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26/09/2010

Le pire est devant nous

La réforme des retraites approuvée le 15 septembre 2010 par l'Assemblée nationale, après un débat tronqué, est le résultat d’un choix de société.

 

Il s’agit d’un coup d’arrêt donné aux conquêtes sociales de XXe siècle, une sorte de dévaluation de notre standard social.

 

Dans les prochaines années, un nombre croissant de travailleurs, notamment beaucoup de femmes, toucheront des retraites de misère.

 

Tout d’abord, le Gouvernement Fillon a fait le deuil de la société du plein emploi : il préfère en effet des travailleurs âgés plutôt que des jeunes occupés.

 

Les comptes présentés anticipent le maintien durable d’un chômage élevé.

 

Le Président Sarkozy considère que le travail en France est trop cher.

 

De ce fait, les salaires sont mis sous pression en entretenant une masse de sans emplois forcément prêts à embaucher coûte que coûte.

 

Les augmentations de retraite et de salaire sont sous l’éteignoir : le pouvoir d’achat régresse pour les retraités et stagne pour les salariés.

 

L’économie de la connaissance est abandonnée.

 

Elle était basée sur la formation, sur la recherche et sur l’innovation.

 

Elle faisait le pari que nous pouvions – à l’image des Allemands – exceller dans la compétition économique internationale en produisant des biens et des services à haute valeur ajoutée.

 

Le Président Sarkozy n’y croit manifestement plus puisque l’Etat désinvestit massivement dans les domaines pourtant vitaux que sont l’enseignement supérieur et la recherche publique.

 

Le projet économique actuel est d’abaisser les coûts de la main d’œuvre pour concurrencer les pays riches et les pays émergents sur les produits de masse notamment manufacturiers.

 

Au lieu de tirer vers le haut, nos dirigeants acceptent un alignement par le bas sur des modèles sociaux moins évolués.

 

Si l’ambition est d’être moins chers que les autres sur les mêmes créneaux commerciaux, à l’évidence, ce nouveau type de tissu économique ne permettra plus d’offrir le niveau de retraite antérieur.

 

Avec la réforme, de plus en plus de retraités vont dépendre de compléments versés par l’Etat afin d’atteindre minimum vieillesse.

 

Pour les foyers détenant du capital, notamment certains artisans, commerçants, agriculteurs ou femmes seules issues des classes moyennes, ces versements au titre des minima sociaux sont remboursables aux caisses de retraite lors d’une vente d’un bien ou à la liquidation de la succession.

 

Beaucoup de bénéficiaires de retraites, ayant acquis des droits à pension de plus en plus faibles, laisseront donc à leurs héritiers des dettes, un passif qui amènera certains de ces derniers à renoncer à l’héritage.

 

La paupérisation des retraités entraînera donc progressivement celle des générations plus jeunes.

 

Cet appauvrissement aura aussi des conséquences sur l’accès aux soins et donc influera sur l’espérance de vie en bonne santé.

 

Avec moins de moyens, les retraités seront en outre plus isolés, ayant moins accès aux loisirs et aux déplacements.

 

Certains ne pourront pas accéder aux maisons de retraite et beaucoup vont se retrouver en position d’insécurité sociale.

 

Le Gouvernement fait de plus le choix d’une société inégalitaire.

 

A entendre les ministres et à analyser leurs décisions, les riches feraient plus tourner l’économie que les pauvres et les inégalités sociales stimuleraient le dynamisme des individus.

 

Autre choix de société : pousser à l’abandon de la garantie collective pour pousser à la couverture individuelle.

 

Jusqu’à présent, les partenaires sociaux (patronat et syndicats de salariés) décidaient dans le cadre du paritarisme la répartition de la richesse née du travail des entrepreneurs et des employés.

 

Le dogme libéral est passé par là et les patrons, surtout les grands, ne souhaitent plus le même niveau de couverture sociale.

