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03/12/2011

Economie d’énergie : les Collectivités territoriales en pointe

Certaines collectivités territoriales mettent actuellement à l’étude un Plan climat-énergie territorial (PECT), éventuellement dans le cadre de leur Agenda 21, en cohérence avec leurs documents d’urbanisme.

Le réchauffement climatique oblige en effet tous les peuples de la Terre à prendre des mesures correctives : nous partageons la même atmosphère !

 

Les économies des pays riches sont largement responsables de la libération des gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère.

 

L’Europe s’est ainsi engagée, le 23 janvier 2008, sur des objectifs minima avant 2020, dits des 3 x 20 :

-          réduction de 20 % des émissions de gaz à effet de serre,

-          réduction de 20 % des consommations d’énergie,

-          augmentation de 20 % de la part des énergies renouvelables dans la consommation énergétique (pour mémoire 8,5 % en 2008).

 

En 2010, l’Union Européenne a lancé la réflexion sur l’élaboration d’un objectif plus restrictif concernant les émissions de gaz à effet de serre de 30 % (« qui pour l’instant n’est pas possible » du fait de la prégnance de la crise).

 

Côté français, les engagements concernant les rejets de GES sont :

-          une division par 4 entre 1990 et 2050

-          une réduction de 3 % par an en moyenne (à titre indicatif, l’atteinte de la division par 4 passe par une réduction annuelle constante de 2,7 %).

 

La France s’est aussi engagée à réduire de 20 %, d’ici 2020, sa consommation d’énergie finale.

 

Enfin, la part des énergies renouvelables doit atteindre en 2020 au moins 23 % de la consommation d’énergie finale (soit un doublement du taux par rapport à 2005).

 

Plus localement, dans le cadre de son Agenda 21, la Communauté d’Agglomération de Montpellier met en place un Schéma directeur des énergies renouvelables.

 

Le périmètre d’une Agglomération est déjà d’une taille suffisamment vaste pour accueillir tous les équipements nécessaires à la production d’énergies renouvelables : éolien, photovoltaïque et biomasse (en partie seulement).

 

C’est aussi le lieu où la ville se densifie et se construit avec : 

-          une stratégie d’urbanisation maîtrisée mêlant transports en commun, habitat, commerce, emploi et loisirs pour limiter les déplacements,

-          un choix de technologies contribuant à la réduction de l’effet de serre : méthanisation, valorisation du biogaz issu des déchets, installation de panneaux photovoltaïques et de capteurs solaires sur les bâtiments communautaires,

-          une incitation des habitants à éviter les gaspillages, à isoler leurs appartements, à utiliser les modes de transports doux et à s’équiper en unités privées de production d’énergie renouvelable.

 

C’est la sensibilisation des citoyens et leur passage à l’acte qui est, de loin, la plus difficile à obtenir.

 

En effet, il est nécessaire de changer ses habitudes et d’investir, alors même que les aides publiques ne bénéficient en général qu’aux pionniers, durant le seul laps de temps indispensable à mettre en place la filière technique et à former les professionnels.

 

Pour illustrer les sacrifices que vont engendrer dans les années à venir les efforts de sobriété énergétique, d’économies d’énergie et de développement des énergies renouvelables, nous allons prendre l’exemple de Clapiers, village de 5.400 habitants, juste séparé de Montpellier par le Zoo de Lunaret, le Lez et le Domaine de La Valette.

 

Les Services municipaux, tout confondus, consomment bon an mal an, environ 1.500.000 kWh d’énergie finale.

 

Type d’énergie

Consommation annuelle en kWh

Electricité bâtiment

500.000

Electricité éclairage public

500.000

Gaz naturel

500.000

Carburants

100.000

Totaux

1.600.000

 

La dépense énergétique annuelle de la Commune de Clapiers se chiffre aux alentours de 125.000 €, soit l’équivalent de 6 points d’impôts communaux.

 

Ramenée à l’habitant, la consommation est de 320 kWh/an et le coût s’élève à 25 €/an.

 

Le Grenelle de l’environnement fixe des règles pour les bâtiments publics plus strictes que pour le secteur privé, l’idée étant que les Collectivités territoriales doivent donner l’exemple.

 

Avant de revenir sur les autres postes énergétiques, il faut remarquer que contrairement aux ménages, une Commune génère peu de déplacements : 100.000 kilomètres par an seulement pour tous les services municipaux, soit de l’ordre de 125.000 kilomètres parcourus tous véhicules confondus et soit une consommation en gazole comme en essence de 10.000 litres au total par an, y compris le carburant des engins de chantier et des outils d’entretien des espaces verts consommant du fioul domestique.

 

La Commune de Clapiers ne génère en outre que très très peu de déplacements en train ou en avion.

 

En revanche, une Commune a une charge que les particuliers n’ont pas : l’éclairage public.

 

Concernant ce dernier, une réduction de 30 % de la consommation est possible à terme moyennant la pose de réducteurs de tension nocturne qui abaissent légèrement l’éclairement aux heures tardives de la nuit.

 

Avec des investissements plus conséquents (qui se font déjà pour les éclairages de Noël), un passage des lampes à sodium, actuellement les plus performantes, à des éclairages publics à LED, devrait libérer progressivement plus d’économies même si la demande des habitants est de résorber toutes les zones d’ombre ce qui génère une augmentation du parc de candélabres.

 

Pour ce qui est des énergies renouvelables, les Collectivités territoriales devront acheter de l’énergie verte ou en produire elle-même.

 

Si les objectifs du Grenelle de l’environnement seront relativement faciles à atteindre pour l’éclairage public, il n’en est pas de même pour l’énergie consommée dans les bâtiments (mairie, écoles, centres culturels, centres de loisirs, gymnases, salles polyvalentes, services techniques, poste de police, etc.).

 

Concernant le neuf, dès 2010 ou 2013 suivant les cas, pour tout bâtiment public ou tertiaire, un seuil de 50 kWep/m²/an est à respecter (pour mémoire, le parc d’habitations françaises consomme  actuellement en moyenne 250 kWep/m²/an).

 

« ep » signifie énergie primaire : il faut rappeler que 1 kWh consommé en électricité équivaut à 2,58 kWhep d’énergie primaire, ce ratio étant de 1,00 pour le fioul ou le gaz et de 0,00 pour les énergies renouvelables, comme par exemple le bois-énergie.

 

Dès 2020, la consommation d’énergie primaire devra être inférieure aux quantités d’énergies renouvelables produites dans les constructions neuves – publiques ou privées d’ailleurs - et notamment grâce au bois-énergie ou à la biomasse.

 

Il s’agit bien là de la mise en application du concept de bâtiment à énergie positive.

 

Concernant les bâtiments existants, la loi oblige à réduire les consommations énergétiques de 40 % en moyenne et les émissions de gaz à effet de serre de 50 %, dans un délai de 8 ans seulement !

 

A Clapiers, où le chauffage représente environ 80 % des consommations dans les bâtiments communaux, comme ailleurs, les investissements vont être très lourds et se chiffrer en millions d’euros.

 

Ces investissements dans les bâtiments concernent : 

-          la régulation de température (généralisée à Clapiers),

-          la systématisation de l’éclairage basse consommation dans les bâtiments y compris sur les spots de mise en valeur du clocher de l’église ou les éclairages de Noël,

-          l’isolation des plafonds, murs et planchers (avancée sur les bâtiments à fréquentation annuelle),

-          la pose de double-vitrage (idem),

-          le passage progressif des centres éducatifs et culturels au standard « basse consommation » (BBC).

A Clapiers, c’est l’école du Calvaire qui fait d’ores et déjà l’objet d’une mise aux normes au Label Effinergie avec une réduction prévisionnelle de la consommation primaire de 350 à 100 kWh par m² et par an (près de 10.000 € de gains énergétiques attendus tous les ans).

Les travaux sont lourds (isolation intérieure venant renforcer la petite épaisseur d’isolation extérieure vieille de 30 ans, reprise de la totalité de l’éclairage, pose de faux-plafonds et du double-vitrage, installation du chauffage central).

Les investissements se chiffrent à 750.000 €, soit 600 € du m².

La pose de panneaux photovoltaïques et l’installation d’une chaufferie-bois sur ce site permettent à la Commune de Clapiers de lancer sa première production et sa première consommation d’énergie renouvelable.

L’objectif du Grenelle de l’environnement sera difficile à atteindre et passera obligatoirement par l’occupation de tous les toits communaux possibles par du photovoltaïque (en l’absence de contraintes d’esthétique ou de toiture inadaptée).

En réalité, c’est la généralisation des chaudières bois (à plaquettes forestières ou à granulés) qui permettra aux communes d’atteindre les objectifs de 23 % en terme d’énergie renouvelable.

En effet, à Clapiers, comme dans d’autres communes, faute de vent ou de site acceptable, l’éolien ne pourra pas venir en relais.

Il faut souligner que les communes, contrairement aux ménages, ont très peu de besoin en eau chaude (un peu pour accomplir les tâches de ménage et un peu plus dans les restaurants scolaires comme dans les installations sportives, comme les gymnases et les vestiaires, mais utilisés, somme toute, sporadiquement).

La Commune de Clapiers a donc commencé à équiper en chauffe-eau solaire un de ces deux restaurants scolaires tout en attendant pour l’eau chaude du vestiaire du foot et du gymnase, non utilisés l’été au moment où les capteurs solaires produisent pourtant le plus.

Globalement, le coût du Grenelle de l’environnement pour une commune comme Clapiers est de l’ordre de 3 millions d’euros, soit l’équivalent de 3 années pleines d’investissement.

Certes, ces investissements sont productifs, au sens où ils permettent des économies qui iront croissants avec la montée du prix du pétrole et de l’énergie en général.

Il n’en demeure pas moins que le chantier est énorme et que seule les collectivités qui s’y sont lancées tôt, comme Clapiers, seront en mesure d’assurer dans les délais impartis par la réglementation.

L’argent dépensé, de façon en fait très utile, s’incorpore au patrimoine communal et augmente la richesse collective tout en générant des emplois non délocalisables.

Il offre surtout aux usagers des bâtiments communaux, notamment les enfants dans les écoles et les centres de loisirs, un confort inégalé, avec une réduction des sensations de chaud l’été, de parois froides, d’humidité, de chocs thermiques, l’hiver, sans compter le silence retrouvé, du fait de l’isolation thermique dont l’étanchéité contribue aussi à l’isolation phonique.

Enfin, la réflexion de la Commune de Clapiers sur l’énergie pousse à imaginer les extensions urbaines différemment.

L’éco-quartier de 14 hectares en gestation, dit du Castellet, intègrera dès le départ :

-          l’orientation optimale des bâtiments,

-          l’obligation du chauffe-solaire collectif ou individuel,

-          la prescription de performances énergétiques supérieures à la réglementation,

-          la plantation d’arbres et de végétaux pérennes positionnés de manière à générer des  gains d’énergie (ombres, obstacles au vent) et permettant le stockage de carbone,

-          l’installation d’un réseau de chaleur collectif alimenté par une chaudière-bois.

La Commune de Clapiers mène donc déjà des actions volontaires qui lui permettront de remplir les objectifs du Grenelle de l’environnement, pour l’instant seulement opposables réglementairement aux communes de plus de 20.000 habitants.

La Commune de Clapiers, consécutivement à ses importants efforts, a d’ores et déjà réduit : 

-          sa consommation d’énergie primaire 350.000 kWh à 300.000 kWh,

-          ses émissions de dioxyde de carbone de 275 à 225 tonnes.

Enfin, en terme de stockage du carbone, la Commune de Clapiers, propriétaire de près de 110 hectares de forêts communales, patrimoine qu’elle agrandit tous les ans par de nouvelles acquisitions, atteint plus de 400 tonnes de gaz carbonique.

Globalement, la Commune de Clapiers stocke donc du CO2 !!!

 

Il est important que les communes et leurs élus donnent l’exemple en matière de sobriété énergétique, d’économie d’énergie et de développement des énergies renouvelables : c’est le préalable à la généralisation des efforts que vont nécessairement devoir fournir nos concitoyens, à titre privé.

 

Ce sera l’objet de la prochaine note du Blog Montpellier Village : « Quels sacrifices sur l’énergie ».

 

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Le village de Clapiers

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L'Espace Bonnier - Mairie annexe

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La Mairie de Clapiers

28/11/2011

Une nouvelle taxe d'aménagement

La loi n° 2010-1658 du 29 décembre 2010 modifie, dans son article 28, le régime des taxes d’urbanisme.

Les objectifs poursuivis étaient une simplification des règles, tout en maintenant ces ressources fiscales bénéficiant aux collectivités territoriales.

Compte tenu de la tendance à l’étalement urbain, le nouveau texte favorise l’économie d’espace.

Les nouvelles taxes s’appliqueront à toutes les demandes d’autorisation d’urbanisme déposées à compter du 1er mars 2012.

Cette réforme substitue aux taxes et participations suivantes la taxe d’aménagement :

-          la Taxe locale d’équipement (TLE),

-          la Taxe départementale pour le financement des conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (TDCAUE),

-          la Taxe départementale des espaces naturels et sensibles (TDENS) qui sert in fine à acquérir publiquement des espaces à protéger tout en les ouvrant au public,

-          et la Taxe pour aménagement d’ensemble (PAE) dans les opérations groupées.

La taxe de raccordement à l’égout (TRE) et la Participation pour voirie et réseaux (chaussée, trottoir, éclairage, pluvial, électricité, gaz, téléphone, etc.), appelée PVR, sont maintenues jusqu’au 31 décembre 2014.

La participation en Zone d’aménagement concerté (ZAC) subsiste : c’est elle qui concerne les grosses opérations, bien maîtrisées par la Collectivité, à Montpellier et dans les principaux villages autour.

La taxe d’aménagement est constituée de 3 parts destinées respectivement :

-          aux communes ou aux communautés de communes, communautés d’agglomération (pour leurs investissements),

-          aux départements (pour leur fonctionnement),

-          à la région mais seulement en Ile-de-France,

-          à hauteur de 3 % pour les frais de gestion revenant à l’Etat.

La taxe est due pour :

-          les constructions, les reconstructions, les agrandissements,

-          les installations et les aménagements soumis à une autorisation au titre du Code de l’Urbanisme,

-          les procès-verbaux suite à infraction.

La taxe d’aménagement doit être notamment utilisée à des actions et des opérations visant à :

- une utilisation économe et équilibrée des espaces,

- la gestion des espaces naturels (forêts, zones humides, ...),

- la diversité des fonctions urbaines (commerces, services publics, …),

- la construction d’équipements publics (écoles, médiathèques, crèches, ...).

La taxe d’aménagement est établie par les Services de l’Etat et elle est recouverte par les comptables publics (percepteurs) :

-          en 1 fois, 12 mois après la délivrance du permis de construire, de lotir ou tout autre autorisation d’urbanisme, si son montant est inférieur à 1.500 € (actuellement 305 €) ou en cas de permis modificatif,

-          en 2 échéances égales, 12 mois puis 24 mois après, dans les autres cas.

Concernant la part communale ou intercommunale, la taxe d’aménagement est issue du calcul suivant : Assiette x Valeur x Taux

Assiette pour les constructions : surfaces de plancher closes et couvertes dont la hauteur sous plafond est supérieure à 1,80 m (auparavant la base était la Shon, surface hors œuvre nette)

Valeur pour les constructions : 660 €/m²

Assiettes et valeurs pour quelques installations et quelques aménagements :

-          nombre d’emplacements de tente, caravane ou résidence mobile de loisirs x 3.000 €

-          nombre d’emplacements d’habitations légères de loisirs x 10.000 €

-          superficie des piscines en m² x 200 €

Taux : de 1 à 5 % en fonction de la décision communale ou intercommunale

Ce taux pourra être porté à 20 % dans certains secteurs nécessitant des travaux substantiels en termes d’équipements publics (voirie, réseaux, etc.), des participations financières aux travaux ne pouvant plus alors être demandées en sus.

Un abattement de 50 % est prévu, de plein droit notamment pour :

-          les logements bénéficiant d’un prêt aidé de l’Etat pour leur construction,

-          les 100 premiers mètres carrés des résidences principales,

-          les locaux industriels ou artisanaux.

Une exonération de plein droit est prévue pour :

-          les services publics,

-          les logements sociaux financés par un Prêt locatif aidé d’intégration (PLAI),

-          les exploitations agricoles,

-          les constructions et aménagements dans les ZAC (versement de participations financières où le prix d’achat du terrain intègre tous les équipements pris en charge par la Zone d’aménagement différé y compris pour les réseaux à l’extérieur du périmètre concerné mais nécessaires à la réalisation de l’opération),

-          la reconstruction de locaux sinistrés, sous certaines conditions,

-          les constructions de moins de 5 m².

D’autres exonérations sont possibles, si les collectivités les décident pour les :

-          autres logements sociaux que ceux financés par un PLAI,

-          les habitations construites grâce au Prêt à taux zéro renforcé (PTZR), sur 50 % de leur surface excédant 100 m²,

-          locaux industriels,

-          locaux commerciaux d’une surface inférieure à 400 m²,

-          immeubles classés ou inscrits.

Pour les constructions sans autorisation ou en infraction à une autorisation, il existe une possibilité de taxation jusqu’au 31 décembre de la 6ème année qui suit l’achèvement des constructions.

Une sanction financière, en l’occurrence une majoration de 80 % du montant de la taxe, est appliquée.

Pour les constructions sans autorisation, une procédure de taxation d’office s’applique.

En revanche, pour les constructions en infraction à une autorisation, la pénalité est négociée avec l’Administration (possibilité de remise après avis de la Collectivité concernée).

Pour les départements, le principe d’imposition est globalement le même.

La taxe est alors affectée à la protection des espaces naturels et sensibles, au financement du fonctionnement des conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement ainsi qu’aux équipements collectifs (collèges et infrastructures de transport).

Concernant le taux de la taxe d’aménagement, les collectivités locales doivent le voter en Conseil municipal, pour le 30 novembre 2011.

Elles le fixent librement dans les limites arrêtées par la loi (entre 1,0 et 5,0 % au maximum et 2,5 % pour les départements qui eux n’ont pas le choix) et elles peuvent même sectoriser son montant : il est cependant douteux que cette opportunité soit saisie en dehors des grandes villes, au nom du principe d’égalité.

Globalement, la nouvelle taxe d’aménagement continuera à donner quelques moyens indispensables aux collectivités locales pour équiper leur cité.

10/11/2011

Un grand projet régional : Aqua Domitia (2ème partie)

Cette note fait suite à une précédente, récemment parue dans "Montpellier Villages", décrivant et analysant partiellement le grand projet d'aménagement hydraulique régional Aqua Domitia.

Pour ce qui est des usages agricoles, le Languedoc-Roussillon est très en retard : la surface irriguée en France est passée de 450.000 ha en 1960 à 1.600.000 ha en 1995 alors que notre région n’arrosait que 92.000 ha en 1995 (30 % de plus tout de même qu’en 1988).

50 % des surfaces irriguées en France relèvent des régions Aquitaine, Centre et Midi-Pyrénées.

Il faut dire qu’aux gains financiers liés à l’irrigation, les aides (majorées en cas d’arrosage) de la Politique Agricole Commune concernent 90 % des surfaces en Poitou-Charentes, 80 % en Aquitaine et 10 % seulement en Languedoc-Roussillon.

Alors que l’irrigation fait un tabac dans les régions de grandes cultures (1,9 millions d’hectares maintenant irrigués sur 2,7 millions d’hectares irrigables, c’est-à-dire équipés), notre région viticole, pourtant bien équipée entre Montpellier et le Rhône, utilise peu ses installations (35.000 hectares irrigués bon an mal an via BRL et 6.000 agriculteurs desservis soit une dose moyenne de 1.800 m3/ha, 10.000 m3 consommés en moyenne par agriculteur et 5 hectares irrigués par agriculteur) ce qui renchérit de facto le prix de l’eau.

En effet, tout le poids de l’amortissement des aménagements reposent sur les seuls irrigants.

De plus, compte tenu des spécificités du climat méditerranéen et de sa forte xéricité estivale, les doses d’arrosage sont supérieures ce qui entraîne un surdimensionnement coûteux des installations.

Fait nouveau, l’irrigation de la vigne (un complément hydrique équivalent à 100 mm de pluviométrie annuelle apporté par goutte à goutte aux meilleurs moments au regard des constations climatiques et des stades végétatifs) fait l’unanimité au sein de la profession agricole et des décideurs publics.

