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30/01/2011

Spectacle Ki Shin

La Compagnie Mangwa et la Compagnie Soon Kâ ont créé, de concert, un spectacle : « Ki Shin ».

 

Une représentation de ce dernier sera donnée :

-         à Mauguio, place Anterrieu

-         le vendredi 4 février 2011 (suivi du verre de l’amitié)

-         et le samedi 5 février 2011

-         à 20 h 30

-         au Théâtre de Mauguio

-         Salle Samuel Bassaget

 

Ce défilé/spectacle innovant est le fruit d'une collaboration réunissant les horizons artistiques de chacune des deux compagnies.

 

Unies par des réflexions identitaires mais aussi par la quête d'un idéal artistique qui mêlerait sur une même scène hybride le stylisme, la danse, la musique ou encore les arts numériques, les deux instigatrices de Ki Shin ont su mettre en commun leurs domaines respectifs pour créer un genre spectaculaire novateur.

 

Dans une esthétique japonisante omniprésente, les costumes de Suan Czepczynski prennent vie à travers les chorégraphies de Nathalie Mangwa.

 

Les tableaux diaprés se succèdent et offrent à chaque scène une ambiance particulière, soutenue par une partition musicale jouée en direct.

 

Ki Shin, grâce à une atmosphère marquée et singulière, emmène le spectateur dans un voyage qui lui offre des images riches en références, des images qui parlent à tous, au delà de nos origines, de nos différences.

 

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24/01/2011

Quand les taureaux produisent de l’huile d’olive

Ce samedi 8 janvier 2010, la Manade Vitou Frères, située route de Saint-Brès, sur la commune de Castries mais aussi proche de celle de Saint-Geniès des Mourgues, ouvrait ses portes pour faire découvrir le métier d’oléiculteur et son domaine. 

C’est en calèche que les participants se dirigent vers les olivettes, pour se transformer en cueilleur d’olives pendant une matinée. 

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Les cueilleurs embarquent dans la calèche

  

Toutes les mains, de la plus petite à la plus grande, ont parcouru les branches d’oliviers.

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Les filets étendus au sol vont recueillir la récolte

  

Cueillir, toucher, attraper, pousser, tirer, ramasser, amasser, grimper et peigner.

 

Pourquoi peigner ?

 

Parce que l’on utilise un peigne mécanique afin d’atteindre les olives les plus inaccessibles et gagner du temps. 

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Le peigne mécanique fouette les rameaux et les olives tombent

 

L’objectif de cette expérience initiatique n’était pas seulement d’exécuter les gestes des oléiculteurs mais aussi d’apprendre, de s’informer, de passer un excellent moment et de se rencontrer.

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Les olives vont être tranférées du filet dans une comporte

 

La particularité du Domaine Vitou provient des taureaux qui paissent dans les parcelles, qui entretiennent et rentabilisent la propriété.

 

L’intelligence vient du mariage du taureau et de l’olivier.

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Les taureaux de Camargue paissent au pied des oliviers

 

Les animaux et les arbres prospèrent en « symbiose ».

 

En effet, pas besoin d’utiliser des engrais chimiques qui appauvrissent les sols puisque : « Ce sont mes taureaux que je laisse vivre au milieu de mes oliviers, qui nettoient, tondent et enrichissent les sols ».

 

« Je ne traite que contre la piqûre de la mouche parce que les traitements naturels ne sont pas encore efficaces et cette maladie ne permet pas de faire de l’huile d’olive de qualité » explique Monsieur Vitou.

 

Belle preuve d’harmonie et de respect de la nature qui fonctionne bien de surcroît.

A la fin de leur labeur, les participants se sont vus généreusement proposer de goûter l’huile produite sur le Domaine.

 

Le mieux, c’est la simplicité : sur une tranche de pain au milieu des arbres où l’huile d’olive révèle tout son goût. 