 

Il y a une convergence d’idées, une connivence d’actions très fortes actuellement entre grands patrons et dirigeants du pays.

 

La protection sociale collective a fait les preuves de son efficacité après Guerre : elle reposait sur la solidarité nationale.

 

Or, la couverture individuelle passe par un régime de retraite par capitalisation abondé par l’entreprise et le salarié, à condition que ce dernier puisse dégager un excédent financier (ce qui exclut la plupart des ouvriers et employés).

 

Aucun système de capitalisation ne résout, quoiqu’il en soit, le différé dans le temps, puisque la richesse du pays sera prélevée non pas au moment de l’épargne mais au moment du versement de la pension, c’est-à-dire au même instant que dans un système par répartition.

 

En revanche, l’individu se retrouve esseulé : personne ne lui viendra en aide si ses placements financiers s’avèrent peu productifs.

 

Substituer de la capitalisation à de la répartition, c’est pour un individu, dépendre du puissant monopole des banques et perdre l’appui collectif des millions de salariés unis par les régimes de retraites.

 

C’est aussi un autre choix de société de préférer une privatisation (gestion des pensions par le système bancaire) qu’une conservation d’un service public des retraites où les choix sont autant sociaux et politiques que financiers.

 

Chômage des jeunes, modération salariale, réduction des pensions, inégalité croissante des revenus et des patrimoines, individualisation des cotisations, privatisation de la gestion des retraites, tel est le tableau d’un nouveau projet de société qui, d’après le Gouvernement, stimulerait l’énergie individuelle et la croissance : ce résultat reste, c’est le moins que l’on puisse dire, à démontrer !

 

Si la crise économique donne une explication pratique et facile au marasme actuel, je suis toutefois de ceux qui pensent que la dépression que nous traversons est en grande partie due à l’orientation sociétale impulsée par le Président Sarkozy et non par la conjoncture.

 

Un système inégalitaire ne sera jamais de nature à stimuler la créativité et la productivité des travailleurs Français.

21/09/2010

L’écomobilité sociale en pointe

Avec la création de Mobil’Eco, l’économie solidaire est, encore une fois, à la pointe de l’innovation sociale.

 

Cette société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) a été créée en 2009 en vue de faciliter les déplacements urbains.

 

Elle souhaite promouvoir de nouvelles solutions d´écomobilité auprès des entreprises, des collectivités et des particuliers de la région Languedoc-Roussillon.

 

Dans le but de préserver la qualité de l’air et de sauvegarder la santé publique, Mobil’Eco propose à la vente, ou à la location, des véhicules à la pointe du développement durable : vélos assistés électriquement, scooters électriques, véhicules de tourisme et utilitaires électriques.

 

Plus généralement, une Société Coopérative d´Intérêt Collectif associe toujours, autour d´un projet, des acteurs salariés, des acteurs bénéficiaires (clients, usagers, fournisseurs,) et des contributeurs (associations et collectivités notamment) pour produire des biens ou des services d´intérêt collectif au profit d´un territoire.

 

En l’occurrence, cette coopérative compte 4 collèges (référents, salariés, fondateurs et partenaires).

 

Il s’agit d’une société acapitaliste où « un homme égale une voix ».

 

Mobil’Eco s’inscrit, quoiqu’il en soit, dans le champ concurrentiel - il s’agit d’une entreprise commerciale à but non lucratif - tout en respectant des standards sociaux élevés.

 

Cette coopérative est en effet aussi une entreprise d’insertion dont certains salariés (2 sur 3) bénéficient d’un reclassement professionnel comprenant, pendant deux ans, une formation aux métiers de la mécanique, de la vente, du commerce et de la comptabilité.

 

Mobil’Eco propose à ses clients :

-         un hall d’exposition avec de nombreux modèles ce qui permet au client de tester la solution la plus adaptée à ses besoins,

-         un atelier mécanique d’entretien des véhicules se mouvant à l’électricité.

