16/07/2012
Révision du SCOT de l'agglomération de Montpellier
La Communauté d’Agglomération de Montpellier a été une des premières à approuver un Schéma de cohérence territoriale (SCOT) le 17 février 2006.
Les SCOT sont nés de la loi du 13 décembre 2000 relative à la Solidarité et au Renouvellement Urbain afin de donner une cohérence au développement des territoires, notamment en terme d’urbanisation.
Seule la région Ile de France possédait cet outil de planification qui permet d’anticiper sur les besoins en logements, les infrastructures de transport, les équipements collectifs, le développement économique et le résidentiel.
Georges Frêche avait souhaité aller vite sur la rédaction du SCOT pour anticiper sur l’avenir, quitte à invoquer dès le départ une révision assez précoce.
Cette dernière interviendra avant le 31 décembre 2015.
Un bilan d’étape vient d’être rendu :
- 79 % des sites d’extension potentielle identifiés dans le zonage du SCOT ont fait l’objet d’études préalables (quel type d’aménagement à mettre en œuvre ? notamment grâce à l’outil « Zone d’Aménagement Concerté » qui permet d’exproprier en cas de besoin et surtout de définir un projet cohérent),
- une politique foncière a été mise en place pour lutter contre la spéculation et constituer des réserves foncières (outil de la Zone d’Aménagement Différé qui permet de geler le prix du terrain au niveau de celui constaté avant le passage en zone constructible - décision publique qui créé une rente financière très importante, exercice du droit de préemption urbain par les collectivités territoriales, achat et stockage de foncier par l’Etablissement Public Foncier Languedoc-Roussillon),
- 13 Plans Locaux d’Urbanisme ont été accompagnés dans leur rédaction par les communes.
Le SCOT 2006 a défini des indicateurs de suivi des objectifs fixés initialement : maîtrise du développement urbain, diversité des fonctions urbaines, mixité sociale de l’habitat, utilisation économe de l’espace, maîtrise de la circulation automobile et préservation de l’environnement.
Ces objectifs ont par exemple sous-tendu la conception du projet d’Ecocité de Montpellier à la Mer.
Maîtrise du développement urbain
98 % de l’urbanisation, entre 2008 et 2010, est restée à l’intérieur du zonage d’extension urbaine potentielle, signe d’un étalement urbain contenu.
Heureusement car 45 hectares par an de terres à vocation naturelle ou agricole ont quand même été urbanisés du fait de la réalisation de grands chantiers d’infrastructures ou d’installations admises par le SCOT (bâtiments agricoles, équipements d’intérêt général, etc.).
La poursuite du phénomène d’artificialisation n’a donc pas été enrayée.
Diversité des fonctions urbaines
Mixité sociale de l’habitat
L’objectif de 25 % de logements sociaux dans la construction neuve n’a pas été totalement atteint : 21 % seulement.
Néanmoins, le rééquilibrage de l’offre résidentielle sociale entre la ville centre (21 % de logements sociaux ramenés au parc de résidences principales) et les communes périphériques (moins du 10 % du parc résidentiel en locatif social) est encourageant : 20 % des constructions sur la période 2005-2007 seulement dans la périphérie mais 51 % sur la période 2010-2011 hors Montpellier.
Cette politique du logement social est indispensable pour loger toutes les catégories socio professionnelles, notamment les jeunes.
En effet, si le rythme de construction a été soutenu – 5.000 logements par an ! – les prix ont continué leur hausse (+ 17 % sur le m² de surface habitable privée entre 2007 et 2011), avec à la clef une solvabilité des ménages de plus en plus menacée.
Utilisation économe de l’espace
La part des logements collectifs dans le logement neuf des 30 communes périphériques a doublé de 32 % en 2000 à 61 % depuis 2005.
Les lotissements très dispendieux en surface par habitant régressent.
La consommation de l’espace s’avère donc plus limitée que prévue avec 55 hectares par an.
Si ce rythme raisonnable se maintenait (15 % seulement consommés), les gisements fonciers identifiés (soit 2.900 ha d’extension urbaine potentielle au total) ne seraient épuisés qu’en 2050, d’autant que la croissance démographie devient moins galopante (+ 1,4 % observés entre 1999 et 2007 pour une prévision de l’INSEE de seulement + 0,9 % entre 2007 et 2030).
C’est plus sur la demande en surface de parc d’activités que se situent les tensions.
Pour 10 ha par an disponibles actuellement et 25 ha par an à moyen terme, le besoin moyen s’élève à 25 ha par an.
La Communauté d’Agglomération de Montpellier souhaiterait dans le futur SCOT « dégager des fonciers nouveaux aptes à recevoir des activités de type extensif ou incompatibles avec la proximité de zones habitées » et plus généralement « répondre aux besoins des entreprises ».
Il y a là, à mon avis, occasion de réorienter radicalement les objectifs du prochain SCOT en projetant de densifier fortement, comme cela a été fait pour l’offre résidentielle, les parcs d’activités.
Etages au lieu d’un seul rez-de-chaussée, limitation de la surface des parkings, mitoyenneté des bâtiments, réduction de la largeur des voiries, alignement des constructions sur le réseau viaire sont nécessaires pour éviter que notre cadre de vie ne se transforme en une vaste zone de chalandise, industrielle et/ou tertiaire.
C’est déjà le cas dans les faubourgs de Béziers ou dans la vallée du Rhône avec des espaces occupés par du bâti commercial déclassé, des hangars délabrés, des bâtiments vides, des stockages extérieurs de matériels ou de rebus.
Il est nécessaire de densifier fortement ces zones d’activités : la décision ne peut venir que des élus locaux car un investisseur incline volontiers à acheter de la surface constructible 3 fois moins cher que pour du résidentiel (prix moyen actuellement pratiqués de 100 € en moyenne le m² pour favoriser le développement économique et 190 € le m² de Shon pour les projets tertiaires) mais qui, un jour ou l’autre, sera gagnée par du résidentiel de qualité (exemple des Prés d’Arènes à Montpellier).
Bien sûr, des zones d’activités « à l’ancienne » sont requalifiées mais il en reste quelques unes de particulièrement dégradées qui mériteraient un réinvestissement urbain.
Maîtrise de la circulation automobile
Sur la période 2004-2010, 50 % des constructions ont été implantées à moins de 500 mètres du tramway (le double de l’objectif du SCOT !) ce qui est le résultat d’une forte dynamique de réinvestissement urbain le long des lignes de ce mode de transport collectif moderne et écologique.
Les déplacements en vélo et à pied reconquièrent aussi la ville.
Cette « ville des courtes distances » permet une meilleure préservation de l’environnement.
Ainsi, le SCOT actuel a plutôt atteint, voire dépassé, ses objectifs.chocomiel.caramel@yahoo.fr
Le nouveau SCOT à l’horizon fin 2015 ne remettra pas en cause les grands équilibres de la planification actuelle.
Notamment, les ajustements à apporter ne conduiront vraisemblablement pas à augmenter les capacités d’extension urbaine, soit 2.900 hectares.
En revanche, le développement durable, suite aux lois Grenelle 1 et 2 de l’environnement devient central (maîtrise des consommations d’énergie, de l’émission des gaz à effet de serre, des besoins de circulation automobile et développement du transport collectif).
L’objectif de renouvellement urbain sera renforcé avec la restructuration des espaces construits, la revitalisation des centres urbains (et ruraux loin de Montpellier), la recherche de qualité urbaine, architecturale et paysagère dans les entrées de ville.
L’impératif de mixité est complété par des objectifs de répartition géographique équilibrée, non seulement entre habitat et emploi, mais dorénavant entre offre touristique, commerciale et de services.
Le prochain SCOT de l’Agglomération de Montpellier devra intégrer de nouvelles données en se mettant en cohérence avec :
- le Document d’aménagement commercial (DAC) relatif à l’équipement commercial et aux localisations préférentielles des zones de chalandises,
- le prochain Schéma régional de cohérence écologique (SRCE) qui vise à la préservation des continuités écologiques et donc de la protection de la « trame verte et bleue », biotope ou couloir de circulation de la faune,
- le Schéma régional climat air énergie (SRCAE) en cours d’élaboration et les plans climat énergie territorial (PCET) de l’Agglo comme des communes.
Il fera l’objet d’une vaste concertation tant avec les mairies qu’avec la population.
Montpellier, vu du Sud (ligne 4 du Tramway et Polygone bien visibles)
Pépinières d'entreprises Cap Oméga
Zone d'activités du Millénaire : façade photovoltaïque
Immeuble de bureaux au rond-point Benjamin Franklin
Immeuble de bureaux, rue de Pommessargues
Quartier mixte (résidentiel, commerces et rond-point Ernest Granier)
Immeubles des Jardins de la Lironde (1)
Immeubles des Jardins de la Lironde (2)
Commerce "branché" en bordure de l'avenue de la Mer
Quartier Rives du Lez, à forte densité d'habitations (1)
Quartier Rives du Lez, à forte densité d'habitations (2)
La nouvelle Mairie de Montpellier,
nouvel emblème du mouvement architectural
Crédit photographique : Michel Chastaing
08:24 Publié dans Actualités, Associations, Auto/Moto, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Histoire, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport, Tauromachie, Traditions, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : scot, schéma de cohérence territoriale, révision, ecocité de montpellier à la mer, zac, zad, montpellier
08/07/2012
L’aire d’accueil des gens du voyage à Castelnau le Lez
Les communes de Castelnau le Lez, Clapiers, Le Crès et Jacou se sont associées pour créer une aire d’accueil intercommunale des gens du voyage, à proximité du boulevard Philippe Lamour, accessible par le chemin de Doscares, sur la commune de Castelnau, en limite de celle de Saint-Aunès.
D’une capacité de 40 places (20 emplacement doubles), cette aire d’accueil comprend des blocs sanitaires individuels (WC, lavabos/douches, évier, point d’eau, boîtier abritant des prises de courant).
Les eaux usées seront évacuées via un poste de refoulement sur le réseau existant ; un poteau d’incendie sécurise la zone et un merlon de terre protège l’aire du bruit de la circulation venant de l’avenue Philippe Lamour qui conduit ensuite, par la rue de la Vieille Poste, au Millénaire et au quartier de la Pompignane à Montpellier.
L’aire d’accueil, flambant neuve, est prête à accueillir ses premiers occupants.
L’architecte a choisi une trame circulaire retrouvant la forme d’un campement, favorisant les échanges communautaires, ménageant de grands espaces dédiés aux fonctions ménagères et de la vie sociale (nettoiement du linge, assemblées, repas, festivités, etc.).
Un local d’accueil sera occupé, à l’entrée, par un agent gestionnaire.
L’aire sera fermée 3 à 4 semaines par an pour permettre les travaux.
Un autre agent s’occupera de la maintenance du site.
Une conseillère en économie sociale et familiale à mi-temps interviendra pour prévenir les difficultés sociales (accueil et accompagnement personnalisés, action alimentaire dont épicerie sociale, accès aux droits sociaux, aides facultatives et actions éducatives pour les enfants).
L’aire d’accueil sera gérée en régie par le Comité Communal d’Action Sociale de Castelnau le Lez.
Le coût global de l’opération s’est monté, en investissement, à 1.172.628 € HT couvert par des subventions de l’Etat à hauteur de 426.880 €, du Département de l’Hérault de 122.000 €, de la Caisse d’Allocations Familiales de Montpellier de 18.280 € et par un autofinancement des communes proportionnellement à leur population, soit pour Castelnau le Lez 288.660 € (15.536 habitants), Le Crès 128.184 € (6.899 habitants), Jacou 94.572 € (5.090 habitants) et Clapiers 94.052 € (5.062 habitants).
Compte tenu des importantes aides versées par le Conseil Général de l’Hérault, le budget de fonctionnement (114.700 € de prévisionnel la première année dont 73.580 € du CG34) sera équilibré en 2012 comme 2013, sans participation financière des communes de Castelnau le Lez, Clapiers, Le Crès et Jacou.
A partir de 2014, le solde à partager entre les communes s’élèvera à 5.000 € par an, toujours au prorata de la population.
Un règlement intérieur autorise des séjours de 3 mois maximum, sauf pour les familles dont les enfants sont scolarisés.
Ces derniers seront répartis dans les écoles du secteur ou bien regroupés dans une classe dédiée.
Comme les écoles de Castelnau le Lez et du Crès ne sont pas accessibles à pied, les enfants fréquenteront vraisemblablement les restaurants scolaires.
Chaque famille déposera une caution de 100,00 € en arrivant, se verra facturer la consommation des fluides (eau et électricité pour environ 7 € par jour) qu’elle sera amenée à prépayer et s’acquittera d’un droit journalier d’usage de 3,00 €.
Ni bruit, ni dépôts, ni stockages, ni rejets d’eaux sales, ni stationnement en bordures de l'aire ne seront autorisés.
Le principe de l’accueil est la responsabilisation des familles par un engagement préalable au respect du règlement et une individualisation des équipements sanitaires.
L’accompagnement social est primordial pour une aire d’accueil des gens du voyage, orientée vers les familles comme celle de Castelnau le Lez.
Appui à l’insertion professionnelle, facilitation de l’accès aux soins, (grâce notamment aux cliniques montpelliéraines et au Centre Hospitalier Universitaire de Montpellier), aux prestations administratives et aux équipements de proximité, alphabétisation, scolarisation de la jeunesse, font partie des objectifs.
Ce type d’équipement permet d’accueillir dignement les gens du voyage, très attachés à revenir tous les ans sur des terres que leurs ancêtres parcouraient déjà, de leur donner une égalité d’accès aux droits sociaux, d'exercer aussi pleinement leurs devoirs et globalement de respecter leur citoyenneté (Liberté, Egalité, Fraternité).
Intégration dans le site de l'aire d'accueil des gens du voyage de Castelnau le Lez
Voie d'accès à partir du chemin de Doscares
Vue du local d'accueil, du transformateur
et du local de collecte des ordures ménagères
Intégration dans le site et merlon anti-bruit
Vue intérieure côté Nord
Blocs sanitaires individualisés pour 1 emplacement
(2 places de stationnement)
Trame circulaire pour le stationnement des caravanes et camping-car
Crédit photographique : Michel Chastaing
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02/07/2012
« J’ai soif !»
« J’ai soif » : c’est-ce que nous risquons de dire et répéter si nous ne prenons pas conscience rapidement de la problématique de l’eau.
Pendant la semaine de l’environnement, l’Agence Locale de l’Environnement proposait à Baillargues une conférence sur l’eau afin de nous rappeler l’attitude irresponsable de l’homme concernant cette ressource.
Le département de l’Hérault, qui subit une mauvaise répartition naturelle de l’eau de pluie à l’année, en est malheureusement un parfait exemple car on note une surconsommation due à plusieurs facteurs.
Un problème d’entretien des réseaux d’eau potable mais également un comportement chez certains particuliers qui, habitant dans le Sud, veulent tout de même de l’herbe bien verte toute l’année.
Pour tenter de palier à ces méfaits, il faut commencer par dénicher les éventuelles fuites qui peuvent représenter une quantité importante de pertes, préjudiciable notamment au porte-monnaie de l’usager.
Ensuite, il existe des économiseurs d’eau à visser sur les robinets pour en contrôler le débit.
Egalement, il faut apprendre à ne pas laisser les robinets ouverts pour rien et privilégier les douches plutôt que les bains.
Pour les amoureux de la nature, des paysagistes spécialistes de la végétation locale peuvent créer de superbes jardins, beaucoup plus adaptés aux conditions climatiques de la région.
Le jardin sec est un concept qui s’impose pour les espaces verts gérés par les collectivités territoriales.
D’autres solutions encore, pour les particuliers possédant une maison avec un terrain : les récupérateurs d’eau de pluie de plusieurs sortes, du plus simple au plus élaboré.
Il est ainsi possible d’arroser son jardin sans utiliser les réseaux, nettoyer sa voiture et pour les plus sophistiqués, brancher une partie du réseau chez soi pour alimenter la chasse d’eau et le lave-linge.
En effet, certains récupérateurs sont de véritables systèmes d’épuration étanches et régénèrent l’eau afin qu’elle soit utilisable, même si elle demeure non consommable (pas d’utilisation possible ni pour le lave-vaisselle, ni pour la douche).
Ainsi, l’eau de pluie peut se stocker pendant 6 mois, voire plus.
Le problème des récupérateurs d’eau de pluie, c’est évidemment leur coût car l’investissement demandé en fonction de la complexité du système reste important.
Cependant, sur toute une vie, est-ce que cela ne vaut pas le coup ?
Il existe aussi des systèmes de phyto-épuration encore expérimentaux qui consistent à reproduire le schéma naturel de l’épuration de l’eau.
Ils ont notamment été expérimentés à Cantercel sur le Larzac méridional.
Dans le même esprit, on voit aussi des piscines naturelles basées sur une régénération de l’eau par les plantes.
Pour des renseignements détaillés ou pour vous aider dans vos projets, l’Agence Locale de l’Energie est à votre disposition.
Elle vient en soutien des communes de la Communauté d’Agglomération de Montpellier et des particuliers dans le domaine des économies d’énergie et de fluides.

