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27/03/2011

Les enjeux financiers de la dépendance

La prise en compte de la dépendance en France est un des grands enjeux de la fin de vie : un pays dit avancé doit savoir consacrer suffisamment de sa richesse pour accueillir, le plus humainement possible, ses anciens ne pouvant plus se prendre en charge eux-mêmes.

Le rapport d'une mission de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS), publié en août 2009, apporte des éclairages et des éléments chiffrés précieux.

La note qui suit est en quelque sorte un résumé du rapport, ponctué d'analyses complémentaires,

Le coût de la dépendance est inflationniste du fait du vieillissement de la population française, de l'exigence d'une amélioration du service dans les Etablissements d'hébergement des personnes âgées (EHPAD) et d'une nécessaire revalorisation des métiers, notamment des aides soignantes.

L'augmentation de l'espérance de vie en bonne santé, les efforts de maintien à domicile, les gains de productivité dans les maisons de retraite, notamment grâce à l'acquisition de matériels, les économies sur les consommables (médicaments, énergie, etc.) sont autant de pistes ou d'espoirs de modérer la croissance du coût de la prise en charge de la dépendance,

Un clivage Gauche/Droite existe sur la mobilisation de financements supplémentaires.

Au delà de la rigueur budgétaire liée au surendettement de l'Etat, contrainte pesant sur tout Gouvernement de Gauche comme de Droite, le clivage porte sur qui sera reporté le fardeau financier :

- pour la Droite, la souscription d'une assurance privée personnelle obligatoire ou la capitalisation financière individuelle est la solution,

- la Gauche, quant à elle, prône une couverture collective (le 5ème risque) avec un financement du type CSG (contribution sociale généralisée) touchant tous les revenus mais épargnant les plus faibles).

La Mission a chiffré le coût mis à la charge de la personne âgée en EHPAD qui comprend :

- le tarif de l'hébergement minoré de l'APA (allocation personnalisée d'autonomie) allouée par les départements,

- les frais de mutuelle, de consommation obligatoire (produits de toilette, blanchissage), de consommation facultative (téléphone, télévision, accès Internet) et de consommation de libre choix, cette dernière étant étroitement liée au pouvoir d'achat.

En réalité, l'IGAS constate une somme à charge des résidents sensiblement supérieure aux sommes couramment annoncées.

1.500 € mensuels sont un minimum incompressible !

2.900 € sont constatés en milieu urbain, sans prestations particulièrement luxueuses.

5.000 € représente le tarif le plus élevé.

Globalement, la mission part sur une moyenne très approximative de 2.200 € mensuels.

Cette somme est à comparer avec la retraite moyenne d'un Français : 1.200 € mensuels.

Contrairement aux courts séjours, il est impossible de connaître à l’admission la durée du séjour dans un EHPAD.

En effet, la notion de moyenne n’a pas de sens.

Concernant les frais occasionnés sur la totalité de la durée du séjour et relevant du financement privé, aucune statistique n’existe de la part d’organismes publics.

Un groupe privé, gérant environ 10.000 places, estime à 1.120 jours, soit approximativement 37 mois, la durée totale d’un séjour permanent (chiffres de mai 2009).

Pour les séjours terminés, relatifs aux résidents définitivement sortis d’un EHPAD : 860 jours soit 28 mois.

Le coût supporté par les personnes âgées ou leurs familles peut donc être estimé dans une fourchette allant de 42.000 € (pour 28 mois à 1.500€) à 107.300 € (pour 37 mois à 2.900 €).

La moyenne serait – mais cela ne peut donner qu’un ordre de grandeur – de 75.000 €.

De ce coût brut, il faut déduire les aides publiques : fiscales (Etat), au logement (caisses d’allocations familiales), sociale au logement (conseils généraux).

Ces aides ne sont pas articulées entre elles : leurs dispositifs sont hétérogènes.

Le ciblage insuffisant de la plupart de ces aides leur confère un caractère largement anti redistributif, ce qui vraiment insatisfaisant.

Très souvent, les retraites ne suffisent pas à couvrir les frais : les obligés alimentaires sont sollicités et les patrimoines familiaux entamés ou absorbés.

Toutefois, pour éviter une récupération de l’aide sociale sur la succession, beaucoup de familles évitent d’y faire appel.

Concernant les tarifs pratiqués par les EHPAD, ils sont certes transparents mais on ne retrouve pas forcément un lien avec la qualité des prestations, la qualité de la prise en charge.

