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30/12/2012

Clapiers honoré par la revue nationale des Communes forestières

La revue officielle de la Fédération nationale des communes forestières (FNCOFOR) a mis en exergue, en novembre 2012, la politique menée dans l'Hérault et notamment à Clapiers, par ses représentants locaux.

Michel Chastaing, Maire-adjoint de la Commune de Clapiers et Trésorier des niveaux départementaux et régionaux, y explique son attachement à la forêt méditerranéenne.

Politique d'acquisition foncière, coopération avec l'Office National des Forêts pour améliorer les peuplements, protection contre les incendies avec la mise en place des obligations légales de débroussaillement, mobilisation de nombreux bénévoles dans le cadre du Comité Communal Feux de Forêts, ouverture maîtrisée au public, ...

En signant la "Charte régionale du bois-construction" lors du salon Energaïa de 2009, Michel Chastaing a ouvert la porte aux édifices publics en bois sur Clapiers : cuisine au Parc municipal Claude Leenhardt, chaufferie-bois et silo à granulés à l'école élémentaire Victor Hugo - site du Calvaire.

Les dernières constructions municipales ont ainsi mis en œuvre un bardage bois, dit "Red Cedar", sans traitement.

Un projet de toilettes publiques, au Parc municipal, devrait faire appel à la même technique.

Francis Cros, Conseiller général du Canton de la Salvetat sur Agout, Président de la COFOR 34 et de la COFOR LR, est de son côté mis à l'honneur pour avoir fait avancer le dossier de la plate-forme de tri des bois feuillus du Somail et le bois-énergie dans toute la région Languedoc-Roussillon.

Francis Cros siège au Conseil d'Administration de la FNCOFOR où il fait valoir les spécificités de la forêt méditerranéenne.

Passant aux "travaux pratiques", la Commune de Clapiers, sur l'impulsion de son Adjoint aux Travaux, aux Services techniques et aux Energies nouvelles, aidée des conseils d'Hérault Energie puis de l'Agence Locale de l'Energie de Montpellier, met en service pour le tout début janvier une chaufferie-bois à l'école évoquée plus haut (1.200 m² rénovés au standard Effinergie, promu par la Région Languedoc-Roussillon et plus strict que le label national BBC).

Deux points faibles subsistent toutefois en matière de politique forestière au nord de Montpellier :

- l'absence de charte forestière de territoire qui pourrait notamment conduire à la réalisation de pare-feux (protection des habitations) ou encore au rapprochement de l'offre et de la demande en bois-bûche, plaquettes forestières et granulés à base de sciure,

- l'exploitation des pins d'Alep dépérissants ou arrivés à maturité afin de mobiliser du combustible et en enlever aux feux récurrents dans le secteur, tout en favorisant la réémergence du couvert autochtone de Chênes-verts.

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Une de la revue de la FNCOFOR

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Article de Michel Chastaing, Maire-adjoint à Clapiers

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Réunion Languedoc-Roussillon ONF - communes forestières

 

Sources : Revue Communes forestières - n° 57 - Novembre 2012 

24/12/2012

Cantem Nadal à l’église de Clapiers

Le vendredi 14 décembre, à partir de 18 h 30, en l’église Saint-Antoine de Clapiers, le chœur « Lo Cocut » a offert aux Clapiérois un spectacle musical : « Cantem Nadal ».

Lo Cocut (abréviation en forme de clin d’œil de « Còr Occitan de Clapièrs Universalamen T’Estimat ») regroupe des amateurs de l’Occitan et des traditions languedociennes.

Le chef de cœur, Etienne Hammel, a donné, entre deux chansons, d’amples explications sur le contexte des textes profanes présentés : la distance, la pauvreté, la famille, la place de l’enfant, le miracle, la société villageoise, les différents métiers de l’agriculture ou de l’artisanat.

A côté de la liturgie du clergé, les chants populaires traduisaient la générosité, la compassion, la solidarité, l’élan spontané.

Jésus est toujours présent dans les textes, au moins en filigrane, avec Joseph et Marie, les parents, sans oublier les Rois mages : Gaspard, Melchior et Balthazar.

Le peuple avait sa propre expression pour ses croyances.

L’Occitan, de la Gascogne, du Val d’Aran en Espagne, du Limousin jusqu’aux Alpes et au Piémont italien, s’est diversifié au fil des siècles et a fini par devenir une langue très riche.

Avec environ 4 fois moins de mots (environ 60.000), le Français n’est pas une langue plus pauvre par nature, mais par choix.

En effet, fixé au XVIIe siècle, le Français a été dédialectisé et donc réduit dans sa variété, apuré par les savants qui l’ont codifié.

La Langue d’Oc a toujours été très expressive et bien adaptée à la créativité artistique : rappelons-nous des Troubadours et plus tard du mouvement du Félibrige.

