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06/06/2010

Réchauffement climatique, le triomphe de la forêt méditerranéenne ?

La forêt en Languedoc-Roussillon occupe 37 % du territoire régional en 2010 (contre 29 % seulement en 1980).

 

Elle est vouée à une fonction de production partout où il pleut suffisamment : Cévennes, Escandorgue, Espinouse, Somail, Montagne Noire et Pyrénées.

 

Ailleurs, comme au Nord de Montpellier ou sur la Gardiole, elle marque le paysage et offre une forêt méditerranéenne riche en essences, fortement anthropisée, fruit des activités millénaires de l’Homme, lieu de cueillette, de chasse, de promenade, de loisirs récréatifs mais aussi de façonnage de bois de feu.

 

Cette forêt qui recouvrait presque intégralement la France à l’aube du Moyen-âge a été fortement exploitée et défrichée jusqu’à l’ère post-industrielle.

 

Dans notre région, la forêt a fourni le combustible pour les verriers et les foyers domestiques, le pâturage pour les troupeaux, les écorces pour le tannage, des teintures pour les étoffes, le matériau pour la construction, les meubles et la fabrication du charbon de bois.

 

L’exploitation fut telle qu’en Languedoc-Roussillon la plupart des premiers reliefs succédant aux plaines apparaissaient comme désertiques.

 

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Ancienne garrigue pâturée déjà en voie de colonisation par la forêt

 

Depuis, la politique de reboisement du XXème siècle est passée par là et l’exode rural a fait cesser la pression qu’exerçaient nos ancêtres sur les milieux naturels.

 

Aujourd’hui, sur le plan écologique, les arbres et arbustes occupant la garrigue (que les savants nomment mattoral), le maquis sur substratum acide ou les chênaies vertes sur sols calcaires sont parfaitement adaptées aux conditions climatiques.

Mais qu’en sera-t-il si le changement climatique observé s’amplifie ?

 

C’est la question que s’est posée l’association « Arbres Formations », avec l’appui du Centre régional de la propriété forestière Languedoc-Roussillon (CRPF-LR), à la Bergerie municipale de Cournonterral, au mois de mai 2010.

 

L’association des Communes forestières de l’Hérault (COFOR34), l’interprofession du bois appelée ARFOBOIS Languedoc-Roussillon (mèl), le Comité national pour le développement du bois (CNDB), le Ministère de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche, la Région Languedoc-Roussillon participaient à cette journée de réflexion regroupant propriétaires forestiers et élus locaux, ces derniers représentant notamment les forêts communales. 

Tout d’abord, l’état des lieux donne l’image d’une forêt régionale en forte expansion, insuffisamment exploitée d’où une accumulation du bois sur pied et des risques accrus d’incendie.

Les arbres se sont adaptés aux excès du climat méditerranéens : grand froid l’hiver et surtout canicule l’été, sècheresse en hiver et encore plus marquée en été, pluviométrie concentrée sur le printemps et l’automne avec des épisodes très intenses générant un ruissellement que la végétation ne peut capter que dans les bas-fonds.

Le changement climatique qui est vraisemblablement dû à l’augmentation de la teneur des gaz à effet de serre dans l’atmosphère s’est concrétisé par une augmentation des températures moyennes de 0,6 °C, au niveau mondial, et de 0,7 à 1,1 °C suivant les régions, en France.

 

Le GIEC prédit une augmentation en 2050 de 1,5 à 3,0 °C pour la zone méditerranéenne.

 

D’après ces experts, il n’y aurait pas de modification du niveau pluviométrique mais une accentuation des contrastes saisonniers : plus de sécheresse en été et plus de ruissellement au printemps comme à l’automne, donc globalement beaucoup moins d’eau réellement disponible.

 

Seul le Nord de la France recevrait plus d’eau en hiver contrairement au Sud.

 

Dans ces conditions, l’évapotranspiration serait en augmentation ce qui générera des dégâts liés à la sécheresse et des risques croissants d’incendies.

 

Toutefois, les maladies cryptogamiques comme la septoriose du châtaigner devraient régresser : car moins d’eau égale moins de champignon.

 

Les insectes devraient proliférer grâce à l’augmentation du nombre de générations annuelles (exemple du typographe dans le Nord de l’Hérault, comme par exemple dans le Pays Gangeois, avec 2 à 5 générations par an contre 1 seule en Suède).

 

Cependant, la coïncidence phénologique pourrait être bouleversée avec un risque que les insectes ne calent leurs cycles sur un nouveau calendrier.

 

Cela pourrait être avantageux si la tordeuse du chêne, habituellement calée sur le débourrement de cette essence, se réveille trop tôt.

Il est déjà constaté certaines années une migration de la chenille processionnaire du pin vers le cèdre.

 

D’ailleurs, cet hôte indésirable a déjà progressé en 20 ans de 60 km vers le Nord et devrait atteindre Paris vers 2020, avec des problèmes d’allergie exacerbés par la pollution urbaine à prévoir.

 

Sur le plan végétal, les dépérissements pour l’heure constatés peuvent généralement être expliqués par une ou plusieurs années de sécheresse et relèvent essentiellement de problèmes stationnels (essence sur un sol inadapté) ou concernent des espèces en limite de leur aire de prédilection :

-         le Douglas est menacé de disparition dans notre région comme l’est l’Abies grandis dans le Centre ou la Bourgogne,

-         les Pins sylvestres subissent une forte mortalité dans l’arrière-pays languedocien.

 

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 Chêne-vert attaqué par un parasite entraînant la nécrose de rameaux

 

Si la forêt est, à juste titre, considérée comme un puits de carbone majeur du fait de la photosynthèse, une année sèche peut s’avérer contreproductive : ainsi la forêt de la commune de Puéchabon, constituée essentiellement de taillis de chênes verts, a par exemple relargué plus de carbone en 2003 qu’elle n’en a capté.

 

Mais, d’autre part, le changement climatique c’est aussi 3 semaines de durée de végétation supplémentaires gagnées en 50 ans !

 

Les forestiers constatent une croissance plus forte des arbres (au prix d’un risque supplémentaire de gelée) : en effet, la température et la quantité de CO2 dans l’air disponible pour la photosynthèse ont crû.

 

L’aire méditerranéenne qui couvre actuellement 9 % du territoire français devrait s’étendre au détriment de l’aire atlantique pour couvrir en 2100 Midi-Pyrénées, l’essentiel du Massif Central et les Alpes de basse altitude, jusqu’à occuper 28 % du territoire national.

 

La mutation sera difficile.

 

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Cyprès toujours verts, à croissance lente,

mais bien adaptés aux conditions xériques

 

Les arbres habitués à plus d’eau réduiront leur croissance, limiteront leur feuillage (« microphyllie ») – un arbre est qualifié de dépérissant lorsque son houppier est réduit de plus de 50 % - et subiront même de la mortalité (« rougissement »).

 

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 Le chêne pubescent, ici avec son hôte le geai,

va régresser au profit du chêne-vert

 

Bien entendu, les essences méditerranéennes (chêne-vert, filaire, chêne kermès, pistachiers térébinthe et lentisque, olivier, etc.) prendront progressivement possession des terroirs dont le paysage va muter.

 

Le Pin pignon plus résistant à la chaleur que le Pin d’Alep va notamment s’étendre.

 

Enfin, le réchauffement climatique allié à la circulation automobile génère des précurseurs de l’ozone, ce dernier se concentrant à distance respectable des centres urbains, par exemple au large en Mer méditerranée, dans le Mercantour ou encore en Margeride.

 

Les dégâts d’ozone, bien caractérisés à proximité des usines en émettant, se retrouvent aussi sur des résineux dont les aiguilles sont marquées de taches jaunes et sur des feuillus dont les feuilles exposées subissent un phénomène de « bronzing ».

 

Pour les forestiers, le changement climatique va signifier :

-         un stress hydrique plus fréquent,

-         des risques de tempête, d’incendie et d’érosion accrus,

-         des gelées précoces au printemps et tardives en automne,

-         une croissance des problèmes sanitaires,

-         une réduction de la biodiversité.

 

Pou l’instant des études de vulnérabilité des peuplements au stress hydrique sont en cours.

 

Les forestiers savent qu’ils devront adapter leurs méthodes de sylviculture.

 

Peut-être faudra-t-il anticiper la récolte de certains bois sans avenir ?

 

Peut-être faudra-t-il s’orienter vers la futaie claire même si elle peut poser des problèmes d’embroussaillement et donc des risques d’incendie.

 

Il faudra penser régénération naturelle en s’appuyant sur les plants issus des semenciers en place les plus résistants.

 

Il faudra appliquer une gestion adaptée aux lisières des massifs boisés en les éclaircissant pour éviter les turbulences lors des coups de vents et donc les chablis.

 

Il pourra être nécessaire de raccourcir les révolutions et donc de valoriser les bois jeunes qui possèdent plus de nœuds mais aussi plus d’obier.

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 Futaie de pin d'Alep menacée à terme par le réchauffement climatique

Enfin, il se peut que la production de bois croisse : reste à valoriser ce bois en bois-énergie, bois-construction et en nouveaux agrégats alimentant la production de panneaux bois et la chimie verte.

29/05/2010

Familles Tritout

Les déchets ménagers représentent une masse d’environ 1 kilogramme par habitant et par an.

 

Leur collecte, tri et traitement coûte de plus en plus cher : c’est quoiqu’il en soit le prix à payer pour préserver notre environnement.

 

Dans l’Agglomération de Montpellier, le tri est de plus en plus :

-         répandu (lancé dans les secteurs pavillonnaires, il se généralise progressivement aux quartiers denses de Montpellier),

-         sélectif (au tri des déchets recyclables s’est ajouté celui des déchets organiques présentés à la collecte spécifique des bio-déchets dirigés vers l’usine de méthanisation).

 

Ce tri à la source est de plus en plus poussé du fait d’une adhésion plus grande des habitants et d’un apprentissage maintenant acquis.

 

Il n’est pas rare que, pour certains ménages, les déchets résiduels confiés à la collecte traditionnelle ne représentent plus que 15 % du total des déchets générés.

 

Les colonnes à verre et à papier permettent notamment de recycler entre un quart et un tiers du poids des déchets ménagers.

 

Trier toujours plus, c’est bien, mais cela ne résout pas le problème du coût toujours croissant qui pèse sur le consommateur-contribuable, ni le problème de l’impact sur l’environnement du recyclage, du traitement et du stockage.

