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29/05/2010

Familles Tritout

Les déchets ménagers représentent une masse d’environ 1 kilogramme par habitant et par an.

 

Leur collecte, tri et traitement coûte de plus en plus cher : c’est quoiqu’il en soit le prix à payer pour préserver notre environnement.

 

Dans l’Agglomération de Montpellier, le tri est de plus en plus :

-         répandu (lancé dans les secteurs pavillonnaires, il se généralise progressivement aux quartiers denses de Montpellier),

-         sélectif (au tri des déchets recyclables s’est ajouté celui des déchets organiques présentés à la collecte spécifique des bio-déchets dirigés vers l’usine de méthanisation).

 

Ce tri à la source est de plus en plus poussé du fait d’une adhésion plus grande des habitants et d’un apprentissage maintenant acquis.

 

Il n’est pas rare que, pour certains ménages, les déchets résiduels confiés à la collecte traditionnelle ne représentent plus que 15 % du total des déchets générés.

 

Les colonnes à verre et à papier permettent notamment de recycler entre un quart et un tiers du poids des déchets ménagers.

 

Trier toujours plus, c’est bien, mais cela ne résout pas le problème du coût toujours croissant qui pèse sur le consommateur-contribuable, ni le problème de l’impact sur l’environnement du recyclage, du traitement et du stockage.

 

La solution, sur le moyen terme, passe forcément par la réduction des déchets à la source.

 

Les ménages ont un rôle majeur à jouer en modulant leurs comportements.

 

L’idée est que le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas.

 

Afin d’accompagner cette prise de conscience, la Communauté d’agglomération de Montpellier a lancé l’opération « Foyers témoins 2010 » qui mobilise 35 foyers volontaires, appelés « Familles Tritout ».

 

Le terme, pris à la lettre, est en réalité impropre puisque ce n’est pas le tri mais la réduction qui est recherchée.

 

Ces 35 familles sont représentatives des différentes communes de l’Agglo, de l’équilibre actifs/retraités, du nombre d’enfants.

 

L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) et une association, l’Atelier permanent d’initiation à l’environnement urbain (APIEU) sont partenaires de l’opération.

 

L’ADEME est elle-même pilote de la campagne nationale « Réduisons vite nos déchets, ça déborde », tandis que l’APIEU est chargée d’accompagner les foyers témoins dans leurs gestes de réduction des déchets.

 

La réflexion et l’action conduisent une éco-consommation, sans forcément tomber dans la non-consommation.

 

Les ménages peuvent contribuer en veillant à leurs achats (moins de suremballages et de produits jetables ou à utilisation unique, produits durables, éco-labellisés ou en vrac, etc.) et en gérant les produits achetés (limitation des restes alimentaires, utilisation de la bonne dose, substitution aux produits chimiques ou pesticides de préparations maison à base de composants non toxiques, etc.).

 

De même, le réemploi ou la réutilisation (de papier, de sacs plastiques, de contenants divers, etc.) permettent aussi la minimisation des déchets.

 

Dans le cadre de l’opération « Foyers témoin », chaque ménage note pendant un mois le poids de chaque type de déchets.

 

A l’issue de cette période, la famille choisit 4 gestes de prévention minimum parmi ceux proposés et qu’elle ne pratique pas déjà, puis en deux mois, une évaluation de l’impact de ce nouveau comportement est faite.

 

Ces gestes de prévention des déchets, au nombre de dix, lors des courses ou à la maison, sont les suivants :

-         choisir le bon produit et le bon emballage,

-         préférer les sacs réutilisables pour transporter les achats,

-         indiquer le Stop Pub sur la boîte aux lettres,

-         limiter les impressions,

-         boire l’eau du robinet,

-         économiser les piles,

-         réutiliser ce qui peut l’être,

-         fabriquer du compost,

-         choisir des produits avec des labels environnement,

-         pratiquer des gestes alternatifs (dont certains sont proposés par les ménages eux-mêmes sur la base de leur expérience).

 

En récapitulant, les objectifs de l’opération « Foyers témoins 2010 » est de :

-         sensibiliser les citoyens aux gestes de prévention de la production de déchets,

-         mesurer l’efficacité des gestes de réduction avant de leur donner une publicité,

-         obtenir une mobilisation citoyenne en s’appuyant sur des relais locaux en capacité d’apporter un témoignage sur leur vécu,

-         valoriser au niveau national les pratiques de prévention éprouvées localement.

 

Les « Familles Tritout » servent certes de cobayes mais doivent aussi permettre la diffusion auprès d’autres foyers des gestes qui préviennent l’amoncellement des déchets.

 

Ce sont en quelques sorte, les ambassadeurs du « Trier, c’est bien, mais jeter moins c’est mieux ».

 

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Après le tri, la prévention et la réduction des déchets ménagers

23/05/2010

Aqua Domitia : l’eau à la bouche

La Région Languedoc-Roussillon souhaite étendre le début de réseau hydraulique régional construit dans les années cinquante par la Compagnie Nationale d’Aménagement du Bas-Rhône et du Languedoc.

 

Il s’agit de desservir des territoires à ressources déficitaires, identifiés dans le cadre d’une vaste démarche prospective, initiée en 2005 avec les 5 Départements du Languedoc-Roussillon, appelée « Aqua 2020 ».

 

Cette étude a permis aux élus régionaux d’arrêter une stratégie régionale de gestion durable de l’eau qui intègre, certes un programme d’économie d’eau (beaucoup reste notamment à faire en terme de réduction des fuites sur les réseaux d’eau potable) et de maîtrise de la demande, mais aussi un recours à l’eau du Rhône dont le transfert, à terme, irait jusqu’aux portes de Béziers et de Narbonne.

 

L’eau du Rhône, transportée sous pression dans des canalisations de gros diamètre, alimentera les bouches d’irrigation, les bouches d’incendie équipant les réseaux de distribution et servira aussi d’eau de bouche, une fois potabilisée.

