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21/02/2010

Le lombric : un auxiliaire de développement durable

Patricio Soto, originaire du Chili, a consacré, avec son épouse, plus de vingt ans de sa vie à l’étude des lombriciens.

 

En homme passionné et inventif, il a compris l’utilité de ces « vers de terre » pour décomposer la matière organique issue de l’activité humaine : déchets agricoles ou domestiques.

 

En créant la société « Lombritek éco-innovation », installée à Cap Alpha, sur la commune de Clapiers, Patricio Soto a souhaité proposer des solutions techniques aux particuliers et aux collectivités territoriales.

 

Lombritek fait notamment fabriquer des lombricomposteurs destinés aux particuliers et vendus dans les jardineries.

 

Le lombricompostage consiste à traiter des déchets, ménagers ou de jardin, solides.

 

Deux types de vers, préalablement élevés sous serre à Mauguio, sont utilisés :

-         Eisenia andrei, de couleur rouge uniforme, qui se satisfait de déchets plutôt frais,

-         Eisenia fetida, de couleur rouge violacée avec des anneaux clairs presque jaunes, qui affectionne la matière organique plus décomposée.

 

Ces deux variétés de lombriciens sont complémentaires et vivent ensemble, sans problème de cohabitation.

 

Dans la nature, ils se développent dans les milieux acides, suffisamment aérés et humides, notamment dans le fumier et dans le compost.

 

Les 5.000 vers achetés avec un lombricomposteur ont une durée de vie moyenne d’un an mais ils sont surtout capables de se reproduire et de se multiplier.

 

Le composteur est sans odeur, ne craint pas le gel : il est installé préférentiellement dans un jardin ou sur une terrasse.

 

En 3 mois, les déchets domestiques biodégradables sont transformés en un compost de très grande qualité, ressemblant à du marc de café, utilisable pour les pots de fleur, le jardin potager ou d’ornement.

 

La société Lombritek fait aussi des recherches sur un « lixicomposteur » où l’activité des vers de terre conduit à un liquide, de la couleur d’un lixiviat, récupéré dans un bac sous le composteur.

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 Lixicomposteur en expérimentation

 

Ce liquide est riche en éléments nutritifs pour les plantes : c’est une sorte d’engrais vert.

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 Lixiviat issu du lixicomposteur

 

D’autre part, Patricio Soto a mis au point la lombrifiltration qui consiste à traiter des déchets organiques liquides : c’est le cas des eaux usées issues des réseaux d’assainissement collectif.

 

Un premier pilote industriel, bien connu autour de Montpellier, appelé « lombristation », a été installé dès 2004 sur la commune de Combaillaux (1.500 habitants).

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 Schéma de fonctionnement de la lombristation de Combaillaux (Hérault)

 

Ce type de station d’épuration est bien adapté pour une population de 1.000 à 4.000 équivalents-habitants.

 

Les avantages de cette filière de traitement des eaux usées sont multiples :

-         coût de maintenance faible,

-         absence de nuisances olfactives,

-         pas de production de boues d’épuration souvent difficiles à éliminer ou à valoriser,

-         rejet d’une eau de qualité baignade ou irrigation.

 

Lombritek a déposé, en avril 2009, un brevet protégeant ses « Procédé et dispositif de traitement d’eaux organiquement polluées ».

 

Preuves de l’intérêt du public pour ces innovations, la lombristation fait l’objet de nombreuses visites tandis que les lombricomposteurs commencent à se développer chez les particuliers.

 

Ces lombricomposteurs constituent aussi un outil pédagogique pour les écoles et les centres de loisirs.

 

Les lombriciens peuvent ainsi être mis au service de l’homme, notamment urbain, comme ils sont depuis la nuit des temps au service de la Nature.

 

 

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 Lombricomposteur domestique

 

 

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 Elevage de lombrics en bacs pour la recherche

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Lombrics nés de plusieurs cocons (oeufs des vers de terre)

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Terreau issu de 3 mois de lombricompostage

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Patricio Soto, dirigeant de Lombritek Eco-innovation,

recevant des élus de la Commune de Clapiers

20/02/2010

Régionales : prêts à se présenter devant les électeurs

Compte tenu de la multiplication des partis et groupuscules politiques ces dernières années, la période précédant la date limite de dépôt des candidatures pour les élections régionales des 14 et 21 mars 2010 a été riche en tentatives de rapprochement dont certaines ont été couronnées de succès.

 

11 listes, comme en 2004, vont briguer les suffrages des électeurs du Languedoc-Roussillon.

 

Lutte Ouvrière est restée fidèle à ses convictions et n’a participé à aucune tractation.

 

Le Front de Gauche, qui avait l’avantage d’être déjà constitué, s’est allié avec le Nouveau Parti Anticapitaliste, lui-même issu de la Ligue Communiste Révolutionnaire et d’autres mouvements.

 

Au total, ce conglomérat regroupe le Parti de Gauche, la Gauche Unitaire, le Parti Communiste Français, le Nouveau Parti Anticapitaliste, les Alternatifs, la Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), les Objecteurs de croissance et le M’PEP (Mouvement politique d’éducation populaire) qui se sont mis d’accord sur un programme de défense de l’emploi stable et des services publics.

 

De même, Europe Ecologie, qui est un réseau social, regroupe des personnes venues des Verts (sur ses presque 20.000 adhérents au niveau national, environ les 2/3 sont issus des Verts), des alter mondialistes et la Fédération des régions et des peuples solidaires (dont le Parti de la Nation Corse, l’Union Démocratique Bretonne et le Parti Occitan).

 

Localement, autour des Verts se sont rassemblés CAP 21 (qui a scellé au niveau national un accord avec le Modem) et des « divers », venus de la gauche alternative, du régionalisme occitan et catalan.

