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24/06/2012

Inauguration des jardins familiaux à Clapiers

Les Jardins familiaux de Clapiers, inaugurés le 21 avril 2012, sont le symbole d’une coopération réussie entre une commune et une association.

Que l’idée initiale revienne à la société civile ou aux élus locaux, la discussion, les échanges et les aller-retour sont toujours productifs : ils permettent d’affiner tout projet et de l’adapter finement à la demande sociale des bénéficiaires.

Les jardins familiaux engendrent le lien social et les échanges humains car la terre et la culture rapprochent.

Pas facile de faire pousser des légumes, des fruits et des fleurs sans parler plants, calendrier cultural, fumure, travail du sol, paillage, arrosage, récolte, conservation, transformation : bref, de nombreux savoir-faire qui s’apprennent sur le tas mais aussi au contact de la science et de l’expérience du voisin.

A Clapiers, l’idée est venue dans les années 2000 et elle a mis plus de 10 ans à se concrétiser.

En effet, il fallait trouver un terrain adapté sur le plan agronomique, pas trop loin des habitations, situé dans un cadre agréable et dont le foncier était maîtrisé par la puissance publique.

C’est comme ça qu’après avoir placé ses espoirs dans un terrain en bordure du ruisseau du Lauriol, préempté par le Département de l’Hérault pour l’élargissement de la RD 65, la Commune de Clapiers a ensuite écarté un terrain jouxtant le Domaine de la Valette, au sol trop érodé et trop pauvre, pour jeter finalement son dévolu sur des terres situées à Plan Goutier.

La présence d’un mazet à l’ancienne, d’une petite pinède, d’une magnifique olivette privée et du passage en bordure de la « route des chevaux », promenade bucolique favorite des Clapiérois le dimanche, apportait une charge symbolique certaine au choix du lieu.

L’Association départementale « Terres Vivantes » apporta alors son aide, au travers de l’expertise bénévole d’un de ses administrateurs, pédologue à la retraite, Jean-Pierre Barthès.

Les services techniques de la Commune de Clapiers creusèrent au tracto-pelle 7 fosses pédologiques ce qui permis de mettre en évidence un sol profond, exempt de cailloux, riche en matière organique, créé il y a quelques milliers d’années dans un contexte marécageux et érodé sur sa partie haute avec transfert d’une partie de la terre sur les parties bases.

Le pédologue constata que le sol n’était plus cultivé depuis le gel de la vigne (et des oliviers) en 1956, que les terrains avaient été pâturés épisodiquement par des chevaux et que la végétation était constituée de graminées, de mousses, de lichens dans les zones surpâturées et ailleurs d’arbustes.

Au vu de la structure du sol, Pierre Barthès conseilla l’utilisation de la partie basse du terrain, particulièrement adaptée au maraîchage.

Cette étape franchie, il fallait trouver une solution pour l’arrosage :

-          le réseau d’eau brute du Syndicat Intercommunal des Travaux d’Irrigation de la Vallée du Salaison, amenant sous pression l’eau du Rhône, était trop éloigné,

-          l’utilisation de l’eau potable était proscrite pour respecter les conseils d’économie du projet d’Agenda 21 en cours d’élaboration,

-          ne restait plus que la solution du forage, avec une tentative fructueuse, au bout du suspense, après avoir franchi plus de 70 mètres d’argiles totalement imperméables et avec un débit assuré de 7 m3/h.

Rien ne pouvait donc s’opposer à la création sur 7.000 m² d’une soixantaine de lots.

Vint le temps de la concertation avec l’intervention de deux associations auprès de plusieurs Clapiérois qui s’étaient signalés comme intéressés pour cette création de jardins familiaux.

Tout d’abord, Mathias Langlois, chargé d’animation territoriale à "Terres Vivantes" expliqua que plusieurs communes s’intéressaient à la création de jardins familiaux : Jacou, Grabels, Lunel-Viel, Lodève, Vailhauquès, …

L’Association « Terres Vivantes », conventionnée par le Conseil Général de l’Hérault, pouvait venir en appui des porteurs de projet en agriculture et aux initiatives collectives de production, de transformation, de commercialisation des produits agricoles.

Vincent Larbey, Président de l’association « Etat des lieux » et par ailleurs Directeur de l’Ecolothèque de l’Agglo de Montpellier, prodigua aussi ses conseils, en tant qu’expert sur les jardins collectifs, pied d’immeuble, etc.

