a perdu en France 7,5 % de ses effectifs, le BTP (bâtiment et travaux publics) 1 % tandis que le tertiaire est resté stable.

Globalement, ce sont 175.100 postes de travail qui ont été perdus en 3 mois. Le nombre de salariés dans des secteurs concurrentiels a donc été ramené, au 31 mars 2009, à 16.478.200.

Alors que le chômage avait atteint en France un minimum après le passage aux 35 heures (près de 700.000 emplois directement générés par les lois Aubry), il atteint maintenant un sommet historique.

Compte tenu de son économie spécifique, avec en l’espèce quasiment pas d’industrie, le bassin d’emplois de Montpellier, comprenant de très nombreux villages alentours, a subi plus tardivement la contraction de l’emploi salarié.

En effet, la construction régresse ici moins qu’ailleurs, essentiellement du fait :
- des investisseurs privés dans la pierre, alléchés par les avantages fiscaux de la loi Scellier,
- des investissements des collectivités territoriales, comme par exemple avec la construction du Lycée Pierre Mendès-France par la Région Languedoc-Roussillon (les collectivités territoriales réalisent en France les 3/4 des investissements publics, qualifiés de « Formation Brute de Capital Fixe, et elles ont fourni un effort supplémentaire en 2009 compte tenu de la conjecture économique).

Sur Montpellier et sa périphérie, les PME sont nombreuses et très diversifiées ce qui permet une meilleure résistance.

Il n’y a donc pas de plans de licenciement massif.

La plupart des entreprises locales parviennent à maintenir leur activité mais elles ne génèrent plus de nouveaux emplois.

Toutefois, compte tenu de la prééminence du tertiaire, où les emplois sont plus particulièrement précaires et de l’afflux démographique plus difficilement absorbable par le tissu économique local, le chômage dans le Montpelliérain croît substantiellement.

En fait, les agences du Pôle Emploi à Montpellier et autour ont constaté :
- une réduction immédiate des missions d’intérim et de remplacement,
- la division par 2 du nombre d’offres d’emploi en moins d’un an,
- une augmentation de l’ordre de 15 % du nombre de demandeurs d’emploi à temps plein (dit catégorie A),
- un impact plus fort de la dégradation du chômage sur les plus publics fragiles : jeunes de moins de 25 ans peu ou pas qualifiés, salariés en CDD ou en intérim,
- une modification dans le profil des inscrits avec plus de jeunes diplômés, d’agents de maîtrise, voire de cadres et enfin de travailleurs à compétences très spécifiques, dorénavant moins sollicités en intérim,
- une mobilisation, avant même la perte de leur poste, des salariés en fin de contrat, en vue de rechercher un autre emploi.

Les salariés constatent de leur côté une tension nette à la baisse sur le niveau de rémunération maintenant proposé par les employeurs.

Le dynamisme économique de Montpellier est cependant un gage d’espoir avec notamment les chantiers liés à la construction de la 3ième ligne du Tramway et l’ouverture du vaste centre commercial d’Odysseum.

24/07/2009

Dédoublement de l’autoroute A9

Le projet de dédoublement de l’autoroute au droit de Montpellier entre Saint-Jean de Védas et Baillargues date de 1994. L’objectif de séparation des trafics locaux et de transit a été énoncé dès les années 80, l’autoroute A9, « La Languedocienne », ayant été mise en service en 1967.

Lors de l’enquête publique de 2005, les habitants de Lattes et plus encore de Baillargues se sont fortement mobilisés contre le projet.

Les Baillarguois ont pointé à cette occasion « un projet vieux de 15 ans » qui ne tenait pas compte de l’évolution de l’urbanisation, arrêté par les Services de l’Etat sans concertation, déficient quant aux études sur le bruit et la pollution.

La Commission d’enquête a rendu un avis défavorable le 27 mars 2006 ce qui n’a pas empêché le Préfet, correspondant local du Gouvernement Raffarin sous la Présidence de Jacques Chirac, de prendre, la même année, une Déclaration d’Utilité Publique.

A l’époque, le Préfet annonçait un début des travaux en 2007-2008 et une mise en service en 2.011. La montre semble comme arrêtée !

Depuis, le Gouvernement Fillon a demandé, le 5 mars 2009, aux Autoroutes du Sud de la France de surseoir aux procédures d’expropriation et de fouilles archéologiques.

C’est qu’un groupe d’experts a rejeté comme non satisfaisantes, en juillet 2009, les deux options qui lui étaient soumises : en l’occurrence, création d’une seconde autoroute ou élargissement à 2 x 4 voies de l’autoroute actuelle.

Le coût était déjà estimé à 385 M€ HT en 2004 (dont 73 M€ de mesures d’atténuation et de compensation pour l’environnement) !

Avec 120.000 véhicules par jour lors des grands chassés-croisés, l’autoroute A9 au droit de Montpellier sature quelques jours par an mais aucune mesure d’étalement des départs en vacances n’est prévue.

C’est le problème du tout camion qui se pose durant le reste de l’année : le ferroutage et plus encore le merroutage sont, il est grand temps, à promouvoir.

C’est aussi le problème du flux pendulaire entre Montpellier et les villages avoisinants, matin et soir, avec la mise en danger des automobilistes arrêtés sur l’autoroute par des sorties saturées et doublés à grande vitesse par le flot du transit : le transport en commun rapide (Tramway, bus à haute qualité de service, TER) sont à ce sujet prometteurs.

Les solutions de sortie du blocage actuel imaginées ne sont pas à la hauteur des risques d’accidents encourus. En effet, l’élargissement des sorties autoroutières débouchera sur des voies urbaines qui ne peuvent en aucun cas absorber un trafic local sans cesse croissant.

Il vaudrait mieux créer, dans un premier temps, deux nouveaux échangeurs : l’un à Odysseum et l’autre au Zénith.

Il vaudrait mieux aussi imposer des restrictions de vitesses plus importantes :
- la Fédération Nationale des Transports Routiers préconise elle-même une limitation à 80 km/h pour les camions sur autoroute afin d’économiser 12 millions de tonens d’émission de CO2 sur les 35 émis par le transport routier de fret, plus l’interdiction faite au poids lourds de dépasser,
- la régulation par affichage des vitesses maximales, pour les véhicules de tourisme, en fonction de l’état du trafic, fluidifie la circulation et minore fortement les risques d’accidents.

Enfin, la mise en application de la proposition des députés UMP de créer une nouvelle autoroute au Nord de Montpellier serait désastreuse en terme de délais (impossibilité de financer des travaux pharaoniques avec de nombreux remblais et viaducs dans un secteur à relief marqué) et d’atteinte aux paysages comme au cadre de vie des cantons de Saint-Gély du Fesc, Castries, Claret et Lunel.