Les différents usages de l'eau potable

Les gaspillages qui nous guettent

Les mousseurs sur robinet réduisent la consommation d'eau

Les équipements sanitaires s'adaptent aux besoins d'économie

La récupération des eaux de pluie se vulgarise

L'idée du jardin sec, adapté au climat méditerranéen, fait son chemin
Sources : Agence Locale de l'Energie
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24/06/2012
Inauguration des jardins familiaux à Clapiers
Les Jardins familiaux de Clapiers, inaugurés le 21 avril 2012, sont le symbole d’une coopération réussie entre une commune et une association.
Que l’idée initiale revienne à la société civile ou aux élus locaux, la discussion, les échanges et les aller-retour sont toujours productifs : ils permettent d’affiner tout projet et de l’adapter finement à la demande sociale des bénéficiaires.
Les jardins familiaux engendrent le lien social et les échanges humains car la terre et la culture rapprochent.
Pas facile de faire pousser des légumes, des fruits et des fleurs sans parler plants, calendrier cultural, fumure, travail du sol, paillage, arrosage, récolte, conservation, transformation : bref, de nombreux savoir-faire qui s’apprennent sur le tas mais aussi au contact de la science et de l’expérience du voisin.
A Clapiers, l’idée est venue dans les années 2000 et elle a mis plus de 10 ans à se concrétiser.
En effet, il fallait trouver un terrain adapté sur le plan agronomique, pas trop loin des habitations, situé dans un cadre agréable et dont le foncier était maîtrisé par la puissance publique.
C’est comme ça qu’après avoir placé ses espoirs dans un terrain en bordure du ruisseau du Lauriol, préempté par le Département de l’Hérault pour l’élargissement de la RD 65, la Commune de Clapiers a ensuite écarté un terrain jouxtant le Domaine de la Valette, au sol trop érodé et trop pauvre, pour jeter finalement son dévolu sur des terres situées à Plan Goutier.
La présence d’un mazet à l’ancienne, d’une petite pinède, d’une magnifique olivette privée et du passage en bordure de la « route des chevaux », promenade bucolique favorite des Clapiérois le dimanche, apportait une charge symbolique certaine au choix du lieu.
L’Association départementale « Terres Vivantes » apporta alors son aide, au travers de l’expertise bénévole d’un de ses administrateurs, pédologue à la retraite, Jean-Pierre Barthès.
Les services techniques de la Commune de Clapiers creusèrent au tracto-pelle 7 fosses pédologiques ce qui permis de mettre en évidence un sol profond, exempt de cailloux, riche en matière organique, créé il y a quelques milliers d’années dans un contexte marécageux et érodé sur sa partie haute avec transfert d’une partie de la terre sur les parties bases.
Le pédologue constata que le sol n’était plus cultivé depuis le gel de la vigne (et des oliviers) en 1956, que les terrains avaient été pâturés épisodiquement par des chevaux et que la végétation était constituée de graminées, de mousses, de lichens dans les zones surpâturées et ailleurs d’arbustes.
Au vu de la structure du sol, Pierre Barthès conseilla l’utilisation de la partie basse du terrain, particulièrement adaptée au maraîchage.
Cette étape franchie, il fallait trouver une solution pour l’arrosage :
- le réseau d’eau brute du Syndicat Intercommunal des Travaux d’Irrigation de la Vallée du Salaison, amenant sous pression l’eau du Rhône, était trop éloigné,
- l’utilisation de l’eau potable était proscrite pour respecter les conseils d’économie du projet d’Agenda 21 en cours d’élaboration,
- ne restait plus que la solution du forage, avec une tentative fructueuse, au bout du suspense, après avoir franchi plus de 70 mètres d’argiles totalement imperméables et avec un débit assuré de 7 m3/h.
Rien ne pouvait donc s’opposer à la création sur 7.000 m² d’une soixantaine de lots.
Vint le temps de la concertation avec l’intervention de deux associations auprès de plusieurs Clapiérois qui s’étaient signalés comme intéressés pour cette création de jardins familiaux.
Tout d’abord, Mathias Langlois, chargé d’animation territoriale à "Terres Vivantes" expliqua que plusieurs communes s’intéressaient à la création de jardins familiaux : Jacou, Grabels, Lunel-Viel, Lodève, Vailhauquès, …
L’Association « Terres Vivantes », conventionnée par le Conseil Général de l’Hérault, pouvait venir en appui des porteurs de projet en agriculture et aux initiatives collectives de production, de transformation, de commercialisation des produits agricoles.
Vincent Larbey, Président de l’association « Etat des lieux » et par ailleurs Directeur de l’Ecolothèque de l’Agglo de Montpellier, prodigua aussi ses conseils, en tant qu’expert sur les jardins collectifs, pied d’immeuble, etc.
Au niveau national, deux approches étaient connues en terme d’appui aux projets émergents :
- celle de la "Fédération nationale des jardins familiaux" – avec une charte nationale et un bureau d’études,
- celle de l’association « Le jardin dans tous ses états » partant du principe que chaque jardin est différent – avec une méthodologie plus riche mais en contrepartie plus longue.
Il a bien été mis en évidence que la genèse de jardins familiaux nécessitait un temps d’échanges au sein du groupe initial de volontaires :
- parcelles individuelles ou collectives ?
- comment les usagers vont s’ouvrir aux autres ?
- avec des personnes âgées, des jeunes, des femmes, etc. ?
A Aniane comme à Creissan (nord-ouest de Béziers) ou à Prades le Lez, il existait aussi des « jardins partagés » depuis plusieurs années, sans clôture et sans cabanons.
Une fois cette phase de présentation terminée à Clapiers, c’est le milieu associatif qui s’est approprié le projet, la Mairie n’ayant plus qu’un rôle d’aménageur de ses terrains à mettre en valeur : traçage des lots par un géomètre, électrification et équipement de la pompe, réseau d’arrosage, pose d’un grillage anti sangliers, stabilisation des allées, installation de coffres pour les outils, construction d’un local collectif en bois collectif.
Deux associations ont répondu à la consultation lancée par la Commune de Clapiers : c’est l’association « Al Ort » qui fut retenue, avec une offre de gestion des jardins très ancrée dans le développement durable et l’animation.
L’association « Al Ort », présidée par Monique Baron, s’est emparée du projet, lui a apporté une âme et a défini les contours de ce que ce nouveau lieu de vie du village allait devenir.
Mixité sociale, mélange générationnel, réflexion collective, direction collégiale donnent à cette aventure humaine une forte connotation éducation populaire et construction participative.
Création d’une mare, lieu central collectif, ouverture vers les autres associations de la cité, plantation d’un verger collectif, lieux de brûlage et de compostage communs, c’est une micro société qui s’est mise en œuvre autour des jardins familiaux.
Dès le printemps, 70 familles, se partageant la soixantaine de lots, se sont mises à préparer le sol, à semer et à planter.
L’association « Al Ort », en prenant la gestion des jardins a en réalité, pris la direction de ce mouvement, à la fois construit, tant le travail et la réflexion ont été intenses chez ces bénévoles, et évident, tant la nature humaine tend au partage et à l’intelligence concertée.
Ce mouvement a permis à de nombreuses familles et individus de se rencontrer, de s’apprécier, de partager un projet commun.
Les jardins familiaux de Clapiers commencent une belle histoire dont on entendra parler fort longtemps.
Ouverture des fosses pédologiques l'hiver 2010
L'art du pédologue de mettre en évidence les horizons du sol
La structure du sol est analysée à l'oeil et les profondeurs au mètre
Le forage dans sa phase terminale
Le tubage acier nécessité par la présence de plus de 70 m d'argiles
Jean-Pierre Marchal, ancien du BRGM, bénévole d'Al Ort,
mesure le niveau de l'eau dans le forage
Le cadre privilégié de Plan Goutier, au Nord de Clapiers
Vue sur les jardins familiaux à partir de la "Route des chevaux"
Prises de parole lors de l'inauguration d'avril 2012
Invités, bénévoles associatifs, population et élus regroupés
Visite commentée !
Les jardiniers amateurs ont pris possession des lieux
Le bonheur des enfants se voie déjà
La tonnelle : un lieu central au même titre que la cabane en bois
Pas d'inauguration conviviale sans un apéritif ou un buffet
La clôture anti-sangliers
Les jardins début juin 2012 avec les délimitations et les coffres à outils
Au loin, la cabane en bois, lieu central dédiée à la vie collective
L'équipe des bénévoles d'Al Ort et les élus municipaux de Clapiers
15:03 Publié dans Actualités, Associations, Auto/Moto, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Histoire, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport, Tauromachie, Traditions, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jardins familiaux, jardins partagés, nature, convivialité, coopération association collectivités
09/06/2012
La protection de l’agriculture en ville : l'exemple de Clapiers (34)
La ville s’est souvent développée au détriment des zones agricoles voire naturelles.
Les élus urbains ont toutefois compris l’importance de l’activité agricole sur le plan économique mais aussi culturel, écologique et patrimonial.
C’est le cas notamment à Clapiers, aux portes de Montpellier, où l’urbanisation, ayant volontairement préservée les bois et garrigues, a consommé des terres agricoles.
Consciente de l’importance d’une ceinture verte, la Municipalité développe depuis plusieurs années des actions en direction de l’agriculture locale, en permettant sa préservation et son évolution en fonction de la demande sociale des habitants et des consommateurs.
Sur le plan général, beaucoup d’observateurs ont relevé le paradoxe suivant : les ruches juchées sur le toit du Conseil régional, en pleine ville de Montpellier, ne connaissent pas la mortalité qui tourne quelquefois à l’hécatombe des abeilles dans de nombreuses communes agricoles.
Cet insecte familier, fondamental pour la pollinisation des plantes et indicateur de la qualité écologique d’un milieu, supporte donc la pollution des villes, de plus en plus maîtrisée, mais disparaît sous le coup des épandages de certains produits phytosanitaires, à la campagne.
Le film « Nos enfants nous accuseront », tourné à Barjac dans le Gard, tirait déjà la sonnette d’alarme avec la multiplication des cancers en zone agricole (vessie, cerveau, leucémie notamment).
La ville n’est donc pas l’ennemie de l’agriculture.
Certes, la priorité est donnée au logement des hommes et au développement des activités de services, mais la consommation d’espaces par personne est largement moindre en milieu urbain qu’en milieu rural où l’espace semble aux habitants une richesse illimitée.
On voit donc continuer à fleurir, en milieu rural, des lotissements, voire de l’urbanisation de parcelles isolées de plusieurs milliers de m², mitant le paysage et stérilisant autant de surface précédemment vouée à l’agriculture.
En revanche, l’arrêt de l’étalement horizontal semble bien intégré en ville où la densification est devenue le maître mot des aménageurs.
A Clapiers, le projet d’éco-quartier de 14 hectares du Castelet, devant regrouper environ 500 logements dont 30 % de logements sociaux pour garantir la mixité sociale, intègrera par exemple des jardins familiaux.
En outre, la Commune de Clapiers a favorisé le débouché aux producteurs locaux :
- en créant un marché hebdomadaire le dimanche matin,
- en organisant le premier dimanche de septembre le Festival de la Tomate, événement d’importance régionale attirant près de 8.000 visiteurs et articulé autour d’un marché paysan, véritable vitrine des petits agriculteurs, de leurs produits authentiques et Bio.
Cette manifestation – c’est un signe – est co-organisée entre la Commune de Clapiers, la Communauté d’Agglomération de Montpellier, deux collectivités locales d’une part, l’Association Terres Vivantes et l’Association des Marchés Paysans de l’Hérault d’autre part, deux associations qui représentent l’innovation en agriculture dans l’Hérault et le lien avec le consommateur.
D’autre part, la Commune de Clapiers a décidé d’exonérer de taxe foncière toutes les terres agricoles exploitées en Bio sur son territoire.
Aussi paradoxal que cela puisse paraître, c’est une des rares communes en France à avoir exploité cette possibilité offerte par la loi !
Cette mesure permet certes de préserver la santé des agriculteurs principalement exposés aux pesticides mais aussi l’air (où des aérosols se forment) et les eaux superficielles comme profondes.
La Commune de Clapiers a aussi imposé deux composantes Bio (sur 5 au total) dans les menus de ses restaurants scolaires, en prenant d’ailleurs à sa charge la moitié du surcoût.
Enfin, si l’agriculture péri-urbaine est favorisée par la proximité des consommateurs, souvent éclairés et exigeants, elle est mise en danger par l’avancée du front de l’urbanisation qui grignote les terres agricoles et refoule toujours plus loin des centres urbains cette activité économique.
La spéculation foncière est telle, avec une flambée des prix impressionnante, que même un classement en Appellation d’Origine Contrôlée d’un terroir, pourtant gage de rente en terme d’image, ou des cultures à forte valeur ajoutée (maraîchage, verger, transformation et vente directe) ne permettent pas de résister au rouleau compresseur de l’urbanisation.
C’est pourquoi, des politiques publiques nouvelles et ambitieuses sont à mettre en place, voire à inventer.
La Communauté d’Agglomération de Montpellier a notamment innové lors de la définition de son Schéma de cohérence territoriale (SCOT) en s’intéressant d’abord aux zones inondables puis aux terres agricoles pour les abstraire de l’urbanisation.
Les autres agglos déterminent directement les secteurs où l’urbanisation leur semblent souhaitable et ensuite classent le reste du territoire en agricole ou naturel.
C’est ce qui a permis de parler à Montpellier de « l’inversion du regard », la fonction agricole étant affectée d’une valeur plus grande.
D’autre part, la loi du 23 février 2005 relative au développement des territoires ruraux offre aux départements la possibilité de protéger et de mettre en valeur l’agriculture péri urbaine au travers de la mise en place de périmètres de protection et de mise en valeur des espaces agricoles et naturels périurbains (appelés PAEN) et de programmes d'action d’accompagnement, en accord avec les communes concernées.
Cette opportunité a été saisie dans les Pyrénées-Orientales, notamment à Théza, au Sud de Perpignan.
Il s’agit de sécuriser, dans la durée, la destination des terres agricoles et les activités qui s’exercent dessus.
La sortie d’un terrain d’un périmètre PAEN nécessite un décret interministériel et la législation y permet un droit de préemption que peut exercer par le Département, un EPCI, la SAFER ou l’Etablissement Public Foncier Régional.
A Clapiers, c’est l’outil « Agri-parc » qui a été choisi pour pérenniser l’agriculture.
Il s’agit d’un concept non défini par la loi mais dont les contours ont été cernés par une étude de la Communauté d’Agglomération de Montpellier, en prenant comme périmètres de préfiguration (avant reproduction ailleurs) le Domaine de La Valette à Clapiers, d’une part, et les prés humides de la Mosson à Lavérune, d’autre part.
L’objectif est de pérenniser sur un secteur donné les activités agricoles tout en permettant une accessibilité mesurée au public.
A Clapiers, la maîtrise publique du foncier (Domaine de La Valette propriété de la Ville de Montpellier et Domaine de Viviers récemment acquis par la CAM de Montpellier à la famille Pagézy) est un gage de durabilité.
L’existence d’activités de recherches agronomiques à forts enjeux et à forte valeur ajoutée sur le Domaine de La Valette tout comme le projet d’installation d’une seconde écolothèque d’Agglomération axée sur l’utilisation de l’eau au Domaine de Viviers renforcent aussi la vocation agricole de ces terrains.
Quant à la couveuse régionale agricole (unique dans la région) qui doit s’installer sur le Domaine de Viviers, elle est à la jonction de l’installation progressive, de l’agriculture biologique, des nouvelles demandes du consommateur et de l’économie sociale et solidaire.
C’est en effet l’Association pour le développement de l’emploi agricole et rural du Languedoc-Roussillon (ADEAR-LR) qui a présidé au concept, aux études et au lancement de cette future couveuse, créée sous le statut d’une SCOP (société coopérative ouvrière de production) avec l’appui financier des pouvoirs publics, notamment de la Région Languedoc-Roussillon.
La production des « apprentis » paysans pourra s’écouler via des paniers solidaires, dans la cadre de marchés de plein-vent à proximité, de foires agricoles exceptionnelles ou d’associations de maintien de l’agriculture paysanne (AMAP).
Productions de qualité (plantation de nouveaux cépages en collaboration avec la Coopérative viticole d’Assas et installation de jeunes viticulteurs), agriculture Biologique (céréales et maraîchage Bio notamment), commerce équitable, circuits courts constituent une mutation de l’agriculture locale que l’Agri-parc accompagnera.
Ce tournant agricole est nécessaire dans le péri-urbain : c’est à des élus avant-gardistes, au secteur associatif, aux citoyens et aux professionnels de l’agriculture de l’imaginer et de le construire.
Cette mutation vers plus de durabilité prendra vraisemblablement plusieurs formes en fonction des configurations locales et devra veiller à reposer sur l’initiative privée qui assure le volet rentabilité économique.
Marché hebdomadaire, du dimanche matin, à Clapiers
Une exposition du fruit-légume au Festival de la Tomate à Clapiers
La variété des productions locales
La rencontre des petits producteurs
et des consommateurs-citoyens au Festival de la Tomate
Une agriculture à préserver dans un grand paysage de qualité
Le Domaine expérimental de La Valette dans la Vallée du Lez
Les cultures de céréales Bio exonérées de Taxe foncière à Clapiers
Le Domaine de La Valette à Clapiers, propriété de la Ville de Montpellier
Une partie (Plan Guirard) du Domaine de Viviers à Clapiers
Crédit photographique : Michel Chastaing
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20/05/2012
Festival d’animation de Baillargues 2012
Désormais, le Festival d’animation de Baillargues a lieu au printemps. Pour cette année, nous regarderons celui-ci sous un angle créatif.
En effet, les ateliers de découverte et de création ont été nombreux. Animés par Andréa Kiss depuis plusieurs années, les ateliers sont un moyen de réaliser son propre film animé et de comprendre l’ampleur du travail que demande l’animation.
Dans ces ateliers, il est surtout pratiqué la technique du papier découpé, animé directement devant la caméra.
Comment ça marche ?
Dans un premier temps, il faut penser le scenario : que va-t-il se passer ?
Ensuite, on dessine le décor dans lequel le ou les personnages vont évoluer.
Justement, qu’est-ce qu’ils vont faire ces personnages ?
Car eux aussi il faut les dessiner et les découper en pièces détachées pour qu’ils puissent s’articuler dans le film et, s’ils ont plusieurs attitudes, le nombre de dessins se multiplie.
Après cette première étape, on passe à la réalisation, installation du décor, mesure de la lumière, mise en place du personnage et première photo.
Ce qui est compliqué ici c’est qu’il faut une image par mouvement effectué : on arrive donc à une vingtaine d’images pour environ 5 secondes de film.
Ce qui donne une idée du nombre d’heures à passer pour monter un film de 30 minutes avec cette technique.
Enfin, comme pour toute réalisation, il faut un titre qui lui aussi va être animé de la même façon, c’est-à-dire image par image.
Quand on demande aux participants pourquoi ils ont voulu s’inscrire, beaucoup répondent que c’est parce qu’ils aiment dessiner et aussi parce que c’est « cool » de pouvoir manipuler, sous surveillance bien sûr, le matériel.
C’est aussi et surtout pour voir le résultat puisque l’objectif final est bien de réaliser un film d’animation.
Mais ne croyez pas qu’il n’y a que les enfants qui trouvent ça plaisant car, finalement, les adultes aussi se prennent facilement au jeu.








