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29/05/2010

Familles Tritout

Les déchets ménagers représentent une masse d’environ 1 kilogramme par habitant et par an.

 

Leur collecte, tri et traitement coûte de plus en plus cher : c’est quoiqu’il en soit le prix à payer pour préserver notre environnement.

 

Dans l’Agglomération de Montpellier, le tri est de plus en plus :

-         répandu (lancé dans les secteurs pavillonnaires, il se généralise progressivement aux quartiers denses de Montpellier),

-         sélectif (au tri des déchets recyclables s’est ajouté celui des déchets organiques présentés à la collecte spécifique des bio-déchets dirigés vers l’usine de méthanisation).

 

Ce tri à la source est de plus en plus poussé du fait d’une adhésion plus grande des habitants et d’un apprentissage maintenant acquis.

 

Il n’est pas rare que, pour certains ménages, les déchets résiduels confiés à la collecte traditionnelle ne représentent plus que 15 % du total des déchets générés.

 

Les colonnes à verre et à papier permettent notamment de recycler entre un quart et un tiers du poids des déchets ménagers.

 

Trier toujours plus, c’est bien, mais cela ne résout pas le problème du coût toujours croissant qui pèse sur le consommateur-contribuable, ni le problème de l’impact sur l’environnement du recyclage, du traitement et du stockage.

 

La solution, sur le moyen terme, passe forcément par la réduction des déchets à la source.

 

Les ménages ont un rôle majeur à jouer en modulant leurs comportements.

 

L’idée est que le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas.

 

Afin d’accompagner cette prise de conscience, la Communauté d’agglomération de Montpellier a lancé l’opération « Foyers témoins 2010 » qui mobilise 35 foyers volontaires, appelés « Familles Tritout ».

 

Le terme, pris à la lettre, est en réalité impropre puisque ce n’est pas le tri mais la réduction qui est recherchée.

 

Ces 35 familles sont représentatives des différentes communes de l’Agglo, de l’équilibre actifs/retraités, du nombre d’enfants.

 

L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) et une association, l’Atelier permanent d’initiation à l’environnement urbain (APIEU) sont partenaires de l’opération.

 

L’ADEME est elle-même pilote de la campagne nationale « Réduisons vite nos déchets, ça déborde », tandis que l’APIEU est chargée d’accompagner les foyers témoins dans leurs gestes de réduction des déchets.

 

La réflexion et l’action conduisent une éco-consommation, sans forcément tomber dans la non-consommation.

 

Les ménages peuvent contribuer en veillant à leurs achats (moins de suremballages et de produits jetables ou à utilisation unique, produits durables, éco-labellisés ou en vrac, etc.) et en gérant les produits achetés (limitation des restes alimentaires, utilisation de la bonne dose, substitution aux produits chimiques ou pesticides de préparations maison à base de composants non toxiques, etc.).

 

De même, le réemploi ou la réutilisation (de papier, de sacs plastiques, de contenants divers, etc.) permettent aussi la minimisation des déchets.

 

Dans le cadre de l’opération « Foyers témoin », chaque ménage note pendant un mois le poids de chaque type de déchets.

 

A l’issue de cette période, la famille choisit 4 gestes de prévention minimum parmi ceux proposés et qu’elle ne pratique pas déjà, puis en deux mois, une évaluation de l’impact de ce nouveau comportement est faite.

 

Ces gestes de prévention des déchets, au nombre de dix, lors des courses ou à la maison, sont les suivants :

-         choisir le bon produit et le bon emballage,

-         préférer les sacs réutilisables pour transporter les achats,

-         indiquer le Stop Pub sur la boîte aux lettres,

-         limiter les impressions,

-         boire l’eau du robinet,

-         économiser les piles,

-         réutiliser ce qui peut l’être,

-         fabriquer du compost,

-         choisir des produits avec des labels environnement,

-         pratiquer des gestes alternatifs (dont certains sont proposés par les ménages eux-mêmes sur la base de leur expérience).

 

En récapitulant, les objectifs de l’opération « Foyers témoins 2010 » est de :

-         sensibiliser les citoyens aux gestes de prévention de la production de déchets,

-         mesurer l’efficacité des gestes de réduction avant de leur donner une publicité,

-         obtenir une mobilisation citoyenne en s’appuyant sur des relais locaux en capacité d’apporter un témoignage sur leur vécu,

-         valoriser au niveau national les pratiques de prévention éprouvées localement.

 

Les « Familles Tritout » servent certes de cobayes mais doivent aussi permettre la diffusion auprès d’autres foyers des gestes qui préviennent l’amoncellement des déchets.

 

Ce sont en quelques sorte, les ambassadeurs du « Trier, c’est bien, mais jeter moins c’est mieux ».

 

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Après le tri, la prévention et la réduction des déchets ménagers

23/05/2010

Aqua Domitia : l’eau à la bouche

La Région Languedoc-Roussillon souhaite étendre le début de réseau hydraulique régional construit dans les années cinquante par la Compagnie Nationale d’Aménagement du Bas-Rhône et du Languedoc.

 

Il s’agit de desservir des territoires à ressources déficitaires, identifiés dans le cadre d’une vaste démarche prospective, initiée en 2005 avec les 5 Départements du Languedoc-Roussillon, appelée « Aqua 2020 ».

 

Cette étude a permis aux élus régionaux d’arrêter une stratégie régionale de gestion durable de l’eau qui intègre, certes un programme d’économie d’eau (beaucoup reste notamment à faire en terme de réduction des fuites sur les réseaux d’eau potable) et de maîtrise de la demande, mais aussi un recours à l’eau du Rhône dont le transfert, à terme, irait jusqu’aux portes de Béziers et de Narbonne.

 

L’eau du Rhône, transportée sous pression dans des canalisations de gros diamètre, alimentera les bouches d’irrigation, les bouches d’incendie équipant les réseaux de distribution et servira aussi d’eau de bouche, une fois potabilisée.

 

Cette potabilisation nécessite une oxydation liminaire, une phase de coagulation-floculation-flottation, une double filtration des algues et des matières en suspension, respectivement sur sable et sur charbon actif, ainsi qu’une désinfection curative (aux rayons ultra-violets), mais aussi préventive (au chlore), avant le transport.

 

Actuellement, dans l’Hérault, c’est toute la plaine entre Montpellier et Béziers qui menace de manquer d’eau.

 

En effet, les puits filtrants implantés dans le lit majeur du fleuve Hérault s’avèrent insuffisants pour faire face à la croissance démographique et aux besoins touristiques du Cap d’Agde, de Marseillan-Plage, du Lido de l’étang de Thau ou encore de Frontignan-Plage.

 

Pour l’heure, il y a urgence à desservir en eau brute le Syndicat du Bas-Languedoc qui alimente en eau potable 175.000 personnes l’hiver et 500.000 personnes l’été (estivants des stations balnéaires et habitants de 24 communes : Agde, Balaruc les Bains, Balaruc le Vieux, Bouzigues, Cournonsec, Cournonterral, Fabrègues, Frontignan, Gigean, Lavérune, Loupian, Marseillan, Mèze, Mireval, Montbazin, Murviel les Montpellier, Pignan, Pinet, Poussan, Saint-Jean de Védas, Saussan, Sète, Vic la Gardiole, Villeveyrac).

 

Il est en effet prévu de mettre en service une station de potabilisation à Fabrègues, dénommée Georges Debaille, pour le premier semestre 2011 (production de 30.000 m3/jour d’eau potable, à comparer aux 100.000 m3/jour de capacité maximale actuelle).

 

La canalisation nécessaire recevra l’eau issue du Canal Philippe Lamour et mise sous pression à la station de pompage de la Méjanelle.

 

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Le terminus du Canal Philippe Lamour à Mauguio, aux confins de Montpellier

 

La Commission Nationale de Débat Public a considéré le 1er juillet 2009 que le « Maillon Sud Montpellier » pouvait être séparé du projet global compte tenu de sa vocation et de son urgence.

 

La canalisation enterrée, d’un diamètre de 1.200 mm, de 15,6 kilomètres de long, devra franchir la Mosson en siphon et acceptera un débit maximum de 2.500 l/s.

 

Plus généralement, la disponibilité de l’eau potable a conditionné historiquement, en Languedoc-Roussillon, tout établissement humain et conditionne aujourd’hui tout développement urbanistique, en milieu urbain comme en milieu rural.

 

Les Anciens se satisfaisaient de sources jaillissant naturellement.

 

L’aqueduc des Arceaux, construit par Henri Pitot à Montpellier, mis en service en 1745, et le Pont du Gard, datant du milieu du 1er siècle, ont respectivement alimenté Montpellier et Nîmes (Nemausus, colonie romaine) en eau potable, tout en permettant le rayonnement de ces deux grandes cités.

 

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Le Pont du Gard : un aqueduc monumental amenant l'eau d'Uzès à Nîmes

 

Devant les menaces de pénurie d’eau, les pouvoirs publics ont choisi deux stratégies diamétralement différentes dans l’Aude et dans l’Hérault.

 

Dans l’Aude, Paul Riquet donna l’exemple en canalisant les eaux de surface issues de la Montagne Noire (au Seuil de Naurouze, ligne de partage des eaux entre bassins atlantique et méditerranéen).

 

Au 20ème siècle, le Département de l’Aude a mené une politique de grands barrages (Le Lampy, La Ganguise, Montbel Laprade-Basse, Marseillette) et utilise donc depuis des eaux de rivière pour l’irrigation et l’eau potable, profitant de ses reliefs, Pyrénées au Sud et Montagne Noire au Nord, cette dernière étant un véritable château d’eau naturel, au même titre que l’Aigoual dans les Cévennes, avec une pluviométrie annuelle de l’ordre de 2.000 mm.

 

En revanche, dans l’Hérault, ce sont les eaux souterraines (nappe astienne, puits dans les nappes alluviales des grands fleuves comme l’Hérault, karst), mieux protégées des pollutions, qui sont réservées à l’eau potable.

 

Quelques retenues ont certes été créées : Lac du Saut de Vésoles avec un transfert d’eau océanique, Barrage d’Avène (maintenant appelé des Monts d’Orb) et Lac du Salagou. Toutefois, pour les deux premiers, il existe un usage fortement concurrent : la production d’hydro-électricité.

 

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 Le Lac du Salagou, proche de Clermont l'Hérault :

le tourisme s'est imposé face à l'irrigation

 

Quant au Salagou, la concurrence est venue du tourisme qui empêche maintenant sa vidange estivale au moment où les besoins en eau sont pourtant maximaux.

 

Or, l’eau souterraine commence à manquer dans l’Hérault d’où l’idée de recourir à de l’eau superficielle, en l’occurrence l’eau du Rhône dont l’abondance permet un usage en terme d’eau potable mais aussi d’irrigation.

 

L’homme n’a jamais cessé de créer des ouvrages de production et d’adduction d’eau potable : forages, pompages, réservoirs, canalisations, usines de potabilisation, etc.

 

Le « Maillon Sud Montpellier », premier tronçon du grand projet Aqua Domitia, va permettre, quant à lui :

 

-         de sécuriser l’alimentation en eau potable (au profit de 500.000 usagers en période estivale),

 

-         d’alléger la pression sur les milieux aquatiques (le projet d’exploitation de la Source des Cents Fonts devient par exemple moins crucial),

 

-         de maintenir une agriculture diversifiée dans le secteur de Gigean-Fabrègues grâce à l’irrigation (blé dur, maraîchage, semences, oliviers, vignes).

 

La construction de la Voie Domitienne a permis d’irriguer, au sens figuré, la Province Narbonnaise : le projet Aqua Domitia essaie aujourd’hui d’irriguer, au sens propre, le Languedoc-Roussillon.

 

Crédit photographique : Michel Chastaing

13/05/2010

50 ans d’eau du Rhône en Languedoc

La station de pompage « Aristide Dumont » transférant l’eau du Rhône dans le canal Philippe Lamour a été inaugurée en 1960 par le Général de Gaulle.

 

Ce cinquantième anniversaire vient, cette année 2010, ponctuer une grande aventure étatique, volontariste, techniciste et finalement visionnaire.

 

Aristide Dumont, ingénieur saint-simoniste (Saint-Simon étant un des précurseurs du Socialisme français), fut le premier, dans la seconde moitié du XIXème siècle, à proposer de dévoyer une partie des eaux du bassin versant du Rhône vers les bassins versants des fleuves côtiers languedociens alimentant la Méditerranée (Vidourle, Lez, Mosson, Hérault, Orb, Aude, notamment).

 

Le débit d’étiage du Rhône reste généralement supérieur à 500 m3/s et son débit moyen est de l’ordre de 1.700 m3/s.

 

Ce fleuve prenant naissance dans les Alpes possède en effet un régime nival, c’est-à-dire qu’il est principalement alimenté par les eaux de la fonte des neiges et des glaces, ce qui garantit un solide débit l’été, saison où, par exemple, la Loire peut se trouver presque à sec.

 

Si l’idée d’utiliser les eaux du Rhône pour l’irrigation était plus ancienne, c’est la période de reconstruction consécutive à la Libération en 1945 qui sonna le réveil du projet.

 

L’Etat était alors très volontariste et Jean Monnet, Ministre des finances, créa en 1951 les sociétés d'aménagement régional.

La Compagnie nationale d’aménagement du Bas Rhône Languedoc (CNABRL) fut la première à voir le jour en 1955.

 

C’est Philippe Lamour, collaborateur de Jean Monnet, qui obtint in extremis de Pierre Mendès-France, Chef d’un Gouvernement tout juste renversé, la signature nécessaire : celle du dernier décret de Pierre Mendès-France.

 

Ces compagnies d’aménagement étaient le bras armé de l’Etat.

 

Elles ont reproduit des méthodes éprouvées dans les Colonies, notamment au Maroc.

 

Dotée de l’autonomie financière et bénéficiaire d’une concession de l’Etat, la CNABRL a pu construire le Canal, appelé ultérieurement Philippe Lamour, qui prélève par pompage ses eaux dans le Rhône pour les mener aux portes de Montpellier, sur la commune de Mauguio.

 

Ce canal peut véhiculer un débit de 60 m3/s tandis que le Canal des Costières, aussi alimenté par pompage, peut transiter 13 m3/s.

 

La CNABRL a ensuite progressivement installé ses réseaux d’irrigation sous pression, sur des territoires principalement agricoles, appelés « casiers », où elle a le monopole de la distribution d’eau brute.

 

En réalité, l’aménagement fut incomplet et se heurta à la résistance des agriculteurs, arc-boutés sur la monoculture de la vigne.

 

Encore aujourd’hui, il faut parler de surfaces potentiellement irrigables et de surfaces réellement irriguées, bien inférieures (exemple des 35.000 ha irrigués pour 120.000 ha équipés sur le périmètre du Sud de Nîmes desservi par le Canal des Costières, où l’agriculture diversifiée représente pourtant la plus forte demande en eau).

 

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 L'irrigation peut se pratique au canon, par asperseur,

voire même au goutte-à-goutte

 

En outre, la continuation du Canal Philippe Lamour pour mettre en valeur touristique le littoral au-delà de Montpellier fut abandonnée.

L’avenir de l’eau du Rhône est maintenant dans la potabilisation (transformation de l’eau brute en eau potable) pour faire face à la croissance démographique du Languedoc-Roussillon.

 

En 1993, la CNABRL, dont la culture était très technique et trop peu économique ou commerciale, a connu une grave crise financière qui a menacé son existence même.

 

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 Les châteaux d'eau de BRL marquent le paysage de la plaine du Bas-Languedoc

 

La Compagnie devint Bas-Rhône Languedoc (BRL) et créa des filiales, dont BRL Exploitation qui distribue l’eau et dont 49 % des parts furent acquises par une société fermière : la SAUR.

 

Les Collectivités locales, essentiellement la Région Languedoc-Roussillon, ont dirigé le sauvetage en souscrivant à l’augmentation de capital, cette dernière permettant de ramener les dettes à un niveau plus admissible.

 

D’autre part, le projet d’amenée d’eau à Barcelone (15 m3/s demandés en son temps) n’est maintenant plus d’actualité.

 

En tant que « projet d’entreprise » de grande envergure, fédérateur et enthousiasmant, ce défi technique et ce challenge humain a eu au moins le mérite de galvaniser, pendant un certain temps, les nombreux techniciens et ingénieurs de BRL.

 

Enfin, l’Etat a récemment rétrocédé à la Région Languedoc-Roussillon, actionnaire majoritaire de BRL, le Canal Philippe Lamour.

 

Actuellement, Bas-Rhône Languedoc utilise, en pointe, moins de 15 % de l’autorisation de prélèvement dans le Rhône alloué par l’Etat.

 

Ce droit d’eau concédé jusqu’en 2.035, égal à 75 m3/s, représente tout de même l’équivalent du débit d’étiage de la Seine ce qui donne une idée de l’abondance d’eau disponible, du moment qu’une utilisation économiquement viable est possible.

 

Pour l’instant, BRL livre en eau brute, à des fins de potabilisation, les villes de Nîmes, de Montpellier (dont l’alimentation repose cependant essentiellement sur la Source du Lez), une partie du littoral méditerranéen et, à des fins d’irrigation, principalement un vaste secteur nîmois mais aussi les secteurs de Lunel et de Mauguio.

 

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 Soutien de l'étiage du Lez (500 l/s) grâce à l'eau du Rhône,

au Domaine de La Valette, sur la commune de Clapiers

 

L’eau du Rhône est synonyme de grands travaux, de grands investissements et de grands financements.

 

Or, des opportunités locales, comme par exemple l’approfondissement du pompage dans la source du Lez, dont la faisabilité a été démontrée par le Professeur Jacques Avias, sont venues contrarier ce qui aurait pu apparaître comme une solution unique, radicale et miracle à la pénurie d’eau.

 

Toutefois, avec le changement climatique, le souhait de préserver les ressources en eaux souterraines comme les zones humides, le soutien de l'étiage des cours d'eau, la régression de la vigne, le développement du tourisme et la croissance démographique, l’eau du Rhône devient de plus en plus incontournable dans ce Bas-Languedoc en pleine mutation.

 

Avec le projet Aqua Domitia, la longue et lente marche de l’eau du Rhône vers l’Est semble d’ailleurs avoir reprise.

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 Le canal Philippe Lamour à l'Est de Baillargues, du côté de Saint-Brès

06/05/2010

1er Marché des Garrigues à Montaud

En lançant le 1er Marché des Garrigues, le Foyer rural de Montaud a réussi un coup de maître.

 

Près de 2.500 personnes ont afflué dimanche 25 avril dans le cadre fleuri de l’Espace Robert.

 

Joël Raymond, Président de ce Foyer rural, si important pour la vie culturelle et citoyenne de Montaud, pouvait être fier du résultat de l’investissement des bénévoles engagés dans l’opération.

 

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L'entrée de l'Espace Robert est bien gardée :

avis aux amateurs de promenade à cheval !

 

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Un nouveau maraîcher Bio installé à Montaud, sous son abri de cannisses

 

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Les maraîchers ont été dévalisés : il ne reste plus que des salades

 

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Distillation andalouse de plantes aromatiques Bio

cueillies sur nos causses et garrigues

 

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Le berger et ses pélardons descendus du Plateau de Carlencas

 

Les membres des associations de parents d’élèves, des chasseurs, du Comité communal feux de forêts Montaud-Saint-Bauzille de Montmel, du Comité des fêtes et « Les toujours jeunes » ont en effet largement contribué à la réussite de l’événement.

 

La Mairie de Montaud (représentée à l’inauguration par Pierre Combettes, son Maire) et la Communauté d’agglomération de Montpellier (représentée à l’inauguration par Yvan Pellet, son Vice-Président délégué à l’économie agricole et viticole, à la ruralité et aux traditions populaires) ont quant à elles apporté leur soutien financier et logistique.

 

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 Les discours inauguraux

 

Les visiteurs sont venus d’un périmètre élargi avec des habitants de Vendargues, Galargues, Castries, Buzignargues, Saint-Croix de Quintillargues, Saint-Drézéry, etc., etc.

 

L’arrivée du printemps a certes poussé les habitants à sortir mais c’est aussi le bouche à oreille qui a décidé certains à se déplacer.

 

En effet, le marché paysan proposé était constitué uniquement de producteurs et non pas de revendeurs dont l’origine des produits est souvent inconnues.

 

Le marché était volontairement équilibré entre :

 

-         artisans et agriculteurs bien établis (charcuterie, foies gras, fromages) venant des Hauts-cantons de l’Hérault, de la Lozère et de l’Aveyron, avec une offre très diversifiée, notamment en produits transformés,

 

-         petits agriculteurs locaux (vins coopératifs, apiculteurs, maraîchers), avec des produits de saison, notamment des plants de légumes et de petits fruits recherchés en ce milieu de printemps par les jardiniers amateurs.

 

Un tel marché est en effet l’occasion de ventes en circuit-court, de débouchés locaux pour des exploitants agricoles récemment installés.

 

En milieu péri-urbain, c’est cette rencontre entre producteurs et consommateurs qui permet le maintien d’une agriculture paysanne.

