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04/04/2011

3ème édition du Festival « Scènes-attitudes »

Du 10 au 13 mars 2011 se déroulait le Festival du théâtre amateur de Baillargues.

Ce Festival est né de la volonté, initiée par la Ville, de développer l’intérêt des Baillarguois pour la culture.

Preuve en a déjà été apportée puisque que Baillargues abrite déjà d’autres événements remarquables comme « le Festival du film d’animation », le salon « Florilège » dédié aux sculpteurs et aux peintres, le « Festival Radio-France » appuyé par la Communauté d’Agglomération de Montpellier et encore bien d’autres.

Pour l’ouverture de cet événement, Mme Rocchi, dynamique Maire-adjointe à la culture, et M. Arnal, Président du CD34-FNCTA (Comité départemental de la Fédération nationale des compagnies de théâtre amateur) ont fait une présentation du Festival et detoute sa richesse.

Les différentes compagnies ont proposé des extraits de leurs pièces respectives.

Ainsi Mme Rocchi buvait le thé dans les tasses miniatures de la troupe à Bon’Heure.

Freud et son inconscient s’était réincarné parmi la compagnie la « Chioannette » et les morts riaient grâce à la compagnie « Le Krypton bleu ».

« Le théâtre amateur est bien installé dans l’Hérault » a expliqué M. Arnal et il a son importance car, grâce a son ampleur, il apporte un soutien au théâtre professionnel.

En effet, comme cité dans l’intitulé du Festival, « … amateur mais pas trop quand même » !

Il faut savoir que le théâtre amateur travaille aussi avec des intermittents du spectacle pour ses représentations, qu’il y a des stages avec des professionnels mais aussi des interventions pour aider et améliorer le jeu des acteurs amateurs.

Le public, qui commence à se prendre au jeu, attend donc la 4ème édition avec impatience.

 Crédit photographique : Fleur Dache

27/03/2011

Les enjeux financiers de la dépendance

La prise en compte de la dépendance en France est un des grands enjeux de la fin de vie : un pays dit avancé doit savoir consacrer suffisamment de sa richesse pour accueillir, le plus humainement possible, ses anciens ne pouvant plus se prendre en charge eux-mêmes.

Le rapport d'une mission de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS), publié en août 2009, apporte des éclairages et des éléments chiffrés précieux.

La note qui suit est en quelque sorte un résumé du rapport, ponctué d'analyses complémentaires,

Le coût de la dépendance est inflationniste du fait du vieillissement de la population française, de l'exigence d'une amélioration du service dans les Etablissements d'hébergement des personnes âgées (EHPAD) et d'une nécessaire revalorisation des métiers, notamment des aides soignantes.

L'augmentation de l'espérance de vie en bonne santé, les efforts de maintien à domicile, les gains de productivité dans les maisons de retraite, notamment grâce à l'acquisition de matériels, les économies sur les consommables (médicaments, énergie, etc.) sont autant de pistes ou d'espoirs de modérer la croissance du coût de la prise en charge de la dépendance,

Un clivage Gauche/Droite existe sur la mobilisation de financements supplémentaires.

Au delà de la rigueur budgétaire liée au surendettement de l'Etat, contrainte pesant sur tout Gouvernement de Gauche comme de Droite, le clivage porte sur qui sera reporté le fardeau financier :

- pour la Droite, la souscription d'une assurance privée personnelle obligatoire ou la capitalisation financière individuelle est la solution,

- la Gauche, quant à elle, prône une couverture collective (le 5ème risque) avec un financement du type CSG (contribution sociale généralisée) touchant tous les revenus mais épargnant les plus faibles).

La Mission a chiffré le coût mis à la charge de la personne âgée en EHPAD qui comprend :

- le tarif de l'hébergement minoré de l'APA (allocation personnalisée d'autonomie) allouée par les départements,

- les frais de mutuelle, de consommation obligatoire (produits de toilette, blanchissage), de consommation facultative (téléphone, télévision, accès Internet) et de consommation de libre choix, cette dernière étant étroitement liée au pouvoir d'achat.

En réalité, l'IGAS constate une somme à charge des résidents sensiblement supérieure aux sommes couramment annoncées.

1.500 € mensuels sont un minimum incompressible !

2.900 € sont constatés en milieu urbain, sans prestations particulièrement luxueuses.

5.000 € représente le tarif le plus élevé.

Globalement, la mission part sur une moyenne très approximative de 2.200 € mensuels.

Cette somme est à comparer avec la retraite moyenne d'un Français : 1.200 € mensuels.

Contrairement aux courts séjours, il est impossible de connaître à l’admission la durée du séjour dans un EHPAD.

En effet, la notion de moyenne n’a pas de sens.

Concernant les frais occasionnés sur la totalité de la durée du séjour et relevant du financement privé, aucune statistique n’existe de la part d’organismes publics.

Un groupe privé, gérant environ 10.000 places, estime à 1.120 jours, soit approximativement 37 mois, la durée totale d’un séjour permanent (chiffres de mai 2009).

Pour les séjours terminés, relatifs aux résidents définitivement sortis d’un EHPAD : 860 jours soit 28 mois.

Le coût supporté par les personnes âgées ou leurs familles peut donc être estimé dans une fourchette allant de 42.000 € (pour 28 mois à 1.500€) à 107.300 € (pour 37 mois à 2.900 €).

La moyenne serait – mais cela ne peut donner qu’un ordre de grandeur – de 75.000 €.

De ce coût brut, il faut déduire les aides publiques : fiscales (Etat), au logement (caisses d’allocations familiales), sociale au logement (conseils généraux).

Ces aides ne sont pas articulées entre elles : leurs dispositifs sont hétérogènes.

Le ciblage insuffisant de la plupart de ces aides leur confère un caractère largement anti redistributif, ce qui vraiment insatisfaisant.

Très souvent, les retraites ne suffisent pas à couvrir les frais : les obligés alimentaires sont sollicités et les patrimoines familiaux entamés ou absorbés.

Toutefois, pour éviter une récupération de l’aide sociale sur la succession, beaucoup de familles évitent d’y faire appel.

Concernant les tarifs pratiqués par les EHPAD, ils sont certes transparents mais on ne retrouve pas forcément un lien avec la qualité des prestations, la qualité de la prise en charge.

En outre, il n’existe pas de lien entre le montant mis à la charge du résident et le niveau de ses revenus (sauf pour les personnes admises à l’aide sociale).

La réalité malheureusement, c’est que de très nombreuses personnes aux revenus limités n’ont accès qu’à des EHPAD chers.

Le coût immobilier et les mises aux normes jouent un rôle important sur le niveau des tarifs.

L’admission en EHPAD se fait en dernier recours, lorsque plus aucune solution n’est possible.

Le consommateur n’est donc pas en situation de choix.

La concurrence est, de ce fait, très réduite, car la décision est prise dans l’urgence par la famille et que les places sont en nombre limité, notamment en milieu rural.

En fait, le financement des EHPAD provient de la répartition et de (dé)capitalisation des familles.

Cette capitalisation, de façon singulière, ne fait pas véritablement débat, contrairement au secteur des retraites.

Toujours d’après le rapport de l’IGAS : « Il s’agit d’une forme de capitalisation qui s’ignore ».

« En fait, le parallèle fait entre le niveau de retraite et les coûts laissés à la charge des résidents est non fondé puisqu’il n’y a aucun lien entre eux. »

Le patrimoine médian des Français est compris entre 100.000 et 170.000 € (avec 40.000 € de dettes à déduire)

Si on fait un rapide calcul, 100 à 130.000 € financent 4 à 5 années en EHPAD, en partant sur une base de 2.200 € par mois.

Il existe toutefois un problème réel pour réaliser l’immobilier : illiquidité et insécabilité.

Des cas d’entrées différées ou de sorties décidées pour des raisons financières, des transferts pour des raisons de coût, des limitations de dépenses par la famille ou la personne âgée elle-même ne sont pas rares.

Ces situations recouvrent de véritables cas de maltraitance.

La grande question pour les années à venir, malgré l’augmentation prévisible des dépenses, c’est comment réduire les coûts restant à charge des résidents si l’on veut démocratiser l’accès aux maisons de retraite.

Il se peut aussi qu’à terme, il y ait des évolutions dues à un nouveau rapport entre l’offre et la demande.

Concernant l’objectif de maîtrise ou de réduction des coûts, la Mission de l’IGAS liste les pistes suivantes :

- imputation de certaines dépenses, aujourd’hui incluses dans le « forfait hébergement », sur les postes « soins » ou « dépendance »,

- mutualisation entre établissements,

- conception d’un nouveau type d’EHPAD avec des prestations moins coûteuses,

- standardisation de la construction des bâtiments,

- réduction de la surface des chambres,

- abaissement du niveau des normes,

- diminution du nombre d’agents non affectés aux lits des résidents (personnel de direction, d’accueil et technique),

- « sociabilisation » du coût de l’immobilier au travers de l’accès à des terrains gratuits ou à des aides à la construction.

Toutefois, s’il s’agit de rationaliser au maximum les coûts, la clientèle n’en demeure pas moins de plus en plus exigeante.

Comme le souligne la rapport de l’IGAS, la demande est autant de « care » que de « cure ».

La demande porte sur des établissements de plus petites tailles (plus proches de 40 lits que de 100), proches des villes et de leurs centres.

Il existe aussi une plus forte exigence dans la personnalisation de la prise en charge.

Ces deux souhaits ne vont malheureusement pas dans les sens de la baisse des coûts.

Côté offre : celle du public est encore quantitativement la plus importante mais il existe de forts besoins de modernisation des bâtiments plus anciens que dans le secteur privé.

Si dans les prochaines années, le public s’aligne sur le secteur commercial, une forte hausse des tarifs est à craindre partout où il faut moderniser ou construire.

En outre, les difficultés de remplissage rencontrées pas certains établissements sont un signe de l’inadéquation de l’offre : en effet, la demande porte sur les constructions neuves apportant un grand confort mais avec des tarifs élevés à la clef.

Alors qu’il faudrait réduire les coûts, la demande sociale tend au contraire à les augmenter : cruel dilemme à résoudre lors des prochaines années.

Quoiqu’il en soit, la possibilité de vieillir relève d’un progrès social dont nos sociétés riches doivent accepter le coût.

On pourrait parler d’humanitude : cette capacité à être solidaire des autres, à voir l’intérêt de l’homme d’abord et toujours !

Il faut mettre en place une solidarité nationale pour que tous nos anciens dépendants aient une fin de vie digne.

Cela passe par une contribution collective à ce qui doit être un effort national et collectif.

En conclusion, il ne pourra y avoir de démocratisation de l’accès aux EHPAD, et donc éradication de la maltraitance des personnes âgées en relevant mais n’y ayant pas véritablement accès, que par la création du 5ème risque.

Ce dernier, à côté de la maladie, de la vieillesse, de la famille et des accidents du travail, doit permettre une prise en charge financière, juste et équitable, par la Nation, de cette nouvelle couverture - et avancée - sociale.

22/03/2011

Les enjeux majeurs de la dépendance

Contrairement au risque maladie, le risque dépendance des personnes âgées ne fait pas l’objet d’une couverture collective.

Pour la branche maladie, la Sécurité Sociale perçoit des cotisations patronales et salariales obligatoires permettant une mutualisation des moyens au profit du malade.

En revanche, le risque dépendance échappe en grande partie à la solidarité de la Collectivité et son coût repose pour beaucoup sur la famille de la personne âgée dépendante.

Une concertation nationale sur le financement de la dépendance a commencé en janvier 2011, le Gouvernement annonçant vouloir prendre ses premières mesures durant l’été 2011.

Ce dernier a ensuite souhaité étendre cette concertation à l’ensemble du financement de la protection sociale.

Quant aux Conseils généraux qui financent en grande partie la dépendance, via le versement de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA), ils ont réuni dès janvier 2011, les « Assises de l’Autonomie ».

Yves Daubigny, Député Socialiste, chargé de la dépendance à l’Association des Départements de France s’est plaint de la méthode prévue pour la concertation par le Gouvernement : « d’habitude, on fixe des objectifs puis un calendrier ».

Pour les départements, la charge de l’APA est de plus en plus lourde.

Le dispositif est monté fortement en charge ces dernières années : 605.000 bénéficiaires en 2002 et 1,2 million en 2009.

Il ne semble malheureusement pas que la mise en place du « 5ème risque » (à côté des branches maladie, vieillesse, famille et accidents du travail), couvert par la solidarité nationale, soit à l’ordre du jour, en cette période d’ultra-libéralisme gouvernemental.

Un autre risque, dénoncé par la Gauche, est la privatisation croissante du système de santé.

La Fédération Hospitalière de France s’est plainte récemment de voir certains établissements publics perdre 5 % de leurs moyens de fonctionnement au nom d’une « convergence tarifaire » avec le privé voulue par le Gouvernement (l’objectif initial était d’équilibrer les ressources entre établissements les plus pauvres et les plus riches).

Toujours dans le domaine de l’accueil des personnes âgées, et depuis 2002, le secteur public a perdu 5 % de ses parts de marché au profit des établissements privés commerciaux.

Entre 2003 et 2007, 61 % des places pour personnes dépendantes ont été créées pas des promoteurs privés !

Or, la journée dans un établissement privé est plus chère de 40%.

Tout se passe donc comme si le secteur privé « écrémait » la clientèle aisée et laissait au public la clientèle moins aisée.

Un rapport de l’Inspection général de l’action sociale (IGAS) pointe un coût moyen de placement en maison de retraite de 2.200 € par mois, à rapprocher d’un montant moyen de retraite de 1.200 €.

Pour la FHF : « Même les établissements les mieux dotés ne disposent plus aujourd’hui de moyens suffisants pour faire face aux besoins de patients de plus en plus dépendants. »

« La convergence, si elle se poursuivait, aboutirait à 5.000 suppressions de postes dans les EHPAD et 7.000 dans les unités de soins longue durée. »

Il existe donc des signaux inquiétants de paupérisation des établissements publics et d’incapacité à transformer des coûts croissants pour la Collectivité et les familles en emplois stables et de qualité.

Quel bilan peut-on faire des besoins du public relevant des établissements d’hébergement des personnes âgées dépendantes (EHPAD) ?

Les statistiques les plus détaillées datent un peu (année 2004) mais elles donnent des tendances qui perdurent.

1 million de personnes de plus de 60 ans seraient dépendantes : 39 % physiquement, 26 % du fait de troubles du comportement, 35 % pour des handicaps à la fois physiques et psychiques.

Les pensionnaires des EHPAD ont en moyenne 86 ans.

70 % des entrants et 70 % des sortants viennent et vont à l’hôpital.

Les EHPAD accueillaient 644.000 résidents fin 2003 (moyenne d’âge de 83 ans et 2 mois avec 29 % de plus de 90 ans) contre 600.000 fin 1994 (moyenne d’âge de 81 ans et 10 mois avec 19 % de plus de 90 ans).

La tendance de fond, depuis, est toujours à l’augmentation du nombre de résidents en EHPAD malgré les incitations de maintien à domicile : le vieillissement de la population n’y est pas pour rien.

L’entrée en maison de retraite est de plus en plus tardif : 77 ans et 6 mois à fin 1994 contre 79 ans et 2 mois à fin 2003.

80 % des résidents en maison de retraite (excepté les foyers logements) en 2004 étaient dépendants (GIR 1 à 4, avec une majorité de GIR 1 à 2, soit fortement dépendants) contre seulement 57 % en 1998.

En résumé, les Français rentrent de plus en plus tard en EHPAD, à un stade où ils sont de plus en plus lourdement dépendants.

Or, la médicalisation n’est pas le fort de ces établissements avec en moyenne la présence 2 jours par mois d’un médecin coordinateur et l’emploi d’une infirmière dans 15 % des établissements seulement.

De ce fait, les pensionnaires des EHPAD sont dirigés, en cas de problème, vers les Urgences et seulement 21 % des personnes en provenance des EHPAD sont admises en gériatrie.

L’intervention d’un médecin coordinateur, compétent en gériatrie, date de 2005 : cette fonction a été créée avec un objectif de santé publique.

Le vieillissement de la population (8,8 % de plus de 75 ans en 2010 et une prévision de 12,0 % en 2030, soit une augmentation de l’ordre d’un tiers) augure une augmentation du coût de la dépendance.

Le coût de la dépendance est estimé, en 2009, à 22 milliards d’€.

Si le nombre de personnes dépendantes va augmenter inexorablement, il serait aussi nécessaire d’améliorer :

- les conditions d’hébergement, compte tenu de la forte élévation du niveau d’exigence qualitative de la clientèle,

- les conditions de travail et de rémunération du personnel, avec des métiers souvent pénibles et mal rémunérés.

Entre l’augmentation du nombre de personnes dépendantes et celle de la qualité de l’accueil, les besoins de financement de la dépendance vont être de plus en plus importants.

Le récent rapport de Valérie Rosso-Delord, Députée UMP préconise de s’appuyer sur l’assurance privée pour prendre en charge une partie des besoins de la personne dépendante.

Cela consisterait pour les particuliers à souscrire un contrat dépendance auprès d’un assureur ou d’une mutuelle.

Cette souscription serait obligatoire mais on comprend bien que le niveau de cotisation, et donc de prestations éventuelles ultérieures, serait forcément conditionné par la capacité financière de chacun et le problème de l’impécuniosité de certains.

Cette conception du complément par une assurance privée, couverture individuelle, s’oppose à la création d’une 5ième branche de la protection sociale, couverture collective du risque dépendance financée par des prélèvements sur le travail, les revenus et le capital.