 

Cette potabilisation nécessite une oxydation liminaire, une phase de coagulation-floculation-flottation, une double filtration des algues et des matières en suspension, respectivement sur sable et sur charbon actif, ainsi qu’une désinfection curative (aux rayons ultra-violets), mais aussi préventive (au chlore), avant le transport.

 

Actuellement, dans l’Hérault, c’est toute la plaine entre Montpellier et Béziers qui menace de manquer d’eau.

 

En effet, les puits filtrants implantés dans le lit majeur du fleuve Hérault s’avèrent insuffisants pour faire face à la croissance démographique et aux besoins touristiques du Cap d’Agde, de Marseillan-Plage, du Lido de l’étang de Thau ou encore de Frontignan-Plage.

 

Pour l’heure, il y a urgence à desservir en eau brute le Syndicat du Bas-Languedoc qui alimente en eau potable 175.000 personnes l’hiver et 500.000 personnes l’été (estivants des stations balnéaires et habitants de 24 communes : Agde, Balaruc les Bains, Balaruc le Vieux, Bouzigues, Cournonsec, Cournonterral, Fabrègues, Frontignan, Gigean, Lavérune, Loupian, Marseillan, Mèze, Mireval, Montbazin, Murviel les Montpellier, Pignan, Pinet, Poussan, Saint-Jean de Védas, Saussan, Sète, Vic la Gardiole, Villeveyrac).

 

Il est en effet prévu de mettre en service une station de potabilisation à Fabrègues, dénommée Georges Debaille, pour le premier semestre 2011 (production de 30.000 m3/jour d’eau potable, à comparer aux 100.000 m3/jour de capacité maximale actuelle).

 

La canalisation nécessaire recevra l’eau issue du Canal Philippe Lamour et mise sous pression à la station de pompage de la Méjanelle.

 

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Le terminus du Canal Philippe Lamour à Mauguio, aux confins de Montpellier

 

La Commission Nationale de Débat Public a considéré le 1er juillet 2009 que le « Maillon Sud Montpellier » pouvait être séparé du projet global compte tenu de sa vocation et de son urgence.

 

La canalisation enterrée, d’un diamètre de 1.200 mm, de 15,6 kilomètres de long, devra franchir la Mosson en siphon et acceptera un débit maximum de 2.500 l/s.

 

Plus généralement, la disponibilité de l’eau potable a conditionné historiquement, en Languedoc-Roussillon, tout établissement humain et conditionne aujourd’hui tout développement urbanistique, en milieu urbain comme en milieu rural.

 

Les Anciens se satisfaisaient de sources jaillissant naturellement.

 

L’aqueduc des Arceaux, construit par Henri Pitot à Montpellier, mis en service en 1745, et le Pont du Gard, datant du milieu du 1er siècle, ont respectivement alimenté Montpellier et Nîmes (Nemausus, colonie romaine) en eau potable, tout en permettant le rayonnement de ces deux grandes cités.

 

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Le Pont du Gard : un aqueduc monumental amenant l'eau d'Uzès à Nîmes

 

Devant les menaces de pénurie d’eau, les pouvoirs publics ont choisi deux stratégies diamétralement différentes dans l’Aude et dans l’Hérault.

 

Dans l’Aude, Paul Riquet donna l’exemple en canalisant les eaux de surface issues de la Montagne Noire (au Seuil de Naurouze, ligne de partage des eaux entre bassins atlantique et méditerranéen).

 

Au 20ème siècle, le Département de l’Aude a mené une politique de grands barrages (Le Lampy, La Ganguise, Montbel Laprade-Basse, Marseillette) et utilise donc depuis des eaux de rivière pour l’irrigation et l’eau potable, profitant de ses reliefs, Pyrénées au Sud et Montagne Noire au Nord, cette dernière étant un véritable château d’eau naturel, au même titre que l’Aigoual dans les Cévennes, avec une pluviométrie annuelle de l’ordre de 2.000 mm.

 

En revanche, dans l’Hérault, ce sont les eaux souterraines (nappe astienne, puits dans les nappes alluviales des grands fleuves comme l’Hérault, karst), mieux protégées des pollutions, qui sont réservées à l’eau potable.

 

Quelques retenues ont certes été créées : Lac du Saut de Vésoles avec un transfert d’eau océanique, Barrage d’Avène (maintenant appelé des Monts d’Orb) et Lac du Salagou. Toutefois, pour les deux premiers, il existe un usage fortement concurrent : la production d’hydro-électricité.

 

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 Le Lac du Salagou, proche de Clermont l'Hérault :

le tourisme s'est imposé face à l'irrigation

 

Quant au Salagou, la concurrence est venue du tourisme qui empêche maintenant sa vidange estivale au moment où les besoins en eau sont pourtant maximaux.

 

Or, l’eau souterraine commence à manquer dans l’Hérault d’où l’idée de recourir à de l’eau superficielle, en l’occurrence l’eau du Rhône dont l’abondance permet un usage en terme d’eau potable mais aussi d’irrigation.

 

L’homme n’a jamais cessé de créer des ouvrages de production et d’adduction d’eau potable : forages, pompages, réservoirs, canalisations, usines de potabilisation, etc.

 

Le « Maillon Sud Montpellier », premier tronçon du grand projet Aqua Domitia, va permettre, quant à lui :

 

-         de sécuriser l’alimentation en eau potable (au profit de 500.000 usagers en période estivale),

 

-         d’alléger la pression sur les milieux aquatiques (le projet d’exploitation de la Source des Cents Fonts devient par exemple moins crucial),

 

-         de maintenir une agriculture diversifiée dans le secteur de Gigean-Fabrègues grâce à l’irrigation (blé dur, maraîchage, semences, oliviers, vignes).

 

La construction de la Voie Domitienne a permis d’irriguer, au sens figuré, la Province Narbonnaise : le projet Aqua Domitia essaie aujourd’hui d’irriguer, au sens propre, le Languedoc-Roussillon.