21/07/2009

Forum Social Hauts Cantons 34

2ème Forum Social des Hauts Cantons
les 28, 29 et 30 août 2009 à Bédarieux (Hérault)


"Un lieu où chacun est invité à participer"


Pendant ces 3 jours, le Forum rassemblera des ateliers pratiques, des débats publics, des conférences et des séminaires, une foire aux alternatives, un marché paysan.
Voici les thèmes qui seront abordés :
- Communication Non-Violente
- Produire et Consommer Local
- Déplacements Doux
- Pluri-activité en Milieu Rural
- Les Déchets
- Atelier Radioactivité (avec la CRIIRAD)
- Petite Enfance et Éducation Alternative
- Phyto épuration et Valorisation de l'eau de pluie
- Eau / préserver l'Orb
- Économie Solidaire (l'exemple de Mondragon)
- Les Couveuse d'Activités Artistiques
- Les Logiciels Libres
- Séminaire Viticulture
- Qu'est-ce que la Richesse ?
- Traction Animale et Portage
- Histoire du Pays Minier
- L'Habitat Groupé Intergénérationnel Autogéré
- Une autre Alimentation Collective
- Décroissance
- Jardiner sans Pesticides
- Le Petit Éolien en auto construction
- Exclusion et Identité
- La Chimie dans nos Assiettes et notre Environnement
- Entreprises d'Insertion

Et aussi des spectacles, des concerts, des courts-métrages dans une ambiance festive et créatrice.

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« L'espoir d'une autre démocratie »

Le Forum Social est un espace de rencontre, ouvert, pluriel et diversifié, non confessionnel, non gouvernemental et non partisan.
Il vise à approfondir la réflexion, le débat d'idées démocratiques, la formulation de propositions, l'échange en toute liberté d'expériences et l'articulation en vue d'actions efficaces d'associations et de mouvements de la société civile qui s'opposent à la domination du monde par le capital et qui s'emploient à bâtir une société planétaire axée sur l'être humain (charte des Principes de Porto Alegre, avril 2001).

Forum Social des Hauts Cantons de l'Hérault
37, rue Saint-Alexandre - 34600 Bédarieux (local FCPE)
Tel : 06 71 53 16 25 - 06 80 36 31 19

fs34hc@gmail.com
http://forumsocialdhc.free.fr/index.htm

19/07/2009

Risque de tsunami en Méditerranée

Le sénateur socialiste de l’Aude Roland Courteau a rendu fin 2007 son rapport intitulé : "Tsunami, un risque réel mais une impréparation manifeste".

En effet, il n’existe aucun dispositif d’alerte en France métropolitaine, contrairement à la zone Pacifique (dont la Polynésie française) où 26 pays se sont associés, suite au tsunami meurtrier du 26 décembre 2004 dans l’océan Indien (plus de 300.000 morts et disparus sur les côtes d’Indonésie, du Sud de l’Inde, du Sri Lanka, de la Thaïlande et notamment de l’île touristique de Phuket).

Le tsunami consiste en un raz-de-marée de cause sismique (déplacement de plaques tectoniques) ou volcanique (explosion, effondrement).

Deux exemples récents attestent de l’existence du risque en Méditerranée :
- en 1979, un petit tsunami entre Nice et Antibes emporte la digue du chantier d’extension de l’aéroport, causant 11 morts,
- en 1986, un petit raz-de-marée submerge sur une hauteur de 2 mètres la plage de Beauduc, près de l’Espiguette, suite à un séisme en mer.

En Méditerranée, la fréquence statistique d’un tsunami meurtrier est estimée à un par siècle.

"La France s'est réfugiée dans l'attentisme. N'attendons pas une catastrophe pour réagir et bouger".

Il existe en effet déjà des modèles de marées et d’ondes de tempête pour estimer les sur-côtes du niveau de la mer.

Il semblerait que l’impact maximum serait en fin de Golfe du Lion, vers la Camargue, du fait d’une topographie favorable (très faibles dénivelées).

Ce qui est principalement à craindre, c’est un tremblement de terre au large de l’Algérie (la plaque tectonique qui porte l’Afrique et la Méditerranée s’enfonce en effet très lentement sous la plaque de l’Europe) ce qui laisse tout de même 2 heures de temps pour évacuer !

Roland Courteau estime à "6 millions d'euros en équipement et 3 millions en fonctionnement" le coût de protection des côtes de la France métropolitaine. Compte tenu de la faiblesse des coûts (qui incombent à l’Etat), l’intéressé dénonce un "manque de volonté politique et de crédits".

En Méditerranée, il n'y a "aucun marégraphe en temps réel, pas de capteurs de pression (tsunamimètre) au fond de la mer, pas de récepteur pour l'alerte", a aussi déploré le sénateur de l'Aude.

Dans un premier temps, souligne le Sénateur socialiste, il faudrait établir des plans de secours, des cartes d'inondation et d'évacuation pour les principaux ports, installer des sirènes ou encore mener des campagnes de sensibilisation de la population.
Les personnes à la plage, notamment les baigneurs, sont particulièrement vulnérables.

Pour le moment, presque 2 ans après le rapport Courteau, le Gouvernement Fillon souhaite seulement "héberger un centre régional d'alerte aux tsunamis qui gérerait l'alerte pour les pays de la Méditerranée occidentale et de l'Atlantique Nord-Est" pour le compte de l’ensemble des pays concernés : une manière de renvoyer à plus tard la protection des populations et d’essayer de faire de bien maigres économies financières.

18/07/2009

Présidentiables au Parti Socialiste

La Constitution de la 5ème République donne la prééminence au Président de la République sur le Parlement. Le quinquennat et l’organisation de la Présidentielle juste avant les Législatives vont dans le même sens.

Quasiment tous les partis politiques français sont « caporalistes » : un seul homme peut prétendre être candidat.

Ce n’est pas le cas toutefois au Parti Socialiste où le nombre de prétendants est substantiel.

C’est une richesse (humaine) mais aussi une faiblesse (politique).

Passons en revue la galerie des portraits des présidentiables du Parti de Jaurès.

Ségolène Royal : elle a l’avantage d’avoir été une première fois désignée par les militants socialistes face à Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn et d’avoir été la première femme à participer à un second tour de Présidentielle. Elle a toujours le soutien d’une majorité de militants socialistes et elle incarne une Gauche moderne et participative.

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Martine Aubry : elle dirige l’appareil mais un Congrès du Parti Socialiste en 2011 va rebattre les cartes juste avant l’échéance de 2012. Elle peut plus facilement que d’autre envisager un bon report des voix de la gauche de la Gauche car elle incarne un socialisme traditionnel et populaire.

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Dominique Strauss-Kahn : il peaufine son aura et sa stature au Fonds Monétaire International. Sa position d’observateur le favorise en cas de défaillance des autres prétendants : il peut être « l’homme providentiel ». En outre, il est en capacité de capter des voix au Centre, celles qui font les majorités.