Crédit photographique : Fleur Dache
11:41 Publié dans Actualités, Associations, Auto/Moto, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Histoire, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport, Tauromachie, Traditions, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, animation, dessins animés, culture, animation jeunesse
05/05/2012
Energies renouvelables électriques en France
L’électricité est devenue indispensable dans notre quotidien : machines soulageant le travail pénible (électro-ménager ou bricolage), éclairage, électronique, audiovisuel.
Nous nous permettons même d’en consacrer l’essentiel à des usages thermiques auxquels peuvent pourtant se substituer de nombreuses autres sources d’énergie.
C’est en réduisant le chauffage à l’électricité et les cumulus électriques chauffant l’eau chaude sanitaire que l’on pourra se passer de nombreuses centrales nucléaires.
En allant vers la suppression de cet usage, il serait possible d’économiser plus de 80 % de la consommation électrique dans les secteurs résidentiels et tertiaires.
En revanche, pour les usages nobles, cités en tête, l’électricité est irremplaçable : elle proviendra à l’avenir soit des centrales nucléaires, soit des énergies renouvelables électriques qui vont être passées en revue dans la présente note.
A ce jour, environ 15 % de l’énergie électrique consommée en France est d’origine renouvelable, essentiellement du fait des usines hydro-électriques dont la production n’est pas extensible et fluctue en fonction de la pluviométrie en zone de montagne.
Le Grenelle de l’environnement prévoit d’atteindre 22 % en 2020, pour respecter les engagements européens de lutte contre l’émission des gaz à effet de serre.
L’éolien, le photovoltaïque, la biomasse solide, le biogaz, la géothermie, l’hydrolien et l’hydraulique terrestre, déjà à maturité, sont l’avenir de l’électricité.
Le France est un des pays européens le plus ensoleillé, le plus venté, le plus agricole (biomasse) et le plus forestier (bois), ce qui donne à notre pays un avantage concurrentiel décisif dans la course aux énergies propres.
Qu’en est-il du bilan du développement des énergies électriques renouvelables en France ?
Observ’ER vient d’éditer un excellent rapport (« Le baromètre 2011 des énergies renouvelables électriques en France ») traitant du sujet, avec des statistiques datant de mi-juin 2011.
L’hydro-électricité
La « houille blanche » représentait plus de 50 % de la production de l’électricité en France dans les années 60 !
C’est bien la politique du tout électrique dans le résidentiel qui a fait baissé cette proportion aujourd’hui aux alentours, bon an mal an, de 12 %.
La puissance hydro-électrique reliée au réseau était égale à 25.717 MW fin 2010.
La production a atteint 67.542 GWH en 2010.
D’ici fin 2020, l’objectif est de faire croître la puissance installée de 3.000 MW.
Cela signifie que 90 % des objectifs sont déjà atteints et les équipements largement existants. 3/4 de la production d’électricité hydraulique vient des massifs montagneux : elle dépend donc largement de la pluviométrie et des chutes de neige sur ces derniers.
Pour 1/3, la production vient de barrages (stockage long intra, voire inter annuel), ensuite du turbinage au fil de l’eau (pas de stockage), d’éclusées (stockage court) et enfin de stations de transfert par pompage (transvasement de l’eau entre deux retenues à des altitudes différentes) qui permettent de stocker de l’eau en altitude en consommant de l’électricité en heures creuses et de la restituer par turbinage en heures de pointe.
D’une manière générale, l’intérêt de l’hydro-électricité est d’être mobilisable en quelques minutes : cette flexibilité est de nature à permettre de couvrir les pics de consommation.
Le Languedoc-Roussillon est équipé d’une puissance hydro-électrique de 730 MW (3 % du national) et a produit 2.349 GWh (9 % du national) en 2010.
Les 3.000 MW de nouvelle puissance d’ici 2020 sont à rechercher dans la rénovation des sites existants, notamment en renouvelant des turbines ou en en ajoutant.
Concernant les nouveaux sites, souvent très impactant en terme d’occupation de l’espace, une étude a démontré qu’ils se trouvaient essentiellement en Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Languedoc-Roussillon (7.278 MW de potentiel recensé).
Les tarifs de rachat de cette électricité hydraulique sont bas : 6,07 cts d’€/kWh plus une prime de 0,5 ou 2,5 pour les petites installations et une prime pour la régularité de la production.
L’éolien
Avec une puissance installée de 6.253 MW fin juin 2011, l’éolien a produit en France 9.988 GWh en 2010 (les éoliennes tournent donc à plein régime l’équivalent de 1.600 heures par an ou encore 4,4 heures par jour).
L’éolien couvrait déjà sur les années 2010-2011 des besoins électriques compris entre 4 et 11 millions de logements, en fonction des saisons (consommation électrique de référence, hors chauffage, d’un ménage français moyen, prise égale à 3.000 kWh/an).
Les objectifs de puissance installée fin 2012 se montent à 11.500 MW et ceux de 2020 à 25.000 MW (dont 6.000 MW en mer) : les 3/4 des efforts restent à faire.
L’objectif de puissance est donc d’égaler ou presque celle de l’hydro-électricité ce qui permettrait d’atteindre plus de la moitié de la production de cette dernière (40.000 GWh contre 75.000 GWh annuels).
La production éolienne est restée confidentielle jusqu’en 2005 avant de prendre son envol entre 2006 et 2010, avec en moyenne 900 MW installés tous les ans.
Toutefois, l’année 2011 a connu un sévère coup de frein sur les investissements.
La France n’en demeure pas moins relativement bien placée, avec une 3ème place en Europe.
En Languedoc-Roussillon, la puissance éolienne installée a atteint 450 MW fin juin 2011 (soit 7 % de la France) et la production 1.201 GWh en 2010 (soit 12 % de la France).
Les parcs éoliens de notre région sont donc beaucoup plus productifs que la moyenne française.
En Languedoc-Roussillon, les Zones de développement de l’éolien (ZDE) prévoient + 25 % sur l’existant dans les années à venir ce qui laissera notre région à un modeste 6ème rang national, d’autant que notre côte n’a pas été retenue pour un grand projet d’implantation éoliennes en mer.
Une nouvelle génération d’éolienne flottante pourrait solution la profondeur des fonds marins, hors de vue de la côte, en Méditerranée.
Le photovoltaïque
Fin juin 2011, la puissance électrique issue du photovoltaïque raccordée au réseau atteignait 1.679 MWc, dont 768 installés en 2010, c’est dire la croissance du secteur et sa nouveauté aussi.
La production s’est montée en 2010 à 656 GWh (soit moins de 7 % de l’éolien !).
L’objectif 2020 est d’atteindre en France 5.400 MWc de puissance installée (nous sommes donc à 1/3 seulement des efforts à faire).
La France est 5ème en Europe mais, fin 2010, notre pays possède un gros retard sur l’Italie (3.478 MWc), l’Espagne (3.808 MWc) et surtout l’Allemagne (17.370 MWc !, soit 10 fois plus de puissance installée qu’en France !!!).
Le Languedoc-Roussillon, avec une puissance de 156 MWc (9,3 % de la France) et une production de 76,4 GWh (11,6 % de la France, soit un avantage concurrentiel de + 25 % sur la moyenne nationale) est la deuxième région française, derrière PACA.
Autant le photovoltaïque a pris un bel et très remarqué envol dans les années 2005-2010 grâce au Grenelle de l’environnement et à une politique volontariste, autant le revirement du Gouvernement Fillon a donné un coup d’arrêt brutal aux investissements des Français.
Le crédit d’impôt a ainsi été abaissé de 50 % à 25 % en 2010.
Pire, les tarifs ont subi 3 baisses successives, dont 12 % mi-2010 et 20 % en 2011.
Une grille complexe de tarifs est appliquée mais les baisses vont globalement de 30 % environ pour les particuliers à 36 % pour les autres installations.
Dorénavant, pour les grosses puissances, l’Etat lance des appels d’offres et les investisseurs proposant les plus bas prix de rachat par EDF sont retenus et les autres rejetés.
Le tarif le plus élevé concerne le résidentiel de petite puissance (inférieure à 9 kWc) avec intégration architecturale dans le bâti (40,63 cts d’€/kWh, après une baisse cumulée de 30 % environ) et le plus faible, les grandes toitures ou les centrales au sol (12 cts d’€/kWh seulement, après une baisse cumulée de 60 % environ).
Du fait de la systématisation des appels d’offres et des tarifs révisables tous les trimestres, les professionnels du photovoltaïque ont perdu toute visibilité à moyen terme.
L’allongement de l’aboutissement des projets – il faut entre 39 et 220 semaines entre le début d’un projet et la vente des premiers kWh – résultent de contraintes administratives croissantes ces derniers temps.
Avec la baisse des tarifs, tout a contribué à refroidir le marché du photovoltaïque en 2011 : ce dernier a ainsi vécu un atterrissage sévère, avec des entreprises fortement malmenées dont certaines ont dû déposer le bilan.
Biomasse solide
Elle est issue des ressources forestières, des déchets de papeterie et de bois en général, de la paille, etc.
Elle nécessite une grosse logistique pour l’approvisionnement.
Elle se valorise dans des unités de cogénération produisant certes de la chaleur mais aussi de l’électricité.
A Mende, une centrale de 75 MW de bois énergie a été créée, concentrant une partie de la ressource en pins noirs de la Lozère, département extrêmement forestier.
La puissance installée a atteint 191 MW en France et la production 1.360 GWh, en 2010.
En réalité, le potentiel français est énorme et quasiment pas exploité à ce jour !!!
En Languedoc-Roussillon, comme dans d’autres régions, se met en place petit à petit une filière bois-énergie, pleine d’avenir.
Une étude a démontré que le bois exploitable facilement en Languedoc-Roussillon (et en évitant le bois valorisable en bois d’œuvre ou en pâte à papier) suffirait à chauffer toutes les habitations de la région, si ces dernières étaient isolées au standard Bâtiment Basse Consommation !
Une partie pourrait donc servir à produire de l’électricité si l’on continuait à utiliser encore du gaz naturel pour le chauffage.
Les tarifs de rachat de l’électricité issue de la biomasse solide sont de l’ordre de 12 à 15 cts d’€/KWh.
Comme pour le photovoltaïque, l’Etat n’encourage pas le développement de la filière biomasse solide, avec des appels d’offres successifs aux règles instables et avec des candidatures instruites sur des durées trop longues.
L’importance stratégique de la filière biomasse solide réside dans sa capacité à créer de l’emploi localement, sans délocalisation possible.
Filière biogaz
La méthanisation des parties fermentescibles des ordures ménagères, des boues de station d’épuration, des déchets des industries agro-alimentaire, chimique ou papetière, de lisiers et d’effluents d’élevage, produit du biogaz.
Ce dernier, via des centrales de cogénération, fournit chaleur et électricité.
Le biogaz peut être aussi récupéré grâce à des drains installés dans d’anciennes déchargse, comme celle du Thôt à Montpellier.
191 MW de puissance installée en France fin juin 2011 et production de 1.005 GWh en 2010 (+ 30 % sur 2010).
Ces 1.005 GWh sont à comparer aux 2.079 GWh produits par les usines d’incinération d’ordures ménagères en France.
L’augmentation de cette production, de l’ordre de 5 % par an ces dernières années, ralentit actuellement car le tri des déchets tarit, lentement mais sûrement, l’approvisionnement des usines d’incinération.
Les collectivités territoriales ont maintenant obligation européenne de trier la part biodégradable des déchets urbains et de réduire la mise en décharge.
L’électricité issue des usines d’incinération est ainsi une filière en voie d’extinction, sans avenir.
En revanche, la méthanisation est considérée comme « la meilleure voie sur le plan environnemental de valorisation énergétique des déchets ».
Les tarifs de rachat de l’électricité issue de la filière biogaz s’élèvent entre 11,19 et 17,37 cts d’€/kWh suivant les plages de puissance et le bénéfice ou non d’une prime d’efficacité énergétique.
Electricité hydrolienne
Avec une puissance installée de 240 MW fin juin 2011 et une production 2010 de 529 GWh, les énergies marines ont pris place dans le panorama des électricités d’origines renouvelables.
Il s’agit d’extraire des courants marins de l’énergie sous forme électrique grâce à des turbines.
L’objectif 2020 est d’atteindre une puissance supplémentaire de 800 MW.
Cette technologie sera réservée à l’Atlantique (technologie très dynamique et opérationnelle des hydroliennes) car il faut des courants de marée supérieurs à 10 km/h et à la Réunion (projets houlomoteurs – technologie crédible, à fort potentiel, mais expérimentale).
Autres sources d’électricité renouvelable
D’autres sources d’électricité renouvelable sont d’ores et déjà identifiées mais elles seront marginales dans le bilan national durant plusieurs décennies.
Il s’agit de l’hydroélectricité d’origine géothermique : 16 MW de puissance actuellement installée pour une production de 15 GWh, avec 2 sites seulement d’exploitation en France.
Citons aussi l’électricité héliothermodynamique : les rayons solaires sont concentrés, au moyen de miroirs suivant la course du soleil, en un point où sont obtenues de très hautes températures.
Le Languedoc-Roussillon est concerné avec le pilote « Thémis » implanté à Targassonne dans les Pyrénées-Orientales près d’Odeillo.
Conclusion
En 2020, compte tenu des objectifs du Grenelle de l’environnement, la production d’électricité renouvelable en France devrait atteindre :
- 75.000 GWh pour l’hydaulique,
- 40.000 GWh pour l’éolien,
- 10.000 GWh approximativement pour la biomasse solide et gazeuse,
- 2.300 GWh pour l’hydrolien,
- et 2.000 GWh pour le photovoltaïque,
- soit un total de l’ordre de 130.000 GWh par an.
Ce n’est rien d’autre que l’équivalent des centrales nucléaires de Fessenheim (12.000 GWh de production pour une puissance installée de 1.800 MW), Chinon (24.000 GWh / 3.800 MW), Flamanville (18.900 GWh / 2.300 MW), Civaux (21.600 GWh / 3.000 MW), Golfech (18.000 GWh / 2.600 MW), Cruas (25.000 GWh / 3.600 MW) et Tricastin (25.000 GWh / 3.600 MW) !!!
Sans compter que l’énergie nucléaire, plus centralisée, est transportée sur de plus grandes distances et donc plus dissipée dans les pertes en ligne !
Les électricités renouvelables sont l’avenir de l’électricité en France : il est nécessaire que les Français s’en persuadent et n’attendent pas tout de l’Etat et des gros investisseurs car ils peuvent être eux-mêmes producteurs et surtout moins gaspilleurs.
18:08 Publié dans Actualités, Associations, Auto/Moto, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Histoire, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport, Tauromachie, Traditions, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : énergie renouvelable, électricité, éolien, photovoltaïque, hydro électricité, nucléaire, hydrolien, biomasse solide, bois-énergie, biogaz, bilan énergétique
30/03/2012
Logement social : un besoin non satisfait
Le parc des bailleurs sociaux comptait 4.576.000 logements sociaux au 1er janvier 2011, en France métropolitaine, dont environ 60.000 vacants.
4.500.000 ménages, sur 27 millions soit approximativement 16 %, habitaient de ce fait en 2010 un logement social (10 millions de personnes logées).
De 1945 aux débuts des années 1970, les constructions sont allées crescendo de 0 à 120.000 par an.
La décennie 70 a vu le rythme des constructions décliner jusqu'à 50.000 par an.
Ce niveau s'est maintenu durant la décennie 90.
Ensuite sous les présidences de Jacques Chirac et le début de celle de Nicolas Sarkozy, la construction de logements locatifs sociaux a périclité en tombant à 40.000, puis à 30.000 par an !
Si les constructions locatives privées et sociales sont restées, en nombre, équivalentes, bon an mal an, de 1945 à 1995, cette tendance historique a connu un renversement spectaculaire sous les gouvernements Raffarin, Villepin et Fillon puisqu'il s'est construit 4 fois plus de logements dans le parc privé : soit un rythme annuel de 130.000 contre 30.000 pour le logement social !
L'encouragement fiscal au locatif privé s'est en effet doublé de réductions budgétaires pour le logement social qui n'était clairement plus une priorité de l'Etat.
Pourtant, les Français, attirés de plus en plus par les HLM du fait de la baisse de leur pouvoir d'achat et de l'inflation des loyers dans le secteur libre, ont gonflé les listes d'attente, longues actuellement de l'ordre de 1.200.000 familles.
Comme le nombre d'attribution d'HLM atteint les 400.000 par an et que de jeunes ménages comme des nouveaux issus des séparations de couple apparaissent sans cesse - sans compter les effets de la paupérisation liée à la crise économique - la pénurie de logements sociaux excède vraisemblablement le million de logements.
Si le nombre de résidences principales a crû en France de près de 270.000 unités en moyenne annuelle de 1999 à 2007, le parc du logement social n'a augmenté que de 10.000 unités par an !
Il s’agit du solde entre les constructions neuves et les dé-conventionnements, les démolitions ou encore les ventes à des particuliers.
En Languedoc-Roussillon et dans l'Hérault, la pénurie de logements sociaux est encore plus forte qu'ailleurs.
En effet, il s'y est moins construit qu'ailleurs de logements sociaux après-guerre.
Les statistiques pointent même en Languedoc-Roussillon une régression du pourcentage de logements sociaux par rapport au nombre de résidences principales entre 1999 (9,6 %) et 2007 (9,0 %).
Actuellement, le Languedoc-Roussillon et l'Hérault totalisent l'un et l'autre seulement 10 % de logements sociaux par rapport au nombre de résidences principales.
Les collectivités locales ont d'abord considéré que la politique du logement était du ressort du national avant de prendre acte du désengagement de l'Etat et de décider de s'y substituer depuis une dizaine d'années.
L'application de la Loi Solidarité et Renouvellement Urbain (article 55 de la Loi SRU votée par la Gauche le 13 décembre 2000) prônant la mixité sociale de l'habitat neuf et imposant l’atteinte d’un taux de logement social de 20 % en 2022 a conduit les Etablissements publics de Coopération Intercommunale à fiscalité propre à se fixer des objectifs ambitieux dans le cadre de leur Schéma de Cohérence Territoriale, SCOT qui fixe les grandes lignes du type d'urbanisation.
Notamment, la Communauté d'Agglomération de Montpellier (31 communes en retard sur le logement social excepté Montpellier où le seuil des 20 % est dépassé) s'est obligée à 25 % - et bientôt 30 % - de logement social sur les nouvelles opérations urbanistiques.
La loi SRU a instauré, à compter de 2002, une pénalité pour insuffisance de logements sociaux, égale dans un premier temps à 152 € par logement social manquant puis minorée par la Droite - tentée pendant un temps par la suppression de cette pénalité - à une somme égale à 20 % du potentiel fiscal communal par habitant.
Les élus locaux ont aussi fortement ressenti la montée de la demande de logement à prix accessible : les délais d’attente d’un logement social sont en effet maintenant supérieurs à 4 ans.
En milieu urbain, la prise de conscience de la plupart des édiles locaux est réelle depuis maintenant une dizaine d’années.
La politique volontariste des collectivités territoriales (dont aussi les communes, les départements et la région) passe par :
- des subventions à la construction sociale,
- des quotas de logements sociaux dans les opérations immobilières (où les acquéreurs de lots à prix libre participent de fait, par un système de « vase communicant », à la réduction du prix du foncier pour le logement social),
- des actions sur le foncier : acquisitions, stockage, tentatives de modération du prix, dans un contexte général de pénurie de foncier et d’inflation de son prix.
L'action des élus locaux porte maintenant progressivement ses fruits, les délais entre les décisions politiques et les réalisations en matière de construction étant au minimum de 2 ans et souvent de 4 ans, voire plus.
Globalement, sur le plan national (France métropolitaine), il s’est construit 43.000 logements sociaux en 2007, 48.000 en 2008, 61.000 en 2009, 77.000 en 2010 et a priori au moins autant en 2011 : l’augmentation est donc avérée même si le point de départ est un étiage historique.
Le Gouvernement Fillon annonce de son côté la construction de 600.000 logements sociaux sur le quinquennat de Nicolas Sarkozy : or, la réalité infirme totalement cette annonce puisque le vrai chiffre sera vraisemblablement proche de 320.000 seulement !
Si les collectivités locales font des efforts, l’Etat de son côté :
- réduit les « aides à la pierre » : 630 millions d’€ en 2010, 500 en 2011, 450 en 2012 et 400 en 2013,
- et ponctionne les organismes HLM en 2011, 2012 et 2013 de 340 millions d’€ chaque année avec l’institution récente d’une taxe de 2 % sur les loyers : ce qui entraînera, d’après le Mouvement HLM, la non construction de 60.000 logements sociaux chaque année et le non engagement de 10 milliards d’€ de travaux, avec de fortes conséquences sur l’emploi et le secteur du bâtiment.
Le miracle « Produire plus de logements sociaux avec moins d’argent » se transformera forcément rapidement en mirage économique si les collectivités locales ne prennent pas le relais.
Bien sûr, rien n’est figé en cette période de campagne d’élection présidentielle où le candidat de Gauche le mieux placé dans les sondages s’engage fermement sur un objectif de construction de 150.000 logements « très sociaux » par an, conformément aux souhaits de la Fondation Abbé Pierre.
Le logement des ménages les moins aisés passe obligatoirement par une mobilisation de toute la Nation, en partant de l’Etat et en allant jusqu’aux collectivités territoriales.
09:00 Publié dans Actualités, Associations, Auto/Moto, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Histoire, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport, Tauromachie, Traditions, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : logement social, parc hlm, parc locatif social, loi sru, construction, aide à la pierre
02/03/2012
L’éducation : un investissement vital
L’éducation n’est pas une dépense, mais un investissement d’avenir.
En effet, la création de richesse d’une nation est la conséquence directe du niveau de formation de ses actifs et de ses bénévoles.
Certains peuvent croire au génie d’un peuple qui innove et qui prend des parts de marchés du fait de son intelligence supérieure.
Cette théorie est infirmée tous les jours : ce sont les pays qui ont le plus investi dans la formation qui dominent le Monde.
La Chine et l’Inde commencent à retirer les dividendes de l’élévation du niveau d’études de leurs habitants et ce n’est qu’un début.
C’est donc consternant en France d’entendre se développer une idéologie libérale qui monétise l’éducation et la considère comme une dépense que l’Etat devrait réduire : il s’agit ni plus ni moins de l’annonce de la décadence de notre pays, une fois que la dégradation de notre service éducatif aura inexorablement engendré ses conséquences néfastes.
Renoncer à investir dans l’éducation est d’autant plus préjudiciable que l’Union Européenne s’est donnée des objectifs ambitieux suivis par la plupart des pays qui la compose (Cf. infra un résumé du rapport d’étape).
C’est bien l’enjeu de la petite enfance et de la massification de l’enseignement supérieur qui sont primordiaux.
Encore faut-il que les bases de l’enseignement primaire ne vacillent pas sous le coup des réductions des moyens budgétaires et humains, notamment au niveau du nombre d’enseignants.
En effet, comme obtenir des étudiants de qualité si les apprentissages de base ne sont pas maîtrisés ?
Si par malheur, l’édifice éducatif français se fissurait par la base, avec une inflexion par rapport aux progrès accomplis au XXème siècle, alors ce serait la grandeur de la France des années 2030 et au-delà qui s’envolerait définitivement avec son lot d’humiliations : perte d’influence dans le bal des Nations, soumission économique aux intérêts des pays émergents, effondrement du niveau de vie, montée de l’obscurantisme et du repli sur soi, médiocrité culturelle, etc.
Un peuple sans éducation est un peuple qui renie les idées progressistes, qui devient plus frileux, plus individualiste, plus borné au sens propre et au sens figuré du terme et qui ne voit plus l’intérêt d’investir dans la formation, dans l’intelligence, ce qui entraîne bien entendu le pays dans un cycle vicieux de descente aux enfers, loin des idées du Siècle des Lumières de l’Universalisme et de l’Humanisme.
Extrait du rapport d’étape de l’Union Européenne quant aux objectifs qu’elle s’est fixée en matière d’éducation
« En matière d'enseignement, l'Union européenne a atteint un de ses buts, mais la réalisation de ses autres objectifs a pris du retard.
Près de dix ans après que les États membres de l'Union européenne ont fixé cinq grands objectifs dans le domaine de l'éducation et de la formation, un rapport d'avancement indique qu'ils n'atteindront pas ces objectifs dans les délais prévus, c'est-à-dire en 2010.
Seul un de ces objectifs a été atteint, à savoir l'augmentation de 15 % du nombre d'étudiants sortant de l'université munis d'un diplôme en mathématiques, sciences ou technologies.
En outre, une condition liée à cet objectif est remplie, puisque ces diplômés sont de plus en plus des femmes.
Dans trois autres domaines - l'apprentissage tout au long de la vie, la réduction du taux d'abandon dans l'enseignement supérieur et à l'université, ainsi que la proportion de diplômés de l'enseignement secondaire supérieur - les États membres de l'Union ont réalisé des progrès, même s'ils sont encore globalement insuffisants par rapport aux objectifs fixés.
L'Union n'est par contre pas parvenue à atteindre le cinquième objectif, à savoir l'amélioration des compétences en lecture chez les élèves de 15 ans, et la situation s'est même aggravée par rapport à il y a dix ans.
De manière générale, le niveau de l'enseignement a progressé en Europe. Si les personnes ayant un faible niveau d'éducation représentent encore 30 % de la population en âge de travailler, soit 77 millions de personnes, ce nombre a toutefois baissé de près d'un million chaque année depuis 2000.
L'Union européenne prône depuis longtemps l'amélioration de l'enseignement pour surmonter les difficultés économiques et sociales et la récession actuelle montre qu'il est urgent de procéder à des réformes et des investissements dans ce domaine, selon la Commission.
D'après un autre rapport, destiné à évaluer la coopération entre les États membres de l'Union dans le domaine de l'enseignement, l'investissement par étudiant a augmenté à tous les niveaux depuis 2000. On constate toutefois un ralentissement de l'augmentation des dépenses dans l'enseignement supérieur. Or, les États membres de l'Union devraient investir chaque année en moyenne 10 000 euros de plus par étudiant pour rattraper les États-Unis à cet égard.
Les objectifs en question font partie de la « Stratégie de Lisbonne », ce plan décennal que les dirigeants européens ont adopté en 2000 pour favoriser la croissance et l'emploi. La Commission publie chaque année un rapport sur l'avancement de cette stratégie.
L'Union européenne reconsidère les objectifs qu'elle a fixés dans le cadre de cette stratégie, puisque celle-ci arrive à son terme.
Au début de l'année, les États membres ont ajouté des objectifs relatifs à l'éducation de la petite enfance et à l'enseignement post secondaire.
Ils ont également convenu de compléter l'objectif de lecture des élèves de 15 ans, en y ajoutant les compétences en mathématiques et en sciences. »
Ce n’est donc pas le moment de baisser la garde : seule l’économie du savoir et de la connaissance peut sauver la grandeur de notre pays !
07:49 Publié dans Actualités, Associations, Auto/Moto, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Histoire, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport, Tauromachie, Traditions, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : éducation, investissement d’avenir, richesse, apprentissage, enseignement supérieur, petite enfance, décadence
19/02/2012
Le changement climatique dans l’Hérault
Le mois de février 2012 offre un profil très hivernal avec des températures fortement négatives.
Cet épisode extrême ne doit pas faire oublier un automne et un début d’hiver très chauds dans la lignée de ce que le réchauffement climatique nous promet.
La conclusion du GIEC (Groupe intergouvernemental sur le changement climatique) regroupant la communauté scientifique, énoncée en 2003, est toujours d’actualité : « Le réchauffement climatique est sans équivoque ».
Ce phénomène est « vraisemblablement dû à l’augmentation des gaz à effet de serre anthropiques ».
Il est vrai que les scientifiques constatent, depuis 400.000 ans au moins, sur Terre, une corrélation très nette entre taux de gaz carbonique (CO2) et de méthane (CH4) dans l’atmosphère, principaux GES (gaz à effet de serre), et température du globe.
Or, la même relation de cause à effet est constatée depuis l’avènement de l’ère industrielle : les émissions passées de GES, stockés dans l’atmosphère, correspondent à un réchauffement global de la planète de 0,2 °C par décennie.
Les taux de CO2 en volume dans l’air sont passés d’environ 200 / 300 à 360 millionièmes, entre les derniers millénaires et maintenant.
Les taux de CH4, directement aujourd’hui liés aux activités agricoles, sont passés, quant à eux, de 300 / 900 à 1.700 milliardièmes.
Si l’augmentation du taux de CO2 paraît non alarmante en valeur absolue, ce qui ne lasse pas d’inquiéter, c’est l’emballement des émissions récentes : + 80 % de 1970 à 2004 (et multiplication par 3 pour le méthane sur la même période).
Ainsi, pour que la quantité de CO2 s’arrête d’augmenter dans l’atmosphère, il faut diviser par 2 les émissions quantifiées en 1990 d’ici 2050, sachant que c’est d’autant plus compliqué que nous avons connu une croissance de 40 % entre 1990 et 2004.
Une petite anecdote - fortement symbolique au demeurant - est parlante : depuis peu, les voitures émettent plus de CO2 que les êtres humains sur Terre !
Un objectif d’émission moyen à 1,6 tonne de CO2 par habitant et par an dans le Monde est souhaitable d’après le GIEC.
Or, si les pays industrialisés représentent 20 % de la population (et 60 % de la richesse), ils émettent 50 % des gaz à effet de serre.
L’octroi d’un droit à émettre du CO2, égal pour chaque Terrien, oblige les Américains et les Canadiens à diviser par 2 leurs émissions, les Allemands par 6, les Espagnols et les Italiens par 5 et les Français par 4 seulement (compte tenu de l’importance de l’électricité nucléaire peu émettrice de GES).
Il s’agit pour les Français du fameux « Facteur 4 », applicable d’ici 2050.
Par secteurs d’activités, les croissances d’émission ont représenté au niveau mondial, entre 1970 et 2004 : + 120 % pour le transport (le point dur), + 65 % pour l’industrie, + 40 % dans l’agriculture (de plus en plus intensive) et + 26 % dans le bâtiment.
Ce réchauffement climatique entraîne des bouleversements qui seront plus sensibles dans notre région.
Tout d’abord, les mers et océans qui ont absorbé 80 % de la chaleur supplémentaire connaissent une dilatation de leurs eaux ce qui génère une élévation du niveau de la mer de 1,8 mm par an de 1961 à 2003.
Nos côtes seront en première ligne et d’autant plus vulnérables qu’elles sont plates et dotées de lagunes d’une grande richesse mais aussi d’une grande fragilité.
Question pluviométrie, l’augmentation au Nord des Amériques, de l’Asie et de l’Europe aura pour corollaire une diminution sur le Sahel et la Méditerranée.
Notre région va connaître une extension des surfaces touchées par la sècheresse estivale.
Les précipitations moins importantes en volume annuel n’en seront que plus concentrées et plus extrêmes, avec des risques d’érosion des terres et d’inondation accrues.
Les pluies orageuses fileront plus volontiers à la mer qu’elles ne s’infiltreront pour réalimenter les aquifères.
Pour l’instant, l’Association Climatologique de l’Hérault (ACH) pointe une stabilité des précipitations sur notre département, de 1950 à 2006.
Toutefois, les printemps et les étés sont et seront plus secs tandis que l’automne est et sera plus humide mais avec des pluies diluviennes peu efficaces pour alimenter les ressources en eau ou recharger les réserves d’eau des sols.
De plus, l’ETP (évapotranspiration), c’est-à-dire le besoin en eau d’une culture, a crû fortement dans l’Hérault, en passant de 1.150 à 1.350 mm de pluviométrie (1.000 mm de pluviométrie équivalant à 1 m3 d’eau par m² de sol).
Sachant que l’eau reçue du ciel a varié entre 400 et 1.200 mm par an (avec une moyenne proche de 700 mm autour de Montpellier), résultat de la forte variabilité du climat méditerranéen, le déficit hydrique devient de plus en plus marqué !
Il n’est pas étonnant que l’agriculture se réfugie dans les périmètres irriguées, que des rendements s’effondrent certaines années (en blé dur par exemple), qu’on parle d’irriguer la vigne ou encore que la Région Languedoc-Roussillon développe son projet d’avenir « Aqua Domitia ».
Cet impact climatique oblige à une réflexion sur la disponibilité de la ressource en eau (aménagements de stockage comme les retenues collinaires, substitution d’eau brute à la consommation d’eau potable, irrigation par goutte à goutte, etc.).
Le GIEC affirme aussi qu’au-delà de + 2,5 °C d’élévation de température moyenne annuelle, les écosystèmes subiront une sérieuse évolution.
Au-delà d’un réchauffement de 3 °C, ce sont les rendements agricoles qui seront affectés.
La disponibilité en eau sera plus faible, les risques pour la santé accrus (canicule, qualité de l’air, allergies, maladies parasitaires, etc.) ainsi que les risques de feux de forêts.
Les températures devant augmenter autour de la Méditerranée, bien plus qu’ailleurs, les dangers évoqués vont croître autour de Montpellier.
L’Association Climatologique de l’Hérault a d’ores et déjà constaté, de 1950 à 2006, une augmentation régulière d’au total 1,0 °C (contre 0,7 °C seulement au niveau mondial sur la même période), la température annuelle moyenne passant de 14,0 à 15,0 °C.
Ce réchauffement concerne essentiellement le printemps (+ 2,0 °C) et l’été (+1,6 °C).
Il impacte donc le cycle végétatif des cultures.
Le réchauffement est moindre, mais constaté, en hiver (+ 0,3 °C) et en automne (+ 1,0 °C).
Globalement, les logements mal conçus en terme de confort d’été coûteront chers en climatisation mais la dépense d’une saison de chauffe sera en revanche réduite.
Cette baisse des besoins de chauffage atteint déjà presque 10 % (sachant qu’à la station météo de Montpellier-Fréjorgues, les « DJU annuels base 18 ° » sont égaux à 1590 °C - avec DJU = Somme sur la saison de chauffe de la différence journalière entre 18 °C et la température moyenne de la journée, soit la somme des températures minimum et maximum divisée par deux – en se rapprochant à moitié de l’écart qui nous séparait des 1.400 °C actuels de la Corse).
En outre, les températures excédant largement les normales saisonnières connaissent et connaîtront, une forte croissance en climat méditerranéen, notamment autour de Montpellier.
Sur les mois de juin à août, le nombre de jours connaissant des températures extrêmement chaudes est déjà passé, entre 1950 et 2006, d’une poignée à une vingtaine !
Bref, le spectacle des impacts de l’influence de l’homme sur le climat ne passera pas inaperçu dans notre région et provoquera de grands bouleversements.
Parce que nous sommes en première ligne, en Languedoc-Roussillon et dans l’Hérault, des changements climatiques, plus accentués qu’ailleurs, nous devrons donc être aussi ceux qui montrent l’exemple en faisant preuve de sobriété énergétique, en inventant des machines plus efficaces, en développant les énergies renouvelables.
Parce que nous savons qu'après cet hiver et ses températures si froides ces jours-ci, viendra un printemps plus chaud qu'avant.
11:51 Publié dans Actualités, Associations, Auto/Moto, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Histoire, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport, Tauromachie, Traditions, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : changement climatique, épisode extrême, élévation niveau de la mer, sècheresse, inondation, feu de forêt, association climatologique de l’hérault, montpellier
05/02/2012
Le Cirque Balthazar à Montferrier
Le cirque n’est pas un art mineur : au contraire, c’est un art complet et populaire.
C’est ce que vit et démontre, au jour le jour, l’Association Balthazar.
En tant que « Centre des Arts du Cirque Région Languedoc-Roussillon » , elle propose de nombreuses activités et animations :
- Spectacles,
- Pistes ouvertes,
- Café cirque,
- Recherches artistiques,
- Formations, adultes, enfants et professionnelle.
L’Association Balthazar organise aussi des stages :
- autour de la circomotricité pour les petits,
- sur la thématique trampoline pour les plus grands.
Pour les enfants, il s’agit d’une découverte du cirque au travers d’un éveil corporel, d’un apprentissage ludique de l’acrobatie, de la jonglerie, des équilibres sur objet et des évolutions aériennes.
Pour les adultes, il s’agit d’une approche des arts du cirque croisant les disciplines plus classiques, évoquées plus haut pour les petits, et celle du trampoline, plus ludique.
L’Association Balthazar se situe donc à la confluence de la pédagogie et de l’artistique, de la vulgarisation et de l’excellence, de la construction et de la promotion du cirque actuel.
Le Centre des Arts du Cirque Région Languedoc-Roussillon produit également des compagnies de cirque, en tant qu’organisateur de spectacles.
C’est ainsi que dans le cadre de « L’Agglo en fête », en décembre 2011, l’Association Balthazar a planté un de ses deux chapiteaux sur le sol des communes de Lavérune, Saint-Drézéry et Montferrier.
Cette manifestation est à tout à la fois festival, rencontre et vitrine.
Un public familial a répondu à chaque fois avec enthousiasme à l’appel du spectacle.
Toutes ces représentations se sont jouées à guichet fermé.
A Montferrier sur Lez, c’est la « Compagnie Singulière » qui a présenté le spectacle dénommé « SoliloqueS ».
Cette compagnie a été lauréate de l’opération « Jeunes talents du cirque » en 2006.
Ce spectacle drôle et émouvant tient à la fois du théâtre, de la comédie, de l’interrogation philosophique et sociale, de l’expression corporelle, de la gymnastique au sol et du cirque.
Le sujet touche à la place de l’individu dans la société.
L’unique acteur de la « pièce de cirque » est altruiste et généreux.
Protée et pourtant humble, il sait tout de même mimer le groupe d’artistes qui seraient censés constituer avec lui une troupe unie où chacun aurait sa spécialité.
Le personnage démontre qu’au cirque il faut être un touche-à-tout et que la quintessence de l’art circassien n’est obtenue qu’après une longue immersion, un lent apprentissage et de nombreuses répétitions.
Seul sur la piste, l’acteur fait vivre plusieurs personnages et son jeu, quasiment chorégraphique, est l’aboutissement d’une mise en scène sûre et rodée.
Jouer avec les mots, accompagner le verbe d’évolutions, occuper l’espace de la piste et tenir en haleine petits et grands constitue une belle performance.
Equilibriste, l’artiste du spectacle « SoliloqueS » l’est entre son discours et ses figures acrobatiques, entre sa solitude et sa capacité à capter la sollicitude, entre sa posture imaginaire et sa prise sur la réalité.
Tour à tour fil de fériste, danseur, contorsionniste, trapéziste, au tissu et à la corde lisse, l’acteur unique, avec une énergie démultipliée, met en valeur de nombreuses disciplines du cirque.
« SoliloquesS » renouvelle le spectacle de cirque en rajoutant une touche de poésie.
Centre des Arts du Cirque Région Languedoc-Roussillon
04.67.42.28.36 – info@balthazar.asso.fr
Lieux de formation :
L’Etoile – 54, rue Estelle – Montpellier
Le Garage – 16, rue Toiras - Montpellier
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12/01/2012
JardiBio ou comment réduire l’usage des pesticides dans son jardin
Trop de pesticides sont utilisés en France par les jardiniers amateurs.
Les produits phytosanitaires vendus dans le commerce précisent insuffisamment :
- la composition en principes actifs et en additifs,
- les dosages et modalités d’utilisation.
Les jardiniers amateurs traitent leurs arbres fruitiers, leurs légumes ou encore leurs arbres d’ornement avec des doses trop élevées de produits de synthèse.
Ces derniers se retrouvent dans l’air, le sol et les eaux du fait de leur faible biodégradabilité et de leur forte rémanence.
Seules les entreprises de travaux agricoles, les pépiniéristes, les paysagistes et les distributeurs (jardineries, coopératives agricoles) sont qualifiés, devant être détenteurs d’un brevet d’applicateur ou de distributeur de produits phytosanitaires,
Sur les 80.000 tonnes de substances actives utilisées tous les ans en France – herbicides, fongicides, insecticides – près de 10 % sont appliqués par des jardiniers amateurs ou les collectivités locales.
En France, 90 % des rivières et 60 % des nappes phréatiques sont d’ores et déjà polluées par les produits sanitaires.
Les collectivités locales ont commencé à réagir en raisonnant l’utilisation des pesticides sur la voirie et leurs espaces verts.
La Commune de Clapiers a notamment décidé de les bannir, depuis 2007, y compris les plus bénins comme le soufre ou le sulfate de cuivre.
Les jardiniers amateurs qui arrêtent de les utiliser constatent le retour d’une faune et d’insectes, régulateurs naturels des ravageurs.
Les agriculteurs sont de plus en plus nombreux à se convertir au Bio.
Mais pour ces professionnels, comme pour les amateurs, se pose clairement un problème de connaissance et de formation.
C’est pourquoi, l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse a décidé de financer un programme de formation visant à sensibiliser le jardinier amateur afin d’apprendre à cultiver et à soigner ses plantes, tout en préservant la ressource en eau.
Pour atteindre le bon état des eaux (exigence fixée par l’Union Europénne à l’horizon 2015), l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse, établissement public de l’Etat, incite en effet et aide, à l’échelle de ses bassins versants (Saône, Rhône, Orb, Hérault, Lez, Mosson, Salaison, Lantissargues, Bénovie, Brestalou, Vidourle, etc.) :
- à une utilisation rationnelle des ressources en eau,
- à la lutte contre leur pollution,
- et à la protection des milieux aquatiques.
L’animation du programme et la formation sont assurées par le CFPPA de l’Hérault (Centre de Formation Professionnelle et de Promotion Agricole), établissement public du Ministère de l'agriculture, de l’alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l’aménagement du territoire, spécialiste en formation continue agricole, basé notamment à Montpellier, route de Mende sur le site du Lycée Frédéric Bazille à Agropolis.
Deux communes de la périphérie de Montpellier, Clapiers et Prades le Lez, se sont portées volontaires pour amener un appui matériel (mise à disposition de salle, d’organe de communications municipaux).
Les autres partenaires sont le Conseil Général de l’Hérault, la DREAL (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement du Languedoc-Roussillon), le SYBLE (Syndicat du bassin du Lez), le SIEL (Syndicat mixte des étangs littoraux), la Communauté de communes du Grand Pic Saint-Loup, les associations « Alayan », « Etat des Lieux », des « Jardiniers de France », « Ecologistes de l’Euzière » et « CIVAM Bio 34 ».
Dans le cadre de cette opération JardiBio, le CFPPA de l’Hérault propose des formations pour les jardiniers amateurs étalées sur toute l’année 2012 avec l’argumentaire suivant.
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Pour illustrer l'art du jardinage, on énonce souvent le proverbe chinois :
« Si tu veux du bonheur pour une journée seulement, enivres-toi ;
Si tu veux du bonheur pour un mois, maries-toi ;
Si tu veux du bonheur pour une année, tues un cochon ;
Si tu veux du bonheur pour toute la vie, fais-toi jardinier. »
Passons sur les trois premiers conseils, et ne gardons que le dernier : jardinons !
Mais voilà un proverbe japonais qui illustre mieux la formation JardiBio :
« J'ai vu une herbe folle. Quand j'ai su son nom, je l'ai trouvée plus belle. »
En répondant à l’appel d’offres : « De nouvelles idées pour développer l’agriculture biologique et réduire la pollution de l’eau par les pesticides » lancé par l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse, le CFPPA de Montpellier propose aux jardiniers amateurs une formation au jardinage respectueux de l'environnement.
L’objectif central de cette formation est de sensibiliser les jardiniers amateurs à la protection de la ressource en eau, à travers 10 séances de 3 heures. Les jardiniers amateurs vont apprendre des pratiques respectueuses de l’environnement alternatives à l’utilisation de produits chimiques de synthèse et permettant de limiter l'arrosage.
L’occasion de moments d'échanges avec les formateurs mais aussi entre les jardiniers.
Ces séances se dérouleront sous forme de cours théoriques, de cours pratiques et de jeux.
Il s’agit dans l’idéal de créer localement un véritable réseau d'échanges de bonnes pratiques.
Les thèmes abordés sont les suivants :
- climat et acclimatation : climat méditerranéen, plantes adaptées, lune, météo et dictons régionaux,
- sol et outils : connaissance du sol (texture, structure, pH, …), outils du jardin,
- organisation du jardin : jardin d'ornement, jardin potager, plantes associées, pratiques adaptées,
- protection des plantes : maladies et ravageurs, prévention, rotations, traitements naturels,
- eau et irrigation : économie et gestion de l’eau, mulching et couverture du sol, irrigation,
- biodiversité : enjeux, haies, pollinisateurs, adventices, mare,
- fertilisation : fertilisation, engrais verts, compost, préparations fertilisantes,
- bouturage et repiquage : repiquage, bouturage, marcottage, séparation,
- principes de taille des fruitiers : principes théoriques, l’arbre, taille de formation, taille de production,
- entretien du jardin : calendrier et gestes simples.
La formation se déroule en dix séances de trois heures, de janvier à décembre 2012, avec une participation de 30,00 € pour la totalité du cycle et se clôture par une fête et la remise de la mallette JardiBio.
Cette participation modeste pour un total de 30 heures de formation est rendue possible grâce au concours financier de l'Agence de l'Eau Rhône Méditerranée Corse et des partenaires (collectivités territoriales) mettant notamment à disposition des salles.
Toutes les informations complémentaires, fiches d'inscription et documents sont disponibles sur le site Internet : http://www.epl.agropolis.fr/jardibio