 

Crédit photographique : Michel Chastaing

13/05/2010

50 ans d’eau du Rhône en Languedoc

La station de pompage « Aristide Dumont » transférant l’eau du Rhône dans le canal Philippe Lamour a été inaugurée en 1960 par le Général de Gaulle.

 

Ce cinquantième anniversaire vient, cette année 2010, ponctuer une grande aventure étatique, volontariste, techniciste et finalement visionnaire.

 

Aristide Dumont, ingénieur saint-simoniste (Saint-Simon étant un des précurseurs du Socialisme français), fut le premier, dans la seconde moitié du XIXème siècle, à proposer de dévoyer une partie des eaux du bassin versant du Rhône vers les bassins versants des fleuves côtiers languedociens alimentant la Méditerranée (Vidourle, Lez, Mosson, Hérault, Orb, Aude, notamment).

 

Le débit d’étiage du Rhône reste généralement supérieur à 500 m3/s et son débit moyen est de l’ordre de 1.700 m3/s.

 

Ce fleuve prenant naissance dans les Alpes possède en effet un régime nival, c’est-à-dire qu’il est principalement alimenté par les eaux de la fonte des neiges et des glaces, ce qui garantit un solide débit l’été, saison où, par exemple, la Loire peut se trouver presque à sec.

 

Si l’idée d’utiliser les eaux du Rhône pour l’irrigation était plus ancienne, c’est la période de reconstruction consécutive à la Libération en 1945 qui sonna le réveil du projet.

 

L’Etat était alors très volontariste et Jean Monnet, Ministre des finances, créa en 1951 les sociétés d'aménagement régional.

La Compagnie nationale d’aménagement du Bas Rhône Languedoc (CNABRL) fut la première à voir le jour en 1955.

 

C’est Philippe Lamour, collaborateur de Jean Monnet, qui obtint in extremis de Pierre Mendès-France, Chef d’un Gouvernement tout juste renversé, la signature nécessaire : celle du dernier décret de Pierre Mendès-France.

 

Ces compagnies d’aménagement étaient le bras armé de l’Etat.

 

Elles ont reproduit des méthodes éprouvées dans les Colonies, notamment au Maroc.

 

Dotée de l’autonomie financière et bénéficiaire d’une concession de l’Etat, la CNABRL a pu construire le Canal, appelé ultérieurement Philippe Lamour, qui prélève par pompage ses eaux dans le Rhône pour les mener aux portes de Montpellier, sur la commune de Mauguio.

 

Ce canal peut véhiculer un débit de 60 m3/s tandis que le Canal des Costières, aussi alimenté par pompage, peut transiter 13 m3/s.

 

La CNABRL a ensuite progressivement installé ses réseaux d’irrigation sous pression, sur des territoires principalement agricoles, appelés « casiers », où elle a le monopole de la distribution d’eau brute.

 

En réalité, l’aménagement fut incomplet et se heurta à la résistance des agriculteurs, arc-boutés sur la monoculture de la vigne.

 

Encore aujourd’hui, il faut parler de surfaces potentiellement irrigables et de surfaces réellement irriguées, bien inférieures (exemple des 35.000 ha irrigués pour 120.000 ha équipés sur le périmètre du Sud de Nîmes desservi par le Canal des Costières, où l’agriculture diversifiée représente pourtant la plus forte demande en eau).

 

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 L'irrigation peut se pratique au canon, par asperseur,

voire même au goutte-à-goutte

 

En outre, la continuation du Canal Philippe Lamour pour mettre en valeur touristique le littoral au-delà de Montpellier fut abandonnée.

L’avenir de l’eau du Rhône est maintenant dans la potabilisation (transformation de l’eau brute en eau potable) pour faire face à la croissance démographique du Languedoc-Roussillon.

 

En 1993, la CNABRL, dont la culture était très technique et trop peu économique ou commerciale, a connu une grave crise financière qui a menacé son existence même.

 

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 Les châteaux d'eau de BRL marquent le paysage de la plaine du Bas-Languedoc

 

La Compagnie devint Bas-Rhône Languedoc (BRL) et créa des filiales, dont BRL Exploitation qui distribue l’eau et dont 49 % des parts furent acquises par une société fermière : la SAUR.

 

Les Collectivités locales, essentiellement la Région Languedoc-Roussillon, ont dirigé le sauvetage en souscrivant à l’augmentation de capital, cette dernière permettant de ramener les dettes à un niveau plus admissible.

 

D’autre part, le projet d’amenée d’eau à Barcelone (15 m3/s demandés en son temps) n’est maintenant plus d’actualité.

 

En tant que « projet d’entreprise » de grande envergure, fédérateur et enthousiasmant, ce défi technique et ce challenge humain a eu au moins le mérite de galvaniser, pendant un certain temps, les nombreux techniciens et ingénieurs de BRL.

 

Enfin, l’Etat a récemment rétrocédé à la Région Languedoc-Roussillon, actionnaire majoritaire de BRL, le Canal Philippe Lamour.

 

Actuellement, Bas-Rhône Languedoc utilise, en pointe, moins de 15 % de l’autorisation de prélèvement dans le Rhône alloué par l’Etat.

 

Ce droit d’eau concédé jusqu’en 2.035, égal à 75 m3/s, représente tout de même l’équivalent du débit d’étiage de la Seine ce qui donne une idée de l’abondance d’eau disponible, du moment qu’une utilisation économiquement viable est possible.

 

Pour l’instant, BRL livre en eau brute, à des fins de potabilisation, les villes de Nîmes, de Montpellier (dont l’alimentation repose cependant essentiellement sur la Source du Lez), une partie du littoral méditerranéen et, à des fins d’irrigation, principalement un vaste secteur nîmois mais aussi les secteurs de Lunel et de Mauguio.