 

Le Parti Socialiste, « canal historique », présente avec Hélène Mandroux la liste surprise.

 

69 % des militants socialistes du Languedoc-Roussillon avaient pourtant choisi de désigner comme « 1er des Socialistes » Didier Codorniou qui proposait de se ranger dès le premier tour derrière Georges Frêche, Président sortant d’une actuelle coalition unitaire de la Gauche (PCF, MRC, PRG, Verts, PS).

 

Eric Andrieu qui avait récolté à cette occasion 31 % des suffrages, sur une ligne politique qui laissait planer un doute sur un soutien à Georges Frêche, s’était rallié après ce scrutin socialiste interne, au choix du leadership de Georges Frêche.

 

Hélène Mandroux, Maire de Montpellier, sans appel à candidature ni vote d’approbation des militants quant à sa liste (contrairement aux listes proposées par Didier Codorniou), va donc défier Georges Frêche, le plus médiatique des présidents de région avec Ségolène Royal.

 

L’union entre Hélène Mandroux et Jean-Louis Roumégas a échoué malgré de nombreuses et longues tractations.

 

Georges Frêche présente de son côté une liste constituée de socialistes, de communistes, de chasseurs, d’écologistes, ces quatre groupes de candidats n’ayant pas l’investiture de leur parti mais étant nantis d’une solide notoriété, de membres du Mouvement Républicain et Citoyens, de membres du Parti Radical et des personnes issues de la société civiles (sportifs et chefs d’entreprises notamment).

 

L’appui des présidents des conseils généraux des Pyrénées-Orientales, de l’Aude et du Gard constitue pour le Président sortant une assurance tout risque.

 

Concernant la Droite, la candidature de Christian Jeanjean (UMP dissident) est moins dangereuse que prévue.

 

La capacité de nuisance de cette liste augure de celle que pourra constituer la candidature de Dominique de Villepin face à celle de Nicolas Sarkozy, à l’occasion de la prochaine élection présidentielle.

 

Pourtant, le « Parti du Président », l’Union pour un Mouvement Populaire (UMP) a fortement coalisé, satellisé, de nombreux partis comme « Chasse, Pêche, Nature et Traditions », « Les Progressistes », « Gauche moderne », « Parti radical », « Nouveau Centre », « Parti chrétien démocrate », « Mouvement pour la France » de Philippe de Villiers.

 

Enfin, le Front national offre une image caricaturale de son repliement sur lui-même, avec un relent de népotisme dans le choix de ses candidats.

 

L'Extrême-Droite se paye en réalité le luxe d'être représentée par trois listes, qui essaient toutes de chasser l'électeur sur des thèmatiques très voisines.

 

Les derniers sondages donnent quelques indications sur les possibles résultats au soir du deuxième tour, le 21 mars 2010.

 

L’examen des prévisions de vote du sondage TNS / Sofres-Logica commandité par Midi Libre (enquête de début février 2010 donnant, pour une triangulaire au second tour, environ 40 % pour Georges Frêche et environ 30 % respectivement pour Raymond Couderc et Hélène Mandroux) est instructif.

 

La plupart des « petites » listes seront éliminées dès le premier tour, notamment celle du Front national dont la Droite ne veut plus comme alliée.

 

Les listes de Gauche emmenées par René Revol, Jean-Louis Roumégas et Hélène Mandroux jouent gros au premier tour : elles ne pourront s’allier au second tour que si l’une d’entre elles franchit la barre des 10 % des votes exprimés, ce qui n’est pas acquis d’avance.

 

L’absence de liste Modem est de loin la plus grosse surprise de la préfiguration des ces élections régionales.

 

La liste de Patrice Drevet (Mouvement des Ecologistes Indépendants, Génération écologie, La France en action) se voit ouvrir un boulevard même s’il lui sera difficile d’accéder au second tour, sauf au travers d’une fusion qui dépendra du bon vouloir des autres listes.

 

La liste de Raymond Couderc risque quant à elle de ne finir que troisième dans la configuration d’une triangulaire !

 

Il faut dire que le rejet du Gouvernement Fillon et, plus encore, du Président Sarkozy, est très fort : pour les électeurs conservateurs, c’est un vote d’avertissement au pouvoir central, « sans frais », dans le cadre d’une élection locale intermédiaire, entre les scrutins majeurs que sont la Présidentielle et les Législatives.

 

Dans ce cas de figure, la liste constituée autour de l’UMP n’aurait plus d’élus en Lozère, le pays de l’ancien président Jacques Blanc : tout un symbole !

 

En revanche, les socialistes, en « ratissant large », cumuleraient environ 45 % du nombre d’élus : du jamais vu dans l’histoire régionale.

 

Quant à Georges Frêche, l’attaque frontale dont il a fait l’objet de la part des instances socialistes parisiennes, lui a permis de mener une campagne médiatique, notamment à la télévision, renforçant son image et sa notoriété.

 

Si un sortant est toujours difficile à battre, surtout lorsqu’il a un bon bilan (construction de lycées, gratuité des livres au lycée, lutte contre les inondations, développement des énergies renouvelables et du train régional, développement économique et de l’emploi), l’opposition à Paris que marque traditionnellement les Méridionaux lors des élections intermédiaires, risque fort de rendre impossible la tâche de ses adversaires.

 

A n’en pas douter, l’offre politique est riche en Languedoc-Roussillon pour ces Régionales : souhaitons simplement que cette foison pousse les électeurs à venir participer très nombreux à cet exercice démocratique que certains peuples nous envient.

