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29/04/2010

Les gardiens de la forêt

Dans 35 communes de l’Hérault, des groupes de volontaires bénévoles veillent tous les étés sur nos forêts : ce sont les hommes et les femmes habillés en orange que l’on peut retrouver au détour d’un chemin forestier.

 

Il s’agit des membres des comités communaux feux de forêts (CCFF).

 

Ces CCFF sont présidés par le Maire de la commune concernée et animés par un « Directeur » bénévole.

 

Ce mouvement citoyen s’est développé dès 1985 en réponse aux grands incendies du Midi.

 

Le sinistre majeur ayant ramené à néant, en 1989, les pinèdes comme les garrigues de Guzargues et touchés celles de Teyran, Assas, Clapiers et Montferrier, a renforcé la mobilisation naissante.

 

Constatant qu’ils étaient de peu d’aide aux sapeurs pompiers face à un événement dévastateur, des Héraultais se sont mobilisés autour de l’idée de prévention.

 

Eduquer les scolaires et la population sur le risque feux de forêt, parcourir les massifs boisés l’été pour sensibiliser les promeneurs aux risques encourus, apporter un guidage et un réconfort aux secours en cas de sinistre, telles sont les missions que se sont assignés ces groupes de citoyens particulièrement motivés par la préservation de l’environnement et la protection des populations.

 

Ces CCFF, forts dans l’Hérault de 2.000 volontaires adhèrent à une Association départementale appelée ADCCFF34.

 

Cette dernière a tenu, le samedi 24 avril, son assemblée générale annuelle à Assas, regroupant près de 300 bénévoles, dans la magnifique et très fonctionnelle salle des Crouzets.

 

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 Les membres du CCFF d'Assas ont impeccablement organisé l'Assemblée générale

 

 

Cette réunion a été l’occasion de recevoir de la part du Conseil général de l’Hérault deux véhicules d’occasion tout terrain devant permettre aux CCFF de Galargues et d’Assas une meilleure action sur le terrain.

 

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 A gauche et à droite, les deux véhicules tout terrain

offerts par le Conseil Général de l'Hérault

 

Le bilan 2009, extrapolé à l’action de tous les CCFF héraultais, donne les estimations suivantes : environ 30.000 km parcourus lors d’environ 800 patrouilles journalières dans les massifs forestiers, mobilisant des bénévoles sur une durée cumulée de l’ordre de 3.500 heures.

 

L’action du Bureau de l’Association, présidée par Chantal Chapuis, a été plébiscité (avec Gilles Dutau Vice-Président opérationnel, André Farizon Vice-Président délégué aux relations extérieures, Michel Minenna Vice-Président délégué aux réserves communales de sécurité civile, Jacques Lignon Trésorier, Jean-Claude Amalric Trésorier-adjoint, Magalie Salvador Secrétaire et Martine Albert Secrétaire-adjointe).

 

Pour 2010, le programme d’actions a été approuvé :

 

-         sensibilisation des scolaires (CM1 et CM2) avant les grandes vacances, dans les écoles de Clapiers, Jacou, Les Matelles, Montaud, Prades le Lez, Saint-Clément de Rivière,

 

-         information grand public à Vias-Plage, à Marseillan-Plage, au Salagou et à Saint Guilhem le Désert,

 

-         présentation de la météo à France 3 les 3 mai et 7 juin 2010,

 

-         rénovation du site Internet,

 

-         formation des membres de l’Association au risque d’inondation,

 

-         ouverture de la base radio de Prades le Lez permettant de lancer la saison des patrouilles dès le 12 juin 2010.

 

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L'assistance se met en place dans la belle et nouvelle salle des fêtes d'Assas 

 

D’autre part, l’Association départementale a reçu en 2006 l’agrément de l’Administration pour étendre son action de fédération aux réserves communales de sécurité civile. Cet agrément de 3 ans a été reconduit en 2009.

 

Si seulement quelques communes ont créé ces réserves, constituées elles aussi de citoyens bénévoles mobilisables en complément des moyens municipaux (Services techniques et Police municipale notamment), la loi les rend pourtant obligatoire dans toutes les communes couvertes par un plan de prévention des risques (essentiellement inondation et feux de forêt).