En outre, il n’existe pas de lien entre le montant mis à la charge du résident et le niveau de ses revenus (sauf pour les personnes admises à l’aide sociale).

La réalité malheureusement, c’est que de très nombreuses personnes aux revenus limités n’ont accès qu’à des EHPAD chers.

Le coût immobilier et les mises aux normes jouent un rôle important sur le niveau des tarifs.

L’admission en EHPAD se fait en dernier recours, lorsque plus aucune solution n’est possible.

Le consommateur n’est donc pas en situation de choix.

La concurrence est, de ce fait, très réduite, car la décision est prise dans l’urgence par la famille et que les places sont en nombre limité, notamment en milieu rural.

En fait, le financement des EHPAD provient de la répartition et de (dé)capitalisation des familles.

Cette capitalisation, de façon singulière, ne fait pas véritablement débat, contrairement au secteur des retraites.

Toujours d’après le rapport de l’IGAS : « Il s’agit d’une forme de capitalisation qui s’ignore ».

« En fait, le parallèle fait entre le niveau de retraite et les coûts laissés à la charge des résidents est non fondé puisqu’il n’y a aucun lien entre eux. »

Le patrimoine médian des Français est compris entre 100.000 et 170.000 € (avec 40.000 € de dettes à déduire)

Si on fait un rapide calcul, 100 à 130.000 € financent 4 à 5 années en EHPAD, en partant sur une base de 2.200 € par mois.

Il existe toutefois un problème réel pour réaliser l’immobilier : illiquidité et insécabilité.

Des cas d’entrées différées ou de sorties décidées pour des raisons financières, des transferts pour des raisons de coût, des limitations de dépenses par la famille ou la personne âgée elle-même ne sont pas rares.

Ces situations recouvrent de véritables cas de maltraitance.

La grande question pour les années à venir, malgré l’augmentation prévisible des dépenses, c’est comment réduire les coûts restant à charge des résidents si l’on veut démocratiser l’accès aux maisons de retraite.

Il se peut aussi qu’à terme, il y ait des évolutions dues à un nouveau rapport entre l’offre et la demande.

Concernant l’objectif de maîtrise ou de réduction des coûts, la Mission de l’IGAS liste les pistes suivantes :

- imputation de certaines dépenses, aujourd’hui incluses dans le « forfait hébergement », sur les postes « soins » ou « dépendance »,

- mutualisation entre établissements,

- conception d’un nouveau type d’EHPAD avec des prestations moins coûteuses,

- standardisation de la construction des bâtiments,

- réduction de la surface des chambres,

- abaissement du niveau des normes,

- diminution du nombre d’agents non affectés aux lits des résidents (personnel de direction, d’accueil et technique),

- « sociabilisation » du coût de l’immobilier au travers de l’accès à des terrains gratuits ou à des aides à la construction.

Toutefois, s’il s’agit de rationaliser au maximum les coûts, la clientèle n’en demeure pas moins de plus en plus exigeante.

Comme le souligne la rapport de l’IGAS, la demande est autant de « care » que de « cure ».

La demande porte sur des établissements de plus petites tailles (plus proches de 40 lits que de 100), proches des villes et de leurs centres.

Il existe aussi une plus forte exigence dans la personnalisation de la prise en charge.

Ces deux souhaits ne vont malheureusement pas dans les sens de la baisse des coûts.

Côté offre : celle du public est encore quantitativement la plus importante mais il existe de forts besoins de modernisation des bâtiments plus anciens que dans le secteur privé.

Si dans les prochaines années, le public s’aligne sur le secteur commercial, une forte hausse des tarifs est à craindre partout où il faut moderniser ou construire.

En outre, les difficultés de remplissage rencontrées pas certains établissements sont un signe de l’inadéquation de l’offre : en effet, la demande porte sur les constructions neuves apportant un grand confort mais avec des tarifs élevés à la clef.

Alors qu’il faudrait réduire les coûts, la demande sociale tend au contraire à les augmenter : cruel dilemme à résoudre lors des prochaines années.

Quoiqu’il en soit, la possibilité de vieillir relève d’un progrès social dont nos sociétés riches doivent accepter le coût.

On pourrait parler d’humanitude : cette capacité à être solidaire des autres, à voir l’intérêt de l’homme d’abord et toujours !