 

La solution, sur le moyen terme, passe forcément par la réduction des déchets à la source.

 

Les ménages ont un rôle majeur à jouer en modulant leurs comportements.

 

L’idée est que le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas.

 

Afin d’accompagner cette prise de conscience, la Communauté d’agglomération de Montpellier a lancé l’opération « Foyers témoins 2010 » qui mobilise 35 foyers volontaires, appelés « Familles Tritout ».

 

Le terme, pris à la lettre, est en réalité impropre puisque ce n’est pas le tri mais la réduction qui est recherchée.

 

Ces 35 familles sont représentatives des différentes communes de l’Agglo, de l’équilibre actifs/retraités, du nombre d’enfants.

 

L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) et une association, l’Atelier permanent d’initiation à l’environnement urbain (APIEU) sont partenaires de l’opération.

 

L’ADEME est elle-même pilote de la campagne nationale « Réduisons vite nos déchets, ça déborde », tandis que l’APIEU est chargée d’accompagner les foyers témoins dans leurs gestes de réduction des déchets.

 

La réflexion et l’action conduisent une éco-consommation, sans forcément tomber dans la non-consommation.

 

Les ménages peuvent contribuer en veillant à leurs achats (moins de suremballages et de produits jetables ou à utilisation unique, produits durables, éco-labellisés ou en vrac, etc.) et en gérant les produits achetés (limitation des restes alimentaires, utilisation de la bonne dose, substitution aux produits chimiques ou pesticides de préparations maison à base de composants non toxiques, etc.).

 

De même, le réemploi ou la réutilisation (de papier, de sacs plastiques, de contenants divers, etc.) permettent aussi la minimisation des déchets.

 

Dans le cadre de l’opération « Foyers témoin », chaque ménage note pendant un mois le poids de chaque type de déchets.

 

A l’issue de cette période, la famille choisit 4 gestes de prévention minimum parmi ceux proposés et qu’elle ne pratique pas déjà, puis en deux mois, une évaluation de l’impact de ce nouveau comportement est faite.

 

Ces gestes de prévention des déchets, au nombre de dix, lors des courses ou à la maison, sont les suivants :

-         choisir le bon produit et le bon emballage,

-         préférer les sacs réutilisables pour transporter les achats,

-         indiquer le Stop Pub sur la boîte aux lettres,

-         limiter les impressions,

-         boire l’eau du robinet,

-         économiser les piles,

-         réutiliser ce qui peut l’être,

-         fabriquer du compost,

-         choisir des produits avec des labels environnement,

-         pratiquer des gestes alternatifs (dont certains sont proposés par les ménages eux-mêmes sur la base de leur expérience).

 

En récapitulant, les objectifs de l’opération « Foyers témoins 2010 » est de :

-         sensibiliser les citoyens aux gestes de prévention de la production de déchets,

-         mesurer l’efficacité des gestes de réduction avant de leur donner une publicité,

-         obtenir une mobilisation citoyenne en s’appuyant sur des relais locaux en capacité d’apporter un témoignage sur leur vécu,

-         valoriser au niveau national les pratiques de prévention éprouvées localement.

 

Les « Familles Tritout » servent certes de cobayes mais doivent aussi permettre la diffusion auprès d’autres foyers des gestes qui préviennent l’amoncellement des déchets.

 

Ce sont en quelques sorte, les ambassadeurs du « Trier, c’est bien, mais jeter moins c’est mieux ».

 

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Après le tri, la prévention et la réduction des déchets ménagers

23/05/2010

Aqua Domitia : l’eau à la bouche

La Région Languedoc-Roussillon souhaite étendre le début de réseau hydraulique régional construit dans les années cinquante par la Compagnie Nationale d’Aménagement du Bas-Rhône et du Languedoc.

 

Il s’agit de desservir des territoires à ressources déficitaires, identifiés dans le cadre d’une vaste démarche prospective, initiée en 2005 avec les 5 Départements du Languedoc-Roussillon, appelée « Aqua 2020 ».

 

Cette étude a permis aux élus régionaux d’arrêter une stratégie régionale de gestion durable de l’eau qui intègre, certes un programme d’économie d’eau (beaucoup reste notamment à faire en terme de réduction des fuites sur les réseaux d’eau potable) et de maîtrise de la demande, mais aussi un recours à l’eau du Rhône dont le transfert, à terme, irait jusqu’aux portes de Béziers et de Narbonne.

 

L’eau du Rhône, transportée sous pression dans des canalisations de gros diamètre, alimentera les bouches d’irrigation, les bouches d’incendie équipant les réseaux de distribution et servira aussi d’eau de bouche, une fois potabilisée.

 

Cette potabilisation nécessite une oxydation liminaire, une phase de coagulation-floculation-flottation, une double filtration des algues et des matières en suspension, respectivement sur sable et sur charbon actif, ainsi qu’une désinfection curative (aux rayons ultra-violets), mais aussi préventive (au chlore), avant le transport.

 

Actuellement, dans l’Hérault, c’est toute la plaine entre Montpellier et Béziers qui menace de manquer d’eau.

 

En effet, les puits filtrants implantés dans le lit majeur du fleuve Hérault s’avèrent insuffisants pour faire face à la croissance démographique et aux besoins touristiques du Cap d’Agde, de Marseillan-Plage, du Lido de l’étang de Thau ou encore de Frontignan-Plage.

 

Pour l’heure, il y a urgence à desservir en eau brute le Syndicat du Bas-Languedoc qui alimente en eau potable 175.000 personnes l’hiver et 500.000 personnes l’été (estivants des stations balnéaires et habitants de 24 communes : Agde, Balaruc les Bains, Balaruc le Vieux, Bouzigues, Cournonsec, Cournonterral, Fabrègues, Frontignan, Gigean, Lavérune, Loupian, Marseillan, Mèze, Mireval, Montbazin, Murviel les Montpellier, Pignan, Pinet, Poussan, Saint-Jean de Védas, Saussan, Sète, Vic la Gardiole, Villeveyrac).

 

Il est en effet prévu de mettre en service une station de potabilisation à Fabrègues, dénommée Georges Debaille, pour le premier semestre 2011 (production de 30.000 m3/jour d’eau potable, à comparer aux 100.000 m3/jour de capacité maximale actuelle).

 

La canalisation nécessaire recevra l’eau issue du Canal Philippe Lamour et mise sous pression à la station de pompage de la Méjanelle.

 

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Le terminus du Canal Philippe Lamour à Mauguio, aux confins de Montpellier

 

La Commission Nationale de Débat Public a considéré le 1er juillet 2009 que le « Maillon Sud Montpellier » pouvait être séparé du projet global compte tenu de sa vocation et de son urgence.

 

La canalisation enterrée, d’un diamètre de 1.200 mm, de 15,6 kilomètres de long, devra franchir la Mosson en siphon et acceptera un débit maximum de 2.500 l/s.

 

Plus généralement, la disponibilité de l’eau potable a conditionné historiquement, en Languedoc-Roussillon, tout établissement humain et conditionne aujourd’hui tout développement urbanistique, en milieu urbain comme en milieu rural.

 

Les Anciens se satisfaisaient de sources jaillissant naturellement.

 

L’aqueduc des Arceaux, construit par Henri Pitot à Montpellier, mis en service en 1745, et le Pont du Gard, datant du milieu du 1er siècle, ont respectivement alimenté Montpellier et Nîmes (Nemausus, colonie romaine) en eau potable, tout en permettant le rayonnement de ces deux grandes cités.

 

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Le Pont du Gard : un aqueduc monumental amenant l'eau d'Uzès à Nîmes

 

Devant les menaces de pénurie d’eau, les pouvoirs publics ont choisi deux stratégies diamétralement différentes dans l’Aude et dans l’Hérault.

 

Dans l’Aude, Paul Riquet donna l’exemple en canalisant les eaux de surface issues de la Montagne Noire (au Seuil de Naurouze, ligne de partage des eaux entre bassins atlantique et méditerranéen).

 

Au 20ème siècle, le Département de l’Aude a mené une politique de grands barrages (Le Lampy, La Ganguise, Montbel Laprade-Basse, Marseillette) et utilise donc depuis des eaux de rivière pour l’irrigation et l’eau potable, profitant de ses reliefs, Pyrénées au Sud et Montagne Noire au Nord, cette dernière étant un véritable château d’eau naturel, au même titre que l’Aigoual dans les Cévennes, avec une pluviométrie annuelle de l’ordre de 2.000 mm.

 

En revanche, dans l’Hérault, ce sont les eaux souterraines (nappe astienne, puits dans les nappes alluviales des grands fleuves comme l’Hérault, karst), mieux protégées des pollutions, qui sont réservées à l’eau potable.

 

Quelques retenues ont certes été créées : Lac du Saut de Vésoles avec un transfert d’eau océanique, Barrage d’Avène (maintenant appelé des Monts d’Orb) et Lac du Salagou. Toutefois, pour les deux premiers, il existe un usage fortement concurrent : la production d’hydro-électricité.

 

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 Le Lac du Salagou, proche de Clermont l'Hérault :

le tourisme s'est imposé face à l'irrigation

 

Quant au Salagou, la concurrence est venue du tourisme qui empêche maintenant sa vidange estivale au moment où les besoins en eau sont pourtant maximaux.

 

Or, l’eau souterraine commence à manquer dans l’Hérault d’où l’idée de recourir à de l’eau superficielle, en l’occurrence l’eau du Rhône dont l’abondance permet un usage en terme d’eau potable mais aussi d’irrigation.

 

L’homme n’a jamais cessé de créer des ouvrages de production et d’adduction d’eau potable : forages, pompages, réservoirs, canalisations, usines de potabilisation, etc.

 

Le « Maillon Sud Montpellier », premier tronçon du grand projet Aqua Domitia, va permettre, quant à lui :

 

-         de sécuriser l’alimentation en eau potable (au profit de 500.000 usagers en période estivale),

 

-         d’alléger la pression sur les milieux aquatiques (le projet d’exploitation de la Source des Cents Fonts devient par exemple moins crucial),

 

-         de maintenir une agriculture diversifiée dans le secteur de Gigean-Fabrègues grâce à l’irrigation (blé dur, maraîchage, semences, oliviers, vignes).

