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06/06/2010

Réchauffement climatique, le triomphe de la forêt méditerranéenne ?

La forêt en Languedoc-Roussillon occupe 37 % du territoire régional en 2010 (contre 29 % seulement en 1980).

 

Elle est vouée à une fonction de production partout où il pleut suffisamment : Cévennes, Escandorgue, Espinouse, Somail, Montagne Noire et Pyrénées.

 

Ailleurs, comme au Nord de Montpellier ou sur la Gardiole, elle marque le paysage et offre une forêt méditerranéenne riche en essences, fortement anthropisée, fruit des activités millénaires de l’Homme, lieu de cueillette, de chasse, de promenade, de loisirs récréatifs mais aussi de façonnage de bois de feu.

 

Cette forêt qui recouvrait presque intégralement la France à l’aube du Moyen-âge a été fortement exploitée et défrichée jusqu’à l’ère post-industrielle.

 

Dans notre région, la forêt a fourni le combustible pour les verriers et les foyers domestiques, le pâturage pour les troupeaux, les écorces pour le tannage, des teintures pour les étoffes, le matériau pour la construction, les meubles et la fabrication du charbon de bois.

 

L’exploitation fut telle qu’en Languedoc-Roussillon la plupart des premiers reliefs succédant aux plaines apparaissaient comme désertiques.

 

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Ancienne garrigue pâturée déjà en voie de colonisation par la forêt

 

Depuis, la politique de reboisement du XXème siècle est passée par là et l’exode rural a fait cesser la pression qu’exerçaient nos ancêtres sur les milieux naturels.

 

Aujourd’hui, sur le plan écologique, les arbres et arbustes occupant la garrigue (que les savants nomment mattoral), le maquis sur substratum acide ou les chênaies vertes sur sols calcaires sont parfaitement adaptées aux conditions climatiques.

Mais qu’en sera-t-il si le changement climatique observé s’amplifie ?

 

C’est la question que s’est posée l’association « Arbres Formations », avec l’appui du Centre régional de la propriété forestière Languedoc-Roussillon (CRPF-LR), à la Bergerie municipale de Cournonterral, au mois de mai 2010.

 

L’association des Communes forestières de l’Hérault (COFOR34), l’interprofession du bois appelée ARFOBOIS Languedoc-Roussillon (mèl), le Comité national pour le développement du bois (CNDB), le Ministère de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche, la Région Languedoc-Roussillon participaient à cette journée de réflexion regroupant propriétaires forestiers et élus locaux, ces derniers représentant notamment les forêts communales. 

Tout d’abord, l’état des lieux donne l’image d’une forêt régionale en forte expansion, insuffisamment exploitée d’où une accumulation du bois sur pied et des risques accrus d’incendie.

Les arbres se sont adaptés aux excès du climat méditerranéens : grand froid l’hiver et surtout canicule l’été, sècheresse en hiver et encore plus marquée en été, pluviométrie concentrée sur le printemps et l’automne avec des épisodes très intenses générant un ruissellement que la végétation ne peut capter que dans les bas-fonds.

Le changement climatique qui est vraisemblablement dû à l’augmentation de la teneur des gaz à effet de serre dans l’atmosphère s’est concrétisé par une augmentation des températures moyennes de 0,6 °C, au niveau mondial, et de 0,7 à 1,1 °C suivant les régions, en France.

 

Le GIEC prédit une augmentation en 2050 de 1,5 à 3,0 °C pour la zone méditerranéenne.

 

D’après ces experts, il n’y aurait pas de modification du niveau pluviométrique mais une accentuation des contrastes saisonniers : plus de sécheresse en été et plus de ruissellement au printemps comme à l’automne, donc globalement beaucoup moins d’eau réellement disponible.

 

Seul le Nord de la France recevrait plus d’eau en hiver contrairement au Sud.

 

Dans ces conditions, l’évapotranspiration serait en augmentation ce qui générera des dégâts liés à la sécheresse et des risques croissants d’incendies.

 

Toutefois, les maladies cryptogamiques comme la septoriose du châtaigner devraient régresser : car moins d’eau égale moins de champignon.

 

Les insectes devraient proliférer grâce à l’augmentation du nombre de générations annuelles (exemple du typographe dans le Nord de l’Hérault, comme par exemple dans le Pays Gangeois, avec 2 à 5 générations par an contre 1 seule en Suède).

 

Cependant, la coïncidence phénologique pourrait être bouleversée avec un risque que les insectes ne calent leurs cycles sur un nouveau calendrier.

 

Cela pourrait être avantageux si la tordeuse du chêne, habituellement calée sur le débourrement de cette essence, se réveille trop tôt.

Il est déjà constaté certaines années une migration de la chenille processionnaire du pin vers le cèdre.

 

D’ailleurs, cet hôte indésirable a déjà progressé en 20 ans de 60 km vers le Nord et devrait atteindre Paris vers 2020, avec des problèmes d’allergie exacerbés par la pollution urbaine à prévoir.

 

Sur le plan végétal, les dépérissements pour l’heure constatés peuvent généralement être expliqués par une ou plusieurs années de sécheresse et relèvent essentiellement de problèmes stationnels (essence sur un sol inadapté) ou concernent des espèces en limite de leur aire de prédilection :

-         le Douglas est menacé de disparition dans notre région comme l’est l’Abies grandis dans le Centre ou la Bourgogne,

-         les Pins sylvestres subissent une forte mortalité dans l’arrière-pays languedocien.

 

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 Chêne-vert attaqué par un parasite entraînant la nécrose de rameaux

 

Si la forêt est, à juste titre, considérée comme un puits de carbone majeur du fait de la photosynthèse, une année sèche peut s’avérer contreproductive : ainsi la forêt de la commune de Puéchabon, constituée essentiellement de taillis de chênes verts, a par exemple relargué plus de carbone en 2003 qu’elle n’en a capté.

 

Mais, d’autre part, le changement climatique c’est aussi 3 semaines de durée de végétation supplémentaires gagnées en 50 ans !

 

Les forestiers constatent une croissance plus forte des arbres (au prix d’un risque supplémentaire de gelée) : en effet, la température et la quantité de CO2 dans l’air disponible pour la photosynthèse ont crû.

 

L’aire méditerranéenne qui couvre actuellement 9 % du territoire français devrait s’étendre au détriment de l’aire atlantique pour couvrir en 2100 Midi-Pyrénées, l’essentiel du Massif Central et les Alpes de basse altitude, jusqu’à occuper 28 % du territoire national.

 

La mutation sera difficile.

 

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Cyprès toujours verts, à croissance lente,

mais bien adaptés aux conditions xériques

 

Les arbres habitués à plus d’eau réduiront leur croissance, limiteront leur feuillage (« microphyllie ») – un arbre est qualifié de dépérissant lorsque son houppier est réduit de plus de 50 % - et subiront même de la mortalité (« rougissement »).

 

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 Le chêne pubescent, ici avec son hôte le geai,

va régresser au profit du chêne-vert

 

Bien entendu, les essences méditerranéennes (chêne-vert, filaire, chêne kermès, pistachiers térébinthe et lentisque, olivier, etc.) prendront progressivement possession des terroirs dont le paysage va muter.

 

Le Pin pignon plus résistant à la chaleur que le Pin d’Alep va notamment s’étendre.

 

Enfin, le réchauffement climatique allié à la circulation automobile génère des précurseurs de l’ozone, ce dernier se concentrant à distance respectable des centres urbains, par exemple au large en Mer méditerranée, dans le Mercantour ou encore en Margeride.

 

Les dégâts d’ozone, bien caractérisés à proximité des usines en émettant, se retrouvent aussi sur des résineux dont les aiguilles sont marquées de taches jaunes et sur des feuillus dont les feuilles exposées subissent un phénomène de « bronzing ».

 

Pour les forestiers, le changement climatique va signifier :

-         un stress hydrique plus fréquent,

-         des risques de tempête, d’incendie et d’érosion accrus,

-         des gelées précoces au printemps et tardives en automne,

-         une croissance des problèmes sanitaires,

-         une réduction de la biodiversité.

 

Pou l’instant des études de vulnérabilité des peuplements au stress hydrique sont en cours.

 

Les forestiers savent qu’ils devront adapter leurs méthodes de sylviculture.

 

Peut-être faudra-t-il anticiper la récolte de certains bois sans avenir ?

 

Peut-être faudra-t-il s’orienter vers la futaie claire même si elle peut poser des problèmes d’embroussaillement et donc des risques d’incendie.

 

Il faudra penser régénération naturelle en s’appuyant sur les plants issus des semenciers en place les plus résistants.

 

Il faudra appliquer une gestion adaptée aux lisières des massifs boisés en les éclaircissant pour éviter les turbulences lors des coups de vents et donc les chablis.

 

Il pourra être nécessaire de raccourcir les révolutions et donc de valoriser les bois jeunes qui possèdent plus de nœuds mais aussi plus d’obier.

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 Futaie de pin d'Alep menacée à terme par le réchauffement climatique

Enfin, il se peut que la production de bois croisse : reste à valoriser ce bois en bois-énergie, bois-construction et en nouveaux agrégats alimentant la production de panneaux bois et la chimie verte.

29/05/2010

Familles Tritout

Les déchets ménagers représentent une masse d’environ 1 kilogramme par habitant et par an.

 

Leur collecte, tri et traitement coûte de plus en plus cher : c’est quoiqu’il en soit le prix à payer pour préserver notre environnement.

 

Dans l’Agglomération de Montpellier, le tri est de plus en plus :

-         répandu (lancé dans les secteurs pavillonnaires, il se généralise progressivement aux quartiers denses de Montpellier),

-         sélectif (au tri des déchets recyclables s’est ajouté celui des déchets organiques présentés à la collecte spécifique des bio-déchets dirigés vers l’usine de méthanisation).

 

Ce tri à la source est de plus en plus poussé du fait d’une adhésion plus grande des habitants et d’un apprentissage maintenant acquis.

 

Il n’est pas rare que, pour certains ménages, les déchets résiduels confiés à la collecte traditionnelle ne représentent plus que 15 % du total des déchets générés.

 

Les colonnes à verre et à papier permettent notamment de recycler entre un quart et un tiers du poids des déchets ménagers.

 

Trier toujours plus, c’est bien, mais cela ne résout pas le problème du coût toujours croissant qui pèse sur le consommateur-contribuable, ni le problème de l’impact sur l’environnement du recyclage, du traitement et du stockage.

 

La solution, sur le moyen terme, passe forcément par la réduction des déchets à la source.

 

Les ménages ont un rôle majeur à jouer en modulant leurs comportements.

 

L’idée est que le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas.

 

Afin d’accompagner cette prise de conscience, la Communauté d’agglomération de Montpellier a lancé l’opération « Foyers témoins 2010 » qui mobilise 35 foyers volontaires, appelés « Familles Tritout ».

 

Le terme, pris à la lettre, est en réalité impropre puisque ce n’est pas le tri mais la réduction qui est recherchée.

 

Ces 35 familles sont représentatives des différentes communes de l’Agglo, de l’équilibre actifs/retraités, du nombre d’enfants.

 

L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) et une association, l’Atelier permanent d’initiation à l’environnement urbain (APIEU) sont partenaires de l’opération.

 

L’ADEME est elle-même pilote de la campagne nationale « Réduisons vite nos déchets, ça déborde », tandis que l’APIEU est chargée d’accompagner les foyers témoins dans leurs gestes de réduction des déchets.

 

La réflexion et l’action conduisent une éco-consommation, sans forcément tomber dans la non-consommation.

 

Les ménages peuvent contribuer en veillant à leurs achats (moins de suremballages et de produits jetables ou à utilisation unique, produits durables, éco-labellisés ou en vrac, etc.) et en gérant les produits achetés (limitation des restes alimentaires, utilisation de la bonne dose, substitution aux produits chimiques ou pesticides de préparations maison à base de composants non toxiques, etc.).

 

De même, le réemploi ou la réutilisation (de papier, de sacs plastiques, de contenants divers, etc.) permettent aussi la minimisation des déchets.

 

Dans le cadre de l’opération « Foyers témoin », chaque ménage note pendant un mois le poids de chaque type de déchets.

 

A l’issue de cette période, la famille choisit 4 gestes de prévention minimum parmi ceux proposés et qu’elle ne pratique pas déjà, puis en deux mois, une évaluation de l’impact de ce nouveau comportement est faite.

 

Ces gestes de prévention des déchets, au nombre de dix, lors des courses ou à la maison, sont les suivants :

-         choisir le bon produit et le bon emballage,

-         préférer les sacs réutilisables pour transporter les achats,

-         indiquer le Stop Pub sur la boîte aux lettres,

-         limiter les impressions,

-         boire l’eau du robinet,

-         économiser les piles,

-         réutiliser ce qui peut l’être,

-         fabriquer du compost,

-         choisir des produits avec des labels environnement,

-         pratiquer des gestes alternatifs (dont certains sont proposés par les ménages eux-mêmes sur la base de leur expérience).

 

En récapitulant, les objectifs de l’opération « Foyers témoins 2010 » est de :

-         sensibiliser les citoyens aux gestes de prévention de la production de déchets,

-         mesurer l’efficacité des gestes de réduction avant de leur donner une publicité,

-         obtenir une mobilisation citoyenne en s’appuyant sur des relais locaux en capacité d’apporter un témoignage sur leur vécu,

-         valoriser au niveau national les pratiques de prévention éprouvées localement.

 

Les « Familles Tritout » servent certes de cobayes mais doivent aussi permettre la diffusion auprès d’autres foyers des gestes qui préviennent l’amoncellement des déchets.

 

Ce sont en quelques sorte, les ambassadeurs du « Trier, c’est bien, mais jeter moins c’est mieux ».

 

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Après le tri, la prévention et la réduction des déchets ménagers

23/05/2010

Aqua Domitia : l’eau à la bouche

La Région Languedoc-Roussillon souhaite étendre le début de réseau hydraulique régional construit dans les années cinquante par la Compagnie Nationale d’Aménagement du Bas-Rhône et du Languedoc.

 

Il s’agit de desservir des territoires à ressources déficitaires, identifiés dans le cadre d’une vaste démarche prospective, initiée en 2005 avec les 5 Départements du Languedoc-Roussillon, appelée « Aqua 2020 ».

 

Cette étude a permis aux élus régionaux d’arrêter une stratégie régionale de gestion durable de l’eau qui intègre, certes un programme d’économie d’eau (beaucoup reste notamment à faire en terme de réduction des fuites sur les réseaux d’eau potable) et de maîtrise de la demande, mais aussi un recours à l’eau du Rhône dont le transfert, à terme, irait jusqu’aux portes de Béziers et de Narbonne.

 

L’eau du Rhône, transportée sous pression dans des canalisations de gros diamètre, alimentera les bouches d’irrigation, les bouches d’incendie équipant les réseaux de distribution et servira aussi d’eau de bouche, une fois potabilisée.

 

Cette potabilisation nécessite une oxydation liminaire, une phase de coagulation-floculation-flottation, une double filtration des algues et des matières en suspension, respectivement sur sable et sur charbon actif, ainsi qu’une désinfection curative (aux rayons ultra-violets), mais aussi préventive (au chlore), avant le transport.

 

Actuellement, dans l’Hérault, c’est toute la plaine entre Montpellier et Béziers qui menace de manquer d’eau.

 

En effet, les puits filtrants implantés dans le lit majeur du fleuve Hérault s’avèrent insuffisants pour faire face à la croissance démographique et aux besoins touristiques du Cap d’Agde, de Marseillan-Plage, du Lido de l’étang de Thau ou encore de Frontignan-Plage.

 

Pour l’heure, il y a urgence à desservir en eau brute le Syndicat du Bas-Languedoc qui alimente en eau potable 175.000 personnes l’hiver et 500.000 personnes l’été (estivants des stations balnéaires et habitants de 24 communes : Agde, Balaruc les Bains, Balaruc le Vieux, Bouzigues, Cournonsec, Cournonterral, Fabrègues, Frontignan, Gigean, Lavérune, Loupian, Marseillan, Mèze, Mireval, Montbazin, Murviel les Montpellier, Pignan, Pinet, Poussan, Saint-Jean de Védas, Saussan, Sète, Vic la Gardiole, Villeveyrac).

 

Il est en effet prévu de mettre en service une station de potabilisation à Fabrègues, dénommée Georges Debaille, pour le premier semestre 2011 (production de 30.000 m3/jour d’eau potable, à comparer aux 100.000 m3/jour de capacité maximale actuelle).

 

La canalisation nécessaire recevra l’eau issue du Canal Philippe Lamour et mise sous pression à la station de pompage de la Méjanelle.

 

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Le terminus du Canal Philippe Lamour à Mauguio, aux confins de Montpellier

 

La Commission Nationale de Débat Public a considéré le 1er juillet 2009 que le « Maillon Sud Montpellier » pouvait être séparé du projet global compte tenu de sa vocation et de son urgence.

 

La canalisation enterrée, d’un diamètre de 1.200 mm, de 15,6 kilomètres de long, devra franchir la Mosson en siphon et acceptera un débit maximum de 2.500 l/s.

 

Plus généralement, la disponibilité de l’eau potable a conditionné historiquement, en Languedoc-Roussillon, tout établissement humain et conditionne aujourd’hui tout développement urbanistique, en milieu urbain comme en milieu rural.

 

Les Anciens se satisfaisaient de sources jaillissant naturellement.

 

L’aqueduc des Arceaux, construit par Henri Pitot à Montpellier, mis en service en 1745, et le Pont du Gard, datant du milieu du 1er siècle, ont respectivement alimenté Montpellier et Nîmes (Nemausus, colonie romaine) en eau potable, tout en permettant le rayonnement de ces deux grandes cités.

 

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Le Pont du Gard : un aqueduc monumental amenant l'eau d'Uzès à Nîmes

 

Devant les menaces de pénurie d’eau, les pouvoirs publics ont choisi deux stratégies diamétralement différentes dans l’Aude et dans l’Hérault.

 

Dans l’Aude, Paul Riquet donna l’exemple en canalisant les eaux de surface issues de la Montagne Noire (au Seuil de Naurouze, ligne de partage des eaux entre bassins atlantique et méditerranéen).

