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26/12/2010

Pour l’égalité réelle

Depuis les échecs répétés aux élections présidentielles de 2002 (Lionel Jospin absent du second tour) et de 2007 (les Français plébiscitent Nicolas Sarkozy), les Socialistes doutent.

 

Le dogme libéral a séduit les Français en 2002.

 

Le néolibéralisme a triomphé jusqu’à la récente crise économique et financière.

 

Les critères de Maastricht ont été assouplis de fait depuis une dizaine d’années (déficits publics et dettes publiques largement au-delà de respectivement 3 % du PIB et 60 % du PIB), sans que cela soit la panacée, pourtant invoquée inlassablement, par la « Gauche de la Gauche ».

 

Aucun parti en France ne prône plus la Révolution.

 

Les Socialistes sont donc sûrs d’une chose : seule la réforme, certes profonde, mais progressive de notre société, permettra de sortir de la crise sociale et de la crise écologique dans laquelle la mondialisation libérale et la financiarisation du capitalisme nous ont jetées.

 

Aujourd’hui, le Socialisme démocratique est le seul système de gouvernement à même de mener de pair progrès social et progrès économique.

 

Encore faut-il que le Socialisme français s’adapte à la modernité, à un Monde qui a changé ?

 

C’est à cette difficile tâche que se sont attelés les militants socialistes au cours de l’année 2010, avec la refonte des textes définissant la ligne politique du Parti Socialiste.

 

Ce dernier vient ainsi de clore récemment sa « Convention égalité réelle » (cf. Texte intégral).

 

Un vote des militants le 2 décembre 2010, a permis d’approuver ce texte qui fait des propositions pour lutter contre les inégalités d’éducation, de revenus, de conditions de vie, entre les territoires, femmes-hommes, en terme d’accès aux services publics, au logement et à la santé.

 

Ce sera la doctrine du Parti socialiste pour la prochaine élection présidentielle afin que l’égalité, obtenu par la Révolution de 1789, ne soit pas un vain mot.

 

En effet, la politique menée par Nicolas Sarkozy aggrave chaque jour les inégalités.

 

Les Français sont ainsi exposés au déclassement social.

 

Le Parti Socialiste, au contraire, fait le choix d’une société du progrès social où la mobilité et la promotion sociale sont un objectif.

 

Le Parti Socialiste donne la priorité à l’amélioration des conditions de vie des Français quelle que soit leur place dans la hiérarchie sociale.

 

A n’en pas douter, les inégalités sociales sont le moteur de l’appauvrissement économique, humain et intellectuel de la France.

 

Une société n’allant pas vers l’égalité devient de plus en plus violente, de plus en plus refermée sur elle-même, de plus en plus inefficace.

 

Parce qu’il est réformiste, le Parti Socialiste ambitionne de lutter contre toutes les inégalités dans la durée, en s’appuyant sur :

-         un Etat régulateur,

-         des services publics universels et personnalisés,

-         les collectivités territoriales (nouvelle étape de la décentralisation, péréquation des moyens entre collectivités, approfondissement de la démocratie locale),

-         la démocratie sociale (compromis social basé sur la négociation, rôle accru pour les partenaires sociaux)

-         et le milieu associatif (services de proximité, perception des nouveaux besoins et innovation sociale).

 

Les Socialistes veulent :

-         garantir des droits à tous les citoyens en luttant contre toutes les discriminations,

-         agir pour l’égalité des conditions d’existence : salaires, fiscalité, lutte contre la pauvreté, contre les ghettos, la marginalisation des banlieues et du monde rural,

-         traiter les inégalités à la racine en agissant pour l’éducation, la formation et la qualification de tous.

 

Développons, dans les prochaines lignes, ce volet du programme du Parti Socialiste, essentiel pour donner ou redonner une chance à chacun.

 

Les Socialistes font l’analyse que notre système éducatif est en crise, n’évite pas la reproduction sociale, est très inégalitaire et génère trop d’échec scolaire.

 

Les Socialistes pensent que la nécessaire démocratisation et la massification du système éducatif français ne sont pas incompatibles avec la transmission d’un savoir de haut niveau.

 

Partout dans le Monde, plus les systèmes éducatifs sont égalitaires, plus ils sont efficaces en terme d’élévation du niveau des connaissances et plus ils conduisent à la réussite scolaire ou universitaire.

 

L’égalité des chances commence à la prime enfance : le PS souhaite réorienter les aides publiques vers les modes de garde collectifs (triplement du nombre d’enfants accueillis en 10 ans), rendre la scolarité obligatoire à 3 ans et augmenter les moyens consacrés à la protection de l’enfance, à la protection maternelle et infantile ainsi qu’à l’action sanitaire et médico-sociale.

 

Pour les parents, le PS souhaite partager à égalité le congé parental entre les deux parents et intégrer dans le droit français la directive européenne portant le congé de maternité à 20 semaines, ce à quoi la Droite se refuse.

 

Le Parti Socialiste veut en outre redonner de grandes ambitions à l’école en assignant des objectifs de 80 % d’une classe d’âge au Bac (contre 63 % aujourd’hui), de 50 % au niveau licence et de 100 % de jeunes sortant du système éducatif avec au moins un diplôme.

 

Concernant les rythmes scolaires, le PS prévoit de revenir à une semaine de 5 jours éducatifs, en lien avec les collectivités locales et les associations périscolaires, pour éviter les fatigues de la semaine des 4 jours.

 

Pour lutter contre l’échec scolaire, la modulation des horaires en fonction du niveau des élèves et l’appel à des associations de soutien scolaire sont prévues.