 

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 Soutien de l'étiage du Lez (500 l/s) grâce à l'eau du Rhône,

au Domaine de La Valette, sur la commune de Clapiers

 

L’eau du Rhône est synonyme de grands travaux, de grands investissements et de grands financements.

 

Or, des opportunités locales, comme par exemple l’approfondissement du pompage dans la source du Lez, dont la faisabilité a été démontrée par le Professeur Jacques Avias, sont venues contrarier ce qui aurait pu apparaître comme une solution unique, radicale et miracle à la pénurie d’eau.

 

Toutefois, avec le changement climatique, le souhait de préserver les ressources en eaux souterraines comme les zones humides, le soutien de l'étiage des cours d'eau, la régression de la vigne, le développement du tourisme et la croissance démographique, l’eau du Rhône devient de plus en plus incontournable dans ce Bas-Languedoc en pleine mutation.

 

Avec le projet Aqua Domitia, la longue et lente marche de l’eau du Rhône vers l’Est semble d’ailleurs avoir reprise.

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 Le canal Philippe Lamour à l'Est de Baillargues, du côté de Saint-Brès

06/05/2010

1er Marché des Garrigues à Montaud

En lançant le 1er Marché des Garrigues, le Foyer rural de Montaud a réussi un coup de maître.

 

Près de 2.500 personnes ont afflué dimanche 25 avril dans le cadre fleuri de l’Espace Robert.

 

Joël Raymond, Président de ce Foyer rural, si important pour la vie culturelle et citoyenne de Montaud, pouvait être fier du résultat de l’investissement des bénévoles engagés dans l’opération.

 

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L'entrée de l'Espace Robert est bien gardée :

avis aux amateurs de promenade à cheval !

 

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Un nouveau maraîcher Bio installé à Montaud, sous son abri de cannisses

 

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Les maraîchers ont été dévalisés : il ne reste plus que des salades

 

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Distillation andalouse de plantes aromatiques Bio

cueillies sur nos causses et garrigues

 

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Le berger et ses pélardons descendus du Plateau de Carlencas

 

Les membres des associations de parents d’élèves, des chasseurs, du Comité communal feux de forêts Montaud-Saint-Bauzille de Montmel, du Comité des fêtes et « Les toujours jeunes » ont en effet largement contribué à la réussite de l’événement.

 

La Mairie de Montaud (représentée à l’inauguration par Pierre Combettes, son Maire) et la Communauté d’agglomération de Montpellier (représentée à l’inauguration par Yvan Pellet, son Vice-Président délégué à l’économie agricole et viticole, à la ruralité et aux traditions populaires) ont quant à elles apporté leur soutien financier et logistique.

 

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 Les discours inauguraux

 

Les visiteurs sont venus d’un périmètre élargi avec des habitants de Vendargues, Galargues, Castries, Buzignargues, Saint-Croix de Quintillargues, Saint-Drézéry, etc., etc.

 

L’arrivée du printemps a certes poussé les habitants à sortir mais c’est aussi le bouche à oreille qui a décidé certains à se déplacer.

 

En effet, le marché paysan proposé était constitué uniquement de producteurs et non pas de revendeurs dont l’origine des produits est souvent inconnues.

 

Le marché était volontairement équilibré entre :

 

-         artisans et agriculteurs bien établis (charcuterie, foies gras, fromages) venant des Hauts-cantons de l’Hérault, de la Lozère et de l’Aveyron, avec une offre très diversifiée, notamment en produits transformés,

 

-         petits agriculteurs locaux (vins coopératifs, apiculteurs, maraîchers), avec des produits de saison, notamment des plants de légumes et de petits fruits recherchés en ce milieu de printemps par les jardiniers amateurs.

 

Un tel marché est en effet l’occasion de ventes en circuit-court, de débouchés locaux pour des exploitants agricoles récemment installés.

 

En milieu péri-urbain, c’est cette rencontre entre producteurs et consommateurs qui permet le maintien d’une agriculture paysanne.

 

Car la spéculation foncière générée par l’urbanisation et de grands propriétaires, ayant tendance à maîtriser toujours plus de terres, laisse peu d’espace aux petits paysans.

 

Or, le maintien en place de ces derniers est pourtant vital, en terme d’emploi local et de lien social.

 

Ce 1er Marché des Garrigues respectait la déontologie du commerce éthique suivant le souhait du Foyer rural de Montaud et des deux associations départementales venues en soutien : Terres Vivantes, présidée par Michel Chastaing et l’Association des marchés paysans de l’Hérault (AMPH), présidée par Yves Martinot.

 

Ces deux organisations militantes ont aussi appuyé la création des marchés hebdomadaires de Grabels, Vailhauquès, Prades le Lez et prochainement Clapiers ainsi que la dynamique initiée par l’Association Croquelune sur le Lunellois.

 

Terres Vivantes et AMPH co-organisent aussi des événements attirant plus de 6.000 personnes chacun : la Grande Foire des floralies et de la petite agriculture à Maureilhan dans le Biterrois, la Grande Foire de la petite agriculture et du bien manger au Pouget dans le Centre-Hérault et le Festival de la Tomate à Clapiers dans la périphérie de Montpellier.

 

La question d’un marché hebdomadaire s’est posée à Montaud, dont la création est demandée par certains habitants.

 

Toutefois, la zone de chalandise possible (Sainte-Croix de Quintillargues, Saint-Bauzille de Montmel, Buzignargues, Galargues, Saint-Jean de Cornies, Saint-Drézéry, Montaud), avec moins de 5.000 habitants n’est pas propice à la pérennisation économique d’un marché de plein-vent pleinement satisfaisant, c’est-à-dire offrant de nombreux stands d’exposants.

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Le vannier en plein travail 

 

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La librairie engagée avec Jean Jaurès en toile de fond,

grand défenseur de la petite paysannerie

 

Qu’est-ce qui a fait le succès du 1er Marché des Garrigues.