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Laurent Fabius : la Présidence de l’Europe semblait devoir lui échoir un jour mais son choix, surprenant, de défendre le Non au Traité Constitutionnel Européen, contre le vote majoritaire des militants, a brouillé son image.

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François Hollande : c’est la première fois qu’un Premier Secrétaire national du Parti Socialiste ne se présente pas à la Présidentielle. L’intéressé pense que c’est partie remise pour 2012. Il garde un réseau extrêmement structuré de relais dans les fédérations départementales ce qui est un avantage concurrentiel.

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Vincent Peillon : il est brillant et dans le sillage de Ségolène Royal. Il était prévu qu’il gère le Parti Socialiste après le Congrès de Reims de novembre 2008 pendant que Ségolène Royal travaillait son image de prochaine Présidente de la France, mais il a manqué une poignée de voix pour qu’il en soit ainsi.

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Manuel Valls : il s’est déclaré au lendemain de l’échec socialiste aux dernières Européennes de juin 2009. Il représente la nouvelle génération, plus réaliste, qui sans renier ses valeurs cherche à proposer une gouvernance plus adaptée aux évolutions de la société française. Si certains le voient en poisson pilote d’un(e) candidat(e), il se prépare plus sûrement pour 2017.

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Pierre Moscovici : c’est un outsider encore peu connu du grand public.

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La nouvelle donne pour la désignation du candidat socialiste en 2012, c’est l’organisation vraisemblable de primaires ouvertes à l’expression des Français se réclamant de Gauche : cela favorise bien sûr les grandes pointures que sont Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn.

Crédit photo : cliché n° 2 Parti Socialiste, clichés n° 1, 3, 4, 5, 6, 7 et 8 Michel Chastaing

17/07/2009

Vive le bois construction (suite)

Le bois dans la construction accompagne en réalité la mutation des modes de conception et de réalisation.

Son utilisation est un enjeu en terme d’emplois locaux et d’aménagement du territoire (le bois demande beaucoup de main d’œuvre et est issu des zones rurales).

Le Languedoc-Roussillon compte 1 million d’hectares de forêts. ¾ des superficies sont des forêts privées et ¼ des forêts publiques. Les forêts les plus productives sont situées dans les Pyrénées, la Montagne noire, le Somail, l’Espinouse et les Cévennes.

Ce sont les accrus naturels et non les plantations (très limitées en surface) qui expliquent la très forte croissance du bois sur pied.

1,3 millions de m3 de bois sont prélevés tous les ans en Languedoc-Roussillon et 0,9 million commercialisés (le reste entre dans l’autoconsommation) des ménages. Cette exploitation du bois en région est toutefois largement insuffisante.

Le bois construction en Languedoc-Roussillon est essentiellement du bois d’œuvre destiné au sciage mais aussi du bois destiné à la trituration, notamment pour la production de panneaux isolants.

La Charte d’ARFOBOIS Languedoc-Roussillon engage des maîtres d’ouvrage, des maîtres d’œuvre et des entreprises : de l’amont et de l’aval de la filière.

Il s’agit de promouvoir une nouvelle culture et de nouvelles pratiques.

Le bois peut être mis en œuvre pour :
- construire des maisons en bois,
- à structure poteau/poutre, notamment en lamellé-collé,
- à ossature bois,
- en bois massif empilé (style « chalet »),
- en panneaux de bois massif contrecollés (technique venue d’Allemagne),
- fabriquer des isolants : laine et fibre de bois, ouate de cellulose,
- élaborer des portes, fenêtres, lambris, planchers, bardages.


Les maisons en bois permettent de gagner de la surface au sol, du fait d’une épaisseur de mur moins grande.

Les bois utilisés doivent être des bois certifiés (dits « PEFC », soit en anglais « Programme for the endorsement of forest certification »), c’est-à-dire que l’exploitation de la forêt doit être durable en respectant le sol, la végétation et les hommes.

La Charte résulte d’un travail transversal au profit de la construction bois. L’Association des communes forestières de l’Hérault (COFOR34) a été associée.
L’objectif est d’agir sur la demande (maîtres d’ouvrage et maîtres d’oeuvre) et sur l’offre (entreprises du bâtiment et de la transformation du bois, recherche).

Concernant les maîtres d’ouvrage, la Charte prévoit :
- l’exemplarité des constructions publiques,
- de mettre en œuvre une politique générale d’incitation à l’usage du bois, par exemple levée de toutes les restrictions dans les plans locaux d’urbanisme (PLU) ou dans les normes techniques,
- d’informer et de former à l’emploi du matériau bois (entreprises du bâtiment et de l’artisanat, élus locaux),
- de faire coopérer les maîtres d’ouvrage et les maîtres d’œuvre sur ce sujet
.

Une maison bois-pierre, démonstrative des bâtiments basse consommation (dits BBC), a été présentée au 2ème Salon Energaïa (Salon des énergies renouvelables) à Montpellier : elle a connu un vif succès en étant prise d’assaut, pour des visites, par le grand public.

16/07/2009

Vive le bois construction

1 m3 de bois stocke 1 tonne de CO2.

Le bois utilisé dans les constructions constitue un stockage durable de gaz à effet de serre (GES) responsables du réchauffement climatique. En outre, la mobilisation et la mise en œuvre du bois émettent peu de CO2.

Le bois construction est donc à développer.

A cet effet, ARFOBOIS Languedoc-Roussillon (l’interprofession régionale du bois regroupant les propriétaires forestiers, les bûcherons, les scieurs, les transformateurs du bois, les menuisiers et les charpentiers, les collectivités territoriales, les architectes, les constructeurs) a élaboré, dans la concertation des acteurs de la filière bois, la Charte bois-construction.

Cette Charte a été signée par 23 partenaires le 11 décembre 2008 à l’occasion du 2ième Salon Energaïa (Salon des énergies renouvelables) au Parc des expositions de Montpellier. La liste des signataires à jour est visible à l’adresse :
http://www.arfobois.com/index.php?id=156

C’est un engagement commun, un pacte d’intérêt collectif, visant à valoriser davantage le bois dans la construction.

La Commune de Clapiers a été pionnière puisqu’elle est la première et seule commune du Languedoc-Roussillon à avoir signé cette Charte.

Pourtant, signer cette charte n’est pas une affaire de spécialistes : toutes les communes et autres collectivités territoriales devraient ainsi s’engager à promouvoir le bois-construction.

Pour faire œuvre de pédagogie, Arfobois propose aux collectivités territoriales la mise à disposition gratuite d’une exposition sur le Bois construction :
http://www.arfobois.com/telechargements/outils//Panneaux%20Construction%20(6)%20ARFO.pdf

Cette charte est une conséquence directe de la politique mise en place en 1998 sous le Ministère de Jean-Louis Bianco (Gouvernement Jospin). L’objectif de son « Plan bois construction Environnement » était de faire passer de 10 % à 12,5 % la part de marché du bois dans la construction sur la période 2000-2010 (équivalent tout de même à 14 % des engagements de la France à Kyoto en terme de réduction du CO2 !).

