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21/10/2009

Célébration du 20ème anniversaire de la Convention internationale des droits des enfants

Le 20 novembre 2009 sera célébré, dans le Monde entier, le 20ème anniversaire de la Convention internationale des droits des enfants.

La campagne lancée vise à inciter les enfants des écoles et des centres de loisirs à réaliser des portraits qui proclament les droits des enfants, avec de la peinture, un collage, un dessin et des bulles réaffirmant les droits de l'enfant.

Site Internet donnant toutes les informations sur cette noble initiative : "20 ans de droits" .

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13/10/2009

Résultats du référendum contre la privatisation de la Poste

La votation citoyenne organisée par le « Comité national contre la privatisation de la Poste, pour un débat public et pour un référendum sur le service public postal », dans la semaine du 28 septembre au 3 octobre 2009, a connu un franc succès, au niveau national, avec un cumul de 2,1 millions de Français s’étant déplacé pour dire, à 98 %, leur opposition à la privatisation de la Poste.

 

Ce Collectif regroupe des partis politiques de Gauche (Parti Socialiste, Parti Communiste Français, Parti Radical de Gauche, Mouvement Républicain et Citoyen, Les Verts, Nouveau Parti Anticapitaliste, etc.), des syndicats (CGT, CFDT, FO, CFTC, etc.) et divers mouvements (Attac, AFOC, DAL, LDH, etc.).

 

Le nombre de bureaux de vote a atteint la barre des 10.000.

 

Le hit parade des 12 communes les plus mobilisées sur ce sujet, autour de Montpellier, est le suivant :

 

 

Commune

Nombre d’inscrits sur la liste électorale en 2009

Nombre de votants au référendum ayant voté « Non » à la privatisation de la Poste

Pourcentage de « Non » à la privatisation de la Poste ramené aux inscrits sur la liste électorale

Claret

1039

407

39,2%

Lavérune

1988

728

36,6%

Brissac

473

143

30,2%

Les Matelles

1269

366

28,8%

Fabrègues

5075

988

19,5%

St Georges d'Orques

4000

665

16,6%

Grabels

3920

588

15,0%

Jacou

3678

531

14,4%

Ganges

2996

406

13,6%

St Martin de Londres

1665

215

12,9%

Vailhauquès

1655

212

12,8%

Clapiers

3631

465

12,8%

                                         Source Midi Libre en date du 8 octobre 2009

 

Cette forte mobilisation, pour une consultation officieuse, prouve le fort attachement des Français à ce service public de proximité.

 

Vive la France, vive la République, vive la Poste !

11/10/2009

Imposition des rentes d’accident du travail : une injustice ou une provocation ?

Le Gouvernement Fillon souhaite imposer les rentes des accidentés du travail alors qu’elles on été, depuis leur création par le Conseil National de la Résistance, toujours exemptées d’impôt sur le revenu.

 

Cette décision du Gouvernement Fillon apparaît comme une injustice sociale.

 

En effet, les accidentés du travail sont des victimes et devraient être indemnisées comme tel.

 

Or, en France, ces indemnités sont forfaitaires et ne couvrent que partiellement le préjudice subi : de ce fait, le dédommagement est faible et le deviendra d’autant plus qu’il fera l’objet d’une nouvelle ponction fiscale.

 

Tous les Français ne sont d’ailleurs pas égaux devant le risque d’accident du travail : incomparablement plus forts pour les ouvriers non qualifiés (souvent issus de l’immigration par ailleurs) que pour les "cols blancs" et les cadres.

 

Plus leur travail est pénible, plus leur emploi est précaire, et plus les salariés subissent de dures conditions de travail, synonymes de risque d’accident.

 

En outre, la dégradation des conditions de travail constatées depuis quelques années a pour corollaire une augmentation des accidents du travail et de leur coût : la branche de la Sécurité Sociale « Accidents du travail », excédentaire pendant des années, est maintenant devenue déficitaire, ce qui est le signe d’une recrudescence, en nombre et en gravité, des accidents au travail.

 

Enfin, les accidentés du travail subissent souvent une double peine :

-         celle de souffrir dans leur chair, voire de rester amoindris, handicapés,

-         celle de subir un licenciement du fait d’une impossibilité de reclassement (c’est plus souvent le cas dans les petites entreprises n’offrant pas un spectre de postes suffisamment diversifié) ou d’une incapacité permanente à occuper le poste antérieur.

 

La décision du Gouvernement Fillon d’imposer les rentes d’accident de travail apparaît de plus comme une provocation.

 

En effet, elle intervient un an à peine après l’instauration du bouclier fiscal qui permet d’exonérer une partie du revenu de quelques milliers de très gros contribuables : cette partie du revenu est constituée la plupart du temps d’intérêts financiers.

 

C’est donc le placement financier qui est privilégié au détriment d’un revenu consécutif à un travail.

 

Cela ne va pas inciter à travailler dans les secteurs d’activités les plus risqués où pourtant la main d’œuvre fait cruellement défaut.

 

Certains verront dans cette nouvelle mesure gouvernementale une provocation « gratuite » car les bénéficiaires des rentes d’accidents du travail étant la plupart du temps de condition extrêmement modeste, le rendement fiscal de cette décision contestable sera faible.

 

Le Gouvernement porte donc globalement une atteinte symbolique à l’image du travail sans pouvoir escompter en contrepartie une contribution significative au budget de l’Etat.