Le coût de la pose d’un dispositif de goutte à goutte est en viticulture de l’ordre de 1.000 à 2.000 € l’hectare.

3 projets pilote, représentant 2.500 hectares irrigables, ont d’ores et déjà été lancés dans l’Hérault par les Vignerons du Pays d’Ensérune, de la cave coopérative de Roquebrun mais aussi de l’Occitane (coût de 6.000 €/ha pour construire les réseaux secondaires et tertiaires raccordés aux installations existantes de BRL, couvert à hauteur de 75 % par les aides publiques).

Ces initiatives se heurtent cependant aux problèmes de l’arrachage de la vigne et à l’éparpillement des parcelles qui éloignent les périmètres réellement irrigués les uns des autres.

L’objectif de l’irrigation de la vigne est d’éviter les blocages de maturité comme le stress hydrique de la plante, d’augmenter le potentiel aromatique des vins blancs et rosés et enfin d’amélioration de nos exploitations en offrant des vins dans des gammes de prix plus abordables.

Si la vigne nécessite un volume annuel d’irrigation de 1.000 m3/ha, les grandes cultures (blé tendre, blé dur, maïs, sorgho, tournesol, etc.), comme les cultures maraîchères ou arboricoles, mobilisent approximativement le triple ou le quadruple.

Aqua Domitia est donc à même d’alimenter entre 10.000 hectares de vignes ou 3.000 hectares de cultures diversifiées et vraisemblablement un mix des deux.

Encore faudra-t-il éviter les errements du passé et que par des restructurations foncières, voire des maîtrises publiques du foncier, les agriculteurs puissent être localisés sur des casiers irrigués à 100 %, si l’on fait exception bien sûr des repos de terres liés à l’assolement.

La Région Languedoc-Roussillon vient d'ailleurs de signer (Cf. Midi Libre du mardi 1er novembre 2011, "Région", page 2) une convention tripartite avec la SAFER Languedoc-Roussillon et BRL.

Cette dernière achètera pour 1 à 2 M€ par an de terres irrigables - une centaine d'hectares - afin de les "sanctuariser" et de les louer à des paysans : cette initative pourrait aussi permettre des échanges amiables de foncier en vue de "remembrer" des casiers hydrauliques.

BRL est chargée par la Région de "conduire une politique d'achat ciblée dans les zones irriguées, sur le territoire présentnt la meilleure valeur agronomique et les risques les plus importants d'abandon de l'activité agricole", notamment sur le Narbonnais dans l'Aude (plus tard le Canton de Ginestas et la zone du Quatourze), le Sud de Béziers dans l'Hérault, les Costières de Nîmes et la Vistrenque dans le Gard.

La SAFER Languedoc-Roussillon, de son côté, détectera  les parcelles et de recensera les candidats à la location.

Globalement, Aqua Domitia permettrait donc d’augmenter d’environ 10 % les surfaces irriguées en Languedoc-Roussillon alors qu’elles ont déjà augmenté, sans aménagement supplémentaire, de 30 % entre 1988 et 1995 !

Cela signifie que l’enjeu fondamental dans notre région est d’optimiser les équipements d’irrigation existants, ce qui permettrait une baisse du prix de l’eau agricole et donc l’enclenchement d’un cercle vertueux avec l’arrivée de nouveaux irrigants.

Pour BRL, Aqua Domitia pourrait générer une augmentation de surface irriguée de l’ordre de 20 % (si l’on table sur 7.000 ha nouveaux à comparer aux 35.000 ha actuellement arrosés).

Il n’en demeure pas moins que ce projet de grande envergure est de nature à dynamiser le personnel, fait essentiellement de techniciens et d’ingénieurs, de BRL : un projet d’entreprise motivant et un challenge technique enthousiasmant !

En outre, il ne faut pas négliger que l’agriculture irriguée génère 2 à 5 fois plus d’emplois que l’agriculture pluviale.

Le sens du service public pousse aussi à offrir une possibilité d’irrigation là où elle n’est pas possible – ou ne serait plus possible compte tenu de la priorité à donner à l’eau potable ou à cause des incidences du changement climatique – sachant cependant que les Avants-monts et les Hauts-Cantons ne connaîtront jamais cette chance pour des raisons économiques.

Il faut aussi pointer du doigt l’énorme enjeu que constitue la diversification des cultures dans notre région dominée par la monoculture de la vigne.

Or, le vignoble est passé de 400.000 ha dans les années quatre-vingt à moins de 250.000 ha maintenant, avec en sus des rendements moyens en baisse d’un tiers, ce qui fait que la production avoisine en volume à peine les 40 % de celle d’il y a 30 ans.

Certes, beaucoup d’hectares arrachés sont partis à l’urbanisation ou au développement d’infrastructures notamment routières.

Il reste toutefois un potentiel de l’ordre de 100.000 hectares utilisables par d’autres cultures.

Celles qui sont d’avenir nécessitent toutes un apport d’eau : le maraîchage Bio, l’arboriculture de proximité, les cultures de semences, les plantes servant de matières premières à des micro-filières de transformation (plantes médicinales et aromatiques, Stevia Rebaudiana pour remplacer les édulcorants, chanvre zéro cannabitol pour l’isolation thermique, etc.), les protéagineux (pois chiches, haricots secs, lentilles, fèves) voués à l’approvisionnement de restaurants scolaires et, d’une manière générale, toutes les productions pouvant s’inscrire dans des modes de commercialisation en circuits courts.

Concernant les ressources alternatives à l’eau du Rhône, certains évoquent des sources d’eau potable, de qualité, déjà identifiées : l’eau d’Alet peu exploitée en ce moment pour la mise en bouteilles dans l’Aude et la Source des Cents Fonts en frange du fleuve Hérault.

Toutefois, l’exploitation des Cents Fonts aurait un impact fort sur l’étiage de l’Hérault, la source ayant comme exutoire le fleuve.

En outre, l’acheminement de ces eaux sur les lieux de consommation nécessiterait, comme pour Aqua Domitia, la construction de feeder de plusieurs dizaines de kilomètres.

Quant aux autres ressources, les hydrogéologues considèrent qu’elles sont déjà découvertes, voire surexploitées comme la nappe astienne menacée en front de mer par une éventuelle intrusion des eaux salées de la Méditerranée.

Concernant la charge financière, générée par Aqua Domitia, à répartir entre les bénéficiaires des ouvrages, elle équivaut à 18 millions d’€ annuels si les 280 millions d’€ à investir étaient empruntés en totalité, au taux d’intérêt de 4 %, sur une durée de remboursement de 25 ans.

L’amortissement représente donc 80 centimes d’€ du m3.

Il faudra rajouter les frais de pompage (minimes) et de gestion (plus substantiels).

Pour l’eau potable, il sera nécessaire de potabiliser l’eau du Rhône (filtrage, floculation/décantation, ozonation) avec un coût supplémentaire de l’ordre de 20 centimes d’€ du m3 pour le traitement physique et chimique poussé qui s’impose (à comparer aux 5 centimes d’€ que coûte la classique simple désinfection par chloration appliquée aux eaux souterraines).

Aqua Domitia ne venant qu’en complément de ressources actuelles bien moins coûteuses (traditionnellement de l’ordre de 15 centimes d’€ du m3 pour l’exhaure et la chloration), le surcoût marginal sera acceptable par les usagers d’autant que dans l’Hérault, le prix de l’eau potable (de l’ordre de 3 €/m3 en moyenne) étant aujourd’hui de 10 % inférieur à celui constaté au niveau national, sans compter que tôt ou tard, une péréquation du prix de l’eau pourrait intervenir dans l’Hérault afin d’assurer le prix unique qu’espère la population.

A long terme, le dessalement de l’eau de mer viendra répondre aux manques d’eau douce.

Les coûts de cette technique sont déjà abordables – de l’ordre de 50 centimes d’€ du m3 par exemple en Espagne – mais les unités d’extraction de l’eau douce :

-         sont d’une taille excédant les besoins de notre région,

-         nécessitent de grandes quantités d’énergie (5 kWh/m3 en utilisant la technique de l’osmose inverse) issues soit du pétrole, soit des centrales nucléaires.

Pour l’irrigation, le coût élevé de l’amortissement du réseau hydraulique d’Aqua Domitia n’est pas supportable en l’état par les agriculteurs : il y aura donc forcément adaptation du prix pour l’irrigation agricole grâce à une péréquation tarifaire avec les autres usagers.

Quoiqu’il en soit, l’eau d’irrigation ne sera jamais très bon marché ce qui la destine à des cultures de forte valeur ajoutée.

Comme pour les syndicats intercommunaux du Nord-Sommiérois et de la Vallée du Salaison (SITIVS regroupant les communes d’Assas, de Clapiers, de Guzargues, de Jacou, de Teyran et de Vendargues), les particuliers, consommant de l’eau, pour leur agrément, dans leurs jardins, en substitution de l’eau potable, seront indispensables pour équilibrer financièrement le service.

Si l’on s’intéresse au prix que paye le SITIVS à son fournisseur d’eau, c’est-à-dire BRL !, on constate une prime fixe pour le débit de l’ordre de 75 € par m3/s) et pour les volumes de l'ordre de 0,15 €/m3.

En appliquant ces tarifs à Aqua Domitia, on obtient un prix de 0,35 €/m3, à majorer pour tenir compte des fuites d’un réseau d’irrigation (rendement de l’ordre de 70 %) ce qui donne un ordre de grandeur de 0,50 €/m3 que le SITIVS doit répercuter sur ses usagers.

Cette estimation permet de constater la cherté relative du projet Aqua Domitia (0,80 €/m3 rien que d’amortissement), compréhensible quand on considère qu’il s’agit d’un équipement complémentaire.

Cette cherté de l’eau, au regard de ce qui est admissible en irrigation, disqualifie bien entendu toute possibilité de transférer cette ressource hydraulique plus loin, notamment pour alimenter Barcelone ou soutenir le débit de l’Ebre en Catalogne, dans des conditions économiques un tant soit peu réalistes (sans compter l’opposition farouche des arboriculteurs catalans qui se sentent concurrencés de façon déloyale par les Espagnols).

Compte tenu des capacités contributives et des consentements à payer l’eau des différents acteurs économiques, la volonté de la Région Languedoc-Roussillon et de son Président Christian Bourquin, de créer un « service public régional de l’eau » et d’y associer un organisme régulateur institué dès septembre 2011 est ainsi fortement bienvenue.

Par exemple, les agriculteurs consommeront de gros volumes à prix bas tandis que les particuliers consommeront de petits volumes à prix plus élevé mais inférieur à celui de l’eau potable.

Il sera forcément nécessaire de proposer des tarifs adaptés aux différentes utilisations.

En outre, le nouveau réseau hydraulique ne sera rentable qu’à long terme, les premiers utilisateurs, en faible nombre, étant dans l’incapacité de couvrir les frais, essentiellement fixes dans ce type de service.

En conclusion, Aqua Domitia est utile pour les Languedociens :

-         pour satisfaire et sécuriser les besoins en eau potable,

-         pour rentabiliser et optimiser sur le plan qualitatif la production viticole sur les premières côtes et la plaine,

-         pour donner une chance de diversification à l’agriculture locale (maraîchage, plantes aromatiques et médicinales, cultures vivrières notamment protéagineuses, plantes utilisées dans l’isolation thermique), sous réserve de restructuration foncière, de soutien technique et de changement de cap complet de l’économie agricole locale en s’orientant vers les cultures Bio, les circuits courts et une industrie alimentaire plus variée, satisfaisant davantage la demande locale en produits de qualité.

Aqua Domitia est un investissement coûteux du fait qu’il répond à des besoins de pointe presqu’exclusivement estivaux et qu’il vient subvenir à l’absence de ressources naturelles exploitables sans engendrer des impacts écologiques.

La poursuite du développement économique du Languedoc-Roussillon nécessite cependant cet aménagement dont la justification repose presque exclusivement sur l’obligation d’offrir l’eau domestique aux habitants de notre région.

C’est sur cet objectif à forte valeur ajoutée que reposera l’équilibre financier de l’opération, les usagers de l’eau potable s’acquittant grosso modo des 3/4 des coûts.

Quant aux réseaux d’irrigation, ils ne seront rentables - à long terme au mieux - qu’avec une mixité des bénéficiaires, les consommateurs d’eau brute non agricole étant indispensables pour rentabiliser le service.

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03/11/2011

Un grand projet régional : Aqua Domitia (1ère partie)

Aqua Domitia est le projet de desserte en eau brute porté par la Région Languedoc-Roussillon il s’agit en fait de l’extension du réseau hydraulique régional.

En climat méditerranéen, l’eau a, plus qu’ailleurs, une importance vitale.

Sans eau, pas d’établissement humain.

La colonie romaine de Nîmes a dû son extension à la construction du Pont du Gard qui permettait la continuité de l’aqueduc amenant de l’eau en suffisance.

De même, le développement de Montpellier n’a été possible que grâce à l’existence providentielle de la Source du Lez.

Aqua Domitia consiste à créer un adducteur d’eau du Rhône, issue du Canal Philippe Lamour aux portes de Montpellier, jusqu’au Minervois et au Narbonnais dans l’Aude.

130 km de canalisations d’un diamètre compris entre 0,7 et 1,2 m, pour le réseau primaire.

Un coût total de 280 millions d’€ dont la moitié pour les réseaux secondaires (soit grosso modo l’équivalent de la moitié d’une ligne de Tramway ou de la moitié du programme d’investissement en assainissement de l’Agglo de Montpellier pour se mettre en conformité avec la Directive Cadre Européenne).

Une période de réalisation étalée de 2012  à 2020, suivant deux hypothèses « basse » et « haute », en tenant compte :

-         des nouveaux besoins d’eau potable dus à la croissance démographique (population devant passer de 2,6 à 3,2 millions en LR d’ici 2030, avec une hypothèse de taux de croissance de 1 % par an),

-         des économies de consommation d’eau potable du fait d’une conscience écologique montante (équipement en réducteurs de débit des robinets dans le résidentiel et le tertiaire, réduction de l’arrosage des espaces verts privatifs ou publics), estimées à 10 % des consommations d’eau potable,

-         des gains de rendement sur les réseaux de distribution d’eau potable (avec un objectif fixé à 75 % ce qui représente d’énormes investissements en terme de remplacement de canalisations et de branchements),

-         d’une augmentation des surfaces agricoles irriguées,

-         des gains de rendement sur les réseaux existants de distribution d’eau d’irrigation,

-         d’une augmentation des consommations pour les espaces verts, les jardins et les usages industriels.

Globalement, les 22,4 Mm3 (millions de m3) de besoins annuels, estimés en hypothèse « haute » pour 2030, se répartissent approximativement en :

- 20 % pour les espaces verts et usages divers,

- 35 % pour l’eau potable,

- 45 % pour les besoins agricoles.

Ces besoins sont à comparer aux pourcentages actuels, soit respectivement 65 % pour les usages divers, 5 % pour l’eau potable et 25 % pour l’irrigation.

Plus précisément, avec des besoins de 19,2 Mm3 en pointe, c’est-à-dire de mai à octobre, les consommations seront à l’évidence saisonnière ce qui permet de beaucoup moins rentabiliser les installations.

Une analyse plus fine permet de constater que les besoins principaux sont :

-         en eau d’irrigation dans la Basse Vallée de l’Hérault et les premières soubergues, avec un peu plus de 20 % des besoins,

-         en eau potable dans le Biterrois, notamment pour les estivants sur la côte méditerranéenne (zone comprise entre Pézenas, Mèze, Agde, Béziers et Vendres) avec des besoins quantitatifs du même ordre de grandeur, mais avec des espérances de chiffre d’affaires bien supérieur.

Compte tenu des consommations escomptées, les maillons sont franchement de plus en plus rentables en allant vers l’extrémité du tuyau !

A l’évidence, le projet Aqua Domitia n’est donc acceptable économiquement que pris dans son ensemble.

Sur le plan qualitatif, ce projet ambitieux appelle de nombreuses remarques.

Il n’est pas sûr que les besoins en eau potable soient si importants.

En effet, les économies d’eau potable pourraient être bien supérieures aux 10 % escomptés si les Languedociens prenaient davantage conscience de sa rareté.

Avec des appareils électroménager plus performants, la substitution de douches aux bains, la récupération des eaux de pluie pour alimenter les chasses d’eau, voire les WC secs, la réduction des consommations d’eau potable pourraient s’avérer plus substantielle.

Une tarification progressive par tranches de consommation contribuerait aussi à responsabiliser les usagers.

Pour ce qui est de la satisfaction des besoins futurs en eau potable, Aqua Domitia aura un effet décisif pour le Biterrois en terme de volumes, comme c’est déjà le cas pour la desserte en cours d’une unité de potabilisation de l’eau brute à Fabrègues pour alimenter le secteur allant de Sète aux portes de Montpellier.

En outre, Aqua Domitia aura un impact en terme de sécurisation de l’approvisionnement en cas de pollution momentanée d’une ressource naturelle (rappelons-nous la récente pollution du Vidourle par un  herbicide qui avait fait craindre un impact sur les nappes phréatiques).

Enfin, comme à Montpellier, la nouvelle ressource en eau du Rhône permettra de satisfaire les pointes estivales de consommation liées à l’arrosage, à l’arrivée des touristes et à l’étiage des ressources actuellement exploitées.

Cette fourniture de pointe permet d’ores et déjà à BRL de mettre en avant 700.000 personnes « sécurisées » en AEP.

Si 240.000 habitants sont d’ores et déjà « sécurisés », Aqua Domitia concernera 100.000 habitants supplémentaires.

Dans le même registre de prévention des risques, le projet anticipe les effets du changement climatique annoncés pour notre région : augmentation de la température moyenne de plusieurs degrés, fréquence des périodes de sécheresse plus élevée, événements cataclysmiques plus nombreux favorisant le ruissellement des précipitations et freinant leur transfert vers les nappes phréatiques.

Concernant l’impact sur les prélèvements d’eau en milieu naturel, Aqua Domitia :

-         permettra de réduire les prélèvements dans les fleuves et les rivières, actuellement opérés pour l’arrosage et l’irrigation,

-         aura un faible impact sur le Rhône en ponctionnant un débit de 2,5 m3/s, soit 1 % du débit d’étiage de ce grand fleuve, au régime nival donc bien alimenté en été contrairement par exemple à la Loire qui peut connaître des à-secs estivaux.

Il est même possible de penser à des soutiens d’étiage, via des lâchers d’eau du Rhône dans les cours d’eau le nécessitant, si ce n’est le coût très élevé et récurrent  de ce genre d’opération.

Bas-Rhône Languedoc (ex Compagnie Nationale d’Aménagement du Bas-Rhône Languedoc) a obtenu en 1956 le droit de prélever 25 m3/s de débit dans le Rhône pendant 96 ans.

BRL utilise actuellement 10 m3/s essentiellement via un transit par le canal Philippe Lamour qui dessert déjà le Gard et l’Est héraultais.

BRL, bénéficiant d’une concession de l’Etat, a d’abord exploité la distribution d’eau d’irrigation sur des secteurs faciles à cultiver, appelés casiers.

C’est ainsi que les Costières de Nîmes ont été vouées au maraîchage et aux vergers, le Lunellois et le Melgorien à la diversification des cultures, en alternative à la monoculture de la vigne.

Cette transformation a été rendue possible grâce au fort volontarisme de l’Etat, à l’époque très centralisé.

La Compagnie a ensuite connu des difficultés financières importantes ayant abouti à une filialisation de ses activités « Distribution d’eau », « Ingénierie » et « Espaces verts » ainsi qu’à une recapitalisation par les collectivités locales et par un des majors de la distribution d’eau potable en France, devenu actionnaire minoritaire de la filiale BRLE (E pour « exploitation » du réseau d’eau brute).

L’Etat a fini par récemment déléguer la compétence d’aménagement hydraulique à la Région Languedoc-Roussillon qui est aussi le principal actionnaire de BRL, la maison mère.

BRL est dorénavant concessionnaire de la Région, nouvelle propriétaire des réseaux (patrimoine estimé à 1,6 milliards d’euros).

D’autre part, sont nés il y a maintenant une quinzaine d’années deux syndicats intercommunaux dirigés par des élus locaux - le Syndicat Nord-Sommiérois dans le Gard et le Syndicat Intercommunal des Travaux d’Irrigation dans la Vallée du Salaison au nord-est de Montpellier – qui ont créé des réseaux voués à l’irrigation agricole mais aussi à l’arrosage des jardins privatifs par les particuliers, ces derniers permettant l’équilibre financier précaire de ces nouveaux services publics gérés en régie directe.