 

C’est au-delà de l’excellence de ses exposants de produits alimentaires ou d’artisans d’art, la qualité de l’ambiance.

 

Cette dernière était très détendue, sans sonorisation tapageuse, avec des espaces réservés pour s’asseoir et discuter entre amis.

 

D'autre part, la restauration sur place permet toujours le regroupement des familles et la rencontre fraternelle entre inconnus.

 

Un espace réservé à la mémoire du village, regroupant des photos de classe et de la vie de tous les jours il y a quelques décennies, donnait encore plus de sens à ce plaisir collectif de se retrouver ensemble.

 

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L'espace mémoire du village devant lequel

générations jeunes et plus anciennes ont aimé échanger

 

En outre, le contact entre travailleurs de la terre et habitants du péri-urbain occasionne des échanges riches permettant une connaissance réciproque et une meilleure compréhension mutuelle.

 

Les promeneurs ont pu aussi flâner dans les rues de Montaud, beau village de l’arrière-pays dominé au loin par le château de Montlaur et les falaises de Saint-Bauzille de Montmel qui attirent tant d’amoureux de l’escalade.

 

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Au Nord, les falaises de Saint-Bauzille de Montmel

 

 

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A l'Est, les ruines imposantes du Château de Montlaur

 

 

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Gelées et sirops avec les plantes méditerranéennes de nos garrigues

09/04/2010

Moisson d’idées vertes à Saint-Christol

A Saint-Christol, les idées se cultivent toute l'année mais se moissonnent en avril, plus de deux mois avant les céréales !

 

Le samedi 3 et dimanche 4 avril 2010, se sont ainsi tenues les « 4ièmes Moissons d’idées vertes ».

 

Cette manifestation s’est inscrite dans le cadre de la Semaine nationale du Développement durable.

 

Elle est organisée à l'initiative et sous l’égide des Jardins de Tara en partenariat avec les Jardiniers de France, la Commune de Saint-Christol et la Communauté de communes du Pays de Lunel.

 

Les vignerons du village participent aussi bien entendu, même s’ils ne vendangent, eux, qu’en août et septembre.

  

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Les Coteaux de Saint-Christol riches d'un terroir d'exception 

 

 

La Cave coopérative a offert aux visiteurs une dégustation de ses vins, notamment de ses cuvées d’exception : Péché de Bacchus, Sanctus Christoforus, L’esprit des 9 vignerons et Christovinum.

 

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 Un instant de grande convivialité : la dégustation des blancs, rosés et rouges

 

 

Nés en 1941, « Les Coteaux de Saint-Christol » vinifient 18 cépages (notamment Carignan, Cinsault, Syrah, Grenache blanc, Muscat) et collectent la récolte de 400 hectares travaillés par plusieurs dizaines de vignerons.

 

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La coopération, un fleuron de l'économie sociale au service des vignerons

 

Les « 4ièmes Moissons d’idées vertes » ont proposé aux 2.000 visiteurs :

 

-         un marché du terroir et artisanal,

 

-         des conférences,

 

-         des animations notamment pour les enfants,

 

-         de la restauration, des expositions et des démonstrations à l’Espace Castan.

 

Le public a répondu nombreux en affluant des alentours de Lunel, de Montpellier et plus largement de l'Hérault et du Gard.

 

Parmi les nombreux exposants :

 

-         des professionnels du bien-être, des remèdes naturels et des soins relaxants,

 

-         un point conseil sur le jardinage naturel organisé par « Les Jardins de Tara »,

 

-         le SYMBO, le nouveau syndicat mixte qui s’occupe de la préservation des eaux, des paysages, de la faune, de la flore et du site de l’Etang de l’Or,

 

-         l’association Slow Food représentée par le « convivium » de Montpellier qui préconise une alimentation de qualité et locale, cuisinée et consommée avec art,

 

-         l’association Croquelune qui fédère des consommateurs désireux de s’approvisionner en denrées alimentaires du terroir, en tissant des liens avec les producteurs.

 

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 Le stand du SYMBO et, en arrière-plan, celui d'une association d'éducation à l'environnement

 

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Le stand de Slow Food tenu par des bénévoles et le président du "convivium" de Montpellier

Au programme très étoffé des conférences où spécialistes, curieux et élus ont pu largement échanger :

-         l’habitat durable,

 

-         le concept de toilettes fertilisantes,

 

-         la viticulture durable avec une comparaison entre les approches de l’agriculture raisonnée et de l’agriculture biologique,

 

-         la recherche d’une production et d’une consommation durables et locales avec l’intervention de l’association de consommateurs « Croquelune », d’une Association de maintien de l’agriculture paysanne (AMAP), de l’association de producteurs locaux « Paysans du Vidourle », de l'association Consom'Acteurs de l’« Association des marchés paysans de l’Hérault » et de l’association « Terres Vivantes ».

 

Lors de ce dernier débat, la difficulté pour les nouveaux paysans de trouver du foncier en périphérie de Montpellier a été mise en avant.

 

De même, la future implantation du Pôle oeno touristique de Saint-Christol a été pointée comme la possibilité d’un futur centre de ressources à mobiliser en soutien des porteurs de projet agricole.

 

Concernant le marché paysan et artisanal, la saison printanière a mis en vedette les producteurs de plants : tomates, courgettes, aubergines, piments, etc.

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Le tomatologue où la science de la pomme d'or 

 

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Un étal de plants de légumes et de plantes aromatiques devant la Mairie

 

Les légumes anciens, les plantes aromatiques, les plantes ornementales et les plantes grasses étaient de même à l’honneur.

 

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 Plantes ornementales notamment pour le travail du paysagiste

 

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Le coin des plantes succulentes

 

La transformation, directement par le paysan, de sa production, était aussi mise en avant avec notamment la vente de pélardons, de charcuteries fermières et de préparations à base d’escargots.

 

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Le plus beau chapeau et les plus belles bagues des Moissons d'idées !