S’en s’ont suivi le « Plan Climat 2004 », le décret du 16 septembre 2005 sur les exonérations de Taxe sur le foncier bâti (TFB) fixant les minima de quantités de matériaux renouvelables à utiliser dans la construction et enfin l’« Accord cadre national » résultant du Plan Bianco

La Charte d’ARFOBOIS Languedoc-Roussillon est la déclinaison régionale de cet accord national qui fixe « les objectifs stratégiques définissant le cadre des engagements ultérieurs de chaque signataire ». Les objectifs sont déclinés en actions. Le plan porte sur la période 2008-2013.

Promouvoir le bois dans la construction, c’est nous préparer un avenir meilleur.

Suite dans la note du 17 juillet 2009.

14/07/2009

Honneur à Cambacérès

En ce 14 juillet, honneur à Jean-Jacques Régis Cambacérès, un grand révolutionnaire montpelliérain !

Ce fut sans conteste un des principaux artisans de la Révolution française.

Il est né à Montpellier le 18 octobre 1753 d’une famille de magistrats appartenant à la vieille noblesse de robe de la ville. Il est mort à Paris le 8 mars 1824.

Après des études de juriste à la Faculté de Droit de Montpellier, il succède à son père comme conseiller à la Cour des comptes, aides et finances du Languedoc en 1774.

C’est un révolutionnaire actif dès 1789 à la Municipalité de Montpellier. Il devient président du Tribunal criminel de l’Hérault. Il est député de ce département en 1792 à la Convention nationale. Il entre au Comité de sûreté générale et vote l’arrestation des Girondins en 1793. Il devient ensuite président de la Convention en 1794 puis président du Comité de Salut Public après la chute de Robespierre.

Il est élu en 1795 au Conseil des Cinq-Cents. Il est ensuite désigné ministre de la Justice en 1799 ce qui lui permet d’appuyer le coup d’état du 18 brumaire (9 novembre 1799) instituant le Consulat. Il est alors choisi par Bonaparte comme Deuxième Consul.

Avec l’avènement de l’Empire en 1804, il est nommé Archichancelier. Il le restera pendant toute la durée de l’Empire. Lors des absences de l’Empereur, pris sur le théâtre des opérations, il assure l’intérim en présidant le Sénat, le Conseil d’état et en dirigeant les administrations.

Jean-Jacques Cambacérès est le rédacteur de nombreuses lois. Les Montagnards le chargent dès 1793 de coordonner la rédaction du Code civil décidé dès 1790. Ce dernier fut l’objet de plusieurs moutures avant d’être enfin approuvé, à la fin du Consulat, le 30 ventôse an XII (21 mars 1804). On lui donnera le nom de « Code napoléonien ».

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L’ordre ancien, c’était le baptême, le mariage et la sépulture (tous les trois forcément religieux) tandis que l’ordre nouveau, c’est la naissance, le mariage (civil) et le décès.

Le Code civil a supprimé la bâtardise et donc consacré l’égalité des enfants, légalisé le divorce et favorisé l’adoption (trois notions extrêmement modernes).

Ecoutons Jean-Jacques Cambacérès dans son discours à la Convention :
« Il nous reste à considérer le mariage comme la tige des liens qui doivent unir les enfants et les auteurs de leur existence. La voix impérieuse de la raison s’est faite entendre ; elle a dit : il n’y a plus de puissance paternelle ; c’est tromper la nature que d’établir ses droits par la contrainte. Surveillance et protection, voilà les droits des parents ; nourrir, élever, établir leurs enfants, voilà leurs devoirs. »

L’intéressé a en outre participé à la renaissance de la franc-maçonnerie française. Il prit même la direction de toutes les obédiences.

Jean-Jacques Cambacérès était homosexuel. Le Code civil ne reprit toutefois que la dépénalisation de l’homosexualité déjà approuvée par l’Assemblée nationale dès 1791.

Il est à noter que l’intéressé acheta le Château de Saint-Drézéry en 1791, vendu comme bien national par la municipalité de cette commune.

13/07/2009

Prix du foncier agricole dans l’Hérault

On s’interroge souvent sur les prix du foncier agricole dans l’Hérault.

Bien entendu, il s’agit toujours de cas particuliers et le prix est souvent d’autant plus élevé que le bien est petit ou que l’urgence pour le demandeur d’accéder au foncier est grande.

L’Observatoire Foncier de l’Hérault qui relève du Conseil général de l’Hérault reçoit les demandes d’intention d’aliéner (dites DIA) de la part des notaires, préalablement à toute mutation à titre onéreux.

En effet, le Département de l’Hérault a institué à son profit un droit de préemption : le droit de préemption sur les espaces naturels et sensibles. Ce droit concerne les zones NC (dites agricoles) et ND (dites naturelles) des plans d’occupation des sols (POS). Dans les plans locaux d’urbanisme qui succèdent progressivement aux POS, ces zones sont appelées respectivement A et N.

Le Département de l’Hérault peut donc, s’il le souhaite, acquérir des biens fonciers, éventuellement après avoir demandé au juge la baisse d’un prix manifestement surévalué, en vue de leur acquisition par la Collectivité et de leur protection. Ces biens entrent dans le Domaine public du Département : à ce titre, ils deviennent inaliénables, insaisissables et imprescriptibles.

L’Observatoire foncier qui dépend du Département de l’Hérault a constaté en 2006, sur 5.263 DIA notifiées portant sur 8.909 hectares, les prix de transaction au mètre-carré dipsonible dans le fichier ci-joint : TableauPrixFoncierHérault2006.doc

Les chiffres donnés par l’Observatoire foncier permettent les analyses suivantes, sur le plan quantitatif :
- entre la moyenne décennale précédente et l’année 2006, le nombre de transactions diminue de 20%,
- entre la moyenne décennale précédente et l’année 2006, les superficies échangées diminuent de 15 %,
- la part des superficies échangées concernant les agriculteurs ou assimilés, déjà faible, baisse d’environ 25 % à environ 15 %,
- le passage à l’urbanisation a augmenté de 4 % à 5 % des superficies échangées, ce qui représente environ 500 ha en 2006,
- les vignes qui représentaient 1/4 des superficies vendues ne représentent plus que 1/8 en 2006 (la crise viticole et l’arrachage sont « passés » par là),
- la « part de marché » perdue par les vignes se retrouve sur les prés et les terres,
- les transactions sur les vergers, les oliveraies et les jardins ne dépassent pas 50 ha par an,
- enfin, les terrains classés dans la catégorie « Bâti accessoire », représentent 30 % des surfaces, ce qui est conséquent.
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Sur le plan financier, entre la moyenne décennale 1996-2005 et 2006, l’augmentation des prix :
- est réelle mais faiblement supérieure à l’inflation pour les postes « Bâti essentiel », « Lotissement », « Morcellement agricole » qui concernent tous les trois l’urbanisation, « Prés et terres » ainsi que « Vignes » qui traduisent une demande plus faible de la part des agriculteurs,
- est, en revanche, très forte pour les postes « Terrains à bâtir » (résidentialisation d’espaces précédemment agricoles ou naturels), « Bâti accessoire » et « Vergers-Oliviers-Jardins ».