 

Car la spéculation foncière générée par l’urbanisation et de grands propriétaires, ayant tendance à maîtriser toujours plus de terres, laisse peu d’espace aux petits paysans.

 

Or, le maintien en place de ces derniers est pourtant vital, en terme d’emploi local et de lien social.

 

Ce 1er Marché des Garrigues respectait la déontologie du commerce éthique suivant le souhait du Foyer rural de Montaud et des deux associations départementales venues en soutien : Terres Vivantes, présidée par Michel Chastaing et l’Association des marchés paysans de l’Hérault (AMPH), présidée par Yves Martinot.

 

Ces deux organisations militantes ont aussi appuyé la création des marchés hebdomadaires de Grabels, Vailhauquès, Prades le Lez et prochainement Clapiers ainsi que la dynamique initiée par l’Association Croquelune sur le Lunellois.

 

Terres Vivantes et AMPH co-organisent aussi des événements attirant plus de 6.000 personnes chacun : la Grande Foire des floralies et de la petite agriculture à Maureilhan dans le Biterrois, la Grande Foire de la petite agriculture et du bien manger au Pouget dans le Centre-Hérault et le Festival de la Tomate à Clapiers dans la périphérie de Montpellier.

 

La question d’un marché hebdomadaire s’est posée à Montaud, dont la création est demandée par certains habitants.

 

Toutefois, la zone de chalandise possible (Sainte-Croix de Quintillargues, Saint-Bauzille de Montmel, Buzignargues, Galargues, Saint-Jean de Cornies, Saint-Drézéry, Montaud), avec moins de 5.000 habitants n’est pas propice à la pérennisation économique d’un marché de plein-vent pleinement satisfaisant, c’est-à-dire offrant de nombreux stands d’exposants.

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Le vannier en plein travail 

 

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La librairie engagée avec Jean Jaurès en toile de fond,

grand défenseur de la petite paysannerie

 

Qu’est-ce qui a fait le succès du 1er Marché des Garrigues.

 

C’est au-delà de l’excellence de ses exposants de produits alimentaires ou d’artisans d’art, la qualité de l’ambiance.

 

Cette dernière était très détendue, sans sonorisation tapageuse, avec des espaces réservés pour s’asseoir et discuter entre amis.

 

D'autre part, la restauration sur place permet toujours le regroupement des familles et la rencontre fraternelle entre inconnus.

 

Un espace réservé à la mémoire du village, regroupant des photos de classe et de la vie de tous les jours il y a quelques décennies, donnait encore plus de sens à ce plaisir collectif de se retrouver ensemble.

 

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L'espace mémoire du village devant lequel

générations jeunes et plus anciennes ont aimé échanger

 

En outre, le contact entre travailleurs de la terre et habitants du péri-urbain occasionne des échanges riches permettant une connaissance réciproque et une meilleure compréhension mutuelle.

 

Les promeneurs ont pu aussi flâner dans les rues de Montaud, beau village de l’arrière-pays dominé au loin par le château de Montlaur et les falaises de Saint-Bauzille de Montmel qui attirent tant d’amoureux de l’escalade.

 

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Au Nord, les falaises de Saint-Bauzille de Montmel

 

 

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A l'Est, les ruines imposantes du Château de Montlaur

 

 

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Gelées et sirops avec les plantes méditerranéennes de nos garrigues

29/04/2010

Les gardiens de la forêt

Dans 35 communes de l’Hérault, des groupes de volontaires bénévoles veillent tous les étés sur nos forêts : ce sont les hommes et les femmes habillés en orange que l’on peut retrouver au détour d’un chemin forestier.

 

Il s’agit des membres des comités communaux feux de forêts (CCFF).

 

Ces CCFF sont présidés par le Maire de la commune concernée et animés par un « Directeur » bénévole.

 

Ce mouvement citoyen s’est développé dès 1985 en réponse aux grands incendies du Midi.

 

Le sinistre majeur ayant ramené à néant, en 1989, les pinèdes comme les garrigues de Guzargues et touchés celles de Teyran, Assas, Clapiers et Montferrier, a renforcé la mobilisation naissante.

 

Constatant qu’ils étaient de peu d’aide aux sapeurs pompiers face à un événement dévastateur, des Héraultais se sont mobilisés autour de l’idée de prévention.

 

Eduquer les scolaires et la population sur le risque feux de forêt, parcourir les massifs boisés l’été pour sensibiliser les promeneurs aux risques encourus, apporter un guidage et un réconfort aux secours en cas de sinistre, telles sont les missions que se sont assignés ces groupes de citoyens particulièrement motivés par la préservation de l’environnement et la protection des populations.

 

Ces CCFF, forts dans l’Hérault de 2.000 volontaires adhèrent à une Association départementale appelée ADCCFF34.

 

Cette dernière a tenu, le samedi 24 avril, son assemblée générale annuelle à Assas, regroupant près de 300 bénévoles, dans la magnifique et très fonctionnelle salle des Crouzets.

 

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 Les membres du CCFF d'Assas ont impeccablement organisé l'Assemblée générale

 

 

Cette réunion a été l’occasion de recevoir de la part du Conseil général de l’Hérault deux véhicules d’occasion tout terrain devant permettre aux CCFF de Galargues et d’Assas une meilleure action sur le terrain.

 

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 A gauche et à droite, les deux véhicules tout terrain

offerts par le Conseil Général de l'Hérault

 

Le bilan 2009, extrapolé à l’action de tous les CCFF héraultais, donne les estimations suivantes : environ 30.000 km parcourus lors d’environ 800 patrouilles journalières dans les massifs forestiers, mobilisant des bénévoles sur une durée cumulée de l’ordre de 3.500 heures.

 

L’action du Bureau de l’Association, présidée par Chantal Chapuis, a été plébiscité (avec Gilles Dutau Vice-Président opérationnel, André Farizon Vice-Président délégué aux relations extérieures, Michel Minenna Vice-Président délégué aux réserves communales de sécurité civile, Jacques Lignon Trésorier, Jean-Claude Amalric Trésorier-adjoint, Magalie Salvador Secrétaire et Martine Albert Secrétaire-adjointe).

 

Pour 2010, le programme d’actions a été approuvé :

 

-         sensibilisation des scolaires (CM1 et CM2) avant les grandes vacances, dans les écoles de Clapiers, Jacou, Les Matelles, Montaud, Prades le Lez, Saint-Clément de Rivière,

 

-         information grand public à Vias-Plage, à Marseillan-Plage, au Salagou et à Saint Guilhem le Désert,

 

-         présentation de la météo à France 3 les 3 mai et 7 juin 2010,

 

-         rénovation du site Internet,

 

-         formation des membres de l’Association au risque d’inondation,

 

-         ouverture de la base radio de Prades le Lez permettant de lancer la saison des patrouilles dès le 12 juin 2010.

 

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L'assistance se met en place dans la belle et nouvelle salle des fêtes d'Assas 

 

D’autre part, l’Association départementale a reçu en 2006 l’agrément de l’Administration pour étendre son action de fédération aux réserves communales de sécurité civile. Cet agrément de 3 ans a été reconduit en 2009.

 

Si seulement quelques communes ont créé ces réserves, constituées elles aussi de citoyens bénévoles mobilisables en complément des moyens municipaux (Services techniques et Police municipale notamment), la loi les rend pourtant obligatoire dans toutes les communes couvertes par un plan de prévention des risques (essentiellement inondation et feux de forêt).

 

Cette politique de sécurité civile passe par :

 

-         l’élaboration d’un Plan Communal de Sécurité Civile (ce PCSC prévoit comment la commune est censée s’organiser afin de gérer une crise en complément des secours traditionnels, notamment ceux apportés par les pompiers),

 

-         la rédaction et la diffusion auprès de tous les habitants d’un document d’information communal sur les risques majeurs (ce DICRIM expose à la population la nature, la localisation des risques, les gestes de prévention et de protection à adopter),

 

-         la création d’une Réserve Communale de Sécurité Civile structurée, équipée en matériels, formée à la gestion d’une crise ou d’une post-crise.

 

L’Association départementale peut venir en aide (compilation des textes officiels, appui technique et méthodologique) aux municipalités dans le domaine, à gros enjeux, de la sécurité civile.

 

Beaucoup de membres des comités communaux feux de forêts, aguerris au terrain et opérationnels, rejoignent les réserves de sécurité civile lorsque elles sont créées.

 

A terme, la fusion des CCFF et des RSCS risque d’ailleurs de se poser.

 

Pour tenir compte de sa nouvelle vocation, le sigle de l’Association départementale est devenu : ADCCFFRCSCH pour « Association départementale des comités communaux feux de forêts et des réserves communales de sécurité civile de l’Hérault ».

 

Ce mouvement des bénévoles des comités communaux feux de forêt est altruiste et citoyen.

 

Ces volontaires donnent beaucoup de temps pour protéger la forêt et les vies humaines qu’un feu pourrait menacer.

 

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Une photo de famille avec la Présidente Chantal Chapuis, côté droit

26/04/2010

Un Pearl Harbor commercial et organisationnel

Le volcan islandais Eyjafjöll a semé le chaos dans le transport aérien.

 

Des similitudes frappantes viennent à l’esprit concernant le sinistre événement de Pearl Harbor, le 7 décembre 1941.

 

Les Américains, sûrs de leur supériorité militaire et aérienne, croyaient leur flotte et leurs aéronefs intouchables, avec une base navale de Pearl Harbor à la pointe de la technologie.

 

Le grain de sable a été humain avec l’attaque japonaise.

 

De même, les Européens croyaient leurs avions commerciaux à l’abri d’une telle paralysie.

 

C’est un cataclysme naturel qui, cette fois, a sévi.

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Les réacteurs sont maintenant sensibles aux cendres volcaniques,

incomparablement plus que les hélices

 

 

Les compagnies aériennes européennes ont alors connu un Pearl Harbor commercial et organisationnel

.

Dans les deux cas, c’est le regroupement des flottes au même endroit qui a précipité l’incapacité à faire face.

 

D’un côté, toute la flotte américaine du Pacifique (exceptés 3 porte-avions) mouillait sur l’île d’Oahu tandis que les compagnies aériennes européennes massent leurs avions sur les aéroports de Londres, Paris et Francfort, etc.

 

En fait, les repas embarqués, la maintenance avancée des avions, les pilotes et équipages, sont centralisés sur Paris pour la France.

 

Un avion de compagnie française décollant du Soudan, de Malaisie, du Chili, d’Iran, etc., arrive d’abord de Paris avant de repartir.

 

Le Gouvernement français aurait donc dû donner l’ordre aux compagnies, dès l’aéroport de Londres atteint par le nuage de cendres volcaniques, d’évacuer les avions au sol à Paris.

 

Faute d’un déplacement vers les aéroports du Sud de la France, à l’abri du nuage, la flotte est restée inutile, clouée au sol.

 

L’ouverture de l’espace aérien, presque une semaine après sa fermeture, n’a permis un retour à la normale que pour les vols postérieurs à la date de réouverture.

 

Certains touristes français bloqués à l’étranger se demandent encore s’ils ne devront pas attendre le 1er mai, voire le 8 mai 2010 pour retrouver leur foyer.

 

En effet, une fois un vol annulé, le voyageur malchanceux est inscrit en liste d’attente des vols suivants et programmé sur un vol ferme ultérieur.

 

Si les vols suivants sont complets (c’est en général le cas jusqu’à la fin des vacances de printemps, en l’occurrence le 2 mai pour la « zone C »), la compagnie aérienne propose les premières dates disponibles plus tard.

 

Le stock de passagers français « en rade », initialement de 150.000, s’est ensuite amenuisé à 40.000, une dizaine de jours après la fermeture.

 

Le Gouvernement français a alors réagi en débloquant, enfin, un fonds de 1.000.000 € pour les situations humaines et sanitaires critiques, ce qui ne représente en moyenne que 25 € par naufragé du ciel !

 

Ces naufragés feront dont face presque exclusivement sur leurs propres deniers, s’ils en ont les moyens.

 

Alors, pourquoi le stock des laissés pour compte diminue-t-il si lentement ?

 

C’est qu’en fait, au-delà des vols supplémentaires qui ont constitué des bouffées d’oxygène très appréciées, les compagnies aériennes ont une organisation très rigide, non adaptée en temps de crise.

 

Quels que soient les événements, la gestion demeure lucrative et commerciale.

 

Il a été rarement proposé aux voyageurs d’atterrir en d’autres lieux que leur destination première alors même qu’ils pouvaient être intéressés.

 

La plupart du temps, un passager a dû rester sur un fauteuil de sa classe.

 

Enfin, les compagnies n’ont pas passé entre elles de contrats d’entraide ce qui aurait permis d’évacuer des passagers sur d’autres avions : l’égoïsme commercial a prévalu.

 

Le manque de préparation du Gouvernement français et des compagnies aériennes restera gravé dans les mémoires.

 

Il ne faut pas oublier que les compagnies aériennes ont cessé de vendre des billets pendant plusieurs jours et que beaucoup de voyageurs se sont découragés en annulant leurs déplacements sine die : le transport aérien sera donc durablement affecté par la défiance de nombreux Français.

 

Notre société ultra technologique est fragile : c’est indéniable.

 

Il nous faut donc acquérir une culture du risque : le Katla, 10 fois plus puissant que l’Eyjafjöll et voisin de seulement 10 kilomètres de ce dernier, n’est-il pas soupçonné d’une éruption prochaine ?

 

23/04/2010

Les nouvelles circonscriptions électorales dans l’Hérault

Après le fameux découpage Pasqua de l’année 1986, le découpage Marleix des nouvelles circonscriptions électorales de l’Hérault entrera en application lors des prochaines élections législatives de juin 2012.

 

Le département de l’Hérault élira 9 députés, au lieu de 7 précédemment.

 

Avec environ 1 million d’Héraultais et une règle nationale de 1 député pour 113.000 habitants (+/- 15 %), notre département bénéfice d’une représentation exactement proportionnelle à sa population.

 

Si certains départements gagnent des députés, c’est que d’autres en perdent puisque leur nombre total reste fixé à 577.

 

Les créations de circonscriptions concernent les cantons les plus dynamiques sur le plan démographique (Castries et Pignan en premier lieu mais aussi ceux de Castelnau-Le Crès, Mauguio, Saint-Gély du Fesc, Lunel et en réalité beaucoup d’autres dont ceux de Montpellier).

 

C’est pourquoi, de nombreux habitants des alentours de Montpellier seront concernés par la refonte des circonscriptions électorales.

 

Certes, ils voteront pour la plupart dans le même bureau de vote mais ils constateront forcément un changement de têtes, certaines figures électorales, jusqu’alors inamovibles, étant dorénavant candidates dans la circonscription voisine.

 

C’est donc la porte ouverte à une nouvelle génération de candidats et vraisemblablement d’élus.

 

Faisons le bilan des changements autour de Montpellier.

 

La 2nde circonscription « Montpellier 2 » (quartier de La Paillade, du Petit-Bard et des Cévennes notamment à Montpellier), déjà à Gauche, perd le 2ième canton de Montpellier et gagne le 3ième canton de Montpellier plus à Gauche que le 2ième. C’est donc de fait un sanctuaire pour le Parti Socialiste afin de donner plus de chance aux candidats UMP dans les circonscriptions voisines.

 

La 1ère circonscription « Montpellier-Saint-Jean de Védas » gagne le 8ième canton (Saint-Jean de Védas, Lavérune et quartier Estanove de Montpellier) au détriment du 4ième canton (quartier Port Marianne de Montpellier). La commune de Villeneuve lès Maguelone lui est aussi rattachée.

 

La 4ième circonscription « Montpellier-Lodève » perd les cantons de Clermont l’Hérault, de Pignan et de Montpellier 8 mais gagne le canton de Mèze.

 

La 8ième circonscription « Montpellier-Frontignan », nouvellement créée, comprend les cantons de Frontignan (sans la commune de Villeneuve lès Maguelone), de Pignan et de Montpellier 10 (Grabels, Juvignac et quartier Euromédecine à Montpellier).

 

La 9ième circonscription « Montpellier-Lunel-Mauguio », nouvellement créée, comprend les cantons de Mauguio, une partie de celui de Lunel (amputé de 7 communes au Nord) et le canton de Montpellier 4. Elle est manifestement taillée pour un candidat de Droite.

 

Enfin, la 3ième circonscription « Montpellier Nord-Est », est la plus compliquée à décrire. Elle comprend 30 communes au total. Elle regroupe les cantons de Castelnau le Lez (Castelnau et Le Crès), de Castries (Assas, Baillargues, Beaulieu, Buzignargues, Castries, Galargues, Guzargues, Jacou, Montaud, Restinclières, Saint-Brès, Saint-Drézéry, Saint-Geniès des Mourgues, Saint-Hilaire de Beauvoir, Saint-Jean de Cornies, Sussargues), l’enclave du Canton de Claret (Campagne et Garrigues), de Montpellier 2 (Clapiers, Monferrier et quartiers Hôpitaux-Facultés) et une partie nord de celui de Lunel (Saussines, Boisseron, Saint-Christol, Saint-Sériès, Villetelle, Saturargues et Vérargues).

 

Cela donne sur le plan cartographique, après respectivement les découpages Pasqua et Marleix :

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Précédentes circonscriptions électorales dans l'Hérault

depuis le découpage Pasqua 1986

 

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Nouvelles circonscriptions électorales dans l'Hérault depuis le découpage Marleix 2010

 

 

Depuis l’avènement de la République et hors les périodes de scrutin proportionnel départemental (notamment en 1945 et en 1986) ou encore hors la période de suspension des libertés publiques sous Pétain, la fixation des limites territoriales des circonscriptions électorales de l’Hérault a été la suivante :

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 Circonscriptions historiques de l'Hérault de 1958 à 1981

 

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Circonscriptions historiques de l'Hérault de 1928 à 1936

 

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Circonscriptions historiques de l'Hérault de 1902 à 1914

 

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Circonscriptions historiques de l'Hérault de 1893 à 1898

 

 

Une véritable démocratie passe par une juste et égale représentation des citoyens au Parlement.

 

On sait que ce n’est malheureusement pas le cas en France que ce soit au Sénat (sur-représentation des départements ruraux) ou que ce soit à l’Assemblée nationale (découpage Pasqua puis Marleix favorisant la Droite).

 

Quoiqu’il en soit, les Français auront à cœur, en 2012, d’élire les meilleurs candidats.

 

Ils choisiront bien entendu au travers d’eux les valeurs, les idées, le programme politique et le choix de société des partis que des hommes ou des femmes représenteront.

 

Gageons que les électeurs privilégieront un renouvellement et un rajeunissement de leurs élus.

12/04/2010

Doublement de la RD 65 : du chantier à l’équipement structurant

La Route Départementale 65 contourne la commune de Montpellier au Nord, en reliant Celleneuve à Vendargues.

 

Elle permet à de nombreux habitants de Montferrier, Prades, Clapiers, Jacou, Teyran, Le Crès, Vendargues, Baillargues, Castries et de bien d’autres communes encore, de rejoindre les quartiers Nord de Montpellier où sont concentrés les emplois des facultés, des hôpitaux, des centres de recherche et autres technopoles.

 

Les étudiants, bien qu’essentiellement logés dans la capitale régionale représentent toutefois un flux additionnel sensible d’octobre à mars.

 

Qualifiée précédemment de « route des ronds-points » ou « route des bouchons », la RD 65 connaît des pointes moins marquées depuis la livraison des lignes 1 et 2 du Tramway.

 

En revanche, les embouteillages, certes moins sévères, sont maintenant présents dans les deux sens de circulation alors qu’ils concernaient auparavant presque exclusivement le retour, le soir, des habitants des villages.

 

Ce mouvement pendulaire est aussi nourri des déplacements d’agrément (courses, loisirs, visites familiales et amicales, ballades, départs en vacances, etc.).

 

Ce sont cependant les déplacements professionnels concentrés sur les mêmes horaires qui génèrent les pointes.

 

Le trafic de transit entre l’Autoroute A9 et l’Autoroute A 750 est, quant à lui, minoritaire.

 

Globalement, les tronçons les plus chargés de la RD 65 supportent un flux d’environ 25.000 véhicules par jour.

 

Le passage à 4 voies de la RD 65, lancé mi 2009 par le Conseil général de l’Hérault, vise à fluidifier le trafic, essentiellement local, tout en imposant une vitesse limitée (70 km/ en secteurs urbains et 90 km/h en rase campagne) compatible avec des objectifs de réduction du bruit et des émissions de CO2.

 

La RD 65 sera donc un boulevard urbain à 4 voies :

 

-         interrompu sur Montpellier par des carrefours à feux,

 

-         équipé de buttes ou de murs anti-bruit conformes aux nouvelles normes acoustiques,

 

-         doté de bassins de rétention destinés à préserver les eaux de la Mosson, de la Lironde, du Lez, du Salaison,

 

-         éclairé sur une grande partie de sa longueur,

 

-         bordé de trottoirs sécurisés faisant de cette voie une rue accessible aux piétons,

 

-         longé du début à sa fin d’une piste cyclable, à double sens et en site propre (sans croisement des voies de circulation), ouvrage très structurant en terme de concrétisation du schéma de cheminements doux.

