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28/08/2009

3ème Festival de la Tomate

Parti d’une idée originale du Président de l’Association des marchés paysans de l’Hérault, Yves Martinot, le Festival de la Tomate est organisé en 2009 pour sa troisième année consécutive.

L’événement a lieu à Clapiers le dimanche 6 septembre, de 9 h à 17 h.

La première édition s’est tenue à Montpellier en 2007, au quartier Saint-Clément, en liaison avec le Comité de quartier, dans le prolongement du marché paysan hebdomadaire.

En élisant domicile à Clapiers dès 2008, le Festival de la Tomate intègre un site aux dimensions de son succès.

En effet, le parc de Clapiers peut accueillir, à l’ombre des ses arbres centenaires, plusieurs milliers de visiteurs tout en laissant des espaces de respiration.

La manifestation s’inscrit dans le cycle annuel voulu par la Communauté d’Agglomération de Montpellier avec la Fête de l’olive en octobre à Pignan, la Fête de la vigne sur la Place de la Comédie à Montpellier début décembre et la Fête de la truffe en janvier à Saint-Geniès des Mourgues.

Chacun de ces événements a respectivement une orientation particulière :
- mise en avant du travail des artisans des métiers de bouche, mise à l’honneur des petits producteurs d’olives pluri-actifs au travers de la Coopérative de Pignan, cérémonie d’intronisation par une confrérie locale, mise en valeur des différentes variétés d’olives de bouche et d’huiles d’olive,
- mise en valeur des caves coopératives et des caveaux privés, dégustation des Appellations d’origine contrôlée (AOC) « Languedoc Grés de Montpellier » et Languedoc Pic Saint-Loup », y compris les appellations communales Saint-Georges d’Orques, Saint-Drézéry et La Méjanelle, ainsi que des Vins de pays (VDP) des Coteaux du Bérange et des Collines de la Moure, mise en avant des viticulteurs professionnels,
- démonstrations de savoir-faire, mise en avant du goût, des traditions rurales et de la passion du diamant noir.

Le Festival de la Tomate, quant à lui, vise la promotion de la petite agriculture, paysanne et respectueuse de l’environnement.

Il s’agit de donner une vitrine aux productions Bio, aux circuits courts de commercialisation et au commerce équitable.

Le thème de la tomate, qui intéresse à la fois les maraîchers mais aussi les jardiniers amateurs et des consommateurs éclairés, s’y prête bien :
- présentation de variétés anciennes de tomates,
- marché paysan de producteurs locaux,
- stands d’associations militantes pour une meilleure restauration scolaire, un renouvellement de l’agriculture extensive, la promotion de nouveaux modes de production et de commercialisation.

L’entrée est gratuite car c’est la convivialité, la pédagogie (dégustations, expositions, animations éducatives) et la rencontre qui sont à l’honneur.

Pour l’édition 2009, le nombre d’exposants a été doublé et le programme des attractions et des animations renforcé : voir le programme détaillé.

En outre, une collaboration a été instituée avec Ecocup en vue de ne proposer, pour les buvettes, que des gobelets récupérables : ces derniers seront personnalisés aux couleurs du Festival. L’objectif est de tendre vers une manifestation « durable », minimisant les déchets notamment.

FestivalTomateAffiche2009.jpg

Le Festival de la Tomate est une coproduction Communauté d’agglomération de Montpellier, Commune de Clapiers, Association des marchés paysans de l’Hérault et Association Terres Vivantes.

19/08/2009

Journées de l’environnement à Prades le Lez

La Commune de Prades organise ses premières
« Journées de l’environnement », du 2 au 25 octobre 2009
.

La volonté de la Municipalité est de rééditer les années suivantes cette manifestation et d’y donner un rayonnement à l’échelle de l’agglomération montpelliéraine : l’événement pourrait donc devenir multi sites dès 2010.

Le lancement se fera à la Maison de l’agglomération de Prades, le vendredi 2 octobre, à 18 h 30.

