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23/01/2013

Quels rythmes scolaires pour nos enfants ?

Quels sont les rythmes scolaires favorables à l’apprentissage des enfants de l’école primaire ?

Le diagnostic est posé depuis longtemps et le consensus existe sur la question.

Cela n’a pas empêché Xavier Darcos, sur l’injonction de Nicolas Sarkozy, de supprimer en juin 2008, dans la précipitation et sans concertation, l’école le samedi matin.

Or, les enseignants, les spécialistes de chronobiologie et les parents s’accordent sur le fait que :

-         les interruptions dans la semaine sont néfastes,

-         les journées sont trop longues,

-         un étalement sur davantage de jours de travail est bénéfique.

Quel est l’état des lieux chez nos voisins européens ?

 

Pays

Nombre de jours de classe par an

Durée de la semaine en jours

Durée des vacances d’été en semaines

Pays-Bas

110

5

7

France

144

4

8 à 9

Espagne

175

5

11

Allemagne

188

5

6

Royaume-Uni

190

5

6

Italie

200

5

12 à 13

On constate donc que :

- la semaine de 5 jours est systématisée,

 

- les vacances d’été sont longues dans les pays latins par tradition et à cause de la difficulté du travail par temps trop chaud,

 

- les pays plus septentrionaux bénéficient de « petites vacances » plus longues,

 

- avec une semaine à 4 jours et demi, le nombre de jours travaillés s’élèvera à 180 en France.

Concernant l'organisation de la semaine, le week-end permet de plus en plus aux familles de se réunir et donc peu d’iconoclastes proposent des semaines d’école de 6 ou 7 jours !

Fini donc le temps du travail le samedi matin, voire le samedi toute la journée.

Quant au dimanche, même s’il est passé chez les Français du rang du premier jour de la semaine (selon la tradition chrétienne) au rang du dernier jour de la semaine, celui où l’on se repose, il demeure plus que jamais « sacré ».

La proposition du Ministre de l’Education Nationale, Vincent Peillon, d’une semaine de 4 jours et demi, avec un mercredi matin travaillé (3 heures) et des lundis, mardis, jeudis et vendredis, à horaire réduit à 5 h 15 au lieu de 6 heures, adapte positivement à la fois l’enseignement maternel (3 à 5 ans) et l’enseignement élémentaire (6 à 10 ans).

En effet, les lundis et samedis étaient réputés pour le mauvais rendement des apprentissages, en revanche optimaux les autres jours de la semaine, avec un bémol pour les jeudis qui peuvent pâtir d’un mercredi trop riche en animations périscolaires et des vendredis plus favorables aux grands enfants, certains petits commençant à fatiguer à la fin de la semaine.

Bien sûr, certains auraient misé volontiers sur une journée scolaire encore plus courte qui aurait libéré quasiment tout l’après-midi pour des activités périscolaires.

Toutefois, c’est justement l’organisation et le coût de ces dernières qui pouvaient faire achopper la réforme.

Car le surcoût est estimé à 600 millions d’euros, soit approximativement 100 € par enfant et par an (6,5 millions d’enfants scolarisés au Primaire), à la charge des collectivités territoriales, essentiellement des communes.

Le Président de la République, François Hollande, a donc souhaité que le passage à la semaine de 4 jours et demi se fasse librement, à la rentrée 2013 ou 2014.

Cependant, une enveloppe financière de 250 millions d’euros viendra encourager les collectivités les plus avisées et les plus promptes, s’engageant dès la rentrée scolaire 2013/2014, avec une subvention exceptionnelle de 50 € par enfant, somme majorée de 40 € dans les zones difficiles.

En outre, le Gouvernement a pris la décision d’abaisser les normes d’encadrement des jeunes ce qui permettra de minorer un minimum la dépense (un encadrant pour 14 enfants au lieu de 10 en Maternelle et un encadrant pour 18 enfants au lieu de 14 en élémentaire).

A Clapiers, la Majorité municipale désire s’engager dès septembre 2013 dans le nouveau système, pour l’Elémentaire mais aussi pour la Maternelle.

Les nouveaux horaires ne seront arrêtés qu'après concertation des parents d'élèves et du corps enseignant, comme avant chaque modification de ce type (les horaires avancés au conditionnel dans une précédente version de cette note ne pouvaient donc être qu'indicatifs).

Rien n’empêche aussi les communes de mettre à contribution les parents, même si ce n’est pas forcément populaire et dépendant, en terme d’acceptabilité financière, de la sociologie des ménages.

Globalement, le coût supplémentaire attendu vient de l’extension dans le temps des activités périscolaires et d’une journée supplémentaire de transport scolaire.

Concernant la restauration scolaire le mercredi midi et l’animation qui va avec, il est pour le moins douteux que les Communes s’y risquent, même si cela peut représenter un souhait pour certains parents, compte tenu de la charge financière pour la collectivité : entre 5 € et 10 € par repas !

Suite à la réforme, les communes les plus en retard en matière de périscolaire vont devoir recruter et former des agents qualifiés ; les autres auront moins de mal, d’autant qu’elles économiseront sur le service périscolaire, en général financièrement déficitaire, du mercredi matin.

Il n’en reste pas moins que les communes auront aussi intérêt à s’appuyer sur les initiatives privées associatives : club de sport, organisation culturelle, mouvement d’éducation populaire.

C’est l’occasion de remettre à plat des services anciens, nécessitant une adaptation aux nouvelles demandes sociales.

Il paraît tout à fait crucial de développer localement la concertation et la coopération avec toute la communauté éducative et l’ensemble des acteurs locaux : enseignants, parents, personnel communal, associations, …

C’est la relance des projets éducatifs locaux avec un champ élargi et, si possible, dans une dynamique innovante.

Sinon le risque est de tomber dans la reproduction de l’existant avec une approche technocratique peu soucieuse de qualité.

La semaine de quatre jours et demi est-elle la panacée ?

Certes, cette mesure sera bénéfique à l’enfant.

Cependant, concernant la gestion des temps, le monde de l’entreprise doit aussi se remettre en question, ne serait-ce que parce que cela participe de l’amélioration de la productivité.

Différer ou avancer le début de l’embauche peut permettre de libérer le travailleur-parent, l’aider à concilier vies professionnelle et familiale, lui éviter aussi de perdre du temps dans les bouchons, notamment avec des déplacements pendulaires entre midi et deux écologiquement néfastes.

La Communauté d’Agglomération de Montpellier s’est lancée dans une réflexion globale sur la gestion des temps, elle qui maîtrise le transport public, les grands équipements sportifs et culturels.

D’autre part, en libérant les enfants en milieu d’après-midi, l’école perd une partie du créneau horaire 15 h – 16 h 30 où l’efficience intellectuelle est forte (cf. les conclusions des travaux du Professeur Hubert Montagnier).

Il est vrai que cette plage horaire souffrait, dans le cadre de la semaine de quatre jours, de la fatigue de fin de journée et du dépassement des 4,5 heures d’attention possible pour un enfant chaque jour.

Restera donc à valoriser fortement, au sein de l’école, la plage horaire « reine » de 9 h 30 à 11 h 30 où peuvent se pratiquer, avec efficacité, activités scolaires, apprentissages et évaluations (les plages horaires de 8 h 30 à 9 h 30 et de 13 h 30 à 14 h 30 étant réputées, elles, à faible vigilance et donc à mauvaise performance).

En outre, pour apprécier le potentiel d’apprentissage, il ne faut pas confondre la journée de l’enfant et la journée de l’élève.

En France, en moyenne 60 % des jeunes écoliers fréquentent le restaurant scolaire (plus des 2/3 dans le périurbain comme à Clapiers et moins dans les grandes villes), en général sur une plage de 2 heures.

Le soir, si 65 % des enfants en moyenne rentrent chez eux directement, 20 % rejoignent la garderie ou l’étude, 5 % vont en centre de loisirs ou pratiquent une activité sportive, 5 % sont gardés par une personne rémunérée et enfin 5 % sont confiés à une tierce personne bénévole (entraide entre proches ou parents).

Cette entraide a un potentiel de développement non négligeable dans un contexte de remaniement de la semaine.

Le mercredi, 15 % des enfants en Elémentaire ont actuellement une activité le matin et 30 % l’après-midi.

De ce fait, avec le mercredi matin travaillé, il est à prévoir un glissement de fréquentation du matin vers l’après-midi :

-         soit vers les mêmes animations déplacées par leurs responsables,

-         soit vers d’autres plus attractives (à condition qu’elles sachent adapter leur capacité d’accueil à la hausse) dans l’arbitrage rendu par les parents et les enfants à l’occasion de cette nouvelle situation d’offres concurrentes.

Du fait des cours le lendemain, le jeudi, ne va-t-on pas aussi assister à un renoncement d’activité pour certains enfants le mercredi après-midi ?

De plus, une nouvelle demande d’animation ne va-t-elle pas naître les après-midi du mardi et jeudi, principalement, en vue de se substituer à certaines pertes du mercredi matin ?

Si les acteurs s’accordent sur les bienfaits de la semaine de 4 jours et demi, certains craignent qu’elle génère des inégalités sociales et des effets indésirables.

Une vigilance particulière devra être exercée concernant les élèves arrivant déjà tôt le matin dans les accueils de loisirs annexés aux écoles (ALAE) et les quittant déjà tard, puisqu’ils vont y rester dorénavant 45 minutes de plus.

Les enfants de familles monoparentales qui fréquentent en moyenne davantage les structures périscolaires (restaurant scolaire, garderies et études, centres aérés le mercredi), qui rentrent et restent davantage seuls chez eux le soir, font partie de cette population fragile.

Concernant toujours les limites de l’amélioration des rythmes scolaires, beaucoup d’enfants se couchent trop tard, qui plus est après une période d’excitation, ce qui propice à la perturbation du sommeil.

La fatigue est souvent renforcée ensuite par le stress du mal-être en classe.

On ne peut donc pas échapper à une bonne hygiène de vie.

Le projet périscolaire a tout intérêt à se focaliser sur ce point.

Il est notamment primordial de mettre l’accent sur le sport et les activités physiques qui vont permettre le développement corporel de l’enfant et l’accumulation d’un capital-santé pour la vie entière de l’adulte : masse osseuse à densité minérale élevée, capacité respiratoire augmentée, régulation du sommeil et de la circulation sanguine, optimisation de la fonction cardiaque, etc.

Les rythmes scolaires améliorés ne suppléent pas non plus à l’obligation d’une régularité dans le travail fourni et dans l’effort intellectuel.

L’intrusion des problèmes sociétaux dans l’école constitue de même un obstacle fort à la réussite : intérêt moindre pour les savoirs enseignés, préoccupations autres (jeux, consommation, divertissements, médicalisation de la société, etc.), avenir incertain, difficultés familiales, manque de confiance dans les formations et les diplômes, individualisme, défaut de capacité à se projeter personnellement sur le moyen terme, etc.

Il faudra aussi un jour se poser la question du respect du rythme naturel des adolescents au Collège et au Lycée, puisque quasiment tous les jeunes y sont maintenant scolarisés (85 % d’une tranche d’âge fréquente une classe de Terminale actuellement, répartie en filière générale à 48 %, technologique à 24 % et professionnelle à 28 %).

L’adaptation des rythmes scolaires est en soi une excellente décision : elle devrait permettre d’optimiser l’attention et la concentration des élèves en cours, avec la mise en place du cercle vertueux suivant : moins d’échec scolaire, plus d’intérêt pour l’enseignement, moins de perturbations en cours, moins de fatigue et de stress, plus d’écoute et de participation, plus de réussite.

En résumé, un étalement des heures de présence, pour plus de connaissances in fine.