 

La restriction de vitesse est obtenue par la création de voies relativement étroites.

 

Certains ont émis l’opinion que le doublement de la RD 65 allait constituer un « aspirateur à voitures » et même aux camions de transport international (sachant que le flux total de poids-lourds représente pour l’instant seulement 2 à 3 % du trafic).

 

Or, l’aménagement prévu n’a pas les caractéristiques autoroutières qui l’y destineraient.

 

C’est en revanche le cas pour le LIEN (Liaison intercommunale d’évitement nord), certes à 2 voies mais qui a vocation à capter le trafic de transit, notamment le transport de marchandises.

 

En effet, le LIEN, très souvent construit en déblais donc peu générateur de pollution sonore, est tracé dans la campagne à distance des zones habitées.

 

Cette liaison offrira le meilleur temps de transit entre l’A9 et l’A750, une fois le dernier tronçon manquant entre Saint-Gély du Fesc et Bel-Air réalisé.

 

Malgré les restrictions budgétaires, le LIEN pourrait être fini à l’échéance 2014 tandis que la RD 65 n’aboutira aux confins de Vendargues, Castries et de l’extrémité Est du LIEN pas avant 2016.

 

Le passage à 4 voies de la RD 65 constitue un chantier de plusieurs dizaines de millions d’euros nécessitant un phasage dans le temps car la circulation existante ne peut pas être interrompue.

 

La reprise du double rond-point d’Alco, devant le siège du Conseil général de l’Hérault et le Lycée Jean Monnet, débute à peine.

 

Le pont sur le Lez et la passerelle pour vélos l’accompagnant sont en revanche terminés.

 

Le passage inférieur au Fesquet, au droit de Clapiers, sera livré dans 18 mois et il faudra attendre sûrement davantage pour la livraison du passage supérieur au carrefour d’Agropolis et de Montferrier.

 

L’arrivée de la Ligne 5 du Tramway, vers 2017 (desserte de Clapiers, Montferrier et Prades), dans le cadre notamment de l’opération Campus, ouvrira la porte à une intermodalité voiture-Tram, via notamment des parkings de dissuasion.

 

Ce secteur deviendra ainsi la porte d’entrée privilégiée dans Montpellier de milliers d’habitants de la périphérie Nord, Nord-Ouest et Nord-est de la capitale régionale.

 

Avec l’émergence (lente) du covoiturage, le renforcement de la fréquence des lignes de bus, la livraison de la piste cyclable le long de la RD 65 et enfin l’inauguration vers 2016 de la ligne 4 du Tramway, c’est toute une panoplie de solutions de déplacements, plus en phase avec l’exigence de développement durable, qui sont devenus ou deviendront à moyen terme possibles.

 

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 Le second pont sur le Lez terminé

 

 

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 La passerelle à vélos presque prête à entrer en service

 

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 Un merlon végétalisable servant de butte anti-bruit

 

 

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Un bassin de rétention des eaux pluviales,

avec le clocher et la Médiathèque de Clapiers au loin

 

 

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Poésie de la jungle urbaine, avant le chantier, sous l'ancien pont

09/04/2010

Moisson d’idées vertes à Saint-Christol

A Saint-Christol, les idées se cultivent toute l'année mais se moissonnent en avril, plus de deux mois avant les céréales !

 

Le samedi 3 et dimanche 4 avril 2010, se sont ainsi tenues les « 4ièmes Moissons d’idées vertes ».

 

Cette manifestation s’est inscrite dans le cadre de la Semaine nationale du Développement durable.

 

Elle est organisée à l'initiative et sous l’égide des Jardins de Tara en partenariat avec les Jardiniers de France, la Commune de Saint-Christol et la Communauté de communes du Pays de Lunel.

 

Les vignerons du village participent aussi bien entendu, même s’ils ne vendangent, eux, qu’en août et septembre.

  

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Les Coteaux de Saint-Christol riches d'un terroir d'exception 

 

 

La Cave coopérative a offert aux visiteurs une dégustation de ses vins, notamment de ses cuvées d’exception : Péché de Bacchus, Sanctus Christoforus, L’esprit des 9 vignerons et Christovinum.

 

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 Un instant de grande convivialité : la dégustation des blancs, rosés et rouges

 

 

Nés en 1941, « Les Coteaux de Saint-Christol » vinifient 18 cépages (notamment Carignan, Cinsault, Syrah, Grenache blanc, Muscat) et collectent la récolte de 400 hectares travaillés par plusieurs dizaines de vignerons.

 

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La coopération, un fleuron de l'économie sociale au service des vignerons

 

Les « 4ièmes Moissons d’idées vertes » ont proposé aux 2.000 visiteurs :

 

-         un marché du terroir et artisanal,

 

-         des conférences,

 

-         des animations notamment pour les enfants,

 

-         de la restauration, des expositions et des démonstrations à l’Espace Castan.

 

Le public a répondu nombreux en affluant des alentours de Lunel, de Montpellier et plus largement de l'Hérault et du Gard.

 

Parmi les nombreux exposants :

 

-         des professionnels du bien-être, des remèdes naturels et des soins relaxants,

 

-         un point conseil sur le jardinage naturel organisé par « Les Jardins de Tara »,

 

-         le SYMBO, le nouveau syndicat mixte qui s’occupe de la préservation des eaux, des paysages, de la faune, de la flore et du site de l’Etang de l’Or,

 

-         l’association Slow Food représentée par le « convivium » de Montpellier qui préconise une alimentation de qualité et locale, cuisinée et consommée avec art,

 

-         l’association Croquelune qui fédère des consommateurs désireux de s’approvisionner en denrées alimentaires du terroir, en tissant des liens avec les producteurs.

 

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 Le stand du SYMBO et, en arrière-plan, celui d'une association d'éducation à l'environnement

 

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Le stand de Slow Food tenu par des bénévoles et le président du "convivium" de Montpellier

Au programme très étoffé des conférences où spécialistes, curieux et élus ont pu largement échanger :

-         l’habitat durable,

 

-         le concept de toilettes fertilisantes,

 

-         la viticulture durable avec une comparaison entre les approches de l’agriculture raisonnée et de l’agriculture biologique,

 

-         la recherche d’une production et d’une consommation durables et locales avec l’intervention de l’association de consommateurs « Croquelune », d’une Association de maintien de l’agriculture paysanne (AMAP), de l’association de producteurs locaux « Paysans du Vidourle », de l'association Consom'Acteurs de l’« Association des marchés paysans de l’Hérault » et de l’association « Terres Vivantes ».

 

Lors de ce dernier débat, la difficulté pour les nouveaux paysans de trouver du foncier en périphérie de Montpellier a été mise en avant.

 

De même, la future implantation du Pôle oeno touristique de Saint-Christol a été pointée comme la possibilité d’un futur centre de ressources à mobiliser en soutien des porteurs de projet agricole.

 

Concernant le marché paysan et artisanal, la saison printanière a mis en vedette les producteurs de plants : tomates, courgettes, aubergines, piments, etc.

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Le tomatologue où la science de la pomme d'or 

 

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Un étal de plants de légumes et de plantes aromatiques devant la Mairie

 

Les légumes anciens, les plantes aromatiques, les plantes ornementales et les plantes grasses étaient de même à l’honneur.

 

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 Plantes ornementales notamment pour le travail du paysagiste

 

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Le coin des plantes succulentes

 

La transformation, directement par le paysan, de sa production, était aussi mise en avant avec notamment la vente de pélardons, de charcuteries fermières et de préparations à base d’escargots.

 

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Le plus beau chapeau et les plus belles bagues des Moissons d'idées !

 

Ces « 4ièmes Moissons d’idées vertes » ont été globalement d’une grande richesse et ont su satisfaire la grande variété de publics attirés aussi par le charme du village de Saint-Christol.

 

La cheville ouvrière de cette manifestation, Catherine Garnier, qui cultive à Montaud et aux alentours son association « Les Jardins de Tara », et Jacques Sauvaire, Maire-adjoint, qui supervisait l'organisation, pouvaient être pleinement satisfaits de la réussite de cet événement qui compte dorénavant dans le Haut-Lunellois.

06/04/2010

L’Orchestre Symphonique Universitaire de Montpellier vulgarise la musique classique

Un orchestre symphonique à Clapiers, ce n’est pas courant.

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Une vue partielle des musiciens

 

L’événement a attiré près de 200 personnes le dimanche 28 mars en après-midi.

 

L’Orchestre Symphonique Universitaire de Montpellier (OSUM) s’est déplacé dans le cadre des « Concerts du Clapas », une programmation annuelle voulue par les promoteurs de la politique culturelle du village.

 

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Un bel ensemble musical et une salle bien pleine

Cet orchestre regroupe une cinquantaine de musiciens essentiellement universitaires (enseignants, chercheurs et étudiants) mais pas seulement, issus de la capitale régionale et de tout le pourtour de Montpellier.

 

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 Un premier chef d'orchestre qui maniera ensuite les cymbales 

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Un second chef d'orchestre tout aussi passionné 

Ces musiciens se produisent lors de nombreux concerts en ville et en région.

 

En fonction des morceaux choisis, ils sont capables d’oeuvrer en sextuor, octuor ou en orchestre de chambre.

 

Le plaisir de jouer ensemble est toutefois bien supérieur en formation symphonique car l’exercice est plus exigeant et la concrétisation d’un long travail personnel comme de nombreuses répétitions collectives.

 

L’OSUM cultive, en son sein, la convivialité et, vers l’extérieur, l’ouverture.

 

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 Violons, flûtes, clarinettes, hautbois et percussions

Cet orchestre possède un répertoire varié, signe d’un intérêt pour l’histoire de la musique.

 

A Clapiers, l’Orchestre Symphonique Universitaire de Montpellier a offert un riche programme mettant à l’honneur la musique classique au travers de compositeurs représentatifs de plusieurs pays européens :

 

- Antonin Dvorak (Symphonie n° 9 du Nouveau monde), tchèque né en 1841, violoniste, organiste puis altiste qui a notamment composé ses 7ème et 8ème symphonies en Grande-Bretagne où il dirigea ses premières œuvres et où le succès fut immédiat,

 

- Félix Mendelssohn-Bartholdy (ouverture de Ruy Blas, Opus 95), allemand né en 1809, pianiste que Robert Schumann considérait comme son mentor,

 

- Edouard Grieg (plusieurs morceaux dont Danse arabe), norvégien né en 1843, d’ascendance écossaise par son père, pianiste, membre de l’Ecole du Nord, engagé dans des tournées européennes triomphantes,

 

- Hans Christian Lumbye (Columbine, polka-mazurka de facture classique), danois né en 1810, figure centrale de la vie sociale à Copenhague, spécialisé dans la musique de divertissement,

 

- Camille Saint-Saens (Bacchanale de Samson et Dalila, œuvre créée en 1892, interdite de représentation en Grande-Bretagne par l’Eglise car traitant d’un sujet biblique), français né en 1835, enfant prodige au piano, organiste, créateur de concerto, d’opéra et de symphonies, qui réunit dans les arènes de Béziers 8.000 personnes pour écouter une représentation de Déjanire, avec 18 harpes, 110 cordes, 245 trompettes et plus de 200 choristes !

 

Moins de musiciens à Clapiers certes, mais un grand plaisir à écouter ces artistes de l’Orchestre Symphonique Universitaire de Montpellier qui ont fait preuve d’une grande virtuosité.

 

Crédit photographique : Michel Chastaing

01/04/2010

VILLEPIN : UN NOUVEAU BAYROU ?

Dominique de Villepin et François Bayrou ont en commun l’ambition présidentielle, le goût de l’exercice solitaire du leadership et leur opposition frontale à Nicolas Sarkozy.

 

Les élections Régionales viennent de sonner, au moins momentanément, le glas de la troisième voie que les Français avaient pourtant semblé plébisciter lors de l’élection présidentielle, avec 18,57 % des voix au premier pour François Bayrou.

 

Depuis l’intéressé suit un chemin de croix et s’apparente de plus en plus à un martyr devant la volonté féroce du « parti » du Président de la République de l’éliminer du paysage électoral français.

 

Dominique de Villepin et François Bayrou s’appuient aussi sur un faible nombre de parlementaires.

 

Ceux qui soutiennent Villepin ont d’ailleurs beau multiplier les petites phrases, ils sont marginalisés par la volonté de l’Elysée.

 

Ils font de la figuration et les territoires qu’ils représentent ne peuvent attendre une quelconque sollicitude élyséenne.

 

La crédibilité de ces parlementaires, aux yeux de l’opinion, est en outre atteinte car ils se complaisent en réalité fort souvent dans l’ambiguïté.

 

En effet, après généralement des récriminations liminaires, ils votent tout de même quasi systématiquement les textes présentés par le Gouvernement et souscrivent aux votes de confiance.

 

En revanche, François Bayrou est, lui, franchement dans la rupture avec la Droite.

 

Le patron du MoDem a fait la preuve, dans ce domaine, de son courage politique.

 

Dans son opposition à Nicolas Sarkozy, François Bayrou est autrement plus convaincant que Dominique de Villepin : ses thèses et ses arguments sont d’ailleurs très proches de celles du Parti Socialiste.

 

Le centre-gauche en France possède de solides racines radicales, voire radicales-socialistes et bénéficie d’une image positive.

 

Cette mouvance politique existe indubitablement et ne demande que des conditions favorables pour renaître, tel un phénix.

 

Pour Dominique de Villepin, il s’agit plus une opposition personnelle à l’homme – Nicolas Sarkozy - qu’à l’idéologie du Président de la République.

 

Difficile en réalité pour Villepin de refaire le coup de la fracture sociale (idée géniale de Jacques Chirac pour écarter Edouard Balladur et Lionel Jospin).

 

Encore moins crédible est son exigence de suppression du bouclier fiscal pour plus de justice sociale et de justice fiscale, alors qu’il en a été le créateur, même si c’était au taux de 60 % au lieu de 50 % aujourd’hui.

 

Hasardeux pour Dominique de Villepin d’incarner le « Ni Gauche, ni Droite » étant, depuis si longtemps, si proche de Jacques Chirac.

 

D'ailleurs, le clan sarkozyste qui avait élégamment refusé d'exercer un droit d'inventaire à la succession de Jacques Chirac rattrape maintenant le temps perdu en rappelant les vicissitides imputables à l'ancien premier ministre.

 

Dominique de Villepin aurait pu, et aurait dû, d’après les premiers signaux émis, créer un nouveau parti politique juste après les élections régionales, pour lesquelles l’intéressé espérait et anticipait une défaite de la majorité gouvernementale.

 

Or, point de nouveau parti mais un simple mouvement au sein de l’UMP.

 

L’homme est intelligent et il a immédiatement tiré les leçons de l’échec cruel du MoDem aux Régionales.

 

Certes Dominique de Villepin ne portera son nouveau mouvement sur les fonds baptismaux que le 19 juin, au lendemain de l’anniversaire du fameux appel du Général de Gaulle, mais, d’ores et déjà, son entourage a précisé qu’il s’agissait d’« un mouvement dans l’orbite de l’UMP », « compatible avec sa famille d’origine », « qui ne sera pas un parti politique mais un mouvement au service des Français, destiné à les rassembler ».

 

En ne créant pas un nouveau parti centré sur sa personne, Dominique de Villepin brouille l’image gaullienne qu’il veut donner à sa décision.

 

En effet, en restant au sein de l’UMP, il ne peut pas apparaître indépendant et au dessus des partis politiques.

 

Toutefois, De Gaulle, c’est aussi l’avènement du régime présidentiel, de la majorité unie comme les doigts d’une main, du parti unique en rangs serrés derrière le Président de la République.

 

L'électorat suit en général cette logique : François Bayrou et Dominique de Villepin ne sont-ils pas crédités de seulement 6 % d'intentions de vote si une Présidentielle se tenait aujourd'hui ?

 

Dominique Villepin a donc fait son choix : il préfère convaincre, de l’intérieur, les adhérents de l’UMP de l’investir comme leur porte-drapeau à la prochaine présidentielle que de s’adresser, en homme providentiel, au Français.

 

Il mise sur un rejet, au sein de l’UMP, d’un Président de plus en plus contesté.

 

Il vise donc l’investiture par l’UMP – ce qui assure l’appui de nombreux mouvements satellisés – car il a compris que l’onction de l’opinion publique ne serait rien face à la logique implacable de la 5ème République caractérisée par la toute puissance du parti présidentiel, la bipolarisation du débat et l’improbabilité d’une troisième voie.

 

Le plus gaullien est, tous comptes faits, François Bayrou qui entretient déjà un contact direct avec les Français, en s’appuyant le moins possible sur le Modem.

24/03/2010

Le mouvement CIVAM : l’avant-garde agricole

Les CIVAM (Centres d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural) ont toujours occupé une place avant-gardiste dans le paysage agricole français.

 

Les CIVAM sont des groupes d’agriculteurs qui réfléchissent et œuvrent pour :

-         construire un monde rural facteur de cohésion sociale,

-         respecter les terroirs et les territoires,

-         promouvoir une agriculture qui préserve l’environnement,

-         proposer des aliments de qualité,

-         développer un autre modèle énergétique.

 

Imaginez la création, dès  les années 1950, d’un réseau issu d’instituteurs agricoles et de la Ligue française de l’enseignement, construit autour des valeurs de la laïcité, de l’émancipation et de l’égalité des chances !

 

C’était l’alliance de la ferme pédagogique et de l’atelier de production, de l’éducateur et du paysan.

 

Le mouvement CIVAM, fort aujourd’hui de 170 groupes d’agriculteurs répartis sur 15 régions en France, relève de l’éducation populaire et privilégie l’approche territoriale - et non par filière professionnelle - du développement local.

 

D’un côté, la Jeunesse agricole chrétienne (JAC, mouvement d’éducation populaire lui aussi, mais confessionnel, dont seront issus de très nombreux leaders syndicalistes et plusieurs ministres de l’agriculture), accompagnera, de l’après guerre jusqu’à la fin du XXème siècle, la mécanisation, la modernisation et l’intensification de ce qui deviendra le standard agricole en France : une agriculture familiale compétitive, parvenue à la parité des revenus avec les autres professions, exportatrice, concentrée dans les mains de quelques centaines de milliers d’agro managers.

 

D’un autre côté, ayant une vision plus humaniste du progrès, les CIVAM ont toujours plaidé pour un développement plus durable de l’agriculture en privilégiant les cultures Bio, les circuits courts, la pluri activité, l’accueil paysan, le lien social, la place de la femme dans le monde rural, les relations avec les autres acteurs des territoires ruraux.

 

Maintenant que la crise financière de l’automne 2008 s’est transformée en une crise agricole mondiale, la voie tracée par ces groupes d’agriculteurs s’avère d’une grande modernité.

 

Ils ont été parmi les premiers à ressentir ce besoin d’alimentation de qualité, de rapprochement entre producteurs et consommateurs, de commercialisation de proximité, de mise en valeur des terroirs.

 

Pour vulgariser et enrichir sa pensée, pour porter à connaissance les expériences locales réussies, pour ouvrir le monde rural aux autres, la Fédération nationale des CIVAM édite un magazine mensuel, appelé « Trans Rural Initiatives ».

 

Une action emblématique de la FNCIVAM est l’opération nationale portes ouvertes « La France de Ferme en Ferme », prévue en 2010 les 24 et 25 avril.

 

Dans l’Hérault, la Fédération départementale des CIVAM, dite FD CIVAM 34, fédère pas moins de six groupes d’agriculteurs, de ruraux et d’urbains (porteurs de projet, professionnels, étudiants, consommateurs, citoyens) :

-         Racines 34 (éducation à l’environnement),

-         CIVAM Bassin de Thau (actions en faveur des femmes conchylicultrices),

-         CIVAM Garrigues de Thau (valorisation du patrimoine rural),

-         CIVAM Relais (promotion des liens directs entre citoyens ruraux et urbains),

-         CIVAM Empreinte (valorisation des milieux naturels par l’élevage extensif et la vente directe),

-         CIVAM Bio 34.

 

Le site Internet de cette fédération propose le « Guide Bio 2009 » récapitulant l’ensemble des producteurs héraultais en agriculture biologique et les bonnes adresses de boutiques Bio.

 

Le CIVAM Bio 34 accompagne la conversion et l’installation en agriculture biologique aussi bien en viticulture qu’en fruits et légumes, élevage, grandes cultures, plantes aromatiques et médicinales, oliviers, voire apiculture.

 

Cette structure, tête de réseau pour l’accompagnement des demandes relatives au Bio, travaille de concert avec la Chambre d’agriculture, l’ADASEA Hérault, la Direction Départementale des Territoires et de la Mer et l’association Terres Vivantes.

 

Le CIVAM Bio 34 suit le programme d’aides financières à la conversion à l’agriculture biologique, conversion qui nécessite 3 années de respect des contraintes du cahier des charges national du Bio sans pouvoir se prévaloir du label au niveau de la vente, d’où l’indemnisation du « converti » par les pouvoirs publics.

