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12/11/2009

Comment Castelnau le Lez va devenir une grande ville ?

Castelnau le Lez a toujours été la commune la plus proche de Montpellier, au sens propre et au sens figuré.

site officiel ville castelnau le lez

Dès 1899 et jusqu’en 1949, un « service par tramway » assurait la liaison Castelnau le Lez - place de la Comédie, comme un cordon ombilical permanent. La ligne Castelnau – Celleneuve , traversant Montpellier de part en part, exista même avant Guerre.

"mairie castelnau le lez"

Castelnau le Lez est la seule commune d’importance de la grande couronne autour de Montpellier, avec déjà plus de 1.000 habitants en 1900, à avoir multiplié par plus de 10 sa population en un siècle, à l’image de communes plus petites comme Le Crès, Lattes, Saint-Gély du Fesc et Saint-Jean de Védas et d’autres, initialement minuscules, comme Clapiers, Combaillaux, Jacou, Juvignac, Teyran et Villetelle.

Castelnau le Lez est donc une agglomération historiquement conséquente.

 

Ses origines romaines (vers 120 avant Jésus-Christ), sans compter son oppidum primitif, lui donnent une antériorité sur Montpellier.

6ième station relais (« mutatio ») sur la Voie domitienne depuis les Pyrénées, d’où le nom de Sextantio, Castelnau le Lez n’a jamais eu peur des voies de communication.

 

La ligne 2 du tramway contemporain met Castelnau à quelques minutes à peine du centre de la capitale régionale : aucune autre commune de l’agglomération ne possèdera jamais cette proximité avec Montpellier.

 

Le Crès, qui constituait avec Castelnau la même paroisse dans l’Ancien régime et qui ne devint commune qu’en 1872 seulement, plus rurale dans un premier temps, a été rattrapée par le tramway et son destin est maintenant difficilement dissociable de sa voisine.

 

Castelnau était « urbs » dans l’Antiquité, elle est restée ville : c’est notamment la seule, l’unique commune des alentours de Montpellier à voir sa démographie décoller dans les années 20, en passant sur une décennie de 1.000 à 2.000 habitants !

 

Depuis le mouvement ne s’est pas arrêté et la population légale culmine à 15.536 habitants au 1er janvier 2009.

 

Cette croissance va-t-elle s’arrêter ?

 

Sûrement pas, car l’actuelle municipalité semble prise, en ce début de 21ème siècle, d’une frénésie urbaine.

 

Castelnau a en ligne de mire Agde, Frontignan, Lattes, Lunel et Mauguio qu’elle se verrait bien dépasser pour devenir la 4ème ville du département, derrière Montpellier, Béziers et Sète.

 

L’urbanisme castelnauvien avance à marche forcée :

-         place du Marché : 60 logements,

-         ZAC du Domaine de Caylus : 600 logements à terme à proximité du terminus de la ligne 2 du Tramway à Jacou, avec beaucoup de logements sociaux,

-         avenue de l’Europe : 2.200 logements à terme.

 

 

Avec tous ces programmes immobiliers, soit tout simplement 3.000 logements en plus, la population prévisionnelle peut être estimée à 23.000 habitants dans les quelques années à venir.

 

L’avenue de l’Europe (ex RN 113) va devenir l’entrée Ouest de Montpellier.

 

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Avenue de l'Europe : la ligne 2 du Tramway traversant un secteur urbain en pleine reconversion

 

D’autres rues sont dans le collimateur des promoteurs : une villa cédée, rasée et remplacée par un immeuble et c’est le propriétaire d’une villa voisine qui perd ses repères de quartier résidentiel et qui se pose la question de la vente de son habitation.

 

On assiste à une mutation urbaine accélérée là où se situait des friches commerciales ou artisanales, mais aussi dans des secteurs pavillonnaires où, avec l’âge, de nombreux propriétaires sont plus enclins à vendre.

 

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Les immeubles se substituent aux villas

 

Dans les secteurs du PLU récemment ouverts à la densification, la spéculation semble s’insinuer « partout ».

 

En ce qui concerne les nouveaux immeubles, les acquéreurs des appartements sont aux 2/3 des investisseurs : les nouveaux Castelnauviens seront donc principalement des locataires.

 

En revanche, les futurs propriétaires occupants, et plus encore les primo accédants, se font rares.

 

Le développement économique frappe aussi à la porte :

- plus de 6.000 m² de commerces et de bureaux attendus avenue de l’Europe,

- 230.000 m² de bureaux programmés sur les 39 hectares du Parc Eurêka (sous l'égide de la Communauté d'agglomération),

- un projet de « Gérontopôle », sur une surface de 70 hectares, consacré au vieillissement avec des laboratoires, des industries de la santé, des établissements publics et privés de soins, des centres de recherche et des organismes de formation (projet Ville - Agglomération).

 

Ces nouvelles zones d’activités seront irriguées à terme par la future ligne 5 du Tramway, prévue entre l’ensemble multimodal de Sablassou et le Millénaire, reliant les actuelles lignes 1 et 2.

 

Cette affluence d’entreprises est permise par la transformation antérieure, providentielle pour Castelnau, du District de Montpellier en Communauté d’agglomération.

 

En effet, la taxe professionnelle communale très élevée à Castelnau à l’époque et donc faisant fuir les entrepreneurs a pu baisser de plus d’un tiers grâce à l’intercommunalité (via la Taxe professionnelle unique, partout sur le territoire de l’Agglomération).

 

Toutefois, pour les particuliers, les taux de taxe d’habitation (TH) et de taxe sur le foncier bâti (TFB), toujours du ressort de la Municipalité, demeurent dans la fourchette haute des taux décidés par les communes de l’agglomération.

 

Certes, la Municipalité s’est lancée dans des opérations de rénovation de l’habitat ancien, avec une OPAH (opération programmée pour l’amélioration de l’habitat visant à la mise aux normes et à la mise en sécurité de certaines copropriétés) et, depuis 1998, une opération de rénovation des façades dans le centre historique.

 

Toutefois, c’est le terme de « ville champignon » qui vient, car la priorité est presque exclusivement donnée au neuf.

 

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Les grues occupent l'horizon, même au Centre ville

 

A l’évidence, le centre de gravité de Castelnau descend de la colline et s’éloigne du sillon du Lez pour s’établir dans l’ancienne plaine agricole.

 

Dans l’ancien cœur de village, la place de la Liberté et la place du Marché, pourtant symboliquement majeures, semblent  d'une taille insignifiante au regard de la nouvelle cité.

 

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Place de la Liberté : l'ancien coeur battant de Castelnau

 

Il n’est pas étonnant qu’une partie de la population s’émeuve par exemple du manque de sécurisation de la rue Emile Combes, rue étroite menant à la Clinique du Parc, établissement de soins de grande renommée, étrangement enclavé dans une ville qui explose, ou encore de la mauvaise desserte des quartiers Nord par les bus (quartiers de Caylus / Domaine des Olivieurs et Devois).

 

De même, les espaces publics dans le Centre ancien, comme la place de l’ancienne mairie ou encore comme la place du Marché envahie par les nouveaux immeubles, apparaissent à beaucoup de Castelnauviens comme non proportionnés à la taille de la ville nouvelle.

 

Comment conserver l’âme d’une ville, s’il n’existe plus d’espaces à vivre, de lieux emblématiques, symboles de la cité ?

 

L'écueil est en effet que Castelnau le Lez se résolve à n'être que le faubourg de Montpellier.

 

Crédit photographique : Michel Chastaing

06/11/2009

Pourquoi la crise sera moins supportable en 2010 qu'en 2009 ?

La confiance a été ébranlée par la soudaine crise financière venue des Etats-Unis qui s’est propagée comme une traînée de poudre dans le Monde entier.

 

Aujourd’hui, certains gouvernants veulent accélérer la reprise en décelant, ici et là, des signes encourageants. : ils jouent bien leur rôle dynamisant, en positivant la situation.

 

Qu’en est-il réellement ?

 

Autant la crise financière est en grande partie derrière nous, les banques renouant avec les bénéfices et leurs pratiques antérieures, autant l’économie réelle commence ou continue de souffrir.

 

Pour la plupart des chefs d’entreprise de notre pays et pour la plupart des Français, 2010 sera moins supportable que 2009.

 

Pour quelles raisons ?

 

Tout d’abord, parce qu’une décroissance de 2,5 % en 2009, au lieu d’une croissance attendue de 1,5 %, c’est 4 % de richesse nationale en moins dès le début du mois de janvier 2010.

 

Soit un vingt cinquième de richesse en moins à distribuer.

 

Or, la crise met les possédants et les gens aisés à cran : aujourd’hui, moins qu’hier, ils sont prêts à partager.

 

Ce sont donc les autres, dont les 15 % de Français sous le seuil de pauvreté, aux minima sociaux, ou durablement sans emploi, sans marge de manœuvre, qui en pâtiront.

 

Prenons trois exemples corroborant l’idée que 2010 sera pire que 2010.

 

Tout d’abord, le chômage.

 

Un chef d’entreprise, lorsqu’un retournement de situation économique se produit, ne licencie pas tout de suite. Il attend de voir si un rebond dans son secteur d’activité n’intervient pas. Ce n’est qu’ensuite, après avoir utilisé tout un arsenal social (suppression des heures supplémentaires, non remplacement des départs à la retraite, chômage technique, solde de vacances, changement de poste, mise en stage, etc.) que le chef d’entreprise se sépare de collaborateurs qu’il a souvent fallu former et fidéliser.

 

Cet effet retard existe au moment de recruter en cas de reprise économique : ce n’est donc pas être devin de prédire une année 2010 très difficile en terme d’emplois, d’autant que les départs à la retraite massifs non compensés par les arrivées de jeunes (delta d’environ 50.000 travailleurs chaque année) sont la seule raison, sous les gouvernements Raffarin puis Villepin, de la non aggravation du chômage en France.

 

Second sujet extrêmement démonstratif : la crise vient de toucher toutes les branches de notre agriculture, jadis conquérante.

 

Par quels mécanismes ?

 

Le commerce mondial de produits agricoles (soit 40 % en valeur de la production agricole mondiale) se contracte.

 

Certains pays, comme la Chine ou les pays émergents, réduisent leurs importations, certains de leurs habitants ayant connu des baisses de pouvoir d’achat.

 

Parallèlement, les organismes financiers qui garantissaient aux agents économiques des pays exportateurs (principalement des pays riches comme les Etats-Unis et la France) qu’ils seraient payés après leur livraison de céréales, de viandes, de sucre, de produits laitiers, d’aliments pour le bétail, etc., doutent de la solvabilité des pays importateurs et n’offrent plus de couverture de risque.

 

De ce fait, tous les produits agricoles habituellement échangés se concentrent sur les pays riches, dont les pays européens, avec des prix plus faibles, attractifs pour les consommateurs, mais aussi faisant corrélativement du dumping par rapport à l’offre de nos producteurs.

 

Quand le Gouvernement Fillon annonce 650 millions d’euros de soutien financier aux agriculteurs français (sans compter le coût de 1 milliard d'euros de prêts à taux bonifié par l'Etat), c’est aussi 650 millions d’€ à débourser par les contribuables ou via un emprunt (la dette publique étant l’impôt de demain et d’après demain).

 

Notre agriculture subit ainsi la plus lourde menace jamais connue : sans retour de la compétitivité sur la scène internationale, la plupart des exploitations françaises sont potentiellement menacées de disparition.

 

Comme pour la sidérurgie, il vient un moment où les pouvoirs publics ont l’impression de remplir le « Tonneau des Danaïdes ».

 

Dernier exemple faisant craindre pour 2010 un « annus horribilis » : l’immobilier.

 

En 2009, les promoteurs se sont contentés de vendre leur stock de logements : ils ont eu une forte activité commerciale mais peu d’activité de production.

 

Considérant qu’ils n’avaient pas de visibilité sur les mois devant eux, ou encore par manque de confiance de leur part, et surtout de la part des banques, la plupart des constructeurs n’ont plus préparé le lancement de nouveaux programmes (déjà pour 2009, le nombre de logements mis en chantier va passer sous la barre des 300.000 contre 435.000 en 2007, 368.000 en 2008 et un objectif gouvernemental pourtant fixé à 500.000 pour 2009).

 

Ainsi, compte tenu des délais techniques (conception des immeubles, préparation du plan de financement, souscription préalable des futurs acquéreurs, obtention du permis de construire), les chantiers connaîtront un creux de la vague courant 2010.

 

Les entreprises du bâtiment, quant à elles, vont donc continuer à casser les prix pour essayer de survivre ce qui engage le secteur dans une inquiétante spirale déflationniste.

 

La reprise économique sera donc lente.

 

L’année 2010 risque fort d’offrir le paradoxe de banquiers prospères à côté d’entrepreneurs, de collectivités locales et de particuliers, désorientés, chancelants, exposés au pic de la crise.

03/11/2009

Le réchauffement climatique en débat aux Lundis du PS à Castelnau le Lez

La Section du Parti Socialiste de Castelnau le Lez organise régulièrement "Les lundis du PS" qui permettent d'évoquer les grands débats d'actualités.

Le lundi 19 octobre, c'est sur le thème du réchauffement climatique que Michèle Verdeilhan a animé la soirée, ouverte à tous les Castelnauviens.

Michèle Verdeilhan, Secrétaire de la Section du Parti Socialiste de Castelnau le Lez et Professeur des Universités en Sciences du langage, dotée d'une excellente connaissance du dossier, a distribué la parole aux participants pour des questions, analyses et réflexions.

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 Midi Libre du 27 octobre 2009 - Edition de Montpellier

 Trois intervenants extérieurs avaient au préalable pris position :

- Bruno Franc, Directeur de la DIFED (Dynamique interuniversitaire de formation à l'environnement et au développement),

- Xavier Dupuy, chercheur, qui a débuté sa carrière en travaillant avec le Club de Rome et Futurible,

- Michel Chastaing, Maire-adjoint de la Commune de Clapiers.

Bruno Franc a posé le problème du changement climatique (consommation effrénée de carburants fossiles, trop forte empreinte écologique de notre mode de vie) et des stratégies à développer face à cette situation.

Xavier Dupuy a évoqué les doutes qui demeurent quand à la stabilité du réchauffement observé, compte tenu des cycles climatiques (glaciations, post-glaciations) que la Terre a connus dans son histoire. Il a apporté quelques éclairages sur la complexité de l'interprétation du phénomène et souhaité que les politiques publiques de lutte contre le réchauffement climatique soient décidées à froid et démocratiquement.