A Clapiers, le fait occitan est resté présent au travers du souvenir de François Dezeuze, père du peintre Clapiérois Georges Dezeuze.

Libraire, papetier imprimeur, très connu à Montpellier, François Dezeuze fut appelé « L’Escoutaïre ».

Il fut l’un des écrivains occitans majeurs de la première moitié du XXe siècle, auteur de pièces de théâtre populaire, notamment de farces, et enfin, l’animateur inlassable de la revue montpelliéraine « La Campana de Magalouna ».

En son honneur et dans l’esprit de son ouverture aux mystères du Monde, un groupe d’amis s’est longtemps réuni à Clapiers : « Lou Dissatièrs », c’est-à-dire ceux qui discutent, qui dissertent de sujets larges et variés.

« Le Cocut » est dans cet esprit de partage.

Parmi les Clapiérois du chœur, citons Jo Ballarin, Jacques Dainat, Gérard Rolland.

Le chœur regroupe aussi des hommes disséminés à Montpellier et ses alentours, tous passionnés et unis par la culture occitane.

Au sein de ce groupe, Jean Clavel, acteur puis historien, dans les deux cas de renom, de la viticulture languedocienne, est emblématique de ce qui cimente le groupe : la culture populaire.

Au-delà du chant, les membres de « Lo Cocut » aiment, par-dessus tout, animer des festivités (manifestations de rue, marchés, banquets, etc.) : ils sont acteurs du spectacle vivant.

La bonne chère (un concours de cassoulet organisé tous les hivers par « Lo Cocut » : « Lo concors de caçolets »), le vin, la musique, les chansons transmises par la mémoire collective ont une origine commune : la civilisation occitane.

Le chœur perpétue la tradition des chants de Noël, avec des textes du XVIIe et XVIIIe siècle.

Lors de la soirée en l’église Saint-Antoine, 15 ont été en partie traduits, en terme de présentation, par Etienne Hammel (voir ci-dessous le texte intégral de « La terra es freja » et de « Pastres, Pastretas »).

Si une partie seulement de l’assistance (une centaine de personnes) maîtrisait la langue occitane, beaucoup comprenait en l’écoutant, voire en la lisant sur le recueil distribué.

De nombreux participants ont repris en chœur les refrains des morceaux les plus connus qui leur ont rappelés leurs apprentissages scolaires ou la tradition familiale.

Une soirée au final riche en émotions et en souvenirs !

 

La terra es freja

 

La terra es freja,

Lo cèl neveja,

Mòrta sason !

Ausètz los anges,

Cantar loanges,

Del Nadalon.

 

Venètz floretas !

Ròsas, violetas,

Li far la Cort,

Jamai la tèrra,

N’a vist d’enquèrra,

Tant genta flor.

 

Que vos pintiava,

Vos embaumava,

Quita lo cèl.

Venètz floretas !

Rosas, violetas,

Del mes d’Abrièl.

 

Aquel que dona,

A Rei corona,

Glòria, palais !

Dins un’ estable,

Plan miserable,

Anuèit se plai.

 

Pastres, pastretas

 

Pastres, pastretas,

Desrevelhatz vos, pecaire !

Pastres, pastretas,

Desrevelhatz vos,

Que vòstra maire,

A besonh de vos, pecaire !

Que vòstra maire,

A besonh de vos.

 

Los pastres venon,

Ambe sos anhèls, pecaire !

Los pastres venon,

Ambe sos anhèls,

A l’enfant Jèsus,

Òfron lo plus bèu, pecaire !

A l’enfant Jèsus,

Òfron lo plus bèu.

 

Los mages, venon,

Ambe sos tresòrs, pecaire !

Los mages, venon,

Ambe sos tresòrs,

Li ofròn la mirra,

L’encens amai l’òr pecaire !

Li ofròn la mirra,

L’encens amai l’òr.

 

Leu que siái paure,

Que n’ai pas lo sòu, pecaire !

Leu que siái paure,

Que n’ai pas lo sòu,

Li ofri mon anma,

Ambe tot mon còr, pecaire !

Li ofri mon anma,

Ambe tot mon còr,

Li ofrissi mon anma.

 

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19/12/2012

Sélections du FISE Agglo à Clapiers

Le Festival International des Sports Extrêmes (FISE) a organisé, samedi 8 décembre 2012, à Clapiers (après Castries en novembre), ses qualifications en prévision de prochaine 7ème édition 2013.

Le FISE est venu en fait en appui à l'association Basic BMX, cheville ouvrière de la manifestation.

Le “Contest” proposait deux compétitions, respectivement en plus ou moins de 16 ans, amateurs et Pro (« money prize » de 1.000 €), en BMX et en Skateboard, les deux sports de glisse urbains les plus pratiqués.

Après les qualifications, les finales ont permis de désigner dans chaque catégorie un lauréat, qualifié d'office pour le FISE Montpellier.