17/02/2010

Albert Camus, la médiathèque du Nord de Montpellier

 

Les habitants du Nord de Montpellier bénéficient dorénavant d'une médiathèque de premier plan.

 

En effet, la Médiathèque Albert Camus, construite à Clapiers, a ouvert le 12 février 2010.

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 Entrée de la Médiathèque Albert Camus

 

Ce haut lieu de culture est implanté à proximité de la Route départementale 65, très utilisée pour se rendre au travail ou encore dans les lycées, les universités du Nord de Montpellier.

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 Affluence le jeudi matin, 11 février 2010, pour l'inauguration officielle

 

Sont en réalité fortement concernées les communes de Grabels, Montferrier sur Lez, de Prades le Lez, de Saint-Vincent de Barbeyrargues, d’Assas, de Guzargues, de Teyran, de Jacou ainsi qu’une partie de Castelnau le Lez et du Crès.

 

La zone d’influence de cet établissement public comprendra vraisemblablement une intersection territoriale avec la Médiathèque Françoise Giroux de Castries.

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 Côté Sud avec ses claustra et ses écritures symboliques

 

1.200 m², 4.980.000 € de coût TTC, 40 entreprises mobilisées, 10 salariés, 19.000 documents disponibles, telles sont les principaux « chiffres » décrivant succinctement cette réalisation.

 

Les financeurs sont dans l’ordre : la Communauté d’agglomération de Montpellier (2.588.969 €), l’Etat (872.272 €), le Département de l’Hérault (709.459 €), la Région Languedoc-Roussillon (600.000 €) et la Commune de Clapiers (209.300 €).

 

Le Cabinet d’architecte DLM Associés (Marc Dautheville, Christophe Lladères, Jean-Pierre Mézin) a organisé les différentes salles autour d’un patio lumineux, occupé en son centre par un olivier.

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Patio méditerranéen, véritable puits de lumière 

 

La maîtrise de l’énergie a été une préoccupation majeure : isolation périmétrique performante, chauffage au gaz naturel par le sol, éclairage autonome, régulation thermique sophistiquée, prise en compte du confort d’été.

 

Le parvis de l’édifice est couvert de 260 m² de panneaux photovoltaïques (production prévisionnelle de 36.400 kWh par an soit 54 % de ses besoins électriques).

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 Panneaux photovoltaïques semi transparents en couverture du parvis

 

Le bus de ville desservira prochainement ce bâtiment public qui a été doté d'une station Vélo Magg'.

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Station Vélo Magg' pour favoriser les déplacements doux

La Médiathèque Albert Camus propose, en prêt ou en consultation sur place, des livres (romans et documentaires), des journaux, des revues, des magazines, des albums BD, des CD, des DVD.

 

Il est aussi possible d’utiliser des logiciels d’apprentissage notamment de langues, des accès Internet (23 postes) et de visionner des vidéos de dernière génération Blu-ray.

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 Salle de lecture pour les enfants

 

En outre, la Médiathèque Albert Camus offre des animations, des rencontres, des expositions, des projections vidéo, des lectures de contes, des cours informatiques, etc.

 

Cet établissement fait partie du réseau des 11 médiathèques de l’Agglomération de Montpellier (51.000 abonnés, 1,87 million de prêts, soit 34 emprunts annuels en moyenne pour un abonné).

 

De ce fait, la Médiathèque offre de nouvelles fonctionnalités basées non seulement sur l’utilisation d’Internet mais aussi sur de nouveaux espaces multimédias (images, musique, jeux) et sur le développement des accès distants aux services proposés par les 10 autres médiathèques.

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 Partie réunion de la salle polyvalente cofinancée par la Commune de Clapiers

(réunions/expositions/projections)

 

Cet établissement est le premier à appartenir, localement, à une nouvelle génération de médiathèques où le multimédia occupe le premier plan.

 

Temple du savoir, de la culture, de la distraction intellectuelle, certes, mais aussi lieu de convivialité, d’échanges entre habitants de Montpellier Nord, telle est la fonction sociale de la Médiathèque Albert Camus.

16/02/2010

La centième de Montpellier Villages

Se lancer dans un Blog est forcément l’aboutissement d’une réflexion.

 

Peut-on amener une valeur ajoutée au lecteur ?

 

L’élaboration des notes apporte-t-elle quelque chose à son rédacteur ?

 

La parution de la centième note de « Montpellier Villages » est l’occasion de remercier les nombreux visiteurs, nouveaux ou anciens : 28.000 visites et 62.000 pages lues, le tout en 8 mois.

 

C’est évidemment une fréquentation du site qui fait « boule de neige », le temps d’être connu, avec les deux tiers des visites concentrées sur les 3 derniers mois.

 

Ce succès d’estime est encourageant surtout lorsque les notes commencent à faire l’objet de commentaires, ce qui est le signe d’une interactivité, à défaut d’être la concrétisation d’un débat.

 

J’ai conservé la ligne éditoriale du départ :

-         amener de l’information, la plupart du temps publique, mais cependant souvent difficile d’accès,

-         proposer des analyses concernant les alentours de Montpellier.

 

Je ne manque jamais de thèmes à traiter, mais plutôt, comme tout un chacun, de temps pour développer des sujets.

 

Ces derniers sont souvent locaux mais il n’est pas possible de se désintéresser des grands débats nationaux pour lesquels nous trouverons difficilement des solutions micro régionales.

 

En partant d’une volonté informative, on se rend compte, à l’usage, que l’on pratique, à petite échelle un travail journalistique amateur.

 

Bien sûr, il n’est pas possible de suivre l’actualité « heure par heure » et le blog « Montpellier Villages » peut être qualifié de « magazine ».