06:26 Publié dans Actualités, Associations, Auto/Moto, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Histoire, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport, Tauromachie, Traditions, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : opération jardibio, jardinage, produits phytosanitaires, jardinier amateur, désherbant, herbicide, insecticide, fongicide, limitation arrosage, aermc, cfppa montpellier, clapiers, prades le lez
24/12/2011
Les Foulées de la Solidarité au Crès
Comme pour saluer les participants dans leur démarche, ce samedi 26 novembre, le soleil prodiguait sa chaleur à l’occasion de cette 3ème édition des Foulées de la Solidarité, au Crès.
De nombreux participants ont fait le déplacement pour contribuer à l’approvisionnement des banques alimentaires tout en participant à des courses pédestres sur des circuits très sélectifs.
Plus de 400 coureurs, du plus jeune au plus âgé (+ 70 ans), venus de Ganges, Jacou, Clapiers, Castelnau et d’ailleurs, ont affronté les parcours organisés par l’équipe de la Mairie du Crès.
Près de 150 enfants ont participé, selon leur âge, aux courses de respectivement 200, 850 et 1.350 m tandis que 250 adultes s’élançaient et 220 parvenaient à franchir la ligne d’arrivée (120 hommes et 100 femmes soit une parité presque atteinte).
C’est Jean-Claude Tissot, Maire-adjoint, délégué aux sports, qui a eu l’idée de cette manifestation sportive ouverte à la solidarité, où les droits d’inscriptions s’acquittent en nourriture.
Pierre Bonnal, Maire du Crès et Conseiller général du Canton de Castelnau-Le Crès, a donné le départ de l’épreuve des adultes.
Les participants ont apporté 2 tonnes d’aliments sur un total de 8 tonnes collectées, le vendredi et le samedi, par la Banque alimentaire du Crès.
Au moment de l’enregistrement pour les courses, céréales, haricots verts et autres denrées alimentaires ont été collectées par de nombreux bénévoles chargés de les réceptionner, de les classer et de les transférer dans un camion.
Une fois stockées, tous ces aliments non périssables seront distribués, tout au long de l’année, aux familles connaissant des difficultés sociales.
Encore une fois, c’est donc une grande preuve d’humanité qui a occupé le magnifique site du Lac du Crès.
Sur le plan sportif, les concurrents ont trouvé les tracés très difficiles du fait des fortes déclivités, mais aussi très attrayants
Les clubs cressois, reconnaissables à leur habillement homogène, « Run in Crès » tout en bleu (qui a édité un tee-shirt collector) et ACVS avec une chasuble rose (Athlétisme Club de la Vallée du Salaison) ont brillé par le nombre de leurs engagés mais aussi par les places d’honneur remportées.
Pendant ce temps et la veille, toutes les haltes alimentaires et banques alimentaires du secteur ont dépêché leurs bénévoles pour participer à cette grande collecte annuelle nationale.
Le Conseil municipal des Jeunes de Clapiers avait notamment décidé, dans le cadre de son mandat, de donner l’exemple.
Ces jeunes en CM2 et en Sixième ont secondé, dans une grande surface de Montpellier, les militants de la cause alimentaire.
Au Crès, alentours et dans tout l’Hérault, se sont ainsi mobilisés des centaines de bénévoles engagés dans le soutien de ceux qui, à côté de nous, souffrent.
Collecte annuelle de la Banque alimentaire à Montpellier
Le Conseil Municipal des Jeunes de Clapiers participe, à sa demande
Des bénévoles de Clapiers en action, pour la bonne cause
Le site exceptionnel du Lac du Crès
La collecte des denrées alimentaires données par les participants à la course

Le départ des 250 adultes, sous le soleil et la chaleur pré-hivernales

Les arrivées s'égrennent et l'émotion est quelquefois au rendez-vous

Le public participe et encourage volontiers les coureurs

Jean-Claude Tissot anime, de mains de maître, l'événement
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07/12/2011
Le Festival du film d'animation de Baillargues 2011
Cette année encore, malgré des intempéries répétées, le Festival de Baillargues nous a régalé d'avant premières, de rencontres et d'ateliers autour du film d'animation.
Nouveauté pour les ateliers qui ont mélangé les générations.
Les mamies de la Maison de retraite de Castries en binôme avec les jeunes du Centre Socio-éducatif Municipal Lino Ventura, aussi de Castries, ont réalisé des petits courts métrages inspirés par le vécu de ces dames.
Intitulé « Au fil des souvenirs », nous avons pu voir comment des jeunes ont interprété le passé.
Lors du Festival, nous avons aussi rencontré les « Maudits gosses de Montpellier », deux jeunes frères, Thibault et Louis, tombés dedans quand ils étaient petits.
Tout comme des Pro, ils nous ont expliqué les difficultés techniques qu'ils ont rencontrées lors de la réalisation de leur film, le rôle dédié à chacun dans la construction, le travail important des lumières et les contraintes de filmer à différentes échelles puisque leur film est construit avec des légos.
Leur travail est étonnant : hormis quelques petites erreurs, le résultat est plein de promesses et très drôle.
Vivement la prochaine édition qui aura lieu, c’est nouveau, en avril 2012 !
Crédit photographique : Fleur Dache
09:32 Publié dans Actualités, Associations, Auto/Moto, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Histoire, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport, Tauromachie, Traditions, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : festival, cinéma, film d’animation, dessin animé, castries, baillargues
03/12/2011
Economie d’énergie : les Collectivités territoriales en pointe
Certaines collectivités territoriales mettent actuellement à l’étude un Plan climat-énergie territorial (PECT), éventuellement dans le cadre de leur Agenda 21, en cohérence avec leurs documents d’urbanisme.
Le réchauffement climatique oblige en effet tous les peuples de la Terre à prendre des mesures correctives : nous partageons la même atmosphère !
Les économies des pays riches sont largement responsables de la libération des gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère.
L’Europe s’est ainsi engagée, le 23 janvier 2008, sur des objectifs minima avant 2020, dits des 3 x 20 :
- réduction de 20 % des émissions de gaz à effet de serre,
- réduction de 20 % des consommations d’énergie,
- augmentation de 20 % de la part des énergies renouvelables dans la consommation énergétique (pour mémoire 8,5 % en 2008).
En 2010, l’Union Européenne a lancé la réflexion sur l’élaboration d’un objectif plus restrictif concernant les émissions de gaz à effet de serre de 30 % (« qui pour l’instant n’est pas possible » du fait de la prégnance de la crise).
Côté français, les engagements concernant les rejets de GES sont :
- une division par 4 entre 1990 et 2050
- une réduction de 3 % par an en moyenne (à titre indicatif, l’atteinte de la division par 4 passe par une réduction annuelle constante de 2,7 %).
La France s’est aussi engagée à réduire de 20 %, d’ici 2020, sa consommation d’énergie finale.
Enfin, la part des énergies renouvelables doit atteindre en 2020 au moins 23 % de la consommation d’énergie finale (soit un doublement du taux par rapport à 2005).
Plus localement, dans le cadre de son Agenda 21, la Communauté d’Agglomération de Montpellier met en place un Schéma directeur des énergies renouvelables.
Le périmètre d’une Agglomération est déjà d’une taille suffisamment vaste pour accueillir tous les équipements nécessaires à la production d’énergies renouvelables : éolien, photovoltaïque et biomasse (en partie seulement).
C’est aussi le lieu où la ville se densifie et se construit avec :
- une stratégie d’urbanisation maîtrisée mêlant transports en commun, habitat, commerce, emploi et loisirs pour limiter les déplacements,
- un choix de technologies contribuant à la réduction de l’effet de serre : méthanisation, valorisation du biogaz issu des déchets, installation de panneaux photovoltaïques et de capteurs solaires sur les bâtiments communautaires,
- une incitation des habitants à éviter les gaspillages, à isoler leurs appartements, à utiliser les modes de transports doux et à s’équiper en unités privées de production d’énergie renouvelable.
C’est la sensibilisation des citoyens et leur passage à l’acte qui est, de loin, la plus difficile à obtenir.
En effet, il est nécessaire de changer ses habitudes et d’investir, alors même que les aides publiques ne bénéficient en général qu’aux pionniers, durant le seul laps de temps indispensable à mettre en place la filière technique et à former les professionnels.
Pour illustrer les sacrifices que vont engendrer dans les années à venir les efforts de sobriété énergétique, d’économies d’énergie et de développement des énergies renouvelables, nous allons prendre l’exemple de Clapiers, village de 5.400 habitants, juste séparé de Montpellier par le Zoo de Lunaret, le Lez et le Domaine de La Valette.
Les Services municipaux, tout confondus, consomment bon an mal an, environ 1.500.000 kWh d’énergie finale.
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Type d’énergie |
Consommation annuelle en kWh |
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Electricité bâtiment |
500.000 |
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Electricité éclairage public |
500.000 |
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Gaz naturel |
500.000 |
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Carburants |
100.000 |
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Totaux |
1.600.000 |
La dépense énergétique annuelle de la Commune de Clapiers se chiffre aux alentours de 125.000 €, soit l’équivalent de 6 points d’impôts communaux.
Ramenée à l’habitant, la consommation est de 320 kWh/an et le coût s’élève à 25 €/an.
Le Grenelle de l’environnement fixe des règles pour les bâtiments publics plus strictes que pour le secteur privé, l’idée étant que les Collectivités territoriales doivent donner l’exemple.
Avant de revenir sur les autres postes énergétiques, il faut remarquer que contrairement aux ménages, une Commune génère peu de déplacements : 100.000 kilomètres par an seulement pour tous les services municipaux, soit de l’ordre de 125.000 kilomètres parcourus tous véhicules confondus et soit une consommation en gazole comme en essence de 10.000 litres au total par an, y compris le carburant des engins de chantier et des outils d’entretien des espaces verts consommant du fioul domestique.
La Commune de Clapiers ne génère en outre que très très peu de déplacements en train ou en avion.
En revanche, une Commune a une charge que les particuliers n’ont pas : l’éclairage public.
Concernant ce dernier, une réduction de 30 % de la consommation est possible à terme moyennant la pose de réducteurs de tension nocturne qui abaissent légèrement l’éclairement aux heures tardives de la nuit.
Avec des investissements plus conséquents (qui se font déjà pour les éclairages de Noël), un passage des lampes à sodium, actuellement les plus performantes, à des éclairages publics à LED, devrait libérer progressivement plus d’économies même si la demande des habitants est de résorber toutes les zones d’ombre ce qui génère une augmentation du parc de candélabres.
Pour ce qui est des énergies renouvelables, les Collectivités territoriales devront acheter de l’énergie verte ou en produire elle-même.
Si les objectifs du Grenelle de l’environnement seront relativement faciles à atteindre pour l’éclairage public, il n’en est pas de même pour l’énergie consommée dans les bâtiments (mairie, écoles, centres culturels, centres de loisirs, gymnases, salles polyvalentes, services techniques, poste de police, etc.).
Concernant le neuf, dès 2010 ou 2013 suivant les cas, pour tout bâtiment public ou tertiaire, un seuil de 50 kWep/m²/an est à respecter (pour mémoire, le parc d’habitations françaises consomme actuellement en moyenne 250 kWep/m²/an).
« ep » signifie énergie primaire : il faut rappeler que 1 kWh consommé en électricité équivaut à 2,58 kWhep d’énergie primaire, ce ratio étant de 1,00 pour le fioul ou le gaz et de 0,00 pour les énergies renouvelables, comme par exemple le bois-énergie.
Dès 2020, la consommation d’énergie primaire devra être inférieure aux quantités d’énergies renouvelables produites dans les constructions neuves – publiques ou privées d’ailleurs - et notamment grâce au bois-énergie ou à la biomasse.
Il s’agit bien là de la mise en application du concept de bâtiment à énergie positive.
Concernant les bâtiments existants, la loi oblige à réduire les consommations énergétiques de 40 % en moyenne et les émissions de gaz à effet de serre de 50 %, dans un délai de 8 ans seulement !
A Clapiers, où le chauffage représente environ 80 % des consommations dans les bâtiments communaux, comme ailleurs, les investissements vont être très lourds et se chiffrer en millions d’euros.
Ces investissements dans les bâtiments concernent :
- la régulation de température (généralisée à Clapiers),
- la systématisation de l’éclairage basse consommation dans les bâtiments y compris sur les spots de mise en valeur du clocher de l’église ou les éclairages de Noël,
- l’isolation des plafonds, murs et planchers (avancée sur les bâtiments à fréquentation annuelle),
- la pose de double-vitrage (idem),
- le passage progressif des centres éducatifs et culturels au standard « basse consommation » (BBC).
A Clapiers, c’est l’école du Calvaire qui fait d’ores et déjà l’objet d’une mise aux normes au Label Effinergie avec une réduction prévisionnelle de la consommation primaire de 350 à 100 kWh par m² et par an (près de 10.000 € de gains énergétiques attendus tous les ans).
Les travaux sont lourds (isolation intérieure venant renforcer la petite épaisseur d’isolation extérieure vieille de 30 ans, reprise de la totalité de l’éclairage, pose de faux-plafonds et du double-vitrage, installation du chauffage central).
Les investissements se chiffrent à 750.000 €, soit 600 € du m².
La pose de panneaux photovoltaïques et l’installation d’une chaufferie-bois sur ce site permettent à la Commune de Clapiers de lancer sa première production et sa première consommation d’énergie renouvelable.
L’objectif du Grenelle de l’environnement sera difficile à atteindre et passera obligatoirement par l’occupation de tous les toits communaux possibles par du photovoltaïque (en l’absence de contraintes d’esthétique ou de toiture inadaptée).
En réalité, c’est la généralisation des chaudières bois (à plaquettes forestières ou à granulés) qui permettra aux communes d’atteindre les objectifs de 23 % en terme d’énergie renouvelable.
En effet, à Clapiers, comme dans d’autres communes, faute de vent ou de site acceptable, l’éolien ne pourra pas venir en relais.
Il faut souligner que les communes, contrairement aux ménages, ont très peu de besoin en eau chaude (un peu pour accomplir les tâches de ménage et un peu plus dans les restaurants scolaires comme dans les installations sportives, comme les gymnases et les vestiaires, mais utilisés, somme toute, sporadiquement).
La Commune de Clapiers a donc commencé à équiper en chauffe-eau solaire un de ces deux restaurants scolaires tout en attendant pour l’eau chaude du vestiaire du foot et du gymnase, non utilisés l’été au moment où les capteurs solaires produisent pourtant le plus.
Globalement, le coût du Grenelle de l’environnement pour une commune comme Clapiers est de l’ordre de 3 millions d’euros, soit l’équivalent de 3 années pleines d’investissement.
Certes, ces investissements sont productifs, au sens où ils permettent des économies qui iront croissants avec la montée du prix du pétrole et de l’énergie en général.
Il n’en demeure pas moins que le chantier est énorme et que seule les collectivités qui s’y sont lancées tôt, comme Clapiers, seront en mesure d’assurer dans les délais impartis par la réglementation.
L’argent dépensé, de façon en fait très utile, s’incorpore au patrimoine communal et augmente la richesse collective tout en générant des emplois non délocalisables.
Il offre surtout aux usagers des bâtiments communaux, notamment les enfants dans les écoles et les centres de loisirs, un confort inégalé, avec une réduction des sensations de chaud l’été, de parois froides, d’humidité, de chocs thermiques, l’hiver, sans compter le silence retrouvé, du fait de l’isolation thermique dont l’étanchéité contribue aussi à l’isolation phonique.
Enfin, la réflexion de la Commune de Clapiers sur l’énergie pousse à imaginer les extensions urbaines différemment.
L’éco-quartier de 14 hectares en gestation, dit du Castellet, intègrera dès le départ :
- l’orientation optimale des bâtiments,
- l’obligation du chauffe-solaire collectif ou individuel,
- la prescription de performances énergétiques supérieures à la réglementation,
- la plantation d’arbres et de végétaux pérennes positionnés de manière à générer des gains d’énergie (ombres, obstacles au vent) et permettant le stockage de carbone,
- l’installation d’un réseau de chaleur collectif alimenté par une chaudière-bois.
La Commune de Clapiers mène donc déjà des actions volontaires qui lui permettront de remplir les objectifs du Grenelle de l’environnement, pour l’instant seulement opposables réglementairement aux communes de plus de 20.000 habitants.
La Commune de Clapiers, consécutivement à ses importants efforts, a d’ores et déjà réduit :
- sa consommation d’énergie primaire 350.000 kWh à 300.000 kWh,
- ses émissions de dioxyde de carbone de 275 à 225 tonnes.
Enfin, en terme de stockage du carbone, la Commune de Clapiers, propriétaire de près de 110 hectares de forêts communales, patrimoine qu’elle agrandit tous les ans par de nouvelles acquisitions, atteint plus de 400 tonnes de gaz carbonique.
Globalement, la Commune de Clapiers stocke donc du CO2 !!!
Il est important que les communes et leurs élus donnent l’exemple en matière de sobriété énergétique, d’économie d’énergie et de développement des énergies renouvelables : c’est le préalable à la généralisation des efforts que vont nécessairement devoir fournir nos concitoyens, à titre privé.
Ce sera l’objet de la prochaine note du Blog Montpellier Village : « Quels sacrifices sur l’énergie ».

