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11/10/2009

Le danger de prolifération des sangliers inquiète dans l'Hérault (suite n° 1)

Dans l’Hérault, la surpopulation des sangliers (Sus scrofa) devient critique en terme de dégâts aux cultures et d’incursions sur les infrastructures routières ou dans les zones résidentielles.

N’en déplaise à certains écologistes, le tir par les chasseurs est, à ce jour, la seule solution éprouvée : une pression de chasse maintenue à un niveau élevé est en effet de nature à enrayer une explosion des populations.

Quels sont les autres moyens de réguler le « cheptel » de sangliers ?

L’empoisonnement : il pose des questions éthiques fondamentales ; il présente des risques pour d’autres animaux ; il est interdit par la réglementation.

Le piégeage : l’animal est très intelligent et d’une grande puissance (« encore faut-il qu’il se laisse piéger et que le piège résiste »).

Les répulsifs : ils ne jouent que sur la fréquentation d’un lieu par le gibier, en l’écartant momentanément, mais ils sont très coûteux et d’une odeur épouvantable.

La contraception des laies par vaccin oral : elle est en expérimentation prometteuse en Grande-Bretagne. Toutefois, les chercheurs doivent maintenant trouver une substance spécifique aux suidés, n’ayant pas le même effet sur le genre humain !

La pose de clôtures : aucune n’y résiste et il n’est pas souhaitable d’empêcher le mélange génétique des populations en compartimentant leur habitat.

Puisque notre salut, éviter l’envahissement par les sangliers, passe par les chasseurs, quelles sont les forces en présence, d’un côté les chasseurs et de l’autre le cheptel de sangliers ?

En ce qui concerne les chasseurs de l’Hérault, ils sont en général polyvalents et s’intéressent au petit gibier, au gibier migrateur (essentiellement grives et palombes), au gibier d’eau et au grand gibier.

La population héraultaise de chasseurs est traditionnellement importante mais déclinante et vieillissante.

38.000 chasseurs héraultais en 1980 et moins de 25.000 maintenant, soit une baisse d’environ 35 %. Une moyenne d’âge de 58,7 ans en 2005, avec seulement 11 % de moins de 30 ans. En novembre 2005, 0,6 % seulement de femmes.

Ces chiffres sont inquiétants.

Toutefois, le report de la chasse au petit gibier (moins de lapins, de lièvres, de perdrix, etc. du fait de la déprise agricole) sur celle au grand gibier se généralise : la vente des vignettes de grand gibier est ainsi passée de 11.500 en 1994/1995 à plus de 13.000 en 2004/2005 (avec en outre une augmentation en 20 ans de près de 54 %). Pour 2008/2009, la Fédération des chasseurs de l’Hérault annonce le chiffre de 15.000.

En ce qui concerne les sangliers de l’Hérault (« rassurez-vous », il peut aussi en venir de l’Aude, du Tarn, de l’Aveyron, de la Lozère et du Gard !), les effectifs sont estimés grossièrement à 9.000 pour 1986-1987 et à 33.000 pour 2008-2009 (on compte deux fois le tableau de chasse annuel).

Après calcul, le match tourne à l’avantage du sanglier avec un peu plus de 0,5 sanglier à abattre par chasseur il y a une vingtaine d’année et un peu plus de 1,1 maintenant !

Pour l'anecdote, le nombre de sangliers dans l'Hérault a irrémédiablement dépassé celui des chasseurs vers l'an 2000.

A l’évidence, en l’état actuel des choses, la prévention des risques dus au sanglier et la protection des territoires menacés ne sont pas acquises pour les années à venir, même s’il est possible de maintenir une population de chasseurs en capacité de chasser, souvent, sur tout le territoire.

Dans ces conditions, quelles aides peuvent-elles être apportées aux chasseurs par les pouvoirs publics, par la collectivité et quelles évolutions de la réglementation semblent nécessaires ?

Suite dans la prochaine note, le dimanche 11 octobre 2009.

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