Plusieurs films seront projetés et seront l’occasion d’un débat :
- le déjà célèbre « Nos enfants nous accuseront » de Jean-Paul Jaud, sur la restauration Bio à l’école,
- « Vignes et Vins »,
- « Emeutes de la faim »,
- « Le Fantôme du Lez »,
- « La faim des paysans »,
- « Bio attitude sans béatitude »,
- « Une pêche d’enfer ».

Des conférences-débats sont prévues sur le thème :
- de la recherche agronomique et des OGM (organismes génétiquement modifiés), le mardi 6 octobre, à 20 h 30, salle des Aînés,
- de la biodiversité, le jeudi 8 octobre, à 20 h 30, salle du Conseil municipal,
- de la qualité de l’eau potable, le jeudi 15 octobre, à 20 h 30, salle Jacques Brel,
- de l’alimentation et de la santé, le mardi 20 octobre, à 20 h 30, au restaurant « Le Vieux Pressoir »,
- des stratégies pour améliorer l’agriculture et l’alimentation en circuit court, le jeudi 22 octobre, à 20 h 30, à la Médiathèque.

Un marché paysan hebdomadaire sera lancé et inauguré le dimanche 4 octobre : il s’installera place Jean Jaurès.

La Municipalité prévoit aussi une découverte des jardins familiaux, l’ organisation d’ateliers vidéo, des balades autour des plantes médicinales et comestibles, etc.

Ces « Journées de l’environnement » se termineront par un grand final, en forme d’apothéose, le dimanche 25 octobre toute la journée, place du Café, avec marché paysan, expositions sur l’éco construction et les nouvelles technologies, spectacles variés et apéritif Bio.

De nombreuses associations participent ou contribuent à l’événement : « Prades environnement », « Kokopelli », « Coopere 34 », Collectif « Tout un plat », « Lafi Bala », « BEDE », « La fleur sauvage », « Terre nourricière », « Association des marchés paysans de l’Hérault », « Carpe Diem », « Terroir Direct », « Eau pour la vie », « Les 1000 pattes de Prades le Lez », « Terra One », « Récolte pour tous », « Association des jardins familiaux de Prades ».

Ces « Journées de l’environnement » de Prades de Lez constituent donc un événement ambitieux au programme très complet, concocté par le nouveau Maire-adjoint à l’environnement de cette commune : Rachid Khenfouf.

21/07/2009

Forum Social Hauts Cantons 34

2ème Forum Social des Hauts Cantons
les 28, 29 et 30 août 2009 à Bédarieux (Hérault)


"Un lieu où chacun est invité à participer"


Pendant ces 3 jours, le Forum rassemblera des ateliers pratiques, des débats publics, des conférences et des séminaires, une foire aux alternatives, un marché paysan.
Voici les thèmes qui seront abordés :
- Communication Non-Violente
- Produire et Consommer Local
- Déplacements Doux
- Pluri-activité en Milieu Rural
- Les Déchets
- Atelier Radioactivité (avec la CRIIRAD)
- Petite Enfance et Éducation Alternative
- Phyto épuration et Valorisation de l'eau de pluie
- Eau / préserver l'Orb
- Économie Solidaire (l'exemple de Mondragon)
- Les Couveuse d'Activités Artistiques
- Les Logiciels Libres
- Séminaire Viticulture
- Qu'est-ce que la Richesse ?
- Traction Animale et Portage
- Histoire du Pays Minier
- L'Habitat Groupé Intergénérationnel Autogéré
- Une autre Alimentation Collective
- Décroissance
- Jardiner sans Pesticides
- Le Petit Éolien en auto construction
- Exclusion et Identité
- La Chimie dans nos Assiettes et notre Environnement
- Entreprises d'Insertion

Et aussi des spectacles, des concerts, des courts-métrages dans une ambiance festive et créatrice.