Il s'agissait donc d'un premier round pour essayer de participer au plus grand rassemblement et à la plus grande fête des sports extrêmes en Europe.

Simon Uguen, Président de l'association Basic BMX, a été le speaker de l'événement.

Le speaker, c’est celui toujours prêt à mettre de l'ambiance, à stimuler les spectateurs et les concurrents, dans un jeu de connivences et de défis.

Un public varié et nombreux s'est renouvelé tout au long de cette journée froide, ventée, mais heureusement très ensoleillée.

L'organisation – parfaite et très « pro » - a reposé notamment sur Maxime Triolo, Mathieu Rouvière, Corentin Martin et Pierre Allaire.

3 juges sont en permanence nécessaires pour départager les concurrents.

Basic BMX a la particularité remarquable de s'appuyer sur des membres passionnés, de tous âges.

Citons du plus jeune au plus âgé : Lucas Bertrand, Yoann Maurel, Victor Vincent, Eliott Montaldot.

Certains d'entre eux ont participé au “Contest”.

En BMX, Quentin Maurien et Anthony Jeanjean, Champion de France en titre, étaient les invités vedettes.

Le skate-park de Clapiers, à l’entrée du village entre le rond-point du Fesquet et la Médiathèque Albert Camus, occupe un site superbe.

A deux pas de Montpellier, ce spot bien équipé est très apprécié des amateurs.

Richard Mailhé, Vice-Président de la Communauté d’Agglomération de Montpellier (CAM), Président du Comité Départemental Olympique et Sportif, le Maire de Clapiers et trois maires-adjoint, délégués respectivement à l’éducation, à la jeunesse et aux services techniques sont venus pour l’ouverture du « Contest ».

Ce dernier a en effet reçu le label « FISE Agglomération » qui permet un essaimage de la manifestation montpelliéraine dans les communes membres de la CAM (première étape à Castelnau le Lez le 14 avril 2012, puis à Saint-Georges d’Orques, à Castries et enfin à Clapiers).

Le car podium de l’Agglomération est venu pour offrir l’apéritif.

D’autre part, Eric André-Benoît, Directeur d'exploitation d'Hurricane, frère d'Hervé, Fondateur du FISE lorsqu'il était étudiant à Montpellier Business School, était présent.

Qui ne connaît pas le Festival International des Sports Extrêmes (FISE) de Montpellier ?

Wakeboard, BMX, Roller, Skateboard, Mountain Bike et MTB attirent trois jours durant, sur les berges du Lez, utilisées sur plus d’un kilomètre comme gradins artificiels, plusieurs centaines de milliers de personnes.

Répartis dans les catégories Girl, Moins de 16 ans, Amateur, Expert, Pro, Gold, des centaines de riders font vibrer les spectateurs de leurs exploits.

Le FISE est la sortie préférée de tous les jeunes au mois de mai.

Au-delà des compétiteurs locaux et catalans très présents, les pointures du circuit international sont fidèles au rendez-vous (américains, notamment californiens, belges, anglais, allemands, …).

Ces sports nouveaux, de glisse, ne sont plus un effet de mode venu des United States mais sont maintenant bien ancrés dans la société française.

Il n'y a qu'à penser aux espoirs de médailles lors des derniers Jeux Olympiques de Londres.

Notre délégation française devait tout “rafler”, tant elle apparaissait imbattable, même si finalement la moisson espérée ne fut pas concrétisée.

Par ailleurs, la terminologie employée – par exemple en BMX, les termes de Park, Flat, Spin Ramp, Dirt – est elle restée résolument anglo-saxonne.

Toutefois, seuls les « X Games » nord-américains, organisés à Los Angeles, adossés aux puissants réseaux de télévision ESPN et ABC, dépassent le FISE de Montpellier.

Ce dernier est plus qu'une compétition : une grande fête avec une forte complicité entre champions mais aussi entre eux et le public.

La société Hurricane, basée à Lunel, organisatrice de l'événement, veille à ce que glisse, adrénaline et convivialité soient au top.

Hurricane emploie une vingtaine de salariés et travaille aussi dans l'ingénierie et la conception de skate-parc.

Le FISE, petit événement d'abord organisé à Palavas les Flots en 1997, inconscient à l'époque de son potentiel de développement, battra à nouveau tous les records, c’est sûr, en terme de superlatifs et de fréquentation, pour sa 7ème édition en 2013.

Le FISE s'est exporté au Koweit où ses démonstrations rencontrent la même participation et la même ferveur chez les passionnés locaux.

Sur Clapiers, grâce à l’association Basic BMX et à ses bénévoles, aura flotté quelques heures, cette folie communicatrice de pratiquer et de regarder les exhibitions de sports de glisse.

