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25/08/2011

Finance internationale : la fin d’un monde

Ces dernières années, seuls quelques pays au Monde pouvaient se targuer d’avoir des finances saines.

Or, la confiance que les prêteurs leur réservaient est en train de chanceler.

La situation des autres pays ne s’est pas améliorée pour autant, au contraire.

C’est globalement, un emballement du crédit au niveau mondial disproportionné par rapport à la création de richesse réelle qui pose problème.

Les financiers internationaux voient donc se refermer sur eux un piège : il ne va bientôt plus exister de placements sans risques !

Fini les placements auprès de quelques états parfaitement solvables !

Le monde de la finance découvre la généralisation de l’insécurité.

Jusqu’à présent, le marché des placements était segmenté en fonction du risque.

Ce risque était particulièrement faible avec les puissances publiques, contrairement à celui pris avec des investisseurs ou des particuliers.

Ce risque de prêt à des états était considéré comme nul pour certains pays riches : Etats-Unis, Canada, Australie, Grande-Bretagne, France, Luxembourg, Pays-Pays, Danemark, Allemagne, Suède, Norvège, Suisse.

La zone Euro était bien évidemment sur représentée, cette monnaie étant jusqu’alors une excellente garantie pour les prêteurs.

En mai 2010, l’Agence de notation Standard and Poors classait ces pays en AAA (zéro risque).

Ensuite venaient des pays un peu moins convaincants quant à leur capacité de remboursement : Belgique, Irlande, Espagne et Arabie Saoudite.

Puis, le groupe de l’Italie, Portugal, Irlande, Pologne, Tchéquie, Slovaquie, Pays Baltes, Lesotho, Lybie, Yémen du Nord, Corée du Sud et Chine.

Le Brésil, l’Inde, le Mexique, la Turquie, l’Egypte, l’Afrique du Sud, la Russie – excusez du peu ! – et pire encore la Biélorussie et l’Ukraine, l’Argentine, le Nigéria, étaient déjà considérés comme offrant des placements dits spéculatifs.

Quant à l’écrasante majorité des pays de l’Afrique et du Moyen-Orient, l’agence de notation Standard and Poors considéraient déjà en mai 2010 qu’ils n’offraient aucune garantie et donc qu’il n’était même pas envisageable à un opérateur privé de leur prêter de l’argent.

Autant dire que le microcosme de la finance internationale n’a pas brillé ces dernières années pour les risques qu’elle prenait !!!

Les Chinois notamment, beaucoup de dictateurs, les fonds de pension plaçaient tranquillement une grande partie de leur argent auprès des Etats-Unis notamment.

Mais avec la dégradation de la note des Etats-Unis, du Portugal, de la Grèce notamment, la réalité devient subitement plus conforme à ce qu’on attend d’un prêteur : justifier de l’intérêt qu’il perçoit en contrepartie d’un risque de perte en capital.

Les prêteurs se nourrissent d’une partie de la richesse économique réelle : cette dernière augmente à un rythme annuel de l’ordre de 2,5 % (multiplication par 1,6 en 20 ans) tandis que pour entretenir cette croissance la masse monétaire en circulation augmente au rythme annuel de 6 % par an (multiplication par 3,2 en 20 ans).

Il est clair qu’au bout de 20 ans, cette réalité entraîne logiquement un prélèvement double de la sphère financière (au profit des rentiers) sur la sphère économique réelle (au détriment des travailleurs.

Après quarante années de capitalisme ayant viré au libéralisme sauvage, la ponction est multipliée par 4 : autant dire que dans les années à venir, cette « rançon » deviendra insoutenable car finalement quasiment confiscatoire.

La richesse réelle, ce sont les salariés, les patrons actifs, les artisans, les commerçants, les agriculteurs et tous ceux qui travaillent bénévolement pour eux-mêmes ou pour autrui, qui la crée.

Chaque fois qu’une banque prête, elle crée de l’argent (de la masse monétaire) et vient gonfler la masse monétaire en circulation.

Or, la dette publique et la dette privée (celle des particuliers et des entreprises est globalement supérieure en France à la dette de l’Etat) atteignent des niveaux insoutenables.

Les ménages français payaient par exemple en moyenne près de 4.000 € par an aux prêteurs en début d’année 2011.

Au rythme d’augmentation actuel, ce serait 8.000 € dans 20 ans et au moins 20.000 € avec les taux d’intérêt pratiqués actuellement en Grèce.