Le village de Clapiers
L'Espace Bonnier - Mairie annexe

La Mairie de Clapiers
16:42 Publié dans Actualités, Associations, Auto/Moto, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Histoire, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport, Tauromachie, Traditions, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : plan climat énergie territorial, pect, sobriété énergétique, économies énergie, énergies renouvelables, grenelle de l’environnement
28/11/2011
Une nouvelle taxe d'aménagement
La loi n° 2010-1658 du 29 décembre 2010 modifie, dans son article 28, le régime des taxes d’urbanisme.
Les objectifs poursuivis étaient une simplification des règles, tout en maintenant ces ressources fiscales bénéficiant aux collectivités territoriales.
Compte tenu de la tendance à l’étalement urbain, le nouveau texte favorise l’économie d’espace.
Les nouvelles taxes s’appliqueront à toutes les demandes d’autorisation d’urbanisme déposées à compter du 1er mars 2012.
Cette réforme substitue aux taxes et participations suivantes la taxe d’aménagement :
- la Taxe locale d’équipement (TLE),
- la Taxe départementale pour le financement des conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (TDCAUE),
- la Taxe départementale des espaces naturels et sensibles (TDENS) qui sert in fine à acquérir publiquement des espaces à protéger tout en les ouvrant au public,
- et la Taxe pour aménagement d’ensemble (PAE) dans les opérations groupées.
La taxe de raccordement à l’égout (TRE) et la Participation pour voirie et réseaux (chaussée, trottoir, éclairage, pluvial, électricité, gaz, téléphone, etc.), appelée PVR, sont maintenues jusqu’au 31 décembre 2014.
La participation en Zone d’aménagement concerté (ZAC) subsiste : c’est elle qui concerne les grosses opérations, bien maîtrisées par la Collectivité, à Montpellier et dans les principaux villages autour.
La taxe d’aménagement est constituée de 3 parts destinées respectivement :
- aux communes ou aux communautés de communes, communautés d’agglomération (pour leurs investissements),
- aux départements (pour leur fonctionnement),
- à la région mais seulement en Ile-de-France,
- à hauteur de 3 % pour les frais de gestion revenant à l’Etat.
La taxe est due pour :
- les constructions, les reconstructions, les agrandissements,
- les installations et les aménagements soumis à une autorisation au titre du Code de l’Urbanisme,
- les procès-verbaux suite à infraction.
La taxe d’aménagement doit être notamment utilisée à des actions et des opérations visant à :
- une utilisation économe et équilibrée des espaces,
- la gestion des espaces naturels (forêts, zones humides, ...),
- la diversité des fonctions urbaines (commerces, services publics, …),
- la construction d’équipements publics (écoles, médiathèques, crèches, ...).
La taxe d’aménagement est établie par les Services de l’Etat et elle est recouverte par les comptables publics (percepteurs) :
- en 1 fois, 12 mois après la délivrance du permis de construire, de lotir ou tout autre autorisation d’urbanisme, si son montant est inférieur à 1.500 € (actuellement 305 €) ou en cas de permis modificatif,
- en 2 échéances égales, 12 mois puis 24 mois après, dans les autres cas.
Concernant la part communale ou intercommunale, la taxe d’aménagement est issue du calcul suivant : Assiette x Valeur x Taux
Assiette pour les constructions : surfaces de plancher closes et couvertes dont la hauteur sous plafond est supérieure à 1,80 m (auparavant la base était la Shon, surface hors œuvre nette)
Valeur pour les constructions : 660 €/m²
Assiettes et valeurs pour quelques installations et quelques aménagements :
- nombre d’emplacements de tente, caravane ou résidence mobile de loisirs x 3.000 €
- nombre d’emplacements d’habitations légères de loisirs x 10.000 €
- superficie des piscines en m² x 200 €
Taux : de 1 à 5 % en fonction de la décision communale ou intercommunale
Ce taux pourra être porté à 20 % dans certains secteurs nécessitant des travaux substantiels en termes d’équipements publics (voirie, réseaux, etc.), des participations financières aux travaux ne pouvant plus alors être demandées en sus.
Un abattement de 50 % est prévu, de plein droit notamment pour :
- les logements bénéficiant d’un prêt aidé de l’Etat pour leur construction,
- les 100 premiers mètres carrés des résidences principales,
- les locaux industriels ou artisanaux.
Une exonération de plein droit est prévue pour :
- les services publics,
- les logements sociaux financés par un Prêt locatif aidé d’intégration (PLAI),
- les exploitations agricoles,
- les constructions et aménagements dans les ZAC (versement de participations financières où le prix d’achat du terrain intègre tous les équipements pris en charge par la Zone d’aménagement différé y compris pour les réseaux à l’extérieur du périmètre concerné mais nécessaires à la réalisation de l’opération),
- la reconstruction de locaux sinistrés, sous certaines conditions,
- les constructions de moins de 5 m².
D’autres exonérations sont possibles, si les collectivités les décident pour les :
- autres logements sociaux que ceux financés par un PLAI,
- les habitations construites grâce au Prêt à taux zéro renforcé (PTZR), sur 50 % de leur surface excédant 100 m²,
- locaux industriels,
- locaux commerciaux d’une surface inférieure à 400 m²,
- immeubles classés ou inscrits.
Pour les constructions sans autorisation ou en infraction à une autorisation, il existe une possibilité de taxation jusqu’au 31 décembre de la 6ème année qui suit l’achèvement des constructions.
Une sanction financière, en l’occurrence une majoration de 80 % du montant de la taxe, est appliquée.
Pour les constructions sans autorisation, une procédure de taxation d’office s’applique.
En revanche, pour les constructions en infraction à une autorisation, la pénalité est négociée avec l’Administration (possibilité de remise après avis de la Collectivité concernée).
Pour les départements, le principe d’imposition est globalement le même.
La taxe est alors affectée à la protection des espaces naturels et sensibles, au financement du fonctionnement des conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement ainsi qu’aux équipements collectifs (collèges et infrastructures de transport).
Concernant le taux de la taxe d’aménagement, les collectivités locales doivent le voter en Conseil municipal, pour le 30 novembre 2011.
Elles le fixent librement dans les limites arrêtées par la loi (entre 1,0 et 5,0 % au maximum et 2,5 % pour les départements qui eux n’ont pas le choix) et elles peuvent même sectoriser son montant : il est cependant douteux que cette opportunité soit saisie en dehors des grandes villes, au nom du principe d’égalité.
Globalement, la nouvelle taxe d’aménagement continuera à donner quelques moyens indispensables aux collectivités locales pour équiper leur cité.
07:11 Publié dans Actualités, Associations, Auto/Moto, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Histoire, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport, Tauromachie, Traditions, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fiscalité urbanisme, taxe aménagement, tle, tdcaue, tdens, logement, construction, montpellier
10/11/2011
Un grand projet régional : Aqua Domitia (2ème partie)
Cette note fait suite à une précédente, récemment parue dans "Montpellier Villages", décrivant et analysant partiellement le grand projet d'aménagement hydraulique régional Aqua Domitia.
Pour ce qui est des usages agricoles, le Languedoc-Roussillon est très en retard : la surface irriguée en France est passée de 450.000 ha en 1960 à 1.600.000 ha en 1995 alors que notre région n’arrosait que 92.000 ha en 1995 (30 % de plus tout de même qu’en 1988).
50 % des surfaces irriguées en France relèvent des régions Aquitaine, Centre et Midi-Pyrénées.
Il faut dire qu’aux gains financiers liés à l’irrigation, les aides (majorées en cas d’arrosage) de la Politique Agricole Commune concernent 90 % des surfaces en Poitou-Charentes, 80 % en Aquitaine et 10 % seulement en Languedoc-Roussillon.
Alors que l’irrigation fait un tabac dans les régions de grandes cultures (1,9 millions d’hectares maintenant irrigués sur 2,7 millions d’hectares irrigables, c’est-à-dire équipés), notre région viticole, pourtant bien équipée entre Montpellier et le Rhône, utilise peu ses installations (35.000 hectares irrigués bon an mal an via BRL et 6.000 agriculteurs desservis soit une dose moyenne de 1.800 m3/ha, 10.000 m3 consommés en moyenne par agriculteur et 5 hectares irrigués par agriculteur) ce qui renchérit de facto le prix de l’eau.
En effet, tout le poids de l’amortissement des aménagements reposent sur les seuls irrigants.
De plus, compte tenu des spécificités du climat méditerranéen et de sa forte xéricité estivale, les doses d’arrosage sont supérieures ce qui entraîne un surdimensionnement coûteux des installations.
Fait nouveau, l’irrigation de la vigne (un complément hydrique équivalent à 100 mm de pluviométrie annuelle apporté par goutte à goutte aux meilleurs moments au regard des constations climatiques et des stades végétatifs) fait l’unanimité au sein de la profession agricole et des décideurs publics.
Le coût de la pose d’un dispositif de goutte à goutte est en viticulture de l’ordre de 1.000 à 2.000 € l’hectare.
3 projets pilote, représentant 2.500 hectares irrigables, ont d’ores et déjà été lancés dans l’Hérault par les Vignerons du Pays d’Ensérune, de la cave coopérative de Roquebrun mais aussi de l’Occitane (coût de 6.000 €/ha pour construire les réseaux secondaires et tertiaires raccordés aux installations existantes de BRL, couvert à hauteur de 75 % par les aides publiques).
Ces initiatives se heurtent cependant aux problèmes de l’arrachage de la vigne et à l’éparpillement des parcelles qui éloignent les périmètres réellement irrigués les uns des autres.
L’objectif de l’irrigation de la vigne est d’éviter les blocages de maturité comme le stress hydrique de la plante, d’augmenter le potentiel aromatique des vins blancs et rosés et enfin d’amélioration de nos exploitations en offrant des vins dans des gammes de prix plus abordables.
Si la vigne nécessite un volume annuel d’irrigation de 1.000 m3/ha, les grandes cultures (blé tendre, blé dur, maïs, sorgho, tournesol, etc.), comme les cultures maraîchères ou arboricoles, mobilisent approximativement le triple ou le quadruple.
Aqua Domitia est donc à même d’alimenter entre 10.000 hectares de vignes ou 3.000 hectares de cultures diversifiées et vraisemblablement un mix des deux.
Encore faudra-t-il éviter les errements du passé et que par des restructurations foncières, voire des maîtrises publiques du foncier, les agriculteurs puissent être localisés sur des casiers irrigués à 100 %, si l’on fait exception bien sûr des repos de terres liés à l’assolement.
La Région Languedoc-Roussillon vient d'ailleurs de signer (Cf. Midi Libre du mardi 1er novembre 2011, "Région", page 2) une convention tripartite avec la SAFER Languedoc-Roussillon et BRL.
Cette dernière achètera pour 1 à 2 M€ par an de terres irrigables - une centaine d'hectares - afin de les "sanctuariser" et de les louer à des paysans : cette initative pourrait aussi permettre des échanges amiables de foncier en vue de "remembrer" des casiers hydrauliques.
BRL est chargée par la Région de "conduire une politique d'achat ciblée dans les zones irriguées, sur le territoire présentnt la meilleure valeur agronomique et les risques les plus importants d'abandon de l'activité agricole", notamment sur le Narbonnais dans l'Aude (plus tard le Canton de Ginestas et la zone du Quatourze), le Sud de Béziers dans l'Hérault, les Costières de Nîmes et la Vistrenque dans le Gard.
La SAFER Languedoc-Roussillon, de son côté, détectera les parcelles et de recensera les candidats à la location.
Globalement, Aqua Domitia permettrait donc d’augmenter d’environ 10 % les surfaces irriguées en Languedoc-Roussillon alors qu’elles ont déjà augmenté, sans aménagement supplémentaire, de 30 % entre 1988 et 1995 !
Cela signifie que l’enjeu fondamental dans notre région est d’optimiser les équipements d’irrigation existants, ce qui permettrait une baisse du prix de l’eau agricole et donc l’enclenchement d’un cercle vertueux avec l’arrivée de nouveaux irrigants.
Pour BRL, Aqua Domitia pourrait générer une augmentation de surface irriguée de l’ordre de 20 % (si l’on table sur 7.000 ha nouveaux à comparer aux 35.000 ha actuellement arrosés).
Il n’en demeure pas moins que ce projet de grande envergure est de nature à dynamiser le personnel, fait essentiellement de techniciens et d’ingénieurs, de BRL : un projet d’entreprise motivant et un challenge technique enthousiasmant !
En outre, il ne faut pas négliger que l’agriculture irriguée génère 2 à 5 fois plus d’emplois que l’agriculture pluviale.
Le sens du service public pousse aussi à offrir une possibilité d’irrigation là où elle n’est pas possible – ou ne serait plus possible compte tenu de la priorité à donner à l’eau potable ou à cause des incidences du changement climatique – sachant cependant que les Avants-monts et les Hauts-Cantons ne connaîtront jamais cette chance pour des raisons économiques.
Il faut aussi pointer du doigt l’énorme enjeu que constitue la diversification des cultures dans notre région dominée par la monoculture de la vigne.
Or, le vignoble est passé de 400.000 ha dans les années quatre-vingt à moins de 250.000 ha maintenant, avec en sus des rendements moyens en baisse d’un tiers, ce qui fait que la production avoisine en volume à peine les 40 % de celle d’il y a 30 ans.
Certes, beaucoup d’hectares arrachés sont partis à l’urbanisation ou au développement d’infrastructures notamment routières.
Il reste toutefois un potentiel de l’ordre de 100.000 hectares utilisables par d’autres cultures.
Celles qui sont d’avenir nécessitent toutes un apport d’eau : le maraîchage Bio, l’arboriculture de proximité, les cultures de semences, les plantes servant de matières premières à des micro-filières de transformation (plantes médicinales et aromatiques, Stevia Rebaudiana pour remplacer les édulcorants, chanvre zéro cannabitol pour l’isolation thermique, etc.), les protéagineux (pois chiches, haricots secs, lentilles, fèves) voués à l’approvisionnement de restaurants scolaires et, d’une manière générale, toutes les productions pouvant s’inscrire dans des modes de commercialisation en circuits courts.
Concernant les ressources alternatives à l’eau du Rhône, certains évoquent des sources d’eau potable, de qualité, déjà identifiées : l’eau d’Alet peu exploitée en ce moment pour la mise en bouteilles dans l’Aude et la Source des Cents Fonts en frange du fleuve Hérault.
Toutefois, l’exploitation des Cents Fonts aurait un impact fort sur l’étiage de l’Hérault, la source ayant comme exutoire le fleuve.
En outre, l’acheminement de ces eaux sur les lieux de consommation nécessiterait, comme pour Aqua Domitia, la construction de feeder de plusieurs dizaines de kilomètres.
Quant aux autres ressources, les hydrogéologues considèrent qu’elles sont déjà découvertes, voire surexploitées comme la nappe astienne menacée en front de mer par une éventuelle intrusion des eaux salées de la Méditerranée.
Concernant la charge financière, générée par Aqua Domitia, à répartir entre les bénéficiaires des ouvrages, elle équivaut à 18 millions d’€ annuels si les 280 millions d’€ à investir étaient empruntés en totalité, au taux d’intérêt de 4 %, sur une durée de remboursement de 25 ans.
L’amortissement représente donc 80 centimes d’€ du m3.
Il faudra rajouter les frais de pompage (minimes) et de gestion (plus substantiels).
Pour l’eau potable, il sera nécessaire de potabiliser l’eau du Rhône (filtrage, floculation/décantation, ozonation) avec un coût supplémentaire de l’ordre de 20 centimes d’€ du m3 pour le traitement physique et chimique poussé qui s’impose (à comparer aux 5 centimes d’€ que coûte la classique simple désinfection par chloration appliquée aux eaux souterraines).
Aqua Domitia ne venant qu’en complément de ressources actuelles bien moins coûteuses (traditionnellement de l’ordre de 15 centimes d’€ du m3 pour l’exhaure et la chloration), le surcoût marginal sera acceptable par les usagers d’autant que dans l’Hérault, le prix de l’eau potable (de l’ordre de 3 €/m3 en moyenne) étant aujourd’hui de 10 % inférieur à celui constaté au niveau national, sans compter que tôt ou tard, une péréquation du prix de l’eau pourrait intervenir dans l’Hérault afin d’assurer le prix unique qu’espère la population.
A long terme, le dessalement de l’eau de mer viendra répondre aux manques d’eau douce.
Les coûts de cette technique sont déjà abordables – de l’ordre de 50 centimes d’€ du m3 par exemple en Espagne – mais les unités d’extraction de l’eau douce :
- sont d’une taille excédant les besoins de notre région,
- nécessitent de grandes quantités d’énergie (5 kWh/m3 en utilisant la technique de l’osmose inverse) issues soit du pétrole, soit des centrales nucléaires.
Pour l’irrigation, le coût élevé de l’amortissement du réseau hydraulique d’Aqua Domitia n’est pas supportable en l’état par les agriculteurs : il y aura donc forcément adaptation du prix pour l’irrigation agricole grâce à une péréquation tarifaire avec les autres usagers.
Quoiqu’il en soit, l’eau d’irrigation ne sera jamais très bon marché ce qui la destine à des cultures de forte valeur ajoutée.
Comme pour les syndicats intercommunaux du Nord-Sommiérois et de la Vallée du Salaison (SITIVS regroupant les communes d’Assas, de Clapiers, de Guzargues, de Jacou, de Teyran et de Vendargues), les particuliers, consommant de l’eau, pour leur agrément, dans leurs jardins, en substitution de l’eau potable, seront indispensables pour équilibrer financièrement le service.
Si l’on s’intéresse au prix que paye le SITIVS à son fournisseur d’eau, c’est-à-dire BRL !, on constate une prime fixe pour le débit de l’ordre de 75 € par m3/s) et pour les volumes de l'ordre de 0,15 €/m3.
En appliquant ces tarifs à Aqua Domitia, on obtient un prix de 0,35 €/m3, à majorer pour tenir compte des fuites d’un réseau d’irrigation (rendement de l’ordre de 70 %) ce qui donne un ordre de grandeur de 0,50 €/m3 que le SITIVS doit répercuter sur ses usagers.
Cette estimation permet de constater la cherté relative du projet Aqua Domitia (0,80 €/m3 rien que d’amortissement), compréhensible quand on considère qu’il s’agit d’un équipement complémentaire.
Cette cherté de l’eau, au regard de ce qui est admissible en irrigation, disqualifie bien entendu toute possibilité de transférer cette ressource hydraulique plus loin, notamment pour alimenter Barcelone ou soutenir le débit de l’Ebre en Catalogne, dans des conditions économiques un tant soit peu réalistes (sans compter l’opposition farouche des arboriculteurs catalans qui se sentent concurrencés de façon déloyale par les Espagnols).
Compte tenu des capacités contributives et des consentements à payer l’eau des différents acteurs économiques, la volonté de la Région Languedoc-Roussillon et de son Président Christian Bourquin, de créer un « service public régional de l’eau » et d’y associer un organisme régulateur institué dès septembre 2011 est ainsi fortement bienvenue.
Par exemple, les agriculteurs consommeront de gros volumes à prix bas tandis que les particuliers consommeront de petits volumes à prix plus élevé mais inférieur à celui de l’eau potable.
Il sera forcément nécessaire de proposer des tarifs adaptés aux différentes utilisations.
En outre, le nouveau réseau hydraulique ne sera rentable qu’à long terme, les premiers utilisateurs, en faible nombre, étant dans l’incapacité de couvrir les frais, essentiellement fixes dans ce type de service.
En conclusion, Aqua Domitia est utile pour les Languedociens :
- pour satisfaire et sécuriser les besoins en eau potable,
- pour rentabiliser et optimiser sur le plan qualitatif la production viticole sur les premières côtes et la plaine,
- pour donner une chance de diversification à l’agriculture locale (maraîchage, plantes aromatiques et médicinales, cultures vivrières notamment protéagineuses, plantes utilisées dans l’isolation thermique), sous réserve de restructuration foncière, de soutien technique et de changement de cap complet de l’économie agricole locale en s’orientant vers les cultures Bio, les circuits courts et une industrie alimentaire plus variée, satisfaisant davantage la demande locale en produits de qualité.
Aqua Domitia est un investissement coûteux du fait qu’il répond à des besoins de pointe presqu’exclusivement estivaux et qu’il vient subvenir à l’absence de ressources naturelles exploitables sans engendrer des impacts écologiques.
La poursuite du développement économique du Languedoc-Roussillon nécessite cependant cet aménagement dont la justification repose presque exclusivement sur l’obligation d’offrir l’eau domestique aux habitants de notre région.
C’est sur cet objectif à forte valeur ajoutée que reposera l’équilibre financier de l’opération, les usagers de l’eau potable s’acquittant grosso modo des 3/4 des coûts.
Quant aux réseaux d’irrigation, ils ne seront rentables - à long terme au mieux - qu’avec une mixité des bénéficiaires, les consommateurs d’eau brute non agricole étant indispensables pour rentabiliser le service.
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03/11/2011
Un grand projet régional : Aqua Domitia (1ère partie)
Aqua Domitia est le projet de desserte en eau brute porté par la Région Languedoc-Roussillon il s’agit en fait de l’extension du réseau hydraulique régional.
En climat méditerranéen, l’eau a, plus qu’ailleurs, une importance vitale.
Sans eau, pas d’établissement humain.
La colonie romaine de Nîmes a dû son extension à la construction du Pont du Gard qui permettait la continuité de l’aqueduc amenant de l’eau en suffisance.
De même, le développement de Montpellier n’a été possible que grâce à l’existence providentielle de la Source du Lez.
Aqua Domitia consiste à créer un adducteur d’eau du Rhône, issue du Canal Philippe Lamour aux portes de Montpellier, jusqu’au Minervois et au Narbonnais dans l’Aude.
130 km de canalisations d’un diamètre compris entre 0,7 et 1,2 m, pour le réseau primaire.
Un coût total de 280 millions d’€ dont la moitié pour les réseaux secondaires (soit grosso modo l’équivalent de la moitié d’une ligne de Tramway ou de la moitié du programme d’investissement en assainissement de l’Agglo de Montpellier pour se mettre en conformité avec la Directive Cadre Européenne).
Une période de réalisation étalée de 2012 à 2020, suivant deux hypothèses « basse » et « haute », en tenant compte :
- des nouveaux besoins d’eau potable dus à la croissance démographique (population devant passer de 2,6 à 3,2 millions en LR d’ici 2030, avec une hypothèse de taux de croissance de 1 % par an),
- des économies de consommation d’eau potable du fait d’une conscience écologique montante (équipement en réducteurs de débit des robinets dans le résidentiel et le tertiaire, réduction de l’arrosage des espaces verts privatifs ou publics), estimées à 10 % des consommations d’eau potable,
- des gains de rendement sur les réseaux de distribution d’eau potable (avec un objectif fixé à 75 % ce qui représente d’énormes investissements en terme de remplacement de canalisations et de branchements),
- d’une augmentation des surfaces agricoles irriguées,
- des gains de rendement sur les réseaux existants de distribution d’eau d’irrigation,
- d’une augmentation des consommations pour les espaces verts, les jardins et les usages industriels.
Globalement, les 22,4 Mm3 (millions de m3) de besoins annuels, estimés en hypothèse « haute » pour 2030, se répartissent approximativement en :
- 20 % pour les espaces verts et usages divers,
- 35 % pour l’eau potable,
- 45 % pour les besoins agricoles.
Ces besoins sont à comparer aux pourcentages actuels, soit respectivement 65 % pour les usages divers, 5 % pour l’eau potable et 25 % pour l’irrigation.
Plus précisément, avec des besoins de 19,2 Mm3 en pointe, c’est-à-dire de mai à octobre, les consommations seront à l’évidence saisonnière ce qui permet de beaucoup moins rentabiliser les installations.
Une analyse plus fine permet de constater que les besoins principaux sont :
- en eau d’irrigation dans la Basse Vallée de l’Hérault et les premières soubergues, avec un peu plus de 20 % des besoins,
- en eau potable dans le Biterrois, notamment pour les estivants sur la côte méditerranéenne (zone comprise entre Pézenas, Mèze, Agde, Béziers et Vendres) avec des besoins quantitatifs du même ordre de grandeur, mais avec des espérances de chiffre d’affaires bien supérieur.
Compte tenu des consommations escomptées, les maillons sont franchement de plus en plus rentables en allant vers l’extrémité du tuyau !
A l’évidence, le projet Aqua Domitia n’est donc acceptable économiquement que pris dans son ensemble.
Sur le plan qualitatif, ce projet ambitieux appelle de nombreuses remarques.
Il n’est pas sûr que les besoins en eau potable soient si importants.
En effet, les économies d’eau potable pourraient être bien supérieures aux 10 % escomptés si les Languedociens prenaient davantage conscience de sa rareté.
Avec des appareils électroménager plus performants, la substitution de douches aux bains, la récupération des eaux de pluie pour alimenter les chasses d’eau, voire les WC secs, la réduction des consommations d’eau potable pourraient s’avérer plus substantielle.
Une tarification progressive par tranches de consommation contribuerait aussi à responsabiliser les usagers.
Pour ce qui est de la satisfaction des besoins futurs en eau potable, Aqua Domitia aura un effet décisif pour le Biterrois en terme de volumes, comme c’est déjà le cas pour la desserte en cours d’une unité de potabilisation de l’eau brute à Fabrègues pour alimenter le secteur allant de Sète aux portes de Montpellier.
En outre, Aqua Domitia aura un impact en terme de sécurisation de l’approvisionnement en cas de pollution momentanée d’une ressource naturelle (rappelons-nous la récente pollution du Vidourle par un herbicide qui avait fait craindre un impact sur les nappes phréatiques).
Enfin, comme à Montpellier, la nouvelle ressource en eau du Rhône permettra de satisfaire les pointes estivales de consommation liées à l’arrosage, à l’arrivée des touristes et à l’étiage des ressources actuellement exploitées.
Cette fourniture de pointe permet d’ores et déjà à BRL de mettre en avant 700.000 personnes « sécurisées » en AEP.
Si 240.000 habitants sont d’ores et déjà « sécurisés », Aqua Domitia concernera 100.000 habitants supplémentaires.
Dans le même registre de prévention des risques, le projet anticipe les effets du changement climatique annoncés pour notre région : augmentation de la température moyenne de plusieurs degrés, fréquence des périodes de sécheresse plus élevée, événements cataclysmiques plus nombreux favorisant le ruissellement des précipitations et freinant leur transfert vers les nappes phréatiques.
Concernant l’impact sur les prélèvements d’eau en milieu naturel, Aqua Domitia :
- permettra de réduire les prélèvements dans les fleuves et les rivières, actuellement opérés pour l’arrosage et l’irrigation,
- aura un faible impact sur le Rhône en ponctionnant un débit de 2,5 m3/s, soit 1 % du débit d’étiage de ce grand fleuve, au régime nival donc bien alimenté en été contrairement par exemple à la Loire qui peut connaître des à-secs estivaux.
Il est même possible de penser à des soutiens d’étiage, via des lâchers d’eau du Rhône dans les cours d’eau le nécessitant, si ce n’est le coût très élevé et récurrent de ce genre d’opération.
Bas-Rhône Languedoc (ex Compagnie Nationale d’Aménagement du Bas-Rhône Languedoc) a obtenu en 1956 le droit de prélever 25 m3/s de débit dans le Rhône pendant 96 ans.
BRL utilise actuellement 10 m3/s essentiellement via un transit par le canal Philippe Lamour qui dessert déjà le Gard et l’Est héraultais.
BRL, bénéficiant d’une concession de l’Etat, a d’abord exploité la distribution d’eau d’irrigation sur des secteurs faciles à cultiver, appelés casiers.
C’est ainsi que les Costières de Nîmes ont été vouées au maraîchage et aux vergers, le Lunellois et le Melgorien à la diversification des cultures, en alternative à la monoculture de la vigne.
Cette transformation a été rendue possible grâce au fort volontarisme de l’Etat, à l’époque très centralisé.
La Compagnie a ensuite connu des difficultés financières importantes ayant abouti à une filialisation de ses activités « Distribution d’eau », « Ingénierie » et « Espaces verts » ainsi qu’à une recapitalisation par les collectivités locales et par un des majors de la distribution d’eau potable en France, devenu actionnaire minoritaire de la filiale BRLE (E pour « exploitation » du réseau d’eau brute).
L’Etat a fini par récemment déléguer la compétence d’aménagement hydraulique à la Région Languedoc-Roussillon qui est aussi le principal actionnaire de BRL, la maison mère.
BRL est dorénavant concessionnaire de la Région, nouvelle propriétaire des réseaux (patrimoine estimé à 1,6 milliards d’euros).
D’autre part, sont nés il y a maintenant une quinzaine d’années deux syndicats intercommunaux dirigés par des élus locaux - le Syndicat Nord-Sommiérois dans le Gard et le Syndicat Intercommunal des Travaux d’Irrigation dans la Vallée du Salaison au nord-est de Montpellier – qui ont créé des réseaux voués à l’irrigation agricole mais aussi à l’arrosage des jardins privatifs par les particuliers, ces derniers permettant l’équilibre financier précaire de ces nouveaux services publics gérés en régie directe.
Ces deux syndicats achètent l’eau à BRL avant de la distribuer.
Aqua Domitia conduira au prélèvement d’environ seulement 20 millions de m3 alors que le Rhône déverse en moyenne en Méditerranée 54 milliards de m3 !
Globalement, BRL a mobilisé respectivement lors des saisons 2007/2008, 2008/2009, 2009/2010 et 2010/2011, 118, 125, 116 et 124 millions de m3, sachant que la Compagnie exploite aussi les barrages des Monts d’Orb (33 Mm3 à Avène les Bains dans l’Hérault) dans le cadre de la concession, du Salagou (102 Mm3 près de Clermont l’Hérault), de la Ganguise (22 Mm3 aux portes de l’Ariège), de Laprade (9 Mm3 au nord de Carcassonne, au pied de la Montagne Noire) et trois barrages dans les Pyrénées-Orientales, pour un volume total de 70 Mm3, exploités dans le cadre de délégations de service public (cf. documentation de BRL Ingénierie).
Fin de l'analyse du projet Aqua Domitia dans une très prochaine note.
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27/10/2011
Marché du Terroir à Castries
Le Marché du terroir et de l’artisanat d’art est ancré durablement à Castries, au centre de laquelle s’est déroulée sa 15ème édition, le dimanche 2 octobre 2011.
La fréquentation de cette manifestation ne faiblit pas.
C’est donc un franc succès pour l’organisateur, l’Office de Tourisme "Via Domitia" basé à Castries et ses nombreux bénévoles.
De nombreux producteurs venus du Languedoc et des Cévennes étaient présents ainsi que des producteurs locaux :
- Stéphane et Laurence Rieusset de Saint-Drézéry pour le miel et les produits dérivés,
- Jardin de Nathalie de Teyran pour les confitures tradition,
- Claire Bonnin de Castries pour les tomates et le maraîchage Bio,
- Celliers de Sussargues et Domaine de l’Arbousier de Castries pour les vins.
Les produits les plus classiques (huiles d’olive, vins, plantes aromatiques, jus de fruits, pains, tripous, aligots, charcuteries), ont côtoyé des produits sortant davantage de l’ordinaire comme les nougats, les préparations de foies gras, de très nombreuses variétés de confitures et de gelées, des plantes condimentaires, etc.
Les vendeurs de marrons chauds préfiguraient l’hiver mais le temps est resté résolument fixé sur l’été indien, avec des températures largement estivales.
Les enfants ont pu visiter la mini-ferme avec ses ânes, ses moutons et ses alpagas.
Grands et petits ont pu profiter des tours de calèche gratuits parcourant une boucle dans le village, avec vue sur le Château, merveille de la Renaissance.
Côté artisanat : poteries, céramiques, chapeaux de créatrice, bijoux, sculptures sur bois, etc.
L’Office de Tourisme « Via Domitia » a aussi organisé une conférence : « Les fruits sauvages, appétence et toxicité » ainsi que des dialogues sur la vie d’antan à Castries, intitulés « Madame la Duchesse est de retour » avec aux questions Bernadette Mercadier (guide officielle du patrimoine) et aux réponses Paul Brunel l’ancien Maire et Paul-Marie Durand.
La journée était aussi gastronomique avec un atelier culinaire, « Petite pause méditerranéenne », dirigé par Xavier Jacoty, Chef au restaurant Disini, restaurant qui possède une exceptionnelle salle de réception richement décorée.
Ce 15ème Marché du terroir et de l’artisanat a une fois de plus donné vie et mis en valeur le magnifique centre ancien de Castries.
Crédit photographique : Michel Chastaing
22:34 Publié dans Actualités, Associations, Auto/Moto, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Histoire, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport, Tauromachie, Traditions, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : produits du terroir, artisanat, office de tourisme via domitia, castries
12/10/2011
Vérargues : 8ième édition des Vendanges à l’ancienne
Samedi 24 septembre 2011, Vérargues accueillait un concert jazzy, avec le jeune quatuor « Impérial Orphéon ».
Cette manifestation s’est inscrite dans le cadre de la 8ième édition des « Vendanges à l’ancienne ».
La cave coopérative des Coteaux de Saint-Christol et les caves particulières des alentours sont venues faire déguster leurs crus.
L’association « Jazz à Junas », organisatrice au mois de juillet du fameux festival de jazz du même nom, assurait la programmation et la restauration (pizzas et pissaladières).
Son Président, Stéphane Pessina-Dassonville, s’est chargé des présentations.
Le Maire de Vérargues, Louis Adell, a souligné qu’il s’agissait du premier concert de jazz dans sa commune, spectacle permis par la nouvelle salle, dotée d’une excellente acoustique et offrant un grand confort au public.
Le groupe « Impérial Orphéon », sur un style jazz mêlé de soul et de funk, a joué un répertoire italien, bulgare et brésilien.
Bref, une musique créative faite pour des mélomanes aimant se laisser surprendre.
Ce quatuor aime fusionner de multiples influences et déploie beaucoup d’énergie comme de souffle.
La musique de « Imperial Orphéon », vivante, originale et exigeante, est très entraînante même si elle n’est pas forcément facile d’accès.
Les quatre musiciens maîtrisent plusieurs instruments, notamment toute la famille des saxophones :
- Rémy Poulakys : accordéon, chant, scat,
- Gérald Chevillon : saxophone basse, ténor, soprano, graille,
- Damien Sabatier : saxophone baryton, alto, sopranino, flûtes,
- Antonin Leymarie : batterie, percussions, klaxons, chant.
L’Office de Tourisme du Pays de Lunel est à l’origine de l’opération maintenant très connue « Vendanges à l’ancienne ».
Cette dernière concerne en fait plusieurs villages du Haut-Lunellois, encore si viticole.
Le dimanche 25 septembre 2011, les participants ont pu cueillir les grappes de raisins à l’ancienne, à la serpette ou au sécateur.
La récolte a été transportée par les ânes bâtés de Saint-Christol dans des charrettes entoilées.
Les vendangeurs ont pu déguster les vins des domaines viticoles invitant et un petit-déjeuner dans les vignes.
Enfin, le chef traiteur « A Table » de Lunel a servi au Domaine de Theyron, à Boisseron, ses spécialités à l’occasion du déjeuner.
Crédit photographique : Michel Chastaing
11:57 Publié dans Associations, Auto/Moto, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Histoire, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport, Tauromachie, Traditions, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : viticulture, jazz, jazz à junas, impérial orphéon, coteaux de saint-christol, office de tourisme du pays de lunel, saint-christol, boisseron, vérargues
03/10/2011
Soirée de fête à Sussargues
Sussargues organise tous les ans sa Fête des Vendanges.
Sa fête votive, plus longue, prend place plus tôt dans l’année, mi-juin.
Le Club taurin « Le Gaulois » a organisé ses traditionnelles abrivados et bandidos longues, avec les manades « Vellas » et « Les Coteaux ».
Le concours de pétanque a attiré les amateurs de ce sport-loisir si ancré dans notre Midi.
La soirée du dimanche 18 septembre 2011 était dédiée à un repas spectacle, après un passage « obligé » à l’apéritif.
Tandis que les plus jeunes profitaient de la nuit à proximité, dans les ruelles calmes du village, les parents et le groupe des jeunes engagés dans la fête ont pu prendre part avec un plaisir non dissimulé à deux excellents spectacles :
- le premier de danse flamenco et sévillane,
- le second avec des chansons de variété française et de répertoire espagnol.
Les Sévillanes de l’Association « Estrellas del Sur » ont l’habitude d’animer ferias et fêtes votives.
Créé en 1989 par la danseuse-chorégraphe Marion Luna Sauvan, ce ballet andalou regroupe de jeunes danseuses de la région de Montpellier.
« Estrellas del Sur » donne même des cours à Sussargues et fait donc partie de ces associations qui animent le village.
Les danseuses ont envoûté la nombreuse assistance de leur grâce et sont descendues au cœur d’un public enthousiaste.
Hervé Acosta, auteur, compositeur, interprète, est ensuite monté sur les planches.
Originaire de Séville, chanteur depuis 1984, Hervé Acosta est apparu égal à lui-même : une bête de scène, passionné par son art et aimant le public.
Cet habitant de Villetelle a aussi écrit une comédie musicale.
A Sussargues, la « Voix latine », comme est surnommé ce chanteur, a donné un aperçu de son répertoire espagnol mais aussi de son éclectisme en matière de variétés françaises avec les grands classiques de Dalida, Michel Sardou, Johny Halliday, Jean-Jacques Goldman et Mike Brant.
Hervé Acosta a pu prendre un bain de foule bien mérité à la fin de sa très appréciée prestation.
En cette mi-septembre, au cœur de l’été indien, la fraîcheur venait à peine de se poser sur Sussargues et sur cette nuit où le temps s’était un instant arrêté, par la magie de la danse, de la musique et de la voix.
Crédit photographique : Michel Chastaing
15:31 Publié dans Actualités, Associations, Auto/Moto, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Histoire, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport, Tauromachie, Traditions, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : fête des vendanges, spectacle, hervé acosta, estrellas del sur, sévillanes, convivialité, sussargues
25/09/2011
Des Primaires près de chez vous
Les dimanches 9 et 16 octobre, de 8 h à 18 h, les citoyens de Gauche pourront choisir démocratiquement leur représentant à l’élection présidentielle de 2012.
C’est une première historique en France : un grand parti s’en remet, en toute confiance, à ses électeurs et à ses sympathisants (plusieurs millions) au lieu de réserver cette désignation à ses seuls militants.
Les sondages nationaux annoncent près de 4 millions de participants, ce qui serait un grand succès populaire.
Sont candidats (ordre du tirage au sort national) :
- Arnaud Montebourg
- Martine Aubry
- Jean-Michel Baylet
- Manuel Valls
- François Hollande
- Ségolène Royal
Les Primaires citoyennes des 9 et 16 octobre 2011 sont ouvertes à tous les citoyens :
- inscrits sur la liste électorale des votes républicains (plus les jeunes devant atteindre 18 ans avant la Présidentielle et inscrits par Internet avant le 13 juillet 2011) du moment qu’ils se rendent dans leur bureau de vote de rattachement (voir carte en bas de note et le site http://www.lesprimairescitoyennes.fr),
- qui adhèrent aux valeurs de gauche (une charte sera affichée à l’entrée du bureau de vote et l’émargement vaudra acceptation de son contenu),
- qui s’acquittent d’une contribution d’au minimum 1 euro pour participer aux frais du scrutin.
Le vote respectera strictement le modèle des votes républicains : vérification de l’identité, vote sous enveloppe, passage dans un isoloir, urne sous clefs, présence de délégués des candidats, destruction des listes électorales et d’émargement après le dépouillement (particularité des Primaires citoyennes), proclamation publique des résultats, centralisation sécurisée des résultats.
Le vote par procuration n’est pas admis.
Le scrutin comprendra deux tours (sauf si un candidat atteint la majorité absolue à l’issue du premier tour), respectivement les dimanches 9 et 16 octobre 2011, ouvert aux seuls citoyens inscrits sur la liste électorale ou la liste complémentaire de Clapiers : aucune inscription ne pourra se faire sur le bureau de vote.
189 bureaux de vote sont prévus dans l’Hérault et environ 10.000 en France.
Les grandes villes auront plusieurs bureaux de vote :
- 2 respectivement à Bédarieux, Ganges, Clermont-l’Hérault ou encore à Lodève, où à chaque fois un bureau sera réservé à la ville-centre et un second dédié aux communes périphériques,
- 2 à Mèze, 3 à Lunel, 4 à Mauguio, 4 à Frontignan, 4 en Agde, 4 à Sète, 8 à Béziers et enfin 60 à Montpellier.
Les villes moyennes, essentiellement regroupées autour de Béziers et de Montpellier, seront dotées d’un bureau de vote unique (même lorsqu’elles connaissent plusieurs points de vote lors des élections républicaines).
Enfin, les électeurs des petites communes seront rattachés à un bureau de vote dans une commune proche.
La carte de la géographie politique du vote, en fin de la présente note, donne une idée de la densité des points de vote, traduisant bien une volonté de proximité afin de favoriser au mieux l’expression du peuple de Gauche.
A part dans le Nord-Est de Montpellier où notamment les communes de Guzargues et de Galargues ont été manifestement confondues, les rattachements géographiques sont cohérents.
108 communes de l’Hérault, sur 343 au total, ont au moins un bureau de vote.
Pour connaître la localisation exacte de son bureau de vote de rattachement, le mieux est de visiter le site : http://www.lesprimairescitoyennes.fr
Le site donne l’adresse précise du bureau de vote de rattachement, à partir du code postal, voire du nom du bureau de vote républicain habituel dans les grandes villes (table de correspondance).
Beaucoup de sections socialistes vont éditer des tracts informatifs, ciblés sur leur village ou leur canton en milieu rural, afin d’éclairer au mieux la population.
L’expression populaire fera suite au débat démocratique animé par les 6 candidats partout en France sur les priorités du programme de gouvernement de la France.
Le Parti Socialiste a misé sur un processus de désignation moderne, ouvert et transparent, exemplaire sur le plan démocratique.
Une grande adhésion populaire des citoyens et des militants de Gauche aux « Primaires citoyennes » sera annonciatrice d’une dynamique de succès permettant de porter, en mai 2012, un Président de Gauche à la Présidence de la République.