 

La culture biologique nécessite le développement de savoir-faire techniques et commerciaux nouveaux : c’est pourquoi, le CIVAM Bio élabore des référentiels technico-économiques en maraîchage biologique, mène des expérimentations de plein champ et étudie les prix pratiqués sur les marchés de plein-vent pour aider les producteurs à se situer par rapport à la concurrence.

 

Un des points d’orgue de l’année Bio dans l’Hérault est, le 15 août, l’Estivale de la Bio à Olargues, dans la vallée du Jaur.

 

Plus près de Montpellier, le CIVAM Bio 34 :

-         expose à la manifestation « La qualité fait sa Comédie », à Montpellier,

-         participe à des sorties proposées par la Maison Départementale de l’Environnement de Prades le Lez,

-         contribue à l’animation du Festival de la Tomate à Clapiers,

-         appuie le territoire de l’Etang de l’Or sur les alternatives possibles à l’utilisation des pesticides afin de préserver les ressources en eau,

-         travaille sur la restauration scolaire Bio dans le Pays de Lunel avec la Communauté de communes du même nom.

 

Le CIVAM Bio 34 est ainsi à la pointe d’initiatives territoriales relevant du développement durable ou encore de l’agriculture à haute valeur environnementale (dite HVE).

 

Malgré le rayonnement de leurs actions, les CIVAM souffrent, depuis peu, d’une baisse de reconnaissance de la part de l’Etat.

 

En effet, des postes de fonctionnaires, jusqu’à présent mis à disposition, sont supprimés ce qui pénalise les fédérations de CIVAM et les oblige à réduire leurs interventions, pourtant ô combien d’intérêt public.

 

La force des CIVAM repose toutefois dans sa grande ouverture d'esprit et dans la force mobilisatrice de ses militants : ce mouvement, en phase avec l’actualité, si précieux pour repenser l’agriculture, n’est pas près de s’éteindre.

10/03/2010

Les charbonniers du Nord de Montpellier

Le Foyer rural de Sainte-Croix les Quintillargues « Les Quintillades » a organisé pendant une décennie une manifestation « Lou Gabel », sur le thème de la garrigue et de la vigne.

 

Cette manifestation, en attirant de plus en plus de participants, a été victime de son succès et a donné envie au groupe de bénévoles qui l’animaient d’évoluer vers un autre événement tout public - « Lou Garou » - organisé au mois de mars (le dimanche 7 mars en 2010).

 

Ce dernier s’inscrit en pleine nature, dans le cadre typiquement méditerranéen du Bois communal du Mounié qui culmine à 325 m d’altitude, à la Suque.

 

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Le Pic Saint-Loup et l'Orthus vus du Bois du Mounié

 

Lou Garou, du nom occitan de la garance, plante tinctoriale, entend faire la promotion de tous les usages anciens de nos garrigues.

 

Sont mis en avant le charbon de bois, la chaux, les décoctions de plantes pour la teinture ou la fabrication de sirops, le bois pour se chauffer jusqu’au bois pour dessiner (fusain).

 

Sur un parcours à flanc de colline, au milieu des chênes-verts, des arbousiers, des chênes kermès, des lauriers et autres arbustes implantés sur des bancs de calcaire très durs, les bénévoles du Foyer rural accueillent les visiteurs sur des ateliers thématiques.

 

Ces bénévoles sont les ambassadeurs de la garrigue et des vieux métiers qui l’ont façonnée.

 

L’accueil est passionné et d’une grande convivialité.

 

Le visiteur emprunte un itinéraire balisé avec, comme viatique, une rando-fiche.

 

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Chênaie verte sur substratum calcaire et bois coupé au sol 

 

Le paysage se lit chemin faisant et les haltes permettent de s’instruire ou de cultiver ses connaissances des éco-systèmes forestiers et des vieux métiers.

 

Les travailleurs étaient jadis fort nombreux en forêt.

 

Le bouscatier est le forestier qui, par son bûcheronnage, a conduit la végétation naturelle à une chênaie verte qui ne s’est pas dégradée en garrigue et qui n’a pas été conquise par le pin d’Alep, espèce allochtone plantée par les grands propriétaires fonciers, demeuré dans la vallée.

 

Le chaufournier a laissé en vestige un four à chaux creusé dans la pente et dont le mur de soutènement a été exhumé par les fouilles des bénévoles.

 

Le charbonnier a été celui qui a marqué le plus les lieux de son empreinte.

 

En effet, si le chaufournier mobilisait une trentaine de stères de bois, c’était souvent pour son usage personnel, à l’occasion de la construction d’une habitation, souvent mixte avec des pièces dédiées à ses activités artisanales ou paysannes.

 

La production de chaux était donc exceptionnelle tandis qu’au contraire, celle de charbon de bois était récurrente, les coupes du chêne-vert et de l’arbousier intervenant régulièrement tous les vingt ans environ.

 

Le charbonnier soit achetait la coupe sur pied et écoulait le charbon de bois, soit était rémunéré par le propriétaire forestier en fonction de la quantité de bois carbonisée.

 

Le charbonnier, autochtone, ensuite saisonnier descendant du Massif central et par la suite Italien, vivait durant la saison de production, c’est-à-dire essentiellement l’été, en forêt.

 

Les cabanes ceinturées de pierres calcaires étaient couvertes de ramures de chênes et leur ouverture toujours dirigée vers la meule, ou dite encore charbonnière, afin de surveiller la cryogénisation lente. 

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Cabane servant d'abri aux travailleurs des bois implantée face au centre d'une charbonnière

 

Les hommes seuls ont été progressivement rejoints par les femmes et les enfants.

 

Le charbon de bois constituait le combustible des forges et des verreries, car sa capacité calorifique était très importante.

 

Il ne fut remplacé que par le charbon de terre, c’est-à-dire la houille, notamment exploitée en mines profondes dans les Cévennes ou dans les Hauts-Cantons de l’Hérault.

 

Le charbon de bois, réduit en volume d’un facteur 5, était facilement transportable à dos de mulets sur des chemins pas toujours carrossables.

 

Chaque charbonnière, alimentée par la coupe à blanc de la forêt, concentrait le bois prélevé dans un rayon d’une trentaine de mètres, soit une dizaine de stères.

 

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Stockage "aérien" et au sol d'une partie de coupe

 

Le bois du Mounié est donc parsemé de charbonnières dont certaines sont parvenues jusqu’à nous (replat circulaire avec ou non le vestige d’un abri bâti).

 

Un réseau dense de sentiers muletiers, avec des tracés principaux et des boucles secondaires, desservait l’ensemble de ces charbonnières.

 

Une meule est construite avec des troncs et des branches souvent coupés en hiver, dressés suivant un plan précis, ménageant notamment une cheminée centrale.

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Coeur de la charbonnière au début de sa construction

 

L’amas de bois est échafaudé avec plusieurs couronnes de bois posé verticalement avant d’être recouvert de terre, carapace faisant obstacle au passage de l’air.

 

Cette enveloppe imperméable va s’affaisser au fur et à mesure de la transformation du bois en charbon ce qui nécessite son remodage permanent de la part du charbonnier.

 

C’est par la cheminée centrale que sont introduites les braises permettant la mise à feu et que la flamme se diffuse pour porter le feu dans toute la masse de bois entreposé.

 

Une fois la température de 500 °C atteinte dans le dôme de la meule, l’obturation de la cheminée prive la combustion d’un trop grand apport d’oxygène et permet l’œuvre lente de la pyrogénisation.

 

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Meule en fin de carbonisation au premier plan

et ébauche de meule au second plan

 

Le charbonnier maîtrise l’art du feu, sait réguler l’apport d’air, lit dans la couleur de la fumée (blanche au départ car fortement chargée de vapeur d’eau, chaude tant que les goudrons n’ont pas totalement disparus et grise une fois le charbon de bois prêt) l’avancement de la fabrication.

 

Quatre à six jours pour une meule, la surveillance et la vigilance du charbonnier doivent être constantes : une inflammation des charbons de bois encore chauds conduiraient inéluctablement vers un amas de cendres.

 

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Après refroidissement, la charbonnière livrera sa production de charbon de bois

 

Utilisé pour alimenter les véhicules au gazogène durant la Deuxième Guerre mondiale, le charbon de bois est toujours le combustible majeur des familles paysannes dans les pays du Tiers-Monde.

 

En France, le gaz naturel et l’électricité arrivés précocement dans les villes, il y a souvent déjà 100 ans, ont relégué le charbon de bois à des usages domestiques marginaux, tout en remplaçant les sarments (lou gabel !) dans les barbecues (mot d’origine certifiée non occitane !).

 

Le charbon de bois a permis les premières métallurgies, notamment celles du Midi, avec les civilisations du Chalcolithique (« âge du bronze ») puis de celles, légèrement antérieures à la période historique, de l’« âge du fer ».

 

Merci au Foyer rural de Sainte-Croix de Quintillargues de faire revivre nos racines avec cette - fort réussie - manifestation d’éducation populaire : « Lou Garou ».

07/03/2010

Retraites par répartition : un système efficace

Avant guerre, le bénéfice des retraites en France a d’abord être circonscrit au périmètre des grandes entreprises.

 

En 1945, dans un grand élan social, le système des retraites par répartition a été généralisé à l’ensemble de la population.

 

François Mitterrand et son Gouvernement d’Union de la Gauche ont ensuite marché sur les pas des Libérateurs de la France en abaissant l’âge légal de la retraite à 60 ans à condition de disposer de 37,5 annuités (ordonnance du 26 mars 1982).

 

Alors que beaucoup de personnes âgées dépendaient de la charité privée ou de la solidarité de leur descendance, les retraités ont pu jouir progressivement d’une indépendance financière.

 

Aujourd’hui, le système des retraites par répartition participe pour beaucoup à la parité de pouvoir d’achat entre les retraités et les actifs.

 

Ainsi, le pouvoir d’achat moyen des retraités se situait en 2006 à environ 21.000 € par unité de consommation (revenu net disponible constitué des pensions, retraites, salaires éventuels, prestations sociales et revenus du patrimoine).

 

Grâce au principe de solidarité entre les générations (les actifs paient sur leur travail la retraite de leurs aînés contemporains), le taux de pauvreté des retraités (en prenant un seuil de 50 % du revenu médian) a chuté de 28 % en 1970 à 11 % en 1980 et à 4 % en 2000.

 

A partir de 1990, le taux de pauvreté des retraités est passé pour la première fois de l’Histoire au dessous de celui de l’ensemble de la population (où le taux de pauvreté de 5 % en 1970 commet en 1980 a crû à 6 % en 2000).

 

Le minimum vieillesse (maintenant appelé ASPA pour Allocation de solidarité aux personnes âgées) concernait 2,5 millions aînés en 1960 contre seulement 1,7 millions en 1980 et 0,6 million en 2000.

 

En outre, si 10 % des plus de 90 ans bénéficient de l’ASPA, ils ne sont que 2 % dans la tranche d’âge des 60-64 ans, ce qui démontre l’amélioration des droits à la retraite des nouveaux pensionnés (jusqu’en 2003 puisque depuis on constate au contraire une régression).

 

La retraite par répartition a tout simplement assuré la sécurité, l’autonomie et la dignité à des millions de Français.

 

L’alternative à la répartition est la capitalisation si chère aux derniers gouvernements de Droite et aux fonds de pensions anglo-saxons.

 

Or, l’épargne retraite ne représente, à ce jour en France, que 5 % des cotisations pour se constituer une pension et que 2 % des prestations de retraites versées.

 

Le système de retraite par capitalisation est donc marginal dans notre pays.

 

Qui plus est, le taux de détention de contrat d’épargne retraite, en 2004, est de 45 % chez les professions libérales, de 25 % chez les cadres mais seulement de 15 % chez les employés et de 5 % chez les ouvriers.

 

C’est ainsi un dispositif élitiste qui nécessite une capacité d’épargne totalement disproportionnée par rapport aux petits salaires.

 

D’ailleurs, plus le patrimoine d’une personne en activité est important et plus cette dernière effectue des placements en épargne salariale.

 

En outre, la capitalisation ne consiste pas à accumuler des sommes que l’on retrouverait (à supposer qu’une crise financière ne les ait totalement dilapidées), grossies d’intérêts, à sa retraite.

 

En réalité, les sommes perçues au moment de la retraite sont ponctionnées sur la richesse nationale du moment et pèse indirectement sur les actifs contemporains du versement des pensions.

 

Un régime de retraite par capitalisation n’amène rien si ce n’est une individualisation (c’est-à-dire une absence de solidarité entre individus) et une gestion des fonds par le système bancaire échappant donc à celle paritaire des syndicats et du patronat sous l’œil du Gouvernement.

 

La retraite par capitalisation échappe en fait à tout contrôle démocratique et à la supervision des corps intermédiaires.

 

Le financement du régime des retraites par répartition a nécessité, en 2007, 247 milliards d’€, soit 44,9 % des prestations de protection sociale (à titre de comparaison : 36,5 % pour la santé).

 

Cette somme représentait, toujours en 2007, 13,2 % du PIB français (Produit Intérieur Brut) contre 5,4 % en 1959.

 

Cette augmentation des prélèvements a fait l’objet d’une excellente acceptation de la part des Français (il faut dire tout de même qu’entre 1959 et 2007, la masse salariale, multipliée par 5,4 a permis un partage du « gâteau » entre salariés et retraités).

 

En revanche, les gouvernements de Droite et le MEDEF ne semblent plus disposer à équilibrer le système de retraite par répartition.

 

C’est ce qui rend inquiet, à juste titre, les Français.

 

Pourtant, suite aux réformes restrictives de ces dernières années (Balladur-Veil en 1993 et Fillon en 2003), le prélèvement sur le PIB est estimé à 14,7 % en 2050.

 

Le supplément de financement à trouver est donc relativement minime et parfaitement à la portée d’une société avancée.

 

Le Comité d’orientation des retraites (COR), dans rapport 2007, a défini un « scénario de base » qui semblait le plus plausible et qui donnait les éléments chiffrés suivants :

 

Année

2006

2015

2020

2030

2040

2050

Rapport démographique

(nombre actifs/ nombre retraités)

1,82

1,65

1,52

1,34

1,25

1,21

Masse des cotisations

en % du PIB

12,9

13,0

13,0

13,0

13,0

13,0

Dépenses de retraite en % du PIB

13,1

13,7

14,1

14,7

14,9

14,7

Besoin de financement en point de PIB

0,2

0,7

1,0

1,6

1,8

1,7

Besoin de financement

(en milliards d’€)

4,2

15,1

24,8

47,1

63,4

68,8

Ratio entre la pension nette moyenne et le salaire net moyen (base 100 en 2006)

100

96

91

85

81

77

 

Ce scénario se fait à taux de prélèvement constant en ce qui concerne les cotisations, au prix toutefois d’une dégradation du ratio pension nette / salaire net moyen (c’était d’ailleurs le sens de l’indexation des retraites sur les prix et non plus sur le les salaires, plus dynamiques en terme de progression, décidée lors de la réforme Balladur-Veil de 1993).

 

Globalement, l’avenir de la retraite par répartition n’est donc pas aussi sombre que ce que certains voudraient nous faire croire.

 

Notre système de retraites par répartition est-il cependant perfectible ?

 

Bien sûr : et pas forcément dans le sens d’une restriction des droits des retraités (ce qui a été le cas en 2003 de ce que beaucoup ont qualifié de « contre-réforme » Fillon).

 

En effet, la disparité entre les niveaux de retraites (coefficient de 3,5 entre les 10 % les plus élevés et les 10 % les plus faibles) est plus forte que la disparité entre les niveaux de salaires (coefficient de 3,1 entre les 10 % les plus élevés et les 10 % les plus faibles).

 

De plus, alors que les cotisations sont proportionnelles aux salaires, les personnes ayant une situation sociale plus élevée vivent plus âgées et donc obtiennent un meilleur rendement sur leur contribution : les ouvriers financent en quelque sorte un partie de la retraite des cadres.

 

En outre, les femmes (dont l’espérance de vie active en 2006 n’est que de 31,5 ans contre 36,5 ans pour les hommes) bénéficient d’une retraite inférieure de 40 % à celle des hommes (et qui serait même seulement égale à la moitié de celle des hommes sans les compensations que représentent la réversion, la majoration pour enfants ou encore le minimum vieillesse).

 

Cela signifie que des choix plus généreux sont encore possibles, pour améliorer et non saper notre système de retraites par répartition, comme par exemple celui de maintenir à l’avenir les ratios actuels entre montant des retraites et salaires moyens (« taux de remplacement »).

 

Il faudrait alors certes un financement supplémentaire, qu’un pays riche comme la France peut mobiliser sans conteste, mais les futurs retraités auraient alors moins tendance à augmenter leur épargne, ce qui refroidit fortement l’économie, du fait de l’incertitude quant à un niveau suffisant de pension.

 

Ce type de décision visant à améliorer le niveau des retraites n’appartient pas forcément à un gouvernement mais devrait relever, de façon incomparablement plus démocratique, d’un référendum populaire.

04/03/2010

Retraites : le défi démographique

Notre pays connaît une formidable progression de l’espérance de vie (majorée de presque 3 mois par an lors de la dernière décennie).

 

La rançon de cette avancée est le vieillissement de la population qui devrait se poursuivre dans les années à venir.

 

Le standard de 2 générations par famille, au début du XXème siècle, cède maintenant le pas à un standard de 4 générations, dont quelquefois 2 sont à la retraite.

 

En outre, l’espérance de vie en bonne santé (9,5 ans pour les femmes à 65 ans et 8,5 ans pour les hommes au même âge) augmente plus vite que l’espérance de vie à la naissance.

 

L’état de santé des aînés progresse donc positivement.

 

Qui plus est, les anciens ont moins l’impression de vieillir.

 

De la sorte, l’âge psychologique accuse de nos jours un retard qui est estimé à environ 15 ans, à l’âge de 70 ans, sur l’âge biologique !

 

Des aînés plus nombreux, moins malades et moins dépendants, se sentant plus jeunes que leur âge : pas étonnant dans ces conditions que l’espérance de vie puisse virtuellement atteindre 90 ans pour les femmes en 2050 (contre 84,3 ans en 2008) et 85 ans pour les hommes (contre 77,5 ans en 2008).

 

Le nombre d’années passées à la retraite est ainsi potentiellement croissant.

 

Actuellement, la durée moyenne de la retraite (23 ans) s’avère plus longue que la durée moyenne de la scolarité (19 ans).

La durée de la retraite a plus que doublé depuis les années 1950.

 

La France compte maintenant environ 15 millions de retraités, sous l’effet de l’arrivée des classes du baby-boom, nées après 1946.

 

L’effet de cette arrivée à l’âge de la retraite de classes démographiquement fortes a été renforcé par la diminution de l’âge moyen de départ en retraite : 64,5 ans en 1970 (avec un âge légal de départ fixé à lépoque à 65 ans), 61,0 ans en 1980 et 59,0 ans en 2007 (un des plus faibles du Monde).

 

Toutefois, depuis cette date, l’âge moyen de départ à la retraite a subi une inflexion historique en commençant à augmenter.

 

L’ordre de grandeur du nombre de retraités est estimé à 21 millions pour 2040.

 

Les Français anticipent donc un déséquilibre démographique entre actifs et retraités.

 

Cette perception est exacerbée par la négation du flux migratoire qui alimente pourtant la France en adultes actifs et participe, sans en être le moteur essentiel, au maintien à un niveau inespéré du taux de fécondité (2,0 enfants par femme en âge de procréer).

 

La natalité française est en fait une exception en Europe.

 

Les taux sont bas, voire très bas, dans la plupart des autres pays européens (moyenne de 1,4 seulement) : 1,3 en Pologne et en Allemagne, 1,4 en Italie, 1,5 en Espagne !

 

En outre, dans une Union européenne qui est la région la plus âgée du Monde (17 % de la population a plus de 65 ans), la France fait partie des pays plutôt jeunes.

 

L’Allemagne et l’Italie comptent 20 % de plus de 65 ans, l’Espagne et la Belgique sont à la moyenne européenne de 17 %, la France et le Royaume-Uni ne sont qu’à 16 % tandis que la Pologne et les Pays-Bas, avec 14,5 %, tout comme l’Irlande, avec 11 %, font figure de pays les plus jeunes.

 

Globalement, il y a donc lieu d’être moins pessimiste en France, avec plus d’enfants et moins d’aînés, que dans beaucoup d’autres pays européens quant à la pérennité de notre système de retraites par répartition.

 

Bien sûr, la dégradation du rapport entre nombre de cotisants et nombre de retraités ne lasse pas d’interroger : 4,30 en 1965, 1,65 en 2002 et 1,45 en 2008.

 

L’étau se resserre donc malgré des conditions démographiques plutôt favorables par rapport à nos voisins européens.

 

Grosso modo, il se pourrait qu’il n’y ait plus qu’un seul cotisant pour un retraité en 2040, au paroxysme de l’ajustement démographique que nous vivons.

 

Plus sûrement, ce ratio devrait toucher un plus bas à 1,2 actif pour 1 retraité.

 

Alors, le système français de retraites par répartition, qui achoppe ces dernières années sur des déficits croissants, est-il dépassé et moribond ?

 

Rien de si sûr en réalité.

