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29/05/2010

Familles Tritout

Les déchets ménagers représentent une masse d’environ 1 kilogramme par habitant et par an.

 

Leur collecte, tri et traitement coûte de plus en plus cher : c’est quoiqu’il en soit le prix à payer pour préserver notre environnement.

 

Dans l’Agglomération de Montpellier, le tri est de plus en plus :

-         répandu (lancé dans les secteurs pavillonnaires, il se généralise progressivement aux quartiers denses de Montpellier),

-         sélectif (au tri des déchets recyclables s’est ajouté celui des déchets organiques présentés à la collecte spécifique des bio-déchets dirigés vers l’usine de méthanisation).

 

Ce tri à la source est de plus en plus poussé du fait d’une adhésion plus grande des habitants et d’un apprentissage maintenant acquis.

 

Il n’est pas rare que, pour certains ménages, les déchets résiduels confiés à la collecte traditionnelle ne représentent plus que 15 % du total des déchets générés.

 

Les colonnes à verre et à papier permettent notamment de recycler entre un quart et un tiers du poids des déchets ménagers.

 

Trier toujours plus, c’est bien, mais cela ne résout pas le problème du coût toujours croissant qui pèse sur le consommateur-contribuable, ni le problème de l’impact sur l’environnement du recyclage, du traitement et du stockage.

 

La solution, sur le moyen terme, passe forcément par la réduction des déchets à la source.

 

Les ménages ont un rôle majeur à jouer en modulant leurs comportements.

 

L’idée est que le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas.

 

Afin d’accompagner cette prise de conscience, la Communauté d’agglomération de Montpellier a lancé l’opération « Foyers témoins 2010 » qui mobilise 35 foyers volontaires, appelés « Familles Tritout ».

 

Le terme, pris à la lettre, est en réalité impropre puisque ce n’est pas le tri mais la réduction qui est recherchée.

 

Ces 35 familles sont représentatives des différentes communes de l’Agglo, de l’équilibre actifs/retraités, du nombre d’enfants.

 

L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) et une association, l’Atelier permanent d’initiation à l’environnement urbain (APIEU) sont partenaires de l’opération.

 

L’ADEME est elle-même pilote de la campagne nationale « Réduisons vite nos déchets, ça déborde », tandis que l’APIEU est chargée d’accompagner les foyers témoins dans leurs gestes de réduction des déchets.

 

La réflexion et l’action conduisent une éco-consommation, sans forcément tomber dans la non-consommation.

 

Les ménages peuvent contribuer en veillant à leurs achats (moins de suremballages et de produits jetables ou à utilisation unique, produits durables, éco-labellisés ou en vrac, etc.) et en gérant les produits achetés (limitation des restes alimentaires, utilisation de la bonne dose, substitution aux produits chimiques ou pesticides de préparations maison à base de composants non toxiques, etc.).

 

De même, le réemploi ou la réutilisation (de papier, de sacs plastiques, de contenants divers, etc.) permettent aussi la minimisation des déchets.

 

Dans le cadre de l’opération « Foyers témoin », chaque ménage note pendant un mois le poids de chaque type de déchets.

 

A l’issue de cette période, la famille choisit 4 gestes de prévention minimum parmi ceux proposés et qu’elle ne pratique pas déjà, puis en deux mois, une évaluation de l’impact de ce nouveau comportement est faite.

 

Ces gestes de prévention des déchets, au nombre de dix, lors des courses ou à la maison, sont les suivants :

-         choisir le bon produit et le bon emballage,

-         préférer les sacs réutilisables pour transporter les achats,

-         indiquer le Stop Pub sur la boîte aux lettres,

-         limiter les impressions,

-         boire l’eau du robinet,

-         économiser les piles,

-         réutiliser ce qui peut l’être,

-         fabriquer du compost,

-         choisir des produits avec des labels environnement,

-         pratiquer des gestes alternatifs (dont certains sont proposés par les ménages eux-mêmes sur la base de leur expérience).

 

En récapitulant, les objectifs de l’opération « Foyers témoins 2010 » est de :

-         sensibiliser les citoyens aux gestes de prévention de la production de déchets,

-         mesurer l’efficacité des gestes de réduction avant de leur donner une publicité,

-         obtenir une mobilisation citoyenne en s’appuyant sur des relais locaux en capacité d’apporter un témoignage sur leur vécu,

-         valoriser au niveau national les pratiques de prévention éprouvées localement.

 

Les « Familles Tritout » servent certes de cobayes mais doivent aussi permettre la diffusion auprès d’autres foyers des gestes qui préviennent l’amoncellement des déchets.

 

Ce sont en quelques sorte, les ambassadeurs du « Trier, c’est bien, mais jeter moins c’est mieux ».

 

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Après le tri, la prévention et la réduction des déchets ménagers

23/05/2010

Aqua Domitia : l’eau à la bouche

La Région Languedoc-Roussillon souhaite étendre le début de réseau hydraulique régional construit dans les années cinquante par la Compagnie Nationale d’Aménagement du Bas-Rhône et du Languedoc.

 

Il s’agit de desservir des territoires à ressources déficitaires, identifiés dans le cadre d’une vaste démarche prospective, initiée en 2005 avec les 5 Départements du Languedoc-Roussillon, appelée « Aqua 2020 ».

 

Cette étude a permis aux élus régionaux d’arrêter une stratégie régionale de gestion durable de l’eau qui intègre, certes un programme d’économie d’eau (beaucoup reste notamment à faire en terme de réduction des fuites sur les réseaux d’eau potable) et de maîtrise de la demande, mais aussi un recours à l’eau du Rhône dont le transfert, à terme, irait jusqu’aux portes de Béziers et de Narbonne.

 

L’eau du Rhône, transportée sous pression dans des canalisations de gros diamètre, alimentera les bouches d’irrigation, les bouches d’incendie équipant les réseaux de distribution et servira aussi d’eau de bouche, une fois potabilisée.

 

Cette potabilisation nécessite une oxydation liminaire, une phase de coagulation-floculation-flottation, une double filtration des algues et des matières en suspension, respectivement sur sable et sur charbon actif, ainsi qu’une désinfection curative (aux rayons ultra-violets), mais aussi préventive (au chlore), avant le transport.

 

Actuellement, dans l’Hérault, c’est toute la plaine entre Montpellier et Béziers qui menace de manquer d’eau.

 

En effet, les puits filtrants implantés dans le lit majeur du fleuve Hérault s’avèrent insuffisants pour faire face à la croissance démographique et aux besoins touristiques du Cap d’Agde, de Marseillan-Plage, du Lido de l’étang de Thau ou encore de Frontignan-Plage.

 

Pour l’heure, il y a urgence à desservir en eau brute le Syndicat du Bas-Languedoc qui alimente en eau potable 175.000 personnes l’hiver et 500.000 personnes l’été (estivants des stations balnéaires et habitants de 24 communes : Agde, Balaruc les Bains, Balaruc le Vieux, Bouzigues, Cournonsec, Cournonterral, Fabrègues, Frontignan, Gigean, Lavérune, Loupian, Marseillan, Mèze, Mireval, Montbazin, Murviel les Montpellier, Pignan, Pinet, Poussan, Saint-Jean de Védas, Saussan, Sète, Vic la Gardiole, Villeveyrac).

 

Il est en effet prévu de mettre en service une station de potabilisation à Fabrègues, dénommée Georges Debaille, pour le premier semestre 2011 (production de 30.000 m3/jour d’eau potable, à comparer aux 100.000 m3/jour de capacité maximale actuelle).

 

La canalisation nécessaire recevra l’eau issue du Canal Philippe Lamour et mise sous pression à la station de pompage de la Méjanelle.

 

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Le terminus du Canal Philippe Lamour à Mauguio, aux confins de Montpellier

 

La Commission Nationale de Débat Public a considéré le 1er juillet 2009 que le « Maillon Sud Montpellier » pouvait être séparé du projet global compte tenu de sa vocation et de son urgence.

 

La canalisation enterrée, d’un diamètre de 1.200 mm, de 15,6 kilomètres de long, devra franchir la Mosson en siphon et acceptera un débit maximum de 2.500 l/s.

 

Plus généralement, la disponibilité de l’eau potable a conditionné historiquement, en Languedoc-Roussillon, tout établissement humain et conditionne aujourd’hui tout développement urbanistique, en milieu urbain comme en milieu rural.

 

Les Anciens se satisfaisaient de sources jaillissant naturellement.

 

L’aqueduc des Arceaux, construit par Henri Pitot à Montpellier, mis en service en 1745, et le Pont du Gard, datant du milieu du 1er siècle, ont respectivement alimenté Montpellier et Nîmes (Nemausus, colonie romaine) en eau potable, tout en permettant le rayonnement de ces deux grandes cités.

 

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Le Pont du Gard : un aqueduc monumental amenant l'eau d'Uzès à Nîmes

 

Devant les menaces de pénurie d’eau, les pouvoirs publics ont choisi deux stratégies diamétralement différentes dans l’Aude et dans l’Hérault.

 

Dans l’Aude, Paul Riquet donna l’exemple en canalisant les eaux de surface issues de la Montagne Noire (au Seuil de Naurouze, ligne de partage des eaux entre bassins atlantique et méditerranéen).

 

Au 20ème siècle, le Département de l’Aude a mené une politique de grands barrages (Le Lampy, La Ganguise, Montbel Laprade-Basse, Marseillette) et utilise donc depuis des eaux de rivière pour l’irrigation et l’eau potable, profitant de ses reliefs, Pyrénées au Sud et Montagne Noire au Nord, cette dernière étant un véritable château d’eau naturel, au même titre que l’Aigoual dans les Cévennes, avec une pluviométrie annuelle de l’ordre de 2.000 mm.

 

En revanche, dans l’Hérault, ce sont les eaux souterraines (nappe astienne, puits dans les nappes alluviales des grands fleuves comme l’Hérault, karst), mieux protégées des pollutions, qui sont réservées à l’eau potable.

 

Quelques retenues ont certes été créées : Lac du Saut de Vésoles avec un transfert d’eau océanique, Barrage d’Avène (maintenant appelé des Monts d’Orb) et Lac du Salagou. Toutefois, pour les deux premiers, il existe un usage fortement concurrent : la production d’hydro-électricité.

 

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 Le Lac du Salagou, proche de Clermont l'Hérault :

le tourisme s'est imposé face à l'irrigation

 

Quant au Salagou, la concurrence est venue du tourisme qui empêche maintenant sa vidange estivale au moment où les besoins en eau sont pourtant maximaux.

 

Or, l’eau souterraine commence à manquer dans l’Hérault d’où l’idée de recourir à de l’eau superficielle, en l’occurrence l’eau du Rhône dont l’abondance permet un usage en terme d’eau potable mais aussi d’irrigation.

 

L’homme n’a jamais cessé de créer des ouvrages de production et d’adduction d’eau potable : forages, pompages, réservoirs, canalisations, usines de potabilisation, etc.

 

Le « Maillon Sud Montpellier », premier tronçon du grand projet Aqua Domitia, va permettre, quant à lui :

 

-         de sécuriser l’alimentation en eau potable (au profit de 500.000 usagers en période estivale),

 

-         d’alléger la pression sur les milieux aquatiques (le projet d’exploitation de la Source des Cents Fonts devient par exemple moins crucial),

 

-         de maintenir une agriculture diversifiée dans le secteur de Gigean-Fabrègues grâce à l’irrigation (blé dur, maraîchage, semences, oliviers, vignes).

 

La construction de la Voie Domitienne a permis d’irriguer, au sens figuré, la Province Narbonnaise : le projet Aqua Domitia essaie aujourd’hui d’irriguer, au sens propre, le Languedoc-Roussillon.

 

Crédit photographique : Michel Chastaing

13/05/2010

50 ans d’eau du Rhône en Languedoc

La station de pompage « Aristide Dumont » transférant l’eau du Rhône dans le canal Philippe Lamour a été inaugurée en 1960 par le Général de Gaulle.

 

Ce cinquantième anniversaire vient, cette année 2010, ponctuer une grande aventure étatique, volontariste, techniciste et finalement visionnaire.

 

Aristide Dumont, ingénieur saint-simoniste (Saint-Simon étant un des précurseurs du Socialisme français), fut le premier, dans la seconde moitié du XIXème siècle, à proposer de dévoyer une partie des eaux du bassin versant du Rhône vers les bassins versants des fleuves côtiers languedociens alimentant la Méditerranée (Vidourle, Lez, Mosson, Hérault, Orb, Aude, notamment).