Autant dire qu’il va falloir moins emprunter, ce qui va indéniablement freiner voire annihiler la croissance économique.

Les prêteurs devront se voir opposer, en cas de besoin, la contrepartie d’un soutien abusif à un acteur économique surendetté (c’est déjà le cas pour la Grèce avec ce que l’Union Européenne appelle la participation du secteur privé au règlement de la crise, en l’occurrence l’abandon d’une partie des créances).

Les prêts devront être encadrés pour éviter que les sommes disponibles aillent à la spéculation : les états pourraient par exemple être amenés à imposer aux banques un pourcentage d’encours pour l’immobilier, pour les prêts à la consommation et pour les investissements productifs des entreprises afin de réduire les prêts à ceux qui jouent en bourse.

Quant à la taxe Tobin, récemment évoquée par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, elle impacterait les transactions financières, c’est-à-dire seulement les mouvements d’argent (achat et vente d’actions, d’obligations, de produits d’assurances vie, etc.) ce qui aurait tendance à limiter la spéculation.

Toutefois, il ne faut pas oublier les énormes liquidités monétaires actuellement disponibles, notamment en Asie, qui dorment sur des comptes moyennant des intérêts journaliers.

Pour ces dernières, un impôt mondial sur le capital est à établir car de l’argent qui dort tout en ponctionnant les actifs n’est pas un moteur de l’économie !

Enfin, au vu de la crise financière qui repart, un nouveau sauvetage des banques (prêts des états pour les recapitaliser ce qui engendre de façon perverse une augmentation de la masse monétaire et donc de l’inflation agissant elle-même à la hausse sur les taux d’intérêt) ne serait plus ni politiquement, ni déontologiquement acceptable. En effet, l’argent public ne peut pas bénéficier de façon récurrente toujours aux mêmes (c’est contraire à l’égalité et donc inconstitutionnel dans les pays démocratiques), en l’occurrence des actionnaires privés.

Il s’agirait d’une rente aux rentiers !

Seul un apport en capital de la part des sauveteurs est honnêtement possible, c’est-à-dire des prises de participations minoritaires ou majoritaires (nationalisation si ce sauveteur est le contribuable, autrement dit l’Etat).

Il faut en effet bien comprendre que les banques (4.000 en Europe) ont reçu de la part des états le monopole de l’émission des crédits.

Ce monopole exorbitant qui les met à l’abri de la concurrence devrait avoir des contreparties, ce qui n’est pas suffisamment le cas en ce moment si ce n’est en terme de sécurisation (le ratio Mac Donough oblige les banques à ne prêter pas plus d’environ 8 fois l’équivalent de leurs fonds propres).

La bancarisation de l’économie oblige les opérateurs économiques à déposer leur argent sur le compte d’une banque : il s’agit là aussi d’un privilège.

Tout un chacun ne peut pas en effet être son propre banquier : cette situation peut être ressentie comme privative de liberté dans un monde soit disant libéral.

Enfin, est-il normal que le privilège de l’émission de la monnaie (octroi de prêts), historiquement prérogative régalienne des états, soit laissée à des opérateurs privés !

Les électeurs et leurs représentants doivent conserver leur liberté de choix !

Quand en plus, on sait qu’en France, l’Etat garantit les dépôts que les particuliers perdraient auprès d’une banque, on se demande bien quel est l’intérêt de laisser décider une poignée d’actionnaires privés qui ne prennent aucun risque mais peuvent en faire courir énormément aux autres.

L’idée de la nationalisation des banques en temps de crise aigüe ne relève donc pas de l’idéologie mais du pragmatisme et de l’efficacité économique.

Avec l’emballement de la dette, la fin de la niche sécurisante des prêts aux pays classés AAA, l’incapacité de l’économie réelle à faire face à une ponction toujours plus grande en terme d’intérêts financiers, les dérives des fonds de pension américains ou encore des fonds souverains aux mains de dictateurs, de dirigeants de pays non démocratiques, de mafias, les pratiques d’évasion fiscale qui constituent un vol organisé dans le portefeuille des actifs en ponctionnant une richesse nationale commune, la finance internationale est sur la corde raide.

Ses pratiques spéculatives, son manque de sang-froid, son nombrilisme, son affairisme et sa pénétration par des opérateurs relevant du crime organisé (argent sale issu de la prostitution, de la drogue, etc.) deviennent un danger pour ceux qui créent de la richesse et pour les états.