La France a besoin de cette amélioration de la performance de son système éducatif pour assurer à tous nos enfants un bon apprentissage de la lecture, de l’écriture et du calcul, dont la maîtrise constitue un viatique indispensable dans nos sociétés modernes post-industrielles.

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Travail artistique de décoration à l'école maternelle de Clapiers

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L'école maternelle Olympe de Gouges équipée pour le périscolaire

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Ecole Victor Hugo - site du Bosc - lieu d'ALAE et d'ALSH maternels

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Les enfants passent mais leurs écrits - ici leurs prénoms - restent

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Ecole - restauration / scolaire - périscolaire : une unité de lieu, pas de temps

Crédit photographique : Michel Chastaing

15/01/2013

Pourquoi nos impôts locaux augmentent à Clapiers ?

Les impôts locaux sont de plus en plus lourds pour les ménages du Midi, dont le pouvoir d’achat stagne en général.

Leur calcul ne tient compte qu’à la marge du revenu de la famille.

A Clapiers, les contribuables s’acquittent de la taxe sur le foncier bâti, lorsqu’ils sont propriétaires (3/4 des Clapiérois) et de la taxe d’habitation.

La présente analyse va traiter exclusivement de la taxe d’habitation (TH).

Cette dernière est constituée de deux parts :

-         une première communale,

-         une seconde départementale, transférée en 2011 à l’intercommunalité, c’est-à-dire à la Communauté d’Agglomération de Montpellier (CAM).

Part communale de la TH

La Municipalité de Clapiers n’aura pas augmenté, de son côté, le taux de TH lors du dernier mandat municipal.

Le taux d’imposition de 18,65 % a été maintenu pour les années 2008 à 2013.

La Commune de Clapiers applique en outre des taux d’abattement maximaux – ce qui est rarissime en France – sur la base d’imposition brute qui est la valeur locative (fonction de la surface et du confort du logement).

Ces taux d’abattement sont d’autant plus intéressants à Clapiers qu’ils s’appliquent à une valeur locative clapiéroise élevée.

Une fois réduite des différents abattements, la valeur locative donne une base nette qui, multipliée par le taux d’imposition, permet de connaître le montant de la TH.

Taux d’abattement

Commune de Clapiers

Département de l’Hérault

Communauté d’Agglomération

Général (pour tout le monde)

15 %

10 %

7 %

Par personne à charge (ascendant, descendant)

de rang 1 et 2

20 %

20 %

12 %

Par personne à charge (ascendant, descendant)

de rang 3 et plus

25 %

25 %

17 %

Spécial (petits revenus)

15 %

0 %

10 %

Valeur locative moyenne

4.798 € (en 2011)

2.911 € (en 2010)

3.559 € (en 2012)

Il faut préciser d’autre part que la valeur locative est revalorisée tous les ans par une décision du Gouvernement (1,8 % en 2012, 2,0 % en 2011, 1,2 % en 2010, 1,5 % en 2009, 1,6 % en 2008), ce qui engendre un rythme d’augmentation automatique de l’impôt de l’ordre de 10 % sur un mandat municipal.

Sur la période 1999 à 2009, la taxe d’habitation a crû globalement en France d’une moyenne de 3,6 % par an, équivalent donc à + 24 % sur une durée de 6 ans.

Les contribuables Clapiérois ont donc été épargnés d’une hausse d’environ 15 % sur la part communale de taxe d’habitation, du fait de la politique fiscale sage de l’équipe municipale en place.

Part intercommunale de la TH

La deuxième part de la taxe d’habitation (départementale devenue intercommunale) connaît, en revanche, à Clapiers, une forte augmentation.

Cette dernière défavorise, en valeur absolue (surplus d’impôt) les familles nombreuses et en valeur relative (augmentation en pourcentage de l’impôt), les ménages à revenus modérés et/ou occupant des logements modestes.

Globalement, les Clapiérois se retrouvent à payer plus de TH que s’ils habitaient dans une autre commune de l’Agglomération.

Cette surcotisation est chiffrée dans le tableau suivant, en fonction des situations familiales : la première colonne donne le différentiel par rapport à la commune la mieux lotie et la seconde colonne le delta avec la commune la moins bien lotie, après Clapiers.

Surplus d’impôt à Clapiers en fonction du nombre de personnes à charge

Par rapport à la commune la mieux lotie

Par rapport à la

seconde commune

la moins bien lotie

0 personne

66 €

0 €

1 personne

142 €

37 €

2 personnes

216 €

72 €

3 personnes

301 €

110 €

4 personnes

385 €

148 €

Sources : Pascal Heymes

Nous allons voir par quel mécanisme la part de taxe d’habitation de l’Agglomération de Montpellier croît.

La réforme de la Taxe Professionnelle, sous la Présidence Sarkozy, a prévu le transfert, à partir de 2011, de la part départementale de la TH aux intercommunalités, soit à Montpellier la Communauté d’Agglomération.

L’Etat a prévu un mécanisme de correction automatique garantissant à tout contribuable (et à toute collectivité, par ailleurs, au travers d’une modulation des dotations nationales) la neutralité de ce transfert.

En effet, communes, intercommunalités et départements n’ont ni la même valeur locative moyenne, ni les mêmes taux d’abattements (cf. supra).

Sans corrections, la réforme aurait été très favorable aux ménages des communes à taux d’abattement forts (exemple de Clapiers) et défavorable dans le cas inverse.

Un correctif est donc appliqué, abattement par abattement (général, les deux pour charges de famille, spécial), pour l’année 2011 et au delà.

L’Agglomération n’ayant pas voté ses abattements fin 2010 – ce qui était recommandé car la loi n’était pas encore définitive afin d’attendre des simulations – ce sont, en 2011, les taux d’abattement communaux qui se sont appliqués à la valeur locative moyenne communale ainsi que le taux d’imposition voté, lui, par la Communauté d’Agglomération.

Abattement par abattement, le correctif a été calculé de la manière suivante :

Valeur Locative Département x Taux abattement Département

– Valeur locative Commune x Taux abattement Commune

Ces correctifs ont été soustraits des différents abattements calculés avec les valeurs communales, ce qui revenait en fait à conserver les montants des abattements départementaux.

Les abattements appliqués valaient donc simplement en 2011 (comme avant au demeurant) :

Valeur Locative Département x Taux abattement Département

Les impôts ont de fait peu augmenté.

Pour 2012, la Communauté d’Agglomération a défini ses taux d’abattement (proches de la moyenne pondérée démographiquement de ses communes membres) et augmenté son taux d’imposition de 11,08 % à 12,08 % (pour mémoire, taux de 9,93 % pratiqué par le Département en 2010).

Toutefois, la CAM n’est finalement pas revenue sur le mécanisme correctif antérieur comme elle aurait pu le faire (une précédente délibération décidant de sa non application à Montpellier ayant été annulée par une nouvelle délibération votée le 20 décembre 2012).

Les correctifs Commune/Département continuent donc de s’appliquer, cette fois-ci en réduction des abattements calculés avec les règles de l’Agglomération.

Les abattements valent donc maintenant !!!

Valeur Locative Département x Taux abattement Département (abattement Département)

+ Valeur Locative Agglomération x Taux abattement Agglomération (abattement Agglo)

– Valeur locative Commune x Taux abattement Commune (abattement Commune)

Ou autrement dit :

2 fois la moyenne des abattements du Département et de l'Agglo moins l'abattement communal

Manque de chance pour les Clapiérois, cela donne des montants d’abattement négatifs (heureusement ramenés par le législateur à zéro dans ce cas de figure) ou presque nuls dans le cas d’une personne à charge (66 € d’abattement par personne).

Cela se concrétise par une ponction supplémentaire annuelle sur les contribuables de Clapiers de l'ordre de 150.000 € (soit approximativement + 7,5 % sur le montant global de la Taxe d'Habitation, en moyenne).

L’impact de la réforme était particulièrement bien analysé, dès 2010, par l’Association des Maires du Nord qui en avait prévu toutes ses conséquences éventuelles.

Pascal Heymes, Conseiller municipal d’opposition à Grabels, expert en finances communales a, ces dernières semaines, attiré l’attention des Grabellois sur ces hausses d’impôt et disséqué par le menu leurs raisons.

A Clapiers, c’est la combinaison d’une valeur locative moyenne élevée (quartiers résidentiels) et d’une politique de taux d’abattement maximaux sur la part de TH communale (politique favorable aux familles surtout mais aussi aux petits revenus) qui entraîne de façon mécanique – et paradoxalement ! – la réduction des abattements, devenus quasiment nuls à Clapiers sur la part de l’Agglomération !!!

Seule une réduction des taux d’abattement communaux – qui serait accompagnée, à taux communal constant, d’une augmentation forte de la part communale de la TH ! – ou une réduction de la valeur locative moyenne à Clapiers, serait de nature à réduire la part Agglo de la TH.

Remarquons un effet bénéfique à moyen terme pour les contribuables clapiérois ayant des enfants : les logements sociaux récemment livrés ou en cours de construction vont contribuer à cette réduction – forcément lente dans le temps – de la valeur locative moyenne à Clapiers et aboutiront à une baisse de la TH de quelques euros par enfant.

Pour conclure sur la mésaventure des Clapiérois : la part de la Communauté d’Agglomération de la taxe d’habitation a crû fortement en 2012 dans les rares communes à taux d’abattement communaux historiquement avantageux pour les contribuables (Clapiers, Prades le Lez, Grabels, Saint-Georges d’Orques) et a peu augmenté, voire baissé, dans les communes à taux d’abattement communaux historiquement peu avantageux pour le contribuable.

L’anomalie consiste in fine à la rupture d’égalité entre les ménages qui devraient pourtant, quel que soit leur lieu de résidence, participer équitablement à l’effort collectif.

04/01/2013

Un Premier de l’An dans la continuité ?

2013 se profile !!!

Il est donc temps de souhaiter que cette nouvelle année vous apporte santé, bonheur et plénitude.

J’aime ce petit poème qui résume bien l’esprit du Premier de l’an :

L’an que ven

Es un brave òme

Que promet

Tot çò qu’òm vòl.

Cadun pren

E cadun dòna.

Bona annada

E bon An nòu.

La nouvelle année, c’est bien sûr l’espoir d’une vie meilleure et cette charnière temporelle est l’occasion du partage, du don et du contre don.

Pourquoi une formule en occitan ?

Parce que notre culture à Montpellier s’est bâtie largement sur l’héritage de l’Occitanie.

Charles Camproux (1908-1994), témoin au sens propre et au sens figuré, de cette descendance, n’aurait pas contredit ce propos.

Montpelliérain, Professeur de la Faculté des Lettres, lié à Clapiers par son gendre Jean-Marie Petit (auteur de sa biographie la plus complète) et sa fille, il fut une figure et un militant incontournable de cette prise de conscience, de cette révélation, en tant qu’acteur de la culture occitane contemporaine.

Citons aussi un autre grand Professeur d’université, de Droit cette fois-ci, Professeur mais pas seulement (permettez-moi un sourire à la fois amical, respectueux et malicieux) : Georges Frêche !

Il répétait à l’envi la phrase de Lampedusa, tirée du livre et du film « Le Guépard » : « Il faut que tout change pour que rien ne change ».

Celui qui a beaucoup fait bouger Montpellier, le voulait pour préserver notre qualité de vie et conserver notre culture et notre rang.

La vie est effectivement un continuum et la fin de 2012 débouche tout naturellement sur le début de 2013.

Notre société évolue très rapidement et pourtant notre histoire pèse toujours très fort.

Nous sommes nombreux à vouloir que les valeurs de liberté, égalité, fraternité perdurent malgré les ruptures économiques.