16/03/2011

Théâtre à Saturargues

Saturargues, village lové dans le Lunellois rural, est un haut lieu du théâtre, art qui s’inscrit en lettres majuscules dans la politique culturelle municipale.
Matilda Pételot-Otalora, Conseillère municipale déléguée à la culture, est aussi la Présidente de l’Association municipale saturarguoise qui organise une programmation annuelle théâtrale de grande qualité.
Vendredi 19 février 2011, la Compagnie Cagn’Art du Foyer rural de Boisseron jouait « Knock », ou « Le triomphe de la médecine », de Jules Romains (né en 1885 et décédé en 1972).
Cette pièce de théâtre, écrite en 1922, connut sa première représentation en 1923 à la Comédie des Champs Elysées.
Jouée plus de 1.500 fois, elle prend pour cadre un village provençal reculé, Saint-Maurice, un pays où l’état de santé des habitants était excellent et où la peur de la maladie, le luxe d’être malade comme le plaisir de se soigner n’étaient pas encore arrivés de la ville.
Louis Jouvet, pharmacien de son état dans la vie civile, a incarné le Docteur Knock au cinéma, avec Jean Carmet et sous la direction de Guy Lefranc.
Dans la lignée du « Malade imaginaire » de Molière, la pièce est une satire de la médecine.
Cette farce, jouée avec sérieux - style pince sans rire - par la Compagnie Cagn’Art, avec notamment comme premier rôle, Francis Pratx, Maire en exercice de Boisseron, fut d’une grande fraîcheur.
Elle s’inscrit bien, comme un clin d’œil, dans la région de Montpellier, ville siège d’une illustre Faculté de médecine, aux équipements de santé à rayonnement national et à forte offre médicale.
Le sujet traité par Jules Romains est l’application de la publicité dans le domaine médical (avec notamment l’invention de la consultation gratuite pour recruter des malades).
Dans la pièce, la médecine devient un commerce lucratif et un instrument de domination des individus appuyé sur l’autorité de la science (« Il n’y a de vrai décidément que la médecine, peut-être aussi la politique, la finance et le sacerdoce que je n’ai pas encore essayés » analyse le Docteur Knock).
Quelques citations extraites de la pièce :
- le docteur Knock : « Ce que je veux, avant tout, c’est que les gens se soignent » et « J’estime que malgré toutes les tentations contraires, nous devons travailler à la conservation du malade »,
- la mise en cause de son confrère, le Docteur Parpalaid : « Dans votre méthode, l’intérêt du malade n’est-il pas subordonné à celui du médecin ? »,
- et la réponse à la question par le Docteur Knock : « Il faut bien garder des biens portants, ne serait-ce que pour soigner les malades »,
- soit finalement la reprise de la célèbre maxime de Claude Bernard : « Les gens bien portants sont des malades qui s’ignorent ».
Heureusement, les médecins prêtent le serment d’Hyppocrate et sont interdits, sous la surveillance du Conseil de l’ordre, de toute promotion ou publicité.
Certains continuent même à proportionner leurs émoluments aux revenus du patient.
L’ensemble de la profession s’intéresse à l’éthique en médecine, notamment suite à l’émergence de nouvelles technologies.
Cette pièce donnée en représentation à Saturargues pousse à la réflexion.
Cet éveil culturel, certaines communes rurales et le Mouvement Rural (nouveau nom de la Fédération des Foyers Ruraux restée fidèle à sa vocation d’éducation populaire) s’en sont donné l’objectif.
La Salle Michel Galabru de Saturargues, équipée de gradins amovibles, modulable en capacité, équipée d’une grande scène, est particulièrement bien adaptée au théâtre.
Cet équipement polyvalent accueille aussi les lotos, le repas des aînés, la cérémonie des vœux de la Municipalité, l’activité Rock, la Gymnastique, etc., etc.
La Municipalité de Saturargues a souhaité choisir comme nom de baptême celui d’un artiste de son vivant, et non à titre posthume.
Jean-Luc Cohen qui donne des cours de théâtre dans le Lunellois fit jouer ses relations avec Jean Galabru (fils de Michel) et avec Marc Galabru (médecin à la retraite frère de Michel), respectivement à la tête des compagnies théâtrale « Michel Galabru » et « Marc Galabru ».
C’est ainsi que Michel Galabru, ce grand acteur originaire d’Avène près du Bousquet d’Orb et de Lunas (dans les Hauts-Cantons de l’Hérault), monument du théâtre français, vint en 2009 honorer cette Salle Michel Galabru de sa présence et de sa sympathie.
Tous les ans, l’Association municipale saturarguoise programme 6 pièces amateurs et 1 pièce professionnelle, pour le plus grand plaisir d’un public nombreux et curieux venu de tout le Lunellois et même au-delà.
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Un public nombreux occupe les gradins amovibles de la Salle Michel Galabru
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Le Docteur Parpalaid, son épouse et son successeur : le Docteur Knock
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La casse-croûte d'un voyageur, sorti du train, à son arrivée
au chef-lieu de canton : Saint-Maurice
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Le Docteur Knock fait préparer au garde-champêtre la criée
de l'annonce de la consultation gratuite
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Madame la Marquise en consultation au cabinet du Docteur Knock
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Le triomphe de la médecine avec l'hôtel de Saint-Maurice devenu Centre de soins
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Discussion philosophique sur la méthode du Docteur Knock
Crédit photographique : Michel Chastaing

11/03/2011

Equitable-concert

Vendredi 18 février 2011, à la Salle Georges Brassens du Crès, l’Association « Equitable-concert » proposait une soirée comédie musicale au profit de l’Association « Bola ».

 

« Equitable-concert » est fondé sur le principe du partage et de la synergie que peut créer un groupe d’êtres humains unis dans une même volonté.

 

L’idée de ce concept a pour origine la passion d’une jeune femme, Perrine. Aujourd’hui disparue, c’est en sa mémoire que l’Association « Equitable Concert » se bat pour faire perdurer le travail qu’elle avait commencé.

 

Sa mère, Maryèle Bermond-Rizzoli, cheville ouvrière de l’Association « Equitable-concert », fait ainsi perdurer la passion de sa fille pour le spectacle et le commerce équitable.

 

« Equitable concert », c’est donc amener le public à prendre des risques.

 

Lâcher sa télévision pour découvrir ce que l’on ne connaît pas.

Mieux connaître le commerce équitable.

 

Apporter un soutien à des associations humanitaires, comme l’Association « Bola » qui développe des projets agricoles, de forage de puits et éducatifs dans les villages de Bô et Lâ au Burkina Faso.

 

Donner une visibilité aux artistes locaux.

 

Ainsi, la troupe de la « Clémentine » dirigée par Jacques Barant interprétait ce soir-là Frou Frou les Bains de Patrick Handecoeur.

 

Partager, échanger et donner pour aider les autres.

 

En effet, l’équipe d’Equitable-concert est entièrement bénévole.

 

Cette Association est particulièrement originale puisqu’elle œuvre gratuitement pour d’autres associations.

 

Les entrées sont totalement reversées à l’association humanitaire invitée au Crès.

 

Les subventions servent à payer les artistes et l’unique source de financement qui revient à l’association Equitable-concert est la buvette.

 

Cet esprit solidaire et fort est à applaudir des deux mains.

 

Le public, lui, a beaucoup applaudi la comédie musicale joué par « Clémentine » pour l’excellente soirée qu’elle a fait passer et les rires qu’elle a su provoquer.

 

Ce public vient certes pour la qualité des spectacles mais aussi parce qu’il participe à une économie solidaire.

 

Nous retrouverons toute l’équipe d’Equitable-concert le 18 mars 2011 pour « Aléas de la chanson », avec des chansons des années 30, au profit de l’Association « Halte-Pouce », puis le 15 avril 2011 avec Luigi de Zarlo, pour une improvisation de guitare sur défilé d’images, au profit de « Luciole ».

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L’EQUITABLE CONCERT

6, impasse des Ruches – 34920 Le Crès

Organisation de concerts au profit d’œuvres humanitaires

Président : Clément BERMOND
Téléphone : 06.26.04.97.78

Contact : BERMOND-RIZZOLI Maryèle
Téléphone : 04.67.70.12.82 et 06.73.79.83.51
E-mail :
b.maryele@voila.fr


Site Internet : www.equitable-concert.org

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 Crédit photographique : Fleur Dache

07/03/2011

Solidarité avec le Sénégal

L’Association pour la promotion de l’éducation au Sénégal (APES) a organisé le vendredi 19 février 2011 une soirée récréative à la Salle des Fêtes de Teyran, prêtée gracieusement par la Municipalité.

 

Après un apéritif africain (punch, jus de bissap), les presque 200 convives ont  pu déguster un panaché de salades exotiques et un poulet Yassa.

 

Les bénéfices de la soirée, soit 1.400 €, ont été intégralement réservés en vue d’acheter du matériels scolaires (fournitures telles que crayons, stylos, compas) pour une école élémentaire de la Commune de Pout (dite « Pout 4 »).

 

L’APES a d’ailleurs été créée en septembre 2010 à Teyran afin de venir en aide à l’école rurale de Pout et du Collège de Tivaouane.

 

Pout est située à 15 km de la capitale régionale, Thiès, et à 70 km de Dakar, la capitale nationale du Sénégal.

Cette commune regroupe 25.000 habitants dont 58 % ont moins de 18 ans !

 

Les besoins en éducation sont donc énormes et insuffisamment pris en compte par un Etat aux faibles moyens.

 

L’action des organisations non gouvernementales (ONG) s’avère donc indispensable pour équiper les écoles et favoriser la réussite scolaire.

 

Le coût des fournitures entraîne en effet souvent un fort abandon des études.

 

Dans toute l’Afrique, beaucoup d’enfants font plusieurs kilomètres pour se rendre à l’école, mangent plus ou moins en fonction des revenus de leurs parents, sont happés par les tâches ménagères pour les filles ou par les travaux des champs pour les garçons.

 

APES veut lutter contre l’abandon scolaire qui ne permet pas aux enfants d’être alphabétisés et de construire un capital de savoirs pouvant leur servir de viatique tout au long de leur vie.

 

Cheikh Lo, Président d’APES, et son épouse Delphine, Teyrannais d’adoption, se mobilisent au service de la jeunesse sénégalaise.

 

Lors de la soirée festive de Teyran, ils ont été entourés de très nombreux bénévoles unis pour servir cette grande cause humanitaire.

 

Cet événement, clôturé par une soirée dansante jusqu’à plus de 2 heures du matin, comprenait 3 spectacles de haut niveau :

-         tout d’abord, des contes africains racontés en musique (balafon et percussions) par Irénée Karfazo Domboué, conteur burkinabé très connu sur la place montpelliéraine,

-         ensuite, une performance d’Ouzin, artiste peintre sénégalais, qui tel un virtuose, a fait apparaître sur des toiles, des scènes de la vie champêtre, à l’aide de ses seuls doigts, servant à la fois de palette, de pinceau et de grattoir, le tout sur fond de musique africaine traditionnelle,

-         enfin, Bizabishaka a donné une démonstration de danse zouloue, très athlétique, sur des morceaux de musique sud-africaine contemporaine.

 

Trois spectacles hauts en couleurs, en signification et en culture.

 

Le 1er avril 2011, l'APES prévoit un autre dîner-spectacle, toujours à la Salle des Fêtes de Teyran et toujours pour venir en aide aux enfants de l'école sénégalaise de Pout : au programme, le "Concert du Gitan Noir".

 

L’Afrique et ses peuples méritent vraiment qu’on pense à eux.

 

APES – 21, rue de Bel-Air – 34820 Teyran – 06.62.56.01.06 – apes50@yahoo.fr

Blog de l’Association : http://www.apes50.over-blog.com  

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Cheikh Lo, Président de l'APES, présente la soirée

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De nombreux convives réunis en solidarité aux enfants du Sénégal

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 Irénée Karfazo Domboué en plein conte

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  Le musicien au balafon

 

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Le peintre concentré sur sa performance artistique 

 

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 L'oeuvre finie en danse et en musique

 

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La démonstration de danse zouloue 

(crédit photographique : Michel Chastaing)

 

 

02/03/2011

Pierre Bonnal en campagne

Pierre Bonnal a organisé le jeudi 10 février 2011, au Palais de Sports de Castelnau le Lez, sa première réunion publique.

 

Le Maire du Crès a donc lancé sa campagne pour les élections cantonales des 20 et 27 mars 2011.

 

Sur ce Canton de Castelnau-Le Crès, il lui avait manqué à peine 200 voix pour être élu en 2005.

 

Pierre Bonnal et sa suppléante, Dominique Nurit, Conseillère municipale d’opposition à Castelnau de Lez, sont investis par le Parti Socialiste.

 

Les problématiques nationales ne vont, bien entendu, pas être absentes de ces joutes locales.

 

Pierre Bonnal met en avant un programme dont les grandes lignes sont :

-         Proximité et écoute

-         Solidarité et égalité réelle

-         Justice sociale

-         Priorité à l’éducation

-         Souci de l’environnement

 

En terme de proximité et d’écoute, Pierre Bonnal, à son troisième mandat de Maire du Crès, bénéficie d’une excellente crédibilité, tant sa présence sur le terrain et auprès des habitants a été grande ces dernières années.

 

Concernant la solidarité et l’égalité réelle, le Parti Socialiste sort d’une longue réflexion sur la rénovation de sa politique en la matière et le Conseil général de l’Hérault est à la pointe pour le soutien aux personnes âgées, aux personnes handicapées, aux enfants et aux familles connaissant des difficultés.

 

Pour ce qui est de la justice sociale, elle relève pour beaucoup des politiques nationales avec une fiscalité qui serait plus juste, des droits de la personne comme au travail qui seraient mieux respectés, des salaires qui suivraient le coût de la vie, des retraites qui permettraient de vivre décemment, etc.

 

Concernant la priorité à l’éducation, Pierre Bonnal a reçu lors de la réunion publique le soutien de Pierre Maurel, Vice-Président du Département de l’Hérault, Conseiller général du canton de Montpellier 2 (Boutonnet, Hôpitaux-Facultés à Montpellier, Montferrier et Clapiers).

 

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24/02/2011

Marché de la Saint-Valentin

Saint-Brès a organisé le samedi et dimanche 12 et 13 février 2011, la 5ème édition de son Marché de la Saint-Valentin.

 

En invitant des artisans d’art à venir exposer, la Commune de Saint-Brès a donné l’occasion aux amateurs de belle facture, d’art, de création et de créativité, d’acquérir des objets uniques.

 

Le Salon a permis, en cette période de Saint-Valentin, l’achat de cadeaux pour des êtres chers même si la plupart des achats consistaient en l’assouvissement d’un plaisir personnel.

 

Guy Valentin (remarquable coïncidence en terme de nom !) et son épouse étaient les maîtres de cérémonie.

 

L’organisation appuyée par des bénévoles était parfaite mais discrète ce qui a permis aux visiteurs de se sentir comme chez eux dans la magnifique salle polyvalente Gaston-Sabatier, aux superbes volumes et toute parée de bois.

 

Avec cette 5ème édition, le marché de la Saint-Valentin a trouvé sa place, attirant plus de 40 exposants et de très nombreux visiteurs venant tant du Gard que de l’Hérault.

 

Voilà de quoi satisfaire le Maire de Saint-Brès, Laurent Jaoul, qui présidait pour la première fois au vin d’honneur de cette manifestation.

 

La beauté et l’esthétique étaient ce qui unifiait les objets exposés : bois sculpté, poterie, patchwork, verrerie, tissage, peinture sur céramique, tissus d’exception, mobilier en carton, tableaux, lampes, bijoux, objets en cuir, etc.

 

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20/02/2011

Carrefour des métiers

En unissant leurs forces depuis l’année 2005, les collèges François Mitterrand de Clapiers et Pierre Mendès-France de Jacou organisent un très concluant rendez-vous annuel : le Carrefour des métiers. 

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Accueil chaleureux pour ce Carrefour des métiers au Collège de Jacou

 

Ces deux collèges scolarisent les enfants d’Assas, Guzargues, Sainte-Croix de Quintillargues, Clapiers, Montaud, Saint-Bauzille de Montmel, Saint-Drézéry, Teyran et Jacou, soit un vaste territoire au Nord-Est de Montpellier.

 

C’est Jacou qui accueillait cette année (tandis que Clapiers est l’hôte des années paires), en ce samedi 12 février 2011.

 

De très nombreux professionnels, habitant souvent le secteur ou anciens parents d’élèves, se sont prêtés au jeu des explications sur leurs métiers respectifs.

 

Certains professionnels venaient de plus loin, marquant leur intérêt pour cette manifestation où se pressent des centaines d’élèves de 4ème et de 3ème.

 

Leurs parents les accompagnent fréquemment et participent aux entretiens.

 

Des lycées du secteur ou spécialisés comme des institutions (Armée, Gendarmerie) ont tenu à venir informer la jeunesse sur les débouchés scolaires ou en terme de possibilités de carrières.

 

Part de rêve, démystification, aspects pratiques, tâches quotidiennes, restrictions d’accès, diplômes à viser, les professionnels ont parlé vrai de leur expérience, de leur vécu et n’ont pas été avares en conseils.

 

Chaque filière professionnelle a sa fierté : il est de son devoir d’attirer la jeunesse à défaut de devenir une profession délaissée et bientôt dévalorisée.

 

Ce Carrefour des métiers est aussi l’une des rares occasions d’une authentique rencontre intergénérationnelle.

Les deux principaux, Anne-Marie Jaffuel pour le Collège Pierre-Mendès France et Cyrille Guillermin pour le Collège François Mitterrand n’ont pu que se féliciter de la réussite d’une initiative à laquelle contribuent largement les parents d’élèves, fédérations PEEP et FCPE réunies.

 

L’organisation d’une telle manifestation mobilise le corps enseignant, les auxiliaires d’éducation comme les documentalistes, le chef cuisinier.

 

De très nombreuses salles de classes ont dû être mobilisées.

 

Les visiteurs ont d’ailleurs pu apprécier la qualité des locaux, très éclairés et très accueillants.