 

Bien entendu, les Cassandre sont nombreux en la matière qui verraient bien un système par capitalisation s’y substituer.

 

Alors qu’en fait, cette grande avancée sociale issue d’un consensus salariat-patronnat d’après Guerre, à la Libération, représente une grande et irremplaçable chance pour la France, à condition que l’on sache l’adapter aux nouvelles réalités de notre société post-industrielle.

01/03/2010

Ne fermez pas la porte des écoles !

La croissance démographique de l’Hérault ne se dément pas : au moins 11.000 habitants de plus tous les ans.

 

Et pourtant, l’Inspection d’Académie de ce département souhaite fermer 23 classes élémentaires et 14 classes maternelles à la rentrée 2010-2011.

 

C’est le résultat des délibérations du Conseil départemental de l’éducation nationale (CDEN), réuni début février 2010.

 

Des ajustements seront opérés, comme tous les ans, lors de la rentrée scolaire, après comptage du nombre réel d’élèves.

 

Toutefois, l’Inspection d’académie fixe librement, en fonction de ses moyens en personnel qui baissent, des nombres d’élèves planchers au dessous desquels sont prononcés les fermetures et des nombres d’élèves plafonds au dessus desquels sont prononcés des ouvertures de classes.

 

Ces dernières années, les plafonds ont tendance à augmenter et les planchers à baisser.

 

De la sorte, avec par exemple 15 élèves de moins une année, une école sanctionnée par une fermeture de classe ne bénéficiera pas d’une ouverture l’année d’après, malgré une hausse d’effectif de 15 élèves.

 

Des communes comme Le Crès, où d’importants programmes de logements sont en cours de livraison, souhaiteraient des ouvertures de classes.

 

En réaction à cette insatisfaction, les parents d’élèves de cette commune ont occupé, de jour comme de nuit, le groupe scolaire fréquenté par leurs enfants.

 

L’Etat veut supprimer, en 2010, 34.000 fonctionnaires dont 16.000 à l’Education nationale.

 

Dans l’Hérault, les suppressions de classes à l’école primaire touchent surtout le pourtour de l’étang de Thau, les alentours de Béziers, le Nord et l’Est de Montpellier.

 

La carte ci-dessous donne une idée de leur localisation.

 

FermeturesClasses2010.gif

Grand Béziers, Etang de Thau, Nord Montpellier et Est Montpellier surtout impactés

par les fermetures de classes élémentaires et maternelles à la rentrée 2010-2011

 

La conséquence de cette baisse de l’encadrement des élèves, c’est une forte hausse des effectifs dans beaucoup d’écoles, avec une dégradation corrélative de la qualité de l’enseignement, les professeurs ne pouvant consacrer que moins de temps au suivi individuel des élèves.

 

Le pire est que le Président Sarkozy prévoit, dans ses prévisions de fin de mandat, de nouvelles suppressions de postes de professeurs à l’Education nationale.

 

En réduisant ses investissements dans l’enseignement public de base, le Gouvernement Fillon obère la capacité future de la France à soutenir la compétition internationale avec d’autres pays riches et même certains pays émergents.

 

La célèbre citation de Victor Hugo est à méditer : « Celui qui ouvre une porte d’école, ferme une prison ».

 

Les Français ont longtemps crû en l’école républicaine pour élever le niveau de la Nation, alimenter l’ascenseur social, fournir aux entreprises de la main d’œuvre qualifiée et former des citoyens responsables : faut-il vraiment renoncer à ces acquis, à ce rêve civilisateur ?

20/02/2010

Régionales : prêts à se présenter devant les électeurs

Compte tenu de la multiplication des partis et groupuscules politiques ces dernières années, la période précédant la date limite de dépôt des candidatures pour les élections régionales des 14 et 21 mars 2010 a été riche en tentatives de rapprochement dont certaines ont été couronnées de succès.

 

11 listes, comme en 2004, vont briguer les suffrages des électeurs du Languedoc-Roussillon.

 

Lutte Ouvrière est restée fidèle à ses convictions et n’a participé à aucune tractation.

 

Le Front de Gauche, qui avait l’avantage d’être déjà constitué, s’est allié avec le Nouveau Parti Anticapitaliste, lui-même issu de la Ligue Communiste Révolutionnaire et d’autres mouvements.

 

Au total, ce conglomérat regroupe le Parti de Gauche, la Gauche Unitaire, le Parti Communiste Français, le Nouveau Parti Anticapitaliste, les Alternatifs, la Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), les Objecteurs de croissance et le M’PEP (Mouvement politique d’éducation populaire) qui se sont mis d’accord sur un programme de défense de l’emploi stable et des services publics.

 

De même, Europe Ecologie, qui est un réseau social, regroupe des personnes venues des Verts (sur ses presque 20.000 adhérents au niveau national, environ les 2/3 sont issus des Verts), des alter mondialistes et la Fédération des régions et des peuples solidaires (dont le Parti de la Nation Corse, l’Union Démocratique Bretonne et le Parti Occitan).

 

Localement, autour des Verts se sont rassemblés CAP 21 (qui a scellé au niveau national un accord avec le Modem) et des « divers », venus de la gauche alternative, du régionalisme occitan et catalan.

 

Le Parti Socialiste, « canal historique », présente avec Hélène Mandroux la liste surprise.

 

69 % des militants socialistes du Languedoc-Roussillon avaient pourtant choisi de désigner comme « 1er des Socialistes » Didier Codorniou qui proposait de se ranger dès le premier tour derrière Georges Frêche, Président sortant d’une actuelle coalition unitaire de la Gauche (PCF, MRC, PRG, Verts, PS).

 

Eric Andrieu qui avait récolté à cette occasion 31 % des suffrages, sur une ligne politique qui laissait planer un doute sur un soutien à Georges Frêche, s’était rallié après ce scrutin socialiste interne, au choix du leadership de Georges Frêche.

 

Hélène Mandroux, Maire de Montpellier, sans appel à candidature ni vote d’approbation des militants quant à sa liste (contrairement aux listes proposées par Didier Codorniou), va donc défier Georges Frêche, le plus médiatique des présidents de région avec Ségolène Royal.

 

L’union entre Hélène Mandroux et Jean-Louis Roumégas a échoué malgré de nombreuses et longues tractations.

 

Georges Frêche présente de son côté une liste constituée de socialistes, de communistes, de chasseurs, d’écologistes, ces quatre groupes de candidats n’ayant pas l’investiture de leur parti mais étant nantis d’une solide notoriété, de membres du Mouvement Républicain et Citoyens, de membres du Parti Radical et des personnes issues de la société civiles (sportifs et chefs d’entreprises notamment).

 

L’appui des présidents des conseils généraux des Pyrénées-Orientales, de l’Aude et du Gard constitue pour le Président sortant une assurance tout risque.

 

Concernant la Droite, la candidature de Christian Jeanjean (UMP dissident) est moins dangereuse que prévue.

 

La capacité de nuisance de cette liste augure de celle que pourra constituer la candidature de Dominique de Villepin face à celle de Nicolas Sarkozy, à l’occasion de la prochaine élection présidentielle.

 

Pourtant, le « Parti du Président », l’Union pour un Mouvement Populaire (UMP) a fortement coalisé, satellisé, de nombreux partis comme « Chasse, Pêche, Nature et Traditions », « Les Progressistes », « Gauche moderne », « Parti radical », « Nouveau Centre », « Parti chrétien démocrate », « Mouvement pour la France » de Philippe de Villiers.

 

Enfin, le Front national offre une image caricaturale de son repliement sur lui-même, avec un relent de népotisme dans le choix de ses candidats.

 

L'Extrême-Droite se paye en réalité le luxe d'être représentée par trois listes, qui essaient toutes de chasser l'électeur sur des thèmatiques très voisines.

 

Les derniers sondages donnent quelques indications sur les possibles résultats au soir du deuxième tour, le 21 mars 2010.

 

L’examen des prévisions de vote du sondage TNS / Sofres-Logica commandité par Midi Libre (enquête de début février 2010 donnant, pour une triangulaire au second tour, environ 40 % pour Georges Frêche et environ 30 % respectivement pour Raymond Couderc et Hélène Mandroux) est instructif.

 

La plupart des « petites » listes seront éliminées dès le premier tour, notamment celle du Front national dont la Droite ne veut plus comme alliée.

 

Les listes de Gauche emmenées par René Revol, Jean-Louis Roumégas et Hélène Mandroux jouent gros au premier tour : elles ne pourront s’allier au second tour que si l’une d’entre elles franchit la barre des 10 % des votes exprimés, ce qui n’est pas acquis d’avance.

 

L’absence de liste Modem est de loin la plus grosse surprise de la préfiguration des ces élections régionales.

 

La liste de Patrice Drevet (Mouvement des Ecologistes Indépendants, Génération écologie, La France en action) se voit ouvrir un boulevard même s’il lui sera difficile d’accéder au second tour, sauf au travers d’une fusion qui dépendra du bon vouloir des autres listes.

 

La liste de Raymond Couderc risque quant à elle de ne finir que troisième dans la configuration d’une triangulaire !

 

Il faut dire que le rejet du Gouvernement Fillon et, plus encore, du Président Sarkozy, est très fort : pour les électeurs conservateurs, c’est un vote d’avertissement au pouvoir central, « sans frais », dans le cadre d’une élection locale intermédiaire, entre les scrutins majeurs que sont la Présidentielle et les Législatives.

 

Dans ce cas de figure, la liste constituée autour de l’UMP n’aurait plus d’élus en Lozère, le pays de l’ancien président Jacques Blanc : tout un symbole !

 

En revanche, les socialistes, en « ratissant large », cumuleraient environ 45 % du nombre d’élus : du jamais vu dans l’histoire régionale.

 

Quant à Georges Frêche, l’attaque frontale dont il a fait l’objet de la part des instances socialistes parisiennes, lui a permis de mener une campagne médiatique, notamment à la télévision, renforçant son image et sa notoriété.

 

Si un sortant est toujours difficile à battre, surtout lorsqu’il a un bon bilan (construction de lycées, gratuité des livres au lycée, lutte contre les inondations, développement des énergies renouvelables et du train régional, développement économique et de l’emploi), l’opposition à Paris que marque traditionnellement les Méridionaux lors des élections intermédiaires, risque fort de rendre impossible la tâche de ses adversaires.

 

A n’en pas douter, l’offre politique est riche en Languedoc-Roussillon pour ces Régionales : souhaitons simplement que cette foison pousse les électeurs à venir participer très nombreux à cet exercice démocratique que certains peuples nous envient.

17/02/2010

Albert Camus, la médiathèque du Nord de Montpellier

 

Les habitants du Nord de Montpellier bénéficient dorénavant d'une médiathèque de premier plan.

 

En effet, la Médiathèque Albert Camus, construite à Clapiers, a ouvert le 12 février 2010.

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 Entrée de la Médiathèque Albert Camus

 

Ce haut lieu de culture est implanté à proximité de la Route départementale 65, très utilisée pour se rendre au travail ou encore dans les lycées, les universités du Nord de Montpellier.

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 Affluence le jeudi matin, 11 février 2010, pour l'inauguration officielle

 

Sont en réalité fortement concernées les communes de Grabels, Montferrier sur Lez, de Prades le Lez, de Saint-Vincent de Barbeyrargues, d’Assas, de Guzargues, de Teyran, de Jacou ainsi qu’une partie de Castelnau le Lez et du Crès.

 

La zone d’influence de cet établissement public comprendra vraisemblablement une intersection territoriale avec la Médiathèque Françoise Giroux de Castries.

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 Côté Sud avec ses claustra et ses écritures symboliques

 

1.200 m², 4.980.000 € de coût TTC, 40 entreprises mobilisées, 10 salariés, 19.000 documents disponibles, telles sont les principaux « chiffres » décrivant succinctement cette réalisation.

 

Les financeurs sont dans l’ordre : la Communauté d’agglomération de Montpellier (2.588.969 €), l’Etat (872.272 €), le Département de l’Hérault (709.459 €), la Région Languedoc-Roussillon (600.000 €) et la Commune de Clapiers (209.300 €).

 

Le Cabinet d’architecte DLM Associés (Marc Dautheville, Christophe Lladères, Jean-Pierre Mézin) a organisé les différentes salles autour d’un patio lumineux, occupé en son centre par un olivier.

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Patio méditerranéen, véritable puits de lumière 

 

La maîtrise de l’énergie a été une préoccupation majeure : isolation périmétrique performante, chauffage au gaz naturel par le sol, éclairage autonome, régulation thermique sophistiquée, prise en compte du confort d’été.

 

Le parvis de l’édifice est couvert de 260 m² de panneaux photovoltaïques (production prévisionnelle de 36.400 kWh par an soit 54 % de ses besoins électriques).

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 Panneaux photovoltaïques semi transparents en couverture du parvis

 

Le bus de ville desservira prochainement ce bâtiment public qui a été doté d'une station Vélo Magg'.

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Station Vélo Magg' pour favoriser les déplacements doux

La Médiathèque Albert Camus propose, en prêt ou en consultation sur place, des livres (romans et documentaires), des journaux, des revues, des magazines, des albums BD, des CD, des DVD.

 

Il est aussi possible d’utiliser des logiciels d’apprentissage notamment de langues, des accès Internet (23 postes) et de visionner des vidéos de dernière génération Blu-ray.

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 Salle de lecture pour les enfants

 

En outre, la Médiathèque Albert Camus offre des animations, des rencontres, des expositions, des projections vidéo, des lectures de contes, des cours informatiques, etc.

 

Cet établissement fait partie du réseau des 11 médiathèques de l’Agglomération de Montpellier (51.000 abonnés, 1,87 million de prêts, soit 34 emprunts annuels en moyenne pour un abonné).

 

De ce fait, la Médiathèque offre de nouvelles fonctionnalités basées non seulement sur l’utilisation d’Internet mais aussi sur de nouveaux espaces multimédias (images, musique, jeux) et sur le développement des accès distants aux services proposés par les 10 autres médiathèques.

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 Partie réunion de la salle polyvalente cofinancée par la Commune de Clapiers

(réunions/expositions/projections)

 

Cet établissement est le premier à appartenir, localement, à une nouvelle génération de médiathèques où le multimédia occupe le premier plan.

 

Temple du savoir, de la culture, de la distraction intellectuelle, certes, mais aussi lieu de convivialité, d’échanges entre habitants de Montpellier Nord, telle est la fonction sociale de la Médiathèque Albert Camus.

16/02/2010

La centième de Montpellier Villages

Se lancer dans un Blog est forcément l’aboutissement d’une réflexion.

 

Peut-on amener une valeur ajoutée au lecteur ?

 

L’élaboration des notes apporte-t-elle quelque chose à son rédacteur ?

 

La parution de la centième note de « Montpellier Villages » est l’occasion de remercier les nombreux visiteurs, nouveaux ou anciens : 28.000 visites et 62.000 pages lues, le tout en 8 mois.

 

C’est évidemment une fréquentation du site qui fait « boule de neige », le temps d’être connu, avec les deux tiers des visites concentrées sur les 3 derniers mois.

 

Ce succès d’estime est encourageant surtout lorsque les notes commencent à faire l’objet de commentaires, ce qui est le signe d’une interactivité, à défaut d’être la concrétisation d’un débat.

 

J’ai conservé la ligne éditoriale du départ :

-         amener de l’information, la plupart du temps publique, mais cependant souvent difficile d’accès,

-         proposer des analyses concernant les alentours de Montpellier.

 

Je ne manque jamais de thèmes à traiter, mais plutôt, comme tout un chacun, de temps pour développer des sujets.

 

Ces derniers sont souvent locaux mais il n’est pas possible de se désintéresser des grands débats nationaux pour lesquels nous trouverons difficilement des solutions micro régionales.

 

En partant d’une volonté informative, on se rend compte, à l’usage, que l’on pratique, à petite échelle un travail journalistique amateur.

 

Bien sûr, il n’est pas possible de suivre l’actualité « heure par heure » et le blog « Montpellier Villages » peut être qualifié de « magazine ».

 

Cette chronique de la vie, à Montpellier et alentours, est forcément parcellaire et sélective, ne serait que parce que le rédacteur a ses propres centres d’intérêt ou encore parce que sa disponibilité empêche d’aller sur sites plus souvent.

 

« Montpellier Villages » s’intéresse essentiellement à la démocratie participative, au développement durable, aux initiatives économiques, à l’engagement des bénévoles, au travail social et culturel accompli par les associations, aux événements sortant de l’ordinaire autour de Montpellier.

 

« Montpellier Villages » souhaite fournir au lecteur les informations et les chiffres qui lui permettront de se faire lui-même une opinion, en toute connaissance de causes.

 

Quand on aime le Languedoc, l’Hérault, le Montpelliérais, la tenue d’un Blog permet de mieux comprendre ce qu’est l’essence, l’identité de notre lieu de vie, si privilégié entre mer et montagnes, entre rural et urbain.

11/02/2010

Les berges du Lez enfin classées au titre des paysages de Frédéric Bazille

Le projet de « classement, parmi les sites du département de l’Hérault, du site des Berges du Lez, paysages de Frédéric Bazille, sur les territoires des communes de Castelnau le Lez, Clapiers et Montpellier » a enfin abouti.

 

Après plus de deux ans et demi d’instruction du dossier et de réflexion au niveau du Ministère de l’environnement, le décret en Conseil d’Etat est paru le 25 janvier 2010.

 

Le classement des monuments naturels et des sites est prévu par la loi du 2 mai 1930 (article L341-1 à L341-22 du Code de l’environnement).

 

L’Etat a souhaité classer deux sites remarquables : le Bois de Montmaur et les Berges du Lez entre le pont de Castelnau (station Tramway Ligne 2 Charles de Gaulle) et le pont de la RD 65 proche du pôle Agropolis.

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Le Lez dans son écrin de verdure

 

Le dossier de classement a été soumis à enquête publique du 2 au 23 octobre 2006, dans les mairies de Montpellier, Castelnau le Lez et Clapiers.

 

Toutes les personnes intéressées ont pu mentionner leurs remarques sur le registre d’enquête ou les adresser par lettre recommandée au Préfet de l’Hérault.

 

En outre, tous les propriétaires concernés ont été invités à faire connaître leur opposition ou leur consentement au projet.

 

Certains d’entre eux n’ont pas souhaité le classement d’où la nécessité d’un décret en Conseil d’Etat et non pas d’un simple arrêté ministériel.

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Le seuil de La Valette

 

L’enquête administrative a porté sur la « Redéfinition des périmètres de protection des sites » :

-         classé et inscrit du Bois de Montmaur,

-         classé et inscrit du domaine de Méric

-         inscrits des bords du Lez et du domaine de La Valette. »

 

Le classement entraîne une protection rigoureuse.

 

L’« inscription » qui concernait précédemment les Berges du Lez constituait un niveau de protection inférieur au « classement ».

 

Si les travaux d’exploitation et d’entretien sont autorisés, les altérations sont en revanche interdites.

 

La publicité est interdite ; les réseaux doivent être enfouis ; les travaux de restauration et de mise en valeur peuvent être subventionnés par l’Etat.

 

Le classement est réservé aux sites les plus prestigieux.

 

Dès 1946, le législateur avait jugé les Berges du Lez dignes d’une « inscription », du fait de la qualité paysagère du site.

 

Mais seuls les espaces exceptionnels par leur caractère artistique, pittoresque, historique, légendaire ou scientifique peuvent accéder au classement.

 

Si l’Etat juge les Berges du Lez et le Domaine de La Valette « pittoresques et artistiques » c’est qu’elles constituent le motif des tableaux de Frédéric Bazille, peintre pré impressionniste, ami de Monnet et de Renoir.

 

Toutefois, l’Etat aurait pu aussi retenir les épithètes « historique » et « scientifique » car, avec ses centres de recherche de niveau mondial, le Domaine de La Valette héberge des équipes scientifiques reconnues.

 

De même, il possède une valeur historique, puisque le site a accueilli, en expérimentation ou en démonstration, les balbutiements du machinisme agricole, notamment celles des premières machines à vendanger, dans le cadre du Salon International de la Vigne et du Vin.

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Le Domaine de La Valette encore le siège d'expérimentations agronomiques

 

En ce qui concerne la Commune de Clapiers, son Conseil municipal a donné, dès 2006, un avis favorable au classement des berges du Lez.

 

Il s’agit en effet d’une confortation de sa politique de préservation des espaces naturels, cette Municipalité ayant classé inconstructible, de longue date, le Domaine de La Valette.

 

Que ce soit sur Clapiers ou sur Montpellier, la Vallée du Lez est aussi, non seulement classée en zone Natura 2000, mais aussi en Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Floristique et Faunistique (ZNIEFF).

Pour entrer dans le détail, le dossier d’enquête a proposé en 2006 :

-         le déclassement du terrain de l’ancienne patinoire à Montpellier,

-         une extension du site classé de Méric (à ce jour le château et ses dépendances) aux Berges du Lez, ces dernières étant d’ores et déjà aménagées pour la promenade par la Ville de Montpellier,

-         le classement d’une partie du bois de Montmaur, déjà inscrit dans sa totalité,

-         le classement des berges du Lez (périmètre inscrit en 1946), excepté le bois de La Valette, la Ville de Montpellier craignant des contraintes trop fortes pour l’exploitation du Zoo de Lunaret.

