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20/02/2010

Régionales : prêts à se présenter devant les électeurs

Compte tenu de la multiplication des partis et groupuscules politiques ces dernières années, la période précédant la date limite de dépôt des candidatures pour les élections régionales des 14 et 21 mars 2010 a été riche en tentatives de rapprochement dont certaines ont été couronnées de succès.

 

11 listes, comme en 2004, vont briguer les suffrages des électeurs du Languedoc-Roussillon.

 

Lutte Ouvrière est restée fidèle à ses convictions et n’a participé à aucune tractation.

 

Le Front de Gauche, qui avait l’avantage d’être déjà constitué, s’est allié avec le Nouveau Parti Anticapitaliste, lui-même issu de la Ligue Communiste Révolutionnaire et d’autres mouvements.

 

Au total, ce conglomérat regroupe le Parti de Gauche, la Gauche Unitaire, le Parti Communiste Français, le Nouveau Parti Anticapitaliste, les Alternatifs, la Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), les Objecteurs de croissance et le M’PEP (Mouvement politique d’éducation populaire) qui se sont mis d’accord sur un programme de défense de l’emploi stable et des services publics.

 

De même, Europe Ecologie, qui est un réseau social, regroupe des personnes venues des Verts (sur ses presque 20.000 adhérents au niveau national, environ les 2/3 sont issus des Verts), des alter mondialistes et la Fédération des régions et des peuples solidaires (dont le Parti de la Nation Corse, l’Union Démocratique Bretonne et le Parti Occitan).

 

Localement, autour des Verts se sont rassemblés CAP 21 (qui a scellé au niveau national un accord avec le Modem) et des « divers », venus de la gauche alternative, du régionalisme occitan et catalan.

 

Le Parti Socialiste, « canal historique », présente avec Hélène Mandroux la liste surprise.

 

69 % des militants socialistes du Languedoc-Roussillon avaient pourtant choisi de désigner comme « 1er des Socialistes » Didier Codorniou qui proposait de se ranger dès le premier tour derrière Georges Frêche, Président sortant d’une actuelle coalition unitaire de la Gauche (PCF, MRC, PRG, Verts, PS).

 

Eric Andrieu qui avait récolté à cette occasion 31 % des suffrages, sur une ligne politique qui laissait planer un doute sur un soutien à Georges Frêche, s’était rallié après ce scrutin socialiste interne, au choix du leadership de Georges Frêche.

 

Hélène Mandroux, Maire de Montpellier, sans appel à candidature ni vote d’approbation des militants quant à sa liste (contrairement aux listes proposées par Didier Codorniou), va donc défier Georges Frêche, le plus médiatique des présidents de région avec Ségolène Royal.

 

L’union entre Hélène Mandroux et Jean-Louis Roumégas a échoué malgré de nombreuses et longues tractations.

 

Georges Frêche présente de son côté une liste constituée de socialistes, de communistes, de chasseurs, d’écologistes, ces quatre groupes de candidats n’ayant pas l’investiture de leur parti mais étant nantis d’une solide notoriété, de membres du Mouvement Républicain et Citoyens, de membres du Parti Radical et des personnes issues de la société civiles (sportifs et chefs d’entreprises notamment).

 

L’appui des présidents des conseils généraux des Pyrénées-Orientales, de l’Aude et du Gard constitue pour le Président sortant une assurance tout risque.

 

Concernant la Droite, la candidature de Christian Jeanjean (UMP dissident) est moins dangereuse que prévue.

 

La capacité de nuisance de cette liste augure de celle que pourra constituer la candidature de Dominique de Villepin face à celle de Nicolas Sarkozy, à l’occasion de la prochaine élection présidentielle.

 

Pourtant, le « Parti du Président », l’Union pour un Mouvement Populaire (UMP) a fortement coalisé, satellisé, de nombreux partis comme « Chasse, Pêche, Nature et Traditions », « Les Progressistes », « Gauche moderne », « Parti radical », « Nouveau Centre », « Parti chrétien démocrate », « Mouvement pour la France » de Philippe de Villiers.

