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18/07/2009

Présidentiables au Parti Socialiste

La Constitution de la 5ème République donne la prééminence au Président de la République sur le Parlement. Le quinquennat et l’organisation de la Présidentielle juste avant les Législatives vont dans le même sens.

Quasiment tous les partis politiques français sont « caporalistes » : un seul homme peut prétendre être candidat.

Ce n’est pas le cas toutefois au Parti Socialiste où le nombre de prétendants est substantiel.

C’est une richesse (humaine) mais aussi une faiblesse (politique).

Passons en revue la galerie des portraits des présidentiables du Parti de Jaurès.

Ségolène Royal : elle a l’avantage d’avoir été une première fois désignée par les militants socialistes face à Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn et d’avoir été la première femme à participer à un second tour de Présidentielle. Elle a toujours le soutien d’une majorité de militants socialistes et elle incarne une Gauche moderne et participative.

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Martine Aubry : elle dirige l’appareil mais un Congrès du Parti Socialiste en 2011 va rebattre les cartes juste avant l’échéance de 2012. Elle peut plus facilement que d’autre envisager un bon report des voix de la gauche de la Gauche car elle incarne un socialisme traditionnel et populaire.

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Dominique Strauss-Kahn : il peaufine son aura et sa stature au Fonds Monétaire International. Sa position d’observateur le favorise en cas de défaillance des autres prétendants : il peut être « l’homme providentiel ». En outre, il est en capacité de capter des voix au Centre, celles qui font les majorités.

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Laurent Fabius : la Présidence de l’Europe semblait devoir lui échoir un jour mais son choix, surprenant, de défendre le Non au Traité Constitutionnel Européen, contre le vote majoritaire des militants, a brouillé son image.

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François Hollande : c’est la première fois qu’un Premier Secrétaire national du Parti Socialiste ne se présente pas à la Présidentielle. L’intéressé pense que c’est partie remise pour 2012. Il garde un réseau extrêmement structuré de relais dans les fédérations départementales ce qui est un avantage concurrentiel.

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Vincent Peillon : il est brillant et dans le sillage de Ségolène Royal. Il était prévu qu’il gère le Parti Socialiste après le Congrès de Reims de novembre 2008 pendant que Ségolène Royal travaillait son image de prochaine Présidente de la France, mais il a manqué une poignée de voix pour qu’il en soit ainsi.

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Manuel Valls : il s’est déclaré au lendemain de l’échec socialiste aux dernières Européennes de juin 2009. Il représente la nouvelle génération, plus réaliste, qui sans renier ses valeurs cherche à proposer une gouvernance plus adaptée aux évolutions de la société française. Si certains le voient en poisson pilote d’un(e) candidat(e), il se prépare plus sûrement pour 2017.

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Pierre Moscovici : c’est un outsider encore peu connu du grand public.

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La nouvelle donne pour la désignation du candidat socialiste en 2012, c’est l’organisation vraisemblable de primaires ouvertes à l’expression des Français se réclamant de Gauche : cela favorise bien sûr les grandes pointures que sont Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn.

Crédit photo : cliché n° 2 Parti Socialiste, clichés n° 1, 3, 4, 5, 6, 7 et 8 Michel Chastaing

14/07/2009

Honneur à Cambacérès

En ce 14 juillet, honneur à Jean-Jacques Régis Cambacérès, un grand révolutionnaire montpelliérain !

Ce fut sans conteste un des principaux artisans de la Révolution française.

Il est né à Montpellier le 18 octobre 1753 d’une famille de magistrats appartenant à la vieille noblesse de robe de la ville. Il est mort à Paris le 8 mars 1824.

Après des études de juriste à la Faculté de Droit de Montpellier, il succède à son père comme conseiller à la Cour des comptes, aides et finances du Languedoc en 1774.

C’est un révolutionnaire actif dès 1789 à la Municipalité de Montpellier. Il devient président du Tribunal criminel de l’Hérault. Il est député de ce département en 1792 à la Convention nationale. Il entre au Comité de sûreté générale et vote l’arrestation des Girondins en 1793. Il devient ensuite président de la Convention en 1794 puis président du Comité de Salut Public après la chute de Robespierre.

Il est élu en 1795 au Conseil des Cinq-Cents. Il est ensuite désigné ministre de la Justice en 1799 ce qui lui permet d’appuyer le coup d’état du 18 brumaire (9 novembre 1799) instituant le Consulat. Il est alors choisi par Bonaparte comme Deuxième Consul.

Avec l’avènement de l’Empire en 1804, il est nommé Archichancelier. Il le restera pendant toute la durée de l’Empire. Lors des absences de l’Empereur, pris sur le théâtre des opérations, il assure l’intérim en présidant le Sénat, le Conseil d’état et en dirigeant les administrations.

Jean-Jacques Cambacérès est le rédacteur de nombreuses lois. Les Montagnards le chargent dès 1793 de coordonner la rédaction du Code civil décidé dès 1790. Ce dernier fut l’objet de plusieurs moutures avant d’être enfin approuvé, à la fin du Consulat, le 30 ventôse an XII (21 mars 1804). On lui donnera le nom de « Code napoléonien ».

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L’ordre ancien, c’était le baptême, le mariage et la sépulture (tous les trois forcément religieux) tandis que l’ordre nouveau, c’est la naissance, le mariage (civil) et le décès.

Le Code civil a supprimé la bâtardise et donc consacré l’égalité des enfants, légalisé le divorce et favorisé l’adoption (trois notions extrêmement modernes).