 

Le collège s’inscrira dans une plus grande continuité avec l’école primaire et les enseignements seront plus ouverts sur les activités artistiques, culturelles et sportives.

 

La priorité sera toutefois donnée à l’école primaire avec des effectifs restreints dans certaines classes ou établissements afin de personnaliser l’enseignement.

 

Le nombre d’élèves par classe ne devra pas dépasser la vingtaine sur tout le territoire.

 

Les moyens financiers seront dirigés partout où les besoins sont les plus importants (notamment dans les Zones d’Education Prioritaire) en rompant avec la politique actuelle du soupoudrage des crédits (« Internats d’excellence », plan « Espoir banlieue ») qui consiste à focaliser quelques maigres finances sur quelques élèves pour faire croire à une généralisation des mesures.

 

Une nouvelle carte scolaire sera mise en place avec une sectorisation respectant la logique territoriale et tenant compte d’un équilibre vis-à-vis des critères sociaux et scolaires.

 

Le PS souhaite aussi ouvrir le chantier de la scolarité jusqu’à 18 ans ce qui nécessite à l’évidence une profonde réorganisation du contenu de l’enseignement.

 

Notamment, la voie professionnelle, au travers les « lycées des métiers », regroupant des formations de tout niveau autour de spécialités, doit devenir une voie de réussite privilégiée.

 

Partant du constat que 10 % des jeunes de 16 à 17 ans sont déscolarisés, avec toutes les conséquences que cela engendre, il est nécessaire qu’ils soient pris en charge à l’intérieur même du système éducatif avant qu’il ne soit trop tard.

 

Pour l’enseignement supérieur, des moyens sont à apporter afin de permettre la massification : il faut non seulement pouvoir admettre plus de lycéens mais surtout contrer l’échec en premier cycle universitaire.

 

En vue d’améliorer la démocratisation de l’enseignement supérieur, des allocations d’études seront mises en place.

 

Concernant l’orientation, c’est un point faible en France avec une grande difficulté pour les enfants issus des milieux défavorisés à valoriser leurs compétences au travers du juste choix d’une filière ou d’une formation.

 

Que ce soit en Seconde ou dans l’enseignement supérieur, il faut instituer de vraies passerelles avec des possibilités de réorientation.

 

D’autre part, la formation des enseignants sera refondue avec une entrée progressive dans la carrière.

 

Le métier d’enseignant sera revalorisé et la précarisation des emplois sera réduite.

 

Le Parti Socialiste souhaite favoriser la co-éducation permettant à tous les intervenants (enseignants, parents, personnels de surveillance, agents techniques, etc.) de dialoguer et d’œuvrer collectivement dans une même direction.

 

C’est déjà ce qu’essaie de coordonner les collectivités locales dans les contrats éducatifs locaux où une synergie est recherchée entre activités périscolaires, bibliothèques, soutien scolaire, centres de loisirs, interventions d’associations, éducation populaire, etc.

 

Enfin, tout au long de la formation, les apprenants devront se voir offrir une ouverture sur la société et le monde de l’entreprise au travers de stages, visites, conférences, rencontres, forum des métiers, etc.

 

Certains penseront qu’en cette période de Noël et de bons sentiments, le programme du Parti Socialiste pour l’éducation relève de l’utopie.

 

Il s’agit, en tous cas, d’un chantier majeur pour la France et les Français si nous voulons garder notre rang dans les 10 plus puissants pays du Monde.

 

Il nous faut être collectivement ambitieux, éviter le renoncement.

 

Cette feuille de route servira au candidat socialiste lors de la Présidentielle de 2012 : elle a le mérite d’informer les électeurs sur la société que veut le Parti Socialiste, une société qui aille véritablement vers l’égalité réelle.

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23/12/2010

Bilan du Téléthon 2010

Le Téléthon, concept venu des Etats-Unis, est né en France en décembre 1987.

 

Il a tout de suite dépassé les prévisions d’adhésion de la population.

 

C’est l’exemple d’un événement parti de la Télévision, en l’occurrence Antenne 2, avant que de très nombreuses bonnes volontés locales s’en emparent.

 

Parti d’en haut, le Téléthon est aujourd’hui le fait d’une myriade d’associations qui récoltent tout de même 1/3 des promesses de dons.

 

Le spectacle télévisuel, mobilisant des professionnels du spectacle appointés, rebute de plus en plus nos concitoyens.

 

En revanche, ils apprécient la mobilisation dans leur village dont l’effet d’entraînement est certain.

Les multiples manifestations locales stimulent la convivialité et la motivation à participer financièrement ou bénévolement.

 

Autour de Montpellier de nombreuses communes se sont mobilisées : Frontignan, Vic la Gardiole, Mireval, Fabrègues, Saussan, Pignan, Saint-Georges d’Orques, Saint-Jean de Védas, Villeneuve lès Maguelone, Montpellier et ses nombreux quartiers, Palavas, Pérols, Lattes, Palavas les Flots, Juvignac, Grabels, Saint-Gély du Fesc, Saint-Clément de Rivière, Montferrier, Prades le Lez, Grabels, Montarnaud, Vailhauquès, Ganges, Teyran, Vendargues, Le Crès, Castelnau le Lez, Baillargues, Castries, Restinclières, Beaulieu, Saint-Drézéry, Saussines, Boisseron, Saint-Christol, Saint-Brès, Saturargues, Lunel, Lunel-Viel, Saint-Just et Marsillargues, sans vouloir et pouvoir être exhaustif !

 

La « Coordination Téléthon Hérault Est » s’est efforcée de recenser toutes les actions menées.