Globalement donc, 2/3 du foncier rural dans l’Hérault a vu son prix faiblement croître tandis que le tiers restant a connu une forte hausse annuelle, en moyenne de 5 % en euros courants et de 3 % en euros constants, c’est-à-dire hors inflation.

Les données issues de l’Observatoire foncier sont très instructives car elles permettent de donner un minimum d’éclairage sur le marché du foncier agricole qui est peu liquide et, c’est le moins que l’on puisse dire, peu transparent.

Concernant l’année 2008, la SAFER Languedoc-Roussillon constate sur notre région une baisse du prix moyen du terrain agricole à 0,64 €/m² (soit – 4,0 % sur 2007) et au niveau français une forte hausse à 0,52 €/m² (soit + 5,6 % sur 2007).

En France, le prix d’achat de terres par des non-agriculteurs, c’est-à-dire à destination résidentielle, a fortement chuté ces dernières années.

En revanche, c’est la forte augmentation des prix des terrains à destination agricole qui a fait progresser le prix moyen national.

La réalité du marché du foncier agricole est donc la suivante :
- les primes à l’hectare de la Politique agricole commune (PAC), à hauteur de 10 milliards d’euros par an en France, poussent les agriculteurs à l’agrandissement de leurs exploitations (ces gros exploitants empêchent notamment les installations des jeunes), sauf dans les régions comme la nôtre concernées par des spéculations exclues de la PAC comme le maraîchage, les vergers, la vigne ou touchées par une crise sectorielle (viticulture chez nous),
- cet agrandissement alimente la spéculation foncière et une faim de terre de la part des petits paysans,
- l’urbanisation et les grandes infrastructures de transport consomment certes des terrains agricoles (d’autant plus que la croissance démographique est forte comme c’est le cas en Languedoc-Rousssillon) mais avec la volonté des acquéreurs de payer un juste prix (la crise vécue depuis 2008 va accélérer cette exigence).

12/07/2009

Aidons Radio Terra One

Fille des « radios pirate » avant 1970, puis des « radios libres » entre 1981 à 1983, la liberté d’expression sur les ondes est aujourd’hui défendue en France par 600 « radios associatives locales ».

Il est loin le temps de l’inculpation de François Mitterrand et de Laurent Fabius qui en créant la radio militante socialiste Riposte comptaient contester le monopole d’Etat dans le domaine de la radio et de la télévision.

Les radios commerciales dominent en effet maintenant en terme de temps d’écoute.

Toutefois, les radios associatives locales se défendent bien en se professionnalisant et en passant au numérique. Elles sont en général d’utilité sociale du fait de la relation particulière qu’elles entretiennent avec leur auditoire. Elles sont une composante essentielle de la diversité culturelle et médiatique en France. Elles offrent notamment une tribune aux associations et aux acteurs locaux.

Elles souffrent financièrement du fait de la baisse des crédits de l’Etat dans le domaine social et culturel. Le Fonds de soutien à l’expression radiophonique (FSER) qui alloue des aides à l’installation, à l’équipement et au fonctionnement, se fait en effet de plus en plus chiche.

La Radio Terra One a pu émettre, sur Montpellier et alentours, jusqu’au mois de juin 2009 sur une fréquence (102.2 MHz) allouée provisoirement par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA).

Il lui faut maintenant obtenir une autorisation permanente.

La réponse du CSA interviendra en octobre 2009.

L’appui des habitants de Montpellier et des villages avoisinants est important : soutien possible sur le site http://www.terraone.fr/ où l’on peut maintenant écouter la radio en live via Internet.

C’est une radio associative locale dédiée à l’éducation à l’environnement qui souhaite « accompagner le public d’une manière pratique vers des habitudes plus respectueuses envers les générations futures ».

Aidons Terra One à « continuer son objectif d’information indépendante et de communication sociale de proximité ».

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11/07/2009

Des singes à Teyran ?

Un investisseur privé souhaite développer sur la commune de Teyran, en limite de Castries, dans une plantation de pins pignon située entre la RD 145 et la Liaison intercommunale d’évitement Nord (dite LIEN), un parc animalier dédié aux singes magots.

Cet animal vit principalement en Asie sous les Tropiques mais il a su aussi s’adapter au froid. C’est le cas au Japon où le Macaca fuscata s’accommode de la neige.

Le Macaque berbère (Magot Macaca sylvanus), encore appelé Macaque de Barbarie, est le seul primate vivant au Maroc, à part l’espèce humaine bien entendu. Ce serait l’hôte de Teyran. Il est menacé de disparition et occupe les cédraies endémiques du Haut-Atlas (étage montagnard compris entre 1.200 et 2.500 mètres d’altitude). C’est aussi l’attraction du Rocher de Gibraltar.

Au-delà de la sauvegarde des magots, l’objectif du parc animalier est à la fois pédagogique, scientifique et touristique.

Le parc animalier serait équipé de toilettes sèches, de captages d’eau de pluie, d’un assainissement autonome, d’électricité photovoltaïque, de constructions en bois. La nourriture des magots proviendrait des invendus de grandes surfaces, des restes des restaurants et des cuisines centrales tandis que celle des visiteurs serait Bio. Une petite boutique proposerait des articles issus du commerce équitable.

Tout le monde serait donc bien nourri et bien occupé !
Contrairement au poète Marc-Antoine Girard de Saint-Amant (1594-1661), membre de la cabale libertine, qui se plaignait, dans le sonnet intitulé, ironiquement, Les goinfres, de son jeune forcé et de son inactivité :
« Etre deux ans à jeun comme les escargots,
Rêver en grimaçant ainsi que les magots
Qui, bâillant au soleil, se grattent sous l'aisselle. »

Le projet vise à terme l’accueil annuel de 200.000 visiteurs nécessitant la création de 20 emplois. Cet objectif est à comparer aux fréquentations du Zoo de Lunaret (600.000), de la Réserve africaine de Sigean (400.000) et du seul centre comparable en France, au cœur du massif vosgien, proche de Colmar et du Parc des cigognes, en l’occurrence La Montagne des Singes à Kintzheim (300.000). La stratégie de l’exploitant consiste notamment à attirer les visiteurs de la grande voisine : Montpellier.