 

Cette chronique de la vie, à Montpellier et alentours, est forcément parcellaire et sélective, ne serait que parce que le rédacteur a ses propres centres d’intérêt ou encore parce que sa disponibilité empêche d’aller sur sites plus souvent.

 

« Montpellier Villages » s’intéresse essentiellement à la démocratie participative, au développement durable, aux initiatives économiques, à l’engagement des bénévoles, au travail social et culturel accompli par les associations, aux événements sortant de l’ordinaire autour de Montpellier.

 

« Montpellier Villages » souhaite fournir au lecteur les informations et les chiffres qui lui permettront de se faire lui-même une opinion, en toute connaissance de causes.

 

Quand on aime le Languedoc, l’Hérault, le Montpelliérais, la tenue d’un Blog permet de mieux comprendre ce qu’est l’essence, l’identité de notre lieu de vie, si privilégié entre mer et montagnes, entre rural et urbain.

11/02/2010

Les berges du Lez enfin classées au titre des paysages de Frédéric Bazille

Le projet de « classement, parmi les sites du département de l’Hérault, du site des Berges du Lez, paysages de Frédéric Bazille, sur les territoires des communes de Castelnau le Lez, Clapiers et Montpellier » a enfin abouti.

 

Après plus de deux ans et demi d’instruction du dossier et de réflexion au niveau du Ministère de l’environnement, le décret en Conseil d’Etat est paru le 25 janvier 2010.

 

Le classement des monuments naturels et des sites est prévu par la loi du 2 mai 1930 (article L341-1 à L341-22 du Code de l’environnement).

 

L’Etat a souhaité classer deux sites remarquables : le Bois de Montmaur et les Berges du Lez entre le pont de Castelnau (station Tramway Ligne 2 Charles de Gaulle) et le pont de la RD 65 proche du pôle Agropolis.

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Le Lez dans son écrin de verdure

 

Le dossier de classement a été soumis à enquête publique du 2 au 23 octobre 2006, dans les mairies de Montpellier, Castelnau le Lez et Clapiers.

 

Toutes les personnes intéressées ont pu mentionner leurs remarques sur le registre d’enquête ou les adresser par lettre recommandée au Préfet de l’Hérault.

 

En outre, tous les propriétaires concernés ont été invités à faire connaître leur opposition ou leur consentement au projet.

 

Certains d’entre eux n’ont pas souhaité le classement d’où la nécessité d’un décret en Conseil d’Etat et non pas d’un simple arrêté ministériel.

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Le seuil de La Valette

 

L’enquête administrative a porté sur la « Redéfinition des périmètres de protection des sites » :

-         classé et inscrit du Bois de Montmaur,

-         classé et inscrit du domaine de Méric

-         inscrits des bords du Lez et du domaine de La Valette. »

 

Le classement entraîne une protection rigoureuse.

 

L’« inscription » qui concernait précédemment les Berges du Lez constituait un niveau de protection inférieur au « classement ».

 

Si les travaux d’exploitation et d’entretien sont autorisés, les altérations sont en revanche interdites.

 

La publicité est interdite ; les réseaux doivent être enfouis ; les travaux de restauration et de mise en valeur peuvent être subventionnés par l’Etat.

 

Le classement est réservé aux sites les plus prestigieux.

 

Dès 1946, le législateur avait jugé les Berges du Lez dignes d’une « inscription », du fait de la qualité paysagère du site.

 

Mais seuls les espaces exceptionnels par leur caractère artistique, pittoresque, historique, légendaire ou scientifique peuvent accéder au classement.

 

Si l’Etat juge les Berges du Lez et le Domaine de La Valette « pittoresques et artistiques » c’est qu’elles constituent le motif des tableaux de Frédéric Bazille, peintre pré impressionniste, ami de Monnet et de Renoir.

 

Toutefois, l’Etat aurait pu aussi retenir les épithètes « historique » et « scientifique » car, avec ses centres de recherche de niveau mondial, le Domaine de La Valette héberge des équipes scientifiques reconnues.

 

De même, il possède une valeur historique, puisque le site a accueilli, en expérimentation ou en démonstration, les balbutiements du machinisme agricole, notamment celles des premières machines à vendanger, dans le cadre du Salon International de la Vigne et du Vin.

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Le Domaine de La Valette encore le siège d'expérimentations agronomiques

 

En ce qui concerne la Commune de Clapiers, son Conseil municipal a donné, dès 2006, un avis favorable au classement des berges du Lez.

 

Il s’agit en effet d’une confortation de sa politique de préservation des espaces naturels, cette Municipalité ayant classé inconstructible, de longue date, le Domaine de La Valette.

 

Que ce soit sur Clapiers ou sur Montpellier, la Vallée du Lez est aussi, non seulement classée en zone Natura 2000, mais aussi en Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Floristique et Faunistique (ZNIEFF).

Pour entrer dans le détail, le dossier d’enquête a proposé en 2006 :

-         le déclassement du terrain de l’ancienne patinoire à Montpellier,

-         une extension du site classé de Méric (à ce jour le château et ses dépendances) aux Berges du Lez, ces dernières étant d’ores et déjà aménagées pour la promenade par la Ville de Montpellier,

-         le classement d’une partie du bois de Montmaur, déjà inscrit dans sa totalité,

-         le classement des berges du Lez (périmètre inscrit en 1946), excepté le bois de La Valette, la Ville de Montpellier craignant des contraintes trop fortes pour l’exploitation du Zoo de Lunaret.

 

La Direction régionale de l’environnement (DIREN) voulait désinscrire le quartier de la Pompignane, très fortement urbanisé, mais la Ville de Montpellier n’a pas voulu, relayant en cela le souhait des habitants de ce quartier qui souhaitaient conserver cette protection règlementaire.