 

Le débit d’étiage du Rhône reste généralement supérieur à 500 m3/s et son débit moyen est de l’ordre de 1.700 m3/s.

 

Ce fleuve prenant naissance dans les Alpes possède en effet un régime nival, c’est-à-dire qu’il est principalement alimenté par les eaux de la fonte des neiges et des glaces, ce qui garantit un solide débit l’été, saison où, par exemple, la Loire peut se trouver presque à sec.

 

Si l’idée d’utiliser les eaux du Rhône pour l’irrigation était plus ancienne, c’est la période de reconstruction consécutive à la Libération en 1945 qui sonna le réveil du projet.

 

L’Etat était alors très volontariste et Jean Monnet, Ministre des finances, créa en 1951 les sociétés d'aménagement régional.

La Compagnie nationale d’aménagement du Bas Rhône Languedoc (CNABRL) fut la première à voir le jour en 1955.

 

C’est Philippe Lamour, collaborateur de Jean Monnet, qui obtint in extremis de Pierre Mendès-France, Chef d’un Gouvernement tout juste renversé, la signature nécessaire : celle du dernier décret de Pierre Mendès-France.

 

Ces compagnies d’aménagement étaient le bras armé de l’Etat.

 

Elles ont reproduit des méthodes éprouvées dans les Colonies, notamment au Maroc.

 

Dotée de l’autonomie financière et bénéficiaire d’une concession de l’Etat, la CNABRL a pu construire le Canal, appelé ultérieurement Philippe Lamour, qui prélève par pompage ses eaux dans le Rhône pour les mener aux portes de Montpellier, sur la commune de Mauguio.

 

Ce canal peut véhiculer un débit de 60 m3/s tandis que le Canal des Costières, aussi alimenté par pompage, peut transiter 13 m3/s.

 

La CNABRL a ensuite progressivement installé ses réseaux d’irrigation sous pression, sur des territoires principalement agricoles, appelés « casiers », où elle a le monopole de la distribution d’eau brute.

 

En réalité, l’aménagement fut incomplet et se heurta à la résistance des agriculteurs, arc-boutés sur la monoculture de la vigne.

 

Encore aujourd’hui, il faut parler de surfaces potentiellement irrigables et de surfaces réellement irriguées, bien inférieures (exemple des 35.000 ha irrigués pour 120.000 ha équipés sur le périmètre du Sud de Nîmes desservi par le Canal des Costières, où l’agriculture diversifiée représente pourtant la plus forte demande en eau).

 

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 L'irrigation peut se pratique au canon, par asperseur,

voire même au goutte-à-goutte

 

En outre, la continuation du Canal Philippe Lamour pour mettre en valeur touristique le littoral au-delà de Montpellier fut abandonnée.

L’avenir de l’eau du Rhône est maintenant dans la potabilisation (transformation de l’eau brute en eau potable) pour faire face à la croissance démographique du Languedoc-Roussillon.

 

En 1993, la CNABRL, dont la culture était très technique et trop peu économique ou commerciale, a connu une grave crise financière qui a menacé son existence même.

 

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 Les châteaux d'eau de BRL marquent le paysage de la plaine du Bas-Languedoc

 

La Compagnie devint Bas-Rhône Languedoc (BRL) et créa des filiales, dont BRL Exploitation qui distribue l’eau et dont 49 % des parts furent acquises par une société fermière : la SAUR.

 

Les Collectivités locales, essentiellement la Région Languedoc-Roussillon, ont dirigé le sauvetage en souscrivant à l’augmentation de capital, cette dernière permettant de ramener les dettes à un niveau plus admissible.

 

D’autre part, le projet d’amenée d’eau à Barcelone (15 m3/s demandés en son temps) n’est maintenant plus d’actualité.

 

En tant que « projet d’entreprise » de grande envergure, fédérateur et enthousiasmant, ce défi technique et ce challenge humain a eu au moins le mérite de galvaniser, pendant un certain temps, les nombreux techniciens et ingénieurs de BRL.

 

Enfin, l’Etat a récemment rétrocédé à la Région Languedoc-Roussillon, actionnaire majoritaire de BRL, le Canal Philippe Lamour.

 

Actuellement, Bas-Rhône Languedoc utilise, en pointe, moins de 15 % de l’autorisation de prélèvement dans le Rhône alloué par l’Etat.

 

Ce droit d’eau concédé jusqu’en 2.035, égal à 75 m3/s, représente tout de même l’équivalent du débit d’étiage de la Seine ce qui donne une idée de l’abondance d’eau disponible, du moment qu’une utilisation économiquement viable est possible.

 

Pour l’instant, BRL livre en eau brute, à des fins de potabilisation, les villes de Nîmes, de Montpellier (dont l’alimentation repose cependant essentiellement sur la Source du Lez), une partie du littoral méditerranéen et, à des fins d’irrigation, principalement un vaste secteur nîmois mais aussi les secteurs de Lunel et de Mauguio.

 

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 Soutien de l'étiage du Lez (500 l/s) grâce à l'eau du Rhône,

au Domaine de La Valette, sur la commune de Clapiers

 

L’eau du Rhône est synonyme de grands travaux, de grands investissements et de grands financements.

 

Or, des opportunités locales, comme par exemple l’approfondissement du pompage dans la source du Lez, dont la faisabilité a été démontrée par le Professeur Jacques Avias, sont venues contrarier ce qui aurait pu apparaître comme une solution unique, radicale et miracle à la pénurie d’eau.

 

Toutefois, avec le changement climatique, le souhait de préserver les ressources en eaux souterraines comme les zones humides, le soutien de l'étiage des cours d'eau, la régression de la vigne, le développement du tourisme et la croissance démographique, l’eau du Rhône devient de plus en plus incontournable dans ce Bas-Languedoc en pleine mutation.

 

Avec le projet Aqua Domitia, la longue et lente marche de l’eau du Rhône vers l’Est semble d’ailleurs avoir reprise.

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 Le canal Philippe Lamour à l'Est de Baillargues, du côté de Saint-Brès

06/05/2010

1er Marché des Garrigues à Montaud

En lançant le 1er Marché des Garrigues, le Foyer rural de Montaud a réussi un coup de maître.

 

Près de 2.500 personnes ont afflué dimanche 25 avril dans le cadre fleuri de l’Espace Robert.

 

Joël Raymond, Président de ce Foyer rural, si important pour la vie culturelle et citoyenne de Montaud, pouvait être fier du résultat de l’investissement des bénévoles engagés dans l’opération.

 

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L'entrée de l'Espace Robert est bien gardée :

avis aux amateurs de promenade à cheval !

 

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Un nouveau maraîcher Bio installé à Montaud, sous son abri de cannisses

 

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Les maraîchers ont été dévalisés : il ne reste plus que des salades

 

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Distillation andalouse de plantes aromatiques Bio

cueillies sur nos causses et garrigues

 

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Le berger et ses pélardons descendus du Plateau de Carlencas

 

Les membres des associations de parents d’élèves, des chasseurs, du Comité communal feux de forêts Montaud-Saint-Bauzille de Montmel, du Comité des fêtes et « Les toujours jeunes » ont en effet largement contribué à la réussite de l’événement.

 

La Mairie de Montaud (représentée à l’inauguration par Pierre Combettes, son Maire) et la Communauté d’agglomération de Montpellier (représentée à l’inauguration par Yvan Pellet, son Vice-Président délégué à l’économie agricole et viticole, à la ruralité et aux traditions populaires) ont quant à elles apporté leur soutien financier et logistique.

 

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 Les discours inauguraux

 

Les visiteurs sont venus d’un périmètre élargi avec des habitants de Vendargues, Galargues, Castries, Buzignargues, Saint-Croix de Quintillargues, Saint-Drézéry, etc., etc.

 

L’arrivée du printemps a certes poussé les habitants à sortir mais c’est aussi le bouche à oreille qui a décidé certains à se déplacer.

 

En effet, le marché paysan proposé était constitué uniquement de producteurs et non pas de revendeurs dont l’origine des produits est souvent inconnues.

 

Le marché était volontairement équilibré entre :

 

-         artisans et agriculteurs bien établis (charcuterie, foies gras, fromages) venant des Hauts-cantons de l’Hérault, de la Lozère et de l’Aveyron, avec une offre très diversifiée, notamment en produits transformés,

 

-         petits agriculteurs locaux (vins coopératifs, apiculteurs, maraîchers), avec des produits de saison, notamment des plants de légumes et de petits fruits recherchés en ce milieu de printemps par les jardiniers amateurs.

 

Un tel marché est en effet l’occasion de ventes en circuit-court, de débouchés locaux pour des exploitants agricoles récemment installés.

 

En milieu péri-urbain, c’est cette rencontre entre producteurs et consommateurs qui permet le maintien d’une agriculture paysanne.

 

Car la spéculation foncière générée par l’urbanisation et de grands propriétaires, ayant tendance à maîtriser toujours plus de terres, laisse peu d’espace aux petits paysans.

 

Or, le maintien en place de ces derniers est pourtant vital, en terme d’emploi local et de lien social.

 

Ce 1er Marché des Garrigues respectait la déontologie du commerce éthique suivant le souhait du Foyer rural de Montaud et des deux associations départementales venues en soutien : Terres Vivantes, présidée par Michel Chastaing et l’Association des marchés paysans de l’Hérault (AMPH), présidée par Yves Martinot.

 

Ces deux organisations militantes ont aussi appuyé la création des marchés hebdomadaires de Grabels, Vailhauquès, Prades le Lez et prochainement Clapiers ainsi que la dynamique initiée par l’Association Croquelune sur le Lunellois.

 

Terres Vivantes et AMPH co-organisent aussi des événements attirant plus de 6.000 personnes chacun : la Grande Foire des floralies et de la petite agriculture à Maureilhan dans le Biterrois, la Grande Foire de la petite agriculture et du bien manger au Pouget dans le Centre-Hérault et le Festival de la Tomate à Clapiers dans la périphérie de Montpellier.

 

La question d’un marché hebdomadaire s’est posée à Montaud, dont la création est demandée par certains habitants.

 

Toutefois, la zone de chalandise possible (Sainte-Croix de Quintillargues, Saint-Bauzille de Montmel, Buzignargues, Galargues, Saint-Jean de Cornies, Saint-Drézéry, Montaud), avec moins de 5.000 habitants n’est pas propice à la pérennisation économique d’un marché de plein-vent pleinement satisfaisant, c’est-à-dire offrant de nombreux stands d’exposants.

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Le vannier en plein travail 

 

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La librairie engagée avec Jean Jaurès en toile de fond,

grand défenseur de la petite paysannerie

 

Qu’est-ce qui a fait le succès du 1er Marché des Garrigues.

 

C’est au-delà de l’excellence de ses exposants de produits alimentaires ou d’artisans d’art, la qualité de l’ambiance.

 

Cette dernière était très détendue, sans sonorisation tapageuse, avec des espaces réservés pour s’asseoir et discuter entre amis.

 

D'autre part, la restauration sur place permet toujours le regroupement des familles et la rencontre fraternelle entre inconnus.

 

Un espace réservé à la mémoire du village, regroupant des photos de classe et de la vie de tous les jours il y a quelques décennies, donnait encore plus de sens à ce plaisir collectif de se retrouver ensemble.

 

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L'espace mémoire du village devant lequel

générations jeunes et plus anciennes ont aimé échanger

 

En outre, le contact entre travailleurs de la terre et habitants du péri-urbain occasionne des échanges riches permettant une connaissance réciproque et une meilleure compréhension mutuelle.

 

Les promeneurs ont pu aussi flâner dans les rues de Montaud, beau village de l’arrière-pays dominé au loin par le château de Montlaur et les falaises de Saint-Bauzille de Montmel qui attirent tant d’amoureux de l’escalade.

 

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Au Nord, les falaises de Saint-Bauzille de Montmel

 

 

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A l'Est, les ruines imposantes du Château de Montlaur

 

 

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Gelées et sirops avec les plantes méditerranéennes de nos garrigues

09/04/2010

Moisson d’idées vertes à Saint-Christol

A Saint-Christol, les idées se cultivent toute l'année mais se moissonnent en avril, plus de deux mois avant les céréales !

 

Le samedi 3 et dimanche 4 avril 2010, se sont ainsi tenues les « 4ièmes Moissons d’idées vertes ».

 

Cette manifestation s’est inscrite dans le cadre de la Semaine nationale du Développement durable.