La finance internationale adopte des attitudes égoïstes et des positions agressives : à force de tendre une corde, à la fin elle casse et c’est ce qui va advenir dans les années qui viennent.

Bien sûr, les emprunteurs peuvent rembourser ou se voir saisir les garanties bien aléatoires laissées en gage (des actions, des obligations, de l’immobilier dont la valeur chute à la moindre crise !).

Mais, il sera aussi obligatoirement nécessaire que les détenteurs de capitaux non immobilisés acceptent une forte décote sur leurs avoirs pour assainir durablement leur secteur d’activité.

Leurs pertes et leurs appétits ne peuvent plus être comblés par ceux qui travaillent !

Il faudra aussi que l’on s’habitue à un robinet du crédit ouvert avec modération.

Il faudra relancer les solidarités familiales ou professionnelles : les Chinois se prêtent entre eux partout dans le Monde et les premières banques mutualistes françaises (devenus maintenant Crédit municipal, Crédit agricole, Crédit Mutuel, Société Générale et Caisse d’Epargne) sont nées de l’impossibilité pour les petites gens d’accéder au crédit.

La résolution de la crise passera sûrement par un retour aux valeurs de solidarité véhiculée par l’économie sociale et solidaire, foulées au pied par le libéralisme financier.

19/08/2011

Fête votive à Saint-Drézéry

Les fêtes votives battent leur plein dans l’Hérault tout l’été.

Celle de Saint-Drézéry s’est déroulée du 11 au 15 août 2011, grâce à l'action conjuguée des Services municipaux et du Comité des Fêtes, fort de nombreux bénévoles.

Ce village avait été douloureusement meurtri en 2010, avec le décès de Jean Rey-Robert, Conseiller municipal, lors du traditionnel encierro (retour des taureaux aux chars) du 15 août

Percuté par un taureau alors qu’il venait de donner le départ, projeté en arrière sur une bordure de trottoir, cet homme dévoué à la vie de sa commune est mort sur le coup.

Ce drame humain illustre la dangerosité intrinsèque à ce genre de manifestation et la légitimité des mesures de sécurité prises par les municipalités.

Au-delà du retentissement des bombes de début et de fin de manifestation taurine, de la généralisation des barrières beaucairoises qui empêchent les animaux de s’échapper, de l’interdiction d’aveugler taureaux et chevaux avec quelque « draperie » que ce soit, une annonce préalable sur les risques encourus a été faite à Saint-Drézéry, tout le long du parcours, en plusieurs langues.

Pour revenir à l’édition 2011 de la fête votive, elle a rassemblé, comme la tradition le veut : concours de boules, abrivados, encierros, bandidos, fête foraine et animations musico-dansantes.

Le défilé des bandes de jeunes (et de moins jeunes quelquefois) est un point fort du premier jour.

L’occasion d’affirmer au micro, devant les habitants du village et les autres festejaïres, l’état d’esprit devant  régir les festivités : bonne humeur, respect d’autrui, amusement maîtrisé, communion entre générations, maîtrise de la consommation d’alcool et non violence.

Pour beaucoup de jeunes, le groupe est l’occasion de s’affirmer collectivement, d’avoir des expériences communes, de partager les plaisirs de la fête.

Le nom, le thème de l’habillement choisi, la façon d’être et de paraître sont issus d’une négociation plus ou moins explicite au sein de la bande : c’est l’apprentissage du bien grandir, du vivre ensemble, de la tolérance vis-à-vis des autres groupes constitués, de la vie en collectivité.

Compte tenu d’une plus facile et plus profonde proximité, c’est dans les petits villages que règne ainsi la meilleure ambiance de fête : apaisée, calme, détendue, pacifiste.

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La foule attend le lâcher de taureaux dans les rues de Saint-Drézéry 

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 Le concours de manades bat son plein

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Les jeunes attrapaïres ont arrêté le taureau

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 Le défilé des bandes avec la banderole de la tradition en tête

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Le paraître unifie le groupe intergénérationnel !

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 Une bande arrivée sur l'estrade en marge du Parc municipal

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Une partie des bandes réunies sur les escaliers

du Château de Saint-Drézéry 

Crédit photographique : Michel Chastaing

14/08/2011

Cinéma de plein-air autour de Montpellier à Vendargues

Montpellier Agglomération a reconduit cette année encore l’opération « L’Agglo fait son cinéma », du 1er au 30 août 2011.

Chaque film (10 au total) est programmé 3 fois dans une des 31 communes de l’Agglomération de Montpellier.