En Occitanie, les habitants ont aussi toujours été attachés à la solidarité, au partage, à l’équité, à la justice et à l’émancipation.

Deux valeurs sûres ne se perdent pas :

-         le bien vivre,

-         l’amitié et l’esprit de famille.

Plus que pour beaucoup de soit disant traditions, les permanences historiques sont frappantes en matière de Premier de l’An.

Pas forcément la tradition provençale des 13 desserts, à l’occasion du grand souper, nom local du réveillon (les quatre « mendiants » que sont les amandes, les noisettes, les raisins secs et les figues sèches, puis le nougat blanc, le nougat noir, les pruneaux, les noix, le melon vert conservé sur claies, les dattes, les poires, la pâte de coing et la pompe à huile) qui ancienne, à défaut d’être ancestrale, n’a pas franchi le Rhône.

Mais plutôt de nombreux symboles :

-         la célébration du jour lui-même,

-         la visite (sans la quête) adaptée de nos jours,

-         les vœux,

-         les étrennes.

Tous ces rites nous viennent de la civilisation romaine et peut-être même avant.

Le Premier de l’An le 1er janvier fut une décision de Jules César avant l’institution officielle de la même concordance à partir de l’édit du Roussillon de Charles IX en date du 9 août 1564.

« Lou cap de l’an » c’est le bout, l’extrémité, la fin mais aussi le début, dans une vision cyclique de l’année qui revient.

Janus, le dieu romain du mois de janvier, avait deux visages : l’un tourné vers le passé, l’autre vers l’avenir.

Le Premier de l’An, c’est un jour particulier mais ce sont aussi les célébrations qui l’accompagnent.

Los vòts et les estrenas, c’étaient déjà les vœux et les étrennes en occitan mais aussi dès l’Antiquité.

La déesse Strenna (ou encore Strenia), divinité de la bonne santé, était fêtée le Premier de l’An.

Si ces étrennes ont pu avoir un côté paternaliste, fut un temps (dans les rapports patrons /employés, bourgeois/pauvres), elles sont aujourd’hui l’occasion de cadeaux et d’une solidarité générationnelle.

La visita et la quista, c’était cette tradition de rendre visite, début janvier, à ses amis et à sa famille.

C’était l’occasion d’être reçu pour échanger, pour boire ou pour le repas.

Les plus jeunes recevaient monnaie ou ravitaillement en échange de leurs vœux : cela n’est pas sans rappeler les quêtes de friandises de la Fête d’Halloween ou encore la quête d’argent pour le Carnaval avec la vente des fougassets.

Ce rite de la visite et de la quête (surtout) est transformé aujourd’hui mais subsiste toutefois, si l’on considère ces embrassades ou ces échanges de vœux à chaque fois que l’on rencontre, pour la première fois de l’an nouveau, une connaissance.

La visite, c’est aussi celle des Vœux institutionnels (collectivités locales, entreprises, associations, etc.) où l’on se rend en un même lieu pour rencontrer son entourage professionnel ou relationnel.

Au Québec, il s’agit de la « tournée des parents », celle qui existait chez nous quand en France les familles étaient moins éparpillées, moins dispersées sur le territoire.

Quant à la visite symbolique puis virtuelle, elle a d’abord pris la forme d’une carte de visite par porteur spécial puis d’une carte de vœux dès la démocratisation de la Poste et enfin, de nos jours, d’un message voix ou texte, téléphonique ou électronique.

Bon An nou !

C’est le cri éternel, empathique, humaniste, à l’occasion du saut d’année calendaire.

Bona et urosa annada 2013 !

Du bonheur, une bonne santé, de la réussite, de la prospérité, de l’amour, de bonnes résolutions personnelles et vis-à-vis des autres aussi !!!

De la justice, de la paix et de la fraternité !!!

Bon bout d’An et a l’An qué ven !

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30/12/2012

Clapiers honoré par la revue nationale des Communes forestières

La revue officielle de la Fédération nationale des communes forestières (FNCOFOR) a mis en exergue, en novembre 2012, la politique menée dans l'Hérault et notamment à Clapiers, par ses représentants locaux.

Michel Chastaing, Maire-adjoint de la Commune de Clapiers et Trésorier des niveaux départementaux et régionaux, y explique son attachement à la forêt méditerranéenne.

Politique d'acquisition foncière, coopération avec l'Office National des Forêts pour améliorer les peuplements, protection contre les incendies avec la mise en place des obligations légales de débroussaillement, mobilisation de nombreux bénévoles dans le cadre du Comité Communal Feux de Forêts, ouverture maîtrisée au public, ...

En signant la "Charte régionale du bois-construction" lors du salon Energaïa de 2009, Michel Chastaing a ouvert la porte aux édifices publics en bois sur Clapiers : cuisine au Parc municipal Claude Leenhardt, chaufferie-bois et silo à granulés à l'école élémentaire Victor Hugo - site du Calvaire.

Les dernières constructions municipales ont ainsi mis en œuvre un bardage bois, dit "Red Cedar", sans traitement.

Un projet de toilettes publiques, au Parc municipal, devrait faire appel à la même technique.

Francis Cros, Conseiller général du Canton de la Salvetat sur Agout, Président de la COFOR 34 et de la COFOR LR, est de son côté mis à l'honneur pour avoir fait avancer le dossier de la plate-forme de tri des bois feuillus du Somail et le bois-énergie dans toute la région Languedoc-Roussillon.

Francis Cros siège au Conseil d'Administration de la FNCOFOR où il fait valoir les spécificités de la forêt méditerranéenne.

Passant aux "travaux pratiques", la Commune de Clapiers, sur l'impulsion de son Adjoint aux Travaux, aux Services techniques et aux Energies nouvelles, aidée des conseils d'Hérault Energie puis de l'Agence Locale de l'Energie de Montpellier, met en service pour le tout début janvier une chaufferie-bois à l'école évoquée plus haut (1.200 m² rénovés au standard Effinergie, promu par la Région Languedoc-Roussillon et plus strict que le label national BBC).

Deux points faibles subsistent toutefois en matière de politique forestière au nord de Montpellier :

- l'absence de charte forestière de territoire qui pourrait notamment conduire à la réalisation de pare-feux (protection des habitations) ou encore au rapprochement de l'offre et de la demande en bois-bûche, plaquettes forestières et granulés à base de sciure,

- l'exploitation des pins d'Alep dépérissants ou arrivés à maturité afin de mobiliser du combustible et en enlever aux feux récurrents dans le secteur, tout en favorisant la réémergence du couvert autochtone de Chênes-verts.

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Une de la revue de la FNCOFOR

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Article de Michel Chastaing, Maire-adjoint à Clapiers

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Réunion Languedoc-Roussillon ONF - communes forestières

 

Sources : Revue Communes forestières - n° 57 - Novembre 2012 

24/12/2012

Cantem Nadal à l’église de Clapiers

Le vendredi 14 décembre, à partir de 18 h 30, en l’église Saint-Antoine de Clapiers, le chœur « Lo Cocut » a offert aux Clapiérois un spectacle musical : « Cantem Nadal ».

Lo Cocut (abréviation en forme de clin d’œil de « Còr Occitan de Clapièrs Universalamen T’Estimat ») regroupe des amateurs de l’Occitan et des traditions languedociennes.

Le chef de cœur, Etienne Hammel, a donné, entre deux chansons, d’amples explications sur le contexte des textes profanes présentés : la distance, la pauvreté, la famille, la place de l’enfant, le miracle, la société villageoise, les différents métiers de l’agriculture ou de l’artisanat.

A côté de la liturgie du clergé, les chants populaires traduisaient la générosité, la compassion, la solidarité, l’élan spontané.

Jésus est toujours présent dans les textes, au moins en filigrane, avec Joseph et Marie, les parents, sans oublier les Rois mages : Gaspard, Melchior et Balthazar.

Le peuple avait sa propre expression pour ses croyances.

L’Occitan, de la Gascogne, du Val d’Aran en Espagne, du Limousin jusqu’aux Alpes et au Piémont italien, s’est diversifié au fil des siècles et a fini par devenir une langue très riche.

Avec environ 4 fois moins de mots (environ 60.000), le Français n’est pas une langue plus pauvre par nature, mais par choix.

En effet, fixé au XVIIe siècle, le Français a été dédialectisé et donc réduit dans sa variété, apuré par les savants qui l’ont codifié.

La Langue d’Oc a toujours été très expressive et bien adaptée à la créativité artistique : rappelons-nous des Troubadours et plus tard du mouvement du Félibrige.

A Clapiers, le fait occitan est resté présent au travers du souvenir de François Dezeuze, père du peintre Clapiérois Georges Dezeuze.

Libraire, papetier imprimeur, très connu à Montpellier, François Dezeuze fut appelé « L’Escoutaïre ».

Il fut l’un des écrivains occitans majeurs de la première moitié du XXe siècle, auteur de pièces de théâtre populaire, notamment de farces, et enfin, l’animateur inlassable de la revue montpelliéraine « La Campana de Magalouna ».

En son honneur et dans l’esprit de son ouverture aux mystères du Monde, un groupe d’amis s’est longtemps réuni à Clapiers : « Lou Dissatièrs », c’est-à-dire ceux qui discutent, qui dissertent de sujets larges et variés.

« Le Cocut » est dans cet esprit de partage.

Parmi les Clapiérois du chœur, citons Jo Ballarin, Jacques Dainat, Gérard Rolland.

Le chœur regroupe aussi des hommes disséminés à Montpellier et ses alentours, tous passionnés et unis par la culture occitane.

Au sein de ce groupe, Jean Clavel, acteur puis historien, dans les deux cas de renom, de la viticulture languedocienne, est emblématique de ce qui cimente le groupe : la culture populaire.

Au-delà du chant, les membres de « Lo Cocut » aiment, par-dessus tout, animer des festivités (manifestations de rue, marchés, banquets, etc.) : ils sont acteurs du spectacle vivant.

La bonne chère (un concours de cassoulet organisé tous les hivers par « Lo Cocut » : « Lo concors de caçolets »), le vin, la musique, les chansons transmises par la mémoire collective ont une origine commune : la civilisation occitane.

Le chœur perpétue la tradition des chants de Noël, avec des textes du XVIIe et XVIIIe siècle.

Lors de la soirée en l’église Saint-Antoine, 15 ont été en partie traduits, en terme de présentation, par Etienne Hammel (voir ci-dessous le texte intégral de « La terra es freja » et de « Pastres, Pastretas »).

Si une partie seulement de l’assistance (une centaine de personnes) maîtrisait la langue occitane, beaucoup comprenait en l’écoutant, voire en la lisant sur le recueil distribué.

De nombreux participants ont repris en chœur les refrains des morceaux les plus connus qui leur ont rappelés leurs apprentissages scolaires ou la tradition familiale.

Une soirée au final riche en émotions et en souvenirs !

 

La terra es freja

 

La terra es freja,

Lo cèl neveja,

Mòrta sason !

Ausètz los anges,

Cantar loanges,

Del Nadalon.

 

Venètz floretas !

Ròsas, violetas,

Li far la Cort,

Jamai la tèrra,

N’a vist d’enquèrra,

Tant genta flor.

 

Que vos pintiava,

Vos embaumava,

Quita lo cèl.

Venètz floretas !

Rosas, violetas,

Del mes d’Abrièl.

 

Aquel que dona,

A Rei corona,

Glòria, palais !

Dins un’ estable,

Plan miserable,

Anuèit se plai.

 

Pastres, pastretas

 

Pastres, pastretas,

Desrevelhatz vos, pecaire !

Pastres, pastretas,

Desrevelhatz vos,

Que vòstra maire,

A besonh de vos, pecaire !

Que vòstra maire,

A besonh de vos.

 

Los pastres venon,

Ambe sos anhèls, pecaire !

