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16/08/2012

6ème Festival de la Tomate à Clapiers

La 6ème Edition du Festival de la Tomate se tient le dimanche 2 septembre 2012, de 9 heures à 17 heures, au Parc municipal Claude Leenhardt, à Clapiers

Cet événement le plus populaire proposé par la Communauté d’Agglomération de Montpellier dans un village périphérique de la capitale régionale a attiré 6 000 visiteurs en 2011, malgré un temps apocalyptique, soit 4 orages dans la même journée !

Cette année le record de participation, 8.000 visiteurs en 2010, devrait être battu.

La Commune de Clapiers, l’Association Terres Vivantes et l’Association des Marchés Paysans de l’Hérault vont mettre à nouveau en valeur la petite agriculture non industrialisée qui peuple notre territoire et qui innove sur le plan social et éthique.

Les visiteurs auront devant eux les paysans et mettront un visage sur les producteurs des denrées alimentaires proposées.

Le marché paysan regroupera cette année 50 exposants, à l’ombre des arbres centenaires du Parc municipal de Clapiers.

Toute la richesse des productions méditerranéennes sera représentée : maraîchage (tomates, aubergines, poivrons, oignons doux, courges, etc.), raisins de table, figues et ses dérivés, pastèques, plantes aromatiques, escargots, conchyliculture, olives, huiles, vinaigres, oies et canards gras, spiruline, coulis, chutneys, gâteaux secs, liqueurs, pâtes à tartiner, pains, fromages de chèvre, yaourts de brebis, safran, confitures, gelées, sirops, glaces, Pâté de Montpellier, bœuf et volailles, charcuterie, savons de Provence et du Monde, laines, mohairs, alpagas, vins (Picpoul), etc.

Amateurs, spécialistes et collectionneurs seront comblés à la vue des 2 tonnes de tomates présentées : ils pourront admirer, goutter et acheter pour déguster chez eux.

Les enfants des centres aérés de Clapiers feront profiter les gourmands, en toute convivialité, de leurs préparations culinaires de l’été.

Eric Pédebas et Christian Lemaire, tomatologues, exposeront 250 variétés de tomates en faisant découvrir leurs goûts, saveurs, formes et couleurs.

Il est prévu des animations et des intermèdes musicaux tout au long de la journée avec :

-          promenades en poney,

-          jeux en bois pour les enfants prêtés par la Médiathèque Jean-Jacques Rousseau de Montpellier,

-          stands sur le jardinage,

-          déambulation spectaculaire du Steel Band de Villeveyrac,

-          découverte pour les enfants avec le CIVAM Racine,

-          chansons et poésies avec Jacques Paillès, auteur-interprète (spectacle poétique et en chansons sur la tomate, l’huile et le vin),

-          exposition des Archives départementales de l’Hérault, …

Un apéritif original, cuisiné par le Service protocole de l’Agglo Montpellier, à base de tomates, sera offert à partir de 11 h 30, juste après l’inauguration et avant l’heure du repas.

Ce dernier pourra être acheté sur place auprès des nombreux exposants (pain, charcuterie, moules et huîtres, olives, plats préparés, notamment exotiques, brasucade, poulets rôtis, plateaux d’huîtres et de moules, crêpes, galettes, jus de fruits Bio, thés, cafés, raisins et tomates, ...).

Le Festival de la Tomate, en véritable écofestival, s’inscrit volontairement – mise en œuvre de l’Agenda 21 de Clapiers oblige – dans un cadre de réduction des emballages et de mise en place du recyclage.

L’Agglomération de Montpellier mettra ainsi à disposition pour les déchets un tri sélectif et offrira aux visiteurs une information complète.

Les exposants se servent de sacs réutilisables et recourent à un minimum d’emballages.

Les stands de restauration proposent des assiettes et des couverts réutilisables, recyclables ou consignés.

Il en est de même au niveau de la buvette, tenue cette année par l’Association Al’Ort, réunissant les 70 familles clapiéroises inscrites aux nouveaux jardins familiaux.

Les exposants seront invités à utiliser une signalétique sur le modèle des ardoises informatives testées par l’Association des Marchés Paysans de l’Hérault au marché hebdomadaire de Grabels et mises au point grâce à une expertise de l’INRA-Montpellier.

L’information des consommateurs, l’identification des producteurs, la promotion d’un commerce le plus équitable possible, sont volontairement promus.