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Le skate-park à l'entrée de Clapiers

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L'équipe du FISE

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Le Directeur du FISE, Eric André-Benoît,

et Pascal Ribes, ancien Président du Club de Football de Clapiers

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L'échauffement est lancé

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Démonstration de skate-board 

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La compétition est lancée

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Simon Uguen, speaker du contest,

et Président de Basic BMX

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« Ça plane pour moi !!! »

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Les Pros du BMX en action

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Figure de style sur fond de Médiathèque Albert Camus

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Une partie de l'équipe de Basic BMX et les juges 

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Remise des prix du Tournoi Pro

 

Accéder à l'album photo complet

Cliquez en haut en droite

 

Crédit photographique : Michel Chastaing

12/12/2012

Où vont nos ordures ?

La Communauté d'Agglomération de Montpellier est compétente sur son territoire pour la collecte, le traitement, l'élimination et la valorisation des déchets ménagers et assimilés.

Du temps du District de Montpellier, c'étaient les communes qui détenaient cette responsabilité.

Ce service public a évolué vers une homogénéisation des pratiques au niveau de la collecte : fréquence plus faible dans les secteurs pavillonnaires, arrêt du ramassage des déchets verts en porte à porte dans certaines communes, amélioration de la flotte des camions et suivi du respect des circuits par GPS.

En terme de tri, de traitement et de valorisation, les approches et les solutions techniques se sont en revanche diversifiées.

Actuellement, la Communauté d'Agglomération de Montpellier se charge des missions suivantes (les chiffres donnés sont ceux de l'année 2011) :

-        collecte en porte à porte des déchets ménagers : ordures ménagères de la « Poubelle grise », collecte sélective de la « Poubelle Jaune » et biodéchets de la « Poubelle orange » (généralisée à tout l'habitat pavillonnaire et sur une partie de l'habitat collectif résidentiel),

-        collecte dans les « Points Verts » des colonnes d'apport volontaire : 833 pour le verre, soit 7.885 tonnes, 300 pour le papier soit 1.743 tonnes, 47 pour le textile depuis 2007, soit 274 tonnes plus 15 points de collecte implantés dans les locaux de l'économie sociale et solidaire ou des associations humanitaires,

-        collecte spécifique des professionnels, en porte à porte, des papiers blancs de bureaux dans les entreprises privées et les administrations (260 tonnes pré-collectées dans des caissettes en carton avant un ramassage par « La Feuille d'érable », association d'insertion par l'économique qui se charge de la revente à l'industrie papetière en vue de leur recyclage), des cartons des commerçants (1.206 tonnes) et du verre des cafetiers et restaurateurs (564 tonnes),

-        collecte en porte à porte des encombrants, sur rendez-vous,

-        gestion de 20 déchetteries - « Points propreté » - destinées à l'apport volontaire des encombrants, gravats, déchets végétaux et déchets toxiques (79.066 tonnes au total),

-        gestion des filières de traitement : centre de compostage de Grammont, centre de tri Déméter, unité de méthanisation Amétyst, unité de valorisation énergétique OCREAL, installation de stockage des déchets non dangereux de Castries, etc.

La Communauté d’Agglomération de Montpellier travaille en fait avec de nombreux partenaires (75 M€ de dépenses annuelles pour les ordures, dont 18 M€ d’investissements, génèrent beaucoup d’emplois) :

-        Société Méditerranéenne de Nettoiement (SMN ou encore « Nicollin ») et SITA Sud pour la collecte,

-        SMN pour l'entretien et l'exploitation des déchetteries,

-        Société Montpelliéraine de Traitement et de Valorisation des Déchets (60 % Onyx, division propreté de Véolia Environnement et 40 % SMN) pour le centre de tri de Déméter à Montpellier-Garosud,

-        établissement Véolia-Actisol de Pignan, (valorisation de 7.543 tonnes de déchets verts, broyés en vue de faciliter le compostage de boues de station d'épuration),

-        SITA Méditerranée, filiale de Suez Environnement, pour l'Unité de Traitement et de Valorisation Energétique (usine d'incinération de Lunel-Viel traitant annuellement 120.000 tonnes pour le compte du syndicat de communes Pic & Etangs et de la Communauté d'Agglomération de Montpellier - pour 30.000 tonnes, soit 25 %) produisant 65 millions de kWh d’électricité tous les ans),

-        Biocama Industrie, un carrier qui valorise à Pignan, essentiellement sous forme de remblai routier, les 21.646 tonnes de déchets inertes récupérés dans les Points propreté,

-        Usine de méthanisation d’Amétyst à Montpellier-Garosud (68 M€ d’investissement initial) gérée par le groupement Vinci Environnement / SOGEA Sud,

-        L’Installation de Stockage des Déchets Non Dangereux (ISDND) de Castries – ex Centre de Stockage des Déchets Ultimes (CSDU) – au-lieu-dit « L’Arbousier ouest », gérée par SMTVD, sur le site de la carrière à ciel ouvert de calcaires de la société GSM Italcementi Group.