Michel Chastaing a mis en avant la responsabilité de tout un chacun : la prise de conscience a certes commencé mais il est maintenant nécessaire de s'engager dans des comportements économiseurs d'énergie au quotidien. Quant à la taxe carbone, elle apparaît plus comme un effet de communication que comme un début de remède aux maux qui nous sont prédits.

Ce débat a démontré l'implication des Socialistes dans les questions d'environnement et de développement durable qui seraient à traiter, dans le respect des libertés individuelles, avec une approche pragmatique et sociale qui tienne aussi compte de l'humain.

28/10/2009

Terre de liens : un mouvement solidaire dans le domaine du foncier agricole

 

Comment répondre au manque de terres pour l’installation en agriculture ?

 

C’est une question ancienne.

 

Au début du XIXème siècle puis dans les années 60, à l’époque de la mécanisation de l’agriculture, la réponse est venue de l’exode rural qui a alimenté les régions industrielles en main d’œuvre. Les plus pauvres en partant ont permis l’agrandissement de leurs voisins.

 

Plus tard, se sont constitués des GFA (groupements fonciers agricoles) qui permettaient de séparer la propriété, aux mains de membres d’une même famille ou d’investisseurs extérieurs, de l’exploitation, le nouvel installé payant un loyer aux propriétaires.

 

En Languedoc-Roussillon, il y a eu même l’intervention des banques qui investissaient dans un placement sûr : la terre.

 

Aujourd'hui, la course à l’agrandissement des exploitations (2,3 millions en 1955 et environ 500.000, cinquante ans plus tard, en 2005) n’a pas faibli et la concurrence d’autres usages (infrastructures, logement, récréation, forêt, etc.) est même en augmentation.

 

Dans ce contexte, l’idée de collectiviser la terre, devenue un outil de travail et non plus un bien patrimonial, a fait son chemin.

 

C’est notamment l’exemple de la Société civile des terres du Larzac (SCTL) qui a récupéré les terres sauvées de l’extension du camp militaire sur le plateau calcaire le plus célèbre en France : l’Etat, propriétaire, a accordé des baux emphytéotiques sur les sols et les bâtiments libérés à leur retraite par les exploitants.

 

Au Pays basque, le GFA Lurra réunit 1.700 porteurs de parts, a réalisé 12 opérations de rachats de fermes et soutenu l’installation de 19 familles.

 

Plus modestement, la SCI Terres solidaires d’Hérault initiée par l’association Terres Vivantes (aidée dans cette initiative par la Fondation de la Caisse d’épargne Languedoc-Roussillon) a permis dans l’Hérault l’acquisition de deux îlots maraîchers et l’installation du même nombre de paysans.

 

C’est dans cette lignée d’expériences concrètes de lutte contre la spéculation foncière, que s’est créée au niveau national en 2004, à l’initiative de Sjoerd Wartena, l’association Terre de Liens qui s’est donnée pour objet d’acquérir, partout en France, des terres agricoles afin de les consacrer, ad vitam aeternam, à l’agriculture.

 

Ces terres et bâtiments d’exploitation sont loués, dans le cadre de baux environnementaux à long terme, par des paysans qui s’engagent donc à cultiver en respectant les recommandations du développement durable (en biodynamie ou sous les labels « Agriculture Biologique », voire « Nature et Progrès »).

 

L’association Terre de Liens s’est associée avec la NEF (Nouvelle économie fraternelle, une société financière nationale qui est en fait une coopérative de finances solidaires créée en 1988 et qui possède une double activité d’épargne et de crédit) pour lancer la « Foncière de Terre de Liens », une société en commandite par actions.

 

La Foncière Terre de Liens a obtenu une autorisation d’appel public à l’épargne de la part du Ministère des finances.

 

En octobre 2009, cette structure nationale a d’ores et déjà pu mobiliser un capital denviron 8.000.000 € détenu par 3.550 actionnaires.

 

En Languedoc-Roussillon, 120 personnes ont souscrit un montant de 634.900 €.

 

Cette mobilisation de l’épargne citoyenne est accompagnée d’un fort mouvement associatif dans chacune des régions françaises : ainsi, l’association Terre de Liens Languedoc-Roussillon a été créée en 2007 par des militants associatifs et des représentants de l’Association pour le développement de l’emploi agricole et rural du Languedoc-Roussillon (ADEAR-LR) et de l’association Terres Vivantes qui, toutes les deux fortes d’un réseau d’une quinzaine de salariés, travaillent inlassablement à l’installation agricole et au développement du monde rural, voire péri-urbain.

 

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Vue d’une partie des participants à l’Assemblée générale annuelle

de Terre de Liens Languedoc-Roussillon

à Luc sur Aude (près de Limoux) le 17 octobre 2009

 

En Languedoc-Roussillon, cinq acquisitions de fermes seront intervenues en 2008 et 2009 :

- au Sahuc, dans l’Hérault, commune de Saint-Etienne d’Albagnan, dans la vallée du Jaur, pour maintenir en place un élevage équin,

- à Galinagues, dans le Pays de Sault, zone montagneuse du Sud de l’Aude, pour développer une structure de formation en agriculture pour adultes et des activités agricoles diverses : maraîchage, petits fruits, plantes aromatiques, élevage et transformation de produits agricoles (produits laitiers et pain notamment),

- à Limoux, dans l’Aude, pour une installation en maraîchage/arboriculture Bio, pour l’accueil d’une entreprise rurale et d’une structure de création d’événements culturels,

- à Thuronis, commune d’Alaigne, dans l’Aude, pour une installation en polyculture-élevage Bio avec accueil et vente à la ferme, cette opération étant une première étape avant l’acquisition totale du domaine agricole qui comprend 47 hectares de vignes exploitées en cave particulière,

- à Malhaussette, en Lozère, sur la commune de Saint-Martin de Lansuscle, près de Sainte-Croix Vallée Française dans les Cévennes, pour l’établissement d’un groupe de jeunes paysans avec un élevage de chèvres, une unité de transformation fromagère, du maraîchage et de l’arboriculture Bio ainsi que de l’accueil à la ferme.

 

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Le tour de table sur la position des élus locaux, de la SAFER et des associations

accompagnant les candidats à l’installation en agriculture

(ADEAR-LR et Terres Vivantes notamment).

 

Un projet emblématique d’acquisition de 120 hectares et d’un grand corps de ferme se dessine sur la commune de Barjac, « mondialement connue » depuis le tournage du film « Nos enfants nous accuserons », de Jean-Paul Jaud, sur la restauration Bio à la cantine scolaire et sur les ravages causés par les pesticides dans la population d’exploitants et d’ouvriers agricoles.

 

Le mouvement Terres de Liens appartient au monde de l’économie sociale et solidaire : un tiers-secteur où la solidarité, la responsabilité, l’humanisme, l’éducation populaire et le respect de l’intérêt collectif règnent en maître.

24/10/2009

Les nouveaux paysans ne doivent pas être privés de terres

Une centaine de jeunes paysans et paysannes ont occupé, début octobre, les locaux de la SAFER Languedoc-Roussillon, à Lattes.

 

Cette action pacifique avait pour objectif de protester contre la difficulté d’accéder au foncier que connaissent de nombreuses personnes désirant s’installer en agriculture.

 

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Si l’on prend l’exemple de la région de Montpellier, les candidats à l’installation agricole rencontrent les difficultés suivantes :

-         refus de propriétaires de louer des terres abandonnées par peur du statut du fermage ou par attachement patrimonial,

-         concurrence des nouvelles infrastructures et de l’urbanisation,

-         augmentation du prix du foncier,

-         existence de grands domaines (manades, exploitations viticoles) qui laissent peu de place,

-         investisseurs étrangers ou locaux transformant des terres agricoles en terrains de loisirs.

 

Cette pression foncière est la plus forte dans la première couronne de Montpellier et plus encore sur le littoral.

 

La SAFER (Société d’aménagement foncier et d’établissement rural) a reçu du législateur mandat de donner priorité aux jeunes agriculteurs (dits JA) sous certaines conditions d’âge (moins de 40 ans), de diplôme (minimum le niveau Bac) et de taille d’exploitation (un revenu minimum à atteindre rapidement).

 

Ces conditions excluent tout de même les 3/4 des nouveaux installés en agriculture dans l’Hérault.

 

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Ces derniers passent en outre très souvent après l’agrandissement des exploitations en place.

 

C’est encore plus vrai dans les régions céréalières (Camargue et Lauragais aux marges du Languedoc-Roussillon), comme d’élevage, où chaque hectare détenu ouvre droit à des primes européennes substantielles, ce qui pousse donc à l’accumulation de foncier.

 

Les terres qui partent à l’agrandissement ne vont pas à l’installation : c’est destructeur d’emploi et cela ne permet plus le renouvellement des générations en agriculture.

 

C’est pour cette raison qu’il existe en France des paysans sans terre et pas seulement au Chiapas, état fédéré du Mexique aux confins du Guatemala.

 

L’accès à la terre est un combat.

 

Les jeunes de la Coordination Européenne Via Campesina qui ont occupé la SAFER Languedoc-Roussillon s’étaient précédemment établis à Minerve pour un campement européen rassemblant les jeunes et futurs paysans, les personnes ayant un projet d’installation, les paysans sans terre.

 

L’hébergement a été assuré par la ferme collective Clavirola.

 

Ce regroupement s’est opéré dans le cadre de l’opération européenne « Reclaim the Fields ».

 

Leur combat devrait aussi être celui d’une majorité d’Européens : permettre l'accès à la terre pour des agricultures vivrières respectueuses de l'environnement.

 

En effet, nous assistons au remplacement de l’agriculture paysanne et familiale par des modes de production et de consommation industriels contrôlés par les entreprises multinationales.

 

Cette évolution détruit des modes de vie qui ont pourtant prouvé leur capacité à maintenir un lien harmonieux entre les êtres humains, entre les sociétés et leur environnement.

21/10/2009

Célébration du 20ème anniversaire de la Convention internationale des droits des enfants

Le 20 novembre 2009 sera célébré, dans le Monde entier, le 20ème anniversaire de la Convention internationale des droits des enfants.

La campagne lancée vise à inciter les enfants des écoles et des centres de loisirs à réaliser des portraits qui proclament les droits des enfants, avec de la peinture, un collage, un dessin et des bulles réaffirmant les droits de l'enfant.

Site Internet donnant toutes les informations sur cette noble initiative : "20 ans de droits" .

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16/10/2009

Nouveau découpage électoral

Alain Marleix, Secrétaire d’Etat à l’intérieur et aux collectivités territoriales, a rendu cet été sa proposition de réaménagement de la carte électorale. Son approbation est prévue avant janvier 2010. Elle doit faire l’objet d’une ordonnance du Gouvernement qui souhaite qu’elle soit applicable aux élections législatives de 2012.

Le précédent découpage des circonscriptions datait de 1986 : il s’agit du découpage Pasqua (ancien Ministre de l’intérieur maintenant rattrapé pas certaines affaires) dont Alain Marleix a été un conseiller.

Ce dernier, qui est aussi, par ailleurs, le « Monsieur élection » de l’UMP, a travaillé sous la haute influence de l’Elysée.

Si le découpage Pasqua est toujours aussi controversé, c’est qu’il assurait déjà à la Droite de détenir une majorité absolue à l’Assemblée nationale du moment qu’elle arrivait à franchir un seuil (forcément variable puisque l’élection se fait circonscription par circonscription) légèrement supérieur à 48 %.

Ce qui signifie qu’à moins de 52 % de Français s’exprimant dans les urnes pour la Gauche, cette dernière avait peu de chance d’être majoritaire et donc de gouverner le pays.

Le nouveau découpage « en rajoute une couche ».

Il n’est pas vraiment le résultat d’un exercice démocratique : il tend à favoriser les députés UMP et les futurs candidats de ce parti (hégémonique à Droite et à l’Assemblée nationale où il détient la majorité absolue).

Même pour le député UMP de la 3ème circonscription de l’Hérault (Montpellier-Lunel), s’exprimant à l’Assemblée nationale en séance du 20 novembre 2008, le doute existait : « M. le secrétaire d’État chargé du découpage nous assure de l’impartialité de l’exercice. Certains le croient, d’autres moins, d’aucuns pas du tout. »

Le Parti Socialiste, quant à la lui, estime ce réaménagement de la carte électorale « pas digne d’une démocratie », « partial », « partisan » et compte bien utiliser toutes les voies de recours possibles.

Les Verts, comme le Parti Communiste Français, ont souligné « un projet déséquilibré et partisan ». Ces deux partis ont souhaité, à cette occasion, l’institution d’un scrutin proportionnel (le Parti Socialiste est d’accord pour qu’une partie des députés soit désigné à la proportionnelle afin que toutes les sensibilités politiques soient représentées, tout en permettant l’émergence de majorités stables).
Le réaménagement de la carte électorale s’avérait nécessaire depuis de nombreuses années (Lionel Jospin n’avait pas voulu y toucher de peur de prêter le flanc à des accusations de « tripatouillage électoral »).

En effet, la justice veut qu’un député représente un nombre d’électeurs pas trop différent d’une circonscription à une autre, étant le représentant de la Nation « une et indivisible ».

C’est pourquoi, un objectif de 111.500 habitants (la moyenne est en fait avec le recensement officiel à 113.045), à plus ou moins 15 %, a été poursuivi.

Au niveau national, le nouveau découpage maintient 238 circonscriptions inchangées et en modifient 306.

Le nombre total de circonscriptions, soit 577, ne change pas.

Toutefois, 33 sièges sont supprimés dans 27 départements.

19 circonscriptions sont créées dans 15 autres (dont 1 dans le Gard et 2 dans l'Hérault) ainsi que 3 dans les Territoires d’Outre-Mer et 11 pour les « Français de l’étranger ».

25 départements sont remodelés sans variation du nombre de députés.

Finalement, 464 circonscriptions sur 577 entrent, en terme de population, dans l’intervalle centré sur la moyenne nationale plus ou moins 15 %. En outre, toutes les circonscriptions sont maintenant dans l’intervalle centré sur la moyenne départementale à plus ou moins 17,5 %.

Une « commission constitutionnelle indépendante » a été amenée à donner son avis : elle n’a amené aucune modification aux propositions d’Alain Marleix dans l’Hérault.