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Matière première naturelle et produits finis réunis

 

Au retour, les apprentis cueilleurs ont même eu le droit d’approcher de près les seigneurs de la manade : ces taureaux qui sont si appréciés dans notre région.

 

Le succès de ce premier essai de « Cueillette des olives à l’ancienne » appelle une deuxième édition, déjà prévue en janvier 2012 avec la participation de la cave coopérative viticole de Saint-Geniès des Mourgues.

 

Un rendez-vous qui devrait être récompensé à la hauteur de la gentillesse et de la sympathie des propriétaires qui ont accueilli pour l’édition 2011 les participants, malgré le temps maussade, avec beaucoup de chaleur.

 

Crédit photographique : Fleur Dache

19/01/2011

Lancement de campagne

Suite à la réforme territoriale, les derniers conseillers généraux seraient élus les 20 et 27 mars prochains.

 

Ils céderaient la place à des conseillers territoriaux, à la fois conseillers généraux et conseillers régionaux, élus sur des circonscriptions comprenant une population de l’ordre de 17.000 habitants.

 

Le renouvellement de la moitié des conseillers généraux du Département de l’Hérault en 2011 n’ouvre donc qu’un mandat de 3 ans.

 

La réforme territoriale, à laquelle la Gauche s’oppose et qui pourrait donc être remise en cause au lendemain de l’élection présidentielle et des élections législatives de 2012, conduirait au doublement, sur la Circonscription Montpellier 3, au doublement du nombre de cantons.

 

En effet, la première règle est que les nouveaux cantons seront dessinés à l’intérieur des circonscriptions issues du récent découpage.

 

La seconde règle du nombre d’habitants (de l’ordre de 17.000) conduiraient à 6 cantons, contre 3,5 actuellement : Castelnau-Le Crès, Montpellier 2 avec Clapiers et Montferrier, Castries et la moitié Nord du Canton de Lunel.

 

Les cantons comptant le plus d’électeurs dans l’Hérault sont : Agde (environ 34.000 électeurs), Castries (~ 31.000), Lunel (~ 30.000), Mauguio (~ 27.000), Béziers 4 (~ 26.000), Montpellier 8 (~ 24.000), Mèze (~ 23.000), Lattes (~ 23.000) et Montpellier 10 (~ 22.000).

 

Ils sont donc essentiellement concentrés sur la côte méditerranéenne ou son arrière-pays immédiat.

 

A l’opposé, des cantons, certes proches de Montpellier mais plus ruraux, regroupent très peu d’électeurs : Canton de Claret avec environ 3.000 électeurs et Canton de Saint-Martin de Londres avec environ 4.000 électeurs.

 

Ainsi, Christian Jean, Conseiller général du Canton de Claret fut élu avec 1.409 voix tandis que Jean-Marcel Castet dut obtenir 11.591 suffrages pour devenir conseiller général, soit le maximum atteint dans l’Hérault.

 

Ce dernier, à nouveau candidat sur le Canton de Castries, inaugurait son local de campagne à Jacou ce samedi 15 janvier 2011.

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Loin des luttes fratricides au sommet du Parti Socialiste et des vicissitudes que subit la Fédération de l’Hérault depuis sa mise sous tutelle par les instances nationales, le lancement de la campagne de Jean-Marcel Castet s’est faite dans la convivialité et la fraternité.

 

Il faut dire que le Conseiller général sortant a été le seul candidat à l’investiture interne : il a fait l’unanimité auprès des camarades du Parti Socialiste du canton.

 

Autour de lui se sont pressés les militants socialistes du secteur mais aussi des sympathisants et des personnalités souhaitant son élection.

 

Sa suppléante, Claudine Vassas-Mejri, Maire-adjointe de la Commune de Castries chargée de l’environnement, de l’aménagement de l’espace, du tourisme et du patrimoine, a pu donner les raisons de son engagement.

 

De nombreux élus locaux étaient venus de toutes les communes voisines pour signifier leur soutien plein et entier. 

