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03/10/2010

A quand une eau propre ?

Les Français sont très sensibles à la qualité des eaux de baignade.

 

L’Administration de la Santé fait procéder à des prélèvements réguliers dont les résultats d’analyse sont publiés.

 

Si des pollutions passagères sont encore constatées, l’eau de baignade en mer est la plupart du temps de meilleure qualité que celle des eaux douces des lacs, rivières et fleuves.

 

L’eau de mer est en effet un milieu à fort pouvoir aseptisant.

 

Il n’en reste pas moins que les eaux de baignade en Méditerranée font encore trop souvent les frais de pollutions chroniques ou accidentelles.

 

C’est notamment le cas pour certaines plages montpelliéraines allant de Villeneuve lès Maguelone au Grau du Roi.

 

Certaines stations balnéaires peuvent se voir refuser le « Pavillon Bleu » pour une non-conformité des eaux de baignade.

 

La Directive Cadre Européenne (dite DCE), adoptée le 23 octobre 2000 par le Parlement Européen et le Conseil Européen, fixe un objectif de bon état écologique des masses d’eau à l’horizon 2015 ainsi que le principe de non dégradation.

 

Tous les milieux aquatiques sont concernés : cours d’eau, lacs, nappes souterraines, estuaires et eaux côtières.

 

Le bon état écologique est atteint quand l’écart est léger par rapport à la situation naturelle pour l’ensemble des différents indicateurs de qualité biologique : invertébrés, diatomées, poissons et macrophytes).

 

Concernant le contrôle de la qualité des eaux de baignade, il passe par l'analyse d'un certain nombre de paramètres physiques, chimiques et microbiologiques.

 

Des normes à respecter obligatoirement, « valeurs limites impératives », ont été définies par la Directive 76/160/CEE relative à la qualité des eaux de baignade.

 

Les États membres peuvent en outre être plus stricts en se dotant de « valeurs limites guides » nationales plus exigeantes.

 

 

Paramètre Valeur limite impérative Valeur limite guide
Coliformes totaux / 100ml 10000 500
Streptocoques fécaux / 100 ml  -  100
Escherichia Coli / 100 ml 2000 100
Huiles minérales Absence  - 
Phénols Absence  - 
Substances tensio-actives (mousse) Absence  - 
Changement anormal de coloration Absence  - 
Transparence Secchi 1 2

 

Sur la côte montpelliéraine, de Villeneuve lès Maguelone au Grau du Roi, 25 plages sont surveillées ainsi que deux lieux de baignade en étang.

 

La qualité des eaux est très satisfaisante pour 2/3 des plages avec des classements A en 2006, 2007, 2008 et 2009.

 

En revanche, 1 point de baignade à La Grande-Motte (Saint-Clair) et 2 au Grau du Roi (Etang du Ponant, Etang de Salonique) s’avèrent fréquemment pollués (catégorie C ou « Eau de mauvaise qualité »).

 

En outre, 5 plages à Palavas (Le Prévôt, Saint-Pierre, Hôtel de Ville, Les Flots du Sud, Le Grec) ont été classées en B (« Eau de qualité moyenne ») au moins une fois sur les années 2006 à 2009.

 

Mauguio-Carnon s’en tire mieux avec des classements en A (« Eau de bonne qualité »).

 

Toutefois, un classement en A n’exclut pas des anomalies temporaires.

 

Or, c’est le cas en 2009 où plus de la moitié des plages ont connu un dépassement de la valeur guide en teneur d’Escherichia Coli (cf. tableau donnant le résultat des analyses pour la saison 2010 s’étendant du 15 juin au 15 septembre).

 

Ces bactéries colonisent le tube digestif des humains et des animaux à sang chaud : leur présence est un indicateur certain d’une contamination fécale récente.

 

A titre indicatif, la présence d’Escherichia Coli dans l’eau potable n’est pas admise : une eau du robinet contenant un seul Escherichia Coli par ml est ainsi déclarée impropre à la consommation.

 

En effet, ces bactéries peuvent en effet être accompagnées d’autres bactéries pathogènes, de virus et de protozoaires pouvant provoquer des maladies chez les humains.

 

Le zéro défaut en matière de qualité des eaux de baignade devrait être un objectif des élus locaux mais ce n’est pas toujours le cas.

 

L’image de leur station est en effet en jeu.

 

Bien sûr, la Mer Méditerranée subit les apports des fleuves côtiers et des étangs au travers des graus, responsables de certaines pollutions microbiennes.

 

Toutefois, les rivières comme les étangs ont un pouvoir épuratoire indéniable qui leur permet de digérer la pollution d’autant plus facilement que sa source est plus à l’amont ce qui laisse le temps de sa dégradation.

 

Cela signifie que les pollutions locales dont sont directement comptables les édiles des stations balnéaires sont les plus pénalisantes.

 

Il s’agit bien entendu des déversements d’eaux usées, traitées ou non traitées, dans les étangs, les fleuves, les canaux ou la Mer directement.