L’usine de méthanisation Amétyst et son corollaire, en terme de stockage des sous-produits – l’ISDND de Castries - constituent les deux sujets les plus polémiques.

Le site de Castries a été ouvert en 2008 pour se substituer à la décharge du Thôt (commune de Lattes).

Il reçoit les déchets ultimes : encombrants non recyclés, déchets inertes et de balayage des communes, déchets non valorisés d'Amétyst.

Les habitants de Castries, Guzargues, Montaud, Saint-Drézéry et Teyran se plaignent d'odeurs nauséabondes, en fonction de l'orientation et de la vitesse du vent.

La maîtrise des plastiques envolés pose aussi problème.

Ces nuisances olfactives ont généré l’opposition d'une partie de la population à l'extension du centre de stockage : casier n° 2, 6 alvéoles, 450.000 tonnes de stockage, sur une surface de 2,4 ha, pour une durée d'exploitation de 5 ans, soit 2014-2018 (le casier n°1 comprenant 3 alvéoles, d’une capacité de stockage de 415.000 tonnes, sur une durée de 5 ans, de 2009 à 2013).

Les goélands ont aussi tendance à être attirés mais ne constituent pas une gêne, ni la « noria » de camion étalée sur la journée, ni les tirs de mines et la poussière générées par la carrière, du fait de l’éloignement des habitations.

La Communauté d'Agglomération a végétalisé les abords du site, touché par le grand incendie de 2010 et évacue les lixiviats (4.500 m3 par an) sur la station d'épuration de Maéra, pour éviter tout rejet dans le ruisseau « La Cadoule ».

Un suivi environnemental s'intéresse aux eaux de drainage, aux eaux souterraines dont la source de Fontgrand, aux perméats, à l'Indice Biologique Global Normalisé (IBGN) de la Cadoule, à un suivi faunistique et floristique, au volume et à la qualité du biogaz.

Ce dernier est maintenant collecté par des drains et brûlé dans des torchères.

En outre, un dispositif de pulvérisation de neutralisants d’odeurs a été installé.

Une Commission Locale d’Information et de Surveillance (élus des communes d’Assas, Castries, Guzargues, Montaud, Saint-Drézéry et Teyran), Services de l’Etat (DREAL, ARS, SDIS), associations (Saint-Gély Nature, LRNE, PMCV), maître d’ouvrage et gestionnaire, permet un contrôle citoyen.

76.319 tonnes ont été enfouies en 2011 à l’ISDND, en provenance de l'usine Amétyst.

Cette dernière a reçu 103.211 tonnes de déchets, presque exclusivement issus de la collecte en porte-à-porte.

Amétyst, dimensionnée pour 450.000 habitants, méthanise la partie fermentescible des ordures :

- 1.895 tonnes issues de la « Poubelle orange »,

- 420 tonnes de biodéchets issus de professionnels,

- ce qui est obtenu par un tri mécano-biologique (au demeurant très efficace), soit le tonnage de loin le plus important actuellement, vu la faiblesse du tri des usagers.

La dégradation anaérobie de la matière organique par une flore microbienne constitue une digestion naturelle, allant a priori dans le sens du développement durable.

Qui plus est, le coût de la méthanisation (de l’ordre de 90 € la tonne) est bien inférieur à celui de l’incinération (de l’ordre de 110 € la tonne).

La méthanisation est un procédé écologique, sans rejet de dioxine dans l’atmosphère.

Le biogaz produit (environ 10.000.000 m3 d’un mélange de gaz carbonique et de méthane) permet le fonctionnement d’une unité de cogénération produisant 10 millions de kWh d'électricité par an et mensuellement 200.000 kWh de chaleur (exemple de novembre 2011) servant à la SERM pour alimenter le réseau de chaleur et de froid du nouveau quartier des Grisettes à Montpellier.

Amétyst a connu des problèmes de réglages à ses débuts puis subi un incendie le 13 septembre 2010 ce qui a réduit fortement ses capacités.

Les émanations malodorantes, pas toujours bien maîtrisées par son exploitant, exaspèrent les riverains de Garosud.

La Communauté d’Agglomération a toutefois réalisé des travaux :

-         amélioration de la qualité de l’air ambiant à l’intérieur de l’usine,

-         réduction du débit des émissions olfactives vers l’extérieur,

-         augmentation du rendement matière de l’unité,

-         reprise de l’aéraulique des bâtiments,

-         construction d’un troisième biofiltre,

-         création d’une nouvelle ligne de maturation et d’affinage des composts.

In fine, le process de méthanisation engendre :

-         du compost de grande qualité valorisable en agriculture (4.000 tonnes d’objectif),

-         du compost de qualité inférieure, que l’on peut qualifier de stabilisat, à stocker à Castries ou à utiliser sur certaines cultures ou en aménagement,

-         des refus à aiguiller vers l’ISDDN.