 

Pierre Maurel, Vice-Président du Conseil général de l’Hérault, chargé des collèges, a souligné l’importance de cette rencontre avec les professionnels pour des pré-adolescents ou adolescents tout juste sortis de l’enfance et qui devront, dès la 3ème puis la 2nde, faire des choix en terme d’orientation et commencer à se familiariser, très progressivement, avec le monde du travail.

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La correspondante Midi Libre de Clapiers et une parente d'élèves

 

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 Des professionnels et la Maire-adjointe de Jacou à l'éducation

 

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Des élèves en pleine écoute de l'intervenante professionnelle 

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 Une autre classe avec la présentation de plusieurs métiers

12/02/2011

Serment d’Assas

Le 40ème anniversaire du « Serment d’Assas » a réuni de nombreux maires et élus locaux à Vailhauquès, le mercredi 2 février 2011. 

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Le cortège des élus se forme

Au début des années 70, la viticulture a vécu une crise sévère liée aux importations, à la surproduction et à l’inadéquation entre production et demande.

 

En effet, à partir de 1970, l’entrée de l’Espagne et de l’Italie dans le Marché commun avaient entraîné une ouverture des frontières.

 

L’afflux de vins de ces pays avait induit un effondrement des prix et une mévente des vins français, comme du temps des importations des vins algériens.

 

Les viticulteurs étaient alors très inquiets mais aussi très en colère.

 

La viticulture vacillant, c’était toute l’économie de la région Languedoc-Roussillon qui était menacée, c’était tout le peuple de la vigne qui craignait pour son avenir.

 

Aussi, les vignerons ont-ils reçu le soutien des maires.

 

Dans l’Hérault, plusieurs d’entre eux occupèrent, dans un élan de résistance citoyenne, le Pavillon populaire à Montpellier, sur l’Esplanade.

 

Ces maires venaient essentiellement :

-         du Saint-Chinianais (Raoul Bayou de Cessenon sur Orb, le grand député, ardent défenseur de la viticulture, Armand Petit et Aimé Martin, Adjoints à Causses-et-Veyran),

-         du Biterrois (Louis Lapalu de Cers, Jean Sénégas de Puimisson et Alfred Crouzet de Servian),

-         du Piscénois (Jean Abbes d’Alignan du Vent, Fernand Combes de Cabrières, Armand Bilhac de Péret, Jean Toudon de Nézignan l’Evêque et André Espitalier de Fontès),

-         du Nord de Montpellier (Henry Moynier d’Assas, Marcel Gibily de Teyran, Augustin Recouly des Matelles, Senaux Adjoint à Castries et Marius Sauvan de Saint-Vincent de Barbeyrargues),

-         d’autres coins de l’Hérault, avec Marius Cauquil de Minerve et Emile Casanave de Siran pour le Minervois, Raynal Adjoint à Ceyras, Georges Caumeil de Saint-Guiraud et Jean Brusque de Saint-Jean de la Blaquière pour les premiers contreforts du Larzac méridional, Théophile Luce de Mauguio et Charles Prieur de Mireval comme rares représentants de la côte, mais pas n’importe laquelle, en ce qui concerne la commune proche de Frontignan, puisque complantée en cépage Muscat et productrice de Vins doux naturels (VDN).

 

Il s’agissait pour ces édiles héraultais de montrer leur solidarité envers les viticulteurs.

 

Henri Moynier, premier magistrat de la Commune d’Assas, s’en alla quérir dans sa Mairie ce qui allait devenir l’insigne de cette nouvelle mairie symbolique, plantée au Pavillon populaire, où voulaient résister, nuit et jour, les maires héraultais.

 

L’occupation dura deux jours, les 2 et 3 février 1970, une grande manifestation populaire prenant le relais le 4 février.

 

Un an plus tard, une manifestation se tint à Assas réunissant « Les maires du 2 février 1971 » pour commémorer, avec gravité et solennité, l’occupation du Pavillon populaire.

 

Ainsi fut signé le « Serment d’Assas » qui entra dans l’histoire et qui n’en est pas sorti depuis, l’Association des Maires de l’Hérault n’ayant jamais failli à ranimer la flamme, au jour anniversaire.

 

Le « Serment d’Assas » fut ainsi rédigé :

 

« Réunis à la Mairie d’Assas pour rappeler la manifestation de Montpellier et leur occupation du Pavillon populaire du 2 février 1971, « Les maires du 2 février » :

 

Conscients de traduire le sentiment profond de la quasi-unanimité de leurs collègues du département

Fermement décidés à oublier les nuances politiques qui peuvent les séparer pour ne retenir que leur farouche volonté de lutter en commun pour assurer l’avenir des populations qu’ils représentent.

 

Certains qu’en défendant le vin, ils travaillent pour une juste cause et sauvegardent toute l’économie du département.

 

Prennent l’engagement de rester unis pour soutenir totalement et de toutes leurs forces, la profession de l’agriculture et tout particulièrement la viticulture, victime d’une politique gouvernementale qui cherche à la déshonorer par une médisance sans répit et la ruiner par une série de décrets et de lois particulièrement nocifs, tant sur le plan national qu’à l’échelle d’un marché complètement défiguré. »

 

Ce mouvement des Maires de l’Hérault s’est inscrit dans la longue tradition de défiance du Midi par rapport au pouvoir central, en réaction à Paris, incarné localement par le Préfet et au national par le Gouvernement.

Les événements de 1971 constituèrent l’étincelle d’une longue période de protestation.

 

Ce fut le début de l’escalade de la violence qui connut comme point d’orgue les funestes événements de Montredon des Corbières, le 4 mars 1976.

 

Après de grandes manifestations et des heurts répétés, après des mois et des mois de quasi-insurrection, le Pouvoir central souhaitait une issue, une fin, quel qu’en soit le prix.

 

Emile Pouytes, vigneron d’Arquettes en Val (Aude) et Joël Le Goff, Commandant de CRS, tombèrent successivement, morts, à Montredon des Corbières, touchés chacun par une balle entre les deux yeux (ces héros, indissociablement liés par leur infortune funeste, sont depuis honorés tous les ans par un hommage populaire et public lors de chaque premier dimanche du mois de mars au Pont de Montredon).

 

Ce 4 mars 1976, un face à face s’était instauré entre les très nombreux manifestants et les non moins nombreuses forces de l’ordre, tous harassés.

 

La tension était à son comble.

 

De Paris, plusieurs fonctionnaires d’autorité et des ministres ont suivi en direct, minute après minute, la tragédie de Montredon où des manifestants viticulteurs s’étaient déplacés pour interrompre la circulation ferroviaire.

 

Le Pouvoir central allait obtenir l’électro-choc qu’il attendait vraisemblablement, compte tenu des décisions prises et ordres transmis : le dénouement dans le sang d’un mouvement de protestation populaire qui s’éternisait.

 

Le lendemain des événements du 4 mars 1976, le Midi se réveilla sonné devant la mort de ces deux innocents.

 

Il y a bien eu un « avant-Montredon » avec des manifestations de masse qui faisaient trembler le pouvoir (à l’image de ce qui s’est passé en 1907 avec la « Révolte des vignerons » lancée par Marcellin Albert et orchestrée par Ernest Ferroul) et la force de frappe, sous forme d’exactions, du Comité régional d’action viticole (CRAV).

 

L’« après-Montredon » fut une retour à la non violence, à l’arrachage primé mais aussi à l’obtention des premiers signes de qualité (VDQS de Saint-Chinian et de Saint-Saturnin de Lucian sur l’impulsion de Raoul Bayou et de Gilbert Sénès, députés de l’Hérault) et à la révolution qualitative qui fera perdre au Languedoc sa première place en terme quantitatif mais qui lui fera, en revanche, demain, mériter son appellation de « Plus grand vignoble du Monde », cette fois-ci via une métaphore devenue qualitative. 

 

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 Les maires, adjoints et conseillers généraux convergent vers le lieu de commémoration

  

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 L'assistance est attentive et concentrée sur cette page d'histoire

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 André Vezinhet, Président du Conseil général de l'Hérault

et Kléber Mesquida, Président de l'Association des Maires de l'Hérault

sous le drapeau des "Maires du 2 février 1971"

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 Une petite exposition retraçant les événements et les commémorations successives,

 au travers de la presse régionale

 
 

 

 

 

Crédit photographique : Fleur Dache

07/02/2011

La culture taurine à l'honneur

Le week-end des 22 et 23 janvier 2011, s’est tenue la 3ème édition du Festival « Biòus et Toros », dans le village de Castries. 

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Modestement, ce festival a pour ambition de nous faire partager la passion de certains hommes et femmes pour les taureaux et les chevaux.

 

Jean Roumajon, Castriote, organisateur de cet événement et grand amateur (aficionà) de cultures taurines, avait concocté un week-end des plus complets.

 

Concours vidéo avec remise de prix, chants traditionnels interprétés par la chorale des « Escoutaïres de la Cabreto », des Arlésiennes en costumes traditionnels et encore une projection de documentaires sur la culture taurine.

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L’hétéroclisme de la programmation mettait en valeur non seulement le caractère ancestral de cette relation entre l’homme et l’animal mais aussi la richesse sociale et culturelle des traditions locales.

 

« La Course de Satin » par exemple, évoquée dans certains textes du début du 16ème siècle, est une course sur un circuit très court, qui met en avant la vélocité du cavalier et de sa monture. 

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Le vainqueur de la compétition recevait en récompense une écharpe en soie verte et à franges d’argent.

Dans une approche plus humaine, fut découvert la personnalité de la « Grande Demoiselle » : Fanfonne Guillerme, femme emblématique de la vie des manadiers. 

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De même fut présenté « Camarina », triple Biòu d’Or, l’illustre taureau de la manade Chauvet qui, à 14 ans, disputait encore de nombreux rasets.

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Enfin, Jacky Siméon, raseteur d’exception, a honoré la séance de sa présence. 

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Ce Festival est le reflet de l’enracinement de la culture taurine dans la vie régionale, de part et d’autre du Vidourle, en Camargue, en petite Camargue et sur les premiers coteaux de l’Hérault. 

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Crédit photographique : Fleur Dache

30/01/2011

Spectacle Ki Shin

La Compagnie Mangwa et la Compagnie Soon Kâ ont créé, de concert, un spectacle : « Ki Shin ».

 

Une représentation de ce dernier sera donnée :

-         à Mauguio, place Anterrieu

-         le vendredi 4 février 2011 (suivi du verre de l’amitié)

-         et le samedi 5 février 2011

-         à 20 h 30

-         au Théâtre de Mauguio

-         Salle Samuel Bassaget

 

Ce défilé/spectacle innovant est le fruit d'une collaboration réunissant les horizons artistiques de chacune des deux compagnies.

 

Unies par des réflexions identitaires mais aussi par la quête d'un idéal artistique qui mêlerait sur une même scène hybride le stylisme, la danse, la musique ou encore les arts numériques, les deux instigatrices de Ki Shin ont su mettre en commun leurs domaines respectifs pour créer un genre spectaculaire novateur.

 

Dans une esthétique japonisante omniprésente, les costumes de Suan Czepczynski prennent vie à travers les chorégraphies de Nathalie Mangwa.

 

Les tableaux diaprés se succèdent et offrent à chaque scène une ambiance particulière, soutenue par une partition musicale jouée en direct.

 

Ki Shin, grâce à une atmosphère marquée et singulière, emmène le spectateur dans un voyage qui lui offre des images riches en références, des images qui parlent à tous, au delà de nos origines, de nos différences.

 

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24/01/2011

Quand les taureaux produisent de l’huile d’olive

Ce samedi 8 janvier 2010, la Manade Vitou Frères, située route de Saint-Brès, sur la commune de Castries mais aussi proche de celle de Saint-Geniès des Mourgues, ouvrait ses portes pour faire découvrir le métier d’oléiculteur et son domaine. 

C’est en calèche que les participants se dirigent vers les olivettes, pour se transformer en cueilleur d’olives pendant une matinée. 

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Les cueilleurs embarquent dans la calèche

  

Toutes les mains, de la plus petite à la plus grande, ont parcouru les branches d’oliviers.

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Les filets étendus au sol vont recueillir la récolte

  

Cueillir, toucher, attraper, pousser, tirer, ramasser, amasser, grimper et peigner.

 

Pourquoi peigner ?

 

Parce que l’on utilise un peigne mécanique afin d’atteindre les olives les plus inaccessibles et gagner du temps. 

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Le peigne mécanique fouette les rameaux et les olives tombent

 

L’objectif de cette expérience initiatique n’était pas seulement d’exécuter les gestes des oléiculteurs mais aussi d’apprendre, de s’informer, de passer un excellent moment et de se rencontrer.

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Les olives vont être tranférées du filet dans une comporte

 

La particularité du Domaine Vitou provient des taureaux qui paissent dans les parcelles, qui entretiennent et rentabilisent la propriété.

 

L’intelligence vient du mariage du taureau et de l’olivier.

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Les taureaux de Camargue paissent au pied des oliviers

 

Les animaux et les arbres prospèrent en « symbiose ».

 

En effet, pas besoin d’utiliser des engrais chimiques qui appauvrissent les sols puisque : « Ce sont mes taureaux que je laisse vivre au milieu de mes oliviers, qui nettoient, tondent et enrichissent les sols ».

 

« Je ne traite que contre la piqûre de la mouche parce que les traitements naturels ne sont pas encore efficaces et cette maladie ne permet pas de faire de l’huile d’olive de qualité » explique Monsieur Vitou.

 

Belle preuve d’harmonie et de respect de la nature qui fonctionne bien de surcroît.

A la fin de leur labeur, les participants se sont vus généreusement proposer de goûter l’huile produite sur le Domaine.

 

Le mieux, c’est la simplicité : sur une tranche de pain au milieu des arbres où l’huile d’olive révèle tout son goût. 

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Matière première naturelle et produits finis réunis

 

Au retour, les apprentis cueilleurs ont même eu le droit d’approcher de près les seigneurs de la manade : ces taureaux qui sont si appréciés dans notre région.

 

Le succès de ce premier essai de « Cueillette des olives à l’ancienne » appelle une deuxième édition, déjà prévue en janvier 2012 avec la participation de la cave coopérative viticole de Saint-Geniès des Mourgues.

 

Un rendez-vous qui devrait être récompensé à la hauteur de la gentillesse et de la sympathie des propriétaires qui ont accueilli pour l’édition 2011 les participants, malgré le temps maussade, avec beaucoup de chaleur.

 

Crédit photographique : Fleur Dache

19/01/2011

Lancement de campagne

Suite à la réforme territoriale, les derniers conseillers généraux seraient élus les 20 et 27 mars prochains.

 

Ils céderaient la place à des conseillers territoriaux, à la fois conseillers généraux et conseillers régionaux, élus sur des circonscriptions comprenant une population de l’ordre de 17.000 habitants.

 

Le renouvellement de la moitié des conseillers généraux du Département de l’Hérault en 2011 n’ouvre donc qu’un mandat de 3 ans.

 

La réforme territoriale, à laquelle la Gauche s’oppose et qui pourrait donc être remise en cause au lendemain de l’élection présidentielle et des élections législatives de 2012, conduirait au doublement, sur la Circonscription Montpellier 3, au doublement du nombre de cantons.

 

En effet, la première règle est que les nouveaux cantons seront dessinés à l’intérieur des circonscriptions issues du récent découpage.

 

La seconde règle du nombre d’habitants (de l’ordre de 17.000) conduiraient à 6 cantons, contre 3,5 actuellement : Castelnau-Le Crès, Montpellier 2 avec Clapiers et Montferrier, Castries et la moitié Nord du Canton de Lunel.

 

Les cantons comptant le plus d’électeurs dans l’Hérault sont : Agde (environ 34.000 électeurs), Castries (~ 31.000), Lunel (~ 30.000), Mauguio (~ 27.000), Béziers 4 (~ 26.000), Montpellier 8 (~ 24.000), Mèze (~ 23.000), Lattes (~ 23.000) et Montpellier 10 (~ 22.000).

 

Ils sont donc essentiellement concentrés sur la côte méditerranéenne ou son arrière-pays immédiat.

 

A l’opposé, des cantons, certes proches de Montpellier mais plus ruraux, regroupent très peu d’électeurs : Canton de Claret avec environ 3.000 électeurs et Canton de Saint-Martin de Londres avec environ 4.000 électeurs.

 

Ainsi, Christian Jean, Conseiller général du Canton de Claret fut élu avec 1.409 voix tandis que Jean-Marcel Castet dut obtenir 11.591 suffrages pour devenir conseiller général, soit le maximum atteint dans l’Hérault.

 

Ce dernier, à nouveau candidat sur le Canton de Castries, inaugurait son local de campagne à Jacou ce samedi 15 janvier 2011.

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Loin des luttes fratricides au sommet du Parti Socialiste et des vicissitudes que subit la Fédération de l’Hérault depuis sa mise sous tutelle par les instances nationales, le lancement de la campagne de Jean-Marcel Castet s’est faite dans la convivialité et la fraternité.

 

Il faut dire que le Conseiller général sortant a été le seul candidat à l’investiture interne : il a fait l’unanimité auprès des camarades du Parti Socialiste du canton.

 

Autour de lui se sont pressés les militants socialistes du secteur mais aussi des sympathisants et des personnalités souhaitant son élection.

 

Sa suppléante, Claudine Vassas-Mejri, Maire-adjointe de la Commune de Castries chargée de l’environnement, de l’aménagement de l’espace, du tourisme et du patrimoine, a pu donner les raisons de son engagement.

 

De nombreux élus locaux étaient venus de toutes les communes voisines pour signifier leur soutien plein et entier. 

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Jean-Marcel Castet, Maire de Jacou, est un grand rassembleur, de la Gauche certes, mais aussi de nombreux progressistes issus de différents mouvements politiques proches du Centre.