Los pastres venon,

Ambe sos anhèls,

A l’enfant Jèsus,

Òfron lo plus bèu, pecaire !

A l’enfant Jèsus,

Òfron lo plus bèu.

 

Los mages, venon,

Ambe sos tresòrs, pecaire !

Los mages, venon,

Ambe sos tresòrs,

Li ofròn la mirra,

L’encens amai l’òr pecaire !

Li ofròn la mirra,

L’encens amai l’òr.

 

Leu que siái paure,

Que n’ai pas lo sòu, pecaire !

Leu que siái paure,

Que n’ai pas lo sòu,

Li ofri mon anma,

Ambe tot mon còr, pecaire !

Li ofri mon anma,

Ambe tot mon còr,

Li ofrissi mon anma.

 

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19/12/2012

Sélections du FISE Agglo à Clapiers

Le Festival International des Sports Extrêmes (FISE) a organisé, samedi 8 décembre 2012, à Clapiers (après Castries en novembre), ses qualifications en prévision de prochaine 7ème édition 2013.

Le FISE est venu en fait en appui à l'association Basic BMX, cheville ouvrière de la manifestation.

Le “Contest” proposait deux compétitions, respectivement en plus ou moins de 16 ans, amateurs et Pro (« money prize » de 1.000 €), en BMX et en Skateboard, les deux sports de glisse urbains les plus pratiqués.

Après les qualifications, les finales ont permis de désigner dans chaque catégorie un lauréat, qualifié d'office pour le FISE Montpellier.

Il s'agissait donc d'un premier round pour essayer de participer au plus grand rassemblement et à la plus grande fête des sports extrêmes en Europe.

Simon Uguen, Président de l'association Basic BMX, a été le speaker de l'événement.

Le speaker, c’est celui toujours prêt à mettre de l'ambiance, à stimuler les spectateurs et les concurrents, dans un jeu de connivences et de défis.

Un public varié et nombreux s'est renouvelé tout au long de cette journée froide, ventée, mais heureusement très ensoleillée.

L'organisation – parfaite et très « pro » - a reposé notamment sur Maxime Triolo, Mathieu Rouvière, Corentin Martin et Pierre Allaire.

3 juges sont en permanence nécessaires pour départager les concurrents.

Basic BMX a la particularité remarquable de s'appuyer sur des membres passionnés, de tous âges.

Citons du plus jeune au plus âgé : Lucas Bertrand, Yoann Maurel, Victor Vincent, Eliott Montaldot.

Certains d'entre eux ont participé au “Contest”.

En BMX, Quentin Maurien et Anthony Jeanjean, Champion de France en titre, étaient les invités vedettes.

Le skate-park de Clapiers, à l’entrée du village entre le rond-point du Fesquet et la Médiathèque Albert Camus, occupe un site superbe.

A deux pas de Montpellier, ce spot bien équipé est très apprécié des amateurs.

Richard Mailhé, Vice-Président de la Communauté d’Agglomération de Montpellier (CAM), Président du Comité Départemental Olympique et Sportif, le Maire de Clapiers et trois maires-adjoint, délégués respectivement à l’éducation, à la jeunesse et aux services techniques sont venus pour l’ouverture du « Contest ».

Ce dernier a en effet reçu le label « FISE Agglomération » qui permet un essaimage de la manifestation montpelliéraine dans les communes membres de la CAM (première étape à Castelnau le Lez le 14 avril 2012, puis à Saint-Georges d’Orques, à Castries et enfin à Clapiers).

Le car podium de l’Agglomération est venu pour offrir l’apéritif.

D’autre part, Eric André-Benoît, Directeur d'exploitation d'Hurricane, frère d'Hervé, Fondateur du FISE lorsqu'il était étudiant à Montpellier Business School, était présent.

Qui ne connaît pas le Festival International des Sports Extrêmes (FISE) de Montpellier ?

Wakeboard, BMX, Roller, Skateboard, Mountain Bike et MTB attirent trois jours durant, sur les berges du Lez, utilisées sur plus d’un kilomètre comme gradins artificiels, plusieurs centaines de milliers de personnes.

Répartis dans les catégories Girl, Moins de 16 ans, Amateur, Expert, Pro, Gold, des centaines de riders font vibrer les spectateurs de leurs exploits.

Le FISE est la sortie préférée de tous les jeunes au mois de mai.

Au-delà des compétiteurs locaux et catalans très présents, les pointures du circuit international sont fidèles au rendez-vous (américains, notamment californiens, belges, anglais, allemands, …).

Ces sports nouveaux, de glisse, ne sont plus un effet de mode venu des United States mais sont maintenant bien ancrés dans la société française.

Il n'y a qu'à penser aux espoirs de médailles lors des derniers Jeux Olympiques de Londres.

Notre délégation française devait tout “rafler”, tant elle apparaissait imbattable, même si finalement la moisson espérée ne fut pas concrétisée.

Par ailleurs, la terminologie employée – par exemple en BMX, les termes de Park, Flat, Spin Ramp, Dirt – est elle restée résolument anglo-saxonne.

Toutefois, seuls les « X Games » nord-américains, organisés à Los Angeles, adossés aux puissants réseaux de télévision ESPN et ABC, dépassent le FISE de Montpellier.

Ce dernier est plus qu'une compétition : une grande fête avec une forte complicité entre champions mais aussi entre eux et le public.

La société Hurricane, basée à Lunel, organisatrice de l'événement, veille à ce que glisse, adrénaline et convivialité soient au top.

Hurricane emploie une vingtaine de salariés et travaille aussi dans l'ingénierie et la conception de skate-parc.

Le FISE, petit événement d'abord organisé à Palavas les Flots en 1997, inconscient à l'époque de son potentiel de développement, battra à nouveau tous les records, c’est sûr, en terme de superlatifs et de fréquentation, pour sa 7ème édition en 2013.

Le FISE s'est exporté au Koweit où ses démonstrations rencontrent la même participation et la même ferveur chez les passionnés locaux.

Sur Clapiers, grâce à l’association Basic BMX et à ses bénévoles, aura flotté quelques heures, cette folie communicatrice de pratiquer et de regarder les exhibitions de sports de glisse.

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Le skate-park à l'entrée de Clapiers

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L'équipe du FISE

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Le Directeur du FISE, Eric André-Benoît,

et Pascal Ribes, ancien Président du Club de Football de Clapiers

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L'échauffement est lancé

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Démonstration de skate-board 

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La compétition est lancée

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Simon Uguen, speaker du contest,

et Président de Basic BMX

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« Ça plane pour moi !!! »

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Les Pros du BMX en action

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Figure de style sur fond de Médiathèque Albert Camus

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Une partie de l'équipe de Basic BMX et les juges 

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Remise des prix du Tournoi Pro

 

Accéder à l'album photo complet

Cliquez en haut en droite

 

Crédit photographique : Michel Chastaing

12/12/2012

Où vont nos ordures ?

La Communauté d'Agglomération de Montpellier est compétente sur son territoire pour la collecte, le traitement, l'élimination et la valorisation des déchets ménagers et assimilés.

Du temps du District de Montpellier, c'étaient les communes qui détenaient cette responsabilité.

Ce service public a évolué vers une homogénéisation des pratiques au niveau de la collecte : fréquence plus faible dans les secteurs pavillonnaires, arrêt du ramassage des déchets verts en porte à porte dans certaines communes, amélioration de la flotte des camions et suivi du respect des circuits par GPS.

En terme de tri, de traitement et de valorisation, les approches et les solutions techniques se sont en revanche diversifiées.

Actuellement, la Communauté d'Agglomération de Montpellier se charge des missions suivantes (les chiffres donnés sont ceux de l'année 2011) :

-        collecte en porte à porte des déchets ménagers : ordures ménagères de la « Poubelle grise », collecte sélective de la « Poubelle Jaune » et biodéchets de la « Poubelle orange » (généralisée à tout l'habitat pavillonnaire et sur une partie de l'habitat collectif résidentiel),

-        collecte dans les « Points Verts » des colonnes d'apport volontaire : 833 pour le verre, soit 7.885 tonnes, 300 pour le papier soit 1.743 tonnes, 47 pour le textile depuis 2007, soit 274 tonnes plus 15 points de collecte implantés dans les locaux de l'économie sociale et solidaire ou des associations humanitaires,

-        collecte spécifique des professionnels, en porte à porte, des papiers blancs de bureaux dans les entreprises privées et les administrations (260 tonnes pré-collectées dans des caissettes en carton avant un ramassage par « La Feuille d'érable », association d'insertion par l'économique qui se charge de la revente à l'industrie papetière en vue de leur recyclage), des cartons des commerçants (1.206 tonnes) et du verre des cafetiers et restaurateurs (564 tonnes),

-        collecte en porte à porte des encombrants, sur rendez-vous,

-        gestion de 20 déchetteries - « Points propreté » - destinées à l'apport volontaire des encombrants, gravats, déchets végétaux et déchets toxiques (79.066 tonnes au total),

-        gestion des filières de traitement : centre de compostage de Grammont, centre de tri Déméter, unité de méthanisation Amétyst, unité de valorisation énergétique OCREAL, installation de stockage des déchets non dangereux de Castries, etc.

La Communauté d’Agglomération de Montpellier travaille en fait avec de nombreux partenaires (75 M€ de dépenses annuelles pour les ordures, dont 18 M€ d’investissements, génèrent beaucoup d’emplois) :

-        Société Méditerranéenne de Nettoiement (SMN ou encore « Nicollin ») et SITA Sud pour la collecte,

-        SMN pour l'entretien et l'exploitation des déchetteries,

-        Société Montpelliéraine de Traitement et de Valorisation des Déchets (60 % Onyx, division propreté de Véolia Environnement et 40 % SMN) pour le centre de tri de Déméter à Montpellier-Garosud,

-        établissement Véolia-Actisol de Pignan, (valorisation de 7.543 tonnes de déchets verts, broyés en vue de faciliter le compostage de boues de station d'épuration),

-        SITA Méditerranée, filiale de Suez Environnement, pour l'Unité de Traitement et de Valorisation Energétique (usine d'incinération de Lunel-Viel traitant annuellement 120.000 tonnes pour le compte du syndicat de communes Pic & Etangs et de la Communauté d'Agglomération de Montpellier - pour 30.000 tonnes, soit 25 %) produisant 65 millions de kWh d’électricité tous les ans),

-        Biocama Industrie, un carrier qui valorise à Pignan, essentiellement sous forme de remblai routier, les 21.646 tonnes de déchets inertes récupérés dans les Points propreté,

-        Usine de méthanisation d’Amétyst à Montpellier-Garosud (68 M€ d’investissement initial) gérée par le groupement Vinci Environnement / SOGEA Sud,

-        L’Installation de Stockage des Déchets Non Dangereux (ISDND) de Castries – ex Centre de Stockage des Déchets Ultimes (CSDU) – au-lieu-dit « L’Arbousier ouest », gérée par SMTVD, sur le site de la carrière à ciel ouvert de calcaires de la société GSM Italcementi Group.

L’usine de méthanisation Amétyst et son corollaire, en terme de stockage des sous-produits – l’ISDND de Castries - constituent les deux sujets les plus polémiques.

Le site de Castries a été ouvert en 2008 pour se substituer à la décharge du Thôt (commune de Lattes).

Il reçoit les déchets ultimes : encombrants non recyclés, déchets inertes et de balayage des communes, déchets non valorisés d'Amétyst.

Les habitants de Castries, Guzargues, Montaud, Saint-Drézéry et Teyran se plaignent d'odeurs nauséabondes, en fonction de l'orientation et de la vitesse du vent.

La maîtrise des plastiques envolés pose aussi problème.