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« L'espoir d'une autre démocratie »

Le Forum Social est un espace de rencontre, ouvert, pluriel et diversifié, non confessionnel, non gouvernemental et non partisan.
Il vise à approfondir la réflexion, le débat d'idées démocratiques, la formulation de propositions, l'échange en toute liberté d'expériences et l'articulation en vue d'actions efficaces d'associations et de mouvements de la société civile qui s'opposent à la domination du monde par le capital et qui s'emploient à bâtir une société planétaire axée sur l'être humain (charte des Principes de Porto Alegre, avril 2001).

Forum Social des Hauts Cantons de l'Hérault
37, rue Saint-Alexandre - 34600 Bédarieux (local FCPE)
Tel : 06 71 53 16 25 - 06 80 36 31 19

fs34hc@gmail.com
http://forumsocialdhc.free.fr/index.htm

12/07/2009

Aidons Radio Terra One

Fille des « radios pirate » avant 1970, puis des « radios libres » entre 1981 à 1983, la liberté d’expression sur les ondes est aujourd’hui défendue en France par 600 « radios associatives locales ».

Il est loin le temps de l’inculpation de François Mitterrand et de Laurent Fabius qui en créant la radio militante socialiste Riposte comptaient contester le monopole d’Etat dans le domaine de la radio et de la télévision.

Les radios commerciales dominent en effet maintenant en terme de temps d’écoute.

Toutefois, les radios associatives locales se défendent bien en se professionnalisant et en passant au numérique. Elles sont en général d’utilité sociale du fait de la relation particulière qu’elles entretiennent avec leur auditoire. Elles sont une composante essentielle de la diversité culturelle et médiatique en France. Elles offrent notamment une tribune aux associations et aux acteurs locaux.

Elles souffrent financièrement du fait de la baisse des crédits de l’Etat dans le domaine social et culturel. Le Fonds de soutien à l’expression radiophonique (FSER) qui alloue des aides à l’installation, à l’équipement et au fonctionnement, se fait en effet de plus en plus chiche.

La Radio Terra One a pu émettre, sur Montpellier et alentours, jusqu’au mois de juin 2009 sur une fréquence (102.2 MHz) allouée provisoirement par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA).

Il lui faut maintenant obtenir une autorisation permanente.

La réponse du CSA interviendra en octobre 2009.

L’appui des habitants de Montpellier et des villages avoisinants est important : soutien possible sur le site http://www.terraone.fr/ où l’on peut maintenant écouter la radio en live via Internet.

C’est une radio associative locale dédiée à l’éducation à l’environnement qui souhaite « accompagner le public d’une manière pratique vers des habitudes plus respectueuses envers les générations futures ».

Aidons Terra One à « continuer son objectif d’information indépendante et de communication sociale de proximité ».

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07/07/2009

Manger Bio à la cantine

Après les crises alimentaires et la montée de la conscience écologique, de nombreux parents souhaitent une meilleure alimentation collective pour leurs enfants.

Le Conseil régional Languedoc-Roussillon généralisera dans tous ses lycées, à la rentrée 2009-2010, une origine régionale à la viande et un repas Bio par semaine.

Le Conseil général de l’Hérault développe depuis quelques années le concept de Haute valeur alimentaire (HVA) dans ses centres culinaires desservant chacun un groupe de collèges.

De nombreuses communes réfléchissent à la mise en place de repas Bio au restaurant scolaire.

C’est aussi le cas du « Syndicat de restauration du Bérange » qui regroupe 12 communes : Baillargues, Beaulieu, Jacou, Le Crès, Montaud, Restinclières, Saint-Brès, Saint-Drézéry, Saint-Jean de Cornies, Sussargues, Teyran et Vendargues.

Ce Syndicat confectionne et livre 320.000 repas par an, soit 2.200 par jour.

Le Grenelle de l’environnement fixe en effet des objectifs :
- 20 % de produits Bio en restauration collective en 2.012,
- 6 % des surfaces agricoles en agriculture Bio en 2.012 et 20 % en 2.020 (soit 3 fois plus qu’actuellement).