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Jean-Marcel Castet, Maire de Jacou, est un grand rassembleur, de la Gauche certes, mais aussi de nombreux progressistes issus de différents mouvements politiques proches du Centre.

 

Sa personnalité, calme et pondérée, le travail qu’il a mené sur le terrain lors de ces dernières années, font qu’il inspire une grande confiance à de très nombreux habitants des communes d’Assas, Guzargues, Teyran, Montaud, Buzignargues, Galargues, Saint-Hilaire de Beauvoir, Saint-Jean de Cornies, Beaulieu, Restinclières, Sussargues, Saint-Drézéry, Castries, Jacou, Vendargues, Baillargues, Saint-Brès et Saint-Geniès des Mourgues.

 

Jean-Marcel Castet qui recevait, le même jour, des mains du Préfet de l’Hérault, les insignes de l’Ordre National du Mérite, pour son engagement syndical, militant, professionnel et institutionnel, a pu constater, à l’aune du millier de citoyens venus fêter cet événement, sa popularité.

 

En reprenant le bon mot de Simon Sitbon, militant syndical CFDT engagé dans l’économie sociale, qui opposait en souriant l’Ecole Nationale d’Administration (ENA) à l’« Ecole Nationale Ouvrière » que constituait dans les années 70 cette centrale syndicale, le Préfet Balland a rendu un hommage appuyé à celui qui, issu du peuple, a su capter sa confiance et le représenter dignement.

 

La popularité d’un candidat, la mobilisation des militants et l’engouement des électeurs, lorsqu’ils sont au rendez-vous, mènent souvent à la victoire.

 

Sur le Canton de Castries, les grands partis seront présents pour cette importante échéance démocratique : le Parti Socialiste, donc, avec Jean-Marcel Castet, mais aussi le Front National, l’UMP, Europe Ecologie, le Parti Communiste Français, etc.

 

Ces derniers essaieront dans les semaines qui viennent de passer des alliances avec de plus petites formations ou mouvements politiques pour augmenter leurs chances de succès.

 

Les élections cantonales, par nature uninominales, laissent aussi une chance à des personnalités locales se présentant sans étiquette.

 

Pour que la démocratie vive, il est important que les électeurs bénéficient d’une réelle diversité programmatique et que la campagne se déroule dans une bonne ambiance.

 

Le droit de vote, surtout pour les femmes, est nouveau à l’échelle de notre histoire.

 

Ce n’est souvent que quand on en est privé qu’on se rend compte de son extrême importance : celle de pouvoir nous exprimer en toute liberté et d’influer sur le cours de notre pays.

15/01/2011

Quel avenir après le grand incendie ?

Touché par des incendies à répétition, le Nord de Montpellier s’interroge sur le devenir de sa forêt.

 

Après Guerre, cette dernière a supplanté progressivement la garrigue.

 

Le recul de l’élevage ovin, issu de la tradition pastorale du néolithique, a entraîné la raréfaction des prairies sèches, milieux les plus riches sur le plan écologique.

 

Aujourd’hui, pins d’Alep, pins pignon, chênes verts et arbousiers couvrent des surfaces de plus en plus grandes du fait de la déprise agricole : les futaies que ces essences constituent à l’âge adulte correspondent bien à la vision qu’ont les Français d’une forêt idéale.

 

Cette forêt « rêvée » permet la promenade en habits de ville, offre des panoramas étagés dignes des grands peintres paysagistes, caresse le mythe de la forêt primitive conçue sans intervention humaine.

 

Cette représentation romantique de nos forêts n’est pas neutre :

- il existe une réticence à l’exploitation du bois, le public comprenant mal le prélèvement d’arbres de haute tige,

- la population n’est pas prête à consentir à payer le prix réel de gestion et de protection des forêts méditerranéennes puisque c’est la nature, et non l’homme, qui les construirait.

 

Pour mémoire, de récents travaux du groupe de travail sur la valeur économique de la forêt ont valorisé, en septembre 2009, le gain que tire la Collectivité nationale.