Tous les films sont diffusés à 21 h 30 (voir programmation ci-dessous jusqu’à fin août 2011).

L'accès est libre et gratuit.

Le succès populaire est au rendez-vous.

Samedi 6 août, à Vendargues, place Espartinas, plus de 200 spectateurs se sont ainsi pressés et ont assisté à la projection - sur grand écran ! -  du film « Le petit Nicolas », comédie familiale de Laurent Tirard.

Malgré un fin crachin franchement inhabituel en été, le spectacle a captivé, du début à la fin, l’assistance, avec ces réactions d’exubérance et ces manifestations de bonne humeur populaire qui existaient auparavant dans les salles sombres de quartier.

Il faut dire que le cinéma de plein-air attire familles, groupes d’amis, cinéphiles, estivants, réunis par le même plaisir, la même émotion.

Les spectateurs sont certes du village où s'effectue la projection mais affluent aussi en voisins.

Sous la voûte céleste, sombre mais néanmoins étoilée, écouter et voir un spectacle dehors n’a pas la même résonnance qu’en salle.

Le vent, les ombres, les bruits de la nuit (insectes, oiseaux, etc.) donnent une dimension supplémentaire au film.

Les uns se rappellent les films vus lors de séjours en camping, d’autres en colonies de vacances ou encore en milieu rural avec un projectionniste itinérant.

Le spectacle est grandi par la nature (parc, carrière) ou encore par le cadre architectural (cour de bâtiment public, arènes, place de village) : le visiteur découvre alors un lieu revisité par une œuvre cinématographique.

Un instant de bonheur éphémère dans un cadre de vie détourné de sa fonction première.

Programme à compter du 7 août 2011 

Jour

Film

Commune

Lieu

Dimanche 7 août

Le nom des gens

Murviel lès Montpellier

Esplanade

Mardi 9 août

Le nom des gens

Sussargues

Carrière Font d’Armand

Jeudi 11 août

Le nom des gens

Lattes

Esplanade du Mail à Maurin

Lundi 8 août

Alice au pays des merveilles

Saint-Jean de Védas

Place du Puits de Gaud

Mercredi 10 août

Alice au pays des merveilles

Fabrègues

Plan des Fêtes

Vendredi 12 août

Alice au pays des merveilles

Montaud

Stade de football

Samedi 13 août

Arrêtes-moi si tu peux

Restinclières

Espace Fêtes

Lundi 15 août

Arrêtes-moi si tu peux

Grabels

Espace Flotte

Mercredi 17 août

Arrêtes-moi si tu peux

Saint-Georges d’Orques

Parc Hippolyte Courty

Dimanche 14 août

Le secret des poignards volants

Lavérune

Parc du Château

Mardi 16 août

Le secret des poignards volants

Clapiers

Parc municipal Claude Leenhardt

Jeudi 18 août

Le secret des poignards volants

Castries

Domaine de Fondespierres

Vendredi 19 août

Gran Torino

Pérols

Arènes

Dimanche 21 août

Gran Torino

Saint-Drézéry

Parc municipal

Mardi 23 août

Gran Torino

Pignan

Parc du Château

Samedi 20 août

Benda Bilili !

Prades le Lez

Place du Marché

Lundi 22 août

Benda Bilili !

Saussan

Cour de l’école

Mercredi 24 août

Benda Bilili !

Saint-Brès

Parking de la Mairie

Jeudi 25 août

Looking for Eric

Villeneuve lès Maguelone

Arènes

Samedi 27 août

Looking for Eric

Baillargues

Arènes

Lundi 29 août

Looking for Eric

Castelnau le Lez

Parc de Monplaisir

Vendredi 26 août

Le voyage de Chihiro

Juvignac

Place Saint-Michel

Dimanche 28 août

Le voyage de Chihiro

Cournonsec

Esplanade

Mardi 30 août

Le voyage de Chihiro

Jacou

Parc de Bocaud

 

 Projection du film "Le Petit Nicolas" à Vendargues le 6 août 2011

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Crédit photographique : Michel Chastaing

08/08/2011

Fête nationale et vins à Saint-Drézéry

Saint-Drézéry s’est offert un 14 juillet 2011 atypique en organisant un "4ème Salon des vins de Saint-Drézéry", réservée aux vignerons locaux.