 

La construction de la Voie Domitienne a permis d’irriguer, au sens figuré, la Province Narbonnaise : le projet Aqua Domitia essaie aujourd’hui d’irriguer, au sens propre, le Languedoc-Roussillon.

 

Crédit photographique : Michel Chastaing

13/05/2010

50 ans d’eau du Rhône en Languedoc

La station de pompage « Aristide Dumont » transférant l’eau du Rhône dans le canal Philippe Lamour a été inaugurée en 1960 par le Général de Gaulle.

 

Ce cinquantième anniversaire vient, cette année 2010, ponctuer une grande aventure étatique, volontariste, techniciste et finalement visionnaire.

 

Aristide Dumont, ingénieur saint-simoniste (Saint-Simon étant un des précurseurs du Socialisme français), fut le premier, dans la seconde moitié du XIXème siècle, à proposer de dévoyer une partie des eaux du bassin versant du Rhône vers les bassins versants des fleuves côtiers languedociens alimentant la Méditerranée (Vidourle, Lez, Mosson, Hérault, Orb, Aude, notamment).

 

Le débit d’étiage du Rhône reste généralement supérieur à 500 m3/s et son débit moyen est de l’ordre de 1.700 m3/s.

 

Ce fleuve prenant naissance dans les Alpes possède en effet un régime nival, c’est-à-dire qu’il est principalement alimenté par les eaux de la fonte des neiges et des glaces, ce qui garantit un solide débit l’été, saison où, par exemple, la Loire peut se trouver presque à sec.

 

Si l’idée d’utiliser les eaux du Rhône pour l’irrigation était plus ancienne, c’est la période de reconstruction consécutive à la Libération en 1945 qui sonna le réveil du projet.

 

L’Etat était alors très volontariste et Jean Monnet, Ministre des finances, créa en 1951 les sociétés d'aménagement régional.

La Compagnie nationale d’aménagement du Bas Rhône Languedoc (CNABRL) fut la première à voir le jour en 1955.

 

C’est Philippe Lamour, collaborateur de Jean Monnet, qui obtint in extremis de Pierre Mendès-France, Chef d’un Gouvernement tout juste renversé, la signature nécessaire : celle du dernier décret de Pierre Mendès-France.

 

Ces compagnies d’aménagement étaient le bras armé de l’Etat.

 

Elles ont reproduit des méthodes éprouvées dans les Colonies, notamment au Maroc.

 

Dotée de l’autonomie financière et bénéficiaire d’une concession de l’Etat, la CNABRL a pu construire le Canal, appelé ultérieurement Philippe Lamour, qui prélève par pompage ses eaux dans le Rhône pour les mener aux portes de Montpellier, sur la commune de Mauguio.

 

Ce canal peut véhiculer un débit de 60 m3/s tandis que le Canal des Costières, aussi alimenté par pompage, peut transiter 13 m3/s.

 

La CNABRL a ensuite progressivement installé ses réseaux d’irrigation sous pression, sur des territoires principalement agricoles, appelés « casiers », où elle a le monopole de la distribution d’eau brute.

 

En réalité, l’aménagement fut incomplet et se heurta à la résistance des agriculteurs, arc-boutés sur la monoculture de la vigne.

 

Encore aujourd’hui, il faut parler de surfaces potentiellement irrigables et de surfaces réellement irriguées, bien inférieures (exemple des 35.000 ha irrigués pour 120.000 ha équipés sur le périmètre du Sud de Nîmes desservi par le Canal des Costières, où l’agriculture diversifiée représente pourtant la plus forte demande en eau).

 

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 L'irrigation peut se pratique au canon, par asperseur,

voire même au goutte-à-goutte

 

En outre, la continuation du Canal Philippe Lamour pour mettre en valeur touristique le littoral au-delà de Montpellier fut abandonnée.

L’avenir de l’eau du Rhône est maintenant dans la potabilisation (transformation de l’eau brute en eau potable) pour faire face à la croissance démographique du Languedoc-Roussillon.

 

En 1993, la CNABRL, dont la culture était très technique et trop peu économique ou commerciale, a connu une grave crise financière qui a menacé son existence même.

 

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 Les châteaux d'eau de BRL marquent le paysage de la plaine du Bas-Languedoc

 

La Compagnie devint Bas-Rhône Languedoc (BRL) et créa des filiales, dont BRL Exploitation qui distribue l’eau et dont 49 % des parts furent acquises par une société fermière : la SAUR.

 

Les Collectivités locales, essentiellement la Région Languedoc-Roussillon, ont dirigé le sauvetage en souscrivant à l’augmentation de capital, cette dernière permettant de ramener les dettes à un niveau plus admissible.

 

D’autre part, le projet d’amenée d’eau à Barcelone (15 m3/s demandés en son temps) n’est maintenant plus d’actualité.

 

En tant que « projet d’entreprise » de grande envergure, fédérateur et enthousiasmant, ce défi technique et ce challenge humain a eu au moins le mérite de galvaniser, pendant un certain temps, les nombreux techniciens et ingénieurs de BRL.

 

Enfin, l’Etat a récemment rétrocédé à la Région Languedoc-Roussillon, actionnaire majoritaire de BRL, le Canal Philippe Lamour.

 

Actuellement, Bas-Rhône Languedoc utilise, en pointe, moins de 15 % de l’autorisation de prélèvement dans le Rhône alloué par l’Etat.

 

Ce droit d’eau concédé jusqu’en 2.035, égal à 75 m3/s, représente tout de même l’équivalent du débit d’étiage de la Seine ce qui donne une idée de l’abondance d’eau disponible, du moment qu’une utilisation économiquement viable est possible.

 

Pour l’instant, BRL livre en eau brute, à des fins de potabilisation, les villes de Nîmes, de Montpellier (dont l’alimentation repose cependant essentiellement sur la Source du Lez), une partie du littoral méditerranéen et, à des fins d’irrigation, principalement un vaste secteur nîmois mais aussi les secteurs de Lunel et de Mauguio.

 

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 Soutien de l'étiage du Lez (500 l/s) grâce à l'eau du Rhône,

au Domaine de La Valette, sur la commune de Clapiers

 

L’eau du Rhône est synonyme de grands travaux, de grands investissements et de grands financements.

 

Or, des opportunités locales, comme par exemple l’approfondissement du pompage dans la source du Lez, dont la faisabilité a été démontrée par le Professeur Jacques Avias, sont venues contrarier ce qui aurait pu apparaître comme une solution unique, radicale et miracle à la pénurie d’eau.

 

Toutefois, avec le changement climatique, le souhait de préserver les ressources en eaux souterraines comme les zones humides, le soutien de l'étiage des cours d'eau, la régression de la vigne, le développement du tourisme et la croissance démographique, l’eau du Rhône devient de plus en plus incontournable dans ce Bas-Languedoc en pleine mutation.

 

Avec le projet Aqua Domitia, la longue et lente marche de l’eau du Rhône vers l’Est semble d’ailleurs avoir reprise.

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 Le canal Philippe Lamour à l'Est de Baillargues, du côté de Saint-Brès

06/05/2010

1er Marché des Garrigues à Montaud

En lançant le 1er Marché des Garrigues, le Foyer rural de Montaud a réussi un coup de maître.

 

Près de 2.500 personnes ont afflué dimanche 25 avril dans le cadre fleuri de l’Espace Robert.

 

Joël Raymond, Président de ce Foyer rural, si important pour la vie culturelle et citoyenne de Montaud, pouvait être fier du résultat de l’investissement des bénévoles engagés dans l’opération.

 

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L'entrée de l'Espace Robert est bien gardée :

avis aux amateurs de promenade à cheval !

 

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Un nouveau maraîcher Bio installé à Montaud, sous son abri de cannisses

 

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Les maraîchers ont été dévalisés : il ne reste plus que des salades

 

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Distillation andalouse de plantes aromatiques Bio

cueillies sur nos causses et garrigues

 

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Le berger et ses pélardons descendus du Plateau de Carlencas

 

Les membres des associations de parents d’élèves, des chasseurs, du Comité communal feux de forêts Montaud-Saint-Bauzille de Montmel, du Comité des fêtes et « Les toujours jeunes » ont en effet largement contribué à la réussite de l’événement.

 

La Mairie de Montaud (représentée à l’inauguration par Pierre Combettes, son Maire) et la Communauté d’agglomération de Montpellier (représentée à l’inauguration par Yvan Pellet, son Vice-Président délégué à l’économie agricole et viticole, à la ruralité et aux traditions populaires) ont quant à elles apporté leur soutien financier et logistique.

 

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 Les discours inauguraux

 

Les visiteurs sont venus d’un périmètre élargi avec des habitants de Vendargues, Galargues, Castries, Buzignargues, Saint-Croix de Quintillargues, Saint-Drézéry, etc., etc.

 

L’arrivée du printemps a certes poussé les habitants à sortir mais c’est aussi le bouche à oreille qui a décidé certains à se déplacer.

 

En effet, le marché paysan proposé était constitué uniquement de producteurs et non pas de revendeurs dont l’origine des produits est souvent inconnues.

 

Le marché était volontairement équilibré entre :

 

-         artisans et agriculteurs bien établis (charcuterie, foies gras, fromages) venant des Hauts-cantons de l’Hérault, de la Lozère et de l’Aveyron, avec une offre très diversifiée, notamment en produits transformés,

 

-         petits agriculteurs locaux (vins coopératifs, apiculteurs, maraîchers), avec des produits de saison, notamment des plants de légumes et de petits fruits recherchés en ce milieu de printemps par les jardiniers amateurs.

 

Un tel marché est en effet l’occasion de ventes en circuit-court, de débouchés locaux pour des exploitants agricoles récemment installés.

 

En milieu péri-urbain, c’est cette rencontre entre producteurs et consommateurs qui permet le maintien d’une agriculture paysanne.

 

Car la spéculation foncière générée par l’urbanisation et de grands propriétaires, ayant tendance à maîtriser toujours plus de terres, laisse peu d’espace aux petits paysans.

 

Or, le maintien en place de ces derniers est pourtant vital, en terme d’emploi local et de lien social.

 

Ce 1er Marché des Garrigues respectait la déontologie du commerce éthique suivant le souhait du Foyer rural de Montaud et des deux associations départementales venues en soutien : Terres Vivantes, présidée par Michel Chastaing et l’Association des marchés paysans de l’Hérault (AMPH), présidée par Yves Martinot.