 

Elle est organisée à l'initiative et sous l’égide des Jardins de Tara en partenariat avec les Jardiniers de France, la Commune de Saint-Christol et la Communauté de communes du Pays de Lunel.

 

Les vignerons du village participent aussi bien entendu, même s’ils ne vendangent, eux, qu’en août et septembre.

  

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Les Coteaux de Saint-Christol riches d'un terroir d'exception 

 

 

La Cave coopérative a offert aux visiteurs une dégustation de ses vins, notamment de ses cuvées d’exception : Péché de Bacchus, Sanctus Christoforus, L’esprit des 9 vignerons et Christovinum.

 

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 Un instant de grande convivialité : la dégustation des blancs, rosés et rouges

 

 

Nés en 1941, « Les Coteaux de Saint-Christol » vinifient 18 cépages (notamment Carignan, Cinsault, Syrah, Grenache blanc, Muscat) et collectent la récolte de 400 hectares travaillés par plusieurs dizaines de vignerons.

 

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La coopération, un fleuron de l'économie sociale au service des vignerons

 

Les « 4ièmes Moissons d’idées vertes » ont proposé aux 2.000 visiteurs :

 

-         un marché du terroir et artisanal,

 

-         des conférences,

 

-         des animations notamment pour les enfants,

 

-         de la restauration, des expositions et des démonstrations à l’Espace Castan.

 

Le public a répondu nombreux en affluant des alentours de Lunel, de Montpellier et plus largement de l'Hérault et du Gard.

 

Parmi les nombreux exposants :

 

-         des professionnels du bien-être, des remèdes naturels et des soins relaxants,

 

-         un point conseil sur le jardinage naturel organisé par « Les Jardins de Tara »,

 

-         le SYMBO, le nouveau syndicat mixte qui s’occupe de la préservation des eaux, des paysages, de la faune, de la flore et du site de l’Etang de l’Or,

 

-         l’association Slow Food représentée par le « convivium » de Montpellier qui préconise une alimentation de qualité et locale, cuisinée et consommée avec art,

 

-         l’association Croquelune qui fédère des consommateurs désireux de s’approvisionner en denrées alimentaires du terroir, en tissant des liens avec les producteurs.

 

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 Le stand du SYMBO et, en arrière-plan, celui d'une association d'éducation à l'environnement

 

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Le stand de Slow Food tenu par des bénévoles et le président du "convivium" de Montpellier

Au programme très étoffé des conférences où spécialistes, curieux et élus ont pu largement échanger :

-         l’habitat durable,

 

-         le concept de toilettes fertilisantes,

 

-         la viticulture durable avec une comparaison entre les approches de l’agriculture raisonnée et de l’agriculture biologique,

 

-         la recherche d’une production et d’une consommation durables et locales avec l’intervention de l’association de consommateurs « Croquelune », d’une Association de maintien de l’agriculture paysanne (AMAP), de l’association de producteurs locaux « Paysans du Vidourle », de l'association Consom'Acteurs de l’« Association des marchés paysans de l’Hérault » et de l’association « Terres Vivantes ».

 

Lors de ce dernier débat, la difficulté pour les nouveaux paysans de trouver du foncier en périphérie de Montpellier a été mise en avant.

 

De même, la future implantation du Pôle oeno touristique de Saint-Christol a été pointée comme la possibilité d’un futur centre de ressources à mobiliser en soutien des porteurs de projet agricole.

 

Concernant le marché paysan et artisanal, la saison printanière a mis en vedette les producteurs de plants : tomates, courgettes, aubergines, piments, etc.

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Le tomatologue où la science de la pomme d'or 

 

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Un étal de plants de légumes et de plantes aromatiques devant la Mairie

 

Les légumes anciens, les plantes aromatiques, les plantes ornementales et les plantes grasses étaient de même à l’honneur.

 

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 Plantes ornementales notamment pour le travail du paysagiste

 

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Le coin des plantes succulentes

 

La transformation, directement par le paysan, de sa production, était aussi mise en avant avec notamment la vente de pélardons, de charcuteries fermières et de préparations à base d’escargots.

 

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Le plus beau chapeau et les plus belles bagues des Moissons d'idées !

 

Ces « 4ièmes Moissons d’idées vertes » ont été globalement d’une grande richesse et ont su satisfaire la grande variété de publics attirés aussi par le charme du village de Saint-Christol.

 

La cheville ouvrière de cette manifestation, Catherine Garnier, qui cultive à Montaud et aux alentours son association « Les Jardins de Tara », et Jacques Sauvaire, Maire-adjoint, qui supervisait l'organisation, pouvaient être pleinement satisfaits de la réussite de cet événement qui compte dorénavant dans le Haut-Lunellois.

10/03/2010

Les charbonniers du Nord de Montpellier

Le Foyer rural de Sainte-Croix les Quintillargues « Les Quintillades » a organisé pendant une décennie une manifestation « Lou Gabel », sur le thème de la garrigue et de la vigne.

 

Cette manifestation, en attirant de plus en plus de participants, a été victime de son succès et a donné envie au groupe de bénévoles qui l’animaient d’évoluer vers un autre événement tout public - « Lou Garou » - organisé au mois de mars (le dimanche 7 mars en 2010).

 

Ce dernier s’inscrit en pleine nature, dans le cadre typiquement méditerranéen du Bois communal du Mounié qui culmine à 325 m d’altitude, à la Suque.

 

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Le Pic Saint-Loup et l'Orthus vus du Bois du Mounié

 

Lou Garou, du nom occitan de la garance, plante tinctoriale, entend faire la promotion de tous les usages anciens de nos garrigues.

 

Sont mis en avant le charbon de bois, la chaux, les décoctions de plantes pour la teinture ou la fabrication de sirops, le bois pour se chauffer jusqu’au bois pour dessiner (fusain).

 

Sur un parcours à flanc de colline, au milieu des chênes-verts, des arbousiers, des chênes kermès, des lauriers et autres arbustes implantés sur des bancs de calcaire très durs, les bénévoles du Foyer rural accueillent les visiteurs sur des ateliers thématiques.

 

Ces bénévoles sont les ambassadeurs de la garrigue et des vieux métiers qui l’ont façonnée.

 

L’accueil est passionné et d’une grande convivialité.

 

Le visiteur emprunte un itinéraire balisé avec, comme viatique, une rando-fiche.

 

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Chênaie verte sur substratum calcaire et bois coupé au sol 

 

Le paysage se lit chemin faisant et les haltes permettent de s’instruire ou de cultiver ses connaissances des éco-systèmes forestiers et des vieux métiers.

 

Les travailleurs étaient jadis fort nombreux en forêt.

 

Le bouscatier est le forestier qui, par son bûcheronnage, a conduit la végétation naturelle à une chênaie verte qui ne s’est pas dégradée en garrigue et qui n’a pas été conquise par le pin d’Alep, espèce allochtone plantée par les grands propriétaires fonciers, demeuré dans la vallée.

 

Le chaufournier a laissé en vestige un four à chaux creusé dans la pente et dont le mur de soutènement a été exhumé par les fouilles des bénévoles.

 

Le charbonnier a été celui qui a marqué le plus les lieux de son empreinte.

 

En effet, si le chaufournier mobilisait une trentaine de stères de bois, c’était souvent pour son usage personnel, à l’occasion de la construction d’une habitation, souvent mixte avec des pièces dédiées à ses activités artisanales ou paysannes.

 

La production de chaux était donc exceptionnelle tandis qu’au contraire, celle de charbon de bois était récurrente, les coupes du chêne-vert et de l’arbousier intervenant régulièrement tous les vingt ans environ.

 

Le charbonnier soit achetait la coupe sur pied et écoulait le charbon de bois, soit était rémunéré par le propriétaire forestier en fonction de la quantité de bois carbonisée.

 

Le charbonnier, autochtone, ensuite saisonnier descendant du Massif central et par la suite Italien, vivait durant la saison de production, c’est-à-dire essentiellement l’été, en forêt.

 

Les cabanes ceinturées de pierres calcaires étaient couvertes de ramures de chênes et leur ouverture toujours dirigée vers la meule, ou dite encore charbonnière, afin de surveiller la cryogénisation lente. 

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Cabane servant d'abri aux travailleurs des bois implantée face au centre d'une charbonnière

 

Les hommes seuls ont été progressivement rejoints par les femmes et les enfants.

 

Le charbon de bois constituait le combustible des forges et des verreries, car sa capacité calorifique était très importante.

 

Il ne fut remplacé que par le charbon de terre, c’est-à-dire la houille, notamment exploitée en mines profondes dans les Cévennes ou dans les Hauts-Cantons de l’Hérault.

 

Le charbon de bois, réduit en volume d’un facteur 5, était facilement transportable à dos de mulets sur des chemins pas toujours carrossables.

 

Chaque charbonnière, alimentée par la coupe à blanc de la forêt, concentrait le bois prélevé dans un rayon d’une trentaine de mètres, soit une dizaine de stères.

 

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Stockage "aérien" et au sol d'une partie de coupe

 

Le bois du Mounié est donc parsemé de charbonnières dont certaines sont parvenues jusqu’à nous (replat circulaire avec ou non le vestige d’un abri bâti).

 

Un réseau dense de sentiers muletiers, avec des tracés principaux et des boucles secondaires, desservait l’ensemble de ces charbonnières.

 

Une meule est construite avec des troncs et des branches souvent coupés en hiver, dressés suivant un plan précis, ménageant notamment une cheminée centrale.

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Coeur de la charbonnière au début de sa construction

 

L’amas de bois est échafaudé avec plusieurs couronnes de bois posé verticalement avant d’être recouvert de terre, carapace faisant obstacle au passage de l’air.

 

Cette enveloppe imperméable va s’affaisser au fur et à mesure de la transformation du bois en charbon ce qui nécessite son remodage permanent de la part du charbonnier.

 

C’est par la cheminée centrale que sont introduites les braises permettant la mise à feu et que la flamme se diffuse pour porter le feu dans toute la masse de bois entreposé.

 

Une fois la température de 500 °C atteinte dans le dôme de la meule, l’obturation de la cheminée prive la combustion d’un trop grand apport d’oxygène et permet l’œuvre lente de la pyrogénisation.

 

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Meule en fin de carbonisation au premier plan

et ébauche de meule au second plan

 

Le charbonnier maîtrise l’art du feu, sait réguler l’apport d’air, lit dans la couleur de la fumée (blanche au départ car fortement chargée de vapeur d’eau, chaude tant que les goudrons n’ont pas totalement disparus et grise une fois le charbon de bois prêt) l’avancement de la fabrication.

 

Quatre à six jours pour une meule, la surveillance et la vigilance du charbonnier doivent être constantes : une inflammation des charbons de bois encore chauds conduiraient inéluctablement vers un amas de cendres.

 

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Après refroidissement, la charbonnière livrera sa production de charbon de bois

 

Utilisé pour alimenter les véhicules au gazogène durant la Deuxième Guerre mondiale, le charbon de bois est toujours le combustible majeur des familles paysannes dans les pays du Tiers-Monde.

 

En France, le gaz naturel et l’électricité arrivés précocement dans les villes, il y a souvent déjà 100 ans, ont relégué le charbon de bois à des usages domestiques marginaux, tout en remplaçant les sarments (lou gabel !) dans les barbecues (mot d’origine certifiée non occitane !).

 

Le charbon de bois a permis les premières métallurgies, notamment celles du Midi, avec les civilisations du Chalcolithique (« âge du bronze ») puis de celles, légèrement antérieures à la période historique, de l’« âge du fer ».

 

Merci au Foyer rural de Sainte-Croix de Quintillargues de faire revivre nos racines avec cette - fort réussie - manifestation d’éducation populaire : « Lou Garou ».

21/01/2010

Montaud chauffe son école au bois

Les municipalités sont confrontées à des contraintes financières du fait du désengagement de l’Etat (réduction de la Dotation Globale de Fonctionnement), des renforcements de normes concernant les bâtiments publics (sécurité incendie, gaz, électricité), des exigences plus fortes de la réglementation quant à l’accessibilité, de la voirie et des bâtiments ouverts au public, aux personnes à mobilité réduite, et enfin, des augmentations de charges, notamment les coûts de l’énergie.

Certaines équipes municipales ont compris que les investissements dans les énergies renouvelables et la performance énergétique étaient un facteur d’économie.

 

C’est notamment le cas de la Municipalité de Montaud qui vient d’installer une chaudière à granulés de bois pour chauffer un des bâtiments de son école primaire (deux étages avec 3 salles de classe et 270 m2).