Ces deux syndicats achètent l’eau à BRL avant de la distribuer.

Aqua Domitia conduira au prélèvement d’environ seulement 20 millions de m3 alors que le Rhône déverse en moyenne en Méditerranée 54 milliards de m3 !

Globalement, BRL a mobilisé respectivement lors des saisons 2007/2008, 2008/2009, 2009/2010 et 2010/2011, 118, 125, 116 et 124 millions de m3, sachant que la Compagnie exploite aussi les barrages des Monts d’Orb (33 Mm3 à Avène les Bains dans l’Hérault) dans le cadre de la concession, du Salagou (102 Mm3 près de Clermont l’Hérault), de la Ganguise (22 Mm3 aux portes de l’Ariège), de Laprade (9 Mm3 au nord de Carcassonne, au pied de la Montagne Noire) et trois barrages dans les Pyrénées-Orientales, pour un volume total de 70 Mm3, exploités dans le cadre de délégations de service public (cf. documentation de BRL Ingénierie).

Fin de l'analyse du projet Aqua Domitia dans une très prochaine note.

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27/10/2011

Marché du Terroir à Castries

Le Marché du terroir et de l’artisanat d’art est ancré durablement à Castries, au centre de laquelle s’est déroulée sa 15ème édition, le dimanche 2 octobre 2011.

La fréquentation de cette manifestation ne faiblit pas.

C’est donc un franc succès pour l’organisateur, l’Office de Tourisme "Via Domitia" basé à Castries et ses nombreux bénévoles.

De nombreux producteurs venus du Languedoc et des Cévennes étaient présents ainsi que des producteurs locaux :

-          Stéphane et Laurence Rieusset de Saint-Drézéry pour le miel et les produits dérivés,

-          Jardin de Nathalie de Teyran pour les confitures tradition,

-          Claire Bonnin de Castries pour les tomates et le maraîchage Bio,

-          Celliers de Sussargues et Domaine de l’Arbousier de Castries pour les vins.

Les produits les plus classiques (huiles d’olive, vins, plantes aromatiques, jus de fruits, pains, tripous, aligots, charcuteries), ont côtoyé des produits sortant davantage de l’ordinaire comme les nougats, les préparations de foies gras, de très nombreuses variétés de confitures et de gelées, des plantes condimentaires, etc.  

Les vendeurs de marrons chauds préfiguraient l’hiver mais le temps est resté résolument fixé sur l’été indien, avec des températures largement estivales.

Les enfants ont pu visiter la mini-ferme avec ses ânes, ses moutons et ses alpagas.

Grands et petits ont pu profiter des tours de calèche gratuits parcourant une boucle dans le village, avec vue sur le Château, merveille de la Renaissance.

Côté artisanat : poteries, céramiques, chapeaux de créatrice, bijoux, sculptures sur bois, etc.

L’Office de Tourisme « Via Domitia » a aussi organisé une conférence : « Les fruits sauvages, appétence et toxicité » ainsi que des dialogues sur la vie d’antan à Castries, intitulés « Madame la Duchesse est de retour » avec aux questions Bernadette Mercadier (guide officielle du patrimoine) et aux réponses Paul Brunel l’ancien Maire et Paul-Marie Durand.

La journée était aussi gastronomique avec un atelier culinaire, « Petite pause méditerranéenne », dirigé par Xavier Jacoty, Chef au restaurant Disini, restaurant qui possède une exceptionnelle salle de réception richement décorée.

Ce 15ème Marché du terroir et de l’artisanat a une fois de plus donné vie et mis en valeur le magnifique centre ancien de Castries. 

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 Crédit photographique : Michel Chastaing

12/10/2011

Vérargues : 8ième édition des Vendanges à l’ancienne

Samedi 24 septembre 2011, Vérargues accueillait un concert jazzy, avec le jeune quatuor « Impérial Orphéon ».

Cette manifestation  s’est inscrite dans le cadre de la 8ième édition des « Vendanges à l’ancienne ».

La cave coopérative des Coteaux de Saint-Christol et les caves particulières des alentours sont venues faire déguster leurs crus.

L’association « Jazz à Junas », organisatrice au mois de juillet du fameux festival de jazz du même nom, assurait la programmation et la restauration (pizzas et pissaladières).

Son Président, Stéphane Pessina-Dassonville, s’est chargé des présentations.

Le Maire de Vérargues, Louis Adell, a souligné qu’il s’agissait du premier concert de jazz dans sa commune, spectacle permis par la nouvelle salle, dotée d’une excellente acoustique et offrant un grand confort au public.

Le groupe « Impérial Orphéon », sur un style jazz mêlé de soul et de funk, a joué un répertoire italien, bulgare et brésilien.

Bref, une musique créative faite pour des mélomanes aimant se laisser surprendre.

Ce quatuor aime fusionner de multiples influences et déploie beaucoup d’énergie comme de souffle.

La musique de « Imperial Orphéon », vivante, originale et exigeante, est très entraînante même si elle n’est pas forcément  facile d’accès.

Les quatre musiciens maîtrisent plusieurs instruments, notamment toute la famille des saxophones :

-         Rémy Poulakys : accordéon, chant, scat,

-         Gérald Chevillon : saxophone basse, ténor, soprano, graille,

-         Damien Sabatier : saxophone baryton, alto, sopranino, flûtes,

-         Antonin Leymarie : batterie, percussions, klaxons, chant.

L’Office de Tourisme du Pays de Lunel est à l’origine de l’opération maintenant très connue « Vendanges à l’ancienne ».

Cette dernière concerne en fait plusieurs villages du Haut-Lunellois, encore si viticole.

Le dimanche 25 septembre 2011, les participants ont pu cueillir les grappes de raisins à l’ancienne, à la serpette ou au sécateur.

La récolte a été transportée par les ânes bâtés de Saint-Christol dans des charrettes entoilées.

Les vendangeurs ont pu déguster les vins des domaines viticoles invitant et un petit-déjeuner dans les vignes.

Enfin, le chef traiteur « A Table » de Lunel a servi au Domaine de Theyron, à Boisseron, ses spécialités à l’occasion du déjeuner.

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Crédit photographique : Michel Chastaing

03/10/2011

Soirée de fête à Sussargues

Sussargues organise tous les ans sa Fête des Vendanges.

Sa fête votive, plus longue, prend place plus tôt dans l’année, mi-juin.

Le Club taurin « Le Gaulois » a organisé ses traditionnelles abrivados et bandidos longues, avec les manades « Vellas » et « Les Coteaux ».

Le concours de pétanque a attiré les amateurs de ce sport-loisir si ancré dans notre Midi.

La soirée du dimanche 18 septembre 2011 était dédiée à un repas spectacle, après un passage « obligé » à l’apéritif.

Tandis que les plus jeunes profitaient de la nuit à proximité, dans les ruelles calmes du village, les parents et le groupe des jeunes engagés dans la fête ont pu prendre part avec un plaisir non dissimulé à deux excellents spectacles :

-         le premier de danse flamenco et sévillane,

-         le second avec des chansons de variété française et de répertoire espagnol.

Les Sévillanes de l’Association « Estrellas del Sur » ont l’habitude d’animer ferias et fêtes votives.

Créé en 1989 par la danseuse-chorégraphe Marion Luna Sauvan, ce ballet andalou regroupe de jeunes danseuses de la région de Montpellier.

« Estrellas del Sur » donne même des cours à Sussargues et fait donc partie de ces associations qui animent le village.

Les danseuses ont envoûté la nombreuse assistance de leur grâce et sont descendues au cœur d’un public enthousiaste.

Hervé Acosta, auteur, compositeur, interprète, est ensuite monté sur les planches.

Originaire de Séville, chanteur depuis 1984, Hervé Acosta est apparu égal à lui-même : une bête de scène, passionné par son art et aimant le public.

Cet habitant de Villetelle a aussi écrit une comédie musicale.

A Sussargues, la « Voix latine », comme est surnommé ce chanteur, a donné un aperçu de son répertoire espagnol mais aussi de son éclectisme en matière de variétés françaises avec les grands classiques de Dalida, Michel Sardou, Johny Halliday, Jean-Jacques Goldman et Mike Brant.

Hervé Acosta a pu prendre un bain de foule bien mérité à la fin de sa très appréciée prestation.

En cette mi-septembre, au cœur de l’été indien, la fraîcheur venait à peine de se poser sur Sussargues et sur cette nuit où le temps s’était un instant arrêté, par la magie de la danse, de la musique et de la voix.

  

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 Crédit photographique : Michel Chastaing

25/09/2011

Des Primaires près de chez vous

Les dimanches 9 et 16 octobre, de 8 h à 18 h, les citoyens de Gauche pourront choisir démocratiquement leur représentant à l’élection présidentielle de 2012. 

C’est une première historique en France : un grand parti s’en remet, en toute confiance, à ses électeurs et à ses sympathisants (plusieurs millions) au lieu de réserver cette désignation à ses seuls militants.

 

Les sondages nationaux annoncent près de 4 millions de participants, ce qui serait un grand succès populaire.

 

Sont candidats (ordre du tirage au sort national) :

- Arnaud Montebourg

- Martine Aubry

- Jean-Michel Baylet

- Manuel Valls

- François Hollande

- Ségolène Royal

 

Les Primaires citoyennes des 9 et 16 octobre 2011 sont ouvertes à tous les citoyens :

 

- inscrits sur la liste électorale des votes républicains (plus les jeunes devant atteindre 18 ans avant la Présidentielle et inscrits par Internet avant le 13 juillet 2011) du moment qu’ils se rendent dans leur bureau de vote de rattachement (voir carte en bas de note et le site http://www.lesprimairescitoyennes.fr),

 

- qui adhèrent aux valeurs de gauche (une charte sera affichée à l’entrée du bureau de vote et l’émargement vaudra acceptation de son contenu),

 

- qui s’acquittent d’une contribution d’au minimum 1 euro pour participer aux frais du scrutin.

 

Le vote respectera strictement le modèle des votes républicains : vérification de l’identité, vote sous enveloppe, passage dans un isoloir, urne sous clefs, présence de délégués des candidats, destruction des listes électorales et d’émargement après le dépouillement (particularité des Primaires citoyennes), proclamation publique des résultats, centralisation sécurisée des résultats.

 

Le vote par procuration n’est pas admis.

 

Le scrutin comprendra deux tours (sauf si un candidat atteint la majorité absolue à l’issue du premier tour), respectivement les dimanches 9 et 16 octobre 2011, ouvert aux seuls citoyens inscrits sur la liste électorale ou la liste complémentaire de Clapiers : aucune inscription ne pourra se faire sur le bureau de vote.

 

189 bureaux de vote sont prévus dans l’Hérault et environ 10.000 en France.

 

Les grandes villes auront plusieurs bureaux de vote :

 

- 2 respectivement à Bédarieux, Ganges, Clermont-l’Hérault ou encore à Lodève, où à chaque fois un bureau sera réservé à la ville-centre et un second dédié aux communes périphériques,

 

- 2 à Mèze, 3 à Lunel, 4 à Mauguio, 4 à Frontignan, 4 en Agde, 4 à Sète, 8 à Béziers et enfin 60 à Montpellier.

 

Les villes moyennes, essentiellement regroupées autour de Béziers et de Montpellier, seront dotées d’un bureau de vote unique (même lorsqu’elles connaissent plusieurs points de vote lors des élections républicaines).

 

Enfin, les électeurs des petites communes seront rattachés à un bureau de vote dans une commune proche.

La carte de la géographie politique du vote, en fin de la présente note, donne une idée de la densité des points de vote, traduisant bien une volonté de proximité afin de favoriser au mieux l’expression du peuple de Gauche.

A part dans le Nord-Est de Montpellier où notamment les communes de Guzargues et de Galargues ont été manifestement confondues, les rattachements géographiques sont cohérents.

108 communes de l’Hérault, sur 343 au total, ont au moins un bureau de vote.

Pour connaître la localisation exacte de son bureau de vote de rattachement, le mieux est de visiter le site : http://www.lesprimairescitoyennes.fr

Le site donne l’adresse précise du bureau de vote de rattachement, à partir du code postal, voire du nom du bureau de vote républicain habituel dans les grandes villes (table de correspondance).

Beaucoup de sections socialistes vont éditer des tracts informatifs, ciblés sur leur village ou leur canton en milieu rural, afin d’éclairer au mieux la population.

 

L’expression populaire fera suite au débat démocratique animé par les 6 candidats partout en France sur les priorités du programme de gouvernement de la France.

 

Le Parti Socialiste a misé sur un processus de désignation moderne, ouvert et transparent, exemplaire sur le plan démocratique.

 

Une grande adhésion populaire des citoyens et des militants de Gauche aux « Primaires citoyennes » sera annonciatrice d’une dynamique de succès permettant de porter, en mai 2012, un Président de Gauche à la Présidence de la République.

 

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20/09/2011

Projet de dédoublement de l’A9 à Montpellier

Le projet de « Déplacement de l’Autoroute A9 au droit de Montpellier » vise à améliorer la fluidité du trafic (saturation fréquente) et à restaurer la sécurité (forte accidentologie).

Ce projet a fait l’objet ces derniers mois d’une concertation publique, organisée par la Commission Nationale de Débat Public.

La « Future A9 », demeurant une autoroute à péage vouée au trafic de transit, serait déplacée plus au Sud au droit de Montpellier entre Saint-Jean de Védas et Vendargues tandis que l’actuelle emprise serait affectée au seul trafic local.

Bien entendu, le coût d’entretien de ce contournement Sud de Montpellier relèverait des financements de l’Agglo de Montpellier et dans une moindre mesure, compte tenu des usagers concernés, du Département de l’Hérault et de la Région Languedoc-Roussillon.

La question des péages sur les boulevards urbains, c’est-à-dire la participation des usagers aux frais d’entretien, tabou à ce jour, se posera peut-être dans les années à venir comme un instrument de régulation et de réduction du trafic automobile non indispensable.

Le doublement de l’A9 vise en fait 3 objectifs :

-          Séparation des flux de transit et de desserte locale,

-          Connexion des différents systèmes de transport et réseaux routiers,

-          Sécurisation de l’A9.

Pour les décideurs locaux, le projet de déplacement de l’Autoroute A9 au droit de Montpellier doit être appréhendé dans le cadre plus global des déplacements urbains, intégrant les modes doux (à pied, à vélo), les transports en commun (bus de ville, Bus à Haut Niveau de Service, Tramway, Train Express Régional) et les voies routières existantes ou projetées.

Le Tramway connaît un grand succès technique et commercial à Montpellier : 135.000 voyageurs par jours de semaine en période scolaire pour la Ligne 1, 60.000 pour la Ligne 2, une estimation globale de 75.000 + 14.000 pour la Ligne 3 complétée par la Ligne 4 semi-circulaire (« ring »), toutes deux livrées début 2012.

Cette politique volontariste menée par les édiles socialistes dotera Montpellier dès 2012 du premier réseau français de Tramway par sa longueur, soit 58 km !

Une ligne 5 entre le Stade Yves du manoir et Clapiers (avant des extensions respectivement vers Lavérune et Prades le Lez) viendra compléter ce dispositif dès 2018 tandis que les prochaines lignes destinées à desservir des zones plus lointaines profiteront d’une nouvelle technologie permettant de porter la vitesse de pointe de 70 km/h à 100 km/h.

Bref, le Tramway assurera avec efficacité le transport de masse à Montpellier et dans sa proche périphérie (Saint-Jean de Védas, Lattes, Castelnau le Lez notamment).

Cependant, il ne résoudra pas les besoins des habitants des communes plus lointaines de Montpellier (la « grande agglomération » qui correspond au bassin de vie) contrairement à l’Autoroute A9 doublée qui elle accélèrera singulièrement les déplacements.

Sont notamment concernés à l’Ouest (20.000 véhicules/jour), Frontignan, tout le Sétois et surtout à l’Est (55.000 véhicules/jour),  Montaud, Saint-Drézéry, Castries, Saint-Geniès des Mourgues, Saint-Christol, pour ne citer que quelques communes, et tout le Lunellois.

Pour ces habitants, nombreux à travailler, à consommer et à se divertir à « Montpellier », la congestion du trafic devient inquiétante et même dangereuse tant les différences de vitesse, les risques de cisaillement et de ralentissements intempestifs se multiplient.

Bien sûr, la décision prise par le Préfet de réduire la vitesse à 110 km/h est une excellente mesure qui permet une diminution de l’émission des gaz à effet de serre, une régulation du flux et une minoration de la dangerosité.

Bien sûr que l’on peut plaider pour une réduction à 90 km/h (et même à 70 km/h au droit des échangeurs les plus saturés) mais il n’en demeure pas moins que des embouteillages se  forment toujours, matin et soir, aux différents sorties.

L’aménagement des échangeurs, pour la plupart incomplets (des demis échangeurs en fait) ne fera pas disparaître comme un coup de baguette magique les goulots d’étranglement lors des connexions sur les voies urbaines.

La saturation du trafic et cette inquiétante coexistence de voitures arrêtées sur la voie de droite avec un trafic à grande vitesse sur les autres voies nécessitent des solutions durables et efficaces.

Si la Vallée du Rhône enregistre un trafic autoroutier moyen d’environ 70.000 véhicules par an, au droit de Montpellier ce chiffre se monte en effet au record de 100.000 et même 140.000 en été !

Le tronçon entre Nîmes et Montpellier est aussi très chargé (85.000) comme le tronçon Béziers-Montpellier (75.000) mais loin derrière le tronçon gratuit au droit de Montpellier évoqué ci-dessus (100.000).

A titre de comparaison, le Viaduc de Millau voit passer en moyenne annuelle 15.000 véhicules seulement !

Le tronçon autoroutier Avignon-Marseille n’atteint pas 60.000, Narbonne-Toulouse pas 40.000 et le trafic au Perthus pas 40.000 non plus.

Au droit de Montpellier se pose le problème de la conjonction :

-          du trafic de transit avec notamment la multiplication des poids lourds (15.000 par jour),

-          du trafic pendulaire radial entre Lunel et Béziers,

-          du trafic local en fort accroissement.

Pour éviter son asphyxie, Montpellier a donc besoin d’un contournement Sud indépendant de l’Autoroute actuelle d’où le projet proposé à la concertation publique.

En effet, la capitale régionale souffre d’un manque de périphérique qui se dessine toutefois au Nord avec la Liaison Intercommunale d’Evitement Nord et la RD 65 dont les aménagements respectifs devraient être terminés d’ici une dizaine d’années.

Certes, la création de la Ligne Grande Vitesse, permettant le trafic ferroviaire à la fois voyageurs et fret, libèrera des fréquences pour un Train Express Régional à forte fréquence, ce qui aura un effet bénéfique en terme de réduction de la circulation automobile.

Certes, le Plan de Déplacement Urbain de la Communauté d’Agglomération de Montpellier prévoit un fort développement des déplacements à pied et à vélo.

Il n’en reste pas moins qu’une autoroute, limitée à la vitesse modérée de 70 - 90 km/h et dédiée au trafic local, est l’assurance de déplacements rapides y compris pour des lignes de transport en commun qui l’emprunteraient ou des futures générations de véhicules individuels plus propres (au biogaz, à la pile de combustible ou électriques).

Les déplacements sont partie intégrante de notre mode vie et sont nécessaires au développement économique.

Encore faut-il que ces flux n’engendrent pas des nuisances insupportables pour l’environnement (une vitesse stabilisée génère heureusement incomparablement moins de polluants que de longs moments passés dans des bouchons) et pour les riverains (le dossier présenté à la concertation publique acte la mise aux normes en terme de protection phonique de l’autoroute actuelle une fois dédiée au transit local).

Il est d’ailleurs prévu que le concessionnaire de l’ouvrage, en l’occurrence Autoroutes du Sud de la France, finance sur ses propres deniers la requalification du boulevard urbain (bassins de rétention des eaux pluviales, aménagement des échangeurs, installation de dispositifs anti-bruit).

La concertation publique a porté sur le « Doublement court »,.

Le « Doublement long » quant à lui est défendu par les Collectivités territoriales (Ville de Montpellier, Communauté d’Agglomération de Montpellier, Département de l’Hérault, Languedoc-Roussillon) : il a fait l’objet précédemment d’un avis négatif des commissaires enquêteurs.

Il est aussi intéressant de connaître la position d’au moins une association.

En l’occurrence, l’Association de défense de la qualité de vie et de l’environnement de Baillargues a été créée en 2002.

Elle fédère de nombreux habitants du secteur et a été très active.