 

Ces deux organisations militantes ont aussi appuyé la création des marchés hebdomadaires de Grabels, Vailhauquès, Prades le Lez et prochainement Clapiers ainsi que la dynamique initiée par l’Association Croquelune sur le Lunellois.

 

Terres Vivantes et AMPH co-organisent aussi des événements attirant plus de 6.000 personnes chacun : la Grande Foire des floralies et de la petite agriculture à Maureilhan dans le Biterrois, la Grande Foire de la petite agriculture et du bien manger au Pouget dans le Centre-Hérault et le Festival de la Tomate à Clapiers dans la périphérie de Montpellier.

 

La question d’un marché hebdomadaire s’est posée à Montaud, dont la création est demandée par certains habitants.

 

Toutefois, la zone de chalandise possible (Sainte-Croix de Quintillargues, Saint-Bauzille de Montmel, Buzignargues, Galargues, Saint-Jean de Cornies, Saint-Drézéry, Montaud), avec moins de 5.000 habitants n’est pas propice à la pérennisation économique d’un marché de plein-vent pleinement satisfaisant, c’est-à-dire offrant de nombreux stands d’exposants.

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Le vannier en plein travail 

 

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La librairie engagée avec Jean Jaurès en toile de fond,

grand défenseur de la petite paysannerie

 

Qu’est-ce qui a fait le succès du 1er Marché des Garrigues.

 

C’est au-delà de l’excellence de ses exposants de produits alimentaires ou d’artisans d’art, la qualité de l’ambiance.

 

Cette dernière était très détendue, sans sonorisation tapageuse, avec des espaces réservés pour s’asseoir et discuter entre amis.

 

D'autre part, la restauration sur place permet toujours le regroupement des familles et la rencontre fraternelle entre inconnus.

 

Un espace réservé à la mémoire du village, regroupant des photos de classe et de la vie de tous les jours il y a quelques décennies, donnait encore plus de sens à ce plaisir collectif de se retrouver ensemble.

 

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L'espace mémoire du village devant lequel

générations jeunes et plus anciennes ont aimé échanger

 

En outre, le contact entre travailleurs de la terre et habitants du péri-urbain occasionne des échanges riches permettant une connaissance réciproque et une meilleure compréhension mutuelle.

 

Les promeneurs ont pu aussi flâner dans les rues de Montaud, beau village de l’arrière-pays dominé au loin par le château de Montlaur et les falaises de Saint-Bauzille de Montmel qui attirent tant d’amoureux de l’escalade.

 

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Au Nord, les falaises de Saint-Bauzille de Montmel

 

 

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A l'Est, les ruines imposantes du Château de Montlaur

 

 

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Gelées et sirops avec les plantes méditerranéennes de nos garrigues

09/04/2010

Moisson d’idées vertes à Saint-Christol

A Saint-Christol, les idées se cultivent toute l'année mais se moissonnent en avril, plus de deux mois avant les céréales !

 

Le samedi 3 et dimanche 4 avril 2010, se sont ainsi tenues les « 4ièmes Moissons d’idées vertes ».

 

Cette manifestation s’est inscrite dans le cadre de la Semaine nationale du Développement durable.

 

Elle est organisée à l'initiative et sous l’égide des Jardins de Tara en partenariat avec les Jardiniers de France, la Commune de Saint-Christol et la Communauté de communes du Pays de Lunel.

 

Les vignerons du village participent aussi bien entendu, même s’ils ne vendangent, eux, qu’en août et septembre.

  

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Les Coteaux de Saint-Christol riches d'un terroir d'exception 

 

 

La Cave coopérative a offert aux visiteurs une dégustation de ses vins, notamment de ses cuvées d’exception : Péché de Bacchus, Sanctus Christoforus, L’esprit des 9 vignerons et Christovinum.

 

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 Un instant de grande convivialité : la dégustation des blancs, rosés et rouges

 

 

Nés en 1941, « Les Coteaux de Saint-Christol » vinifient 18 cépages (notamment Carignan, Cinsault, Syrah, Grenache blanc, Muscat) et collectent la récolte de 400 hectares travaillés par plusieurs dizaines de vignerons.

 

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La coopération, un fleuron de l'économie sociale au service des vignerons

 

Les « 4ièmes Moissons d’idées vertes » ont proposé aux 2.000 visiteurs :

 

-         un marché du terroir et artisanal,

 

-         des conférences,

 

-         des animations notamment pour les enfants,

 

-         de la restauration, des expositions et des démonstrations à l’Espace Castan.

 

Le public a répondu nombreux en affluant des alentours de Lunel, de Montpellier et plus largement de l'Hérault et du Gard.

 

Parmi les nombreux exposants :

 

-         des professionnels du bien-être, des remèdes naturels et des soins relaxants,

 

-         un point conseil sur le jardinage naturel organisé par « Les Jardins de Tara »,

 

-         le SYMBO, le nouveau syndicat mixte qui s’occupe de la préservation des eaux, des paysages, de la faune, de la flore et du site de l’Etang de l’Or,

 

-         l’association Slow Food représentée par le « convivium » de Montpellier qui préconise une alimentation de qualité et locale, cuisinée et consommée avec art,

 

-         l’association Croquelune qui fédère des consommateurs désireux de s’approvisionner en denrées alimentaires du terroir, en tissant des liens avec les producteurs.

 

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 Le stand du SYMBO et, en arrière-plan, celui d'une association d'éducation à l'environnement

 

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Le stand de Slow Food tenu par des bénévoles et le président du "convivium" de Montpellier

Au programme très étoffé des conférences où spécialistes, curieux et élus ont pu largement échanger :

-         l’habitat durable,

 

-         le concept de toilettes fertilisantes,

 

-         la viticulture durable avec une comparaison entre les approches de l’agriculture raisonnée et de l’agriculture biologique,

 

-         la recherche d’une production et d’une consommation durables et locales avec l’intervention de l’association de consommateurs « Croquelune », d’une Association de maintien de l’agriculture paysanne (AMAP), de l’association de producteurs locaux « Paysans du Vidourle », de l'association Consom'Acteurs de l’« Association des marchés paysans de l’Hérault » et de l’association « Terres Vivantes ».

 

Lors de ce dernier débat, la difficulté pour les nouveaux paysans de trouver du foncier en périphérie de Montpellier a été mise en avant.

 

De même, la future implantation du Pôle oeno touristique de Saint-Christol a été pointée comme la possibilité d’un futur centre de ressources à mobiliser en soutien des porteurs de projet agricole.

 

Concernant le marché paysan et artisanal, la saison printanière a mis en vedette les producteurs de plants : tomates, courgettes, aubergines, piments, etc.

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Le tomatologue où la science de la pomme d'or 

 

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Un étal de plants de légumes et de plantes aromatiques devant la Mairie

 

Les légumes anciens, les plantes aromatiques, les plantes ornementales et les plantes grasses étaient de même à l’honneur.

 

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 Plantes ornementales notamment pour le travail du paysagiste

 

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Le coin des plantes succulentes

 

La transformation, directement par le paysan, de sa production, était aussi mise en avant avec notamment la vente de pélardons, de charcuteries fermières et de préparations à base d’escargots.

 

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Le plus beau chapeau et les plus belles bagues des Moissons d'idées !

 

Ces « 4ièmes Moissons d’idées vertes » ont été globalement d’une grande richesse et ont su satisfaire la grande variété de publics attirés aussi par le charme du village de Saint-Christol.

 

La cheville ouvrière de cette manifestation, Catherine Garnier, qui cultive à Montaud et aux alentours son association « Les Jardins de Tara », et Jacques Sauvaire, Maire-adjoint, qui supervisait l'organisation, pouvaient être pleinement satisfaits de la réussite de cet événement qui compte dorénavant dans le Haut-Lunellois.

06/04/2010

L’Orchestre Symphonique Universitaire de Montpellier vulgarise la musique classique

Un orchestre symphonique à Clapiers, ce n’est pas courant.

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Une vue partielle des musiciens

 

L’événement a attiré près de 200 personnes le dimanche 28 mars en après-midi.

 

L’Orchestre Symphonique Universitaire de Montpellier (OSUM) s’est déplacé dans le cadre des « Concerts du Clapas », une programmation annuelle voulue par les promoteurs de la politique culturelle du village.

 

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Un bel ensemble musical et une salle bien pleine

Cet orchestre regroupe une cinquantaine de musiciens essentiellement universitaires (enseignants, chercheurs et étudiants) mais pas seulement, issus de la capitale régionale et de tout le pourtour de Montpellier.

 

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 Un premier chef d'orchestre qui maniera ensuite les cymbales 

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Un second chef d'orchestre tout aussi passionné 

Ces musiciens se produisent lors de nombreux concerts en ville et en région.

 

En fonction des morceaux choisis, ils sont capables d’oeuvrer en sextuor, octuor ou en orchestre de chambre.

 

Le plaisir de jouer ensemble est toutefois bien supérieur en formation symphonique car l’exercice est plus exigeant et la concrétisation d’un long travail personnel comme de nombreuses répétitions collectives.

 

L’OSUM cultive, en son sein, la convivialité et, vers l’extérieur, l’ouverture.

 

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 Violons, flûtes, clarinettes, hautbois et percussions

Cet orchestre possède un répertoire varié, signe d’un intérêt pour l’histoire de la musique.

 

A Clapiers, l’Orchestre Symphonique Universitaire de Montpellier a offert un riche programme mettant à l’honneur la musique classique au travers de compositeurs représentatifs de plusieurs pays européens :

 

- Antonin Dvorak (Symphonie n° 9 du Nouveau monde), tchèque né en 1841, violoniste, organiste puis altiste qui a notamment composé ses 7ème et 8ème symphonies en Grande-Bretagne où il dirigea ses premières œuvres et où le succès fut immédiat,

 

- Félix Mendelssohn-Bartholdy (ouverture de Ruy Blas, Opus 95), allemand né en 1809, pianiste que Robert Schumann considérait comme son mentor,

 

- Edouard Grieg (plusieurs morceaux dont Danse arabe), norvégien né en 1843, d’ascendance écossaise par son père, pianiste, membre de l’Ecole du Nord, engagé dans des tournées européennes triomphantes,

 

- Hans Christian Lumbye (Columbine, polka-mazurka de facture classique), danois né en 1810, figure centrale de la vie sociale à Copenhague, spécialisé dans la musique de divertissement,

 

- Camille Saint-Saens (Bacchanale de Samson et Dalila, œuvre créée en 1892, interdite de représentation en Grande-Bretagne par l’Eglise car traitant d’un sujet biblique), français né en 1835, enfant prodige au piano, organiste, créateur de concerto, d’opéra et de symphonies, qui réunit dans les arènes de Béziers 8.000 personnes pour écouter une représentation de Déjanire, avec 18 harpes, 110 cordes, 245 trompettes et plus de 200 choristes !