 

Au 20ème siècle, le Département de l’Aude a mené une politique de grands barrages (Le Lampy, La Ganguise, Montbel Laprade-Basse, Marseillette) et utilise donc depuis des eaux de rivière pour l’irrigation et l’eau potable, profitant de ses reliefs, Pyrénées au Sud et Montagne Noire au Nord, cette dernière étant un véritable château d’eau naturel, au même titre que l’Aigoual dans les Cévennes, avec une pluviométrie annuelle de l’ordre de 2.000 mm.

 

En revanche, dans l’Hérault, ce sont les eaux souterraines (nappe astienne, puits dans les nappes alluviales des grands fleuves comme l’Hérault, karst), mieux protégées des pollutions, qui sont réservées à l’eau potable.

 

Quelques retenues ont certes été créées : Lac du Saut de Vésoles avec un transfert d’eau océanique, Barrage d’Avène (maintenant appelé des Monts d’Orb) et Lac du Salagou. Toutefois, pour les deux premiers, il existe un usage fortement concurrent : la production d’hydro-électricité.

 

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 Le Lac du Salagou, proche de Clermont l'Hérault :

le tourisme s'est imposé face à l'irrigation

 

Quant au Salagou, la concurrence est venue du tourisme qui empêche maintenant sa vidange estivale au moment où les besoins en eau sont pourtant maximaux.

 

Or, l’eau souterraine commence à manquer dans l’Hérault d’où l’idée de recourir à de l’eau superficielle, en l’occurrence l’eau du Rhône dont l’abondance permet un usage en terme d’eau potable mais aussi d’irrigation.

 

L’homme n’a jamais cessé de créer des ouvrages de production et d’adduction d’eau potable : forages, pompages, réservoirs, canalisations, usines de potabilisation, etc.

 

Le « Maillon Sud Montpellier », premier tronçon du grand projet Aqua Domitia, va permettre, quant à lui :

 

-         de sécuriser l’alimentation en eau potable (au profit de 500.000 usagers en période estivale),

 

-         d’alléger la pression sur les milieux aquatiques (le projet d’exploitation de la Source des Cents Fonts devient par exemple moins crucial),

 

-         de maintenir une agriculture diversifiée dans le secteur de Gigean-Fabrègues grâce à l’irrigation (blé dur, maraîchage, semences, oliviers, vignes).

 

La construction de la Voie Domitienne a permis d’irriguer, au sens figuré, la Province Narbonnaise : le projet Aqua Domitia essaie aujourd’hui d’irriguer, au sens propre, le Languedoc-Roussillon.

 

Crédit photographique : Michel Chastaing

13/05/2010

50 ans d’eau du Rhône en Languedoc

La station de pompage « Aristide Dumont » transférant l’eau du Rhône dans le canal Philippe Lamour a été inaugurée en 1960 par le Général de Gaulle.

 

Ce cinquantième anniversaire vient, cette année 2010, ponctuer une grande aventure étatique, volontariste, techniciste et finalement visionnaire.

 

Aristide Dumont, ingénieur saint-simoniste (Saint-Simon étant un des précurseurs du Socialisme français), fut le premier, dans la seconde moitié du XIXème siècle, à proposer de dévoyer une partie des eaux du bassin versant du Rhône vers les bassins versants des fleuves côtiers languedociens alimentant la Méditerranée (Vidourle, Lez, Mosson, Hérault, Orb, Aude, notamment).

 

Le débit d’étiage du Rhône reste généralement supérieur à 500 m3/s et son débit moyen est de l’ordre de 1.700 m3/s.

 

Ce fleuve prenant naissance dans les Alpes possède en effet un régime nival, c’est-à-dire qu’il est principalement alimenté par les eaux de la fonte des neiges et des glaces, ce qui garantit un solide débit l’été, saison où, par exemple, la Loire peut se trouver presque à sec.

 

Si l’idée d’utiliser les eaux du Rhône pour l’irrigation était plus ancienne, c’est la période de reconstruction consécutive à la Libération en 1945 qui sonna le réveil du projet.

 

L’Etat était alors très volontariste et Jean Monnet, Ministre des finances, créa en 1951 les sociétés d'aménagement régional.

La Compagnie nationale d’aménagement du Bas Rhône Languedoc (CNABRL) fut la première à voir le jour en 1955.

 

C’est Philippe Lamour, collaborateur de Jean Monnet, qui obtint in extremis de Pierre Mendès-France, Chef d’un Gouvernement tout juste renversé, la signature nécessaire : celle du dernier décret de Pierre Mendès-France.

 

Ces compagnies d’aménagement étaient le bras armé de l’Etat.

 

Elles ont reproduit des méthodes éprouvées dans les Colonies, notamment au Maroc.

 

Dotée de l’autonomie financière et bénéficiaire d’une concession de l’Etat, la CNABRL a pu construire le Canal, appelé ultérieurement Philippe Lamour, qui prélève par pompage ses eaux dans le Rhône pour les mener aux portes de Montpellier, sur la commune de Mauguio.

 

Ce canal peut véhiculer un débit de 60 m3/s tandis que le Canal des Costières, aussi alimenté par pompage, peut transiter 13 m3/s.

 

La CNABRL a ensuite progressivement installé ses réseaux d’irrigation sous pression, sur des territoires principalement agricoles, appelés « casiers », où elle a le monopole de la distribution d’eau brute.

 

En réalité, l’aménagement fut incomplet et se heurta à la résistance des agriculteurs, arc-boutés sur la monoculture de la vigne.

 

Encore aujourd’hui, il faut parler de surfaces potentiellement irrigables et de surfaces réellement irriguées, bien inférieures (exemple des 35.000 ha irrigués pour 120.000 ha équipés sur le périmètre du Sud de Nîmes desservi par le Canal des Costières, où l’agriculture diversifiée représente pourtant la plus forte demande en eau).

 

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 L'irrigation peut se pratique au canon, par asperseur,

voire même au goutte-à-goutte

 

En outre, la continuation du Canal Philippe Lamour pour mettre en valeur touristique le littoral au-delà de Montpellier fut abandonnée.

L’avenir de l’eau du Rhône est maintenant dans la potabilisation (transformation de l’eau brute en eau potable) pour faire face à la croissance démographique du Languedoc-Roussillon.

 

En 1993, la CNABRL, dont la culture était très technique et trop peu économique ou commerciale, a connu une grave crise financière qui a menacé son existence même.

 

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 Les châteaux d'eau de BRL marquent le paysage de la plaine du Bas-Languedoc

 

La Compagnie devint Bas-Rhône Languedoc (BRL) et créa des filiales, dont BRL Exploitation qui distribue l’eau et dont 49 % des parts furent acquises par une société fermière : la SAUR.

 

Les Collectivités locales, essentiellement la Région Languedoc-Roussillon, ont dirigé le sauvetage en souscrivant à l’augmentation de capital, cette dernière permettant de ramener les dettes à un niveau plus admissible.

 

D’autre part, le projet d’amenée d’eau à Barcelone (15 m3/s demandés en son temps) n’est maintenant plus d’actualité.

 

En tant que « projet d’entreprise » de grande envergure, fédérateur et enthousiasmant, ce défi technique et ce challenge humain a eu au moins le mérite de galvaniser, pendant un certain temps, les nombreux techniciens et ingénieurs de BRL.

 

Enfin, l’Etat a récemment rétrocédé à la Région Languedoc-Roussillon, actionnaire majoritaire de BRL, le Canal Philippe Lamour.

 

Actuellement, Bas-Rhône Languedoc utilise, en pointe, moins de 15 % de l’autorisation de prélèvement dans le Rhône alloué par l’Etat.

 

Ce droit d’eau concédé jusqu’en 2.035, égal à 75 m3/s, représente tout de même l’équivalent du débit d’étiage de la Seine ce qui donne une idée de l’abondance d’eau disponible, du moment qu’une utilisation économiquement viable est possible.

 

Pour l’instant, BRL livre en eau brute, à des fins de potabilisation, les villes de Nîmes, de Montpellier (dont l’alimentation repose cependant essentiellement sur la Source du Lez), une partie du littoral méditerranéen et, à des fins d’irrigation, principalement un vaste secteur nîmois mais aussi les secteurs de Lunel et de Mauguio.

 

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 Soutien de l'étiage du Lez (500 l/s) grâce à l'eau du Rhône,

au Domaine de La Valette, sur la commune de Clapiers

 

L’eau du Rhône est synonyme de grands travaux, de grands investissements et de grands financements.

 

Or, des opportunités locales, comme par exemple l’approfondissement du pompage dans la source du Lez, dont la faisabilité a été démontrée par le Professeur Jacques Avias, sont venues contrarier ce qui aurait pu apparaître comme une solution unique, radicale et miracle à la pénurie d’eau.

 

Toutefois, avec le changement climatique, le souhait de préserver les ressources en eaux souterraines comme les zones humides, le soutien de l'étiage des cours d'eau, la régression de la vigne, le développement du tourisme et la croissance démographique, l’eau du Rhône devient de plus en plus incontournable dans ce Bas-Languedoc en pleine mutation.

 

Avec le projet Aqua Domitia, la longue et lente marche de l’eau du Rhône vers l’Est semble d’ailleurs avoir reprise.

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 Le canal Philippe Lamour à l'Est de Baillargues, du côté de Saint-Brès

06/05/2010

1er Marché des Garrigues à Montaud

En lançant le 1er Marché des Garrigues, le Foyer rural de Montaud a réussi un coup de maître.

 

Près de 2.500 personnes ont afflué dimanche 25 avril dans le cadre fleuri de l’Espace Robert.

 

Joël Raymond, Président de ce Foyer rural, si important pour la vie culturelle et citoyenne de Montaud, pouvait être fier du résultat de l’investissement des bénévoles engagés dans l’opération.

 

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L'entrée de l'Espace Robert est bien gardée :

avis aux amateurs de promenade à cheval !

 

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Un nouveau maraîcher Bio installé à Montaud, sous son abri de cannisses

 

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Les maraîchers ont été dévalisés : il ne reste plus que des salades

 

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Distillation andalouse de plantes aromatiques Bio

cueillies sur nos causses et garrigues

 

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Le berger et ses pélardons descendus du Plateau de Carlencas

 

Les membres des associations de parents d’élèves, des chasseurs, du Comité communal feux de forêts Montaud-Saint-Bauzille de Montmel, du Comité des fêtes et « Les toujours jeunes » ont en effet largement contribué à la réussite de l’événement.

 

La Mairie de Montaud (représentée à l’inauguration par Pierre Combettes, son Maire) et la Communauté d’agglomération de Montpellier (représentée à l’inauguration par Yvan Pellet, son Vice-Président délégué à l’économie agricole et viticole, à la ruralité et aux traditions populaires) ont quant à elles apporté leur soutien financier et logistique.

 

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 Les discours inauguraux

 

Les visiteurs sont venus d’un périmètre élargi avec des habitants de Vendargues, Galargues, Castries, Buzignargues, Saint-Croix de Quintillargues, Saint-Drézéry, etc., etc.

 

L’arrivée du printemps a certes poussé les habitants à sortir mais c’est aussi le bouche à oreille qui a décidé certains à se déplacer.

 

En effet, le marché paysan proposé était constitué uniquement de producteurs et non pas de revendeurs dont l’origine des produits est souvent inconnues.

 

Le marché était volontairement équilibré entre :

 

-         artisans et agriculteurs bien établis (charcuterie, foies gras, fromages) venant des Hauts-cantons de l’Hérault, de la Lozère et de l’Aveyron, avec une offre très diversifiée, notamment en produits transformés,

 

-         petits agriculteurs locaux (vins coopératifs, apiculteurs, maraîchers), avec des produits de saison, notamment des plants de légumes et de petits fruits recherchés en ce milieu de printemps par les jardiniers amateurs.

 

Un tel marché est en effet l’occasion de ventes en circuit-court, de débouchés locaux pour des exploitants agricoles récemment installés.

 

En milieu péri-urbain, c’est cette rencontre entre producteurs et consommateurs qui permet le maintien d’une agriculture paysanne.

 

Car la spéculation foncière générée par l’urbanisation et de grands propriétaires, ayant tendance à maîtriser toujours plus de terres, laisse peu d’espace aux petits paysans.

 

Or, le maintien en place de ces derniers est pourtant vital, en terme d’emploi local et de lien social.

 

Ce 1er Marché des Garrigues respectait la déontologie du commerce éthique suivant le souhait du Foyer rural de Montaud et des deux associations départementales venues en soutien : Terres Vivantes, présidée par Michel Chastaing et l’Association des marchés paysans de l’Hérault (AMPH), présidée par Yves Martinot.

 

Ces deux organisations militantes ont aussi appuyé la création des marchés hebdomadaires de Grabels, Vailhauquès, Prades le Lez et prochainement Clapiers ainsi que la dynamique initiée par l’Association Croquelune sur le Lunellois.

 

Terres Vivantes et AMPH co-organisent aussi des événements attirant plus de 6.000 personnes chacun : la Grande Foire des floralies et de la petite agriculture à Maureilhan dans le Biterrois, la Grande Foire de la petite agriculture et du bien manger au Pouget dans le Centre-Hérault et le Festival de la Tomate à Clapiers dans la périphérie de Montpellier.

 

La question d’un marché hebdomadaire s’est posée à Montaud, dont la création est demandée par certains habitants.

 

Toutefois, la zone de chalandise possible (Sainte-Croix de Quintillargues, Saint-Bauzille de Montmel, Buzignargues, Galargues, Saint-Jean de Cornies, Saint-Drézéry, Montaud), avec moins de 5.000 habitants n’est pas propice à la pérennisation économique d’un marché de plein-vent pleinement satisfaisant, c’est-à-dire offrant de nombreux stands d’exposants.

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Le vannier en plein travail 

 

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La librairie engagée avec Jean Jaurès en toile de fond,

grand défenseur de la petite paysannerie

 

Qu’est-ce qui a fait le succès du 1er Marché des Garrigues.

 

C’est au-delà de l’excellence de ses exposants de produits alimentaires ou d’artisans d’art, la qualité de l’ambiance.

 

Cette dernière était très détendue, sans sonorisation tapageuse, avec des espaces réservés pour s’asseoir et discuter entre amis.

 

D'autre part, la restauration sur place permet toujours le regroupement des familles et la rencontre fraternelle entre inconnus.

 

Un espace réservé à la mémoire du village, regroupant des photos de classe et de la vie de tous les jours il y a quelques décennies, donnait encore plus de sens à ce plaisir collectif de se retrouver ensemble.

 

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L'espace mémoire du village devant lequel

générations jeunes et plus anciennes ont aimé échanger

 

En outre, le contact entre travailleurs de la terre et habitants du péri-urbain occasionne des échanges riches permettant une connaissance réciproque et une meilleure compréhension mutuelle.

 

Les promeneurs ont pu aussi flâner dans les rues de Montaud, beau village de l’arrière-pays dominé au loin par le château de Montlaur et les falaises de Saint-Bauzille de Montmel qui attirent tant d’amoureux de l’escalade.

 

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Au Nord, les falaises de Saint-Bauzille de Montmel

 

 

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A l'Est, les ruines imposantes du Château de Montlaur

 

 

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Gelées et sirops avec les plantes méditerranéennes de nos garrigues

29/04/2010

Les gardiens de la forêt

Dans 35 communes de l’Hérault, des groupes de volontaires bénévoles veillent tous les étés sur nos forêts : ce sont les hommes et les femmes habillés en orange que l’on peut retrouver au détour d’un chemin forestier.

 

Il s’agit des membres des comités communaux feux de forêts (CCFF).

 

Ces CCFF sont présidés par le Maire de la commune concernée et animés par un « Directeur » bénévole.

 

Ce mouvement citoyen s’est développé dès 1985 en réponse aux grands incendies du Midi.

 

Le sinistre majeur ayant ramené à néant, en 1989, les pinèdes comme les garrigues de Guzargues et touchés celles de Teyran, Assas, Clapiers et Montferrier, a renforcé la mobilisation naissante.

 

Constatant qu’ils étaient de peu d’aide aux sapeurs pompiers face à un événement dévastateur, des Héraultais se sont mobilisés autour de l’idée de prévention.

 

Eduquer les scolaires et la population sur le risque feux de forêt, parcourir les massifs boisés l’été pour sensibiliser les promeneurs aux risques encourus, apporter un guidage et un réconfort aux secours en cas de sinistre, telles sont les missions que se sont assignés ces groupes de citoyens particulièrement motivés par la préservation de l’environnement et la protection des populations.

 

Ces CCFF, forts dans l’Hérault de 2.000 volontaires adhèrent à une Association départementale appelée ADCCFF34.

 

Cette dernière a tenu, le samedi 24 avril, son assemblée générale annuelle à Assas, regroupant près de 300 bénévoles, dans la magnifique et très fonctionnelle salle des Crouzets.

 

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 Les membres du CCFF d'Assas ont impeccablement organisé l'Assemblée générale

 

 

Cette réunion a été l’occasion de recevoir de la part du Conseil général de l’Hérault deux véhicules d’occasion tout terrain devant permettre aux CCFF de Galargues et d’Assas une meilleure action sur le terrain.

 

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 A gauche et à droite, les deux véhicules tout terrain

offerts par le Conseil Général de l'Hérault

 

Le bilan 2009, extrapolé à l’action de tous les CCFF héraultais, donne les estimations suivantes : environ 30.000 km parcourus lors d’environ 800 patrouilles journalières dans les massifs forestiers, mobilisant des bénévoles sur une durée cumulée de l’ordre de 3.500 heures.

 

L’action du Bureau de l’Association, présidée par Chantal Chapuis, a été plébiscité (avec Gilles Dutau Vice-Président opérationnel, André Farizon Vice-Président délégué aux relations extérieures, Michel Minenna Vice-Président délégué aux réserves communales de sécurité civile, Jacques Lignon Trésorier, Jean-Claude Amalric Trésorier-adjoint, Magalie Salvador Secrétaire et Martine Albert Secrétaire-adjointe).

 

Pour 2010, le programme d’actions a été approuvé :

 

-         sensibilisation des scolaires (CM1 et CM2) avant les grandes vacances, dans les écoles de Clapiers, Jacou, Les Matelles, Montaud, Prades le Lez, Saint-Clément de Rivière,

 

-         information grand public à Vias-Plage, à Marseillan-Plage, au Salagou et à Saint Guilhem le Désert,

 

-         présentation de la météo à France 3 les 3 mai et 7 juin 2010,

 

-         rénovation du site Internet,

 

-         formation des membres de l’Association au risque d’inondation,

 

-         ouverture de la base radio de Prades le Lez permettant de lancer la saison des patrouilles dès le 12 juin 2010.

