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25/05/2011

L’âne travailleur

Dimanche 15 mai 2011, à Saint-Christol, sur le site de l’ancienne gare, était organisée une grande journée dédiée à l’âne.

Les bénévoles du Comité des fêtes de Saint-Christol, de l’association « Les métiers d’autrefois » de Garons (Gard) et de l’association « L’Âne Bajanet » de Marsillargues étaient à pied d’œuvre.

Cette manifestation a attiré un nombreux public, malgré un vent du Nord à décorner les bœufs, vent qui avait découragé une partie des exposants du marché artisanal et de produits régionaux.

La peña Lou Pati, toujours venue du plat pays de Marsillargues, a assuré l’animation musicale.

Dès le matin, une charrette attelée de 11 ânes a défilé dans le village.

« L’Âne Bajanet » organisait précédemment cette manifestation attachante à Marsillargues et ce depuis 2006, avec 6 ânes.

La tradition dans cette association veut que chaque année soit mobilisé un âne supplémentaire : pour l’édition 2011, ce sont donc 11 amis asins qui se sont déplacés.

Les ânes sont élevés par les membres (originaires de Castries, Lunel et Mauguio notamment) de cette association qui partagent le plaisir de l’élevage, du harnachement, de l’attelage et du travail attelé.

« L’Âne Bajanet », présidé par Claude Catarsi,  promeut et maintient les traditions de l’âne à Marsillargues et dans sa région.

Cette association n’hésite pas à animer les villages des coteaux lunellois, comme Saint-Christol mais aussi précédemment Saturargues.

A Marsillargues, « L’Âne Bajanet » n’hésite pas à atteler un âne à une charrette anglaise pour faire la tournée du Père Noël dans les écoles maternelles.

En outre, en avril 2010, cette association a organisé sa première transhumance en mobilisant 800 animaux (moutons, boucs, brebis) qui ont traversé Marsillargues en un impressionnant troupeau, coloré et bruyant.

Mais cette association s’exporte aussi jusqu’à Marseille où elle a contribué à faire défiler, sur le Vieux Port et la Canebière, une « carreto ramado » attelée de 68 ânes, battant un record de France.

Bref, la passion des ânes !

Du moment qu’ils travaillent !

En transportant des enfants comme en contribuant aux travaux des champs.

Des ânes qui oeuvrent, qui sont les auxiliaires de l’homme dans les travaux agricoles et forestiers : débardage de bois, labour, transport de personnes et de produits agricoles, etc.

Des ânes qui font preuve de toute leur intelligence, de toute leur puissance et de toute leur adresse.

Pour revenir à l’événement de Saint-Christol, l’après-midi a été consacrée à des démonstrations de maniabilité d’attelages tractés par des ânes, toujours à l’Espace Gare.

Enfin, pour terminer en beauté la journée, « L’Âne Bajanet » a opéré un lâché d’ânes dans le vieux village de Saint-Christol, traversant le cœur du village, en passant par l’avenue de l’Occitanie et en arrivant aux arènes, où le public put ovationner les bénévoles organisateurs et les héros du jour : les ânes travailleurs !

 

 

18/05/2011

Le Fonds Social du Logement dans l'Hérault

Le Conseil Général de l’Hérault développe une politique active de soutien au logement social et au logement des moins favorisés.


A ce dernier titre, le Département de l’Hérault gère le Fonds Social du Logement (FSL).


Le CG34 vient de faire paraître le bilan d’activités 2010 des services de l’« Espace Logement Hérault ».


Les besoins d’intervention 2010 ont été plus importants encore que les années précédentes (26 % de plus qu’en 2008) du fait des effets conjugués de la crise économique, de l’augmentation sensible du prix de l’électricité, du gaz, du fuel domestique (précarité énergétique) et du niveau toujours plus élevé des loyers.