 

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Panneau signalétique de l'installation

Cet équipement a été supervisé par le Maire, Pierre Combettes, son Premier Adjoint, Joël Combettes, et son Troisième Adjoint, Joël Raymond.

 

La Commune de Montaud a bénéficié des conseils éclairés de l’Agence locale de l’énergie (ALE de Montpellier) et de l’Association des communes forestières de l’Hérault (COFOR 34).

 

L’investissement s’élève à environ 22.000 € TTC (dont approximativement 4.000 € pour la construction de la dalle et du bâtiment abritant le silo de stockage).

 

La Commune de Montaud récupère la TVA au bout de deux ans (l’Etat restituant, après ce délai, cette taxe, dans le cadre du Fonds de Compensation de la TVA) et a bénéficié de subventions de la part :

- du Conseil général de l'Hérault (environ 4.000 €),

- de l’ADEME et de la Région Languedoc-Roussillon, au travers du programme Prométhée sur les énergies renouvelables (environ 8.000 €).

 

Les granulés (ou pellets) sont faits de petits cylindres de bois reconstitué à partir de sciure.

 

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 Granulés de bois et trousseau de clefs pour donner l'échelle 

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Appenti abritant le silo vertical, en textile, contenant les granulés de bois

Cette sciure est récupérée dans les scieries, les menuiseries, les ébénisteries et dans d’autres industries du bois.

 

Elle est issue de bois non traité, séchée puis compressée sans additif.

 

La performance énergétique de ce type de combustible, supérieure à celle du bois bûche ou de la plaquette forestière, est liée à sa faible teneur en eau.

 

Les granulés de bois sont livrés par camion citerne : ils sont soufflés dans un silo d’une capacité de 5 m3 (soit les besoins d’une saison de chauffe pour un hiver normalement rigoureux) grâce à une manche à air.

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Gaine d'alimentation du silo de granulés de bois

Le silo n’a donc pas besoin d’être situé en bordure d’une voie de circulation.

 

Il est vertical, constitué d’une membrane en textile, et implanté dans un local indépendant de celui de la chaudière ce qui évite tout risque d’incendie.

  

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Vue générale de la chaudière (à gauche)

et de sa réserve en granulés de bois (à droite) 

Les granulés s’écoulent gravitairement et sont ensuite transportés automatiquement, une ou deux fois par jour, vers la réserve propre à la chaudière, par soufflage dans une gaine : ce transfert passe par une vis sans fin, dont la vitesse de rotation règle la quantité de combustible et donc l’intensité de la flamme.

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 Panneau de commande de la chaudière bois

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Vue du foyer de la chaudière, avec au premier plan, son cendrier

Les chaudières bois utilisent maintenant les dernières technologies, notamment l’électronique, et la combustion est quasi parfaite :

-         la quantité de cendres est extrêmement réduite (à Montaud, l’employé municipal vide le cendrier toutes les quinzaines par précaution mais le fabricant préconise une fréquence mensuelle),

-         les émissions de polluants (très variés dans le cas d’une cheminée à foyer ouvert) sont réduits à leur plus simple expression et très au dessous des normes officielles (tant au niveau des gaz que des particules),

-         le fonctionnement est entièrement automatique, la chaudière s’approvisionnant et se régulant elle-même sur les instructions consécutives aux mesures provenant d’un thermostat d’ambiance.

 

En faisant le choix de la chaudière à granulés de bois, l’équipe municipale de Montaud a relégué l’utilisation du fioul au passé.

 

Dorénavant, l’école ne craint plus ni odeur, ni salissure, liées au chauffage.

 

Sur le plan énergétique, 2 kilogrammes de granulés de bois équivalent à 1 litre de fioul ou encore à 1 m3 de gaz naturel (non disponible à Montaud).

 

Un m3 de granulés possède une masse de 650 kg.

 

Sur le plan de la lutte contre le réchauffement climatique, le bois libère une énergie renouvelable.

 

En effet, la combustion du bois s’inscrit dans un cycle court du carbone : puisqu’en coupant des arbres, c’est-à-dire en régénérant les forêts, ces dernières rajeunissent, voient leur croissance stimulée et finalement leur fonction de piégeage du carbone développée (en fixant du CO2 et en dégageant de l’O2, les forêts en croissance constituent d’excellents puits à carbone).

 

Les ratios d’émission de CO2, fixés par l’ADEME, pour la France, sont d’ailleurs les suivants :

-         0,084 kg de CO2 par kWh d’électricité,

-         0,300 kg de CO2 par kWh de fioul,

-         0,234 kg de CO2 par kWh de gaz naturel,

-         0,013 kg de CO2 par kWh de bois.

 

Pour chauffer avec du fioul, 2.000 à 2.500 litres étaient nécessaires tous les ans (soit  l'équivalent de 20.000 à 25.000 kWh).

L’équipe municipale a bien pris soin de faire poser à l’école, préalablement au renouvellement de l'installation de chauffage, des fenêtres à double vitrage, à rupture de pont thermique. Le gain communément admis pour ce type d’investissement est de l'ordre de 15 %.

 

En outre, le rendement de la nouvelle chaudière est meilleur, tant et si bien que les nouveaux besoins thermiques s'élèvent à seulement 15.000 kWh, couverts par 3,5 tonnes de granulés.

Financièrement, le coût « entrée chaudière » du kWh de granulé de bois en vrac est stable aux alentours de 0,05 € tandis que celui du kWh de fioul est très volatil : 0,085 € en moyenne en 2008 avec une oscillation entre 0,055 € et 0,105 € !

 

La Commune de Montaud a signé un contrat d'approvisionnement de 3 ans avec un fournisseur pour encore plus de sécurité sur le prix.

 

Globalement, si l’on prend comme référence l’année 2008, la Commune de Montaud devrait faire une économie annuelle de l’ordre de 1.000 € (soit plus de la moitié du coût antérieur du chauffage).

 

Sur le plan du développement local, les granulés de bois ne viennent jamais de très loin, contrairement aux énerges fossiles.

 

Les emplois sont donc créés localement.

 

Le bois des Pyrénées, de la Montagne Noire, de l’Espinouse, de l’Escandorgue ou des Cévennes, est valorisé, et au-delà nos forêts méditerranéennes.

 

C’est tout à l’honneur des élus Montaudois d’avoir fait un pas important en direction de la sobriété énergétique (isolation thermique de l’école) au-delà du pas en direction des énergies renouvelables (équipement avec une chaudière au bois).

 

En tenant compte des économies budgétaires réalisées par la Commune et de l’amélioration du bien-être des enfants de l’école (comme des autres usagers), l’équipement avec une chaudière à granulés de bois s’inscrit véritablement dans une logique de développement durable.

20/12/2009

La hiérarchisation des vins autour de Montpellier

Les vins du Midi ont acquis de haute lutte une reconnaissance nationale en quelques dizaines d’années.

 

La Guerre de 40-45 a failli ruiner tous les vignobles de France, y compris du Bordelais et du Bourgogne, du fait de l’absence des prisonniers de guerre et du fléchissement de la consommation.

 

Les femmes et les hommes non mobilisables ont sauvé ce qui pouvait l’être.

 

Pour le Midi, ce sont les événements de Montredon (Aude), le 4 mars 1976, où le Commandant des CRS Joël Le Goff et le vigneron Emile Pouytès perdront la vie dans le cadre d’une manifestation viticole, qui marquent la fin d’une viticulture de masse.

 

La révolution qualitative sera soutenue dans les années 80 par le Député socialiste héraultais Raoul Bayou (Maire de Cessenon et Conseiller général du Canton de Saint-Chinian) qui obtiendra la mise en place de « Vins délimités de qualité supérieure » (VDQS).

 

C’est à cette époque que le Saint-Chinian, le Saint-Saturnin, le Saint-Georges ou encore le Saint-Christol « montent à Paris » et se font connaître dans les meilleurs restaurants.

 

Depuis, l’Institut national des appellations d’origine (INAO) a reconnu que le vignoble languedocien méritait des Appellations d’origine contrôlée (AOC), même si notre région n’en compte quantitativement que quelques pourcents par rapport aux centaines décernées au niveau national.

 

Cette complexité de dénomination des grands vins est de moins en moins lisible pour le consommateur, dont la « culture vin » décline et qui est soumis à une offre plus simple de la part de nouveaux pays producteurs, dits du "Nouveau monde" (Californie, Chili, Argentine, Australie, Afrique du Sud, etc.).

 

Ce souci de simplification est en fait une démarche de hiérarchisation des vins, en partant d’AOC génériques jusqu’à des AOC prestigieuses.

 

Dans notre région, il existait, dans les années 2000, plusieurs AOC viticoles : Fitou, Corbières, Minervois, Côtes du Roussillon, Limoux et Coteaux du Languedoc (née en 1985).

 

Cette dernière couvrait notamment l’Hérault où les vignobles de qualité sont dispersés.

 

Il existe alors, au sein de l’AOC Coteaux du Languedoc, 3 crus (Saint-Chinian, Faugères, tous 2 classés AOC en 1982) et Clairette du Languedoc, plus une quinzaine de terroirs.

 

Par décret du 30 avril 2007, l’AOC des Coteaux du Languedoc a été remplacée par l’AOC Languedoc.

 

Cette nouvelle AOC se veut fédérative et recouvre donc toutes les appellations du Languedoc et du Roussillon.

 

L’AOC Coteaux du Languedoc constituait un potentiel de production de 400.000 hl tandis que l’AOC Languedoc regroupe 600 à 800.000 hl (soit l'équivalent de 100 millions de bouteilles).

 

En atteignant cette masse critique, il est maintenant possible d’avoir une stratégie de classification proche de celle du Bordeaux.

 

Pour reconnaître les terroirs les plus en avance qualitativement parlant, certains terroirs font l’objet de décrets spécifiques : Banyuls, Cabardès, Clairette du Languedoc, Corbières et Corbières-Boutenac, Costières de Nîmes, Côtes du Roussillon, Côtes du Roussillon Les Aspres, Côtes du Roussillon Villages (avec accolé le nom d’une des 4 communes concernées), Faugères, Fitou, Grand Roussillon, Limoux et Blanquette de Limoux, Malepère, Maury, Minervois et Minervois-La Livinière, Frontignan Vin doux naturel, Muscat de Lunel, Muscat de Mireval, Muscat de Rivesaltes, Muscat de Saint-Jean de Minervois, Saint-Chinian, Saint-Chinian-Berlou, Saint-Chinian-Roquebrun, Tavel.

 

Dans les terroirs où il est possible de produire des Vins doux naturels (VDN), comme le Muscat, il est aussi possible d'avoir l'appellation "Vin de liqueur" : les VDN sont issus de la fermentation du moût de raisin, comme un vin classique, mais stoppée par ajout d'alcool vinique tandis que les Vins de liqueur (c'est aussi le cas du Ratafia ou encore du Pinot des Charentes), aussi appelés "mistelles", sont issus du moût de raisin non fermenté additionné d'alcool vinique (cet alcool étant le "fruit" dans les deux cas d'une distillation de vins, de marc, etc.).

 

La hiérarchisation des vins AOC en Languedoc-Roussillon est ainsi en marche, avec une pyramide à 3 étages :

-         appellation régionale (Appellation « Languedoc »),

-         appellations sous-régionales correspondant à des zones climatiques ou régions pédoclimatiques (Appellation « Languedoc Grés de Montpellier » et Appellation « Languedoc Pic Saint-Loup » ou Appellation « Languedoc Terres de Sommières », par exemple),

-         appellations communales, ou « appellation village », c’est-à-dire le « sommet de la pyramide » correspondant à des noms de terroirs dans les appellations sous-régionales (Appellation « Languedoc Saint-Georges d’Orques », par exemple, et idem avec La Méjanelle, Saint-Drézéry, Saint-Christol et Vérargues).

 

Les Grés de Montpellier englobent 48 communes à l’Est et à l’Ouest de Montpellier.

 

Le terroir des Grés de Montpellier correspond à une zone climatique sous influence maritime.

 

Nuits fraîches et journées chaudes sont les caractéristiques de ce terroir.

 

Le terroir du Pic Saint-Loup s’étend, quant à lui, sur les communes de Cazevielle, Claret, Corconne, Fontanès, Lauret, Les Matelles, Sainte-Croix de Quintillargues, Saint-Gély du Fesc, Saint-Jean de Cuculles, Saint-Mathieu de Tréviers, Sauteyrargues, le Triadou et Valflaunès.