21:28 Publié dans Actualités, Associations, Auto/Moto, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Histoire, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport, Tauromachie, Traditions, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : primaires citoyennes, présidentielle, gauche, parti socialiste, candidats, élection présidentielle, bureau de vote, élections républicaines, hérault
20/09/2011
Projet de dédoublement de l’A9 à Montpellier
Le projet de « Déplacement de l’Autoroute A9 au droit de Montpellier » vise à améliorer la fluidité du trafic (saturation fréquente) et à restaurer la sécurité (forte accidentologie).
Ce projet a fait l’objet ces derniers mois d’une concertation publique, organisée par la Commission Nationale de Débat Public.
La « Future A9 », demeurant une autoroute à péage vouée au trafic de transit, serait déplacée plus au Sud au droit de Montpellier entre Saint-Jean de Védas et Vendargues tandis que l’actuelle emprise serait affectée au seul trafic local.
Bien entendu, le coût d’entretien de ce contournement Sud de Montpellier relèverait des financements de l’Agglo de Montpellier et dans une moindre mesure, compte tenu des usagers concernés, du Département de l’Hérault et de la Région Languedoc-Roussillon.
La question des péages sur les boulevards urbains, c’est-à-dire la participation des usagers aux frais d’entretien, tabou à ce jour, se posera peut-être dans les années à venir comme un instrument de régulation et de réduction du trafic automobile non indispensable.
Le doublement de l’A9 vise en fait 3 objectifs :
- Séparation des flux de transit et de desserte locale,
- Connexion des différents systèmes de transport et réseaux routiers,
- Sécurisation de l’A9.
Pour les décideurs locaux, le projet de déplacement de l’Autoroute A9 au droit de Montpellier doit être appréhendé dans le cadre plus global des déplacements urbains, intégrant les modes doux (à pied, à vélo), les transports en commun (bus de ville, Bus à Haut Niveau de Service, Tramway, Train Express Régional) et les voies routières existantes ou projetées.
Le Tramway connaît un grand succès technique et commercial à Montpellier : 135.000 voyageurs par jours de semaine en période scolaire pour la Ligne 1, 60.000 pour la Ligne 2, une estimation globale de 75.000 + 14.000 pour la Ligne 3 complétée par la Ligne 4 semi-circulaire (« ring »), toutes deux livrées début 2012.
Cette politique volontariste menée par les édiles socialistes dotera Montpellier dès 2012 du premier réseau français de Tramway par sa longueur, soit 58 km !
Une ligne 5 entre le Stade Yves du manoir et Clapiers (avant des extensions respectivement vers Lavérune et Prades le Lez) viendra compléter ce dispositif dès 2018 tandis que les prochaines lignes destinées à desservir des zones plus lointaines profiteront d’une nouvelle technologie permettant de porter la vitesse de pointe de 70 km/h à 100 km/h.
Bref, le Tramway assurera avec efficacité le transport de masse à Montpellier et dans sa proche périphérie (Saint-Jean de Védas, Lattes, Castelnau le Lez notamment).
Cependant, il ne résoudra pas les besoins des habitants des communes plus lointaines de Montpellier (la « grande agglomération » qui correspond au bassin de vie) contrairement à l’Autoroute A9 doublée qui elle accélèrera singulièrement les déplacements.
Sont notamment concernés à l’Ouest (20.000 véhicules/jour), Frontignan, tout le Sétois et surtout à l’Est (55.000 véhicules/jour), Montaud, Saint-Drézéry, Castries, Saint-Geniès des Mourgues, Saint-Christol, pour ne citer que quelques communes, et tout le Lunellois.
Pour ces habitants, nombreux à travailler, à consommer et à se divertir à « Montpellier », la congestion du trafic devient inquiétante et même dangereuse tant les différences de vitesse, les risques de cisaillement et de ralentissements intempestifs se multiplient.
Bien sûr, la décision prise par le Préfet de réduire la vitesse à 110 km/h est une excellente mesure qui permet une diminution de l’émission des gaz à effet de serre, une régulation du flux et une minoration de la dangerosité.
Bien sûr que l’on peut plaider pour une réduction à 90 km/h (et même à 70 km/h au droit des échangeurs les plus saturés) mais il n’en demeure pas moins que des embouteillages se forment toujours, matin et soir, aux différents sorties.
L’aménagement des échangeurs, pour la plupart incomplets (des demis échangeurs en fait) ne fera pas disparaître comme un coup de baguette magique les goulots d’étranglement lors des connexions sur les voies urbaines.
La saturation du trafic et cette inquiétante coexistence de voitures arrêtées sur la voie de droite avec un trafic à grande vitesse sur les autres voies nécessitent des solutions durables et efficaces.
Si la Vallée du Rhône enregistre un trafic autoroutier moyen d’environ 70.000 véhicules par an, au droit de Montpellier ce chiffre se monte en effet au record de 100.000 et même 140.000 en été !
Le tronçon entre Nîmes et Montpellier est aussi très chargé (85.000) comme le tronçon Béziers-Montpellier (75.000) mais loin derrière le tronçon gratuit au droit de Montpellier évoqué ci-dessus (100.000).
A titre de comparaison, le Viaduc de Millau voit passer en moyenne annuelle 15.000 véhicules seulement !
Le tronçon autoroutier Avignon-Marseille n’atteint pas 60.000, Narbonne-Toulouse pas 40.000 et le trafic au Perthus pas 40.000 non plus.
Au droit de Montpellier se pose le problème de la conjonction :
- du trafic de transit avec notamment la multiplication des poids lourds (15.000 par jour),
- du trafic pendulaire radial entre Lunel et Béziers,
- du trafic local en fort accroissement.
Pour éviter son asphyxie, Montpellier a donc besoin d’un contournement Sud indépendant de l’Autoroute actuelle d’où le projet proposé à la concertation publique.
En effet, la capitale régionale souffre d’un manque de périphérique qui se dessine toutefois au Nord avec la Liaison Intercommunale d’Evitement Nord et la RD 65 dont les aménagements respectifs devraient être terminés d’ici une dizaine d’années.
Certes, la création de la Ligne Grande Vitesse, permettant le trafic ferroviaire à la fois voyageurs et fret, libèrera des fréquences pour un Train Express Régional à forte fréquence, ce qui aura un effet bénéfique en terme de réduction de la circulation automobile.
Certes, le Plan de Déplacement Urbain de la Communauté d’Agglomération de Montpellier prévoit un fort développement des déplacements à pied et à vélo.
Il n’en reste pas moins qu’une autoroute, limitée à la vitesse modérée de 70 - 90 km/h et dédiée au trafic local, est l’assurance de déplacements rapides y compris pour des lignes de transport en commun qui l’emprunteraient ou des futures générations de véhicules individuels plus propres (au biogaz, à la pile de combustible ou électriques).
Les déplacements sont partie intégrante de notre mode vie et sont nécessaires au développement économique.
Encore faut-il que ces flux n’engendrent pas des nuisances insupportables pour l’environnement (une vitesse stabilisée génère heureusement incomparablement moins de polluants que de longs moments passés dans des bouchons) et pour les riverains (le dossier présenté à la concertation publique acte la mise aux normes en terme de protection phonique de l’autoroute actuelle une fois dédiée au transit local).
Il est d’ailleurs prévu que le concessionnaire de l’ouvrage, en l’occurrence Autoroutes du Sud de la France, finance sur ses propres deniers la requalification du boulevard urbain (bassins de rétention des eaux pluviales, aménagement des échangeurs, installation de dispositifs anti-bruit).
La concertation publique a porté sur le « Doublement court »,.
Le « Doublement long » quant à lui est défendu par les Collectivités territoriales (Ville de Montpellier, Communauté d’Agglomération de Montpellier, Département de l’Hérault, Languedoc-Roussillon) : il a fait l’objet précédemment d’un avis négatif des commissaires enquêteurs.
Il est aussi intéressant de connaître la position d’au moins une association.
En l’occurrence, l’Association de défense de la qualité de vie et de l’environnement de Baillargues a été créée en 2002.
Elle fédère de nombreux habitants du secteur et a été très active.
Cette association est, en ce qui la concerne, est opposée au doublement long initialement proposé par l’Etat (d’une longueur de 22 km entre Saint-Jean-de Védas et Baillargues) car ce projet n’intègre ni un nouvel échangeur à l’Est de Saint-Brès, loin de l’urbanisation, ni la déviation de la RN 113 au droit du secteur Baillargues-Saint-Brès et impose enfin la construction d’une nouvelle gare de péage comprenant 15 postes, au Nord de Baillargues avec des vents dominants susceptibles de pousser les nuisances olfactives et sonores .
Il faut aussi préciser que l’option « Doublement court » en 2 x 2 voies « simple » a été abandonnée par l’Etat pour insuffisance de débit (90.000 véhicules/jour attendus en pointe dont environ 20 % de trafic poids lourds).
C’est en fait une 2 x 2 voies « accompagnée d’une gestion dynamique de la bande d’arrêt d’urgence » qui est proposée par l’Etat à la concertation publique.
L’ouvrage, dit « Future A9 », est prévu entre les échangeurs de Saint-Jean de Védas et du Zénith-Millénaire, sur un développé de 11 km, avec un trafic annuel moyen à absorber de 60.000 véhicules/jour.
Ces travaux de création de la « Nouvelle A9 » ne pouvant pas intervenir avant un délai de 6 à 9 ans au minimum, se pose dès aujourd’hui la question cruciale des améliorations de gestion du trafic, au travers notamment de compléments d’échangeurs, à charge de l’Etat ou du concessionnaire actuel, Autoroutes du Sud de la France.
Si le doublement court de l’A9 paraît inéluctable, pour des raisons de fluidité et d’accidentologie, sans que le terme de sa réalisation ne soit connu avec certitude, il est important que les citoyens et les élus locaux redoublent en parallèle de zèle concernant le développement du transport en commun et des déplacements doux.
Ce serait en effet une erreur de se reposer sur ce projet autoroutier pour résoudre tous les embarras de la circulation à « Montpellier ».
En outre, pour éviter d’investir dans des équipements surdimensionnés, saturés seulement aux heures de pointe matin et soir, il serait aussi nécessaire d’avoir une réflexion sérieuse sur la gestion des temps : est-il utopique d’imaginer des décalages horaires d’entrée et de sortie dans les grandes entreprises, les commerces, les hôpitaux, les lycées et les universités ?
Le doublement de l’autoroute A9 dans sa version courte - celle qui a le plus de chance d’aboutir – semble être le meilleur compromis, économique et environnemental, pour éviter l’asphyxie de Montpellier.
Cet aménagement demeure dans le sillon déjà impacté par les grands équipements de transport (A9, voie de chemin de fer, future LGV), avec certes comme corollaire un impact non négligeable sur le foncier au Sud de Montpellier.
En contrepartie, ces travaux auront un effet bénéfique au Nord de Montpellier en minorant le trafic de transit empruntant à ce jour la RD 65, notamment celui de l’A750, dite autoroute du Massif Central.
Il sera possible d’interdire le trafic poids lourds de transit sur ce boulevard urbain, d’ores et déjà limité à une vitesse de 70 km/h, au motif qu’il traverse les quartiers résidentiels de Montpellier-Nord et de plusieurs villages,
Enfin, la réalisation effective du doublement de l’A9 au droit de Montpellier chassera une dangereuse épée de Damoclès qui pesait sur les communes des garrigues : il s’agit de l’« Autoroute du Piémont » portée par les députés de Droite il n’y a pas si longtemps que ça et qui préconisaient l’ouverture d’une nouvelle autoroute, dite A 9, entre Valence, via Alès, et Narbonne, en passant notamment au Nord de Montpellier dans des secteurs résidentiels.
Il suffit de lire une partie de la réponse de la CPDP (l’équivalent de la CNDP aujourd’hui) à la question posée par un habitant de Sauve, le 24/05/2006, pour comprendre à quel massacre les communes du Nord de Montpellier semblent avoir échappé.
« Le projet quitterait la vallée du Rhône à partir de Loriol, puis se dirigerait vers Alès, traverserait le pays de l'Ardèche pour atteindre le Gard, passerait au droit de Privas, Aubenas et Alès, en restant en piémont des Cévennes puis des monts du Minervois, avant de se raccorder sur l'A9 au sud de Narbonne.
Cette autoroute, qui capterait en 2020 entre 5.000 et 11.000 véhicules par jour en moyenne annuelle, aurait un profil en travers à 2 x 2 voies. En outre, elle s’inscrirait dans des milieux sensibles et aujourd’hui préservés (nombreuses zones classées Natura 2000, notamment les garrigues du Montpelliérais, les zones humides du Narbonnais et le massif de Fontfroide, la moyenne vallée de l’Ardèche, les bois de Païolive et des Barthes) en y introduisant un effet de coupure, ainsi que des émissions de polluants. Elle traverserait également des zones très sensibles aux crues rapides des cours d’eau cévenols. Pour autant, elle ne se traduirait pas par un gain environnemental sur les autoroutes existantes et couperait en deux une des plus vastes « zones de tranquillité » de la région. »