 

Cette politique de sécurité civile passe par :

 

-         l’élaboration d’un Plan Communal de Sécurité Civile (ce PCSC prévoit comment la commune est censée s’organiser afin de gérer une crise en complément des secours traditionnels, notamment ceux apportés par les pompiers),

 

-         la rédaction et la diffusion auprès de tous les habitants d’un document d’information communal sur les risques majeurs (ce DICRIM expose à la population la nature, la localisation des risques, les gestes de prévention et de protection à adopter),

 

-         la création d’une Réserve Communale de Sécurité Civile structurée, équipée en matériels, formée à la gestion d’une crise ou d’une post-crise.

 

L’Association départementale peut venir en aide (compilation des textes officiels, appui technique et méthodologique) aux municipalités dans le domaine, à gros enjeux, de la sécurité civile.

 

Beaucoup de membres des comités communaux feux de forêts, aguerris au terrain et opérationnels, rejoignent les réserves de sécurité civile lorsque elles sont créées.

 

A terme, la fusion des CCFF et des RSCS risque d’ailleurs de se poser.

 

Pour tenir compte de sa nouvelle vocation, le sigle de l’Association départementale est devenu : ADCCFFRCSCH pour « Association départementale des comités communaux feux de forêts et des réserves communales de sécurité civile de l’Hérault ».

 

Ce mouvement des bénévoles des comités communaux feux de forêt est altruiste et citoyen.

 

Ces volontaires donnent beaucoup de temps pour protéger la forêt et les vies humaines qu’un feu pourrait menacer.

 

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Une photo de famille avec la Présidente Chantal Chapuis, côté droit

26/04/2010

Un Pearl Harbor commercial et organisationnel

Le volcan islandais Eyjafjöll a semé le chaos dans le transport aérien.

 

Des similitudes frappantes viennent à l’esprit concernant le sinistre événement de Pearl Harbor, le 7 décembre 1941.

 

Les Américains, sûrs de leur supériorité militaire et aérienne, croyaient leur flotte et leurs aéronefs intouchables, avec une base navale de Pearl Harbor à la pointe de la technologie.

 

Le grain de sable a été humain avec l’attaque japonaise.

 

De même, les Européens croyaient leurs avions commerciaux à l’abri d’une telle paralysie.

 

C’est un cataclysme naturel qui, cette fois, a sévi.

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Les réacteurs sont maintenant sensibles aux cendres volcaniques,

incomparablement plus que les hélices

 

 

Les compagnies aériennes européennes ont alors connu un Pearl Harbor commercial et organisationnel

.

Dans les deux cas, c’est le regroupement des flottes au même endroit qui a précipité l’incapacité à faire face.

 

D’un côté, toute la flotte américaine du Pacifique (exceptés 3 porte-avions) mouillait sur l’île d’Oahu tandis que les compagnies aériennes européennes massent leurs avions sur les aéroports de Londres, Paris et Francfort, etc.

 

En fait, les repas embarqués, la maintenance avancée des avions, les pilotes et équipages, sont centralisés sur Paris pour la France.

 

Un avion de compagnie française décollant du Soudan, de Malaisie, du Chili, d’Iran, etc., arrive d’abord de Paris avant de repartir.

 

Le Gouvernement français aurait donc dû donner l’ordre aux compagnies, dès l’aéroport de Londres atteint par le nuage de cendres volcaniques, d’évacuer les avions au sol à Paris.

 

Faute d’un déplacement vers les aéroports du Sud de la France, à l’abri du nuage, la flotte est restée inutile, clouée au sol.

 

L’ouverture de l’espace aérien, presque une semaine après sa fermeture, n’a permis un retour à la normale que pour les vols postérieurs à la date de réouverture.

 

Certains touristes français bloqués à l’étranger se demandent encore s’ils ne devront pas attendre le 1er mai, voire le 8 mai 2010 pour retrouver leur foyer.

 

En effet, une fois un vol annulé, le voyageur malchanceux est inscrit en liste d’attente des vols suivants et programmé sur un vol ferme ultérieur.

 

Si les vols suivants sont complets (c’est en général le cas jusqu’à la fin des vacances de printemps, en l’occurrence le 2 mai pour la « zone C »), la compagnie aérienne propose les premières dates disponibles plus tard.

 

Le stock de passagers français « en rade », initialement de 150.000, s’est ensuite amenuisé à 40.000, une dizaine de jours après la fermeture.

 

Le Gouvernement français a alors réagi en débloquant, enfin, un fonds de 1.000.000 € pour les situations humaines et sanitaires critiques, ce qui ne représente en moyenne que 25 € par naufragé du ciel !

 

Ces naufragés feront dont face presque exclusivement sur leurs propres deniers, s’ils en ont les moyens.