 

Le terroir du Pic Saint-Loup est essentiellement argilo-calcaire avec une pluviométrie relativement élevée pour le Languedoc ce qui permet une modération du stress hydrique.

 

En ce qui concerne les appellations village, le décret de l’Appellation Languedoc offre la possibilité de mentionner une des dénominations géographiques suivantes :

- « La Méjanelle » : communes de Castelnau le Lez, Montpellier, Mauguio, Saint-Aunès,

- « Saint-Christol » : commune de Saint-Christol,

- « Saint-Georges d’Orques » : commune de Saint-Georges d’Orques, Murviel-les-Montpellier, Juvignac, Lavérune et Pignan,

- « Saint-Drézéry » : commune de Saint-Drézéry,

- « Vérargues : communes de Beaulieu, Boisseron, Lunel, Lunel Viel, Restinclières, Saint-Géniès des Mourgues, Saint-Sériès, Saturargues, Vérargues,

- et dans le reste de l’Aude (partie autour de Narbonne) et de l’Hérault : Cabrières, Montpeyroux, Picpoul de Pinet, Quatourze, Saint-Saturnin.

 

En revanche, il n’existe pas pour l’instant d’appellation village pour le Pic Saint-Loup.

 

Cette demande de reconnaissance est en cours : ce n'est qu'après passage du Pic Saint-Loup d'appellation sous-régionale à appellation village que l'extension de son aire de production, objet à ce jour de polémiques, pourra être envisagée.

 

Au niveau des Vins de pays (VDP), il existe toujours autour de Montpellier :

-         les Vins de Pays d’Oc (vins de pays régionaux),

-         les Vins de Pays de l’Hérault (et autres vins de pays de département – Aude, Gard, Hérault, Pyrénées-Orientales),

-         les Vins de Pays des Collines de la Moure, les Vins de Pays des Coteaux du Bérange, les Vins de Pays des Coteaux de la Bénovie, les Vins de Pays des Sables du Golfe du Lion (30), les Vins de Pays du Val de Monferrand (vins de pays de zone / une cinquantaine au total sur LR).

 

On retrouve, dans les VDP, des vins issus de cépages non autorisés par l’AOC (Cabernet, Merlot, etc.), issus de zones hors AOC ou de vins non agréés en AOC car non représentatifs de leur appellation.

 

Depuis la récente réforme européenne de 2009, ont été créées :

- l'Appellation d’origine protégée (AOP) qui correspond à l'ancienne AOC,

- l'Indication géographique protégée (IGP) qui correspond aux Vins de pays.

 

Pour être complet - et ils existent autour de Montpellier - certains vins ne bénéficient pas d'indication géographique : ce sont les anciens Vins de table. Ces derniers pourront dorénavant afficher un millésime et un cépage, ce qui leur était interdit précédemment. Ils peuvent être produits sans limitation de rendement. Certains producteurs mettent en marché des Vins de table de grande qualité.

 

La richesse des vins est donc grande autour de Montpellier qui a maintenant supplanté Béziers comme « Capitale du plus grand vignoble du Monde ».

 

Deux manifestations emblématiques sont la reconnaissance de cette nouvelle centralité :

-         la Fête des Vignes, organisée par la Communauté d’agglomération de Montpellier, qui attire avant les fêtes de Noël plusieurs dizaines de milliers de visiteurs, en offrant la possibilité de déguster des vins et de participer à des animations ou des conférences autour du thème de la viticulture,

-         les Estivales de Montpellier, organisées par la Ville de Montpellier, qui attirent tout l’été 15 à 18.000 personnes chaque jour sur l’Esplanade Charles de Gaulle, en donnant l’occasion de boire un verre entre amis ou de découvrir les produits du terroir.

14/12/2009

De nouveaux jardins familiaux à Jacou

Jacou vient de s’inscrire dans la longue tradition des jardins ouvriers, maintenant appelés jardins familiaux ou jardins partagés, suivant leur finalité.

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L'entrée des jardins familiaux de Jacou :

allée principale stabilisée et lots clôturés

Le coin buccolique choisi pour créer ces nouveaux jardins familiaux est accolé à la nouvelle zone d’urbanisation de la Draille, entre Jacou et Teyran.

Il est en effet inmportant que les jardins ne soient pas trop loin de son habitation, ce qui encourage d'ailleurs les déplacements à pied et à vélo.

La Commune de Jacou a totalement équipé 65 lots (clôture périmétrique, allées communes gravillonnées, abris de jardin du type chalet en bois massif partagés entre deux lots, local collectif, aire de jeux pour les enfants, réseau d’arrosage).

 

Chaque parcelle a une superficie comprise entre 55 et 115 m².

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Le chalet commun autour duquel s'organise la vie collective 

La gestion de ces jardins a été confiée, à titre gracieux, à l’Association Loi 1901 « JFF » (« Jacou Jardins Familiaux »).

Il est en effet important qu’une certaine autogestion s’établisse et que l’animation soit le fait des jardiniers amateurs.

 

Un règlement fixe les contraintes en matière d’entretien des parties communes, d’arrosage et de plantation sur sa propre parcelle.

 

L’utilisation des pesticides est interdite : seuls sont autorisés les produits naturels : compost, savon noir, bois raméal fragmenté, etc.  

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Tous les lots sont déjà cultivés, et bien verts, malgré le début de l'hiver

La production de fruits et légumes est strictement réservée à la consommation familiale. 

Un local commun, équipé de tables et de chaises, permet les réunions.

 

Une aire de jeux donne l’occasion aux jeunes enfants de se divertir pendant que leurs parents jardinent.

 

Aucun loyer n’est demandé pour l’exploitation des parcelles.

 

En revanche, le bénéficiaire doit s’acquitter de sa propre consommation d’eau pour l’arrosage.

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Le compost mûrit déjà en attendant le printemps

Les techniques d’économie de l’eau sont donc les bienvenues : légumes adaptés, paillage, goutte à goutte, apport de matière organique, etc.

Il est à signaler qu’il s’agit d’eau du Rhône, fournie sous pression par le SITIVS (Syndicat Intercommunal des travaux d’irrigation dans la Vallée du Salaison) qui regroupe les communes d’Assas, Clapiers, Guzargues, Jacou, Teyran et Vendargues.

 

Au-delà du jardinage qui suscite des rencontres (discussions, échanges de conseils, de graines et de plans), les jardins familiaux constituent un haut lieu de convivialité.

 

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Chacun peut profiter pleinement de sa parcelle

Contrairement aux poncifs souvent véhiculés, le jardinier est de tout âges, aussi bien féminin que masculin et issu de toutes les classes sociales. 

Bien entendu, pour certains, il s’agit aussi d’un lieu de production économique qui contribue à l’équilibre du budget familial, à l’amélioration de l’alimentation du foyer.

 

Les 65 lots sont d’ores et déjà tous concédés et il s’est déjà accumulé les noms d'autres familles intéressées sur une liste d'attente : c’est dire si les jardins familiaux de Jacou sont un succès !

 

 

 

Ces jardins sont localisés au Nord de Jacou :

- 200 mètres au Sud du Collège de Jacou qui est en bordure de la RD 21 (route allant de Jacou-Clapiers à Teyran)

- 100 mètres au Nord des terrains de rugby de Jacou qui sont au Nord du Parc de Bocaud

01/12/2009

Le débat public sur la nouvelle Ligne à Grande Vitesse Montpellier-Perpignan

La construction d’une seconde ligne ferroviaire entre Montpellier et Perpignan, retardée plusieurs fois sous la Présidence de Jacques Chirac, a été relancée en octobre 2007 à l’occasion du Grenelle de l’environnement.

 

Le train est en effet un mode de transport plus durable que la voiture ou le camion. Il est largement en tête pour la consommation énergétique au passager.kilomètre transporté et pour les émissions de CO2.

 

Déjà en 1995, un tracé précis (bande de 100 mètres) avait été arrêté et qualifié de « Projet d’Intérêt Général » en 2000.

 

Les caractéristiques de ce tracé, notamment par ses pentes, excluaient la mixité du trafic, c’est-à-dire la coexistence des trafics voyageurs et fret.

 

Sur la ligne devant relier la Vallée du Rhône (TGV Méditerranée) à Barcelone, la déviation Nîmes-Montpellier en est cours et celle de Perpignan-Figueras sera terminée prochainement.

 

Un débat public a été organisé du 3 mars au 3 juillet 2009, par la Commission Nationale du Débat Public (CNDP).

 

Ce débat a mobilisé 3.500 participants lors de 12 réunions publiques, suscité environ 2.000 questions, 700 avis, 18.000 connexions sur le site Internet, 80 cahiers d’acteurs (collectivités territoriales, chambres consulaires, syndicats, associations de défense de l’environnement, etc.) et 5.600 articles de presse.

 

Concernant ce projet de nouvelle Ligne à Grande Vitesse, 5 questions étaient posées pour nourrir la concertation.

Première question : Faut-il, ou non, construire une ligne nouvelle ?

 

La réponse est « Oui », à la quasi unanimité des acteurs, les retards pris étant en général stigmatisés.

 

Deuxième question : Faut-il une ligne voyageurs seulement, voyageur-fret ou fret, avec ou sans grande vitesse, pour cette option ?

 

C’est le scénario alliant mixité et grande vitesse qui est le plus souhaité (collectivités territoriales et public).

 

Certes, c’est l’option la plus coûteuse, avec la nécessité d’un financement des collectivités territoriales, mais c’est celui qui répond le mieux aux enjeux sur le long terme.

 

Dans cette hypothèse, les trains de voyageurs se déplacent à 300-320 km/h et les trains de marchandises à 120 km/h.

 

Les édiles socialistes ont soutenu le scénario de la ligne mixte à grande vitesse.

 

Les écologistes, de leur côté, ont « ménagé la chèvre et le chou » et plaidé pour une solution de court terme : c’est-à-dire une vitesse limitée à 220 km/h, pénalisante sur le plan économique et en terme de concurrence avec l’avion.

 

Troisième question : Quels couloirs de passage et quelles précautions ?

 

Le couloir Sud proche, du tracé de l’A9, est préféré par les acteurs à un tracé Nord.

 

Il faudra protéger des espaces naturels, le patrimoine et la biodiversité, ne pas aggraver les effets des inondations, prévenir le bruit et protéger la viticulture de qualité.

 

Ces contraintes lourdes sont légitimes pour un équipement qui se veut, et se doit, d’être durable.

 

Quatrième question : Faut-il utiliser les gares actuelles des centres villes ou en créer de nouvelles ?

 

C’est un sujet polémique avec des opinions contraires.

 

Le public demande des gares facilement accessibles, en voiture ou par transport en commun.

 

Le projet envisageait plusieurs sites de gares dans les secteurs de Perpignan, Narbonne, Montpellier et Nîmes.

 

A Montpellier, une gare nouvelle est incontournable du fait de la saturation de la gare SNCF Saint-Roch.

 

La Communauté d’agglomération de Montpellier a choisi une implantation au Sud-Est, sur le site de la Mogère qui sera relié à la gare centrale par le Tramway.

 

La Ville de Sète aurait, quant à elle, préféré une nouvelle gare à Saint-Jean de Védas, à proximité du nœud autoroutier.

 

Une localisation à l’Est de Montpellier n’est pas neutre vis-à-vis de tous les villages du secteur dont l’attractivité se verra renforcée.

 

Techniquement, la multiplication des gares entraîne des temps de trajet supérieurs (un train met en effet 15 km pour atteindre sa vitesse de croisière).

 

En outre, pour la SNCF et ses concurrents, un arrêt ne se justifie que si la clientèle est suffisante.

 

Les écologistes ont préconisé des arrêts systématiques en centre ville ce qui rajoute un retard proche d’un quart d’heure, à chaque arrêt, à la lenteur, de l’option 220 km/h qu’il ont appuyé en parallèle.

 

 

En effet, un arrêt en centre ville « coûte » 20 minutes contre seulement 7 minutes dans une nouvelle gare.

 

 

Cinquième question : Quel financement ?

 

 

Un financement, indicatif et approximatif, est évoqué :

-         25 % RFF (le propriétaire des lignes) et SNCF (l’exploitant),

-         40 % Etat (principal bailleur de fonds dans ce type d’infrastructure d’intérêt national et même européen),

-         25 % Collectivités territoriales,

-         10 % Union Européenne.