Ces nuisances olfactives ont généré l’opposition d'une partie de la population à l'extension du centre de stockage : casier n° 2, 6 alvéoles, 450.000 tonnes de stockage, sur une surface de 2,4 ha, pour une durée d'exploitation de 5 ans, soit 2014-2018 (le casier n°1 comprenant 3 alvéoles, d’une capacité de stockage de 415.000 tonnes, sur une durée de 5 ans, de 2009 à 2013).

Les goélands ont aussi tendance à être attirés mais ne constituent pas une gêne, ni la « noria » de camion étalée sur la journée, ni les tirs de mines et la poussière générées par la carrière, du fait de l’éloignement des habitations.

La Communauté d'Agglomération a végétalisé les abords du site, touché par le grand incendie de 2010 et évacue les lixiviats (4.500 m3 par an) sur la station d'épuration de Maéra, pour éviter tout rejet dans le ruisseau « La Cadoule ».

Un suivi environnemental s'intéresse aux eaux de drainage, aux eaux souterraines dont la source de Fontgrand, aux perméats, à l'Indice Biologique Global Normalisé (IBGN) de la Cadoule, à un suivi faunistique et floristique, au volume et à la qualité du biogaz.

Ce dernier est maintenant collecté par des drains et brûlé dans des torchères.

En outre, un dispositif de pulvérisation de neutralisants d’odeurs a été installé.

Une Commission Locale d’Information et de Surveillance (élus des communes d’Assas, Castries, Guzargues, Montaud, Saint-Drézéry et Teyran), Services de l’Etat (DREAL, ARS, SDIS), associations (Saint-Gély Nature, LRNE, PMCV), maître d’ouvrage et gestionnaire, permet un contrôle citoyen.

76.319 tonnes ont été enfouies en 2011 à l’ISDND, en provenance de l'usine Amétyst.

Cette dernière a reçu 103.211 tonnes de déchets, presque exclusivement issus de la collecte en porte-à-porte.

Amétyst, dimensionnée pour 450.000 habitants, méthanise la partie fermentescible des ordures :

- 1.895 tonnes issues de la « Poubelle orange »,

- 420 tonnes de biodéchets issus de professionnels,

- ce qui est obtenu par un tri mécano-biologique (au demeurant très efficace), soit le tonnage de loin le plus important actuellement, vu la faiblesse du tri des usagers.

La dégradation anaérobie de la matière organique par une flore microbienne constitue une digestion naturelle, allant a priori dans le sens du développement durable.

Qui plus est, le coût de la méthanisation (de l’ordre de 90 € la tonne) est bien inférieur à celui de l’incinération (de l’ordre de 110 € la tonne).

La méthanisation est un procédé écologique, sans rejet de dioxine dans l’atmosphère.

Le biogaz produit (environ 10.000.000 m3 d’un mélange de gaz carbonique et de méthane) permet le fonctionnement d’une unité de cogénération produisant 10 millions de kWh d'électricité par an et mensuellement 200.000 kWh de chaleur (exemple de novembre 2011) servant à la SERM pour alimenter le réseau de chaleur et de froid du nouveau quartier des Grisettes à Montpellier.

Amétyst a connu des problèmes de réglages à ses débuts puis subi un incendie le 13 septembre 2010 ce qui a réduit fortement ses capacités.

Les émanations malodorantes, pas toujours bien maîtrisées par son exploitant, exaspèrent les riverains de Garosud.

La Communauté d’Agglomération a toutefois réalisé des travaux :

-         amélioration de la qualité de l’air ambiant à l’intérieur de l’usine,

-         réduction du débit des émissions olfactives vers l’extérieur,

-         augmentation du rendement matière de l’unité,

-         reprise de l’aéraulique des bâtiments,

-         construction d’un troisième biofiltre,

-         création d’une nouvelle ligne de maturation et d’affinage des composts.

In fine, le process de méthanisation engendre :

-         du compost de grande qualité valorisable en agriculture (4.000 tonnes d’objectif),

-         du compost de qualité inférieure, que l’on peut qualifier de stabilisat, à stocker à Castries ou à utiliser sur certaines cultures ou en aménagement,

-         des refus à aiguiller vers l’ISDDN.

La Communauté d'agglomération souhaite prochainement valoriser sur le plan énergétique une partie de ces refus - plastiques, bois, mousses, etc. - sous forme de Combustible Solide de Récupération (CSR), véritable gisement de combustible de substitution aux énergies fossiles.

En outre, c'est bien l'incivisme des usagers qu'il convient de réduire.

Seulement 20 à 40 % des foyers équipés, suivant les communes, font le tri des biodéchets (objectif d'atteindre rapidement 50 %).

Concernant les professionnels de la restauration (cliniques, hôtels, restaurants, traiteurs, lycées, collèges, écoles primaires, restaurants universitaires), le service ne leur a été proposé que tardivement mais le potentiel est important.

Enfin, la grande distribution produit 30 % de déchets fermentescibles qui attendent un système de collecte.

La trop grande rapidité avec laquelle le site de Castries se remplit ou encore les odeurs nauséabondes en émanant résultent bien entendu d’un traitement imparfait (déchets contenant encore une part fermentescible) mais aussi du peu de propension de nos concitoyens à trier leurs déchets organiques.

Chaque habitant de la Communauté d’Agglomération de Montpellier génère globalement 400 kg d'ordures ménagères par an (410.000 habitants dans l'Agglo de Montpellier en 2011) :

-        300 kg, soit 75 % du total, en « Poubelle grise »,

-        75 kg, soit 19 % du total, en « Poubelle jaune » et en « Poubelle orange »,

-        25 kg, soit 6 % du total, en apports volontaires (colonnes de verre et de papiers/journaux).

Il faut en sus rajouter les apports en déchetterie, en provenance à la fois des particuliers et des différents secteurs économiques, représentant 210 kg par habitant et par an, ainsi que les encombrants collectés en porte à porte, représentant 20 kg par habitant et par an.

La production annuelle par habitant dépasse donc les 600 kg, soit 1,7 kg par jour par habitant !

En cotisant 58 M€ au titre de la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM), les usagers s’acquittent donc de l’équivalent de 235 € la tonne d’ordures ménagères produite.

Chaque kilogramme d'ordure coûte donc environ 25 centimes d'euro et la TEOM représente l'équivalent d'approximativement 280 € par ménage et par an.

Si le tri progresse d'année en année, de nombreux habitants sont encore réfractaires ce qui complique la tâche d'une part de la collectivité et d'autre part renchérit le service.

Par exemple, environ 1 bouteille en verre sur 2 aboutit toujours dans la « Poubelle grise » !

Heureusement, 70 % des déchets apportés en déchetterie sont valorisés.

16.000 composteurs permettent à de nombreux usagers de valoriser, sur leur propre terrain, 1.600 tonnes de déchets fermentescibles, sous forme de matière organique utilisable dans leur jardin.

En outre, en 2011, le résultat global de valorisation des déchets a atteint 40,7 %, à comparer aux objectifs du Grenelle de l'environnement, soit 35 % au delà de 2012 et 45 % à partir de 2015.

 Pour aller plus loin, la Communauté d'Agglomération de Montpellier s'est dotée d'un « Programme local de prévention des déchets », avec comme slogan : « Le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas. ».

Ce plan décline les actions prioritaires suivantes:

-        la création de conteneurs enterrés (communes de Clapiers, Grabels, Murviel lès Montpellier, Pérols et Vendargues dès 2011, Baillargues, Castelnau le Lez, Lattes, Le Crès, Prades le Lez et Sussargues en 2012), avantageux en terme d'amélioration des performances de tri, de réduction de la fréquence de collecte, d'emprise des conteneurs privés chez les particuliers et d'esthétique,

-        une expérimentation de compostage collectif en pied d'immeuble,

-        un partenariat renforcé avec l’office public de l’habitat ACM (Aménagement et Construction de Montpellier) pour améliorer la performance du tri des déchets dans les logements sociaux collectifs,

-        la mise en place d’un système de collecte gratuit de récupération sécurisé des déchets de soins à risques infectieux, au domicile de certains patients, essentiellement diabétiques,

-        des sessions de sensibilisation des élus et des agents de l’Agglomération à la prévention des déchets,

-        l’intervention de « Messagers Déméter » pour sensibiliser les usagers au geste de tri,

-        des collectes solidaires, en partenariat avec les acteurs de l’économie sociale et solidaire que sont les Compagnons d’Emmaüs et ERCA Initiatives-Ressourceries 34, d’objets pouvant trouver une deuxième vie.

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Colonnes d'apports volontaires (verres, papiers, textiles)

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Déchetterie de Castelnau le Lez

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Usine de méthanisation Amétyst à Montpellier-Garosud

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Amétyst : digesteur de matière organique en rotation

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Amétyst : colecte du biogaz en cime des digesteurs

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Projet de deuxième casier de stockage à l'ISDND de Castries

 

Crédit photographique : Michel Chastaing

08/12/2012

Viviers, terre d’élection de la nouvelle agriculture

L’agriculture péri-urbaine est en cours de mutation : l’extension de la ville consomme des terres fertiles tandis que les citadins recherchent de plus en plus les productions locales.

Le Domaine de Viviers, sis sur les communes d’Assas, de Clapiers, de Jacou et de Teyran, acquis récemment par la Communauté d’Agglomération de Montpellier, est en train de devenir :

-         un refuge pour des viticulteurs en quête d’une stabilité foncière (relocalisation suite à expropriation pour passage de grandes infrastructures, besoin d’agrandissement, recherche d’un bail à long terme permettant de rentabiliser une plantation de vigne),

-         une opportunité pour l’installation de paysans souhaitant cultiver en Bio et commercialiser en circuit court.

C’est l’histoire de la venue de ces derniers, en l’occurrence des maraîchers, qui a attiré la visite d’une centaine d’agents de développement, d’acteurs de territoire, de défenseurs de la coopération, d’étudiants, de salariés et de bénévoles de l’économie sociale et solidaire, venus de toute la France.

Ces derniers étaient réunis à Montpellier et à Clapiers les 15 et 16 novembre 2012, à l’occasion des Rencontres du Réseau National des Espaces Tests Agricoles (RENETA).

Plusieurs grandes fédérations nationales (FNCIVAM, AFIP, CELAVAR, FADEAR, etc.) se sont en effet associées pour partager leurs expériences en matière de parcours de compagnonnage, de tutorat, de pépinière, de couveuse, d’incubateur, de portage salarial et autres lieux où des moyens de production (terres, matériel, outils de transformation et de commercialisation) sont mis à disposition de personnes souhaitant créer leur propre exploitation agricole.

Quoi de plus efficace pour réorienter l’agriculture que de nouveaux paysans qui, d’emblée, s’adaptent au marché et à la nouvelle demande sociale.

Ce type d’initiatives se multiplie en France :

-         Réseau francilien des AMAP (associations de maintien de l’agriculture paysanne),

-         développement des produits agricoles en circuits courts dans la Communauté d’Agglomération du Grand Besançon (maraîchage Bio),

-         Terra Vitae en Haute-Normandie, dont la maxime est « Il est possible de nourrir l’Humanité sans détruire la Planète », avec la promotion de la permaculture et des micro-fermes,

-         au niveau de l’enseignement public agricole avec deux sites : « Les Prés d’Amont » au Lycée horticole de Blois (département du Loir-et-Cher) et « Biopouce » au Lycée agricole de Coutances (département de la Manche),

-         couveuse régionale agricole Languedoc-Roussillon avec une implantation à Barjac (département du Gard) en liaison avec l’association Terre de Liens et à Clapiers.