Teyran va donc t-il accueillir le « Royaume des singes » ? Cela dépendra de l’accueil fait au porteur de projet par les banques. Pour l’heure, l’ambition d’accueil paraît, tout de même, quelque peu surdimensionnée.

Pour plus d’information, se reporter vers le site officiel de la Mairie de Teyran :
http://www.ville-teyran.fr/Download/leroyaumedessinges.pdf

10/07/2009

Tous au chevet de l’Etang de l’Or

Les zones humides sont en régression partout dans le Monde. Ce sont pourtant les milieux les plus riches en terme de faune et de flore.

L’étang de l’Or n’en est donc que plus précieux : il est notre patrimoine écologique, paysager et architectural. Il abrite des écosystèmes riches, fragiles et complexes.

Recul de la qualité des nappes d’eau douce souterraines sur son bassin versant, eutrophisation de ses eaux saumâtres et comblement progressif de l’étang, dégradation des zones humides notamment avec la régression des roselières, sont les menaces principales.

Jusqu’à présent, le Syndicat mixte de gestion de l’étang de l’Or (SMGEO) gérait le site et son périmètre. Un contrat de baie (études et mesures de préservation) a couvert les années 1996-2006 avec les objectifs suivants :
- améliorer la qualité de l’eau de l’étang (réduction des rejets d’eaux usées par exemple),
- réhabiliter les cours d’eau (entretien de la ripisylve et suppression des prélèvements pour l’irrigation) mais aussi lutter contre leurs inondations,
- gérer les marais (amenée d’eau douce par pompage, barrages anti-sel, pêche artisanale, sites d’hivernage, de nidification et de migration des oiseaux),
- connaître les échanges de l’étang avec la mer, les canaux et les cours d’eau,
- informer les populations.


Dans un but de meilleure cohérence et d’efficacité des politiques publiques dans le domaine de la gestion globale des eaux et des milieux aquatiques, le SMGEO va laisser la place d’ici fin 2009 à un syndicat de bassin, appelé Syndicat mixte de bassin de l’Or (SYMBO).

Il s’agit de passer la vitesse supérieure en associant le Département de l’Hérault et 68 communes représentées par leurs intercommunalités (Communautés de communes de l’Etang de l’Or, du Pays de Lunel, du Pic Saint-Loup et Communauté d’Agglomération de Montpellier).

Il est en effet important de faire jouer la solidarité amont-aval.

N’oublions pas que :
- les ruisseaux du Nègue-Cats ou de la Jasse viennent des quartiers sud-est de Montpellier,
- le Salaison naît à Guzargues et passe à Teyran, Le Crès, Saint-Aunès, Mauguio,
- la Cadoule naît au Nord de Guzargues et passe par Castries, Baillargues et Mauguio,
- la Bérange naît à Saint-Drézéry,
- le canal de Lansargues qui collecte la Viredonne et le Berbian, la Canalette du Languedoc et le Canal de Lunel se déversent tous dans l’Etang de l’Or.

Cette union sacrée autour de l’Etang de l’Or conditionnait les aides financières de la Région, de l’Etat et de l’Europe.

09/07/2009

La nature au coeur de nos villages

La nature méditerranéenne est généreuse. Elle prospère jusque dans nos villages.

Un bel insecte pacifique : L’Abeille charpentière

L’Abeille charpentière est le nom savant du Xylocope violacé (Xylocopa violacea).
C’est un des plus grands et plus impressionnants Hyménoptères, habitué de nos jardins.
Cette abeille est très commune dans le Midi car c’est une espèce qui aime la chaleur.
Adulte, elle butine les fleurs.
Paisible, elle n’utilise que rarement son dard.
Son bourdonnement est sonore.
L’Abeille charpentière creuse des galeries, d’un diamètre de 1,5 cm, dans le bois sec où elle pond quelques œufs en alternant avec un dépôt de pollen. Chaque larve bénéficie ainsi d’une chambre personnelle et d’un garde-manger en guise de cloisons.
L’insecte possède une bonne trompe pour le nectar et une bonne mâchoire pour le forage du bois qu’il débite en petits copeaux.
L’Abeille charpentière est affairée à butiner, agrippée aux fleurs qu’elle fait plier, toute « enfarinée » de pollen.
Aux rayons de soleil, elle est toute irisée, toute moirée de noir et de violet.

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Crédit photo : Michel Chastaing

07/07/2009

Manger Bio à la cantine

Après les crises alimentaires et la montée de la conscience écologique, de nombreux parents souhaitent une meilleure alimentation collective pour leurs enfants.

Le Conseil régional Languedoc-Roussillon généralisera dans tous ses lycées, à la rentrée 2009-2010, une origine régionale à la viande et un repas Bio par semaine.

Le Conseil général de l’Hérault développe depuis quelques années le concept de Haute valeur alimentaire (HVA) dans ses centres culinaires desservant chacun un groupe de collèges.

De nombreuses communes réfléchissent à la mise en place de repas Bio au restaurant scolaire.

C’est aussi le cas du « Syndicat de restauration du Bérange » qui regroupe 12 communes : Baillargues, Beaulieu, Jacou, Le Crès, Montaud, Restinclières, Saint-Brès, Saint-Drézéry, Saint-Jean de Cornies, Sussargues, Teyran et Vendargues.

Ce Syndicat confectionne et livre 320.000 repas par an, soit 2.200 par jour.

Le Grenelle de l’environnement fixe en effet des objectifs :
- 20 % de produits Bio en restauration collective en 2.012,
- 6 % des surfaces agricoles en agriculture Bio en 2.012 et 20 % en 2.020 (soit 3 fois plus qu’actuellement).

Bien sûr, pour l’instant, peut se poser le problème du surcoût et de l’approvisionnement insuffisant, sachant que faire appel à des produits Bio lointains est impensable pour des raisons de bilan énergétique et sociales.

Les parents d’élèves relevant des établissements scolaires du Syndicat du Bérange ont été associés à la réflexion.

De cette concertation, il ressort qu’ il faut réunir le triptyque :
« Bio + productions locales + produits frais ».

Ces trois conditions permettent :
- le respect de la saisonnalité des productions,
- la réduction des émissions de gaz à effet de serre,
- le maintien de l’agriculture péri-urbaine,
- une meilleure qualité nutritive, organoleptique et gustative,
- le respect de l’équilibre nutritionnel, afin de réduire par exemple les problèmes d’obésité.