Au niveau national, deux approches étaient connues en terme d’appui aux projets émergents :

-          celle de la "Fédération nationale des jardins familiaux" – avec une charte nationale et un bureau d’études,

-          celle de l’association « Le jardin dans tous ses états » partant du principe que chaque jardin est différent – avec une méthodologie plus riche mais en contrepartie plus longue.

Il a bien été mis en évidence que la genèse de jardins familiaux nécessitait un temps d’échanges au sein du groupe initial de volontaires :

- parcelles individuelles ou collectives ?

- comment les usagers vont s’ouvrir aux autres ?

- avec des personnes âgées, des jeunes, des femmes, etc. ?

A Aniane comme à Creissan (nord-ouest de Béziers) ou à Prades le Lez, il existait aussi des « jardins partagés » depuis plusieurs années, sans clôture et sans cabanons.

Une fois cette phase de présentation terminée à Clapiers, c’est le milieu associatif qui s’est approprié le projet, la Mairie n’ayant plus qu’un rôle d’aménageur de ses terrains à mettre en valeur : traçage des lots par un géomètre, électrification et équipement de la pompe, réseau d’arrosage, pose d’un grillage anti sangliers, stabilisation des allées, installation de coffres pour les outils, construction d’un local collectif en bois collectif.

Deux associations ont répondu à la consultation lancée par la Commune de Clapiers : c’est l’association « Al Ort » qui fut retenue, avec une offre de gestion des jardins très ancrée dans le développement durable et l’animation.

L’association « Al Ort », présidée par Monique Baron, s’est emparée du projet, lui a apporté une âme et a défini les contours de ce que ce nouveau lieu de vie du village allait devenir.

Mixité sociale, mélange générationnel, réflexion collective, direction collégiale donnent à cette aventure humaine une forte connotation éducation populaire et construction participative.

Création d’une mare, lieu central collectif, ouverture vers les autres associations de la cité, plantation d’un verger collectif, lieux de brûlage et de compostage communs, c’est une micro société qui s’est mise en œuvre autour des jardins familiaux.

Dès le printemps, 70 familles, se partageant la soixantaine de lots, se sont mises à préparer le sol, à semer et à planter.

L’association « Al Ort », en prenant la gestion des jardins a en réalité, pris la direction de ce mouvement, à la fois construit, tant le travail et la réflexion ont été intenses chez ces bénévoles, et évident, tant la nature humaine tend au partage et à l’intelligence concertée.

Ce mouvement a permis à de nombreuses familles et individus de se rencontrer, de s’apprécier, de partager un projet commun.

Les jardins familiaux de Clapiers commencent une belle histoire dont on entendra parler fort longtemps.

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Ouverture des fosses pédologiques l'hiver 2010

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L'art du pédologue de mettre en évidence les horizons du sol

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La structure du sol est analysée à l'oeil et les profondeurs au mètre

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Le forage dans sa phase terminale

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Le tubage acier nécessité par la présence de plus de 70 m d'argiles

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Jean-Pierre Marchal, ancien du BRGM, bénévole d'Al Ort,

mesure le niveau de l'eau dans le forage

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Le cadre privilégié de Plan Goutier, au Nord de Clapiers

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 Vue sur les jardins familiaux à partir de la "Route des chevaux"

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Prises de parole lors de l'inauguration d'avril 2012

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 Invités, bénévoles associatifs, population et élus regroupés

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Visite commentée !

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Les jardiniers amateurs ont pris possession des lieux

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Le bonheur des enfants se voie déjà

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La tonnelle : un lieu central au même titre que la cabane en bois

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Pas d'inauguration conviviale sans un apéritif ou un buffet

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 La clôture anti-sangliers

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 Les jardins début juin 2012 avec les délimitations et les coffres à outils

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Au loin, la cabane en bois, lieu central dédiée à la vie collective

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L'équipe des bénévoles d'Al Ort et les élus municipaux de Clapiers

09/06/2012

La protection de l’agriculture en ville : l'exemple de Clapiers (34)

La ville s’est souvent développée au détriment des zones agricoles voire naturelles.

Les élus urbains ont toutefois compris l’importance de l’activité agricole sur le plan économique mais aussi culturel, écologique et patrimonial.

 

C’est le cas notamment à Clapiers, aux portes de Montpellier, où l’urbanisation, ayant volontairement préservée les bois et garrigues, a consommé des terres agricoles.