Cette commission a dressé un bilan de la représentation politique ayant trait à la suppression des circonscriptions : les 27 départements concernés totalisent actuellement 89 députés de la Majorité et 106 de l’Opposition (qui manifestement a été moins ménagée par les ciseaux du découpage).

En outre, Alain Marleix a fait manifestement en sorte de cantonner des voix de Gauche dans certains circonscriptions, en regroupant notamment des quartiers populaires (c’est le cas de la circonscription « Montpellier 2 » dans l’Hérault dont la forme « biscornue » ne trompe personne), voix qui sont donc susceptibles de manquer pour faire une majorité dans les circonscriptions adjacentes.

Ce redécoupage n’est certes pas une assurance tout risque pour la Droite car, arrivé à un certain point, le scrutin majoritaire entraîne, comme un château de cartes, la perte de circonscriptions, mais il assure, en cas de scrutin serré, ce qui est très souvent le cas, une marge confortable.

Le pire est sûrement à venir du côté des 11 nouveaux députés des Français de l’étranger puisque certains « expatriés » attestent d’un « nettoyage » des listes électorales, amorcé depuis plusieurs mois et qui ne présage rien de bon pour la Gauche.

En effet, les Français établis hors de France étaient, jusqu’à présent, inscrits dans le bureau de vote de leur ancienne résidence, de l'endroit où ils payaient un impôt local, de leur conjoint, de leur lieu de naissance, etc. Ils étaient donc éparpillés. Au nombre de 700.000, leur expression était diluée.

Les Français de l'étranger votaient soit personnellement, notamment dans les ambassades et les consulats, soit la plupart du temps par procuration. Le Conseil d’état avait demandé un alignement sur le scrutin majoritaire appliqué en Métropole et dans les DOM-TOM et donc la création de circonscriptions spécifiques (exemple de ces nouvelles circonscriptions : Canada + USA, Suisse + Lichtenstein, Italie + Grèce + Chypre + Turquie, etc.).

Suite de la note : le 23 septembre 2009

Nouveau découpage électoral (suite)

Le Gouvernement Fillon et le Président de la République ont bouclé le nouveau découpage électoral qui présidera aux prochaines élections législatives de 2.012.

Remanier les circonscriptions, c’est toucher le système démocratique d’un pays.

Redessiner les contours de la carte électorale, c’est s'attaquer à la représentativité politique.

Respecter la République et la Démocratie aurait dû conduire Alain Marleix, Secrétaire d’état à l’intérieur et aux collectivités territoriales, mais aussi « Monsieur élection » de l’UMP, a une grande neutralité.

Ce respect de l’équilibre n’a malheureusement pas présidé au nouveau découpage dont on parlera certainement longtemps, comme feu le découpage Pasqua de 1986, que ce soit en France ou dans l’Hérault.

En effet, la carte électorale de notre département a subi de profondes modifications.

Tout d’abord, du fait de la forte croissance démographique, le nombre de députés passe dans l'Hérault de 7 à 9.

Quelles sont les modifications autour de Montpellier ?

La 2nde circonscription « Montpellier 2 » (quartier de La Paillade, du Petit-Bard et des Cévennes notamment à Montpellier), déjà à Gauche, perd le 2ième canton de Montpellier et gagne le 3ième canton de Montpellier plus à Gauche que le 2ième.
C’est donc de fait un sanctuaire pour le Parti socialiste afin de donner plus de chance aux candidats UMP dans les circonscriptions voisines.

La 1ère circonscription « Montpellier-Saint-Jean de Védas », gagne le 8ième canton (Saint-Jean de Védas, Lavérune et quartier Estanove de Montpellier) au détriment du 4ième canton (quartier Port Marianne de Montpellier).
La commune de Villeneuve lès Maguelone lui est aussi rattachée.

La 4ième circonscription « Montpellier-Lodève » perd les cantons de Clermont l’Hérault, de Pignan et de Montpellier 8 mais gagne le canton de Mèze.

La 8ième circonscription « Montpellier-Frontignan », nouvellement créée, comprend les cantons de Frontignan (sans la commune de Villeneuve lès Maguelone), de Pignan et de Montpellier 10 (Grabels, Juvignac et quartier Euromédecine à Montpellier).

La 9ième circonscription « Montpellier-Lunel-Mauguio », nouvellement créée, comprend les cantons de Mauguio, une partie de celui de Lunel (amputé de 7 communes du Nord) et le canton de Montpellier 4.
Elle est manifestement taillée pour un candidat de Droite.

Enfin, la 3ième circonscription « Montpellier Nord-Est », est la plus compliquée à décrire.
Elle comprend 30 communes au total.
Elle regroupe les cantons de :
- Castelnau le Lez (Castelnau et Le Crès),
- Castries (Assas, Baillargues, Beaulieu, Buzignargues, Castries, Galargues, Guzargues, Jacou, Montaud, Restinclières, Saint-Brès, Saint-Drézéry, Saint-Geniès des Mourgues, Saint-Hilaire de Beauvoir, Saint-Jean de Cornies, Sussargues),
- Claret, en ce qui concerne son enclave dans celui de Lunel (Campagne et Garrigues),
- Montpellier 2 (Clapiers, Monferrier et quartiers Hôpitaux-Facultés),
- Lunel, pour sa partie nord (Saussines, Boisseron, Saint-Christol, Saint-Sériès, Villetelle, Saturargues et Vérargues).

 

13/10/2009

Résultats du référendum contre la privatisation de la Poste

La votation citoyenne organisée par le « Comité national contre la privatisation de la Poste, pour un débat public et pour un référendum sur le service public postal », dans la semaine du 28 septembre au 3 octobre 2009, a connu un franc succès, au niveau national, avec un cumul de 2,1 millions de Français s’étant déplacé pour dire, à 98 %, leur opposition à la privatisation de la Poste.

 

Ce Collectif regroupe des partis politiques de Gauche (Parti Socialiste, Parti Communiste Français, Parti Radical de Gauche, Mouvement Républicain et Citoyen, Les Verts, Nouveau Parti Anticapitaliste, etc.), des syndicats (CGT, CFDT, FO, CFTC, etc.) et divers mouvements (Attac, AFOC, DAL, LDH, etc.).

 

Le nombre de bureaux de vote a atteint la barre des 10.000.

 

Le hit parade des 12 communes les plus mobilisées sur ce sujet, autour de Montpellier, est le suivant :

 

 

Commune

Nombre d’inscrits sur la liste électorale en 2009

Nombre de votants au référendum ayant voté « Non » à la privatisation de la Poste

Pourcentage de « Non » à la privatisation de la Poste ramené aux inscrits sur la liste électorale

Claret

1039

407

39,2%

Lavérune

1988

728

36,6%

Brissac

473

143

30,2%

Les Matelles

1269

366

28,8%

Fabrègues

5075

988

19,5%

St Georges d'Orques

4000

665

16,6%

Grabels

3920

588

15,0%

Jacou

3678

531

14,4%

Ganges

2996

406

13,6%

St Martin de Londres

1665

215

12,9%

Vailhauquès

1655

212

12,8%

Clapiers

3631

465

12,8%

                                         Source Midi Libre en date du 8 octobre 2009

 

Cette forte mobilisation, pour une consultation officieuse, prouve le fort attachement des Français à ce service public de proximité.

 

Vive la France, vive la République, vive la Poste !

11/10/2009

Imposition des rentes d’accident du travail : une injustice ou une provocation ?

Le Gouvernement Fillon souhaite imposer les rentes des accidentés du travail alors qu’elles on été, depuis leur création par le Conseil National de la Résistance, toujours exemptées d’impôt sur le revenu.

 

Cette décision du Gouvernement Fillon apparaît comme une injustice sociale.

 

En effet, les accidentés du travail sont des victimes et devraient être indemnisées comme tel.

 

Or, en France, ces indemnités sont forfaitaires et ne couvrent que partiellement le préjudice subi : de ce fait, le dédommagement est faible et le deviendra d’autant plus qu’il fera l’objet d’une nouvelle ponction fiscale.

 

Tous les Français ne sont d’ailleurs pas égaux devant le risque d’accident du travail : incomparablement plus forts pour les ouvriers non qualifiés (souvent issus de l’immigration par ailleurs) que pour les "cols blancs" et les cadres.

 

Plus leur travail est pénible, plus leur emploi est précaire, et plus les salariés subissent de dures conditions de travail, synonymes de risque d’accident.

 

En outre, la dégradation des conditions de travail constatées depuis quelques années a pour corollaire une augmentation des accidents du travail et de leur coût : la branche de la Sécurité Sociale « Accidents du travail », excédentaire pendant des années, est maintenant devenue déficitaire, ce qui est le signe d’une recrudescence, en nombre et en gravité, des accidents au travail.

 

Enfin, les accidentés du travail subissent souvent une double peine :

-         celle de souffrir dans leur chair, voire de rester amoindris, handicapés,

-         celle de subir un licenciement du fait d’une impossibilité de reclassement (c’est plus souvent le cas dans les petites entreprises n’offrant pas un spectre de postes suffisamment diversifié) ou d’une incapacité permanente à occuper le poste antérieur.

 

La décision du Gouvernement Fillon d’imposer les rentes d’accident de travail apparaît de plus comme une provocation.

 

En effet, elle intervient un an à peine après l’instauration du bouclier fiscal qui permet d’exonérer une partie du revenu de quelques milliers de très gros contribuables : cette partie du revenu est constituée la plupart du temps d’intérêts financiers.

 

C’est donc le placement financier qui est privilégié au détriment d’un revenu consécutif à un travail.

 

Cela ne va pas inciter à travailler dans les secteurs d’activités les plus risqués où pourtant la main d’œuvre fait cruellement défaut.

 

Certains verront dans cette nouvelle mesure gouvernementale une provocation « gratuite » car les bénéficiaires des rentes d’accidents du travail étant la plupart du temps de condition extrêmement modeste, le rendement fiscal de cette décision contestable sera faible.

 

Le Gouvernement porte donc globalement une atteinte symbolique à l’image du travail sans pouvoir escompter en contrepartie une contribution significative au budget de l’Etat.

09/10/2009

Trame Verte et Bleue (suite)

Qu’y a-t-il de si remarquable dans les villages autour de Montpellier en terme de richesse environnementale qu’il faille préserver au travers du concept récent de Trame verte et bleue (TVB) ?

Les communes de Villeneuve lès Maguelone, Mauguio, Lattes, Palavas et Pérols comptent chacune plusieurs Zones naturelles d’intérêt écologique faunistique et floristique (ZNIEFF) dont le périmètre a été arrêté de longue date par le Ministère de l’environnement.

Citons-en quelques unes aux noms évocateurs : « Etang de Vic, de l’Arnel et de Pierre blanche », « Salins de Villeneuve », « Bois de l’Abbaye de Maguelone », « Lido de Maguelone et des Aresquiers », « Marais de Lattes », « Prés humides de Gramenet », « Etang de Mauguio et ses abords », « Etang de la Maïre et ancien étang de Pérols », « Prairies de la Paluzelle », « Pointe du Salaison », « Marais du Clos Martin », « Dunes du grand et du petit travers », etc.

Tous ces milieux, richissimes sur le plan biologique, permettent le nourrissage, le repos, l’abri, la nidification, de très nombreuses espèces d’oiseaux : flamands roses, échasses, aigrettes, sternes, busards, râles d’eau, grèbes, fuligules, rapaces, etc., etc.

Poissons, batraciens et insectes sont aussi très variés et pour certains très rares.

Les lagunes et les prairies humides sont donc un milieu privilégié d’habitat naturel pour l’avifaune, la faune sauvage et la flore.

Plus au Nord, il existe aussi des milieux remarquables : garrigues, massifs boisés, coteaux calcaires, ravins abrupts, falaises, prairies sèches.

Ces milieux arides méditerranéens présentent tous un intérêt paysagers mais constituent aussi, pour certains, des biotopes favorables à la nidification de l’avifaune : notamment l’Outarde canepetière, le Faucon hobereau, le Busard cendré, la Pie-grièche grise, etc.

Le Causse d’Aumelas, le Massif de la Moure, le Puech des Mourgues à Saint-Bauzille de Montmel, le Devès de Péret à Assas et Guzargues, le Bois de Paris à Fontanès, Galargues et Garrigues, le Pic Saint-Loup, les Garrigues du Mas Dieu sont autant d’exemples qui concernent de nombreuses communes au Nord de Montpellier.

Il est important que ces habitats naturels, nombreux et de qualité, soient reliés par des connexions biologiques.

Ces dernières, qualifiées de corridors, permettent :
- le déplacement de la faune sauvage, notamment pour les migrations,
- la dispersion de la flore.

Ces corridors doivent être permanents ou non : exemple de la saisonnalité de la migration des oiseaux, des amphibiens, des insectes ou des poissons.

Ils peuvent ne pas nécessiter une emprise au sol : exemples des axes migratoires aériens pour les oiseaux ou aquatiques pour les poissons marins.

Il est donc de la plus haute importance d’éviter que des obstacles (urbanisation, aménagement, infrastructure, activité humaine, modification du paysage), viennent perturber des continuités spatiales existantes.

Toutefois, l’homme a quelquefois créé des corridors, sans s’en rendre compte : bords de canaux, talus et fossés de voies de communication, réseaux de jardins (dont ceux des lotissements), gravières et carrières, friches industrielles, etc.

Ces continuités anthropiques ne sont pas universelles mais elles peuvent s’avérer utiles à certaines espèces.

Il est possible aussi qu’à l’avenir, avec l’évolution des connaissances en matière de biodiversité, soient imaginés des aménagements ou infléchit l’urbanisation pour préserver le réseau biologique si riche du Montpelliérain.

Or, entre la « côte » et « l’arrière-pays », il existe des corridors naturels de « communication ».

Les plus ténus, ou les plus localisés, sont les haies et des parcs préservés, notamment de châteaux (ceux par exemple de Fontfroide, de Fontmagne ou encore de Boisseron).

Ce sont, aussi et surtout, les fleuves ou les rivières qui se jettent, soit dans la Méditerranée, soit dans les étangs littoraux.

On peut citer d’Ouest en Est, la Mosson, le Coulazou et ses gorges, la Lironde de Montferrier, le Lez et son affluent le Lirou, le Salaison, le Bérange, la Bénovie et le Vidourle.

Ces axes Nord-Sud sont remarquables par leurs ripisylves, éventuellement par la forêt-galerie et les prairies humides qui les accompagnent.