 

 

Un renchérissement des billets est envisagé par la SNCF comme quand le TGV s’est substitué, sur certaines lignes, au Train Corail.

 

 

Cette phase de concertation terminée, le maître d’ouvrage, Réseau Ferré de France (RFF), doit maintenant arrêter un projet tenant compte des enseignements du débat public, obtenir les autorisations préfectorales, acquérir les emprises foncières (ce qui va être un soulagement pour les propriétaires dans la « bande des 100 mètres » sur lesquels pesait une douloureuse incertitude), dégager les financements et engager les travaux.

 

 

Encore quelques années à attendre cette nouvelle Ligne à Grande Vitesse, mais pour sa concrétisation, le plus tôt sera le mieux !

26/11/2009

6ième Fête des Vignes à Montpellier : une allégorie de la campagne en ville

La 6ième Fête des Vignes se tient les 27 et 28 novembre 2009, sur la Place de la Comédie, à Montpellier.

Un « village vigneron » va accueillir 42 producteurs (Vins de Pays, AOC Pic Saint-Loup et AOC Grés de Montpellier).

 

Le dimanche 29 novembre, ces derniers recevront dans leur caveau les curieux et les acheteurs.

 

Pour 6 bouteilles achetées, une septième sera offerte sur présentation du coupon de dégustation.

 

Ce dernier, d’un coût de 2 €, permettra le vendredi et le samedi d’acheter un verre à vin gravé au logo de la Communauté d’agglomération de Montpellier et de déguster trois crûs de son choix.

 

Le bénéfice de la vente sera reversé à une association humanitaire, en l’occurrence, cette année 2009, au Sidaction.

 

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Cette manifestation s’inscrit dans la politique de soutien des activités viticoles, agricoles et aux traditions rurales, menée par Montpellier Agglomération.

Il s’agit de mettre à l’honneur les vignerons des communes de Baillargues, Beaulieu, Castelnau le Lez, Castries, Grabels, Montaud, Montpellier, Murviel lès Montpellier, Pignan, Restinclières, Saint-Drézéry, Saint-Geniès des Mourgues, Saint-Georges d’Orques, Sussargues, Villeneuve lès Maguelone, etc.

 

La Fête des Vignes a été complétée sur l’année calendaire par la Foire de la Truffe à Saint-Geniès des Mourgues, le Festival de la Tomate à Clapiers et la Foire de l’Olive à Pignan.

 

Un soutien à la Fête de la Pierre à Beaulieu est à l’étude.

 

Pour revenir à la Fête des Vignes, caves particulières et caves coopératives ont leur stand sur la Comédie.

 

C’est aussi le cas du Muscat de Frontignan (sans concurrence sur le territoire de l’Agglo de Montpellier) et il existe une demande de certains vignerons, hors Agglomération de Montpellier, de profiter de l’aubaine : une affluence se comptant en plusieurs dizaines de milliers de visiteurs, juste avant les fêtes de Noël.

 

Montpellier confirme bien son rôle de capitale de la viticulture en Languedoc-Roussillon. 

15/11/2009

L'Arche Castriote nous aide à préparer Noël

L’Association « L’Arche Castriote », organise du 7 au 15 novembre 2009, sa traditionnelle vente de santons et de crèches (ouverture de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 18 h les samedis, dimanches et jours fériés, de 15 h à 18 h les autres jours de la semaine).

 

C’est la 14ème édition de cette manifestation.

 

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La "Galerie des halles" accueille le Salon des santons et des crèches

 

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Un magnifique écrin fait de pierre de Castries et de tomette

 

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Les santons du Midi attendent les visiteurs et notamment les enfants

 

L’Arche Castriote (archecastriote@yahoo.fr) est une association culturelle et caritative adhérente de la Fédération des associations familiales rurales de l’Hérault.

 

L’Arche Castriote est notamment habituée des journées de solidarité avec repas et spectacle.

 

Une de ses activités est de collecter, en de nombreux lieux autour de Montpellier (Assas, Baillargues, Beaulieu, Boisseron, Castelnau le Lez, Castries, Clapiers, Galargues, Jacou, Lavérune, Montpellier, Saint-Brès, Saint-Drézéry, Saint-Georges d’Orques, Saint-Just, Sussargues, Teyran, Vendargues et Vérargues notamment), des bouchons d’eaux minérales plates et gazeuses, de lait, de sodas et de jus de fruits.

Les bénévoles de cette association trient et conditionnent les bouchons, avant leur expédition vers l’usine de recyclage.

 

L’opération, à la fois humanitaire et écologique, d’envergure nationale, est bien connue et s’appelle « Un bouchon : un sourire ».

 

L’exposition de santons et de crèches bénéficie tous les ans d’un grand succès : c’est dû à la magnificence du cadre de la salle voûtée de la « Galerie des halles » de Castries, à la qualité des pièces proposées à la vente mais aussi, et surtout, à la gentillesse de l’accueil des bénévoles.

 

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Toute la symbolique d'un Noël à la fois païen et biblique

 

Cette année, sont présentés des peintures sur verre de Colette Espié, bien connue à Castries et alentours, la tradition des 13 desserts pour la nuit de Noël et des recettes de plats servis autrefois pour cette fête, à la fois païenne et religieuse qui fait la joie des enfants.

 

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La tradition languedocienne des treize desserts
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L'arlésienne en costume ...
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et sous sa représentation artistique
Crédit photographique : Michel Chastaing

16/10/2009

La prolifération des sangliers inquiète dans l’Hérault (suite n° 2)

Face à la prolifération des sangliers ces dernières années, les chasseurs, les pouvoirs publics et les élus locaux ne sont pas restés l’arme au pied.

 

Les municipalités peuvent demander à la Préfecture et à la Fédération de chasse l’organisation de battues, dites administratives, organisées notamment en dehors des périodes d’ouverture de la chasse, sous couvert d’un lieutenant de louveterie.

 

Le Préfet, de son côté, a défini dans l’Hérault 34 unités de gestion (UG), secteurs homogènes sur le plan cynégétique qui doivent correspondre à des réalités biologiques pour les espèces chassées, et demande aux sociétés de chasse de définir un plan de gestion annuel du gibier.

 

Chaque UG « grand gibier » est responsabilisée en payant une participation financière proportionnelle au coût des indemnisations des dégâts subis par les agriculteurs.

 

Les chasseurs héraultais, quant à eux, ont augmenté leurs prélèvements dans les zones sensibles où les dégradations dues aux sangliers se multiplient.

 

La régulation des populations de sangliers doit continuer à être confiée aux chasseurs, en tant que gestionnaires reconnus de la faune sauvage.

 

Quelle aide peut amener la collectivité ?

 

Il est nécessaire à moyen terme de lutter contre un trop important envahissement par la forêt du territoire.

 

Les propriétaires forestiers, que se soient des communes ou des particuliers, doivent adapter leur sylviculture.

 

Il est nécessaire d’exploiter les taillis de Chênes-verts pour le bois-bûche (c’est un usage ancestral dans le Midi) et le Pin d’Alep comme source de bois-énergie, via sa transformation en plaquettes forestières, maintenant utilisées dans les chaudières collectives ou domestiques.

 

L’objectif est de rendre moins dense le couvert forestier et donc de mettre un peu plus à découvert les hardes de sangliers.

 

La réintroduction de troupeaux ovins serait de même un auxiliaire efficace, présentant de multiples avantages :

-         relance d’une filière d’approvisionnement en agneaux de lait Bio,

-         développement de l’emploi agricole local,

-         conservation des paysages,

-         préservation de la biodiversité inhérente aux prairies sèches,

-         prévention des incendies de forêt,

-         maintien des milieux naturels ouverts.

 

Malheureusement, s’il reste encore quelques rares bergers autour de Montpellier, cette idée de réintroduction de troupeaux s’apparente à l’Arlésienne.

 

Concernant la panoplie réglementaire dans les mains du Préfet, plusieurs mesures administratives peuvent être décidées :

-         autorisation individuelle de tir à l’approche ou à l’affût, notamment pour les agriculteurs,

-         battue administrative pour régler des problèmes ponctuels (battue à tir) qui vise à maximiser les animaux prélevés,

-         battue d’effarouchement (battue à blanc) pour décantonner les sangliers des cultures ou d’une zone habitée,

-         tir de nuit pour repousser les animaux (avec la crainte que cela facilite le braconnage).

 

Ces mesures peuvent s’appliquer dans toutes les zones hébergeant des populations de sangliers, y compris les réserves et les zones de non chasse.

 

Le Préfet a aussi la possibilité aussi de classer le sanglier parmi les espèces nuisibles ce qui déclenche l’interdiction des lâchers, l’exigence d’une haute pression de chasse et la possibilité d’une destruction des animaux au mois de mars.

 

Ce déclassement du sanglier, de gibier à nuisible, recèle en son sein une forte portée symbolique pour les chasseurs qui l’appréhende fortement.

 

Il semble donc plus raisonnable d’imaginer l’imposition à chaque société de chasse d’un plan de chasse total.

 

Contrairement au plan de gestion, un plan de chasse prévoit une obligation de résultat, sous la forme d’un prélèvement minimum sur le plan qualitatif et quantitatif, comportant un nombre minimal de femelles.

 

Les chasseurs n’atteignant pas le prélèvement minimum exigé risquent une pénalité.

 

Dans cette nouvelle donne, les pouvoirs publics doivent étudier et mettre en place rapidement des schémas départementaux de gestion cynégétique, bien cerner les populations animales, mettre en place un suivi des tableaux de chasse et être en capacité d’ajuster en cours de campagne le niveau de prélèvement.

 

Une autre mesure paraît à terme inéluctable : il s’agit de l’interdiction de l’agrainage, c’est-à-dire le nourrissage artificiel des sangliers par épandage de céréales.

 

En effet, plus la nourriture est disponible en abondance et plus la natalité des laies est importante.

 

En outre, cette pratique attire les sangliers sur des territoires nouveaux, périphériques de leur aire de prédilection.

 

Enfin, une revendication des chasseurs est de pouvoir chasser tous les jours et pas seulement les mercredis, samedis et dimanches, qui concentrent d’ailleurs l’essentiel de la fréquentation en milieu naturel.

 

Cette proposition heurte certains usagers de la nature dont les activités peuvent présenter des incompatibilités avec la chasse.

 

L’allongement de la période de chasse effective peut aussi concerner l’avant et l’après saison, ce qui serait vraisemblablement mieux accepté par les populations, notamment urbaines.

 

En conclusion, la régulation des populations de grand gibier est possible mais ne sera pas facile : elle dépend essentiellement des chasseurs sur les épaules desquels pèsera donc une responsabilité croissante.

13/10/2009

Résultats du référendum contre la privatisation de la Poste

La votation citoyenne organisée par le « Comité national contre la privatisation de la Poste, pour un débat public et pour un référendum sur le service public postal », dans la semaine du 28 septembre au 3 octobre 2009, a connu un franc succès, au niveau national, avec un cumul de 2,1 millions de Français s’étant déplacé pour dire, à 98 %, leur opposition à la privatisation de la Poste.

 

Ce Collectif regroupe des partis politiques de Gauche (Parti Socialiste, Parti Communiste Français, Parti Radical de Gauche, Mouvement Républicain et Citoyen, Les Verts, Nouveau Parti Anticapitaliste, etc.), des syndicats (CGT, CFDT, FO, CFTC, etc.) et divers mouvements (Attac, AFOC, DAL, LDH, etc.).

 

Le nombre de bureaux de vote a atteint la barre des 10.000.

 

Le hit parade des 12 communes les plus mobilisées sur ce sujet, autour de Montpellier, est le suivant :

 

 

Commune

Nombre d’inscrits sur la liste électorale en 2009

Nombre de votants au référendum ayant voté « Non » à la privatisation de la Poste

Pourcentage de « Non » à la privatisation de la Poste ramené aux inscrits sur la liste électorale

Claret

1039

407

39,2%

Lavérune

1988

728

36,6%

Brissac

473

143

30,2%

Les Matelles

1269

366

28,8%

Fabrègues

5075

988

19,5%

St Georges d'Orques

4000

665

16,6%

Grabels

3920

588

15,0%

Jacou

3678

531

14,4%

Ganges

2996

406

13,6%

St Martin de Londres

1665

215

12,9%

Vailhauquès

1655

212

12,8%

Clapiers

3631

465

12,8%

                                         Source Midi Libre en date du 8 octobre 2009

 

Cette forte mobilisation, pour une consultation officieuse, prouve le fort attachement des Français à ce service public de proximité.