 

Or, il existe sur la côte des assainissements autonomes ; beaucoup d’entre eux n’ont jamais été contrôlés ; la plupart dysfonctionnent et rejettent de la matière organique dans les nappes d’eau.

 

En bord de Mer, les nappes d’eau sont perchées sur un substratum imperméable et s’écoulent de façon naturelle vers la Mer.

 

D’autre part, les réseaux de collecte d’eaux usées dans les stations balnéaires sont souvent fuyards ; l’hiver, ils drainent la nappe alimentée par les pluies et l’été ils suintent plus ou moins fortement dans le sable.

 

En effet, un réseau d’assainissement en zone plate est très difficile à poser (contre-pente au moindre tassement de terrain, cassure plus facile dans des terrains meubles sans cohésion) et à gérer (faible autocurage ce qui engendre des obturations et des mises en charge ayant un effet majorant sur les fuites).

 

De plus, ces réseaux collectifs sont équipés de déversoirs d’orage afin d’éviter qu’ils se mettent en charge (remontées d’eau usées dans les habitations à la clef) du fait qu’ils collectent des eaux de pluies, soit parce qu’il sont anciens et donc souvent unitaires c’est-à-dire réunissant eaux usées et eaux de pluie, soit parce qu’ils sont percés et qu’ils drainent la nappe.

 

Or, la fonction du déversoir d’orages est de libérer dans la nature les eaux collectées en excès et qui viendraient perturber le fonctionnement des stations d’épuration.

 

Concernant ces dernières, elles sont souvent obsolètes, insuffisamment dimensionnées, surtout pour la période estivale.

 

En outre, lorsque les élus des stations balnéaires se sont occupés de leur modernisation, elles subissent tout de même invariablement une indigestion au moment du rush d’arrivée des vacanciers.

 

Cela explique pourquoi la qualité des eaux de baignade se dégrade toujours mi-juillet.

 

Les stations des villes de l’intérieur des terres, au contraire, sont moins sollicitées à cette période et ont leur meilleur rendement de l’année.

 

Les touristes se baignent donc dans une eau qu’ils se sont eux-mêmes chargés (lorsqu’ils logent en station) de polluer, aidés il est vrai par l’imprévoyance de certains décideurs.

 

C’est pourquoi, l’idée d’un émissaire en mer concernant la grande station d’épuration de Montpellier (400.000 équivalent-habitants et 96 % de taux de traitement global, soit le meilleur taux de l’Hérault), dénommée Maéra, s’est avérée fort judicieuse.

 

D’une part, la Mer Méditerranée connaît un déficit en nitrates et en phosphates utiles à la faune, d’autre part un rejet à 7 km de la côte permet de préserver à la fois le Lez et les plages.

 

Alors, entendre accuser cette station d’être à l’origine d’une nappe flottante de polluants non traités (plus vraisemblablement issus d’un délestage d’un bateau ou d’un rejet terrestre), alors que le puissant courant ligure pousse les eaux d’Est en Ouest, c’est-à-dire vers Sète, ressemble à un détournement d’attention sur le problème récurrent des rejets des stations d’épuration des villes balnéaires dans le milieu naturel.

 

A l’évidence, Mauguio-Carnon devrait emboîter le pas à Palavas en acceptant la solution du raccordement de Carnon et de Vauguières (Commune de Mauguio) à la station moderne de Maéra (6 M€ d'investissement seulement) et à l’émissaire en Mer plutôt que de vouloir mettre aux normes sa propre station d’épuration (coût de 12 M€ + 7 M€ pour dissocier le réseau d'eaux usées dont des parties sont communes à celui de Pérols, ce dernier étant collecté à Maéra) et de continuer à rejeter les effluents dans le milieu naturel.

 

C’était le cas de Palavas qui jusqu’à son raccordement à Maéra déversait dans l’étang du Grec et contribuait à l’asphyxie des étangs littoraux ainsi qu’à leur comblement progressif.

 

La solution Maéra a été la plus respectueuse de la santé publique et la plus économique.

 

A Palavas, le prix de l’eau battait en effet déjà des records, bien avant ce raccordement, avec un tarif proche de 5 €/m3 alors que la moyenne de l’Hérault est voisine de 3 €/m3.

 

Pour la Grande-Motte et le Grau du Roi, faute de capacité financière à réaliser un émissaire en Mer, les pollutions bactériennes risquent de perdurer encore de nombreuses années.

 

C’est un secteur où la pollution est chronique (cf. tableau donnant le résultat des analyses pour la saison 2010).

 

Comment viser dans ces conditions un tourisme haut de gamme ?

 

Ce n’est pas une mince hypothèque à lever.

 

Quant à la plage de Palavas, Hôtel de Ville – Rive Gauche, il faudrait que les élus concernés se penchent sérieusement sur le problème : elle est la seule polluée le 5 juillet 2010 entre Villeneuve lès Maguelone et le Grau du Roi ce qui démontre un déversement local venant de la terre ferme.

 

Du fait des conditions xériques de cet été (en tout et pour tout : 6 mm de pluie relevés à Fréjorgues le 11/06/2010, 10 mm le 01/08/2010 et enfin 28mm le 06/09/2010), ce ne sont pas les pluies et leurs habituels lessivages ou débordements qui peuvent être explicatifs.