 

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L'assistance se met en place dans la belle et nouvelle salle des fêtes d'Assas 

 

D’autre part, l’Association départementale a reçu en 2006 l’agrément de l’Administration pour étendre son action de fédération aux réserves communales de sécurité civile. Cet agrément de 3 ans a été reconduit en 2009.

 

Si seulement quelques communes ont créé ces réserves, constituées elles aussi de citoyens bénévoles mobilisables en complément des moyens municipaux (Services techniques et Police municipale notamment), la loi les rend pourtant obligatoire dans toutes les communes couvertes par un plan de prévention des risques (essentiellement inondation et feux de forêt).

 

Cette politique de sécurité civile passe par :

 

-         l’élaboration d’un Plan Communal de Sécurité Civile (ce PCSC prévoit comment la commune est censée s’organiser afin de gérer une crise en complément des secours traditionnels, notamment ceux apportés par les pompiers),

 

-         la rédaction et la diffusion auprès de tous les habitants d’un document d’information communal sur les risques majeurs (ce DICRIM expose à la population la nature, la localisation des risques, les gestes de prévention et de protection à adopter),

 

-         la création d’une Réserve Communale de Sécurité Civile structurée, équipée en matériels, formée à la gestion d’une crise ou d’une post-crise.

 

L’Association départementale peut venir en aide (compilation des textes officiels, appui technique et méthodologique) aux municipalités dans le domaine, à gros enjeux, de la sécurité civile.

 

Beaucoup de membres des comités communaux feux de forêts, aguerris au terrain et opérationnels, rejoignent les réserves de sécurité civile lorsque elles sont créées.

 

A terme, la fusion des CCFF et des RSCS risque d’ailleurs de se poser.

 

Pour tenir compte de sa nouvelle vocation, le sigle de l’Association départementale est devenu : ADCCFFRCSCH pour « Association départementale des comités communaux feux de forêts et des réserves communales de sécurité civile de l’Hérault ».

 

Ce mouvement des bénévoles des comités communaux feux de forêt est altruiste et citoyen.

 

Ces volontaires donnent beaucoup de temps pour protéger la forêt et les vies humaines qu’un feu pourrait menacer.

 

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Une photo de famille avec la Présidente Chantal Chapuis, côté droit

26/04/2010

Un Pearl Harbor commercial et organisationnel

Le volcan islandais Eyjafjöll a semé le chaos dans le transport aérien.

 

Des similitudes frappantes viennent à l’esprit concernant le sinistre événement de Pearl Harbor, le 7 décembre 1941.

 

Les Américains, sûrs de leur supériorité militaire et aérienne, croyaient leur flotte et leurs aéronefs intouchables, avec une base navale de Pearl Harbor à la pointe de la technologie.

 

Le grain de sable a été humain avec l’attaque japonaise.

 

De même, les Européens croyaient leurs avions commerciaux à l’abri d’une telle paralysie.

 

C’est un cataclysme naturel qui, cette fois, a sévi.

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Les réacteurs sont maintenant sensibles aux cendres volcaniques,

incomparablement plus que les hélices

 

 

Les compagnies aériennes européennes ont alors connu un Pearl Harbor commercial et organisationnel

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Dans les deux cas, c’est le regroupement des flottes au même endroit qui a précipité l’incapacité à faire face.

 

D’un côté, toute la flotte américaine du Pacifique (exceptés 3 porte-avions) mouillait sur l’île d’Oahu tandis que les compagnies aériennes européennes massent leurs avions sur les aéroports de Londres, Paris et Francfort, etc.

 

En fait, les repas embarqués, la maintenance avancée des avions, les pilotes et équipages, sont centralisés sur Paris pour la France.

 

Un avion de compagnie française décollant du Soudan, de Malaisie, du Chili, d’Iran, etc., arrive d’abord de Paris avant de repartir.

 

Le Gouvernement français aurait donc dû donner l’ordre aux compagnies, dès l’aéroport de Londres atteint par le nuage de cendres volcaniques, d’évacuer les avions au sol à Paris.

 

Faute d’un déplacement vers les aéroports du Sud de la France, à l’abri du nuage, la flotte est restée inutile, clouée au sol.

 

L’ouverture de l’espace aérien, presque une semaine après sa fermeture, n’a permis un retour à la normale que pour les vols postérieurs à la date de réouverture.

 

Certains touristes français bloqués à l’étranger se demandent encore s’ils ne devront pas attendre le 1er mai, voire le 8 mai 2010 pour retrouver leur foyer.

 

En effet, une fois un vol annulé, le voyageur malchanceux est inscrit en liste d’attente des vols suivants et programmé sur un vol ferme ultérieur.

 

Si les vols suivants sont complets (c’est en général le cas jusqu’à la fin des vacances de printemps, en l’occurrence le 2 mai pour la « zone C »), la compagnie aérienne propose les premières dates disponibles plus tard.

 

Le stock de passagers français « en rade », initialement de 150.000, s’est ensuite amenuisé à 40.000, une dizaine de jours après la fermeture.

 

Le Gouvernement français a alors réagi en débloquant, enfin, un fonds de 1.000.000 € pour les situations humaines et sanitaires critiques, ce qui ne représente en moyenne que 25 € par naufragé du ciel !

 

Ces naufragés feront dont face presque exclusivement sur leurs propres deniers, s’ils en ont les moyens.

 

Alors, pourquoi le stock des laissés pour compte diminue-t-il si lentement ?

 

C’est qu’en fait, au-delà des vols supplémentaires qui ont constitué des bouffées d’oxygène très appréciées, les compagnies aériennes ont une organisation très rigide, non adaptée en temps de crise.

 

Quels que soient les événements, la gestion demeure lucrative et commerciale.

 

Il a été rarement proposé aux voyageurs d’atterrir en d’autres lieux que leur destination première alors même qu’ils pouvaient être intéressés.

 

La plupart du temps, un passager a dû rester sur un fauteuil de sa classe.

 

Enfin, les compagnies n’ont pas passé entre elles de contrats d’entraide ce qui aurait permis d’évacuer des passagers sur d’autres avions : l’égoïsme commercial a prévalu.

 

Le manque de préparation du Gouvernement français et des compagnies aériennes restera gravé dans les mémoires.

 

Il ne faut pas oublier que les compagnies aériennes ont cessé de vendre des billets pendant plusieurs jours et que beaucoup de voyageurs se sont découragés en annulant leurs déplacements sine die : le transport aérien sera donc durablement affecté par la défiance de nombreux Français.

 

Notre société ultra technologique est fragile : c’est indéniable.

 

Il nous faut donc acquérir une culture du risque : le Katla, 10 fois plus puissant que l’Eyjafjöll et voisin de seulement 10 kilomètres de ce dernier, n’est-il pas soupçonné d’une éruption prochaine ?

 

09/04/2010

Moisson d’idées vertes à Saint-Christol

A Saint-Christol, les idées se cultivent toute l'année mais se moissonnent en avril, plus de deux mois avant les céréales !

 

Le samedi 3 et dimanche 4 avril 2010, se sont ainsi tenues les « 4ièmes Moissons d’idées vertes ».

 

Cette manifestation s’est inscrite dans le cadre de la Semaine nationale du Développement durable.

 

Elle est organisée à l'initiative et sous l’égide des Jardins de Tara en partenariat avec les Jardiniers de France, la Commune de Saint-Christol et la Communauté de communes du Pays de Lunel.

 

Les vignerons du village participent aussi bien entendu, même s’ils ne vendangent, eux, qu’en août et septembre.

  

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Les Coteaux de Saint-Christol riches d'un terroir d'exception 

 

 

La Cave coopérative a offert aux visiteurs une dégustation de ses vins, notamment de ses cuvées d’exception : Péché de Bacchus, Sanctus Christoforus, L’esprit des 9 vignerons et Christovinum.

 

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 Un instant de grande convivialité : la dégustation des blancs, rosés et rouges

 

 

Nés en 1941, « Les Coteaux de Saint-Christol » vinifient 18 cépages (notamment Carignan, Cinsault, Syrah, Grenache blanc, Muscat) et collectent la récolte de 400 hectares travaillés par plusieurs dizaines de vignerons.

 

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La coopération, un fleuron de l'économie sociale au service des vignerons

 

Les « 4ièmes Moissons d’idées vertes » ont proposé aux 2.000 visiteurs :

 

-         un marché du terroir et artisanal,

 

-         des conférences,

 

-         des animations notamment pour les enfants,

 

-         de la restauration, des expositions et des démonstrations à l’Espace Castan.

 

Le public a répondu nombreux en affluant des alentours de Lunel, de Montpellier et plus largement de l'Hérault et du Gard.

 

Parmi les nombreux exposants :

 

-         des professionnels du bien-être, des remèdes naturels et des soins relaxants,

 

-         un point conseil sur le jardinage naturel organisé par « Les Jardins de Tara »,

 

-         le SYMBO, le nouveau syndicat mixte qui s’occupe de la préservation des eaux, des paysages, de la faune, de la flore et du site de l’Etang de l’Or,

 

-         l’association Slow Food représentée par le « convivium » de Montpellier qui préconise une alimentation de qualité et locale, cuisinée et consommée avec art,

 

-         l’association Croquelune qui fédère des consommateurs désireux de s’approvisionner en denrées alimentaires du terroir, en tissant des liens avec les producteurs.

 

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 Le stand du SYMBO et, en arrière-plan, celui d'une association d'éducation à l'environnement

 

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Le stand de Slow Food tenu par des bénévoles et le président du "convivium" de Montpellier

Au programme très étoffé des conférences où spécialistes, curieux et élus ont pu largement échanger :

-         l’habitat durable,

 

-         le concept de toilettes fertilisantes,

 

-         la viticulture durable avec une comparaison entre les approches de l’agriculture raisonnée et de l’agriculture biologique,

 

-         la recherche d’une production et d’une consommation durables et locales avec l’intervention de l’association de consommateurs « Croquelune », d’une Association de maintien de l’agriculture paysanne (AMAP), de l’association de producteurs locaux « Paysans du Vidourle », de l'association Consom'Acteurs de l’« Association des marchés paysans de l’Hérault » et de l’association « Terres Vivantes ».

 

Lors de ce dernier débat, la difficulté pour les nouveaux paysans de trouver du foncier en périphérie de Montpellier a été mise en avant.

 

De même, la future implantation du Pôle oeno touristique de Saint-Christol a été pointée comme la possibilité d’un futur centre de ressources à mobiliser en soutien des porteurs de projet agricole.

 

Concernant le marché paysan et artisanal, la saison printanière a mis en vedette les producteurs de plants : tomates, courgettes, aubergines, piments, etc.

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Le tomatologue où la science de la pomme d'or 

 

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Un étal de plants de légumes et de plantes aromatiques devant la Mairie

 

Les légumes anciens, les plantes aromatiques, les plantes ornementales et les plantes grasses étaient de même à l’honneur.

 

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 Plantes ornementales notamment pour le travail du paysagiste

 

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Le coin des plantes succulentes

 

La transformation, directement par le paysan, de sa production, était aussi mise en avant avec notamment la vente de pélardons, de charcuteries fermières et de préparations à base d’escargots.

 

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Le plus beau chapeau et les plus belles bagues des Moissons d'idées !

 

Ces « 4ièmes Moissons d’idées vertes » ont été globalement d’une grande richesse et ont su satisfaire la grande variété de publics attirés aussi par le charme du village de Saint-Christol.

 

La cheville ouvrière de cette manifestation, Catherine Garnier, qui cultive à Montaud et aux alentours son association « Les Jardins de Tara », et Jacques Sauvaire, Maire-adjoint, qui supervisait l'organisation, pouvaient être pleinement satisfaits de la réussite de cet événement qui compte dorénavant dans le Haut-Lunellois.

06/04/2010

L’Orchestre Symphonique Universitaire de Montpellier vulgarise la musique classique

Un orchestre symphonique à Clapiers, ce n’est pas courant.

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Une vue partielle des musiciens

 

L’événement a attiré près de 200 personnes le dimanche 28 mars en après-midi.

 

L’Orchestre Symphonique Universitaire de Montpellier (OSUM) s’est déplacé dans le cadre des « Concerts du Clapas », une programmation annuelle voulue par les promoteurs de la politique culturelle du village.

 

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Un bel ensemble musical et une salle bien pleine

Cet orchestre regroupe une cinquantaine de musiciens essentiellement universitaires (enseignants, chercheurs et étudiants) mais pas seulement, issus de la capitale régionale et de tout le pourtour de Montpellier.

 

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 Un premier chef d'orchestre qui maniera ensuite les cymbales 

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Un second chef d'orchestre tout aussi passionné 

Ces musiciens se produisent lors de nombreux concerts en ville et en région.

 

En fonction des morceaux choisis, ils sont capables d’oeuvrer en sextuor, octuor ou en orchestre de chambre.

 

Le plaisir de jouer ensemble est toutefois bien supérieur en formation symphonique car l’exercice est plus exigeant et la concrétisation d’un long travail personnel comme de nombreuses répétitions collectives.

 

L’OSUM cultive, en son sein, la convivialité et, vers l’extérieur, l’ouverture.

 

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 Violons, flûtes, clarinettes, hautbois et percussions

Cet orchestre possède un répertoire varié, signe d’un intérêt pour l’histoire de la musique.

 

A Clapiers, l’Orchestre Symphonique Universitaire de Montpellier a offert un riche programme mettant à l’honneur la musique classique au travers de compositeurs représentatifs de plusieurs pays européens :

 

- Antonin Dvorak (Symphonie n° 9 du Nouveau monde), tchèque né en 1841, violoniste, organiste puis altiste qui a notamment composé ses 7ème et 8ème symphonies en Grande-Bretagne où il dirigea ses premières œuvres et où le succès fut immédiat,

 

- Félix Mendelssohn-Bartholdy (ouverture de Ruy Blas, Opus 95), allemand né en 1809, pianiste que Robert Schumann considérait comme son mentor,

 

- Edouard Grieg (plusieurs morceaux dont Danse arabe), norvégien né en 1843, d’ascendance écossaise par son père, pianiste, membre de l’Ecole du Nord, engagé dans des tournées européennes triomphantes,

 

- Hans Christian Lumbye (Columbine, polka-mazurka de facture classique), danois né en 1810, figure centrale de la vie sociale à Copenhague, spécialisé dans la musique de divertissement,

 

- Camille Saint-Saens (Bacchanale de Samson et Dalila, œuvre créée en 1892, interdite de représentation en Grande-Bretagne par l’Eglise car traitant d’un sujet biblique), français né en 1835, enfant prodige au piano, organiste, créateur de concerto, d’opéra et de symphonies, qui réunit dans les arènes de Béziers 8.000 personnes pour écouter une représentation de Déjanire, avec 18 harpes, 110 cordes, 245 trompettes et plus de 200 choristes !

 

Moins de musiciens à Clapiers certes, mais un grand plaisir à écouter ces artistes de l’Orchestre Symphonique Universitaire de Montpellier qui ont fait preuve d’une grande virtuosité.

 

Crédit photographique : Michel Chastaing

24/03/2010

Le mouvement CIVAM : l’avant-garde agricole

Les CIVAM (Centres d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural) ont toujours occupé une place avant-gardiste dans le paysage agricole français.

 

Les CIVAM sont des groupes d’agriculteurs qui réfléchissent et œuvrent pour :

-         construire un monde rural facteur de cohésion sociale,

-         respecter les terroirs et les territoires,

-         promouvoir une agriculture qui préserve l’environnement,

-         proposer des aliments de qualité,

-         développer un autre modèle énergétique.

 

Imaginez la création, dès  les années 1950, d’un réseau issu d’instituteurs agricoles et de la Ligue française de l’enseignement, construit autour des valeurs de la laïcité, de l’émancipation et de l’égalité des chances !

 

C’était l’alliance de la ferme pédagogique et de l’atelier de production, de l’éducateur et du paysan.

 

Le mouvement CIVAM, fort aujourd’hui de 170 groupes d’agriculteurs répartis sur 15 régions en France, relève de l’éducation populaire et privilégie l’approche territoriale - et non par filière professionnelle - du développement local.

 

D’un côté, la Jeunesse agricole chrétienne (JAC, mouvement d’éducation populaire lui aussi, mais confessionnel, dont seront issus de très nombreux leaders syndicalistes et plusieurs ministres de l’agriculture), accompagnera, de l’après guerre jusqu’à la fin du XXème siècle, la mécanisation, la modernisation et l’intensification de ce qui deviendra le standard agricole en France : une agriculture familiale compétitive, parvenue à la parité des revenus avec les autres professions, exportatrice, concentrée dans les mains de quelques centaines de milliers d’agro managers.

 

D’un autre côté, ayant une vision plus humaniste du progrès, les CIVAM ont toujours plaidé pour un développement plus durable de l’agriculture en privilégiant les cultures Bio, les circuits courts, la pluri activité, l’accueil paysan, le lien social, la place de la femme dans le monde rural, les relations avec les autres acteurs des territoires ruraux.

 

Maintenant que la crise financière de l’automne 2008 s’est transformée en une crise agricole mondiale, la voie tracée par ces groupes d’agriculteurs s’avère d’une grande modernité.

 

Ils ont été parmi les premiers à ressentir ce besoin d’alimentation de qualité, de rapprochement entre producteurs et consommateurs, de commercialisation de proximité, de mise en valeur des terroirs.

 

Pour vulgariser et enrichir sa pensée, pour porter à connaissance les expériences locales réussies, pour ouvrir le monde rural aux autres, la Fédération nationale des CIVAM édite un magazine mensuel, appelé « Trans Rural Initiatives ».

 

Une action emblématique de la FNCIVAM est l’opération nationale portes ouvertes « La France de Ferme en Ferme », prévue en 2010 les 24 et 25 avril.

 

Dans l’Hérault, la Fédération départementale des CIVAM, dite FD CIVAM 34, fédère pas moins de six groupes d’agriculteurs, de ruraux et d’urbains (porteurs de projet, professionnels, étudiants, consommateurs, citoyens) :

-         Racines 34 (éducation à l’environnement),

-         CIVAM Bassin de Thau (actions en faveur des femmes conchylicultrices),

-         CIVAM Garrigues de Thau (valorisation du patrimoine rural),

-         CIVAM Relais (promotion des liens directs entre citoyens ruraux et urbains),

-         CIVAM Empreinte (valorisation des milieux naturels par l’élevage extensif et la vente directe),

-         CIVAM Bio 34.