Il faut mettre en place une solidarité nationale pour que tous nos anciens dépendants aient une fin de vie digne.

Cela passe par une contribution collective à ce qui doit être un effort national et collectif.

En conclusion, il ne pourra y avoir de démocratisation de l’accès aux EHPAD, et donc éradication de la maltraitance des personnes âgées en relevant mais n’y ayant pas véritablement accès, que par la création du 5ème risque.

Ce dernier, à côté de la maladie, de la vieillesse, de la famille et des accidents du travail, doit permettre une prise en charge financière, juste et équitable, par la Nation, de cette nouvelle couverture - et avancée - sociale.

22/03/2011

Les enjeux majeurs de la dépendance

Contrairement au risque maladie, le risque dépendance des personnes âgées ne fait pas l’objet d’une couverture collective.

Pour la branche maladie, la Sécurité Sociale perçoit des cotisations patronales et salariales obligatoires permettant une mutualisation des moyens au profit du malade.

En revanche, le risque dépendance échappe en grande partie à la solidarité de la Collectivité et son coût repose pour beaucoup sur la famille de la personne âgée dépendante.

Une concertation nationale sur le financement de la dépendance a commencé en janvier 2011, le Gouvernement annonçant vouloir prendre ses premières mesures durant l’été 2011.

Ce dernier a ensuite souhaité étendre cette concertation à l’ensemble du financement de la protection sociale.

Quant aux Conseils généraux qui financent en grande partie la dépendance, via le versement de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA), ils ont réuni dès janvier 2011, les « Assises de l’Autonomie ».

Yves Daubigny, Député Socialiste, chargé de la dépendance à l’Association des Départements de France s’est plaint de la méthode prévue pour la concertation par le Gouvernement : « d’habitude, on fixe des objectifs puis un calendrier ».

Pour les départements, la charge de l’APA est de plus en plus lourde.

Le dispositif est monté fortement en charge ces dernières années : 605.000 bénéficiaires en 2002 et 1,2 million en 2009.

Il ne semble malheureusement pas que la mise en place du « 5ème risque » (à côté des branches maladie, vieillesse, famille et accidents du travail), couvert par la solidarité nationale, soit à l’ordre du jour, en cette période d’ultra-libéralisme gouvernemental.

Un autre risque, dénoncé par la Gauche, est la privatisation croissante du système de santé.

La Fédération Hospitalière de France s’est plainte récemment de voir certains établissements publics perdre 5 % de leurs moyens de fonctionnement au nom d’une « convergence tarifaire » avec le privé voulue par le Gouvernement (l’objectif initial était d’équilibrer les ressources entre établissements les plus pauvres et les plus riches).

Toujours dans le domaine de l’accueil des personnes âgées, et depuis 2002, le secteur public a perdu 5 % de ses parts de marché au profit des établissements privés commerciaux.

Entre 2003 et 2007, 61 % des places pour personnes dépendantes ont été créées pas des promoteurs privés !

Or, la journée dans un établissement privé est plus chère de 40%.

Tout se passe donc comme si le secteur privé « écrémait » la clientèle aisée et laissait au public la clientèle moins aisée.

Un rapport de l’Inspection général de l’action sociale (IGAS) pointe un coût moyen de placement en maison de retraite de 2.200 € par mois, à rapprocher d’un montant moyen de retraite de 1.200 €.

Pour la FHF : « Même les établissements les mieux dotés ne disposent plus aujourd’hui de moyens suffisants pour faire face aux besoins de patients de plus en plus dépendants. »

« La convergence, si elle se poursuivait, aboutirait à 5.000 suppressions de postes dans les EHPAD et 7.000 dans les unités de soins longue durée. »

Il existe donc des signaux inquiétants de paupérisation des établissements publics et d’incapacité à transformer des coûts croissants pour la Collectivité et les familles en emplois stables et de qualité.

Quel bilan peut-on faire des besoins du public relevant des établissements d’hébergement des personnes âgées dépendantes (EHPAD) ?

Les statistiques les plus détaillées datent un peu (année 2004) mais elles donnent des tendances qui perdurent.

1 million de personnes de plus de 60 ans seraient dépendantes : 39 % physiquement, 26 % du fait de troubles du comportement, 35 % pour des handicaps à la fois physiques et psychiques.

Les pensionnaires des EHPAD ont en moyenne 86 ans.

70 % des entrants et 70 % des sortants viennent et vont à l’hôpital.