Bien sûr, pour l’instant, peut se poser le problème du surcoût et de l’approvisionnement insuffisant, sachant que faire appel à des produits Bio lointains est impensable pour des raisons de bilan énergétique et sociales.

Les parents d’élèves relevant des établissements scolaires du Syndicat du Bérange ont été associés à la réflexion.

De cette concertation, il ressort qu’ il faut réunir le triptyque :
« Bio + productions locales + produits frais ».

Ces trois conditions permettent :
- le respect de la saisonnalité des productions,
- la réduction des émissions de gaz à effet de serre,
- le maintien de l’agriculture péri-urbaine,
- une meilleure qualité nutritive, organoleptique et gustative,
- le respect de l’équilibre nutritionnel, afin de réduire par exemple les problèmes d’obésité.

Personnellement, je rajouterai qu’une attention particulière doit être portée :
- à la maturité des fruits,
- à utiliser des matières premières pas trop transformées par l’industrie agro-alimentaire,
- au pain qu’il est facile et peu dispendieux de se procurer Bio,
- à l’empreinte écologique générée par les denrées alimentaires,
- à la consommation d’eau nécessitée par les produits agricoles (la viande en nécessite notamment incomparablement plus que les légumineuses pourtant voisines en terme d’apport protéique),
- à l’origine des productions afin d’écarter celles issues de systèmes socialement injustes (travail au noir dans certaines grandes fermes, exploitation des ouvriers voire même d’enfants, commerce non équitable, etc.).

La restauration collective est réellement un des enjeux de la quête du bien manger.

06/07/2009

Mouvement des associations populaires en colère

Dans la lignée des anciennes, Foyers ruraux, Maisons des jeunes et de la culture, comme des nouvelles plus médiatisées, SOS Racisme, Ni putes ni soumises, Les enfants de Don Quichotte, d’autres associations ont éclos dans nos quartiers et nos villages.

Elles ont largement bénéficié, en son temps, des emplois jeunes mis en place par le Gouvernement Jospin.

Le mouvement citoyen qui les anime vise à l’éducation populaire, à la culture pour tous, à l’épanouissement des individus sur leur territoire, à l’émancipation de tout un chacun.

Des hommes et des femmes se prennent en main pour l’alphabétisation des jeunes et des adultes, pour la formation professionnelle, pour le loisir éducatif, pour le développement du sport. Ce sont des bénévoles et des militants du quotidien.

Leur générosité et leur engagement se heurtent aujourd’hui au désengagement volontaire de l’Etat.

Le Gouvernement Fillon ne partage pas en effet la pensée profonde de Victor Hugo :
« Celui qui ouvre une porte d’école, ferme une prison. »

Les délégations de service public que consentait l’Etat (insertion par l’économique, coaching professionnel, accompagnement scolaire, etc.) sont maintenant volontiers confiées à des sociétés privées.

Les subventions précédemment accordées pour soutenir les zones rurales ou les banlieues, que les gouvernements de Gauche savaient productives, sont actuellement au mieux différées et au pire fortement réduites, voire annulées.

Pour défendre une société de justice sociale, 45 associations du Grand Montpellier (notamment ACLE, Passerelles, Nouas, Solidarité DOM-TOM) se sont regroupées le 30 juin 2009 devant la Préfecture de l’Hérault pour manifester leur incompréhension face au désengagement coupable de l’Etat.

Elles ont constitué un Collectif, appelé F2ATP, soit en clair : Fédération des associations et des acteurs des territoires populaires.

Le moment est grave car certaines associations connaissent de sérieuses difficultés de trésorerie tandis que d’autres ont même dû licencier du personnel et réduire leur offre de services, restreignant leur rôle de service public et d’intérêt général.

Le résultat, c’est que tout un pan de la jeunesse et des classes moyennes est sacrifié sur l’autel de priorités budgétaires et idéologiques contestables.

Pourtant, qu’il est beau et qu’il est noble ce combat que mène ces associations pour l’égalité sociale en direction des catégories les plus précarisées de notre société.