Cette association est, en ce qui la concerne, est opposée au doublement long initialement proposé par l’Etat (d’une longueur de 22 km entre Saint-Jean-de Védas et Baillargues) car ce projet n’intègre ni un nouvel échangeur à l’Est de Saint-Brès, loin de l’urbanisation, ni la déviation de la RN 113 au droit du secteur Baillargues-Saint-Brès et impose enfin la construction d’une nouvelle gare de péage comprenant 15 postes, au Nord de Baillargues avec des vents dominants susceptibles de pousser les nuisances olfactives et sonores .

Il faut aussi préciser que l’option « Doublement court » en 2 x 2 voies « simple » a été abandonnée par l’Etat pour insuffisance de débit (90.000 véhicules/jour attendus en pointe dont environ 20 % de trafic poids lourds).

C’est en fait une 2 x 2 voies « accompagnée d’une gestion dynamique de la bande d’arrêt d’urgence » qui est proposée par l’Etat à la concertation publique.

L’ouvrage, dit « Future A9 », est prévu entre les échangeurs de Saint-Jean de Védas et du Zénith-Millénaire, sur un développé de 11 km, avec un trafic annuel moyen à absorber de 60.000 véhicules/jour.

Ces travaux de création de la « Nouvelle A9 » ne pouvant pas intervenir avant un délai de 6 à 9 ans au minimum, se pose dès aujourd’hui la question cruciale des améliorations de gestion du trafic, au travers notamment de compléments d’échangeurs, à charge de l’Etat ou du concessionnaire actuel, Autoroutes du Sud de la France.

Si le doublement court de l’A9 paraît inéluctable, pour des raisons de fluidité et d’accidentologie, sans que le terme de sa réalisation ne soit connu avec certitude, il est important que les citoyens et les élus locaux redoublent en parallèle de zèle concernant le développement du transport en commun et des déplacements doux.

Ce serait en effet une erreur de se reposer sur ce projet autoroutier pour résoudre tous  les embarras de la circulation à « Montpellier ».

En outre, pour éviter d’investir dans des équipements surdimensionnés, saturés seulement aux heures de pointe matin et soir, il serait aussi nécessaire d’avoir une réflexion sérieuse sur la gestion des temps : est-il utopique d’imaginer des décalages horaires d’entrée et de sortie dans les grandes entreprises, les commerces, les hôpitaux, les lycées et les universités ?

Le doublement de l’autoroute A9 dans sa version courte - celle qui a le plus de chance d’aboutir – semble être le meilleur compromis, économique et environnemental, pour éviter l’asphyxie de Montpellier.

Cet aménagement demeure dans le sillon déjà impacté par les grands équipements de transport (A9, voie de chemin de fer, future LGV), avec certes comme corollaire un impact non négligeable sur le foncier au Sud de Montpellier.

En contrepartie, ces travaux auront un effet bénéfique au Nord de Montpellier en minorant le trafic de transit empruntant à ce jour la RD 65, notamment celui de l’A750, dite autoroute du Massif Central.

Il sera possible d’interdire le trafic poids lourds de transit sur ce boulevard urbain, d’ores et déjà limité à une vitesse de 70 km/h, au motif qu’il traverse les quartiers résidentiels de Montpellier-Nord et de plusieurs villages,

Enfin, la réalisation effective du doublement de l’A9 au droit de Montpellier chassera une dangereuse épée de Damoclès qui pesait sur les communes des garrigues : il s’agit de l’« Autoroute du Piémont » portée par les députés de Droite il n’y a pas si longtemps que ça et qui préconisaient l’ouverture d’une nouvelle autoroute, dite A 9, entre Valence, via Alès, et Narbonne, en passant notamment au Nord de Montpellier dans des secteurs résidentiels.

Il suffit de lire une partie de la réponse de la CPDP (l’équivalent de la CNDP aujourd’hui) à la question posée par un habitant de Sauve, le 24/05/2006, pour comprendre à quel massacre les communes du Nord de Montpellier semblent avoir échappé.

« Le projet quitterait la vallée du Rhône à partir de Loriol, puis se dirigerait vers Alès, traverserait le pays de l'Ardèche pour atteindre le Gard, passerait au droit de Privas, Aubenas et Alès, en restant en piémont des Cévennes puis des monts du Minervois, avant de se raccorder sur l'A9 au sud de Narbonne.

Cette autoroute, qui capterait en 2020 entre 5.000 et 11.000 véhicules par jour en moyenne annuelle, aurait un profil en travers à 2 x 2 voies. En outre, elle s’inscrirait dans des milieux sensibles et aujourd’hui préservés (nombreuses zones classées Natura 2000, notamment les garrigues du Montpelliérais, les zones humides du Narbonnais et le massif de Fontfroide, la moyenne vallée de l’Ardèche, les bois de Païolive et des Barthes) en y introduisant un effet de coupure, ainsi que des émissions de polluants. Elle traverserait également des zones très sensibles aux crues rapides des cours d’eau cévenols. Pour autant, elle ne se traduirait pas par un gain environnemental sur les autoroutes existantes et couperait en deux une des plus vastes « zones de tranquillité » de la région. »

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Réseau du Tramway à "Montpellier" à l'horizon 2020

(Source : Agglomération de Montpellier)

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Trafic autoroutier moyen annuel sur l'A9 (Source ASF)

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Schéma du système multimodal de déplacement à terme

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Emplacements des différents raccordements et équipements de transport

 

Documents extraits du dossier de concertation publique (Source : CNDB)

16/09/2011

Inauguration de la nouvelle crèche du Crès

La Commune du Crès vient de se doter d’un équipement public de grande classe pour accueillir dignement la petite enfance.

La Crèche « Les Marguerites » a ainsi été inaugurée le vendredi 2 septembre 2011 en présence de nombreux officiels, parents et habitants du village.

 

Le nom a été choisi en fonction du prénom partagé par plusieurs Cressoises engagées dans la création de la première crèche dès 1975, notamment Mesdames Garidou et Vermillard.

 

La dénomination vient donc honorer leur action.

 

L’établissement offre d’ores et déjà 65 places, en crèche principalement mais aussi en halte-garderie.

 

Cette capacité d’accueil est extensible à 90 places à moyen terme.

 

Pour la Commune du Crès, il s’agit d’accompagner son dynamisme démographique (bientôt 8.000 habitants), notamment suite à la livraison du quartier de Maumarin.

 

C’est l’ancien Centre de loisirs maintenant délocalisé aux écoles qui a servi de support à une rénovation et une extension.

 

La précédente crèche était située près de l’ensemble de services municipaux Fernand Rouché.

 

L’édification de la nouvelle crèche s’est faite sous maîtrise d’ouvrage de la Commune du Crès qui en tant que propriétaire loue le bâtiment à l’association familiale « Les Marguerites ».

 

Cette dernière, présidée par Jean-Claude Christol, gère la crèche.

 

Ce sont donc des parents qui administrent l’établissement et prennent les grandes décisions, en terme de personnel comme de modalités d’accueil des enfants.

 

L’Association familiale « Les Marguerites » adhère à « Collectif 34 » une structure qui fédère 40 crèches familiales dans l’Hérault et qui permet de mutualiser des expériences, des compétences et des ressources.

 

La Municipalité subventionne le fonctionnement de la crèche Cressoise en participant au prix de la journée d’accueil, suivant sa politique sociale.

 

L’aménagement du nouveau bâtiment a pris 18 mois et coûté 2,8 millions d’€ TTC dont 30.000 € couverts par le Conseil Général de l’Hérault et 442.500 € apportés par la Caisse d’Allocations Familiales de Montpellier.

 

Cette importante dernière part est issue des cotisations sociales prélevées sur les entreprises et sur les salariés, c’est-à-dire globalement sur le travail.

 

Le solde, près de 2,4 M€ est couvert par les collectivités locales, c’est-à-dire par les impôts locaux (taxe d’habitation, taxe foncière, taxe professionnelle ou prélèvements l’ayant remplacée).

 

Montpellier Agglomération a financé quant à elle cet équipement à hauteur de 100.000 € dans le cadre de sa politique de soutien aux communes adhérentes dans le cadre des Projets d’Intérêt Commun.

 

Le besoin de garde d’enfants en bas âge est très fort dans la périphérie de Montpellier, avec une demande qui couvre maintenant des horaires atypiques (travail tard le soir, de nuit et le week-end).

 

Le mode de garde collectif est de plus en plus prisé par les parents, avec toutefois l’alternative des assistantes maternelles, souvent regroupées en RAM (Réseau d’assistantes maternelles).

 

A la Crèche « Les Marguerites », les enfants sont classiquement répartis en sections de « Petits », « Moyens » et « Grands » et sous les vocables respectifs plus originaux : Coccinelle, Abeille et Papillon.

 

La Directrice de la Crèche, Catherine Chiveau, le Maire et Conseiller général du Crès, Pierre Bonnal, vont pouvoir dorénavant offrir aux enfants en bas âge du village un service de grande qualité.

 

Le bâtiment conçu par Pascale Chaumont, Architecte DPLG établie à Montferrier sur Lez, totalement en rez-de-chaussée, sur un grand terrain particulièrement bien viabilisé, donne à la vue une ligne moderne.

 

Au-delà des grandes baies vitrées, d’un éclairage naturel soigné, des vastes espaces, des locaux techniques performants, la qualité du mobilier, très coloré, la présence de nombreuses structures de  jeux qu’on a plus l’habitude de trouver à l’extérieur et celle d’une salle dédiée aux jeux d’eau sont les éléments les plus marquants pour le visiteur.

 

Le bâtiment respecte les préconisations de la Réglementation thermique (RT 2012), notamment en ce qui concerne le confort d’été, sans nécessité de s’équiper en climatisation.

 

Les parents amènent déjà, depuis le 23 août 2011, leurs enfants.

 

Ils sont grandement satisfaits de cet équipement souhaité par la Municipalité du Crès et qui a mobilisé, en travail d’équipe autour du premier magistrat Pierre Bonnal, l’action conjointe de nombreux adjoints au maire : notamment Maryèle Bermond et Véronique Irigoyemborde, déléguées à la Solidarité (famille, action sociale et périscolaire), Eliette Amico, déléguée à la Jeunesse, Brigitte Pau, déléguée aux Travaux publics, Bernard Jean, délégué aux finances et Francis Miloszyk, délégué à l’Urbanisme. 

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 Crédit photographique : Michel Chastaing

04/09/2011

5ème Festival de la Tomate à Clapiers

Le Festival de la Tomate en est déjà à sa 5ème édition.


Les visiteurs sont attendus ce dimanche 4 septembre 2011 de 9 heures à 17 heures.


L’entrée est, comme les années précédentes, gratuite.


Cette manifestation a attiré près de 8.000 personnes en 2010.


Elle offre une vitrine des petits producteurs locaux.


Le consommateur est en effet de plus en plus coupé du paysan par l’industrie de l’agro-alimentaire qui s’approvisionne en matière première agricole produite en masse et par la grande distribution qui vend des produits alimentaires standardisés.


Le consommateur est focalisé par la publicité sur le produit.


Le producteur disparaît progressivement du paysage.


L’origine des produits agricoles est volontairement brouillée : mélange de cafés, mix de fèves de cacao, plats préparés issus de recettes où les huiles et d’autres composants sont interchangeables en fonction de leur cotation sur les marchés à terme de denrées alimentaires, « importation d’importations » avec passage dans un pays intermédiaire permettant de blanchir une provenance, etc.

Au Festival de la Tomate, au contraire, le producteur est présent.


Sa production provient d’un terroir proche, de façons culturales issues de l’agro-écologie, d’une réflexion personnelle et souvent d’un cheminement personnel pour ces petits agriculteurs souvent issus d’une reconversion professionnelle.


Le marché paysan regroupant près de 50 producteurs offre donc une image humaine du travail, de la passion dont sont issus les produits.


Fruits, légumes, pains, miels, produits transformés : toute la variété des productions locales est représentée.


L’organisation de la manifestation a la particularité d’associer des institutionnels (Ville de Clapiers, Communauté d’agglomération de Montpellier, subvention de la Région Languedoc-Roussillon avec Sud de France) et des acteurs associatifs (Association des Marchés paysans de l’Hérault et Association Terres Vivantes).


Le Festival de la tomate est aussi la vitrine de structures associatives locales, départementales et régionales : Mohicans, Radio Terra One, Passion Tomate, Vent Marin, Jardins de Tara, CIVAM Racine, Touselle, Terre de Liens Languedoc-Roussillon, ADEAR Languedoc-Rousslon, Slow Food Languedoc-Roussillon, etc.


Et comme cet événement d’importance régionale ne doit pas oublier son ancrage local, les enfants du Centre aéré local font, de 10 h à midi, déguster le coulis de tomate qu’ils ont préparé lors de la visite d’une maraîchère de Castries (Claire Bonnin), l’association devant gérer les jardins familiaux Al’Ort tient la buvette et la Municipalité tient un stand d’animation sur l’Agenda 21 en cours d’élaboration à Clapiers.


Ce type de manifestation fait appel aux Services techniques des collectivités territoriales mais aussi à de nombreux bénévoles, souvent anonymes mais dont l’implication est fondamentale.


Enfin, il est d’une grande importance se sente bien.


Aussi l’ambiance n’est pas mercantile, des espaces de repos et de restauration sont prévus.
Il est possible de prendre un repas sur place en achetant des produits sur le marché paysan et auprès des stands spécialisés (moules et huîtres, crêpes, jus de fruits, etc.).


Bref une journée détendue, éducative et authentique pour se rapprocher de ses paysans qui nourrissent la Terre.

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01/09/2011

La sismicité dans le département de l’Hérault

Dans le cadre de la prévention des risques majeurs, les Services de l’Etat travaillent actuellement sur le risque sismique.

La France n’est certes pas connue pour la fréquence et l’intensité des tremblements de terre du fait de la tectonique des plaques sous-jacente.

Les Alpes, les Pyrénées (niveau d’aléa fort à moyen) et les Antilles (niveau d’aléa fort) sont toutefois tout particulièrement concernées.

Les séismes résultent de mouvements brusques des terrains en profondeur ce qui génère des vibrations quelquefois destructrices.

Les tremblements de terre sont quantifiés par leur magnitude et leur intensité.

La magnitude se mesure sur l’échelle de Richter.

Elle estime l’énergie libérée par le séisme : plus ce dernier est puissant et plus la durée des vibrations est longue, allant de quelques secondes à plus d’une minute.

L’intensité caractérise les effets du séisme sur l’homme, les constructions et l’environnement (échelle de I à XII avec un impact en général décroissant au fur et à mesure qu’on s’éloigne de l’épicentre).

Le département de l’Hérault est, en ce qui le concerne, peu menacé par les tremblements de terre mais il peut subir les contrecoups de séismes dont l’épicentre se situe à distance.

Environ 4 tremblements de terre de magnitude faible y sont enregistrés tous les ans.

Historiquement, depuis 1836, 22 séismes d’importance ont été ressentis dans l’Hérault.

Quelques exemples avec ceux de :

-          Camplong d’Aude (Corbières), le 26/06/1950, ressenti à Capestang et en Agde, d’intensité VI / VII à l’épicentre et VI localement,

-          Lambesc (près d’Aix en Provence), le 11/06/1909, d’intensité VIII / IX à l’épicentre et VI localement,

-          Bédarieux, le 16/08/1907, d’intensité V,

-          Montagnac, le 04/04/1786, d’intensité V.

Les séismes les plus importants connus dans l’Hérault sont donc limités à une intensité de VI (grande frayeur des personnes et quelques fissures dans les murs).

D’une manière générale, la lutte contre les séismes, phénomène naturel inévitable, très difficilement prévisible et irrépressible, consiste à réduire la vulnérabilité des biens (constructions parasismiques) et des personnes (culture du risque).

Les forces de sécurité civile se préparent à la crise.

Il est important de connaître l’aléa (probabilité qu’un événement d’une certaine importance se produise en lieu donné) et de le croiser spatialement avec les enjeux (présence de biens et de personnes) ce qui permet d’éditer des cartes de risques.

Nouveau zonage sismique

Cette carte, établie au niveau national, a été révisée et le nouveau zonage sismique réglementaire est applicable depuis le 1er mai 2011.

Elle délimite 5 zones de sismicité en fonction du risque encouru : 1 (très faible), 2 (faible), 3 (modéré), 4 (moyen) et 5 (fort).

Le département de l’Hérault est classé essentiellement en zone 2, excepté les zones lagunaires et les Hauts-Cantons (grosso modo les cantons de La Salvetat sur Agout, Saint-Pons de Thomières, Olargues, Saint-Gervais sur Mare, Bédarieux, Lunas, Le Caylar et pour leur partie Nord, Olonzac, Saint-Chinian, Murviel les Béziers, Roujan, Clermont l’Hérault et Lodève), classés en zone 1.

Règles de construction parasismique

Le département de l’Hérault n’était pas jusqu’à présent concerné par les contraintes liées à la prise en compte du risque sismicité.

Mais avec le nouveau zonage sismique, les constructions de la zone d’aléa « faible », zone 2, majoritaires dans l’Hérault, peuvent dorénavant être réglementées et ceux depuis le 1er mai 2011.

Les contraintes concernent les bâtiments dits « à risque normal », pour lesquels les conséquences d’un tremblement de terre sont limitées à la structure même du bâtiment et des occupants.

Des règles de construction antisismiques, harmonisées au niveau européen, regroupées sous le vocable « Eurocode 8 », s’appliquent :

-          aux bâtiments neufs même si des règles forfaitaires sont prévues pour les constructions simples,

-          aux gros travaux sur les bâtiments existants, un dimensionnement avec une minoration de 60 % sur l’action sismique étant alors préconisé.

Le paramètre choisi pour quantifier l’action sismique est « l’accélération du sol au rocher », le sol rocheux étant pris comme référence.

Plus l’accélération est grande et plus les vibrations sont dévastatrices : 0,4 m/s² pour un aléa « Très faible », 0,7 m/s² pour un aléa « Faible », 1,1 m/s² pour un aléa « Modéré », 1,6 m/s² pour un aléa « Moyen » et enfin 3,0 m/s² pour un aléa « Fort ».

La nature du sol influe aussi sur l’intensité du séisme.

En effet, les sols mous ont tendance à amplifier la sollicitation sismique, les ondes se réfléchissant.

Cinq classes de sols, de type rocheux jusqu’au sol mou, sont définies avec des coefficients respectivement égaux à 1,0 - 1,35 - 1,5 - 1,6 et 1,8, pour les zones 1 à 4.

Le pouvoir réglementaire a en outre souhaité tenir compte du risque créé intrinsèquement par un bâtiment.

5 catégories existent : I pour des bâtiments sans activité humaine, II pour les habitations individuelles, les établissements recevant peu de public ou peu hauts, III pour des bâtiments notamment de plus de 28 mètres, scolaires, pouvant recevant plus de 300 personnes, IV pour les bâtiments de défense nationale, de sécurité civile, assurant des télécommunications, de la distribution d’eau, etc.

Evidemment, les contraintes de l’« Eurocode 8 » sont croissantes en fonction du risque encouru.

Les exigences sur le bâti neuf dépendent de la catégorie d’importance du bâtiment et de la zone de sismicité.

Pour l’Hérault, aucune exigence n’est fixée en zone de sismicité 1.

En zone de sismicité 2, seuls les bâtiments de classe d’importance III et IV sont visés, ce qui épargne de contraintes l’essentiel des nouvelles constructions, notamment celles des particuliers.

Les constructeurs doivent prévoir des structures de bâtiments respectant les nouvelles normes pour le neuf.

En zone 2, d’aléa faible, couvrant l’essentiel du département de l’Hérault, les nouvelles contraintes s’appliquent aussi aux extensions dépassant 30 % de la surface initiale.

Globalement, pour limiter le risque sismique, il s’agit de réaliser une étude géotechnique, de tenir compte de la nature du sol, de se protéger des risques d’éboulement et de glissement de terrain, de privilégier des formes architecturales simples, de fractionner les bâtiments en les séparant par des joints appropriés, de limiter les effets de torsion, d’assurer la reprise des efforts sismiques en apportant plus de rigidité aux structures, de fixer les éléments non structuraux comme les cloisons, les plafonds suspendus, les luminaires, les cheminées (c’est obligatoire dans l’Hérault en zone de sismicité 2 pour les bâtiments classés en catégories III et IV) et enfin de soigner la mise en œuvre.