 

Vive la France, vive la République, vive la Poste !

11/10/2009

Le danger de prolifération des sangliers inquiète dans l'Hérault (suite n° 1)

Dans l’Hérault, la surpopulation des sangliers (Sus scrofa) devient critique en terme de dégâts aux cultures et d’incursions sur les infrastructures routières ou dans les zones résidentielles.

N’en déplaise à certains écologistes, le tir par les chasseurs est, à ce jour, la seule solution éprouvée : une pression de chasse maintenue à un niveau élevé est en effet de nature à enrayer une explosion des populations.

Quels sont les autres moyens de réguler le « cheptel » de sangliers ?

L’empoisonnement : il pose des questions éthiques fondamentales ; il présente des risques pour d’autres animaux ; il est interdit par la réglementation.

Le piégeage : l’animal est très intelligent et d’une grande puissance (« encore faut-il qu’il se laisse piéger et que le piège résiste »).

Les répulsifs : ils ne jouent que sur la fréquentation d’un lieu par le gibier, en l’écartant momentanément, mais ils sont très coûteux et d’une odeur épouvantable.

La contraception des laies par vaccin oral : elle est en expérimentation prometteuse en Grande-Bretagne. Toutefois, les chercheurs doivent maintenant trouver une substance spécifique aux suidés, n’ayant pas le même effet sur le genre humain !

La pose de clôtures : aucune n’y résiste et il n’est pas souhaitable d’empêcher le mélange génétique des populations en compartimentant leur habitat.

Puisque notre salut, éviter l’envahissement par les sangliers, passe par les chasseurs, quelles sont les forces en présence, d’un côté les chasseurs et de l’autre le cheptel de sangliers ?

En ce qui concerne les chasseurs de l’Hérault, ils sont en général polyvalents et s’intéressent au petit gibier, au gibier migrateur (essentiellement grives et palombes), au gibier d’eau et au grand gibier.

La population héraultaise de chasseurs est traditionnellement importante mais déclinante et vieillissante.

38.000 chasseurs héraultais en 1980 et moins de 25.000 maintenant, soit une baisse d’environ 35 %. Une moyenne d’âge de 58,7 ans en 2005, avec seulement 11 % de moins de 30 ans. En novembre 2005, 0,6 % seulement de femmes.

Ces chiffres sont inquiétants.

Toutefois, le report de la chasse au petit gibier (moins de lapins, de lièvres, de perdrix, etc. du fait de la déprise agricole) sur celle au grand gibier se généralise : la vente des vignettes de grand gibier est ainsi passée de 11.500 en 1994/1995 à plus de 13.000 en 2004/2005 (avec en outre une augmentation en 20 ans de près de 54 %). Pour 2008/2009, la Fédération des chasseurs de l’Hérault annonce le chiffre de 15.000.

En ce qui concerne les sangliers de l’Hérault (« rassurez-vous », il peut aussi en venir de l’Aude, du Tarn, de l’Aveyron, de la Lozère et du Gard !), les effectifs sont estimés grossièrement à 9.000 pour 1986-1987 et à 33.000 pour 2008-2009 (on compte deux fois le tableau de chasse annuel).

Après calcul, le match tourne à l’avantage du sanglier avec un peu plus de 0,5 sanglier à abattre par chasseur il y a une vingtaine d’année et un peu plus de 1,1 maintenant !

Pour l'anecdote, le nombre de sangliers dans l'Hérault a irrémédiablement dépassé celui des chasseurs vers l'an 2000.

A l’évidence, en l’état actuel des choses, la prévention des risques dus au sanglier et la protection des territoires menacés ne sont pas acquises pour les années à venir, même s’il est possible de maintenir une population de chasseurs en capacité de chasser, souvent, sur tout le territoire.

Dans ces conditions, quelles aides peuvent-elles être apportées aux chasseurs par les pouvoirs publics, par la collectivité et quelles évolutions de la réglementation semblent nécessaires ?

Suite dans la prochaine note, le dimanche 11 octobre 2009.

Le danger de prolifération des sangliers inquiète dans l'Hérault

Le Ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durale et de l’aménagement du territoire, Jean-Louis Borloo, a adressé fin juillet à tous les préfets, une circulaire attirant leur attention sur le fait « qu’il y a nécessité de renforcer l’effort de régulation des sangliers ».

En effet, ces derniers prolifèrent en France : leur nombre a été multiplié par 10 en une trentaine d’années.

Leur population est évaluée à 1.000.000 d’individus, chiffre obtenu en doublant le nombre de sangliers abattus annuellement par les chasseurs (522.174 pour la saison de chasse 2007-2008).

Pour l’Hérault, le tableau de chasse est passé de 4.524 sangliers en 1986-1987 à 16.581 en 2008-2009 : la population est estimée à 40.000 individus environ au 15 août 2009, date d’ouverture de la chasse au sanglier.

L’Hérault fait partie des 10 premiers départements français pour la population des sangliers : leur présence est toutefois historique et non récente.

Les sangliers sont impliqués, tous les ans en France, dans 15.000 collisions avec des véhicules à moteur.

Les textes en vigueur ne sont pas modifiés par la circulaire ministérielle : il s’agit en fait pour le Gouvernement d’avoir une meilleure connaissance du phénomène pour pouvoir éventuellement prendre des mesures dès 2010.

Les agriculteurs, les chasseurs et les élus locaux, plus proches du terrain et plus réactifs, tirent la sonnette d’alarme depuis plusieurs années, constatant :
- une recrudescence des dégâts aux cultures,
- une occupation de terrain croissante, avec des incursion en lisière, voire dans les lieux habités.

Que constate-t-on autour de Montpellier ?

Une multiplication des sangliers au Nord, à partir des communes d’Aumelas, Saint-Paul et Valmalle, Montarnaud, Vailhauquès, Combaillaux, Saint-Gély du Fesc, Les Matelles, Le Triadou, Saint-Croix de Quintillargues, Saint-Bauzille de Montmel, Buzignargues et Campagne, pour rester dans l’Hérault.

Dans ces secteurs, il existe une pratique de chasse populaire aux sangliers dans le cadre d’associations communales de chasse appelées « Dianes ».

Dans l’Hérault, 340 équipes (à comparer au nombre de 343 communes avec très peu de dianes dans la frange littorale) totalisent maintenant 15.000 chasseurs, soit 60 % de l’effectif total des chasseurs héraultais.

Cela n’empêche pas des dégâts aux vignes, souvent en Appellation d’origine contrôlée (AOC), aux vergers et aux cultures céréalières comme fourragères, ce qui exaspère les agriculteurs.

Ces derniers sont de plus en plus exposés, ayant :
- développé des cultures à haute valeur ajoutée (maraîchage, arboriculture, viticulture de qualité),
- reconquis, au milieu de paysages de garrigues ou forestiers, les bonnes terres de fond de vallée, grâce à l’évolution des techniques, et de piémont pour des raisons qualitatives (terroirs AOC).

Il faut savoir, en outre, que les paysans sont indemnisés seulement pour les pertes de récolte, via un fonds de la Fédération départementale de chasse alimenté par les cotisations des chasseurs concernés (315.000 € d’indemnités dans l’Hérault en 2008-2009 contre 139.000 € en 2007-2008). Ces cotisations sont en fait le « timbre grand gibier » ou « cotisation départementale sanglier », d’un montant annuel de 41,00 €.

Toutefois, les agriculteurs ne sont pas indemnisés pour le temps passé à la prévention ou pour la perte de valeur ajouté sur les produits non récoltés.

De plus, nul ne peut être indemnisé si le gibier (pouvoir « res nullius » en Droit) vient de son fonds.

Enfin, les petits dégâts, souvent répétitifs, ne sont pas indemnisés car il existe un minimum de dédommagement.

Le niveau des indemnisations est fortement croissant, d’année en année, ce qui pose à terme le problème de la solvabilité du fonds alimenté par les chasseurs de grand gibier (sachant que le nombre global de chasseurs tend fortement à décroître en France, avec plus de 2.000.000 de permis de chasser validés en 1980-1981 contre seulement 1.343.926 en 2007/2008 soit une chute de 40 % en 30 ans, d’après les chiffres de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage).

Le « front » de l’habitat du sanglier a tendance, dans l’Hérault, à s’étendre au Sud, au moins à l’ouverture de la chasse, dans la périphérie immédiate de Montpellier, où les chasseurs sont plus rares et où le gibier vient se réfugier.

Les dégâts occasionnés dans les jardins, sur les clôtures, etc., ne sont pas indemnisés. En outre, une certaine partie de la population péri-urbaine se sent en insécurité de fait de ces visites nocturnes.

Dans l’Hérault, le phénomène de prolifération des sangliers est essentiellement dû :
- à une pression de chasse relativement faible par rapport aux potentialités,
- l’absence de prédateur naturel,
- à la déprise agricole, avec la disparition des troupeaux ovins au Nord de Montpellier qui maintenaient les milieux ouverts,
- à l’extension corollaire des forêts,
- aux effets pervers de la réglementation sur l’indemnisation (une sorte de « droit aux dégâts »),
- à une augmentation des ressources alimentaires due au vieillissement des taillis de Chênes-verts, le sanglier étant particulièrement inféodé aux « essences fruitières » (hêtres, châtaigners et chênes).

Alors, que faire pour que les sangliers ne deviennent pas un danger trop important pour les automobilistes, les biens et les habitants, la santé économique des exploitations agricoles ?
Suite dans la prochaine note, le samedi 10 octobre 2009.

01/10/2009

Journée de la pierre et du patrimoine à Beaulieu

Dans le cadre des « Journées du patrimoine », la Commune de Beaulieu a organisé, le dimanche 20 septembre 2009, sa « Première journée de la pierre et du patrimoine ».

Si cette pierre, issue d’un calcaire souvent coquillier, a pris pour nom « pierre de Castries », du nom de l’important chef-lieu de canton, elle a été en fait, de tout temps, extraite dans des carrières principalement situées sur les communes de Sussargues et de Beaulieu.

L’exploitation a débuté dès les Romains.

Elle a servi à la construction de nombreux monuments historiques et des immeubles hausmanniens de Montpellier.

Elle a été exportée en Algérie, via le port de Sète.

La profession de carrier était fort développée au 19ème siècle, surtout après la crise phylloxérique qui a mis à mal la viticulture languedocienne dans les années 1870.

Le corps des charretiers était mis à contribution pour les transports à traction animale.

L’extraction de la pierre se faisait à la main. Un bon ouvrier produisait quelques « cairons » par jour.

Tous les sous-produits de l’extraction, éclats de roche, sables, étaient valorisés soit pour l’entretien des chemins, soit comme recoupe pour les sols intérieurs ou extérieurs.

Aujourd’hui, l’extraction est mécanisée et limitée à une poignée de carrières : l’usage de la pierre s’est en effet quelque peu perdue dans la construction.

De gros blocs parallélépipédiques sont maintenant sciés et la pierre est valorisée au mieux en placages, sculptures et autres œuvres d’art.

La mécanisation de l’extraction génère beaucoup de déchets, constitués de blocs fissurés ou poreux. En revanche, lors de l’extraction manuelle, l’ouvrier choisissait à l’œil les bonnes veines et s’y cantonnait.

La pierre fait partie de la culture populaire des alentours de Castries : cette pierre de taille donne une couleur et une patine très caractéristique à de nombreux villages alentours.

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La pierre de Beaulieu employée dans de nombreux monuments historiques

 

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Le geste ancestral de l'extracteur de "cairons"

 

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Un front de coupe résultat de l'extraction de la pierre à la main

 

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Un front de coupe résultat de l'extraction mécanisée

 

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Les rebus de l'extraction mécanisée, en montagne cyclopéenne

 

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Les tailleurs de pierre à l'action



Crédit photographique : Michel Chastaing

 

30/08/2009

Vendanges à Montaud

Les vendanges battent leur plein dans le Midi.

Elles sont précoces cette année du fait des pluies de fin de printemps et de la forte chaleur estivale.

La Cave coopérative de Montaud a déjà rentré ses cépages blancs (Chardonnay et Sauvignon), une semaine avant la fin août.

Le millésime sera très qualitatif mais les rendements faibles constatés ne font pas l’affaire des vignerons : car ce sont les vins blancs qui sont les plus rémunérateurs.

Le marché du vin est en effet mondialisé et totalement libéralisé.