La Communauté d'agglomération souhaite prochainement valoriser sur le plan énergétique une partie de ces refus - plastiques, bois, mousses, etc. - sous forme de Combustible Solide de Récupération (CSR), véritable gisement de combustible de substitution aux énergies fossiles.

En outre, c'est bien l'incivisme des usagers qu'il convient de réduire.

Seulement 20 à 40 % des foyers équipés, suivant les communes, font le tri des biodéchets (objectif d'atteindre rapidement 50 %).

Concernant les professionnels de la restauration (cliniques, hôtels, restaurants, traiteurs, lycées, collèges, écoles primaires, restaurants universitaires), le service ne leur a été proposé que tardivement mais le potentiel est important.

Enfin, la grande distribution produit 30 % de déchets fermentescibles qui attendent un système de collecte.

La trop grande rapidité avec laquelle le site de Castries se remplit ou encore les odeurs nauséabondes en émanant résultent bien entendu d’un traitement imparfait (déchets contenant encore une part fermentescible) mais aussi du peu de propension de nos concitoyens à trier leurs déchets organiques.

Chaque habitant de la Communauté d’Agglomération de Montpellier génère globalement 400 kg d'ordures ménagères par an (410.000 habitants dans l'Agglo de Montpellier en 2011) :

-        300 kg, soit 75 % du total, en « Poubelle grise »,

-        75 kg, soit 19 % du total, en « Poubelle jaune » et en « Poubelle orange »,

-        25 kg, soit 6 % du total, en apports volontaires (colonnes de verre et de papiers/journaux).

Il faut en sus rajouter les apports en déchetterie, en provenance à la fois des particuliers et des différents secteurs économiques, représentant 210 kg par habitant et par an, ainsi que les encombrants collectés en porte à porte, représentant 20 kg par habitant et par an.

La production annuelle par habitant dépasse donc les 600 kg, soit 1,7 kg par jour par habitant !

En cotisant 58 M€ au titre de la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM), les usagers s’acquittent donc de l’équivalent de 235 € la tonne d’ordures ménagères produite.

Chaque kilogramme d'ordure coûte donc environ 25 centimes d'euro et la TEOM représente l'équivalent d'approximativement 280 € par ménage et par an.

Si le tri progresse d'année en année, de nombreux habitants sont encore réfractaires ce qui complique la tâche d'une part de la collectivité et d'autre part renchérit le service.

Par exemple, environ 1 bouteille en verre sur 2 aboutit toujours dans la « Poubelle grise » !

Heureusement, 70 % des déchets apportés en déchetterie sont valorisés.

16.000 composteurs permettent à de nombreux usagers de valoriser, sur leur propre terrain, 1.600 tonnes de déchets fermentescibles, sous forme de matière organique utilisable dans leur jardin.

En outre, en 2011, le résultat global de valorisation des déchets a atteint 40,7 %, à comparer aux objectifs du Grenelle de l'environnement, soit 35 % au delà de 2012 et 45 % à partir de 2015.

 Pour aller plus loin, la Communauté d'Agglomération de Montpellier s'est dotée d'un « Programme local de prévention des déchets », avec comme slogan : « Le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas. ».

Ce plan décline les actions prioritaires suivantes:

-        la création de conteneurs enterrés (communes de Clapiers, Grabels, Murviel lès Montpellier, Pérols et Vendargues dès 2011, Baillargues, Castelnau le Lez, Lattes, Le Crès, Prades le Lez et Sussargues en 2012), avantageux en terme d'amélioration des performances de tri, de réduction de la fréquence de collecte, d'emprise des conteneurs privés chez les particuliers et d'esthétique,

-        une expérimentation de compostage collectif en pied d'immeuble,

-        un partenariat renforcé avec l’office public de l’habitat ACM (Aménagement et Construction de Montpellier) pour améliorer la performance du tri des déchets dans les logements sociaux collectifs,

-        la mise en place d’un système de collecte gratuit de récupération sécurisé des déchets de soins à risques infectieux, au domicile de certains patients, essentiellement diabétiques,

-        des sessions de sensibilisation des élus et des agents de l’Agglomération à la prévention des déchets,

-        l’intervention de « Messagers Déméter » pour sensibiliser les usagers au geste de tri,

-        des collectes solidaires, en partenariat avec les acteurs de l’économie sociale et solidaire que sont les Compagnons d’Emmaüs et ERCA Initiatives-Ressourceries 34, d’objets pouvant trouver une deuxième vie.