En tant qu’enclaves biogéographiques humides, ces « coupures vertes » dans des paysages souvent steppiques représentent des havres précieux pour les espèces préférant la fraîcheur, notamment pour les migrateurs recherchant un refuge.

 

02/10/2009

Trame Verte et Bleue

Le concept de « Trame verte et bleue » (TVB) est né dans les années 80-90, en lien avec l’objectif de lutter contre l’effrayant appauvrissement de la biodiversité sur Terre, en terme de gênes, d’espèces et d’écosystèmes.

Cet appauvrissement est le fait essentiellement de l’homme : changement climatique, croissance démographique, migrations de masse engendrées par les guerres, troubles civils ou encore recherche d’emploi « ailleurs ».

Ces phénomènes entraînent l’installation de l’homme sur des terres naturelles, jusqu’à présent en marge de l’urbanisation et de l’agriculture, en général très vulnérables sur le plan écologique.

L'homme est directement à l'origine de l'extinction massive de plusieurs espèces d'animaux ou de végétaux.

L'Union mondiale pour la nature (UICN) souligne qu'"un mammifère sur quatre, un oiseau sur huit, un tiers des amphibiens et 70 % des plantes pourraient disparaître dans ce siècle".

« Au total, 16.306 espèces animales ou végétales pourraient disparaître sur 41.415 espèces mises sous surveillance parmi 1,9 million connues dans le monde. »

Autre élément inquiétant : 785 espèces sont déjà éteintes et 65 survivent seulement en captivité ou à l'état domestique.

L’idée de parvenir en France a une Trame verte et bleue a été proposée par le Grenelle de l’environnement en 2007.

En effet, jusqu’à présent, la politique environnementale en France a consisté à protéger prioritairement des zones géographiques riches sur le plan environnemental (milieux humides, parcs naturels nationaux et régionaux) et à maintenir sur le reste du territoire un standard de qualité environnementale compatible avec les activités économiques et l’urbanisation.

Le concept de Trame verte et bleue va plus loin puisqu’il pousse à s’intéresser au paysage, aux éléments constitutifs de la richesse environnementale et de conserver des « ponts de vie » entre eux.

Dans cette approche, les activités économiques et l’urbanisation ne peuvent occuper que les vides à l’intérieur de cette trame à sauvegarder.

Il s’agit donc de maintenir, de reconstituer ou de créer ex nihilo un continuum naturel entre les écosystèmes riches en faune ou en flore pour conserver la biodiversité.

On peut aussi parler de « maillage écologique » ou encore de « réseau de corridors biologiques ».

Schématiquement, dans Trame verte et bleue, il y a « vert » pour les espaces naturels, dont les forêts, et « bleu » pour les zones humides, dont les milieux aquatiques.

La région de Montpellier est particulièrement riche sur le plan écologique du fait d’une part de la présence de lagunes littorales et d’autre part du climat méditerranéen qui favorise un spectre d’espèces très large (de glaciaire au tropical), incomparablement plus étendu que sous un climat océanique ou continental.

Suite de la note : mercredi 30 septembre 2009

01/10/2009

Votation citoyenne contre la privatisation de La Poste

Les comités contre la privatisation de La Poste organisent le samedi 3 octobre 2009, dans de nombreuses communes de l'Hérault, des votations citoyennes.

Dans le secteur de Montpellier, c'est déjà le cas à Clapiers (devant le bureau de Poste de 8 h à 13 h) , à Frontignan, à Grabels, à Lavérune, à Montarnaud, à Montpellier, à Murviel les Montpellier, à Prades le Lez, à Saint-Gély du Fesc et à Saint-Georges d'Orques, avec des référendums programmés.

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Tract du Comité national contre la privatisation de La Poste,
pour un débat public et un référendum sur le service public postal

 

Consultation nationale le samedi 3 octobre 2009



Madame, Mademoiselle, Monsieur,

Alors que la crise économique et financière a montré à quoi pouvait mener la logique du profit, le président de la République, le gouvernement et la direction de La Poste ont décidé de transformer La Poste en société anonyme. Il s’agit de la privatisation programmée de La Poste.

 Chaque fois que l'Etat a effectué ce type d'opération, il a fait entrer des capitaux privés dans le capital, (France Télécom, EDF, GDF….), avec des conséquences immédiates.
C’est la baisse de la qualité de service, les augmentations tarifaires et la priorité à la satisfaction des actionnaires.
Pour préparer le terrain à cette privatisation, les derniers gouvernements et les dirigeants de la Poste ont limité les investissements nécessaires à l'amélioration de la qualité du service postal, orientés vers la satisfaction des usagers.
Ils se sont livrés à une recherche effrénée de réduction des coûts de personnel et de limitation des services pour les secteurs les moins rentables, ceux précisément qui relèvent de l’intérêt général.

 Depuis 2002, plus de 6.200 bureaux de poste ont été fermés et plus de 51.000 emplois supprimés.
La population en est la première victime avec la fermeture de milliers de bureaux de poste, l'espace ment des tournées, l'allongement des files d'attentes et des délais de distribution du courrier, des mandats et recommandés.

 La Directive postale Européenne, n’impose pas la privatisation de La Poste. L’ouverture du marché postal est pourtant un des alibis du gouvernement pour la transformation en Société Anonyme.
Une privatisation de la Poste entraînerait une détérioration encore plus considérable du service aux usagers car c'est la rentabilité immédiate et les impératifs financiers qui prendraient les pas sur l’intérêt général.

 Ne jouons pas l'avenir du service postal au grand casino de la spéculation boursière. Le résultat est connu d'avance! Ce serait un désastre.
L'avenir du service public postal ne concerne pas seulement les postiers mais toute la population.
C'est la raison pour laquelle à l'initiative des organisations syndicales CFTC, CGT, FO, SUD PTT, un Comité national regroupant plus de 60 organisations a été créé en septembre 2008 avec des associations et partis politiques.
Le Comité national s'est adressé au président de la République pour lui demander d'organiser un référendum sur l'avenir de La Poste comme il en a la possibilité pour que l’ensemble de la population puisse se prononcer sur l’avenir du service public postal.

 Malgré plusieurs pétitions rassemblant des centaines de milliers de signatures d'élus et d'usagers dans tous les villages, villes et départements de France, le Président Sarkozy a refusé de consulter la population.
Le Comité national a donc décidé d’organiser une consultation nationale sous forme de votation, ouverte à tous, sur tout le territoire français.

C'est pourquoi, face à la menace de privatisation de la Poste, nous vous demandons, le samedi 3 octobre 2009, lors de la votation citoyenne organisée près de chez vous, d'exprimer votre refus en votant massivement NON au projet gouvernemental.

Consultation nationale organisée à l’initiative du comité national contre la privatisation de la Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal : http://www.appelpourlaposte.fr

Diaporama sur les risques de la privatisation de La Poste

 

20/09/2009

Le corbeau attire le corbeau

L’affaire qui défraie la chronique à Saint-Pons de Thomières – des citoyens habitant les Hauts-Cantons de l’Hérault perquisitionnés ou placés en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur les menaces à des personnalités politiques par un corbeau – est emblématique des risques de dérives que certains Français craignent.

En effet, des faits récents inquiètent :
- l’institution dans les écoles de la « base élèves », avec le fichage des élèves du Primaire,
- la sortie d’un « document de travail provisoire » gouvernemental datant de juillet 2009 qui prévoit, pendant la période pandémique de la grippe H1N1, de « prolonger les délais de détention provisoire de 4 à 6 mois sans audience ni débat devant le juge des libertés », de « suspendre la collégialité des décisions » et de « généraliser le huis-clos » (d’après le Syndicat de la Magistrature),
- la pénalisation de l’action syndicale avec des mises en examen, de plus en plus fréquentes, de responsables syndicaux ayant agi dans l’exercice de leurs fonctions.

L’impression qui domine, c’est que les décideurs ou les idéologues du pouvoir en place ne se posent pas suffisamment, en préalable, la question qui est essentielle : est-ce que la mesure proposée ou appliquée est respectueuse des libertés publiques et individuelles, et sinon, comment l’adapter pour qu’elle le soit ?

Pour revenir à l’affaire des Hauts-Cantons, les lois anti-terroristes ont été appliquées à de simples citoyens alors que, dans l’esprit des Français, elles doivent être réservées à des menaces sérieuses, du type Al Qaïda.

Les « lois d’exception » n’ont pas bonne presse en France depuis le Gouvernement Pétain.

Il faut tout de même savoir qu’il existe toujours des textes permettant aux préfets de révoquer les maires. C’est ce qu’avait fait le Gouvernement nationaliste et d’extrême-droite de l’époque en relevant de leur fonction un grand nombre d’élus communistes et socialistes de l’Hérault.

Le remarquable livre de Patrick Néolas, « La Résistance dans les Hauts-Cantons », permet de ranimer le souvenir de ce qu’il ne faut plus jamais approcher, de près ou de loin, et qui s'est passé en 1942 :
- « L’arsenal répressif est en place, aidé par des dénonciations et des lettres anonymes »,
- « Les élus du Front populaire sont surveillés, les élus communistes ayant pour leur part ayant été internés dans les camps dès 1939, ainsi que des opposants à Vichy tel Vincent Badie, dont on contrôle le courrier, le téléphone et le déplacement »,
- « Le 11 août 1942, le plan de maintien de l’ordre prévoit « l’arrestation préventive des individus des listes S’ et S’’, soit dans l’ordre, repris de justice, étrangers douteux, républicains espagnols, communistes et anarchistes, juifs, gaullistes et antinationaux ».

Le Gouvernement de Vichy, alors que le Midi était toujours en Zone libre, va envoyer, au mois d’août 1942, près de 400 personnes vers les Camps de la mort.

Dans les Hauts-Cantons, notamment autour de Saint-Pons de Thomières, la Résistance s’installa précocement et y concentra l’essentiel de ses forces héraultaises, avec l’avantage du relief et du soutien de la population, dont les mineurs du bassin houiller.

Ainsi, entrèrent en résistance à l’ennemi intérieur (le Gouvernement Pétain) et à l’ennemi extérieur (les Nazis) :
- de nombreux « Maquis » indépendants (Latourette et Valentin à La Salvetat sur Agout, Jean Grandel à Saint-Pons de Thomières, Koufra à Fozières près de Lodève, …),
- les francs-tireurs et partisans français (FTPF) de Graissessac, d’obédience communiste,
- plus tard, l’Armée Secrète avec le Maquis de la Salvetat sur Agout et le Maquis Bertrand au Bousquet d’Orb ainsi que les Mouvements Unis de la Résistance présents dans toutes les communes de la haute vallée de l’Orb et de la vallée du Jaur.

Aujourd’hui, la défense des libertés publiques et privées doit transcender les partis.

Nous devrions tous être les fils spirituels des résistants, évoqués plus haut, qui mettaient, dans une période ô combien plus troublée, la Liberté au dessus de tout.

Autour de Saint-Pons de Thomières, le corbeau tant recherché n’a pas été identifié.

En revanche, ce dernier a vraisemblablement fait un ou plusieurs émules : il faut en effet forcément des renseignements précis pour se résoudre à déclencher une telle opération policière (tout de même près de 150 agents publics mobilisés).

Dans la nature, quand un corbeau s’envole, les autres suivent : il en est de même avec les hommes.

Gardons-nous d’une société où la dénonciation entraînerait la dénonciation.

Quant à la famille des corbeaux qui s’agrandit, l’Histoire livrera un jour les noms.

17/09/2009

Inauguration du Lycée Pierre Mendès-France

La Région Languedoc-Roussillon est depuis la décentralisation responsable des lycées, de leur rénovation comme de leur construction.

Le Lycée Pierre Mendès-France a été inauguré cette rentrée scolaire.

Il se substitue au Lycée Méditerranée qui était enclavé dans le quartier Clémenceau à Montpellier et se trouvait dans un état de décrépitude avancée.

Construit au Mas de Brousse à Montpellier, ce nouveau lycée professionnel est en vis-à-vis d’Odysseum par rapport à l’autoroute A9 : il bénéficie de ce fait de la desserte de la ligne 2 du Tramway, offrant un confort incontestable à certains élèves.

Son périmètre jouxte donc un grand domaine agricole et notamment une magnifique oliveraie replantée après le gel de 1956.

Notre région connaissait, il y a quelques années, un déficit de places en lycées professionnel sévalué à 1.500 places.

Même si l’Etat bloque deux projets, le premier à Lézignan les Corbières et le second à Argelès sur Mer, la Région Languedoc-Roussillon a pu construire 5 lycées en 6 ans, sous la Présidence de Georges Frêche, et rattraper une partie de son retard.

Il s'agit d'un effort sans précédent.

Cela concerne les lycées Jean Vilar de Villeneuve lès Avignon (1.200 élèves) ouvert en 2007, Rosa Luxemburg à Canet en Roussillon (1.200 élèves) ouvert en 2007, Victor Hugo à Lunel (1.600 élèves) ouvert en 2008, Jacques Prévert à Saint-Christol lez Alès (1.800 élèves) ouvert en septembre 2009 tout comme le Lycée Pierre Mendès-France (dont la capacité d’accueil a été portée à 1.550 élèves, soit 500 de plus qu’à l’ancien Lycée Méditerranée).

L’enseignement professionnel est le plus à même de créer les conditions du développement économique régional.

En outre, l'enseignement professionnel favorise l’égalité des chances en permettant au plus grand nombre de jeunes d’accéder à une qualification et un diplôme.

Le Lycée Pierre Mendès-France a coûté près de 70 millions d’€.

Il a été doté de 500 ordinateurs.

Il possède un internat de 99 places, ce qui essentiel pour les élèves des zones rurales ou des milieux sociaux défavorisés.

Il offre plusieurs pôles de formation :
- mécanique auto-moto, véhicules de loisirs, carrosserie, peinture,
- pilotage des systèmes de production industrialisée et maintenance de systèmes mécaniques automatisés,
- électrotechnique,
- logistique et transport.

Le Lycée Pierre Mendès-France est idéalement placé pour accueillir préférentiellement les jeunes, bien entendu de Montpellier, mais aussi des cantons de Mauguio et de Castries, tout proches.

Les investissements dans la formation aujourd’hui sont le gage de la richesse économique et de l’épanouissement humain demain : la Région Languedoc-Roussillon et son Président l’ont parfaitement compris.

