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14/04/2013

L'ADECNA met en sourdine les avions

Créée pour lutter contre le bruit des avions, l’Association de Défense contre les nuisances aériennes (ADECNA) tenait son Assemblée générale annuelle à Castelnau le Lez, le 7 mars 2013.

Cette association veille au bien-être des habitants de Montpellier et de sa périphérie en menant une action de contrôle et de pression sur les modalités de décollage et d’atterrissage à l’Aéroport Montpellier Méditerranée (Fréjorgues).

Sans jamais s’engager dans des manifestations spectaculaires ou médiatiques, l’ADECNA œuvre au quotidien pour obtenir le maximum de rigueur dans la gestion du bruit forcément généré par le trafic aérien.

Son action constructive a été reconnue par les Pouvoirs publics puisque l’Association a obtenu du Préfet de l’Hérault 4 sièges à la Commission Consultative de l’Environnement de l’Aéroport.

Malheureusement, l’Administration a fait l’impasse en 2012, en n’organisant pas sa réunion annuelle !

Il y a quelques années, un guichet unique a été créé à l’Aéroport pour enregistrer, en temps réel, les plaintes des habitants.

Il est appelé « Contact Point Accueil Environnement » : SA Aéroport Montpellier Méditerranée - Service Qualité - Environnement - Sécurité Aéroportuaire - CS 10 001 - 34137 MAUGUIO Cedex - Tél. : 04 67 20 86 99

L’Association participe aussi aux sessions du Conseil de suivi de la Charte de qualité de l’Environnement sonore de l’aéroport.

L’ADECNA a obtenu ces dernières années des mesures importantes entraînant une modération du bruit.

Il s’agit principalement de la mise en place de la « Trajectoire verte », depuis novembre 2007, avec un survol de l’Autoroute A9, ce qui minore le nombre de riverains impactés.

Il est notamment primordial que « La Postale », volant de nuit, respecte scrupuleusement les contraintes édictées.

Questions procédures à respecter, les avions doivent :

-         privilégier le survol de l’espace maritime,

-         prendre (ou perdre) plus vite de l’altitude, ce qui majore certes la consommation de carburant mais réduit fortement la surface impactée au sol par le bruit intense.

L’exploitant de l’Aéroport et le Service de la Navigation Aérienne sensibilisent les aéroclubs (notamment Aéroclub de Montpellier Hérault)

et les écoles de formation au respect des horaires d’entraînement (arrêt à 22 h).

Tout vol d’entraînement est soumis à autorisation préalable, au respect d’une trajectoire matérialisant sur un plan les zones d’habitation à éviter.

Les départs des lignes commerciales vers Nîmes-Garons (vers l’Est), à partir de la Piste principale (2.600 mètres de longueur), évitent dorénavant le survol d’une grande partie de Mauguio.

Piste.jpg

Piste principale au centre et Piste secondaire à droite de l'aérogare 

L’ADECNA incite à moins de départs de la Piste secondaire (1.000 mètres de longueur, parallèle à la Piste principale, côté Sud-Ouest) qui impacte les habitations de Boirargues.

Elle privilégie les arrivées par la trajectoire Ouest (déjà de l’ordre de 70 % des vols commerciaux) qui sauvegarde les zones à forte densité de population.

Ces dernières sont touchées par les atterrissages vers la Mer, c’est-à-dire par vent du Sud (car un avion décolle et atterrit toujours face au vent).

De même, un décollage face au vent du Nord peut impacter Montpellier, Castelnau le Lez et suivant un sillon Nord.

Le plus grand nombre de plaintes résulte en fait de l’aviation légère qui gêne les habitants de Lattes, de la Grande-Motte, de Pérols et de Saint-Aunès.

Les réclamations concernent ensuite, dans l’ordre, les vols d’entraînement et enfin les arrivées par l’Est.

2 stations fixes de mesure du bruit existent : la première au Lycée Champollion à Lattes et la seconde à l’Ecole Georges Brassens de Baillargues.
Impactées par des bruits environnementaux non négligeables, leurs mesures donnent un certain aperçu de la gêne des riverains qui peuvent percevoir de façon plus traumatisante le bruit de survol des aéronefs parce qu’ils sont dans un quartier calme ou que c’est la nuit.