6 caves particulières étaient représentées :

- Domaine Ellul-Ferrières (Nord de Castries, à Fontmagne),

- Mas de Carrat (Saint-Drézéry),

- Domaine Saint-Jean l’Arbousier (Castries),

- Château Montel (Teyran),

- Château Puech-Haut (Saint-Drézéry),

- Mas d’Arçaÿ (Saint-Drézéry).

Le Cave coopérative des Celliers du Val des Pins (vignerons de Montaud, Sussargues et Saint-Bauzille de Montmel) tenait aussi un stand de dégustation.

Le cadre de l’événement est magnifique puisqu’il s’agit du Parc du Château de Saint-Drézéry, havre de paix au milieu de l’urbanisation, à un jet de pierre du veux village.

Le lieu est évidemment symbolique un jour de 14 juillet puisque ce parc est celui du château acheté après la Révolution française par Jean-Jacques Régis de Cambacérès, Montpelliérain, un des principaux artisans de la Grande histoire de 1789 jusqu’à Napoléon Bonaparte.

Certes la paysannerie, souvent restée réfractaire aux idées progressistes de 1789, du fait du poids de l’Aristocratie et surtout du Clergé, n’a pas tout de suite goûté la liberté de l’agriculture, du commerce et de l’industrie : elle a su toutefois ensuite s’en emparer en opérant plusieurs révolutions.

Révolution agronomique (introduction des amendements), révolution prophylactique (« victoire » sur le phylloxéra avec l’obligation corollaire des traitements phytosanitaires sur les nouvelles vignes) au XIXème siècle, révolution vinicole (perfectionnement de l’œnologie) au début du XXème siècle, nouvelle révolution agronomique (mécanisation) dans les années 50 et enfin révolution qualitative (à partir des années 80).

La dernière révolution en date est celle commerciale avec l’introduction de l’outre à vin (bag-in-box), des mises en bouteilles de plus en plus massives, la conquête de marchés à l’exportation et l’irruption sur le Net avec la généralisation des vitrines informatives, virtuelles et universelles, que sont les sites Web.

Sur le plan de la reconnaissance qualitative, l’appellation VDQS (Vins délimités de qualité supérieure) est accordée dès 1951.

Le terroir concerné est intégré dans le périmètre de l’AOC (Appellation d’origine contrôlée) Coteaux du Languedoc (devenue assez récemment Languedoc).

La hiérarchisation à l’intérieur de cette classification française a permis la création de la sous-appellation Pic Saint-Loup, plus élitiste.

Et dans la même logique des crus et grands crus de la Bourgogne et du Bordelais, Saint-Drézéry espère la reconnaissance en cru communal ce qui donnerait la hiérarchisation AOC Languedoc / Pic Saint-Loup / Saint-Drézéry avec la possibilité d’utiliser une, deux ou trois de ces appellations.

Cette reconnaissance existe déjà en d’autres terroirs de notre région : citons l’exemple de l’AOC Languedoc / Minervois / La Livinière.

C’est évidemment le reconnaissance de l’excellence qualitative.

Parallèlement, les vins de Saint-Drézéry peuvent d’ores et déjà se prévaloir de l’appellation européenne : AOP Saint-Drézéry, c’est-à-dire Appellation d’origine protégée.

La viticulture dans les secteurs de Saint-Drézéry est donc bien vivante.

La présence de jeunes en passe de reprendre la succession sur les exploitations, malheureusement pas si commune en Languedoc-Roussillon, en est notamment le signe.

Plusieurs centaines d’habitants du Nord de Montpellier sont venus déguster ces grands vins – blancs, rosés et rouges – de Saint-Drézéry, Castries, Teyran et Sussargues.

Ce Salon des vins réussi a été ponctué par un concours amical des meilleures cuvées : il ne faut en effet jamais se reposer sur ses lauriers et accepter une saine émulation entre grands professionnels de la viticulture.

"Le 4ème Salon des vins de Saint-Drézéry", tenu le 14 juillet 2011

http://www.vinsaintdrezery.com - contact@vinsaintdrezery.com

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L'entreé du Parc municipal de Saint-Drézéry et du salon des vins en plein-air

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Un cadre buccolique pour des dégustations de rouges, blancs et rosés

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Quand le dialogue s'installe entre vigneron et consommateurs

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Le Château acheté par Jean-Jacques Cambacérès après la Révolution

à l'autre extrémité du Parc municipal, anciennement du château

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Vue sur le Parc et sur les jeux pour enfants

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Vers midi, l'affluence est à son maximum 

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 Proclamation des résultats du concours, après dégustation à l'aveugle

Crédit photographique : Michel Chastaing