Le constructeur doit fournir deux attestations de conformité rédigée par un contrôleur technique : la première au moment de la demande de permis de construire et la seconde à l’issue de l’achèvement des travaux.

C’est donc l’attention portée au triptyque Implantation / Conception / Exécution qui conduit à une construction parasismique, sécurisante en cas de catastrophe naturelle.

Plan de prévention des risques sismiques

Enfin, des plans de prévention des risques sismiques (micro zonage, prescriptions de diagnostics et de travaux) peuvent être établis à l’échelle d’une commune afin de réduire le risque sismique sur son territoire.

Compte tenu de la faiblesse du risque de tremblement de terre sur l’Hérault, cet outil est plus théorique localement que nécessaire, contrairement aux plans de prévention des risques feux de forêts ou encore inondations.

Le site Internet du « Plan séisme », créé dans le cadre du programme national de prévention du risque sismique, est accessible à l’adresse : http://www.planseisme.fr

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25/08/2011

Finance internationale : la fin d’un monde

Ces dernières années, seuls quelques pays au Monde pouvaient se targuer d’avoir des finances saines.

Or, la confiance que les prêteurs leur réservaient est en train de chanceler.

La situation des autres pays ne s’est pas améliorée pour autant, au contraire.

C’est globalement, un emballement du crédit au niveau mondial disproportionné par rapport à la création de richesse réelle qui pose problème.

Les financiers internationaux voient donc se refermer sur eux un piège : il ne va bientôt plus exister de placements sans risques !

Fini les placements auprès de quelques états parfaitement solvables !

Le monde de la finance découvre la généralisation de l’insécurité.

Jusqu’à présent, le marché des placements était segmenté en fonction du risque.

Ce risque était particulièrement faible avec les puissances publiques, contrairement à celui pris avec des investisseurs ou des particuliers.

Ce risque de prêt à des états était considéré comme nul pour certains pays riches : Etats-Unis, Canada, Australie, Grande-Bretagne, France, Luxembourg, Pays-Pays, Danemark, Allemagne, Suède, Norvège, Suisse.

La zone Euro était bien évidemment sur représentée, cette monnaie étant jusqu’alors une excellente garantie pour les prêteurs.

En mai 2010, l’Agence de notation Standard and Poors classait ces pays en AAA (zéro risque).

Ensuite venaient des pays un peu moins convaincants quant à leur capacité de remboursement : Belgique, Irlande, Espagne et Arabie Saoudite.

Puis, le groupe de l’Italie, Portugal, Irlande, Pologne, Tchéquie, Slovaquie, Pays Baltes, Lesotho, Lybie, Yémen du Nord, Corée du Sud et Chine.

Le Brésil, l’Inde, le Mexique, la Turquie, l’Egypte, l’Afrique du Sud, la Russie – excusez du peu ! – et pire encore la Biélorussie et l’Ukraine, l’Argentine, le Nigéria, étaient déjà considérés comme offrant des placements dits spéculatifs.

Quant à l’écrasante majorité des pays de l’Afrique et du Moyen-Orient, l’agence de notation Standard and Poors considéraient déjà en mai 2010 qu’ils n’offraient aucune garantie et donc qu’il n’était même pas envisageable à un opérateur privé de leur prêter de l’argent.

Autant dire que le microcosme de la finance internationale n’a pas brillé ces dernières années pour les risques qu’elle prenait !!!

Les Chinois notamment, beaucoup de dictateurs, les fonds de pension plaçaient tranquillement une grande partie de leur argent auprès des Etats-Unis notamment.

Mais avec la dégradation de la note des Etats-Unis, du Portugal, de la Grèce notamment, la réalité devient subitement plus conforme à ce qu’on attend d’un prêteur : justifier de l’intérêt qu’il perçoit en contrepartie d’un risque de perte en capital.

Les prêteurs se nourrissent d’une partie de la richesse économique réelle : cette dernière augmente à un rythme annuel de l’ordre de 2,5 % (multiplication par 1,6 en 20 ans) tandis que pour entretenir cette croissance la masse monétaire en circulation augmente au rythme annuel de 6 % par an (multiplication par 3,2 en 20 ans).

Il est clair qu’au bout de 20 ans, cette réalité entraîne logiquement un prélèvement double de la sphère financière (au profit des rentiers) sur la sphère économique réelle (au détriment des travailleurs.

Après quarante années de capitalisme ayant viré au libéralisme sauvage, la ponction est multipliée par 4 : autant dire que dans les années à venir, cette « rançon » deviendra insoutenable car finalement quasiment confiscatoire.

La richesse réelle, ce sont les salariés, les patrons actifs, les artisans, les commerçants, les agriculteurs et tous ceux qui travaillent bénévolement pour eux-mêmes ou pour autrui, qui la crée.

Chaque fois qu’une banque prête, elle crée de l’argent (de la masse monétaire) et vient gonfler la masse monétaire en circulation.

Or, la dette publique et la dette privée (celle des particuliers et des entreprises est globalement supérieure en France à la dette de l’Etat) atteignent des niveaux insoutenables.

Les ménages français payaient par exemple en moyenne près de 4.000 € par an aux prêteurs en début d’année 2011.

Au rythme d’augmentation actuel, ce serait 8.000 € dans 20 ans et au moins 20.000 € avec les taux d’intérêt pratiqués actuellement en Grèce.

Autant dire qu’il va falloir moins emprunter, ce qui va indéniablement freiner voire annihiler la croissance économique.

Les prêteurs devront se voir opposer, en cas de besoin, la contrepartie d’un soutien abusif à un acteur économique surendetté (c’est déjà le cas pour la Grèce avec ce que l’Union Européenne appelle la participation du secteur privé au règlement de la crise, en l’occurrence l’abandon d’une partie des créances).

Les prêts devront être encadrés pour éviter que les sommes disponibles aillent à la spéculation : les états pourraient par exemple être amenés à imposer aux banques un pourcentage d’encours pour l’immobilier, pour les prêts à la consommation et pour les investissements productifs des entreprises afin de réduire les prêts à ceux qui jouent en bourse.

Quant à la taxe Tobin, récemment évoquée par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, elle impacterait les transactions financières, c’est-à-dire seulement les mouvements d’argent (achat et vente d’actions, d’obligations, de produits d’assurances vie, etc.) ce qui aurait tendance à limiter la spéculation.

Toutefois, il ne faut pas oublier les énormes liquidités monétaires actuellement disponibles, notamment en Asie, qui dorment sur des comptes moyennant des intérêts journaliers.

Pour ces dernières, un impôt mondial sur le capital est à établir car de l’argent qui dort tout en ponctionnant les actifs n’est pas un moteur de l’économie !

Enfin, au vu de la crise financière qui repart, un nouveau sauvetage des banques (prêts des états pour les recapitaliser ce qui engendre de façon perverse une augmentation de la masse monétaire et donc de l’inflation agissant elle-même à la hausse sur les taux d’intérêt) ne serait plus ni politiquement, ni déontologiquement acceptable. En effet, l’argent public ne peut pas bénéficier de façon récurrente toujours aux mêmes (c’est contraire à l’égalité et donc inconstitutionnel dans les pays démocratiques), en l’occurrence des actionnaires privés.

Il s’agirait d’une rente aux rentiers !

Seul un apport en capital de la part des sauveteurs est honnêtement possible, c’est-à-dire des prises de participations minoritaires ou majoritaires (nationalisation si ce sauveteur est le contribuable, autrement dit l’Etat).

Il faut en effet bien comprendre que les banques (4.000 en Europe) ont reçu de la part des états le monopole de l’émission des crédits.

Ce monopole exorbitant qui les met à l’abri de la concurrence devrait avoir des contreparties, ce qui n’est pas suffisamment le cas en ce moment si ce n’est en terme de sécurisation (le ratio Mac Donough oblige les banques à ne prêter pas plus d’environ 8 fois l’équivalent de leurs fonds propres).

La bancarisation de l’économie oblige les opérateurs économiques à déposer leur argent sur le compte d’une banque : il s’agit là aussi d’un privilège.

Tout un chacun ne peut pas en effet être son propre banquier : cette situation peut être ressentie comme privative de liberté dans un monde soit disant libéral.

Enfin, est-il normal que le privilège de l’émission de la monnaie (octroi de prêts), historiquement prérogative régalienne des états, soit laissée à des opérateurs privés !

Les électeurs et leurs représentants doivent conserver leur liberté de choix !

Quand en plus, on sait qu’en France, l’Etat garantit les dépôts que les particuliers perdraient auprès d’une banque, on se demande bien quel est l’intérêt de laisser décider une poignée d’actionnaires privés qui ne prennent aucun risque mais peuvent en faire courir énormément aux autres.

L’idée de la nationalisation des banques en temps de crise aigüe ne relève donc pas de l’idéologie mais du pragmatisme et de l’efficacité économique.

Avec l’emballement de la dette, la fin de la niche sécurisante des prêts aux pays classés AAA, l’incapacité de l’économie réelle à faire face à une ponction toujours plus grande en terme d’intérêts financiers, les dérives des fonds de pension américains ou encore des fonds souverains aux mains de dictateurs, de dirigeants de pays non démocratiques, de mafias, les pratiques d’évasion fiscale qui constituent un vol organisé dans le portefeuille des actifs en ponctionnant une richesse nationale commune, la finance internationale est sur la corde raide.

Ses pratiques spéculatives, son manque de sang-froid, son nombrilisme, son affairisme et sa pénétration par des opérateurs relevant du crime organisé (argent sale issu de la prostitution, de la drogue, etc.) deviennent un danger pour ceux qui créent de la richesse et pour les états.

La finance internationale adopte des attitudes égoïstes et des positions agressives : à force de tendre une corde, à la fin elle casse et c’est ce qui va advenir dans les années qui viennent.

Bien sûr, les emprunteurs peuvent rembourser ou se voir saisir les garanties bien aléatoires laissées en gage (des actions, des obligations, de l’immobilier dont la valeur chute à la moindre crise !).

Mais, il sera aussi obligatoirement nécessaire que les détenteurs de capitaux non immobilisés acceptent une forte décote sur leurs avoirs pour assainir durablement leur secteur d’activité.

Leurs pertes et leurs appétits ne peuvent plus être comblés par ceux qui travaillent !

Il faudra aussi que l’on s’habitue à un robinet du crédit ouvert avec modération.

Il faudra relancer les solidarités familiales ou professionnelles : les Chinois se prêtent entre eux partout dans le Monde et les premières banques mutualistes françaises (devenus maintenant Crédit municipal, Crédit agricole, Crédit Mutuel, Société Générale et Caisse d’Epargne) sont nées de l’impossibilité pour les petites gens d’accéder au crédit.

La résolution de la crise passera sûrement par un retour aux valeurs de solidarité véhiculée par l’économie sociale et solidaire, foulées au pied par le libéralisme financier.

19/08/2011

Fête votive à Saint-Drézéry

Les fêtes votives battent leur plein dans l’Hérault tout l’été.

Celle de Saint-Drézéry s’est déroulée du 11 au 15 août 2011, grâce à l'action conjuguée des Services municipaux et du Comité des Fêtes, fort de nombreux bénévoles.

Ce village avait été douloureusement meurtri en 2010, avec le décès de Jean Rey-Robert, Conseiller municipal, lors du traditionnel encierro (retour des taureaux aux chars) du 15 août

Percuté par un taureau alors qu’il venait de donner le départ, projeté en arrière sur une bordure de trottoir, cet homme dévoué à la vie de sa commune est mort sur le coup.

Ce drame humain illustre la dangerosité intrinsèque à ce genre de manifestation et la légitimité des mesures de sécurité prises par les municipalités.

Au-delà du retentissement des bombes de début et de fin de manifestation taurine, de la généralisation des barrières beaucairoises qui empêchent les animaux de s’échapper, de l’interdiction d’aveugler taureaux et chevaux avec quelque « draperie » que ce soit, une annonce préalable sur les risques encourus a été faite à Saint-Drézéry, tout le long du parcours, en plusieurs langues.

Pour revenir à l’édition 2011 de la fête votive, elle a rassemblé, comme la tradition le veut : concours de boules, abrivados, encierros, bandidos, fête foraine et animations musico-dansantes.

Le défilé des bandes de jeunes (et de moins jeunes quelquefois) est un point fort du premier jour.

L’occasion d’affirmer au micro, devant les habitants du village et les autres festejaïres, l’état d’esprit devant  régir les festivités : bonne humeur, respect d’autrui, amusement maîtrisé, communion entre générations, maîtrise de la consommation d’alcool et non violence.

Pour beaucoup de jeunes, le groupe est l’occasion de s’affirmer collectivement, d’avoir des expériences communes, de partager les plaisirs de la fête.

Le nom, le thème de l’habillement choisi, la façon d’être et de paraître sont issus d’une négociation plus ou moins explicite au sein de la bande : c’est l’apprentissage du bien grandir, du vivre ensemble, de la tolérance vis-à-vis des autres groupes constitués, de la vie en collectivité.

Compte tenu d’une plus facile et plus profonde proximité, c’est dans les petits villages que règne ainsi la meilleure ambiance de fête : apaisée, calme, détendue, pacifiste.

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La foule attend le lâcher de taureaux dans les rues de Saint-Drézéry 

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 Le concours de manades bat son plein

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Les jeunes attrapaïres ont arrêté le taureau

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 Le défilé des bandes avec la banderole de la tradition en tête

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Le paraître unifie le groupe intergénérationnel !

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 Une bande arrivée sur l'estrade en marge du Parc municipal

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Une partie des bandes réunies sur les escaliers

du Château de Saint-Drézéry 

Crédit photographique : Michel Chastaing

14/08/2011

Cinéma de plein-air autour de Montpellier à Vendargues

Montpellier Agglomération a reconduit cette année encore l’opération « L’Agglo fait son cinéma », du 1er au 30 août 2011.

Chaque film (10 au total) est programmé 3 fois dans une des 31 communes de l’Agglomération de Montpellier.

Tous les films sont diffusés à 21 h 30 (voir programmation ci-dessous jusqu’à fin août 2011).

L'accès est libre et gratuit.

Le succès populaire est au rendez-vous.

Samedi 6 août, à Vendargues, place Espartinas, plus de 200 spectateurs se sont ainsi pressés et ont assisté à la projection - sur grand écran ! -  du film « Le petit Nicolas », comédie familiale de Laurent Tirard.

Malgré un fin crachin franchement inhabituel en été, le spectacle a captivé, du début à la fin, l’assistance, avec ces réactions d’exubérance et ces manifestations de bonne humeur populaire qui existaient auparavant dans les salles sombres de quartier.

Il faut dire que le cinéma de plein-air attire familles, groupes d’amis, cinéphiles, estivants, réunis par le même plaisir, la même émotion.

Les spectateurs sont certes du village où s'effectue la projection mais affluent aussi en voisins.

Sous la voûte céleste, sombre mais néanmoins étoilée, écouter et voir un spectacle dehors n’a pas la même résonnance qu’en salle.

Le vent, les ombres, les bruits de la nuit (insectes, oiseaux, etc.) donnent une dimension supplémentaire au film.

Les uns se rappellent les films vus lors de séjours en camping, d’autres en colonies de vacances ou encore en milieu rural avec un projectionniste itinérant.

Le spectacle est grandi par la nature (parc, carrière) ou encore par le cadre architectural (cour de bâtiment public, arènes, place de village) : le visiteur découvre alors un lieu revisité par une œuvre cinématographique.

Un instant de bonheur éphémère dans un cadre de vie détourné de sa fonction première.

Programme à compter du 7 août 2011 

Jour

Film

Commune

Lieu

Dimanche 7 août

Le nom des gens

Murviel lès Montpellier

Esplanade

Mardi 9 août

Le nom des gens

Sussargues

Carrière Font d’Armand

Jeudi 11 août

Le nom des gens

Lattes

Esplanade du Mail à Maurin

Lundi 8 août

Alice au pays des merveilles

Saint-Jean de Védas

Place du Puits de Gaud

Mercredi 10 août

Alice au pays des merveilles

Fabrègues

Plan des Fêtes

Vendredi 12 août

Alice au pays des merveilles

Montaud

Stade de football

Samedi 13 août

Arrêtes-moi si tu peux

Restinclières

Espace Fêtes

Lundi 15 août

Arrêtes-moi si tu peux

Grabels

Espace Flotte

Mercredi 17 août

Arrêtes-moi si tu peux

Saint-Georges d’Orques

Parc Hippolyte Courty

Dimanche 14 août

Le secret des poignards volants

Lavérune

Parc du Château

Mardi 16 août

Le secret des poignards volants

Clapiers

Parc municipal Claude Leenhardt

Jeudi 18 août

Le secret des poignards volants

Castries

Domaine de Fondespierres

Vendredi 19 août

Gran Torino

Pérols

Arènes

Dimanche 21 août

Gran Torino

Saint-Drézéry

Parc municipal

Mardi 23 août

Gran Torino

Pignan

Parc du Château

Samedi 20 août

Benda Bilili !

Prades le Lez

Place du Marché

Lundi 22 août

Benda Bilili !

Saussan

Cour de l’école

Mercredi 24 août

Benda Bilili !

Saint-Brès

Parking de la Mairie

Jeudi 25 août

Looking for Eric

Villeneuve lès Maguelone

Arènes

Samedi 27 août

Looking for Eric

Baillargues

Arènes

Lundi 29 août

Looking for Eric

Castelnau le Lez

Parc de Monplaisir

Vendredi 26 août

Le voyage de Chihiro

Juvignac

Place Saint-Michel

Dimanche 28 août

Le voyage de Chihiro

Cournonsec

Esplanade

Mardi 30 août

Le voyage de Chihiro

Jacou

Parc de Bocaud

 

 Projection du film "Le Petit Nicolas" à Vendargues le 6 août 2011

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Crédit photographique : Michel Chastaing

08/08/2011

Fête nationale et vins à Saint-Drézéry

Saint-Drézéry s’est offert un 14 juillet 2011 atypique en organisant un "4ème Salon des vins de Saint-Drézéry", réservée aux vignerons locaux.

6 caves particulières étaient représentées :

- Domaine Ellul-Ferrières (Nord de Castries, à Fontmagne),

- Mas de Carrat (Saint-Drézéry),

- Domaine Saint-Jean l’Arbousier (Castries),

- Château Montel (Teyran),

- Château Puech-Haut (Saint-Drézéry),

- Mas d’Arçaÿ (Saint-Drézéry).

Le Cave coopérative des Celliers du Val des Pins (vignerons de Montaud, Sussargues et Saint-Bauzille de Montmel) tenait aussi un stand de dégustation.

Le cadre de l’événement est magnifique puisqu’il s’agit du Parc du Château de Saint-Drézéry, havre de paix au milieu de l’urbanisation, à un jet de pierre du veux village.

Le lieu est évidemment symbolique un jour de 14 juillet puisque ce parc est celui du château acheté après la Révolution française par Jean-Jacques Régis de Cambacérès, Montpelliérain, un des principaux artisans de la Grande histoire de 1789 jusqu’à Napoléon Bonaparte.

Certes la paysannerie, souvent restée réfractaire aux idées progressistes de 1789, du fait du poids de l’Aristocratie et surtout du Clergé, n’a pas tout de suite goûté la liberté de l’agriculture, du commerce et de l’industrie : elle a su toutefois ensuite s’en emparer en opérant plusieurs révolutions.

Révolution agronomique (introduction des amendements), révolution prophylactique (« victoire » sur le phylloxéra avec l’obligation corollaire des traitements phytosanitaires sur les nouvelles vignes) au XIXème siècle, révolution vinicole (perfectionnement de l’œnologie) au début du XXème siècle, nouvelle révolution agronomique (mécanisation) dans les années 50 et enfin révolution qualitative (à partir des années 80).

La dernière révolution en date est celle commerciale avec l’introduction de l’outre à vin (bag-in-box), des mises en bouteilles de plus en plus massives, la conquête de marchés à l’exportation et l’irruption sur le Net avec la généralisation des vitrines informatives, virtuelles et universelles, que sont les sites Web.

Sur le plan de la reconnaissance qualitative, l’appellation VDQS (Vins délimités de qualité supérieure) est accordée dès 1951.

Le terroir concerné est intégré dans le périmètre de l’AOC (Appellation d’origine contrôlée) Coteaux du Languedoc (devenue assez récemment Languedoc).

La hiérarchisation à l’intérieur de cette classification française a permis la création de la sous-appellation Pic Saint-Loup, plus élitiste.

