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20/03/2010

Hérault Energies au service de la fée électricité

La fée électricité s’invite tous les jours dans nos foyers.

 

Qu’elle éclaire, qu’elle chauffe ou qu’elle fournisse la puissance nécessaire aux pompes et moteurs (machines à laver, matériels de bricolage, etc.), comme aux circuits électroniques (téléviseurs, matériels informatiques, etc.), sa disponibilité, nuit et jour, nous semble aller de soi.

 

Pourtant, il faut des machines, des hommes et de l’intelligence pour satisfaire ces besoins.

 

Tout le monde connaît Electricité de France (EDF) qui produit, achète et vend le courant mais peu de gens connaissent la Coopérative d’électricité de Saint-Martin de Londres (CESML) qui en fait de même sur un territoire héraultais constitué des communes d’Argelliers, Aspiran, Aumelas, Bélarga, Brissac, Buzignargues, Campagnan, Campagne, Cazevieille, Cazilhac, Causse de la Selle, Combaillaux, Fontanès, Garrigues, Grabels, Guzargues, Juvignac, La Boissière, Lauret, Mas de Londres, Le Triadou, Les Matelles, Montarnaud, Montaud, une partie de Montpellier, Murles, Murviel lès Montpellier, Notre-Dame de Londres, Paulhan, Pégairolles de Buèges, Plaissan, Popian, Puéchabon, Rouet, Saint-André de Buèges, Saint-Bauzille de la Sylve, Saint-Clément de Rivière, Sainte-Croix de Quintillargues, Saint-Gély du Fesc, Saint-Georges d’Orques, Saint-Hilaire de Beauvoir, Saint-Jean de Buèges, Saint-Jean de Cornies, Saint-Martin de Londres, Saint-Pargoire, Saint-Paul et Valmalle, Saint-Vincent de Barbeyrargues, Sauteyrargues, Valflaunès, Vailhauquès, Viols le Fort et Viols en Laval.

 

En outre, le rôle des communes (propriétaires en réalité des réseaux électriques) ou du syndicat Hérault Energies sont méconnus.

 

Idem pour le rôle d’Electricité Réseau Distribution France, ou ERDF (société créée le 1er janvier 2008 / filiale à 100 % d’EDF / gestionnaire de 95 % des réseaux d’électricité en France) qui intervient sur les réseaux pour les extensions, les renforcements, l’exploitation, l’entretien, les raccordements, les mises en service, les dépannages et les changements de fournisseurs.

 

Pour exploiter leurs réseaux, la plupart des communes héraultaises ont fait appel à un concessionnaire (EDF ou la CESML) puis ont délégué le contrôle de ce dernier à Hérault Energies (dit « autorité concédante » ou encore « autorité organisatrice de la distribution d’électricité »).

 

Ce syndicat mixte, créé par le Département de l’Hérault et d’autres collectivités territoriales, propose un accompagnement technique aux collectivités locales, essentiellement dans le domaine de l’énergie et de l’éclairage public.

 

Hérault Energies mobilise une équipe de 13 agents, dont plusieurs techniciens et ingénieurs.

 

Ce syndicat va fêter le 13 juillet 2010 son 30ème anniversaire.

 

L’objectif principal est de maintenir un service public de l’électricité de qualité, d’aider à la maîtrise de l’énergie et au développement des énergies renouvelables.

 

Toutefois, Hérault Energies propose aussi des compétences à la carte dans le domaine du gaz, des réseaux de chaleur et des réseaux de télécommunication.

 

Aujourd’hui, 317 communes (sur 343 que compte l’Hérault) adhèrent à Hérault Energies.

 

Autour de Montpellier, Campagne, Garrigues, Grabels, Juvignac, La Grande Motte, Lattes, Lavérune, Le Rouet, Pignan, Saint-Jean de Védas, Saint-Paul et Valmalle, Saint-Georges d’Orques, Vailhauquès, Vendargues et Viols en Laval ont fait partie des dernières communes à rejoindre le Syndicat, lors de l’année 2008.

 

Suite aux élections municipales des 9 et 16 mars 2008, plus de 300 délégués (désignés par le Département de l’Hérault, les Etablissements publics de coopération intercommunale - EPCI - et les communes de l’Hérault) ont élu les 30 membres du Conseil syndical qui est l’instance délibérative d’Hérault Energies.

 

Un Bureau composé de 11 membres a reçu du Conseil syndical une partie de ses attributions.

 

C’est Michel Bozzarelli, Conseiller général du Canton de Béziers 3 qui préside Hérault Energies.

