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04/07/2009

Le bruit et le trafic

Notre terre a toujours été un lieu de passage préférentiel.

La voie Hérakléenne fut pratiquée par les marchands grecs, sur les traces mythiques de leur héros, Héraklés. Hannibal l’emprunta avec ses éléphants de combat pour envahir Rome.

La Via Domitia passa par Forum Domitii (Montbazin) et reprit des étapes de la voie Hérakléenne, à Ambrussum (près de Villetelle sur le Vidourle) comme à Sextantio (Castelnau le Lez). Elle visait à relier les péninsules italique et ibérique et non pas Massilia, l’amie de Rome, entièrement tournée vers la Méditerranée.

Depuis, avec la multiplication des échanges, les trafics ferroviaires, et surtout autoroutiers, ont explosé. L’été, l’A9 enregistre notamment des pointes journalières à 170.000 véhicules par jour et des pics à plus de 5.000 véhicules par heure dans un sens.

La Languedocienne est l’infrastructure la plus bruyante sur notre territoire.

Son impact en terme de nuisances sonores a fait l’objet d’une cartographie de la part de la Communauté d’agglomération de Montpellier engagée dans une démarche réglementaire de Plan de prévention du bruit dans l’environnement (PPBE).

Cartes des niveaux de bruit pour les communes de Saint-Jean de Védas, Montpellier, Castelnau le Lez et le Crès accessibles sur :
http://www.montpellier-agglo.com/64796936/0/fiche___pagel...

Dans un corridor de 200 m de large, le bruit moyen dépasse 70 dB(A) et pour 400 m de large, il est compris entre 65 et 70 dB(A). Pour les autres grandes voies routières et la voie ferrée, ces corridors sont 4 fois moins larges !

L’autoroute est donc la principale nuisance sonore de la zone.
Mais cela ne doit pas être pris comme une fatalité.

Quelles sont les solutions possibles ?
- des progrès sur l’aérodynamique et la motorisation des camions (20 % du trafic) émetteurs dans des bandes d’octaves particulières et générateurs de trafic nocturne,
- des avancées sur le bruit de roulement provoqué par le contact entre pneumatique et chaussée (pour les véhicules routiers légers, ce bruit prédomine aux vitesses moyennes et élevées sur le bruit du moteur), en mettant en œuvre des chaussées plus silencieuse dont la porosité permet une meilleure absorption acoustique,
- des aménagements de protection sonore comme les buttes ou les murs anti-bruit,
- des réductions de vitesse à l’image des régulations actuelles de vitesse pour limiter les bouchons.

C’est aux sociétés autoroutières sur une partie de leurs bénéfices, au transport routier comme aux autres utilisateurs de l’autoroute, pour le loisir comme pour le travail, sur leurs péages, de prendre en charge financièrement le coût de la tranquillité des riverains.

03/07/2009

Pour une agriculture de proximité en Lunellois

La Communauté de communes du Pays de Lunel (regroupant Boisseron, Lunel, Lunel-Viel, Marsillargues, Saint-Just, Saint-Nazaire de Pézan, Saint-Sériès, Saturargues, Saussines, Valergues, Vérargues, Villetelle) a compris la nécessité de conforter l’agriculture locale en s’appuyant sur les circuits courts de commercialisation.

Les consommateurs sont en effet maintenant plus exigeants et demandeurs de produits authentiques, d’une meilleure alimentation, de commerce équitable et de respect de l’environnement.

Si l’agriculture emploie moins de 1 % de la population active du Pays de Lunel, elle occupe près de 50 % l’espace de ce territoire : elle façonne donc nos paysages et notre culture.

A partir d’une enquête menée auprès de 18.000 ménages, les idées suivantes ont été validées :
- production et vente directe hebdomadaire de paniers de produits alimentaires locaux,
- création d’une société foncière capable d’acheter les terrains nécessaires à l’installation de plusieurs maraîchers et financée par souscription de parts localement,
- lancement d’un marché paysan sur la ville de Lunel avec des prix raisonnables.