 

Alors, pourquoi le stock des laissés pour compte diminue-t-il si lentement ?

 

C’est qu’en fait, au-delà des vols supplémentaires qui ont constitué des bouffées d’oxygène très appréciées, les compagnies aériennes ont une organisation très rigide, non adaptée en temps de crise.

 

Quels que soient les événements, la gestion demeure lucrative et commerciale.

 

Il a été rarement proposé aux voyageurs d’atterrir en d’autres lieux que leur destination première alors même qu’ils pouvaient être intéressés.

 

La plupart du temps, un passager a dû rester sur un fauteuil de sa classe.

 

Enfin, les compagnies n’ont pas passé entre elles de contrats d’entraide ce qui aurait permis d’évacuer des passagers sur d’autres avions : l’égoïsme commercial a prévalu.

 

Le manque de préparation du Gouvernement français et des compagnies aériennes restera gravé dans les mémoires.

 

Il ne faut pas oublier que les compagnies aériennes ont cessé de vendre des billets pendant plusieurs jours et que beaucoup de voyageurs se sont découragés en annulant leurs déplacements sine die : le transport aérien sera donc durablement affecté par la défiance de nombreux Français.

 

Notre société ultra technologique est fragile : c’est indéniable.

 

Il nous faut donc acquérir une culture du risque : le Katla, 10 fois plus puissant que l’Eyjafjöll et voisin de seulement 10 kilomètres de ce dernier, n’est-il pas soupçonné d’une éruption prochaine ?

 

23/04/2010

Les nouvelles circonscriptions électorales dans l’Hérault

Après le fameux découpage Pasqua de l’année 1986, le découpage Marleix des nouvelles circonscriptions électorales de l’Hérault entrera en application lors des prochaines élections législatives de juin 2012.

 

Le département de l’Hérault élira 9 députés, au lieu de 7 précédemment.

 

Avec environ 1 million d’Héraultais et une règle nationale de 1 député pour 113.000 habitants (+/- 15 %), notre département bénéfice d’une représentation exactement proportionnelle à sa population.

 

Si certains départements gagnent des députés, c’est que d’autres en perdent puisque leur nombre total reste fixé à 577.

 

Les créations de circonscriptions concernent les cantons les plus dynamiques sur le plan démographique (Castries et Pignan en premier lieu mais aussi ceux de Castelnau-Le Crès, Mauguio, Saint-Gély du Fesc, Lunel et en réalité beaucoup d’autres dont ceux de Montpellier).

 

C’est pourquoi, de nombreux habitants des alentours de Montpellier seront concernés par la refonte des circonscriptions électorales.

 

Certes, ils voteront pour la plupart dans le même bureau de vote mais ils constateront forcément un changement de têtes, certaines figures électorales, jusqu’alors inamovibles, étant dorénavant candidates dans la circonscription voisine.

 

C’est donc la porte ouverte à une nouvelle génération de candidats et vraisemblablement d’élus.

 

Faisons le bilan des changements autour de Montpellier.

 

La 2nde circonscription « Montpellier 2 » (quartier de La Paillade, du Petit-Bard et des Cévennes notamment à Montpellier), déjà à Gauche, perd le 2ième canton de Montpellier et gagne le 3ième canton de Montpellier plus à Gauche que le 2ième. C’est donc de fait un sanctuaire pour le Parti Socialiste afin de donner plus de chance aux candidats UMP dans les circonscriptions voisines.

 

La 1ère circonscription « Montpellier-Saint-Jean de Védas » gagne le 8ième canton (Saint-Jean de Védas, Lavérune et quartier Estanove de Montpellier) au détriment du 4ième canton (quartier Port Marianne de Montpellier). La commune de Villeneuve lès Maguelone lui est aussi rattachée.

 

La 4ième circonscription « Montpellier-Lodève » perd les cantons de Clermont l’Hérault, de Pignan et de Montpellier 8 mais gagne le canton de Mèze.

 

La 8ième circonscription « Montpellier-Frontignan », nouvellement créée, comprend les cantons de Frontignan (sans la commune de Villeneuve lès Maguelone), de Pignan et de Montpellier 10 (Grabels, Juvignac et quartier Euromédecine à Montpellier).

 

La 9ième circonscription « Montpellier-Lunel-Mauguio », nouvellement créée, comprend les cantons de Mauguio, une partie de celui de Lunel (amputé de 7 communes au Nord) et le canton de Montpellier 4. Elle est manifestement taillée pour un candidat de Droite.