 

Quant à la collecte financière, elle avait atteint en 1987, sur toute la France, 2,8 m€, pour croître ensuite très fortement jusqu’à atteindre le record de 101,5 m€ en 2006.

 

Depuis, la générosité des Français faiblit un petit peu : 90,8 m€ de dons en 2010, soit tout juste autant qu’en 2009.

 

L’Association française contre les myopathies (AFM) collecte 3 % de tous les dons annuels des Français.

 

Cette collecte populaire, la plus importante au Monde, est essentiellement consacrée à la recherche et à l’accompagnement des malades.

 

La polémique sur les réserves en trésorerie et les biens immobiliers de l’AFM n’enlève rien à la gestion en bon père de famille de cette Association et à son utilité sociale.

 

La collecte de dons par ce qui est appelé la « Force T », c’est-à-dire les manifestations locales, représente un tiers de toutes les sommes collectées.

 

Les communes les plus dynamiques sont celles où le Téléthon est devenu un rendez-vous traditionnel du début de l’hiver.

 

La mobilisation est aussi plus forte dans les communes où vivent des enfants et de jeunes adultes atteints de myopathies.

 

C’est le cas à Saint-Georges d’Orques ou encore au Crès.

 

Dans ce dernier village, la somme collectée a atteint le record de 47.034 €.

 

Compte tenu de la population, c’est comme si les dons en France s’étaient élevés à plus de 400 millions d’euros !

 

Cette collecte est précédée de l’engagement de milliers de bénévoles du domaine philanthropique, culturel, sportif, etc.

 

La force du local devient patente pour ceux qui seraient tenter de la nier.

 

Au Crès, les festivités se sont étalées du samedi 27 novembre au dimanche 5 décembre avec au programme : loto, soirée vinyles, concerts, ventes et expositions, activités sportives diverses et variées (paintball, baptêmes moto, tir à l’arc, baptêmes de plongée avec bouteille, démonstration d’arts martiaux, stage de danse, match de rugby, randonnée pédestre), jeux pour enfants, atelier de poterie, vide-grenier,vente de brioches, restauration et buvette en journée, repas dansant en soirée …

 

Rémi Gaillard, jeune Cressois touché par une myopathie, a été le parrain du Téléthon tandis que Thierry Bermond, sa cheville ouvrière, l’a animé de bout en bout avec l’appui de Pierre Bonnal, le Maire, et celui de Jean-Michel André, Maire-adjoint délégué à la vie associative.

 

Le Téléthon du Crès a été emblématique de ces Téléthons de village si authentiques.

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Vente de marrons chauds au bénéfice du Téléthon du Crès  

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 La place de la Mairie, siège de nombreuses animations  

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 Le stand du club de tir à l'arc propose un atelier d'adresse

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 Atelier de peinture et d'expression artistique pour les enfants 

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 Les bikers participent eux aussi en proposant des baptêmes en moto 

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Stand de restauration : les bénévoles préparent des crêpes variées 

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 L'affiche du Téléthon 2010

 

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Thierry Bermond annonce le montant de la collecte au Crès 

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 Les bénévoles, tous réunis, fatigués mais heureux

 

 

Crédit photographique : Michel Chastaing

18/12/2010

Quand la Pène donne du plaisir

La « 10ème Montée de la Pène » est l’histoire d’une initiative réussie, celle portée par un homme : en l’occurrence Claude Gayraud.

 

Autour de lui, s’est constituée au fil des ans une équipe forte de plusieurs dizaines de volontaires.

 

Réunir plus de 400 coureurs à Galargues, alors que le village ne compte pas 600 habitants, peut apparaître comme un défi.

 

Pourtant, aucune panique malgré l’affluence de nombreuses voitures rangées impeccablement à proximité du foyer municipal où inscriptions furent prises puis récompenses remises, notamment par le Maire Jean-Marie Hurthemel.

 

Le village de Galargues, souvent confondu avec Gallargues le Montueux, plus au Sud, commune urbaine archi connue du fait de la proximité du péage autoroutier de l’Autoroute A9, n’avait pas l’air « occupé ».

 

La priorité aux piétons semblaient aller de soit sans que nulle police municipale (les communes rurales ont très rarement les moyens de s’en doter) ne fut nécessaire.

 

Les rues du village, dont les taureaux savent aussi prendre possession au moment de la fête votive, étaient peuplées de coureurs virevoltants, aux habits colorés et dont la joie d’être là se lisait sur leur visage.

 

Les participants viennent d’aussi loin que Nîmes, Sète, Saint-Jean de Védas et bien sûr des alentours de Montpellier et de Lunel, dont Galargues est l’arrière-pays.

 

Le temps ensoleillé, sec et froid était propice à la performance physique.

 

Toutefois, si les records chez les filles (proche de 48’ en 2002) et chez les garçons (proche de 40’ en 2003) ont été approchés pour cette édition, ils n’ont pas été battus.

 

Il en a été de même pour le record de participation puisque 409 coureurs ont pris le départ, proche des 412 atteints l’année dernière.

 

Les 50 organisateurs bénévoles, dont de nombreuses dames, ont pu compter sur le professionnalisme d’Hérault Sports (Service du Département de l’Hérault), l’appui de la Mairie de Galargues et la mobilisation du Comité Communal Feux de Forêt de Galargues.

 

De nombreux lauréats (classement au temps, premiers au sommet de la Pène, lauréats du tirage au sort) reçurent, lors de la cérémonie des récompenses de nombreuses coupes, bouquets, bons d’achat et, en point d’orgue, un séjour gratuit à la Bergerie de Fontbonne, sis à proximité sur la commune de Galargues, où sont ouverts à l’année des chambres d’hôtes.