Les EHPAD accueillaient 644.000 résidents fin 2003 (moyenne d’âge de 83 ans et 2 mois avec 29 % de plus de 90 ans) contre 600.000 fin 1994 (moyenne d’âge de 81 ans et 10 mois avec 19 % de plus de 90 ans).

La tendance de fond, depuis, est toujours à l’augmentation du nombre de résidents en EHPAD malgré les incitations de maintien à domicile : le vieillissement de la population n’y est pas pour rien.

L’entrée en maison de retraite est de plus en plus tardif : 77 ans et 6 mois à fin 1994 contre 79 ans et 2 mois à fin 2003.

80 % des résidents en maison de retraite (excepté les foyers logements) en 2004 étaient dépendants (GIR 1 à 4, avec une majorité de GIR 1 à 2, soit fortement dépendants) contre seulement 57 % en 1998.

En résumé, les Français rentrent de plus en plus tard en EHPAD, à un stade où ils sont de plus en plus lourdement dépendants.

Or, la médicalisation n’est pas le fort de ces établissements avec en moyenne la présence 2 jours par mois d’un médecin coordinateur et l’emploi d’une infirmière dans 15 % des établissements seulement.

De ce fait, les pensionnaires des EHPAD sont dirigés, en cas de problème, vers les Urgences et seulement 21 % des personnes en provenance des EHPAD sont admises en gériatrie.

L’intervention d’un médecin coordinateur, compétent en gériatrie, date de 2005 : cette fonction a été créée avec un objectif de santé publique.

Le vieillissement de la population (8,8 % de plus de 75 ans en 2010 et une prévision de 12,0 % en 2030, soit une augmentation de l’ordre d’un tiers) augure une augmentation du coût de la dépendance.

Le coût de la dépendance est estimé, en 2009, à 22 milliards d’€.

Si le nombre de personnes dépendantes va augmenter inexorablement, il serait aussi nécessaire d’améliorer :

- les conditions d’hébergement, compte tenu de la forte élévation du niveau d’exigence qualitative de la clientèle,

- les conditions de travail et de rémunération du personnel, avec des métiers souvent pénibles et mal rémunérés.

Entre l’augmentation du nombre de personnes dépendantes et celle de la qualité de l’accueil, les besoins de financement de la dépendance vont être de plus en plus importants.

Le récent rapport de Valérie Rosso-Delord, Députée UMP préconise de s’appuyer sur l’assurance privée pour prendre en charge une partie des besoins de la personne dépendante.

Cela consisterait pour les particuliers à souscrire un contrat dépendance auprès d’un assureur ou d’une mutuelle.

Cette souscription serait obligatoire mais on comprend bien que le niveau de cotisation, et donc de prestations éventuelles ultérieures, serait forcément conditionné par la capacité financière de chacun et le problème de l’impécuniosité de certains.

Cette conception du complément par une assurance privée, couverture individuelle, s’oppose à la création d’une 5ième branche de la protection sociale, couverture collective du risque dépendance financée par des prélèvements sur le travail, les revenus et le capital.