Familles monoparentales, jeunes et personnes âgées notamment, sont de plus en plus nombreux à solliciter les services du Département de l’Hérault pour les aider à payer leur loyer ou des factures liées au logement.


Le public bénéficiaire de cet accompagnement social en lien avec le logement a des ressources inférieures ou proches des minima sociaux.


Ainsi 2/3 des ménages concernés ont des revenus mensuels inférieurs à 605 € pour une personne seule, à 840 € pour 2 personnes, 1.008 € pour 3 personnes, 1.344 € pour 4 personnes, etc.


Différents dispositifs d’aide existent et le Conseil général développe des transversalités et de la cohérence entre eux : aides aux impayés, garantie sur bail locatif, aménagement de créances d’emprunt, accueil en logement temporaire.


En outre, le Département de l’Hérault, au travers de ses agences territorialisées mène une politique d’accompagnement sociale au logement plus globale :
- publication d’informations collectives sur l’accès au logement,
- aides à l’amélioration des conditions d’habitat (travaux de rénovation, travaux de maîtrise des consommations d’eau et d’énergie),
- suivis individuels de familles (entretien personnalisé, ateliers de recherche de logement, aide à l’installation ou au maintien notamment prévention des expulsions locatives, actions en direction des accédants à la propriété et des propriétaires bailleurs privés),
- actions de médiation entre locataires et bailleurs sociaux.


En 2010, plus de 6.100 familles ont bénéficié dans l’Hérault d’une action logement diligentée par le Conseil Général.


Concernant plus particulièrement le Fonds Social du Logement, 20.734 demandes d’aides financières ont été enregistrées en 2010 (contre 19.283 en 2009 et 16.312 en 2008).


Du fait de l’augmentation de la demande, les délais de traitement se sont allongés.


La pression la plus forte s’exerce d’abord sur les secteurs de Béziers (7,6 % des familles sont concernées par le FSL ! ), du Sétois (5,1 %), du Piscénois-Agathois (4,7 %), du Centre-Hérault (4,4 %), du Lunellois (4,4 %), du Bédaricien (4,1 %) et ensuite seulement sur Montpellier (3,9 %).


Le FSL a été en 2010 déficitaire : il a donc été nécessaire de puiser dans ses réserves.


Globalement, le Fonds Social du Logement a permis d’allouer, en 2010, dans l’Hérault, 12,31 millions d’€ à rapporter à 11,50 millions de ressources.


Ces dernières reposent essentiellement sur un financement du Département de l’Hérault, à hauteur de 5,63 millions d’€ (49 % des ressources), ensuite sur le remboursement des prêts accordés aux familles précédemment (4,15 millions d’€ soit 36 %) et sur les contributions volontaires (Caisses d’Allocations Familiales, Mutualité Sociale Agricole, Communautés d’Agglomération, Communes, Bailleurs publics, fournisseurs d’énergie, … / 1,72 million d’€ soit 15 %).


Les emplois 2010 ont consisté en :
- 3,51 millions d’€ d’aides à l’accès au logement,
- 3,12 millions d’€ d’aides à l’énergie,
- 2,32 millions d’€ pour les actions territorialisées logement,
- 1,21 millions d’€ pour le maintien dans le logement,
- 0,91 millions d’€ pour les frais de fonctionnement,
- 1,24 millions d’€ de nouvelles provisions pour risques.


D’autre part, une petite mention est à accorder au nouveau dispositif DALO (Droit au logement opposable).


Ce dispositif, piloté par l’Etat, a enregistré peu de demandes en 2010.


Sur 1.151 dossiers examinés par la commission départementale, 987 dossiers ont été traités (Sources : DDCS Préfecture de l’Hérault).


27 dossiers ont été déclarés prioritaires (notion d’urgence) pour un hébergement, 21 propositions d’hébergement faites ayant débouché sur 6 refus et 14 accords.


275 dossiers ont été déclarés prioritaires (notion d’urgence) pour un logement, 193 propositions de logement faites ayant débouché sur 34 refus et 128 accords.