 

Bien entendu, les réseaux d’assainissement sont enterrés et leur état n’est pas au vu de tous.

 

Certes, ils ne se voient pas mais ils trahissent par moment l’insouciance ou l’incurie de certaines municipalités.

 

Lorsqu’on est capable de financer des spectacles de variétés, des concours de feux d’artifices, des offices de tourisme et des publicités, on doit aussi être capables de veiller à la santé des baigneurs.

 

Les stations balnéaires sont riches : elles doivent aussi penser à se doter d’équipements structurants.

 

Espérons que la publication des mesures, par le Ministère de la Santé, relative à la qualité des eaux de baignade, et leur porter à connaissance de nos concitoyens, constitue un aiguillon suffisant pour que les choses changent.

 

Paramètres de qualité des eaux de baignade par plage (saison 2010)

pour les communes de Villeneuve lès Maguelone, Palavas, Mauguio-Carnon et La Grande-Motte

 

  

Plage Commune Classements 2006 à 2009 Relevé 01/06/2010 Relevé 18/06/2010 Relevé 05/07/2010 Relevé 16/07/2010
1 Maguelone-Ouest Villeneuve lès Maguelone AAAA     15 30
2 Maguelone-Est Villeneuve lès Maguelone AAAA 15 45 15  
3 Rive Droite - Le Prévost Palavas les Flots BAAB   15 15  
4 Rive Droite - L'albatros Palavas les Flots AAAA        
5 Rive Droite - Saint-Pierre Palavas les Flots ABAA        
6 Rive Gauche - Hôtel de Ville Palavas les Flots AAAB   15 3300 200
7 Rive Gauche - Les Flots du Sud Palavas les Flots AAAB     30  
8 Rive Gauche Saint-Roch Palavas les Flots AAAA     15  
9 Rive Gauche - Saint-Maurice Palavas les Flots AAAA   15 15  
10 Rive Gauche - Le Grec Palavas les Flots ABAA 15 61 15  
11 Carnon Plage - La Roquille Mauguio AAAA     15 46
12 Carnon Centre Mauguio AAAA       46
13 L'Avranche Mauguio AAAA       96
14 Carnon Petit-Travers Mauguio AAAA       130
15 Carnon Les Dunes Mauguio AAAA       15
16 Grand Travers La Grande-Motte AAAA   15    
17 Plage du Couchant La Grande-Motte AAAA 15 77 15 45
18 Plage de la Rose des Sables La Grande-Motte AAAA     15 140
19 Saint-Clair La Grande-Motte ACAB 30     96
20 Point Zéro La Grande-Motte AAAA     77 46
21 Le Boucanet Le Grau du Roi AAAA 15   94  
22 Etang du Ponant - L'Ile du Ponant Le Grau du Roi AAAC   30 30 410
23 Rive Droite Le Grau du Roi AAAA   77 30  
24 Rive Gauche Le Grau du Roi AAAA 15 30 560  
25 Port Camargue Nord Le Grau du Roi AAAA   140 230  
26 Port Camargue Sud Le Grau du Roi AAAA   93 30  
27 Etang de Salonique Le Grau du Roi ABBA 180 930 410  
28 Pointe de l'Espiguette Le Grau du Roi AAAA   30 290  

 

Suite ...

 

 

Plage Commune Classements 2006 à 2009 Relevé 19/07/2010 Relevé 02/08/2010 Relevé 16/08/2010 Relevé 03/09/2010
1 Maguelone-Ouest Villeneuve lès Maguelone AAAA   15 30  
2 Maguelone-Est Villeneuve lès Maguelone AAAA 140     30
3 Rive Droite - Le Prévost Palavas les Flots BAAB 160     15
4 Rive Droite - L'albatros Palavas les Flots AAAA 77     61
5 Rive Droite - Saint-Pierre Palavas les Flots ABAA 45 30   330
6 Rive Gauche - Hôtel de Ville Palavas les Flots AAAB 510 160 93 94
7 Rive Gauche - Les Flots du Sud Palavas les Flots AAAB 30 45 46 46
8 Rive Gauche Saint-Roch Palavas les Flots AAAA 190   15  
9 Rive Gauche - Saint-Maurice Palavas les Flots AAAA 93   15  
10 Rive Gauche - Le Grec Palavas les Flots ABAA 30 30 30 61
11 Carnon Plage - La Roquille Mauguio AAAA 160 30    
12 Carnon Centre Mauguio AAAA 94 30 77 30
13 L'Avranche Mauguio AAAA 15   46 15
14 Carnon Petit-Travers Mauguio AAAA 130 130 46  
15 Carnon Les Dunes Mauguio AAAA 15 45    
16 Grand Travers La Grande-Motte AAAA 30 15   15
17 Plage du Couchant La Grande-Motte AAAA 130 15   15
18 Plage de la Rose des Sables La Grande-Motte AAAA   46 15 30
19 Saint-Clair La Grande-Motte ACAB 77 15    
20 Point Zéro La Grande-Motte AAAA 94      
21 Le Boucanet Le Grau du Roi AAAA 46   46  
22 Etang du Ponant - L'Ile du Ponant Le Grau du Roi AAAC 780   30 46
23 Rive Droite Le Grau du Roi AAAA   30    
24 Rive Gauche Le Grau du Roi AAAA     61  
25 Port Camargue Nord Le Grau du Roi AAAA 15   30  
26 Port Camargue Sud Le Grau du Roi AAAA 15 130    
27 Etang de Salonique Le Grau du Roi ABBA 140 1100 30 30
28 Pointe de l'Espiguette Le Grau du Roi AAAA 77 15    