 

Sa personnalité, calme et pondérée, le travail qu’il a mené sur le terrain lors de ces dernières années, font qu’il inspire une grande confiance à de très nombreux habitants des communes d’Assas, Guzargues, Teyran, Montaud, Buzignargues, Galargues, Saint-Hilaire de Beauvoir, Saint-Jean de Cornies, Beaulieu, Restinclières, Sussargues, Saint-Drézéry, Castries, Jacou, Vendargues, Baillargues, Saint-Brès et Saint-Geniès des Mourgues.

 

Jean-Marcel Castet qui recevait, le même jour, des mains du Préfet de l’Hérault, les insignes de l’Ordre National du Mérite, pour son engagement syndical, militant, professionnel et institutionnel, a pu constater, à l’aune du millier de citoyens venus fêter cet événement, sa popularité.

 

En reprenant le bon mot de Simon Sitbon, militant syndical CFDT engagé dans l’économie sociale, qui opposait en souriant l’Ecole Nationale d’Administration (ENA) à l’« Ecole Nationale Ouvrière » que constituait dans les années 70 cette centrale syndicale, le Préfet Balland a rendu un hommage appuyé à celui qui, issu du peuple, a su capter sa confiance et le représenter dignement.

 

La popularité d’un candidat, la mobilisation des militants et l’engouement des électeurs, lorsqu’ils sont au rendez-vous, mènent souvent à la victoire.

 

Sur le Canton de Castries, les grands partis seront présents pour cette importante échéance démocratique : le Parti Socialiste, donc, avec Jean-Marcel Castet, mais aussi le Front National, l’UMP, Europe Ecologie, le Parti Communiste Français, etc.

 

Ces derniers essaieront dans les semaines qui viennent de passer des alliances avec de plus petites formations ou mouvements politiques pour augmenter leurs chances de succès.

 

Les élections cantonales, par nature uninominales, laissent aussi une chance à des personnalités locales se présentant sans étiquette.

 

Pour que la démocratie vive, il est important que les électeurs bénéficient d’une réelle diversité programmatique et que la campagne se déroule dans une bonne ambiance.

 

Le droit de vote, surtout pour les femmes, est nouveau à l’échelle de notre histoire.

 

Ce n’est souvent que quand on en est privé qu’on se rend compte de son extrême importance : celle de pouvoir nous exprimer en toute liberté et d’influer sur le cours de notre pays.

15/01/2011

Quel avenir après le grand incendie ?

Touché par des incendies à répétition, le Nord de Montpellier s’interroge sur le devenir de sa forêt.

 

Après Guerre, cette dernière a supplanté progressivement la garrigue.

 

Le recul de l’élevage ovin, issu de la tradition pastorale du néolithique, a entraîné la raréfaction des prairies sèches, milieux les plus riches sur le plan écologique.

 

Aujourd’hui, pins d’Alep, pins pignon, chênes verts et arbousiers couvrent des surfaces de plus en plus grandes du fait de la déprise agricole : les futaies que ces essences constituent à l’âge adulte correspondent bien à la vision qu’ont les Français d’une forêt idéale.

 

Cette forêt « rêvée » permet la promenade en habits de ville, offre des panoramas étagés dignes des grands peintres paysagistes, caresse le mythe de la forêt primitive conçue sans intervention humaine.

 

Cette représentation romantique de nos forêts n’est pas neutre :

- il existe une réticence à l’exploitation du bois, le public comprenant mal le prélèvement d’arbres de haute tige,

- la population n’est pas prête à consentir à payer le prix réel de gestion et de protection des forêts méditerranéennes puisque c’est la nature, et non l’homme, qui les construirait.

 

Pour mémoire, de récents travaux du groupe de travail sur la valeur économique de la forêt ont valorisé, en septembre 2009, le gain que tire la Collectivité nationale.

 

1 ha de forêt rapporte un équivalent financier de 969 €/an à la Collectivité, avec le détail suivant pour 5 fonctions identifiées : 50 € pour la chasse, 90 € pour la production de bois, 90 € pour la régulation et la filtration des eaux, 200 € pour la fonction récréative et 529 € pour la séquestration du CO2.

 

Malheureusement, on voit bien que celui qui investit et entretient la forêt, c’est-à-dire son propriétaire, ne bénéficie que d’environ 15 % de la valeur dégagée.

 

Les services qu’il rend à la Collectivité ne lui sont pas rémunérés.

 

Compte tenu de notre impuissance à juguler les grands incendies de forêt, les plus pessimistes concluent que nos magnifiques forêts méditerranéennes ont vocation à croître et embellir avant d’être inexorablement rattrapées, tous les 15, 25, 50 ou 100 ans selon les localisations, par des incendies destructeurs.

 

Montpellier Nord connaît ainsi de grands feux de forêts tous les 20 ans.

 

Le dernier en date, du 30 et 31 août 2010, a ravagé 2.544 hectares sur les communes de Fontanès, Sainte-Croix de Quintillargues, Saint-Bauzille de Montmel, Montaud, Guzargues, Assas et Teyran.

 

Certes, ce n’est pas à proprement parler une catastrophe écologique car, sur les sols calcaires et en climat méditerranéen, la végétation repart dès le printemps suivant.

 

Toutefois, les sols sont fragilisés avec un risque d’érosion.

 

En outre, alors que nos forêts constituent un puits de carbone capable de stocker de l’ordre d’une tonne de CO2 à l’hectare, le feu vient libérer, d’un coup, d’un seul, un stock de carbone accumulé durant de nombreuses années.

 

Sur approximativement 20.000 tonnes de CO2 émises en Languedoc-Roussillon (soit 3 % des émissions françaises), 5 % sont dues aux feux de forêt !

 

Pendant ce temps, sur la France entière, les forêts fixent environ 70 millions de tonnes de CO2, soit l’équivalent de 20 % des émissions du pays.

 

La performance d’une forêt en tant que puits de carbone dépend de sa productivité en bois (réduite en Languedoc-Roussillon du fait de précipitations faibles et irrégulières) et de l’âge des peuplements (une forêt mâture est en équilibre et ne capte pas du CO2, contrairement aux forêts jeunes en pleine croissance, ce qui signifie qu’en évitant le vieillissement on obtient une meilleure séquestration du carbone).

 

Le sinistre du Nord de Montpellier que nous vécu en fin d’été a été humainement très difficile à vivre : il porte en effet le danger à proximité ou au sein même de l’urbanisation (306 constructions ont été menacées) et il impacte notablement notre cadre de vie.

 

Au « lendemain » de ce grand incendie, les forestiers d’une part et les Pouvoirs publics d’autre part ont bien entendu souhaité faire un point sur les premières actions à mener et sur la politique de prévention des feux de forêt à mettre en place.

 

Les professionnels de la forêt ont notamment organisé à Assas le 15 décembre 2010, une demie journée d’information à destination des propriétaires forestiers.

 

 

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 Vue de l'assemblée nombreuse et attentive

dans la magnifique salle des Crouzets à Assas

 

Sous l’égide du Centre régional de la propriété forestière du Languedoc-Roussillon (CRPF) et de l’Association des communes forestières de l’Hérault (COFOR34), des techniciens et ingénieurs de la Chambre d’agriculture de l’Hérault, de la Direction départemental des territoires et de la mer (DDTM 34), de l’Office national des Forêts (ONF) et de la Communauté de communes du Grand Pic Saint-Loup ont apporté à l’assistance des informations et des réponses aux questions comme aux inquiétudes. 

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La grande famille des forestiers de l'Hérault présente au complet ou représentée

 

Après un incendie, il est effet nécessaire de prendre des précautions.

 

Tout d’abord, sur le plan juridique, un propriétaire forestier impacté doit porter plainte contre X avec intention de poursuivre (les incendies étant en général criminels), faire une déclaration de sinistre auprès de leur assurance, écrire à leur Maire pour signifier leur intention de participer à des opérations d’intérêt général de réhabilitation et donner leur accord à la réalisation d’éventuels travaux de première urgence sur les parcelles.

 

A court terme, il est nécessaire d’éviter les risques induits par l’incendie.

 

Pour lutter contre l’érosion, il est utile de réaliser dans les pentes des fascines à partir de la végétation brûlée, les végétaux abattus étant disposés en courbe de niveau.

 

En outre, les fonds de griffes d’érosion doivent être garnis de branchages.

 

Comme il existe des risques d’attaque sanitaire sur les bois affaiblis (insectes, champignons) et de dépérissement des souches au moins en partie brûlées, le propriétaire forestier doit procéder à un recépage des tiges mortes ou mutilées.

 

Les feuillus rejettent ensuite plus facilement.

 

Les résineux peuvent être laissés momentanément sur place pour servir de semenciers mais la mobilisation économique du bois, même brûlé donc dévalorisé, n’est pas à négliger.

 

Globalement, tous les arbres morts, dépérissants, mutilés ou affaiblis doivent être éliminés.

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Paysage de désolation après le passage de l'incendie

Seules la vigne et les cultures ont fait ostacle au front de flamme

 

A moyen terme, le réaménagement de la forêt est nécessaire.

 

Il s’agit de redéfinir les objectifs d’une nouvelle gestion forestière, les moyens de les atteindre et les actions nécessaires.

 

Le reboisement n’est pas forcément la solution (ce fut le cas après les grands incendies des années 80 avec l’implantation essentiellement de pins pignon).

 

En effet, après un incendie, les feuillus rejettent de souche et les résineux se resèment.

 

Le temps conduira à la reconstitution de la végétation à peu près à l’identique mais la vitesse de reconstitution naturelle est plus ou moins lente.

 

Bien entendu, sur des sites particuliers ou des zones vouées à des coupures de combustible, il peut être utile de reboiser avec de nouvelles essences conduisant à des peuplements forestiers moins combustibles.

 

Si l’on veut qu’un incendie n’ait pas que des aspects négatifs, il faut anticiper en adaptant la nouvelle sylviculture au réchauffement climatique qui va impacter plus encore les régions méditerranéennes.

 

Les communes forestières, c’est-à-dire propriétaires de bois, vont partager avec les propriétaires privés les affres de la reconstitution de leurs forêts.

 

Les premiers vont devoir fournir beaucoup de travail et les seconds rechercher des financements pour des dépenses dépassant largement leurs possibilités budgétaires.

 

La solidarité de l’intercommunalité s’est heureusement déjà manifestée.

 

Globalement toutefois, compte tenu des coûts multipliés par une si grande surface, des choix difficiles devront être faits car la forêt méditerranéenne rapporte peu au regard du coût de sa reconstitution.

02/01/2011

Chants de Noël

Dimanche 19 décembre 2010, l’Association « Sonrisas y sol de España » nous ravissait de chants espagnols traditionnels.

 

Au Centre œcuménique de Jacou, la chorale « Viento del Sur », illuminait la salle par la chaleur et l’enthousiasme de ses chants de Noël, appelés « villancicos » ou « villancicos navideños ».

 

Le Président de l’Association, Denis Llorca, était fier de nous présenter sa culture.

 

Ces chants profanes apparus au 13ème siècle, à l’âme populaire, sont considérés désormais comme un patrimoine de la culture espagnole.

 

Pour Noël (en l’occurrence Noël avant la lettre), moment de rassemblement et de joie, leur gaieté avait toute sa place dans ce lieu de culte.

 

L’Association  « Sonrisas y sol de España », très active dans son village de Jacou, compte plus de 100 adhérents.

 

Pour 2011, elle prépare notamment :

-         un voyage culturel en Extremadura et au Portugal, proche de cette Autonomie espagnole à l’Est de Castilla-La Mancha et au Sud de Castilla y León,

-         une exposition et une conférence sur le grand écrivain Cervantès, dans le cadre de sa coopération annuelle avec le Collège Pierre Mendès-France qui reçoit les élèves de Jacou, Montaud, Saint-Bauzille de Montmel, Saint-Drézéry et Teyran.

 

Comme dans tout le Midi, de nombreux Jacoumards ont des ancêtres venus d’Espagne, quelquefois après un crochet par l’Algérie, le Maroc ou la Tunisie.

 

D’autres habitants de ce village, dont les origines sont très variées, se passionnent aussi pour la si riche culture espagnole.

 

A Jacou, la population de nationalité espagnole a représenté aux recensements du début du 20ème siècle, 4 habitants sur 152 en 1911 (3 %), 37 habitants sur 175 en 1921 (21 %), 52 habitants sur 159 en 1926 (33 %) et 71 habitants sur 179 en 1931 (40 %).

 

En 1931, les patronymes Aracil, Arigno, Barcelo, Cañanes, Carmona, Castillon, Chorro, Ferrer, Garcera, Gill, Gomez, Gonzalez, Iranzo, Juan, Lledo, Lopez, Morillar, Martinez, Maury, Prieto, Ripol, Seglar, Soler, Soto sont représentés à Jacou.

 

Iles habitants qui les portent sont issus d’une multitude de localités espagnoles, dont parmi les plus connues : Alicante, Barcelone, Valencia ou encore Villaréal.

 

Au recensement de cette même année 1931, seulement 34 Jacoumards sont nés à Jacou (19 %).

 

Ces familles espagnoles accueilleront des décennies plus tard, au même titre que quelques rares familles autochtones déjà présentes au 19ème siècle, dans leur village, les nouveaux venus du programme des « chalandonnettes », au début des années 70, puis les habitants des lotissements des années 80 et enfin les nouveaux arrivants sur la programme de La Draille maintenant.

 

Jacou comptera ainsi 247 habitants en 1968, 1259 en 1975, 1774 en 1982, 3795 en 1990, 4757 en 1999 et 5054 en 2010.

 

Du fait de l’origine de ses « premiers habitants » (ceux de l’époque moderne), les « villancitos » font donc partie du fond culturel de Jacou.

 

Ils tirent leur étymologie de « villanos », terme équivalent à « villain » en Français, ce qui signifie qu’ils ont des racines populaires.

 

Cette forme poétique et musicale s’est surtout développée du 15ème au 18ème siècle.

 

Elle a perduré jusqu’à nos jours et nous a laissé des hymnes très connus.

 

Les « villancicos » sont une expression populaire de toute la Péninsule ibérique mais aussi de l’Amérique du Sud.

 

Dans l’Histoire, l’Eglise a combattu certains morceaux mais elle en a aussi assimilé certains sous forme de chansons sacrées en latin et même sous forme de chants liturgiques.

 

Ces « villancicos » sont souvent polyphoniques (chants à 2, 3 ou 4 voix) même si certains peuvent ne faire appel qu’à une seule voix.

 

S’ils sont peu connus en France, ils n’en demeurent pas moins un patrimoine culturel du même ordre d’importance que celui que nous ont légué les Trouvères en Langue d’Oil et, dans le Midi, les Troubadours en Langue d’Oc.

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La chorale "Viento del Sur" au Centre œcuménique de Jacou

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Les deux guitaristes et le groupe des femmes

 

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Les voix féminines pour interpréter un villancico

 

 

 

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Toute la passion castillo-andalouse dans ce chant de Noël

 

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 L'application d'un des deux guitaristes

 

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Le Président Denis Llorca présente la chorale "Viento del Sur"

et les villancicos navideños au programme

Crédit photographique : Fleur Dache

26/12/2010

Pour l’égalité réelle

Depuis les échecs répétés aux élections présidentielles de 2002 (Lionel Jospin absent du second tour) et de 2007 (les Français plébiscitent Nicolas Sarkozy), les Socialistes doutent.

 

Le dogme libéral a séduit les Français en 2002.

 

Le néolibéralisme a triomphé jusqu’à la récente crise économique et financière.

 

Les critères de Maastricht ont été assouplis de fait depuis une dizaine d’années (déficits publics et dettes publiques largement au-delà de respectivement 3 % du PIB et 60 % du PIB), sans que cela soit la panacée, pourtant invoquée inlassablement, par la « Gauche de la Gauche ».

 

Aucun parti en France ne prône plus la Révolution.

 

Les Socialistes sont donc sûrs d’une chose : seule la réforme, certes profonde, mais progressive de notre société, permettra de sortir de la crise sociale et de la crise écologique dans laquelle la mondialisation libérale et la financiarisation du capitalisme nous ont jetées.

 

Aujourd’hui, le Socialisme démocratique est le seul système de gouvernement à même de mener de pair progrès social et progrès économique.

 

Encore faut-il que le Socialisme français s’adapte à la modernité, à un Monde qui a changé ?

 

C’est à cette difficile tâche que se sont attelés les militants socialistes au cours de l’année 2010, avec la refonte des textes définissant la ligne politique du Parti Socialiste.

 

Ce dernier vient ainsi de clore récemment sa « Convention égalité réelle » (cf. Texte intégral).

 

Un vote des militants le 2 décembre 2010, a permis d’approuver ce texte qui fait des propositions pour lutter contre les inégalités d’éducation, de revenus, de conditions de vie, entre les territoires, femmes-hommes, en terme d’accès aux services publics, au logement et à la santé.

 

Ce sera la doctrine du Parti socialiste pour la prochaine élection présidentielle afin que l’égalité, obtenu par la Révolution de 1789, ne soit pas un vain mot.

 

En effet, la politique menée par Nicolas Sarkozy aggrave chaque jour les inégalités.

 

Les Français sont ainsi exposés au déclassement social.

 

Le Parti Socialiste, au contraire, fait le choix d’une société du progrès social où la mobilité et la promotion sociale sont un objectif.

 

Le Parti Socialiste donne la priorité à l’amélioration des conditions de vie des Français quelle que soit leur place dans la hiérarchie sociale.

 

A n’en pas douter, les inégalités sociales sont le moteur de l’appauvrissement économique, humain et intellectuel de la France.

 

Une société n’allant pas vers l’égalité devient de plus en plus violente, de plus en plus refermée sur elle-même, de plus en plus inefficace.

 

Parce qu’il est réformiste, le Parti Socialiste ambitionne de lutter contre toutes les inégalités dans la durée, en s’appuyant sur :

-         un Etat régulateur,

-         des services publics universels et personnalisés,

-         les collectivités territoriales (nouvelle étape de la décentralisation, péréquation des moyens entre collectivités, approfondissement de la démocratie locale),

-         la démocratie sociale (compromis social basé sur la négociation, rôle accru pour les partenaires sociaux)

-         et le milieu associatif (services de proximité, perception des nouveaux besoins et innovation sociale).