Grosso modo, 15 % des demandeurs ont donc obtenu satisfaction.


Le dispositif DALO a toutefois vocation à monter en puissance progressivement et viendra compléter la panoplie de mesures déjà prises par le Conseil Général de l’Hérault.


Ce dernier intervient par ailleurs sur le logement social, et ce, de façon très volontariste, dans une région où la croissance démographique représente un grand défi.


Le logement est fondamental : être logé décemment est un droit qui devrait être assuré pour tous.

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06/05/2011

Passage à la télévision numérique

Le passage à la télé tout numérique, ou Télévision Numérique Terrestre (TNT), c’est l’arrêt du signal analogique hertzien (5 chaînes historiques : TF1, France 2, France 3, France 5/Arte et M6) et son remplacement par un signal numérique hertzien.

Cette petite révolution est menée progressivement en France, depuis 2009, suivant un calendrier défini par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA).

Cette transition se terminera le 29 novembre 2011, notamment par le département de l’Hérault, bon dernier en la matière avec les quatre autres départements du Languedoc-Roussillon.

Certains téléspectateurs qui recevaient mal les émissions du Pic Saint-Baudille (commune d’Arboras) et dont l’antenne était tournée vers Marseille ont été précurseurs.

La télé numérique va apporter une qualité des images et du son bien supérieure et jusqu’à 19 chaînes nationales gratuites en plus des chaînes locales.

S’il n’est pas nécessaire de changer son téléviseur, il faut tout de même installer un adaptateur numérique, à brancher sur le poste.

Il suffit d’avoir une prise Péritel sur son téléviseur pour pouvoir brancher un adaptateur TNT

Comme il s’agit toujours d’un signal hertzien, l’antenne râteau ou intérieure servira toujours.

Les zones où la télévision analogique était difficile à capter (au moins 15 % des Français étaient concernés et beaucoup plus que ce que l’on croît dans l’Hérault y compris autour de Montpellier à cause des micro-reliefs), le passage au numérique, compte tenu des caractéristiques de cette technologie, sera ou tout bon (en général) ou tout mauvais.

Dans ce dernier cas, la réception sera impossible et l’usager de la télévision devra soit améliorer son antenne, soit se tourner vers la télévision par satellite ou par Internet (notamment offres « triple play » avec téléphonie, Internet et télévision).

L’analogique était un gros consommateur de fréquences hertziennes, contrairement au numérique qui permet de faire passer 6 fois plus de chaînes.

De ce fait, le téléspectateur va connaître un enrichissement de l’offre de chaînes gratuites, notamment de chaînes en Haute définition (dites HD).

En outre, l’optimisation de l’espace hertzien va permettre le déploiement des réseaux de téléphonie mobile de 3ème et 4ème générations, notamment pour une meilleure couverture des zones rurales non couvertes par l’ADSL, malgré les efforts de Num’Hérault.

De 6 multiplex actuellement, l’offre audiovisuelle hertzienne va pouvoir passer à 11 à l’horizon 2013-2015.

La Haute définition, jusqu’il y a peu réservée aux bouquets payants, va se démocratiser.

D’une part, parce que les grandes chaînes nationales à qui incombent l’équipement des relais émetteurs investissent mais aussi parce que les téléviseurs HD sont de moins en moins chers.

Alors que 55,5 % des Français pouvaient bénéficier de la télévision HD mi-2010, ils seront 90 % fin 2011 (grâce au multiplex R5) et 95 % à la fin du premier trimestre 2012.

Ces chiffres sont toujours théoriques et ne concernent que ceux qui reçoivent vraiment la télé !

Les chaînes répugnent en effet à installer de nouveaux petits émetteurs pour couvrir les zones d’ombre et demandent aux collectivités locales d’assurer leur entretien alors que les communes rurales ou leurs intercommunalités sont loin d’en avoir les moyens financiers.