L’ADEAR Languedoc-Roussillon a mené à bien, avec l’appui financier du Conseil Régional Languedoc-Roussillon, une étude pour définir la faisabilité et le statut juridique d’un espace-test agricole.

Ce travail a débouché sur la création de la Coopérative Terracoopa, dont Christian Alazard et Paul Reder de l'ADEAR-LR, Frédéric Sanchez de Crealead et Joseph Le Blanc, ancien animateur de l’ADEAR-LR sont les fondateurs.

L’ADEAR-LR, association régionale de développement agricole, a été créée dans les années 2000, notamment par des dirigeants de la Confédération paysanne (Guy Kastler, Dominique Soullier, héraultais, Pierre Bérato, Michel Curade, Michel David, Richard Le Masson, audois et Nicolas Duntze, gardois) et par Michel Chastaing, Maire-adjoint de la Commune de Clapiers.

Joseph Le Blanc, nommé gérant de Terracoopa, a été chargé de recruter 7 maraîchers Bio, devant bénéficier chacun d’une parcelle d’1 hectare.

A l’heure actuelle, Christian Abbes, Gilles Fourgous et Johan Crance s’affairent pour mettre en place sur leurs terres le réseau d’irrigation sous pression alimenté par l’eau du Rhône.

Dès le printemps, ils vendront leur production maraîchère diversifiée localement et souhaitent tenir un stand commun sur le marché hebdomadaire dominical de Clapiers.

4 autres maraîchers Bio s’établiront ultérieurement : ils pourront développer des ventes de produits frais et de saison par paniers solidaires, cueillette sur site, dans le cadre d’une association de maintien de l’agriculture paysanne ou toute autre formule associant plus ou moins les consommateurs.

Au bout de 3 ans, ces nouveaux paysans, essaimeront dans toute la région pour se fixer au lieu de leur choix.

Partout en France, le contexte de l’installation agricole ou de la création d’activités en milieu rural, voire péri urbain, est en effet difficile : problèmes d’accès au foncier, connaissances techniques insuffisantes, freins à l’intégration sociale dans le territoire, faiblesse des capitaux propres, forte concurrentialité du secteur, aides européennes réservées aux exploitations de taille conséquente et de fait principalement aux transmissions.

L’espace-test en agriculture est donc une solution émergente et innovante pour parvenir à des installations agricoles durables.

Dans le détail, « le test d’activité consiste à développer une activité agricole de manière responsable et autonome en grandeur réelle, sur une durée donnée et dans un cadre qui limite la prise de risque, afin d’évaluer le projet et soi-même, dans le but de décider de la poursuite, de l’ajustement ou de l’abandon du projet.

Pendant ce test, il n’y a une mise en situation "grandeur réelle" sur un lieu test qui "héberge" le porteur de projet.

Ce dernier bénéficie dans ce cadre d’un statut spécifique, de mise à disposition des moyens de production et d’un accompagnement (tutorat) professionnel.
Ce test permet à "l’entrepreneur à l’essai" de :
 mettre en pratique et développer ses compétences professionnelles,
expérimenter la faisabilité technique, économique, humaine de son projet (de la production à la commercialisation) dans un environnement sécurisé,
prendre le temps de tisser des liens avec les différents acteurs du territoire,
mener une recherche foncière et construire dans la durée son projet technico-économique et financier avec les partenaires. »
Un espace-test est donc en réalité un outil de développement local s’inscrivant dans les dispositifs d’accompagnement existants (interventions de Terres Vivantes, du Civam Bio, de l’AIRDIE, financements du Conseil Général, par exemple dans l’Hérault), favorisant l’installation progressive, en particulier pour les porteurs de projet non issus du milieu agricole.

Le grand public connaît trois grands types de structures d’appui à la création d’activités : la couveuse, l’incubateur et la pépinière.

Le porteur de projet signe avec la couveuse d’activités un « Contrat d’appui au projet d’entreprise » (appelé CAPE) de 12, renouvelable 2 fois.
La couveuse émet les factures, suit la comptabilité, apporte un suivi personnalisé, juridique et technique.

Le porteur de projet immatricule son entreprise, la couveuse règle les cotisations sociales pour son propre compte et elle est solidairement responsable avec lui.

Le porteur de projet doit avoir été bénéficiaire précédemment d’un minimum social (RSA, ASS, RMI) ou avoir été dirigeant d’une entreprise unipersonnelle.

A Viviers, chaque maraîcher Bio abandonnera à Terracoopa 10 % de son chiffre d’affaires et récupérera comme il se doit le bénéfice de son travail.

La coopérative d’activités Terracoopa, aidée financièrement par la Région Languedoc-Roussillon, procède aux investissements : réseau d’irrigation, électrification, achat d’un tracteur, tunnels froids.

Un incubateur (Cf. Cap Alpha à Clapiers) soutient, quant à lui, une étape clef de la gestation d’un projet innovant, afin de développer suffisamment un concept, une technologie, un process, avant son industrialisation ou son lancement dans le tertiaire.

Quant à la pépinière (autre fonction de Cap Alpha), elle s’adresse aux jeunes entreprises qu’elle suit et accompagne dans leur développement et leur croissance.

Pour revenir à Terracoopa et au Domaine de Viviers, s’il existait déjà des couveuses pour les services, l’artisanat et l’industrie, elles sont nouvelles en agriculture : Clapiers héberge donc une initiative innovante, porteuse en terme de développement durable.

Création de 7 emplois, pérennisation de l’agriculture, préservation des sols et des eaux, offre de produits alimentaires sains, la commune de Clapiers et ses alentours vont bénéficier à plein du dynamisme de Terracoopa, de sa couveuse et de ses maraîchers Bio.

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Parcelle permettant l'installation à terme de 7 maraîchers Bio

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Le Domaine de Viviers n'a jamais tant reçu d'experts en agriculture 

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Gilles Fourgous donne avec pédagogie et humanité tous les détails de son installation

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Le groupe de visiteurs conduit par Christian Abbes

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 "Le seul ouvrier agricole du Domaine",

comme le dit avec malice son propriétaire Johan Crance

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 Plantation de sorgho fourrager pour couvrir le sol et servir d'engrais vert

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 Johan Crance à la tête de son groupe d'agents et d'acteurs de développement

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Une rencontre riche en échanges

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La Coopération : que du bonheur !!!

De gauche à droite : Christian Alazard et Paul Reder de l'ADEAR LR, Frédéric Sanchez de Crealead, Joseph Le Blanc (les fondateurs de Terracoopa), Christian Abbes, Gilles Fourgous et Johan Crance (les 3 premiers producteurs de maraîchage Bio), Michel Chastaing, Maire-adjoint de la Commune de Clapiers

Crédit photographique : Michel Chastaing

29/11/2012

Halte aux pesticides en ville !

La Commune de Clapiers a arrêté d’utiliser des pesticides depuis maintenant 5 ans.

Avec le recul, ce choix, dont j’ai été le précurseur en tant que Maire-adjoint délégué aux Travaux et aux Services Techniques, était d’une grande pertinence.

Plus de risque de voir les agents communaux, affectés aux Espaces verts, risquer des allergies ou contracter des intoxications, voire développer des maladies professionnelles à long terme (avec un risque d’incrimination de l’employeur, en l’occurrence la Mairie).

Plus de dissémination de produits chimiques dans l’environnement immédiat des habitants.

Une économie financière indéniable :

-         plus d’achats de désherbants, d’insecticides, de fongicides, etc.,

-         affectation des agents techniques libérés de l’épandage des produits phytosanitaires à des tâches d’embellissement du cadre de vie : élagages, plantations, tailles, binages, etc.

Avec le « Zéro pesticide », une collectivité territoriale sort d’habitudes dépassées et non raisonnées, héritées du passé.

Les « mauvaises herbes » sont maîtrisées, sans difficulté insurmontable, grâce au broyage ou à la tonte, à l’arrachage manuel, à la pause de géotextile, à l’utilisation de paillage et par appel à des techniques plus pointues et plus innovantes comme le désherbage thermique.

Les arbres, arbustes et plantes supportent sans encombre le développement des parasites annuels, tel le puceron qui après des pullulations éventuelles au printemps subit ensuite la loi de ses prédateurs naturels dès le début de l’été.

Un sujet faible, attaqué par des champignons ou une quelconque maladie, s’il disparaît, est remplacé par une essence ou une variété plus rustique, plus robuste et plus adaptée au climat ou au sol.

Pour une collectivité territoriale, mieux vaut s’adapter à la « Nature en ville » que de créer un contexte floral ou végétal artificiel, fragile et finalement non durable.

La plupart des attaques sur les végétaux ne les mettent pas en danger : ils sont seulement moins beaux et moins vigoureux pendant quelques semaines.

L’exemple le plus critique est celui du transport et de la contamination par le vent du Nord en chenilles du Bombyx disparate qui parviennent à défolier un grand nombre d’essences feuillues, avec cependant une repousse des feuilles spontanées dès l’envahisseur disparu.

Les pesticides n’amènent par ailleurs aucune solution réglementaire lorsque l’attaque du matériel végétal est majeure (chancre coloré du platane, Paysandisia Archon papillon du palmier, graphiose de l’orme) et oblige à la suppression des sujets contaminés.

Bref, l’application de pesticides par les Services techniques d’une ville ou d’un village n’a aucune raison d’être, à moins qu’un produit biologique soit disponible : exemple des applications préventives par hélicoptère sur les pinèdes au mois d’avril de la bactérie Bacillus Thuringiensis afin d’éviter la prolifération de la chenille processionnaire, très urticante pour l’homme et constituant un véritable risque sanitaire.

La Nature non perturbée par l’utilisation de produits phytosanitaires fait jouer à plein ses mécanismes régulateurs : retour des oiseaux, des hérissons, des lézards, des geckos, etc., intervention des larves de coccinelle, des guêpes, etc.

De nombreux insectes sont entomophages et exercent leur fonction prédatrice, en l’occurrence carnivore, sur les punaises, mouches, chenilles, etc.

Alors, à quand le « Zéro pesticide » dans toutes les collectivités territoriales ?

Comme à Clapiers ?

Certains élus demeurent conservateurs, c’est le moins qu’on puisse dire !

Un comble actuellement : le développement d’actions pour inciter les élus à réduire l’application de pesticides !

Alors qu’ils suffiraient à ces derniers de dire : « Stop, plus d’application de produits phyto !».

Ce manque de courage politique a un coût pour le contribuable.

Il faut en effet dépenser de l’argent public en études diagnostic, en intervention d’écologues, en animation de projet, en mobilisation du temps des élus, en formation des agents territoriaux.

Le Syndicat Mixte du Bassin de l’Or (Symbo), constatant la pollution diffuse des nappes, sources, ruisseaux et étangs littoraux, met par exemple en place actuellement un Plan d’amélioration des pratiques phytosanitaires et horticoles (PAPPH).

Ce dernier s’adresse aux Collectivités territoriales, sachant que 10 % des pesticides (la France est le plus consommateur d’Europe avec 1,2 kg de matières actives par an et par habitant) sont utilisés en zones non agricoles et que 35 % de ces derniers rejoignent par lessivage (effet des orages méditerranéens notamment) les ressources en eau et les milieux aquatiques.

Beaucoup d’énergie alors que le problème ne devrait plus exister.

Si l’objectif fixé aux agriculteurs français est seulement de réduire de 50 % leur consommation de produits phytosanitaires (Plan Ecophyto 2018 consécutif au Grenelle de l’environnement) et non pas de les éradiquer, c’est parce que cet effort revient à un basculement de toute notre agriculture vers une agriculture dite intégrée, avec à la clef une baisse de production de 6 % et un renchérissement des produits agricoles.

A l’évidence, les communes, les départements, les intercommunalités n’ont pas, elles, ces contraintes de production et de compétitivité.