 

En classant les Berges du Lez, la DIREN a voulu protéger les principaux lieux d’inspiration du peintre Frédéric Bazille.

 

En fait, le paysage, qui a très peu bougé en un siècle, est le motif de ses tableaux.

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Le grand paysage des Berges du Lez

 

Le site des Berges du Lez est tout simplement le témoin de la naissance de la peinture de plein-air.

 

Cette dernière est un enjeu essentiel dans l’histoire de l’art et du paysage dans les années 1860.

 

C’est un moment historique où la peinture pré-impressionniste développe ses sujets de recherches sur les formes, la couleur, la diffraction de la lumière.

 

Les points de vue croqués par Bazille nourrissent ses tableaux : « Vue du Village », « Terrasse à Méric », « Scène d’été », « Les baigneurs », « La robe rose », …

 

La DIREN souhaiterait que soient initiés, comme à Collioure et à Céret, des circuits de découvertes intégrant la dimension culturelle du site.

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La Vallée du Lez façonnée par l'homme 

 

L’ambiance générale du site des Berges du Lez est remarquable : « Petites falaises couronnées de bosquets, de pins, rives fraîches et ombragées du Lez, campagne jardinée, chemins ruraux, site très méditerranéen par sa lumière et ses palettes, étroite forêt-galerie jalonnée de moulins, quartier de Ferran à Castelnau (toponymie rappelant la traversée du Lez par la voie Domitienne), coteau boisé de Clapiers ».

 

C’est pourquoi, le classement des Berges du Lez s’est fait à titre artistique et pittoresque.

 

Enfin, l’Opération Lez Vert, déjà bien initiée par la Ville de Montpellier, était jugée dans le dossier mis à l’enquête « parfaitement compatible », connaissant ses objectifs :

-         faciliter l’accessibilité de cette coulée verte au public,

-         créer des circulations douces,

-         aménager des équipements d’accueil du public,

-         mieux gérer l’espace par un entretien soutenu,

-         informer le public des richesses naturelles (faune/flore), culturelles et paysagères du site.

 

Avec le classement des Berges du Lez, au titre des paysages de Frédéric Bazille, c’est un illustre passé qui est préservé ainsi qu’une coulée verte entre la Métropole régionale et ses communes périphériques.

08/02/2010

L’immobilier d’entreprise autour de Montpellier

Pour s’installer et se développer, les entreprises ont besoin de bureaux, de locaux, d’entrepôts, voire de foncier nu en cas de projet de construction.

 

Par rapport au marché de l’immobilier résidentiel, il existe plusieurs différences fondamentales :

-         le consentement à payer des entreprises est, pour le foncier, beaucoup plus faible que celui d’un particulier, ne serait-ce que parce l’entreprise a souvent besoin d’une surface importante,

-         la prépondérance des opérateurs publics sur ce marché du foncier, la rentabilité de la viabilisation étant incomparablement plus faible que celle d’un lotissement à villas,

-         la qualité et le coût du bâti sont plus bas que pour le résidentiel, les entrepreneurs recherchant des locaux fonctionnels et amortissables le plus rapidement possible.

 

Le prix de l’immobilier d’entreprise peut être un frein très fort à la création de richesses et d’emplois.

 

C’est pourquoi, compte tenu des enjeux, les Collectivités territoriales interviennent par le biais de subvention d’investissement ou d’équilibre en fin de commercialisation de la zone d’activités.

 

Ces intervenants publics veillent à refroidir les tendances à la spéculation foncière, toujours constatée en zone de forte croissance démographique.

 

En outre, les sociétés d’économie mixte dans lesquelles ces Collectivités territoriales sont actionnaires veillent à ce que l’offre soit suffisante pour assurer l’attractivité de notre région auprès des chefs d’entreprise : elles déploient donc leurs compétences en matière de prospection foncière, d’ingénierie juridique et d’aménageur.

 

Les transactions sur l’immobilier et le foncier d’entreprise sont par leur nombre et le niveau de leur prix de bons indicateurs de la santé économique d’une région.

 

C’est pourquoi, à l’initiative de la Communauté d’Agglomération de Montpellier, il s’est créé en 2005 un « Observatoire de l’immobilier et du foncier d’entreprise de Montpellier et son Agglomération », en partenariat avec la Société d’économie de la région de Montpellier (SERM).

 

Le territoire concerné par le recueil d’informations couvre 40 communes, classées en 5 secteurs :

-          « Ouest » avec Fabrègues, Cournonsec, Cournonterral, Saussan, Pignan, Murviel les Montpellier, Saint-Jean de Védas, Lavérune, Saint-Georges d’Orques, une partie de Montpellier et Juvignac,

-         « Nord » avec une partie de Montpellier, Grabels, Saint-Gély du Fesc, Saint-Clément de Rivière, Montferrier sur Lez, Prades le Lez, Clapiers, Saint-Vincent de Barbeyrargues, Assas, Castelnau le lez, Le Crès, Jacou, Teyran, Guzargues, Saint-Bauzille de Montmel, Castries, Sussargues, Saint-Drézéry, Saint-Geniès des Mourgues, Beaulieu et Restinclières,

-         « Sud » avec Villeneuve lès Maguelone, Lattes, Palavas, une partie de Montpellier et Pérols,

-          « Est » avec une partie de Montpellier, Saint-Aunès, Mauguio, Vendargues, Baillargues et Saint-Brès,

-         « Centre » pour le « Vieux Montpellier ».