Le Parlement a souhaité la création d’un Groupement d’intérêt public (GIP), appelé « France Télé Numérique » (FTN) dont les actionnaires sont l’Etat (50 %), France Télévisions (15 %), TF1 (10 %), Canal + (10 %), M6 (10 %) et Arte (5 %).

Ce GIP a pour rôle d’accompagner les téléspectateurs dans le cadre du passage de la télévision analogique à numérique.

L’objectif est qu’aucun téléspectateur ne se retrouve sans télévision après le basculement.

FTN a donc déployé des campagnes d’information multiples et variées.

Un numéro non surtaxé, au prix d’un appel local, est accessible du lundi au samedi de 8 h à 21 h : 0 970 818 818

Un site Internet est disponible : www.tousaunumerique.fr

En outre, un accompagnement humain et technique particulier, personnalisé et gratuit, existe pour les personnes de plus de 70 ans ou pour les personnes ayant un degré d’handicap de plus de 80 %.

Les antennistes ont signé une Charte « professionnels agréés » et les gestionnaires d’immeubles ont été sensibilisés.

Les élus locaux ont aussi été informés car ils sont en charge de l’habitat, de la ruralité et du social.

Des aides financières à l’équipement sont prévues, sur dotation de l’Etat, sous certaines conditions.

Elles s’appliquent pour le poste principal de la résidence principale, pour un foyer recevant la télévision analogique avec une antenne râteau ou une antenne intérieure.

Pour les foyers résidant dans une zone couverte par la TNT :

-         une aide de 25 € maximum pour l’acquisition d’un adaptateur TNT, d’un téléviseur TNT intégrée ou pour la souscription d’un abonnement au câble, au satellite ou à l’ADSL,

-         une aide de 120 € maximum pour l’adaptation ou le remplacement d’une antenne râteau, le foyer bénéficiaire devant être exonéré de la contribution à l’audiovisuel public et sous conditions de ressources.

Pour les foyers résidant dans une zone non couverte par la TNT : une aide de 250 € maximum pour l’acquisition d’un équipement de réception alternatif (câble, satellite, WiMax, ADSL) dans le cas où plus aucune réception n’est constatée après le basculement au numérique.

Enfin, l’Etat a mis en place une aide pour les collectivités territoriales mettant en œuvre des moyens propres en vue d’assurer la continuité de la réception des services télévisés en clair.

Les collectivités ont notamment la possibilité, depuis un décret de 2010, de demander au CSA l’autorisation d’implanter un réémetteur TNT.

En conclusion, le passage à la télévision numérique n’a pas été pris à la légère par l’Etat mais le cap ne sera pas franchi sans efforts de la part d’une partie de la population et des collectivités territoriales en milieu rural.

Cette mutation technologique a en effet des incidences techniques mais aussi un impact social fort.

Quelques chiffres concernant les ménages du Languedoc-Roussillon et de l’Hérault :

 

-         449.000 foyers sont équipés d’au moins un téléviseur en Languedoc-Roussillon

Les foyers de l’Hérault sont mal desservis pas le numérique :

-         85,8 % ont une réception numérique sur au moins un poste de télévision contre 91,6 % pour la France

-         10,1 % ne bénéficient que de la réception numérique terrestre analogique contre seulement 4,1 % pour la France

Les foyers de l’Hérault développent des stratégies alternatives pour recevoir la télévision dans de bonnes conditions :

-         58,3 % regardent la télévision via la TNT contre 60,2 % au niveau national,

-         19,2 % regardent la télévision via le satellite contre 15,2 % au niveau national,

-         26,8 % regardent la télévision via l’ADSL contre 23,9 % au niveau national,

-         3,0 % regardent la télévision par le câble numérique sur abonnement contre 6,9 % au niveau national.



Source :

Observatoire de l’équipement des ménages (2ème semestre 2010) CSA / FTN / DDM / CS