 

Consciente de l’importance d’une ceinture verte, la Municipalité développe depuis plusieurs années des actions en direction de l’agriculture locale, en permettant sa préservation et son évolution en fonction de la demande sociale des habitants et des consommateurs.

 

Sur le plan général, beaucoup d’observateurs ont relevé le paradoxe suivant : les ruches juchées sur le toit du Conseil régional, en pleine ville de Montpellier, ne connaissent pas la mortalité qui tourne quelquefois à l’hécatombe des abeilles dans de nombreuses communes agricoles.

 

Cet insecte familier, fondamental pour la pollinisation des plantes et indicateur de la qualité écologique d’un milieu, supporte donc la pollution des villes, de plus en plus maîtrisée, mais disparaît sous le coup des épandages de certains produits phytosanitaires, à la campagne.

 

Le film « Nos enfants nous accuseront », tourné à Barjac dans le Gard, tirait déjà la sonnette d’alarme avec la multiplication des cancers en zone agricole (vessie, cerveau, leucémie notamment).

 

La ville n’est donc pas l’ennemie de l’agriculture.

 

Certes, la priorité est donnée au logement des hommes et au développement des activités de services, mais la consommation d’espaces par personne est largement moindre en milieu urbain qu’en milieu rural où l’espace semble aux habitants une richesse illimitée.

 

On voit donc continuer à fleurir, en milieu rural, des lotissements, voire de l’urbanisation de parcelles isolées de plusieurs milliers de m², mitant le paysage et stérilisant autant de surface précédemment vouée à l’agriculture.

 

En revanche, l’arrêt de l’étalement horizontal semble bien intégré en ville où la densification est devenue le maître mot des aménageurs.

 

A Clapiers, le projet d’éco-quartier de 14 hectares du Castelet, devant regrouper environ 500 logements dont 30 % de logements sociaux pour garantir la mixité sociale, intègrera par exemple des jardins familiaux.

 

En outre, la Commune de Clapiers a favorisé le débouché aux producteurs locaux :

-          en créant un marché hebdomadaire le dimanche matin,

-          en organisant le premier dimanche de septembre le Festival de la Tomate, événement  d’importance régionale attirant près de 8.000 visiteurs et articulé autour d’un marché paysan, véritable vitrine des petits agriculteurs, de leurs produits authentiques et Bio.

 

Cette manifestation – c’est un signe – est co-organisée entre la Commune de Clapiers, la Communauté d’Agglomération de Montpellier, deux collectivités locales d’une part, l’Association Terres Vivantes et l’Association des Marchés Paysans de l’Hérault d’autre part, deux associations qui représentent l’innovation en agriculture dans l’Hérault et le lien avec le consommateur.

 

D’autre part, la Commune de Clapiers a décidé d’exonérer de taxe foncière toutes les terres agricoles exploitées en Bio sur son territoire.

 

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, c’est une des rares communes en France à avoir exploité cette possibilité offerte par la loi !

 

Cette mesure permet certes de préserver la santé des agriculteurs principalement exposés aux pesticides mais aussi l’air (où des aérosols se forment) et les eaux superficielles comme profondes.

 

La Commune de Clapiers a aussi imposé deux composantes Bio (sur 5 au total) dans les menus de ses restaurants scolaires, en prenant d’ailleurs à sa charge la moitié du surcoût.

 

Enfin, si l’agriculture péri-urbaine est favorisée par la proximité des consommateurs, souvent éclairés et exigeants, elle est mise en danger par l’avancée du front de l’urbanisation qui grignote les terres agricoles et refoule toujours plus loin des centres urbains cette activité économique.

 

La spéculation foncière est telle, avec une flambée des prix impressionnante, que même un classement en Appellation d’Origine Contrôlée d’un terroir, pourtant gage de rente en terme d’image, ou des cultures à forte valeur ajoutée (maraîchage, verger, transformation et vente directe) ne permettent pas de résister au rouleau compresseur de l’urbanisation.

 

C’est pourquoi, des politiques publiques nouvelles et ambitieuses sont à mettre en place, voire à inventer.

 

La Communauté d’Agglomération de Montpellier a notamment innové lors de la définition de son Schéma de cohérence territoriale (SCOT) en s’intéressant d’abord aux zones inondables puis aux terres agricoles pour les abstraire de l’urbanisation.

 

Les autres agglos déterminent directement les secteurs où l’urbanisation leur semblent souhaitable et ensuite classent le reste du territoire en agricole ou naturel.