 

Les Socialistes veulent :

-         garantir des droits à tous les citoyens en luttant contre toutes les discriminations,

-         agir pour l’égalité des conditions d’existence : salaires, fiscalité, lutte contre la pauvreté, contre les ghettos, la marginalisation des banlieues et du monde rural,

-         traiter les inégalités à la racine en agissant pour l’éducation, la formation et la qualification de tous.

 

Développons, dans les prochaines lignes, ce volet du programme du Parti Socialiste, essentiel pour donner ou redonner une chance à chacun.

 

Les Socialistes font l’analyse que notre système éducatif est en crise, n’évite pas la reproduction sociale, est très inégalitaire et génère trop d’échec scolaire.

 

Les Socialistes pensent que la nécessaire démocratisation et la massification du système éducatif français ne sont pas incompatibles avec la transmission d’un savoir de haut niveau.

 

Partout dans le Monde, plus les systèmes éducatifs sont égalitaires, plus ils sont efficaces en terme d’élévation du niveau des connaissances et plus ils conduisent à la réussite scolaire ou universitaire.

 

L’égalité des chances commence à la prime enfance : le PS souhaite réorienter les aides publiques vers les modes de garde collectifs (triplement du nombre d’enfants accueillis en 10 ans), rendre la scolarité obligatoire à 3 ans et augmenter les moyens consacrés à la protection de l’enfance, à la protection maternelle et infantile ainsi qu’à l’action sanitaire et médico-sociale.

 

Pour les parents, le PS souhaite partager à égalité le congé parental entre les deux parents et intégrer dans le droit français la directive européenne portant le congé de maternité à 20 semaines, ce à quoi la Droite se refuse.

 

Le Parti Socialiste veut en outre redonner de grandes ambitions à l’école en assignant des objectifs de 80 % d’une classe d’âge au Bac (contre 63 % aujourd’hui), de 50 % au niveau licence et de 100 % de jeunes sortant du système éducatif avec au moins un diplôme.

 

Concernant les rythmes scolaires, le PS prévoit de revenir à une semaine de 5 jours éducatifs, en lien avec les collectivités locales et les associations périscolaires, pour éviter les fatigues de la semaine des 4 jours.

 

Pour lutter contre l’échec scolaire, la modulation des horaires en fonction du niveau des élèves et l’appel à des associations de soutien scolaire sont prévues.

 

Le collège s’inscrira dans une plus grande continuité avec l’école primaire et les enseignements seront plus ouverts sur les activités artistiques, culturelles et sportives.

 

La priorité sera toutefois donnée à l’école primaire avec des effectifs restreints dans certaines classes ou établissements afin de personnaliser l’enseignement.

 

Le nombre d’élèves par classe ne devra pas dépasser la vingtaine sur tout le territoire.

 

Les moyens financiers seront dirigés partout où les besoins sont les plus importants (notamment dans les Zones d’Education Prioritaire) en rompant avec la politique actuelle du soupoudrage des crédits (« Internats d’excellence », plan « Espoir banlieue ») qui consiste à focaliser quelques maigres finances sur quelques élèves pour faire croire à une généralisation des mesures.

 

Une nouvelle carte scolaire sera mise en place avec une sectorisation respectant la logique territoriale et tenant compte d’un équilibre vis-à-vis des critères sociaux et scolaires.

 

Le PS souhaite aussi ouvrir le chantier de la scolarité jusqu’à 18 ans ce qui nécessite à l’évidence une profonde réorganisation du contenu de l’enseignement.

 

Notamment, la voie professionnelle, au travers les « lycées des métiers », regroupant des formations de tout niveau autour de spécialités, doit devenir une voie de réussite privilégiée.

 

Partant du constat que 10 % des jeunes de 16 à 17 ans sont déscolarisés, avec toutes les conséquences que cela engendre, il est nécessaire qu’ils soient pris en charge à l’intérieur même du système éducatif avant qu’il ne soit trop tard.

 

Pour l’enseignement supérieur, des moyens sont à apporter afin de permettre la massification : il faut non seulement pouvoir admettre plus de lycéens mais surtout contrer l’échec en premier cycle universitaire.

 

En vue d’améliorer la démocratisation de l’enseignement supérieur, des allocations d’études seront mises en place.

 

Concernant l’orientation, c’est un point faible en France avec une grande difficulté pour les enfants issus des milieux défavorisés à valoriser leurs compétences au travers du juste choix d’une filière ou d’une formation.

 

Que ce soit en Seconde ou dans l’enseignement supérieur, il faut instituer de vraies passerelles avec des possibilités de réorientation.

 

D’autre part, la formation des enseignants sera refondue avec une entrée progressive dans la carrière.

 

Le métier d’enseignant sera revalorisé et la précarisation des emplois sera réduite.

 

Le Parti Socialiste souhaite favoriser la co-éducation permettant à tous les intervenants (enseignants, parents, personnels de surveillance, agents techniques, etc.) de dialoguer et d’œuvrer collectivement dans une même direction.

 

C’est déjà ce qu’essaie de coordonner les collectivités locales dans les contrats éducatifs locaux où une synergie est recherchée entre activités périscolaires, bibliothèques, soutien scolaire, centres de loisirs, interventions d’associations, éducation populaire, etc.

 

Enfin, tout au long de la formation, les apprenants devront se voir offrir une ouverture sur la société et le monde de l’entreprise au travers de stages, visites, conférences, rencontres, forum des métiers, etc.

 

Certains penseront qu’en cette période de Noël et de bons sentiments, le programme du Parti Socialiste pour l’éducation relève de l’utopie.

 

Il s’agit, en tous cas, d’un chantier majeur pour la France et les Français si nous voulons garder notre rang dans les 10 plus puissants pays du Monde.

 

Il nous faut être collectivement ambitieux, éviter le renoncement.

 

Cette feuille de route servira au candidat socialiste lors de la Présidentielle de 2012 : elle a le mérite d’informer les électeurs sur la société que veut le Parti Socialiste, une société qui aille véritablement vers l’égalité réelle.

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23/12/2010

Bilan du Téléthon 2010

Le Téléthon, concept venu des Etats-Unis, est né en France en décembre 1987.

 

Il a tout de suite dépassé les prévisions d’adhésion de la population.

 

C’est l’exemple d’un événement parti de la Télévision, en l’occurrence Antenne 2, avant que de très nombreuses bonnes volontés locales s’en emparent.

 

Parti d’en haut, le Téléthon est aujourd’hui le fait d’une myriade d’associations qui récoltent tout de même 1/3 des promesses de dons.

 

Le spectacle télévisuel, mobilisant des professionnels du spectacle appointés, rebute de plus en plus nos concitoyens.

 

En revanche, ils apprécient la mobilisation dans leur village dont l’effet d’entraînement est certain.

Les multiples manifestations locales stimulent la convivialité et la motivation à participer financièrement ou bénévolement.

 

Autour de Montpellier de nombreuses communes se sont mobilisées : Frontignan, Vic la Gardiole, Mireval, Fabrègues, Saussan, Pignan, Saint-Georges d’Orques, Saint-Jean de Védas, Villeneuve lès Maguelone, Montpellier et ses nombreux quartiers, Palavas, Pérols, Lattes, Palavas les Flots, Juvignac, Grabels, Saint-Gély du Fesc, Saint-Clément de Rivière, Montferrier, Prades le Lez, Grabels, Montarnaud, Vailhauquès, Ganges, Teyran, Vendargues, Le Crès, Castelnau le Lez, Baillargues, Castries, Restinclières, Beaulieu, Saint-Drézéry, Saussines, Boisseron, Saint-Christol, Saint-Brès, Saturargues, Lunel, Lunel-Viel, Saint-Just et Marsillargues, sans vouloir et pouvoir être exhaustif !

 

La « Coordination Téléthon Hérault Est » s’est efforcée de recenser toutes les actions menées.

 

Quant à la collecte financière, elle avait atteint en 1987, sur toute la France, 2,8 m€, pour croître ensuite très fortement jusqu’à atteindre le record de 101,5 m€ en 2006.

 

Depuis, la générosité des Français faiblit un petit peu : 90,8 m€ de dons en 2010, soit tout juste autant qu’en 2009.

 

L’Association française contre les myopathies (AFM) collecte 3 % de tous les dons annuels des Français.

 

Cette collecte populaire, la plus importante au Monde, est essentiellement consacrée à la recherche et à l’accompagnement des malades.

 

La polémique sur les réserves en trésorerie et les biens immobiliers de l’AFM n’enlève rien à la gestion en bon père de famille de cette Association et à son utilité sociale.

 

La collecte de dons par ce qui est appelé la « Force T », c’est-à-dire les manifestations locales, représente un tiers de toutes les sommes collectées.

 

Les communes les plus dynamiques sont celles où le Téléthon est devenu un rendez-vous traditionnel du début de l’hiver.

 

La mobilisation est aussi plus forte dans les communes où vivent des enfants et de jeunes adultes atteints de myopathies.

 

C’est le cas à Saint-Georges d’Orques ou encore au Crès.

 

Dans ce dernier village, la somme collectée a atteint le record de 47.034 €.

 

Compte tenu de la population, c’est comme si les dons en France s’étaient élevés à plus de 400 millions d’euros !

 

Cette collecte est précédée de l’engagement de milliers de bénévoles du domaine philanthropique, culturel, sportif, etc.

 

La force du local devient patente pour ceux qui seraient tenter de la nier.

 

Au Crès, les festivités se sont étalées du samedi 27 novembre au dimanche 5 décembre avec au programme : loto, soirée vinyles, concerts, ventes et expositions, activités sportives diverses et variées (paintball, baptêmes moto, tir à l’arc, baptêmes de plongée avec bouteille, démonstration d’arts martiaux, stage de danse, match de rugby, randonnée pédestre), jeux pour enfants, atelier de poterie, vide-grenier,vente de brioches, restauration et buvette en journée, repas dansant en soirée …

 

Rémi Gaillard, jeune Cressois touché par une myopathie, a été le parrain du Téléthon tandis que Thierry Bermond, sa cheville ouvrière, l’a animé de bout en bout avec l’appui de Pierre Bonnal, le Maire, et celui de Jean-Michel André, Maire-adjoint délégué à la vie associative.

 

Le Téléthon du Crès a été emblématique de ces Téléthons de village si authentiques.

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Vente de marrons chauds au bénéfice du Téléthon du Crès  

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 La place de la Mairie, siège de nombreuses animations  

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 Le stand du club de tir à l'arc propose un atelier d'adresse

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 Atelier de peinture et d'expression artistique pour les enfants 

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 Les bikers participent eux aussi en proposant des baptêmes en moto 

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Stand de restauration : les bénévoles préparent des crêpes variées 

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 L'affiche du Téléthon 2010

 

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Thierry Bermond annonce le montant de la collecte au Crès 

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 Les bénévoles, tous réunis, fatigués mais heureux

 

 

Crédit photographique : Michel Chastaing

18/12/2010

Quand la Pène donne du plaisir

La « 10ème Montée de la Pène » est l’histoire d’une initiative réussie, celle portée par un homme : en l’occurrence Claude Gayraud.

 

Autour de lui, s’est constituée au fil des ans une équipe forte de plusieurs dizaines de volontaires.

 

Réunir plus de 400 coureurs à Galargues, alors que le village ne compte pas 600 habitants, peut apparaître comme un défi.

 

Pourtant, aucune panique malgré l’affluence de nombreuses voitures rangées impeccablement à proximité du foyer municipal où inscriptions furent prises puis récompenses remises, notamment par le Maire Jean-Marie Hurthemel.

 

Le village de Galargues, souvent confondu avec Gallargues le Montueux, plus au Sud, commune urbaine archi connue du fait de la proximité du péage autoroutier de l’Autoroute A9, n’avait pas l’air « occupé ».

 

La priorité aux piétons semblaient aller de soit sans que nulle police municipale (les communes rurales ont très rarement les moyens de s’en doter) ne fut nécessaire.

 

Les rues du village, dont les taureaux savent aussi prendre possession au moment de la fête votive, étaient peuplées de coureurs virevoltants, aux habits colorés et dont la joie d’être là se lisait sur leur visage.

 

Les participants viennent d’aussi loin que Nîmes, Sète, Saint-Jean de Védas et bien sûr des alentours de Montpellier et de Lunel, dont Galargues est l’arrière-pays.

 

Le temps ensoleillé, sec et froid était propice à la performance physique.

 

Toutefois, si les records chez les filles (proche de 48’ en 2002) et chez les garçons (proche de 40’ en 2003) ont été approchés pour cette édition, ils n’ont pas été battus.

 

Il en a été de même pour le record de participation puisque 409 coureurs ont pris le départ, proche des 412 atteints l’année dernière.

 

Les 50 organisateurs bénévoles, dont de nombreuses dames, ont pu compter sur le professionnalisme d’Hérault Sports (Service du Département de l’Hérault), l’appui de la Mairie de Galargues et la mobilisation du Comité Communal Feux de Forêt de Galargues.

 

De nombreux lauréats (classement au temps, premiers au sommet de la Pène, lauréats du tirage au sort) reçurent, lors de la cérémonie des récompenses de nombreuses coupes, bouquets, bons d’achat et, en point d’orgue, un séjour gratuit à la Bergerie de Fontbonne, sis à proximité sur la commune de Galargues, où sont ouverts à l’année des chambres d’hôtes.

 

Tous les participants sont repartis avec deux bouteilles de vin rouge (Vins de Pays sous appellation « Colline de la Pène » composés de Syrah, Merlot et Grenache).

 

La course organisée au profit du Comité de l’Hérault de la Ligue contre le Cancer basé à Val d’Aurelle à Montpellier génère des bénéfices remis traditionnellement à cette association, quelques semaines plus tard, à l’occasion d’une cérémonie officielle.

 

Cette participation à la lutte contre tous les cancers constitue le volet solidaire de cet événement qui a offert beaucoup de plaisir aux participants.

 

En effet, après une approche d’environ 4 kilomètres entre les vignes, un fort raidillon débute l’ascension de la Pène, colline abrupte, typiquement méditerranéenne et pelée par les incendies à répétition.

 

La Pène est au Pays de Lunel ce qu’est le Pic Saint-Loup pour les Montpelliérains : un signal qui indique le Nord, l’espace naturel et les ballades.

 

La montée fait 1,5 kilomètres de long et offre un pourcentage moyen de 18 % !

 

Cette côte est le juge de paix qui, en général, fixe la hiérarchie classement à l’arrivée.

 

La boucle de 12,3 kilomètres ramène au point de départ des participants satisfaits de leurs efforts.

 

Une ambiance des plus chaleureuses et des plus détendues a régné du début à la fin de cet événement.

 

Pas de blessés (l’ambulance toujours prévue dans ce type de manifestation est restée au chômage), presque aucun abandon : le parcours, malgré l’usure physique au fil des kilomètres, a clairement apporté un grand plaisir aux coureurs dont nombreux seront fidèles à l’édition 2011.

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Mise en place de la logistique d'enregistrement des arrivées 

 

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Le CCFF de Galargues en soutien 

  

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Dès le départ, le peloton s'étire 

 

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La course est bien lancée 

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La Montée de la Pène au loin  

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Le ravitaillement est prêt pour l'arrivée des coureurs 

 

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Les bouteilles de vin "Colline de la Pène" préparées comme cadeaux

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La foule à l'arrivée de la "10ème Montée de la Pène" 

 

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Les récompenses attendent leurs récipiendaires 

 

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Le podium du classement au temps hommes et femmes 

 

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Tirage au sort par le Maire et Claude Gayraud, le principal organisateur

 

Crédit photographique : Michel Chastaing

13/12/2010

Un village très solidaire

Sur les bords du Lac du Crès, était organisé, samedi 27 novembre, la 2ème édition des « Foulées de la Solidarité ».

Pour participer, adultes ou enfants, un slogan : « Soyez solidaires ».

 

L’inscription se paye ainsi, selon le choix du participant, en conserves de haricots, en boîtes de céréales, en sachets de pâtes, etc. 

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La participation des coureurs sous forme de denrées alimentaires

  

Le concept de participation est original et on ne tourne pas autour du pot : « Aidons ceux qui n’ont pratiquement rien à manger ».

 

La collecte bénéficie à la Banque alimentaire : plus d’une tonne de denrées alimentaires ont été de la sorte collectées.

 

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Les dons sont triés dans des cartons en prévision du stockage

  

En effet, les banques et haltes alimentaires sont depuis quelques temps de plus en plus sollicitées et elles ont beaucoup de mal à faire face aux besoins.

 

Alors que pouvait faire la Commune du Crès pour les soutenir dans leur action ?

 

Organiser cette manifestation sportive où les participants paient leur inscription avec de la nourriture a imaginé Jean-Claude Tissot, Conseiller municipal délégué au sport et aux événements sportifs.

 

Cette proposition a été volontiers validée par Pierre Bonnal, le Maire du Crès, et son équipe municipale.

 

Ainsi naissaient, en 2009, les premières « Foulées de la Solidarité ».

 

L’engouement de la première édition en a engendré une seconde qui a réuni cette année près de 250 participants, dont une centaine d’enfants !

 

En effet, cet événement attire aussi des coureurs venus des alentours : Castelnau le Lez, Lunel, Castries, Montpellier et d’ailleurs.

 

La volonté d’intergénérationnel est forte.

 

Pour les enfants, différentes courses sont proposées en fonction des âges et deux courses adultes sont prévues dans la journée.

 

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Le départ est donné par Pierre Bonnal, Maire du Crès 

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Le groupe de tête d'une des courses des enfants

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Le passage de la course adultes

  

Participer à ce type de manifestation, c’est se valoriser en aidant les autres, peut-être moins chanceux.