 

Mobil’Eco est en outre associée au groupe coopératif public-privé d´utilité sociale REPLIC.

 

REPLIC a pour objectif la création d’activités économiques innovantes reproductibles en d’autres lieux.

 

Cette SCIC ayant le statut de société anonyme est administrée par la Région Languedoc-Roussillon, les Départements du Gard et de l´Hérault, la Communauté d’Agglomération de Montpellier, EMMAUS, l´Union Régionale des Entreprises d´Insertion Languedoc-Roussillon, l´Union Régionale des Sociétés Coopératives de Production, Face Hérault et la Caisse d´Epargne Languedoc-Roussillon.

En réalité, le concept a été créé par REPLIC, dont Emmanuel Kasperski est le Directeur, puis confié au développement des deux gérants de Mobil’Eco, Jean Daunis et Thomas Boutin.

 

Mobil’Eco a ensuite bénéficié de subventions (Département de l’Hérault, Région Languedoc-Roussillon), d’aides de fondations (MACIF et Transdev), de souscription de fonds propres par le FCPIE SIFA (fonds commun de placement) et de prêts bancaires cautionnés à 80 % par Garantie France Active, après une instruction du dossier par AIRDIE (Association interdépartementale et régionale pour le développement de l’insertion par l’économique).

 

Le plan de financement a mobilisé aux alentours de 280.000 € dont environ 100.000 € de subventions publiques.

 

La création de la coopérative et le lancement de l’activité ont nécessité une année de préparatifs.

 

Au-delà de Mobil’Eco, REPLIC a permis l’émergence de :

-         « La Feuille d’érable » : collecte de papiers auprès des collectivités territoriales, recyclage de déchets professionnels (papiers et plastiques), vente de papier recyclé,

-         « La Table de Cana », restaurant d’insertion : salle de restauration midi et soir, livraison de plateaux repas, traiteur pour les réceptions,

-         « Label Route » : livraisons en ville avec des véhicules respectueux de l’environnement et logistique de stockage.

 

La Table de Cana a déjà été « dupliquée » à Perpignan et bientôt à Nîmes ; Label Route à Nîmes ; Mobil’Eco prochainement à Paris.

 

Les activités innovantes créées dans le cadre de l’économie solidaire ont vocation à susciter des reprises ultérieures, lors de leur vulgarisation et de leur généralisation à grande échelle, dans le cadre de l’économie capitaliste.

 

Un développement économique local réussi nécessite véritablement une attention croisée de nombreux partenaires institutionnels et associatifs.

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Le stand de Mobil'Eco à la Journée des Déplacements et de la Mobilité

à Clapiers le samedi 11 septembre 2010

 

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 De bonnes explications sur les vélos assistés électriquement

 

 

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 Thomas Boutin un des deux jeunes co-gérants de Mobil'Eco

 

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Quand deux acteurs de l'économie sociale se rencontrent
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Un nouveau concept de voiture électrique, maniable,
légère et accessible financièrement
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Le VTT coexistera longtemps aux côtés
de ces nouveaux moyens de transport électriques

16/09/2010

Où sont scolarisés nos enfants ?

La carte scolaire est un outil administratif permettant d’affecter les élèves à des établissements scolaire de proximité.

 

Cette proximité est réelle en ville et en périurbain ; elle peut l’être moins en milieu rural où certains enfants doivent opter pour l’internat.

 

Les dérogations à la carte scolaire sont génératrices de temps de transport supplémentaire pour les élèves et donc de fatigue et de prédisposition supplémentaire à l’échec scolaire.

 

Chaque établissement draine un secteur plus ou moins important dans lequel se crée une identité territoriale.

 

En effet, les adolescents qui fréquentent le Lycée Ambrussum à Lunel (Vérargues, Saint-Christol, Saint-Sériès, Saturargues, Villetelle) ont tendance ensuite à se rendre visite sur le secteur concerné (Nord-Lunellois) et à développer des activités communes.