16/03/2011

Théâtre à Saturargues

Saturargues, village lové dans le Lunellois rural, est un haut lieu du théâtre, art qui s’inscrit en lettres majuscules dans la politique culturelle municipale.
Matilda Pételot-Otalora, Conseillère municipale déléguée à la culture, est aussi la Présidente de l’Association municipale saturarguoise qui organise une programmation annuelle théâtrale de grande qualité.
Vendredi 19 février 2011, la Compagnie Cagn’Art du Foyer rural de Boisseron jouait « Knock », ou « Le triomphe de la médecine », de Jules Romains (né en 1885 et décédé en 1972).
Cette pièce de théâtre, écrite en 1922, connut sa première représentation en 1923 à la Comédie des Champs Elysées.
Jouée plus de 1.500 fois, elle prend pour cadre un village provençal reculé, Saint-Maurice, un pays où l’état de santé des habitants était excellent et où la peur de la maladie, le luxe d’être malade comme le plaisir de se soigner n’étaient pas encore arrivés de la ville.
Louis Jouvet, pharmacien de son état dans la vie civile, a incarné le Docteur Knock au cinéma, avec Jean Carmet et sous la direction de Guy Lefranc.
Dans la lignée du « Malade imaginaire » de Molière, la pièce est une satire de la médecine.
Cette farce, jouée avec sérieux - style pince sans rire - par la Compagnie Cagn’Art, avec notamment comme premier rôle, Francis Pratx, Maire en exercice de Boisseron, fut d’une grande fraîcheur.
Elle s’inscrit bien, comme un clin d’œil, dans la région de Montpellier, ville siège d’une illustre Faculté de médecine, aux équipements de santé à rayonnement national et à forte offre médicale.
Le sujet traité par Jules Romains est l’application de la publicité dans le domaine médical (avec notamment l’invention de la consultation gratuite pour recruter des malades).
Dans la pièce, la médecine devient un commerce lucratif et un instrument de domination des individus appuyé sur l’autorité de la science (« Il n’y a de vrai décidément que la médecine, peut-être aussi la politique, la finance et le sacerdoce que je n’ai pas encore essayés » analyse le Docteur Knock).
Quelques citations extraites de la pièce :
- le docteur Knock : « Ce que je veux, avant tout, c’est que les gens se soignent » et « J’estime que malgré toutes les tentations contraires, nous devons travailler à la conservation du malade »,
- la mise en cause de son confrère, le Docteur Parpalaid : « Dans votre méthode, l’intérêt du malade n’est-il pas subordonné à celui du médecin ? »,
- et la réponse à la question par le Docteur Knock : « Il faut bien garder des biens portants, ne serait-ce que pour soigner les malades »,
- soit finalement la reprise de la célèbre maxime de Claude Bernard : « Les gens bien portants sont des malades qui s’ignorent ».
Heureusement, les médecins prêtent le serment d’Hyppocrate et sont interdits, sous la surveillance du Conseil de l’ordre, de toute promotion ou publicité.
Certains continuent même à proportionner leurs émoluments aux revenus du patient.
L’ensemble de la profession s’intéresse à l’éthique en médecine, notamment suite à l’émergence de nouvelles technologies.
Cette pièce donnée en représentation à Saturargues pousse à la réflexion.
Cet éveil culturel, certaines communes rurales et le Mouvement Rural (nouveau nom de la Fédération des Foyers Ruraux restée fidèle à sa vocation d’éducation populaire) s’en sont donné l’objectif.
La Salle Michel Galabru de Saturargues, équipée de gradins amovibles, modulable en capacité, équipée d’une grande scène, est particulièrement bien adaptée au théâtre.
Cet équipement polyvalent accueille aussi les lotos, le repas des aînés, la cérémonie des vœux de la Municipalité, l’activité Rock, la Gymnastique, etc., etc.
La Municipalité de Saturargues a souhaité choisir comme nom de baptême celui d’un artiste de son vivant, et non à titre posthume.
Jean-Luc Cohen qui donne des cours de théâtre dans le Lunellois fit jouer ses relations avec Jean Galabru (fils de Michel) et avec Marc Galabru (médecin à la retraite frère de Michel), respectivement à la tête des compagnies théâtrale « Michel Galabru » et « Marc Galabru ».
C’est ainsi que Michel Galabru, ce grand acteur originaire d’Avène près du Bousquet d’Orb et de Lunas (dans les Hauts-Cantons de l’Hérault), monument du théâtre français, vint en 2009 honorer cette Salle Michel Galabru de sa présence et de sa sympathie.
Tous les ans, l’Association municipale saturarguoise programme 6 pièces amateurs et 1 pièce professionnelle, pour le plus grand plaisir d’un public nombreux et curieux venu de tout le Lunellois et même au-delà.
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Un public nombreux occupe les gradins amovibles de la Salle Michel Galabru
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Le Docteur Parpalaid, son épouse et son successeur : le Docteur Knock
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La casse-croûte d'un voyageur, sorti du train, à son arrivée
au chef-lieu de canton : Saint-Maurice
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Le Docteur Knock fait préparer au garde-champêtre la criée
de l'annonce de la consultation gratuite
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Madame la Marquise en consultation au cabinet du Docteur Knock
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Le triomphe de la médecine avec l'hôtel de Saint-Maurice devenu Centre de soins
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Discussion philosophique sur la méthode du Docteur Knock
Crédit photographique : Michel Chastaing

11/03/2011

Equitable-concert

Vendredi 18 février 2011, à la Salle Georges Brassens du Crès, l’Association « Equitable-concert » proposait une soirée comédie musicale au profit de l’Association « Bola ».

 

« Equitable-concert » est fondé sur le principe du partage et de la synergie que peut créer un groupe d’êtres humains unis dans une même volonté.