 

C’est ce qui a permis de parler à Montpellier de « l’inversion du regard », la fonction agricole étant affectée d’une valeur plus grande.

 

D’autre part, la loi du 23 février 2005 relative au développement des territoires ruraux offre aux départements la possibilité de protéger et de mettre en valeur l’agriculture péri urbaine au travers de la mise en place de périmètres de protection et de mise en valeur des espaces agricoles et naturels périurbains (appelés PAEN) et de programmes d'action d’accompagnement, en accord avec les communes concernées.

 

Cette opportunité a été saisie dans les Pyrénées-Orientales, notamment à Théza, au Sud de Perpignan.

 

Il s’agit de sécuriser, dans la durée, la destination des terres agricoles et les activités qui s’exercent dessus.

 

La sortie d’un terrain d’un périmètre  PAEN nécessite un décret interministériel et la législation y permet un droit de préemption que peut exercer par le Département, un EPCI, la SAFER ou l’Etablissement Public Foncier Régional.

 

A Clapiers, c’est l’outil « Agri-parc » qui a été choisi pour pérenniser l’agriculture.

 

Il s’agit d’un concept non défini par la loi mais dont les contours ont été cernés par une étude de la Communauté d’Agglomération de Montpellier, en prenant comme périmètres de préfiguration (avant reproduction ailleurs) le Domaine de La Valette à Clapiers, d’une part, et les prés humides de la Mosson à Lavérune, d’autre part.

 

L’objectif est de pérenniser sur un secteur donné les activités agricoles tout en permettant une accessibilité mesurée au public.

 

A Clapiers, la maîtrise publique du foncier (Domaine de La Valette propriété de la Ville de Montpellier et Domaine de Viviers récemment acquis par la CAM de Montpellier à la famille Pagézy) est un gage de durabilité.

 

L’existence d’activités de recherches agronomiques à forts enjeux et à forte valeur ajoutée sur le Domaine de La Valette tout comme le projet d’installation d’une seconde écolothèque d’Agglomération axée sur l’utilisation de l’eau au Domaine de Viviers renforcent aussi la vocation agricole de ces terrains.

 

Quant à la couveuse régionale agricole (unique dans la région) qui doit s’installer sur le Domaine de Viviers, elle est à la jonction de l’installation progressive, de l’agriculture biologique, des nouvelles demandes du consommateur et de l’économie sociale et solidaire.

 

C’est en effet l’Association pour le développement de l’emploi agricole et rural du Languedoc-Roussillon (ADEAR-LR) qui a présidé au concept, aux études et au lancement de cette future couveuse, créée sous le statut d’une SCOP (société coopérative ouvrière de production) avec l’appui financier des pouvoirs publics, notamment de la Région Languedoc-Roussillon.

 

La production des « apprentis » paysans pourra s’écouler via des paniers solidaires, dans la cadre de marchés de plein-vent à proximité, de foires agricoles exceptionnelles ou d’associations de maintien de l’agriculture paysanne (AMAP).

 

Productions de qualité (plantation de nouveaux cépages en collaboration avec la Coopérative viticole d’Assas et installation de jeunes viticulteurs), agriculture Biologique (céréales et maraîchage Bio notamment), commerce équitable, circuits courts constituent une mutation de l’agriculture locale que l’Agri-parc accompagnera.

 

Ce tournant agricole est nécessaire dans le péri-urbain : c’est à des élus avant-gardistes, au secteur associatif, aux citoyens et aux professionnels de l’agriculture de l’imaginer et de le construire.

 

Cette mutation vers plus de durabilité prendra vraisemblablement plusieurs formes en fonction des configurations locales et devra veiller à reposer sur l’initiative privée qui assure le volet rentabilité économique. 

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Marché hebdomadaire, du dimanche matin, à Clapiers

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Une exposition du fruit-légume au Festival de la Tomate à Clapiers

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La variété des productions locales

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La rencontre des petits producteurs

et des consommateurs-citoyens au Festival de la Tomate

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Une agriculture à préserver dans un grand paysage de qualité

 

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 Le Domaine expérimental de La Valette dans la Vallée du Lez

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Les cultures de céréales Bio exonérées de Taxe foncière à Clapiers

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Le Domaine de La Valette à Clapiers, propriété de la Ville de Montpellier

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Une partie (Plan Guirard) du Domaine de Viviers à Clapiers

Crédit photographique : Michel Chastaing