 

Comme dans tout syndicat intercommunal chargé d’un service public, une Commission consultative des services publics locaux (CCSPL) a été constituée : elle est chargée d’écouter la voix et d’informer, d’une part, les usagers professionnels du service public de l’électricité, et d’autre part, les usagers individuels représentés par 5 associations de défense des consommateurs (en l’occurrence AFOC, ASSECO, CLCV, INDECOSA-CGT et UFC Que choisir).

 

Hérault Energies (suite au transfert de compétences des communes) a concédé, sur le long terme, la distribution publique de l’électricité à ERDF et à la CESML respectivement le 11 mars 1994 et le 5 décembre 1994.

 

ERDF dans l’Hérault, c’est environ 6.000 km de réseau basse tension (dont 50 % enterrés) et environ 5.000 km de réseau haute tension (dont 40 % enterrés).

 

La CESML, c’est environ 800 km de réseaux basse tension (dont 65 % enterrés) et environ 800 km de réseau haute tension (dont 40 % enterrés).

 

Une convention et un cahier des charges régissent les rapports entre autorité concédante et concessionnaire.

 

Hérault Energies tire ses ressources (environ 8 M€) de subventions du FACE (fonds d’Etat), des redevances de concession versés par ERDF et la CESML et de subventions du Département de l’Hérault.

 

Hérault Energies peut ainsi aider les communes et syndicats de communes, à hauteur de 8 M€, essentiellement les travaux d’électrification rurale mais aussi d’éclairage public et de réseaux de télécommunication.

 

Les réseaux électriques aériens ont bien entendu un impact paysager négatif.

 

De ce fait, la technique de l’enterrement se développe : pour les travaux neufs 2008, 90 % en agglomération, 60 % hors agglomération et 100 % en zone classée.

 

En outre, il subsiste encore des lignes à fil nu (environ 8 % du réseau ERDF) extrêmement sensibles aux aléas climatiques (surtout quand la section du fil est faible, soit sur 30 % du linéaire à fil nu ERDF dans l’Hérault) : leur résorption progressive est en cours.

 

Hérault Energies, au-delà des travaux d’extension et de branchements payés par les bénéficiaires, développe aussi un programme d’investissements, doté de 3 M€ pour renforcer le réseau, renouveler les tronçons vétustes et sécuriser les secteurs vulnérables aux aléas climatiques (givre, neige, vent).

 

Ce qui est recherché est bien entendu la qualité du service, avec 2 critères essentiels : la qualité de tension (elle doit rester dans la fourchette 207 à 243 volts) et le temps de coupure moyen annuel  par abonné (il est d’environ ¾ d’heure par an).

 

D’autre part, Hérault Energies subventionne les communes (environ 1 M€ par an) afin qu’elles améliorent leur éclairage public.

 

Ce sont surtout les petites communes qui bénéficient de ces incitations.

 

D’autres communes se font aider pour mettre en place des réducteurs de tension au cœur de la nuit qui permettent, tout en maintenant une bonne qualité d’éclairement, d’économiser 35 % d’électricité sur l’année.

 

Enfin, Hérault Energies a su anticiper le Grenelle de l’environnement en proposant depuis déjà plusieurs années des services très performants aux communes en matière de politique d’économies d’énergie et de développement des énergies renouvelables.

 

Ainsi, en collaboration avec l’ADEME et le Conseil Général de l’Hérault qui participent financièrement, Hérault Energies conseille les élus locaux sur l’utilisation de l’énergie dans l’éclairage public et les bâtiments.

 

Tous les communes du département de l’Hérault peuvent bénéficier du « Conseil en orientation énergétique » (COE) : collecte de toutes les factures énergétiques et audit thermique des bâtiments.

 

Le « Conseil en énergie partagé » (CEP), service aux communes adhérentes au Syndicat, fournit des préconisations sur les travaux d’isolation nécessaires, sur les équipements de régulation thermique, sur le renouvellement des machines thermiques et sur les sources d’énergie renouvelables à développer.

 

Maîtriser l’énergie, c’est en effet pour les communes offrir plus de confort aux habitants et réduire les dépenses de fonctionnement.

 

En 2008, 15 COE, pour près de 30.000 m² de bâtiments et 30.000 habitants ainsi que 20 CEP, pour près de 65.000 m² de bâtiments et 30.000 habitants, avaient déjà été réalisé, preuve de la prise de la nouvelle conscience des élus locaux en matière de maîtrise de la consommation publique d’énergie.

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