01/10/2009

Journée de la pierre et du patrimoine à Beaulieu

Dans le cadre des « Journées du patrimoine », la Commune de Beaulieu a organisé, le dimanche 20 septembre 2009, sa « Première journée de la pierre et du patrimoine ».

Si cette pierre, issue d’un calcaire souvent coquillier, a pris pour nom « pierre de Castries », du nom de l’important chef-lieu de canton, elle a été en fait, de tout temps, extraite dans des carrières principalement situées sur les communes de Sussargues et de Beaulieu.

L’exploitation a débuté dès les Romains.

Elle a servi à la construction de nombreux monuments historiques et des immeubles hausmanniens de Montpellier.

Elle a été exportée en Algérie, via le port de Sète.

La profession de carrier était fort développée au 19ème siècle, surtout après la crise phylloxérique qui a mis à mal la viticulture languedocienne dans les années 1870.

Le corps des charretiers était mis à contribution pour les transports à traction animale.

L’extraction de la pierre se faisait à la main. Un bon ouvrier produisait quelques « cairons » par jour.

Tous les sous-produits de l’extraction, éclats de roche, sables, étaient valorisés soit pour l’entretien des chemins, soit comme recoupe pour les sols intérieurs ou extérieurs.

Aujourd’hui, l’extraction est mécanisée et limitée à une poignée de carrières : l’usage de la pierre s’est en effet quelque peu perdue dans la construction.

De gros blocs parallélépipédiques sont maintenant sciés et la pierre est valorisée au mieux en placages, sculptures et autres œuvres d’art.

La mécanisation de l’extraction génère beaucoup de déchets, constitués de blocs fissurés ou poreux. En revanche, lors de l’extraction manuelle, l’ouvrier choisissait à l’œil les bonnes veines et s’y cantonnait.

La pierre fait partie de la culture populaire des alentours de Castries : cette pierre de taille donne une couleur et une patine très caractéristique à de nombreux villages alentours.

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La pierre de Beaulieu employée dans de nombreux monuments historiques

 

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Le geste ancestral de l'extracteur de "cairons"

 

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Un front de coupe résultat de l'extraction de la pierre à la main

 

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Un front de coupe résultat de l'extraction mécanisée

 

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Les rebus de l'extraction mécanisée, en montagne cyclopéenne

 

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Les tailleurs de pierre à l'action



Crédit photographique : Michel Chastaing

 

30/08/2009

Vendanges à Montaud

Les vendanges battent leur plein dans le Midi.

Elles sont précoces cette année du fait des pluies de fin de printemps et de la forte chaleur estivale.

La Cave coopérative de Montaud a déjà rentré ses cépages blancs (Chardonnay et Sauvignon), une semaine avant la fin août.

Le millésime sera très qualitatif mais les rendements faibles constatés ne font pas l’affaire des vignerons : car ce sont les vins blancs qui sont les plus rémunérateurs.

Le marché du vin est en effet mondialisé et totalement libéralisé.

Même si notre région demeure le premier producteur de la Planète, la concurrence du « Nouveau monde » (Californie, Australie, Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud, Chili et Argentine) est féroce.

Le Cave coopérative de Montaud regroupe les vignerons de Sussargues, Saint-Bauzille de Montmel et Montaud, pour une superficie d’environ 600 hectares.

Pendant les vendanges, elle occupe une bonne dizaine de personnes, dont un œnologue.

Les vins produits sont :
- essentiellement des Vins de pays, dits VDP : Vins de pays d’Oc (des vins de cépage souvent exportés), Vins de pays d’Hérault et Vins de pays des Coteaux du Bérange,
- de l’AOC (Appellation d’origine contrôlée) « Grés de Montpellier ».

Le terroir des Grés de Montpellier correspond à une zone climatique sous influence maritime. Les nuits fraîches et les journées chaudes permettent d’obtenir des maturités parfaites : le raisin récolté cette année atteint d’ailleurs facilement les 14 ° de potentiel alcoolique.

Après celles des cépages blancs, la récolte des vignerons de Montaud porte maintenant sur le cépage Merlot. Ce dernier bénéficie d’une vinification traditionnelle de 2 à 3 semaines pour extraire le meilleur des arômes et des couleurs.

Toutes les parcelles de vigne bénéficient, préalablement à la vendange, de la visite d’une commission de coopérateurs qui évaluent sur pied le potentiel qualitatif et décident de la meilleure orientation du raisin, vers tel ou tel type de vin.

Les vins seront disponibles dès la fin de l’année, ainsi que les millésimes précédents au caveau de vente de Sussargues : "Les Celliers du Val des Pins".

Les coopératives viticoles de l’Hérault continuent d’investir, malgré la crise viticole et celle plus générale de l’idéologie libérale.

La Coopération est l’exemple vivant d’une alternative aux sociétés de capitaux puisqu’une coopérative est une société de personnes où « un homme égale une voix » (et non pas « une action, c’est-à-dire de l’argent, égale une voix »).

La Coopération, en tant qu’aventure collective, protège les petits viticulteurs en leur permettant de lutter avec les firmes internationales.

Un des avantages concurrentiels de la Coopération : « Le groupe est meilleur que le meilleur du groupe ».

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Un terroir de toute beauté

 

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La récolte mécanisée

 

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Une avalanche de Merlot

 

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Le quai d’apport : la porte d'entrée vers la vinification



Crédit photos : Michel Chastaing