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1 - Entrée du Lycée Pierre Mendès-France
2 - La cour intérieure jardinée
3 - Idem
4 - Les ateliers mécanique automobile
5 - Une caisse à savon élaborée par les élèves et leurs professeurs
6 - Les ateliers carrosserie automobile
7 - Le restaurant scolaire au mobilier signé par le grand designer Christophe Pillet
8 - Le Gymnase Françoise Spinosi attenant au Lycée

Crédit photographique : Michel Chastaing

15/09/2009

Fête de la Fraternité à Montpellier

Le mouvement Désir d’Avenir Hérault organise le samedi 19 septembre 2009, au domaine de Grammont à Montpellier (près du Zénith), la « Fête de la Fraternité » dont Ségolène Royal sera la vedette.

Désir d’Avenir est le mouvement créé par cette dernière en vue d’accompagner sa candidature à la Présidentielle de mai 2007.

Désir d’Avenir a été le fer de lance de sa campagne de consultation qui a permis de recueillir, dans le cadre d’un grand exercice de démocratie participative (notamment sur Internet et par blogs interposés), la volonté des Français.

Depuis, Désir d’Avenir est restée une association loi 1901 qui rassemble de très nombreux Français renouvelant leur soutien à Ségolène Royal, cette fois-ci pour l’échéance de 2012.

Concernant son ascension au sein du Parti Socialiste, il n’est pas inintéressant de relater une petite anecdote.

En octobre 2005, la Fédération du Parti Socialiste de l’Hérault organisait à Montpellier un banquet républicain réunissant, en plein-air, près de deux mille socialistes et sympathisants.

Cette manifestation, « en famille », visait à honorer la traditionnelle venue annuelle du Premier Secrétaire national, en l’occurrence François Hollande, déjà fortement connu dans la capitale régionale.

« Contre toute attente », c’est Ségolène Royal qui a suscité un mouvement de foule, capté toutes les attentions et déchaîné les passions : François Hollande s’en est trouvé quelque peu éclipsé.

C’était le signe que Ségolène Royal avait déjà le soutien d’une large majorité des militants du Parti Socialiste, ce qui a été confirmé en novembre 2006 quand elle fut choisie, dès le premier tour, comme candidate à la Présidentielle, dans le cadre d’une primaire interne au Parti Socialiste, face pourtant à deux poids lourds de la politique française : Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn.

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Pour revenir à la Fête de la Fraternité à Montpellier, le samedi 19 septembre 2009, elle débutera à partir de 11 heures.

Des animations musicales sont prévues toute la journée.

Des associations et comités proposeront des stands avec de la documentation mais aussi la possibilité de se restaurer et de se désaltérer sur place.

Dès 12 heures, débutera un débat sur le rôle des nouvelles technologies numériques en politique.

A partir de 13 heures, se tiendra l’« Université permanente participative » sur les thèmes :
- d’une part, de l’Education (Ecole, Collège, Lycée),
- d’autre part, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Ségolène Royal interviendra en milieu d’après-midi.

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Ségolène Royal fera le point sur la situation économique et politique en France et dans le Monde.

Quelques semaines à peine après l’Université d’été du Parti Socialiste à la Rochelle et après l’avancée de sa propre proposition de Primaire présidentielle à Gauche, son intervention est déjà très attendue, dans une ville et un département qui l’ont toujours fortement soutenue.

Un concert permettra de clôturer cette journée à la fois conviviale, studieuse et festive.

Pour plus d’informations, la consultation du Site suivant est opportune :
http://coeur-a-gauche.over-blog.com

Crédit photo : Michel Chastaing

 

12/09/2009

Niches fiscales (suite)

Le Gouvernement Fillon parle de réduire uniformément (10 % évoqué avec ainsi un objectif de 4 milliards d’euros d’impôt supplémentaire) les avantages liés aux dizaines de niches fiscales relative à l’impôt sur le revenu.

C’est une décision politique qui permettrait toujours aux plus gros bénéficiaires d’empocher 90 % de l’avantage antérieur.

La question est donc, premièrement, de faire des choix, en supprimant les incitations fiscales les moins efficaces. Cela mériterait d’ailleurs un débat public et une mise en cohérence avec les autres politiques gouvernementales.

La question est, deuxièmement, de démocratiser ces incitations fiscales.

Il en existe en réalité de trois sortes :
- réduction d’impôt égale au montant de la dépense ou de l’investissement multiplié par le taux marginal d’imposition, ce qui signifie un bénéfice maximum pour les gros revenus et un avantage nul pour un foyer non imposable, ce qui est le comble de l’injustice fiscale,
- déduction des revenus à déclarer, de la dépense ou de l’investissement, ce qui revient à une réduction d’impôt mais aussi, plus marginalement, à des effets indirects éventuels notamment sur la taxe d’habitation ou encore sur les allocations familiales,
- crédit d’impôt égal à un pourcentage (15 à 50 %) de la dépense ou de l’investissement, le même pour tous les contribuables.

Un gouvernement qui souhaiterait un minimum de justice sociale bannirait donc la réduction d’impôt et la déduction du revenu imposable, quitte à les transformer en crédit d’impôt.

Le crédit d’impôt est en effet égalitaire d’autant qu’il est remboursé au contribuable pour sa partie excédant l’impôt sur le revenu de base.

En outre, ce qui compte pour l’Etat, c’est le soutien à des pans de l’économie française : alors, par exemple, pourquoi donner plus d’argent à un cadre supérieur qu’à un employé ou à un ouvrier, dans le cadre d’un même investissement locatif, puisque l’objectif est de permettre à une famille mal logée de l’être décemment ?

Il semble donc que le Gouvernement Fillon, aveuglé par une approche strictement comptable (trouver une nouvelle ressource fiscale) et soucieux d’un grand conservatisme (maintenir les avantages financiers alloués aux gros revenus) veuille escamoter une vraie réforme des niches fiscales qui passe par :
- la suppression de celles n’ayant que peu d’impact sur l’économie (il faut un minimum de courage politique pour faire fi des lobbys),
- l’unification, sous forme de crédit d’impôt, système égalitaire et, qui plus est, efficace sur le plan économique.

En résumé, le Gouvernement Fillon doit profiter de la réforme sur les niches fiscales, relative à l’impôt sur le revenu, pour mettre en place un nouveau dispositif qui en finisse avec les cadeaux fiscaux et généralise le donnant-donnant (une dépense ou un investissement ciblé récompensé par moins d’impôt) qui est aussi du gagnant-gagnant (la dépense ou l’investissement dopent un secteur économique à soutenir).

10/09/2009

Niches fiscales

Le Gouvernement Fillon dit vouloir s’attaquer, dans le projet de budget 2010 de l’Etat, aux « niches fiscales ».

Ces dernières s’inscrivent dans ce que les fiscalistes appellent des « dépenses fiscales », c’est-à-dire des impôts qui ne sont pas perçus du fait d’exonérations accordées par le législateur (par exemple : les rentes versées au titre des accidents du travail au titre de l’impôt sur le revenu ou encore les œuvres d’art au titre de l’impôt sur la fortune).

Dépenses fiscales et niches fiscales existent pour de nombreux impôts : taxe professionnelle, impôt sur la fortune (ISF), taxe foncière, taxe d’habitation, droits de succession, impôt sur les sociétés, etc.

Toutefois, il est primordial de constater que seul l’impôt sur les revenus des personnes physiques (IRPP) intéresse le Gouvernement.

On est donc très loin d’une réforme fiscale dont notre pays aurait besoin pour notamment favoriser le travail, la famille et l’investissement productif.

La restriction à l’IRPP est en soi un mauvais signe du fait qu’il s’agit du seul impôt progressif en France (« plus je gagne et plus le taux d’imposition réel, résultant de la combinaison des taux du barème sur les différentes tranches de revenus, est élevé »).

L’impôt sur le revenu (avec l’ISF) est donc le seul impôt juste puisqu’il permet une redistribution des richesses monétaires via des politiques publiques (éducation, santé, logement, enfance, famille, vieillesse, travail, emploi, culture, etc.).

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Il est clair que dans les niches fiscales de l’impôt sur le revenu, représentant au total 40 milliards d’euros, le Gouvernement voit un gisement potentiel de nouvelles ressources financières : une manière astucieuse d’augmenter les impôts (ou plutôt non : « de réduire les réductions » !), ce qui enfreint en réalité le dogme du Président Sarkozy, tout en affichant des taux d’imposition sur le revenu inchangés.

Cette augmentation d’impôt se justifie-t-elle, au-delà bien sûr de l’objectif de contribuer à remplir les caisses de l’Etat ?

Ou autrement dit, les niches fiscales de l’impôt sur le revenu ont-elles une utilité économique ou sociale ?

En effet, pour bénéficier d’une niche fiscale, il faut s’engager à effecteur certaines dépenses ou certains investissements.

Il s’agit donc, en réalité, de véritables incitations fiscales.

Contrairement aux autres dépenses fiscales qui sont accordées automatiquement, les niches fiscales obligent le contribuable à un sacrifice financier préalable et relèvent du libre engagement, du libre choix de ce dernier : c’est du donnant-donnant.

Ce qui n’est sûrement pas le cas d’une fort célèbre dépense fiscale qui a fait couler beaucoup d’encre : il s’agit du bouclier fiscal qui limite à 50 % des revenus le montant cumulé des impôts directs (IRPP, ISF, contributions de solidarité).

Cette dépense fiscale relève en effet plus de la gabegie puisqu’elle a conduit à plus d’épargne de la part des bénéficiaires et moins de consommation de la part de ceux qui n’ont pu bénéficier du transfert social correspondant, d’où une pénalisation de la croissance en France.

En outre, le coût du bouclier fiscal s’élève à 15 milliards d’euros !

Cette somme n’a bénéficié qu’à quelques centaines de milliers de personnes.

Il ne faudrait pas que, maintenant, le Gouvernement cherche à retrouver une partie de cette somme sur les niches fiscales qui bénéficient, elles, à un bien plus grand nombre de Français.

Pour revenir aux niches fiscales, à quoi servent-elles ?

Tout simplement à accompagner des politiques :
- culturelle avec l’aide à la création cinématographique,
- familiale et patrimoniale avec le soutien à l’acquisition de la résidence principale,
- d’entrepreneuriat avec le soutien à la souscription de parts dans les PME,
- d’aménagement du territoire avec l’appui aux investissements dans les DOM-TOM,
- de développement durable avec les aides aux isolations thermiques, aux économies d’énergie, aux énergies renouvelables, …

A n'en point douter, certaines de ces incitations fiscales sont utiles.

L’abandon pur et simple des niches fiscales relèverait donc de l’idéologie néo-libérale déniant toute possibilité d’intervention à la puissance publique en vue de peser sur l’économie.

Suite de la note : 12 septembre 2009

09/09/2009

Enfin une Primaire à Gauche !

J’appelais de mes vœux mi-juillet à l’organisation à Gauche d’une Primaire afin de désigner le héraut de la Gauche à la Présidentielle de 2012.

Jean-Louis Bianco (pour Ségolène Royal), Arnaud Montebourg, Vincent Peillon ont tant et si bien boosté l’idée que Martine Aubry s’y est ralliée.

Pourquoi le Parti Socialiste approuvera-t-il, très certainement avec plus de 90 %, cette innovation ?

Il est malheureusement derrière nous le temps du Front populaire, du Programme commun de la Gauche ou encore de la Gauche plurielle : la Gauche affaiblie est aujourd’hui dans l’incapacité de s’unir et de s’accorder sur un programme de gouvernement.

Pourtant, cette union se ferait automatiquement derrière tout Premier Ministre de Gauche.

En effet, seuls les partis qui se disent de la « gauche radicale » - pour ne plus s’afficher à « l’extrême-gauche » - refuseraient d’envoyer un de leur cadre au Gouvernement : ils sont et demeureront des partis d’opposition, ce qui est leur fond de commerce et leur permet de proposer un programme qu’ils savent irréalisable mais qui attire d’autant les électeurs.

Or, le préalable à un gouvernement de Gauche, du fait du quinquennat et de l’inversion du calendrier électoral, c’est l’élection d’un Président ou d’une Présidente de Gauche.

Penser à la cohabitation d’une Assemblée de Gauche avec un Président de Droite est tout simplement une vue de l’esprit du fait du découpage des circonscriptions, très avantageux pour la Droite, par Charles Pasqua et maintenant par Alain Marleix.

Quelle est la meilleure tactique pour qu’un Président de Gauche soit élu ?

Il y a l’union de la Gauche mais elle n’est pas possible actuellement, sinon elle serait déjà faite.

D’ailleurs le Nouveau Parti Anticapitaliste n’en veut pas avec des Socialistes et les Verts sortent trop forts des élections européennes pour accepter « l’hégémonie » du Parti Socialiste.

Il y a aussi le traditionnel chacun pour soi du premier tour où les voix de la Gauche s’atomisent pour conduire éventuellement à une absence au second tour (Lionel Jospin évincé au profit de Jean-Marie Le Pen en 2002).

Bien entendu dans cette configuration de forte concurrence, les petits partis n’ayant aucune chance de parvenir au second tour, ou ne souhaitant pas gouverner, font le forcing et n’engagent pas toujours leurs électeurs à se reporter au second tour sur le candidat de Gauche y parvenant.

Absence de consigne de vote, désistement ambigu, coup de pied de l’âne (du style « appel à faire obstacle à la Droite »), appel à l’abstention : les années récentes ont enregistrées toute la panoplie du parfait torpilleur.

Bien sûr, c’est toujours la faute du candidat de Gauche au second tour, en l’occurrence le Socialiste, s’il perd :
- « il n’était pas assez à Gauche pour les Français » qui, c’est tout de même troublant, préfèrent le candidat de Droite qui comme chacun le sait, est le plus à gauche,
- « sa campagne était mauvaise »,
- « il y a eu une erreur de casting ».

La réalité, c’est que la France est de plus en plus ancrée à Droite et que pour triompher à la Présidentielle, un candidat de Gauche doit créer une dynamique d’espoir dans le pays.

L’organisation de Primaires à Gauche est susceptible de créer les conditions d’une telle victoire.

Cette Primaire doit-elle être ouverte aux citoyens non encartés dans des partis ?

La réponse est bien entendu : « Oui ».

Sinon, on revient à la triangulaire (Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal) interne au Parti Socialiste.

En effet, le fait que le candidat soit choisi par de nombreux électeurs de Gauche va susciter un engouement, une adhésion précoce, un mouvement populaire notamment pour orienter le programme.

Qui pourra se présenter à cette Primaire ?

Il y aura des candidats du Parti Socialiste : c’est une évidence au vu des personnalités et des ambitions déjà affichées.