 

Le site Internet de cette fédération propose le « Guide Bio 2009 » récapitulant l’ensemble des producteurs héraultais en agriculture biologique et les bonnes adresses de boutiques Bio.

 

Le CIVAM Bio 34 accompagne la conversion et l’installation en agriculture biologique aussi bien en viticulture qu’en fruits et légumes, élevage, grandes cultures, plantes aromatiques et médicinales, oliviers, voire apiculture.

 

Cette structure, tête de réseau pour l’accompagnement des demandes relatives au Bio, travaille de concert avec la Chambre d’agriculture, l’ADASEA Hérault, la Direction Départementale des Territoires et de la Mer et l’association Terres Vivantes.

 

Le CIVAM Bio 34 suit le programme d’aides financières à la conversion à l’agriculture biologique, conversion qui nécessite 3 années de respect des contraintes du cahier des charges national du Bio sans pouvoir se prévaloir du label au niveau de la vente, d’où l’indemnisation du « converti » par les pouvoirs publics.

 

La culture biologique nécessite le développement de savoir-faire techniques et commerciaux nouveaux : c’est pourquoi, le CIVAM Bio élabore des référentiels technico-économiques en maraîchage biologique, mène des expérimentations de plein champ et étudie les prix pratiqués sur les marchés de plein-vent pour aider les producteurs à se situer par rapport à la concurrence.

 

Un des points d’orgue de l’année Bio dans l’Hérault est, le 15 août, l’Estivale de la Bio à Olargues, dans la vallée du Jaur.

 

Plus près de Montpellier, le CIVAM Bio 34 :

-         expose à la manifestation « La qualité fait sa Comédie », à Montpellier,

-         participe à des sorties proposées par la Maison Départementale de l’Environnement de Prades le Lez,

-         contribue à l’animation du Festival de la Tomate à Clapiers,

-         appuie le territoire de l’Etang de l’Or sur les alternatives possibles à l’utilisation des pesticides afin de préserver les ressources en eau,

-         travaille sur la restauration scolaire Bio dans le Pays de Lunel avec la Communauté de communes du même nom.

 

Le CIVAM Bio 34 est ainsi à la pointe d’initiatives territoriales relevant du développement durable ou encore de l’agriculture à haute valeur environnementale (dite HVE).

 

Malgré le rayonnement de leurs actions, les CIVAM souffrent, depuis peu, d’une baisse de reconnaissance de la part de l’Etat.

 

En effet, des postes de fonctionnaires, jusqu’à présent mis à disposition, sont supprimés ce qui pénalise les fédérations de CIVAM et les oblige à réduire leurs interventions, pourtant ô combien d’intérêt public.

 

La force des CIVAM repose toutefois dans sa grande ouverture d'esprit et dans la force mobilisatrice de ses militants : ce mouvement, en phase avec l’actualité, si précieux pour repenser l’agriculture, n’est pas près de s’éteindre.

17/03/2010

Une énigme solutionnée : celle du nom de la ville antique de Murviel-lès-Montpellier

Si Montpellier domine par son rayonnement tout le Grand Est de l’Hérault, Lattara (maintenant Lattes), le site du Castellas (sur la commune de Murviel-lès-Montpellier) Sextantio (aujourd’hui Castelnau le Lez) ou encore Maguelone (commune actuelle de Villeneuve les Maguelone) ont connu leur heure, et bien souvent leurs siècles, de gloire.

 

Ces villes se sont construites autour du pouvoir économique, du pouvoir religieux et du pouvoir administratif.

 

Concernant le site du Castellas, Patrick Thollard, Maître de conférences à l’Université Montpellier 3, le développement de cette ville antique s’explique par son rôle de chef-lieu administratif d’un territoire, durant une longue période à la charnière du début de l’ère chrétienne.

 

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 Le site du Castellas occupé en partie aujourd'hui

par les vignes et les chênes-verts

 

 

La concentration des pouvoirs crée et attire les notables, stimule l’urbanisation et pousse à la monumentalisation.

 

Si les notables partent alors la ville périclite.

 

C’est ce qu’il advient si l’autorité supérieure retire au chef-lieu ses prérogatives administratives.

 

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 Mur de soutènement construit en grand appareil

 

 

Or, le pouvoir central de Rome n’a cessé de réorganiser, de César à Auguste, la carte administrative de la Provincia Narbonnæ.

 

Dans le droit latin, subsistaient des territoires autonomes, aux frontières des colonies de Narbonne, Béziers et Nîmes.

 

Le site du Castellas était l’un de ces territoires autonomes.

 

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 Entrée du forum par un escalier de marbre blanc

 

 

Sa situation, en limite de la plaine et de la garrigue, comme Sextantio, permettait les échanges avec l’arrière-pays et le Massif Central.

 

Contrairement aux villes gallo-romaines investies dans l’agriculture, cette ville antique regroupait uniquement des activités artisanales, notamment de potiers (stockage des vins et de l’huile dans les dolia).

 

Au-delà du manque d’eau courante (des citernes d’eau de pluie nécessaires), de l’éloignement de la Via Domitia, c’est une restructuration administrative qui a scellé très vraisemblablement la disparition de la cité du Castellas.

 

Cette certitude acquise, les scientifiques, fouillant la ville antique, se posaient encore récemment la question de la date de l’événement déclencheur de cette décadence.

 

Cette question était importante car elle pouvait donner des indices en vue de découvrir le nom de cette ville.

 

En effet, Pline a relaté cette réforme territoriale datée des années 20 à 15 avant Jésus-Christ : 19 territoires ont été à cette occasion rattachés à d’autres, 43 sur 70 ont perdu leur autonomie tandis que 24 ont été rattachés à Nîmes.

 

Pline en bon historien, cite les territoires touchés par la restructuration ainsi que les autres conservant leur autonomie.

 

Le site de Murviel lès Montpellier appartenait forcément à la deuxième catégorie du fait de la découverte d’une table de mesures mentionnant le nom d’un édile (signe d’autonomie), soit C. Masclius Secundus édile (du patronyme gaulois de Masculus fraîchement romanisé).

 

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Vestiges mis à jour d'un forum et de ses colonnades

 

Il restait à trouver des écritures donnant un indice sur le nom de la ville antique.

 

Or, en 2009, des fragments d’une grande inscription furent découverts.

 

Le comparatif des quelques lettres identifiables rapprochées de la liste des cités de Pline permit à Patrick Thollard de conclure que les anciens habitants du Castellas s’appelaient « Samnagenses » et la ville soit Samnagum, soit Samnaga.

 

Pour le scientifique : « Il y a certes une grande satisfaction à découvrir un buste en bronze dans un grand fleuve mais aussi à résoudre une énigme historique ».

 

Les habitants de Samnaga(um), appelés Samnagenses, symbolisent ce vivre en paix, ce mélange des cultures, ce brassage des populations que nous continuons d’affectionner dans ce Midi languedocien, terre de passage et terre d’accueil.

13/03/2010

Grandeur et décadence du site du Castellas

La réforme judiciaire, récemment validée par le Conseil constitutionnel, et la réforme territoriale qu’essaie d’imposer le Gouvernement Fillon, malgré l’opposition de la majorité des élus locaux, démontre, s’il en était besoin, qu’une décision administrative peut faire ou défaire une ville, un département, une région.

 

La ville qui occupait le site du Castellas sur la commune de Murviel-lès-Montpellier a été elle-même la victime d’une réforme venue du pouvoir central alors qu’elle était au centre de son territoire, approximativement de la fin du 2ème siècle avant Jésus-Christ jusqu’au milieu du 2ème siècle après Jésus-Christ.

 

C’est bien une décision administrative qui est en effet la raison la plus probable de l’abandon de ce site florissant.

 

Le Castellas gouvernait un territoire autonome de la Colonie de Nîmes.

 

Cette ville antique possédait ainsi un sénat local et des décurions.

 

Pour découvrir aujourd’hui son histoire, l’avantage du site de Murviel-lès-Montpellier réside dans le fait qu’il est toujours resté, sans discontinuité, visible.

 

Il a donc toujours été connu et n’ayant pas été réoccupé par les nouveaux Murviellois, installés au XIème siècle, il est demeuré préservé.

 

Les premières fouilles ont été menées par la Société archéologique languedocienne et les objets découverts ont été collectés par le Musée languedocien à Montpellier.

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Les nouveaux Murviéllois, installés au XIème siècle,

ont élu domicile sur un autre site perché mais plus bas en altitude

 

 

Jean-Claude Richard, Chercheur au CNRS, dans les années 70, et Patrick Thollard, Maître de conférences à l’Université Montepplier3, dans les années 90 et jusqu’à aujourd’hui, ont approfondi les premières investigations.

 

Cette quête de connaissance a été accompagnée, sous l’égide scientifique, par des habitants passionnés et de jeunes bénévoles l’été.

 

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Vue d'une partie du site et pierres de construction extraites lors des fouilles

 

 

La colline du Castellas est à l’écart de la Voie Hérakléenne, devenue Voie Domitienne.

 

Des fortifications protégeaient 22 hectares d’agglomération, enserrant une ville qui connut même un développement extra muros.

 

Le perchement est caractéristique d’un oppidum, habitat traditionnel gaulois (occupation primitive, a priori, par les Volques Arécomiques, peuple gaulois de la Gaule narbonnaise).

 

Toutefois, suivant la formule de Patrick Thollard : « Chaque fois qu’on fouillait, plus on cherchait du Gaulois, plus on trouvait du Romain ».

 

Notamment, les collecteurs pluviaux, soigneusement répartis, trahissent un plan d’ensemble.

 

Un secteur des ruines, dit monumental, dont les fondations étaient visibles (les élévations ayant été détruites), a d’abord été interprété comme un temple : un édifice religieux de l’époque augustéenne dans le style de la Maison Carrée de Nîmes.

 

En fait, les dernières fouilles ont révélé qu’il s’agit d’un forum entouré de colonnes, desservi par un escalier monumental, en calcaire fin, extrêmement bien conservé.

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 Fouilles du secteur monumental, bien orienté au Sud, à l'abri de la colline

 

 

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Un escalier de marbre parfaitement conservé 20 siècles plus tard

 

Plus précisément, il y aurait eu au départ, fin du 2ème siècle avant Jésus-Christ, un monument tardo-héllénistique en grand appareil, agrémenté ensuite de colonnades dans les années 50 à 40 avant Jésus-Christ, complété et embelli enfin à l’époque augustéenne, d’un grand escalier, de pavements en mosaïque, de marbre sur les murs.

 

Ces éléments architecturaux symbolisent la période la plus faste du Castellas, mais en réalité, la durée de l’occupation humaine rend difficilement classable cette ville.

 

Elle possède aussi une enceinte gauloise entourant la ville haute.

 

Elle ne possède pas en revanche de tour, ni d’ouvrage défensif comme en sont équipés les oppida romains.

 

C’est le signe d’une continuité historique aboutissant à une culture gallo-romaine.

 

Ce qui certain toutefois, c’est que cette ville n’a pas péri par le fer (aucune trace d’invasion) mais par une décision administrative qui a déchu le site du Castellas de son autorité de capitale territoriale.

 

Aujourd’hui, à l’identique, les services publics fermés dans les petites villes privent ces dernières d’une partie de leur attractivité et les vouent à une lente mais inéluctable asphyxie.

10/03/2010

Les charbonniers du Nord de Montpellier

Le Foyer rural de Sainte-Croix les Quintillargues « Les Quintillades » a organisé pendant une décennie une manifestation « Lou Gabel », sur le thème de la garrigue et de la vigne.

 

Cette manifestation, en attirant de plus en plus de participants, a été victime de son succès et a donné envie au groupe de bénévoles qui l’animaient d’évoluer vers un autre événement tout public - « Lou Garou » - organisé au mois de mars (le dimanche 7 mars en 2010).

 

Ce dernier s’inscrit en pleine nature, dans le cadre typiquement méditerranéen du Bois communal du Mounié qui culmine à 325 m d’altitude, à la Suque.

 

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Le Pic Saint-Loup et l'Orthus vus du Bois du Mounié

 

Lou Garou, du nom occitan de la garance, plante tinctoriale, entend faire la promotion de tous les usages anciens de nos garrigues.

 

Sont mis en avant le charbon de bois, la chaux, les décoctions de plantes pour la teinture ou la fabrication de sirops, le bois pour se chauffer jusqu’au bois pour dessiner (fusain).

 

Sur un parcours à flanc de colline, au milieu des chênes-verts, des arbousiers, des chênes kermès, des lauriers et autres arbustes implantés sur des bancs de calcaire très durs, les bénévoles du Foyer rural accueillent les visiteurs sur des ateliers thématiques.

 

Ces bénévoles sont les ambassadeurs de la garrigue et des vieux métiers qui l’ont façonnée.

 

L’accueil est passionné et d’une grande convivialité.

 

Le visiteur emprunte un itinéraire balisé avec, comme viatique, une rando-fiche.

 

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Chênaie verte sur substratum calcaire et bois coupé au sol 

 

Le paysage se lit chemin faisant et les haltes permettent de s’instruire ou de cultiver ses connaissances des éco-systèmes forestiers et des vieux métiers.

 

Les travailleurs étaient jadis fort nombreux en forêt.

 

Le bouscatier est le forestier qui, par son bûcheronnage, a conduit la végétation naturelle à une chênaie verte qui ne s’est pas dégradée en garrigue et qui n’a pas été conquise par le pin d’Alep, espèce allochtone plantée par les grands propriétaires fonciers, demeuré dans la vallée.

 

Le chaufournier a laissé en vestige un four à chaux creusé dans la pente et dont le mur de soutènement a été exhumé par les fouilles des bénévoles.

 

Le charbonnier a été celui qui a marqué le plus les lieux de son empreinte.

 

En effet, si le chaufournier mobilisait une trentaine de stères de bois, c’était souvent pour son usage personnel, à l’occasion de la construction d’une habitation, souvent mixte avec des pièces dédiées à ses activités artisanales ou paysannes.

 

La production de chaux était donc exceptionnelle tandis qu’au contraire, celle de charbon de bois était récurrente, les coupes du chêne-vert et de l’arbousier intervenant régulièrement tous les vingt ans environ.

 

Le charbonnier soit achetait la coupe sur pied et écoulait le charbon de bois, soit était rémunéré par le propriétaire forestier en fonction de la quantité de bois carbonisée.

 

Le charbonnier, autochtone, ensuite saisonnier descendant du Massif central et par la suite Italien, vivait durant la saison de production, c’est-à-dire essentiellement l’été, en forêt.

 

Les cabanes ceinturées de pierres calcaires étaient couvertes de ramures de chênes et leur ouverture toujours dirigée vers la meule, ou dite encore charbonnière, afin de surveiller la cryogénisation lente. 

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Cabane servant d'abri aux travailleurs des bois implantée face au centre d'une charbonnière

 

Les hommes seuls ont été progressivement rejoints par les femmes et les enfants.

 

Le charbon de bois constituait le combustible des forges et des verreries, car sa capacité calorifique était très importante.

 

Il ne fut remplacé que par le charbon de terre, c’est-à-dire la houille, notamment exploitée en mines profondes dans les Cévennes ou dans les Hauts-Cantons de l’Hérault.

 

Le charbon de bois, réduit en volume d’un facteur 5, était facilement transportable à dos de mulets sur des chemins pas toujours carrossables.

 

Chaque charbonnière, alimentée par la coupe à blanc de la forêt, concentrait le bois prélevé dans un rayon d’une trentaine de mètres, soit une dizaine de stères.

 

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Stockage "aérien" et au sol d'une partie de coupe

 

Le bois du Mounié est donc parsemé de charbonnières dont certaines sont parvenues jusqu’à nous (replat circulaire avec ou non le vestige d’un abri bâti).

 

Un réseau dense de sentiers muletiers, avec des tracés principaux et des boucles secondaires, desservait l’ensemble de ces charbonnières.

 

Une meule est construite avec des troncs et des branches souvent coupés en hiver, dressés suivant un plan précis, ménageant notamment une cheminée centrale.

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Coeur de la charbonnière au début de sa construction

 

L’amas de bois est échafaudé avec plusieurs couronnes de bois posé verticalement avant d’être recouvert de terre, carapace faisant obstacle au passage de l’air.

 

Cette enveloppe imperméable va s’affaisser au fur et à mesure de la transformation du bois en charbon ce qui nécessite son remodage permanent de la part du charbonnier.

 

C’est par la cheminée centrale que sont introduites les braises permettant la mise à feu et que la flamme se diffuse pour porter le feu dans toute la masse de bois entreposé.

 

Une fois la température de 500 °C atteinte dans le dôme de la meule, l’obturation de la cheminée prive la combustion d’un trop grand apport d’oxygène et permet l’œuvre lente de la pyrogénisation.

 

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Meule en fin de carbonisation au premier plan

et ébauche de meule au second plan

 

Le charbonnier maîtrise l’art du feu, sait réguler l’apport d’air, lit dans la couleur de la fumée (blanche au départ car fortement chargée de vapeur d’eau, chaude tant que les goudrons n’ont pas totalement disparus et grise une fois le charbon de bois prêt) l’avancement de la fabrication.

 

Quatre à six jours pour une meule, la surveillance et la vigilance du charbonnier doivent être constantes : une inflammation des charbons de bois encore chauds conduiraient inéluctablement vers un amas de cendres.

 

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Après refroidissement, la charbonnière livrera sa production de charbon de bois

 

Utilisé pour alimenter les véhicules au gazogène durant la Deuxième Guerre mondiale, le charbon de bois est toujours le combustible majeur des familles paysannes dans les pays du Tiers-Monde.

 

En France, le gaz naturel et l’électricité arrivés précocement dans les villes, il y a souvent déjà 100 ans, ont relégué le charbon de bois à des usages domestiques marginaux, tout en remplaçant les sarments (lou gabel !) dans les barbecues (mot d’origine certifiée non occitane !).

 

Le charbon de bois a permis les premières métallurgies, notamment celles du Midi, avec les civilisations du Chalcolithique (« âge du bronze ») puis de celles, légèrement antérieures à la période historique, de l’« âge du fer ».

 

Merci au Foyer rural de Sainte-Croix de Quintillargues de faire revivre nos racines avec cette - fort réussie - manifestation d’éducation populaire : « Lou Garou ».