 

Légende : nombre d'Escherichia Coli pour un prélèvelemnt de 100 ml d'eau de Mer

 

  > 100   > 150   > 300

 

  > 600   > 1200

EauxBaignade.jpg

Commentaires

À votre avis, pourquoi l'émissaire de la station MAERA est-il situé à 20km de la côte ?
Avez-vous consulté les études de l'IFREMER sur la question ?
Prétendre que les pollutions viennent des bateaux est un peu rapide, je pense.

Écrit par : D. de Herdeux | 03/10/2010

Les courants marins sont encore mal connus.
Cf. http://www.paralia.fr/Files/09_06__11p__dufois.pdf
Extrait de ce site : « Du point de vue de l’hydrodynamique, le Golfe du Lion est une région très complexe dans la mesure où plusieurs phénomènes intenses et très variables coexistent. Millot9 a présenté les différents processus de la circulation du Golfe du Lion. Il a distingué la circulation générale, les courants de densité (dont les plongées d’eau froide sur le plateau), les up et downwelling, et les courants d’inertie induits par le vent. Si la circulation générale peut influencer la circulation sur le plateau, celle-ci est malgré tout essentiellement forcée par le vent et par les effets de flottabilité des eaux issues du Rhône. Les épisodes de Mistral et Tramontane, intenses et fréquents, entraînent les eaux superficielles vers le large qui sont remplacées lors de remontées d’eaux plus profondes (upwelling), tandis que les vents d’est à sud-est, moins fréquents, génèrent une accumulation d’eau à la côte et une plongée des eaux de surface (downwelling). »
Concernant le constat 2010, aucune pollution lors des prélèvements du 1er juin, du 18 juin et du 3 septembre (excepté à cette date pour Palavas – Rive Droite – Saint Pierre avec notamment 45 streptocoques au ml).
En revanche, les prélèvements du 5 juillet démontrent une sérieuse dégradation de la qualité des eaux du côté du Grau du Roi. A cette date, la qualité des eaux de baignade est exemplaire entre Villeneuve lès Maguelone et Carnon (excepté à Palavas – Rive Gauche – Hôtel de Ville où 160 streptocoques sont décomptés par ml).
En outre, si la qualité de l’eau s’est améliorée du côté du Grau du Roi, c’est celle entre Villeneuve et Carnon qui se dégrade le 19 juillet.
A l’évidence, c’est l’arrivée des estivants sur la cote qui semblent déclancher tous les ans cette dégradation saisonnière.
A la différence des rivières, subissant des étiages sévères en climat méditerranéen et n’arrivant plus à diluer et à digérer les eaux usées traitées ou non traitées, la Mer, elle, ne connaît pas de variations de volume à partir de mi-juillet et sa température comme les vents ne sont que peu différents de ceux de juin ou de septembre.
Tout laisse donc à penser que la pollution vient d’installations qui saturent l’été (réseaux, stations d’épuration ?) ou ne sont utilisées que cette saison (camping, résidences secondaires ?).
A l’inverse, toutes les installations moins sollicitées l’été que l’hiver (c’est le cas de celles de l’intérieur des terres) n’ont aucune raison de polluer l’été, sauf accident grave bien sûr.

Écrit par : Michel Chastaing | 03/10/2010

RECYCLAGE DES EAUX DE LA STATION D’EPURATION MAERA

Par courrier du 2 Juillet 2010, j’ai demandé à monsieur le Président délégué de la commission Environnement et Vice-président de l’Agglomération de Montpellier, Monsieur Christian VALETTE, d’être l’initiateur auprès de l’Aglomération de MONTPELLIER d’une étude de faisabilité d’aménagement partielle du site de l’ancienne décharge du Thôt par des zones humides en jardins filtrants. ( Je n’ai pas de réponse de l’Agglomération de Montpellier à ce jour
?!..).

Le but de cette étude consisterait à réutiliser par filtrage les eaux sortant de la station Maera afin d’alimenter le Lez pour son étiage et l’arrosage pour l’agriculture.
Les rejets de la station d’épuration Maera seraient véhiculés à partir de la canalisation existante afin d’alimenter les jardins. L’eau ainsi recyclée pourrait être stockée dans un lieu à déterminer ( sur le site du Thôt, Maera, BRL…).
La création de zones humides en périphérie de la décharge du Thôt permettrait également une dépollution du sol et de l’air.