L’ADECNA s’interroge sur la compatibilité du développement de l’Aéroport de Fréjorgues et de l’urbanisation du nouveau quartier « OZ » (avec la nouvelle Gare TGV et environ 5.000 logements envisagés), aux confins des communes de Montpellier et de Lattes, dans le prolongement Nord de la Piste Principale.

En effet, par vent marin, l’axe d’approche survole déjà des milliers de personnes à une hauteur relativement faible (idem pour les décollages par vent du Nord).

Pour situer l’ampleur du trafic, en avril 2012, le nombre de vols commerciaux hors charters aux horaires irréguliers (excepté aussi les vols sans passagers et privés) s’établissait à :

-         8 aller-retour vers Paris-Orly,

-         4 aller-retour vers Paris-Roissy,

-         4 aller-retour vers Nantes,

-         4 aller-retour vers Londres,

-         3 aller-retour vers Lyon,

-         3 aller-retour vers Francfort,

-         2 aller-retour vers Bruxelles,

-         2 aller-retour vers Casablanca (Maroc),

-         1 aller-retour vers Madrid,

-         1 aller-retour vers Fès,

-         1 aller-retour vers Nador (au Nord du Maroc),

-         1 aller-retour vers Tanger.

Un Plan d’Exposition au Bruit (PEB) a été défini par l’Administration.

Il définit d’une manière générale 4 zones :

- D, zone de précaution,

- C, zone exposée à un niveau sonore dit modéré de 55 Décibels,

- B, zone de bruit fort, 62 Décibels,

- A, zone de bruit fort, 70 Décibels, de plus en plus contraignantes sur le plan urbanistique.

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L'échelle des décibels avec un seuil de confort à 35 dB

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Zonage du Plan d'Exposition au Bruit de l'Aéroport Montpellier Méditerranée

A Montpellier, la zone D n’a pas été prise en compte sur le plan réglementaire mais elle sera toutefois évoquée, en terme de périmètre, dans les documents d’urbanisme et par les notaires à chaque achat ou vente de bien immobilier.

Ce PEB a été approuvé par le Préfet de l’Hérault le 15 février 2007 : il touche les communes de Montpellier, Mauguio, Lattes et Pérols.

Le zonage résulte d’un classement fonction d’une gêne sonore liée à la circulation des aéronefs.

Dans les zones A, B et C, les constructions sont interdites, exceptées celles liées à l’activité aéronautique ou à l’agriculture.

Les opérations de rénovation, l’extension mesurée ou la reconstruction des constructions existantes sont admises si elles n’entraînent pas une augmentation de la capacité d’accueil.

En zone C toutefois, un faible accroissement de la capacité d’accueil est autorisé dans les secteurs déjà urbanisés et desservis par les équipements publics.

Dans les zones A et B, les équipements publics et collectifs ne sont admis que lorsqu'ils sont indispensables aux populations existantes.

Enfin, les constructions qui pourront être autorisées dans les zones de bruit sont soumises à des mesures d'isolation acoustique spécifiques.

Concernant son activité 2012, l’ADECNA a participé aux foires aux associations de Castelnau le Lez, du Crès, de Jacou et même de Clapiers mais en revanche pas à celle de Montpellier et ce pour la première fois.

Ces rencontres sont l’occasion de faire connaître l’ADECNA : son action déclenche beaucoup de sympathie mais de moins en moins d’adhésions, malgré le montant modique de cette dernière, fixé à 5,00 € par an.

C’est sûrement lié au fait que les avions commerciaux sont moins bruyants qu’avant, de nouvelles générations ayant été conçues par Boeing et Airbus.

Le rajeunissement des flottes des compagnies bénéficie de nouveaux moteurs, de matériaux plus légers permettant de diminuer les consommations

En outre, l’objectif des constructeurs est que tous les avions vendus à partir de 2020 soient deux fois moins bruyants (et parallèlement deux fois moins émetteurs de CO2).

La moindre mobilisation des habitants est aussi la conséquence certaine de l’efficacité de l’action de l’ADECNA qui a obtenu ces dernières années de grandes avancées.