 

L’idée de ce concept a pour origine la passion d’une jeune femme, Perrine. Aujourd’hui disparue, c’est en sa mémoire que l’Association « Equitable Concert » se bat pour faire perdurer le travail qu’elle avait commencé.

 

Sa mère, Maryèle Bermond-Rizzoli, cheville ouvrière de l’Association « Equitable-concert », fait ainsi perdurer la passion de sa fille pour le spectacle et le commerce équitable.

 

« Equitable concert », c’est donc amener le public à prendre des risques.

 

Lâcher sa télévision pour découvrir ce que l’on ne connaît pas.

Mieux connaître le commerce équitable.

 

Apporter un soutien à des associations humanitaires, comme l’Association « Bola » qui développe des projets agricoles, de forage de puits et éducatifs dans les villages de Bô et Lâ au Burkina Faso.

 

Donner une visibilité aux artistes locaux.

 

Ainsi, la troupe de la « Clémentine » dirigée par Jacques Barant interprétait ce soir-là Frou Frou les Bains de Patrick Handecoeur.

 

Partager, échanger et donner pour aider les autres.

 

En effet, l’équipe d’Equitable-concert est entièrement bénévole.

 

Cette Association est particulièrement originale puisqu’elle œuvre gratuitement pour d’autres associations.

 

Les entrées sont totalement reversées à l’association humanitaire invitée au Crès.

 

Les subventions servent à payer les artistes et l’unique source de financement qui revient à l’association Equitable-concert est la buvette.

 

Cet esprit solidaire et fort est à applaudir des deux mains.

 

Le public, lui, a beaucoup applaudi la comédie musicale joué par « Clémentine » pour l’excellente soirée qu’elle a fait passer et les rires qu’elle a su provoquer.

 

Ce public vient certes pour la qualité des spectacles mais aussi parce qu’il participe à une économie solidaire.

 

Nous retrouverons toute l’équipe d’Equitable-concert le 18 mars 2011 pour « Aléas de la chanson », avec des chansons des années 30, au profit de l’Association « Halte-Pouce », puis le 15 avril 2011 avec Luigi de Zarlo, pour une improvisation de guitare sur défilé d’images, au profit de « Luciole ».

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L’EQUITABLE CONCERT

6, impasse des Ruches – 34920 Le Crès

Organisation de concerts au profit d’œuvres humanitaires

Président : Clément BERMOND
Téléphone : 06.26.04.97.78

Contact : BERMOND-RIZZOLI Maryèle
Téléphone : 04.67.70.12.82 et 06.73.79.83.51
E-mail :
b.maryele@voila.fr


Site Internet : www.equitable-concert.org

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 Crédit photographique : Fleur Dache

07/03/2011

Solidarité avec le Sénégal

L’Association pour la promotion de l’éducation au Sénégal (APES) a organisé le vendredi 19 février 2011 une soirée récréative à la Salle des Fêtes de Teyran, prêtée gracieusement par la Municipalité.

 

Après un apéritif africain (punch, jus de bissap), les presque 200 convives ont  pu déguster un panaché de salades exotiques et un poulet Yassa.

 

Les bénéfices de la soirée, soit 1.400 €, ont été intégralement réservés en vue d’acheter du matériels scolaires (fournitures telles que crayons, stylos, compas) pour une école élémentaire de la Commune de Pout (dite « Pout 4 »).

 

L’APES a d’ailleurs été créée en septembre 2010 à Teyran afin de venir en aide à l’école rurale de Pout et du Collège de Tivaouane.

 

Pout est située à 15 km de la capitale régionale, Thiès, et à 70 km de Dakar, la capitale nationale du Sénégal.

Cette commune regroupe 25.000 habitants dont 58 % ont moins de 18 ans !

 

Les besoins en éducation sont donc énormes et insuffisamment pris en compte par un Etat aux faibles moyens.

 

L’action des organisations non gouvernementales (ONG) s’avère donc indispensable pour équiper les écoles et favoriser la réussite scolaire.

 

Le coût des fournitures entraîne en effet souvent un fort abandon des études.

 

Dans toute l’Afrique, beaucoup d’enfants font plusieurs kilomètres pour se rendre à l’école, mangent plus ou moins en fonction des revenus de leurs parents, sont happés par les tâches ménagères pour les filles ou par les travaux des champs pour les garçons.