 

La Direction régionale de l’environnement (DIREN) voulait désinscrire le quartier de la Pompignane, très fortement urbanisé, mais la Ville de Montpellier n’a pas voulu, relayant en cela le souhait des habitants de ce quartier qui souhaitaient conserver cette protection règlementaire.

 

En classant les Berges du Lez, la DIREN a voulu protéger les principaux lieux d’inspiration du peintre Frédéric Bazille.

 

En fait, le paysage, qui a très peu bougé en un siècle, est le motif de ses tableaux.

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Le grand paysage des Berges du Lez

 

Le site des Berges du Lez est tout simplement le témoin de la naissance de la peinture de plein-air.

 

Cette dernière est un enjeu essentiel dans l’histoire de l’art et du paysage dans les années 1860.

 

C’est un moment historique où la peinture pré-impressionniste développe ses sujets de recherches sur les formes, la couleur, la diffraction de la lumière.

 

Les points de vue croqués par Bazille nourrissent ses tableaux : « Vue du Village », « Terrasse à Méric », « Scène d’été », « Les baigneurs », « La robe rose », …

 

La DIREN souhaiterait que soient initiés, comme à Collioure et à Céret, des circuits de découvertes intégrant la dimension culturelle du site.

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La Vallée du Lez façonnée par l'homme 

 

L’ambiance générale du site des Berges du Lez est remarquable : « Petites falaises couronnées de bosquets, de pins, rives fraîches et ombragées du Lez, campagne jardinée, chemins ruraux, site très méditerranéen par sa lumière et ses palettes, étroite forêt-galerie jalonnée de moulins, quartier de Ferran à Castelnau (toponymie rappelant la traversée du Lez par la voie Domitienne), coteau boisé de Clapiers ».

 

C’est pourquoi, le classement des Berges du Lez s’est fait à titre artistique et pittoresque.

 

Enfin, l’Opération Lez Vert, déjà bien initiée par la Ville de Montpellier, était jugée dans le dossier mis à l’enquête « parfaitement compatible », connaissant ses objectifs :

-         faciliter l’accessibilité de cette coulée verte au public,

-         créer des circulations douces,

-         aménager des équipements d’accueil du public,

-         mieux gérer l’espace par un entretien soutenu,

-         informer le public des richesses naturelles (faune/flore), culturelles et paysagères du site.

 

Avec le classement des Berges du Lez, au titre des paysages de Frédéric Bazille, c’est un illustre passé qui est préservé ainsi qu’une coulée verte entre la Métropole régionale et ses communes périphériques.

08/02/2010

L’immobilier d’entreprise autour de Montpellier

Pour s’installer et se développer, les entreprises ont besoin de bureaux, de locaux, d’entrepôts, voire de foncier nu en cas de projet de construction.

 

Par rapport au marché de l’immobilier résidentiel, il existe plusieurs différences fondamentales :

-         le consentement à payer des entreprises est, pour le foncier, beaucoup plus faible que celui d’un particulier, ne serait-ce que parce l’entreprise a souvent besoin d’une surface importante,

-         la prépondérance des opérateurs publics sur ce marché du foncier, la rentabilité de la viabilisation étant incomparablement plus faible que celle d’un lotissement à villas,

-         la qualité et le coût du bâti sont plus bas que pour le résidentiel, les entrepreneurs recherchant des locaux fonctionnels et amortissables le plus rapidement possible.

 

Le prix de l’immobilier d’entreprise peut être un frein très fort à la création de richesses et d’emplois.

 

C’est pourquoi, compte tenu des enjeux, les Collectivités territoriales interviennent par le biais de subvention d’investissement ou d’équilibre en fin de commercialisation de la zone d’activités.

 

Ces intervenants publics veillent à refroidir les tendances à la spéculation foncière, toujours constatée en zone de forte croissance démographique.

 

En outre, les sociétés d’économie mixte dans lesquelles ces Collectivités territoriales sont actionnaires veillent à ce que l’offre soit suffisante pour assurer l’attractivité de notre région auprès des chefs d’entreprise : elles déploient donc leurs compétences en matière de prospection foncière, d’ingénierie juridique et d’aménageur.

 

Les transactions sur l’immobilier et le foncier d’entreprise sont par leur nombre et le niveau de leur prix de bons indicateurs de la santé économique d’une région.

 

C’est pourquoi, à l’initiative de la Communauté d’Agglomération de Montpellier, il s’est créé en 2005 un « Observatoire de l’immobilier et du foncier d’entreprise de Montpellier et son Agglomération », en partenariat avec la Société d’économie de la région de Montpellier (SERM).

 

Le territoire concerné par le recueil d’informations couvre 40 communes, classées en 5 secteurs :

-          « Ouest » avec Fabrègues, Cournonsec, Cournonterral, Saussan, Pignan, Murviel les Montpellier, Saint-Jean de Védas, Lavérune, Saint-Georges d’Orques, une partie de Montpellier et Juvignac,

-         « Nord » avec une partie de Montpellier, Grabels, Saint-Gély du Fesc, Saint-Clément de Rivière, Montferrier sur Lez, Prades le Lez, Clapiers, Saint-Vincent de Barbeyrargues, Assas, Castelnau le lez, Le Crès, Jacou, Teyran, Guzargues, Saint-Bauzille de Montmel, Castries, Sussargues, Saint-Drézéry, Saint-Geniès des Mourgues, Beaulieu et Restinclières,

-         « Sud » avec Villeneuve lès Maguelone, Lattes, Palavas, une partie de Montpellier et Pérols,

-          « Est » avec une partie de Montpellier, Saint-Aunès, Mauguio, Vendargues, Baillargues et Saint-Brès,

-         « Centre » pour le « Vieux Montpellier ».

 

L’Observatoire fait le bilan pour les transactions 2009 suivant :

 

Surfaces commercialisées

Année 2008

Année 2009

Variation 2009/2008

Bureaux

56.000 m²

62.450 m²

+ 12 %

Locaux d’activité

29.545 m²

45.800 m²

+ 55 %

Entrepôt

10.390 m²

3.500 m²

- 66 %

Foncier

116.000 m²

115.000 m²

- 1 %

 

Il faut remarquer que d’une année sur l’autre, le panel des transactions recensées a une incidence sur les moyennes constatées de prix à la location ou à l’achat.

 

Prix pour l’année 2009

Bureaux neufs

Bureaux seconde main

 

Prix HTen €/m² loué

Prix HT en €/m² à l’achat

Prix HT en €/m² loué

Prix HT en €/m² à l’achat

Nord

134

2083

132

1253

Sud

140

1883

105

850

Est

137

2123

120

1898

Ouest

89

Néant

125

Néant

Centre

156

2000

115

1612

 

Le secteur Ouest est peu équipé en bureaux.

 

Le neuf est plus attractif et donc plus cher.

 

Les secteurs Centre, Nord et Est sont les secteurs les plus chers car les plus recherchés.

 

Prix pour l’année 2009

Locaux d’activité seconde main

Foncier

 

Prix HT en €/m² loué

Prix HT en €/m² à l’achat

Nord

63

95

Sud

63

77

Est

60

99

Ouest

59

Néant

Centre

Néant

Néant

 

Les locaux d’activités sont essentiellement situés dans les secteurs Sud et Est.

 

Leur prix de location est remarquablement homogène.

 

Pour les entrepôts, le prix de la location HT est en moyenne de 33 € HT le m² en 2009 et de 37 € HT en 2008, tandis que le prix d’acquisition s’établit en 2008 à 500 € HT le m².

 

En résumé, les moyennes des prix HT au m² sont les suivantes.

 

Bureaux (hors parking) :

-         117 € pour une location en seconde main,

-         136 € pour une location en neuf,

-         1.312 € pour une acquisition en seconde main,

-         2.050 € pour une acquisition en neuf.

 

Locaux :

-         62 € pour une location en seconde main,

-         85 € pour une location en neuf,

-         893 € pour une acquisition en seconde main,

-         764 € pour une acquisition en neuf.

 

Entrepôts :

-         62 € pour une location en seconde main.

 

Foncier :

-         89 € en acquisition.

 

Sur le plan qualitatif, les évolutions récentes consistent, pour la réalisation de nouvelles zones d’activités, à :

- surveiller la qualité architecturale des bâtiments,

-assurer la desserte en haut débit numérique,

-desservir les zones d’activités par des cheminements doux et/ou des transports en commun,

- veiller à ce que l’équipement soit respectueux de l’environnement (infiltration et/ou rétention des eaux de pluie, production d’énergie renouvelable, éclairage public économe, etc.),

- offrir aux salariés une vie sociale à proximité afin qu’ils puissent optimiser leur temps, notamment lors de la pause méridienne (crèche, centre sportif, espace de loisirs, zone de chalandise ou de service à la personne, etc.).

02/02/2010

L’endettement des communes autour de Montpellier

Les communes sont incomparablement moins endettées que l’Etat.

 

En effet, fin 2009, la dette de l’Etat s’établissait aux alentours de 1.450 milliards d’€ contre environ 65 milliards d’€ pour les communes.

 

Cela représente approximativement la somme de 22.000 € par habitant pour l’Etat et de seulement 1.000 € par habitant pour les communes, soit 4,5 % par rapport à l’Etat.

 

Toutefois, les communes se doivent de rester vigilantes pour éviter d’être en incapacité d’investir ou pire en incapacité de rembourser les annuités de leurs emprunts.

 

Une commune se doit de dégager, dans le cadre de son budget fonctionnement, un excédent financier, appelé « capacité d’autofinancement » (ou CAF) qui résulte de l’excédent des recettes réelles nettes sur les dépenses réelles nettes (c’est l’épargne annuelle dégagée sur le fonctionnement).

 

Cette CAF doit au moins couvrir le capital à rembourser annuellement.

 

Lorsque ce dernier lui est déduit, on parle de « capacité d’autofinancement nette du remboursement en capital des emprunts ».

 

Cette somme peut abonder le budget d’investissement.

 

Elle peut être majorée de subventions, notamment du Département et de la Région, de nouveaux emprunts, de ventes de biens immobiliers et de recettes issues de l’urbanisation (taxe locale d’équipement notamment).

 

Les sommes globalement disponibles au budget d’investissement permettent d’équiper la commune (écoles, bâtiments publics, voirie, forêt communale, matériels nécessaires aux services municipaux, etc.).

 

Compte tenu de leur histoire, des besoins de leurs habitants, de la gestion des équipes municipales successives, toutes les communes n’atteignent pas en 2008 le même niveau d’endettement.

 

Ce dernier est jugé une fois ramené à l’habitant, sachant toutefois qu’il est normal que les grandes communes soient plus endettées que les petites car la ville offre plus de services publics.

 

Pour corriger cette distorsion, le Ministère des Finances fournit des moyennes nationales d’endettement des communes en fonction de strates d’habitants.

 

En outre, il est aussi fondamental de s’intéresser à la capacité de désendettement d’une commune : c'est-à-dire le nombre d’années qu’il lui faudrait pour rembourser sa dette si elle lui affectait la totalité de sa capacité d’autofinancement (ce qui lui interdirait d’ailleurs tout investissement durant cette durée).

 

Cette capacité de désendettement mesure le degré de solvabilité d’une commune.

 

Il faut savoir que certaines communes ne dégagent certaines années aucune épargne et donc sont dans l’incapacité, tant que cette situation dure, de rembourser leur dette !

 

Le tableau ci-dessous permet de juger du niveau d’endettement de 69 communes autour de Montpellier en ce qui concerne l’année 2008.

 

Tableau de classement des 69 communes autour de Montpellier en ce qui concerne leur niveau d'endettement pour l'année 2008

 

 

Communes Population (doubles comptes) Endettement en 2008      (en k€) Endettement 2008 par habitant en € Moyenne endettement par habitant de la strate Capacité d'autofinancement en k€ Capacité de désendettement en années
Assas 1523 93 61 597 242 0,4
Baillargues 5910 9157 1549 892 628 14,6
Beaulieu 1415 1161 820 597 111 10,5
Boisseron 1523 1332 875 597 96 13,9
Buzignargues 200 318 1590 493 30 10,6
Campagne 235 42 179 493 55 0,8
Castelnau le Lez 15594 28290 1814 951 1675 16,9
Castries 5676 9806 1728 892 657 14,9
Cazevielle 120 197 1642 493 -21 > 100
Clapiers 5364 4227 788 892 886 4,8
Combaillaux 1301 353 271 597 -62 > 100
Cournonsec 1983 4593 2316 597 -38 > 100
Cournonterral 5111 5756 1126 892 189 30,5
Le Crès 6855 5217 761 892 1318 4,0
Fabrègues 5943 9127 1536 892 517 17,7
Fontanès 208 66 317 493 5 13,2
Galargues 523 272 520 597 91 3,0
Garrigues 128 57 445 493 63 0,9
Grabels 5493 6279 1143 892 764 8,2
Guzargues 351 67 191 475 60 1,1
Jacou 4791 2640 551 788 421 6,3
Juvignac 6841 14951 2185 892 -133 > 100
Lattes 15592 16561 1062 951 4055 4,1
Lavérune 2619 2508 958 702 576 4,4
Lunel 22582 21218 940 1072 4371 4,9
Lunel-Viel 3218 1414 439 702 195 7,3
Les Matelles 1448 429 296 597 134 3,2
Mauguio 14974 16457 1099 951 4684 3,5
Montaud 871 282 324 597 87 3,2
Montferrier sur Lez 3556 495 139 702 379 1,3
Montpellier 229055 112308 490 1091 40890 2,7
Murles 295 100 339 475 48 2,1
Murviel-lès-Montpellier 1636 1237 756 597 90 13,7
Palavas 5446 12050 2213 892 1583 7,6
Pérols 7794 5692 730 892 1562 3,6
Pignan 5710 4010 702 892 884 4,5
Prades le Lez 4900 5197 1061 788 639 8,1
Restinclières 1468 825 562 597 27 30,6
Saint-Aunès 2847 2362 830 702 481 4,9
Saint-Bauzille de Montmel 932 142 152 597 113 1,3
Saint-Brès 2528 637 252 702 48 13,3
Saint-Christol 1230 464 377 597 81 5,7
Saint-Clément de Rivière 5581 24916 4464 892 1106 22,5
Sainte-Croix de Quintillargues 518 513 990 597 26 19,7
Saint-Drézéry 2180 1477 678 702 294 5,0
Saint-Gély du Fesc 7740 1018 132 892 1701 0,6
Saint-Geniès des Mourgues 1528 1433 938 597 140 10,2
Saint-Georges d'Orques 5182 9135 1763 892 736 12,4
Saint-Hilaire de Beauvoir 279 1045 3746 475 27 38,7
Saint-Jean de Cornies 697 424 608 591 31 13,7
Saint-Jean de Cuculles 357 67 188 475 89 0,8
Saint-Jean de Védas 8216 12444 1515 892 607 20,5
Saint-Just 2522 1776 704 702 1186 1,5
Saint-Mathieu de Tréviers 4566 5498 1204 788 570 9,6
Saint-Sériès 745 840 1128 597 80 10,5
Saint-Vincent de Barbeyrargues 574 807 1406 597 70 11,5
Saturargues 733 313 427 597 149 2,1
Saussan 1459 929 637 597 210 4,4
Saussines 785 355 452 597 79 4,5
Sète 40220 73330 1823 1072 5954 12,3
Sussargues 2150 2082 968 702 176 11,8
Teyran 4293 2185 509 788 636 3,4
Le Triadou 335 757 2260 475 53 14,3
Vailhauquès 2201 624 284 702 260 2,4
Valergues 2054 816 397 702 351 2,3
Vendargues 5259 7617 1448 892 1020 7,5
Vérargues 571 86 151 597 27 3,2
Villeneuve les Maguelone 7400 17948 2425 892 1645 10,9
Villetelle 1260 1680 1333 597 -7 > 100
  515194 478504 929 978 85697 5,58

 

Sources : Ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi / Ministère du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la réforme de l’Etat

 

Un tableau détaillé est disponible en fichier joint.

 

L’analyse de ces données réserve quelques surprises.

 

Tout d’abord, la commune de Montpellier a un endettement par habitant très réduit (490 €/hb à comparer aux 1.091 €/hb de sa strate démographique).

 

La moyenne sur les 69 communes autour de Montpellier étant de 929 €/hb, la Ville de Montpellier n’est qu’à 52,8 % de cette moyenne.

 

47 communes sur 69 ont même un endettement par habitant supérieur !

 

C’est la commune de Saint-Clément de Rivière (plus de 5.000 habitants) qui bat le record local avec 4.464 €/hb, suivie de près par la petite commune de Saint-Hilaire de Beauvoir avec 3.746 €/hb.

 

Un deuxième groupe de communes s’avère très endetté, au regard de la moyenne pondérée sur la zone (rappel : 929 €/hb) : Villeneuve les Maguelone (2.425 €/hb), Cournonsec (2.316 €/hb), Le Triadou (2.260 €/hb), Palavas (2.213 €/hb) et Juvignac (2.185 €/hb), toutes au dessus d’un seuil de 2.000 €/hb.

 

Au dessus d’un seuil de 1.500 €/hb, on trouve dans l’ordre : Sète (1.823 €/hb), Castelnau le Lez (1.814 €/hb), Saint-Georges d’Orques (1.763 €/hb), Castries (1.728 €/hb), Cazevieille (1.642 €/hb), Buzignargues (1.590 €/hb), Baillargues (1.549 €/hb), Fabrègues (1.536 €/hb) et Saint-Jean de Védas (1.515 €/hb).

 

Toutes ces communes ne sont pas forcément en difficulté financière, cette dernière étant jugée sur la capacité de désendettement calculée en années (en moyenne de 5,6 ans sur les 69 communes étudiées).

 

Toutefois, les communes de Juvignac et de Cournonsec, les plus fragiles financièrement, sont dans l’obligation urgente d’améliorer leur capacité d’autofinancement.

 

Dans une moindre mesure, les communes de Saint-Jean de Védas, Cazevielle, Saint-Hilaire de Beauvoir, Saint Clément de Rivière et Saint-Jean de Védas vont-elles aussi devoir tailler dans leurs dépenses ou alors trouver de nouvelles recettes (impôts locaux notamment).

 

Il est difficile d’échapper longtemps à l’orthodoxie financière, surtout quand on cumule un fort endettement et une faible capacité à couvrir les annuités des emprunts.

30/01/2010

Cap Alpha : un fleuron de la création d’entreprises à Clapiers

La création d’entreprise est friande de « business success story », cette présentation du chemin parcouru par des « entrepreneurs partis de rien », en réalité partis d’une idée.

 

La croissance de Cap Alpha est elle-même l’histoire d’un succès.

 

Créé en 1987, cet incubateur veille à la gestation puis aux premiers pas d’entreprises innovantes spécialisées dans le domaine de la santé et de l’environnement.

 

Il a été implantée à Clapiers, en marge du pôle Agropolis, pas très loin de l’Institut de l’audiovisuel et des communications en Europe (IDATE).

 

Le cadre verdoyant et préservé de Montpellier-Nord se prêtait particulièrement bien à l’accueil de diplômés, de cadres, de chercheurs et de créateurs.

 

Depuis sa création, le Centre européen d’entreprise et d’innovation (CEEI), englobant d’abord Cap Alpha puis Cap Omega, née en 2004, sur le parc Eurêka du Millénaire à Montpellier et, maintenant Cap Gamma, spécialisée dans les biotechnologies avancées, aura accompagné 445 entreprises et permis la création de 3.700 emplois.

 

Pour couronner son ascension, le CEEI de Montpellier Agglomération a reçu, en avril 2007, à Seattle (Etats-Unis), deux prestigieux prix, ou « awards », décernés par la National business incubation association (NBIA).

 

Il s’agit du titre de « Meilleur incubateur mondial de l’année toutes catégories confondues ».

 

En 2008, le CEEI de Montpellier Agglomération est devenu le « Business and innovation center », ou B.I.C., afin d’obtenir une meilleure visibilité à l’International.

 

Le CEEI concerne la partie accompagnement (conseils individualisés et formation) des projets de création tandis que les pépinières, disséminées sur tout le territoire de l’Agglomération de Montpellier, sont la partie « hébergement ».

 

De plus, des entreprises peuvent être accompagnées sans être hébergées.

 

Enfin, l’accompagnement est gratuit pendant la phase de pré-création.

 

23 ans après sa construction le bâtiment clapiérois, conçu par le grand architecte Emmanuel Nebout, méritait une cure de jouvence.

 

C’est le même homme de l’art qui a été choisi à cet effet, après concours.

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Une requalification fonctionnelle de grande qualité

(Source : Atelier d'architecture Emmanuel Nebout)

 

La requalification « Green Tech » de cet équipement permettra un meilleur accueil des créateurs, notamment grâce à des technologies de communication dernier cri.

 

Les nouvelles normes environnementales seront respectées : utilisation de matériaux naturels comme le bois, parcs à vélos, tri sélectif, végétalisation des façades, couverture avec 550 m² de panneaux photovoltaïques, haute performance thermique et sobriété énergétique au niveau du chauffage, de la climatisation et de l’éclairage.