Alors, que faut-il pour faire pour pousser les élus locaux à abandonner immédiatement et totalement l’utilisation publique des pesticides :

-         appeler à leur bon sens ?

-         majorer fortement les taxes ?

-         éditer une liste de ceux qui ne s’en passent pas ?

-         exiger leur non application dans les futurs programmes municipaux ?

Pourquoi les élus ne suivent-ils pas les expériences réussies de leurs concitoyens agriculteurs convertis au Bio, toujours plus nombreux ?

Les deniers publics pourraient être alors réservés à la sensibilisation du grand public qui, par ignorance, épand encore des pesticides dans les jardins d’ornement et d’agrément, sans bien maîtriser ni les doses, ni connaître les risques liés à leur application.

Une opération réussie comme JardiBio, mise en place autour de Montpellier, verrait alors ses possibilités de sensibilisation des jardiniers amateurs augmentée.

Si un pesticide peut porter atteinte à la qualité de l'eau, de l'air et du sol, quel que soit son applicateur, autant que les élus de la République soient exemplaires, bannissent leur utilisation publique et montrent la voie à la population.

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 Crédit photographique : Michel Chastaing

25/11/2012

Véhicules de collection à Vendargues

Des lignes arrondies, des courbes généreuses, des volumes séduisants avec des jantes chromées et des carrosseries reluisantes : ces dames de la belle époque s’exhibaient à l’Espace Armingué de Vendargues.

Simca, Traction, Peugeot 203, Fiat, Jaguar, Bianchi, Renault Alpine et encore bien d’autres des années 1930-1960.

On comprend mieux l’amour que portent les propriétaires à leurs voitures qui, admettons-le, « en jettent ».

Car, en effet, il y a de quoi être subjugué(e), même si l’on n’est pas du tout passionné(e) par ce domaine, comme les « oldies fan ».

Il est donc vrai que l’on se laisse facilement emporter.

Ensuite, on aborde les performances, la tenue de route, la puissance des moteurs et leur fonctionnement.

Ce qu’il y avait à l’époque en plus, c’était cette quête, ce besoin d’esthétique qui primait avec des designs plus doux, plus ronds.

Les habitacles étaient plus dessinés.

En tous cas, certains sont magnifiques, avec des pommeaux, des tableaux de bord et des volants en bois vernis composés de couleurs chaudes et de cuir.

Ces beaux véhicules sont très représentatifs des périodes qui ont marqué l’histoire de l’automobile.

La Traction fait référence à Al Capone et à la prohibition, les petites Peugeot appellent aux congés payés, à une époque de révolution sociale et de liberté. 

Pour finir, on nous présente la doyenne de l’événement : une Dixi cabriolet 1928 à manivelle.

Vous verriez-vous aujourd’hui devoir utiliser une manivelle pour démarrer le moteur de votre voiture afin de continuer votre route, comme vous remonteriez la voiture électrique de votre enfant ?

Avoir des clignotants non pas électriques mais manuels, c’est-à-dire devoir avec un levier faire apparaître un petit panneau où il est écrit « droite » ou « gauche » et enfin le klaxon digne des films de Charlie Chaplin avec ce son unique comme si on appuyait sur un canard.

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Crédit photographique : Fleur Dache

11/11/2012

Championnat de la Ligue de Tennis de table au Crès

Le club de tennis de table « Salaison-Le Crès » disputait le dimanche 21 octobre la 3ème journée du championnat de la Ligue.

Trois équipes recevaient à domicile Castelnau le Lez et Nîmes tandis que deux autres étaient en déplacement sur Narbonne.

Durant cette journée, des gestes vifs, des réactions rapides, furtives, tournoyaient autour des tables.

Le ping-pong est un sport rapide, précis, qui s’exerce sur une petite surface.

Mais l’aire réelle de déplacement est bien plus importante.

En effet, à voir à quelle distance de celle-ci les joueurs vont chercher la balle, on se rend compte que tout ne se passe pas que sur la table.

«Ça fait marcher le palpitant » : comme l’expliquait un des joueurs de l‘équipe de Castelnau le Lez.

Dans le tennis de table, un des moments les plus remarquables, c’est le service.

A ce moment-là, les pongistes ont des attitudes presque compulsives et leur visage, pour certains, se déforme.

Le ping-pong : un sport a priori confidentiel mais en réalité très pratiqué, un sport doux mais en réalité à haut niveau de dépenses énergétiques et nerveuses, un sport calme mais en réalité à forte expression corporelle.

Au fait, pourquoi choisir de pratiquer cette discipline?

Le tennis de table, c’est une histoire de famille !

En discutant avec de jeunes recrues, on se rend compte que leurs parents sont eux-mêmes pratiquants.

Il est vrai que le ping-pong est un sport qui se pratiquait à l’origine comme un divertissement.

Combien pratiquent régulièrement le ping-pong pendant les vacances ?

C’est un sport simple et convivial mais, dans une dimension plus « professionnelle », on retrouve l’idée de former une équipe, d’être soutenu par les autres quand on est face à un adversaire et de se dépasser.

Le club du tennis de table du Salaison est plein de promesses, peut-être en raison du fait que son président - Jean-Claude Xuereb - est un pratiquant de longue date.

En effet, 60 ans de pratique, de compétition et d’enseignement sont le signe évident de  l’amour, de la passion pour un sport.

Le classement des équipes du Crès en semble influencé : le club est premier en R1C et D3A, second  en R2D et troisième en R1A et D2B.

Ce club, né en 1972, s’est installé durablement à un excellent niveau régional.

Il a fédéré les joueurs, garçons et filles, de plusieurs communes autour du Crès.

Le climat des petites villes est propice au développement d’une multitude de sports, pour le plus grand profit de leur jeunesse.

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Crédit photographique : Fleur Dache

21/10/2012

Coopération décentralisée Franco-Béninoise à Prades et à Clapiers

En ces temps de crise économique et sociale, le repli sur soi est un risque.

La coopération internationale est un des moyens d'y échapper.

Relativiser ses problèmes, son pouvoir d'achat, son bien-être, à l'aune de l'Afrique, de l'Amérique du Sud ou encore de l'Asie, ouvre la réflexion.

La coopération décentralisée, entre collectivités territoriales du Nord et du Sud, associe des citoyens à des projets de développement local.

Les Communes de Prades le Lez et de Clapiers, dans la première couronne Nord de Montpellier, échangent notamment avec le Bénin, pays francophone, à la Constitution et à l'organisation administrative très proches des nôtres.

Le Maire de la Commune d'Akpro-Missérété (90.000 habitants au Nord immédiat de la capitale Porto-Novo) a conduit en septembre une délégation d'élus béninois à Lyon puis à Montpellier, après un premier voyage en mars 2010.

Cette visite a permis de raffermir les liens existants et d'évoquer de nouveaux objectifs et projets.

D'une manière générale, la coopération décentralisée est la plupart du temps plus efficace que celle directe entre états.

En effet, cette dernière porte principalement sur l'action humanitaire d'urgence (famines, catastrophes naturelles), des projets industriels (infrastructures portuaires et routières, extractions minières ou d'énergie fossile), des visées militaires (instruction des forces armées locales), des accords de libéralisation des échanges, des accords politiques (défense, sécurité, droits de l'homme) et économiques (implantation d'entreprises françaises) et moins sur le développement de la Francophonie ou du social (universités, enseignement de base, agriculture vivrière, etc.).

Au contraire, la coopération décentralisée implique le milieu associatif et rapproche, non pas des institutions, mais des hommes.

Les besoins sont identifiés au plus près des habitants et les projets définis dans la concertation.

Le Ministère des Affaires étrangères la reconnaît puisque qu'il y consacre des financements nationaux.

Cités Unies France, structure associative, fédère les communes, les départements, les régions, les intercommunalités engagées dans une action de coopération internationale.

La collaboration entre Prades le Lez, Clapiers et Akpro-Missérété repose sur un élan associatif et sur la plus-value du bénévolat.

Avec un budget de l'ordre de 2 millions d'euros annuels (même s'il est inférieur de 40 fois à celui par habitant des communes du Montpelliérain), la Commune d'Akpro-Missérété est en capacité de mener à bien des actions d'intérêt général fortes :

- création d'une radio locale,

- soutien au club de football accueillant de très nombreux enfants,

- ouverture de centres de soins, modernisation de la maternité et acquisition d'une ambulance,

- réglementation de la circulation des taxis-moto, les « zémidjans » dont l'invention locale s'est généralisée à toute l'Afrique comme une évolution moderne du vélo-taxi,

- dotation des nombreuses écoles primaires en nouvelles salles de classe,

- construction récente de 3 collèges publics, avec pour chacun, quelques classes au départ, prévision d'extensions successives et espoir d'ouvrir à terme des classes de lycée,

- projet d'institut universitaire de management et de technologie,

- projet d'ouverture d'une bibliothèque municipale, dotée notamment des ouvrages, au nombre de 25.000 environ, envoyés par Clapiers suite à une collecte auprès de ses habitants et un très important don de livres scolaires de la part du Conseil Régional Languedoc-Roussillon,

- projet de création de places publiques, dites stratégiques, équipées en éclairage public et en bornes de recharge pour le matériel électronique (téléphones et ordinateurs portables) afin d'offrir à la jeunesse, souvent privée dans leur foyer de la lumière électrique, un lieu d'études collectif,

- lancement d'un service de transport en commun, suite à l'achat à TAM - Transports de l'agglomération montpelliéraine – des 10 derniers bus au gazole, maintenant remplacés pas des bus de ville fonctionnant au gaz naturel.

Le dynamisme d'Akpro-Missérété et de son Maire, Michel Bahou, prouve que le rapprochement Nord-Sud opéré ne verse pas dans l'assistanat, mais bien au contraire dans un échange enrichissant de part et d'autre.

Côté Nord, rien ne serait possible sans le dynamisme associatif.

La Commune de Clapiers est ainsi devenue chef de file du projet de développement du Moringa Oleifera (« arbre du Paradis ») au Burkina-Faso et au Bénin.

Michel Chastaing, Maire-adjoint de la Commune de Clapiers, est l'élu référent.

Ce projet a été initié par les associations :

- Microfel (agriculteurs du Gard unis pour le développement de projets fruits et légumes dans le tiers-monde),

- Res Publica (actions de développement au Burkina-Faso),

- Silva (promotion de l'agro-foresterie dans le Monde),

- Agronomes, Vétérinaires Sans Frontières (appui aux communautés paysannes pour prévenir les crises alimentaires).

Le Moringa Oleifera possède de nombreuses vertus et trouve de multiples utilisations en cosmétique, en purification de l'eau, en médecine traditionnelle, en nutrition animale ou humaine.

Cet arbuste fournit un complément alimentaire pour les enfants dénutris et les adultes en état de faiblesse.

Il est riche en protéines essentielles, en fer, en calcium, en vitamines A et C, en bêta carotène, moins coûteux à obtenir et plus complet que la spiruline.

A Prades le Lez, c'est l'association Eau pour la Vie qui est motrice, aux côtés du Maire Jean-Marc Lussert et de son dynamique adjoint Rachid Khenfouf.

Dès 2011, Eau pour la Vie, présidée par Olusegun Taïwo, est intervenue à Amouloko, village de la commune d'Akpro-Missérété, avec le calendrier suivant :

  • en août 2011, mise en oeuvre du projet Cap Jeunes « Il faut que ça mousse », porté par 3 collégiens de Prades le Lez, visant à une sensibilisation culturelle sur l'hygiène des enfants de l'école primaire d'Amouloko,

  • en novembre 2011, mission de 3 mois de Myriam Guéguen, stagiaire, sur un projet jardinage et culture du Moringa Oleifera, dans cette même école,

  • en avril 2012, électrification de l'école avec réhabilitation de la pompe d'un forage et création d'un château d'eau,

  • en août 2012, lancement du projet « Hérault et Bénin : connexions au fil de l'eau », avec mise en relation des enfants français et béninois sur le thème de l'eau.