Maera rejette en mer environ 100 000m3 par jour et 130 000m3 à terme, dont 5 à 10 % d’eau polluée.
Aujourd’hui, c’est notre mer qui a la charge d’éliminer les polluants, ce qu’elle ne réussit pas toujours à faire pour tous les micropolluants présents. Dans les cas défavorables, avec la conjugaison des vents et des courants marins, la grande bleue peut nous retourner une partie de cette pollution vers nos plages, sans oublier les risques liés aux modifications du milieu marin.
La création de jardins filtrants sur le site du thôt serait plus efficace, moins onéreux et plus écologique que le rejet direct en mer. L’eau ainsi dépolluée serait réutilisable aussi bien pour l’étiage du Lez que pour l’agriculture.
Grâce à la réutilisation de l'eau, les eaux recyclées de Maera ne seraient plus envisagées comme un problème de mise au rebut mais comme une véritable ressource.
Je valorise l’eau rejetée à la mer à environ 10 Millions d’euros par an (pour un prix d’achat de 0,22€ le m3 d’une eau réutilisable).

Si le réchauffement climatique se confirme, les besoins d’irrigation agricole seront plus importants. Il sera donc nécessaire d’investir pour de nouvelles ressources en eau.
Dans le cadre du développement durable, le bilan environnemental et économique pourrait être le suivant :

Bilan environnemental :
- Ne plus polluer la Méditerranée et lever l’hypothèque des ressources balnéaires et touristiques.
- Permettre une réserve en eau pour l’étiage du Lez et l’agriculture…
- Améliorer l’esthétique actuelle et l’aménagement paysager de plusieurs hectares par des jardins filtrants sur la décharge actuelle (laissant la possibilité de compléter l’espace restant avec des panneaux photovoltaïques).
- Préserver l’environnement de la décharge du Thôt en périphérie par une dépollution du sol contaminé et assainir les eaux usées qui s’en écoulent (lixiviats) et l’air chargé de composés chimiques…Les plantes sont capables de remplacer l’industrie, elles dégradent les composés chimiques complexes, qu’elles utilisent pour se nourrir, et leurs racines abritent des microorganismes, qui font le même travail que les stations d’épuration.

Bilan financier prévisionnel :
- Valoriser environ 80% de l’eau qui est actuellement rejetée en mer en pure perte (soit l’équivalent de 8 Millions d’euros/an).
- Alimenter le Lez pour son étiage, soit une économie d’environ 2 Millions d’euros annuel (c’est l’eau du bas rhône qui alimente actuellement l’étiage du Lez par BRL).

Cette argumentation est confortée par un rapport de l’Agence Européenne pour l’Environnement (AEE) qui a publié en mars 2009 : «Ressources en eau de l’Europe – Faire face à la pénurie d’eau et à la sécheresse ». Pour lutter contre la raréfaction de l’eau, elle insiste sur la nécessaire diminution de la demande et l’augmentation de l’efficacité de l’utilisation qui en est faite.

La période actuelle est propice à la réflexion d'un système plus moral, plus humain et plus axé sur la durabilité.

Copie : Monsieur Cyril MEUNIER, Maire de Lattes
Monsieur Louis POUGET, Vice Président, Président délégué de la commission
« Assainissement et eau »


Autre recyclage possible :
Un chercheur du Département Sciences du Végétal de Supagro-INRA de Montpellier me rapportait ses réflexions pour une gestion intelligente de ces eaux. Par exemple, de recycler le phosphate, qui est un minerai, dont l’agriculture (même raisonnée) ou la chimie ne peuvent pas se passer. « Il faut savoir que la technologie pour recycler le phosphate contenu dans les eaux usées est connue ».
Le pic de production de phosphate provenant du phosphate de calcium minéral est prévu entre 2030 et 2040.
Si le pétrole et le gaz peuvent être remplacés par d'autres sources d'énergie, le phosphate, qui entre dans la composition de nombreux engrais agricoles, n'a pas de substitut.
Ne serait-il pas urgent de prendre conscience dès aujourd’hui de ces données en développant son recyclage ?


MAERA et les odeurs nauséabondes et toxiques de sulfure d’hydrogène A LATTES :
Les problèmes liés à la circulation des eaux usées vers la station « MAERA » commencent déjà à se faire connaître.
Origine des odeurs :
Après enquête auprès de l’Agglomération et Véolia, ce sont diverses réactions d’origine chimique et biologique qui sont à l’origine de ces odeurs dans le réseau d’eaux usées en provenance de Palavas.
Les causes :
Suite à la décomposition bactérienne de la matière organique et sous l’effet de la chaleur, du diamètre et de la longueur de la canalisation, provoque un composé chimique de soufre et d’hydrogène. C’est un gaz acide, nauséabond et toxique qui est appelé sulfure d’hydrogène.
Traitement pour la réduction ou l’élimination des odeurs :
Injection de nitrate de calcium dans la conduite en amont des odeurs, ce qui empêche la formation de sulfure d’hydrogène qui est responsable de l’odeur désagréable.
Effet sur la santé :
S’il est très dangereux à forte concentration, à faible concentration, comme c’est le cas, il est surtout responsable d’une odeur fétide des excréments et des flatulences. Toutefois selon la concentration (à partir de 1 ppm), des problèmes pulmonaires et digestifs sont possibles.
Mes observations :
Suite à ce constat, je reste interrogatif pour le futur raccordement de CASTRIES à MAERA du fait de la longueur de la canalisation. Sous l’effet de la chaleur les risques d’odeurs par les émanations de sulfure d’hydrogène demeurent plus importants.
Lorsque le réseau est à faible pente et plus la commune est éloignée de la station et plus les risques de dysfonctionnements sont importants. (A ma connaissance, aucun communiqué n’a été diffusé par l’Agglomération de Montpellier ni par la commune de Lattes pour expliquer ce problème).