 

Ces « 4ièmes Moissons d’idées vertes » ont été globalement d’une grande richesse et ont su satisfaire la grande variété de publics attirés aussi par le charme du village de Saint-Christol.

 

La cheville ouvrière de cette manifestation, Catherine Garnier, qui cultive à Montaud et aux alentours son association « Les Jardins de Tara », et Jacques Sauvaire, Maire-adjoint, qui supervisait l'organisation, pouvaient être pleinement satisfaits de la réussite de cet événement qui compte dorénavant dans le Haut-Lunellois.

21/02/2010

Le lombric : un auxiliaire de développement durable

Patricio Soto, originaire du Chili, a consacré, avec son épouse, plus de vingt ans de sa vie à l’étude des lombriciens.

 

En homme passionné et inventif, il a compris l’utilité de ces « vers de terre » pour décomposer la matière organique issue de l’activité humaine : déchets agricoles ou domestiques.

 

En créant la société « Lombritek éco-innovation », installée à Cap Alpha, sur la commune de Clapiers, Patricio Soto a souhaité proposer des solutions techniques aux particuliers et aux collectivités territoriales.

 

Lombritek fait notamment fabriquer des lombricomposteurs destinés aux particuliers et vendus dans les jardineries.

 

Le lombricompostage consiste à traiter des déchets, ménagers ou de jardin, solides.

 

Deux types de vers, préalablement élevés sous serre à Mauguio, sont utilisés :

-         Eisenia andrei, de couleur rouge uniforme, qui se satisfait de déchets plutôt frais,

-         Eisenia fetida, de couleur rouge violacée avec des anneaux clairs presque jaunes, qui affectionne la matière organique plus décomposée.

 

Ces deux variétés de lombriciens sont complémentaires et vivent ensemble, sans problème de cohabitation.

 

Dans la nature, ils se développent dans les milieux acides, suffisamment aérés et humides, notamment dans le fumier et dans le compost.

 

Les 5.000 vers achetés avec un lombricomposteur ont une durée de vie moyenne d’un an mais ils sont surtout capables de se reproduire et de se multiplier.

 

Le composteur est sans odeur, ne craint pas le gel : il est installé préférentiellement dans un jardin ou sur une terrasse.

 

En 3 mois, les déchets domestiques biodégradables sont transformés en un compost de très grande qualité, ressemblant à du marc de café, utilisable pour les pots de fleur, le jardin potager ou d’ornement.

 

La société Lombritek fait aussi des recherches sur un « lixicomposteur » où l’activité des vers de terre conduit à un liquide, de la couleur d’un lixiviat, récupéré dans un bac sous le composteur.

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 Lixicomposteur en expérimentation

 

Ce liquide est riche en éléments nutritifs pour les plantes : c’est une sorte d’engrais vert.

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 Lixiviat issu du lixicomposteur

 

D’autre part, Patricio Soto a mis au point la lombrifiltration qui consiste à traiter des déchets organiques liquides : c’est le cas des eaux usées issues des réseaux d’assainissement collectif.

 

Un premier pilote industriel, bien connu autour de Montpellier, appelé « lombristation », a été installé dès 2004 sur la commune de Combaillaux (1.500 habitants).

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 Schéma de fonctionnement de la lombristation de Combaillaux (Hérault)

 

Ce type de station d’épuration est bien adapté pour une population de 1.000 à 4.000 équivalents-habitants.

 

Les avantages de cette filière de traitement des eaux usées sont multiples :

-         coût de maintenance faible,

-         absence de nuisances olfactives,

-         pas de production de boues d’épuration souvent difficiles à éliminer ou à valoriser,

-         rejet d’une eau de qualité baignade ou irrigation.

 

Lombritek a déposé, en avril 2009, un brevet protégeant ses « Procédé et dispositif de traitement d’eaux organiquement polluées ».

 

Preuves de l’intérêt du public pour ces innovations, la lombristation fait l’objet de nombreuses visites tandis que les lombricomposteurs commencent à se développer chez les particuliers.

 

Ces lombricomposteurs constituent aussi un outil pédagogique pour les écoles et les centres de loisirs.

 

Les lombriciens peuvent ainsi être mis au service de l’homme, notamment urbain, comme ils sont depuis la nuit des temps au service de la Nature.

 

 

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 Lombricomposteur domestique

 

 

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 Elevage de lombrics en bacs pour la recherche

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Lombrics nés de plusieurs cocons (oeufs des vers de terre)

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Terreau issu de 3 mois de lombricompostage

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Patricio Soto, dirigeant de Lombritek Eco-innovation,

recevant des élus de la Commune de Clapiers

14/12/2009

De nouveaux jardins familiaux à Jacou

Jacou vient de s’inscrire dans la longue tradition des jardins ouvriers, maintenant appelés jardins familiaux ou jardins partagés, suivant leur finalité.

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L'entrée des jardins familiaux de Jacou :

allée principale stabilisée et lots clôturés

Le coin buccolique choisi pour créer ces nouveaux jardins familiaux est accolé à la nouvelle zone d’urbanisation de la Draille, entre Jacou et Teyran.

Il est en effet inmportant que les jardins ne soient pas trop loin de son habitation, ce qui encourage d'ailleurs les déplacements à pied et à vélo.

La Commune de Jacou a totalement équipé 65 lots (clôture périmétrique, allées communes gravillonnées, abris de jardin du type chalet en bois massif partagés entre deux lots, local collectif, aire de jeux pour les enfants, réseau d’arrosage).

 

Chaque parcelle a une superficie comprise entre 55 et 115 m².

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Le chalet commun autour duquel s'organise la vie collective 

La gestion de ces jardins a été confiée, à titre gracieux, à l’Association Loi 1901 « JFF » (« Jacou Jardins Familiaux »).

Il est en effet important qu’une certaine autogestion s’établisse et que l’animation soit le fait des jardiniers amateurs.