 

Enfin, la 3ième circonscription « Montpellier Nord-Est », est la plus compliquée à décrire. Elle comprend 30 communes au total. Elle regroupe les cantons de Castelnau le Lez (Castelnau et Le Crès), de Castries (Assas, Baillargues, Beaulieu, Buzignargues, Castries, Galargues, Guzargues, Jacou, Montaud, Restinclières, Saint-Brès, Saint-Drézéry, Saint-Geniès des Mourgues, Saint-Hilaire de Beauvoir, Saint-Jean de Cornies, Sussargues), l’enclave du Canton de Claret (Campagne et Garrigues), de Montpellier 2 (Clapiers, Monferrier et quartiers Hôpitaux-Facultés) et une partie nord de celui de Lunel (Saussines, Boisseron, Saint-Christol, Saint-Sériès, Villetelle, Saturargues et Vérargues).

 

Cela donne sur le plan cartographique, après respectivement les découpages Pasqua et Marleix :

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Précédentes circonscriptions électorales dans l'Hérault

depuis le découpage Pasqua 1986

 

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Nouvelles circonscriptions électorales dans l'Hérault depuis le découpage Marleix 2010

 

 

Depuis l’avènement de la République et hors les périodes de scrutin proportionnel départemental (notamment en 1945 et en 1986) ou encore hors la période de suspension des libertés publiques sous Pétain, la fixation des limites territoriales des circonscriptions électorales de l’Hérault a été la suivante :

CirconscriptionsAnciennes1958-1981AvecNuméros.gif

 Circonscriptions historiques de l'Hérault de 1958 à 1981

 

CirconscriptionsAnciennes1928-1936AvecNuméros.gif

Circonscriptions historiques de l'Hérault de 1928 à 1936

 

CirconscriptionsAnciennes1902-1914AvecNuméros.gif

 

Circonscriptions historiques de l'Hérault de 1902 à 1914

 

CirconscriptionsAnciennes1893-1898AvecNuméros.gif

 

Circonscriptions historiques de l'Hérault de 1893 à 1898

 

 

Une véritable démocratie passe par une juste et égale représentation des citoyens au Parlement.

 

On sait que ce n’est malheureusement pas le cas en France que ce soit au Sénat (sur-représentation des départements ruraux) ou que ce soit à l’Assemblée nationale (découpage Pasqua puis Marleix favorisant la Droite).

 

Quoiqu’il en soit, les Français auront à cœur, en 2012, d’élire les meilleurs candidats.

 

Ils choisiront bien entendu au travers d’eux les valeurs, les idées, le programme politique et le choix de société des partis que des hommes ou des femmes représenteront.

 

Gageons que les électeurs privilégieront un renouvellement et un rajeunissement de leurs élus.

12/04/2010

Doublement de la RD 65 : du chantier à l’équipement structurant

La Route Départementale 65 contourne la commune de Montpellier au Nord, en reliant Celleneuve à Vendargues.

 

Elle permet à de nombreux habitants de Montferrier, Prades, Clapiers, Jacou, Teyran, Le Crès, Vendargues, Baillargues, Castries et de bien d’autres communes encore, de rejoindre les quartiers Nord de Montpellier où sont concentrés les emplois des facultés, des hôpitaux, des centres de recherche et autres technopoles.

 

Les étudiants, bien qu’essentiellement logés dans la capitale régionale représentent toutefois un flux additionnel sensible d’octobre à mars.

 

Qualifiée précédemment de « route des ronds-points » ou « route des bouchons », la RD 65 connaît des pointes moins marquées depuis la livraison des lignes 1 et 2 du Tramway.

 

En revanche, les embouteillages, certes moins sévères, sont maintenant présents dans les deux sens de circulation alors qu’ils concernaient auparavant presque exclusivement le retour, le soir, des habitants des villages.

 

Ce mouvement pendulaire est aussi nourri des déplacements d’agrément (courses, loisirs, visites familiales et amicales, ballades, départs en vacances, etc.).

 

Ce sont cependant les déplacements professionnels concentrés sur les mêmes horaires qui génèrent les pointes.

 

Le trafic de transit entre l’Autoroute A9 et l’Autoroute A 750 est, quant à lui, minoritaire.

 

Globalement, les tronçons les plus chargés de la RD 65 supportent un flux d’environ 25.000 véhicules par jour.

 

Le passage à 4 voies de la RD 65, lancé mi 2009 par le Conseil général de l’Hérault, vise à fluidifier le trafic, essentiellement local, tout en imposant une vitesse limitée (70 km/ en secteurs urbains et 90 km/h en rase campagne) compatible avec des objectifs de réduction du bruit et des émissions de CO2.