05/07/2009

Le Festival de la Tomate à Clapiers

Le 3ème Festival de la Tomate est programmé dimanche 6 septembre 2009, dans le très ombragé et magnifique Parc municipal de Clapiers, de 9 h à 17 h.

Cette manifestation s’inscrit dans le cycle des événements visant à fêter l’agriculture méditerranéenne autour de Montpellier avec la Fête de l’Olive à Pignan en octobre, la Fête des Vignes en novembre/décembre sur la place de la Comédie et la Fête de la Truffe en janvier/février à Saint-Géniès des Mourgues.

C’est l’occasion d’une rencontre conviviale entre producteurs locaux, habitants des quartiers de la grande métropole et habitants des villages autour de Montpellier.

Organisé en partenariat avec la commune de Clapiers, la Communauté d’agglomération de Montpellier, l’Association des marchés paysans de l’Hérault et l’Association Terres Vivantes, le Festival de la Tomate est l’occasion de découvrir, de déguster mais aussi d’acheter des produits paysans régionaux de grande qualité.

Il s’agit de promouvoir des paysans dans une démarche d’agriculture durable, installés sur de petites exploitations, privilégiant les circuits courts de distribution et la vente directe : marchés de plein-vent, commercialisation sur Internet, boutiques de producteurs, vente de paniers, associations de maintien de l’agriculture paysanne dites AMAP.

Ces nouvelles pratiques permettent de garantir une meilleure traçabilité des produits agricoles ou alimentaires et d’offrir des moments de rencontres et d’échanges avec le consommateur.

Plusieurs producteurs régionaux de l’Hérault et du Gard présenteront et vendront leurs productions : tomates (plus de 250 variétés) mais aussi légumes variés, produits agro-alimentaires du terroir (conserves, jus de fruits, préparations culinaires, …), fruits « oubliés » comme certaines variétés de raisin de table, semences variées. Nombre d’entre eux proposent des produits Bio, cultivés sans pesticides.

Pour que cette manifestation soit une fête, plusieurs animations seront proposées :
- dégustations de variétés de tomates anciennes,
- musique et sketches humoristiques par le groupe « Tub’Hercule Poireau »,
- exposition de Terres Vivantes sur l’agriculture peuplante et le développement rural,
- exposition et éducation au bien manger par le CIVAM Racines,
et pour les enfants :
- pêche à la truite,
- atelier de maquillage et de déguisement sur le thème de la tomate,
- éducation au goût et à une alimentation saine,
- contes par Birgit Pape-Thoma, auteure de la bande dessinée « Ti Jojo aux pays des tomates multicolores ».

Un repas convivial, tiré du sac ou acheté sur place, est organisé après l’inauguration officielle prévue à 11 heures.

Le Festival de la Tomate : le rendez-vous de la rentrée qui rapproche le monde rural et le monde urbain.

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Stand du CIVAM Bio


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Dégustation de variétés de tomates anciennes


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Stand du Tomatologue Eric Pédebas
installé à Maurin (Lattes)


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Stand de l'association Touselle

03/07/2009

Pour une agriculture de proximité en Lunellois

La Communauté de communes du Pays de Lunel (regroupant Boisseron, Lunel, Lunel-Viel, Marsillargues, Saint-Just, Saint-Nazaire de Pézan, Saint-Sériès, Saturargues, Saussines, Valergues, Vérargues, Villetelle) a compris la nécessité de conforter l’agriculture locale en s’appuyant sur les circuits courts de commercialisation.

Les consommateurs sont en effet maintenant plus exigeants et demandeurs de produits authentiques, d’une meilleure alimentation, de commerce équitable et de respect de l’environnement.

Si l’agriculture emploie moins de 1 % de la population active du Pays de Lunel, elle occupe près de 50 % l’espace de ce territoire : elle façonne donc nos paysages et notre culture.

A partir d’une enquête menée auprès de 18.000 ménages, les idées suivantes ont été validées :
- production et vente directe hebdomadaire de paniers de produits alimentaires locaux,
- création d’une société foncière capable d’acheter les terrains nécessaires à l’installation de plusieurs maraîchers et financée par souscription de parts localement,
- lancement d’un marché paysan sur la ville de Lunel avec des prix raisonnables.