 

Tous les participants sont repartis avec deux bouteilles de vin rouge (Vins de Pays sous appellation « Colline de la Pène » composés de Syrah, Merlot et Grenache).

 

La course organisée au profit du Comité de l’Hérault de la Ligue contre le Cancer basé à Val d’Aurelle à Montpellier génère des bénéfices remis traditionnellement à cette association, quelques semaines plus tard, à l’occasion d’une cérémonie officielle.

 

Cette participation à la lutte contre tous les cancers constitue le volet solidaire de cet événement qui a offert beaucoup de plaisir aux participants.

 

En effet, après une approche d’environ 4 kilomètres entre les vignes, un fort raidillon débute l’ascension de la Pène, colline abrupte, typiquement méditerranéenne et pelée par les incendies à répétition.

 

La Pène est au Pays de Lunel ce qu’est le Pic Saint-Loup pour les Montpelliérains : un signal qui indique le Nord, l’espace naturel et les ballades.

 

La montée fait 1,5 kilomètres de long et offre un pourcentage moyen de 18 % !

 

Cette côte est le juge de paix qui, en général, fixe la hiérarchie classement à l’arrivée.

 

La boucle de 12,3 kilomètres ramène au point de départ des participants satisfaits de leurs efforts.

 

Une ambiance des plus chaleureuses et des plus détendues a régné du début à la fin de cet événement.

 

Pas de blessés (l’ambulance toujours prévue dans ce type de manifestation est restée au chômage), presque aucun abandon : le parcours, malgré l’usure physique au fil des kilomètres, a clairement apporté un grand plaisir aux coureurs dont nombreux seront fidèles à l’édition 2011.

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Mise en place de la logistique d'enregistrement des arrivées 

 

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Le CCFF de Galargues en soutien 

  

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Dès le départ, le peloton s'étire 

 

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La course est bien lancée 

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La Montée de la Pène au loin  

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Le ravitaillement est prêt pour l'arrivée des coureurs 

 

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Les bouteilles de vin "Colline de la Pène" préparées comme cadeaux

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La foule à l'arrivée de la "10ème Montée de la Pène" 

 

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Les récompenses attendent leurs récipiendaires 

 

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Le podium du classement au temps hommes et femmes 

 

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Tirage au sort par le Maire et Claude Gayraud, le principal organisateur

 

Crédit photographique : Michel Chastaing

13/12/2010

Un village très solidaire

Sur les bords du Lac du Crès, était organisé, samedi 27 novembre, la 2ème édition des « Foulées de la Solidarité ».

Pour participer, adultes ou enfants, un slogan : « Soyez solidaires ».

 

L’inscription se paye ainsi, selon le choix du participant, en conserves de haricots, en boîtes de céréales, en sachets de pâtes, etc. 

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La participation des coureurs sous forme de denrées alimentaires

  

Le concept de participation est original et on ne tourne pas autour du pot : « Aidons ceux qui n’ont pratiquement rien à manger ».

 

La collecte bénéficie à la Banque alimentaire : plus d’une tonne de denrées alimentaires ont été de la sorte collectées.

 

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Les dons sont triés dans des cartons en prévision du stockage

  

En effet, les banques et haltes alimentaires sont depuis quelques temps de plus en plus sollicitées et elles ont beaucoup de mal à faire face aux besoins.

 

Alors que pouvait faire la Commune du Crès pour les soutenir dans leur action ?

 

Organiser cette manifestation sportive où les participants paient leur inscription avec de la nourriture a imaginé Jean-Claude Tissot, Conseiller municipal délégué au sport et aux événements sportifs.

 

Cette proposition a été volontiers validée par Pierre Bonnal, le Maire du Crès, et son équipe municipale.

 

Ainsi naissaient, en 2009, les premières « Foulées de la Solidarité ».

 

L’engouement de la première édition en a engendré une seconde qui a réuni cette année près de 250 participants, dont une centaine d’enfants !

 

En effet, cet événement attire aussi des coureurs venus des alentours : Castelnau le Lez, Lunel, Castries, Montpellier et d’ailleurs.

 

La volonté d’intergénérationnel est forte.

 

Pour les enfants, différentes courses sont proposées en fonction des âges et deux courses adultes sont prévues dans la journée.

 

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Le départ est donné par Pierre Bonnal, Maire du Crès 

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Le groupe de tête d'une des courses des enfants

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Le passage de la course adultes

  

Participer à ce type de manifestation, c’est se valoriser en aidant les autres, peut-être moins chanceux.

 

C’est donner encore plus de valeur au partage et ne pas oublier que personne n’est à l’abri d’être un jour dans le besoin.

 

C’est aussi la preuve d’une conscience collective des difficultés que peuvent éprouver certains de nos jours.

 

Tout ceci sous l’œil vigilant des bénévoles des associations « Run in Crès » et « Alex O2 » qui supervisent le bon déroulement de l’événement, collectent les inscriptions et distribuent les récompenses.

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 Tous les enfants auront leur médaille : une récompense de leur participation

 

Pas de perdant pour les « Foulées de la Solidarité » : tout le monde est gagnant, ceux qui courent comme ceux qui reçoivent des denrées alimentaires toute l’année.

 

Cette manifestation est emblématique de l’esprit de solidarité qui règne au Crès, esprit largement soutenu et encouragé par les élus municipaux.

 

Rendez-vous est d'ores et déjà pris pour la troisième édition : le samedi 26 novembre 2011 toujours, bien sûr, au Lac du Crès.