La Mairie de Clapiers, la Communauté d'Agglomération de Montpellier, le Conseil Général de l’Héraut et la Région Languedoc-Roussillon financent cette vitrine de l’agriculture à taille humaine dont l’entrée est libre.

Pour renforcer la convivialité de cette manifestation, des tables, des chaises et même la pelouse !, seront mises à disposition des familles et autres visiteurs.

Le Festival de la Tomate est l’événement qui signe la rentrée agricole avant les vendanges.

Il n’y a pas d’alimentation sans agriculteurs, il n’y a pas de pays sans paysans et il n’y aura que des produits non authentiques, banalisés et finalement subis, sans consommateurs avertis, vigilants et exigeants.

Alors que la part de l’alimentation dans les dépenses de consommation des ménages est tombée en un siècle de 80 % à presque seulement 10 % aujourd’hui, il est important que les nouveaux consommateurs comprennent les conséquences de leur acte d’achat :

-          impact des traitements phytosanitaires sur la santé des paysans et des habitants du monde rural, concernant les produits issus de l’agriculture conventionnelle, non Bio,

-          exploitation de main d’œuvre immigrée ou non déclarée, en France comme dans certains pays, dans de grandes exploitations capitalistiques, spécialisées dans l’exportation ou les marchés de masse à bas prix,

-          abaissement de la qualité des produits et augmentation des risques sanitaires entretenus par la course au « toujours moins cher » de certains consommateurs,

-          dégradation des sols, destruction des forêts, déplacement de populations à cause de grandes plantations spécialisées dans les productions de rente,

-          confiscation de la marge par les intermédiaires ou la grande distribution,

-          prix des matières premières agricoles tirés à la baisse par les grandes industries agro-alimentaires qui ont tendance à substituer des frais de publicité à des coûts d’approvisionnement,

-          émissions de gaz à effet de serre liées à la consommation de produits en provenance de l’autre bout du Monde.

Parce qu’il est vital de comprendre et d’être informé, le Festival de la Tomate propose des stands à des associations ou entreprises citoyennes :

-          Association MASSE (présentation de projets d’économie solidaire),

-          Association Semence et Partage,

-          Artisans du Monde (commerce équitable et projets de développement local),

-          « Savoir et découverte Languedoc-Roussillon»,

-          Association Touselle (exposition sur les blés méditerranéens),

-          Centre de Formation Professionnelle Agricole de Montpellier au travers de l’opération JardiBio (incitation des jardiniers amateurs à se libérer de l’utilisation des pesticides),

-          Association « Mohicans » (actions éducatives, éco gestes et jardins avec la promotion des alternatives au gazon « anglais »),

-          « Les Jardins de Tara » avec un point conseil sur le jardinage et la culture des plantes d’ornement (animation de l’opération « Circuit des éco-jardins » et organisation au printemps à Saint-Christol de l’événement « Moisson d’idées vertes »),

-          entreprise Lombritek (promotion du lombricompost et de la lombrifiltration),

-          librairie « La Vache qui lit » (livres et recettes sur la tomate et l’agriculture),

-          CIVAM Racine (dynamique paysanne territoriale, thématique ou Bio),

-          Terres Vivantes (installation progressive en agriculture dans l’Hérault et les Pyrénées-Orientales, accompagnement collectif de porteurs de projet en matière de transformation et de commercialisation, par exemple en appuyant le lancement des boutiques de producteurs de Ganges et de Clermont l’Hérault),

-          Association des Marchés Paysans de l’Hérault : aide à la création des marchés de Brignac, Saint-André de Sangonis, Grabels, Vailhauquès, Clapiers, Prades le Lez, « Le Printemps de Tourbes », « Le Marché des Garrigues à Montaud ».

Le Festival de la Tomate est une vitrine des hommes et des femmes, des travailleurs qui œuvrent au quotidien pour nourrir leurs semblables, en essayant d’en vivre dignement, sans renier leurs valeurs.

Cette manifestation est aussi remarquable par son cadre boisé, son ambiance détendue et conviviale.

Le Festival de la Tomate est le point d’orgue de l’engagement de la Commune de Clapiers dans le développement durable (marché hebdomadaire, exonération des cultures Bio de taxe foncière, jardins familiaux, participation à l’opération JardiBio, bannissement des pesticides dans l’entretien des espaces publics, agriparc couvrant le Domaine de La Valette, les pinèdes et le Domaine de Viviers, couveuse régionale agricole).