Je ne vois pas personnellement comment on pourrait empêcher un candidat issu d’un autre parti de Gauche de se présenter : il s’agit bien, dès lors, d’une « Primaire de la Gauche ».

Qu’aucun candidat des Verts, du Parti Radical de Gauche, du Parti Communiste Français, du Mouvement Républicain et Citoyen ne s’y risque, pour pouvoir se compter au premier tour, pour faire valoir ses idées et son programme ou pour éviter d’être défait, n’y changera rien.

C’est le corps électoral, fait de personnes allant voter volontairement à cette Primaire, qui donnera le « la ».

Si les gens de Gauche se déplacent massivement, alors ce sera une « Primaire de la Gauche » et des candidatures concurrentes ne pourront pas effacer l’étiquette « Candidat de la Gauche au premier tour » qui accompagnera le vainqueur de la Primaire.

C’est donc la popularité, la réussite de cette Primaire qui fera la décision.

Si elle est boudée par les Français, ce qui sera le signe précurseur de l’incapacité à initier un mouvement de masse, nous reviendrons au fonctionnement des élections présidentielles de 2002 et de 2007, ouvrant en 2012 un boulevard à Nicolas Sarkozy qui vient d’unifier la Droite en agrégeant « Chasse Nature Pêche et Traditions » (sauf pour l’Hérault) et le « Mouvement Pour la France » de Philippe De Villiers à son puissant parti, l’Union pour la Majorité Présidentielle.

03/09/2009

Heures supplémentaires et pouvoir d’achat (suite)

Qu’en est-il de l’impact réel de la loi du 21 août 2007 en faveur du Travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat, dite TEPA ?

Cette loi était sensée « booster » les heures supplémentaires et donner du pouvoir d’achat aux salariés.

Avec le recul maintenant suffisant, soit 18 mois d’application, les résultats statistiques sont sans appel : la loi TEPA n’a eu aucun effet d’incitation.

C’est un coup d’épée dans l’eau sauf qu’elle a incité les entreprises à être plus dur dans leur politique salariale et a donc conduit à une minoration de la croissance du pouvoir d’achat des salariés.

Le volume des heures supplémentaires ou complémentaires sera même plus faible en 2009 qu’en 2006 et il demeure toujours à un niveau « symbolique » : environ 2 % des heures globalement travaillées.

Quels sont les résultats chiffrés ?

Tout d’abord, les heures supplémentaires ne concernent qu’un peu plus d’1 salarié sur 3 (38 % dans le secteur concurrentiel) : c’est fonction de l’activité et de la culture de l’entreprise.

Les entreprises de 10 à 50 salariés sont celles qui font le plus appel aux heures supplémentaires.

Les 2/3 du volume concernent les secteurs de la construction, du commerce, du transport et des services aux entreprises.

Il est possible de rapprocher les chiffres d’une étude en 2006 de la DARES (Délégation de l’animation de la recherche, des études et des statistiques) et les récentes statistiques du Ministère du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité.

En 2006, il était comptabilisé 630 millions d’heures supplémentaires auxquelles il a fallu en rajouter 100 millions, suite à la suppression, fin 2006, du « régime d’équivalence dans les hôtels, cafés, restaurants ».

Au 1er janvier 2007, le « stock » d’heures supplémentaires pouvait donc être chiffré à 730 millions. 5,5 millions de travailleurs étaient concernés.

Les statistiques du 1er trimestre 2009, maintenant connues, donnent toujours 5,5 millions de salariés concernés et une baisse de 11 % sur le 4ième trimestre 2008, sachant que l'année 2008 a totalisé 725 millions d'heures sup.

En extrapolant sur 2009 sans prévoir de nouvelle baisse, cela conduirait pour cette année à 645 millions d’heures supplémentaires.

Le 4ième trimestre 2008 (un très bon trimestre) était en hausse de 12,4 % sur le même trimestre de 2007, tandis que le 1er trimestre 2009 a été très légèrement en hausse de 1,4 % sur le même trimestre de l’année 2008, ce qui démontre qu’il ne faut pas forcément chercher les explications dans la crise actuelle.

Sur le plan individuel, 5,5 millions de travailleurs ont fait en moyenne 132 heures supplémentaires sur l’année 2008. Compte tenu de la loi TEPA, l’avantage financier s’élève à environ 700 euros par an (approximativement 2/3 pour les exonérations de cotisations sociales salariales, 1/3 pour la rémunération en plus et « epsilon » pour le gain d’impôt, soit environ 2 %, ce qui dévalue fortement le terme de « dispositif de défiscalisation » employé par le Gouvernement).

Ce gain représente en année pleine 3,4 % de hausse de salaire pour les travailleurs effectuant des heures supplémentaires.
Pour l’ensemble du salariat, c’est +1,3 % de pouvoir d’achat sur 18 mois (soit 0,9 % en rythme annuel sur 2007 et 2008 et plus rien à attendre de la mesure pour 2009 et les années qui viennent).

Ce rythme de gain de pouvoir d’achat est à comparer aux 1,5 % à 2 % régulièrement obtenus, à travail égal faut-il bien préciser, par le système traditionnel des augmentations de salaires ces dernières années.

Pour l’employeur, le coût n’est pas loin de zéro pour les entreprises de moins de 20 salariés et proche de 1 euro de l’heure pour les autres.

On est très loin de l’annonce tonitruante et insidieuse (puisque les heures supplémentaires existaient déjà avant la loi TEPA !) de Nadine Morano, la Secrétaire d’état à la famille, le 2 février 2009 : « Quand on regarde la loi TEPA, le nombre d’heures supplémentaires faites [en 2008] par 5,5 millions de Français, c’est 750 millions d’heures. Elles rapportent à nos concitoyens 150 euros en moyenne de plus par mois, ce qui fait 1.800 euros par an.»

L’ACOSS (Agence centrale des organismes de sécurité sociale) a indiqué, depuis, que «725 millions d’heures supplémentaires» seulement ont été déclarées sur 2008.

Quant aux 1.800 euros, ils intègrent sûrement le gain préexistant à la loi TEPA.

Pour la collectivité, le coût est actuellement d’environ 3 milliards d’euros par an pour le dispositif « heures supplémentaires », à comparer aux 9,5 milliards du coût total annuel de la loi.

La loi TEPA n’a pas vraiment égalé :
- ni la performance de la loi sur les « 35 heures » et les 700.000 créés à la clef,
- ni les gains de pouvoir d’achat traditionnels liés notamment aux gains de productivité dans nos entreprises.

Le slogan « Travailler plus pour gagner plus » sonne maintenant creux et faux.

La loi TEPA n’a pas permis de travailler plus.

Un tiers des salariés ont pu gagner plus (en moyenne 700 € par an) mais seulement grâce à des transferts venant du contribuable (environ 3 milliards d’euros par an).

 

31/08/2009

Heures supplémentaires et pouvoir d’achat

Les Français ont élu en 2007 le seul candidat qui affichait très ouvertement son libéralisme.

Cette idéologie néo-libérale, plus ancrée culturellement dans les pays anglo-saxons dont Nicolas Sarkozy était un admirateur et un chantre, a connu depuis de sérieux revers avec la crise des prêts hypothécaires américains puis le crack boursier de l’automne 2008 et la récession économique que le Monde connaît depuis.

Globalement, c’est l’ensemble du programme du candidat Sarkozy à la Présidentielle qui est, à ce jour, en faillite.

Non, tout le monde ne peut pas être propriétaire de son appartement car en fait tous les foyers ne sont pas suffisamment solvables et les prêts hypothécaires n’offrent qu’une solution illusoire.

Non, les retraites par capitalisation ne peuvent pas remplacer les retraites par répartition car beaucoup de Français sont dans l’incapacité de dégager une épargne suffisante. Qui plus est un placement à long terme est toujours risqué.

Non, les prélèvements obligatoires ne sont pas trop élevés en France (les statistiques sont d’ailleurs assassines pour les gouvernements de Droite, Balladur, Juppé, Raffarin, De Villepin et Fillon, qui sont responsables des 4/5 de l’augmentation du taux des prélèvements obligatoires, le Gouvernement Jospin s’étant même payé le luxe de les baisser 3 années de suite) à condition bien entendu d’avoir une politique réussie de stimulation de l’économie et de maîtrise des finances publiques, conduisant à une croissance et une amélioration du bien-être pour tous.

Non, concernant les augmentations de salaires, les travailleurs ne doivent pas seulement bénéficier d’une part des bénéfices de l’entreprise, comme le propose le Président de la République.

Ils doivent pouvoir, surtout et d’abord, percevoir une part de la valeur ajoutée supplémentaire d’une année sur l’autre, cette croissance de la valeur ajoutée étant le fruit des gains de productivité auxquels le salariat contribue.

Non, le slogan « Travailler plus pour gagner plus » n’est pas de nature à engager un pays développé comme le nôtre dans la voie de la prospérité.

En effet, le dessein de Nicolas Sarkozy était en réalité de baisser le coût du travail pour les entreprises. Or, il est impossible d’essayer de concurrencer la Chine ou les autres pays émergents sur ce terrain.

Une « seule » voie est praticable : celle du « Travailler mieux pour gagner plus ». C’est le choix des Allemands qui misent sur le travail qualifié et visent la production de produits et services haut de gamme ou d’innovation de pointe.

Il existe aussi la voie du « Travailler mieux pour gagner mieux » : à l’heure de la crise économique, il n’y a peut-être pas d’autre issue si les entreprises sont dans l’incapacité d’augmenter les salaires.

Gagner mieux, cela signifie avoir un salaire plus assuré, donc subir moins de périodes de chômage.

Cela nécessite un partage du travail (le coût d’un chômeur étant de toute manière en moyenne le même que celui d’un travailleur au SMIC, sans le bénéfice gratuit de la formation capitalisée au jour le jour dans l’activité au sein de l’entreprise) et donc la réactivation d’une politique du type « 35 heures », à adapter aux nouvelles réalités du pays.

Parlons maintenant de la mise en œuvre du slogan « Travailler plus pour gagner plus » par le Gouvernement Fillon.

La loi du 21 août 2007 en faveur du Travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat (dite loi TEPA) a mis en place un dispositif d’encouragement aux heures supplémentaires.

L’idée du Gouvernement était que les augmentations de salaires systématiques n’étaient plus souhaitables et qu’elles pouvaient avantageusement être remplacées par un travail supplémentaire.

Suite à cette loi, les salariés bénéficient de l’exonération des cotisations sociales (avantage limité à 21,5 %) et de l’impôt sur le revenu (depuis le 1er octobre 2007) pour le paiement des heures supplémentaires (salarié à temps complet) ou complémentaires (salarié à temps partiel).

En outre, les 4 premières heures supplémentaires ont vu leur majoration passer de + 10 % à + 25 %, majoration elle-même exonérée d’impôt sur le revenu.

De son côté, l’employeur de moins de 20 salariés bénéficie d’une baisse de cotisations sociales de 1,50 €/heure. Le montant est de 0,50 €/heure pour les entreprises de plus de 20 salariés.

Le signal donné, "importance pour un pays de travailler" et "plus grande flexibilité de l’organisation du travail pour les entreprises", est en soi louable.

Encore faut-il avoir un dispositif efficace, qui ne soit pas un gadget, d’autant qu’il a un coût pour l’Etat et notre système de couverture sociale.

Suite de la note : lundi 31 août

 

22/08/2009

Recyclage verre, carton et papier

Les élus locaux ont pris conscience, depuis maintenant près de 2 décennies, de l’importance du recyclage et de la valorisation des déchets, notamment ménagers.

Sur Montpellier, on est notamment passé de la décharge du Thôt à Lattes, recevant les ordures de la capitale régionale puis d’autres communes avoisinantes, à :
- des points propreté (20 au total) pour récupérer les déchets triés,
- l’aiguillage d’une petite partie des déchets sur l’usine d’incinération de Lunel-Viel (Ocréal),
- une usine de tri (Déméter) pour la poubelle jaune (déchets valorisables),
- une usine de méthanisation (Amétyst) pour la poubelle orange (déchets organiques fermentescibles.

Il est vrai que la loi du 13 juillet 1992 a été une révolution.

Elle a posé le principe du traitement et de l’enfouissement sur le territoire même de production des ordures (on ne voit plus ces bateaux de la honte qui évacuaient une partie de nos ordures dans les pays du Tiers-Monde).

Elle a aussi interdit, à partir de juillet 2002, les décharges, plus ou moins sauvages à l’époque (avec incendies fréquents, envols de plastiques, pollution visuelle et quelquefois des nappes phréatiques).

Elle a obligé au tri des ordures : depuis, seuls les déchets n’étant plus susceptibles d’être traités, dans les conditions techniques et économiques du moment, vont en Centre de stockage des déchets ultimes (CSDU, notamment celui de Castries).

Cette loi a été approuvée sous le Gouvernement Bérégovoy, la Ministre de l’environnement étant – qui s’en souvient encore ? – Ségolène Royal !

Pour l'anecdote, la loi du 13 juillet 1992, décidément innovante, traitait aussi du contrôle et de la dissémination des organismes génétiquement modifiés (OGM).

Focalisons-nous maintenant sur le tri et le recyclage du papier, du carton et du verre sur l’Agglomération de Montpellier, cette dernière ayant fourni des chiffres (Chiffres du recyclage en 2008 du verre et du papier-carton sur l'Agglomération de Montpellier) :
- collecte du papier dans les Points verts et dans la poubelle jaune, d’une part,
- collecte des emballages dans la poubelle jaune + du verre aux Points verts (colonnes de verre dans les villages et les quartiers) + des cartons auprès des commerçants, d'autre part.

Les communes les plus vertueuses sont dans l’ordre : Saint-Drézéry (110 kg de recyclage par habitant et par an), Restinclières (106), Beaulieu (105), Baillargues (102), Saint-Brès (102), Cournonsec (99), Saint-Geniès des Mourgues (98), Le Crès (97), Jacou (96), Montferrier sur Lez (95) et Murviel les Montpellier (95), tandis que Montpellier est bonne dernière avec 36 kg/hb/an.

Les moyennes nationales constatées sont en secteur urbain de 28, en secteur semi-urbain de 49 et en milieu semi-rural de 58.

Le constat est donc que la mobilisation citoyenne est très forte au Nord-Est de Montpellier.