 

1 ha de forêt rapporte un équivalent financier de 969 €/an à la Collectivité, avec le détail suivant pour 5 fonctions identifiées : 50 € pour la chasse, 90 € pour la production de bois, 90 € pour la régulation et la filtration des eaux, 200 € pour la fonction récréative et 529 € pour la séquestration du CO2.

 

Malheureusement, on voit bien que celui qui investit et entretient la forêt, c’est-à-dire son propriétaire, ne bénéficie que d’environ 15 % de la valeur dégagée.

 

Les services qu’il rend à la Collectivité ne lui sont pas rémunérés.

 

Compte tenu de notre impuissance à juguler les grands incendies de forêt, les plus pessimistes concluent que nos magnifiques forêts méditerranéennes ont vocation à croître et embellir avant d’être inexorablement rattrapées, tous les 15, 25, 50 ou 100 ans selon les localisations, par des incendies destructeurs.

 

Montpellier Nord connaît ainsi de grands feux de forêts tous les 20 ans.

 

Le dernier en date, du 30 et 31 août 2010, a ravagé 2.544 hectares sur les communes de Fontanès, Sainte-Croix de Quintillargues, Saint-Bauzille de Montmel, Montaud, Guzargues, Assas et Teyran.

 

Certes, ce n’est pas à proprement parler une catastrophe écologique car, sur les sols calcaires et en climat méditerranéen, la végétation repart dès le printemps suivant.

 

Toutefois, les sols sont fragilisés avec un risque d’érosion.

 

En outre, alors que nos forêts constituent un puits de carbone capable de stocker de l’ordre d’une tonne de CO2 à l’hectare, le feu vient libérer, d’un coup, d’un seul, un stock de carbone accumulé durant de nombreuses années.

 

Sur approximativement 20.000 tonnes de CO2 émises en Languedoc-Roussillon (soit 3 % des émissions françaises), 5 % sont dues aux feux de forêt !

 

Pendant ce temps, sur la France entière, les forêts fixent environ 70 millions de tonnes de CO2, soit l’équivalent de 20 % des émissions du pays.

 

La performance d’une forêt en tant que puits de carbone dépend de sa productivité en bois (réduite en Languedoc-Roussillon du fait de précipitations faibles et irrégulières) et de l’âge des peuplements (une forêt mâture est en équilibre et ne capte pas du CO2, contrairement aux forêts jeunes en pleine croissance, ce qui signifie qu’en évitant le vieillissement on obtient une meilleure séquestration du carbone).

 

Le sinistre du Nord de Montpellier que nous vécu en fin d’été a été humainement très difficile à vivre : il porte en effet le danger à proximité ou au sein même de l’urbanisation (306 constructions ont été menacées) et il impacte notablement notre cadre de vie.

 

Au « lendemain » de ce grand incendie, les forestiers d’une part et les Pouvoirs publics d’autre part ont bien entendu souhaité faire un point sur les premières actions à mener et sur la politique de prévention des feux de forêt à mettre en place.

 

Les professionnels de la forêt ont notamment organisé à Assas le 15 décembre 2010, une demie journée d’information à destination des propriétaires forestiers.

 

 

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 Vue de l'assemblée nombreuse et attentive

dans la magnifique salle des Crouzets à Assas

 

Sous l’égide du Centre régional de la propriété forestière du Languedoc-Roussillon (CRPF) et de l’Association des communes forestières de l’Hérault (COFOR34), des techniciens et ingénieurs de la Chambre d’agriculture de l’Hérault, de la Direction départemental des territoires et de la mer (DDTM 34), de l’Office national des Forêts (ONF) et de la Communauté de communes du Grand Pic Saint-Loup ont apporté à l’assistance des informations et des réponses aux questions comme aux inquiétudes. 

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La grande famille des forestiers de l'Hérault présente au complet ou représentée

 

Après un incendie, il est effet nécessaire de prendre des précautions.