Écrit par : Jacky CHANTON | 19/11/2010

La récupération des eaux traitées à la sortie d'une station d'épuration performante à des fins d'irrigation est une solution plus souvent utilisée à l'étranger qu'en France où cette technique est diversement appréciée par les administrations de tutelle.
Avec le réchauffement climatique, cette eau n'en sera effectivement que plus précieuse.
Cette valorisation nécessiterait des surfaces foncières importantes. Si elles sont en partie prises sur l'ancienne décharge du Thôt, il faudrait mettre en oeuvre de l'énergie électrique pour monter l'eau à l'altimétrie souhaitée.
Sinon, l'idée est globalement séduisante avec les arguments que vous avancez (vente d'eau d'irrigation, économie sur le soutien d'étiage du Lez en eau du Rhône, développement de cultures irriguées à forte valeur ajoutée, notamment).
Toutefois, la station d'épuration de Villeneuve lès Maguelone où l'eau traitée est finalement épandue sur des terrains n'a jamais su récupérer ces eaux pour de l'irrigation.
C'est peut-être cette hypothétique demande en eau d'irrigation qui est le point faible de ce dispositif innovant.
Concernant les émanations de H2S (sulfure d'hydrogène), des techniques de prévention existent et sont efficaces.
L'apparition du H2S dépend du temps de séjour non pas dans les réseaux gravitaires (où l'eau s'oxygène peu ou prou) mais dans les bâches de reprise des postes de refoulement de quartier ou disposés entre deux tronçons gravitaires des grands intercepteurs faisant converger l'eau sur Maéra.
C'est à l'exploitant du réseau à veiller à rajouter les additifs nécessaires dans les bâches, sinon au delà des odeurs désagréables pour le voisinage, c'est l'acidité qui menace de destruction le réseau qui nous appartient à nous, c'est-à-dire nous tous les usagers du service public de l'assainissement.
Ce domaine de l'eau passionne une partie de nos concitoyens et c'est justice car "l'eau c'est la vie" !

Écrit par : Michel Chastaing | 20/11/2010

Bonjour Monsieur Chastaing,

Merci de vos remarques. Je vais essayer de répondre à vos interrogations.

Que constatons-nous ?
Véolia et l’Agglomération de Montpellier se vantent de la qualité de la rénovation et du taux d’épuration de la station d’épuration Maera entre 90 et 96%. Par contre, ils considèrent, à juste titre comme un déchet, l’eau qui est véhiculée en pure perte en mer, ce qui pollue un éco système.

A mon avis, les vraies questions qu’il faut se poser sont :
Quel est le coût afin de recycler la partie qui est polluée, soit environ entre 5 et 15% de la masse des rejets ?
Est-ce que les avantages sont supérieurs aux inconvénients ?

Coût du seul émissaire en mer : 65 Millions d’euros + perte de 100 000m3 d’eau par jour + pollution

Coût du recyclage de l’eau « ? » + valorisation de l’eau recyclée + absence de pollution

Le bilan pourrait être révélateur… C’est certainement la raison pour laquelle je n’ai toujours pas de réponse de l’Agglomération de Montpellier à ce jour ?...

En fonction des renseignements que je possède, la superficie de la décharge du Thôt est largement suffisante afin de répondre aux besoins de la valorisation de cette eau ( de nombreux process industriels existent, soit d’une façon plus écologique à partir de plantes, comme je l’indique ).
Afin d’alimenter l’eau à la hauteur nécessaire on utiliserait une énergie « gratuite » à partir du méthane contenu et exploité de la décharge.
La demande en eau d’irrigation et/ou industrielle est une réponse à des besoins. Son acheminement pourrait être véhiculé par le réseau existant « BRL ».
La réponse possible pour récupérer l’eau recyclée de Villeneuve lès Maguelonne « réponse générale d’une société innovante Française » :
La dépollution doit se faire en deux temps, dans des casiers filtrants successifs.
Pour les pollutions organiques, le principe est de couper les longues chaînes carbonées en molécules beaucoup plus courtes et non polluantes. Pour les pollutions aux métaux lourds, le principe n’est pas de les accumuler dans les végétaux car leur gestion et leur valorisation est compliquée mais il s’agit de faire passer un flux d’eau au travers de substrat organique, planté de plantes qui rendent basique le milieu, qui piège sur la matière organique les métaux lourds. Ainsi, les métaux lourds qui ne peuvent pas être transformés sont concentrés dans un petit volume de substrat organique au lieu d’être diffus et présents dans un grand volume d’eau. Donc pas d’accumulation de polluants métalliques dans les plantes.
À la sortie, l'eau est de qualité piscicole, type “eau de baignade” que l'on peut déverser dans la nature sans risques et/ou utiliser pour l’arrosage agricole …»
D’une manière générale, les stations vertes sont beaucoup moins chères et beaucoup plus efficaces pour le citoyen contribuable que des réalisations que l’on valorise à tort pour leurs performances environnementales.