01/03/2010

Ne fermez pas la porte des écoles !

La croissance démographique de l’Hérault ne se dément pas : au moins 11.000 habitants de plus tous les ans.

 

Et pourtant, l’Inspection d’Académie de ce département souhaite fermer 23 classes élémentaires et 14 classes maternelles à la rentrée 2010-2011.

 

C’est le résultat des délibérations du Conseil départemental de l’éducation nationale (CDEN), réuni début février 2010.

 

Des ajustements seront opérés, comme tous les ans, lors de la rentrée scolaire, après comptage du nombre réel d’élèves.

 

Toutefois, l’Inspection d’académie fixe librement, en fonction de ses moyens en personnel qui baissent, des nombres d’élèves planchers au dessous desquels sont prononcés les fermetures et des nombres d’élèves plafonds au dessus desquels sont prononcés des ouvertures de classes.

 

Ces dernières années, les plafonds ont tendance à augmenter et les planchers à baisser.

 

De la sorte, avec par exemple 15 élèves de moins une année, une école sanctionnée par une fermeture de classe ne bénéficiera pas d’une ouverture l’année d’après, malgré une hausse d’effectif de 15 élèves.

 

Des communes comme Le Crès, où d’importants programmes de logements sont en cours de livraison, souhaiteraient des ouvertures de classes.

 

En réaction à cette insatisfaction, les parents d’élèves de cette commune ont occupé, de jour comme de nuit, le groupe scolaire fréquenté par leurs enfants.

 

L’Etat veut supprimer, en 2010, 34.000 fonctionnaires dont 16.000 à l’Education nationale.

 

Dans l’Hérault, les suppressions de classes à l’école primaire touchent surtout le pourtour de l’étang de Thau, les alentours de Béziers, le Nord et l’Est de Montpellier.

 

La carte ci-dessous donne une idée de leur localisation.

 

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Grand Béziers, Etang de Thau, Nord Montpellier et Est Montpellier surtout impactés

par les fermetures de classes élémentaires et maternelles à la rentrée 2010-2011

 

La conséquence de cette baisse de l’encadrement des élèves, c’est une forte hausse des effectifs dans beaucoup d’écoles, avec une dégradation corrélative de la qualité de l’enseignement, les professeurs ne pouvant consacrer que moins de temps au suivi individuel des élèves.

 

Le pire est que le Président Sarkozy prévoit, dans ses prévisions de fin de mandat, de nouvelles suppressions de postes de professeurs à l’Education nationale.

 

En réduisant ses investissements dans l’enseignement public de base, le Gouvernement Fillon obère la capacité future de la France à soutenir la compétition internationale avec d’autres pays riches et même certains pays émergents.

 

La célèbre citation de Victor Hugo est à méditer : « Celui qui ouvre une porte d’école, ferme une prison ».

 

Les Français ont longtemps crû en l’école républicaine pour élever le niveau de la Nation, alimenter l’ascenseur social, fournir aux entreprises de la main d’œuvre qualifiée et former des citoyens responsables : faut-il vraiment renoncer à ces acquis, à ce rêve civilisateur ?

21/02/2010

Le lombric : un auxiliaire de développement durable

Patricio Soto, originaire du Chili, a consacré, avec son épouse, plus de vingt ans de sa vie à l’étude des lombriciens.

 

En homme passionné et inventif, il a compris l’utilité de ces « vers de terre » pour décomposer la matière organique issue de l’activité humaine : déchets agricoles ou domestiques.

 

En créant la société « Lombritek éco-innovation », installée à Cap Alpha, sur la commune de Clapiers, Patricio Soto a souhaité proposer des solutions techniques aux particuliers et aux collectivités territoriales.

 

Lombritek fait notamment fabriquer des lombricomposteurs destinés aux particuliers et vendus dans les jardineries.

 

Le lombricompostage consiste à traiter des déchets, ménagers ou de jardin, solides.

 

Deux types de vers, préalablement élevés sous serre à Mauguio, sont utilisés :

-         Eisenia andrei, de couleur rouge uniforme, qui se satisfait de déchets plutôt frais,

-         Eisenia fetida, de couleur rouge violacée avec des anneaux clairs presque jaunes, qui affectionne la matière organique plus décomposée.

 

Ces deux variétés de lombriciens sont complémentaires et vivent ensemble, sans problème de cohabitation.

 

Dans la nature, ils se développent dans les milieux acides, suffisamment aérés et humides, notamment dans le fumier et dans le compost.

 

Les 5.000 vers achetés avec un lombricomposteur ont une durée de vie moyenne d’un an mais ils sont surtout capables de se reproduire et de se multiplier.

 

Le composteur est sans odeur, ne craint pas le gel : il est installé préférentiellement dans un jardin ou sur une terrasse.

 

En 3 mois, les déchets domestiques biodégradables sont transformés en un compost de très grande qualité, ressemblant à du marc de café, utilisable pour les pots de fleur, le jardin potager ou d’ornement.

 

La société Lombritek fait aussi des recherches sur un « lixicomposteur » où l’activité des vers de terre conduit à un liquide, de la couleur d’un lixiviat, récupéré dans un bac sous le composteur.

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 Lixicomposteur en expérimentation

 

Ce liquide est riche en éléments nutritifs pour les plantes : c’est une sorte d’engrais vert.

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 Lixiviat issu du lixicomposteur

 

D’autre part, Patricio Soto a mis au point la lombrifiltration qui consiste à traiter des déchets organiques liquides : c’est le cas des eaux usées issues des réseaux d’assainissement collectif.

 

Un premier pilote industriel, bien connu autour de Montpellier, appelé « lombristation », a été installé dès 2004 sur la commune de Combaillaux (1.500 habitants).

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 Schéma de fonctionnement de la lombristation de Combaillaux (Hérault)

 

Ce type de station d’épuration est bien adapté pour une population de 1.000 à 4.000 équivalents-habitants.

 

Les avantages de cette filière de traitement des eaux usées sont multiples :

-         coût de maintenance faible,

-         absence de nuisances olfactives,

-         pas de production de boues d’épuration souvent difficiles à éliminer ou à valoriser,

-         rejet d’une eau de qualité baignade ou irrigation.

 

Lombritek a déposé, en avril 2009, un brevet protégeant ses « Procédé et dispositif de traitement d’eaux organiquement polluées ».

 

Preuves de l’intérêt du public pour ces innovations, la lombristation fait l’objet de nombreuses visites tandis que les lombricomposteurs commencent à se développer chez les particuliers.

 

Ces lombricomposteurs constituent aussi un outil pédagogique pour les écoles et les centres de loisirs.

 

Les lombriciens peuvent ainsi être mis au service de l’homme, notamment urbain, comme ils sont depuis la nuit des temps au service de la Nature.

 

 

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 Lombricomposteur domestique

 

 

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 Elevage de lombrics en bacs pour la recherche

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Lombrics nés de plusieurs cocons (oeufs des vers de terre)

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Terreau issu de 3 mois de lombricompostage

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Patricio Soto, dirigeant de Lombritek Eco-innovation,

recevant des élus de la Commune de Clapiers

17/02/2010

Albert Camus, la médiathèque du Nord de Montpellier

 

Les habitants du Nord de Montpellier bénéficient dorénavant d'une médiathèque de premier plan.

 

En effet, la Médiathèque Albert Camus, construite à Clapiers, a ouvert le 12 février 2010.

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 Entrée de la Médiathèque Albert Camus

 

Ce haut lieu de culture est implanté à proximité de la Route départementale 65, très utilisée pour se rendre au travail ou encore dans les lycées, les universités du Nord de Montpellier.

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 Affluence le jeudi matin, 11 février 2010, pour l'inauguration officielle

 

Sont en réalité fortement concernées les communes de Grabels, Montferrier sur Lez, de Prades le Lez, de Saint-Vincent de Barbeyrargues, d’Assas, de Guzargues, de Teyran, de Jacou ainsi qu’une partie de Castelnau le Lez et du Crès.

 

La zone d’influence de cet établissement public comprendra vraisemblablement une intersection territoriale avec la Médiathèque Françoise Giroux de Castries.

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 Côté Sud avec ses claustra et ses écritures symboliques

 

1.200 m², 4.980.000 € de coût TTC, 40 entreprises mobilisées, 10 salariés, 19.000 documents disponibles, telles sont les principaux « chiffres » décrivant succinctement cette réalisation.

 

Les financeurs sont dans l’ordre : la Communauté d’agglomération de Montpellier (2.588.969 €), l’Etat (872.272 €), le Département de l’Hérault (709.459 €), la Région Languedoc-Roussillon (600.000 €) et la Commune de Clapiers (209.300 €).

 

Le Cabinet d’architecte DLM Associés (Marc Dautheville, Christophe Lladères, Jean-Pierre Mézin) a organisé les différentes salles autour d’un patio lumineux, occupé en son centre par un olivier.

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Patio méditerranéen, véritable puits de lumière 

 

La maîtrise de l’énergie a été une préoccupation majeure : isolation périmétrique performante, chauffage au gaz naturel par le sol, éclairage autonome, régulation thermique sophistiquée, prise en compte du confort d’été.

 

Le parvis de l’édifice est couvert de 260 m² de panneaux photovoltaïques (production prévisionnelle de 36.400 kWh par an soit 54 % de ses besoins électriques).

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 Panneaux photovoltaïques semi transparents en couverture du parvis

 

Le bus de ville desservira prochainement ce bâtiment public qui a été doté d'une station Vélo Magg'.

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Station Vélo Magg' pour favoriser les déplacements doux

La Médiathèque Albert Camus propose, en prêt ou en consultation sur place, des livres (romans et documentaires), des journaux, des revues, des magazines, des albums BD, des CD, des DVD.

 

Il est aussi possible d’utiliser des logiciels d’apprentissage notamment de langues, des accès Internet (23 postes) et de visionner des vidéos de dernière génération Blu-ray.

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 Salle de lecture pour les enfants

 

En outre, la Médiathèque Albert Camus offre des animations, des rencontres, des expositions, des projections vidéo, des lectures de contes, des cours informatiques, etc.

 

Cet établissement fait partie du réseau des 11 médiathèques de l’Agglomération de Montpellier (51.000 abonnés, 1,87 million de prêts, soit 34 emprunts annuels en moyenne pour un abonné).

 

De ce fait, la Médiathèque offre de nouvelles fonctionnalités basées non seulement sur l’utilisation d’Internet mais aussi sur de nouveaux espaces multimédias (images, musique, jeux) et sur le développement des accès distants aux services proposés par les 10 autres médiathèques.

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 Partie réunion de la salle polyvalente cofinancée par la Commune de Clapiers

(réunions/expositions/projections)

 

Cet établissement est le premier à appartenir, localement, à une nouvelle génération de médiathèques où le multimédia occupe le premier plan.

 

Temple du savoir, de la culture, de la distraction intellectuelle, certes, mais aussi lieu de convivialité, d’échanges entre habitants de Montpellier Nord, telle est la fonction sociale de la Médiathèque Albert Camus.

16/02/2010

La centième de Montpellier Villages

Se lancer dans un Blog est forcément l’aboutissement d’une réflexion.

 

Peut-on amener une valeur ajoutée au lecteur ?

 

L’élaboration des notes apporte-t-elle quelque chose à son rédacteur ?

 

La parution de la centième note de « Montpellier Villages » est l’occasion de remercier les nombreux visiteurs, nouveaux ou anciens : 28.000 visites et 62.000 pages lues, le tout en 8 mois.

 

C’est évidemment une fréquentation du site qui fait « boule de neige », le temps d’être connu, avec les deux tiers des visites concentrées sur les 3 derniers mois.

 

Ce succès d’estime est encourageant surtout lorsque les notes commencent à faire l’objet de commentaires, ce qui est le signe d’une interactivité, à défaut d’être la concrétisation d’un débat.

 

J’ai conservé la ligne éditoriale du départ :

-         amener de l’information, la plupart du temps publique, mais cependant souvent difficile d’accès,

-         proposer des analyses concernant les alentours de Montpellier.

 

Je ne manque jamais de thèmes à traiter, mais plutôt, comme tout un chacun, de temps pour développer des sujets.

 

Ces derniers sont souvent locaux mais il n’est pas possible de se désintéresser des grands débats nationaux pour lesquels nous trouverons difficilement des solutions micro régionales.

 

En partant d’une volonté informative, on se rend compte, à l’usage, que l’on pratique, à petite échelle un travail journalistique amateur.

 

Bien sûr, il n’est pas possible de suivre l’actualité « heure par heure » et le blog « Montpellier Villages » peut être qualifié de « magazine ».

 

Cette chronique de la vie, à Montpellier et alentours, est forcément parcellaire et sélective, ne serait que parce que le rédacteur a ses propres centres d’intérêt ou encore parce que sa disponibilité empêche d’aller sur sites plus souvent.

 

« Montpellier Villages » s’intéresse essentiellement à la démocratie participative, au développement durable, aux initiatives économiques, à l’engagement des bénévoles, au travail social et culturel accompli par les associations, aux événements sortant de l’ordinaire autour de Montpellier.

 

« Montpellier Villages » souhaite fournir au lecteur les informations et les chiffres qui lui permettront de se faire lui-même une opinion, en toute connaissance de causes.

 

Quand on aime le Languedoc, l’Hérault, le Montpelliérais, la tenue d’un Blog permet de mieux comprendre ce qu’est l’essence, l’identité de notre lieu de vie, si privilégié entre mer et montagnes, entre rural et urbain.

11/02/2010

Les berges du Lez enfin classées au titre des paysages de Frédéric Bazille

Le projet de « classement, parmi les sites du département de l’Hérault, du site des Berges du Lez, paysages de Frédéric Bazille, sur les territoires des communes de Castelnau le Lez, Clapiers et Montpellier » a enfin abouti.

 

Après plus de deux ans et demi d’instruction du dossier et de réflexion au niveau du Ministère de l’environnement, le décret en Conseil d’Etat est paru le 25 janvier 2010.

 

Le classement des monuments naturels et des sites est prévu par la loi du 2 mai 1930 (article L341-1 à L341-22 du Code de l’environnement).

 

L’Etat a souhaité classer deux sites remarquables : le Bois de Montmaur et les Berges du Lez entre le pont de Castelnau (station Tramway Ligne 2 Charles de Gaulle) et le pont de la RD 65 proche du pôle Agropolis.

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Le Lez dans son écrin de verdure

 

Le dossier de classement a été soumis à enquête publique du 2 au 23 octobre 2006, dans les mairies de Montpellier, Castelnau le Lez et Clapiers.

 

Toutes les personnes intéressées ont pu mentionner leurs remarques sur le registre d’enquête ou les adresser par lettre recommandée au Préfet de l’Hérault.

 

En outre, tous les propriétaires concernés ont été invités à faire connaître leur opposition ou leur consentement au projet.

 

Certains d’entre eux n’ont pas souhaité le classement d’où la nécessité d’un décret en Conseil d’Etat et non pas d’un simple arrêté ministériel.

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Le seuil de La Valette

 

L’enquête administrative a porté sur la « Redéfinition des périmètres de protection des sites » :

-         classé et inscrit du Bois de Montmaur,

-         classé et inscrit du domaine de Méric

-         inscrits des bords du Lez et du domaine de La Valette. »

 

Le classement entraîne une protection rigoureuse.

 

L’« inscription » qui concernait précédemment les Berges du Lez constituait un niveau de protection inférieur au « classement ».

 

Si les travaux d’exploitation et d’entretien sont autorisés, les altérations sont en revanche interdites.

 

La publicité est interdite ; les réseaux doivent être enfouis ; les travaux de restauration et de mise en valeur peuvent être subventionnés par l’Etat.

 

Le classement est réservé aux sites les plus prestigieux.

 

Dès 1946, le législateur avait jugé les Berges du Lez dignes d’une « inscription », du fait de la qualité paysagère du site.

 

Mais seuls les espaces exceptionnels par leur caractère artistique, pittoresque, historique, légendaire ou scientifique peuvent accéder au classement.

 

Si l’Etat juge les Berges du Lez et le Domaine de La Valette « pittoresques et artistiques » c’est qu’elles constituent le motif des tableaux de Frédéric Bazille, peintre pré impressionniste, ami de Monnet et de Renoir.

 

Toutefois, l’Etat aurait pu aussi retenir les épithètes « historique » et « scientifique » car, avec ses centres de recherche de niveau mondial, le Domaine de La Valette héberge des équipes scientifiques reconnues.

 

De même, il possède une valeur historique, puisque le site a accueilli, en expérimentation ou en démonstration, les balbutiements du machinisme agricole, notamment celles des premières machines à vendanger, dans le cadre du Salon International de la Vigne et du Vin.

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Le Domaine de La Valette encore le siège d'expérimentations agronomiques

 

En ce qui concerne la Commune de Clapiers, son Conseil municipal a donné, dès 2006, un avis favorable au classement des berges du Lez.

 

Il s’agit en effet d’une confortation de sa politique de préservation des espaces naturels, cette Municipalité ayant classé inconstructible, de longue date, le Domaine de La Valette.

 

Que ce soit sur Clapiers ou sur Montpellier, la Vallée du Lez est aussi, non seulement classée en zone Natura 2000, mais aussi en Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Floristique et Faunistique (ZNIEFF).

Pour entrer dans le détail, le dossier d’enquête a proposé en 2006 :

-         le déclassement du terrain de l’ancienne patinoire à Montpellier,

-         une extension du site classé de Méric (à ce jour le château et ses dépendances) aux Berges du Lez, ces dernières étant d’ores et déjà aménagées pour la promenade par la Ville de Montpellier,

-         le classement d’une partie du bois de Montmaur, déjà inscrit dans sa totalité,

-         le classement des berges du Lez (périmètre inscrit en 1946), excepté le bois de La Valette, la Ville de Montpellier craignant des contraintes trop fortes pour l’exploitation du Zoo de Lunaret.

 

La Direction régionale de l’environnement (DIREN) voulait désinscrire le quartier de la Pompignane, très fortement urbanisé, mais la Ville de Montpellier n’a pas voulu, relayant en cela le souhait des habitants de ce quartier qui souhaitaient conserver cette protection règlementaire.

 

En classant les Berges du Lez, la DIREN a voulu protéger les principaux lieux d’inspiration du peintre Frédéric Bazille.

 

En fait, le paysage, qui a très peu bougé en un siècle, est le motif de ses tableaux.