Depuis, un « carré paysan » a été réservé au sein du marché hebdomadaire traditionnel de Lunel et deux associations, l’une de paysans, l’autre de consommateurs, se sont créées.

L’association « Les Paysans du Vidourle » regroupe des producteurs fermiers du Gard et de l’Hérault. Cette structure envisage de se doter d’une charte qualité et souhaite impulser des événements, notamment liés à la fraise et au melon. Dans un premier temps, l’objectif est la genèse de marchés paysans ou la participation, sous une bannière collective, à ceux qui existent déjà.

L’association de consommateurs Croquelune entend, quant à elle, promouvoir un mode d’approvisionnement en fruits, légumes et produits transformés, directement auprès des producteurs afin de valoriser une agriculture biologique à la portée du plus grand nombre. Croquelune est prête à accompagner les producteurs locaux dans leur démarche pour se former à de nouvelles pratiques culturales.

En outre, une étude sur les cultures maraîchères d’hiver, l’une des lacunes du territoire, a été lancée ainsi que l’idée de créer des boutiques paysannes.

Les associations départementales que sont la Fédération Départementale des CIVAM, Nature et Progrès, Marchés paysans de l’Hérault, Etat des lieux ou encore Terres Vivantes, précurtrices en matière de développement d’une agriculture à taille humaine, respectueuse de l’environnement, viennent en appui de cette dynamique locale.

02/07/2009

Naissance de Montpellier Villages

« Etre né quelque part
Pour celui qui est né
C’est toujours un hasard »
Maxime Le Forestier


La magie de notre pays languedocien, c’est que très peu y sont nés mais que beaucoup s’y retrouvent.
Alors, quand le hasard a fait que l’on y est né, on ne peut qu’être honoré, enchanté, de la passion que lui porte ceux qui choisissent d’y vivre.
La capitale régionale est au bout du regard. Elle est dans nos têtes. Beaucoup d’entre nous y travaillent, y étudient, s’y distraient ou s’y approvisionnent.
Pourtant, le magnétisme du village, ou du quartier à Montpellier, opère : c’est là que s’instruisent et se construisent nos enfants, que le sport ou la culture populaire nous unissent, que les liens de proximité se tissent, que nos identités se forgent.

« Montpellier Villages » se veut un lieu d’expression dans le domaine de l’actualité, de l’histoire, de l’environnement, du développement durable, de la vie associative, des initiatives des hommes et des femmes qui font notre arrière-pays montpelliérain.

« Etre né quelque part
C’est partir quand on veut
Revenir quand on part »
Maxime Le Forestier


Les anciens partiront vraisemblablement avant nous mais leur culture, leur façon de vivre, leur héritage, leur exemple seront notre viatique. Beaucoup d’entre nous ont voyagé à l’étranger, ont séjourné dans d’autres villes françaises, d’autres ont quitté le pays pour y revenir, moins jeunes, une fois les premiers apprentissages, les premiers parcours initiatiques, les premiers postes professionnels accomplis. Mais tous, nous connaissons notre chance de vivre au soleil, à proximité de la « Surdouée », au calme du village. Ceux qui ne peuvent plus y demeurer, plus y revenir, en sont malheureux.

« On choisit pas ses parents
On choisit pas sa famille »
Maxime Le Forestier


En revanche, on choisit ses voisins, ses amis, ses rencontres. Nos décisions et orientations personnelles pèsent sur notre cadre de vie et notre aptitude à vivre en société. L’avenir se construit collectivement. Citoyens de Clapiers, Montferrier, Prades, Grabels, Baillargues, Jacou, Sussargues, Saint-Christol, Saint-Drézéry et de tous ces villages qui se pressent autour de Montpellier, réfléchissons et vivons pleinement ensemble le développement de ce territoire qu'est Montpellier Villages.

Michel Chastaing