 

Crédit photographique : Fleur Dache

10/12/2010

Les « Puces des Jeunes »

Des nounours, des Barbies, des livres, des voitures, des jeux de société et encore beaucoup d’autres jouets occupaient l’Espace Gare, à Castries, ce samedi 20 novembre.

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Organisées par la PEEP depuis 5 ans, les « Puces des Jeunes » sont assurées par des enfants entre 10 et 15 ans.

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Comme pour toutes les Puces, les places sont payantes (au tarif modique de 2 euros pour le principe).

 

Les enfants affichent leurs prix, s’occupent de leurs ventes et des négociations.

 

De manière très sympathique, c’est une première expérience dans un monde plus adulte. 

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Vendre, acheter, gagner de l’argent sont une partie de la réalité dont les enfants et pré-ados n’ont pas toujours conscience : pour mieux les impliquer, pourquoi ne pas les rendre responsables d’un stand ?

 

C’est ce qu’a décidé la PEEP, association de parents d’élèves.

 

Tout en restant dans leur univers, les enfants apprennent que « jeter » n’est pas la seule option lorsque l’on veut se débarrasser de ses vieilles affaires.

 

Si elles ne sont pas trop abîmées, on peut les échanger ou les revendre et permettre à d’autres enfants de jouer avec.

 

En récoltant cet argent, les vendeurs en herbe réinvestissent, économisent, récoltent de l’argent pour différentes motivations.

 

En plus des Puces, une petite restauration était possible dont les bénéfices sont réinvestis dans les sorties scolaires et autres besoins éducatifs. 

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Les « Puces des Jeunes », c’est donc avant tout un début de chemin vers l’autonomie et l’indépendance.

 

A l’occasion de cette manifestation, une jeune fille a fait appel aux dons afin de pouvoir soigner son cheval.

 

En effet, le prix de l’intervention pour sauver sa jument excède les capacités financières de son entourage.

 

Pour celles et ceux qui voudrait l’aider à sauver sa jument, vous pouvez prendre contact aux coordonnées suivantes : Mélissa Gaspard – 260, rue des Candinières – 34160 Castries – Tél 04.67.87.10.55

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07/12/2010

Les mutuelles lourdement taxées

Incapable de juguler le déficit de la branche maladie de la Sécurité sociale (pourtant excédentaire sous le Gouvernement de Lionel Jospin, avec un excédent cumulé, sur la période 1998-2001, de 2,3 milliards d’€), le Gouvernement Fillon a décidé de taxer les complémentaires santé et notamment les mutuelles.

 

Ce sont près de 2 milliards d’€ de nouvelles recettes fiscales qui sont ainsi envisagées pour 2011, dans le cas où les prévisions de dépenses de l’assurance maladie, fixées par la loi de financement de la Sécurité Sociale, seraient une fois de plus dépassées.

 

Sur ces 2 milliards d’€, 1,1 milliards impacteront directement les mutuelles santé.

 

Les déficits récurrents de la branche maladie du Régime général de la Sécurité Sociale (7,1 Md€ en 2008, 10,6 Md€ en 2009, 11,6 Md€ en 2010 et une prévision de 11,5 Md€ pour 2011), augurent difficilement une inversion de tendance permettant d’espérer une exemption de ce nouvel impôt.

 

On voit mal, de toute manière, le Gouvernement actuel se priver de cette manne financière dans la situation de déficit public qui est la sienne.

 

Cette nouvelle Taxe sur les conventions d’assurance (dite TCA) est injuste car elle touche les contrats dits « solidaires et responsables » qui avaient été volontairement exonérés de cette imposition lors de la réforme Douste-Blazy, en 2005, de la Sécurité Sociale.

 

En effet, dans le cadre de ces contrats individuels voire collectifs à adhésion facultative (Code Général des Impôts, art. 995, 15°) ou collectifs à adhésion obligatoire (CGI, art. 995, 16°), le bénéficiaire s’engage à respecter le parcours de soins, ce qui est synonyme d’importantes économies.

 

Ces contrats « solidaires et responsables » seront dorénavant frappés en 2011 d’une TCA à 3,5 %, soit au taux réduit par rapport aux 7 % applicables aux autres contrats.

 

Une répercussion de cette nouvelle taxation sur le coût des couvertures maladie complémentaires est inéluctable.

 

Si le Gouvernement Fillon invoque les réserves des mutuelles qui seraient à ponctionner pour éviter des augmentations de cotisations, il ne faut pas oublier que ses dernières assurent d’une part la pérennité de ces organismes et d’autre part appartiennent aux sociétaires.

 

En effet, dans les mutuelles, il n’y a ni actionnaires, ni capitaux et les éventuels excédents sont reversés aux adhérents ou à des œuvres sociales et solidaires.

 

Les mutuelles sont donc des organismes à but non lucratif contrairement aux sociétés d’assurances détenues par des actionnaires recherchant la rentabilité des capitaux qu’ils ont investis.

 

Qu’en est-il de l’impact du déremboursement des dépenses de santé, de leur augmentation constante et des nouvelles taxes de l’Etat ?

La nouvelle taxation imposée par le Gouvernement Fillon aux mutuelles entraînera des hausses de tarif ce qui contribuera à dissuader de nombreux Français, frappés par la crise économique, de souscrire une complémentaire santé.

 

Si 93 % des Français sont aujourd’hui couverts par une complémentaire santé (dont 38 millions protégés par une mutuelle), il n’en reste pas moins que nombre d’entre eux commencent à renoncer aux soins primaires (14 % des Français se considèrent trop pauvres pour se soigner).

 

Le marché des mutuelles subit ainsi concrètement la crise, avec un effet retard : après un rythme de croissance régulier du chiffre d’affaires, compris entre 5,2 % et 6,5 % dans les années 2000, 2010 a connu une inflexion nette avec une croissance réduite à 3,4 %.