 

Enfin, le Front national offre une image caricaturale de son repliement sur lui-même, avec un relent de népotisme dans le choix de ses candidats.

 

L'Extrême-Droite se paye en réalité le luxe d'être représentée par trois listes, qui essaient toutes de chasser l'électeur sur des thèmatiques très voisines.

 

Les derniers sondages donnent quelques indications sur les possibles résultats au soir du deuxième tour, le 21 mars 2010.

 

L’examen des prévisions de vote du sondage TNS / Sofres-Logica commandité par Midi Libre (enquête de début février 2010 donnant, pour une triangulaire au second tour, environ 40 % pour Georges Frêche et environ 30 % respectivement pour Raymond Couderc et Hélène Mandroux) est instructif.

 

La plupart des « petites » listes seront éliminées dès le premier tour, notamment celle du Front national dont la Droite ne veut plus comme alliée.

 

Les listes de Gauche emmenées par René Revol, Jean-Louis Roumégas et Hélène Mandroux jouent gros au premier tour : elles ne pourront s’allier au second tour que si l’une d’entre elles franchit la barre des 10 % des votes exprimés, ce qui n’est pas acquis d’avance.

 

L’absence de liste Modem est de loin la plus grosse surprise de la préfiguration des ces élections régionales.

 

La liste de Patrice Drevet (Mouvement des Ecologistes Indépendants, Génération écologie, La France en action) se voit ouvrir un boulevard même s’il lui sera difficile d’accéder au second tour, sauf au travers d’une fusion qui dépendra du bon vouloir des autres listes.

 

La liste de Raymond Couderc risque quant à elle de ne finir que troisième dans la configuration d’une triangulaire !

 

Il faut dire que le rejet du Gouvernement Fillon et, plus encore, du Président Sarkozy, est très fort : pour les électeurs conservateurs, c’est un vote d’avertissement au pouvoir central, « sans frais », dans le cadre d’une élection locale intermédiaire, entre les scrutins majeurs que sont la Présidentielle et les Législatives.

 

Dans ce cas de figure, la liste constituée autour de l’UMP n’aurait plus d’élus en Lozère, le pays de l’ancien président Jacques Blanc : tout un symbole !

 

En revanche, les socialistes, en « ratissant large », cumuleraient environ 45 % du nombre d’élus : du jamais vu dans l’histoire régionale.

 

Quant à Georges Frêche, l’attaque frontale dont il a fait l’objet de la part des instances socialistes parisiennes, lui a permis de mener une campagne médiatique, notamment à la télévision, renforçant son image et sa notoriété.

 

Si un sortant est toujours difficile à battre, surtout lorsqu’il a un bon bilan (construction de lycées, gratuité des livres au lycée, lutte contre les inondations, développement des énergies renouvelables et du train régional, développement économique et de l’emploi), l’opposition à Paris que marque traditionnellement les Méridionaux lors des élections intermédiaires, risque fort de rendre impossible la tâche de ses adversaires.

 

A n’en pas douter, l’offre politique est riche en Languedoc-Roussillon pour ces Régionales : souhaitons simplement que cette foison pousse les électeurs à venir participer très nombreux à cet exercice démocratique que certains peuples nous envient.

Commentaires

Michel, michel!

Je vais t'asticoter un peu! Si tu me permets...

5ème adjoint au maire de Clapiers, mais certes secrétaire de la section socialiste de Clapiers, tu intitules ton blog "Montpellier Villages", et non pas sur une connotation clapiéroise.

Te verrais-tu en conséquence successeur de Georges Frèche à la présidence de l'agglo? Car cela m'intrigue..

Tu soutiens, contre ton parti, Georges Frèche, qui ferait mieux de passer la main, après ses dérapages à répétition qui s'aggravent avec l'âge, et qui s'ajoutent à une personnalité de tout temps autoritaire, méprisante, supprimant "toute tête qui dépasse" (la liste en est longue depuis JP Vignau) .

C'est ton droit!