 

La RD 65 sera donc un boulevard urbain à 4 voies :

 

-         interrompu sur Montpellier par des carrefours à feux,

 

-         équipé de buttes ou de murs anti-bruit conformes aux nouvelles normes acoustiques,

 

-         doté de bassins de rétention destinés à préserver les eaux de la Mosson, de la Lironde, du Lez, du Salaison,

 

-         éclairé sur une grande partie de sa longueur,

 

-         bordé de trottoirs sécurisés faisant de cette voie une rue accessible aux piétons,

 

-         longé du début à sa fin d’une piste cyclable, à double sens et en site propre (sans croisement des voies de circulation), ouvrage très structurant en terme de concrétisation du schéma de cheminements doux.

 

La restriction de vitesse est obtenue par la création de voies relativement étroites.

 

Certains ont émis l’opinion que le doublement de la RD 65 allait constituer un « aspirateur à voitures » et même aux camions de transport international (sachant que le flux total de poids-lourds représente pour l’instant seulement 2 à 3 % du trafic).

 

Or, l’aménagement prévu n’a pas les caractéristiques autoroutières qui l’y destineraient.

 

C’est en revanche le cas pour le LIEN (Liaison intercommunale d’évitement nord), certes à 2 voies mais qui a vocation à capter le trafic de transit, notamment le transport de marchandises.

 

En effet, le LIEN, très souvent construit en déblais donc peu générateur de pollution sonore, est tracé dans la campagne à distance des zones habitées.

 

Cette liaison offrira le meilleur temps de transit entre l’A9 et l’A750, une fois le dernier tronçon manquant entre Saint-Gély du Fesc et Bel-Air réalisé.

 

Malgré les restrictions budgétaires, le LIEN pourrait être fini à l’échéance 2014 tandis que la RD 65 n’aboutira aux confins de Vendargues, Castries et de l’extrémité Est du LIEN pas avant 2016.

 

Le passage à 4 voies de la RD 65 constitue un chantier de plusieurs dizaines de millions d’euros nécessitant un phasage dans le temps car la circulation existante ne peut pas être interrompue.

 

La reprise du double rond-point d’Alco, devant le siège du Conseil général de l’Hérault et le Lycée Jean Monnet, débute à peine.

 

Le pont sur le Lez et la passerelle pour vélos l’accompagnant sont en revanche terminés.

 

Le passage inférieur au Fesquet, au droit de Clapiers, sera livré dans 18 mois et il faudra attendre sûrement davantage pour la livraison du passage supérieur au carrefour d’Agropolis et de Montferrier.

 

L’arrivée de la Ligne 5 du Tramway, vers 2017 (desserte de Clapiers, Montferrier et Prades), dans le cadre notamment de l’opération Campus, ouvrira la porte à une intermodalité voiture-Tram, via notamment des parkings de dissuasion.

 

Ce secteur deviendra ainsi la porte d’entrée privilégiée dans Montpellier de milliers d’habitants de la périphérie Nord, Nord-Ouest et Nord-est de la capitale régionale.

 

Avec l’émergence (lente) du covoiturage, le renforcement de la fréquence des lignes de bus, la livraison de la piste cyclable le long de la RD 65 et enfin l’inauguration vers 2016 de la ligne 4 du Tramway, c’est toute une panoplie de solutions de déplacements, plus en phase avec l’exigence de développement durable, qui sont devenus ou deviendront à moyen terme possibles.

 

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 Le second pont sur le Lez terminé

 

 

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 La passerelle à vélos presque prête à entrer en service

 

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 Un merlon végétalisable servant de butte anti-bruit

 

 

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Un bassin de rétention des eaux pluviales,

avec le clocher et la Médiathèque de Clapiers au loin

 

 

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Poésie de la jungle urbaine, avant le chantier, sous l'ancien pont

09/04/2010

Moisson d’idées vertes à Saint-Christol

A Saint-Christol, les idées se cultivent toute l'année mais se moissonnent en avril, plus de deux mois avant les céréales !

 

Le samedi 3 et dimanche 4 avril 2010, se sont ainsi tenues les « 4ièmes Moissons d’idées vertes ».

 

Cette manifestation s’est inscrite dans le cadre de la Semaine nationale du Développement durable.

 

Elle est organisée à l'initiative et sous l’égide des Jardins de Tara en partenariat avec les Jardiniers de France, la Commune de Saint-Christol et la Communauté de communes du Pays de Lunel.