 

APES veut lutter contre l’abandon scolaire qui ne permet pas aux enfants d’être alphabétisés et de construire un capital de savoirs pouvant leur servir de viatique tout au long de leur vie.

 

Cheikh Lo, Président d’APES, et son épouse Delphine, Teyrannais d’adoption, se mobilisent au service de la jeunesse sénégalaise.

 

Lors de la soirée festive de Teyran, ils ont été entourés de très nombreux bénévoles unis pour servir cette grande cause humanitaire.

 

Cet événement, clôturé par une soirée dansante jusqu’à plus de 2 heures du matin, comprenait 3 spectacles de haut niveau :

-         tout d’abord, des contes africains racontés en musique (balafon et percussions) par Irénée Karfazo Domboué, conteur burkinabé très connu sur la place montpelliéraine,

-         ensuite, une performance d’Ouzin, artiste peintre sénégalais, qui tel un virtuose, a fait apparaître sur des toiles, des scènes de la vie champêtre, à l’aide de ses seuls doigts, servant à la fois de palette, de pinceau et de grattoir, le tout sur fond de musique africaine traditionnelle,

-         enfin, Bizabishaka a donné une démonstration de danse zouloue, très athlétique, sur des morceaux de musique sud-africaine contemporaine.

 

Trois spectacles hauts en couleurs, en signification et en culture.

 

Le 1er avril 2011, l'APES prévoit un autre dîner-spectacle, toujours à la Salle des Fêtes de Teyran et toujours pour venir en aide aux enfants de l'école sénégalaise de Pout : au programme, le "Concert du Gitan Noir".

 

L’Afrique et ses peuples méritent vraiment qu’on pense à eux.

 

APES – 21, rue de Bel-Air – 34820 Teyran – 06.62.56.01.06 – apes50@yahoo.fr

Blog de l’Association : http://www.apes50.over-blog.com  

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Cheikh Lo, Président de l'APES, présente la soirée

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De nombreux convives réunis en solidarité aux enfants du Sénégal

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 Irénée Karfazo Domboué en plein conte

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  Le musicien au balafon

 

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Le peintre concentré sur sa performance artistique 

 

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 L'oeuvre finie en danse et en musique

 

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La démonstration de danse zouloue 

(crédit photographique : Michel Chastaing)

 

 

02/03/2011

Pierre Bonnal en campagne

Pierre Bonnal a organisé le jeudi 10 février 2011, au Palais de Sports de Castelnau le Lez, sa première réunion publique.

 

Le Maire du Crès a donc lancé sa campagne pour les élections cantonales des 20 et 27 mars 2011.

 

Sur ce Canton de Castelnau-Le Crès, il lui avait manqué à peine 200 voix pour être élu en 2005.

 

Pierre Bonnal et sa suppléante, Dominique Nurit, Conseillère municipale d’opposition à Castelnau de Lez, sont investis par le Parti Socialiste.

 

Les problématiques nationales ne vont, bien entendu, pas être absentes de ces joutes locales.

 

Pierre Bonnal met en avant un programme dont les grandes lignes sont :

-         Proximité et écoute

-         Solidarité et égalité réelle

-         Justice sociale

-         Priorité à l’éducation

-         Souci de l’environnement

 

En terme de proximité et d’écoute, Pierre Bonnal, à son troisième mandat de Maire du Crès, bénéficie d’une excellente crédibilité, tant sa présence sur le terrain et auprès des habitants a été grande ces dernières années.

 

Concernant la solidarité et l’égalité réelle, le Parti Socialiste sort d’une longue réflexion sur la rénovation de sa politique en la matière et le Conseil général de l’Hérault est à la pointe pour le soutien aux personnes âgées, aux personnes handicapées, aux enfants et aux familles connaissant des difficultés.

 

Pour ce qui est de la justice sociale, elle relève pour beaucoup des politiques nationales avec une fiscalité qui serait plus juste, des droits de la personne comme au travail qui seraient mieux respectés, des salaires qui suivraient le coût de la vie, des retraites qui permettraient de vivre décemment, etc.

 

Concernant la priorité à l’éducation, Pierre Bonnal a reçu lors de la réunion publique le soutien de Pierre Maurel, Vice-Président du Département de l’Hérault, Conseiller général du canton de Montpellier 2 (Boutonnet, Hôpitaux-Facultés à Montpellier, Montferrier et Clapiers).

 

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