Le Bureau constitué de son Président, Jacques Michel, de sa Secrétaire, Suzanne Haïtaïan, de sa Trésorière, Corinne Tourrolier et enfin de son Trésorier-adjoint chargé du Journal ADECNA-Info, Michel Sénégas a constaté lors de l’Assemblée générale le manque de renouvellement des bénévoles de l’Association qui atteignent maintenant un âge avancé.

L’équipe dirigeante souhaite passer la main lors d’une nouvelle AG à l’automne prochain, sinon la solution serait de mettre en sommeil l’Association.

L’ADECNA a donc besoin de renforts, de bonnes volontés pour s’investir dans la défense des habitants contre les nuisances aériennes.

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Une vue de l'assistance

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Le Président Jacques Michel

 

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 Une partie du Bureau

01/04/2013

Comment participer soi-même à la transition énergétique ?

2013 a été déclarée par le Président de la République, François Hollande, « Année de la transition énergétique ».

Comment les ménages peuvent-ils participer au passage progressif d'une offre énergétique basée sur les énergies fossiles à une production d'énergies renouvelables diversifiées ?

Tout d'abord, il est nécessaire de ne plus appréhender l'énergie comme une marchandise disponible sans limite et sans contrainte du moment que l'on en paye le prix.

Par exemple pour l'électricité qui est perdue si elle n'est pas consommée dans la seconde, les particuliers doivent apprendre à s'adapter à la disponibilité de la ressource en évitant d'appeler de la puissance aux heures de pointe (chauffage surtout) mais aussi en programmant le fonctionnement de certains appareils électroménagers en heures creuses.

 Les ménages doivent aussi participer à la production d'énergie décentralisée dont la distribution est peu sujette aux déperditions.

Bien entendu, ils doivent entrer dans une dynamique d'économie d'énergie et d'efficacité énergétique.

Les démarches visant à moins consommer, à produire soi-même mais aussi à mieux consommer l'énergie achetée ne sont pas nouvelles chez les particuliers : mais maintenant nombreux sont ceux qui suivent les pas de ces pionniers en la matière.

Concernant les déplacements, la marche à pied, le vélo et le transport en commun sont bien entendu à privilégier.

Toutefois, tant que la voiture électrique alimentée par la pile à hydrogène n'aura pas émergé, le poste transport sera toujours lourd financièrement pour les ménages.

            Voitures de plus petite cylindrée, moteurs plus performants, conduite « souple », réduction des trajets méridiens, suppression des déplacements inutiles et covoiturage laissent certes des espoirs.

            C'est tout de même essentiellement dans le logement que la sobriété énergétique devrait progresser.

            Présentons ici une expérience individuelle réelle de sobriété énergétique résidentielle.

            Soit une famille de 4 personnes habitant une maison individuelle non jumelée, type F5, de 120 m² habitables (en fait de SHON : surface hors-oeuvre nette), âgée de 20 ans, équipée de double vitrage, doublée intérieurement avec un complexe isolant de 12 cm d’épaisseur, consommant au début de la décennie 90 :

-        14.000 kWh par an de gaz naturel pour le chauffage central et l'eau chaude sanitaire,

-        5.000 kWh par an d'électricité pour l'électroménager, l'éclairage, la ventilation, les auxiliaires de la chaudière à gaz, le four et les plaques chauffantes (pas de climatisation).

            Ce logement pouvait donc être classé :

-        D en terme de consommation d'énergie primaire (175 kWhep/m²/an),

-        D en terme d'émission de gaz à effet de serre (31 kgéq.CO2/m²/an).

            Le propriétaire occupant s'est sensibilisé progressivement aux problématiques énergétiques et a décidé de s'inscrire dans une démarche de progrès.

            L'option prise à consister à s’investir et investir dans :

-        une amélioration des comportements domestiques,

-        l'isolation,

-        des équipements de production d'énergie renouvelables.

Electricité spécifique (éclairage, électroménager dont plaques vitrocéramiques, ventilation, etc.)

Toutes les ampoules à incandescence (pas d’ampoules halogènes ont été remplacées par des ampoules luminescentes compactes.

Des coupures de veille télécommandées ont équipé la télévision et ses périphériques d’une part, l’ordinateur fixe et ses périphériques d’autre part.