Et dans la même logique des crus et grands crus de la Bourgogne et du Bordelais, Saint-Drézéry espère la reconnaissance en cru communal ce qui donnerait la hiérarchisation AOC Languedoc / Pic Saint-Loup / Saint-Drézéry avec la possibilité d’utiliser une, deux ou trois de ces appellations.

Cette reconnaissance existe déjà en d’autres terroirs de notre région : citons l’exemple de l’AOC Languedoc / Minervois / La Livinière.

C’est évidemment le reconnaissance de l’excellence qualitative.

Parallèlement, les vins de Saint-Drézéry peuvent d’ores et déjà se prévaloir de l’appellation européenne : AOP Saint-Drézéry, c’est-à-dire Appellation d’origine protégée.

La viticulture dans les secteurs de Saint-Drézéry est donc bien vivante.

La présence de jeunes en passe de reprendre la succession sur les exploitations, malheureusement pas si commune en Languedoc-Roussillon, en est notamment le signe.

Plusieurs centaines d’habitants du Nord de Montpellier sont venus déguster ces grands vins – blancs, rosés et rouges – de Saint-Drézéry, Castries, Teyran et Sussargues.

Ce Salon des vins réussi a été ponctué par un concours amical des meilleures cuvées : il ne faut en effet jamais se reposer sur ses lauriers et accepter une saine émulation entre grands professionnels de la viticulture.

"Le 4ème Salon des vins de Saint-Drézéry", tenu le 14 juillet 2011

http://www.vinsaintdrezery.com - contact@vinsaintdrezery.com

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L'entreé du Parc municipal de Saint-Drézéry et du salon des vins en plein-air

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Un cadre buccolique pour des dégustations de rouges, blancs et rosés

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Quand le dialogue s'installe entre vigneron et consommateurs

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Le Château acheté par Jean-Jacques Cambacérès après la Révolution

à l'autre extrémité du Parc municipal, anciennement du château

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Vue sur le Parc et sur les jeux pour enfants

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Vers midi, l'affluence est à son maximum 

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 Proclamation des résultats du concours, après dégustation à l'aveugle

Crédit photographique : Michel Chastaing

23/07/2011

Résurrection d’Ambrussum

Le Site d’Ambrussum est resté des années un lieu de promenade dominicale.

Des précurseurs avaient toutefois fouillé ou aidé à fouiller le lieu (le Docteur Marignan au début du XXème siècle, Jean-Luc Fiches ou encore Jacques Bénédicte dans les années soixante)

Il s’agit bien sûr d’une ville étape entre Arles et Béziers, sur la Voie Domitienne, mais les vestiges laissés à la vue du visiteur étaient peu spectaculaires et, dans tous les cas, peu parlants pour le commun des mortels.

Ce site avait donc besoin d’une mise en valeur paysagère et en terme de mise en perspective historique.

Il était nécessaire de donner du sens aux vieilles pierres.

Ambrussum était en fait comme un trésor enterré dont il fallait révéler les multiples richesses.

Le lieu situé sur un promontoire dominant la Vallée du Vidourle anciennement marécageuse a été en effet occupé de longue date.

La beauté du site et sa résonance historique font que les Languedociens ont toujours été fortement attachés à ce lieu symbolique.

Il est donc heureux que la Communauté de Communes du Pays de Lunel ait apporté de magnifiques aménagements dont son Président, François Berna, Maire de Saint-Sériès, peut être fier.

La topographie a été mise à profit pour intégrer parfaitement des cheminements piétons bien canalisés et bien intégrés dans la garrigue omniprésente.

Des arbres ont été coupés pour ouvrir des points de vue, par exemple dans la ripisylve du Vidourle afin de mettre en valeur le Pont romain dont il ne reste maintenant plus qu’une arche

L’intervention d’une ethnobotaniste a été nécessaire et le résultat est tangible.

En outre, les aménagements sont très légers et ont fait appel au génie végétal : ils s’intègrent parfaitement à l’environnement naturel.

Une signalétique concise et pertinente a été implantée aux points principaux du parcours.

Des siècles d’histoire surgissent au gré du pas du promeneur.

Peu visibles, les traces de l’occupation préhistorique du Néolithique final, avec la civilisation dite de Ferrières, à partir de 3.300 ans avant Jésus-Christ.

Plus évidente, l’enceinte de l’oppidum datant de la fin du 4ème siècle avant Jésus-Christ.

Puis celles de l’occupation par les Volques Arécomiques et enfin celles de la colonisation romaine : fragment pavé de Voie Domitienne, pont romain, agglomération gallo-romaine, rempart, portes, portiques, « domus » et relais routier du pont romain qui servait de halte aux voyageurs.

Le Musée conçu par l’architecte lunellois Michel Goroneskoul a été terminé en 2009 mais les derniers aménagements extérieurs ont été inaugurés le 25 juin 2011.

Dans un minimum d’espace – l’équivalent d’une petite villa gallo-romaine – l’espace muséographique est utilisé au mieux pour mettre en valeur l’histoire du lieu.

Près de 2.300 visiteurs ont honoré de leur présence les festivités proposées durant le week-end des 25 et 26 juin 2011.

Défilé d’une troupe de légionnaires, démonstration de métiers de l’époque (artisan potier, tisserand, bijoutier, forgeron, etc.), démonstrations de danses sacrées et profanes, des contes, etc.

Ambrussum revit !

Le secteur est toujours sillonné par de grandes infrastructures de transport : l’autoroute A9 au Nord et la ligne TGV au Sud.

La mer méditerranée en point de vue au Sud et le Pic-Saint Loup / les Cévennes au Nord.

A Ambrussum, les notions de « grand paysage » et de « grande histoire » fusionnent !

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Crédit photographique : Michel Chastaing

13/07/2011

Fête de la Transhumance à Murviel lès Montpellier

Le 3 juin 2011, au Mas Dieu, près de Murviel-les-Montpellier, s’est déroulée la Fête de la Transhumance ("des garrigues de l'Hérault au Mont Lozère").

Cette manifestation est organisée aux portes de Montpellier avec le concours du Conseil Général de l'Hérault et des communes de  Montarnaud, Murviel lès Montpellier, Saint-Georges d'Orques, Saint-Paul et Valmalle.

Lors de cette journée, un ensemble d’activités autour du pastoralisme et des traditions qui l’entourent ont été proposées.

Exposition photo, affiches éducatives, atelier de tissage de la laine, démonstrations de chiens de berger, de confection de cloches ainsi que sur la manière dont on tond les moutons avant de transhumer.

En approfondissant, les visiteurs ont pu toucher du doigt l’importance du pastoralisme dans l’environnement, notamment le renouvellement de certaines espèces végétales et donc le maintien du biotope de nos régions méditerranéennes.

Malheureusement, cette activité est en perdition depuis des années.

Rares sont les bergers qui continuent cette manière de vivre.

Pourtant le pastoralisme aiderait à la biodiversité, au maintien de l’emploi en zone de garrigues, à la lutte contre les incendies, à alimenter les marchés de proximité en viande de qualité avec des émissions de gaz à effet de serre quasiment nulles (transport restreint, peu d’intrants, production herbagère basée sur les prairies sèches naturelles).

Saluons bas le berger du Mas Dieu, Bruno Sérieys (éthymologiquement : "petit cerisier") un des derniers survivants des traditions pastorales de notre région, si l’on excepte la Lozère.

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Démonstration du travail de chien de berger

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Travail de cardage de la laine de mouton

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Un éleveur de moutons doit maîtriser le travail de ferronnier

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 La tonte mécanisée, moins pénible physiquement

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 Brebis "pomponnée" prête à la grande marche vers les Cévennes

Crédit photographique : Fleur Dache

07/07/2011

Edition 2011 des Folies de Saussines

Lancées il y a plus de 13 ans, Les Folies de Saussines sont devenues au fil du temps un événement culturel majeur en Haut-Lunellois.

L'édition 2011 va occuper 3 soirées (respectivement les vendredi 1er juillet, samedi 2 juillet et mercredi 13 juillet) ainsi qu'un dimanche (en l'occurrence le 3 juillet).

Il y aura bien souvent unité de lieu avec l'utilisation de l'emblématique « Place de la Mairie » de ce village vigneron construit principalment en pierre de Beaulieu.

Avant de donner ultérieurement quelques impressions sur cette belle manifestation et faire paraître un petit reportage-photo, voici le programme figurant sur le Site Internet de la Communauté de Communes du Pays de Lunel.

* Vendredi 1er juillet, "Tronche de Vie", présenté par la « Compagnie Mixit »

Les jeunes artistes de la compagnie Mixit de Montpellier présentent un de leurs derniers spectacles appelé "Tronche de Vie".

De la joie, de la bonne humeur et une façon toute particulière de conjuguer le verbe aimer ...

  • Rendez-vous à 22 h 00 sur la Place de la Mairie.

  • Durée : 1 h 40

* Le samedi 2 juillet, "La Belle Epoque", présenté par la « Compagnie Magenta »

Pour cette soirée exceptionnelle, la « Compagnie Magenta » vous convie à la représentation de leur comédie musicale qui retrace l'histoire de la chanson française de 1897 à 1963.

Mistinguette, Piaf, Brel, Trénet, Montand et bien d'autres !

Pas moins de 10 artistes, 70 costumes et tableaux se succèderont pour le plus grand plaisir de tous.

  • Rendez-vous à 22 h 00 sur la Place de la Mairie.

  • Durée : 1 h 30

* Dimanche 3 juillet, Journée « déjantée » : « Saussines au Moyen-Âge »

Dès 10 h 00, l'incontournable « Course au trésor », avec 2 circuits respectivement pour petits et grands.

Les énigmes vont mener les participants dans les coins les plus secrets du village…

Partez à la découverte de Saussines !

A 16 h 00, sur la place du village, « Les Gueux » vous attendent pour les jeux médiévaux plus loufoques les uns que les autres.

Tenue médiévale recommandée !

Vers 19 h 00, à l'issue des Joutes, grand repas tiré du sac.

Les Folies offrent la grillade, vous apportez le reste !

Pour clôturer ces 3 journées en beauté, Patrice Bonnevie et ses orgues de barbarie fera chanter les Gueux sur des airs de Ferrat, Brassens et bien d'autres.

* Puis, le mercredi 13 juillet, Les Folies vous proposeront un repas sous les étoiles.

En cette veille de 14 juillet, sur la Place de la Mairie, profitez d'un moment en toute convivialité au cours d'un repas signé par un grand traiteur.

Vers 23 h 00, sera tiré le traditionnel Feu d'artifice, offert par la Municipalité.

Présent dès 19 h 00, le groupe « Come Back », 7 musiciens et chanteurs, assurera un apéro/concert et, à l'issue du Feu d'artifice, vous fera danser sur des airs de rock et de salsa...

Informations et réservations pour toutes les manifestations : "Chez Yatou" au 04 67 86 40 40 ou sur foliesaussines@orange.fr

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L'accueil expressif et souriant des Folies de Saussines

L'album photo

(aussi disponible dans la rubrique "Album", dans la manchette droite)

Au soir du dimanche 3 juillet, les bénévoles organisant les Folies de Saussines ont pu tirer un premier bilan très positif des trois premières journées de festivités.

Le public a suivi, surtout pour le spectacle "La belle époque" qui a fait le plein.

La manifestation s'est déroulée sous le signe du calme, loin du tumulte de la ville, comme miraculeusement oubliée du bruit de la circulation automobile, sur la place emblématique du village encadrée par l'église romane et par la mairie.

Le dimanche, plus ludique, s'est clos sur un repas entre amis et amis d'amis, la Municipalité offrant les grillades : le tout dans la bonne humeur, état d'esprit symbolisé par Patrice Bonnevie, l'organiste de barbarie, et ses chansons de Ferrat, Brassens et autres grands auteurs-compositeurs de la Chanson française.

Globalement un grand moment de culture en milieu rural avec l'appui financier de la Communauté de Communes du Pays de Lunel et du Conseil Général de l'Hérault.

Concernant la conception de l'événement, sa longue préparation et sa mise en oeuvre, l'association loi 1901 "Les Folies de Saussines" a pu compter sur Henry Sarrazin, le Maire de Saussines, qui a veillé du début à la fin au bon déroulement de la manifestation, sur l'engagement total de son dévoué Président Jean Masduraud et sur les dizaines de bénévoles qui la constitue.

30/06/2011

16ème Festival des Fanfares à Montpellier et à Clapiers

L’association « Arc-en-ciel des faubourgs » vient de réussir, le 18 juin 2011, son 16ème Festival des Fanfares : une fiesta géante attirant plusieurs dizaines de milliers de personnes.

La fête est populaire, certes familiale, mais aussi de plus en plus jeune.

Les fanfares viennent se produire gratuitement de France bien sûr (Paris, Marseille, Bordeaux, Nantes, Grenoble, Vichy, Saint-Sever du Moustier, Nîmes, Vendémian, Montpellier) mais aussi d’Italie (Bologne), d’Allemagne ou encore d’Espagne (Santiago de Compostéla).

Les « fanfarons » sont attirés par l’ambiance qu’ils contribuent à créer et qu’ils aiment partager.

Les 120 bénévoles mobilisés, dont une vingtaine toute l’année, assurent la qualité de l’accueil, de l’hébergement, de la restauration et de la programmation.

C’est une aventure, chaque année renouvelée, de réussir cet événement, un des plus marquants à Montpellier qui transfigure ces quartiers déjà accueillants que sont les Beaux-Arts et Boutonnet.

Depuis quelques années, le Festival des Fanfares a en outre pris l’habitude d’occuper le Parc municipal Claude Leenhardt à Clapiers, pour une avant-première.

A la fraîcheur des frondaisons puis de la nuit, les groupes de visiteurs se forment autour des fanfares qui sortent leurs instruments après le repas.

Dans une douce cacophonie, chacun s’exerce pour le lendemain.

Ce « Off » permet au public de découvrir les nouveaux venus d’une part et les nouvelles interprétations des fanfares habituées de l’événement d’autre part.

Il s’agit notamment des « Kadors » et de « Bakchich », fanfares montpelliéraines qui sont co-organisatrices de la manifestation.

L’association de quartier « Bout’Entrain », l’association de quartier Beaux-Arts / Pierre Rouge et « Focus Project » prennent, de concert, aussi part à l’organisation du Festival des Fanfares.

Si cet événement est « une réjouissance sonore et visuelle » pour le public, c’est parce que toutes les musiques du monde sont interprétées, sans oublier les grands standards.

Les musiciens sont aussi comédiens et leurs accoutrements valent le détour.

Les accessoires vestimentaires sont nombreux, les habits colorés, des mises en scènes développées et l’espace urbain apprivoisé.

Les clins d’œil sont légion.

Pour cette édition 2011, bien entendu : « 18 juin : L’Appel des Fanfares », clin d’oeil à celui, plus solennel, du Général de Gaulle à Londres.

Humour, dérision, ambiance décalée, joie de vivre et de partager, plaisir d’être ensemble, sont manifestes.

Le succès populaire est croissant d’année en année.

Sur un budget de l’ordre de 55.000 €, 60 % sont couverts par le bénéfice des buvettes, c’est dire si l’affluence est grande et si la musique fanfaronne exacerbe la soif, en ces mois de juin souvent « lourds » et chauds !

Quant aux fanfares, elles sont en phase avec l’esprit de la manifestation.

Il n’est que de voir les noms qu’elles ont choisis, plus désopilants ou plus énigmatiques les uns que les autres : « Fiéra Bras », « Les Gratkipoils », « La Grasse Bande », « Lalyre.com », « Les 38 tonnes », « Touzdec », « Attila et les Huns, II, III, IV !», « Banda Roncali », sûrement le seul nom tant soit peu classique, « Bérézina », « The Louisiana Funky Butts Brass Band », « A Magnifique Bande Dos Homes », « Irkargh Debozarts », « La Collectore », « Les Carreleurs Américains », « Manguidem Taftaf ».

On ne s’ennuie pas au Festival des Fanfares et c’est pour ça qu’on y revient !

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Le "Off" a débuté à Clapiers dès le vendredi 17 juin 2011, au soir

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Les cuivres au repos pendant que leurs propriétaires se restaurent 

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Le grand soir pour les bénévoles organisateurs 

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 L'assistance attroupée devant une fanfare

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"Les Irkarghs" en action 

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L'équipe de bénévoles profite d'un instant calme bien mérité

Crédit photographique : Michel Chastaing

25/06/2011

Primaires citoyennes du Parti Socialiste : mode d’emploi

Le Parti Socialiste innove cette année en organisant des Primaires citoyennes pour désigner, les dimanches 9 et 16 octobre 2011, son candidat à l’élection présidentielle.

Les militants socialistes ont approuvé le choix des Primaires lors de la Convention nationale sur la rénovation du Parti Socialiste le 3 juillet 2010.

Le taux d’approbation a été de 76 %, certains militants socialistes ne souhaitant cependant pas se dessaisir de leur pouvoir de désignation.

Le souvenir de Ségolène Royal, plébiscitée par la population comme par les sympathisants et moins par les militants, était encore en mémoire de certains.

C’étaient précédemment les 130.000 adhérents du Parti Socialiste qui se chargeaient de désigner leur candidat, souvent d’ailleurs le Premier Secrétaire National.

Dans l’Hérault, cela concerne 4.290 militants, soit 3 % du corps électoral alors que la démographie héraultaise ne pèse que 1,5 % sur la France entière !

Par le jeu des absences le jour du scrutin ou de l’abstention (le vote étant au PS personnel et procuration ou vote par correspondance étant proscrits), ce sont à peine 100.000 Français, certes militants, qui décidaient pour les millions d’électeurs de Gauche.

En octobre 2011, les Français devraient être près de 3 millions à venir désigner le candidat du Parti Socialiste qui sera en réalité porteur des espoirs de toute la Gauche.

D’ailleurs, d’autres partis politiques devraient soutenir ce candidat pour la Présidentielle, dès le premier tour.

L’élection présidentielle est l’élection reine : c’est la seule où l’abstention est résiduelle (par exemple en 2007 à Clapiers, même si c’était le record de citoyenneté des communes de plus de 3.500 habitants et donc difficilement généralisable, 96 % des 3.500 électeurs se sont prononcés soit au premier, soit au second tour et 92 % à chacun d’eux).

L’engouement pour les Primaires socialistes est très fort chez le peuple de Gauche.

 

Echaudés par l’exclusion de Lionel Jospin du second tour le 21 avril 2002, les électeurs se partageront à Gauche très majoritairement entre le pôle écologique et le pôle socialiste : c’est l’expression du vote utile.

 

Cette bipolarisation à Gauche sera accompagnée d’une tripolarisation à Droite avec un vote Centre / UMP / Front National.

Cette ventilation du vote à Droite va forcément pénaliser le Chef de l’Etat sortant.

Certains évoquent « l’inconstitutionnalité » d’une telle consultation : comme par hasard, ceux qui la craignent en terme de dynamique socialiste ou de Gauche ou encore en terme d’une désignation différente de celle qui serait issue d’un vote interne au Parti Socialiste.

C’est oublier un peu vite que la liberté, notamment celle d’expression, valeur fondamentale mise en exergue par notre Révolution de 1789, prime.

En outre, la Constitution ne peut être opposée qu’aux lois, décrets et circulaires votés ou édictés respectivement par le législatif et l’exécutif de notre République.

Seule la récente directive du Ministère de l’Intérieur, cadrant l’aide que peuvent apporter les communes, est peut-être attaquable sur ce point, ce qui n’a comme par hasard pas été le cas à ce jour.

La liberté de s’associer, notamment en partis politiques, existe et la puissance publique ne peut s’opposer qu’à ce qui est illégal ou troublerait l’ordre public.

 

Ce n’est manifestement pas le cas puisque aucun texte ne s’y oppose d’une part et que, d’autre part, ces Primaires soulèvent la sympathie et l’enthousiasme des Français.

 

Quelles seront les modalités pratiques de ces Primaires socialistes ?


Le scrutin de ces Primaires doit être empreint d’un grand respect de la démocratie : il doit être exemplaire et transparent.

De ce fait, ce sont les listes électorales officielles locales qui serviront de socle électoral.

Les règles présidant à un scrutin républicain classique seront de mises : bulletins en nombre suffisant, enveloppes, isoloirs, production de sa carte d’électeur et d’une pièce d’identité, urne en plexiglas à double serrure, présence d’assesseurs de sensibilités variées à Gauche et de délégués des candidats, dépouillement public, publication des résultats et consolidation au niveau départemental (une Commission départementale de recensement des votes existe) puis national (transmission des résultats de chaque bureau de vote par SMS sécurisé ou Audiotel).