Un public toujours plus nombreux s’intéresse à ces problématiques de maintien de l’agriculture périurbaine et de développement des circuits courts pour la diffusion des produits alimentaires, d’où le succès grandissant du Festival de la Tomate.

 

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02/08/2012

Cumul des mandats : une nouvelle loi en gestation

Le cumul des mandats est un mal de notre République.

La détention par certains – surtout des hommes au demeurant – de mandats multiples :

-         tend à la personnalisation d’un pouvoir pourtant seulement délégué par les électeurs,

-         pousse à la confusion des genres avec des conflits d’intérêt toujours possibles entre les  collectivités représentées,

-         fait obstacle à la nécessaire diversification des responsables politiques (sous représentation des femmes, des jeunes, des classes populaires, des banlieues, …),

-         bloque la régénérescence de la représentation nationale,

-         verrouille l’expression politique dans les médias.

Le cumul des mandats empêche souvent un exercice plein et entier des prérogatives d’un élu qui doit trouver le temps de la réflexion et de l’action.

A trop cumuler, certains délaissent leur pouvoir de contrôle et de décision en l’abandonnant à la technostructure.

Or, la démocratie est d’autant plus fragilisée qu’elle n’est pas incarnée par des élus exemplaires, remplissant parfaitement leur mission de représentation.

Concernant les partis politiques, ils jouent un grand rôle dans l’animation de la démocratie par leurs prises de position, leur action explicative et leurs propositions.

La Constitution française reconnaît leur rôle.

Malheureusement, leur assise militante est restreinte : au maximum 500.000 Français et Françaises y sont engagés.

Pourtant, les élus des grandes collectivités en sont presque tous issus.

Le parti politique les a souvent éveillés aux grands débats de société, formés, sélectionnés et désignés comme leur porte-drapeau.

Cette désignation est plus ou moins démocratique : en général, les partis de Gauche sont attachés au principe de méritocratie républicaine et militante tandis que la Droite est souvent plus bonapartiste, prompte à se rassembler derrière des personnalités.

Il n’est pas rare qu’une fois élu, la nature humaine pousse certains représentants de parti à s’en émanciper, bien que la légitimité des choix et orientations réside dans l’opinion des militants.

Tout comme la légitimité revient au peuple qui ne fait que déléguer, dans un cadre de démocratie représentative, ses pouvoirs, à des élus.

Lionel Jospin vient d’être chargé par le Président de la République, François Hollande, de la présidence d’une « Commission sur la rénovation de la vie publique » qui doit rendre ses réflexions avant novembre 2012 sur le cumul des mandats, la question de la parité et les règles déontologiques permettant une meilleure transparence de la vie publique.

A l’évidence de nouveaux textes devront imposer davantage de démocratie dans le fonctionnement des partis politiques et obliger à une désignation démocratique de leurs représentants envoyés face aux électeurs.

En outre, les préconisations sur la limitation du cumul des mandats devront s’attaquer à la fois au cumul à un instant donné mais aussi au cumul dans le temps.

Pour l’instant, seuls les Socialistes ont fait légiférer sur le sujet au Parlement et se sont donnés en plus des règles internes encore plus strictes.

Concernant la loi française, elle vise la réduction du cumul des mandats pour les parlementaires (loi organique n° 2000-294 du 5 avril 2000 relative aux incompatibilités entre mandats électoraux et loi n° 2000-295 du 5 avril 2000 relative à la limitation du cumul des mandats électoraux et des fonctions électives et à leurs conditions d’exercice) :

-         incompatibilité entre des mandats de Député, Sénateur et Député européen,

-         exercice d’un seul mandat local dans l’une des assemblées suivantes (conseil régional, Assemblée de Corse, conseil général, Conseil de Paris, conseil municipal d’une commune de 3.500 habitants ou plus).

Les élus non parlementaires appartenant à l’une des assemblées précédentes ne peuvent exercer au maximum qu’un seul autre mandat dans une autre assemblée délibérante locale.

En outre, le chef d'un exécutif local (Président de Région, de Département, de l'Assemblée de Corse, Maire ou Maire d'arrondissement) ne peut exercer aucun autre mandat de chef d'exécutif local.

Le Parti Socialiste a durci les règles de limitation des mandats de ses propres parlementaires.