 

Il en est de même pour les lycées :

-         Frédéric Bazille à Montpellier avec les communes d’Assas, Clapiers et Jacou,

-         Jean Jaurès à Saint-Clément de Rivière, avec les communes de Combaillaux, Saint-Gély du Fesc, Les Matelles, Montferrier sur Lez, Prades le Lez, Saint-Vincent de Barbeyrargues, Saint-Jean de Cuculles, Le Triadou et bien d’autres plus au Nord,

-         Jean Monnet à Montpellier avec les communes de Murviel lès Montpellier, Saint-Paul et Valmalle, La Boissière, Montarnaud, Vailhauquès, Argelliers, Murles, Grabels et une partie de Saint-Georges d’Orques,

-         Champollion à Lattes avec les communes de Villeneuve les Maguelone, Palavas, Pérols, Saint-Aunès, Mauguio et La Grande-Motte,

-         Louis Feuillade à Lunel avec les communes de Baillargues, Mudaison, Candillargues, Saint-Brès, Valergues, Lansargues, Lunel-Viel, Saint-Just, Saint-Nazaire de Pézan et Marsillargues,

-         Jules Guesde à Montpellier avec les communes de Cournonsec, Cournonterral, Pignan, Juvignac et une partie de Saint-Georges d’Orques,

-         Pierre Mendès-France à Montpellier avec les communes de Fabrègues, Saussan, Lavérune et Saint-Jean de Védas,

-         ou encore Georges Pompidou à Castelnau le Lez avec les communes de Vendargues, Le Crès, Teyran, Guzargues, Montaud et Saint-Drézéry.

 

Une singularité concerne le Lycée Joffre au Centre de Montpellier : sa carte scolaire se résume presque à Montpellier mais aussi, accessoirement, à une partie de Castelnau le Lez qui est partagée entre Joffre et Georges Pompidou.

 

C’est un peu comme si la Ville de Castelnau le Lez - la seule de l’Hérault à envoyer une partie de ses adolescents à l’extérieur alors qu’il existe un lycée sur son sol - n’avait pas entièrement confiance en son propre lycée.

 

Cette dichotomie trahit l’absence de vision unitaire de cette commune par ses élus dirigeants et leur acceptation qu’elle se fonde de façon indifférenciée dans la ville de Montpellier.

 

Tout établissement scolaire crée en fait du lien sur un territoire en renforçant sa cohésion.

 

Bien sûr, certains diront que le territoire prééxiste à l’implantation d’un établissement scolaire, sauf qu’il n’y a pas forcément correspondance fidèle entre carte scolaire et territoire historique.

 

A l’évidence, lorsqu’il y a discordance entre les deux, l’établissement scolaire pèse dans le sens d’une nouvelle répartition des identités territoriales.

 

En examinant de près les cartes scolaires tant au niveau du Collège que du Lycée, il apparaît clairement une inégalité de présence du service public éducatif sur le terrain.

 

L’implantation des lycées est ainsi exclusivement urbaine, essentiellement sur la plaine côtière, avec 3 établissements (Lodève, Clermont l’Hérault et Bédarieux) qui constituent une exception dans les Hauts-Cantons.

 

Pour beaucoup de lycéens, l’entrée en Seconde constitue donc le départ pour de nouveaux horizons, apprécié par les adolescents comme une ouverture sur le Monde et sur les autres.

 

Les lycéens appellent d’ailleurs de leurs vœux un brassage que des établissements plus centralisés offrent.

 

Même s’ils ambitionnent de conserver des amis, les adolescents aspirent à cet âge à un renouvellement et un élargissement de leur cercle de proches.

 

L’implantation des collèges, quant à elle, s’inscrit dans un maillage plus fin du territoire (79 collèges contre seulement 20 lycées d’enseignement général) adapté à l’horizon d’élèves tout juste sortis de l’enfance à l’entrée en Sixième.