 

Moins de musiciens à Clapiers certes, mais un grand plaisir à écouter ces artistes de l’Orchestre Symphonique Universitaire de Montpellier qui ont fait preuve d’une grande virtuosité.

 

Crédit photographique : Michel Chastaing

17/03/2010

Une énigme solutionnée : celle du nom de la ville antique de Murviel-lès-Montpellier

Si Montpellier domine par son rayonnement tout le Grand Est de l’Hérault, Lattara (maintenant Lattes), le site du Castellas (sur la commune de Murviel-lès-Montpellier) Sextantio (aujourd’hui Castelnau le Lez) ou encore Maguelone (commune actuelle de Villeneuve les Maguelone) ont connu leur heure, et bien souvent leurs siècles, de gloire.

 

Ces villes se sont construites autour du pouvoir économique, du pouvoir religieux et du pouvoir administratif.

 

Concernant le site du Castellas, Patrick Thollard, Maître de conférences à l’Université Montpellier 3, le développement de cette ville antique s’explique par son rôle de chef-lieu administratif d’un territoire, durant une longue période à la charnière du début de l’ère chrétienne.

 

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 Le site du Castellas occupé en partie aujourd'hui

par les vignes et les chênes-verts

 

 

La concentration des pouvoirs crée et attire les notables, stimule l’urbanisation et pousse à la monumentalisation.

 

Si les notables partent alors la ville périclite.

 

C’est ce qu’il advient si l’autorité supérieure retire au chef-lieu ses prérogatives administratives.

 

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 Mur de soutènement construit en grand appareil

 

 

Or, le pouvoir central de Rome n’a cessé de réorganiser, de César à Auguste, la carte administrative de la Provincia Narbonnæ.

 

Dans le droit latin, subsistaient des territoires autonomes, aux frontières des colonies de Narbonne, Béziers et Nîmes.

 

Le site du Castellas était l’un de ces territoires autonomes.

 

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 Entrée du forum par un escalier de marbre blanc

 

 

Sa situation, en limite de la plaine et de la garrigue, comme Sextantio, permettait les échanges avec l’arrière-pays et le Massif Central.

 

Contrairement aux villes gallo-romaines investies dans l’agriculture, cette ville antique regroupait uniquement des activités artisanales, notamment de potiers (stockage des vins et de l’huile dans les dolia).

 

Au-delà du manque d’eau courante (des citernes d’eau de pluie nécessaires), de l’éloignement de la Via Domitia, c’est une restructuration administrative qui a scellé très vraisemblablement la disparition de la cité du Castellas.

 

Cette certitude acquise, les scientifiques, fouillant la ville antique, se posaient encore récemment la question de la date de l’événement déclencheur de cette décadence.

 

Cette question était importante car elle pouvait donner des indices en vue de découvrir le nom de cette ville.

 

En effet, Pline a relaté cette réforme territoriale datée des années 20 à 15 avant Jésus-Christ : 19 territoires ont été à cette occasion rattachés à d’autres, 43 sur 70 ont perdu leur autonomie tandis que 24 ont été rattachés à Nîmes.

 

Pline en bon historien, cite les territoires touchés par la restructuration ainsi que les autres conservant leur autonomie.

 

Le site de Murviel lès Montpellier appartenait forcément à la deuxième catégorie du fait de la découverte d’une table de mesures mentionnant le nom d’un édile (signe d’autonomie), soit C. Masclius Secundus édile (du patronyme gaulois de Masculus fraîchement romanisé).

 

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Vestiges mis à jour d'un forum et de ses colonnades

 

Il restait à trouver des écritures donnant un indice sur le nom de la ville antique.

 

Or, en 2009, des fragments d’une grande inscription furent découverts.

 

Le comparatif des quelques lettres identifiables rapprochées de la liste des cités de Pline permit à Patrick Thollard de conclure que les anciens habitants du Castellas s’appelaient « Samnagenses » et la ville soit Samnagum, soit Samnaga.

 

Pour le scientifique : « Il y a certes une grande satisfaction à découvrir un buste en bronze dans un grand fleuve mais aussi à résoudre une énigme historique ».

 

Les habitants de Samnaga(um), appelés Samnagenses, symbolisent ce vivre en paix, ce mélange des cultures, ce brassage des populations que nous continuons d’affectionner dans ce Midi languedocien, terre de passage et terre d’accueil.

13/03/2010

Grandeur et décadence du site du Castellas

La réforme judiciaire, récemment validée par le Conseil constitutionnel, et la réforme territoriale qu’essaie d’imposer le Gouvernement Fillon, malgré l’opposition de la majorité des élus locaux, démontre, s’il en était besoin, qu’une décision administrative peut faire ou défaire une ville, un département, une région.

 

La ville qui occupait le site du Castellas sur la commune de Murviel-lès-Montpellier a été elle-même la victime d’une réforme venue du pouvoir central alors qu’elle était au centre de son territoire, approximativement de la fin du 2ème siècle avant Jésus-Christ jusqu’au milieu du 2ème siècle après Jésus-Christ.

 

C’est bien une décision administrative qui est en effet la raison la plus probable de l’abandon de ce site florissant.

 

Le Castellas gouvernait un territoire autonome de la Colonie de Nîmes.

 

Cette ville antique possédait ainsi un sénat local et des décurions.

 

Pour découvrir aujourd’hui son histoire, l’avantage du site de Murviel-lès-Montpellier réside dans le fait qu’il est toujours resté, sans discontinuité, visible.

 

Il a donc toujours été connu et n’ayant pas été réoccupé par les nouveaux Murviellois, installés au XIème siècle, il est demeuré préservé.

 

Les premières fouilles ont été menées par la Société archéologique languedocienne et les objets découverts ont été collectés par le Musée languedocien à Montpellier.

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Les nouveaux Murviéllois, installés au XIème siècle,

ont élu domicile sur un autre site perché mais plus bas en altitude

 

 

Jean-Claude Richard, Chercheur au CNRS, dans les années 70, et Patrick Thollard, Maître de conférences à l’Université Montepplier3, dans les années 90 et jusqu’à aujourd’hui, ont approfondi les premières investigations.

 

Cette quête de connaissance a été accompagnée, sous l’égide scientifique, par des habitants passionnés et de jeunes bénévoles l’été.

 

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Vue d'une partie du site et pierres de construction extraites lors des fouilles

 

 

La colline du Castellas est à l’écart de la Voie Hérakléenne, devenue Voie Domitienne.

 

Des fortifications protégeaient 22 hectares d’agglomération, enserrant une ville qui connut même un développement extra muros.

 

Le perchement est caractéristique d’un oppidum, habitat traditionnel gaulois (occupation primitive, a priori, par les Volques Arécomiques, peuple gaulois de la Gaule narbonnaise).

 

Toutefois, suivant la formule de Patrick Thollard : « Chaque fois qu’on fouillait, plus on cherchait du Gaulois, plus on trouvait du Romain ».

 

Notamment, les collecteurs pluviaux, soigneusement répartis, trahissent un plan d’ensemble.

 

Un secteur des ruines, dit monumental, dont les fondations étaient visibles (les élévations ayant été détruites), a d’abord été interprété comme un temple : un édifice religieux de l’époque augustéenne dans le style de la Maison Carrée de Nîmes.

 

En fait, les dernières fouilles ont révélé qu’il s’agit d’un forum entouré de colonnes, desservi par un escalier monumental, en calcaire fin, extrêmement bien conservé.

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 Fouilles du secteur monumental, bien orienté au Sud, à l'abri de la colline

 

 

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Un escalier de marbre parfaitement conservé 20 siècles plus tard

 

Plus précisément, il y aurait eu au départ, fin du 2ème siècle avant Jésus-Christ, un monument tardo-héllénistique en grand appareil, agrémenté ensuite de colonnades dans les années 50 à 40 avant Jésus-Christ, complété et embelli enfin à l’époque augustéenne, d’un grand escalier, de pavements en mosaïque, de marbre sur les murs.

 

Ces éléments architecturaux symbolisent la période la plus faste du Castellas, mais en réalité, la durée de l’occupation humaine rend difficilement classable cette ville.

 

Elle possède aussi une enceinte gauloise entourant la ville haute.

 

Elle ne possède pas en revanche de tour, ni d’ouvrage défensif comme en sont équipés les oppida romains.

 

C’est le signe d’une continuité historique aboutissant à une culture gallo-romaine.

 

Ce qui certain toutefois, c’est que cette ville n’a pas péri par le fer (aucune trace d’invasion) mais par une décision administrative qui a déchu le site du Castellas de son autorité de capitale territoriale.

 

Aujourd’hui, à l’identique, les services publics fermés dans les petites villes privent ces dernières d’une partie de leur attractivité et les vouent à une lente mais inéluctable asphyxie.

10/03/2010

Les charbonniers du Nord de Montpellier

Le Foyer rural de Sainte-Croix les Quintillargues « Les Quintillades » a organisé pendant une décennie une manifestation « Lou Gabel », sur le thème de la garrigue et de la vigne.

 

Cette manifestation, en attirant de plus en plus de participants, a été victime de son succès et a donné envie au groupe de bénévoles qui l’animaient d’évoluer vers un autre événement tout public - « Lou Garou » - organisé au mois de mars (le dimanche 7 mars en 2010).

 

Ce dernier s’inscrit en pleine nature, dans le cadre typiquement méditerranéen du Bois communal du Mounié qui culmine à 325 m d’altitude, à la Suque.

 

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Le Pic Saint-Loup et l'Orthus vus du Bois du Mounié

 

Lou Garou, du nom occitan de la garance, plante tinctoriale, entend faire la promotion de tous les usages anciens de nos garrigues.

 

Sont mis en avant le charbon de bois, la chaux, les décoctions de plantes pour la teinture ou la fabrication de sirops, le bois pour se chauffer jusqu’au bois pour dessiner (fusain).