 

Le nouveau bâtiment, pour un coût de 3,2 M€ (dont 0,6 M€ pour le photovoltaïque), sera donc exemplaire en matière de développement durable.

 

La "première pierre" a été posée en janvier 2010 et la livraison de l'équipement interviendra en mai 2011.

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Georges Frêche, Gilbert Pastor et Anne-Yvonne Ledain

rappelant les enjeux et l'histoire de Cap Alpha 

 

Cap Alpha va donc continuer à accompagner des entreprises dans la biotechnologie : modélisation agronomique, production de biocarburant à partir de bactéries, lombriculture, etc.

 

Les créateurs sont unanimes : ce qui compte le plus pour la réussite de leur challenge, ce n’est pas l’argent mais la qualité de l’environnement humain, des conseils prodigués et des services offerts.

 

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De nombreux créateurs d'entreprises présents devant

l'emblématique symbole des bâtiments publics clapiérois :

la pyramide (présente au Collège et au Complexe sportif)

 

Décidément, Cap Alpha fut une riche idée pour le développement du Grand Montpellier.

21/01/2010

Montaud chauffe son école au bois

Les municipalités sont confrontées à des contraintes financières du fait du désengagement de l’Etat (réduction de la Dotation Globale de Fonctionnement), des renforcements de normes concernant les bâtiments publics (sécurité incendie, gaz, électricité), des exigences plus fortes de la réglementation quant à l’accessibilité, de la voirie et des bâtiments ouverts au public, aux personnes à mobilité réduite, et enfin, des augmentations de charges, notamment les coûts de l’énergie.

Certaines équipes municipales ont compris que les investissements dans les énergies renouvelables et la performance énergétique étaient un facteur d’économie.

 

C’est notamment le cas de la Municipalité de Montaud qui vient d’installer une chaudière à granulés de bois pour chauffer un des bâtiments de son école primaire (deux étages avec 3 salles de classe et 270 m2).

 

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Panneau signalétique de l'installation

Cet équipement a été supervisé par le Maire, Pierre Combettes, son Premier Adjoint, Joël Combettes, et son Troisième Adjoint, Joël Raymond.

 

La Commune de Montaud a bénéficié des conseils éclairés de l’Agence locale de l’énergie (ALE de Montpellier) et de l’Association des communes forestières de l’Hérault (COFOR 34).

 

L’investissement s’élève à environ 22.000 € TTC (dont approximativement 4.000 € pour la construction de la dalle et du bâtiment abritant le silo de stockage).

 

La Commune de Montaud récupère la TVA au bout de deux ans (l’Etat restituant, après ce délai, cette taxe, dans le cadre du Fonds de Compensation de la TVA) et a bénéficié de subventions de la part :

- du Conseil général de l'Hérault (environ 4.000 €),

- de l’ADEME et de la Région Languedoc-Roussillon, au travers du programme Prométhée sur les énergies renouvelables (environ 8.000 €).

 

Les granulés (ou pellets) sont faits de petits cylindres de bois reconstitué à partir de sciure.

 

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 Granulés de bois et trousseau de clefs pour donner l'échelle 

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Appenti abritant le silo vertical, en textile, contenant les granulés de bois

Cette sciure est récupérée dans les scieries, les menuiseries, les ébénisteries et dans d’autres industries du bois.

 

Elle est issue de bois non traité, séchée puis compressée sans additif.

 

La performance énergétique de ce type de combustible, supérieure à celle du bois bûche ou de la plaquette forestière, est liée à sa faible teneur en eau.

 

Les granulés de bois sont livrés par camion citerne : ils sont soufflés dans un silo d’une capacité de 5 m3 (soit les besoins d’une saison de chauffe pour un hiver normalement rigoureux) grâce à une manche à air.

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Gaine d'alimentation du silo de granulés de bois

Le silo n’a donc pas besoin d’être situé en bordure d’une voie de circulation.

 

Il est vertical, constitué d’une membrane en textile, et implanté dans un local indépendant de celui de la chaudière ce qui évite tout risque d’incendie.

  

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Vue générale de la chaudière (à gauche)

et de sa réserve en granulés de bois (à droite) 

Les granulés s’écoulent gravitairement et sont ensuite transportés automatiquement, une ou deux fois par jour, vers la réserve propre à la chaudière, par soufflage dans une gaine : ce transfert passe par une vis sans fin, dont la vitesse de rotation règle la quantité de combustible et donc l’intensité de la flamme.

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 Panneau de commande de la chaudière bois

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Vue du foyer de la chaudière, avec au premier plan, son cendrier

Les chaudières bois utilisent maintenant les dernières technologies, notamment l’électronique, et la combustion est quasi parfaite :

-         la quantité de cendres est extrêmement réduite (à Montaud, l’employé municipal vide le cendrier toutes les quinzaines par précaution mais le fabricant préconise une fréquence mensuelle),

-         les émissions de polluants (très variés dans le cas d’une cheminée à foyer ouvert) sont réduits à leur plus simple expression et très au dessous des normes officielles (tant au niveau des gaz que des particules),

-         le fonctionnement est entièrement automatique, la chaudière s’approvisionnant et se régulant elle-même sur les instructions consécutives aux mesures provenant d’un thermostat d’ambiance.

 

En faisant le choix de la chaudière à granulés de bois, l’équipe municipale de Montaud a relégué l’utilisation du fioul au passé.

 

Dorénavant, l’école ne craint plus ni odeur, ni salissure, liées au chauffage.

 

Sur le plan énergétique, 2 kilogrammes de granulés de bois équivalent à 1 litre de fioul ou encore à 1 m3 de gaz naturel (non disponible à Montaud).

 

Un m3 de granulés possède une masse de 650 kg.

 

Sur le plan de la lutte contre le réchauffement climatique, le bois libère une énergie renouvelable.

 

En effet, la combustion du bois s’inscrit dans un cycle court du carbone : puisqu’en coupant des arbres, c’est-à-dire en régénérant les forêts, ces dernières rajeunissent, voient leur croissance stimulée et finalement leur fonction de piégeage du carbone développée (en fixant du CO2 et en dégageant de l’O2, les forêts en croissance constituent d’excellents puits à carbone).

 

Les ratios d’émission de CO2, fixés par l’ADEME, pour la France, sont d’ailleurs les suivants :

-         0,084 kg de CO2 par kWh d’électricité,

-         0,300 kg de CO2 par kWh de fioul,

-         0,234 kg de CO2 par kWh de gaz naturel,

-         0,013 kg de CO2 par kWh de bois.

 

Pour chauffer avec du fioul, 2.000 à 2.500 litres étaient nécessaires tous les ans (soit  l'équivalent de 20.000 à 25.000 kWh).

L’équipe municipale a bien pris soin de faire poser à l’école, préalablement au renouvellement de l'installation de chauffage, des fenêtres à double vitrage, à rupture de pont thermique. Le gain communément admis pour ce type d’investissement est de l'ordre de 15 %.

 

En outre, le rendement de la nouvelle chaudière est meilleur, tant et si bien que les nouveaux besoins thermiques s'élèvent à seulement 15.000 kWh, couverts par 3,5 tonnes de granulés.

Financièrement, le coût « entrée chaudière » du kWh de granulé de bois en vrac est stable aux alentours de 0,05 € tandis que celui du kWh de fioul est très volatil : 0,085 € en moyenne en 2008 avec une oscillation entre 0,055 € et 0,105 € !

 

La Commune de Montaud a signé un contrat d'approvisionnement de 3 ans avec un fournisseur pour encore plus de sécurité sur le prix.

 

Globalement, si l’on prend comme référence l’année 2008, la Commune de Montaud devrait faire une économie annuelle de l’ordre de 1.000 € (soit plus de la moitié du coût antérieur du chauffage).

 

Sur le plan du développement local, les granulés de bois ne viennent jamais de très loin, contrairement aux énerges fossiles.

 

Les emplois sont donc créés localement.

 

Le bois des Pyrénées, de la Montagne Noire, de l’Espinouse, de l’Escandorgue ou des Cévennes, est valorisé, et au-delà nos forêts méditerranéennes.

 

C’est tout à l’honneur des élus Montaudois d’avoir fait un pas important en direction de la sobriété énergétique (isolation thermique de l’école) au-delà du pas en direction des énergies renouvelables (équipement avec une chaudière au bois).

 

En tenant compte des économies budgétaires réalisées par la Commune et de l’amélioration du bien-être des enfants de l’école (comme des autres usagers), l’équipement avec une chaudière à granulés de bois s’inscrit véritablement dans une logique de développement durable.

18/01/2010

Terres Vivantes organise des rencontres agri rurales pour favoriser l’installation en agriculture

L’association Terres Vivantes organise, avec plusieurs partenaires, les sixièmes rencontres agri rurales dans le Département des Pyrénées-Orientales, les 26 et 27 février 2010, au Lycée agricole de Théza.

 

L’action de Terres Vivantes vise à accompagner la création et le maintien d’activités agricoles, sources d’autonomie financière et de revitalisation du tissu économique et social en milieu rural.

 

Terres Vivantes est basée à Clermont l’Hérault et intervient partout dans le département de l’Hérault, ainsi que depuis 2008, dans celui des Pyrénées-Orientales.

 

Depuis 1997, Terres Vivantes a contribué à la professionnalisation de l’accompagnement des installations non aidées.

 

Grâce au partenariat initié avec le Conseil Général de l’Hérault et l’AIRDIE, Terres Vivantes a en effet contribué à la création d’outils tels que le Crédit à l’Initiative Agri rurale (CIA) permettant un financement des projets.

 

A travers les Rencontres agri rurales qu’elle organise tous les deux ans, Terres Vivantes souhaite poursuivre cette réflexion en donnant la parole aux différents acteurs de manière à faire avancer les politiques publiques en faveur de l’installation.

 

Terres Vivantes est maître d’ouvrage de cette manifestation et a sollicité un partenariat avec :

-         La Région Languedoc-Roussillon

-         Les Conseils Généraux des Pyrénées-Orientales et de l’Hérault

-         La Generalitat de Catalunya

-         L’AIRDIE

-         L’ADRET

-         L’ADEAR LR

-         L’IAMM de Montpellier

-         Nature et Progrès 66

-         Le CFPPA de Rivesaltes

-         RELIER

-         Terre de Liens

-         CIVAM Bio

-         Perspectives Rurales

-         La Chambre d’agriculture des Pyrénées-Orientales

-         L’ADEFA

 

L’objet de ces rencontres est de réunir, à l’échelle nationale, accompagnateurs à l’installation, porteurs de projet, organisations professionnelles, institutions et  élus pour échanger et débattre autour du thème de l’installation, faire le point sur la stratégie et l’évolution de la politique agricole et leurs coordinations au niveau départemental, régional ou européen.

 

L’objectif est d’aboutir à des actions concrètes qui permettront d’améliorer les dispositifs d’accompagnement à l’installation ainsi que d’étudier et d’impulser des projets communs qui pourront être élaborés en matière d’économie sociale et agricole.

 

Ces rencontres 2010 seront l’occasion d’approfondir les problématiques suivantes :

-         L’implication des collectivités dans les problématiques de l’installation : enjeux et coordination

-         Faire face à la déprise agricole et aux problèmes de reprise d’exploitations : la question de l'accès au foncier (reprises d'exploitation, outils collectifs d'accès au foncier, projection démographique, implications des élus, échanges de foncier...)

-         L’installation progressive et les espaces de test (les différentes formes de test, les coopératives d'activité et la formation)

-         La problématique de l'habitat et du logement pour les agriculteurs et les salariés (bilan recherche action, logement passerelle, ...)

-         Les outils collectifs de transformation et de commercialisation (et notamment pour la restauration collective)

-         La pluriactivité face aux secteurs en crise et aux économies territorialisées

 

Ces rencontres se situent dans la continuité :

 

1.      Du « Congrès des installés non aidés » qui s’est tenu le 27 février 1997 au Lycée agricole de Gignac (34) et qui a permis la reconnaissance de ce type d’installation.

 

2.      Du « Congrès national de l’installation progressive » qui s’est déroulé le 11 mai 1999 au Lycée agricole de Nîmes-Rodilhan (30) et a permis d’acter, dans la Loi d’orientation agricole de l’an 2000, l’installation progressive.

 

3.      Des « Rencontres s’installer en agriculture » qui ont eu lieu les 17 et 18 novembre 2004 au Lycée agricole « La Condamine » de Pézenas (34). Ces dernières rencontres ont permis d’enclencher une dynamique locale sur la mise en cohérence des opérateurs de l’Hérault et la rencontre de structures d’accompagnement œuvrant dans d’autres départements (Bouches du Rhône, Drôme, Tarn…). Un guide de l’installation a ainsi été mis en place : http://www.agriherault.org/guide/index.html

 

4.      Des rencontres « S’installer en agriculture, créer son activité en milieu rural » qui se sont déroulées les 8 et 9 mars 2006 au CFP de Brens dans le Tarn (81). Ces rencontres ont permis encore une fois de mobiliser porteurs de projet, agriculteurs, milieux associatifs intervenant en milieu rural et institutions. Par ailleurs, ces rencontres ont permis de créer l’association CARTES-LR, Comité Agricole Régional Terres et Environnements Solidaires Languedoc-Roussillon regroupant la Fédération Régionale de la Coopération Agricole, la Fédération Régionale des CUMA, Réseau d’Expérimentations et de Liaisons des Initiatives en Espace Rural, Solidarité Paysan et Terres Vivantes.

 

5.      Des 5ème Rencontres de l’installation agrirurale « Créer une activité dans un territoire et dans la durée », les 27 et 28 mars 2008, à Cosne d'Allier (03) en Auvergne, organisées en partenariat avec l’Association d’ASA et le CELAVAR Auvergne.

 

Un site Internet a été créé pour diffuser toutes les informations relatives aux différentes rencontres et permettre la création de liens entre les structures d’accompagnement à la création d’activités agrirurales : http://www.rencontresagrirurales.org

 

En outre, des formations à destination des accompagnateurs ont été mises en place.

 

Enfin, une structure d’accompagnement labellisée Terres Vivantes, a été créée dans les Pyrénées-Orientales.

 

Les Rencontres s’organisent sur deux journées au LEGTA de Théza, avec le programme provisoire suivant :

 

Vendredi 26 février 2010

 

9h00 Ouverture des rencontres

 

9h30 Table ronde : « Enjeux de l’installation pour un territoire et implication des collectivités », animée par Bernard Lagarrigue.

 

Thème

Intervenants

Politique actuelle et perspective dans le Sud de l’Union Européenne

Perspectives et prospectives des économies agricoles et rurales des pays du Sud de l’Europe

Secrétaire général au Conseil Général de l’Agriculture, ancien directeur de Cabinet de différents ministères, Bertrand Hervieu

 

CIHEAM, Sébastien Abis

Profils des installations d’aujourd'hui : résultats de l'étude sur les installations non aidées

ASP, François Lefebvre

Profils des installations en Catalogne du Sud et dispositifs d’accompagnement

DAAR de la Generalitat de Catalunya, Joan Salvador Minguet

L'emploi de qualité, l'insertion, les outils collectifs, la réciprocité et le lien social

Université Paris- Est Marne-la-Vallée, Hervé Defalvard

Les acteurs territoriaux et leurs rôles dans les politiques publiques d’installation : expériences et pratiques

Mairie

Maire de Caixas, Alain Doutres

Communauté de communes

Perpignan Méditerranée, Louis Carles

Pays

Pays Corbières Minervois, Eric Andrieu

Conseil Général des Pyrénées-Orientales

CG 66, Pierre Estève 

Conseil Régional Languedoc-Roussillon

CR LR, Béatrice Négrier

Catalogne du Sud

Generalitat de Catalunya, Joan Salvador Minguet

Union Européenne

Parlement Européen, José Bové 

 

13h00 Repas à partir de produits biologiques locaux

 

14h00 Films pour introduire les visites (Chambre d’agriculture des Pyrénées-Orientales et Terres Vivantes)

 

14h30 Visites d’exploitations agricoles

 

17h00 Espaces rencontres (stands associatifs et visites sur le site du lycée)

 

18h00 Projection du film « Ça sent le roussi »

 

19h30 Café citoyen avec Alain Desjardins, Président de Peuple et Culture

 

20h00 Repas et soirée animée

 

Samedi 27 février 2010

 

08h30 Accueil

 

09h00 Travail en atelier

 

12h30 Repas

 

14h00 Restitution des visites de terrains et des ateliers

 

16h00 Synthèse et conclusion :« Quelles réponses, pour quelles actions, pour quelle agriculture de demain ? », avec Pascale Moiti-Maïzi (Maître de conférence à SupAgro de Montpellier) et Omar Bessaoud (Docteur en sciences économiques au CIHEAM, spécialiste des politiques agricoles et rurales en Méditerranée).

 

Le programme détaillé des Rencontres Agri rurales 2010 sur : www.rencontresagrirurales.org

 

Contact : Terres Vivantes, antenne Pyrénées-Orientales - Animatrice : Noémie Bouthier

 

Bureau Montagne Elevage, Maison des entreprises, 66500 Prades - @ terres.vivantes.66@gmail.com

09/01/2010

Le « Grand emprunt » : du mythe à la réalité (deuxième partie)

Le « Grand emprunt » (22 Md€), additionné au recyclage des sommes prêtées aux banques et maintenant remboursées (13 Md€), permettraient d’injecter 35 Md€ dans l’économie française.

 

Cette somme appelle deux comparaisons :

-         la première avec les 29,9 milliards d’€ affectés aux mesures du « Plan de relance » dont l’effet sur l’économie est passé presque inaperçu,

-         la seconde avec une dizaine de milliards d’euros que l’Etat arrive à dégager annuellement sur son budget pour l’investissement (soit 3 % seulement de son budget).

 

Alors, "verre à moitié vide" ou à "verre moitié plein" ?

 

Disons que ce qui va être primordial, c’est la capacité à investir ces 35 milliards d’euros le plus rapidement possible dans des actions porteuses d’avenir, sans que l’effet d’aubaine ne prime.

 

Si l’on se réfère au « Plan Campus », cette opération d’envergure nationale piétine.

 

Il y a un an, elle devait être financée par une partie de la privatisation d’EDF : cela n’a pas été le cas.

 

Aujourd’hui, seul le regroupement en pôle universitaire a avancé.

 

Le « Plan Campus » de Montpellier a été notamment défini avec l’appui de la Ville, du Département et de la Région mais aucun début de commencement n’est à ce jour visible.

 

Or, si les 12 pôles d’excellence retenus doivent recevoir une dotation de 10,3 Md€ (dont 1 Md€ spécifiques pour l’Université Paris-Sud à Saclay), issus de l’opération « Grand emprunt », ils ne pourront en réalité bénéficier que de l’intérêt de cette somme qu’ils devront placer !

 

Ces 10 Md€ (milliards d’euros) se transforment donc en une rente annuelle de l’ordre de 350 M€ (millions d’euros) qui, seule, pourra être dépensée !

 

Ce ne sont donc pas 35 Md€ qui sont à investir mais seulement 26 Md€ sur 4 ans !

 

Le Gouvernement a, de façon réaliste, pris en compte cette lenteur de mise en œuvre inhérente à tout projet humain (il suffit de penser au retard pris par l’Etat sur la réalisation de l’A750 entre Gignac et Montpellier ou encore sur la rénovation de l’immense copropriété privée délabrée du Petit-Bard à Montpellier) : l’emprunt ne sera mobilisé que progressivement, au fur et à mesure des besoins, sur plusieurs mois et certainement sur plusieurs années.

 

C’est de bonne gestion et c’est déjà une pratique ancienne chez les collectivités territoriales.

 

D’autre part, quatre priorités ont émergé du travail de la commission Rocard pour utiliser les nouveaux fonds : recherche, université, haut débit et croissance verte.

 

Concernant les 25 Md€ à investir en dehors du « Plan Campus, les priorités sont les suivantes :

-         recherche, avec 10 Md€ dont 2,5 Md€ destinés à la santé (cancer, SIDA, maladies génétiques, Alzheimer) et aux biotechnologies, 3,5 Md€ à des sociétés de valorisation de la recherche et 0,85 Md€ pour créer des instituts hospitalo-universitaires,

-         industrie-PME, avec 6,5 Md€ pour les filières d’excellence du domaine de l’aéronautique, du spatial, de l’automobile, du ferroviaire et de la construction navale,

-         numérique, avec 4,5 Md€ pour généraliser le haut débit sur tout le territoire (sachant que c’est déjà lancé en Languedoc-Roussillon par la Région et le Département de l’Hérault),

-         développement durable, avec 5 Md€, qui devraient se rajouter aux 7 Md€ annuels du Grenelle de l’environnement, pour développer le nucléaire (50 % des crédits) et les énergies renouvelables (50 % des crédits) via l’ADEME.

 

Le bilan des investissements effectivement réalisés, le bien fondé de l’utilisation des crédits et l’effet de levier de ces dépenses ne pourront être évalués qu’a posteriori, c’est-à-dire d’ici quelques années.