Une charte sera affichée à l’entrée du bureau de vote et l’émargement vaudra acceptation.

Qui pourra voter ?

Non seulement tous les citoyens inscrits sur la ou les listes électorales des bureaux de vote républicains concernés mais aussi tous les mineurs qui auront 18 ans avant l’élection présidentielle de 2012 et les mineurs de plus de 16 ans au jour du scrutin des Primaires appartenant au Mouvement des Jeunes Socialistes.

Attention pour ces jeunes citoyens : afin de les intégrer dans les litses électorales - qui seront ensuite intangibles - il est nécessaire de s'incrire sur le site lesprimairescitoyennes.fr avant le 13 juillet 2011.

D'autre part, le vote par procuration ne sera pas autorisé.

Où pourra t’on voter ?

Le principe est de créer un maillage territorial de proximité sans qu’il y ait autant de bureaux de vote que pour les scrutins républicains (plus de 50.000 !).

L’idée est d’avoir un bureau de vote pour 2.000 électeurs de Gauche et au moins un bureau de vote par canton, en milieu rural.

 

Ségolène Royal a obtenu en 2007 environ 9,5 millions de suffrages au premier tour et presque 17 millions au second.

 

Dans l’Hérault, il est prévu environ 200 bureaux de vote (à comparer au nombre de 343 communes).

 

Le scrutin sera organisé sous l’autorité du Secrétaire de la Section du Parti socialiste local, personnalité légitime et ancrée localement.

 

Une anomalie dans un bureau de vote entacherait l’ensemble du scrutin national, d’où la grande vigilance des élus du Parti à veiller à un parfait déroulement du scrutin.

 

Ces Primaires citoyennes sont ouvertes à tous les citoyens adhérents aux valeurs de Gauche.

 

Afin de l’attester, chaque participant au scrutin signera un engagement écrit à les soutenir.

 

En outre, une participation symbolique minimale de 1 € sera demandée afin de couvrir les frais d’organisation des deux scrutins.

 

A n’en pas douter, les sections du Parti Socialiste se feront un point d’honneur de favoriser une ambiance festive avec un accueil de qualité et une mise à disposition de boissons comme de documentation militante.

 

Quels seront les candidats ?

 

Les candidatures aux Primaires citoyennes doivent être déposées avant le 13 juillet 2011.

 

François Hollande, Ségolène Royal, Manuel Valls, Arnaud Montebourg, candidats déclarés et Martine Aubry vraisemblablement, s’affronteront lors du premier tour.

 

Et après les Primaires citoyennes ?

 

Il est clair que sitôt les Primaires closes, la campagne électorale pour la Présidentielle sera lancée à Gauche.

 

La candidature du candidat investi aux Primaires, fort de sa large légitimité, sera portée par un large rassemblement  populaire.

 

Jamais un candidat socialiste n’aura bénéficié d’un tel élan démocratique et militant.

 

Pour que les Primaires soient réussies, il faudra cependant que certaines conditions soient réunies :

-         une campagne de chaque candidat respectueuse des autres candidats en lice,

-         une campagne qui éclaire suffisamment les électeurs potentiels des choix de société proposés, sur la façon de gouverner envisagée, sur la capacité à gouverner du candidat,

-         une campagne qui ne dévoile pas un programme présidentiel ce qui rendrait creuse la vraie campagne pour la Présidentielle,

-         bannir des alliances contre nature entre les deux tours,

-         un déroulement parfait du scrutin, en terme d’organisation,

-         des scores pas trop rapprochés au second tour pour écarter tout doute, éviter toute contestation et asseoir la légitimité du lauréat.

 

Plus généralement, quelles vont être les conséquences de cette innovation sur la vie politique française ?

 

Si le mouvement populaire qui se dessine se confirme, il est clair que les chances de la Gauche de gagner l’Elysée s’en trouveront décuplées.

 

Evidemment, les Législatives seront alors, compte tenu du scrutin majoritaire, une victoire pour la Gauche, avec l’effet d’entraînement qu’on connaît maintenant bien.

 

En outre, la reconduction du système dans 5 ans, alors ancré dans les mentalités des Français et intégré dans les stratégies des partis et hommes politiques conduira à une bipolarisation plus forte du paysage politique français et de l’élection présidentielle.

 

En effet, les Primaires désigneront LE candidat de la Gauche face au candidat de la Droite républicaine.

 

Seul un candidat du Front national pourrait incarner une troisième voie, quoique inéluctablement sans issue au second tour, à supposer toutefois que ce parti arrive à se démarquer suffisamment de la Droite républicaine dans les années à venir.

 

Il faudra donc veiller à instituer une dose de proportionnelle aux élections législatives afin de permettre une légitime représentation de toutes les sensibilités politiques.

Finalement, les Primaires citoyennes sont certes un laboratoire d’une démocratie élargie mais aussi une piste de refondation de la Gauche, avec un rapprochement progressif de certains de ses composantes.

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15/06/2011

2ème Fête de la Pierre à Beaulieu

Beaulieu fête, le dimanche 12 juin 2011, la 2ème Fête de la Pierre, de 9 h 30 à 18 h.

Cette manifestation s'inscrit dans le cycle d'événements liés au patrimoine et à l'agriculture soutenu par la Communauté d'Agglomération de Montpellier : Fête de l'Olive à Pignan, Fête du Taureau à Baillargues, Festival de la Tomate à Clapiers, Fête de la Vigne à Montpellier et Fête de la Truffe à Saint-Geniès des Mourgues.

Cette Fête de la Pierre (voir programme en fin de note) met à l'honneur :

- la géologie,

- les carrières et les carriers locaux, en l'occurrence Proroch et Farrusseng,

- les tailleurs de pierre, leurs outils et leur travail,

- la pierre en tant qu'éco-matériau,

- la pierre dans l'architecture.

Le cadre de l'événement, le Centre du Village de Beaulieu, est lui-même un témoignage de l'utilisation de la pierre, en grand ou petit appareil comme disaient les Romains, ou en construction en pierre massive comme on dit aujourd'hui.

Les déchets de l'extraction et du sciage servaient, quant à eux, sous forme de recoupe, pour les sols en rez-de-chaussée, les cours d'habitation et les chaussées de chemin.

Cette manifestation de grande ampleur est symptomatique de la reconstitution progressive d'une « Filière Pierre » en Languedoc-Roussillon.

L’exemple de la relance de la construction en pierre sèche est, par exemple, intéressante.

Alors que le savoir-faire avait quasiment disparu il y a 40 ans, des associations se sont mises en tête de relever ces murs de pierres sèches qui façonnent si fort nos paysages.

Des artisans se sont passionnés pour l’œuvre à accomplir et en ont fait leur métier.

Une nouvelle filière, en pleine croissance, s’est créée, essentiellement dans le Vaucluse, le Gard et la Lozère et s’organise sous l’égide du groupement des artisans bâtisseurs en pierre sèche (ABPS).

Plus globalement, la résurrection de la « Filière Pierre » a été initiée par une poignée de passionnés : elle est soutenue par la Région Languedoc-Roussillon, notamment via la marque collective Sud de France.

En effet, si la pierre est restée le principal matériau de construction jusque dans les années 60, l'industrialisation de produits à base de ciment a complètement marginalisé ce matériau naturel.

Jean-Noël Farrusseng, un Saint-Géniérois, exploitant de carrière et Président du « Collège Pierre Languedoc-Roussillon », ainsi que Yanick Lasica, consultant socio-économique et cofondateur du Conservatoire national des pierres et des marbres (CNPM) sont notamment deux acteurs que l'ont peut citer du fait de leurs articles parus dans la revue professionnelle « Carrières et matériaux » (Hors Série n° 163 d'octobre 2009).

Ce conservatoire unit les efforts « des chercheurs d'archives et de laboratoire avec les chercheurs de terrain et les hommes de l'art », pour recenser ce riche patrimoine national constitué par les carrières et par les métiers du marbre et de la pierre.

Grâce à de nouveaux jeunes entrepreneurs et grâce à des architectes avant-gardistes, tel Gilles Perraudin, la « Filière Pierre » se relève depuis une dizaine d'années.

Elle comptait en 2007 : 66 entreprises d'extraction et de transformation de pierres de construction et de roches ornementales, 313 salariés (soit 1.000 à 1.200 salariés concernés en comptant la partie aval de la filière : metteurs en marché, artisans, sculpteurs, artistes, architectes, etc.) et un CA de 35,3 millions d'€.

L'extrême richesse géologique de la région Languedoc-Roussillon offre des gisements minéraux très variés.

Notre région est ainsi la première région productrice de pierres de taille et de marbres, devant la Bourgogne et la Franche-Comté.

L'éventail est large :

- pierres calcaires dites demi-fermes, extraites par sciage sous forme de bloc de 6 tonnes, essentiellement extraites dans le Gard et l'Hérault (la fameuse « Pierrre de Castries » ou encore « Pierre de Beaulieu »),

- calcaires durs du Sud du Massif Central mis en oeuvre sous forme de dallage, mobilier urbain, décoration, voirie et espaces verts mais aussi sous forme de lauze de couverture,

- marbres de l'Hérault aux veines bariolées, aux teintes chatoyantes, présents dans d'illustres monuments du Monde entier,

- schistes, micaschistes, gneiss et quartzites utilisés sous forme de lauze, dallage, pierre à bâtir,et d'ardoise,

- grès, ayant notamment servis à édifier, puis à rénover, la Cité de Carcassonne.

Une association, créée en 1996, appelée Pierres du Sud, s'est créée sous l'égide de l'UNICEM (Union nationale des industries des carrières et des matériaux de construction), des conseils régionaux et des DREAL (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement) PACA et Languedoc-Roussillon.

Cette association interprofessionnelle s'intéresse à la filière des pierres calcaires tendres et semi-dures.

Se pose la question d'une meilleure connaissance technique des roches exploitées pour satisfaire le renforcement de la normalisation des matériaux ou encore de leur résistance au gel.

Un « Guide de la construction en pierre massive », rédigé par l'architecte Pierre Laurent, magnifique et incontournable, constitue un ouvrage de référence pour les techniques de l'art de bâtir, précieux pour aider à la reconstitution des savoir-faire.

Si la pierre a le vent en poupe en Languedoc-Roussillon, cette renaissance de l’exploitation locale se heurte cependant à l’absence de scieur de blocs bruts de marbres ou de calcaires durs.

Les blocs extraits sont en effet principalement exportés vers l’Espagne, l’Italie ou des régions françaises comme la Bourgogne et Midi-Pyrénées.

Ce chaînon manquant, nécessaire en terme de première transformation pour obtenir des tranches ou des produits ouvragés, fait l’objet d’un projet de création d’une unité de sciage à implanter à proximité du Port de Sète.

Le sciage est indispensable pour garder la valeur ajoutée localement, pour être compétitif, exporter, améliorer le bilan-carbone en profitant notamment de la plate-forme logistique multimodale (mer-rail-route, gestion de containers, etc.) de Sète.

D'autre part, « Le Grenelle de l'environnement pourrait amplifier le mouvement observé au niveau de la pierre massive et plus généralement le retour de la pierre dans la construction. »

C'est en effet un matériau naturel, sain, nécessitant peu d'énergie pour son extraction et sa transformation.

Son bilan-carbone est d'autant plus positif que la pierre est utilisée à proximité ou réemployée.

Si la pierre, symbole de durabilité et de pérennité, était malheureusement jusqu’à peu souvent considérée comme un matériau inaccessible, le changement de mentalité et d'approche actuelles augure d'un retour à la construction en pierre massive avec un montée du savoir-faire pour tous ceux qui mettent en œuvre ce matériau.

Venez nombreux à Beaulieu redécouvrir les métiers de la pierre et ses nouvelles utilisations !

La pierre : tout simplement « un matériau de toujours, d'hier, d'aujourd'hui et de demain ! ».

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Programme de la 2ème Fête de la Pierre

Tailleurs de pierre au travail

(en collaboration avec le Conservatoire National des Pierres et Marbres)

Serge Rovini, Claude Bezombes, Maryse Labattu, Marielle Dormoy, Edouard Labèque, Elke Montréal (réalisation sur place d'une sculpture monumentale en marbre)

Exposants sur le thème de la pierre, éco-matériau local de la construction durable

Les carriers Farrusseng et Proroch

Marbres de France

La carrière de pierre à chaux d'Augmontel (Tarn)

Initiation à la taille de pierre pour enfants

Expositions sur les thèmes « Géologie », « Patrimoine » et « Construction contemporaine »

Exposition-démonstration autour des outils du passé

Lithothèque présentant la pierre du Languedoc-Roussillon (carrières en activité)

« La Pierre en films » avec une programmation de films sur les métiers, l'architecture, le patrimoine des pierres du Languedoc-Roussillon et d'ailleurs

Conférences

10 heures : « La Pierre de Beaulieu et ses cousines, ou les calcaires coquilliers miocènes utilisés dans le Languedoc-Roussillon »

15 heures : « La pierre éco-matériau du bâti sain et de l'architecture durable »

Découverte des carrières de Beaulieu (anciennes et en activité)

10 h et 15 h 30 : 2 circuits commentés avec départ en calèches

9 h 30 : « Le charroi des blocs à l'ancienne »

Possibilité de restauration sur place

07/06/2011

Chorale des villes, chorale des champs

Le chant en chorale est fortement développé autour de Montpellier.

Il offre le plaisir de s’exercer ensemble et de se produire en groupe, pour les grandes occasions, devant un public d’amateurs.

Cet aboutissement des répétitions annuelles s’est soldé à Clapiers, le samedi 21 mai 2011, par un concert de qualité.

Fait moins habituel, ce sont deux chorales qui se sont produites : celle d’un village rural, Saint-Geniès des Mourgues et celle d’un village péri-urbain, Clapiers.

Ce rapprochement et cette amitié ont donné un spectacle haut en couleurs, de sonorités et de timbres variés.

En effet, la chorale « Clarpège » de Clapiers, dirigée par Nathalie Fresson, est constituée exclusivement de femmes.

Ce groupe a présenté des morceaux très difficiles à interpréter tirés d’un répertoire plutôt contemporain (avec Georges Brassens, Aragon, Jean Ferrat, Robert Desnos, Françoise Mallet-Joris mais aussi issus des chants traditionnels des Balkans).

La chorale « Mosaïque » de Saint-Geniès des Mourgues, dirigée par Susanne Wüstendörfer, ne manque pas de basses avec une mixité importante ce qui permet des chants extrêmement mélodieux.

Le chœur de l’église Saint-Antoine de Clapiers se prêtait bien aux résonances de ces voix accordées.

A la fin de leur récital respectif, les deux chorales ont unies leur force pour chanter « Canon de la paix » (d’après un texte de Romain Rolland, 1866-1944 et une musique de François Terral décédé en 2003) et « Viva tutte le vezzoze » (Felice di Giardini, 1716-1796).

A l’issue de ce magnifique spectacle, dénommé sobrement « Deux chorales en concert », un buffet tardif a réuni les participants : l’occasion de mieux se connaître et d’échanger entre habitants de la plus ou moins proche périphérie montpelliéraine.

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"Clarpège", la Chorale de Clapiers, dans le choeur de l'église Saint-Antoine 

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"Mosaïque", la chorale de Saint-Geniès des Mourgues

03/06/2011

Festival Vérévin à Campagne : 10 ans déjà !

Il y a dix ans, le village de Campagne décida de réagir à la crise viticole et de redorer le blason des vins du Languedoc-Roussillon.

Comment faire pour revaloriser notre patrimoine viticole ?

La solution trouvée fut simple et des plus agréables : proposer une journée avec des activités et des dégustations dans le village.

C’est le concept Vèrévin qui parle de lui-même : une déambulation culturelle et festive d’un caveau à l’autre.

Cette année, pour les dix ans de la manifestation, le village de Campagne nous a invité pour un nouveau parcours au travers du vignoble.

Armés de nos baskets, nous avons déambulé dans les vignes, tout en écoutant les explications sur les différents cépages, sur la manière d’entretenir et de développer la vigne.

C’est sous les arbres ou sous le soleil que l’on déguste le rouge, le blanc et le rosé façonnés par les vignerons de la coopérative.

Mais pas seulement car, à Campagne, les participants sont bichonnés : les vins sont ainsi accompagnés de hors d’œuvres, d’eau si nécessaire et de jus de fruit pour les enfants.

Cependant, qu’est-ce qui fait que ce festival fonctionne si bien, dans ce si petit village des garrigues languedociennes ?

L’amour de la terre, une histoire commune et profonde autour de la vigne !

Mais aussi une ouverture d’esprit et de modernisme qui accueille sans a priori les nouveaux arrivants et les nouveaux viticulteurs qui souhaitent s’installer dans ce village où il fait bon vivre.

Vive Campagne et vive Vèrévin !

« A l’an que vén » pour la 11ème édition programmée traditionnellement début mai.

Pour participer, on y vient de loin et on réserve longtemps en avance.

 

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Les organisateurs bénévoles de Vèrévin

 Cliquez sur la photo pour accéder à l'album souvenir

Crédit photographique : Fleur Dache

25/05/2011

L’âne travailleur

Dimanche 15 mai 2011, à Saint-Christol, sur le site de l’ancienne gare, était organisée une grande journée dédiée à l’âne.

Les bénévoles du Comité des fêtes de Saint-Christol, de l’association « Les métiers d’autrefois » de Garons (Gard) et de l’association « L’Âne Bajanet » de Marsillargues étaient à pied d’œuvre.

Cette manifestation a attiré un nombreux public, malgré un vent du Nord à décorner les bœufs, vent qui avait découragé une partie des exposants du marché artisanal et de produits régionaux.

La peña Lou Pati, toujours venue du plat pays de Marsillargues, a assuré l’animation musicale.

Dès le matin, une charrette attelée de 11 ânes a défilé dans le village.

« L’Âne Bajanet » organisait précédemment cette manifestation attachante à Marsillargues et ce depuis 2006, avec 6 ânes.

La tradition dans cette association veut que chaque année soit mobilisé un âne supplémentaire : pour l’édition 2011, ce sont donc 11 amis asins qui se sont déplacés.

Les ânes sont élevés par les membres (originaires de Castries, Lunel et Mauguio notamment) de cette association qui partagent le plaisir de l’élevage, du harnachement, de l’attelage et du travail attelé.

« L’Âne Bajanet », présidé par Claude Catarsi,  promeut et maintient les traditions de l’âne à Marsillargues et dans sa région.

Cette association n’hésite pas à animer les villages des coteaux lunellois, comme Saint-Christol mais aussi précédemment Saturargues.

A Marsillargues, « L’Âne Bajanet » n’hésite pas à atteler un âne à une charrette anglaise pour faire la tournée du Père Noël dans les écoles maternelles.

En outre, en avril 2010, cette association a organisé sa première transhumance en mobilisant 800 animaux (moutons, boucs, brebis) qui ont traversé Marsillargues en un impressionnant troupeau, coloré et bruyant.

Mais cette association s’exporte aussi jusqu’à Marseille où elle a contribué à faire défiler, sur le Vieux Port et la Canebière, une « carreto ramado » attelée de 68 ânes, battant un record de France.

Bref, la passion des ânes !

Du moment qu’ils travaillent !

En transportant des enfants comme en contribuant aux travaux des champs.

Des ânes qui oeuvrent, qui sont les auxiliaires de l’homme dans les travaux agricoles et forestiers : débardage de bois, labour, transport de personnes et de produits agricoles, etc.

Des ânes qui font preuve de toute leur intelligence, de toute leur puissance et de toute leur adresse.

Pour revenir à l’événement de Saint-Christol, l’après-midi a été consacrée à des démonstrations de maniabilité d’attelages tractés par des ânes, toujours à l’Espace Gare.

Enfin, pour terminer en beauté la journée, « L’Âne Bajanet » a opéré un lâché d’ânes dans le vieux village de Saint-Christol, traversant le cœur du village, en passant par l’avenue de l’Occitanie et en arrivant aux arènes, où le public put ovationner les bénévoles organisateurs et les héros du jour : les ânes travailleurs !

 

 

18/05/2011

Le Fonds Social du Logement dans l'Hérault

Le Conseil Général de l’Hérault développe une politique active de soutien au logement social et au logement des moins favorisés.


A ce dernier titre, le Département de l’Hérault gère le Fonds Social du Logement (FSL).


Le CG34 vient de faire paraître le bilan d’activités 2010 des services de l’« Espace Logement Hérault ».