Personnellement, je rajouterai qu’une attention particulière doit être portée :
- à la maturité des fruits,
- à utiliser des matières premières pas trop transformées par l’industrie agro-alimentaire,
- au pain qu’il est facile et peu dispendieux de se procurer Bio,
- à l’empreinte écologique générée par les denrées alimentaires,
- à la consommation d’eau nécessitée par les produits agricoles (la viande en nécessite notamment incomparablement plus que les légumineuses pourtant voisines en terme d’apport protéique),
- à l’origine des productions afin d’écarter celles issues de systèmes socialement injustes (travail au noir dans certaines grandes fermes, exploitation des ouvriers voire même d’enfants, commerce non équitable, etc.).

La restauration collective est réellement un des enjeux de la quête du bien manger.

06/07/2009

Mouvement des associations populaires en colère

Dans la lignée des anciennes, Foyers ruraux, Maisons des jeunes et de la culture, comme des nouvelles plus médiatisées, SOS Racisme, Ni putes ni soumises, Les enfants de Don Quichotte, d’autres associations ont éclos dans nos quartiers et nos villages.

Elles ont largement bénéficié, en son temps, des emplois jeunes mis en place par le Gouvernement Jospin.

Le mouvement citoyen qui les anime vise à l’éducation populaire, à la culture pour tous, à l’épanouissement des individus sur leur territoire, à l’émancipation de tout un chacun.

Des hommes et des femmes se prennent en main pour l’alphabétisation des jeunes et des adultes, pour la formation professionnelle, pour le loisir éducatif, pour le développement du sport. Ce sont des bénévoles et des militants du quotidien.

Leur générosité et leur engagement se heurtent aujourd’hui au désengagement volontaire de l’Etat.

Le Gouvernement Fillon ne partage pas en effet la pensée profonde de Victor Hugo :
« Celui qui ouvre une porte d’école, ferme une prison. »

Les délégations de service public que consentait l’Etat (insertion par l’économique, coaching professionnel, accompagnement scolaire, etc.) sont maintenant volontiers confiées à des sociétés privées.

Les subventions précédemment accordées pour soutenir les zones rurales ou les banlieues, que les gouvernements de Gauche savaient productives, sont actuellement au mieux différées et au pire fortement réduites, voire annulées.

Pour défendre une société de justice sociale, 45 associations du Grand Montpellier (notamment ACLE, Passerelles, Nouas, Solidarité DOM-TOM) se sont regroupées le 30 juin 2009 devant la Préfecture de l’Hérault pour manifester leur incompréhension face au désengagement coupable de l’Etat.

Elles ont constitué un Collectif, appelé F2ATP, soit en clair : Fédération des associations et des acteurs des territoires populaires.

Le moment est grave car certaines associations connaissent de sérieuses difficultés de trésorerie tandis que d’autres ont même dû licencier du personnel et réduire leur offre de services, restreignant leur rôle de service public et d’intérêt général.

Le résultat, c’est que tout un pan de la jeunesse et des classes moyennes est sacrifié sur l’autel de priorités budgétaires et idéologiques contestables.

Pourtant, qu’il est beau et qu’il est noble ce combat que mène ces associations pour l’égalité sociale en direction des catégories les plus précarisées de notre société.

05/07/2009

Le Festival de la Tomate à Clapiers

Le 3ème Festival de la Tomate est programmé dimanche 6 septembre 2009, dans le très ombragé et magnifique Parc municipal de Clapiers, de 9 h à 17 h.

Cette manifestation s’inscrit dans le cycle des événements visant à fêter l’agriculture méditerranéenne autour de Montpellier avec la Fête de l’Olive à Pignan en octobre, la Fête des Vignes en novembre/décembre sur la place de la Comédie et la Fête de la Truffe en janvier/février à Saint-Géniès des Mourgues.

C’est l’occasion d’une rencontre conviviale entre producteurs locaux, habitants des quartiers de la grande métropole et habitants des villages autour de Montpellier.

Organisé en partenariat avec la commune de Clapiers, la Communauté d’agglomération de Montpellier, l’Association des marchés paysans de l’Hérault et l’Association Terres Vivantes, le Festival de la Tomate est l’occasion de découvrir, de déguster mais aussi d’acheter des produits paysans régionaux de grande qualité.

Il s’agit de promouvoir des paysans dans une démarche d’agriculture durable, installés sur de petites exploitations, privilégiant les circuits courts de distribution et la vente directe : marchés de plein-vent, commercialisation sur Internet, boutiques de producteurs, vente de paniers, associations de maintien de l’agriculture paysanne dites AMAP.

Ces nouvelles pratiques permettent de garantir une meilleure traçabilité des produits agricoles ou alimentaires et d’offrir des moments de rencontres et d’échanges avec le consommateur.

Plusieurs producteurs régionaux de l’Hérault et du Gard présenteront et vendront leurs productions : tomates (plus de 250 variétés) mais aussi légumes variés, produits agro-alimentaires du terroir (conserves, jus de fruits, préparations culinaires, …), fruits « oubliés » comme certaines variétés de raisin de table, semences variées. Nombre d’entre eux proposent des produits Bio, cultivés sans pesticides.

Pour que cette manifestation soit une fête, plusieurs animations seront proposées :
- dégustations de variétés de tomates anciennes,
- musique et sketches humoristiques par le groupe « Tub’Hercule Poireau »,
- exposition de Terres Vivantes sur l’agriculture peuplante et le développement rural,
- exposition et éducation au bien manger par le CIVAM Racines,
et pour les enfants :
- pêche à la truite,
- atelier de maquillage et de déguisement sur le thème de la tomate,
- éducation au goût et à une alimentation saine,
- contes par Birgit Pape-Thoma, auteure de la bande dessinée « Ti Jojo aux pays des tomates multicolores ».

Un repas convivial, tiré du sac ou acheté sur place, est organisé après l’inauguration officielle prévue à 11 heures.

Le Festival de la Tomate : le rendez-vous de la rentrée qui rapproche le monde rural et le monde urbain.

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Stand du CIVAM Bio


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Dégustation de variétés de tomates anciennes


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Stand du Tomatologue Eric Pédebas
installé à Maurin (Lattes)


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Stand de l'association Touselle

04/07/2009

Le bruit et le trafic

Notre terre a toujours été un lieu de passage préférentiel.

La voie Hérakléenne fut pratiquée par les marchands grecs, sur les traces mythiques de leur héros, Héraklés. Hannibal l’emprunta avec ses éléphants de combat pour envahir Rome.

La Via Domitia passa par Forum Domitii (Montbazin) et reprit des étapes de la voie Hérakléenne, à Ambrussum (près de Villetelle sur le Vidourle) comme à Sextantio (Castelnau le Lez). Elle visait à relier les péninsules italique et ibérique et non pas Massilia, l’amie de Rome, entièrement tournée vers la Méditerranée.

Depuis, avec la multiplication des échanges, les trafics ferroviaires, et surtout autoroutiers, ont explosé. L’été, l’A9 enregistre notamment des pointes journalières à 170.000 véhicules par jour et des pics à plus de 5.000 véhicules par heure dans un sens.