 

Sur un parcours à flanc de colline, au milieu des chênes-verts, des arbousiers, des chênes kermès, des lauriers et autres arbustes implantés sur des bancs de calcaire très durs, les bénévoles du Foyer rural accueillent les visiteurs sur des ateliers thématiques.

 

Ces bénévoles sont les ambassadeurs de la garrigue et des vieux métiers qui l’ont façonnée.

 

L’accueil est passionné et d’une grande convivialité.

 

Le visiteur emprunte un itinéraire balisé avec, comme viatique, une rando-fiche.

 

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Chênaie verte sur substratum calcaire et bois coupé au sol 

 

Le paysage se lit chemin faisant et les haltes permettent de s’instruire ou de cultiver ses connaissances des éco-systèmes forestiers et des vieux métiers.

 

Les travailleurs étaient jadis fort nombreux en forêt.

 

Le bouscatier est le forestier qui, par son bûcheronnage, a conduit la végétation naturelle à une chênaie verte qui ne s’est pas dégradée en garrigue et qui n’a pas été conquise par le pin d’Alep, espèce allochtone plantée par les grands propriétaires fonciers, demeuré dans la vallée.

 

Le chaufournier a laissé en vestige un four à chaux creusé dans la pente et dont le mur de soutènement a été exhumé par les fouilles des bénévoles.

 

Le charbonnier a été celui qui a marqué le plus les lieux de son empreinte.

 

En effet, si le chaufournier mobilisait une trentaine de stères de bois, c’était souvent pour son usage personnel, à l’occasion de la construction d’une habitation, souvent mixte avec des pièces dédiées à ses activités artisanales ou paysannes.

 

La production de chaux était donc exceptionnelle tandis qu’au contraire, celle de charbon de bois était récurrente, les coupes du chêne-vert et de l’arbousier intervenant régulièrement tous les vingt ans environ.

 

Le charbonnier soit achetait la coupe sur pied et écoulait le charbon de bois, soit était rémunéré par le propriétaire forestier en fonction de la quantité de bois carbonisée.

 

Le charbonnier, autochtone, ensuite saisonnier descendant du Massif central et par la suite Italien, vivait durant la saison de production, c’est-à-dire essentiellement l’été, en forêt.

 

Les cabanes ceinturées de pierres calcaires étaient couvertes de ramures de chênes et leur ouverture toujours dirigée vers la meule, ou dite encore charbonnière, afin de surveiller la cryogénisation lente. 

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Cabane servant d'abri aux travailleurs des bois implantée face au centre d'une charbonnière

 

Les hommes seuls ont été progressivement rejoints par les femmes et les enfants.

 

Le charbon de bois constituait le combustible des forges et des verreries, car sa capacité calorifique était très importante.

 

Il ne fut remplacé que par le charbon de terre, c’est-à-dire la houille, notamment exploitée en mines profondes dans les Cévennes ou dans les Hauts-Cantons de l’Hérault.

 

Le charbon de bois, réduit en volume d’un facteur 5, était facilement transportable à dos de mulets sur des chemins pas toujours carrossables.

 

Chaque charbonnière, alimentée par la coupe à blanc de la forêt, concentrait le bois prélevé dans un rayon d’une trentaine de mètres, soit une dizaine de stères.

 

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Stockage "aérien" et au sol d'une partie de coupe

 

Le bois du Mounié est donc parsemé de charbonnières dont certaines sont parvenues jusqu’à nous (replat circulaire avec ou non le vestige d’un abri bâti).

 

Un réseau dense de sentiers muletiers, avec des tracés principaux et des boucles secondaires, desservait l’ensemble de ces charbonnières.

 

Une meule est construite avec des troncs et des branches souvent coupés en hiver, dressés suivant un plan précis, ménageant notamment une cheminée centrale.

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Coeur de la charbonnière au début de sa construction

 

L’amas de bois est échafaudé avec plusieurs couronnes de bois posé verticalement avant d’être recouvert de terre, carapace faisant obstacle au passage de l’air.

 

Cette enveloppe imperméable va s’affaisser au fur et à mesure de la transformation du bois en charbon ce qui nécessite son remodage permanent de la part du charbonnier.

 

C’est par la cheminée centrale que sont introduites les braises permettant la mise à feu et que la flamme se diffuse pour porter le feu dans toute la masse de bois entreposé.

 

Une fois la température de 500 °C atteinte dans le dôme de la meule, l’obturation de la cheminée prive la combustion d’un trop grand apport d’oxygène et permet l’œuvre lente de la pyrogénisation.

 

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Meule en fin de carbonisation au premier plan

et ébauche de meule au second plan

 

Le charbonnier maîtrise l’art du feu, sait réguler l’apport d’air, lit dans la couleur de la fumée (blanche au départ car fortement chargée de vapeur d’eau, chaude tant que les goudrons n’ont pas totalement disparus et grise une fois le charbon de bois prêt) l’avancement de la fabrication.

 

Quatre à six jours pour une meule, la surveillance et la vigilance du charbonnier doivent être constantes : une inflammation des charbons de bois encore chauds conduiraient inéluctablement vers un amas de cendres.

 

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Après refroidissement, la charbonnière livrera sa production de charbon de bois

 

Utilisé pour alimenter les véhicules au gazogène durant la Deuxième Guerre mondiale, le charbon de bois est toujours le combustible majeur des familles paysannes dans les pays du Tiers-Monde.

 

En France, le gaz naturel et l’électricité arrivés précocement dans les villes, il y a souvent déjà 100 ans, ont relégué le charbon de bois à des usages domestiques marginaux, tout en remplaçant les sarments (lou gabel !) dans les barbecues (mot d’origine certifiée non occitane !).

 

Le charbon de bois a permis les premières métallurgies, notamment celles du Midi, avec les civilisations du Chalcolithique (« âge du bronze ») puis de celles, légèrement antérieures à la période historique, de l’« âge du fer ».

 

Merci au Foyer rural de Sainte-Croix de Quintillargues de faire revivre nos racines avec cette - fort réussie - manifestation d’éducation populaire : « Lou Garou ».

17/02/2010

Albert Camus, la médiathèque du Nord de Montpellier

 

Les habitants du Nord de Montpellier bénéficient dorénavant d'une médiathèque de premier plan.

 

En effet, la Médiathèque Albert Camus, construite à Clapiers, a ouvert le 12 février 2010.

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 Entrée de la Médiathèque Albert Camus

 

Ce haut lieu de culture est implanté à proximité de la Route départementale 65, très utilisée pour se rendre au travail ou encore dans les lycées, les universités du Nord de Montpellier.

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 Affluence le jeudi matin, 11 février 2010, pour l'inauguration officielle

 

Sont en réalité fortement concernées les communes de Grabels, Montferrier sur Lez, de Prades le Lez, de Saint-Vincent de Barbeyrargues, d’Assas, de Guzargues, de Teyran, de Jacou ainsi qu’une partie de Castelnau le Lez et du Crès.

 

La zone d’influence de cet établissement public comprendra vraisemblablement une intersection territoriale avec la Médiathèque Françoise Giroux de Castries.

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 Côté Sud avec ses claustra et ses écritures symboliques

 

1.200 m², 4.980.000 € de coût TTC, 40 entreprises mobilisées, 10 salariés, 19.000 documents disponibles, telles sont les principaux « chiffres » décrivant succinctement cette réalisation.

 

Les financeurs sont dans l’ordre : la Communauté d’agglomération de Montpellier (2.588.969 €), l’Etat (872.272 €), le Département de l’Hérault (709.459 €), la Région Languedoc-Roussillon (600.000 €) et la Commune de Clapiers (209.300 €).

 

Le Cabinet d’architecte DLM Associés (Marc Dautheville, Christophe Lladères, Jean-Pierre Mézin) a organisé les différentes salles autour d’un patio lumineux, occupé en son centre par un olivier.

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Patio méditerranéen, véritable puits de lumière 

 

La maîtrise de l’énergie a été une préoccupation majeure : isolation périmétrique performante, chauffage au gaz naturel par le sol, éclairage autonome, régulation thermique sophistiquée, prise en compte du confort d’été.

 

Le parvis de l’édifice est couvert de 260 m² de panneaux photovoltaïques (production prévisionnelle de 36.400 kWh par an soit 54 % de ses besoins électriques).

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 Panneaux photovoltaïques semi transparents en couverture du parvis

 

Le bus de ville desservira prochainement ce bâtiment public qui a été doté d'une station Vélo Magg'.

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Station Vélo Magg' pour favoriser les déplacements doux

La Médiathèque Albert Camus propose, en prêt ou en consultation sur place, des livres (romans et documentaires), des journaux, des revues, des magazines, des albums BD, des CD, des DVD.

 

Il est aussi possible d’utiliser des logiciels d’apprentissage notamment de langues, des accès Internet (23 postes) et de visionner des vidéos de dernière génération Blu-ray.

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 Salle de lecture pour les enfants

 

En outre, la Médiathèque Albert Camus offre des animations, des rencontres, des expositions, des projections vidéo, des lectures de contes, des cours informatiques, etc.

 

Cet établissement fait partie du réseau des 11 médiathèques de l’Agglomération de Montpellier (51.000 abonnés, 1,87 million de prêts, soit 34 emprunts annuels en moyenne pour un abonné).

 

De ce fait, la Médiathèque offre de nouvelles fonctionnalités basées non seulement sur l’utilisation d’Internet mais aussi sur de nouveaux espaces multimédias (images, musique, jeux) et sur le développement des accès distants aux services proposés par les 10 autres médiathèques.

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 Partie réunion de la salle polyvalente cofinancée par la Commune de Clapiers

(réunions/expositions/projections)

 

Cet établissement est le premier à appartenir, localement, à une nouvelle génération de médiathèques où le multimédia occupe le premier plan.

 

Temple du savoir, de la culture, de la distraction intellectuelle, certes, mais aussi lieu de convivialité, d’échanges entre habitants de Montpellier Nord, telle est la fonction sociale de la Médiathèque Albert Camus.

12/01/2010

La ville à la plage et la plage à la campagne

Le département de l’Hérault est très touristique : le nombre de nuitées est supérieur à celui d’un pays comme la Tunisie.

 

Le tourisme héraultais certes évolue - tourisme culturel, sportif, de ville, d’arrière-pays - mais demeure encore largement centré sur la plage.