Écrit par : Jacky CHANTON | 29/12/2010

Bonjour Monsieur Chanton,
Je suis d'accord avec vos arguments,notamment le fait qu'un traitement biologique est moins coûteux ("station verte").
Nous avons l'exemple de lagunages dans notre région (très pratiques car ils absorbent aisèment le "changement de rythme" dû aux apports des vacanciers) et aussi celui de la lombri-station de Murles, Comabaillaux, Vailauquès.
Les 100.000 m3/jour, avec une consommation standard de 200 litres par habitant et par jour représente 500.000 équivalents-habitants.
Pour un traiteent biologique, il faut d'après ce que je sais 2 m2 par habitant, ce qui fait 1.000.000 m2 pour Montpellier et les autres communes raccordées à Maéra.
Ce serait pour un traitement complet.
Or, ce que vous proposez, à la sortie de Maéra, est un traitement de finition.
Si on admet qu'il reste 15 % de la pollution initiale, il faudrait donc 15 hectares de terrains disponibles, non inondables bien sûr et plutôt à l'aval pour éviter des frais de refoulement trop importants.
Comme vous le dîtes, l'aire du Thôt devrait suffire.
Il y aurait une perte d'exploitation (si l'énergie du biogaz va au pompage, elle n'ira en effet plus à produire de l'électricité comme aujourd'hui).
Il faudrait aussi investir dans des tuyaux pour amener l'eau puis des asperseurs pour arroser le massif boisé ou végétalisé, des drains pour récupérer l'eau, à filter, avant de l'envoyer dans le réseau BRL, ce qui nécessite un nouveau feeder et/ou une station de pompage.
Tout ceci se chiffre effectivement.
Pour moi, l'obstacle risque d'être administratif car, en matière de santé et d'eau, l'Administration est très conservatrice et penche donc souvent vers les "solutions bâteau" des grands groupes.
L'obstacle le plus important que je verrais est l'utilisation de l'eau.
Les besoins en irrigation ne couvrent que quelques mois et l'eau industrielle nécessite le fameux double réseau, très coûteux à mettre en place.
Il faudrait 6 mois sur 12 pour rejeter l'eau dans le réseau hydrographique, sans que cela ne soutienne les étiages.
Merci pour vos propositions qui ont le mérite de faire avancer la réflexion.

Écrit par : Michel Chastaing | 31/12/2010

Bonjour Monsieur Chastaing,

Je vous apporte une nouvelle argumentation de mes motivations afin de soutenir cette demande citoyenne auprès de l’Agglomération.
La pertinence de vos interrogations permet de promouvoir des réponses qui répondent à une attente économique et écologique, aussi je vous remercie de m’en donner l’occasion.

Sur le plan administratif :
Vous avez raison, ce sera la première difficulté car elle s’appuie sur une demande et un accord de la préfecture. Il se résume au respect de l’application de l’arrêté du 2 août 2010 relatif à l'utilisation d'eaux issues du traitement d'épuration des eaux résiduaires urbaines pour l'irrigation de cultures ou d'espaces verts NOR: SASP1013629A
Champ d'application :
Le présent arrêté fixe les prescriptions sanitaires et techniques applicables à l'utilisation d'eaux usées traitées à des fins d'irrigation de cultures ou d'espaces verts. Ces prescriptions visent à garantir la protection de la santé publique, de la santé animale et de l'environnement ainsi que la sécurité sanitaire des productions agricoles et qui répond à l’article : II de l'article L. 2224-8 du code général des collectivités territoriales.
Je suis toute fois convaincu que la qualité de l’eau recyclée devrait être d’une qualité au moins égale à celle qui est fournie par BRL actuellement (eau du bas Rhône). La demande d’utilisation de la méthode de recyclage des eaux usées est en forte expansion dans le monde, avec des différences selon les pays. J’espère que la France ne se situera pas la dernière de la classe. La réponse se résume à une volonté politique, économique et écologique.