 

Tout d’abord, sur le plan juridique, un propriétaire forestier impacté doit porter plainte contre X avec intention de poursuivre (les incendies étant en général criminels), faire une déclaration de sinistre auprès de leur assurance, écrire à leur Maire pour signifier leur intention de participer à des opérations d’intérêt général de réhabilitation et donner leur accord à la réalisation d’éventuels travaux de première urgence sur les parcelles.

 

A court terme, il est nécessaire d’éviter les risques induits par l’incendie.

 

Pour lutter contre l’érosion, il est utile de réaliser dans les pentes des fascines à partir de la végétation brûlée, les végétaux abattus étant disposés en courbe de niveau.

 

En outre, les fonds de griffes d’érosion doivent être garnis de branchages.

 

Comme il existe des risques d’attaque sanitaire sur les bois affaiblis (insectes, champignons) et de dépérissement des souches au moins en partie brûlées, le propriétaire forestier doit procéder à un recépage des tiges mortes ou mutilées.

 

Les feuillus rejettent ensuite plus facilement.

 

Les résineux peuvent être laissés momentanément sur place pour servir de semenciers mais la mobilisation économique du bois, même brûlé donc dévalorisé, n’est pas à négliger.

 

Globalement, tous les arbres morts, dépérissants, mutilés ou affaiblis doivent être éliminés.

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Paysage de désolation après le passage de l'incendie

Seules la vigne et les cultures ont fait ostacle au front de flamme

 

A moyen terme, le réaménagement de la forêt est nécessaire.

 

Il s’agit de redéfinir les objectifs d’une nouvelle gestion forestière, les moyens de les atteindre et les actions nécessaires.

 

Le reboisement n’est pas forcément la solution (ce fut le cas après les grands incendies des années 80 avec l’implantation essentiellement de pins pignon).

 

En effet, après un incendie, les feuillus rejettent de souche et les résineux se resèment.

 

Le temps conduira à la reconstitution de la végétation à peu près à l’identique mais la vitesse de reconstitution naturelle est plus ou moins lente.

 

Bien entendu, sur des sites particuliers ou des zones vouées à des coupures de combustible, il peut être utile de reboiser avec de nouvelles essences conduisant à des peuplements forestiers moins combustibles.

 

Si l’on veut qu’un incendie n’ait pas que des aspects négatifs, il faut anticiper en adaptant la nouvelle sylviculture au réchauffement climatique qui va impacter plus encore les régions méditerranéennes.

 

Les communes forestières, c’est-à-dire propriétaires de bois, vont partager avec les propriétaires privés les affres de la reconstitution de leurs forêts.

 

Les premiers vont devoir fournir beaucoup de travail et les seconds rechercher des financements pour des dépenses dépassant largement leurs possibilités budgétaires.

 

La solidarité de l’intercommunalité s’est heureusement déjà manifestée.

 

Globalement toutefois, compte tenu des coûts multipliés par une si grande surface, des choix difficiles devront être faits car la forêt méditerranéenne rapporte peu au regard du coût de sa reconstitution.

02/01/2011

Chants de Noël

Dimanche 19 décembre 2010, l’Association « Sonrisas y sol de España » nous ravissait de chants espagnols traditionnels.

 

Au Centre œcuménique de Jacou, la chorale « Viento del Sur », illuminait la salle par la chaleur et l’enthousiasme de ses chants de Noël, appelés « villancicos » ou « villancicos navideños ».

 

Le Président de l’Association, Denis Llorca, était fier de nous présenter sa culture.

 

Ces chants profanes apparus au 13ème siècle, à l’âme populaire, sont considérés désormais comme un patrimoine de la culture espagnole.

 

Pour Noël (en l’occurrence Noël avant la lettre), moment de rassemblement et de joie, leur gaieté avait toute sa place dans ce lieu de culte.

 

L’Association  « Sonrisas y sol de España », très active dans son village de Jacou, compte plus de 100 adhérents.