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Colonnes d'apports volontaires (verres, papiers, textiles)

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Déchetterie de Castelnau le Lez

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Usine de méthanisation Amétyst à Montpellier-Garosud

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Amétyst : digesteur de matière organique en rotation

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Amétyst : colecte du biogaz en cime des digesteurs

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Projet de deuxième casier de stockage à l'ISDND de Castries

 

Crédit photographique : Michel Chastaing

08/12/2012

Viviers, terre d’élection de la nouvelle agriculture

L’agriculture péri-urbaine est en cours de mutation : l’extension de la ville consomme des terres fertiles tandis que les citadins recherchent de plus en plus les productions locales.

Le Domaine de Viviers, sis sur les communes d’Assas, de Clapiers, de Jacou et de Teyran, acquis récemment par la Communauté d’Agglomération de Montpellier, est en train de devenir :

-         un refuge pour des viticulteurs en quête d’une stabilité foncière (relocalisation suite à expropriation pour passage de grandes infrastructures, besoin d’agrandissement, recherche d’un bail à long terme permettant de rentabiliser une plantation de vigne),

-         une opportunité pour l’installation de paysans souhaitant cultiver en Bio et commercialiser en circuit court.

C’est l’histoire de la venue de ces derniers, en l’occurrence des maraîchers, qui a attiré la visite d’une centaine d’agents de développement, d’acteurs de territoire, de défenseurs de la coopération, d’étudiants, de salariés et de bénévoles de l’économie sociale et solidaire, venus de toute la France.

Ces derniers étaient réunis à Montpellier et à Clapiers les 15 et 16 novembre 2012, à l’occasion des Rencontres du Réseau National des Espaces Tests Agricoles (RENETA).

Plusieurs grandes fédérations nationales (FNCIVAM, AFIP, CELAVAR, FADEAR, etc.) se sont en effet associées pour partager leurs expériences en matière de parcours de compagnonnage, de tutorat, de pépinière, de couveuse, d’incubateur, de portage salarial et autres lieux où des moyens de production (terres, matériel, outils de transformation et de commercialisation) sont mis à disposition de personnes souhaitant créer leur propre exploitation agricole.

Quoi de plus efficace pour réorienter l’agriculture que de nouveaux paysans qui, d’emblée, s’adaptent au marché et à la nouvelle demande sociale.

Ce type d’initiatives se multiplie en France :

-         Réseau francilien des AMAP (associations de maintien de l’agriculture paysanne),

-         développement des produits agricoles en circuits courts dans la Communauté d’Agglomération du Grand Besançon (maraîchage Bio),

-         Terra Vitae en Haute-Normandie, dont la maxime est « Il est possible de nourrir l’Humanité sans détruire la Planète », avec la promotion de la permaculture et des micro-fermes,

-         au niveau de l’enseignement public agricole avec deux sites : « Les Prés d’Amont » au Lycée horticole de Blois (département du Loir-et-Cher) et « Biopouce » au Lycée agricole de Coutances (département de la Manche),

-         couveuse régionale agricole Languedoc-Roussillon avec une implantation à Barjac (département du Gard) en liaison avec l’association Terre de Liens et à Clapiers.

L’ADEAR Languedoc-Roussillon a mené à bien, avec l’appui financier du Conseil Régional Languedoc-Roussillon, une étude pour définir la faisabilité et le statut juridique d’un espace-test agricole.

Ce travail a débouché sur la création de la Coopérative Terracoopa, dont Christian Alazard et Paul Reder de l'ADEAR-LR, Frédéric Sanchez de Crealead et Joseph Le Blanc, ancien animateur de l’ADEAR-LR sont les fondateurs.

L’ADEAR-LR, association régionale de développement agricole, a été créée dans les années 2000, notamment par des dirigeants de la Confédération paysanne (Guy Kastler, Dominique Soullier, héraultais, Pierre Bérato, Michel Curade, Michel David, Richard Le Masson, audois et Nicolas Duntze, gardois) et par Michel Chastaing, Maire-adjoint de la Commune de Clapiers.

Joseph Le Blanc, nommé gérant de Terracoopa, a été chargé de recruter 7 maraîchers Bio, devant bénéficier chacun d’une parcelle d’1 hectare.

A l’heure actuelle, Christian Abbes, Gilles Fourgous et Johan Crance s’affairent pour mettre en place sur leurs terres le réseau d’irrigation sous pression alimenté par l’eau du Rhône.

Dès le printemps, ils vendront leur production maraîchère diversifiée localement et souhaitent tenir un stand commun sur le marché hebdomadaire dominical de Clapiers.

4 autres maraîchers Bio s’établiront ultérieurement : ils pourront développer des ventes de produits frais et de saison par paniers solidaires, cueillette sur site, dans le cadre d’une association de maintien de l’agriculture paysanne ou toute autre formule associant plus ou moins les consommateurs.

Au bout de 3 ans, ces nouveaux paysans, essaimeront dans toute la région pour se fixer au lieu de leur choix.