 

L’Observatoire fait le bilan pour les transactions 2009 suivant :

 

Surfaces commercialisées

Année 2008

Année 2009

Variation 2009/2008

Bureaux

56.000 m²

62.450 m²

+ 12 %

Locaux d’activité

29.545 m²

45.800 m²

+ 55 %

Entrepôt

10.390 m²

3.500 m²

- 66 %

Foncier

116.000 m²

115.000 m²

- 1 %

 

Il faut remarquer que d’une année sur l’autre, le panel des transactions recensées a une incidence sur les moyennes constatées de prix à la location ou à l’achat.

 

Prix pour l’année 2009

Bureaux neufs

Bureaux seconde main

 

Prix HTen €/m² loué

Prix HT en €/m² à l’achat

Prix HT en €/m² loué

Prix HT en €/m² à l’achat

Nord

134

2083

132

1253

Sud

140

1883

105

850

Est

137

2123

120

1898

Ouest

89

Néant

125

Néant

Centre

156

2000

115

1612

 

Le secteur Ouest est peu équipé en bureaux.

 

Le neuf est plus attractif et donc plus cher.

 

Les secteurs Centre, Nord et Est sont les secteurs les plus chers car les plus recherchés.

 

Prix pour l’année 2009

Locaux d’activité seconde main

Foncier

 

Prix HT en €/m² loué

Prix HT en €/m² à l’achat

Nord

63

95

Sud

63

77

Est

60

99

Ouest

59

Néant

Centre

Néant

Néant

 

Les locaux d’activités sont essentiellement situés dans les secteurs Sud et Est.

 

Leur prix de location est remarquablement homogène.

 

Pour les entrepôts, le prix de la location HT est en moyenne de 33 € HT le m² en 2009 et de 37 € HT en 2008, tandis que le prix d’acquisition s’établit en 2008 à 500 € HT le m².

 

En résumé, les moyennes des prix HT au m² sont les suivantes.

 

Bureaux (hors parking) :

-         117 € pour une location en seconde main,

-         136 € pour une location en neuf,

-         1.312 € pour une acquisition en seconde main,

-         2.050 € pour une acquisition en neuf.

 

Locaux :

-         62 € pour une location en seconde main,

-         85 € pour une location en neuf,

-         893 € pour une acquisition en seconde main,

-         764 € pour une acquisition en neuf.

 

Entrepôts :

-         62 € pour une location en seconde main.

 

Foncier :

-         89 € en acquisition.

 

Sur le plan qualitatif, les évolutions récentes consistent, pour la réalisation de nouvelles zones d’activités, à :

- surveiller la qualité architecturale des bâtiments,

-assurer la desserte en haut débit numérique,

-desservir les zones d’activités par des cheminements doux et/ou des transports en commun,

- veiller à ce que l’équipement soit respectueux de l’environnement (infiltration et/ou rétention des eaux de pluie, production d’énergie renouvelable, éclairage public économe, etc.),

- offrir aux salariés une vie sociale à proximité afin qu’ils puissent optimiser leur temps, notamment lors de la pause méridienne (crèche, centre sportif, espace de loisirs, zone de chalandise ou de service à la personne, etc.).

06/02/2010

6 centenaires à Clapiers

6 centenaires à Clapiers, pour un village d’un peu plus de 5.000 habitants, ce n’est pas commun.

 

Cette particularité est due au Foyer du Romarin (http://www.foyerduromarin.com), une maison de retraite créée en 1974 sur les hauteurs de Clapiers, à l’ombre séculaire des pins d’Alep.

 

L’excellence de cet établissement a été couronnée, dès avril 2007, par la certification « NF Service », mention « Cadre éthique et engagement de services ».

 

Le Foyer du Romarin a fait partie des 3 premiers bénéficiaires au niveau national de cette certification.

 

Le Directeur de cette maison de retraite, Michel Aimonetti, n’est pas pour rien dans le dynamisme de cet établissement, dans ses liens constants avec la cité et dans son rayonnement.

 

L’intéressé affectionne l’innovation au service des anciens : création d’un cybersalon de thé en 2004, offre de cours informatiques par de jeunes moniteurs et introduction des jeux Wii plus récemment.

 

Michel Aimonetti possède aussi le sens de la formule affectueuse avec l’invention de néologismes, au gré de l’actualité : « septimamie », « centextuplés », etc.

 

Le Foyer du Romarin a connu en outre deux hauts faits :

-         tout d’abord le mariage des « Plus vieux mariés du Monde », dont l’histoire a fait les délices des télévisions du Monde entier, tant il n’y a pas d’âge pour l’amour,

-         ensuite, l’hébergement de la doyenne du Languedoc-Roussillon, Marie Combes, décédée en février 2005 à l’âge de 109 ans et 4 mois, la seule centenaire du Foyer des Romarins à l’époque.

 

Marie Combes est née à Saint-Gervais sur Mare, dans les Hauts-Cantons héraultais, puis s’est installée à Montpellier dans les années cinquante.

 

Elle a vécu 3 siècles et elle a été la première de son canton à obtenir son brevet.

 

L’itinéraire de Marie Combes a été prémonitoire de celui de beaucoup de Français, avec l’exode rural, l’ascension sociale et la vertigineuse croissance de l’espérance de vie.

 

Quant aux « Plus vieux mariés du Monde », si l’épouse est décédée, l’époux est maintenant devenu le doyen de la maison de retraite, avec 104 années attendues mi-avril.

 

Cet aîné est suivi par 5 « jeunes femmes » dont l’âge s’échelonnent entre 101 et 102 ans !

 

Ces 6 centenaires sont présents au Foyer du Romarin depuis 10 ans en moyenne.

 

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 Photo : Christophe Commeyras                                         

 

Equipe pluridisciplinaire dévouée, offre d’activités variées, programme de prévention et de soins de pointe en partenariat avec le Centre Hospitalier Universitaire de Montpellier, cadre de vie agréable, définition de projets individuels avec chaque résident, relations sociales et familiales intenses, tels sont vraisemblablement quelques uns des ingrédients expliquant la longévité des pensionnaires.

