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23/11/2010

Mangeons local

Les récoltes engrangées, les contrats de saisonniers clos, le monde agricole prend ses appartements d’hiver.

 

C’est ainsi la période traditionnellement consacrée aux projets, à la réflexion.

 

Les 8 et 9 décembre 2010, un « Forum régional sur les circuits courts » sera organisé par la Fédération régionale des CIVAM (FRCIVAM) et l’Association pour le développement de l’emploi agricole et rural du Languedoc-Roussillon (ADEAR-LR).

 

La première journée est prévue à la Maison de la Démocratie, à Montpellier, le 8 décembre, tandis que la deuxième se tiendra à la Maison des Jeunes et de la Culture de Narbonne, le 9 décembre.

 

Les lieux choisis sont significatifs du rapprochement opéré entre une partie du monde agricole et les citoyens ces dernières années.

 

A Narbonne, c’est la problématique de l’installation en circuits courts qui sera traitée.

 

Un point d’information sur les dispositifs d’accompagnement des porteurs de projet et de financement sera notamment ouvert toute la journée.

 

A Montpellier, le sujet sera : « Circuits courts et projets de gouvernance alimentaire des territoires ».

 

Ou comment réussir à s’approvisionner localement, en produits frais, de saison, en accordant l’offre de petits paysans et de consommateurs soucieux d’échapper à l’alimentation industrielle.

 

Cette dernière est stigmatisée dans le livre, très récemment paru, « L’alimentation durable » (Odile Jacob – 285 p., 21,90 €) de Christian Rémésy, spécialiste en nutrition.

 

L’auteur démontre que les deux tiers des aliments vendus en grandes surfaces sont des produits industriels fabriqués à partir d'une dizaine de composants de base, appelés « ingrédients de remplissage » (sirop de glucose, lécithine de soja, huile de palme blanchie aux solvants, amidon, caséine du lait, aromes artificiels, etc.).

 

Pour créer de l’emploi localement, pour limiter les émissions de gaz à effet de serre liées aux transports, pour donner du plaisir gustatif et améliorer la santé publique, les circuits courts de commercialisation sont idéaux.

 

Encore faut-il adapter, et même la plupart du temps réadapter, l’outil de production.

 

De même, de nouvelles organisations de commercialisation doivent être pensées.

 

La question de la démocratisation de l’accès à l’alimentation de qualité est aussi posée.

 

C’est à cette nouvelle organisation alimentaire territoriale que réfléchiront donc le 8 décembre, à Montpellier, certaines collectivités locales, des consomm’acteurs et des producteurs locaux.

 

Contacts :

Juliette Pérès – 04.67.06.23.40 – frcivamlr@wanadoo.fr

Joseph le Blanc – 04.67.06.23.67 – adearlr@yahoo.fr

 

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Dans le même registre, c’est l’ADDEAR 12 (Association départementale pour le développement de l’emploi agricole et rural de l’Aveyron) qui organise des Journées paysannes intitulées : « La terre en question ».

 

Cette manifestation est fixée aux 24 et 25 novembre 2010, au Lycée agricole de la Roque à Rodez.

 

"L’accès à la terre : comment installer de nouveaux paysans ?", tel est le thème des débats.

 

A l’évidence, la concentration des exploitations, l’envol du prix du foncier, la spéculation en zone périurbaine, les primes à la surface allouée par la Politique Agricole Commune contribuent à exclure de l’accès au foncier de nombreux porteurs de projet.

 

C’est pourquoi, de nombreuses initiatives citoyennes et collectives sont nées en France pour sortir des schémas classiques du faire-valoir direct d’un patrimoine familial, tant il est vrai que le rapport des paysans à la terre évolue de nos jours.

 

La projection-débat autour du film « Paysans cherchent terres » (produit par Télé Millevaches, "La télé qui se mêle de ceux qui le regardent") et la présence du mouvement de jeunes paysans européens pour le droit d’accès à la terre pour tous, nommé « Reclaim the fields », constitueront deux des points forts de cette manifestation.

 

Que ce soit à Rodez, à Mende, à Narbonne, à Nîmes ou à Montpellier, nous avons tous un fort pouvoir en tant que consommateur.

 

Utilisons-le pour aller vers :

-         une agriculture qui exploite moins ses acteurs,

-         un échange économique équitable,

-         une alimentation variée principalement locale, à base de produits de saison, de produits frais, moins carnée, avec le minimum de pesticides, d’intermédiaires et de transformations.

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