 

C’est donner encore plus de valeur au partage et ne pas oublier que personne n’est à l’abri d’être un jour dans le besoin.

 

C’est aussi la preuve d’une conscience collective des difficultés que peuvent éprouver certains de nos jours.

 

Tout ceci sous l’œil vigilant des bénévoles des associations « Run in Crès » et « Alex O2 » qui supervisent le bon déroulement de l’événement, collectent les inscriptions et distribuent les récompenses.

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 Tous les enfants auront leur médaille : une récompense de leur participation

 

Pas de perdant pour les « Foulées de la Solidarité » : tout le monde est gagnant, ceux qui courent comme ceux qui reçoivent des denrées alimentaires toute l’année.

 

Cette manifestation est emblématique de l’esprit de solidarité qui règne au Crès, esprit largement soutenu et encouragé par les élus municipaux.

 

Rendez-vous est d'ores et déjà pris pour la troisième édition : le samedi 26 novembre 2011 toujours, bien sûr, au Lac du Crès.

 

Crédit photographique : Fleur Dache

10/12/2010

Les « Puces des Jeunes »

Des nounours, des Barbies, des livres, des voitures, des jeux de société et encore beaucoup d’autres jouets occupaient l’Espace Gare, à Castries, ce samedi 20 novembre.

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Organisées par la PEEP depuis 5 ans, les « Puces des Jeunes » sont assurées par des enfants entre 10 et 15 ans.

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Comme pour toutes les Puces, les places sont payantes (au tarif modique de 2 euros pour le principe).

 

Les enfants affichent leurs prix, s’occupent de leurs ventes et des négociations.

 

De manière très sympathique, c’est une première expérience dans un monde plus adulte. 

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Vendre, acheter, gagner de l’argent sont une partie de la réalité dont les enfants et pré-ados n’ont pas toujours conscience : pour mieux les impliquer, pourquoi ne pas les rendre responsables d’un stand ?

 

C’est ce qu’a décidé la PEEP, association de parents d’élèves.

 

Tout en restant dans leur univers, les enfants apprennent que « jeter » n’est pas la seule option lorsque l’on veut se débarrasser de ses vieilles affaires.

 

Si elles ne sont pas trop abîmées, on peut les échanger ou les revendre et permettre à d’autres enfants de jouer avec.

 

En récoltant cet argent, les vendeurs en herbe réinvestissent, économisent, récoltent de l’argent pour différentes motivations.

 

En plus des Puces, une petite restauration était possible dont les bénéfices sont réinvestis dans les sorties scolaires et autres besoins éducatifs. 

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Les « Puces des Jeunes », c’est donc avant tout un début de chemin vers l’autonomie et l’indépendance.

 

A l’occasion de cette manifestation, une jeune fille a fait appel aux dons afin de pouvoir soigner son cheval.

 

En effet, le prix de l’intervention pour sauver sa jument excède les capacités financières de son entourage.

 

Pour celles et ceux qui voudrait l’aider à sauver sa jument, vous pouvez prendre contact aux coordonnées suivantes : Mélissa Gaspard – 260, rue des Candinières – 34160 Castries – Tél 04.67.87.10.55

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07/12/2010

Les mutuelles lourdement taxées

Incapable de juguler le déficit de la branche maladie de la Sécurité sociale (pourtant excédentaire sous le Gouvernement de Lionel Jospin, avec un excédent cumulé, sur la période 1998-2001, de 2,3 milliards d’€), le Gouvernement Fillon a décidé de taxer les complémentaires santé et notamment les mutuelles.

 

Ce sont près de 2 milliards d’€ de nouvelles recettes fiscales qui sont ainsi envisagées pour 2011, dans le cas où les prévisions de dépenses de l’assurance maladie, fixées par la loi de financement de la Sécurité Sociale, seraient une fois de plus dépassées.

 

Sur ces 2 milliards d’€, 1,1 milliards impacteront directement les mutuelles santé.

 

Les déficits récurrents de la branche maladie du Régime général de la Sécurité Sociale (7,1 Md€ en 2008, 10,6 Md€ en 2009, 11,6 Md€ en 2010 et une prévision de 11,5 Md€ pour 2011), augurent difficilement une inversion de tendance permettant d’espérer une exemption de ce nouvel impôt.

 

On voit mal, de toute manière, le Gouvernement actuel se priver de cette manne financière dans la situation de déficit public qui est la sienne.

 

Cette nouvelle Taxe sur les conventions d’assurance (dite TCA) est injuste car elle touche les contrats dits « solidaires et responsables » qui avaient été volontairement exonérés de cette imposition lors de la réforme Douste-Blazy, en 2005, de la Sécurité Sociale.

 

En effet, dans le cadre de ces contrats individuels voire collectifs à adhésion facultative (Code Général des Impôts, art. 995, 15°) ou collectifs à adhésion obligatoire (CGI, art. 995, 16°), le bénéficiaire s’engage à respecter le parcours de soins, ce qui est synonyme d’importantes économies.

 

Ces contrats « solidaires et responsables » seront dorénavant frappés en 2011 d’une TCA à 3,5 %, soit au taux réduit par rapport aux 7 % applicables aux autres contrats.

 

Une répercussion de cette nouvelle taxation sur le coût des couvertures maladie complémentaires est inéluctable.

 

Si le Gouvernement Fillon invoque les réserves des mutuelles qui seraient à ponctionner pour éviter des augmentations de cotisations, il ne faut pas oublier que ses dernières assurent d’une part la pérennité de ces organismes et d’autre part appartiennent aux sociétaires.

 

En effet, dans les mutuelles, il n’y a ni actionnaires, ni capitaux et les éventuels excédents sont reversés aux adhérents ou à des œuvres sociales et solidaires.

 

Les mutuelles sont donc des organismes à but non lucratif contrairement aux sociétés d’assurances détenues par des actionnaires recherchant la rentabilité des capitaux qu’ils ont investis.

 

Qu’en est-il de l’impact du déremboursement des dépenses de santé, de leur augmentation constante et des nouvelles taxes de l’Etat ?

La nouvelle taxation imposée par le Gouvernement Fillon aux mutuelles entraînera des hausses de tarif ce qui contribuera à dissuader de nombreux Français, frappés par la crise économique, de souscrire une complémentaire santé.

 

Si 93 % des Français sont aujourd’hui couverts par une complémentaire santé (dont 38 millions protégés par une mutuelle), il n’en reste pas moins que nombre d’entre eux commencent à renoncer aux soins primaires (14 % des Français se considèrent trop pauvres pour se soigner).

 

Le marché des mutuelles subit ainsi concrètement la crise, avec un effet retard : après un rythme de croissance régulier du chiffre d’affaires, compris entre 5,2 % et 6,5 % dans les années 2000, 2010 a connu une inflexion nette avec une croissance réduite à 3,4 %.

 

Déjà, en 2009, les complémentaires santé avaient vu la contribution qu’elles versent pour couvrir les dépenses du Fonds finançant la Couverture Maladie Universelle (CMU) croître de 2,5 % à 5,9 % de leur Chiffre d’Affaires (soit un prélèvement total de l’ordre de 1,7 milliards d’€ dont environ 1 milliard à la charges des mutuelles).

 

En 2010, les mutuelles avaient dû ensuite augmenter leurs tarifs, en moyenne de 5 %, afin de couvrir :

-         la dérive à la hausse de 3 % des dépenses de santé,

-         la ponction de l’Etat (258 m€) pour financer une partie de la campagne de vaccination contre la grippe A,

-         la pérennisation de la taxe annuelle majorée en 2009 en vue de financer la Couverture Maladie Universelle,

-         la hausse du forfait hospitalier de 2 €,

-         le déremboursement de nouveaux médicaments.

 

Pour l’année 2011, compte tenu des nouveaux transferts de charges de la Sécurité Sociale vers les mutuelles, ces dernières anticipent une augmentation de leurs cotisations en moyenne de 8 à 10 % !

 

Les Français jugent ainsi, à 54 %, qu’il s’agit globalement d’un début de privatisation du système de santé de la France.

 

Pour un ménage, une complémentaire représente au moins 1.000 € par an.

 

Le « prix du marché » s’établit aux alentours de 650 € par an et par ayant droit mais si la tarification individuelle selon les dépenses de santé personnelles est (pour le moment) interdite en France, en revanche les cotisations croissent la plupart du temps en fonction de l’âge.

 

La « preuve » est que l’aide à la complémentaire santé (« chèque santé ») allouée par le Fonds CMU à 3,8 millions de personnes ayant des revenus très modestes (seuil d’accès fixé à celui de la CMU majoré de 20 %, soit moins de 761 € de revenus par mois pour une personne seule ou encore moins de 1.779 € de revenus pour un ménage de 4 personnes) est modulée en fonction de l’âge : 100 € pour un bénéficiaire de moins de 16 ans, 200 € entre 16 et 49 ans, 350 € entre 50 et 59 ans et enfin 500 € au-delà de 60 ans.

 

Les valeurs mutualistes, solidarités familiale et intergénérationnelle en particulier, persistent en général mais pèsent sur les cotisations, ce qui engendrent des démissions d’adhérents à l’attitude de plus en plus consumériste (turn-over annuel quasiment nul il y a une trentaine d’années mais maintenant proche de 10 %).

 

Les sociétés d’assurances et les « bancassureurs » savent jouer sur cette baisse de solidarité de certains Français pour augmenter leur part de marché (26 % en 2010 soit un doublement depuis 2001 contre encore aujourd’hui 57 % aux mutuelles).

 

Les dépenses de santé représentaient en France, en 2008, 11 % du Produit Intérieur Brut.

 

Les recettes de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (représentant 47 % du budget de la Sécurité Sociale) provenaient à 49 % des cotisations sur salaires, de 37 % de la Contribution Sociale Généralisée, de 10 % d’impôts et taxes qui lui sont affectés et enfin de 4 % provenant d’autres produits.

 

En 2010, les dépenses de santé en France ont avoisiné 210 Md€ (soit 3.200 € par habitant et par an) couverts approximativement à 75 % par des prestations de la Sécurité Sociale (160 Md€ avec à la clef un déficit équivalent à 7 % de ces dépenses), à 15 % par les complémentaires santé (30 Md€ moyennant pour les ménages une somme voisine en terme de cotisations) et à 10 % pour les ménages (20 Md€).

 

Globalement, les ménages prennent donc à leur compte 25 % du coût de la santé en France (800 € par an et par habitant de charge).

 

Cette ponction croissante d’année en année repose inégalement sur les familles puisqu’elle impacte incomparablement plus celles ayant en leur sein un malade.

 

C’est ce qui fait dire que : "de plus en plus, c’est le malade qui paye".

 

Or, la maladie peut frapper durement tout un chacun à tout instant de la vie.

 

Cette insécurité croissante face aux soins pour les ménages les moins aisés ne lasse pas d’alarmer.

C’est d’ailleurs la principale insécurité actuellement subie par les personnes d’un certain âge du fait qu’elles sont plus vulnérables aux aléas de santé.

 

Avec les déremboursements successifs des soins, avec l’imposition croissante des contrats des mutuelles santé, avec la récurrence de la conjonction de ces deux mesures pour mettre sans cesse plus à charge des ménages les dépenses de santé, avec la persistance de l’approche comptable durant les années des gouvernements Raffarin, Villepin et Fillon, de plus en plus de Français seront prochainement dans l’incapacité de se faire soigner.

03/12/2010

La richesse autour de Montpellier

La Région Languedoc-Roussillon dispute au Nord Pas-de-Calais le taux de foyers fiscaux non imposables le plus élevé de France

(53,4 % en LR à comparer aux 46,6 % au niveau national).

 

C’est le signe d’une région pauvre.

 

Le pourtour de Montpellier concentre, quant à lui, beaucoup du peu de richesse régionale ainsi que l’essentiel de la richesse départementale.

 

Montpellier et ses alentours demeurent toutefois pauvres par rapport au reste de la France métropolitaine : c’est donc une sorte d’oasis de richesse relative au milieu d’un océan de pauvreté.

 

Dans la présente note, la capitale régionale et 94 communes avoisinantes ont été étudiées dans le détail à partir des statistiques relatives à l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP 2009) données par le Ministère des finances.

 

Tour d’abord, quelques éclairages sur l’IRPP au niveau national sont intéressants à donner (à partir des chiffres 2008).

 

La structure des revenus déclarés en France est la suivante :

-         64 % de salaires,

-         24 % de retraites et pensions,

-         6 % de bénéfices,

-         6 % d’autres revenus.

 

Les revenus d’activités atteignent globalement les 70 %.

 

L’impôt sur le revenu est le seul impôt juste car son taux est progressif, c’est-à-dire croissant en fonction des revenus.

 

Malheureusement, son produit est faible, notamment bien inférieur à celui du principal impôt indirect, la TVA.

 

Avec un produit de 49,1 milliards d’€ d'IRPP en 2008, la cotisation par ménage s’est élevée à 1.800 € en moyenne, soit moins que le produit des impôts locaux.

 

L’IRPP prélève en moyenne 6 % des revenus déclarés, soit l’équivalent de 0,7 mois en moyenne de revenus et de 2,1 mois pour la tranche des 10 % de foyers fiscaux ayant les revenus les plus élevés (leurs revenus proviennent majoritairement des revenus du capital).

 

Un point fondamental est à souligner, quasiment jamais mis en évidence par les médias : si la France compte 36 millions de foyers fiscaux, elle ne totalise que 27 millions de ménages.

 

En effet, les concubins doivent se déclarer à part, tandis que certains ménages comptent des enfants majeurs ou des ascendants se déclarant à part du chef de famille.

 

Il faut donc multiplier les revenus fiscaux de référence, donnés par l’Administration, par le coefficient 1,33 si l’on veut avoir une approximation des véritables revenus déclarés globalement par ménage (personnes habitant sous le même toit).

 

Cela donne les indicateurs suivants, en terme de revenu fiscal de référence par foyer fiscal, d’une part, et d’autre part, par ménage (multiplié par le coefficient correcteur de 1,33) :

 

 

Zone géographique

Revenu fiscal de référence moyen par foyer fiscal Montant en €

Revenu fiscal moyen

par ménage

Montant en €

France métropolitaine

23.200

30.900

Languedoc-Roussillon

19.900

26.500

Hérault

20.800

27.600

Secteur de Montpellier

22.400

29.700

 

Si l’on s’intéresse maintenant plus précisément aux 95 communes étudiées dans le « Secteur de Montpellier », on constate que si cette zone ne représente que 28 % des communes de l’Hérault, elle concentre 60 % des foyers fiscaux de ce département, 2/3 des traitements et salaires, 50 % des retraites et pensions, 2/3 des foyers fiscaux imposables et 3/4 de l’impôt sur le revenu payé dans l’Hérault !

 

Autant dire que Montpellier et ses alentours concentrent l’essentiel de la jeunesse, du travail et de la richesse de l’Hérault.

 

Si l’on l’intéresse à la répartition de cette richesse à l’intérieur même du « Secteur de Montpellier », de grandes inégalités apparaissent (Cf. Tableau de classement des communes du secteur de Montpellier en terme de revenus fiscaux 2009 par foyer fiscal).

 

Tout d’abord, Montpellier est pauvre au regard de sa couronne où les classes sociales moyennes à supérieures sont allées assouvir leur quête d’habitat en villa individuelle et d’un environnement de qualité.

 

Bien entendu, Montpellier n’en demeure pas moins la plus riche des villes du Languedoc-Roussillon, loin devant Perpignan, Nîmes, Béziers et pas très loin géographiquement, Sète, Ganges et Lunel, cités fortement touchées par la précarité sociale.

 

Schématiquement, autour de Montpellier (Cf. ci-dessous Carte des revenus fiscaux de référence moyens par commune) :

-         la côte est très pauvre (exemple des communes de Frontignan, Villeneuve lès Maguelone, Palavas, Marsillargues),

-         l’Ouest est pauvre (partie la plus occidentale du Canton de Pignan) ainsi que l’Est (Melgorien),

-         la richesse atteint des sommets à la périphérie Nord de Montpellier (communes d’Assas, de Montferrier sur Lez, de  Saint-Clément de Rivière, de Saint-Gély du Fesc, de Guzargues, de Saint-Vincent de Barbeyrargues, de Teyran, de Clapiers, de Castelnau le Lez),

-         cette richesse décroît ensuite, par cercles concentriques, vers le Sud-Ouest, l’Ouest, le Nord, le Nord-Est et l’Est, jusqu’à atteindre dans cette direction la poche de pauvreté du " Lunellois urbain ".

 

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Légende de la Carte des revenus fiscaux de référence moyens

par commune du Secteur de Montpellier :

-         de 15.000 à 20.000 € – Couleur Jaune (15 communes)

-         de 20.000 à 25.000 € – Couleur Verte (31 communes)

-         de 25.000 à 30.000 € - Couleur Bleue (30 communes)

-         de 30.000 à 40.000 € - Couleur Violette (15 communes)

-         au-delà de 40.000 € - Couleur Rouge (4 communes)

 

Les revenus les plus élevés, en 2009, ont été engrangés à Assas, avec un revenu fiscal moyen par ménage de l’ordre de 64.000 €, tandis que les revenus les plus faibles se retrouvent à Lunel, avec 23.000 €, soit quasiment un rapport du simple au triple !

 

Les communes aux populations les plus aisées sont, dans l’ordre décroissant, pour l’année 2009 : Notre-Dame de Londres, Assas, Montferrier sur Lez, Saint-Clément de Rivière, Saint-Gély du Fesc, Cazevieille, Guzargues, Saint-Vincent de Barbeyrargues, Saint-Jean de Cuculles, Teyran, Combaillaux, Murles, Clapiers et Castelnau le Lez.

 

Toutes ces communes sont situées au Nord de la capitale régionale.

 

A l’opposé, les communes principales aux populations les plus pauvres sont : Montpellier, Frontignan, Marsillargues, Sète, et enfin, la plus déshéritée, Lunel.