Tout candidat socialiste aux dernières Législatives s’est ainsi engagé à démissionner, sous un délai maximum de trois mois à compter de l’élection, des exécutifs locaux auxquels il prendrait part : maire (quelle que soit la taille de la commune), vice-président ou président d’une collectivité locale ou d’un établissement public de coopération intercommunale (EPCI).

Ces règles ont été approuvées à une écrasante majorité par les militants lors de la Convention nationale du Parti Socialiste du 3 juillet 2010 et intégrées dans ses statuts.

Le non respect de ces derniers entraîne en général l’exclusion du récalcitrant (ou de la récalcitrante), après passage de l’intéressé(e) devant l’équivalent d’une commission de discipline.

Ces règles plus strictes seront vraisemblablement reprises par la loi prévue dans le projet présidentiel de François Hollande.

Elles permettent à un parlementaire de garder un pied dans une collectivité locale (sans trop peser toutefois sur les décisions) tout en conservant une chance éventuelle de réintégrer l’exécutif, une fois son mandat national ou européen terminé, si bien entendu localement les élus en place lui en donne la possibilité.

Certes, il existe encore des partisans du mandat unique mais le cumul des parlementaires serait déjà suffisamment bien circonscrit.

Pour les autres élus, le débat reste ouvert.

A l’évidence la différence entre communes de plus et de moins de 3.500 habitants n’est pas admissible car la loi permet pour l’instant une possibilité discrétionnaire de cumul outrancier en milieu rural : maire, conseiller général ou régional, présidence de communauté de communes et de syndicat des eaux, par exemple.

Il serait aussi utile de généraliser l’unicité de présidence ou de chef d’exécutif en élargissant les collectivités concernées aux intercommunalités (syndicats de communes, communauté de communes, agglomération, communauté urbaine).

Etendre cette unicité à l’appartenance à un exécutif (maire-adjoint, vice-président) serait abusif du fait de la forte différence du pouvoir, essentiellement concentré, par la volonté des textes et de factum, entre les mains des chefs des exécutifs.

La restriction du cumul des mandats en restera-t-elle réglementairement là ?

C’est douteux car le Parti Socialiste applique à ses membres, toujours depuis le 3 juillet 2010, l’interdiction du cumul de mandat dans le temps.

Pas plus de 18 ans consécutifs en tant que maire ou président d’une collectivité locale comme d’un EPCI.

Des jusque-boutistes plaident pour le mandat unique dans le temps : il est clair que ce dernier laisserait peut de temps – 5 ans ou 6 ans - pour imprimer une politique et instillerait une instabilité, une volatilité trop forte dans la direction de nos collectivités.

Le projet de loi à proposer par le Gouvernement Ayrault, a priori après le dépôt des conclusions de la Commission Jospin, validera, selon toute vraisemblance, cette restriction de cumul dans le temps à une durée de 18 ans, soit en général 3 mandats consécutifs.

Les nouveaux textes seront applicables aux Municipales de 2014 et aux Cantonales comme aux Régionales de 2015.

Ils traiteront en même temps d’une amélioration du statut de l’élu (retraite complémentaire sur cotisation de l'élu, protection du retour dans un emploi salarié, etc.), le corollaire de la réduction du cumul.

Petite parenthèse : il serait bienvenu d'obliger tout candidat à toute élection républicaine de produire son extrait de casier judiciaire afin qu'il soit disponible à toute demande de citoyen, par exemple en figurant dans une base de données en ligne sur Internet.

Sur le front des cumuls, restera à mettre un frein à la montée des conflits d’intérêts entre charge publique et activités économiques et financières privées.

Ce cumul plus sournois ébranle la démocratie.

Etre patron d’un grand groupe, cadre supérieur dans une banque, avocat d’affaires (les métiers liés à la justice étaient les mieux représentés lors de la dernière mandature), détenir des parts d’actions dans de grandes entreprises françaises ou étrangères, sont des situations qui posent problème.

De même, il devrait être interdit de cumuler un emploi salarié au delà d'un quart-temps ou d'un tiers-temps pour un parlementaire sinon cela tourne à un emploi fictif du fait des exigences d'un emploi du temps de député ou de parlementaire.

Non cumul « horizontal », non cumul dans le temps, non collusion avec le monde des affaires, assainiront la vie publique et renforceront, n’en doutons pas, la démocratie française.