Ecoutons Jean-Jacques Cambacérès dans son discours à la Convention :
« Il nous reste à considérer le mariage comme la tige des liens qui doivent unir les enfants et les auteurs de leur existence. La voix impérieuse de la raison s’est faite entendre ; elle a dit : il n’y a plus de puissance paternelle ; c’est tromper la nature que d’établir ses droits par la contrainte. Surveillance et protection, voilà les droits des parents ; nourrir, élever, établir leurs enfants, voilà leurs devoirs. »

L’intéressé a en outre participé à la renaissance de la franc-maçonnerie française. Il prit même la direction de toutes les obédiences.

Jean-Jacques Cambacérès était homosexuel. Le Code civil ne reprit toutefois que la dépénalisation de l’homosexualité déjà approuvée par l’Assemblée nationale dès 1791.

Il est à noter que l’intéressé acheta le Château de Saint-Drézéry en 1791, vendu comme bien national par la municipalité de cette commune.

06/07/2009

Mouvement des associations populaires en colère

Dans la lignée des anciennes, Foyers ruraux, Maisons des jeunes et de la culture, comme des nouvelles plus médiatisées, SOS Racisme, Ni putes ni soumises, Les enfants de Don Quichotte, d’autres associations ont éclos dans nos quartiers et nos villages.

Elles ont largement bénéficié, en son temps, des emplois jeunes mis en place par le Gouvernement Jospin.

Le mouvement citoyen qui les anime vise à l’éducation populaire, à la culture pour tous, à l’épanouissement des individus sur leur territoire, à l’émancipation de tout un chacun.

Des hommes et des femmes se prennent en main pour l’alphabétisation des jeunes et des adultes, pour la formation professionnelle, pour le loisir éducatif, pour le développement du sport. Ce sont des bénévoles et des militants du quotidien.

Leur générosité et leur engagement se heurtent aujourd’hui au désengagement volontaire de l’Etat.

Le Gouvernement Fillon ne partage pas en effet la pensée profonde de Victor Hugo :
« Celui qui ouvre une porte d’école, ferme une prison. »

Les délégations de service public que consentait l’Etat (insertion par l’économique, coaching professionnel, accompagnement scolaire, etc.) sont maintenant volontiers confiées à des sociétés privées.

Les subventions précédemment accordées pour soutenir les zones rurales ou les banlieues, que les gouvernements de Gauche savaient productives, sont actuellement au mieux différées et au pire fortement réduites, voire annulées.

Pour défendre une société de justice sociale, 45 associations du Grand Montpellier (notamment ACLE, Passerelles, Nouas, Solidarité DOM-TOM) se sont regroupées le 30 juin 2009 devant la Préfecture de l’Hérault pour manifester leur incompréhension face au désengagement coupable de l’Etat.

Elles ont constitué un Collectif, appelé F2ATP, soit en clair : Fédération des associations et des acteurs des territoires populaires.

Le moment est grave car certaines associations connaissent de sérieuses difficultés de trésorerie tandis que d’autres ont même dû licencier du personnel et réduire leur offre de services, restreignant leur rôle de service public et d’intérêt général.

Le résultat, c’est que tout un pan de la jeunesse et des classes moyennes est sacrifié sur l’autel de priorités budgétaires et idéologiques contestables.

Pourtant, qu’il est beau et qu’il est noble ce combat que mène ces associations pour l’égalité sociale en direction des catégories les plus précarisées de notre société.

02/07/2009

Naissance de Montpellier Villages

« Etre né quelque part
Pour celui qui est né
C’est toujours un hasard »
Maxime Le Forestier


La magie de notre pays languedocien, c’est que très peu y sont nés mais que beaucoup s’y retrouvent.
Alors, quand le hasard a fait que l’on y est né, on ne peut qu’être honoré, enchanté, de la passion que lui porte ceux qui choisissent d’y vivre.
La capitale régionale est au bout du regard. Elle est dans nos têtes. Beaucoup d’entre nous y travaillent, y étudient, s’y distraient ou s’y approvisionnent.
Pourtant, le magnétisme du village, ou du quartier à Montpellier, opère : c’est là que s’instruisent et se construisent nos enfants, que le sport ou la culture populaire nous unissent, que les liens de proximité se tissent, que nos identités se forgent.

« Montpellier Villages » se veut un lieu d’expression dans le domaine de l’actualité, de l’histoire, de l’environnement, du développement durable, de la vie associative, des initiatives des hommes et des femmes qui font notre arrière-pays montpelliérain.

« Etre né quelque part
C’est partir quand on veut
Revenir quand on part »
Maxime Le Forestier


Les anciens partiront vraisemblablement avant nous mais leur culture, leur façon de vivre, leur héritage, leur exemple seront notre viatique. Beaucoup d’entre nous ont voyagé à l’étranger, ont séjourné dans d’autres villes françaises, d’autres ont quitté le pays pour y revenir, moins jeunes, une fois les premiers apprentissages, les premiers parcours initiatiques, les premiers postes professionnels accomplis. Mais tous, nous connaissons notre chance de vivre au soleil, à proximité de la « Surdouée », au calme du village. Ceux qui ne peuvent plus y demeurer, plus y revenir, en sont malheureux.

« On choisit pas ses parents
On choisit pas sa famille »
Maxime Le Forestier


En revanche, on choisit ses voisins, ses amis, ses rencontres. Nos décisions et orientations personnelles pèsent sur notre cadre de vie et notre aptitude à vivre en société. L’avenir se construit collectivement. Citoyens de Clapiers, Montferrier, Prades, Grabels, Baillargues, Jacou, Sussargues, Saint-Christol, Saint-Drézéry et de tous ces villages qui se pressent autour de Montpellier, réfléchissons et vivons pleinement ensemble le développement de ce territoire qu'est Montpellier Villages.

Michel Chastaing