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Le grand paysage des Berges du Lez

 

Le site des Berges du Lez est tout simplement le témoin de la naissance de la peinture de plein-air.

 

Cette dernière est un enjeu essentiel dans l’histoire de l’art et du paysage dans les années 1860.

 

C’est un moment historique où la peinture pré-impressionniste développe ses sujets de recherches sur les formes, la couleur, la diffraction de la lumière.

 

Les points de vue croqués par Bazille nourrissent ses tableaux : « Vue du Village », « Terrasse à Méric », « Scène d’été », « Les baigneurs », « La robe rose », …

 

La DIREN souhaiterait que soient initiés, comme à Collioure et à Céret, des circuits de découvertes intégrant la dimension culturelle du site.

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La Vallée du Lez façonnée par l'homme 

 

L’ambiance générale du site des Berges du Lez est remarquable : « Petites falaises couronnées de bosquets, de pins, rives fraîches et ombragées du Lez, campagne jardinée, chemins ruraux, site très méditerranéen par sa lumière et ses palettes, étroite forêt-galerie jalonnée de moulins, quartier de Ferran à Castelnau (toponymie rappelant la traversée du Lez par la voie Domitienne), coteau boisé de Clapiers ».

 

C’est pourquoi, le classement des Berges du Lez s’est fait à titre artistique et pittoresque.

 

Enfin, l’Opération Lez Vert, déjà bien initiée par la Ville de Montpellier, était jugée dans le dossier mis à l’enquête « parfaitement compatible », connaissant ses objectifs :

-         faciliter l’accessibilité de cette coulée verte au public,

-         créer des circulations douces,

-         aménager des équipements d’accueil du public,

-         mieux gérer l’espace par un entretien soutenu,

-         informer le public des richesses naturelles (faune/flore), culturelles et paysagères du site.

 

Avec le classement des Berges du Lez, au titre des paysages de Frédéric Bazille, c’est un illustre passé qui est préservé ainsi qu’une coulée verte entre la Métropole régionale et ses communes périphériques.

06/02/2010

6 centenaires à Clapiers

6 centenaires à Clapiers, pour un village d’un peu plus de 5.000 habitants, ce n’est pas commun.

 

Cette particularité est due au Foyer du Romarin (http://www.foyerduromarin.com), une maison de retraite créée en 1974 sur les hauteurs de Clapiers, à l’ombre séculaire des pins d’Alep.

 

L’excellence de cet établissement a été couronnée, dès avril 2007, par la certification « NF Service », mention « Cadre éthique et engagement de services ».

 

Le Foyer du Romarin a fait partie des 3 premiers bénéficiaires au niveau national de cette certification.

 

Le Directeur de cette maison de retraite, Michel Aimonetti, n’est pas pour rien dans le dynamisme de cet établissement, dans ses liens constants avec la cité et dans son rayonnement.

 

L’intéressé affectionne l’innovation au service des anciens : création d’un cybersalon de thé en 2004, offre de cours informatiques par de jeunes moniteurs et introduction des jeux Wii plus récemment.

 

Michel Aimonetti possède aussi le sens de la formule affectueuse avec l’invention de néologismes, au gré de l’actualité : « septimamie », « centextuplés », etc.

 

Le Foyer du Romarin a connu en outre deux hauts faits :

-         tout d’abord le mariage des « Plus vieux mariés du Monde », dont l’histoire a fait les délices des télévisions du Monde entier, tant il n’y a pas d’âge pour l’amour,

-         ensuite, l’hébergement de la doyenne du Languedoc-Roussillon, Marie Combes, décédée en février 2005 à l’âge de 109 ans et 4 mois, la seule centenaire du Foyer des Romarins à l’époque.

 

Marie Combes est née à Saint-Gervais sur Mare, dans les Hauts-Cantons héraultais, puis s’est installée à Montpellier dans les années cinquante.

 

Elle a vécu 3 siècles et elle a été la première de son canton à obtenir son brevet.

 

L’itinéraire de Marie Combes a été prémonitoire de celui de beaucoup de Français, avec l’exode rural, l’ascension sociale et la vertigineuse croissance de l’espérance de vie.

 

Quant aux « Plus vieux mariés du Monde », si l’épouse est décédée, l’époux est maintenant devenu le doyen de la maison de retraite, avec 104 années attendues mi-avril.

 

Cet aîné est suivi par 5 « jeunes femmes » dont l’âge s’échelonnent entre 101 et 102 ans !

 

Ces 6 centenaires sont présents au Foyer du Romarin depuis 10 ans en moyenne.

 

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 Photo : Christophe Commeyras                                         

 

Equipe pluridisciplinaire dévouée, offre d’activités variées, programme de prévention et de soins de pointe en partenariat avec le Centre Hospitalier Universitaire de Montpellier, cadre de vie agréable, définition de projets individuels avec chaque résident, relations sociales et familiales intenses, tels sont vraisemblablement quelques uns des ingrédients expliquant la longévité des pensionnaires.

 

L’Etat ayant lancé le 15 juillet 2009 une opération dénommée « Bien vieillir – vivre ensemble », c’est tout naturellement que le Foyer du Romarin et la Municipalité de Clapiers ont soumis leur candidature.

 

Cette initiative a été couronnée de succès puisque la Commune de Clapiers vient d’être labellisée.

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Ce label national créé par le Ministère de la Santé, l’Association des maires de France et l’association parlementaire « Vieillir ensemble » est destiné à promouvoir et à soutenir les communes prenant en compte, dans leurs politiques locales, l'amélioration de la qualité de vie des aînés.

 

Sur le plan national, l’espérance de vie à 60 ans est maintenant de 27 ans pour les femmes et de 22 ans pour les hommes.

 

En outre, l’espérance de vie en bonne santé a augmenté davantage que l’espérance de vie à la naissance.

Le scénario médian envisagé par les démographes prévoit près de 150.000 centenaires en 2050.

 

Actuellement, leur nombre double tous les 10 ans et alors que la France comptait 200 centenaires seulement en 1950, elle en totalisait environ 20.000 en 2008.

 

Vivre plus vieux en bonne santé, c’est tout ce que l’on peut souhaiter à ceux que l’on aime !

27/01/2010

L'action des comités communaux feux de forêt dans l'Hérault

Les Comités communaux feux de forêt (CCFF) constituent un mouvement citoyen qui s’est cristallisé dans les années 1980, en réaction aux grands incendies qui ont dévasté le Sud de la France et notamment le Nord de Montpellier.

 

Alors que le nombre de feux de forêts et de départs de feux s’est établi en France, ces deux dernières décennies, respectivement aux alentours de 15.000 ha et de 3.000, les surfaces détruites dans les années 80 dépassaient en revanche souvent les 50.000 ha.

 

Les collectivités territoriales ont perçu l’enjeu, notamment le Conseil général de l’Hérault qui a créé le corps des forestiers-sapeurs.

Ces derniers entretiennent l’hiver les pistes de défense contre l’incendie (DFCI) et viennent en appui des sapeurs-pompiers l’été.

 

En outre, les communes du Nord de Montpellier, sur l’injonction de l’Etat, se sont dotées d’un plan de prévention des risques d’incendie de forêt (PPRIF) : Assas, Clapiers, Montferrier sur Lez, Prades le Lez, Saint-Mathieu de Tréviers, Saint-Vincent de Barbeyrargues, Le Triadou dans un premier temps, puis Combaillaux, Grabels, Les Matelles, Saint-Clément de Rivière, Saint-Gély du Fesc, Juvignac, Montpellier, Murviel lès Montpellier, Pignan et Saint-Georges d’Orques.

 

Enfin, les maires font respecter les obligations de débroussaillement, notamment la règle de l’entretien du sous-bois dans un périmètre de 50 m autour d’une installation (habitation, bâtiment agricole, mazet, etc.).

 

L’arrêté préfectoral de débroussaillement pour l’Hérault a été adapté aux réalités de terrain, en deuxième temps, suite à la mobilisation des élus et du CCFF de Clapiers.

 

De leur côté, les citoyens se sont mobilisés en masse, surtout dans les Bouches du Rhône (dès les années 1970) et le Var.

 

La peur et l’émotion engendrées par les incendies de la Sainte-Maxime, des Maures et de l’Estérel ont contribué à faire grossir les effectifs autour de pionniers conscients que la forêt méditerranéenne est un bien commun fragile à protéger.

 

Les Bouches du Rhône comptent une centaine de CCFF regroupant environ 3.500 bénévoles (respectivement environ 140 CCFF et 4.000 bénévoles dans le Var).

 

C’est en réalité une mobilisation de la façade méditerranéenne avec en outre l’Aude, les Alpes-Maritimes et le Vaucluse.

 

Le mouvement dans l’Hérault est aujourd’hui fort de 36 CCFF (dont autour de Montpellier : Assas, Buzignargues, Castelnau le Lez, Clapiers, Combaillaux, Galargues, Grabels, Jacou, Les Matelles, Murles, Montaud, Montferrier, Prades le Lez, Saint-Bauzille de Montmel, Saint-Geniès des Mourgues, Saint-Clément de Rivière, Sussargues, Le Triadou, Valergues, Vailhauquès, Vérargues, Villetelle), regroupés dans le cadre d’une Association départementale des CCFF (ADCCFF).

 

Les derniers venus sont, en 2008, les CCFF de Saint-Georges d’Orques, Saint-Jean de Cornies et Teyran, puis en 2009, de Murviel lès Montpellier et de Saint-Drézéry.

 

L’essentiel des CCFF, c’est-à-dire grosso modo les 3/4, concerne le Nord, Nord-Ouest et Nord-Est de Montpellier tandis que quelques-uns existent dans le Minervois.

 

Le premier président de l’ADCCFF34, fondateur de l’Association, a été, dès 1985, André Zitman, maintenant décédé, un Clapiérois ancien capitaine des pompiers.

 

Georges Gasiglia, un autre Clapiérois, Conseiller municipal délégué à l’environnement, lui a succédé pendant 6 ans.

 

C’est ensuite Jean-Pierre Moulin, de 1997 à 2006, qui dirigea cette fédération départementale.

 

En 2008, Jean-Marie Hurthemel, Maire de Galargues, puis Chantal Chapuis, depuis 2009, président aux destinées de l’ADCCFF34.

 

La prochaine Assemblée générale de l’ADCCFF34 est prévue le 24 avril 2010 à Assas, salle des Crouzets.

 

Les bénévoles des CCFF interviennent sous l’autorité du Maire.

 

Ils oeuvrent dans le domaine de la prévention, du guidage et de l’assistance aux pompiers lors d’un incendie ainsi qu’à la surveillance après sinistre.

 

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Le CCFF de Saint-Bauzille de Montmel venant prêter main forte aux pompiers

sur l'incendie du mois d'août 2008 à Clapiers

 

En patrouillant tous les étés, ils concourent activement à la préservation des massifs forestiers méditerranéens contre le feu.

 

Le bilan chiffré de leur action en 2009 est le suivant :

- 543 bénévoles engagés,

- 650 jours et 3.118 heures de patrouille,

- 26.683 km parcourus en véhicules tout terrain mais aussi en moto, VTT et à cheval.

 

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 Les CCFF de Clapiers, de Montferrier, de Prades, de Teyran, ...

secondant les Pompiers pour éteindre les souches incandescentes

 

De l’action spécifique sur les feux de forêt à une généralisation à tous les risques majeurs naturels (inondation, tempête, canicule, etc.), il n’y a qu’un pas.

 

En juin 2006, l'ADCCFF34 a donc reçu un agrément préfectoral pour s'associer à des missions communales de Sécurité Civile.

 

Cela permet à cette association de conseiller les communes qui souhaiteraient créer une réserve communale de sécurité civile (RCSC), auxiliaire des services municipaux en cas de crise.

 

L’ADCCFF34 effectue aussi une action de sensibilisation en direction :

-         des scolaires (près de 600 écoliers touchés en 2009),

-         du grand public (prise de contacts avec les estivants d’une journée au Domaine de Restinclières sur la commune de Prades le Lez, au Lac du Salagou, sur le site touristique de Minerve, sur l’aire de repos de l’autoroute A9 d’Ambrussum, sur la plage du Mail de Rochelongue au Cap d’Agde, etc).

 

Les comités communaux feux de forêt agrègent tous les ans de nouvelles bonnes volontés afin de renouveler le départ des « anciens » souvent engagés depuis plusieurs décennies.

 

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 L'animateur du CCFF de Clapiers, Gilles Dutau, en action,

pour éviter les reprises de feu

 

L’ambiance qui y règne est toujours d’une grande fraternité.

 

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Un moment de camaraderie au milieu d'une nuit d'efforts

 

L’action de ces bénévoles est à saluer et à encourager : engagez-vous, rengagez-vous !

 

Crédit photographique : Michel Chastaing

24/01/2010

La Fête de la Truffe à Saint-Geniès des Mourgues

Saint-Geniès des Mourgues avait mis son manteau d’hermine, dimanche 10 janvier, pour accueillir la 4ème Fête de la Truffe. 

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Les portes de Saint-Geniès des Mourgues sous la neige

 

Cette manifestation est organisée par la Communauté d’agglomération de Montpellier.

 

C’est sous l’œil gourmand d’Yvon Pellet, fidèle gardien de la tradition, comme l’était les druides antiques, que se sont pressés de nombreux officiels et de très nombreux visiteurs venus de l’Hérault, du Gard et d’autres départements méditerranéens.

 

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Les officiels ne boudent pas leur plaisir d'être présents

Le Maire du village, aussi Vice-Président de l’Agglomération, chargé de l’agriculture et de la viticulture, a pu savourer la réussite d’une manifestation qui tourne autour du goût, du bien manger, du bien boire et de la promotion de la truffe.

 

La « Truffe du Périgord » (Tuber melanosporum), reine de l’événement, est appréciée depuis l’Antiquité pour sa haute valeur gastronomique.

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Les amateurs sont déjà passés par là, tôt le matin : il reste déjà peu de truffes 

 

Ce tubercule "divin" possède un péridium noir en pointes de diamant.

 

Champignon souterrain, il ne voit le jour qu’à la récolte.

 

Seuls les sols pauvres, et c’est bien un paradoxe pour un champignon d’aussi grande valeur marchande, permettent l’association mycorhizienne avec de nombreux feuillus (noisetier, tremble, tilleul, châtaigner, pin d’Alep, pin noir) mais surtout avec le chêne pubescent.

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L'exposition de la Région Languedoc-Roussillon

qui subventionne la création de truffières 

 

La production française s’élevait à environ 1.500 tonnes en 1900.

 

La truffe du Périgord provient maintenant principalement d’Espagne et d’Italie, ces deux pays produisant une centaine de tonnes par an.

 

En France, où la culture vient maintenant compléter la cueillette, la production annuelle, très sensible aux aléas climatiques (excès de sècheresse ou de pluviométrie, froids prolongés) est de l’ordre de 50 tonnes.

 

Le Sud-Est en produit, à lui tout seul, bon an, mal an, 2/3 à 3/4, essentiellement dans le Gard, le Vaucluse et la Drôme.

 

Les autres départements du Languedoc-Roussillon sont aussi producteurs dont l’Hérault et l’Aude mais aussi les Pyrénées-Orientales et la Lozère.

 

La truffe est passion mais aussi patience : il faut en effet entre 7 et 10 ans entre la plantation d’une truffière et la première fructification.

 

A Saint-Geniès des Mourgues, le grand restaurant montpelliérain « La Maison de la Lozère » a animé un atelier « Apprendre à cuisiner la truffe », truffe fraîche bien entendu.

 

La cave coopérative viticole de Saint-Geniès des Mourgues, « Les coteaux de Montpellier », a pu faire déguster la variété de ses vins et faire apprécier leur qualité.

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Le caveau de la cave coopérative propose toujours des expositions d'art

et des vins et produits de l'agriculture locale 

 

Enfin, la truie « Pépette » et la chienne « Syrah » ont fait toute la journée la démonstration de la finesse de leur odorat.

 

Ces auxiliaires efficaces de l’homme permettent à coup sûr la détection du « diamant noir ».

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La truie Pépette en action, labourant de son groin la terre

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Le cavage est terminé : le museau de Pépette

et la main de son maître, recourbée sur la truffe, en témoignent

 

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Pépette a bien mérité sa récompense !

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La chienne Syrah, d'un style plus virevoltant, à l'arrêt devant une truffe

 

La présence de la mouche Helomyza tuberivora permet aussi à certains initiés de découvrir le tubercule mais la technique de cavage avec un chien ou une truie est la plus répandue.

 

Avec cette nouvelle édition de la Fête de la Truffe, Saint-Geniès des Mourgues a su faire rêver de nombreux visiteurs, arrivés sous les reflets éblouissants du soleil sur la neige et repartis avec un soleil intérieur malgré le froid piquant de ce dimanche d’hiver.

21/01/2010

Montaud chauffe son école au bois

Les municipalités sont confrontées à des contraintes financières du fait du désengagement de l’Etat (réduction de la Dotation Globale de Fonctionnement), des renforcements de normes concernant les bâtiments publics (sécurité incendie, gaz, électricité), des exigences plus fortes de la réglementation quant à l’accessibilité, de la voirie et des bâtiments ouverts au public, aux personnes à mobilité réduite, et enfin, des augmentations de charges, notamment les coûts de l’énergie.

Certaines équipes municipales ont compris que les investissements dans les énergies renouvelables et la performance énergétique étaient un facteur d’économie.

 

C’est notamment le cas de la Municipalité de Montaud qui vient d’installer une chaudière à granulés de bois pour chauffer un des bâtiments de son école primaire (deux étages avec 3 salles de classe et 270 m2).

 

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Panneau signalétique de l'installation

Cet équipement a été supervisé par le Maire, Pierre Combettes, son Premier Adjoint, Joël Combettes, et son Troisième Adjoint, Joël Raymond.

 

La Commune de Montaud a bénéficié des conseils éclairés de l’Agence locale de l’énergie (ALE de Montpellier) et de l’Association des communes forestières de l’Hérault (COFOR 34).

 

L’investissement s’élève à environ 22.000 € TTC (dont approximativement 4.000 € pour la construction de la dalle et du bâtiment abritant le silo de stockage).