 

L’Etat ayant lancé le 15 juillet 2009 une opération dénommée « Bien vieillir – vivre ensemble », c’est tout naturellement que le Foyer du Romarin et la Municipalité de Clapiers ont soumis leur candidature.

 

Cette initiative a été couronnée de succès puisque la Commune de Clapiers vient d’être labellisée.

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Ce label national créé par le Ministère de la Santé, l’Association des maires de France et l’association parlementaire « Vieillir ensemble » est destiné à promouvoir et à soutenir les communes prenant en compte, dans leurs politiques locales, l'amélioration de la qualité de vie des aînés.

 

Sur le plan national, l’espérance de vie à 60 ans est maintenant de 27 ans pour les femmes et de 22 ans pour les hommes.

 

En outre, l’espérance de vie en bonne santé a augmenté davantage que l’espérance de vie à la naissance.

Le scénario médian envisagé par les démographes prévoit près de 150.000 centenaires en 2050.

 

Actuellement, leur nombre double tous les 10 ans et alors que la France comptait 200 centenaires seulement en 1950, elle en totalisait environ 20.000 en 2008.

 

Vivre plus vieux en bonne santé, c’est tout ce que l’on peut souhaiter à ceux que l’on aime !

02/02/2010

L’endettement des communes autour de Montpellier

Les communes sont incomparablement moins endettées que l’Etat.

 

En effet, fin 2009, la dette de l’Etat s’établissait aux alentours de 1.450 milliards d’€ contre environ 65 milliards d’€ pour les communes.

 

Cela représente approximativement la somme de 22.000 € par habitant pour l’Etat et de seulement 1.000 € par habitant pour les communes, soit 4,5 % par rapport à l’Etat.

 

Toutefois, les communes se doivent de rester vigilantes pour éviter d’être en incapacité d’investir ou pire en incapacité de rembourser les annuités de leurs emprunts.

 

Une commune se doit de dégager, dans le cadre de son budget fonctionnement, un excédent financier, appelé « capacité d’autofinancement » (ou CAF) qui résulte de l’excédent des recettes réelles nettes sur les dépenses réelles nettes (c’est l’épargne annuelle dégagée sur le fonctionnement).

 

Cette CAF doit au moins couvrir le capital à rembourser annuellement.

 

Lorsque ce dernier lui est déduit, on parle de « capacité d’autofinancement nette du remboursement en capital des emprunts ».

 

Cette somme peut abonder le budget d’investissement.

 

Elle peut être majorée de subventions, notamment du Département et de la Région, de nouveaux emprunts, de ventes de biens immobiliers et de recettes issues de l’urbanisation (taxe locale d’équipement notamment).

 

Les sommes globalement disponibles au budget d’investissement permettent d’équiper la commune (écoles, bâtiments publics, voirie, forêt communale, matériels nécessaires aux services municipaux, etc.).

 

Compte tenu de leur histoire, des besoins de leurs habitants, de la gestion des équipes municipales successives, toutes les communes n’atteignent pas en 2008 le même niveau d’endettement.

 

Ce dernier est jugé une fois ramené à l’habitant, sachant toutefois qu’il est normal que les grandes communes soient plus endettées que les petites car la ville offre plus de services publics.

 

Pour corriger cette distorsion, le Ministère des Finances fournit des moyennes nationales d’endettement des communes en fonction de strates d’habitants.

 

En outre, il est aussi fondamental de s’intéresser à la capacité de désendettement d’une commune : c'est-à-dire le nombre d’années qu’il lui faudrait pour rembourser sa dette si elle lui affectait la totalité de sa capacité d’autofinancement (ce qui lui interdirait d’ailleurs tout investissement durant cette durée).

 

Cette capacité de désendettement mesure le degré de solvabilité d’une commune.

 

Il faut savoir que certaines communes ne dégagent certaines années aucune épargne et donc sont dans l’incapacité, tant que cette situation dure, de rembourser leur dette !

 

Le tableau ci-dessous permet de juger du niveau d’endettement de 69 communes autour de Montpellier en ce qui concerne l’année 2008.

 

Tableau de classement des 69 communes autour de Montpellier en ce qui concerne leur niveau d'endettement pour l'année 2008

 

 