 

Les vignerons du village participent aussi bien entendu, même s’ils ne vendangent, eux, qu’en août et septembre.

  

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Les Coteaux de Saint-Christol riches d'un terroir d'exception 

 

 

La Cave coopérative a offert aux visiteurs une dégustation de ses vins, notamment de ses cuvées d’exception : Péché de Bacchus, Sanctus Christoforus, L’esprit des 9 vignerons et Christovinum.

 

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 Un instant de grande convivialité : la dégustation des blancs, rosés et rouges

 

 

Nés en 1941, « Les Coteaux de Saint-Christol » vinifient 18 cépages (notamment Carignan, Cinsault, Syrah, Grenache blanc, Muscat) et collectent la récolte de 400 hectares travaillés par plusieurs dizaines de vignerons.

 

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La coopération, un fleuron de l'économie sociale au service des vignerons

 

Les « 4ièmes Moissons d’idées vertes » ont proposé aux 2.000 visiteurs :

 

-         un marché du terroir et artisanal,

 

-         des conférences,

 

-         des animations notamment pour les enfants,

 

-         de la restauration, des expositions et des démonstrations à l’Espace Castan.

 

Le public a répondu nombreux en affluant des alentours de Lunel, de Montpellier et plus largement de l'Hérault et du Gard.

 

Parmi les nombreux exposants :

 

-         des professionnels du bien-être, des remèdes naturels et des soins relaxants,

 

-         un point conseil sur le jardinage naturel organisé par « Les Jardins de Tara »,

 

-         le SYMBO, le nouveau syndicat mixte qui s’occupe de la préservation des eaux, des paysages, de la faune, de la flore et du site de l’Etang de l’Or,

 

-         l’association Slow Food représentée par le « convivium » de Montpellier qui préconise une alimentation de qualité et locale, cuisinée et consommée avec art,

 

-         l’association Croquelune qui fédère des consommateurs désireux de s’approvisionner en denrées alimentaires du terroir, en tissant des liens avec les producteurs.

 

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 Le stand du SYMBO et, en arrière-plan, celui d'une association d'éducation à l'environnement

 

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Le stand de Slow Food tenu par des bénévoles et le président du "convivium" de Montpellier

Au programme très étoffé des conférences où spécialistes, curieux et élus ont pu largement échanger :

-         l’habitat durable,

 

-         le concept de toilettes fertilisantes,

 

-         la viticulture durable avec une comparaison entre les approches de l’agriculture raisonnée et de l’agriculture biologique,

 

-         la recherche d’une production et d’une consommation durables et locales avec l’intervention de l’association de consommateurs « Croquelune », d’une Association de maintien de l’agriculture paysanne (AMAP), de l’association de producteurs locaux « Paysans du Vidourle », de l'association Consom'Acteurs de l’« Association des marchés paysans de l’Hérault » et de l’association « Terres Vivantes ».

 

Lors de ce dernier débat, la difficulté pour les nouveaux paysans de trouver du foncier en périphérie de Montpellier a été mise en avant.

 

De même, la future implantation du Pôle oeno touristique de Saint-Christol a été pointée comme la possibilité d’un futur centre de ressources à mobiliser en soutien des porteurs de projet agricole.

 

Concernant le marché paysan et artisanal, la saison printanière a mis en vedette les producteurs de plants : tomates, courgettes, aubergines, piments, etc.

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Le tomatologue où la science de la pomme d'or 

 

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Un étal de plants de légumes et de plantes aromatiques devant la Mairie

 

Les légumes anciens, les plantes aromatiques, les plantes ornementales et les plantes grasses étaient de même à l’honneur.

 

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 Plantes ornementales notamment pour le travail du paysagiste

 

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Le coin des plantes succulentes

 

La transformation, directement par le paysan, de sa production, était aussi mise en avant avec notamment la vente de pélardons, de charcuteries fermières et de préparations à base d’escargots.

 

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Le plus beau chapeau et les plus belles bagues des Moissons d'idées !

 

Ces « 4ièmes Moissons d’idées vertes » ont été globalement d’une grande richesse et ont su satisfaire la grande variété de publics attirés aussi par le charme du village de Saint-Christol.

 

La cheville ouvrière de cette manifestation, Catherine Garnier, qui cultive à Montaud et aux alentours son association « Les Jardins de Tara », et Jacques Sauvaire, Maire-adjoint, qui supervisait l'organisation, pouvaient être pleinement satisfaits de la réussite de cet événement qui compte dorénavant dans le Haut-Lunellois.

