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24/02/2011

Marché de la Saint-Valentin

Saint-Brès a organisé le samedi et dimanche 12 et 13 février 2011, la 5ème édition de son Marché de la Saint-Valentin.

 

En invitant des artisans d’art à venir exposer, la Commune de Saint-Brès a donné l’occasion aux amateurs de belle facture, d’art, de création et de créativité, d’acquérir des objets uniques.

 

Le Salon a permis, en cette période de Saint-Valentin, l’achat de cadeaux pour des êtres chers même si la plupart des achats consistaient en l’assouvissement d’un plaisir personnel.

 

Guy Valentin (remarquable coïncidence en terme de nom !) et son épouse étaient les maîtres de cérémonie.

 

L’organisation appuyée par des bénévoles était parfaite mais discrète ce qui a permis aux visiteurs de se sentir comme chez eux dans la magnifique salle polyvalente Gaston-Sabatier, aux superbes volumes et toute parée de bois.

 

Avec cette 5ème édition, le marché de la Saint-Valentin a trouvé sa place, attirant plus de 40 exposants et de très nombreux visiteurs venant tant du Gard que de l’Hérault.

 

Voilà de quoi satisfaire le Maire de Saint-Brès, Laurent Jaoul, qui présidait pour la première fois au vin d’honneur de cette manifestation.

 

La beauté et l’esthétique étaient ce qui unifiait les objets exposés : bois sculpté, poterie, patchwork, verrerie, tissage, peinture sur céramique, tissus d’exception, mobilier en carton, tableaux, lampes, bijoux, objets en cuir, etc.

 

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20/02/2011

Carrefour des métiers

En unissant leurs forces depuis l’année 2005, les collèges François Mitterrand de Clapiers et Pierre Mendès-France de Jacou organisent un très concluant rendez-vous annuel : le Carrefour des métiers. 

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Accueil chaleureux pour ce Carrefour des métiers au Collège de Jacou

 

Ces deux collèges scolarisent les enfants d’Assas, Guzargues, Sainte-Croix de Quintillargues, Clapiers, Montaud, Saint-Bauzille de Montmel, Saint-Drézéry, Teyran et Jacou, soit un vaste territoire au Nord-Est de Montpellier.

 

C’est Jacou qui accueillait cette année (tandis que Clapiers est l’hôte des années paires), en ce samedi 12 février 2011.

 

De très nombreux professionnels, habitant souvent le secteur ou anciens parents d’élèves, se sont prêtés au jeu des explications sur leurs métiers respectifs.

 

Certains professionnels venaient de plus loin, marquant leur intérêt pour cette manifestation où se pressent des centaines d’élèves de 4ème et de 3ème.

 

Leurs parents les accompagnent fréquemment et participent aux entretiens.

 

Des lycées du secteur ou spécialisés comme des institutions (Armée, Gendarmerie) ont tenu à venir informer la jeunesse sur les débouchés scolaires ou en terme de possibilités de carrières.

 

Part de rêve, démystification, aspects pratiques, tâches quotidiennes, restrictions d’accès, diplômes à viser, les professionnels ont parlé vrai de leur expérience, de leur vécu et n’ont pas été avares en conseils.

 

Chaque filière professionnelle a sa fierté : il est de son devoir d’attirer la jeunesse à défaut de devenir une profession délaissée et bientôt dévalorisée.

 

Ce Carrefour des métiers est aussi l’une des rares occasions d’une authentique rencontre intergénérationnelle.

Les deux principaux, Anne-Marie Jaffuel pour le Collège Pierre-Mendès France et Cyrille Guillermin pour le Collège François Mitterrand n’ont pu que se féliciter de la réussite d’une initiative à laquelle contribuent largement les parents d’élèves, fédérations PEEP et FCPE réunies.

 

L’organisation d’une telle manifestation mobilise le corps enseignant, les auxiliaires d’éducation comme les documentalistes, le chef cuisinier.

 

De très nombreuses salles de classes ont dû être mobilisées.

 

Les visiteurs ont d’ailleurs pu apprécier la qualité des locaux, très éclairés et très accueillants.

 

Pierre Maurel, Vice-Président du Conseil général de l’Hérault, chargé des collèges, a souligné l’importance de cette rencontre avec les professionnels pour des pré-adolescents ou adolescents tout juste sortis de l’enfance et qui devront, dès la 3ème puis la 2nde, faire des choix en terme d’orientation et commencer à se familiariser, très progressivement, avec le monde du travail.

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La correspondante Midi Libre de Clapiers et une parente d'élèves

 

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 Des professionnels et la Maire-adjointe de Jacou à l'éducation

 

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Des élèves en pleine écoute de l'intervenante professionnelle 

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 Une autre classe avec la présentation de plusieurs métiers

12/02/2011

Serment d’Assas

Le 40ème anniversaire du « Serment d’Assas » a réuni de nombreux maires et élus locaux à Vailhauquès, le mercredi 2 février 2011. 