 

Un règlement fixe les contraintes en matière d’entretien des parties communes, d’arrosage et de plantation sur sa propre parcelle.

 

L’utilisation des pesticides est interdite : seuls sont autorisés les produits naturels : compost, savon noir, bois raméal fragmenté, etc.  

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Tous les lots sont déjà cultivés, et bien verts, malgré le début de l'hiver

La production de fruits et légumes est strictement réservée à la consommation familiale. 

Un local commun, équipé de tables et de chaises, permet les réunions.

 

Une aire de jeux donne l’occasion aux jeunes enfants de se divertir pendant que leurs parents jardinent.

 

Aucun loyer n’est demandé pour l’exploitation des parcelles.

 

En revanche, le bénéficiaire doit s’acquitter de sa propre consommation d’eau pour l’arrosage.

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Le compost mûrit déjà en attendant le printemps

Les techniques d’économie de l’eau sont donc les bienvenues : légumes adaptés, paillage, goutte à goutte, apport de matière organique, etc.

Il est à signaler qu’il s’agit d’eau du Rhône, fournie sous pression par le SITIVS (Syndicat Intercommunal des travaux d’irrigation dans la Vallée du Salaison) qui regroupe les communes d’Assas, Clapiers, Guzargues, Jacou, Teyran et Vendargues.

 

Au-delà du jardinage qui suscite des rencontres (discussions, échanges de conseils, de graines et de plans), les jardins familiaux constituent un haut lieu de convivialité.

 

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Chacun peut profiter pleinement de sa parcelle

Contrairement aux poncifs souvent véhiculés, le jardinier est de tout âges, aussi bien féminin que masculin et issu de toutes les classes sociales. 

Bien entendu, pour certains, il s’agit aussi d’un lieu de production économique qui contribue à l’équilibre du budget familial, à l’amélioration de l’alimentation du foyer.

 

Les 65 lots sont d’ores et déjà tous concédés et il s’est déjà accumulé les noms d'autres familles intéressées sur une liste d'attente : c’est dire si les jardins familiaux de Jacou sont un succès !

 

 

 

Ces jardins sont localisés au Nord de Jacou :

- 200 mètres au Sud du Collège de Jacou qui est en bordure de la RD 21 (route allant de Jacou-Clapiers à Teyran)

- 100 mètres au Nord des terrains de rugby de Jacou qui sont au Nord du Parc de Bocaud

28/08/2009

3ème Festival de la Tomate

Parti d’une idée originale du Président de l’Association des marchés paysans de l’Hérault, Yves Martinot, le Festival de la Tomate est organisé en 2009 pour sa troisième année consécutive.

L’événement a lieu à Clapiers le dimanche 6 septembre, de 9 h à 17 h.

La première édition s’est tenue à Montpellier en 2007, au quartier Saint-Clément, en liaison avec le Comité de quartier, dans le prolongement du marché paysan hebdomadaire.

En élisant domicile à Clapiers dès 2008, le Festival de la Tomate intègre un site aux dimensions de son succès.

En effet, le parc de Clapiers peut accueillir, à l’ombre des ses arbres centenaires, plusieurs milliers de visiteurs tout en laissant des espaces de respiration.

La manifestation s’inscrit dans le cycle annuel voulu par la Communauté d’Agglomération de Montpellier avec la Fête de l’olive en octobre à Pignan, la Fête de la vigne sur la Place de la Comédie à Montpellier début décembre et la Fête de la truffe en janvier à Saint-Geniès des Mourgues.

Chacun de ces événements a respectivement une orientation particulière :
- mise en avant du travail des artisans des métiers de bouche, mise à l’honneur des petits producteurs d’olives pluri-actifs au travers de la Coopérative de Pignan, cérémonie d’intronisation par une confrérie locale, mise en valeur des différentes variétés d’olives de bouche et d’huiles d’olive,
- mise en valeur des caves coopératives et des caveaux privés, dégustation des Appellations d’origine contrôlée (AOC) « Languedoc Grés de Montpellier » et Languedoc Pic Saint-Loup », y compris les appellations communales Saint-Georges d’Orques, Saint-Drézéry et La Méjanelle, ainsi que des Vins de pays (VDP) des Coteaux du Bérange et des Collines de la Moure, mise en avant des viticulteurs professionnels,
- démonstrations de savoir-faire, mise en avant du goût, des traditions rurales et de la passion du diamant noir.

Le Festival de la Tomate, quant à lui, vise la promotion de la petite agriculture, paysanne et respectueuse de l’environnement.

Il s’agit de donner une vitrine aux productions Bio, aux circuits courts de commercialisation et au commerce équitable.

Le thème de la tomate, qui intéresse à la fois les maraîchers mais aussi les jardiniers amateurs et des consommateurs éclairés, s’y prête bien :
- présentation de variétés anciennes de tomates,
- marché paysan de producteurs locaux,
- stands d’associations militantes pour une meilleure restauration scolaire, un renouvellement de l’agriculture extensive, la promotion de nouveaux modes de production et de commercialisation.

L’entrée est gratuite car c’est la convivialité, la pédagogie (dégustations, expositions, animations éducatives) et la rencontre qui sont à l’honneur.

Pour l’édition 2009, le nombre d’exposants a été doublé et le programme des attractions et des animations renforcé : voir le programme détaillé.

En outre, une collaboration a été instituée avec Ecocup en vue de ne proposer, pour les buvettes, que des gobelets récupérables : ces derniers seront personnalisés aux couleurs du Festival. L’objectif est de tendre vers une manifestation « durable », minimisant les déchets notamment.

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Le Festival de la Tomate est une coproduction Communauté d’agglomération de Montpellier, Commune de Clapiers, Association des marchés paysans de l’Hérault et Association Terres Vivantes.