Communes Population (doubles comptes) Endettement en 2008      (en k€) Endettement 2008 par habitant en € Moyenne endettement par habitant de la strate Capacité d'autofinancement en k€ Capacité de désendettement en années
Assas 1523 93 61 597 242 0,4
Baillargues 5910 9157 1549 892 628 14,6
Beaulieu 1415 1161 820 597 111 10,5
Boisseron 1523 1332 875 597 96 13,9
Buzignargues 200 318 1590 493 30 10,6
Campagne 235 42 179 493 55 0,8
Castelnau le Lez 15594 28290 1814 951 1675 16,9
Castries 5676 9806 1728 892 657 14,9
Cazevielle 120 197 1642 493 -21 > 100
Clapiers 5364 4227 788 892 886 4,8
Combaillaux 1301 353 271 597 -62 > 100
Cournonsec 1983 4593 2316 597 -38 > 100
Cournonterral 5111 5756 1126 892 189 30,5
Le Crès 6855 5217 761 892 1318 4,0
Fabrègues 5943 9127 1536 892 517 17,7
Fontanès 208 66 317 493 5 13,2
Galargues 523 272 520 597 91 3,0
Garrigues 128 57 445 493 63 0,9
Grabels 5493 6279 1143 892 764 8,2
Guzargues 351 67 191 475 60 1,1
Jacou 4791 2640 551 788 421 6,3
Juvignac 6841 14951 2185 892 -133 > 100
Lattes 15592 16561 1062 951 4055 4,1
Lavérune 2619 2508 958 702 576 4,4
Lunel 22582 21218 940 1072 4371 4,9
Lunel-Viel 3218 1414 439 702 195 7,3
Les Matelles 1448 429 296 597 134 3,2
Mauguio 14974 16457 1099 951 4684 3,5
Montaud 871 282 324 597 87 3,2
Montferrier sur Lez 3556 495 139 702 379 1,3
Montpellier 229055 112308 490 1091 40890 2,7
Murles 295 100 339 475 48 2,1
Murviel-lès-Montpellier 1636 1237 756 597 90 13,7
Palavas 5446 12050 2213 892 1583 7,6
Pérols 7794 5692 730 892 1562 3,6
Pignan 5710 4010 702 892 884 4,5
Prades le Lez 4900 5197 1061 788 639 8,1
Restinclières 1468 825 562 597 27 30,6
Saint-Aunès 2847 2362 830 702 481 4,9
Saint-Bauzille de Montmel 932 142 152 597 113 1,3
Saint-Brès 2528 637 252 702 48 13,3
Saint-Christol 1230 464 377 597 81 5,7
Saint-Clément de Rivière 5581 24916 4464 892 1106 22,5
Sainte-Croix de Quintillargues 518 513 990 597 26 19,7
Saint-Drézéry 2180 1477 678 702 294 5,0
Saint-Gély du Fesc 7740 1018 132 892 1701 0,6
Saint-Geniès des Mourgues 1528 1433 938 597 140 10,2
Saint-Georges d'Orques 5182 9135 1763 892 736 12,4
Saint-Hilaire de Beauvoir 279 1045 3746 475 27 38,7
Saint-Jean de Cornies 697 424 608 591 31 13,7
Saint-Jean de Cuculles 357 67 188 475 89 0,8
Saint-Jean de Védas 8216 12444 1515 892 607 20,5
Saint-Just 2522 1776 704 702 1186 1,5
Saint-Mathieu de Tréviers 4566 5498 1204 788 570 9,6
Saint-Sériès 745 840 1128 597 80 10,5
Saint-Vincent de Barbeyrargues 574 807 1406 597 70 11,5
Saturargues 733 313 427 597 149 2,1
Saussan 1459 929 637 597 210 4,4
Saussines 785 355 452 597 79 4,5
Sète 40220 73330 1823 1072 5954 12,3
Sussargues 2150 2082 968 702 176 11,8
Teyran 4293 2185 509 788 636 3,4
Le Triadou 335 757 2260 475 53 14,3
Vailhauquès 2201 624 284 702 260 2,4
Valergues 2054 816 397 702 351 2,3
Vendargues 5259 7617 1448 892 1020 7,5
Vérargues 571 86 151 597 27 3,2
Villeneuve les Maguelone 7400 17948 2425 892 1645 10,9
Villetelle 1260 1680 1333 597 -7 > 100
  515194 478504 929 978 85697 5,58

 

Sources : Ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi / Ministère du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la réforme de l’Etat

 

Un tableau détaillé est disponible en fichier joint.

 

L’analyse de ces données réserve quelques surprises.

 

Tout d’abord, la commune de Montpellier a un endettement par habitant très réduit (490 €/hb à comparer aux 1.091 €/hb de sa strate démographique).

 

La moyenne sur les 69 communes autour de Montpellier étant de 929 €/hb, la Ville de Montpellier n’est qu’à 52,8 % de cette moyenne.

 

47 communes sur 69 ont même un endettement par habitant supérieur !

 

C’est la commune de Saint-Clément de Rivière (plus de 5.000 habitants) qui bat le record local avec 4.464 €/hb, suivie de près par la petite commune de Saint-Hilaire de Beauvoir avec 3.746 €/hb.

 

Un deuxième groupe de communes s’avère très endetté, au regard de la moyenne pondérée sur la zone (rappel : 929 €/hb) : Villeneuve les Maguelone (2.425 €/hb), Cournonsec (2.316 €/hb), Le Triadou (2.260 €/hb), Palavas (2.213 €/hb) et Juvignac (2.185 €/hb), toutes au dessus d’un seuil de 2.000 €/hb.

 

Au dessus d’un seuil de 1.500 €/hb, on trouve dans l’ordre : Sète (1.823 €/hb), Castelnau le Lez (1.814 €/hb), Saint-Georges d’Orques (1.763 €/hb), Castries (1.728 €/hb), Cazevieille (1.642 €/hb), Buzignargues (1.590 €/hb), Baillargues (1.549 €/hb), Fabrègues (1.536 €/hb) et Saint-Jean de Védas (1.515 €/hb).

 

Toutes ces communes ne sont pas forcément en difficulté financière, cette dernière étant jugée sur la capacité de désendettement calculée en années (en moyenne de 5,6 ans sur les 69 communes étudiées).

 

Toutefois, les communes de Juvignac et de Cournonsec, les plus fragiles financièrement, sont dans l’obligation urgente d’améliorer leur capacité d’autofinancement.

 

Dans une moindre mesure, les communes de Saint-Jean de Védas, Cazevielle, Saint-Hilaire de Beauvoir, Saint Clément de Rivière et Saint-Jean de Védas vont-elles aussi devoir tailler dans leurs dépenses ou alors trouver de nouvelles recettes (impôts locaux notamment).

 

Il est difficile d’échapper longtemps à l’orthodoxie financière, surtout quand on cumule un fort endettement et une faible capacité à couvrir les annuités des emprunts.