La consommation spécifique a ainsi baissé entre 2003 et 2012 de 5.000 kWh annuels à 3.000 kWh, ce qui est cohérent avec un ratio admis de 1.000 kWh par habitant et par an.

L’utilisation d’un ordinateur portable a sans doute contribué à la réduction de la consommation électrique ainsi que le renouvellement d’appareils ménagers en fin de vie.

Isolation

Le garage (ainsi que sa porte) et la buanderie, implantés plein Nord, ont été doublés.

Les combles ont ensuite été sur isolées en 2006 : une couche de laine de roche de 40 cm d’épaisseur a été posée sur le floc d’ouate de cellulose qui avait été soufflée à la construction de la villa entre les pannes de la charpente.

Chauffe-eau solaire

En 2007, un chauffe-eau solaire est venu doter le logement de sa première source d’énergie renouvelable.

Un capteur sous vide de 4 m² (l’équivalent en production d’un capteur plan de 6 m²) couvre les besoins en eau chaude durant quasiment 8 mois par an, à 100 % en dehors de la période de chauffe

Placé en préchauffage de la chaudière au gaz, il permet des économies toute l’année pour l’eau chaude sanitaire, la machine à laver le linge (équipé d’un mitigeur à l’entrée) et de la machine à laver la vaisselle (branchée sur le tuyau d’eau et alimentée au sel de piscine au niveau de son adoucisseur).

C’est l’extension de l’utilisation de l’eau chaude solaire aux appareils ménagers qui améliore grandement la rentabilité de l’équipement.

Panneaux photovoltaïques

Une petite installation photovoltaïque de 18 m² (2 kWc de puissance) équipe depuis 2008 un pan de toit orienté Est-Est-Sud (rendement plus faible mais production plus matinale qu’une orientation plein Sud) avec une production électrique totalement vendue à EDF.

Ce rachat couvre financièrement les frais de gaz naturel et d’électricité.

Résultat sur 10 ans, de 2003 à 2012

La consommation d’électricité a été réduite de 5.000 kWh à 3.000 kWh par an comme décrit plus haut.

La consommation de gaz naturel a chuté de son côté de 15.000 kWh à 9.000 kWh, du fait du chauffe-eau solaire et de l’isolation.

Le ratio de consommation d’énergie primaire est ainsi passé de 175 à 80 kWhep/m²/an, soit une décroissance de plus de 50 %.

Le logement a donc évolué d’un classement D à B.

Concernant les émissions de CO2, elles sont passées de 4 tonnes à 2,5 tonnes, soit une baisse de 40 % environ.

Le classement pour les gaz à effet de serre a donc évolué de D à C (atteint de justesse avec un ratio de l’ordre de 20 kgéq.CO2/m²/an).

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Quels sont maintenant les progrès potentiels ?

Le classement CO2 n’est pas encore satisfaisant et plusieurs investissements sont à projeter pour continuer dans cette démarche de progrès.

L’augmentation des tarifs de l’énergie est à précéder par de nouvelles réductions de consommation.

Un particulier peut adapter sa consommation ou même bricoler lui-même au niveau des travaux nécessaires.

Les artisans de leur côté sont moteurs depuis une dizaine d'années en matière de prescriptions.

Ils sont de bon conseil, compétents, performants : ils maîtrisent bien les techniques de pose comme de maintenance.

Efforts sur la consommation d'énergie spécifique

Lors du renouvellement de l'électroménager, il faut faire l’effort de cibler des appareils très économes, notamment en matière de froid car un réfrigérateur ou un congélateur fonctionnent « toujours », contrairement à un sèche-cheveu ou une perceuse.

Travaux d’isolation

Avec un investissement de l’ordre de 2.500 €, le vide sanitaire pourrait être doté de plaques de liège d’épaisseur par exemple de 12 cm, ce qui améliorerait à la fois le confort d’hiver et celui d’été.

Un gain de l’ordre de 1.000 kWh sur le chauffage pourrait être obtenu.

L’isolation par l’extérieur de la maison permettrait aussi de gagner de l’ordre de 2.500 kWh.

Il s’agit toutefois d’un investissement lourd (de l’ordre de 20.000 €) très difficile à amortir et donc à prévoir seulement au moment du ravalement de façade.