Mais STP ne vas pas en plus proférer des mensonges:

ex: "CAP 21 (allié au niveau national avec l’UMP)" NON, Cap21 n'a aucun national avec l'UMP , mais en a avec le Modem, sauf qu'en LR, comme d'ailleurs dans d'autres régions, ils se sont associés avec Europe-Ecologie, se désolidarisant du Modem:!

ex " le « Parti du Président », l’Union pour un Mouvement Populaire (UMP) a fortement coalisé, satellisé, de nombreux partis comme « Chasse, Pêche, Nature et Traditions », " NON, tu oublies de signaler que ton candidat préféré, Georges Frèche a réussi à agréger dans dans sa liste le CNPT régional, je ne sais pas en l'échange de quelles promesses.

Alors, Michel, N'en fais pas trop STP.

Pour ma part, quoi qu'il en soit , Georges Frêche n'aura pas mon suffrage, au premier comme au second tour, ce qu'il n'a d'ailleurs jamais eu.
Et il est largement temps, à mon avis d'essayer de fermer la page de ce personnage à Monpellier et en LR.

Bien amicalement

Yves

Écrit par : Yves PACCOU | 18/02/2010

Le Blog « Montpellier Villages » a été créé en juin 2009, loin de la période des élections régionales qui raniment - c’est naturel - les passions politiques.
Le CPNT rappelle volontiers qu’il a un accord national avec l’UMP et qu’il ne reconnaît aucune autre alliance locale.
Quant à CAP 21, c’est effectivement une coquille d’avoir écrit « allié au niveau national à l’UMP » : j’ai donc immédiatement remplacé dans la note par « qui a scellé au niveau national un accord avec le Modem ».
D’ailleurs, plus bas dans cette même note, le nom de CAP 21 n’apparaît pas, et pour cause, dans la liste des 7 formations alliées avec l’UMP pour ces Régionales.
Mes excuses donc, cher Yves !
D’autant que le positionnement politique du Modem est difficilement assimilable à celui de l’UMP !
Pour revenir à CAP 21, ayant creusé un peu plus le sujet, il semblerait que, dans 14 régions, cette formation politique n’ait ni liste, ni candidat sur d’autres listes.
En Alsace, Haute-Normandie, Languedoc-Roussillon, Lorraine, PACA, Pays de Loire, CAP 21 et Europe écologie font liste commune.
Puis, il y a deux exceptions.
La première concerne la région Poitou-Charentes où le Modem et CAP 21 rejoignent dès le premier tour la liste socialiste de Ségolène Royal.
La deuxième concerne la région Midi-Pyrénées ou la déléguée régionale de CAP 21 se présente sur la liste UMP en arguant que « CAP 21 a laissé le choix à ses adhérents d’aller où ils veulent ».
Notons aussi que Cap 21 est membre fondateur du Modem et que Corinne Lepage a créé récemment un club de réflexion nommé « Terre démocrate ».

Écrit par : Michel Chastaing | 19/02/2010

Frêche a traité de con Andrieu, Mandroux, "ses" électeurs dont tu fais parti...quelle joie, quel plaisir ! Pour ma part même si je ne vote pas Mandrous, je lui souhaite bon vent !
Un type comme A Champrigaud mérite le respect ! Et bien d'autres encore qui sont des démocratres

Écrit par : Leboiteux | 22/02/2010

ZAVEZ-VU ? Le Languedoc-Roussillon, l'Aquitaine, la Bretagne et la Haute-Normandie. Voilà le quarté gagnant des régions les mieux gérées de France à la veille du premier tour des élections, le dimanche 14 mars. Pour établir son classement, l'agence Public Evaluation System a compilé cinq critères(...)
pas mal, non ?
Ses détracteurs peuvent toujours raconter vos mensonges, la réalité est là ! Et Frêche n'a jamais traité ses électeurs de cons. Son "pastiche" à la Coluche concernant les campagnes électorales touchait tous les candidats, et c'était même un petit bijou d'autodérision.

Écrit par : grapaou | 13/03/2010

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