 

Déjà, en 2009, les complémentaires santé avaient vu la contribution qu’elles versent pour couvrir les dépenses du Fonds finançant la Couverture Maladie Universelle (CMU) croître de 2,5 % à 5,9 % de leur Chiffre d’Affaires (soit un prélèvement total de l’ordre de 1,7 milliards d’€ dont environ 1 milliard à la charges des mutuelles).

 

En 2010, les mutuelles avaient dû ensuite augmenter leurs tarifs, en moyenne de 5 %, afin de couvrir :

-         la dérive à la hausse de 3 % des dépenses de santé,

-         la ponction de l’Etat (258 m€) pour financer une partie de la campagne de vaccination contre la grippe A,

-         la pérennisation de la taxe annuelle majorée en 2009 en vue de financer la Couverture Maladie Universelle,

-         la hausse du forfait hospitalier de 2 €,

-         le déremboursement de nouveaux médicaments.

 

Pour l’année 2011, compte tenu des nouveaux transferts de charges de la Sécurité Sociale vers les mutuelles, ces dernières anticipent une augmentation de leurs cotisations en moyenne de 8 à 10 % !

 

Les Français jugent ainsi, à 54 %, qu’il s’agit globalement d’un début de privatisation du système de santé de la France.

 

Pour un ménage, une complémentaire représente au moins 1.000 € par an.

 

Le « prix du marché » s’établit aux alentours de 650 € par an et par ayant droit mais si la tarification individuelle selon les dépenses de santé personnelles est (pour le moment) interdite en France, en revanche les cotisations croissent la plupart du temps en fonction de l’âge.

 

La « preuve » est que l’aide à la complémentaire santé (« chèque santé ») allouée par le Fonds CMU à 3,8 millions de personnes ayant des revenus très modestes (seuil d’accès fixé à celui de la CMU majoré de 20 %, soit moins de 761 € de revenus par mois pour une personne seule ou encore moins de 1.779 € de revenus pour un ménage de 4 personnes) est modulée en fonction de l’âge : 100 € pour un bénéficiaire de moins de 16 ans, 200 € entre 16 et 49 ans, 350 € entre 50 et 59 ans et enfin 500 € au-delà de 60 ans.

 

Les valeurs mutualistes, solidarités familiale et intergénérationnelle en particulier, persistent en général mais pèsent sur les cotisations, ce qui engendrent des démissions d’adhérents à l’attitude de plus en plus consumériste (turn-over annuel quasiment nul il y a une trentaine d’années mais maintenant proche de 10 %).

 

Les sociétés d’assurances et les « bancassureurs » savent jouer sur cette baisse de solidarité de certains Français pour augmenter leur part de marché (26 % en 2010 soit un doublement depuis 2001 contre encore aujourd’hui 57 % aux mutuelles).

 

Les dépenses de santé représentaient en France, en 2008, 11 % du Produit Intérieur Brut.

 

Les recettes de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (représentant 47 % du budget de la Sécurité Sociale) provenaient à 49 % des cotisations sur salaires, de 37 % de la Contribution Sociale Généralisée, de 10 % d’impôts et taxes qui lui sont affectés et enfin de 4 % provenant d’autres produits.

 

En 2010, les dépenses de santé en France ont avoisiné 210 Md€ (soit 3.200 € par habitant et par an) couverts approximativement à 75 % par des prestations de la Sécurité Sociale (160 Md€ avec à la clef un déficit équivalent à 7 % de ces dépenses), à 15 % par les complémentaires santé (30 Md€ moyennant pour les ménages une somme voisine en terme de cotisations) et à 10 % pour les ménages (20 Md€).

 

Globalement, les ménages prennent donc à leur compte 25 % du coût de la santé en France (800 € par an et par habitant de charge).

 

Cette ponction croissante d’année en année repose inégalement sur les familles puisqu’elle impacte incomparablement plus celles ayant en leur sein un malade.

 

C’est ce qui fait dire que : "de plus en plus, c’est le malade qui paye".

 

Or, la maladie peut frapper durement tout un chacun à tout instant de la vie.

 

Cette insécurité croissante face aux soins pour les ménages les moins aisés ne lasse pas d’alarmer.

C’est d’ailleurs la principale insécurité actuellement subie par les personnes d’un certain âge du fait qu’elles sont plus vulnérables aux aléas de santé.

 

Avec les déremboursements successifs des soins, avec l’imposition croissante des contrats des mutuelles santé, avec la récurrence de la conjonction de ces deux mesures pour mettre sans cesse plus à charge des ménages les dépenses de santé, avec la persistance de l’approche comptable durant les années des gouvernements Raffarin, Villepin et Fillon, de plus en plus de Français seront prochainement dans l’incapacité de se faire soigner.

03/12/2010

La richesse autour de Montpellier

La Région Languedoc-Roussillon dispute au Nord Pas-de-Calais le taux de foyers fiscaux non imposables le plus élevé de France

(53,4 % en LR à comparer aux 46,6 % au niveau national).

 

C’est le signe d’une région pauvre.

 

Le pourtour de Montpellier concentre, quant à lui, beaucoup du peu de richesse régionale ainsi que l’essentiel de la richesse départementale.

 

Montpellier et ses alentours demeurent toutefois pauvres par rapport au reste de la France métropolitaine : c’est donc une sorte d’oasis de richesse relative au milieu d’un océan de pauvreté.

 

Dans la présente note, la capitale régionale et 94 communes avoisinantes ont été étudiées dans le détail à partir des statistiques relatives à l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP 2009) données par le Ministère des finances.