Et surtout à ne pas oublier à cette occasion, sinon c’est un nouveau cycle de gaspillage d’énergie qui repart pour 25 ans !

Ce serait peut-être alors l’occasion, par une sur épaisseur de l’isolant extérieur, de gagner de la place à l’intérieur en ôtant progressivement le complexe isolant dans des pièces dont la décoration serait alors obligatoirement rénovée.

Le remplacement du double vitrage existant par du double vitrage haute performance à rupture de pont thermique ne peut intervenir qu’en fin de vie des huisseries existantes car les temps de retour sur investissement ne sont absolument pas intéressants (ne parlons même pas des triples vitrages économiquement inadaptés aux réalités climatiques du Midi de la France).

Energies renouvelables

Pour le moment, le logement produit de l’ordre de 4.500 kWh d’énergies renouvelables (dont 2.000 vendus et 2.500 autoconsommés), à comparer à sa consommation énergétique totale de l’ordre de 15.000 kWh.

La villa produit donc l’équivalent de 30 % de sa consommation, ce qui est honorable.

L’avenir conduira vraisemblablement à passer au stade du bâtiment à énergie positive, c’est-à-dire produisant plus qu’il ne consomme (ce qui sera le standard en construction neuve dès 2020).

Quel pourrait être la feuille de route ?

Tout d’abord, la pose d’un nouvel équipement photovoltaïque de 3 kWc sur le pan de toit opposé à celui déjà occupé.

Si le tarif de rachat de l’électricité a bien baissé, tout comme les subventions publiques, il en est de même du coût d’investissement (de l’ordre de 13.000 € à ce jour contre plus de 25.000 € il y a 5 ans).

La nouvelle production de 3.500 kWh rapporterait, aux conditions économiques actuelles, de l’ordre de 1.100 € par an, soit un rendement financier au moins le double d’un autre investissement immobilier (achat d’un studio neuf ou d’occasion, d’un meublé touristique, d’une chambre pour étudiant ou pour maison de retraite, etc.).

L’autonomie électrique du logement pourrait être atteinte mais se poserait le problème du coût et de la durée de vie des batteries pour stocker l’électricité.

D’autre part, la villa pourrait être dotée d’un poêle à granulés de bois.

Pour un investissement, franchement très variable suivant le matériel choisi, dans une fourchette de 1.500 à 3.000 €, la consommation de gaz pourrait être réduite à quasiment zéro (maximum de 1.000 kWh).

Le bâtiment verrait ainsi son ratio d’énergie primaire baisser à 10 kWhep/m²/an (soit un classement en A).

2 tonnes de CO2 seraient économisées : le ratio d’émission tomberait à 4 kgéq.CO2/m²/an, donc quasiment à zéro, ce qui classerait le logement en A.

La chaudière au gaz pourrait ne servir que d’appoint et de secours, à condition que le poêle à pellets diffuse suffisamment bien sa chaleur dans toutes les pièces.

L’abonnement de gaz pourrait même être abandonné en dotant le ballon d’eau chaude sanitaire d’une résistance électrique branchée seulement l’hiver (sur cette opération relativement marginale, le gain en énergie primaire serait nul et seul serait enregistrée une amélioration sur le ratio de CO2 réduit à 2 kgéq.CO2/m²/an).

Question finances, il faudrait 2 tonnes de granulés de bois par an, soit une dépense de l’ordre de 500 €, égale à celle de la consommation de gaz naturel (au-delà des presque 200 € annuels d’abonnement).

Conclusion

Moyennant quelques investissements judicieux, la sobriété énergétique résidentielle est possible.

Les schistes bitumineux, les gaz de schiste et autres gaz de houille, dont la consommation agit directement sur le réchauffement climatique, ne pourront jamais se substituer efficacement aux énergies renouvelables dont notre région est richement dotée : vent (en industriel et dans les lieux isolés), bois et solaire (en résidentiel).

Les ménages doivent anticiper et prendre petit à petit leur avenir en main sur le plan énergétique.

Un logement individuel pourrait très bien devenir indépendant énergétiquement dans les 10 années à venir : ce mythe, à portée de la main, est toutefois une coquetterie en zone agglomérée.