06/04/2010

L’Orchestre Symphonique Universitaire de Montpellier vulgarise la musique classique

Un orchestre symphonique à Clapiers, ce n’est pas courant.

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Une vue partielle des musiciens

 

L’événement a attiré près de 200 personnes le dimanche 28 mars en après-midi.

 

L’Orchestre Symphonique Universitaire de Montpellier (OSUM) s’est déplacé dans le cadre des « Concerts du Clapas », une programmation annuelle voulue par les promoteurs de la politique culturelle du village.

 

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Un bel ensemble musical et une salle bien pleine

Cet orchestre regroupe une cinquantaine de musiciens essentiellement universitaires (enseignants, chercheurs et étudiants) mais pas seulement, issus de la capitale régionale et de tout le pourtour de Montpellier.

 

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 Un premier chef d'orchestre qui maniera ensuite les cymbales 

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Un second chef d'orchestre tout aussi passionné 

Ces musiciens se produisent lors de nombreux concerts en ville et en région.

 

En fonction des morceaux choisis, ils sont capables d’oeuvrer en sextuor, octuor ou en orchestre de chambre.

 

Le plaisir de jouer ensemble est toutefois bien supérieur en formation symphonique car l’exercice est plus exigeant et la concrétisation d’un long travail personnel comme de nombreuses répétitions collectives.

 

L’OSUM cultive, en son sein, la convivialité et, vers l’extérieur, l’ouverture.

 

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 Violons, flûtes, clarinettes, hautbois et percussions

Cet orchestre possède un répertoire varié, signe d’un intérêt pour l’histoire de la musique.

 

A Clapiers, l’Orchestre Symphonique Universitaire de Montpellier a offert un riche programme mettant à l’honneur la musique classique au travers de compositeurs représentatifs de plusieurs pays européens :

 

- Antonin Dvorak (Symphonie n° 9 du Nouveau monde), tchèque né en 1841, violoniste, organiste puis altiste qui a notamment composé ses 7ème et 8ème symphonies en Grande-Bretagne où il dirigea ses premières œuvres et où le succès fut immédiat,

 

- Félix Mendelssohn-Bartholdy (ouverture de Ruy Blas, Opus 95), allemand né en 1809, pianiste que Robert Schumann considérait comme son mentor,

 

- Edouard Grieg (plusieurs morceaux dont Danse arabe), norvégien né en 1843, d’ascendance écossaise par son père, pianiste, membre de l’Ecole du Nord, engagé dans des tournées européennes triomphantes,

 

- Hans Christian Lumbye (Columbine, polka-mazurka de facture classique), danois né en 1810, figure centrale de la vie sociale à Copenhague, spécialisé dans la musique de divertissement,

 

- Camille Saint-Saens (Bacchanale de Samson et Dalila, œuvre créée en 1892, interdite de représentation en Grande-Bretagne par l’Eglise car traitant d’un sujet biblique), français né en 1835, enfant prodige au piano, organiste, créateur de concerto, d’opéra et de symphonies, qui réunit dans les arènes de Béziers 8.000 personnes pour écouter une représentation de Déjanire, avec 18 harpes, 110 cordes, 245 trompettes et plus de 200 choristes !

 

Moins de musiciens à Clapiers certes, mais un grand plaisir à écouter ces artistes de l’Orchestre Symphonique Universitaire de Montpellier qui ont fait preuve d’une grande virtuosité.

 

Crédit photographique : Michel Chastaing

01/04/2010

VILLEPIN : UN NOUVEAU BAYROU ?

Dominique de Villepin et François Bayrou ont en commun l’ambition présidentielle, le goût de l’exercice solitaire du leadership et leur opposition frontale à Nicolas Sarkozy.

 

Les élections Régionales viennent de sonner, au moins momentanément, le glas de la troisième voie que les Français avaient pourtant semblé plébisciter lors de l’élection présidentielle, avec 18,57 % des voix au premier pour François Bayrou.

 

Depuis l’intéressé suit un chemin de croix et s’apparente de plus en plus à un martyr devant la volonté féroce du « parti » du Président de la République de l’éliminer du paysage électoral français.

 

Dominique de Villepin et François Bayrou s’appuient aussi sur un faible nombre de parlementaires.

 

Ceux qui soutiennent Villepin ont d’ailleurs beau multiplier les petites phrases, ils sont marginalisés par la volonté de l’Elysée.