La Languedocienne est l’infrastructure la plus bruyante sur notre territoire.

Son impact en terme de nuisances sonores a fait l’objet d’une cartographie de la part de la Communauté d’agglomération de Montpellier engagée dans une démarche réglementaire de Plan de prévention du bruit dans l’environnement (PPBE).

Cartes des niveaux de bruit pour les communes de Saint-Jean de Védas, Montpellier, Castelnau le Lez et le Crès accessibles sur :
http://www.montpellier-agglo.com/64796936/0/fiche___pagel...

Dans un corridor de 200 m de large, le bruit moyen dépasse 70 dB(A) et pour 400 m de large, il est compris entre 65 et 70 dB(A). Pour les autres grandes voies routières et la voie ferrée, ces corridors sont 4 fois moins larges !

L’autoroute est donc la principale nuisance sonore de la zone.
Mais cela ne doit pas être pris comme une fatalité.

Quelles sont les solutions possibles ?
- des progrès sur l’aérodynamique et la motorisation des camions (20 % du trafic) émetteurs dans des bandes d’octaves particulières et générateurs de trafic nocturne,
- des avancées sur le bruit de roulement provoqué par le contact entre pneumatique et chaussée (pour les véhicules routiers légers, ce bruit prédomine aux vitesses moyennes et élevées sur le bruit du moteur), en mettant en œuvre des chaussées plus silencieuse dont la porosité permet une meilleure absorption acoustique,
- des aménagements de protection sonore comme les buttes ou les murs anti-bruit,
- des réductions de vitesse à l’image des régulations actuelles de vitesse pour limiter les bouchons.

C’est aux sociétés autoroutières sur une partie de leurs bénéfices, au transport routier comme aux autres utilisateurs de l’autoroute, pour le loisir comme pour le travail, sur leurs péages, de prendre en charge financièrement le coût de la tranquillité des riverains.

03/07/2009

Pour une agriculture de proximité en Lunellois

La Communauté de communes du Pays de Lunel (regroupant Boisseron, Lunel, Lunel-Viel, Marsillargues, Saint-Just, Saint-Nazaire de Pézan, Saint-Sériès, Saturargues, Saussines, Valergues, Vérargues, Villetelle) a compris la nécessité de conforter l’agriculture locale en s’appuyant sur les circuits courts de commercialisation.

Les consommateurs sont en effet maintenant plus exigeants et demandeurs de produits authentiques, d’une meilleure alimentation, de commerce équitable et de respect de l’environnement.

Si l’agriculture emploie moins de 1 % de la population active du Pays de Lunel, elle occupe près de 50 % l’espace de ce territoire : elle façonne donc nos paysages et notre culture.

A partir d’une enquête menée auprès de 18.000 ménages, les idées suivantes ont été validées :
- production et vente directe hebdomadaire de paniers de produits alimentaires locaux,
- création d’une société foncière capable d’acheter les terrains nécessaires à l’installation de plusieurs maraîchers et financée par souscription de parts localement,
- lancement d’un marché paysan sur la ville de Lunel avec des prix raisonnables.

Depuis, un « carré paysan » a été réservé au sein du marché hebdomadaire traditionnel de Lunel et deux associations, l’une de paysans, l’autre de consommateurs, se sont créées.

L’association « Les Paysans du Vidourle » regroupe des producteurs fermiers du Gard et de l’Hérault. Cette structure envisage de se doter d’une charte qualité et souhaite impulser des événements, notamment liés à la fraise et au melon. Dans un premier temps, l’objectif est la genèse de marchés paysans ou la participation, sous une bannière collective, à ceux qui existent déjà.

L’association de consommateurs Croquelune entend, quant à elle, promouvoir un mode d’approvisionnement en fruits, légumes et produits transformés, directement auprès des producteurs afin de valoriser une agriculture biologique à la portée du plus grand nombre. Croquelune est prête à accompagner les producteurs locaux dans leur démarche pour se former à de nouvelles pratiques culturales.

En outre, une étude sur les cultures maraîchères d’hiver, l’une des lacunes du territoire, a été lancée ainsi que l’idée de créer des boutiques paysannes.

Les associations départementales que sont la Fédération Départementale des CIVAM, Nature et Progrès, Marchés paysans de l’Hérault, Etat des lieux ou encore Terres Vivantes, précurtrices en matière de développement d’une agriculture à taille humaine, respectueuse de l’environnement, viennent en appui de cette dynamique locale.

02/07/2009

Naissance de Montpellier Villages

« Etre né quelque part
Pour celui qui est né
C’est toujours un hasard »
Maxime Le Forestier


La magie de notre pays languedocien, c’est que très peu y sont nés mais que beaucoup s’y retrouvent.
Alors, quand le hasard a fait que l’on y est né, on ne peut qu’être honoré, enchanté, de la passion que lui porte ceux qui choisissent d’y vivre.
La capitale régionale est au bout du regard. Elle est dans nos têtes. Beaucoup d’entre nous y travaillent, y étudient, s’y distraient ou s’y approvisionnent.
Pourtant, le magnétisme du village, ou du quartier à Montpellier, opère : c’est là que s’instruisent et se construisent nos enfants, que le sport ou la culture populaire nous unissent, que les liens de proximité se tissent, que nos identités se forgent.

« Montpellier Villages » se veut un lieu d’expression dans le domaine de l’actualité, de l’histoire, de l’environnement, du développement durable, de la vie associative, des initiatives des hommes et des femmes qui font notre arrière-pays montpelliérain.

« Etre né quelque part
C’est partir quand on veut
Revenir quand on part »
Maxime Le Forestier


Les anciens partiront vraisemblablement avant nous mais leur culture, leur façon de vivre, leur héritage, leur exemple seront notre viatique. Beaucoup d’entre nous ont voyagé à l’étranger, ont séjourné dans d’autres villes françaises, d’autres ont quitté le pays pour y revenir, moins jeunes, une fois les premiers apprentissages, les premiers parcours initiatiques, les premiers postes professionnels accomplis. Mais tous, nous connaissons notre chance de vivre au soleil, à proximité de la « Surdouée », au calme du village. Ceux qui ne peuvent plus y demeurer, plus y revenir, en sont malheureux.

« On choisit pas ses parents
On choisit pas sa famille »
Maxime Le Forestier


En revanche, on choisit ses voisins, ses amis, ses rencontres. Nos décisions et orientations personnelles pèsent sur notre cadre de vie et notre aptitude à vivre en société. L’avenir se construit collectivement. Citoyens de Clapiers, Montferrier, Prades, Grabels, Baillargues, Jacou, Sussargues, Saint-Christol, Saint-Drézéry et de tous ces villages qui se pressent autour de Montpellier, réfléchissons et vivons pleinement ensemble le développement de ce territoire qu'est Montpellier Villages.

Michel Chastaing