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29/10/2009

Quel avenir pour l’aéroport Montpellier-Méditerranée ?

L’aéroport Montpellier-Méditerranée est idéalement placé à proximité de la capitale régionale.

 

Avec, en 2008, un trafic de 1,25 millions de passagers commerciaux, il occupe en France la 11ème position.

 

Le trafic de 2 millions de voyageurs envisagé il y a quelques dizaines d’années ne sera pas atteint.

 

En effet, le Grenelle de l’environnement privilégie maintenant le TGV sur les trajets nationaux et le court courrier international.

 

Montpellier est actuellement à 3 h 15 du Centre de Paris en TGV (et sera à moins de 3 h une fois le contournement de Nîmes par la Ligne à grande vitesse - LGV - construit) et à 1 h 15 d’Orly.

 

L’extension à l’aéroport de Montpellier, jadis envisagée, n’est pas d’actualité.

 

Compte tenu des contraintes liées au réchauffement climatique, le transport aérien sera de plus en plus spécialisé vers le long courrier.

 

Avec la même énergie, un passager effectue, en effet, 1 km en voiture, 5 km en train (le plus économique) et entre 1 et 2 km en avion (à condition que le trajet, pas trop court, ne comporte pas essentiellement des phases de décollage et d’atterrissage).

 

C’est pourquoi, l’aéroport de Montpellier vise le développement de lignes avec les grandes capitales européennes pour des flux essentiellement touristiques (avec des compagnies régulières ou à bas coût), renforcés par les flux d’affaires.

 

L’installation d’une compagnie basée à Montpellier, comme ce fut le cas avec Air Littoral, doperait la fréquentation.

 

Sur le plan des infrastructures, le départ de l’Armée de Nîmes hypothèque l’avenir de l’aéroport de la capitale gardoise.

 

La faiblesse de sa fréquentation (250.000 voyageurs environ) pose la question de sa viabilité.

 

Cet aéroport pourrait toutefois offrir une seconde piste à celui de Montpellier.

 

Une navette ferroviaire pourrait en effet relier l’aéroport de Montpellier-Méditerranée et son annexe à Nîmes. Bien entendu, cette solution technique ne peut être envisagée qu’une fois la Ligne à grande vitesse (LGV) réalisée. L’idée de cette intermodalité entre transport aérien et terrestre est séduisante.

 

L’aéroport de Nîmes possède un avantage : il est moins contraint en terme de proximité des zones urbanisées.

 

Les nuisances sonores peuvent en effet être un frein au développement du trafic si elles ne sont pas maîtrisées.

 

Sur le plan organisationnel, la nouvelle société aéroportuaire (actionnaires : Etat, Chambre de Commerce et d’Industrie, Région, Département, Agglomération de Montpellier et Communauté de communes de l’Etang de l’Or) veut développer une stratégie de valorisation du foncier de la plate-forme aéroportuaire pour la création d’activités (une bonne centaine d’hectares restant à aménager sur un total de 475 ha).

 

En conclusion, il est fortement probable que le développement de l’aéroport Montpellier-Méditerranée sera dans les prochaines décennies essentiellement qualitatif, avec :

- une internationalisation des vols,

- un effort en terme de développement durable,

- une extension de la plate-forme aéroportuaire pour accueillir de nouvelles entreprises,

- une prise du pouvoir par les Collectivités territoriales soucieuses du développement local.

 

Suite dans la note : "Comment maîtriser les nuisances sonores engendrées par l'aéroport Montpellier-Méditerranée ?",

à paraître le 26 octobre 2009

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