Depuis, un « carré paysan » a été réservé au sein du marché hebdomadaire traditionnel de Lunel et deux associations, l’une de paysans, l’autre de consommateurs, se sont créées.

L’association « Les Paysans du Vidourle » regroupe des producteurs fermiers du Gard et de l’Hérault. Cette structure envisage de se doter d’une charte qualité et souhaite impulser des événements, notamment liés à la fraise et au melon. Dans un premier temps, l’objectif est la genèse de marchés paysans ou la participation, sous une bannière collective, à ceux qui existent déjà.

L’association de consommateurs Croquelune entend, quant à elle, promouvoir un mode d’approvisionnement en fruits, légumes et produits transformés, directement auprès des producteurs afin de valoriser une agriculture biologique à la portée du plus grand nombre. Croquelune est prête à accompagner les producteurs locaux dans leur démarche pour se former à de nouvelles pratiques culturales.

En outre, une étude sur les cultures maraîchères d’hiver, l’une des lacunes du territoire, a été lancée ainsi que l’idée de créer des boutiques paysannes.

Les associations départementales que sont la Fédération Départementale des CIVAM, Nature et Progrès, Marchés paysans de l’Hérault, Etat des lieux ou encore Terres Vivantes, précurtrices en matière de développement d’une agriculture à taille humaine, respectueuse de l’environnement, viennent en appui de cette dynamique locale.

02/07/2009

Naissance de Montpellier Villages

« Etre né quelque part
Pour celui qui est né
C’est toujours un hasard »
Maxime Le Forestier


La magie de notre pays languedocien, c’est que très peu y sont nés mais que beaucoup s’y retrouvent.
Alors, quand le hasard a fait que l’on y est né, on ne peut qu’être honoré, enchanté, de la passion que lui porte ceux qui choisissent d’y vivre.
La capitale régionale est au bout du regard. Elle est dans nos têtes. Beaucoup d’entre nous y travaillent, y étudient, s’y distraient ou s’y approvisionnent.
Pourtant, le magnétisme du village, ou du quartier à Montpellier, opère : c’est là que s’instruisent et se construisent nos enfants, que le sport ou la culture populaire nous unissent, que les liens de proximité se tissent, que nos identités se forgent.

« Montpellier Villages » se veut un lieu d’expression dans le domaine de l’actualité, de l’histoire, de l’environnement, du développement durable, de la vie associative, des initiatives des hommes et des femmes qui font notre arrière-pays montpelliérain.

« Etre né quelque part
C’est partir quand on veut
Revenir quand on part »
Maxime Le Forestier


Les anciens partiront vraisemblablement avant nous mais leur culture, leur façon de vivre, leur héritage, leur exemple seront notre viatique. Beaucoup d’entre nous ont voyagé à l’étranger, ont séjourné dans d’autres villes françaises, d’autres ont quitté le pays pour y revenir, moins jeunes, une fois les premiers apprentissages, les premiers parcours initiatiques, les premiers postes professionnels accomplis. Mais tous, nous connaissons notre chance de vivre au soleil, à proximité de la « Surdouée », au calme du village. Ceux qui ne peuvent plus y demeurer, plus y revenir, en sont malheureux.

« On choisit pas ses parents
On choisit pas sa famille »
Maxime Le Forestier


En revanche, on choisit ses voisins, ses amis, ses rencontres. Nos décisions et orientations personnelles pèsent sur notre cadre de vie et notre aptitude à vivre en société. L’avenir se construit collectivement. Citoyens de Clapiers, Montferrier, Prades, Grabels, Baillargues, Jacou, Sussargues, Saint-Christol, Saint-Drézéry et de tous ces villages qui se pressent autour de Montpellier, réfléchissons et vivons pleinement ensemble le développement de ce territoire qu'est Montpellier Villages.

Michel Chastaing