Même si notre région demeure le premier producteur de la Planète, la concurrence du « Nouveau monde » (Californie, Australie, Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud, Chili et Argentine) est féroce.

Le Cave coopérative de Montaud regroupe les vignerons de Sussargues, Saint-Bauzille de Montmel et Montaud, pour une superficie d’environ 600 hectares.

Pendant les vendanges, elle occupe une bonne dizaine de personnes, dont un œnologue.

Les vins produits sont :
- essentiellement des Vins de pays, dits VDP : Vins de pays d’Oc (des vins de cépage souvent exportés), Vins de pays d’Hérault et Vins de pays des Coteaux du Bérange,
- de l’AOC (Appellation d’origine contrôlée) « Grés de Montpellier ».

Le terroir des Grés de Montpellier correspond à une zone climatique sous influence maritime. Les nuits fraîches et les journées chaudes permettent d’obtenir des maturités parfaites : le raisin récolté cette année atteint d’ailleurs facilement les 14 ° de potentiel alcoolique.

Après celles des cépages blancs, la récolte des vignerons de Montaud porte maintenant sur le cépage Merlot. Ce dernier bénéficie d’une vinification traditionnelle de 2 à 3 semaines pour extraire le meilleur des arômes et des couleurs.

Toutes les parcelles de vigne bénéficient, préalablement à la vendange, de la visite d’une commission de coopérateurs qui évaluent sur pied le potentiel qualitatif et décident de la meilleure orientation du raisin, vers tel ou tel type de vin.

Les vins seront disponibles dès la fin de l’année, ainsi que les millésimes précédents au caveau de vente de Sussargues : "Les Celliers du Val des Pins".

Les coopératives viticoles de l’Hérault continuent d’investir, malgré la crise viticole et celle plus générale de l’idéologie libérale.

La Coopération est l’exemple vivant d’une alternative aux sociétés de capitaux puisqu’une coopérative est une société de personnes où « un homme égale une voix » (et non pas « une action, c’est-à-dire de l’argent, égale une voix »).

La Coopération, en tant qu’aventure collective, protège les petits viticulteurs en leur permettant de lutter avec les firmes internationales.

Un des avantages concurrentiels de la Coopération : « Le groupe est meilleur que le meilleur du groupe ».

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Un terroir de toute beauté

 

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La récolte mécanisée

 

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Une avalanche de Merlot

 

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Le quai d’apport : la porte d'entrée vers la vinification



Crédit photos : Michel Chastaing

30/07/2009

Pôle oeno touristique à Saint-Christol (suite)

La porte d’entrée touristique du Pays de Lunel

Le pôle oeno touristique de Saint-Christol est un parc d’attraction intelligent en phase avec la culture locale.

Cette opération de prestige a un objectif : devenir l’emblème d’un territoire.

Le complexe est idéalement positionné à 2 km de l’échangeur autoroutier.

Ses visiteurs seront guidés vers des circuits locaux de découverte synonymes de séjour prolongé.

50.000 touristes sont espérés par an, à terme, chiffre à comparer aux 20.000 du site d’Ambrussum et aux 30.000 d’Accrobranche.

Un projet relancé

Ce projet oeno touristique, décidé par la Communauté de communes du Pays de Lunel, a franchi une étape, avec le choix au premier semestre 2009 de l’équipe des maîtres d’œuvre.

Il devra notamment compter avec la concurrence de Terra Vinea à Portel des Corbières dans l’Aude et de Vinipolis à Florensac dans l’Hérault.

Le pôle de Saint-Christol doit occuper une parcelle de 3 hectares sur le site de « La glacière », entre vignes et village ancien, avec lequel il sera relié par des cheminements doux. 1.100 m² de bâti sont prévus.

Le site prendra la forme d’un amphithéâtre tourné vers le Sud. Au point haut, au Nord, une Esplanade sera occupée par les bâtiments. Elle dominera un parc viticole dit jardin ampélographique (représentatif des différentes variétés de vigne) ainsi qu’au point bas une prairie.

Du « terroir » au « développement durable »

Le projet, initialement très « terroir », a évolué en intégrant une plus-value environnementale et climatique forte : puits provençal pour tempérer l’air, chai de vieillissement semi-enterré avec des murs en pierre très épais, ventilation naturelle.

Les énergies renouvelables sont mobilisées : chaufferie-bois, panneaux solaires thermiques, panneaux photovoltaïques, petite éolienne.

Globalement, l’autonomie énergétique du complexe est atteinte.

En outre, les eaux de pluie sont récupérées, les eaux usées traitées par lagunage et les matériaux naturels utilisés pour la construction : bois, pierre locale et terre crue.

Une ambiance méditerranéenne est recherchée, les lieux intérieurs et extérieurs sont mêlés, les façades ombragées l’été et ensoleillées l’hiver.

Un pôle à attractions multiples

Les équipements sont en rapport avec les ambitions du projet : faire connaître l’histoire de la vigne, comme du vin, et faire déguster le vin.

Il s’agit donc notamment d’initier à l’œnologie (l’art de fabriquer le vin), de faire découvrir des saveurs, couleurs et odeurs, de former à l’association des mets culinaires et des vins.

Les bâtiments comprennent un patio ombragé pour le repos, un atelier du vin avec son caveau de dégustation/vente, un chai de stockage, un bar à vin, un restaurant, un village d’hôtes pour l’hébergement, une halle camarguaises pour un accueil polyvalent, une salle de conférence, un musée ampélographique et une vigne pédagogique.

Tous ces équipements permettent d’organiser sur place ou dans le terroir avoisinant, des ateliers de dégustation, des stages d’oenologie, des visites d’exploitations agricoles, des repas, des balades vigneronnes, des circuits de plusieurs jours combinant des activités liées au vin et des activités touristiques ou de loisirs.

Un partenariat public-privé à finaliser

Comme pour les autres projets territoriaux de ce typel (on peut prendre l’exemple voisin du Chemin des Verriers), la difficulté est de rentabiliser le fonctionnement de l’équipement dans un délai pas trop long.

En ce qui concerne les investissements, la Communauté de communes du Pays de Lunel peut compter sur 800.000 € de l’Etat et de l’Europe au titre des pôles d’excellence rurale, sur son partenariat avec le Conseil Général de l’Hérault et sur ses fonds propres.

Le choix du ou des gestionnaires (du musée, de la boutique et du restaurant notamment), privés ou issus de l’économie mixte, conditionnera la pérennité de cette grande aventure pour le Pays de Lunel.

28/07/2009

Pôle oeno touristique à Saint-Christol

Dès 2004, la Communauté de communes du Pays de Lunel et la Commune de Saint-Christol ont travaillé « à l’émergence d’un pôle œnologique et oeno touristique, vitrine du territoire ».

Ce projet était initialement très « terroir » s’adressant « aux amoureux de la bonne table, aux passionnés des vieilles pierres ».

Il s’agissait de valoriser le potentiel viticole local qui est protégé par deux AOC (Appellation d’origine contrôlée), en l’occurrence Coteaux du Languedoc et Muscat de Lunel.

L’oeno tourisme était appréhendé comme « une nouvelle manière de conjuguer développement touristique et production viticole locale ».

Depuis, le projet de pôle a perdu son volet stricto sensu œnologique car les centres de recherches, de développement ou techniques, dans ce domaine, sont déjà fermement ancrés à Montpellier, Nîmes ou encore Narbonne.

La vocation du pôle oeno touristique de Saint-Christol est d’attirer la fréquentation touristique issue du bassin Gard/Hérault, voire plus éloignée (Clermont-Ferrand, Barcelone, Lyon ou encore Marseille étant à moins de 3 ou 4 heures de temps).

Une fois cette clientèle touristique captée, l’idée est qu’elle profite des richesses du Pays de Lunel et contribue donc localement à créer des emplois.

Ces richesses sont, au-delà du vin (17 caveaux à visiter dans le Pays de Lunel) : les autres produits agricoles, le patrimoine (Oppidum d’Ambrussum, village viticole de Saussines, églises romanes, fondations templières et hospitalières, châteaux, villages fortifiés), les activités de pleine nature (randonnée pédestre, VTT, « Accrobranche »), les traditions camarguaises (course libre par exemple).

L’intention de 2004 a fait l’objet d’une réflexion approfondie et le nouveau projet a été labellisé en décembre 2006 comme « Pôle d’excellence rurale ».

L’Etat en a sélectionné 379 en France, sur appel à projet.

Cette politique de pôles d’excellence rurale, lancée en décembre 2005 avait pour « objectif de soutenir 300 initiatives locales porteuses de projets créateurs d’emplois, innovants, ambitieux, bâtis autour de partenariats publics-privés ».

Dans l’Hérault, la labellisation a porté sur 5 pôles : « Forêt Occitane pour le Renouveau d’un Eco-développement durable Structurant du Territoire, dit FOREST, autour de la Salvetat sur Agout », « Couleurs de pierre » avec le Syndicat Mixte du Pays Haut-Languedoc et Vignobles, « Avène, eau, Nature et Santé », « Développement d’un pôle de performance patrimonial dans les gorges de l’Hérault à Saint-Guilhem le Désert et le « Pôle d’oeno tourisme en pays de Lunel : tourisme d’excellence au travers du vin et de l’histoire»).

Pour plus de détails sur les pôles d’excellence rurale héraultais : site de la Délégation Interministérielle d’Aménagement et de Compétitivité des Territoires (DIACT).

Après un sommeil de 2 ans, le projet de la Communauté de communes de Lunel vient d’être accéléré avec le lancement d’un concours d’architecture fin 2008.

Les 3 propositions retenues ont été analysées et ont abouti, au premier semestre 2009, à la sélection d’une équipe pluridisciplinaire alliant architectes, paysagistes, scénographes et bureaux d’études techniques.

C’est l’esquisse de Philippe Madec & Co qui a été retenue.

Ce dernier a été maître d’œuvre de plusieurs grandes réalisations : « Les nouveaux mondes de Sindibad » à Casablanca (Maroc), « L’écoquartier des Mesniles » à Verson (Calvados) ou encore le « Musée archéologique du Château de Mayenne » dans la commune et le département éponymes.

Suite dans la note du 30 août 2009.

02/07/2009

Naissance de Montpellier Villages

« Etre né quelque part
Pour celui qui est né
C’est toujours un hasard »
Maxime Le Forestier


La magie de notre pays languedocien, c’est que très peu y sont nés mais que beaucoup s’y retrouvent.
Alors, quand le hasard a fait que l’on y est né, on ne peut qu’être honoré, enchanté, de la passion que lui porte ceux qui choisissent d’y vivre.
La capitale régionale est au bout du regard. Elle est dans nos têtes. Beaucoup d’entre nous y travaillent, y étudient, s’y distraient ou s’y approvisionnent.
Pourtant, le magnétisme du village, ou du quartier à Montpellier, opère : c’est là que s’instruisent et se construisent nos enfants, que le sport ou la culture populaire nous unissent, que les liens de proximité se tissent, que nos identités se forgent.

« Montpellier Villages » se veut un lieu d’expression dans le domaine de l’actualité, de l’histoire, de l’environnement, du développement durable, de la vie associative, des initiatives des hommes et des femmes qui font notre arrière-pays montpelliérain.

« Etre né quelque part
C’est partir quand on veut
Revenir quand on part »
Maxime Le Forestier


Les anciens partiront vraisemblablement avant nous mais leur culture, leur façon de vivre, leur héritage, leur exemple seront notre viatique. Beaucoup d’entre nous ont voyagé à l’étranger, ont séjourné dans d’autres villes françaises, d’autres ont quitté le pays pour y revenir, moins jeunes, une fois les premiers apprentissages, les premiers parcours initiatiques, les premiers postes professionnels accomplis. Mais tous, nous connaissons notre chance de vivre au soleil, à proximité de la « Surdouée », au calme du village. Ceux qui ne peuvent plus y demeurer, plus y revenir, en sont malheureux.

« On choisit pas ses parents
On choisit pas sa famille »
Maxime Le Forestier


En revanche, on choisit ses voisins, ses amis, ses rencontres. Nos décisions et orientations personnelles pèsent sur notre cadre de vie et notre aptitude à vivre en société. L’avenir se construit collectivement. Citoyens de Clapiers, Montferrier, Prades, Grabels, Baillargues, Jacou, Sussargues, Saint-Christol, Saint-Drézéry et de tous ces villages qui se pressent autour de Montpellier, réfléchissons et vivons pleinement ensemble le développement de ce territoire qu'est Montpellier Villages.

Michel Chastaing