Réseau du Tramway à "Montpellier" à l'horizon 2020
(Source : Agglomération de Montpellier)
Trafic autoroutier moyen annuel sur l'A9 (Source ASF)
Schéma du système multimodal de déplacement à terme
Emplacements des différents raccordements et équipements de transport
Documents extraits du dossier de concertation publique (Source : CNDB)
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16/09/2011
Inauguration de la nouvelle crèche du Crès
La Commune du Crès vient de se doter d’un équipement public de grande classe pour accueillir dignement la petite enfance.
La Crèche « Les Marguerites » a ainsi été inaugurée le vendredi 2 septembre 2011 en présence de nombreux officiels, parents et habitants du village.
Le nom a été choisi en fonction du prénom partagé par plusieurs Cressoises engagées dans la création de la première crèche dès 1975, notamment Mesdames Garidou et Vermillard.
La dénomination vient donc honorer leur action.
L’établissement offre d’ores et déjà 65 places, en crèche principalement mais aussi en halte-garderie.
Cette capacité d’accueil est extensible à 90 places à moyen terme.
Pour la Commune du Crès, il s’agit d’accompagner son dynamisme démographique (bientôt 8.000 habitants), notamment suite à la livraison du quartier de Maumarin.
C’est l’ancien Centre de loisirs maintenant délocalisé aux écoles qui a servi de support à une rénovation et une extension.
La précédente crèche était située près de l’ensemble de services municipaux Fernand Rouché.
L’édification de la nouvelle crèche s’est faite sous maîtrise d’ouvrage de la Commune du Crès qui en tant que propriétaire loue le bâtiment à l’association familiale « Les Marguerites ».
Cette dernière, présidée par Jean-Claude Christol, gère la crèche.
Ce sont donc des parents qui administrent l’établissement et prennent les grandes décisions, en terme de personnel comme de modalités d’accueil des enfants.
L’Association familiale « Les Marguerites » adhère à « Collectif 34 » une structure qui fédère 40 crèches familiales dans l’Hérault et qui permet de mutualiser des expériences, des compétences et des ressources.
La Municipalité subventionne le fonctionnement de la crèche Cressoise en participant au prix de la journée d’accueil, suivant sa politique sociale.
L’aménagement du nouveau bâtiment a pris 18 mois et coûté 2,8 millions d’€ TTC dont 30.000 € couverts par le Conseil Général de l’Hérault et 442.500 € apportés par la Caisse d’Allocations Familiales de Montpellier.
Cette importante dernière part est issue des cotisations sociales prélevées sur les entreprises et sur les salariés, c’est-à-dire globalement sur le travail.
Le solde, près de 2,4 M€ est couvert par les collectivités locales, c’est-à-dire par les impôts locaux (taxe d’habitation, taxe foncière, taxe professionnelle ou prélèvements l’ayant remplacée).
Montpellier Agglomération a financé quant à elle cet équipement à hauteur de 100.000 € dans le cadre de sa politique de soutien aux communes adhérentes dans le cadre des Projets d’Intérêt Commun.
Le besoin de garde d’enfants en bas âge est très fort dans la périphérie de Montpellier, avec une demande qui couvre maintenant des horaires atypiques (travail tard le soir, de nuit et le week-end).
Le mode de garde collectif est de plus en plus prisé par les parents, avec toutefois l’alternative des assistantes maternelles, souvent regroupées en RAM (Réseau d’assistantes maternelles).
A la Crèche « Les Marguerites », les enfants sont classiquement répartis en sections de « Petits », « Moyens » et « Grands » et sous les vocables respectifs plus originaux : Coccinelle, Abeille et Papillon.
La Directrice de la Crèche, Catherine Chiveau, le Maire et Conseiller général du Crès, Pierre Bonnal, vont pouvoir dorénavant offrir aux enfants en bas âge du village un service de grande qualité.
Le bâtiment conçu par Pascale Chaumont, Architecte DPLG établie à Montferrier sur Lez, totalement en rez-de-chaussée, sur un grand terrain particulièrement bien viabilisé, donne à la vue une ligne moderne.
Au-delà des grandes baies vitrées, d’un éclairage naturel soigné, des vastes espaces, des locaux techniques performants, la qualité du mobilier, très coloré, la présence de nombreuses structures de jeux qu’on a plus l’habitude de trouver à l’extérieur et celle d’une salle dédiée aux jeux d’eau sont les éléments les plus marquants pour le visiteur.
Le bâtiment respecte les préconisations de la Réglementation thermique (RT 2012), notamment en ce qui concerne le confort d’été, sans nécessité de s’équiper en climatisation.
Les parents amènent déjà, depuis le 23 août 2011, leurs enfants.
Ils sont grandement satisfaits de cet équipement souhaité par la Municipalité du Crès et qui a mobilisé, en travail d’équipe autour du premier magistrat Pierre Bonnal, l’action conjointe de nombreux adjoints au maire : notamment Maryèle Bermond et Véronique Irigoyemborde, déléguées à la Solidarité (famille, action sociale et périscolaire), Eliette Amico, déléguée à la Jeunesse, Brigitte Pau, déléguée aux Travaux publics, Bernard Jean, délégué aux finances et Francis Miloszyk, délégué à l’Urbanisme.
Crédit photographique : Michel Chastaing
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04/09/2011
5ème Festival de la Tomate à Clapiers
Le Festival de la Tomate en est déjà à sa 5ème édition.
Les visiteurs sont attendus ce dimanche 4 septembre 2011 de 9 heures à 17 heures.
L’entrée est, comme les années précédentes, gratuite.
Cette manifestation a attiré près de 8.000 personnes en 2010.
Elle offre une vitrine des petits producteurs locaux.
Le consommateur est en effet de plus en plus coupé du paysan par l’industrie de l’agro-alimentaire qui s’approvisionne en matière première agricole produite en masse et par la grande distribution qui vend des produits alimentaires standardisés.
Le consommateur est focalisé par la publicité sur le produit.
Le producteur disparaît progressivement du paysage.
L’origine des produits agricoles est volontairement brouillée : mélange de cafés, mix de fèves de cacao, plats préparés issus de recettes où les huiles et d’autres composants sont interchangeables en fonction de leur cotation sur les marchés à terme de denrées alimentaires, « importation d’importations » avec passage dans un pays intermédiaire permettant de blanchir une provenance, etc.
Au Festival de la Tomate, au contraire, le producteur est présent.
Sa production provient d’un terroir proche, de façons culturales issues de l’agro-écologie, d’une réflexion personnelle et souvent d’un cheminement personnel pour ces petits agriculteurs souvent issus d’une reconversion professionnelle.
Le marché paysan regroupant près de 50 producteurs offre donc une image humaine du travail, de la passion dont sont issus les produits.
Fruits, légumes, pains, miels, produits transformés : toute la variété des productions locales est représentée.
L’organisation de la manifestation a la particularité d’associer des institutionnels (Ville de Clapiers, Communauté d’agglomération de Montpellier, subvention de la Région Languedoc-Roussillon avec Sud de France) et des acteurs associatifs (Association des Marchés paysans de l’Hérault et Association Terres Vivantes).
Le Festival de la tomate est aussi la vitrine de structures associatives locales, départementales et régionales : Mohicans, Radio Terra One, Passion Tomate, Vent Marin, Jardins de Tara, CIVAM Racine, Touselle, Terre de Liens Languedoc-Roussillon, ADEAR Languedoc-Rousslon, Slow Food Languedoc-Roussillon, etc.
Et comme cet événement d’importance régionale ne doit pas oublier son ancrage local, les enfants du Centre aéré local font, de 10 h à midi, déguster le coulis de tomate qu’ils ont préparé lors de la visite d’une maraîchère de Castries (Claire Bonnin), l’association devant gérer les jardins familiaux Al’Ort tient la buvette et la Municipalité tient un stand d’animation sur l’Agenda 21 en cours d’élaboration à Clapiers.
Ce type de manifestation fait appel aux Services techniques des collectivités territoriales mais aussi à de nombreux bénévoles, souvent anonymes mais dont l’implication est fondamentale.
Enfin, il est d’une grande importance se sente bien.
Aussi l’ambiance n’est pas mercantile, des espaces de repos et de restauration sont prévus.
Il est possible de prendre un repas sur place en achetant des produits sur le marché paysan et auprès des stands spécialisés (moules et huîtres, crêpes, jus de fruits, etc.).
Bref une journée détendue, éducative et authentique pour se rapprocher de ses paysans qui nourrissent la Terre.


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01/09/2011
La sismicité dans le département de l’Hérault
Dans le cadre de la prévention des risques majeurs, les Services de l’Etat travaillent actuellement sur le risque sismique.
La France n’est certes pas connue pour la fréquence et l’intensité des tremblements de terre du fait de la tectonique des plaques sous-jacente.
Les Alpes, les Pyrénées (niveau d’aléa fort à moyen) et les Antilles (niveau d’aléa fort) sont toutefois tout particulièrement concernées.
Les séismes résultent de mouvements brusques des terrains en profondeur ce qui génère des vibrations quelquefois destructrices.
Les tremblements de terre sont quantifiés par leur magnitude et leur intensité.
La magnitude se mesure sur l’échelle de Richter.
Elle estime l’énergie libérée par le séisme : plus ce dernier est puissant et plus la durée des vibrations est longue, allant de quelques secondes à plus d’une minute.
L’intensité caractérise les effets du séisme sur l’homme, les constructions et l’environnement (échelle de I à XII avec un impact en général décroissant au fur et à mesure qu’on s’éloigne de l’épicentre).
Le département de l’Hérault est, en ce qui le concerne, peu menacé par les tremblements de terre mais il peut subir les contrecoups de séismes dont l’épicentre se situe à distance.
Environ 4 tremblements de terre de magnitude faible y sont enregistrés tous les ans.
Historiquement, depuis 1836, 22 séismes d’importance ont été ressentis dans l’Hérault.
Quelques exemples avec ceux de :
- Camplong d’Aude (Corbières), le 26/06/1950, ressenti à Capestang et en Agde, d’intensité VI / VII à l’épicentre et VI localement,
- Lambesc (près d’Aix en Provence), le 11/06/1909, d’intensité VIII / IX à l’épicentre et VI localement,
- Bédarieux, le 16/08/1907, d’intensité V,
- Montagnac, le 04/04/1786, d’intensité V.
Les séismes les plus importants connus dans l’Hérault sont donc limités à une intensité de VI (grande frayeur des personnes et quelques fissures dans les murs).
D’une manière générale, la lutte contre les séismes, phénomène naturel inévitable, très difficilement prévisible et irrépressible, consiste à réduire la vulnérabilité des biens (constructions parasismiques) et des personnes (culture du risque).
Les forces de sécurité civile se préparent à la crise.
Il est important de connaître l’aléa (probabilité qu’un événement d’une certaine importance se produise en lieu donné) et de le croiser spatialement avec les enjeux (présence de biens et de personnes) ce qui permet d’éditer des cartes de risques.
Nouveau zonage sismique
Cette carte, établie au niveau national, a été révisée et le nouveau zonage sismique réglementaire est applicable depuis le 1er mai 2011.
Elle délimite 5 zones de sismicité en fonction du risque encouru : 1 (très faible), 2 (faible), 3 (modéré), 4 (moyen) et 5 (fort).
Le département de l’Hérault est classé essentiellement en zone 2, excepté les zones lagunaires et les Hauts-Cantons (grosso modo les cantons de La Salvetat sur Agout, Saint-Pons de Thomières, Olargues, Saint-Gervais sur Mare, Bédarieux, Lunas, Le Caylar et pour leur partie Nord, Olonzac, Saint-Chinian, Murviel les Béziers, Roujan, Clermont l’Hérault et Lodève), classés en zone 1.
Règles de construction parasismique
Le département de l’Hérault n’était pas jusqu’à présent concerné par les contraintes liées à la prise en compte du risque sismicité.
Mais avec le nouveau zonage sismique, les constructions de la zone d’aléa « faible », zone 2, majoritaires dans l’Hérault, peuvent dorénavant être réglementées et ceux depuis le 1er mai 2011.
Les contraintes concernent les bâtiments dits « à risque normal », pour lesquels les conséquences d’un tremblement de terre sont limitées à la structure même du bâtiment et des occupants.
Des règles de construction antisismiques, harmonisées au niveau européen, regroupées sous le vocable « Eurocode 8 », s’appliquent :
- aux bâtiments neufs même si des règles forfaitaires sont prévues pour les constructions simples,
- aux gros travaux sur les bâtiments existants, un dimensionnement avec une minoration de 60 % sur l’action sismique étant alors préconisé.
Le paramètre choisi pour quantifier l’action sismique est « l’accélération du sol au rocher », le sol rocheux étant pris comme référence.
Plus l’accélération est grande et plus les vibrations sont dévastatrices : 0,4 m/s² pour un aléa « Très faible », 0,7 m/s² pour un aléa « Faible », 1,1 m/s² pour un aléa « Modéré », 1,6 m/s² pour un aléa « Moyen » et enfin 3,0 m/s² pour un aléa « Fort ».
La nature du sol influe aussi sur l’intensité du séisme.
En effet, les sols mous ont tendance à amplifier la sollicitation sismique, les ondes se réfléchissant.
Cinq classes de sols, de type rocheux jusqu’au sol mou, sont définies avec des coefficients respectivement égaux à 1,0 - 1,35 - 1,5 - 1,6 et 1,8, pour les zones 1 à 4.
Le pouvoir réglementaire a en outre souhaité tenir compte du risque créé intrinsèquement par un bâtiment.
5 catégories existent : I pour des bâtiments sans activité humaine, II pour les habitations individuelles, les établissements recevant peu de public ou peu hauts, III pour des bâtiments notamment de plus de 28 mètres, scolaires, pouvant recevant plus de 300 personnes, IV pour les bâtiments de défense nationale, de sécurité civile, assurant des télécommunications, de la distribution d’eau, etc.
Evidemment, les contraintes de l’« Eurocode 8 » sont croissantes en fonction du risque encouru.
Les exigences sur le bâti neuf dépendent de la catégorie d’importance du bâtiment et de la zone de sismicité.
Pour l’Hérault, aucune exigence n’est fixée en zone de sismicité 1.
En zone de sismicité 2, seuls les bâtiments de classe d’importance III et IV sont visés, ce qui épargne de contraintes l’essentiel des nouvelles constructions, notamment celles des particuliers.
Les constructeurs doivent prévoir des structures de bâtiments respectant les nouvelles normes pour le neuf.
En zone 2, d’aléa faible, couvrant l’essentiel du département de l’Hérault, les nouvelles contraintes s’appliquent aussi aux extensions dépassant 30 % de la surface initiale.
Globalement, pour limiter le risque sismique, il s’agit de réaliser une étude géotechnique, de tenir compte de la nature du sol, de se protéger des risques d’éboulement et de glissement de terrain, de privilégier des formes architecturales simples, de fractionner les bâtiments en les séparant par des joints appropriés, de limiter les effets de torsion, d’assurer la reprise des efforts sismiques en apportant plus de rigidité aux structures, de fixer les éléments non structuraux comme les cloisons, les plafonds suspendus, les luminaires, les cheminées (c’est obligatoire dans l’Hérault en zone de sismicité 2 pour les bâtiments classés en catégories III et IV) et enfin de soigner la mise en œuvre.
Le constructeur doit fournir deux attestations de conformité rédigée par un contrôleur technique : la première au moment de la demande de permis de construire et la seconde à l’issue de l’achèvement des travaux.
C’est donc l’attention portée au triptyque Implantation / Conception / Exécution qui conduit à une construction parasismique, sécurisante en cas de catastrophe naturelle.
Plan de prévention des risques sismiques
Enfin, des plans de prévention des risques sismiques (micro zonage, prescriptions de diagnostics et de travaux) peuvent être établis à l’échelle d’une commune afin de réduire le risque sismique sur son territoire.
Compte tenu de la faiblesse du risque de tremblement de terre sur l’Hérault, cet outil est plus théorique localement que nécessaire, contrairement aux plans de prévention des risques feux de forêts ou encore inondations.
Le site Internet du « Plan séisme », créé dans le cadre du programme national de prévention du risque sismique, est accessible à l’adresse : http://www.planseisme.fr