 

Le « Grand emprunt » est certes une opération de communication de grande ampleur mais elle le sera moins que prévu : en effet, le Gouvernement Fillon a dû renoncer à faire appel à l’épargne des Français (le mot d’épargne populaire aurait pu être facilement remis d’actualité).

 

Malheureusement pour le pouvoir en place, l’annonce prématurée n’avait pas pris en compte le fait que l’épargnant français demande un taux d’intérêt supérieur (majoration de rémunération d’environ 1,5 % par an soit un coût supplémentaire de l’ordre de 300 M€) aux fonds de pensions anglo-saxons ou aux consortia internationaux de banques.

 

Le « Grand emprunt » n’aurait pas été attractif pour les particuliers et il serait donc apparu comme un « flop ».

 

Les gros « investisseurs » étrangers viendront donc en secours, alléchés par un placement sûr garanti par les Français sur leurs impôts : ces financiers détiennent déjà 60 % de la dette de l’Etat français et devraient souscrire au moins à cette hauteur le nouvel emprunt.

07/01/2010

Le « Grand emprunt » : du mythe à la réalité (première partie)

Le « Grand emprunt » agite le Gouvernement et le Président de la République.

 

Ils essaient de donner du sens à un endettement supplémentaire.

 

Car, pour l’instant, les Français s’expliquent mal l’emballement de la dette de l’Etat qui atteindra 90 % du PIB en 2012 (soit 90 % d’environ 2.000 Md€ et donc 1.800 Md€), générant une charge annuelle de 80 milliards d’€.

 

La raison en est bien entendu la recrudescence du niveau du déficit de l’Etat.

 

Ce dernier a doublé en un an : 125,8 milliards d’€ au 30 septembre 2009, contre 56,6 Md€ 12 mois plus tôt.

 

Toutefois, les Français se demandent pour quelles raisons les gouvernants en place ne font pas le choix de l’orthodoxie budgétaire, celle que tout un chacun est obligé d’appliquer, tôt ou tard, à son budget familial.

 

Chaque nouveau dérapage dans les dépenses ou dans l’absence de recettes (bouclier fiscal par exemple) restreint les marges de manœuvre de l’Etat pour demain.

 

Le « Grand emprunt » peut donc être appréhendé comme une dette supplémentaire.

 

C’est pourquoi, dans le rapport qu’ils ont rendu en novembre 2009, Michel Rocard et Alain Juppé prônent la modération de son montant : non pas 80 à 100 Md€, comme le souhaitaient certains parlementaires UMP, mais 30 Md€.

 

Le Gouvernement est encore plus prudent, en prévoyant de déduire de cette somme les 13 Md€ remboursés par les banques correspondant aux aides accordées par l’Etat pour leur sauvetage après la crise financière (cette somme, ne soyons pas dupes, a été elle-même empruntée par l’Etat qui, lui, avait accès au marché financier).

 

En effet, toute somme empruntée par l’Etat prive l’activité économique, marchande et non marchande, du même montant de prêt.

 

En outre, l’Etat espagnol a été déclassé par les organismes de cotation internationaux ce qui est synonyme de paiement d’une prime de risque aux prêteurs et donc un renchérissement des taux d’emprunt.

 

Plus récemment encore, c’est la Grèce qui vient de subir un déclassement plus important, sa capacité à rembourser inquiétant ses créanciers.

 

La France, qui offre à ce jour la meilleure signature qui soit, est actuellement en limite de déclassement vu l’ampleur de son déficit budgétaire.

 

A titre de comparaison, les taux des obligations à long terme du secteur public étaient, en octobre 2009, dans la fourchette de :

- 3,21 % à 3,53 % pour le groupe (noté AAA) Allemagne, France, Grande-Bretagne, Suède,

- 3,53 % à 3,78 % pour le groupe Autriche, Belgique, Espagne, Pays-Bas,

- 3,78 % à 4,33 % pour le groupe Italie, Irlande, Portugal,

- 4,33 % à 4,77 %, et même plus, pour les pays de l’Est de l’Union européenne.

 

Si la France glissait dans le groupe de l’Espagne, le service de la dette se trouverait renchéri, en année pleine, d’environ 0,25 % en taux, soit 4,5 Md€ d’intérêts en plus !

 

Imaginons d’ailleurs ce que la reprise économique, en 2011 ou 2012, avec son cortège systématique de tensions sur les taux d’intérêt (soit 1 ou 2 points de plus) pourra signifier pour le budget de la France : tout simplement, 18 à 36 Md€ de plus de service de la dette !

 

Compte tenu de la capacité de remboursement de l’Etat, le « Grand emprunt » sera donc petit en montant : de l’ordre de 22 Md€.

 

C’est effectivement peu comparé aux 63 Md€ d’intérêts payés par l’Etat français en 2008 (ce qui représente malheureusement sa principale « mission » loin devant l’éducation et la défense).

 

Toutefois, avec les 13 Md€ remboursés par le système bancaire, 35 Md€ seraient disponibles pour des investissements matériels et immatériels.

05/01/2010

Sommet de Copenhague : l’écologie contre l’humanisme

La Conférence de Copenhague a donné au Monde un spectacle pathétique.

 

Un cénacle de pays riches a confisqué la décision, après ce qui est apparu, a posteriori, comme une parodie de débat international.

 

Aucun accord proprement dit n’a été obtenu puisque les pays pauvres, écartés au dernier moment, se réservent le juste droit de ne rien parapher et donc de refuser d’approuver la déclaration finale.

 

L’égoïsme des pays riches a éclaté au grand jour.

 

Le « principe de Copenhague » est dorénavant synonyme de : « Après vous, je vous en prie », ou encore, « Après moi, le déluge ».

 

Il n’y a, en réalité, rien à attendre des institutions internationales.

 

Beaucoup de lobbies étaient présents à Copenhague : des pétroliers, des industriels du plastique, des exploitants de mines de charbon, etc. : d’eux, il n’y avait rien à espérer de positif.

 

Beaucoup d’organisations écologistes étaient aussi présentes à Copenhague, fortes de leurs actions passées : dénigrement des ampoules basse consommation, champ éolien empêché par ici, éco quartier retardé par là pour cause de forte densité ou de fort taux de logement social, usine de méthanisation critiquée par ici, ligne ferroviaire à grande vitesse freinée par là, sans que la liste de ces « exploits » ne soit close, tant l’imagination des « défenseurs de la nature » est prolifique, du moment que l’équipement ou l’aménagement touche leur voisinage.

 

Il était ainsi très difficile de demander aux autres de faire quand, soi-même, on fait obstruction à des réalisations, certes imparfaites, mais qui ont au moins le mérite d’innover et d’exister.

 

L’échec retentissant de Copenhague, c’est aussi celui de la « religion du CO2 » qui commence sérieusement à lasser nos concitoyens.

 

Il n’y a pas que le climat dans la vie : voilà la prise de conscience de l’"Après-Copenhague" !

 

Il y a même des sujets franchement plus importants et plus urgents à traiter.

 

Quand on pense que les gouvernements sont dans l’incapacité de réunir un sommet mondial pour tenter de résoudre la famine, la malnutrition et la misère dans le Monde !

 

Quand on pense que les gouvernements sont dans l’incapacité d’infléchir la courbe de mortalité infantile, de juguler les grandes maladies endémiques, de redresser l’effondrement du taux d’alphabétisation, de lutter contre le travail des jeunes enfants !

 

Mais qu’en revanche, sous la pression de groupes écologistes et scientifiques, ces mêmes gouvernants sont capables de se réunir pour le climat, et le climat seulement !

 

L’urgence n’est-elle pas aujourd’hui, tout simplement, de tendre la main aux êtres humains en détresse ?

 

D’ailleurs, ces actions qui relèvent du social, de l’humanisme, passent par le développement durable et donc des actions qui contribueront à modérer les consommations d’énergie, à réduire les émissions de gaz à effet de serre et donc à terme contribueront à limiter le réchauffement climatique.

 

Mais il semble que le problème du développement humain a été pris à l’envers à Copenhague : « par le petit bout de la lorgnette ».

 

Tout échec est toutefois bon à quelque chose : si les gouvernements ne font pas, c’est aux organismes non gouvernementaux, aux entreprises, à l’économie sociale (mutuelles, coopératives, associations), aux collectivités locales et aux individus d’agir.

 

De toute manière, si un accord raisonnable avait été obtenu à Copenhague, ce sont bien les citoyens qui auraient dû agir.

 

C’est le front des citoyens qui est à l’avant-garde de la lutte contre le réchauffement climatique.

 

Oui, Copenhague nous a fait prendre conscience que chaque individu, chaque collectivité locale, a le devoir de faire ce que les gouvernants sont dans l’incapacité de décider, a le devoir d’être à l’avant-garde de la lutte contre le changement climatique.

 

Tout agent économique peut se comporter en humaniste éco responsable.

 

Si certains ont les moyens d’investir (ampoules basse consommation, isolation des bâtiments, appareils ménagers et de chauffage moins gourmands en énergie, véhicules propres, etc.), tout le monde a la possibilité de réduire sa consommation (réducteur de débits sur les robinets, renouvellement plus lent de ses biens, attention portée à la limitation de ses déplacements, etc.) et ses gaspillages (tri sélectif des ordures, achats compulsifs, achats de biens et services à forte composante en énergies fossiles, etc.).

 

Agissons localement, dans une République décentralisée, en citoyens responsables et, collectivement, nous irons, pour notre propre bien, vers un Monde qui permettra un avenir aux autres habitants de la Planète, moins favorisés que nous.

01/01/2010

Le Syndicat de Garrigues-Campagne repart sur un affermage de 12 ans

Le Syndicat intercommunal d’adduction d’eau potable de Garrigues-Campagne (SIGC), compétent en matière d’eau potable, est né en 1931.

 

Il regroupe 24 communes qui ont adhéré au fur et à mesure que leurs sources s’avéraient insuffisantes l’été : Assas (1970), Baillargues (1940), Beaulieu (1937), Boisseron (1938), Buzignargues (1980), Campagne (1931), Castelnau le Lez (1940), Castries (1940), Clapiers (1940), Fontanès (1938), Galargues (1937), Garrigues (1931), Guzargues (1940), Montaud (1984), Restinclières (1937), Saint-Bauzille de Montmel (1945), Saint-Drézéry (1937), Saint-Geniès des Mourgues (1937), Saint-Hilaire de Beauvoir (1937), Saint-Jean de Cornies (1937), Saint-Vincent de Barbeyrargues (1943), Sainte-Croix de Quintillargues (1960), Saussines (1969) et Teyran (1940).

 

Le SIGC a d’abord exploité le réseau d’eau potable en régie, le Syndicat utilisant son propre personnel.

 

Une seule ressource existait à l’époque – Fontbonne – sur la commune de Buzignargues qui a accepté généreusement de partager cette eau de source.

 

Par la suite, le Syndicat des eaux a aussi exploité en régie le forage de la Crouzette situé au centre de Castelnau le Lez (c'était la source vauclusienne alimentant Sextantio).

 

En 1975, le SIGC a signé un contrat d’affermage avec la Compagnie Générale des Eaux, pour une durée de 20 ans.

 

A cette époque-là, les collectivités locales doutaient de leur capacité à faire face au décollage de la consommation d’eau potable du fait d’un début de croissance démographique et de la généralisation du confort dans les habitations (douche, bain, machine à laver le linge).

 

Le Syndicat est donc resté propriétaire du réseau et des installations de pompage tandis que la société fermière a été chargée de leur exploitation, avec une obligation de résultats en terme de qualité et de continuité du service : extraction de l’eau, traitement, adduction, stockage, distribution au robinet, facturation.

 

En 1996, une nouvelle délégation de service public a été accordée à l’entreprise Ruas SA pour un contrat de 12 ans.

 

C’était la victoire de David contre Goliath, d’un entrepreneur local face à des concurrents déjà en voie de mondialisation, promoteurs du fameux « service public à la française ».

 

Considérant que la procédure édictée par la Loi Sapin n’avait pas été respectée, les communes de Baillargues, Castelnau le Lez, Saint-Geniès des Mourgues et Clapiers ont obtenu devant le Tribunal Administratif de Montpellier l’annulation de l’autorisation donnée au Président du SIGC de signer le marché.

 

Une nouvelle procédure de délégation de Service public a reconduit l’entreprise Ruas SA pour une durée de 10 ans à compter de 1998.

 

En fait, le contrat a duré jusque fin 2009, suite à un prolongement exceptionnel du contrat de 2 ans, par un avenant.

 

En ce qui concerne la succession, au 1er janvier 2010, de l’entreprise Ruas SA, absorbée par Véolia deux ans auparavant, plusieurs délégués des communes ont voté un retour à l’exploitation du service en régie directe.

 

Cette option, presque financièrement équivalente à un affermage (d’après un rapport préalable établi par le Cabinet Gaxieu en 2008 qui donnait la rémunération théorique d’équilibre financier du service) et qui présentait des avantages non financiers (notamment en terme de contrôle et de gouvernance des élus), a été toutefois minoritaire au sein de l’Assemblée générale du SIGC et donc écartée au profit de l’affermage.

 

Il faut tout de même préciser au passage que le SIGC desservant environ 20.000 foyers, possède une taille tout juste suffisante pour que la régie soit le mode de gestion le plus performant.

 

La régie est, en effet, d’autant plus intéressante que la taille de la collectivité est importante : la Ville de Paris est passée par exemple en régie en 2009.

 

Au niveau du SIGC, une procédure de délégation de Service public a donc été lancée fin 2008 puisque le principe de l’affermage a été retenu.

 

Après une première sélection des offres, deux candidatures, celle de Véolia (ex Compagnie Générale des Eaux) et celle de la SDEI (Groupe Lyonnaise des Eaux), sont parvenues à l’étape de la négociation avec le Président du Syndicat.

 

Après cette phase de « dialogue compétitif », ce dernier a proposé dans son rapport, le choix de Véolia, choix qui a été approuvé, à la majorité relative, lors de l’Assemblée Générale du SIGC, le 3 décembre 2009.

 

Pour les cinquante mille usagers du SIGC, les données financières utiles sont les suivantes :

 

Sommes encaissées par le Fermier

Part fixe annuelle en €

Part variable en €/m3

Prix en €/m3

pour une consommation standard de 120 m3

Contrat 1996-2010

26,20

0,2750

0,4933

Option Régie (Rapport Gaxieu)

30,00

0,5250

0,7750

Option Affermage (Rapport Gaxieu)

30,00

0,4650

0,7150

Offre SDEI

26,20

0,3390

0,5573

Offre Véolia validée

26,00

0,3300

0,5467

 

La nouvelle délégation de Service public conduit donc à un renchérissement du prix de l’eau (soit environ 5 centimes d’euro en plus au m3).

 

Toutefois, la qualité du service sera bien supérieure, le cahier des charges imposé étant, de loin, beaucoup plus complet, avec notamment des pénalités prévues en cas d’insuffisance de résultats :

-         560.000 € de travaux à la charge du Fermier, en début de contrat, pour renforcer la sécurité des installations,

-         renouvellement de 1 % des branchements tous les ans (or, ces derniers sont responsables d’une partie significative des fuites d’eau),

-         renouvellement de 7 % des compteurs tous les ans,

-         lutte contre les fuites avec un objectif de rendement du réseau de 77 % en 2018 au lieu 59 % actuellement,

-         déploiement avant fin 2012 de la télé-relève qui permettra aux usagers de suivre sur Internet leur consommation au jour le jour.

 

Le nouveau contrat offre ainsi un meilleur rapport qualité prix que le précédent.

 

Le SIGC, de son côté, va maintenir la redevance syndicale (forfait encaissé par la collectivité) et s’abstenir de relever en 2010 sa part variable, c’est-à-dire le prix au m3 consommé (2 % d’augmentation ces dernières années), soit 1 centime d’euro de non augmentation.

 

En outre, la Communauté d’Agglomération de Montpellier prenant la compétence « Eau potable », à compter du 1er janvier 2010 (le SIGC se transforme en Syndicat mixte dans un premier temps mais sera dissout d’ici quelques années), il est prévu à moyen terme une unification du prix de l’eau (c’est déjà le cas pour l’assainissement) sur le périmètre de l’Agglomération de Montpellier (soit en tout 8 communes du SIGC).

 

Il risque d’en être de même pour les usagers des 7 communes du Grand Pic Saint-Loup qui prend lui aussi la compétence « Eau potable » au 1er janvier 2010.

 

Sur le plan financier, le prix de l’eau du SIGC est traditionnellement 10 % plus faible que celui de la moyenne départementale, elle-même 10 % moins chère que celle nationale.

 

Au 1er janvier 2010, un usager du SIGC paiera, sans tenir compte de l’assainissement, pour une consommation de 120 m3 d’eau potable, entre 1,55 € et 1,70 € du m3 suivant les communes (la variabilité vient des redevances « Prélèvement » et « Modernisation des réseaux » prélevées par l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, redevances plus fortes dans les grandes communes mais en cours de convergence vers une valeur unique).

28/12/2009

L’arbre du Paradis : le Moringa oleifera

En cette période Noël, nous bénéficions des bienfaits et des plaisirs du chocolat, produit tropical emblématique.

 

C’est aussi une période, plutôt dédiée aux vacances et au repos, propice à la solidarité et à la générosité.

 

Noël, c’est aussi l’espoir d’une vie meilleure pour nos frères de ce Monde.

 

Aussi, vais-je vous compter l’histoire d’associations qui se mobilisent en Afrique pour lutter contre la malnutrition au Niger, au Burkina-Faso, au Togo et au Bénin, en faisant la promotion d’un autre arbuste tropical qui n’est pas le cacaoyer, qui est une plante vivrière et non une culture de rente.

 

Les déficits nutritionnels chroniques touchent les jeunes de la région sahélienne ou des périphéries des grandes villes de la côte atlantique : ils compromettent l'avenir physique et intellectuel de cette jeunesse.

 

C’est pourquoi, quatre associations du Gard et de l’Hérault, Agronomes et vétérinaires sans frontières (www.avsf.org), Silva (www.silva-riat.fr), Res publica (www.respublica.asso.fr) et Microfel (microfel.blogspot.com), s’intéressent au développement du Moringa oleifera.

 

Cet arbuste, originaire d’Asie, est appelé « arbre du Paradis ».

 

Il est facile à cultiver car quasiment spontané en Afrique de l’Ouest.

 

Ses feuilles peuvent être consommées par les animaux d’élevage, mais aussi et surtout, par les hommes, en frais ou une fois séchées pour être transportées.

 

Les feuilles de cet "arbre légume" ont un goût intermédiaire entre l’épinard et le chou.

 

Cet « arbre miracle » génère des coûts de production nuls contrairement à la spiruline artisanale (algue bleue) qui nécessite un bassin d’eau à pH contrôlé.

 

Le Moringa oleifera constitue un complément alimentaire de grande qualité.

 

100 grammes de feuilles fraîches apportent l’équivalent de :

- en calcium, l’équivalent d’un verre de lait,

- en vitamine C, autant qu’une orange ou qu’une mangue,

- en fer, plus que 100 g de bœuf ou que 100 g de lentilles,

- en vitamine A, plus qu’une carotte,

- en protéines, plus qu’un œuf.

 

La culture de cet arbuste est traditionnelle en Afrique de l’Ouest, depuis son introduction depuis l’Inde au XVème siècle, mais la désertification et les migrations en ville contribuent à faire perdre sa mémoire.

 

Cueilli comme le thé, cet arbre maraîcher est reproduit par bouture. Il entre en production en quelques mois et supportent des conditions de sol et de climat hostiles. Il peut servir de haies autour des cases.

 

Il est recommandé d’utiliser deux variétés complémentaires pour avoir des feuilles toute l’année : l’une, issue du Sahel, perdant son feuillage durant la saison sèche et l’autre, issue des zones côtières, au contraire, durant la saison des pluies !

 

Le collectif des quatre associations sus nommées a effectué en 2009 un voyage d’études dans les quatre pays sahéliens et côtiers cités.

 

L’objectif du programme de coopération qu’elles souhaitent mener à bien comprend :

-         la multiplication du végétal dans des pépinières,

-         la plantation des arbustes par les habitants,

-         le développement des usages de la feuille (cuisine et éventuellement séchage et broyage dans des moulins à maïs).

 

Ce type d’action nécessite pour être bénéfique une grande technicité, une présence de techniciens sur place, des relais dans les différents villages concernés et surtout un état d’esprit humaniste, faisant une grande place au respect et à l’écoute des populations locales.

  

Ce sont les « petites » initiatives qui font les grands développements.

 

Globalement, le Moringa oleifera permet de lutter contre la pauvreté en offrant une ressource alimentaire abondante, d’améliorer la sécurité alimentaire notamment en période de « soudure » (quand les greniers sont vides avant la nouvelle récolte) et de contribuer à la lutte contre la désertification grâce à la constitution d’un couvert végétal.

 

Pour mémoire, il existe aussi des expériences de cultures de baobabs maraîchers, conservés petits, et dont on cueille les feuilles, comme pour l’arbre du Paradis !

 

Comme quoi : « Small is beautiful ».