 

Tour d’abord, quelques éclairages sur l’IRPP au niveau national sont intéressants à donner (à partir des chiffres 2008).

 

La structure des revenus déclarés en France est la suivante :

-         64 % de salaires,

-         24 % de retraites et pensions,

-         6 % de bénéfices,

-         6 % d’autres revenus.

 

Les revenus d’activités atteignent globalement les 70 %.

 

L’impôt sur le revenu est le seul impôt juste car son taux est progressif, c’est-à-dire croissant en fonction des revenus.

 

Malheureusement, son produit est faible, notamment bien inférieur à celui du principal impôt indirect, la TVA.

 

Avec un produit de 49,1 milliards d’€ d'IRPP en 2008, la cotisation par ménage s’est élevée à 1.800 € en moyenne, soit moins que le produit des impôts locaux.

 

L’IRPP prélève en moyenne 6 % des revenus déclarés, soit l’équivalent de 0,7 mois en moyenne de revenus et de 2,1 mois pour la tranche des 10 % de foyers fiscaux ayant les revenus les plus élevés (leurs revenus proviennent majoritairement des revenus du capital).

 

Un point fondamental est à souligner, quasiment jamais mis en évidence par les médias : si la France compte 36 millions de foyers fiscaux, elle ne totalise que 27 millions de ménages.

 

En effet, les concubins doivent se déclarer à part, tandis que certains ménages comptent des enfants majeurs ou des ascendants se déclarant à part du chef de famille.

 

Il faut donc multiplier les revenus fiscaux de référence, donnés par l’Administration, par le coefficient 1,33 si l’on veut avoir une approximation des véritables revenus déclarés globalement par ménage (personnes habitant sous le même toit).

 

Cela donne les indicateurs suivants, en terme de revenu fiscal de référence par foyer fiscal, d’une part, et d’autre part, par ménage (multiplié par le coefficient correcteur de 1,33) :

 

 

Zone géographique

Revenu fiscal de référence moyen par foyer fiscal Montant en €

Revenu fiscal moyen

par ménage

Montant en €

France métropolitaine

23.200

30.900

Languedoc-Roussillon

19.900

26.500

Hérault

20.800

27.600

Secteur de Montpellier

22.400

29.700

 

Si l’on s’intéresse maintenant plus précisément aux 95 communes étudiées dans le « Secteur de Montpellier », on constate que si cette zone ne représente que 28 % des communes de l’Hérault, elle concentre 60 % des foyers fiscaux de ce département, 2/3 des traitements et salaires, 50 % des retraites et pensions, 2/3 des foyers fiscaux imposables et 3/4 de l’impôt sur le revenu payé dans l’Hérault !

 

Autant dire que Montpellier et ses alentours concentrent l’essentiel de la jeunesse, du travail et de la richesse de l’Hérault.

 

Si l’on l’intéresse à la répartition de cette richesse à l’intérieur même du « Secteur de Montpellier », de grandes inégalités apparaissent (Cf. Tableau de classement des communes du secteur de Montpellier en terme de revenus fiscaux 2009 par foyer fiscal).

 

Tout d’abord, Montpellier est pauvre au regard de sa couronne où les classes sociales moyennes à supérieures sont allées assouvir leur quête d’habitat en villa individuelle et d’un environnement de qualité.

 

Bien entendu, Montpellier n’en demeure pas moins la plus riche des villes du Languedoc-Roussillon, loin devant Perpignan, Nîmes, Béziers et pas très loin géographiquement, Sète, Ganges et Lunel, cités fortement touchées par la précarité sociale.

 

Schématiquement, autour de Montpellier (Cf. ci-dessous Carte des revenus fiscaux de référence moyens par commune) :

-         la côte est très pauvre (exemple des communes de Frontignan, Villeneuve lès Maguelone, Palavas, Marsillargues),

-         l’Ouest est pauvre (partie la plus occidentale du Canton de Pignan) ainsi que l’Est (Melgorien),

-         la richesse atteint des sommets à la périphérie Nord de Montpellier (communes d’Assas, de Montferrier sur Lez, de  Saint-Clément de Rivière, de Saint-Gély du Fesc, de Guzargues, de Saint-Vincent de Barbeyrargues, de Teyran, de Clapiers, de Castelnau le Lez),

-         cette richesse décroît ensuite, par cercles concentriques, vers le Sud-Ouest, l’Ouest, le Nord, le Nord-Est et l’Est, jusqu’à atteindre dans cette direction la poche de pauvreté du " Lunellois urbain ".

 

RichesseHabitantsFiscalité2009.gif

 

Légende de la Carte des revenus fiscaux de référence moyens

par commune du Secteur de Montpellier :

-         de 15.000 à 20.000 € – Couleur Jaune (15 communes)

-         de 20.000 à 25.000 € – Couleur Verte (31 communes)

-         de 25.000 à 30.000 € - Couleur Bleue (30 communes)

-         de 30.000 à 40.000 € - Couleur Violette (15 communes)

-         au-delà de 40.000 € - Couleur Rouge (4 communes)

 

Les revenus les plus élevés, en 2009, ont été engrangés à Assas, avec un revenu fiscal moyen par ménage de l’ordre de 64.000 €, tandis que les revenus les plus faibles se retrouvent à Lunel, avec 23.000 €, soit quasiment un rapport du simple au triple !

 

Les communes aux populations les plus aisées sont, dans l’ordre décroissant, pour l’année 2009 : Notre-Dame de Londres, Assas, Montferrier sur Lez, Saint-Clément de Rivière, Saint-Gély du Fesc, Cazevieille, Guzargues, Saint-Vincent de Barbeyrargues, Saint-Jean de Cuculles, Teyran, Combaillaux, Murles, Clapiers et Castelnau le Lez.