 

Il y a eu un débat il y a une vingtaine d’années pour savoir s’il était préférable d’installer un nouvel établissement scolaire dans le bourg-centre, comme cela se faisait historiquement, ou en rase campagne,comme pour le Lycée Jean Jaurès à Saint-Clément de Rivière.

 

A l’heure du Grenelle de l’environnement où l’on privilégie les transports en commun le plus souvent organisés en étoile, c’est la solution historique qui tient à nouveau la corde.

 

La carte scolaire doit-elle évoluer dans l’Hérault à l’avenir ?

 

Deux phénomènes pèsent lourds : la métropolisation croissante du département (la Ville de Montpellier gagne cette année tout de même 1.100 élèves en Primaire sur un effectif antérieur d’environ 19.000) et le vieillissement de la population.

 

La construction d’un collège neuf à Roujan (ouverture prévue pour la rentrée 2013-2014) aura des incidences sur la carte du collège voisin de Servian (déjà entièrement rénové par le Conseil Général de l’Hérault) mais aussi sur tout le Centre-Hérault.

 

A noter que les élèves des communes de Buzignargues, Galargues, Garrigues, Campagne, Saussines, Boisseron sont dans l’obligation de rejoindre un collège non héraultais, en l’occurrence celui de Sommières dans le Gard, certes proche en terme de distance.

 

Si la croissance démographique de la deuxième couronne de Montpelllier et du Lunellois ne se dément pas, la création d’un collège dans le secteur de Saint-Christol ou de Saint-Drézéry pourrait s’avérer souhaitable.

 

Plus globalement, la création de nouveaux établissements n’est cependant plus très utile du fait de la stagnation des effectifs : ce sont donc les investissements dans l’équipement (laboratoires, informatique notamment) et l’amélioration des locaux qui sont à privilégier.

 

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Carte scolaire des collèges dans l'Hérault (année scolaire 2010-2011)

 

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Carte scolaire des lycées dans l'Hérault (année scolaire 2010-2011)

11/09/2010

Inauguration d'Aréna à Montpellier

La Région Languedoc-Roussillon et l’Agglomération de Montpellier se sont unies pour construire la « Grande Salle », dénommée Aréna dans l’attente d’un nom complémentaire.

Cette salle modulable est la deuxième plus grande de France (16.000 places) après celle de Paris-Bercy.

 

Cet équipement est idéalement implanté à proximité de la Domitienne et du Parc des expositions de Montpellier où de nombreux languedociens ont leurs habitudes en fonction de leurs centres d’intérêts (équipement de la maison, vigne, cheval, Bio, etc.).

 

Compte tenu du succès de l’inauguration, le samedi 5 septembre 2010 (8.000 participants), l’ouvrage connaît déjà une grande notoriété.

 

Nul doute que les spectacles organisés par Enjoy auront un retentissement régional, voire national.

 

Le sport dont les rencontres, les coupes ou les prix internationaux, le cirque, les spectacles équins ou taurins, les évolutions sur glace, les jeux d’eau, les sons et lumières, les congrès, les concerts, tout semble permis dans cette salle dotées des derniers équipements techniques.

 

Georges Frêche a su, une nouvelle fois, être visionnaire et valoriser les atouts de Montpellier, notamment la forte implantation étudiante et la présence de nombreux touristes l’été sur la côte.

 

Aréna comblera vraisemblablement petits et grands qui, à un moment ou à un autre de leur vie, seront amenés à découvrir et à fréquenter cette magnifique salle de spectacles.