Les besoins d’intervention 2010 ont été plus importants encore que les années précédentes (26 % de plus qu’en 2008) du fait des effets conjugués de la crise économique, de l’augmentation sensible du prix de l’électricité, du gaz, du fuel domestique (précarité énergétique) et du niveau toujours plus élevé des loyers.


Familles monoparentales, jeunes et personnes âgées notamment, sont de plus en plus nombreux à solliciter les services du Département de l’Hérault pour les aider à payer leur loyer ou des factures liées au logement.


Le public bénéficiaire de cet accompagnement social en lien avec le logement a des ressources inférieures ou proches des minima sociaux.


Ainsi 2/3 des ménages concernés ont des revenus mensuels inférieurs à 605 € pour une personne seule, à 840 € pour 2 personnes, 1.008 € pour 3 personnes, 1.344 € pour 4 personnes, etc.


Différents dispositifs d’aide existent et le Conseil général développe des transversalités et de la cohérence entre eux : aides aux impayés, garantie sur bail locatif, aménagement de créances d’emprunt, accueil en logement temporaire.


En outre, le Département de l’Hérault, au travers de ses agences territorialisées mène une politique d’accompagnement sociale au logement plus globale :
- publication d’informations collectives sur l’accès au logement,
- aides à l’amélioration des conditions d’habitat (travaux de rénovation, travaux de maîtrise des consommations d’eau et d’énergie),
- suivis individuels de familles (entretien personnalisé, ateliers de recherche de logement, aide à l’installation ou au maintien notamment prévention des expulsions locatives, actions en direction des accédants à la propriété et des propriétaires bailleurs privés),
- actions de médiation entre locataires et bailleurs sociaux.


En 2010, plus de 6.100 familles ont bénéficié dans l’Hérault d’une action logement diligentée par le Conseil Général.


Concernant plus particulièrement le Fonds Social du Logement, 20.734 demandes d’aides financières ont été enregistrées en 2010 (contre 19.283 en 2009 et 16.312 en 2008).


Du fait de l’augmentation de la demande, les délais de traitement se sont allongés.


La pression la plus forte s’exerce d’abord sur les secteurs de Béziers (7,6 % des familles sont concernées par le FSL ! ), du Sétois (5,1 %), du Piscénois-Agathois (4,7 %), du Centre-Hérault (4,4 %), du Lunellois (4,4 %), du Bédaricien (4,1 %) et ensuite seulement sur Montpellier (3,9 %).


Le FSL a été en 2010 déficitaire : il a donc été nécessaire de puiser dans ses réserves.


Globalement, le Fonds Social du Logement a permis d’allouer, en 2010, dans l’Hérault, 12,31 millions d’€ à rapporter à 11,50 millions de ressources.


Ces dernières reposent essentiellement sur un financement du Département de l’Hérault, à hauteur de 5,63 millions d’€ (49 % des ressources), ensuite sur le remboursement des prêts accordés aux familles précédemment (4,15 millions d’€ soit 36 %) et sur les contributions volontaires (Caisses d’Allocations Familiales, Mutualité Sociale Agricole, Communautés d’Agglomération, Communes, Bailleurs publics, fournisseurs d’énergie, … / 1,72 million d’€ soit 15 %).


Les emplois 2010 ont consisté en :
- 3,51 millions d’€ d’aides à l’accès au logement,
- 3,12 millions d’€ d’aides à l’énergie,
- 2,32 millions d’€ pour les actions territorialisées logement,
- 1,21 millions d’€ pour le maintien dans le logement,
- 0,91 millions d’€ pour les frais de fonctionnement,
- 1,24 millions d’€ de nouvelles provisions pour risques.


D’autre part, une petite mention est à accorder au nouveau dispositif DALO (Droit au logement opposable).


Ce dispositif, piloté par l’Etat, a enregistré peu de demandes en 2010.


Sur 1.151 dossiers examinés par la commission départementale, 987 dossiers ont été traités (Sources : DDCS Préfecture de l’Hérault).


27 dossiers ont été déclarés prioritaires (notion d’urgence) pour un hébergement, 21 propositions d’hébergement faites ayant débouché sur 6 refus et 14 accords.


275 dossiers ont été déclarés prioritaires (notion d’urgence) pour un logement, 193 propositions de logement faites ayant débouché sur 34 refus et 128 accords.


Grosso modo, 15 % des demandeurs ont donc obtenu satisfaction.


Le dispositif DALO a toutefois vocation à monter en puissance progressivement et viendra compléter la panoplie de mesures déjà prises par le Conseil Général de l’Hérault.


Ce dernier intervient par ailleurs sur le logement social, et ce, de façon très volontariste, dans une région où la croissance démographique représente un grand défi.


Le logement est fondamental : être logé décemment est un droit qui devrait être assuré pour tous.

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06/05/2011

Passage à la télévision numérique

Le passage à la télé tout numérique, ou Télévision Numérique Terrestre (TNT), c’est l’arrêt du signal analogique hertzien (5 chaînes historiques : TF1, France 2, France 3, France 5/Arte et M6) et son remplacement par un signal numérique hertzien.

Cette petite révolution est menée progressivement en France, depuis 2009, suivant un calendrier défini par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA).

Cette transition se terminera le 29 novembre 2011, notamment par le département de l’Hérault, bon dernier en la matière avec les quatre autres départements du Languedoc-Roussillon.

Certains téléspectateurs qui recevaient mal les émissions du Pic Saint-Baudille (commune d’Arboras) et dont l’antenne était tournée vers Marseille ont été précurseurs.

La télé numérique va apporter une qualité des images et du son bien supérieure et jusqu’à 19 chaînes nationales gratuites en plus des chaînes locales.

S’il n’est pas nécessaire de changer son téléviseur, il faut tout de même installer un adaptateur numérique, à brancher sur le poste.

Il suffit d’avoir une prise Péritel sur son téléviseur pour pouvoir brancher un adaptateur TNT

Comme il s’agit toujours d’un signal hertzien, l’antenne râteau ou intérieure servira toujours.

Les zones où la télévision analogique était difficile à capter (au moins 15 % des Français étaient concernés et beaucoup plus que ce que l’on croît dans l’Hérault y compris autour de Montpellier à cause des micro-reliefs), le passage au numérique, compte tenu des caractéristiques de cette technologie, sera ou tout bon (en général) ou tout mauvais.

Dans ce dernier cas, la réception sera impossible et l’usager de la télévision devra soit améliorer son antenne, soit se tourner vers la télévision par satellite ou par Internet (notamment offres « triple play » avec téléphonie, Internet et télévision).

L’analogique était un gros consommateur de fréquences hertziennes, contrairement au numérique qui permet de faire passer 6 fois plus de chaînes.

De ce fait, le téléspectateur va connaître un enrichissement de l’offre de chaînes gratuites, notamment de chaînes en Haute définition (dites HD).

En outre, l’optimisation de l’espace hertzien va permettre le déploiement des réseaux de téléphonie mobile de 3ème et 4ème générations, notamment pour une meilleure couverture des zones rurales non couvertes par l’ADSL, malgré les efforts de Num’Hérault.

De 6 multiplex actuellement, l’offre audiovisuelle hertzienne va pouvoir passer à 11 à l’horizon 2013-2015.

La Haute définition, jusqu’il y a peu réservée aux bouquets payants, va se démocratiser.

D’une part, parce que les grandes chaînes nationales à qui incombent l’équipement des relais émetteurs investissent mais aussi parce que les téléviseurs HD sont de moins en moins chers.

Alors que 55,5 % des Français pouvaient bénéficier de la télévision HD mi-2010, ils seront 90 % fin 2011 (grâce au multiplex R5) et 95 % à la fin du premier trimestre 2012.

Ces chiffres sont toujours théoriques et ne concernent que ceux qui reçoivent vraiment la télé !

Les chaînes répugnent en effet à installer de nouveaux petits émetteurs pour couvrir les zones d’ombre et demandent aux collectivités locales d’assurer leur entretien alors que les communes rurales ou leurs intercommunalités sont loin d’en avoir les moyens financiers.

Le Parlement a souhaité la création d’un Groupement d’intérêt public (GIP), appelé « France Télé Numérique » (FTN) dont les actionnaires sont l’Etat (50 %), France Télévisions (15 %), TF1 (10 %), Canal + (10 %), M6 (10 %) et Arte (5 %).

Ce GIP a pour rôle d’accompagner les téléspectateurs dans le cadre du passage de la télévision analogique à numérique.

L’objectif est qu’aucun téléspectateur ne se retrouve sans télévision après le basculement.

FTN a donc déployé des campagnes d’information multiples et variées.

Un numéro non surtaxé, au prix d’un appel local, est accessible du lundi au samedi de 8 h à 21 h : 0 970 818 818

Un site Internet est disponible : www.tousaunumerique.fr

En outre, un accompagnement humain et technique particulier, personnalisé et gratuit, existe pour les personnes de plus de 70 ans ou pour les personnes ayant un degré d’handicap de plus de 80 %.

Les antennistes ont signé une Charte « professionnels agréés » et les gestionnaires d’immeubles ont été sensibilisés.

Les élus locaux ont aussi été informés car ils sont en charge de l’habitat, de la ruralité et du social.

Des aides financières à l’équipement sont prévues, sur dotation de l’Etat, sous certaines conditions.

Elles s’appliquent pour le poste principal de la résidence principale, pour un foyer recevant la télévision analogique avec une antenne râteau ou une antenne intérieure.

Pour les foyers résidant dans une zone couverte par la TNT :

-         une aide de 25 € maximum pour l’acquisition d’un adaptateur TNT, d’un téléviseur TNT intégrée ou pour la souscription d’un abonnement au câble, au satellite ou à l’ADSL,

-         une aide de 120 € maximum pour l’adaptation ou le remplacement d’une antenne râteau, le foyer bénéficiaire devant être exonéré de la contribution à l’audiovisuel public et sous conditions de ressources.

Pour les foyers résidant dans une zone non couverte par la TNT : une aide de 250 € maximum pour l’acquisition d’un équipement de réception alternatif (câble, satellite, WiMax, ADSL) dans le cas où plus aucune réception n’est constatée après le basculement au numérique.

Enfin, l’Etat a mis en place une aide pour les collectivités territoriales mettant en œuvre des moyens propres en vue d’assurer la continuité de la réception des services télévisés en clair.

Les collectivités ont notamment la possibilité, depuis un décret de 2010, de demander au CSA l’autorisation d’implanter un réémetteur TNT.

En conclusion, le passage à la télévision numérique n’a pas été pris à la légère par l’Etat mais le cap ne sera pas franchi sans efforts de la part d’une partie de la population et des collectivités territoriales en milieu rural.

Cette mutation technologique a en effet des incidences techniques mais aussi un impact social fort.

Quelques chiffres concernant les ménages du Languedoc-Roussillon et de l’Hérault :

 

-         449.000 foyers sont équipés d’au moins un téléviseur en Languedoc-Roussillon

Les foyers de l’Hérault sont mal desservis pas le numérique :

-         85,8 % ont une réception numérique sur au moins un poste de télévision contre 91,6 % pour la France

-         10,1 % ne bénéficient que de la réception numérique terrestre analogique contre seulement 4,1 % pour la France

Les foyers de l’Hérault développent des stratégies alternatives pour recevoir la télévision dans de bonnes conditions :

-         58,3 % regardent la télévision via la TNT contre 60,2 % au niveau national,

-         19,2 % regardent la télévision via le satellite contre 15,2 % au niveau national,

-         26,8 % regardent la télévision via l’ADSL contre 23,9 % au niveau national,

-         3,0 % regardent la télévision par le câble numérique sur abonnement contre 6,9 % au niveau national.



Source :

Observatoire de l’équipement des ménages (2ème semestre 2010) CSA / FTN / DDM / CS

 

 

25/04/2011

Le Grand Corso

Un carnaval pour exprimer la joie dans le village de Teyran.

C’était le dimanche 10 avril 2011.

Déguisements pour les petits et les grands.

Les chars et confettis coloraient les rues en ces premiers jours de beau temps.

Le Grand Corso de Teyran, c’est un engagement des Teyranais et du Comité des fêtes de redonner un souffle dans la vie de chacun et ce n’était pas pour déplaire, au vu du nombre de participants.

Après le défilé traditionnel, le Club de Country a offert une démonstration de danse.

La journée s’est finie sur une explosion de confettis.

Le Grand Corso avait parcouru dans l’après-midi tout le Village de Teyran et avait notamment gravi les pentes de l’éperon rocheux qui domine la plaine et où le Vieux Village s’est bâti au cours des siècles.

Pendant ce temps, les "Puces des couturières" réunissaient des dizaines d’exposants et des centaines de visiteurs mais dans le bas du Village cette fois-ci.

 



19/04/2011

2ème Marché des Garrigues

Pour la deuxième année consécutive, le Foyer rural de Montaud, présidé par Joël Raymond, organise un marché paysan le dimanche 17 avril 2011, de 9 h à 17 h, à l’Espace Robert.

Un rendez-vous pour fins gourmets, à ne manquer sous aucun prétexte.

Cette manifestation est soutenue par la Municipalité de Montaud, notamment par son Maire Pierre Combettes.

La vague du « manger bien, manger sain » arrive en force dans la commune de Montaud et alentours, au grand bonheur des détracteurs du phénomène « mal bouffe ».

Devenez locavore (le mouvement « locavore » prône la consommation de nourritures produites dans un rayon de 100 à 250 km autour de son domicile) et mangez des produits du terroir de qualité, cultivés à quelques kilomètres de votre assiette !

Manger local n’est pas seulement l’opportunité de consommer des produits plus savoureux et plus frais : c’est aussi permettre à des producteurs respectueux de l’environnement de travailler « au pays » et de réduire notre empreinte Carbone, tout en participant positivement à l’économie de proximité.

Du champ à l’assiette, tel est l’esprit de cette journée festive.

Il s’agit de sensibiliser les consommateurs aux produits du terroir et de mettre en avant les atouts d’une filière courte et directe : transparente sur la provenance des produits, les modes de production et les prix.

Cette initiative bénéficie du soutien de Montpellier Agglomération (http://www.montpellier-agglo.com) qui, depuis des années, promeut les produits du crû (vins, olives, tomates, truffes, …) et aide les producteurs, dans le cadre d’une démarche de dynamisation de l’économie locale.

L'événement est aussi soutenu financièrement par le Conseil Général de l'Hérault et la Région Languedoc-Roussillon.

Une trentaine de producteurs (légumes, fruits, fromages, vins, miels, …) sont mobilisés pour défendre la qualité, l’origine locale, la fraîcheur et l’authenticité des produits de saison.

Cette initiative met en avant une agriculture paysanne ô combien importante pour notre territoire.

Certains exposants proposent leurs produits prêts à consommer (plats préparés, charcuterie, coquillages, fromages, vins, …) pour un buffet campagnard sur place.

Des artisans créateurs (ferronnerie, poterie, vannerie, …) et des pépiniéristes-horticulteurs présentent également une large gamme de produits mais aussi leur savoir-faire.

Des animations de bon goût autour de ce marché paysan sont prévues tout au long de la journée.

Diverses animations festives et pédagogiques sont proposées :

-         une exposition sur les variétés anciennes de fruits et légumes de l’Association Kokopelli,

-         une découverte du fruit de la saison, la fraise, au travers de son histoire, de la botanique et des activités sensorielles et ludiques, avec le centre de pomologie d’Alès,

-         une animation musicale lors de l’inauguration avec les « Fanfarons de Lassalle »,

-         des ateliers d’attraction (balade en calèche, réalisation de paniers, …).

La bienvenue sera enfin souhaitée au village homonyme de Montaud (Isère), dignement représentée par des artisans (peintre, tourneur de bois, …) présents sur un stand du marché.

Cette commune alpine et la Commune héraultaise de Montaud sont en effet en cours de rapprochement.

Pour plus d’informations : Mairie de Montaud – 04.67.86.91.53 - www.village-montaud.com

13/04/2011

Le paysage au sommet

Samedi 2 avril 2011, un spectacle complet a permis la présentation du livre de Luigi di Zarlo : « Le grand chemin des crêtes de l’Hérault », à Montferrier, dans le cadre de la magnifique de la salle du Dévézou.

C’est l’Association Marco Polo qui a accepté d’éditer ce livre de 240 pages et de 1.000 photos, illustrant un circuit de 450 km fait de chemins aériens et de falaises calcaires.

Des chemins balisés bien sûr mais aussi bien d’autres où Luigi di Zarlo a eu l’impression que personne n’était passé avant lui.

Contrairement à d’autres éditeurs, elle a accepté la parution de photos atypiques, dites « photos d’appoint », notamment prises des jours privés de soleil.

Luigi di Zarlo, qui est en réalité appelé Gino, est randonneur.

Il aime escalader et saisir des vues imprenables.

Originaire de Calabre, il retrouve dans notre région des paysages méditerranéens très voisins.

Son livre de photographe illustre la beauté de nos montagnes héraultaises vue sous des angles souvent inédits.

La soirée a consisté en fait en un spectacle complet alliant un diaporama dynamique de quelques clichés du livre, un accompagnement à la guitare par Gino di Zarlo lui-même, guitariste à ses heures, et l’intervention de Jacques Palliès, au travers de lectures, d’improvisations, de chants et de récits.

Ce dernier, bien connu à Montpellier et à Montferrier, est un fervent défenseur de la chanson d’auteur.

Il a accompagné le diaporama de textes anciens mais aussi de créations poétiques de sa part.

Gino di Zarlo et Jacques Palliès, à l’image de Frédécic Bazille qui a inventé la peinture de paysage, ont suscité, pour un soir à Montferrier, la musique et la poésie de paysage, pour le plus grand bonheur d’une assistance attentive et captivée.

L’Association montferriéraine « Association Culture et Loisirs », regroupant 750 adhérents, pouvait être fière de cette animation ainsi que du concert caritatif organisé le lendemain, toujours dans la salle du Dévézou.

Si Jacques Paillès est poète, auteur-compositeur, interprète, il est aussi la cheville ouvrière d’une association très importante pour la chanson française : l’Acte Chanson.

« Nous sommes des militants de la chanson d’auteur, celle que vous ne connaissez pas. Les choses pour exister ont besoin d’être vues pour exister ».

L’Acte Chanson est en fait une compagnie de création existant en Languedoc-Roussillon depuis 15 ans.

Cette association est au service des artistes et de leur professionnalisation.

Acte Chanson milite inlassablement au profit de la chanson de création, pour le spectacle vivant et la culture de proximité : elle s’inscrit donc dans la longue tradition de l’éducation populaire et de l’accès à la culture pour tous.

Pour 2011, L’Acte Chanson a d’ores et déjà programmé les événements suivants :

-         du 12 au 14 mai 2011, « Semaine d’Acte Chanson » au Théâtre Gérard Philippe avec des concerts d’Hervé Tirefort, de Cécile Veyrat et de Fabrice Lançon,

-         les 21 et 22 octobre 2011, Festival « A Brassens », à Saint-Gély du Fesc.

Le concert-conférence, organisé dans le cadre du Festival des voix et des sens de Montpellier fut donc en ce samedi 2 avril 2011, une expérience très riche.

Chacun a pu voir dans les photographies les crêtes de son enfance ou de ses ballades.

Luigi di Zarlo a été ému en rencontrant les mouflons ou encore ces stèles de maquisards assassinés par l’Occupant et ses Collaborateurs français.

Le chemin des crêtes ce n’est pas qu’une ligne de partage des eaux, c’est aussi le souvenir de la vie de ces paysans et de ces familles qui l’ont parcouru, au cours des siècles.

L’aspect naturaliste est aussi précieux avec par exemple les forêts héraultaises de séquoïas.

Quant au pouvoir évocatoire de la toponymie, il est magique quand les images l’illustre et l’accompagne : forêts des Avants-Monts, Somail, Escandorgue, Somail, Espinouse, Larzac méridional, Aigoual, Pic de Vissou, Caroux, Cardonille, Ortus, Pic Saint-Loup, …

Pour ce dernier, l’inoubliable définition de Gaston Baissettes a été rappelée par Jacques Palliès : « Ni colline, ni montagne, mais résolument un pic. »

Un débat a clos la soirée montferriéraine avec questions-réponses.

« Si au sommet d’une crête, tu n’aperçois pas la vérité, ouvre les yeux et tu la verras. »

 

Coordonnées :

L’Acte Chanson – BP 44136 – 34091 Montpellier cedex 5

Tél 04.67.04.08.61 / Fax 04 67 41 42 84

Mèle : actchanson@free.fr

Site : http://www.actechanson.fr

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