08:48 Publié dans Actualités, Associations, Auto/Moto, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Histoire, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport, Tauromachie, Traditions, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : séisme, risques majeurs, tremblement de terre, catastrophe naturelle, épicentre, magnitude, culture du risque, eurocode 8, plan séisme
25/08/2011
Finance internationale : la fin d’un monde
Ces dernières années, seuls quelques pays au Monde pouvaient se targuer d’avoir des finances saines.
Or, la confiance que les prêteurs leur réservaient est en train de chanceler.
La situation des autres pays ne s’est pas améliorée pour autant, au contraire.
C’est globalement, un emballement du crédit au niveau mondial disproportionné par rapport à la création de richesse réelle qui pose problème.
Les financiers internationaux voient donc se refermer sur eux un piège : il ne va bientôt plus exister de placements sans risques !
Fini les placements auprès de quelques états parfaitement solvables !
Le monde de la finance découvre la généralisation de l’insécurité.
Jusqu’à présent, le marché des placements était segmenté en fonction du risque.
Ce risque était particulièrement faible avec les puissances publiques, contrairement à celui pris avec des investisseurs ou des particuliers.
Ce risque de prêt à des états était considéré comme nul pour certains pays riches : Etats-Unis, Canada, Australie, Grande-Bretagne, France, Luxembourg, Pays-Pays, Danemark, Allemagne, Suède, Norvège, Suisse.
La zone Euro était bien évidemment sur représentée, cette monnaie étant jusqu’alors une excellente garantie pour les prêteurs.
En mai 2010, l’Agence de notation Standard and Poors classait ces pays en AAA (zéro risque).
Ensuite venaient des pays un peu moins convaincants quant à leur capacité de remboursement : Belgique, Irlande, Espagne et Arabie Saoudite.
Puis, le groupe de l’Italie, Portugal, Irlande, Pologne, Tchéquie, Slovaquie, Pays Baltes, Lesotho, Lybie, Yémen du Nord, Corée du Sud et Chine.
Le Brésil, l’Inde, le Mexique, la Turquie, l’Egypte, l’Afrique du Sud, la Russie – excusez du peu ! – et pire encore la Biélorussie et l’Ukraine, l’Argentine, le Nigéria, étaient déjà considérés comme offrant des placements dits spéculatifs.
Quant à l’écrasante majorité des pays de l’Afrique et du Moyen-Orient, l’agence de notation Standard and Poors considéraient déjà en mai 2010 qu’ils n’offraient aucune garantie et donc qu’il n’était même pas envisageable à un opérateur privé de leur prêter de l’argent.
Autant dire que le microcosme de la finance internationale n’a pas brillé ces dernières années pour les risques qu’elle prenait !!!
Les Chinois notamment, beaucoup de dictateurs, les fonds de pension plaçaient tranquillement une grande partie de leur argent auprès des Etats-Unis notamment.
Mais avec la dégradation de la note des Etats-Unis, du Portugal, de la Grèce notamment, la réalité devient subitement plus conforme à ce qu’on attend d’un prêteur : justifier de l’intérêt qu’il perçoit en contrepartie d’un risque de perte en capital.
Les prêteurs se nourrissent d’une partie de la richesse économique réelle : cette dernière augmente à un rythme annuel de l’ordre de 2,5 % (multiplication par 1,6 en 20 ans) tandis que pour entretenir cette croissance la masse monétaire en circulation augmente au rythme annuel de 6 % par an (multiplication par 3,2 en 20 ans).
Il est clair qu’au bout de 20 ans, cette réalité entraîne logiquement un prélèvement double de la sphère financière (au profit des rentiers) sur la sphère économique réelle (au détriment des travailleurs.
Après quarante années de capitalisme ayant viré au libéralisme sauvage, la ponction est multipliée par 4 : autant dire que dans les années à venir, cette « rançon » deviendra insoutenable car finalement quasiment confiscatoire.
La richesse réelle, ce sont les salariés, les patrons actifs, les artisans, les commerçants, les agriculteurs et tous ceux qui travaillent bénévolement pour eux-mêmes ou pour autrui, qui la crée.
Chaque fois qu’une banque prête, elle crée de l’argent (de la masse monétaire) et vient gonfler la masse monétaire en circulation.
Or, la dette publique et la dette privée (celle des particuliers et des entreprises est globalement supérieure en France à la dette de l’Etat) atteignent des niveaux insoutenables.
Les ménages français payaient par exemple en moyenne près de 4.000 € par an aux prêteurs en début d’année 2011.
Au rythme d’augmentation actuel, ce serait 8.000 € dans 20 ans et au moins 20.000 € avec les taux d’intérêt pratiqués actuellement en Grèce.
Autant dire qu’il va falloir moins emprunter, ce qui va indéniablement freiner voire annihiler la croissance économique.
Les prêteurs devront se voir opposer, en cas de besoin, la contrepartie d’un soutien abusif à un acteur économique surendetté (c’est déjà le cas pour la Grèce avec ce que l’Union Européenne appelle la participation du secteur privé au règlement de la crise, en l’occurrence l’abandon d’une partie des créances).
Les prêts devront être encadrés pour éviter que les sommes disponibles aillent à la spéculation : les états pourraient par exemple être amenés à imposer aux banques un pourcentage d’encours pour l’immobilier, pour les prêts à la consommation et pour les investissements productifs des entreprises afin de réduire les prêts à ceux qui jouent en bourse.
Quant à la taxe Tobin, récemment évoquée par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, elle impacterait les transactions financières, c’est-à-dire seulement les mouvements d’argent (achat et vente d’actions, d’obligations, de produits d’assurances vie, etc.) ce qui aurait tendance à limiter la spéculation.
Toutefois, il ne faut pas oublier les énormes liquidités monétaires actuellement disponibles, notamment en Asie, qui dorment sur des comptes moyennant des intérêts journaliers.
Pour ces dernières, un impôt mondial sur le capital est à établir car de l’argent qui dort tout en ponctionnant les actifs n’est pas un moteur de l’économie !
Enfin, au vu de la crise financière qui repart, un nouveau sauvetage des banques (prêts des états pour les recapitaliser ce qui engendre de façon perverse une augmentation de la masse monétaire et donc de l’inflation agissant elle-même à la hausse sur les taux d’intérêt) ne serait plus ni politiquement, ni déontologiquement acceptable. En effet, l’argent public ne peut pas bénéficier de façon récurrente toujours aux mêmes (c’est contraire à l’égalité et donc inconstitutionnel dans les pays démocratiques), en l’occurrence des actionnaires privés.
Il s’agirait d’une rente aux rentiers !
Seul un apport en capital de la part des sauveteurs est honnêtement possible, c’est-à-dire des prises de participations minoritaires ou majoritaires (nationalisation si ce sauveteur est le contribuable, autrement dit l’Etat).
Il faut en effet bien comprendre que les banques (4.000 en Europe) ont reçu de la part des états le monopole de l’émission des crédits.
Ce monopole exorbitant qui les met à l’abri de la concurrence devrait avoir des contreparties, ce qui n’est pas suffisamment le cas en ce moment si ce n’est en terme de sécurisation (le ratio Mac Donough oblige les banques à ne prêter pas plus d’environ 8 fois l’équivalent de leurs fonds propres).
La bancarisation de l’économie oblige les opérateurs économiques à déposer leur argent sur le compte d’une banque : il s’agit là aussi d’un privilège.
Tout un chacun ne peut pas en effet être son propre banquier : cette situation peut être ressentie comme privative de liberté dans un monde soit disant libéral.
Enfin, est-il normal que le privilège de l’émission de la monnaie (octroi de prêts), historiquement prérogative régalienne des états, soit laissée à des opérateurs privés !
Les électeurs et leurs représentants doivent conserver leur liberté de choix !
Quand en plus, on sait qu’en France, l’Etat garantit les dépôts que les particuliers perdraient auprès d’une banque, on se demande bien quel est l’intérêt de laisser décider une poignée d’actionnaires privés qui ne prennent aucun risque mais peuvent en faire courir énormément aux autres.
L’idée de la nationalisation des banques en temps de crise aigüe ne relève donc pas de l’idéologie mais du pragmatisme et de l’efficacité économique.
Avec l’emballement de la dette, la fin de la niche sécurisante des prêts aux pays classés AAA, l’incapacité de l’économie réelle à faire face à une ponction toujours plus grande en terme d’intérêts financiers, les dérives des fonds de pension américains ou encore des fonds souverains aux mains de dictateurs, de dirigeants de pays non démocratiques, de mafias, les pratiques d’évasion fiscale qui constituent un vol organisé dans le portefeuille des actifs en ponctionnant une richesse nationale commune, la finance internationale est sur la corde raide.
Ses pratiques spéculatives, son manque de sang-froid, son nombrilisme, son affairisme et sa pénétration par des opérateurs relevant du crime organisé (argent sale issu de la prostitution, de la drogue, etc.) deviennent un danger pour ceux qui créent de la richesse et pour les états.
La finance internationale adopte des attitudes égoïstes et des positions agressives : à force de tendre une corde, à la fin elle casse et c’est ce qui va advenir dans les années qui viennent.
Bien sûr, les emprunteurs peuvent rembourser ou se voir saisir les garanties bien aléatoires laissées en gage (des actions, des obligations, de l’immobilier dont la valeur chute à la moindre crise !).
Mais, il sera aussi obligatoirement nécessaire que les détenteurs de capitaux non immobilisés acceptent une forte décote sur leurs avoirs pour assainir durablement leur secteur d’activité.
Leurs pertes et leurs appétits ne peuvent plus être comblés par ceux qui travaillent !
Il faudra aussi que l’on s’habitue à un robinet du crédit ouvert avec modération.
Il faudra relancer les solidarités familiales ou professionnelles : les Chinois se prêtent entre eux partout dans le Monde et les premières banques mutualistes françaises (devenus maintenant Crédit municipal, Crédit agricole, Crédit Mutuel, Société Générale et Caisse d’Epargne) sont nées de l’impossibilité pour les petites gens d’accéder au crédit.
La résolution de la crise passera sûrement par un retour aux valeurs de solidarité véhiculée par l’économie sociale et solidaire, foulées au pied par le libéralisme financier.
21:03 Publié dans Actualités, Associations, Auto/Moto, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Histoire, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport, Tauromachie, Traditions, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : crise financière, krach boursier, crise économique, spéculation, masse monétaire, liquidités, notation aaa, soutien abusif, abandon de créances
19/08/2011
Fête votive à Saint-Drézéry
Les fêtes votives battent leur plein dans l’Hérault tout l’été.
Celle de Saint-Drézéry s’est déroulée du 11 au 15 août 2011, grâce à l'action conjuguée des Services municipaux et du Comité des Fêtes, fort de nombreux bénévoles.
Ce village avait été douloureusement meurtri en 2010, avec le décès de Jean Rey-Robert, Conseiller municipal, lors du traditionnel encierro (retour des taureaux aux chars) du 15 août
Percuté par un taureau alors qu’il venait de donner le départ, projeté en arrière sur une bordure de trottoir, cet homme dévoué à la vie de sa commune est mort sur le coup.
Ce drame humain illustre la dangerosité intrinsèque à ce genre de manifestation et la légitimité des mesures de sécurité prises par les municipalités.
Au-delà du retentissement des bombes de début et de fin de manifestation taurine, de la généralisation des barrières beaucairoises qui empêchent les animaux de s’échapper, de l’interdiction d’aveugler taureaux et chevaux avec quelque « draperie » que ce soit, une annonce préalable sur les risques encourus a été faite à Saint-Drézéry, tout le long du parcours, en plusieurs langues.
Pour revenir à l’édition 2011 de la fête votive, elle a rassemblé, comme la tradition le veut : concours de boules, abrivados, encierros, bandidos, fête foraine et animations musico-dansantes.
Le défilé des bandes de jeunes (et de moins jeunes quelquefois) est un point fort du premier jour.
L’occasion d’affirmer au micro, devant les habitants du village et les autres festejaïres, l’état d’esprit devant régir les festivités : bonne humeur, respect d’autrui, amusement maîtrisé, communion entre générations, maîtrise de la consommation d’alcool et non violence.
Pour beaucoup de jeunes, le groupe est l’occasion de s’affirmer collectivement, d’avoir des expériences communes, de partager les plaisirs de la fête.
Le nom, le thème de l’habillement choisi, la façon d’être et de paraître sont issus d’une négociation plus ou moins explicite au sein de la bande : c’est l’apprentissage du bien grandir, du vivre ensemble, de la tolérance vis-à-vis des autres groupes constitués, de la vie en collectivité.
Compte tenu d’une plus facile et plus profonde proximité, c’est dans les petits villages que règne ainsi la meilleure ambiance de fête : apaisée, calme, détendue, pacifiste.
La foule attend le lâcher de taureaux dans les rues de Saint-Drézéry
Le concours de manades bat son plein
Les jeunes attrapaïres ont arrêté le taureau
Le défilé des bandes avec la banderole de la tradition en tête
Le paraître unifie le groupe intergénérationnel !
Une bande arrivée sur l'estrade en marge du Parc municipal
Une partie des bandes réunies sur les escaliers
du Château de Saint-Drézéry
Crédit photographique : Michel Chastaing
10:19 Publié dans Actualités, Associations, Auto/Moto, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Histoire, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport, Tauromachie, Traditions, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : fête votive, fête, fête sans armes, encierro, abrivado, concours pétanque, forains, saint-drézéry
14/08/2011
Cinéma de plein-air autour de Montpellier à Vendargues
Montpellier Agglomération a reconduit cette année encore l’opération « L’Agglo fait son cinéma », du 1er au 30 août 2011.
Chaque film (10 au total) est programmé 3 fois dans une des 31 communes de l’Agglomération de Montpellier.
Tous les films sont diffusés à 21 h 30 (voir programmation ci-dessous jusqu’à fin août 2011).
L'accès est libre et gratuit.
Le succès populaire est au rendez-vous.
Samedi 6 août, à Vendargues, place Espartinas, plus de 200 spectateurs se sont ainsi pressés et ont assisté à la projection - sur grand écran ! - du film « Le petit Nicolas », comédie familiale de Laurent Tirard.
Malgré un fin crachin franchement inhabituel en été, le spectacle a captivé, du début à la fin, l’assistance, avec ces réactions d’exubérance et ces manifestations de bonne humeur populaire qui existaient auparavant dans les salles sombres de quartier.
Il faut dire que le cinéma de plein-air attire familles, groupes d’amis, cinéphiles, estivants, réunis par le même plaisir, la même émotion.
Les spectateurs sont certes du village où s'effectue la projection mais affluent aussi en voisins.
Sous la voûte céleste, sombre mais néanmoins étoilée, écouter et voir un spectacle dehors n’a pas la même résonnance qu’en salle.
Le vent, les ombres, les bruits de la nuit (insectes, oiseaux, etc.) donnent une dimension supplémentaire au film.
Les uns se rappellent les films vus lors de séjours en camping, d’autres en colonies de vacances ou encore en milieu rural avec un projectionniste itinérant.
Le spectacle est grandi par la nature (parc, carrière) ou encore par le cadre architectural (cour de bâtiment public, arènes, place de village) : le visiteur découvre alors un lieu revisité par une œuvre cinématographique.
Un instant de bonheur éphémère dans un cadre de vie détourné de sa fonction première.
Programme à compter du 7 août 2011
|
Jour |
Film |
Commune |
Lieu |
|
Dimanche 7 août |
Le nom des gens |
Murviel lès Montpellier |
Esplanade |
|
Mardi 9 août |
Le nom des gens |
Sussargues |
Carrière Font d’Armand |
|
Jeudi 11 août |
Le nom des gens |
Lattes |
Esplanade du Mail à Maurin |
|
Lundi 8 août |
Alice au pays des merveilles |
Saint-Jean de Védas |
Place du Puits de Gaud |
|
Mercredi 10 août |
Alice au pays des merveilles |
Fabrègues |
Plan des Fêtes |
|
Vendredi 12 août |
Alice au pays des merveilles |
Montaud |
Stade de football |
|
Samedi 13 août |
Arrêtes-moi si tu peux |
Restinclières |
Espace Fêtes |
|
Lundi 15 août |
Arrêtes-moi si tu peux |
Grabels |
Espace Flotte |
|
Mercredi 17 août |
Arrêtes-moi si tu peux |
Saint-Georges d’Orques |
Parc Hippolyte Courty |
|
Dimanche 14 août |
Le secret des poignards volants |
Lavérune |
Parc du Château |
|
Mardi 16 août |
Le secret des poignards volants |
Clapiers |
Parc municipal Claude Leenhardt |
|
Jeudi 18 août |
Le secret des poignards volants |
Castries |
Domaine de Fondespierres |
|
Vendredi 19 août |
Gran Torino |
Pérols |
Arènes |
|
Dimanche 21 août |
Gran Torino |
Saint-Drézéry |
Parc municipal |
|
Mardi 23 août |
Gran Torino |
Pignan |
Parc du Château |
|
Samedi 20 août |
Benda Bilili ! |
Prades le Lez |
Place du Marché |
|
Lundi 22 août |
Benda Bilili ! |
Saussan |
Cour de l’école |
|
Mercredi 24 août |
Benda Bilili ! |
Saint-Brès |
Parking de la Mairie |
|
Jeudi 25 août |
Looking for Eric |
Villeneuve lès Maguelone |
Arènes |
|
Samedi 27 août |
Looking for Eric |
Baillargues |
Arènes |
|
Lundi 29 août |
Looking for Eric |
Castelnau le Lez |
Parc de Monplaisir |
|
Vendredi 26 août |
Le voyage de Chihiro |
Juvignac |
Place Saint-Michel |
|
Dimanche 28 août |
Le voyage de Chihiro |
Cournonsec |
Esplanade |
|
Mardi 30 août |
Le voyage de Chihiro |
Jacou |
Parc de Bocaud |
Projection du film "Le Petit Nicolas" à Vendargues le 6 août 2011
Crédit photographique : Michel Chastaing
17:28 Publié dans Actualités, Associations, Auto/Moto, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Histoire, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport, Tauromachie, Traditions, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : l’agglo fait son cinéma, cinéma, montpellier agglomération, vendargues, le crès, montferrier, clapiers, jacou, baillargues, beaulieu, sussargues, saint-geniès, castelnau, castries, restinclières, saint-brès, saint-drézéry
08/08/2011
Fête nationale et vins à Saint-Drézéry
Saint-Drézéry s’est offert un 14 juillet 2011 atypique en organisant un "4ème Salon des vins de Saint-Drézéry", réservée aux vignerons locaux.
6 caves particulières étaient représentées :
- Domaine Ellul-Ferrières (Nord de Castries, à Fontmagne),
- Mas de Carrat (Saint-Drézéry),
- Domaine Saint-Jean l’Arbousier (Castries),
- Château Montel (Teyran),
- Château Puech-Haut (Saint-Drézéry),
- Mas d’Arçaÿ (Saint-Drézéry).
Le Cave coopérative des Celliers du Val des Pins (vignerons de Montaud, Sussargues et Saint-Bauzille de Montmel) tenait aussi un stand de dégustation.
Le cadre de l’événement est magnifique puisqu’il s’agit du Parc du Château de Saint-Drézéry, havre de paix au milieu de l’urbanisation, à un jet de pierre du veux village.
Le lieu est évidemment symbolique un jour de 14 juillet puisque ce parc est celui du château acheté après la Révolution française par Jean-Jacques Régis de Cambacérès, Montpelliérain, un des principaux artisans de la Grande histoire de 1789 jusqu’à Napoléon Bonaparte.
Certes la paysannerie, souvent restée réfractaire aux idées progressistes de 1789, du fait du poids de l’Aristocratie et surtout du Clergé, n’a pas tout de suite goûté la liberté de l’agriculture, du commerce et de l’industrie : elle a su toutefois ensuite s’en emparer en opérant plusieurs révolutions.
Révolution agronomique (introduction des amendements), révolution prophylactique (« victoire » sur le phylloxéra avec l’obligation corollaire des traitements phytosanitaires sur les nouvelles vignes) au XIXème siècle, révolution vinicole (perfectionnement de l’œnologie) au début du XXème siècle, nouvelle révolution agronomique (mécanisation) dans les années 50 et enfin révolution qualitative (à partir des années 80).
La dernière révolution en date est celle commerciale avec l’introduction de l’outre à vin (bag-in-box), des mises en bouteilles de plus en plus massives, la conquête de marchés à l’exportation et l’irruption sur le Net avec la généralisation des vitrines informatives, virtuelles et universelles, que sont les sites Web.
Sur le plan de la reconnaissance qualitative, l’appellation VDQS (Vins délimités de qualité supérieure) est accordée dès 1951.
Le terroir concerné est intégré dans le périmètre de l’AOC (Appellation d’origine contrôlée) Coteaux du Languedoc (devenue assez récemment Languedoc).
La hiérarchisation à l’intérieur de cette classification française a permis la création de la sous-appellation Pic Saint-Loup, plus élitiste.
Et dans la même logique des crus et grands crus de la Bourgogne et du Bordelais, Saint-Drézéry espère la reconnaissance en cru communal ce qui donnerait la hiérarchisation AOC Languedoc / Pic Saint-Loup / Saint-Drézéry avec la possibilité d’utiliser une, deux ou trois de ces appellations.
Cette reconnaissance existe déjà en d’autres terroirs de notre région : citons l’exemple de l’AOC Languedoc / Minervois / La Livinière.
C’est évidemment le reconnaissance de l’excellence qualitative.
Parallèlement, les vins de Saint-Drézéry peuvent d’ores et déjà se prévaloir de l’appellation européenne : AOP Saint-Drézéry, c’est-à-dire Appellation d’origine protégée.
La viticulture dans les secteurs de Saint-Drézéry est donc bien vivante.
La présence de jeunes en passe de reprendre la succession sur les exploitations, malheureusement pas si commune en Languedoc-Roussillon, en est notamment le signe.
Plusieurs centaines d’habitants du Nord de Montpellier sont venus déguster ces grands vins – blancs, rosés et rouges – de Saint-Drézéry, Castries, Teyran et Sussargues.
Ce Salon des vins réussi a été ponctué par un concours amical des meilleures cuvées : il ne faut en effet jamais se reposer sur ses lauriers et accepter une saine émulation entre grands professionnels de la viticulture.
"Le 4ème Salon des vins de Saint-Drézéry", tenu le 14 juillet 2011
http://www.vinsaintdrezery.com - contact@vinsaintdrezery.com
L'entreé du Parc municipal de Saint-Drézéry et du salon des vins en plein-air
Un cadre buccolique pour des dégustations de rouges, blancs et rosés
Quand le dialogue s'installe entre vigneron et consommateurs
Le Château acheté par Jean-Jacques Cambacérès après la Révolution
à l'autre extrémité du Parc municipal, anciennement du château
Vue sur le Parc et sur les jeux pour enfants
Vers midi, l'affluence est à son maximum
Proclamation des résultats du concours, après dégustation à l'aveugle
Crédit photographique : Michel Chastaing
17:23 Publié dans Actualités, Associations, Auto/Moto, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Histoire, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport, Tauromachie, Traditions, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : foire aux vins, vins aoc, viticulture, vignerons, teyran, castries, sussargues, montaud, saint-drézéry