 

Les estivants affluent ainsi tous les ans sur la côte méditerranéenne.

 

Cette dernière était vouée, il y a un siècle, à la pêche et à la viticulture.

 

La mission Racine a bousculé ces activités primaires, dans les années 50, avec le lancement d’unités touristiques nouvelles : il y eut La Grande-Motte puis Le Cap d’Agde.

 

Ces stations balnéaires ont rejoint celles plus historiques de Valras-Plage et de Palavas les Flots.

 

Les premières se sont, au fond, construites sur le modèle des premières, avec un grand nombre de logements pour générer une grande capacité d’accueil touristique.

 

Elles se sont toutes appuyées sur la présence de plages de sable fin, sur l’établissement de nombreux commerces, sur l’exploitation d’un casino, sur l’attirance d’une clientèle aisée (d’abord bourgeoise puis faite de classes moyennes notamment issues de pays européens à fort pouvoir d’achat).

 

Les premières stations se sont développées à proximité des deux grandes villes (respectivement Béziers et Montpellier) et les secondes, toujours assez proches des deux  métropoles, sont desservies par des aéroports.

 

De même, sont apparues, dans les stations « modernes », des ports de plaisance indispensables pour densifier la capacité d’accueil et pour capter une clientèle haut de gamme.

 

Dernières grandes caractéristiques : Palavas les Flots a conservé une partie de ses activités traditionnelles (pêche en mer et dans les étangs) et Valras est restée relativement populaire.

 

Ces quatre stations balnéaires sont très urbanisées : elles se sont développées suivant le modèle de « la ville à la plage ».

 

Il s’agit certes de villes mais spécialisées, tournées vers le récréatif, le ludique, le plaisir, le farniente, la détente.

 

A côté de ces quatre grandes stations balnéaires, se sont développées des stations familiales, avec d’Ouest en Est : Vendres, Sérignan-Plage, Portiragnes-Plage (autrement appelée La Redoute), Vias-Plage, Marseillan-Plage, Frontignan-Plage et Carnon-Mauguio.

 

Ces nouvelles stations se sont développées, sans plan d’ensemble, avec des constructions moins imposantes, en front de mer et le long des axes routiers perpendiculaires à la mer.

 

Le résidentiel y domine fortement, quelquefois sous forme de lotissements en retrait de la cote, et les commerces s’y sont établis progressivement.

 

La cabanisation (habitat léger disparate occupé essentiellement l’été), l’hôtellerie de plein-air (immenses campings avec même un Club Méditerranée « sous tentes » dans les années 70) et les espaces naturels (que le Conservatoire national du Littoral reconquiert patiemment grâce à une politique d’acquisition foncière) occupent les espaces entre ces petites stations touristiques.

 

Sète et Villeneuve-lès-Maguelone possèdent d’interminables lidos (ceux respectivement de l’Etang de Thau et des Etangs palavasiens) vierges de toute urbanisation.

 

Le tourisme dans ces deux communes est donc singulier en Languedoc-Roussillon puisque les touristes n’occupent les lieux, momentanément, que la journée sans que la nature et le paysage n’aient à pâtir d’une quelconque urbanisation : c’est en quelque sorte « la plage à la campagne ».

 

Ce second modèle pose la question de la rapidité et de la fiabilité des transports pendulaires entre villégiature de vacance et mer (d’où notamment le projet de ligne 3 du Tramway à Montpellier pour rejoindre les plages) tandis que le premier modèle interroge quant à la capacité des propriétaires, loueurs de meublés, à rénover un parc vieillissant et exigu (beaucoup de studios cabine) afin de le mettre en accord avec les exigences des nouveaux estivants.

 

Globalement, la dépendance au tout-voiture, l’érosion du trait de côte, la montée des eaux de la Méditerranée dans le Golfe du Lion (2 mm par an), la concurrence des destinations exotiques, la baisse du pouvoir d’achat des ménages européens, la difficulté d’entrer dans un cercle vertueux de développement durable sont les menaces qui planent sur nos stations balnéaires.

01/12/2009

Le débat public sur la nouvelle Ligne à Grande Vitesse Montpellier-Perpignan

La construction d’une seconde ligne ferroviaire entre Montpellier et Perpignan, retardée plusieurs fois sous la Présidence de Jacques Chirac, a été relancée en octobre 2007 à l’occasion du Grenelle de l’environnement.

 

Le train est en effet un mode de transport plus durable que la voiture ou le camion. Il est largement en tête pour la consommation énergétique au passager.kilomètre transporté et pour les émissions de CO2.

 

Déjà en 1995, un tracé précis (bande de 100 mètres) avait été arrêté et qualifié de « Projet d’Intérêt Général » en 2000.

 

Les caractéristiques de ce tracé, notamment par ses pentes, excluaient la mixité du trafic, c’est-à-dire la coexistence des trafics voyageurs et fret.

 

Sur la ligne devant relier la Vallée du Rhône (TGV Méditerranée) à Barcelone, la déviation Nîmes-Montpellier en est cours et celle de Perpignan-Figueras sera terminée prochainement.

 

Un débat public a été organisé du 3 mars au 3 juillet 2009, par la Commission Nationale du Débat Public (CNDP).

 

Ce débat a mobilisé 3.500 participants lors de 12 réunions publiques, suscité environ 2.000 questions, 700 avis, 18.000 connexions sur le site Internet, 80 cahiers d’acteurs (collectivités territoriales, chambres consulaires, syndicats, associations de défense de l’environnement, etc.) et 5.600 articles de presse.

 

Concernant ce projet de nouvelle Ligne à Grande Vitesse, 5 questions étaient posées pour nourrir la concertation.

Première question : Faut-il, ou non, construire une ligne nouvelle ?

 

La réponse est « Oui », à la quasi unanimité des acteurs, les retards pris étant en général stigmatisés.

 

Deuxième question : Faut-il une ligne voyageurs seulement, voyageur-fret ou fret, avec ou sans grande vitesse, pour cette option ?

 

C’est le scénario alliant mixité et grande vitesse qui est le plus souhaité (collectivités territoriales et public).

 

Certes, c’est l’option la plus coûteuse, avec la nécessité d’un financement des collectivités territoriales, mais c’est celui qui répond le mieux aux enjeux sur le long terme.

 

Dans cette hypothèse, les trains de voyageurs se déplacent à 300-320 km/h et les trains de marchandises à 120 km/h.

 

Les édiles socialistes ont soutenu le scénario de la ligne mixte à grande vitesse.

 

Les écologistes, de leur côté, ont « ménagé la chèvre et le chou » et plaidé pour une solution de court terme : c’est-à-dire une vitesse limitée à 220 km/h, pénalisante sur le plan économique et en terme de concurrence avec l’avion.

 

Troisième question : Quels couloirs de passage et quelles précautions ?

 

Le couloir Sud proche, du tracé de l’A9, est préféré par les acteurs à un tracé Nord.

 

Il faudra protéger des espaces naturels, le patrimoine et la biodiversité, ne pas aggraver les effets des inondations, prévenir le bruit et protéger la viticulture de qualité.

 

Ces contraintes lourdes sont légitimes pour un équipement qui se veut, et se doit, d’être durable.

 

Quatrième question : Faut-il utiliser les gares actuelles des centres villes ou en créer de nouvelles ?

 

C’est un sujet polémique avec des opinions contraires.

 

Le public demande des gares facilement accessibles, en voiture ou par transport en commun.

 

Le projet envisageait plusieurs sites de gares dans les secteurs de Perpignan, Narbonne, Montpellier et Nîmes.

 

A Montpellier, une gare nouvelle est incontournable du fait de la saturation de la gare SNCF Saint-Roch.

 

La Communauté d’agglomération de Montpellier a choisi une implantation au Sud-Est, sur le site de la Mogère qui sera relié à la gare centrale par le Tramway.

 

La Ville de Sète aurait, quant à elle, préféré une nouvelle gare à Saint-Jean de Védas, à proximité du nœud autoroutier.

 

Une localisation à l’Est de Montpellier n’est pas neutre vis-à-vis de tous les villages du secteur dont l’attractivité se verra renforcée.

 

Techniquement, la multiplication des gares entraîne des temps de trajet supérieurs (un train met en effet 15 km pour atteindre sa vitesse de croisière).

 

En outre, pour la SNCF et ses concurrents, un arrêt ne se justifie que si la clientèle est suffisante.

 

Les écologistes ont préconisé des arrêts systématiques en centre ville ce qui rajoute un retard proche d’un quart d’heure, à chaque arrêt, à la lenteur, de l’option 220 km/h qu’il ont appuyé en parallèle.

 

 

En effet, un arrêt en centre ville « coûte » 20 minutes contre seulement 7 minutes dans une nouvelle gare.

 

 

Cinquième question : Quel financement ?

 

 

Un financement, indicatif et approximatif, est évoqué :

-         25 % RFF (le propriétaire des lignes) et SNCF (l’exploitant),

-         40 % Etat (principal bailleur de fonds dans ce type d’infrastructure d’intérêt national et même européen),

-         25 % Collectivités territoriales,

-         10 % Union Européenne.

 

 

Un renchérissement des billets est envisagé par la SNCF comme quand le TGV s’est substitué, sur certaines lignes, au Train Corail.

 

 

Cette phase de concertation terminée, le maître d’ouvrage, Réseau Ferré de France (RFF), doit maintenant arrêter un projet tenant compte des enseignements du débat public, obtenir les autorisations préfectorales, acquérir les emprises foncières (ce qui va être un soulagement pour les propriétaires dans la « bande des 100 mètres » sur lesquels pesait une douloureuse incertitude), dégager les financements et engager les travaux.

 

 

Encore quelques années à attendre cette nouvelle Ligne à Grande Vitesse, mais pour sa concrétisation, le plus tôt sera le mieux !

26/11/2009

6ième Fête des Vignes à Montpellier : une allégorie de la campagne en ville

La 6ième Fête des Vignes se tient les 27 et 28 novembre 2009, sur la Place de la Comédie, à Montpellier.

Un « village vigneron » va accueillir 42 producteurs (Vins de Pays, AOC Pic Saint-Loup et AOC Grés de Montpellier).

 

Le dimanche 29 novembre, ces derniers recevront dans leur caveau les curieux et les acheteurs.