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Le cortège des élus se forme

Au début des années 70, la viticulture a vécu une crise sévère liée aux importations, à la surproduction et à l’inadéquation entre production et demande.

 

En effet, à partir de 1970, l’entrée de l’Espagne et de l’Italie dans le Marché commun avaient entraîné une ouverture des frontières.

 

L’afflux de vins de ces pays avait induit un effondrement des prix et une mévente des vins français, comme du temps des importations des vins algériens.

 

Les viticulteurs étaient alors très inquiets mais aussi très en colère.

 

La viticulture vacillant, c’était toute l’économie de la région Languedoc-Roussillon qui était menacée, c’était tout le peuple de la vigne qui craignait pour son avenir.

 

Aussi, les vignerons ont-ils reçu le soutien des maires.

 

Dans l’Hérault, plusieurs d’entre eux occupèrent, dans un élan de résistance citoyenne, le Pavillon populaire à Montpellier, sur l’Esplanade.

 

Ces maires venaient essentiellement :

-         du Saint-Chinianais (Raoul Bayou de Cessenon sur Orb, le grand député, ardent défenseur de la viticulture, Armand Petit et Aimé Martin, Adjoints à Causses-et-Veyran),

-         du Biterrois (Louis Lapalu de Cers, Jean Sénégas de Puimisson et Alfred Crouzet de Servian),

-         du Piscénois (Jean Abbes d’Alignan du Vent, Fernand Combes de Cabrières, Armand Bilhac de Péret, Jean Toudon de Nézignan l’Evêque et André Espitalier de Fontès),

-         du Nord de Montpellier (Henry Moynier d’Assas, Marcel Gibily de Teyran, Augustin Recouly des Matelles, Senaux Adjoint à Castries et Marius Sauvan de Saint-Vincent de Barbeyrargues),

-         d’autres coins de l’Hérault, avec Marius Cauquil de Minerve et Emile Casanave de Siran pour le Minervois, Raynal Adjoint à Ceyras, Georges Caumeil de Saint-Guiraud et Jean Brusque de Saint-Jean de la Blaquière pour les premiers contreforts du Larzac méridional, Théophile Luce de Mauguio et Charles Prieur de Mireval comme rares représentants de la côte, mais pas n’importe laquelle, en ce qui concerne la commune proche de Frontignan, puisque complantée en cépage Muscat et productrice de Vins doux naturels (VDN).

 

Il s’agissait pour ces édiles héraultais de montrer leur solidarité envers les viticulteurs.

 

Henri Moynier, premier magistrat de la Commune d’Assas, s’en alla quérir dans sa Mairie ce qui allait devenir l’insigne de cette nouvelle mairie symbolique, plantée au Pavillon populaire, où voulaient résister, nuit et jour, les maires héraultais.

 

L’occupation dura deux jours, les 2 et 3 février 1970, une grande manifestation populaire prenant le relais le 4 février.

 

Un an plus tard, une manifestation se tint à Assas réunissant « Les maires du 2 février 1971 » pour commémorer, avec gravité et solennité, l’occupation du Pavillon populaire.

 

Ainsi fut signé le « Serment d’Assas » qui entra dans l’histoire et qui n’en est pas sorti depuis, l’Association des Maires de l’Hérault n’ayant jamais failli à ranimer la flamme, au jour anniversaire.

 

Le « Serment d’Assas » fut ainsi rédigé :

 

« Réunis à la Mairie d’Assas pour rappeler la manifestation de Montpellier et leur occupation du Pavillon populaire du 2 février 1971, « Les maires du 2 février » :

 

Conscients de traduire le sentiment profond de la quasi-unanimité de leurs collègues du département

Fermement décidés à oublier les nuances politiques qui peuvent les séparer pour ne retenir que leur farouche volonté de lutter en commun pour assurer l’avenir des populations qu’ils représentent.

 

Certains qu’en défendant le vin, ils travaillent pour une juste cause et sauvegardent toute l’économie du département.

 

Prennent l’engagement de rester unis pour soutenir totalement et de toutes leurs forces, la profession de l’agriculture et tout particulièrement la viticulture, victime d’une politique gouvernementale qui cherche à la déshonorer par une médisance sans répit et la ruiner par une série de décrets et de lois particulièrement nocifs, tant sur le plan national qu’à l’échelle d’un marché complètement défiguré. »

 

Ce mouvement des Maires de l’Hérault s’est inscrit dans la longue tradition de défiance du Midi par rapport au pouvoir central, en réaction à Paris, incarné localement par le Préfet et au national par le Gouvernement.

Les événements de 1971 constituèrent l’étincelle d’une longue période de protestation.