 

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La "Grande Salle" vue de l'extérieur

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Des escaliers monumentaux pour mener aux gradins

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La bulle-buvette conçue en toile tendue par la société montpelliéraine Télia

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La succession des phases de l'immense chantier

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Une foule immense s'est pressée à l'inauguration

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Hélène Mandroux et Georges Frêche cohabitent à la tribune

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 Un avant-goût de bel canto

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Les people et la variété sont au rendez-vous

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Le sport, ici à la fois acrobatique et artistique, n'est pas oublié

06/09/2010

4ème Festival de la Tomate à Clapiers

La Mairie de Clapiers, la Communauté d’Agglomération de Montpellier, la Région Languedoc-Roussillon et l’Association des Marchés Paysans de l’Hérault proposent à nouveau une grande journée d’animation sous le signe de l’esprit terroir, des circuits courts, du respect de l’environnement et de la rencontre ville-campagne.

 

Dimanche 5 septembre 2010

4ème « Festival de la Tomate de Clapiers et Montpellier Agglomération »

à Clapiers (Hérault)

À partir de 9 heures jusqu’à 17 heures

au Parc municipal Claude Leenhardt, rue du Stade

Entrée libre et gratuite

 

Après le vif succès rencontré par les trois premières éditions en 2007, 2008 et 2009, l’équipe organisatrice a souhaité cette année :

- agrandir le marché paysan à une quarantaine d’exposants, marché essentiellement axé sur la tomate mais proposant aussi des produits alimentaires plus variés permettant notamment de se confectionner sur place un repas (boulangerie paysanne, fromages de brebis et de vache, produits des Cévennes, charcuteries),

- exposer une grande variété de fruits oubliés, petits fruits rouges, raisins de table et semences rares,

- augmenter le nombre des stands de restauration (plats créoles, brasucade, moules et huîtres, « Petits pâtés de Montpellier », etc.) et le nombre de lieux destinés au repos (tables, chaises, barnums en libre service),

- renforcer les spectacles vivants (groupes de musique de Clapiers et Steel Band de Villeveyrac),

- renouveler les animations assurées par les associations s’intéressant au bien-vivre, comme Slow Food, Radio Terra One, « Opération JardiBio », etc.,

- confirmer le caractère « durable » de la manifestation avec une buvette proposant des boissons artisanales et des verres récupérables (concept Ecocup), garants du zéro déchet.

 

Un effort particulier a été fait pour proposer :

- des tomates destinées à la transformation domestique (coulis, conserves),

- des stands avec des légumes transformés,

- des animations ludiques (poneys, maquillage, jeux géants en bois) et de découvertes pour les enfants.

 

Au travers de l'image de la tomate, un certain nombre de thèmes seront développés au cours de cette journée :

- la tomate : image d'un fruit au goût retrouvé au travers de ses nombreuses variétés anciennes,

- le goût : la saveur de plats préparés avec des produits de l'agriculture paysanne de qualité,

- le patrimoine : la cuisine méditerranéenne autour de la tomate,

- l'éducation : les jardins en ville et la biodiversité,

- les circuits courts de commercialisation.

 

Le 4ième Festival de la Tomate se veut aussi convivial que les précédentes éditions, un espace de détente pour les adultes comme pour les enfants, un lieu de promotion des petits paysans et du monde rural.

 

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01/09/2010

Vive la "fin de l'été"

Les vacances d’été tirent à leur fin tandis que les fêtes de village se succèdent autour de Montpellier.

 

L’ambiance est plus détendue qu’au mois de juillet où la canicule fatigue souvent les organismes.

 

La lumière est celle qu’apprécient les peintres : le public est coloré et les peaux dorées.

 

Le cadre, le spectacle, ses acteurs et le public sont hauts en couleurs.

 

Le vent du Nord ou, selon les heures et les jours, la brise marine rafraîchissent.

 

Les participants sont ravis de retrouver leurs villages après des vacances parfois exotiques.

 

Ce retour au bercail est apprécié.

 

Liesse populaire et ambiance décontractée font bon ménage.

 

Les parents viennent admirer les exploits de leur progéniture tant il est vrai que les fêtes votives mobilisent avant tout la jeunesse.

 

La fierté de monter les chevaux camarguais et d’élever ces taureaux si vifs, si belliqueux et si imprévisibles dans leur comportement, se lit dans les yeux des hommes de manades.