 

Pour 6 bouteilles achetées, une septième sera offerte sur présentation du coupon de dégustation.

 

Ce dernier, d’un coût de 2 €, permettra le vendredi et le samedi d’acheter un verre à vin gravé au logo de la Communauté d’agglomération de Montpellier et de déguster trois crûs de son choix.

 

Le bénéfice de la vente sera reversé à une association humanitaire, en l’occurrence, cette année 2009, au Sidaction.

 

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Cette manifestation s’inscrit dans la politique de soutien des activités viticoles, agricoles et aux traditions rurales, menée par Montpellier Agglomération.

Il s’agit de mettre à l’honneur les vignerons des communes de Baillargues, Beaulieu, Castelnau le Lez, Castries, Grabels, Montaud, Montpellier, Murviel lès Montpellier, Pignan, Restinclières, Saint-Drézéry, Saint-Geniès des Mourgues, Saint-Georges d’Orques, Sussargues, Villeneuve lès Maguelone, etc.

 

La Fête des Vignes a été complétée sur l’année calendaire par la Foire de la Truffe à Saint-Geniès des Mourgues, le Festival de la Tomate à Clapiers et la Foire de l’Olive à Pignan.

 

Un soutien à la Fête de la Pierre à Beaulieu est à l’étude.

 

Pour revenir à la Fête des Vignes, caves particulières et caves coopératives ont leur stand sur la Comédie.

 

C’est aussi le cas du Muscat de Frontignan (sans concurrence sur le territoire de l’Agglo de Montpellier) et il existe une demande de certains vignerons, hors Agglomération de Montpellier, de profiter de l’aubaine : une affluence se comptant en plusieurs dizaines de milliers de visiteurs, juste avant les fêtes de Noël.

 

Montpellier confirme bien son rôle de capitale de la viticulture en Languedoc-Roussillon. 

15/11/2009

L'Arche Castriote nous aide à préparer Noël

L’Association « L’Arche Castriote », organise du 7 au 15 novembre 2009, sa traditionnelle vente de santons et de crèches (ouverture de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 18 h les samedis, dimanches et jours fériés, de 15 h à 18 h les autres jours de la semaine).

 

C’est la 14ème édition de cette manifestation.

 

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La "Galerie des halles" accueille le Salon des santons et des crèches

 

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Un magnifique écrin fait de pierre de Castries et de tomette

 

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Les santons du Midi attendent les visiteurs et notamment les enfants

 

L’Arche Castriote (archecastriote@yahoo.fr) est une association culturelle et caritative adhérente de la Fédération des associations familiales rurales de l’Hérault.

 

L’Arche Castriote est notamment habituée des journées de solidarité avec repas et spectacle.

 

Une de ses activités est de collecter, en de nombreux lieux autour de Montpellier (Assas, Baillargues, Beaulieu, Boisseron, Castelnau le Lez, Castries, Clapiers, Galargues, Jacou, Lavérune, Montpellier, Saint-Brès, Saint-Drézéry, Saint-Georges d’Orques, Saint-Just, Sussargues, Teyran, Vendargues et Vérargues notamment), des bouchons d’eaux minérales plates et gazeuses, de lait, de sodas et de jus de fruits.

Les bénévoles de cette association trient et conditionnent les bouchons, avant leur expédition vers l’usine de recyclage.

 

L’opération, à la fois humanitaire et écologique, d’envergure nationale, est bien connue et s’appelle « Un bouchon : un sourire ».

 

L’exposition de santons et de crèches bénéficie tous les ans d’un grand succès : c’est dû à la magnificence du cadre de la salle voûtée de la « Galerie des halles » de Castries, à la qualité des pièces proposées à la vente mais aussi, et surtout, à la gentillesse de l’accueil des bénévoles.

 

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Toute la symbolique d'un Noël à la fois païen et biblique

 

Cette année, sont présentés des peintures sur verre de Colette Espié, bien connue à Castries et alentours, la tradition des 13 desserts pour la nuit de Noël et des recettes de plats servis autrefois pour cette fête, à la fois païenne et religieuse qui fait la joie des enfants.

 

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La tradition languedocienne des treize desserts
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L'arlésienne en costume ...
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et sous sa représentation artistique
Crédit photographique : Michel Chastaing

17/09/2009

Inauguration du Lycée Pierre Mendès-France

La Région Languedoc-Roussillon est depuis la décentralisation responsable des lycées, de leur rénovation comme de leur construction.

Le Lycée Pierre Mendès-France a été inauguré cette rentrée scolaire.

Il se substitue au Lycée Méditerranée qui était enclavé dans le quartier Clémenceau à Montpellier et se trouvait dans un état de décrépitude avancée.

Construit au Mas de Brousse à Montpellier, ce nouveau lycée professionnel est en vis-à-vis d’Odysseum par rapport à l’autoroute A9 : il bénéficie de ce fait de la desserte de la ligne 2 du Tramway, offrant un confort incontestable à certains élèves.

Son périmètre jouxte donc un grand domaine agricole et notamment une magnifique oliveraie replantée après le gel de 1956.

Notre région connaissait, il y a quelques années, un déficit de places en lycées professionnel sévalué à 1.500 places.

Même si l’Etat bloque deux projets, le premier à Lézignan les Corbières et le second à Argelès sur Mer, la Région Languedoc-Roussillon a pu construire 5 lycées en 6 ans, sous la Présidence de Georges Frêche, et rattraper une partie de son retard.

Il s'agit d'un effort sans précédent.

Cela concerne les lycées Jean Vilar de Villeneuve lès Avignon (1.200 élèves) ouvert en 2007, Rosa Luxemburg à Canet en Roussillon (1.200 élèves) ouvert en 2007, Victor Hugo à Lunel (1.600 élèves) ouvert en 2008, Jacques Prévert à Saint-Christol lez Alès (1.800 élèves) ouvert en septembre 2009 tout comme le Lycée Pierre Mendès-France (dont la capacité d’accueil a été portée à 1.550 élèves, soit 500 de plus qu’à l’ancien Lycée Méditerranée).

L’enseignement professionnel est le plus à même de créer les conditions du développement économique régional.

En outre, l'enseignement professionnel favorise l’égalité des chances en permettant au plus grand nombre de jeunes d’accéder à une qualification et un diplôme.

Le Lycée Pierre Mendès-France a coûté près de 70 millions d’€.

Il a été doté de 500 ordinateurs.

Il possède un internat de 99 places, ce qui essentiel pour les élèves des zones rurales ou des milieux sociaux défavorisés.

Il offre plusieurs pôles de formation :
- mécanique auto-moto, véhicules de loisirs, carrosserie, peinture,
- pilotage des systèmes de production industrialisée et maintenance de systèmes mécaniques automatisés,
- électrotechnique,
- logistique et transport.

Le Lycée Pierre Mendès-France est idéalement placé pour accueillir préférentiellement les jeunes, bien entendu de Montpellier, mais aussi des cantons de Mauguio et de Castries, tout proches.

Les investissements dans la formation aujourd’hui sont le gage de la richesse économique et de l’épanouissement humain demain : la Région Languedoc-Roussillon et son Président l’ont parfaitement compris.

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1 - Entrée du Lycée Pierre Mendès-France
2 - La cour intérieure jardinée
3 - Idem
4 - Les ateliers mécanique automobile
5 - Une caisse à savon élaborée par les élèves et leurs professeurs
6 - Les ateliers carrosserie automobile
7 - Le restaurant scolaire au mobilier signé par le grand designer Christophe Pillet
8 - Le Gymnase Françoise Spinosi attenant au Lycée

Crédit photographique : Michel Chastaing

19/08/2009

Journées de l’environnement à Prades le Lez

La Commune de Prades organise ses premières
« Journées de l’environnement », du 2 au 25 octobre 2009
.

La volonté de la Municipalité est de rééditer les années suivantes cette manifestation et d’y donner un rayonnement à l’échelle de l’agglomération montpelliéraine : l’événement pourrait donc devenir multi sites dès 2010.

Le lancement se fera à la Maison de l’agglomération de Prades, le vendredi 2 octobre, à 18 h 30.

Plusieurs films seront projetés et seront l’occasion d’un débat :
- le déjà célèbre « Nos enfants nous accuseront » de Jean-Paul Jaud, sur la restauration Bio à l’école,
- « Vignes et Vins »,
- « Emeutes de la faim »,
- « Le Fantôme du Lez »,
- « La faim des paysans »,
- « Bio attitude sans béatitude »,
- « Une pêche d’enfer ».

Des conférences-débats sont prévues sur le thème :
- de la recherche agronomique et des OGM (organismes génétiquement modifiés), le mardi 6 octobre, à 20 h 30, salle des Aînés,
- de la biodiversité, le jeudi 8 octobre, à 20 h 30, salle du Conseil municipal,
- de la qualité de l’eau potable, le jeudi 15 octobre, à 20 h 30, salle Jacques Brel,
- de l’alimentation et de la santé, le mardi 20 octobre, à 20 h 30, au restaurant « Le Vieux Pressoir »,
- des stratégies pour améliorer l’agriculture et l’alimentation en circuit court, le jeudi 22 octobre, à 20 h 30, à la Médiathèque.

Un marché paysan hebdomadaire sera lancé et inauguré le dimanche 4 octobre : il s’installera place Jean Jaurès.

La Municipalité prévoit aussi une découverte des jardins familiaux, l’ organisation d’ateliers vidéo, des balades autour des plantes médicinales et comestibles, etc.

Ces « Journées de l’environnement » se termineront par un grand final, en forme d’apothéose, le dimanche 25 octobre toute la journée, place du Café, avec marché paysan, expositions sur l’éco construction et les nouvelles technologies, spectacles variés et apéritif Bio.

De nombreuses associations participent ou contribuent à l’événement : « Prades environnement », « Kokopelli », « Coopere 34 », Collectif « Tout un plat », « Lafi Bala », « BEDE », « La fleur sauvage », « Terre nourricière », « Association des marchés paysans de l’Hérault », « Carpe Diem », « Terroir Direct », « Eau pour la vie », « Les 1000 pattes de Prades le Lez », « Terra One », « Récolte pour tous », « Association des jardins familiaux de Prades ».

Ces « Journées de l’environnement » de Prades de Lez constituent donc un événement ambitieux au programme très complet, concocté par le nouveau Maire-adjoint à l’environnement de cette commune : Rachid Khenfouf.