 

Ils font de la figuration et les territoires qu’ils représentent ne peuvent attendre une quelconque sollicitude élyséenne.

 

La crédibilité de ces parlementaires, aux yeux de l’opinion, est en outre atteinte car ils se complaisent en réalité fort souvent dans l’ambiguïté.

 

En effet, après généralement des récriminations liminaires, ils votent tout de même quasi systématiquement les textes présentés par le Gouvernement et souscrivent aux votes de confiance.

 

En revanche, François Bayrou est, lui, franchement dans la rupture avec la Droite.

 

Le patron du MoDem a fait la preuve, dans ce domaine, de son courage politique.

 

Dans son opposition à Nicolas Sarkozy, François Bayrou est autrement plus convaincant que Dominique de Villepin : ses thèses et ses arguments sont d’ailleurs très proches de celles du Parti Socialiste.

 

Le centre-gauche en France possède de solides racines radicales, voire radicales-socialistes et bénéficie d’une image positive.

 

Cette mouvance politique existe indubitablement et ne demande que des conditions favorables pour renaître, tel un phénix.

 

Pour Dominique de Villepin, il s’agit plus une opposition personnelle à l’homme – Nicolas Sarkozy - qu’à l’idéologie du Président de la République.

 

Difficile en réalité pour Villepin de refaire le coup de la fracture sociale (idée géniale de Jacques Chirac pour écarter Edouard Balladur et Lionel Jospin).

 

Encore moins crédible est son exigence de suppression du bouclier fiscal pour plus de justice sociale et de justice fiscale, alors qu’il en a été le créateur, même si c’était au taux de 60 % au lieu de 50 % aujourd’hui.

 

Hasardeux pour Dominique de Villepin d’incarner le « Ni Gauche, ni Droite » étant, depuis si longtemps, si proche de Jacques Chirac.

 

D'ailleurs, le clan sarkozyste qui avait élégamment refusé d'exercer un droit d'inventaire à la succession de Jacques Chirac rattrape maintenant le temps perdu en rappelant les vicissitides imputables à l'ancien premier ministre.

 

Dominique de Villepin aurait pu, et aurait dû, d’après les premiers signaux émis, créer un nouveau parti politique juste après les élections régionales, pour lesquelles l’intéressé espérait et anticipait une défaite de la majorité gouvernementale.

 

Or, point de nouveau parti mais un simple mouvement au sein de l’UMP.

 

L’homme est intelligent et il a immédiatement tiré les leçons de l’échec cruel du MoDem aux Régionales.

 

Certes Dominique de Villepin ne portera son nouveau mouvement sur les fonds baptismaux que le 19 juin, au lendemain de l’anniversaire du fameux appel du Général de Gaulle, mais, d’ores et déjà, son entourage a précisé qu’il s’agissait d’« un mouvement dans l’orbite de l’UMP », « compatible avec sa famille d’origine », « qui ne sera pas un parti politique mais un mouvement au service des Français, destiné à les rassembler ».

 

En ne créant pas un nouveau parti centré sur sa personne, Dominique de Villepin brouille l’image gaullienne qu’il veut donner à sa décision.

 

En effet, en restant au sein de l’UMP, il ne peut pas apparaître indépendant et au dessus des partis politiques.

 

Toutefois, De Gaulle, c’est aussi l’avènement du régime présidentiel, de la majorité unie comme les doigts d’une main, du parti unique en rangs serrés derrière le Président de la République.

 

L'électorat suit en général cette logique : François Bayrou et Dominique de Villepin ne sont-ils pas crédités de seulement 6 % d'intentions de vote si une Présidentielle se tenait aujourd'hui ?

 

Dominique Villepin a donc fait son choix : il préfère convaincre, de l’intérieur, les adhérents de l’UMP de l’investir comme leur porte-drapeau à la prochaine présidentielle que de s’adresser, en homme providentiel, au Français.

 

Il mise sur un rejet, au sein de l’UMP, d’un Président de plus en plus contesté.

 

Il vise donc l’investiture par l’UMP – ce qui assure l’appui de nombreux mouvements satellisés – car il a compris que l’onction de l’opinion publique ne serait rien face à la logique implacable de la 5ème République caractérisée par la toute puissance du parti présidentiel, la bipolarisation du débat et l’improbabilité d’une troisième voie.

 

Le plus gaullien est, tous comptes faits, François Bayrou qui entretient déjà un contact direct avec les Français, en s’appuyant le moins possible sur le Modem.