 

Toutes ces communes sont situées au Nord de la capitale régionale.

 

A l’opposé, les communes principales aux populations les plus pauvres sont : Montpellier, Frontignan, Marsillargues, Sète, et enfin, la plus déshéritée, Lunel.

 

Il est tentant d’approfondir davantage ces classements « un peu sec » en étudiant quelques ratios (Cf. Analyse des revenus fiscaux 2009 par commune dans le Secteur de Montpellier).

 

Les revenus autres que salariaux ou des retraites expliquent en partie les pics de richesse dans certaines communes.

 

Ainsi le ratio « Revenus des salaires + revenus des retraites et pensions / Revenus totaux » est en moyenne globalement de 97 % sur le Secteur de Montpellier.

 

Il est cependant de seulement 89 % à Saint-Aunès et Vendargues, de 87 % à Baillargues et à Saint-Gély du Fesc, de 84 % à Grabels, de 83 % au Triadou, de 81 % à Montferrier, de 70 % à Villevieille et enfin à peine de 68 % à Assas.

 

La détention de capital immobilier et mobilier génère notamment des revenus imposables conséquents.

 

Un autre ratio est intéressant à étudier : il s’agit du rapport entre les revenus issus des salaires et des indemnités chômage d’une part et des revenus issus des retraites et des pensions.

 

Il se monte à 2,4 en moyenne sur le Secteur de Montpellier, le plus actif de l'Hérault.

 

Or, il est des communes où le poids des retraites est particulièrement important et/ou le poids des salaires particulièrement faible : Castelnau le Lez avec un ratio de 2,2 ; Le Crès, Montferrier sur Lez, Pérols et Saint-Clément de Rivière avec 2,0 ; Cazevieille avec 1,9 ; Causse de la Selle avec 1,8 ; Palavas avec 1,7 ; Saint-André et Saint-Jean de Buèges avec 1,5 et enfin Sète avec 1,3 où les salaires et indemnités chômage semblent dramatiquement faibles au regard des retraites.

 

D’autres communes concentrent au contraire les jeunes actifs.

 

Il s’agit de communes appartenant toutes à la deuxième couronne de Montpellier : Sainte-Croix de Quintillargues, Valergues et Villetelle avec un ratio de 4,2 ; Saturargues et Vailhauquès avec 4,3 ; Mas de Londres avec 4,4 ; Lauret avec 4,6 ; Saint-Jean de Cornies et Viols en Laval avec 4,7 ; Ferrières les Verreries avec 4,7 et enfin Candillargues avec 5,3.

 

La forte variabilité des revenus entre habitants des communes se retrouve aussi à l’intérieur même des communes.

 

Il suffit pour cela d’examiner le ratio « Revenus imposables moyens des foyers fiscaux imposables / Revenus fiscaux moyens des foyers fiscaux non imposables ».

 

Ce rapport vaut en moyenne 3,8 sur l’ensemble du secteur étudié.

 

Toutefois, il atteint 4,2 à Guzargues, au Triadou et à Saint-Vincent de Barbeyrargues ; 4,3 à Castelnau le Lez et à Murles ; 4,4 à Saint-Hilaire de Beauvoir ; 4,6 à Saint-Jean de Cuculles ; 4,7 à Grabels ; 4,8 à Saint-Clément de Rivière et à Viols en Laval ; 5,5 à Cazevieille et à Montferrier sur Lez ; 5,9 à Ferrières les Verreries pour enfin grimper à 6,0 à Assas !

 

Bref, un maximum d’inégalités de revenus sur un minimum de territoire.

 

Ce sont ces inégalités internes à une même communauté, surtout lorsqu’elle est villageoise, qui sont le moins bien supportées par les populations car elles ces inégalités se vivent au jour le jour.

 

Plus généralement, les analyses de la présente note reposent sur les revenus déclarables et déclarés.

 

Or, certains des ménages les moins aisés bénéficient en fait de transferts sociaux non déclarables comme les minima sociaux ou encore les allocations familiales.

 

Les classes les plus aisées sont quant à elles plus fortement consommatrices de soins de santé et donc de remboursement de la Sécurité Sociale et perçoivent des intérêts du capital pas forcément déclarables (Livret A, épargne logement, assurance-vie).

 

Bien entendu, les revenus de l’économie souterraine provenant de commerces licites ou illicites, de l’agriculture, de l’artisanat, de l’exercice d’une profession libérale voire « salariée », venant accroître les revenus légaux, sont par nature inquantifiables : ils ne peuvent tout de même que modifier à la marge les hiérarchies.

 

En résumé, la répartition de la richesse à Montpellier est globalement inégalitaire : autour de la capitale régionale, peu aisée, s’agglomère une première couronne sociologiquement favorisée à laquelle succède une deuxième couronne occupée par les classes moyennes et enfin une troisième couronne ultrapériphérique où s’accumule les difficultés sociales (Sète, Ganges et Lunel).

 

Toutefois, cette spatialisation concentrique est fortement impactée par une concentration de la richesse au Nord de Montpellier.

 

Ces inégalités territoriales devraient être prises en compte dans le cadre des politiques sociales et fiscales, notamment au niveau national ce qui est très loin d’être le cas mais aussi au niveau des intercommunalités, afin d’éviter la constitution de ghettos de pauvres d’un côté et de ghettos de riches de l’autre.

 

Les différences de revenus offrent au moins une opportunité : celle de rendre possible la solidarité.