 

C’est ainsi que la Fête du Crès (19 au 24 août 2010) a été un grand succès populaire.

 

Le Maire Pierre Bonnal a apprécié le gros travail fourni par les bénévoles et Maxime Chavance, Maire-adjoint aux festivités.

 

La spécificité de la Fête du Crès est l’alliance, le soir, de la culture et de la convivialité au travers de repas spectacle.

 

L’organisation de jeux entre équipes de jeunes offre un encadrement et une occupation dans l’après-midi.

 

En effet, l’inactivité, l’ennui et l’effet de groupe pourraient engendrer quelquefois des dérives.

 

A Saint-Geniès des Mourgues, c’est la journée à l’ancienne qui marque le plus les 10 jours ! de festivités (20 au 29 août 2010).

 

Les costumes des anciens sont de sortie ainsi que les accessoires : ceinturons, ombrelles, etc.

 

Ce village, qui a su garder son âme, abrite sur son territoire la Manade Vitou.

 

La fête votive est organisée par la Municipalité (avec Jean-Claude Imbert, 1er adjoint, comme responsable de l’événement), l’Association « La Classe » et le Club taurin « Le Trident ».

 

Après le déjeuner au pré, en costumes, animé par la peña Mithra, suivi de la ferrade d’anoubles, les calèches et charrettes rejoignent, en cortège, le village tandis que les gardians conduisent, en abrivado, les taureaux camarguais au cœur de Saint-Geniès.

 

7L Télé (télévision locale montpelliéraine) a pu immortaliser la journée grâce au journaliste Jean Cahn et son émission « Opinion sur rue ».

 

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Le Maire, Yvon Pellet, en costume, accueille villageois et citadins

 

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Les gardians ont rabattu un anouble devant être marqué au fer

 

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Les attrapaïres à l'oeuvre devant la charrette mettant en sécurité femmes et enfants

 

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Des spectateurs très attentifs

 

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Les hommes du village apprécient le travail des gardians

 

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L'heure du retour au village a sonné pour les attelages

 

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Arrivée dans Saint-Geniès des Mourgues des charrettes, vélos et tandem anciens :

ils précédent l'abrivado long entre la Manade Vitou et le village

 

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L'abrivado est terminé : l'heure de l'apéritif est venue

 

 

A Teyran (fête du 27 au 30 août 2010), la Manade Vellas est indissociable du village, même si ses terres, le long du Salaison, jouxtent Jacou et Le Crès.

 

La famille Vellas veille à la parfaite organisation des festivités.

 

Luc Vellas préside le Club taurin "Lou Biou" ; son frère, Didier, mène les nombreux gardians tandis que le fils de ce dernier, Rémi, dirige la manade au Mas du Pont.

 

Les arènes ovales sont propices aux courses de vachettes et de veaux (Manade Alain) : les adolescents, à l’exercice, et les enfants, plus en rêve qu’en actions, les affrontent, en offrant un spectacle mouvementé.

 

Enfin, le festival de bandidos (manades Vellas et Vassal) trouve un cadre idéal au sommet de la colline tutélaire de Teyran, avec comme attraction spectaculaires : les échappées dans le « petit bois ».

 

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Après-midi pour la jeunesse avec vachettes et veaux dans les arènes de Teyran

 

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Les jeunes à l'oeuvre et à la manoeuvre

 

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Le veau en piste a de l'énergie à revendre et franchit plusieurs fois la barrière

 

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Bandido : un taureau échappé sort du "petit bois"

 

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L'attrapaïre est bien accroché : le taureau l'emporte sur son cou à vive allure

 

 

Toutes ses fêtes permettent aux amis de se retrouver et aux jeunes de grandir ensemble tout en se divertissant.

 

La « fin de l’été », c’est aussi les prémisses de la rentrée scolaire comme celles de la reprise du travail : une nouvelle année débute !