 

Il est tentant d’approfondir davantage ces classements « un peu sec » en étudiant quelques ratios (Cf. Analyse des revenus fiscaux 2009 par commune dans le Secteur de Montpellier).

 

Les revenus autres que salariaux ou des retraites expliquent en partie les pics de richesse dans certaines communes.

 

Ainsi le ratio « Revenus des salaires + revenus des retraites et pensions / Revenus totaux » est en moyenne globalement de 97 % sur le Secteur de Montpellier.

 

Il est cependant de seulement 89 % à Saint-Aunès et Vendargues, de 87 % à Baillargues et à Saint-Gély du Fesc, de 84 % à Grabels, de 83 % au Triadou, de 81 % à Montferrier, de 70 % à Villevieille et enfin à peine de 68 % à Assas.

 

La détention de capital immobilier et mobilier génère notamment des revenus imposables conséquents.

 

Un autre ratio est intéressant à étudier : il s’agit du rapport entre les revenus issus des salaires et des indemnités chômage d’une part et des revenus issus des retraites et des pensions.

 

Il se monte à 2,4 en moyenne sur le Secteur de Montpellier, le plus actif de l'Hérault.

 

Or, il est des communes où le poids des retraites est particulièrement important et/ou le poids des salaires particulièrement faible : Castelnau le Lez avec un ratio de 2,2 ; Le Crès, Montferrier sur Lez, Pérols et Saint-Clément de Rivière avec 2,0 ; Cazevieille avec 1,9 ; Causse de la Selle avec 1,8 ; Palavas avec 1,7 ; Saint-André et Saint-Jean de Buèges avec 1,5 et enfin Sète avec 1,3 où les salaires et indemnités chômage semblent dramatiquement faibles au regard des retraites.

 

D’autres communes concentrent au contraire les jeunes actifs.

 

Il s’agit de communes appartenant toutes à la deuxième couronne de Montpellier : Sainte-Croix de Quintillargues, Valergues et Villetelle avec un ratio de 4,2 ; Saturargues et Vailhauquès avec 4,3 ; Mas de Londres avec 4,4 ; Lauret avec 4,6 ; Saint-Jean de Cornies et Viols en Laval avec 4,7 ; Ferrières les Verreries avec 4,7 et enfin Candillargues avec 5,3.

 

La forte variabilité des revenus entre habitants des communes se retrouve aussi à l’intérieur même des communes.

 

Il suffit pour cela d’examiner le ratio « Revenus imposables moyens des foyers fiscaux imposables / Revenus fiscaux moyens des foyers fiscaux non imposables ».

 

Ce rapport vaut en moyenne 3,8 sur l’ensemble du secteur étudié.

 

Toutefois, il atteint 4,2 à Guzargues, au Triadou et à Saint-Vincent de Barbeyrargues ; 4,3 à Castelnau le Lez et à Murles ; 4,4 à Saint-Hilaire de Beauvoir ; 4,6 à Saint-Jean de Cuculles ; 4,7 à Grabels ; 4,8 à Saint-Clément de Rivière et à Viols en Laval ; 5,5 à Cazevieille et à Montferrier sur Lez ; 5,9 à Ferrières les Verreries pour enfin grimper à 6,0 à Assas !

 

Bref, un maximum d’inégalités de revenus sur un minimum de territoire.

 

Ce sont ces inégalités internes à une même communauté, surtout lorsqu’elle est villageoise, qui sont le moins bien supportées par les populations car elles ces inégalités se vivent au jour le jour.

 

Plus généralement, les analyses de la présente note reposent sur les revenus déclarables et déclarés.

 

Or, certains des ménages les moins aisés bénéficient en fait de transferts sociaux non déclarables comme les minima sociaux ou encore les allocations familiales.

 

Les classes les plus aisées sont quant à elles plus fortement consommatrices de soins de santé et donc de remboursement de la Sécurité Sociale et perçoivent des intérêts du capital pas forcément déclarables (Livret A, épargne logement, assurance-vie).

 

Bien entendu, les revenus de l’économie souterraine provenant de commerces licites ou illicites, de l’agriculture, de l’artisanat, de l’exercice d’une profession libérale voire « salariée », venant accroître les revenus légaux, sont par nature inquantifiables : ils ne peuvent tout de même que modifier à la marge les hiérarchies.

 

En résumé, la répartition de la richesse à Montpellier est globalement inégalitaire : autour de la capitale régionale, peu aisée, s’agglomère une première couronne sociologiquement favorisée à laquelle succède une deuxième couronne occupée par les classes moyennes et enfin une troisième couronne ultrapériphérique où s’accumule les difficultés sociales (Sète, Ganges et Lunel).

 

Toutefois, cette spatialisation concentrique est fortement impactée par une concentration de la richesse au Nord de Montpellier.

 

Ces inégalités territoriales devraient être prises en compte dans le cadre des politiques sociales et fiscales, notamment au niveau national ce qui est très loin d’être le cas mais aussi au niveau des intercommunalités, afin d’éviter la constitution de ghettos de pauvres d’un côté et de ghettos de riches de l’autre.

 

Les différences de revenus offrent au moins une opportunité : celle de rendre possible la solidarité.

27/11/2010

Festival international de cinéma d’animation de Baillargues

L’invité d’honneur du Festival du film d’animation de Baillargues 2010, Michel Ocelot, a accepté de nous parler du Festival et de se livrer.

 

Pour lui l’existence de ce type de festival est cruciale car c’est grâce à ces événements régionaux que les jeunes créateurs peuvent franchir une première étape dans le monde de l’animation.

 

Il est en effet, difficile pour un réalisateur « débutant » d’être promu par de grandes enseignes de diffusion.

 

Le Festival de Baillargues offre ainsi une visibilité et une approche primordiale avec le public puisque c’est souvent lui qui fait la notoriété d’un film.

 

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Il faut savoir que c’est de cette manière que son premier long métrage, « Kirikou et la sorcière », a eu l’impact qu’on lui connaît aujourd’hui.

 

Histoire vraie, Michel Ocelot raconte : « Personne ne voulait de mon film Kirikou. Lorsque je l’ai présenté au Festival de Baillargues, Kirikou a tellement fait de bruit que finalement ce sont ces mêmes grandes enseignes qui m’ont proposé de me diffuser. Sans ce festival, je n’en serais peut être pas là aujourd’hui. »

 

Outre les films, cet événement propose des ateliers de qualité, animés par des professionnels comme Andréa Kiss, réalisatrice (« Le mulot menteur ») mais aussi illustratrice et plasticienne.

 

Des échanges directs, des dialogues avec de grands professionnels comme Serge Avédikian.

 

C’était le deuxième invité d’honneur, avec Michel Ocelot, de l’édition 2010 : son dernier court-métrage, « Chienne d’histoire », a remporté la Palme d’Or du meilleur court-métrage à Cannes.

 

Ainsi, le spectateur peut entrer dans le monde de l’animation et mieux jauger le travail colossal de la réalisation.

 

Un travail rigoureux, c’est sûr.

 

Pour Michel Ocelot, l’animation est un véritable travail de fourmi.

 

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Michel Ocelot, réalisateur de Kirikou, à la place du spectateur

(Photographie : Fleur Dache)

 

 

Une de ses priorités, lorsqu’il réalise un nouveau film : « c’est l’importance du détail et sa véracité ».

 

Il est inenvisageable d’inventer des décors fantaisistes, tout d’abord parce que la majorité du public des films d’animation sont des enfants.

 

Les enfants étant capables d’emmagasiner beaucoup d’informations, il met un point d’honneur à leur donner des informations justes.

 

Egalement, pour faire découvrir la richesse d’un lieu, d’un pays, d’une époque, puisque l’animation n’est pas destinée qu’aux enfants : elle concerne aussi les adultes.

 

Michel Ocelot explique qu’effectivement cette catégorisation est bien dommage car elle part de l’influence des films de Walt Disney et a, peut être, contribué indirectement à ce positionnement tardif du film d’animation dans nos pays occidentaux, contrairement à l’Orient et plus précisément à l’Asie où celui-ci est presque une institution.

 

Néanmoins, ce passionné de l’image dessinée ne s’arrête pas là.

 

Avec humilité, il faut avouer que son travail a contribué activement à une réévaluation du film d’animation et posons-nous la question, combien de parents seront ravis d’emmener leurs enfants voir les futurs chef-d’œuvre de Michel Ocelot et de bien d’autres réalisateurs ?

 

Festival de Cinéma d'Animation ANIMaSUD Baillargues,

Montpellier et nomade (différentes communes du Gard et de l’Hérault)

49, rue des écoles - 34670 Baillargues

Tél : 04 67 87 33 05 - 06.71.75.15.04

http://www.festivalbaillargues.fr/

23/11/2010

Mangeons local

Les récoltes engrangées, les contrats de saisonniers clos, le monde agricole prend ses appartements d’hiver.

 

C’est ainsi la période traditionnellement consacrée aux projets, à la réflexion.

 

Les 8 et 9 décembre 2010, un « Forum régional sur les circuits courts » sera organisé par la Fédération régionale des CIVAM (FRCIVAM) et l’Association pour le développement de l’emploi agricole et rural du Languedoc-Roussillon (ADEAR-LR).

 

La première journée est prévue à la Maison de la Démocratie, à Montpellier, le 8 décembre, tandis que la deuxième se tiendra à la Maison des Jeunes et de la Culture de Narbonne, le 9 décembre.

 

Les lieux choisis sont significatifs du rapprochement opéré entre une partie du monde agricole et les citoyens ces dernières années.

 

A Narbonne, c’est la problématique de l’installation en circuits courts qui sera traitée.

 

Un point d’information sur les dispositifs d’accompagnement des porteurs de projet et de financement sera notamment ouvert toute la journée.

 

A Montpellier, le sujet sera : « Circuits courts et projets de gouvernance alimentaire des territoires ».

 

Ou comment réussir à s’approvisionner localement, en produits frais, de saison, en accordant l’offre de petits paysans et de consommateurs soucieux d’échapper à l’alimentation industrielle.

 

Cette dernière est stigmatisée dans le livre, très récemment paru, « L’alimentation durable » (Odile Jacob – 285 p., 21,90 €) de Christian Rémésy, spécialiste en nutrition.

 

L’auteur démontre que les deux tiers des aliments vendus en grandes surfaces sont des produits industriels fabriqués à partir d'une dizaine de composants de base, appelés « ingrédients de remplissage » (sirop de glucose, lécithine de soja, huile de palme blanchie aux solvants, amidon, caséine du lait, aromes artificiels, etc.).

 

Pour créer de l’emploi localement, pour limiter les émissions de gaz à effet de serre liées aux transports, pour donner du plaisir gustatif et améliorer la santé publique, les circuits courts de commercialisation sont idéaux.

 

Encore faut-il adapter, et même la plupart du temps réadapter, l’outil de production.

 

De même, de nouvelles organisations de commercialisation doivent être pensées.

 

La question de la démocratisation de l’accès à l’alimentation de qualité est aussi posée.

 

C’est à cette nouvelle organisation alimentaire territoriale que réfléchiront donc le 8 décembre, à Montpellier, certaines collectivités locales, des consomm’acteurs et des producteurs locaux.

 

Contacts :

Juliette Pérès – 04.67.06.23.40 – frcivamlr@wanadoo.fr

Joseph le Blanc – 04.67.06.23.67 – adearlr@yahoo.fr

 

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Dans le même registre, c’est l’ADDEAR 12 (Association départementale pour le développement de l’emploi agricole et rural de l’Aveyron) qui organise des Journées paysannes intitulées : « La terre en question ».

 

Cette manifestation est fixée aux 24 et 25 novembre 2010, au Lycée agricole de la Roque à Rodez.

 

"L’accès à la terre : comment installer de nouveaux paysans ?", tel est le thème des débats.

 

A l’évidence, la concentration des exploitations, l’envol du prix du foncier, la spéculation en zone périurbaine, les primes à la surface allouée par la Politique Agricole Commune contribuent à exclure de l’accès au foncier de nombreux porteurs de projet.

 

C’est pourquoi, de nombreuses initiatives citoyennes et collectives sont nées en France pour sortir des schémas classiques du faire-valoir direct d’un patrimoine familial, tant il est vrai que le rapport des paysans à la terre évolue de nos jours.

 

La projection-débat autour du film « Paysans cherchent terres » (produit par Télé Millevaches, "La télé qui se mêle de ceux qui le regardent") et la présence du mouvement de jeunes paysans européens pour le droit d’accès à la terre pour tous, nommé « Reclaim the fields », constitueront deux des points forts de cette manifestation.

 

Que ce soit à Rodez, à Mende, à Narbonne, à Nîmes ou à Montpellier, nous avons tous un fort pouvoir en tant que consommateur.

 

Utilisons-le pour aller vers :

-         une agriculture qui exploite moins ses acteurs,

-         un échange économique équitable,

-         une alimentation variée principalement locale, à base de produits de saison, de produits frais, moins carnée, avec le minimum de pesticides, d’intermédiaires et de transformations.

19/11/2010

Pieds de mouton, girolles et cèpes

Le Languedocien a gardé la passion de la cueillette.

 

Les baies sauvages (mûres, prunelles, fruits d’églantier, …), les salades et les poireaux sauvages, les escargots, les châtaignes, les asperges sauvages et bien sûr, en haut du classement : les champignons !

 

Ces cueillettes scandent l’année rurale.

 

Elles augurent des préparations culinaires, sucrées ou salées, des repas de famille ou entre amis.

 

Elles sont synonymes de fête.

 

Souvent, toute la famille s’y met et les enfants sont initiés progressivement, les parents se réjouissant d’année en année à constater les progrès du petit ou de la petite qui s’éveille à la générosité de la nature et dont l’adresse et l’acharnement à trouver croissent rapidement.

 

Ce qui compte, c’est le plaisir de la recherche, de reproduire une tradition familiale : il faut connaître "ses coins", "ses tènements", être initié par ses aïeuls.

 

Le champignon est de loin le « fruit » de la nature le plus convoité.

 

Sur le plan culinaire, c’est un met de choix, un aliment complet en terme de glucide, protide, lipide et fibres, faiblement énergétique mais riche en vitamines (B, D, E et K) comme en minéraux (potassium, phosphore, fer et sélénium).

 

La poussée du mycélium et la sortie du champignon dépendent de l’eau du ciel : il y a une saison à ne pas rater.

 

Sous notre climat, c’est rarement le froid qui arrête l’apparition des champignons mais la période de cueillette s’éteint inexorablement à partir de novembre.

 

En choisissant l’altitude de cueillette, l’orientation du versant, le type de boisement forestier, le chercheur de champignon multiplie ses chances.

 

Il faut que le sous-bois sente l’humus et tout bon ramasseur connaît les bons signes : certains vénéneux annoncent les « bons » tandis que l’aspect de la végétation basse constitue un bon indicateur.

 

La plupart du temps, c’est le plaisir de chercher qui prime sur la quantité ramassée.

 

Nul n’aime toutefois rentrer bredouille et préfère un panier garni.

 

Dans les châtaigniers, dont nous avons essentiellement hérités des petits paysans du XIXème siècle, aux cèpes plus précoces finissent par se conjuguer girolles et pieds de mouton.

 

Bien sûr, il existe une fabuleuse variété mycologique mais, par habitude, facilité, sécurité et finesse gustative, beaucoup campent sur la cueillette de ce tiercé.

 

Si le Pied de mouton (Hydnum repandum) et la Girolle ou Chanterelle (Cantharellus cibarius) semblent mono spécifiques, en revanche le Cèpe apparaît sous des livrées variées : Cèpe de Bordeaux (Boletus edulis), « Tête de nègre » ou Cèpe bronzé (Boletus aereus) et « Vinassé » (Boletus regius).

 

Ce « Bolet royal » (Boleto real en Castillan et Boleto regio en Italien) est l’apanage de rares terroirs perchés des Hauts-Cantons.

Il partage les broutes de châtaigniers, autrefois exploitées pour la production de piquets et de tuteurs de vigne, avec la salamandre (Salamandra salamandra), cet amphibien nocturne qui n’apparaît de jour que sous la pluie battante et la couleuvre, sa prédatrice.

 

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Un Pied de mouton blotti contre une touffe de graminées

 

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Difficile de passer à côté d'une Girolle sauf si elle est cachée sous des feuilles

 

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La carcasse d'un vieux châtaignier accrochée à un de ses rejets

 

J’ai personnellement mis plus de vingt ans à mettre un nom sur ce cèpe merveilleux, tardif en saison automnale, dont la tête est couleur brun-rouge, « rose groseille vif », lie de vin, à queue trapue, blanche immaculée et crayeuse au couper, aux pores crème à jaune, inféodé aux feuillus et excellent comestible.

 

C’est en examinant quelques ouvrages dans la bibliothèque de la Maison de l’environnement de Restinclières, à Prades le Lez, que je suis tombé sur la description de ce champignon si apprécié dans notre famille.

 

Depuis, j’ai lu que ce méridional acidiphile était aussi présent, mais avec une couleur plus claire, dans les chênaies thermophiles et calcicoles du Quercy, pays de magrets et de foies gras.

 

J’ai aussi appris que dans les forêts de Bourgogne, qui dominent, comme les nôtres, des coteaux ancestralement voués aux vignobles, il avait fallu attendre 1988 pour qu’un proche parent, appelé dorénavant Boletus pseudoregius, soit séparé dans la classification des Basidiomycètes, ces champignons supérieurs que nous consommons.

 

Ce cousin bourguignon a une cuticule de couleur moins vive, des pores et une chair fortement bleuissante, un stipe à la base légèrement rougeâtre.

 

Le « Vinassé », comme on l’appelle dans les Hauts-Cantons, n’usurpe pas son nom de Bolet royal car il est majestueux, massif, dense et coloré : il est notre fierté de méridionaux.