Partout en France, le contexte de l’installation agricole ou de la création d’activités en milieu rural, voire péri urbain, est en effet difficile : problèmes d’accès au foncier, connaissances techniques insuffisantes, freins à l’intégration sociale dans le territoire, faiblesse des capitaux propres, forte concurrentialité du secteur, aides européennes réservées aux exploitations de taille conséquente et de fait principalement aux transmissions.

L’espace-test en agriculture est donc une solution émergente et innovante pour parvenir à des installations agricoles durables.

Dans le détail, « le test d’activité consiste à développer une activité agricole de manière responsable et autonome en grandeur réelle, sur une durée donnée et dans un cadre qui limite la prise de risque, afin d’évaluer le projet et soi-même, dans le but de décider de la poursuite, de l’ajustement ou de l’abandon du projet.

Pendant ce test, il n’y a une mise en situation "grandeur réelle" sur un lieu test qui "héberge" le porteur de projet.

Ce dernier bénéficie dans ce cadre d’un statut spécifique, de mise à disposition des moyens de production et d’un accompagnement (tutorat) professionnel.
Ce test permet à "l’entrepreneur à l’essai" de :
 mettre en pratique et développer ses compétences professionnelles,
expérimenter la faisabilité technique, économique, humaine de son projet (de la production à la commercialisation) dans un environnement sécurisé,
prendre le temps de tisser des liens avec les différents acteurs du territoire,
mener une recherche foncière et construire dans la durée son projet technico-économique et financier avec les partenaires. »
Un espace-test est donc en réalité un outil de développement local s’inscrivant dans les dispositifs d’accompagnement existants (interventions de Terres Vivantes, du Civam Bio, de l’AIRDIE, financements du Conseil Général, par exemple dans l’Hérault), favorisant l’installation progressive, en particulier pour les porteurs de projet non issus du milieu agricole.

Le grand public connaît trois grands types de structures d’appui à la création d’activités : la couveuse, l’incubateur et la pépinière.

Le porteur de projet signe avec la couveuse d’activités un « Contrat d’appui au projet d’entreprise » (appelé CAPE) de 12, renouvelable 2 fois.
La couveuse émet les factures, suit la comptabilité, apporte un suivi personnalisé, juridique et technique.

Le porteur de projet immatricule son entreprise, la couveuse règle les cotisations sociales pour son propre compte et elle est solidairement responsable avec lui.

Le porteur de projet doit avoir été bénéficiaire précédemment d’un minimum social (RSA, ASS, RMI) ou avoir été dirigeant d’une entreprise unipersonnelle.

A Viviers, chaque maraîcher Bio abandonnera à Terracoopa 10 % de son chiffre d’affaires et récupérera comme il se doit le bénéfice de son travail.

La coopérative d’activités Terracoopa, aidée financièrement par la Région Languedoc-Roussillon, procède aux investissements : réseau d’irrigation, électrification, achat d’un tracteur, tunnels froids.

Un incubateur (Cf. Cap Alpha à Clapiers) soutient, quant à lui, une étape clef de la gestation d’un projet innovant, afin de développer suffisamment un concept, une technologie, un process, avant son industrialisation ou son lancement dans le tertiaire.

Quant à la pépinière (autre fonction de Cap Alpha), elle s’adresse aux jeunes entreprises qu’elle suit et accompagne dans leur développement et leur croissance.

Pour revenir à Terracoopa et au Domaine de Viviers, s’il existait déjà des couveuses pour les services, l’artisanat et l’industrie, elles sont nouvelles en agriculture : Clapiers héberge donc une initiative innovante, porteuse en terme de développement durable.

Création de 7 emplois, pérennisation de l’agriculture, préservation des sols et des eaux, offre de produits alimentaires sains, la commune de Clapiers et ses alentours vont bénéficier à plein du dynamisme de Terracoopa, de sa couveuse et de ses maraîchers Bio.

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Parcelle permettant l'installation à terme de 7 maraîchers Bio

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Le Domaine de Viviers n'a jamais tant reçu d'experts en agriculture 

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Gilles Fourgous donne avec pédagogie et humanité tous les détails de son installation

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Le groupe de visiteurs conduit par Christian Abbes

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 "Le seul ouvrier agricole du Domaine",

comme le dit avec malice son propriétaire Johan Crance

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 Plantation de sorgho fourrager pour couvrir le sol et servir d'engrais vert

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 Johan Crance à la tête de son groupe d'agents et d'acteurs de développement

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Une rencontre riche en échanges

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La Coopération : que du bonheur !!!

De gauche à droite : Christian Alazard et Paul Reder de l'ADEAR LR, Frédéric Sanchez de Crealead, Joseph Le Blanc (les fondateurs de Terracoopa), Christian Abbes, Gilles Fourgous et Johan Crance (les 3 premiers producteurs de maraîchage Bio), Michel Chastaing, Maire-adjoint de la Commune de Clapiers

Crédit photographique : Michel Chastaing