 

La Commune de Montaud récupère la TVA au bout de deux ans (l’Etat restituant, après ce délai, cette taxe, dans le cadre du Fonds de Compensation de la TVA) et a bénéficié de subventions de la part :

- du Conseil général de l'Hérault (environ 4.000 €),

- de l’ADEME et de la Région Languedoc-Roussillon, au travers du programme Prométhée sur les énergies renouvelables (environ 8.000 €).

 

Les granulés (ou pellets) sont faits de petits cylindres de bois reconstitué à partir de sciure.

 

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 Granulés de bois et trousseau de clefs pour donner l'échelle 

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Appenti abritant le silo vertical, en textile, contenant les granulés de bois

Cette sciure est récupérée dans les scieries, les menuiseries, les ébénisteries et dans d’autres industries du bois.

 

Elle est issue de bois non traité, séchée puis compressée sans additif.

 

La performance énergétique de ce type de combustible, supérieure à celle du bois bûche ou de la plaquette forestière, est liée à sa faible teneur en eau.

 

Les granulés de bois sont livrés par camion citerne : ils sont soufflés dans un silo d’une capacité de 5 m3 (soit les besoins d’une saison de chauffe pour un hiver normalement rigoureux) grâce à une manche à air.

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Gaine d'alimentation du silo de granulés de bois

Le silo n’a donc pas besoin d’être situé en bordure d’une voie de circulation.

 

Il est vertical, constitué d’une membrane en textile, et implanté dans un local indépendant de celui de la chaudière ce qui évite tout risque d’incendie.

  

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Vue générale de la chaudière (à gauche)

et de sa réserve en granulés de bois (à droite) 

Les granulés s’écoulent gravitairement et sont ensuite transportés automatiquement, une ou deux fois par jour, vers la réserve propre à la chaudière, par soufflage dans une gaine : ce transfert passe par une vis sans fin, dont la vitesse de rotation règle la quantité de combustible et donc l’intensité de la flamme.

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 Panneau de commande de la chaudière bois

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Vue du foyer de la chaudière, avec au premier plan, son cendrier

Les chaudières bois utilisent maintenant les dernières technologies, notamment l’électronique, et la combustion est quasi parfaite :

-         la quantité de cendres est extrêmement réduite (à Montaud, l’employé municipal vide le cendrier toutes les quinzaines par précaution mais le fabricant préconise une fréquence mensuelle),

-         les émissions de polluants (très variés dans le cas d’une cheminée à foyer ouvert) sont réduits à leur plus simple expression et très au dessous des normes officielles (tant au niveau des gaz que des particules),

-         le fonctionnement est entièrement automatique, la chaudière s’approvisionnant et se régulant elle-même sur les instructions consécutives aux mesures provenant d’un thermostat d’ambiance.

 

En faisant le choix de la chaudière à granulés de bois, l’équipe municipale de Montaud a relégué l’utilisation du fioul au passé.

 

Dorénavant, l’école ne craint plus ni odeur, ni salissure, liées au chauffage.

 

Sur le plan énergétique, 2 kilogrammes de granulés de bois équivalent à 1 litre de fioul ou encore à 1 m3 de gaz naturel (non disponible à Montaud).

 

Un m3 de granulés possède une masse de 650 kg.

 

Sur le plan de la lutte contre le réchauffement climatique, le bois libère une énergie renouvelable.

 

En effet, la combustion du bois s’inscrit dans un cycle court du carbone : puisqu’en coupant des arbres, c’est-à-dire en régénérant les forêts, ces dernières rajeunissent, voient leur croissance stimulée et finalement leur fonction de piégeage du carbone développée (en fixant du CO2 et en dégageant de l’O2, les forêts en croissance constituent d’excellents puits à carbone).

 

Les ratios d’émission de CO2, fixés par l’ADEME, pour la France, sont d’ailleurs les suivants :

-         0,084 kg de CO2 par kWh d’électricité,

-         0,300 kg de CO2 par kWh de fioul,

-         0,234 kg de CO2 par kWh de gaz naturel,

-         0,013 kg de CO2 par kWh de bois.

 

Pour chauffer avec du fioul, 2.000 à 2.500 litres étaient nécessaires tous les ans (soit  l'équivalent de 20.000 à 25.000 kWh).

L’équipe municipale a bien pris soin de faire poser à l’école, préalablement au renouvellement de l'installation de chauffage, des fenêtres à double vitrage, à rupture de pont thermique. Le gain communément admis pour ce type d’investissement est de l'ordre de 15 %.

 

En outre, le rendement de la nouvelle chaudière est meilleur, tant et si bien que les nouveaux besoins thermiques s'élèvent à seulement 15.000 kWh, couverts par 3,5 tonnes de granulés.

Financièrement, le coût « entrée chaudière » du kWh de granulé de bois en vrac est stable aux alentours de 0,05 € tandis que celui du kWh de fioul est très volatil : 0,085 € en moyenne en 2008 avec une oscillation entre 0,055 € et 0,105 € !

 

La Commune de Montaud a signé un contrat d'approvisionnement de 3 ans avec un fournisseur pour encore plus de sécurité sur le prix.

 

Globalement, si l’on prend comme référence l’année 2008, la Commune de Montaud devrait faire une économie annuelle de l’ordre de 1.000 € (soit plus de la moitié du coût antérieur du chauffage).

 

Sur le plan du développement local, les granulés de bois ne viennent jamais de très loin, contrairement aux énerges fossiles.

 

Les emplois sont donc créés localement.

 

Le bois des Pyrénées, de la Montagne Noire, de l’Espinouse, de l’Escandorgue ou des Cévennes, est valorisé, et au-delà nos forêts méditerranéennes.

 

C’est tout à l’honneur des élus Montaudois d’avoir fait un pas important en direction de la sobriété énergétique (isolation thermique de l’école) au-delà du pas en direction des énergies renouvelables (équipement avec une chaudière au bois).

 

En tenant compte des économies budgétaires réalisées par la Commune et de l’amélioration du bien-être des enfants de l’école (comme des autres usagers), l’équipement avec une chaudière à granulés de bois s’inscrit véritablement dans une logique de développement durable.

15/01/2010

Contraste de richesse entre littoral et intérieur des terres autour de Montpellier

Certains opposent souvent dans l’Hérault « rural » et « urbain ».

 

En revanche, le contraste de richesses saisissant entre les communes côtières, occupant le littoral méditerranéen, et celles de l’arrière-pays est rarement mis en avant.

 

Les 11 communes balnéaires résidentielles (Vendres, Sérignan, Valras, Portiragnes, Vias, Agde, Marseillan, Frontignan, Palavas, Mauguio-Carnon, La Grande-Motte) totalisent pourtant à elles seules 16% des recettes fiscales du département de l’Hérault (343 communes au total) au niveau de la Taxe d’habitation et de la Taxe sur le foncier bâti, ou encore 57 % des recettes de la Ville de Montpellier.

 

Le budget de ces 11 communes est, en sus, largement abondé par les droits additionnels sur les mutations à titre onéreux, c’est-à-dire les ventes d’immeubles ou les cessions de baux commerciaux qui sont nombreux dans les stations touristiques, du fait d’un parc immobilier conséquent et d’un turn-over rapide.

 

De plus, des revenus patrimoniaux, du type redevance d’occupation du domaine public pour les cafés-restaurants ou les plages privées, viennent améliorer l’ordinaire communal.

 

La taxe de séjour, quant à elle, acquittée pour chaque nuitée dans un hôtel ou un camping, sert à couvrir une partie des frais générés par l’afflux touristique.

 

En outre, la présence fréquente d’un casino assure des recettes de taxe professionnelle substantielles.

 

Enfin, toujours en matière de finances communales, l’Etat dote davantage ces communes en rajoutant à la Dotation globale de fonctionnement (DGF) une majoration liée à l’existence d’activités touristiques.

 

Ces stations balnéaires, pour la plupart des villes petites ou moyennes, bénéficient ainsi d’un niveau de vie incomparablement supérieur à celui de leur voisines de l’intérieur des terres.

 

N’essayons pas, par pudeur, une quelconque comparaison avec les communes des hauts-cantons !

 

De même, la clientèle visée, mais pas toujours au rendez-vous, est celle d’individus ou de familles à fort pouvoir d’achat.

 

En réalité, les communes côtières ne vivent pas dans le même monde (c’est d’autant plus vrai pour le Cap d’Agde, Palavas, Carnon et La Grande-Motte) :

-         les résidences secondaires prévalent largement sur les résidences principales,

-         leur population explose l’été (multiplication par 10 ou plus),

-         la saisonnalité estivale est inverse (arrivée des commerçants et travailleurs saisonniers ainsi que des touristes versus départ en vacances des autochtones dans l’arrière-pays),

-         leur électorat ne réside qu’en partie à l’année,

-         la population permanente est faite de davantage de retraités ou d’inactifs,

-         les habitants sont issus, encore plus que dans le reste du Midi, de toute la France et de toute l’Europe.

 

Ces contrastes transparaissent dans la presse quotidienne régionale (L’Hérault du jour, Midi Libre, La Gazette de Montpellier) : concours internationaux, concerts de portée nationale, animations commerciales à fort budget, concentrations de visiteurs, commerces de luxe, équipements publics sortant de l’ordinaire, communication et promotion hypertrophiées, etc., sont l’apanage de ces communes ayant une forte notoriété et exerçant sur le voisinage une forte attractivité.

 

Ces unités touristiques bénéficient de transferts monétaires très importants et elles développent à outrance les services marchands pour capter ce flux.

 

Les communes avoisinantes servent de réservoir pour fournir la nombreuse main d’œuvre nécessaire, pour grossir le tourisme de proximité - qui prime - et les Languedociens considèrent volontiers qu’il s’agit de « leur » Méditerranée et de « leurs » plages.

 

Cette proximité géographique n’est donc pas faite de deux mondes qui s’ignorent.

 

Toutefois, les communes de la plaine et des garrigues ne pourront jamais avoir les mêmes ambitions que les communes balnéaires.

 

L’intérieur des terres ne brillera jamais autant que la façade maritime.

05/01/2010

Sommet de Copenhague : l’écologie contre l’humanisme

La Conférence de Copenhague a donné au Monde un spectacle pathétique.

 

Un cénacle de pays riches a confisqué la décision, après ce qui est apparu, a posteriori, comme une parodie de débat international.

 

Aucun accord proprement dit n’a été obtenu puisque les pays pauvres, écartés au dernier moment, se réservent le juste droit de ne rien parapher et donc de refuser d’approuver la déclaration finale.

 

L’égoïsme des pays riches a éclaté au grand jour.

 

Le « principe de Copenhague » est dorénavant synonyme de : « Après vous, je vous en prie », ou encore, « Après moi, le déluge ».

 

Il n’y a, en réalité, rien à attendre des institutions internationales.

 

Beaucoup de lobbies étaient présents à Copenhague : des pétroliers, des industriels du plastique, des exploitants de mines de charbon, etc. : d’eux, il n’y avait rien à espérer de positif.

 

Beaucoup d’organisations écologistes étaient aussi présentes à Copenhague, fortes de leurs actions passées : dénigrement des ampoules basse consommation, champ éolien empêché par ici, éco quartier retardé par là pour cause de forte densité ou de fort taux de logement social, usine de méthanisation critiquée par ici, ligne ferroviaire à grande vitesse freinée par là, sans que la liste de ces « exploits » ne soit close, tant l’imagination des « défenseurs de la nature » est prolifique, du moment que l’équipement ou l’aménagement touche leur voisinage.

 

Il était ainsi très difficile de demander aux autres de faire quand, soi-même, on fait obstruction à des réalisations, certes imparfaites, mais qui ont au moins le mérite d’innover et d’exister.

 

L’échec retentissant de Copenhague, c’est aussi celui de la « religion du CO2 » qui commence sérieusement à lasser nos concitoyens.

 

Il n’y a pas que le climat dans la vie : voilà la prise de conscience de l’"Après-Copenhague" !

 

Il y a même des sujets franchement plus importants et plus urgents à traiter.

 

Quand on pense que les gouvernements sont dans l’incapacité de réunir un sommet mondial pour tenter de résoudre la famine, la malnutrition et la misère dans le Monde !

 

Quand on pense que les gouvernements sont dans l’incapacité d’infléchir la courbe de mortalité infantile, de juguler les grandes maladies endémiques, de redresser l’effondrement du taux d’alphabétisation, de lutter contre le travail des jeunes enfants !

 

Mais qu’en revanche, sous la pression de groupes écologistes et scientifiques, ces mêmes gouvernants sont capables de se réunir pour le climat, et le climat seulement !

 

L’urgence n’est-elle pas aujourd’hui, tout simplement, de tendre la main aux êtres humains en détresse ?

 

D’ailleurs, ces actions qui relèvent du social, de l’humanisme, passent par le développement durable et donc des actions qui contribueront à modérer les consommations d’énergie, à réduire les émissions de gaz à effet de serre et donc à terme contribueront à limiter le réchauffement climatique.

 

Mais il semble que le problème du développement humain a été pris à l’envers à Copenhague : « par le petit bout de la lorgnette ».

 

Tout échec est toutefois bon à quelque chose : si les gouvernements ne font pas, c’est aux organismes non gouvernementaux, aux entreprises, à l’économie sociale (mutuelles, coopératives, associations), aux collectivités locales et aux individus d’agir.

 

De toute manière, si un accord raisonnable avait été obtenu à Copenhague, ce sont bien les citoyens qui auraient dû agir.

 

C’est le front des citoyens qui est à l’avant-garde de la lutte contre le réchauffement climatique.

 

Oui, Copenhague nous a fait prendre conscience que chaque individu, chaque collectivité locale, a le devoir de faire ce que les gouvernants sont dans l’incapacité de décider, a le devoir d’être à l’avant-garde de la lutte contre le changement climatique.

 

Tout agent économique peut se comporter en humaniste éco responsable.

 

Si certains ont les moyens d’investir (ampoules basse consommation, isolation des bâtiments, appareils ménagers et de chauffage moins gourmands en énergie, véhicules propres, etc.), tout le monde a la possibilité de réduire sa consommation (réducteur de débits sur les robinets, renouvellement plus lent de ses biens, attention portée à la limitation de ses déplacements, etc.) et ses gaspillages (tri sélectif des ordures, achats compulsifs, achats de biens et services à forte composante en énergies fossiles, etc.).

 

Agissons localement, dans une République décentralisée, en citoyens responsables et, collectivement, nous irons, pour notre propre bien, vers un Monde qui permettra un avenir aux autres habitants de la Planète, moins favorisés que nous.

28/12/2009

L’arbre du Paradis : le Moringa oleifera

En cette période Noël, nous bénéficions des bienfaits et des plaisirs du chocolat, produit tropical emblématique.

 

C’est aussi une période, plutôt dédiée aux vacances et au repos, propice à la solidarité et à la générosité.

 

Noël, c’est aussi l’espoir d’une vie meilleure pour nos frères de ce Monde.

 

Aussi, vais-je vous compter l’histoire d’associations qui se mobilisent en Afrique pour lutter contre la malnutrition au Niger, au Burkina-Faso, au Togo et au Bénin, en faisant la promotion d’un autre arbuste tropical qui n’est pas le cacaoyer, qui est une plante vivrière et non une culture de rente.

 

Les déficits nutritionnels chroniques touchent les jeunes de la région sahélienne ou des périphéries des grandes villes de la côte atlantique : ils compromettent l'avenir physique et intellectuel de cette jeunesse.

 

C’est pourquoi, quatre associations du Gard et de l’Hérault, Agronomes et vétérinaires sans frontières (www.avsf.org), Silva (www.silva-riat.fr), Res publica (www.respublica.asso.fr) et Microfel (microfel.blogspot.com), s’intéressent au développement du Moringa oleifera.

 

Cet arbuste, originaire d’Asie, est appelé « arbre du Paradis ».

 

Il est facile à cultiver car quasiment spontané en Afrique de l’Ouest.

 

Ses feuilles peuvent être consommées par les animaux d’élevage, mais aussi et surtout, par les hommes, en frais ou une fois séchées pour être transportées.

 

Les feuilles de cet "arbre légume" ont un goût intermédiaire entre l’épinard et le chou.

 

Cet « arbre miracle » génère des coûts de production nuls contrairement à la spiruline artisanale (algue bleue) qui nécessite un bassin d’eau à pH contrôlé.

 

Le Moringa oleifera constitue un complément alimentaire de grande qualité.

 

100 grammes de feuilles fraîches apportent l’équivalent de :

- en calcium, l’équivalent d’un verre de lait,

- en vitamine C, autant qu’une orange ou qu’une mangue,

- en fer, plus que 100 g de bœuf ou que 100 g de lentilles,

- en vitamine A, plus qu’une carotte,

- en protéines, plus qu’un œuf.

 

La culture de cet arbuste est traditionnelle en Afrique de l’Ouest, depuis son introduction depuis l’Inde au XVème siècle, mais la désertification et les migrations en ville contribuent à faire perdre sa mémoire.

 

Cueilli comme le thé, cet arbre maraîcher est reproduit par bouture. Il entre en production en quelques mois et supportent des conditions de sol et de climat hostiles. Il peut servir de haies autour des cases.

 

Il est recommandé d’utiliser deux variétés complémentaires pour avoir des feuilles toute l’année : l’une, issue du Sahel, perdant son feuillage durant la saison sèche et l’autre, issue des zones côtières, au contraire, durant la saison des pluies !

 

Le collectif des quatre associations sus nommées a effectué en 2009 un voyage d’études dans les quatre pays sahéliens et côtiers cités.

 

L’objectif du programme de coopération qu’elles souhaitent mener à bien comprend :

-         la multiplication du végétal dans des pépinières,

-         la plantation des arbustes par les habitants,

-         le développement des usages de la feuille (cuisine et éventuellement séchage et broyage dans des moulins à maïs).

 

Ce type d’action nécessite pour être bénéfique une grande technicité, une présence de techniciens sur place, des relais dans les différents villages concernés et surtout un état d’esprit humaniste, faisant une grande place au respect et à l’écoute des populations locales.

  

Ce sont les « petites » initiatives qui font les grands développements.

 

Globalement, le Moringa oleifera permet de lutter contre la pauvreté en offrant une ressource alimentaire abondante, d’améliorer la sécurité alimentaire notamment en période de « soudure » (quand les greniers sont vides avant la nouvelle récolte) et de contribuer à la lutte contre la désertification grâce à la constitution d’un couvert végétal.

 

Pour mémoire, il existe aussi des expériences de cultures de baobabs maraîchers, conservés petits, et dont on cueille les feuilles, comme pour l’arbre du Paradis !