 

Ce fut le début de l’escalade de la violence qui connut comme point d’orgue les funestes événements de Montredon des Corbières, le 4 mars 1976.

 

Après de grandes manifestations et des heurts répétés, après des mois et des mois de quasi-insurrection, le Pouvoir central souhaitait une issue, une fin, quel qu’en soit le prix.

 

Emile Pouytes, vigneron d’Arquettes en Val (Aude) et Joël Le Goff, Commandant de CRS, tombèrent successivement, morts, à Montredon des Corbières, touchés chacun par une balle entre les deux yeux (ces héros, indissociablement liés par leur infortune funeste, sont depuis honorés tous les ans par un hommage populaire et public lors de chaque premier dimanche du mois de mars au Pont de Montredon).

 

Ce 4 mars 1976, un face à face s’était instauré entre les très nombreux manifestants et les non moins nombreuses forces de l’ordre, tous harassés.

 

La tension était à son comble.

 

De Paris, plusieurs fonctionnaires d’autorité et des ministres ont suivi en direct, minute après minute, la tragédie de Montredon où des manifestants viticulteurs s’étaient déplacés pour interrompre la circulation ferroviaire.

 

Le Pouvoir central allait obtenir l’électro-choc qu’il attendait vraisemblablement, compte tenu des décisions prises et ordres transmis : le dénouement dans le sang d’un mouvement de protestation populaire qui s’éternisait.

 

Le lendemain des événements du 4 mars 1976, le Midi se réveilla sonné devant la mort de ces deux innocents.

 

Il y a bien eu un « avant-Montredon » avec des manifestations de masse qui faisaient trembler le pouvoir (à l’image de ce qui s’est passé en 1907 avec la « Révolte des vignerons » lancée par Marcellin Albert et orchestrée par Ernest Ferroul) et la force de frappe, sous forme d’exactions, du Comité régional d’action viticole (CRAV).

 

L’« après-Montredon » fut une retour à la non violence, à l’arrachage primé mais aussi à l’obtention des premiers signes de qualité (VDQS de Saint-Chinian et de Saint-Saturnin de Lucian sur l’impulsion de Raoul Bayou et de Gilbert Sénès, députés de l’Hérault) et à la révolution qualitative qui fera perdre au Languedoc sa première place en terme quantitatif mais qui lui fera, en revanche, demain, mériter son appellation de « Plus grand vignoble du Monde », cette fois-ci via une métaphore devenue qualitative. 

 

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 Les maires, adjoints et conseillers généraux convergent vers le lieu de commémoration

  

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 L'assistance est attentive et concentrée sur cette page d'histoire

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 André Vezinhet, Président du Conseil général de l'Hérault

et Kléber Mesquida, Président de l'Association des Maires de l'Hérault

sous le drapeau des "Maires du 2 février 1971"

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 Une petite exposition retraçant les événements et les commémorations successives,

 au travers de la presse régionale

 
 

 

 

 

Crédit photographique : Fleur Dache

07/02/2011

La culture taurine à l'honneur

Le week-end des 22 et 23 janvier 2011, s’est tenue la 3ème édition du Festival « Biòus et Toros », dans le village de Castries. 

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Modestement, ce festival a pour ambition de nous faire partager la passion de certains hommes et femmes pour les taureaux et les chevaux.

 

Jean Roumajon, Castriote, organisateur de cet événement et grand amateur (aficionà) de cultures taurines, avait concocté un week-end des plus complets.

 

Concours vidéo avec remise de prix, chants traditionnels interprétés par la chorale des « Escoutaïres de la Cabreto », des Arlésiennes en costumes traditionnels et encore une projection de documentaires sur la culture taurine.

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L’hétéroclisme de la programmation mettait en valeur non seulement le caractère ancestral de cette relation entre l’homme et l’animal mais aussi la richesse sociale et culturelle des traditions locales.

 

« La Course de Satin » par exemple, évoquée dans certains textes du début du 16ème siècle, est une course sur un circuit très court, qui met en avant la vélocité du cavalier et de sa monture. 

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Le vainqueur de la compétition recevait en récompense une écharpe en soie verte et à franges d’argent.

Dans une approche plus humaine, fut découvert la personnalité de la « Grande Demoiselle » : Fanfonne Guillerme, femme emblématique de la vie des manadiers. 

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De même fut présenté « Camarina », triple Biòu d’Or, l’illustre taureau de la manade Chauvet qui, à 14 ans, disputait encore de nombreux rasets.

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Enfin, Jacky Siméon, raseteur d’exception, a honoré la séance de sa présence. 

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Ce Festival est le reflet de l’enracinement de la culture taurine dans la vie régionale, de part et d’autre du Vidourle, en Camargue, en petite Camargue et sur les premiers coteaux de l’Hérault. 

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Crédit photographique : Fleur Dache