« Le recyclage des eaux usées présente l’avantage majeur d’assurer une ressource naturelle et de contribuer à la gestion intégrée de l’eau. Si l’industrie fut la première à s’intéresser sérieusement au recyclage, depuis quelques années le recyclage des eaux usées tend à devenir une pratique acceptée notamment pour l’irrigation, l’arrosage des espaces vers et pourrait rapidement être promue au titre de solution y compris pour des usages domestiques.
L’utilisation du recyclage est de plus en plus étendue. En Israël, 70 % des eaux d'égout sont recyclées, après traitement partiel : ces eaux permettent d'irriguer environ 20 000 hectares de terres, ce qui revient à plus de 16 % de l'ensemble des besoins en eau d'Israël. Aux États-Unis, Los Angeles, Tucson ou Phoenix recyclent une partie de leurs eaux usées. En Australie, dans la ville de Goulburn, la population consomme une eau recyclée. De nombreuses autres villes dans le monde ont recours au recyclage : D’ici à 2015, les principaux acteurs du recyclage de l’eau estiment que le volume d’eau recyclée va doubler, passant de 19,4 Mm3/jour recyclées en 2005 à environ 55 Mm3/jour en 2015. La croissance de la demande devrait varier selon les zones géographiques : très forte (de 40 à 60% de croissance) dans les zones en fort stress hydrique (Espagne, Australie, Italie) ou d’urbanisation intensive (Chine), importante dans les pays industrialisés (environ 25%) ».

Est-ce que ce projet permettrait une diminution de l’énergie produite ?
La réponse est non, car si l’énergie nécessaire à son bon fonctionnement diminuerait pour une partie la réserve en méthane du thôt, d’un autre côté le bénéfice annuel qui serait réalisé par le recyclage de l’eau permettrait au contraire d’augmenter les ressources « gratuites » en production d’électricité. Il suffirait pour cela de mettre en place un programme annuel de pose de panneaux photovoltaïques afin d’augmenter la capacité de production électrique. Le résultat serait bon pour le contribuable, l’emploi et l’écologie.

Des investissements sont nécessaires :
Il est évident que des investissements sont nécessaires sur le site du Thôt, mais dont le coût devrait être inférieur à 65 Millions d’euros (coût du seul émissaire en mer ). Par contre nous aurions un retour sur investissements de plusieurs Millions d’euros à partir de l’eau recyclée (ce que nous n’avons pas aujourd’hui) et par ailleurs nous éviterions une pollution possible de notre mer et nous aurions une dépollution partielle du site du Tôt.
Les résidus de médicaments, de pesticides et d'hydrocarbures, perturbateurs endocriniens et métaux ne sont généralement pas traités par les stations d'épuration qui sont performantes et surtout pour le carbone, l'azote et le phosphore.
Les micropolluants, eux, restent dans les eaux après traitement, ils rejoignent le milieu naturel, créant des perturbations au niveau des écosystèmes aquatiques.
L'industrie fut la première à s'intéresser au recyclage des eaux usées. Procédé intéressant à double titre pour l'environnement, car il permet, en amont, d'économiser les ressources, et en aval, de diminuer les rejets.

La réalité :
L’extension de la station de la Céreirède à Lattes avec la construction de son émissaire de rejet en mer, répond avant tout au lobbying financier proposé par un leader mondial dédié aux métiers de l’eau comme VEOLIA. Elle est aussi et surtout la conséquence du manque de compétence de l’Agglomération de Montpellier dont le but principal est de flatter l’orgueil des citoyens par de grandes réalisations très onéreuses mais dont l’efficacité n’est pas souvent au rendez-vous en matière d’environnement.

Voici un exemple d’une information par l’Agglomération :
« La station d’épuration MAERA de Montpellier a réussi une première mondiale. MAERA de Montpellier obtient la confirmation de la conformité aux normes réglementaires et la reconduction de la triple certification.
La filiale Eau de Veolia Environnement a reçu, le mardi 19 février 2008, la triple certification ISO 9001, ISO 14001 et ILO-OHS 2001 pour l'usine de dépollution des eaux usées Maera de Montpellier, à l'Hôtel de l'Agglomération de Montpellier. A noter que la certification ILO-OSH 2001 de Maera est la première de ce type remise à une usine de dépollution des eaux réalisée et exploitée par Veolia Eau.
Ces certifications récompensent la qualité de la conception, la réalisation et l’exploitation de cette installation dans le respect de l’environnement. Grâce à l’obtention de cette triple certification, Maera est désormais certifiée QSE ».

La réalité sur la Norme QSE : (Qualité, Sécurité, Environnement obtenue grâce à la troisième certification ILO-OSH 2001 pour la sécurité du personnel».)
Si elle signifie pour l’Agglomération d’avoir un certificat de bonne conduite grâce à l’importance de ses investissements, elle ne permet toujours pas la transparence des informations. Si cette norme a l’avantage de mettre en place un système maîtrisé de suivi des questions environnementales, elle ne signifie pas, pour autant, qu’elle ne pollue pas, mais qu’elle respecte les principes de la norme. Par ailleurs l'entreprise n'a pas obligation de communiquer ses résultats à l’extérieur, contrairement à son référentiel Européen « EMAS».
(EMAS = Système européen d’audit et de management environnemental)

Dans cette jungle de sigles, ne serait-il pas normal que chaque citoyen en connaisse le véritable décryptage ?

En tant que citoyens, nous devons multiplier nos sources d’informations, en prendre connaissance avec le recul nécessaire et rester vigilants.

Écrit par : Jacky CHANTON | 08/01/2011

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Écrit par : heimbemioto | 01/06/2011

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