Le Grenelle de l’environnement a fixé comme objectif en 2012 le recyclage de 75 % des 86 kg/hb/an, soit l’atteinte du chiffre de 64,5 kg/hb/an alors que l’Agglomération de Montpellier atteignait seulement 44 en 2008.

Il reste donc des efforts à fournir rapidement puisqu’il faut augmenter le recyclage d’environ 50 % en 3 ans !

A ce sujet, les communes vertueuses, citées plus haut, ne représentant que 12,5 % de la collecte : l’implication de tous est donc nécessaire.

Nous sommes en réalité tous solidaires car pour atteindre d’excellents résultats, les habitants des villages périphériques de Montpellier doivent aussi compter sur des progrès de la Ville-centre.

Urbains, « semis-urbains », « semis-ruraux » : même combat !

Tout ce qui est trié et valorisé ne finit pas à l’enfouissement, ce qui permet d’éviter la saturation du CSDU existant et la nécessité de trouver sans cesse de nouveaux sites, jamais très prisés par les populations voisines.

Mais, au fait, au-delà de cet avantage non négligeable, pourquoi récupérer verre, papier et carton ?

D’après Eco-Emballages, 1 tonne de papier-carton recyclé, c’est en terme d’économies :
- 0,04 tonne d’équivalent CO2, en terme d’émission de gaz à effet de serre (soit le même ordre de grandeur que pour 300 km en voiture),
- 1,4 tonne de bois (à peu près l’équivalent de la productivité annuelle d’une forêt de pin d’Alep sous notre climat),
- 48,2 m3 d’eau (alors que la consommation domestique annuelle moyenne s’élève en France à 48 m3/hb/an),
- 10.250 kWh d’énergie (sachant que la consommation annuelle moyenne au domicile se chiffre à 10.300).

Quant au verre recyclé, c’est pour une bouteille (sa masse est d’environ 500 g pour une contenance d’1 litre) une économie de :
- 208 grammes de CO2 (environ 1,5 km en voiture),
- 658 Wh d’énergie (l’équivalent de 4 heures de télévision).

A titre de curiosité, à la tonne, le recyclage du verre économise 10 fois moins d’énergie que celui du papier-carton mais, en revanche, économise 10 fois plus de CO2 (l’équivalent d’environ 3.200 km de voiture !).

Pour qu’il continue à faire bon vivre à Montpellier et dans les villages alentours, soyons de bons citoyens : le geste quotidien du tri est un des meilleurs ralentisseurs du réchauffement climatique.

08/08/2009

Le rural victime de la déferlante libérale

Les territoires ruraux sont abandonnés par le Gouvernement Fillon, au nom d’une forte idéologie libérale.

On ne compte plus en France les perceptions, les bureaux de poste, les hôpitaux et autres services publics qui ferment.

A la rentrée scolaire prochaine, la vague aveugle de coupes budgétaires va frapper, non plus seulement en terme d’insuffisance d’enseignants remplaçants, mais en terme de fermeture sèche de classes.

Fin 2008, pour la première fois dans l’histoire de la défiscalisation du logement neuf à objet locatif (notamment lois Lienemann, Besson, de Robien, Borloo), le Gouvernement de Droite a exclu du nouveau dispositif, dit Scellier, les communes rurales : exit donc les investisseurs dans la pierre en milieu rural et la dynamisation de la construction en cette période de marasme économique.

Pendant les décennies 80 et 90, au vu de l’émergence de nouvelles technologies, telles la téléphonie satellitaire, Internet et l’espoir du télétravail, au vu de la dématérialisation des échanges et de l’importance du cadre de vie pour les travailleurs, notamment les cadres, nous avons pourtant crû, avec satisfaction, au grand retour de la campagne. Le rural avait alors le vent en poupe et l’occupation du territoire était à la fois un objectif et une réalité rassurante.

Certes, la population agricole allait en disparaissant et la catégorie socioprofessionnelle dominante était devenue celle des ouvriers, ce qui dénotait d’une profonde mutation culturelle, mais la dépopulation s’était arrêtée. Mieux, avec le phénomène de rurbanisation, avec l’arrivée de néo ruraux, de très nombreux territoires ruraux se repeuplaient.

L’élection de Nicolas Sarkozy a constitué un tournant d’autant plus saillant que Jacques Chirac était, lui, un défenseur du monde rural.

Le Gouvernement tait cette politique de la terre brûlée mais garde un cap inflexible : les menaces de démission de certains édiles n’ont pas ébranlé son indifférence.

Le désert guette déjà de nombreuses zones isolées de l’Est ou du Massif Central. Tout va très vite quand l’école ferme, quand le médecin s’éloigne à quelques dizaines de kilomètres, quand les incessants, mais obligatoires, déplacements en voiture deviennent trop coûteux.

Même si dans l’Hérault, la ville est rarement loin, certaines communes rurales sont déjà en voie de paupérisation.

Moins d’habitants, c’est en effet plus de logements vacants, moins de rénovation immobilière et moins de taxe d’habitation. Moins d’habitants, c’est aussi moins de clientèle pour les petits commerces, moins de main d’œuvre qualifiée et un tissu d’entreprises qui se délite d’où moins de taxe professionnelle et moins de services marchands.

Les territoires ruraux sont mis en concurrence avec les autres territoires français comme étrangers : comment gagner cette compétition avec des contraintes d’éloignement, d’enclavement, avec des réseaux d’eau potable, d’assainissement, de téléphone, d’électricité forcément plus coûteux qu’en ville, avec une population exigeant quasiment le même niveau de services (restaurant scolaire, garderie des enfants, culture), sans un solide appui spécifique de la collectivité nationale ?

Alors, reste-t-il un espoir, une marge de manœuvre, aux territoires ruraux, du fait de leur mise à l’index, de fait, par le Gouvernement Fillon ?

Et bien, tout d’abord, il faut que les territoires ruraux exploiter au maximum leurs propres ressources : notamment l’espace, les paysages, le tourisme, le bois, l’agriculture de proximité, le petit agro-alimentaire.

Mais aussi, il leur faut profiter de la possibilité de se regrouper entre collectivités de même taille ou avec les villes voisines.

Et enfin, il faut que les territoires ruraux contractualisent, dans une optique forcément de développement durable, avec leur Conseil général, leur Conseil régional sur les opérations liées au développement économique et bien sûr avec l’Europe qui sont les fidèles soutiens du monde rural.

04/08/2009

Bois-énergie : un chantier post-incendie à Clapiers

Les communes de Montferrier et de Clapiers ont subi un incendie au mois d’août 2008 qui a détruit 18 hectares de forêt.

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La forêt dévastée par l’incendie


Un an après le sinistre, la Commune de Clapiers a décidé de faire transformer le bois sur pied, en partie calciné, en plaquettes forestières. En effet, la valorisation post incendie pour la pâte à papier est impossible.

En outre, les arbres morts représentent un danger pour les promeneurs.

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La déchiqueteuse automotrice broie une grume impressionnante


Le chantier a été mené par une entreprise spécialisée. Il a nécessité le travail coordonné :
- d’une déchiqueteuse à bois automotrice de grande puissance (investissement en neuf tout de même de l’ordre de 800.000 €),
- d’une semie remorque pour le transport vers le lieu de séchage des plaquettes forestières,

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Le débardeur traîne les arbres coupés mais non élagués


- d’un débardeur, gros tracteur forestier articulé, pour extraire les grumes et les traîner jusqu’à la déchiqueteuse,
- d’un broyeur à végétation basse pour laisser une chance à la régénération naturelle des essences forestières.

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La broyeuse fait place nette


Les plaquettes forestières ont une utilité énergétique dans les chaufferies-bois collectives et individuelles .

1 m3 de bois = 0,6 tonne de matière sèche
= 0,25 tonne équivalent pétrole économisé = 0,6 tonne de CO2 non émis

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Les élus de Clapiers, les agents de l’ONF et l’entrepreneur


Si le bois feuillu trouve un débouché naturel en bois-bûche (Chêne-vert, Arbousier notamment), le bois résineux, du fait de son pouvoir calorifique plus important (présence de résines) est particulièrement intéressant sous forme de plaquettes forestières.

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La trémie de la déchiqueteuse remplie de plaquettes forestières


Le chantier organisé à Clapiers est un des premiers dans le Sud de la France : c’est une initiative d’avenir à l’heure où l’on doit s’affranchir du pétrole.

Qui plus est, la plaquette forestière est le combustible le meilleur marché. Il revient de l’ordre de 3 cts d’€ le kilowatt-heure, contre environ 5 cts d’€ par kWh pour le gaz naturel, 6 cts d’€ par kWh pour le fioul domestique et 11 cts d’€ par kWh pour l’électricité.

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La plaquette forestière


De grandes quantités de bois-combustible peuvent être extraites des pinèdes du Nord de Montpellier, dans le cadre de leur gestion durable.

Cette richesse naturelle est à exploiter pour créer des emplois et réduire le risque de feu de forêt.

La Commune de Clapiers a d’ailleurs un projet de chaufferie-bois et de réseau de chaleur pour alimenter ses écoles, permettant de substituer au gaz, énergie fossile, du bois, énergie renouvelable issue de gisements de proximité.

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Vu du chantier : panorama sur le front d’urbanisation de Clapiers au Nord


L’Association des communes forestières de l’Hérault, COFOR34, financée par le Département de l'Hérault, l'ADEME, la Région Languedoc-Roussillon et l'Europe, fait la promotion du bois-énergie.

Deux ingénieurs, Elodie Payen et Fabien Reverchon, conseillent les collectivités, notamment territoriales, sur les chaufferies-bois et la ressource forestière.

01/08/2009

Danger de privatisation à la Poste (suite)

Quelles incidences aurait une privatisation de la Poste :
- la logique marchande l’emporterait avec une réorientation du personnel sur le commercial,
- la société chercherait à optimiser ses profits en réduisant le nombre de bureaux de poste,
- une rentabilité à court terme serait recherchée pour satisfaire les actionnaires privés (notamment les fonds de pensions américains, les fonds souverains russes ou des pétromonarchies),
- le marché du courrier des particuliers, actuellement non rentable, serai délaissé au profit de celui des entreprises qui permet des bénéfices (les concurrents baisseraient donc les prix sur les clients à courtiser, c’est-à-dire générant beaucoup d’envois, et augmenteraient le tarif du courrier des particuliers, voire même espaceraient ou abandonneraient son acheminement).

Existe-t-il une alternative publique ?

Oui, bien sûr. L’Etat peut continuer à être l’unique actionnaire de La Poste.

Cela limiterait bien entendu son expansion à l’étranger : l’entreprise pourrait moins pénétrer les marchés allemands, anglais, scandinaves, etc.

Cela obligerait bien entendu à augmenter le prix du timbre pour payer décemment les postiers, pour moderniser les outils de tri et de distribution, pour avoir partout en France un service de qualité. On ne peut pas en réalité tout avoir, contrairement à ce que beaucoup de démagogues laissent entendre : être propriétaire de la structure, jouir d’un service impeccable et en plus vouloir la « gratuité » (l’Europe impose justement que se soient les bénéficiaires du service qui le payent et non le contribuable).

En effet, si l’entreprise publique n’est pas profitable et donc pas capable de dégager d’importantes masses financières pour son développement et sa modernisation, c’est bien l’argent privé que lui promet le Gouvernement Fillon (2,7 milliards d’€ d’augmentation de capital à l’occasion de la privatisation) qui s’y substituera forcément.

Bien sûr, l’entreprise publique devra s’adapter (mais elle l’a toujours fait sinon elle n’aurait pas subsisté) :
- en réduisant ses coûts (200 millions d’€ d’économies de frais de fonctionnement déjà prévues en 2009),
- en se focalisant plus encore sur le « service au public », en affectant plus de personnel aux guichets et au conseil en général,
- en modernisant ses plates-formes de tri (c’est en cours),
- en se redéployant vers le colis dopé par le commerce électronique et en trouvant des solutions à l’évolution en « peau de chagrin » du courrier remplacé rapidement par la messagerie électronique et autre transmission numérique,
- en offrant de nouveau services (livraison de médicaments, boutique spécialisée, etc.).

L’avenir de la Poste stigmatise un clivage très fort entre Droite et Gauche.

La Droite considère qu’une privatisation est souhaitable pour des raisons d’idéologie néolibérale : « le marché s’auto-organise » ; « le privé est plus efficace » ; « il faut passer d’une logique d’usager à une logique de client » ; « l’Etat doit se cantonner strictement à ses pouvoirs régaliens », etc.).

Signalons au passage que lors des privatisations précédentes, les gouvernements de Droite ont en règle générale bradé les entreprises publiques, pour deux raisons :
- la privatisation est intervenue dans une période peu propice (notamment dans la crise actuelle, la Bourse n’est pas au plus haut et les acheteurs sont peu solvables, moins nombreux et donc moins tentés de surenchérir),
- le Gouvernement a souhaité choisir les actionnaires de références, ce qui a empêché la concurrence d’investisseurs étrangers ou n’entrant pas dans la stratégie industrielle envisagée.

La Gauche considère quant à elle que les services publics ont un avenir, qu’ils sont indispensables au maintien de la cohésion sociale. Le Parti Socialiste pense, en outre, qu’ils doivent évoluer vers le « service au public », c’est-à-dire s’adapter sans cesse pour être performants.

Une Poste privatisée, même avec un cahier des charges imposé par l’Etat pour garantir un minimum de missions de Service public, sera au service de quelques millions d’actionnaires français ou étrangers (dont beaucoup de petits, complices à leur corps défendant bien souvent détenant des actions au travers d’autres produits financiers sans le savoir), dont la seule motivation sera le profit monétaire et pénalisera les plus fragiles des Français (personnes peu mobiles, personnes très âgées, foyers à faible pouvoir d’achat, ruraux, habitants des banlieues à faible densité de bureaux de poste, etc.).

L’attachement des Français devra être démonstratif dans les mois à venir pour faire reculer le Gouvernement Fillon.

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31/07/2009

Danger de privatisation pour la Poste

Le Président de la République a reporté son projet de transformation de la Poste en société anonyme (SA) au lendemain des Européennes, bien que le projet de loi ait été déjà prêt avant le mois de juin.

Il s’agissait en effet de ne pas alarmer les Français en pleine campagne électorale.

Et pourtant, le Parti Socialiste ne s’y est pas trompé : c’est bien un premier pas vers l’entrée de nouveaux actionnaires minoritaires puis l’introduction en Bourse et enfin la privatisation totale.

Cette dernière heurte bien sûr les syndicats des postiers qui défendent un service public de qualité mais c’est aussi une mesure impopulaire chez les Français.