 

Comme quoi : « Small is beautiful ».

08/12/2009

Sarkozy refuse l’aide des Collectivités territoriales

Le Président de la République tourne volontairement le dos aux collectivités locales.

 

Pour lui, elles dépensent trop et recrutent trop d’agents de service public.

 

En réalité, c’est la fable bien connue de « la paille et de la poutre dans l’oeil ».

 

L’Etat a un budget largement déficitaire et n’arrive pas à maîtriser la croissance de ce déséquilibre.

 

L’argent de l’Etat sert trop peu aux investissements : il n’y consacre pas 3 % de son budget !

 

Or, l’investissement est la préparation de la richesse de demain.

 

L’investissement a aussi un rôle majeur dans toute reprise économique.

 

Les collectivités territoriales, avec un budget deux fois moindre, investissent 4,5 fois plus que l’Etat (45,1 Md€ contre 10,3 Md€ en 2007).

 

73 % des investissements publics en France sont le fait des Collectivités territoriales, dont l’effort en Formation Brute de Capital Fixe (c’est-à-dire, dans le jargon de la comptabilité publique, à la fois les investissements nouveaux mais aussi ceux d’entretien) est ainsi 9 fois supérieur à celui de l’Etat.

 

En outre, la dette de l’Etat en 2007, de l’ordre de 1.200 Md€, est 10 fois supérieure à celle des Collectivités territoriales, qui s’élevait à moins de 120 Md€ toujours en 2007 : ces dernières ont donc encore des marges de manœuvre pour investir moyennant de nouveaux emprunts.

 

De même, l’Union européenne, dont l’endettement est nul, aurait, elle aussi, la capacité d’une politique de grands travaux, mais les partis conservateurs majoritaires au Parlement européen, dont l’UMP, ne le souhaitent pas.

 

De nombreuses compétences ont échu aux départements, aux régions, aux communes, déchargeant d’autant l’Etat.

 

Or, ces compétences décentralisées (rappelons-nous des collèges et des lycées) ne sont pas accompagnées du transfert de toutes les charges correspondantes.

 

A chaque nouveau transfert de compétence, l’Etat a donc engrangé des bénéfices financiers qu’il n’a pas utilisé à réduire ses déficits qui deviennent, depuis une poignée d’années, excessifs et inquiétants.

 

L’Etat aurait pourtant la possibilité d’augmenter ses recettes (exemple du bouclier fiscal) ou de réduire ses dépenses (notamment militaires).

 

Plus le déficit de l’Etat croît et moins l’Etat est en capacité d’investir.

 

Les collectivités locales ont, elles, en général, des finances saines : elles sont gérées pour la plupart en bon père de famille.

La proximité des habitants et des électeurs fait que les décisions sont adaptées aux réalités locales ce qui évite grandement la gabegie engendrée par les systèmes trop centralisés.

 

De façon naturelle, dans le contexte de crise et de récession que nous venons de connaître, les Collectivités territoriales ont tout naturellement tendue une main charitable à l’Etat.

 

Comment ?

 

Et bien, en modérant la hausse des impôts, compte tenu des difficultés financières des ménages, et en investissant davantage.

 

Elles ont voulu stimuler l’activité locale en espérant éviter des faillites d’entreprises et trop de licenciements dans le bâtiment et les travaux publics.

 

Or, le Chef de l’Etat, en voulant supprimer la taxe professionnelle, sape la principale ressource financière des Collectivités locales.

 

Ces dernières, lancées en 2009 dans des programmes d’équipement volontaristes, sont prises à revers.

 

Le signal implicite donné par le Gouvernement Fillon est clair : freinez sur les dépenses !

 

Pire, l’incertitude sur ce que le Parlement va voter fait que les collectivités les plus grandes (départements, régions, grandes villes) se trouvent devant des interrogations telles qu’elles vont décaler en grand nombre le vote de leur budget, du quatrième trimestre 2009 au premier trimestre 2010.

 

Résultat : en moyenne, c’est trois mois d’investissements qui vont être perdus.

 

Techniquement, certains diront que rien n’empêche une collectivité locale de commencer des travaux avant le vote de son budget en restant sur un rythme mensuel de dépenses égal à celui de l’exercice précédent.

 

C’est exact mais, c’est sans compter sur un autre phénomène : la réduction par l’Etat de ses transferts financiers (principalement la dotation globale de fonctionnement, dite DGF) vers les Collectivités territoriales depuis une dizaine d’années.

 

Cette réduction de DGF rogne, lentement mais sûrement, leur capacité d’autofinancement.

 

Les collectivités territoriales se sont donc découverts financièrement en 2009 pour stimuler l’économie et se retrouvent sanctionnées par le Chef de l’Etat.

 

Elles sont donc en train d’entendre le second grief de ce dernier : elles embaucheraient trop de personnel.

 

L’ajustement va être sévère : les recrutements dans la Fonction publique territoriale vont se faire en 2010 au compte-goutte.

Pourtant, avec les nombreux transferts de compétences opérés ces dernières années, l’Etat a moins besoin de fonctionnaires et les collectivités locales de davantage.

 

En outre, le service rendu par l’Etat aux Français (mauvais entretien des collèges comme des lycées par exemple) était « bas de gamme » et nécessitait moins de personnel.

 

Localement, un élu ne peut pas se permettre d’offrir un service public indigent, mais au contraire il faut qu’il soit de qualité, ce qui nécessite des fonctionnaires en nombre suffisant, mieux considérés et mieux rémunérés.

 

Nicolas Sarkozy, en déstabilisant les Collectivités territoriales, joue avec le feu :

-         il porte atteinte à un dynamisme local créateur de services et de solidarité,

-         il met à mal la volonté d’investir des élus locaux pour soutenir l’emploi et améliorer le cadre de vie de nos concitoyens.

 

Le Président de la République aurait pu passer un pacte avec les Collectivités territoriales : au contraire, il les met en quarantaine et néglige la main secourable qu’elles tendaient à l’Etat pour tenter de requinquer l’économie française.

03/12/2009

Forum régional sur les circuits courts en Pays de Lunel et de Sommières

La Fédération régionale des CIVAM (FRCIVAM) et l’Association pour le développement de l’emploi agricole et rural du Languedoc-Roussillon (ADEAR-LR) organisent, conjointement, le « Forum régional sur les circuits courts en Pays de Lunel et de Sommières ».

La première journée se tiendra le mercredi 9 décembre à la salle du CART à Sommières (Gard) tandis que la deuxième journée se déroulera le jeudi 10 décembre à Marsillargues (Hérault), Salle Jean Moulin.

 

Pour chaque journée, un repas, cuisiné sur place avec les produits des producteurs locaux, sera servi à midi.

 

Ce forum va traiter des enjeux d’une politique alimentaire de proximité.

 

Il s’agit de stimuler l’installation locale, c’est-à-dire l’emploi agricole et quelquefois même la survie de l’agriculture, en s’appuyant sur l’émergence de nouveaux marchés comme les paniers solidaires, les boutiques paysannes, les marchés paysans, la restauration collective et le petit commerce s’approvisionnant localement.

 

C’est un enjeu sociétal.

 

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Des citoyens sont, à ce jour, soucieux d’accéder à des produits fermiers locaux de qualité. 

Des porteurs de projet agricoles sont en demande d’installation ou de diversification en circuits courts.

 

Il y a nécessité de rapprocher producteurs et consommateurs, notamment avec l’aide des collectivités locales qui doivent maintenant passer d’une passivité prudente, teintée en général de sympathie, à un soutien actif et volontariste.

 

Seront débattus :

-         les enjeux de l’installation pour les circuits courts,

-         les nouvelles réponses pour favoriser l’installation,

-         le rôle des politiques territoriales dans les questions d’alimentation locale,

-         les enjeux de l’alimentation locale, vus par les producteurs et les consomm’acteurs.

 

Inscriptions auprès de :

Joseph Leblanc – 04.67.06.23.67 – adearlr@yahoo.fr

Juliette Pérès – 04.67.06.23.40 – frcivamlr@wanadoo.fr 

01/12/2009

Le débat public sur la nouvelle Ligne à Grande Vitesse Montpellier-Perpignan

La construction d’une seconde ligne ferroviaire entre Montpellier et Perpignan, retardée plusieurs fois sous la Présidence de Jacques Chirac, a été relancée en octobre 2007 à l’occasion du Grenelle de l’environnement.

 

Le train est en effet un mode de transport plus durable que la voiture ou le camion. Il est largement en tête pour la consommation énergétique au passager.kilomètre transporté et pour les émissions de CO2.

 

Déjà en 1995, un tracé précis (bande de 100 mètres) avait été arrêté et qualifié de « Projet d’Intérêt Général » en 2000.

 

Les caractéristiques de ce tracé, notamment par ses pentes, excluaient la mixité du trafic, c’est-à-dire la coexistence des trafics voyageurs et fret.

 

Sur la ligne devant relier la Vallée du Rhône (TGV Méditerranée) à Barcelone, la déviation Nîmes-Montpellier en est cours et celle de Perpignan-Figueras sera terminée prochainement.

 

Un débat public a été organisé du 3 mars au 3 juillet 2009, par la Commission Nationale du Débat Public (CNDP).

 

Ce débat a mobilisé 3.500 participants lors de 12 réunions publiques, suscité environ 2.000 questions, 700 avis, 18.000 connexions sur le site Internet, 80 cahiers d’acteurs (collectivités territoriales, chambres consulaires, syndicats, associations de défense de l’environnement, etc.) et 5.600 articles de presse.

 

Concernant ce projet de nouvelle Ligne à Grande Vitesse, 5 questions étaient posées pour nourrir la concertation.

Première question : Faut-il, ou non, construire une ligne nouvelle ?

 

La réponse est « Oui », à la quasi unanimité des acteurs, les retards pris étant en général stigmatisés.

 

Deuxième question : Faut-il une ligne voyageurs seulement, voyageur-fret ou fret, avec ou sans grande vitesse, pour cette option ?

 

C’est le scénario alliant mixité et grande vitesse qui est le plus souhaité (collectivités territoriales et public).

 

Certes, c’est l’option la plus coûteuse, avec la nécessité d’un financement des collectivités territoriales, mais c’est celui qui répond le mieux aux enjeux sur le long terme.

 

Dans cette hypothèse, les trains de voyageurs se déplacent à 300-320 km/h et les trains de marchandises à 120 km/h.

 

Les édiles socialistes ont soutenu le scénario de la ligne mixte à grande vitesse.

 

Les écologistes, de leur côté, ont « ménagé la chèvre et le chou » et plaidé pour une solution de court terme : c’est-à-dire une vitesse limitée à 220 km/h, pénalisante sur le plan économique et en terme de concurrence avec l’avion.

 

Troisième question : Quels couloirs de passage et quelles précautions ?

 

Le couloir Sud proche, du tracé de l’A9, est préféré par les acteurs à un tracé Nord.

 

Il faudra protéger des espaces naturels, le patrimoine et la biodiversité, ne pas aggraver les effets des inondations, prévenir le bruit et protéger la viticulture de qualité.

 

Ces contraintes lourdes sont légitimes pour un équipement qui se veut, et se doit, d’être durable.

 

Quatrième question : Faut-il utiliser les gares actuelles des centres villes ou en créer de nouvelles ?

 

C’est un sujet polémique avec des opinions contraires.

 

Le public demande des gares facilement accessibles, en voiture ou par transport en commun.

 

Le projet envisageait plusieurs sites de gares dans les secteurs de Perpignan, Narbonne, Montpellier et Nîmes.

 

A Montpellier, une gare nouvelle est incontournable du fait de la saturation de la gare SNCF Saint-Roch.

 

La Communauté d’agglomération de Montpellier a choisi une implantation au Sud-Est, sur le site de la Mogère qui sera relié à la gare centrale par le Tramway.

 

La Ville de Sète aurait, quant à elle, préféré une nouvelle gare à Saint-Jean de Védas, à proximité du nœud autoroutier.

 

Une localisation à l’Est de Montpellier n’est pas neutre vis-à-vis de tous les villages du secteur dont l’attractivité se verra renforcée.

 

Techniquement, la multiplication des gares entraîne des temps de trajet supérieurs (un train met en effet 15 km pour atteindre sa vitesse de croisière).

 

En outre, pour la SNCF et ses concurrents, un arrêt ne se justifie que si la clientèle est suffisante.

 

Les écologistes ont préconisé des arrêts systématiques en centre ville ce qui rajoute un retard proche d’un quart d’heure, à chaque arrêt, à la lenteur, de l’option 220 km/h qu’il ont appuyé en parallèle.

 

 

En effet, un arrêt en centre ville « coûte » 20 minutes contre seulement 7 minutes dans une nouvelle gare.

 

 

Cinquième question : Quel financement ?

 

 

Un financement, indicatif et approximatif, est évoqué :

-         25 % RFF (le propriétaire des lignes) et SNCF (l’exploitant),

-         40 % Etat (principal bailleur de fonds dans ce type d’infrastructure d’intérêt national et même européen),

-         25 % Collectivités territoriales,

-         10 % Union Européenne.

 

 

Un renchérissement des billets est envisagé par la SNCF comme quand le TGV s’est substitué, sur certaines lignes, au Train Corail.

 

 

Cette phase de concertation terminée, le maître d’ouvrage, Réseau Ferré de France (RFF), doit maintenant arrêter un projet tenant compte des enseignements du débat public, obtenir les autorisations préfectorales, acquérir les emprises foncières (ce qui va être un soulagement pour les propriétaires dans la « bande des 100 mètres » sur lesquels pesait une douloureuse incertitude), dégager les financements et engager les travaux.

 

 

Encore quelques années à attendre cette nouvelle Ligne à Grande Vitesse, mais pour sa concrétisation, le plus tôt sera le mieux !

26/11/2009

6ième Fête des Vignes à Montpellier : une allégorie de la campagne en ville

La 6ième Fête des Vignes se tient les 27 et 28 novembre 2009, sur la Place de la Comédie, à Montpellier.

Un « village vigneron » va accueillir 42 producteurs (Vins de Pays, AOC Pic Saint-Loup et AOC Grés de Montpellier).

 

Le dimanche 29 novembre, ces derniers recevront dans leur caveau les curieux et les acheteurs.

 

Pour 6 bouteilles achetées, une septième sera offerte sur présentation du coupon de dégustation.

 

Ce dernier, d’un coût de 2 €, permettra le vendredi et le samedi d’acheter un verre à vin gravé au logo de la Communauté d’agglomération de Montpellier et de déguster trois crûs de son choix.

 

Le bénéfice de la vente sera reversé à une association humanitaire, en l’occurrence, cette année 2009, au Sidaction.

 

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Cette manifestation s’inscrit dans la politique de soutien des activités viticoles, agricoles et aux traditions rurales, menée par Montpellier Agglomération.

Il s’agit de mettre à l’honneur les vignerons des communes de Baillargues, Beaulieu, Castelnau le Lez, Castries, Grabels, Montaud, Montpellier, Murviel lès Montpellier, Pignan, Restinclières, Saint-Drézéry, Saint-Geniès des Mourgues, Saint-Georges d’Orques, Sussargues, Villeneuve lès Maguelone, etc.

 

La Fête des Vignes a été complétée sur l’année calendaire par la Foire de la Truffe à Saint-Geniès des Mourgues, le Festival de la Tomate à Clapiers et la Foire de l’Olive à Pignan.

 

Un soutien à la Fête de la Pierre à Beaulieu est à l’étude.

 

Pour revenir à la Fête des Vignes, caves particulières et caves coopératives ont leur stand sur la Comédie.

 

C’est aussi le cas du Muscat de Frontignan (sans concurrence sur le territoire de l’Agglo de Montpellier) et il existe une demande de certains vignerons, hors Agglomération de Montpellier, de profiter de l’aubaine : une affluence se comptant en plusieurs dizaines de milliers de visiteurs, juste avant les fêtes de Noël.

 

Montpellier confirme bien son rôle de capitale de la viticulture en Languedoc-Roussillon. 

15/11/2009

L'Arche Castriote nous aide à préparer Noël

L’Association « L’Arche Castriote », organise du 7 au 15 novembre 2009, sa traditionnelle vente de santons et de crèches (ouverture de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 18 h les samedis, dimanches et jours fériés, de 15 h à 18 h les autres jours de la semaine).

 

C’est la 14ème édition de cette manifestation.

 

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La "Galerie des halles" accueille le Salon des santons et des crèches

 

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Un magnifique écrin fait de pierre de Castries et de tomette

 

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Les santons du Midi attendent les visiteurs et notamment les enfants

 

L’Arche Castriote (archecastriote@yahoo.fr) est une association culturelle et caritative adhérente de la Fédération des associations familiales rurales de l’Hérault.

 

L’Arche Castriote est notamment habituée des journées de solidarité avec repas et spectacle.

 

Une de ses activités est de collecter, en de nombreux lieux autour de Montpellier (Assas, Baillargues, Beaulieu, Boisseron, Castelnau le Lez, Castries, Clapiers, Galargues, Jacou, Lavérune, Montpellier, Saint-Brès, Saint-Drézéry, Saint-Georges d’Orques, Saint-Just, Sussargues, Teyran, Vendargues et Vérargues notamment), des bouchons d’eaux minérales plates et gazeuses, de lait, de sodas et de jus de fruits.

Les bénévoles de cette association trient et conditionnent les bouchons, avant leur expédition vers l’usine de recyclage.

 

L’opération, à la fois humanitaire et écologique, d’envergure nationale, est bien connue et s’appelle « Un bouchon : un sourire ».

 

L’exposition de santons et de crèches bénéficie tous les ans d’un grand succès : c’est dû à la magnificence du cadre de la salle voûtée de la « Galerie des halles » de Castries, à la qualité des pièces proposées à la vente mais aussi, et surtout, à la gentillesse de l’accueil des bénévoles.

 

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Toute la symbolique d'un Noël à la fois païen et biblique

 

Cette année, sont présentés des peintures sur verre de Colette Espié, bien connue à Castries et alentours, la tradition des 13 desserts pour la nuit de Noël et des recettes de plats servis autrefois pour cette fête, à la fois païenne et religieuse qui fait la joie des enfants.

 

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La tradition languedocienne des treize desserts
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L'arlésienne en costume ...
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et sous sa représentation artistique
Crédit photographique : Michel Chastaing