 

Pour 2011, elle prépare notamment :

-         un voyage culturel en Extremadura et au Portugal, proche de cette Autonomie espagnole à l’Est de Castilla-La Mancha et au Sud de Castilla y León,

-         une exposition et une conférence sur le grand écrivain Cervantès, dans le cadre de sa coopération annuelle avec le Collège Pierre Mendès-France qui reçoit les élèves de Jacou, Montaud, Saint-Bauzille de Montmel, Saint-Drézéry et Teyran.

 

Comme dans tout le Midi, de nombreux Jacoumards ont des ancêtres venus d’Espagne, quelquefois après un crochet par l’Algérie, le Maroc ou la Tunisie.

 

D’autres habitants de ce village, dont les origines sont très variées, se passionnent aussi pour la si riche culture espagnole.

 

A Jacou, la population de nationalité espagnole a représenté aux recensements du début du 20ème siècle, 4 habitants sur 152 en 1911 (3 %), 37 habitants sur 175 en 1921 (21 %), 52 habitants sur 159 en 1926 (33 %) et 71 habitants sur 179 en 1931 (40 %).

 

En 1931, les patronymes Aracil, Arigno, Barcelo, Cañanes, Carmona, Castillon, Chorro, Ferrer, Garcera, Gill, Gomez, Gonzalez, Iranzo, Juan, Lledo, Lopez, Morillar, Martinez, Maury, Prieto, Ripol, Seglar, Soler, Soto sont représentés à Jacou.

 

Iles habitants qui les portent sont issus d’une multitude de localités espagnoles, dont parmi les plus connues : Alicante, Barcelone, Valencia ou encore Villaréal.

 

Au recensement de cette même année 1931, seulement 34 Jacoumards sont nés à Jacou (19 %).

 

Ces familles espagnoles accueilleront des décennies plus tard, au même titre que quelques rares familles autochtones déjà présentes au 19ème siècle, dans leur village, les nouveaux venus du programme des « chalandonnettes », au début des années 70, puis les habitants des lotissements des années 80 et enfin les nouveaux arrivants sur la programme de La Draille maintenant.

 

Jacou comptera ainsi 247 habitants en 1968, 1259 en 1975, 1774 en 1982, 3795 en 1990, 4757 en 1999 et 5054 en 2010.

 

Du fait de l’origine de ses « premiers habitants » (ceux de l’époque moderne), les « villancitos » font donc partie du fond culturel de Jacou.

 

Ils tirent leur étymologie de « villanos », terme équivalent à « villain » en Français, ce qui signifie qu’ils ont des racines populaires.

 

Cette forme poétique et musicale s’est surtout développée du 15ème au 18ème siècle.

 

Elle a perduré jusqu’à nos jours et nous a laissé des hymnes très connus.

 

Les « villancicos » sont une expression populaire de toute la Péninsule ibérique mais aussi de l’Amérique du Sud.

 

Dans l’Histoire, l’Eglise a combattu certains morceaux mais elle en a aussi assimilé certains sous forme de chansons sacrées en latin et même sous forme de chants liturgiques.

 

Ces « villancicos » sont souvent polyphoniques (chants à 2, 3 ou 4 voix) même si certains peuvent ne faire appel qu’à une seule voix.

 

S’ils sont peu connus en France, ils n’en demeurent pas moins un patrimoine culturel du même ordre d’importance que celui que nous ont légué les Trouvères en Langue d’Oil et, dans le Midi, les Troubadours en Langue d’Oc.

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La chorale "Viento del Sur" au Centre œcuménique de Jacou

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Les deux guitaristes et le groupe des femmes

 

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Les voix féminines pour interpréter un villancico

 

 

 

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Toute la passion castillo-andalouse dans ce chant de Noël

 

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 L'application d'un des deux guitaristes

 

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Le Président Denis Llorca présente la chorale "Viento del Sur"

et les villancicos navideños au programme

Crédit photographique : Fleur Dache