19/08/2009

Journées de l’environnement à Prades le Lez

La Commune de Prades organise ses premières
« Journées de l’environnement », du 2 au 25 octobre 2009
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La volonté de la Municipalité est de rééditer les années suivantes cette manifestation et d’y donner un rayonnement à l’échelle de l’agglomération montpelliéraine : l’événement pourrait donc devenir multi sites dès 2010.

Le lancement se fera à la Maison de l’agglomération de Prades, le vendredi 2 octobre, à 18 h 30.

Plusieurs films seront projetés et seront l’occasion d’un débat :
- le déjà célèbre « Nos enfants nous accuseront » de Jean-Paul Jaud, sur la restauration Bio à l’école,
- « Vignes et Vins »,
- « Emeutes de la faim »,
- « Le Fantôme du Lez »,
- « La faim des paysans »,
- « Bio attitude sans béatitude »,
- « Une pêche d’enfer ».

Des conférences-débats sont prévues sur le thème :
- de la recherche agronomique et des OGM (organismes génétiquement modifiés), le mardi 6 octobre, à 20 h 30, salle des Aînés,
- de la biodiversité, le jeudi 8 octobre, à 20 h 30, salle du Conseil municipal,
- de la qualité de l’eau potable, le jeudi 15 octobre, à 20 h 30, salle Jacques Brel,
- de l’alimentation et de la santé, le mardi 20 octobre, à 20 h 30, au restaurant « Le Vieux Pressoir »,
- des stratégies pour améliorer l’agriculture et l’alimentation en circuit court, le jeudi 22 octobre, à 20 h 30, à la Médiathèque.

Un marché paysan hebdomadaire sera lancé et inauguré le dimanche 4 octobre : il s’installera place Jean Jaurès.

La Municipalité prévoit aussi une découverte des jardins familiaux, l’ organisation d’ateliers vidéo, des balades autour des plantes médicinales et comestibles, etc.

Ces « Journées de l’environnement » se termineront par un grand final, en forme d’apothéose, le dimanche 25 octobre toute la journée, place du Café, avec marché paysan, expositions sur l’éco construction et les nouvelles technologies, spectacles variés et apéritif Bio.

De nombreuses associations participent ou contribuent à l’événement : « Prades environnement », « Kokopelli », « Coopere 34 », Collectif « Tout un plat », « Lafi Bala », « BEDE », « La fleur sauvage », « Terre nourricière », « Association des marchés paysans de l’Hérault », « Carpe Diem », « Terroir Direct », « Eau pour la vie », « Les 1000 pattes de Prades le Lez », « Terra One », « Récolte pour tous », « Association des jardins familiaux de Prades ».

Ces « Journées de l’environnement » de Prades de Lez constituent donc un événement ambitieux au programme très complet, concocté par le nouveau Maire-adjoint à l’environnement de cette commune : Rachid Khenfouf.

13/08/2009

Protection contre la foudre

Chaque année, il y a environ 1 million d’impacts de foudre en France : aucune région n’est épargnée.

La foudre est notamment fréquente sous climat méditerranéen. Montpellier et son pourtour sont fréquemment sujets à des orages violents. Certains secteurs sont plus particulièrement exposés du fait de la configuration des lieux.

Sans parler des atteintes aux personnes, la foudre peut engendrer des désordres matériels importants : éclatement de béton, destruction de télévisions et d’ordinateurs, atteinte à l’installation téléphonique, au chauffe-eau électrique, etc.

La question est de savoir quelles sont les protections efficaces ?

Depuis Benjamin Franklin et ses expériences en 1752, certains propriétaires ont pris l’habitude de protéger leurs bâtiments en implantant à leur sommet un paratonnerre (pointe métallique reliée à une prise de terre). Plus le sommet de ce dernier est haut et plus il protège un périmètre important aux environs.

Historiquement, les bâtiments communaux, comme les mairies et surtout les clochers des églises, par les hauteurs qu’ils offraient, protégeaient la plupart des maisons blotties autour d’eux. C’est incomparablement moins le cas aujourd’hui du fait de l’étalement urbain.

Un paratonnerre, à condition qu’il ne soit pas lui-même détruit par un impact de foudre exceptionnel, offre en fait seulement une protection de proximité.

En outre, la protection offerte par un paratonnerre est strictement limitée aux effets directs de la foudre : par exemple la destruction de maçonnerie due à un impact. Les techniques du paratonnerre ou encore celle de la « cage maillée » (édifice recouvert de fils conducteurs disposés en surface du bâtiment et reliés à plusieurs prises de terre) épargnent le site mais ne protègent pas contre les effets secondaires, dits aussi indirects, de la foudre.

Pour terminer sur les paratonnerres, il faut préciser que la réglementation rend, quoiqu’il en soit, obligatoire pour tout bâtiment équipé d’un paratonnerre, la pose d’un parafoudre dit de « type 1 », à l’origine de l’alimentation électrique intérieure.

Dans les faits, est-il réellement possible de se prémunir des nombreux effets indirects de la foudre ? Il faut savoir en effet qu’elle peut survenir par de multiples canaux : surtension pouvant se propager le long des réseaux électriques comme téléphoniques sur plusieurs kilomètres, couplage des installations domestiques par rayonnement au champ électromagnétique de l’atmosphère, remontée du potentiel par la terre, etc.

Les effets secondaires de la foudre deviennent fortement gênants au fur et à mesure qu’une habitation se dote d’équipements électriques et électroniques.

La protection contre les effets secondaires de la foudre requiert en réalité un équipement individuel : il est donc nécessaire d’équiper son habitation, ou ses installations professionnelles, de parafoudres (autrement appelés « parasurtenseurs »).

Ces derniers doivent être placés judicieusement pour protéger le réseau électrique, le réseau téléphonique et le matériel informatique.

En résumé, le risque de foudroiement indirect (effets secondaires de la foudre), devenu le risque majeur du fait de la sensibilité de notre environnement technologique, requiert une protection forcément individuelle du type parafoudres, mise en œuvre par des professionnels spécialisés ou des propriétaires éclairés.