L’ouverture totale à la concurrence pour le courrier ordinaire (plis de moins de 50 grammes sachant que pour les colis et les autres lettres cette ouverture à la concurrence existe déjà) est prévue au 1er janvier 2011 (tout comme le Livret A a été banalisé au 1er janvier 2009).

Il est bon toutefois de préciser que l'ouverture à la concurrence n'oblige en rien l'État français à modifier le statut de cette entreprise publique...

Ni le Traité de Lisbonne, ni même le Traité Constitutionnel Européen, rejeté par référendum par les Français le 29 mai 2005, n’obligent à la privatisation des Services publics : il s’agit bien d’une volonté franco-française de céder au privé une entreprise qui appartient à tous les Français. Il ne s’agit absolument pas d’une contrainte mais d’un choix politique.

La concurrence libre et non faussée est possible entre des structures publiques et privées. C’est légal au niveau européen. Et il n’est pas certain que dans un combat concurrentiel loyal, une entreprise publique ne sorte pas vainqueur du fait de la qualité de ses agents, de la gestion désintéressée, de la priorité donnée au long terme, c’est-à-dire au non spéculatif.

Si l’Etat français subventionnait la Poste, ce ne serait pas en revanche admis mais il s’agit d’une entreprise qui équilibre ses comptes sans aide de l’Etat, qui peut investir et qui fait des bénéfices (943 et 549 millions d’€ d’excédents respectivement en 2007 et en 2008).

La Poste est le plus vieux service public de proximité de notre pays.

En tant que Service public, la Poste assure :
- un accès universel aux services bancaires pour ceux qu’aucune structure financière n’accepte de bancariser,
- un lien social en milieu isolé, notamment auprès des personnes âgées,
- une péréquation des tarifs qui fait que l’envoi d’une lettre à partir de la Lozère ne coûte pas plus cher qu’à partir de Montpellier,
- un tarif préférentiel pour la distribution de la presse,
- un égal accès pour les usagers qui fait que la relève et la distribution du courrier interviennent à la même fréquence à la ville qu’à la campagne.

Suite de la note le 1er août 2009.

26/07/2009

L’emploi à Montpellier et sur les villages alentours

Le crise économique a conduit dès l’été 2008 à une baisse de l’emploi salarié. La crise financière de l’automne 2008 a précipité ce déclin.

Au premier trimestre 2009, en tenant compte des fluctuations des missions d’intérim, l’industrie a perdu en France 7,5 % de ses effectifs, le BTP (bâtiment et travaux publics) 1 % tandis que le tertiaire est resté stable.

Globalement, ce sont 175.100 postes de travail qui ont été perdus en 3 mois. Le nombre de salariés dans des secteurs concurrentiels a donc été ramené, au 31 mars 2009, à 16.478.200.

Alors que le chômage avait atteint en France un minimum après le passage aux 35 heures (près de 700.000 emplois directement générés par les lois Aubry), il atteint maintenant un sommet historique.

Compte tenu de son économie spécifique, avec en l’espèce quasiment pas d’industrie, le bassin d’emplois de Montpellier, comprenant de très nombreux villages alentours, a subi plus tardivement la contraction de l’emploi salarié.

En effet, la construction régresse ici moins qu’ailleurs, essentiellement du fait :
- des investisseurs privés dans la pierre, alléchés par les avantages fiscaux de la loi Scellier,
- des investissements des collectivités territoriales, comme par exemple avec la construction du Lycée Pierre Mendès-France par la Région Languedoc-Roussillon (les collectivités territoriales réalisent en France les 3/4 des investissements publics, qualifiés de « Formation Brute de Capital Fixe, et elles ont fourni un effort supplémentaire en 2009 compte tenu de la conjecture économique).

Sur Montpellier et sa périphérie, les PME sont nombreuses et très diversifiées ce qui permet une meilleure résistance.

Il n’y a donc pas de plans de licenciement massif.

La plupart des entreprises locales parviennent à maintenir leur activité mais elles ne génèrent plus de nouveaux emplois.

Toutefois, compte tenu de la prééminence du tertiaire, où les emplois sont plus particulièrement précaires et de l’afflux démographique plus difficilement absorbable par le tissu économique local, le chômage dans le Montpelliérain croît substantiellement.

En fait, les agences du Pôle Emploi à Montpellier et autour ont constaté :
- une réduction immédiate des missions d’intérim et de remplacement,
- la division par 2 du nombre d’offres d’emploi en moins d’un an,
- une augmentation de l’ordre de 15 % du nombre de demandeurs d’emploi à temps plein (dit catégorie A),
- un impact plus fort de la dégradation du chômage sur les plus publics fragiles : jeunes de moins de 25 ans peu ou pas qualifiés, salariés en CDD ou en intérim,
- une modification dans le profil des inscrits avec plus de jeunes diplômés, d’agents de maîtrise, voire de cadres et enfin de travailleurs à compétences très spécifiques, dorénavant moins sollicités en intérim,
- une mobilisation, avant même la perte de leur poste, des salariés en fin de contrat, en vue de rechercher un autre emploi.

Les salariés constatent de leur côté une tension nette à la baisse sur le niveau de rémunération maintenant proposé par les employeurs.

Le dynamisme économique de Montpellier est cependant un gage d’espoir avec notamment les chantiers liés à la construction de la 3ième ligne du Tramway et l’ouverture du vaste centre commercial d’Odysseum.

24/07/2009

Dédoublement de l’autoroute A9

Le projet de dédoublement de l’autoroute au droit de Montpellier entre Saint-Jean de Védas et Baillargues date de 1994. L’objectif de séparation des trafics locaux et de transit a été énoncé dès les années 80, l’autoroute A9, « La Languedocienne », ayant été mise en service en 1967.

Lors de l’enquête publique de 2005, les habitants de Lattes et plus encore de Baillargues se sont fortement mobilisés contre le projet.

Les Baillarguois ont pointé à cette occasion « un projet vieux de 15 ans » qui ne tenait pas compte de l’évolution de l’urbanisation, arrêté par les Services de l’Etat sans concertation, déficient quant aux études sur le bruit et la pollution.

La Commission d’enquête a rendu un avis défavorable le 27 mars 2006 ce qui n’a pas empêché le Préfet, correspondant local du Gouvernement Raffarin sous la Présidence de Jacques Chirac, de prendre, la même année, une Déclaration d’Utilité Publique.

A l’époque, le Préfet annonçait un début des travaux en 2007-2008 et une mise en service en 2.011. La montre semble comme arrêtée !

Depuis, le Gouvernement Fillon a demandé, le 5 mars 2009, aux Autoroutes du Sud de la France de surseoir aux procédures d’expropriation et de fouilles archéologiques.

C’est qu’un groupe d’experts a rejeté comme non satisfaisantes, en juillet 2009, les deux options qui lui étaient soumises : en l’occurrence, création d’une seconde autoroute ou élargissement à 2 x 4 voies de l’autoroute actuelle.

Le coût était déjà estimé à 385 M€ HT en 2004 (dont 73 M€ de mesures d’atténuation et de compensation pour l’environnement) !

Avec 120.000 véhicules par jour lors des grands chassés-croisés, l’autoroute A9 au droit de Montpellier sature quelques jours par an mais aucune mesure d’étalement des départs en vacances n’est prévue.

C’est le problème du tout camion qui se pose durant le reste de l’année : le ferroutage et plus encore le merroutage sont, il est grand temps, à promouvoir.

C’est aussi le problème du flux pendulaire entre Montpellier et les villages avoisinants, matin et soir, avec la mise en danger des automobilistes arrêtés sur l’autoroute par des sorties saturées et doublés à grande vitesse par le flot du transit : le transport en commun rapide (Tramway, bus à haute qualité de service, TER) sont à ce sujet prometteurs.

Les solutions de sortie du blocage actuel imaginées ne sont pas à la hauteur des risques d’accidents encourus. En effet, l’élargissement des sorties autoroutières débouchera sur des voies urbaines qui ne peuvent en aucun cas absorber un trafic local sans cesse croissant.

Il vaudrait mieux créer, dans un premier temps, deux nouveaux échangeurs : l’un à Odysseum et l’autre au Zénith.

Il vaudrait mieux aussi imposer des restrictions de vitesses plus importantes :
- la Fédération Nationale des Transports Routiers préconise elle-même une limitation à 80 km/h pour les camions sur autoroute afin d’économiser 12 millions de tonens d’émission de CO2 sur les 35 émis par le transport routier de fret, plus l’interdiction faite au poids lourds de dépasser,
- la régulation par affichage des vitesses maximales, pour les véhicules de tourisme, en fonction de l’état du trafic, fluidifie la circulation et minore fortement les risques d’accidents.

Enfin, la mise en application de la proposition des députés UMP de créer une nouvelle autoroute au Nord de Montpellier serait désastreuse en terme de délais (impossibilité de financer des travaux pharaoniques avec de nombreux remblais et viaducs dans un secteur à relief marqué) et d’atteinte aux paysages comme au cadre de vie des cantons de Saint-Gély du Fesc, Castries, Claret et Lunel.

21/07/2009

Forum Social Hauts Cantons 34

2ème Forum Social des Hauts Cantons
les 28, 29 et 30 août 2009 à Bédarieux (Hérault)


"Un lieu où chacun est invité à participer"


Pendant ces 3 jours, le Forum rassemblera des ateliers pratiques, des débats publics, des conférences et des séminaires, une foire aux alternatives, un marché paysan.
Voici les thèmes qui seront abordés :
- Communication Non-Violente
- Produire et Consommer Local
- Déplacements Doux
- Pluri-activité en Milieu Rural
- Les Déchets
- Atelier Radioactivité (avec la CRIIRAD)
- Petite Enfance et Éducation Alternative
- Phyto épuration et Valorisation de l'eau de pluie
- Eau / préserver l'Orb
- Économie Solidaire (l'exemple de Mondragon)
- Les Couveuse d'Activités Artistiques
- Les Logiciels Libres
- Séminaire Viticulture
- Qu'est-ce que la Richesse ?
- Traction Animale et Portage
- Histoire du Pays Minier
- L'Habitat Groupé Intergénérationnel Autogéré
- Une autre Alimentation Collective
- Décroissance
- Jardiner sans Pesticides
- Le Petit Éolien en auto construction
- Exclusion et Identité
- La Chimie dans nos Assiettes et notre Environnement
- Entreprises d'Insertion

Et aussi des spectacles, des concerts, des courts-métrages dans une ambiance festive et créatrice.

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« L'espoir d'une autre démocratie »

Le Forum Social est un espace de rencontre, ouvert, pluriel et diversifié, non confessionnel, non gouvernemental et non partisan.
Il vise à approfondir la réflexion, le débat d'idées démocratiques, la formulation de propositions, l'échange en toute liberté d'expériences et l'articulation en vue d'actions efficaces d'associations et de mouvements de la société civile qui s'opposent à la domination du monde par le capital et qui s'emploient à bâtir une société planétaire axée sur l'être humain (charte des Principes de Porto Alegre, avril 2001).

Forum Social des Hauts Cantons de l'Hérault
37, rue Saint-Alexandre - 34600 Bédarieux (local FCPE)
Tel : 06 71 53 16 25 - 06 80 36 31 19

fs34hc@gmail.com
http://forumsocialdhc.free.fr/index.htm

19/07/2009

Risque de tsunami en Méditerranée

Le sénateur socialiste de l’Aude Roland Courteau a rendu fin 2007 son rapport intitulé : "Tsunami, un risque réel mais une impréparation manifeste".

En effet, il n’existe aucun dispositif d’alerte en France métropolitaine, contrairement à la zone Pacifique (dont la Polynésie française) où 26 pays se sont associés, suite au tsunami meurtrier du 26 décembre 2004 dans l’océan Indien (plus de 300.000 morts et disparus sur les côtes d’Indonésie, du Sud de l’Inde, du Sri Lanka, de la Thaïlande et notamment de l’île touristique de Phuket).

Le tsunami consiste en un raz-de-marée de cause sismique (déplacement de plaques tectoniques) ou volcanique (explosion, effondrement).

Deux exemples récents attestent de l’existence du risque en Méditerranée :
- en 1979, un petit tsunami entre Nice et Antibes emporte la digue du chantier d’extension de l’aéroport, causant 11 morts,
- en 1986, un petit raz-de-marée submerge sur une hauteur de 2 mètres la plage de Beauduc, près de l’Espiguette, suite à un séisme en mer.

En Méditerranée, la fréquence statistique d’un tsunami meurtrier est estimée à un par siècle.

"La France s'est réfugiée dans l'attentisme. N'attendons pas une catastrophe pour réagir et bouger".

Il existe en effet déjà des modèles de marées et d’ondes de tempête pour estimer les sur-côtes du niveau de la mer.

Il semblerait que l’impact maximum serait en fin de Golfe du Lion, vers la Camargue, du fait d’une topographie favorable (très faibles dénivelées).

Ce qui est principalement à craindre, c’est un tremblement de terre au large de l’Algérie (la plaque tectonique qui porte l’Afrique et la Méditerranée s’enfonce en effet très lentement sous la plaque de l’Europe) ce qui laisse tout de même 2 heures de temps pour évacuer !

Roland Courteau estime à "6 millions d'euros en équipement et 3 millions en fonctionnement" le coût de protection des côtes de la France métropolitaine. Compte tenu de la faiblesse des coûts (qui incombent à l’Etat), l’intéressé dénonce un "manque de volonté politique et de crédits".

En Méditerranée, il n'y a "aucun marégraphe en temps réel, pas de capteurs de pression (tsunamimètre) au fond de la mer, pas de récepteur pour l'alerte", a aussi déploré le sénateur de l'Aude.

Dans un premier temps, souligne le Sénateur socialiste, il faudrait établir des plans de secours, des cartes d'inondation et d'évacuation pour les principaux ports, installer des sirènes ou encore mener des campagnes de sensibilisation de la population.
Les personnes à la plage, notamment les baigneurs, sont particulièrement vulnérables.

Pour le moment, presque 2 ans après le rapport Courteau, le Gouvernement Fillon souhaite seulement "héberger un centre régional d'alerte aux tsunamis qui gérerait l'alerte pour les pays de la Méditerranée occidentale et de l'Atlantique Nord-Est" pour le compte de l’ensemble des pays concernés : une manière de renvoyer à plus tard la protection des populations et d’essayer de faire de bien maigres économies financières.