 

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Les Cèpes de Bordeaux ont écarté les débris végétaux tout autour
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Deux "Vinassés" en protègent un plus petit et plus jeune

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Une salamandre essayant de se faire oublier

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La couleuvre hante aussi ces broutes de châtaigniers

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(Cèpes de Bordeaux et Vinassés sont au rendez-vous)
Il y a des ramasseurs de champignons moins chanceux
Crédit photographique : Michel Chastaing

15/11/2010

Jeux et rencontres

Le Foyer rural de Sussargues a organisé le samedi 6 novembre sa « Première nuit du jeu ».

 

L’événement a pris pour cadre la Salle polyvalente du village.

 

De très nombreux jeux de société, de stratégie, de guerre, de réflexion, de simulation, de cartes et vidéos, prêtés pour l’essentiel par la Médiathèque d’agglomération de Castries étaient disponibles en libre service.

 

Les organisateurs, Cathy Bertaud - Présidente du Foyer rural, Jean-Luc Blaché - Trésorier et son épouse Florence, Denise Tual et Georgette Damiron, ont accueilli, avec un grand sens de l’hospitalité, les participants et apporté des conseils sur les règles.

 

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Cette équipe de bénévoles avait prévu une buvette et une restauration rapide bien achalandées.

 

La magie de ce type de soirée est de réunir tous les âges, de faire participer parents et enfants.

 

La nuit brouillardeuse et le cocon ouaté de la Salle polyvalente se prêtaient bien à cette nuit de veillée.

 

Passé l’appréhension de la découverte de nouvelles règles du jeu, le plaisir de jouer a pris le dessus.

 

L’envie de gagner n’a pas cédé le pas au fair-play, l’important étant de participer.

 

Les adolescents et pré-adolescents ont plébiscité les jeux vidéo, en jouant notamment au football à 4 sur un impressionnant grand écran.

 

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Les anciens ont misé sur les valeurs sûres : scrabble ou jeux de cartes.

 

Des jeux plus exotiques (l’awélé) ou plus modernes (Abalone, Batik, Quatro, Carcassonne, Cyrano, Cœur de dragon, Vive le Roi, Triaminos, Puerto Rico, Dixit, etc., etc.) n’ont pas tous pu être testés, faute de temps, mais ils reviendront vraisemblablement l’année prochaine pour une deuxième édition de la nuit du jeu.

 

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11/11/2010

La biodiversité et la nature en ville

Dans le cadre de l’élaboration de l’Agenda 21 de Jacou, la Municipalité de cette commune a organisé une soirée de réflexion, le mardi 26 octobre 2010, à la Salle de la Fabrique, sur le thème de « La nature en ville : comment la préserver, comment la gérer ? ».

 

Presque 100 personnes s’étaient déplacées pour écouter un exposé de Jean-Pierre Vigouroux (résumée dans la présente note), membre des écologistes de l’Euzière, association basée à la Maison Départementale de l’Environnement de Restinclières sur la commune de Prades le Lez.

 

Renaud Calvat, Premier adjoint, délégué à l’aménagement du territoire et au développement durable, a co-animé le débat, en présence de Joëlle Aliaga, Conseillère municipale déléguée aux travaux, à la gestion des espaces naturels et à l’Agenda 21.

 

L’Association « Préserver le cadre de vie à Jacou », l’Association « Jacou Jardins Familiaux » et l’Association « Histoire et patrimoine » étaient bien représentées.

 

Autour de la Méditerranée, plus qu’ailleurs, l’homme a façonné les paysages dont nous avons hérité.

 

En dépassant le stade de la chasse et de la cueillette, l’homme, en se sédentarisant au chalcolithique, a accédé à l’élevage et à l’agriculture avec un impact grandissant de façon exponentielle sur son habitat.

 

D’ici 2050, 70 % de la population mondiale habitera en ville ; l’espace artificialisé a doublé en Europe en 50 ans ; l’Hérault reçoit 1.500 habitants supplémentaires tous les mois.

 

La ville, jugée insalubre au XIXème siècle, a été Haussmannisée avec de grandes trouées dans le bâti existant et de grands aménagements urbains.

 

Ces derniers (création de l’assainissement, de parcs, de promenades) ont été guidés par une vision hygiéniste : « faire propre », ce qui conduit à fortement rectifier et redresser la nature.

 

La mécanisation de l’agriculture et la réindustrialisation de la France dans les années 50 entraîne l’exode rural vers une ville qui se dote de ZUP et où la nature est tout aussi canalisée.

 

La villa individuelle n’a pas apporté un changement d’approche avec des jardins artificiels basé sur la pelouse anglaise, l’arrosage à l’eau potable, la haie de thuyas, le désherbage des allées minéralisées.

 

Ce n’est qu’à partir de 1986, avec l’« invention » de la biodiversité que l’on s’est aperçu que la nature existait toujours en ville malgré l’urbanisation et l’artificialisation : persistance des « mauvaises herbes », des insectes, des oiseaux, des petits mammifères, des reptiles, compagnons familiers, vivant en commensaux à notre table ou, à tout le moins, sur la même parcelle d’espace.

 

Cette biodiversité, nous commençons à en saisir l’importance ainsi que ses fonctions vitales pour l’homme : épuration de l’eau, pollinisation, production fruitière et vivrière, maintien des sols, recyclage de la matière organique, etc.

 

En chiffres, 99 % de la nourriture est issue de la biodiversité ; elle nous donne un médicament sur 2 et 40 % de l’économie mondiale repose sur les produits naturels.

 

La biodiversité en ville est moins spectaculaire : elle est ordinaire, faite d’espèces courantes.

 

De ce fait, elle est peu considérée avec, comme corollaire, un défaut de prise en compte, une absence de politique de gestion, malgré les innombrables services écologiques et sociaux qu’elle rend.

 

Les problématiques et les enjeux liés à la nature en ville sont :

-         une forte imperméabilisation entraînant notamment des risques d’inondations,

-         une importante fragmentation de l’espace et donc des habitats écologiques,

-         une pollution liée à l’usage de phytosanitaires pour l’entretien des voiries, des jardins publics et privés,

-         une tendance à l’envahissement par des espèces exotiques s’arrogeant à titre exclusif des niches écologiques.

 

Concernant les pesticides, l’Organisation Mondiale de la Santé a constaté 1.000.000 empoisonnements graves et 220.000 décès en 2008.

 

Au niveau national, 76.000 tonnes de « matières actives » ont été utilisées la même année, dont 8.000 tonnes en Languedoc-Roussillon (la viticulture en consomme beaucoup), dont 10 % dans les jardins (quantité responsable de 30 % de la pollution des eaux).

 

Sur ce plan précis, la Commune de Jacou a réagi en supprimant l’utilisation des pesticides (essentiellement des désherbants), il y a déjà 18 mois.

 

Que peut-on faire, à son niveau, chez soi ?

 

Utiliser des plantes résistantes à la sècheresse, créer un jardin sec, planter des arbres à petits fruits, végétaliser la toiture de son habitation, fabriquer des gîtes à hérisson, à insectes, composter ses déchets ménagers, bannir les produits phytopharmaceutiques, …

Au niveau des Services techniques des collectivités territoriales, le mot d’ordre est aux prairies fleuries, aux espaces verts non irrigués, au zéro pesticide, à la plantation d’essences locales, au maintien des arbres morts à cavité (qui hébergent notamment le Rollier d’Europe, oiseau migrateur rare vivant dans les collines des premiers reliefs succédant à la plaine côtière).

 

La prise de conscience de l’importance de la biodiversité en ville est maintenant effective dans les grandes villes et elle gagne, petit à petit, les communes périphériques.

 

Une fois l’exposé de Jean-Pierre Vigouroux sur la nature en ville terminé, les questions de l’assemblée ont vite tournée autour du projet jacoumard d’aménagement de la colline de Las Bouzigues.

 

Ce poumon vert, pris dans l’urbanisation, est très apprécié par la population d’où des problèmes de piétinement (régression des iris nains, des glaïeuls sauvages, des ophrys et même du thym) et de fréquentation non souhaitée, en l’occurrence celle des quads et des motos.

 

La Municipalité de Jacou prévoit la création d’un sentier botanique, l’aménagement doux de 6 espaces dans la pinède équipés chacun d’un panneau pédagogique puis décliné par une signalétique, à élaborer en lien avec les écoles élémentaires, sur les espèces présentes.

 

L’objectif de la prise en charge est d’arrêter l’érosion des murs en pierre sèche, de canaliser la fréquentation, de nettoyer certains bosquets pour dégager la vue et le pied d’anciens oliviers ainsi que de conserver, par endroit, l’embroussaillement au pied de certains arbres afin de protéger des habitats écologiques.

 

L’attachement de la population est tel que beaucoup d’habitants du village ont déjà participé au nettoyage du secteur de Las Bouzigues.

La Municipalité a pour ambition la mise en valeur paysagère, le filtrage de la fréquentation réservée aux piétons et déplacements doux, le maintien du patrimoine vernaculaire, la préservation de la richesse faunistique et faunistique.

 

Le projet d’aménagement de Las Bouzigues est d’ailleurs significatif des mêmes préoccupations qu’a l’équipe municipale sur d’autres coteaux, ou bas-fonds, non occupés par l’urbanisation.

 

Conscience des enjeux en terme de préservation de la nature en ville, la Municipalité de Jacou développe depuis plusieurs années une politique de maîtrise foncière, par acquisition ou échange, seule à même de préserver le devenir d’espaces naturels à fort pouvoir attractif mais aussi hautement fragiles.

 

La Communauté d’Agglomération de Montpellier a agi de même en achetant très récemment les 250 hectares du Domaine de Viviers, situé aux confins des communes d’Assas, Clapiers, Jacou et Teyran, en vue d’y créer une deuxième écolothèque, après celle de Saint-Jean de Védas.

 

Enfin, les espaces naturels de Jacou, joints à ceux de Clapiers (Domaine de La Valette et pinède du Nord de Montpellier) pourraient donner naissance, dans les années à venir, à un « agri-parc ».

 

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L'intervention d'un participant au débat

sur la supériorité des médicaments naturels issus du règne végétal

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Une audience attentive sur le thème fédérateur de la nature en ville

07/11/2010

Le petit marché de l’art

 

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Bédarieux, Sauve, Pézenas, Montpellier, Avignon, notre région regorge de places d'artistes.

 

Toutefois, ces derniers manquent cruellement de lieux d’exposition.

 

A Vendargues, il existe désormais « Le petit marché de l’art ».

 

Tous les dimanches, les portes s’ouvrent le long de la RN113.

 

Sculptures, peintures, aquarelles, eaux fortes, photographies, céramiques, etc., sont présentés autour d’un buffet généreusement offert.

 

« Une partie de notre travail, c’est de se montrer » explique Frédérique Azaïs-Ferri, initiatrice du rendez-vous, artiste peintre et propriétaire des lieux : une maison, sa cour, son jardin et son atelier de peintre, lovés au calme, à deux pas de la RN 113.

 

« Il n’existe pas de marché de l’art à Montpellier comme il en existe à Paris ou à Lyon ».

 

Pour remédier à cela, elle a décidé d’utiliser l’écrin dont elle dispose afin que, régulièrement, les artistes intéressés puissent disposer d’un espace qui leur est dédié et arrêtent de courir après lui.

 

La proximité permet l’échange et le dialogue avec les artistes, de comprendre leur démarche et leur univers.

 

La présence d’artistes influents, comme Gisèle Cazilhac, artiste peintre ou Marc Déotte, photographe, attire l’attention et nous questionne sur la place de ces artistes dans la vie culturelle de Montpellier.

 

Le dimanche 24 octobre 2010 a vu la première de cette manifestation avec nombre animations : atelier de peinture sur cailloux par Dolo, conte fabulatoire par Aga la Sorcière, défilé de chapeaux d’exception concocté par Emma Shulman et dédicace de son livre, P’tit Hom paru aux éditions sétoises Flam, par Marjolaine Mayran.

 

Bien d’autres artistes étaient ou seront présents, par rotation : Annie Amirault, Coline Bianchi, Marion de la Fontaine, Catherine Pernot, Muriel Cayet, Béatrice Gay, Isabelle Robert, Liliane Lavabre, Robert Vénézia, Zan, Pierre Dravet, Patrick Planchon, Christophe Vivant, Laurent Duval, Christophe Botton, Krys, Jean-Michel Vincent, …

 

Vendargues offre ainsi tous les dimanches un florilège d’oeuvres d’art : pour le plaisir des yeux et le bonheur de s’émerveiller.

 

Le petit marché de l’art – 3, avenue de Montpellier – Vendargues

06.87.27.62.91 et 09.72.94.02.04

Ouverture tous les dimanches – Entrée libre

 

 

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Crédit photographique : Fleur Dache

02/11/2010

Voyage en eau trouble

Samedi 23 octobre, était présenté, à la salle des Arbousiers à Restinclières, un film de Luc Riolon, « Voyage en eau trouble », réalisé pour Arte par « Mona Lisa Production », ou comment l’infiniment petit et la nature peuvent nous apprendre l’équilibre fragile de notre condition.

 

Les organisateurs de la soirée étaient Louise Achard, Présidente de Rest’Envi, et Jean-Pierre Fels, Président de l’Association pour la Desserte en Eau Brute (ADEB).

 

Rest’Envi promeut des actions de défense de l’environnement (opérations « Nettoyons la nature » et « Un arbre, un enfant » menées en partenariat avec le Club des marcheurs de Restinclières et avec le concours de la Communauté d’Agglomération de Montpellier) tandis que l’ADEB a pour objectif une gestion rationnelle des ressources en eau et la desserte en eau brute (eau de Rhône issue du Canal Philippe Lamour) des communes jumelles de Beaulieu et Restinclières.

 

Ces deux associations, dont les membres se connaissent mutuellement, ont logiquement vocation à fusionner à terme.

 

Cette projection-débat intervenait à l’occasion de la « Semaine de la Science », très présente autour de Montpellier, pôle international de recherche.

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Le conférencier présente le film "Voyage en eau trouble" 

 

Michel Dukhan, Président de l’Association « Messages pour la Terre », s’était déplacé de Clapiers pour mettre en place la projection audiovisuelle.

 

Daniel Guiral, Directeur de recherche à l’IRD (Institut de Recherche et du Développement – ex ORSTOM – basé à Montpellier sur le Campus Agropolis), spécialiste des écosystèmes littoraux, est le découvreur du site présenté dans le film et la cheville ouvrière de son étude détaillée.

 

C’est en Guyane qu’il nous emmène découvrir un endroit encore inexploré, si ce n’est par les caïmans noirs et les quelques espèces ornithologiques rares qui font en grande partie la richesse de ce milieu.

 

En effet, tout commence par la découverte de cet univers aquatique, hostile et isolé, préservé de ce fait des aménagements pratiqués dans les lagunes périphériques pour y installer des rizières exploitées autrefois par les esclaves.

 

La « mare » d’eau douce étudiée, entourée de marécages (appelé Marais de Kaw), grands comme la Camargue, est en effet seulement accessible en hélicoptère.

 

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La "mare", ouverture dans les marais colonisés par de la végétation basse 

 

Ce milieu naturel, nullement anthropisé, est remarquable du fait de la nidification d’oiseaux migrateurs insoupçonnés.

 

Il s’agit notamment du Héron agami (Agamia agami) que l’on croyait en voie de disparition (quelques couples connus seulement au monde) avant d’en découvrir plus de 500 sur le site des Marais de Kaw !

 

Il s’agit aussi du Hoazin huppé (Opisthocomus hoazin) qui peuple les zones humides de l’Orénoque et de l’Amazone.

 

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Un volatile hôte de la "mare", attiré par la tranquillité des lieux

 

Comment la vie peut-elle exister ici alors que l’eau est insuffisamment minéralisée et très acide ?

 

C’est la question que s’est posée Daniel Guiral constatant qu’elle se développait dans un milieu extrêmement pauvre, oligotrophe.

Ce passionné de biodiversité, s’est donc installé sur l’eau pendant 4 ans afin de percer ce mystère.

 

C’est ce travail, cette passion que Daniel Guiral fait partager avec son documentaire d’une beauté époustouflante.

 

En collaboration, les deux équipes de scientifiques et de cameramen ont extrait des 900 heures de tournage, les 52 minutes d’émerveillement et d’étonnement qu’engendre ce film.

 

Comment un milieu extrêmement pauvre peut-il être un hot spot, une oasis de la biodiversité ?

 

Tout simplement grâce à l’apport azoté d’oiseaux étrangers venant nicher et se nourrissant à grande distance.

 

Mais aussi grâce au développement de l’entraide et des échanges entre les espèces : plus le milieu est pauvre et plus les solidarités se développent tandis qu’au contraire, dans un milieu riche, certaines espèces prennent le dessus, rendant l’existence des autres impossible.

 

Le chercheur montpelliérain a notamment fait une véritable découverte scientifique en constatant que les utriculaires (plantes aquatiques à la fois chlorophylliennes et carnivores dont les feuilles sont en forme d’outre), capturant des proies par aspiration, étaient incapables de digérer les grosses larves emprisonnées, sauf que des protozoaires colonisant leurs outres s’en chargent pour elles.

 

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Larves d'insectes et protozoaires à l'abri des filaments des algues aquatiques

 

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Une grosse larve d'insecte prise au piège dans une bourse d'utricaire

en cours de digestion par de petits protozoaires

 

Les Marais de Kaw sont inclus dans les périmètres d’une ZNIEFF (zone naturelle d’intérêt écologique floristique et faunistique), de Natura 2000 (protection des habitats naturels) et constituent un des sites RAMSAR français (protection des oiseaux remarquables).

 

Daniel Guiral a conclu le débat avec la salle par l’intérêt qu’il faut absolument porter à la biodiversité : elle recèle toutes les solutions adaptatives dans lesquelles l’humanité pourra puiser des solutions à ses problèmes.

 

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Daniel Guiral répondant aux questions de la salle

 

Crédit photographique : Fleur Dache