En coopération décentralisée, la forte implication des bénévoles n'empêche pas le professionnalisme de l'action :

  • membres de la diaspora connaissant bien le pays et sa culture

  • anciens chercheurs en agronomie ou foresterie tropicales,

  • collaboration d'étudiants en stage ou de jeunes volontaires en Service civique (comme Fabien Roudil, cheville ouvrière de l'association Eau pour la Vie),

  • présence sur le terrain d'associations homologues comme Silva Bénin.

A l'avenir, les Communes de Clapiers et de Prades le Lez devraient unir plus encore leurs forces sur ce dossier de coopération décentralisée qui prend tout son sens dans le cadre cohérent de la Communauté d'Agglomération de Montpellier.

Au niveau régional, la création d'une plate-forme de coopération internationale, regroupant élus locaux, associations, diasporas et monde économique, est un objectif qui permettrait une fédération des bonnes volontés, une meilleure connaissance des acteurs, une collaboration, une complémentarité des acteurs et, finalement, une action encore plus pertinente en direction du Sud.

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 La délégation béninoise reçue en Mairie de Clapiers 

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Pompe rénovée à l'école d'Amouloko 

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Château d'eau créé à l'école d'Amouloko

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Olusegun Taïwo, Président d'Eau pour la vie, sur site

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La délégation béninoise

avec les élus de Prades et de Clapiers 

15/10/2012

La taxation du kérosène dans le Triangle des Bermudes

Les langues se sont finalement déliées en ce mois de juillet 2012.

Incroyable mais vrai : les consommateurs de kérosène ne paie pas de taxe sur les produits pétroliers !

Cette donnée majeure non prise en compte par la Cour des Comptes lors de sa dernière analyse relative à la rentabilité des futures lignes ferroviaires à grande vitesse (notamment la LGV languedocienne devant rejoindre Barcelone) anéantit toute crédibilité sur ses conclusions.

En effet, l’Etat français alloue un avantage fiscal (une dépense fiscale en terme technique et une niche fiscale en terme commun) au transport aérien, ce qui favorise une concurrence déloyale vis-à-vis du transport propre qu’est le train.

Il a fallu attendre la première tentative de réduction des déficits publics, sur fond de crise financière, de l’euro, de l’économie réelle et des finances publiques, pour que soit levé l’omerta observée sur la détaxation du carburant des avions : le kérosène !

Certes, Jean-Pierre Marsac, Député socialiste d’Ile et Vilaine, avait déjà posé une question écrite, à l’Assemblée Nationale, au Gouvernement Fillon, inscrite au Journal Officiel du 6 octobre 2009.

Mais ce sont les langues de députés européens (Yannick Jadot et Eva Joly) et d’un Député de Loire-Atlantique (François de Rugy), tous trois appartenant au parti des Verts,

En fait, depuis la Convention internationale de Chicago en 1949, en pleine reconstruction d’après-guerre, de protectionnisme généralisé et afin d’éviter des distorsions de concurrence entre pays, le kérosène n’est pas taxé.

L’exonération de Taxe intérieure sur la consommation des produits énergétiques (TICPE) pour l’aviation représente un manque à gagner annuel de 3,5 milliards d’€, pour les seuls vols au départ et à l’arrivée du territoire français.

Pourtant, l’Union Européenne permet la taxation du kérosène, soit sur décision unilatérale d’un pays membre sur ses vols intérieurs (exemple des Pays-Bas), ce qui représenterait 1,3 milliards d’€ pour la France, soit après accord bilatéral des pays de départ et d’arrivée au sein de l’Europe.

Le transport aérien profite ensuite d’un autre avantage fiscal, au niveau de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) :

-         taux réduit sur les billets des vols intérieurs à 7,00 % au lieu de 19,60 %,

-         taux nul sur le kérosène,

-         taux nul pour les billets d’avion sur les lignes internationales et intra-européennes.

Ce taux nul de TVA - et non l’exonération de TVA, ce qui constitue une différence majeure - signifie que les compagnies aériennes récupèrent la TVA sur leurs achats de biens et services destinés à leurs activités (restauration, entretien de la flotte, achat d’avion, etc.) !

Cela représente, au niveau européen, un manque à gagner annuel de 10 milliards d’€.

Au XXIème siècle, cette débauche d’avantages fiscaux fleure bon le temps des privilèges de l’Aristocratie sous l’Ancien Régime.

Ce soutien financier public à un secteur d’activité privé est qualifié par le Réseau Action Climat France d’« aide à la pollution » (Cf. l’appel « Stop aux subventions à la pollution ! ».

Il représente l’équivalent d’une baisse de prix sur les billets d’avion de :

-         15 à 20 % grâce au taux de TVA à taux zéro,

-         12 % grâce à l’impact de la détaxation du carburant.

Les billets d’avion devraient donc être 30 à 40 % plus chers.

Certains diront qu’il faut protéger nos fleurons du monde de l’industrie et des services que sont EADS avec ses fameux Airbus et Air France-KLM.

Classées au niveau mondial respectivement 2nde en 2011 (en talonnant Boeing) et 3ième, ces entreprises ont réalisé respectivement 61 et 21 milliards d’€ de chiffre d’affaires (pour 70 millions de passagers).

C’est toutefois comme si on essayait de réduire les taxes sur l’essence et le gazole au motif de plaire à Total (seulement 7ème sur le plan international avec un CA de 232 milliards d’€ tout de même).

D’autant que le rail n’est pas à défavoriser puisque la SNCF est 2ième au niveau international et talonne Deutsch Band avec un CA de 41 milliards d’€.

Sans compter les intérêts de l’équipementier ferroviaire Alsthom, 6ème au monde avec un CA de 28 milliards d’€.

Les distorsions de concurrence ne sont jamais saines.

Si la concurrence est libre, elle doit être non faussée sinon elle conduit à des monopoles privés autoritaires menaçant les états ou précipite la chute d’autres pans d’activités en détruisant de l’emploi.

En effet, le kérosène, dont les cours sont étroitement corrélés à celui du pétrole, est en concurrence directe avec les autres carburants : essence et gazole.

Sa détaxation incite forcément à sa surconsommation ce qui raréfie l’offre d’essence comme de gazole en poussant le prix de ces derniers à la hausse.

D’autant que le kérosène provient exclusivement du pétrole contrairement aux deux autres carburants qui incorporent du biocarburant et des carburants de synthèse.

Croissance de la consommation de kérosène signifie donc tension sur le prix du pétrole que payent toutes les autres branches d’acticités : agriculture, agro alimentaires, transports routiers, industries, etc.

Certes les avions sont de plus en plus économes : 1/3 de consommation en moins en 25 ans et -50 % attendus d’ici 20 ans.

Ces progrès méritoires pénaliseraient fort justement moins le secteur aérien en cas de suppression de ses avantages fiscaux.

Si la consommation de carburant par passager baisse tendanciellement, on observe cependant un emballement du nombre de passagers transportés : pour les 10 plus grandes compagnies mondiales, de l’ordre de 1 milliard de passagers annuels en 2011 contre seulement 600 millions en 2005 !!!

Ou encore, toutes sociétés confondues, 1 milliard de passagers en 2010 contre 400 millions en 1990.

Cette vérité peut être étendue à tout le domaine du transport de marchandises et de passagers : ce n’est pas le secteur le plus consommateur d’énergie mais c’est celui où la croissance est la plus forte.

En outre, c’est le secteur où la dépendance aux produits pétroliers demeurera la plus incontournable.

Or, il existe maintenant une concurrence pour le droit d’émettre des gaz à effet de serre (GES).

L’Union Européenne a d’ailleurs inclus le secteur aérien au sein de son marché de quotas d’émission de gaz à effet de serre en vigueur depuis 2012 : on peut acheter des droits à polluer ou au contraire en vendre si l’on a fait des efforts d’économie d’énergie, tout ceci dans le cadre d’une autorisation globale d’émission ouverte par l’UE allant en décroissant.

C’est heureux car, autre anomalie de taille, le transport aérien n’est pas couvert par le Protocole de Kyoto (limitation et réduction du niveau d’émission de 6 gaz à effet de serre, notamment le dioxyde de carbone et le méthane, d’au moins 5 % sur la période 2008-2012) qui a renvoyé à l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) le soin de réglementer les émissions en provenance des vols internationaux !

Or, la « décarbonisation » du transport est l’un des principaux enjeux visant à contenir le réchauffement climatique et donc le bien-être de l’Humanité.

La France s’est engagée à réduire de 20 % les émissions de GES du secteur des transports entre 1990 et 2020.

La non taxation du kérosène serait catastrophique à terme pour les transports routiers et ferroviaires qui devraient faire des efforts démesurés de réduction des émissions de CO2, les leurs et ceux que le secteur aérien ne ferait pas

En effet, si le kérosène est responsable à ce jour de 4 % des émissions de GES d’origine humaine, il est prévu que d’ici 20 ans, il en représente 15 % !

Il y a donc péril pour les autres secteurs d’activité du transport et urgence à prendre des mesures de protection de l’économie française.

Quelques chiffres :

-         1 kg de kérosène (1,25 litre) dégage par combustion 3,1 kg de CO2 et 2 à 4 fois plus d’autres GES, notamment de la vapeur d’eau libérée dans les couches hautes de l’atmosphère,

-         30 millions de tonnes de CO2 ont été rejetées par l’aviation française en 2008 (soit l’équivalent de plus de 15 millions de véhicules de tourisme ou encore approximativement 40 % du parc automobile français),

-         1.200 millions de litres de kérosène sont consommés tous les jours dans le Monde par l’ensemble du trafic aérien.

-         un aller-retour Paris-New York (700 à 1.000 litres de carburant par passager) libère autant de CO2 que pour le chauffage annuel d’une personne,

-         depuis 1990, les émissions de GES du transport aérien ont doublé.

Or, quel est le palmarès des modes de transport les moins dispendieux en GES ?

-         Bateau : 0,2 gramme de CO2 par passager et par kilomètre,

-         Vélo : 2 g

-         A pied : 3 g

-         TGV : 15 g

-         Métro : 18 g

-         Voiture électrique : 20 g

-         Autobus : 25 g

-         Avion, vols long courrier : 60 g

-         Voiture de taille moyenne : 60 g sur route et 100 g en ville (avec 1,5 passager par véhicule en moyenne)

-         Voiture hybride : 90 g

-         Avion, vol court courrier domestique : 100 g

-         2 roues de moins de 125 cm3 : 100 g

-         Moto supérieure à 750 cm3 : 120 g

-         Véhicule 4 x 4 : 170 g

Il est aussi donné des chiffres de 5,3 litres de kérosène par passager aux 100 km pour un Airbus A320 (courte et moyenne distance) et de 3,2 litres aux 100 km pour un Airbus A330/340 (longue distance), à doubler au moins pour tenir compte des autres effets de serre.

Si le transport aérien n’offre donc pas le bilan CO2 le plus désastreux, il est un danger pour l’avenir du fait de sa forte croissance.

Actuellement, le Jet kérosène se monnaye aux alentours de 0,65 €/litre (ou en terme d’énergie, 0,065 €/ kWh, soit à titre de comparaison l’équivalent du prix du gaz pour un particulier) contre une moyenne de 1,45 €/litre pour le carburant des voitures (0,145 €/kWh).

Le kérosène supporte zéro taxe et le carburant de nos voitures en comprend actuellement 60 % (ce qui donne un coût d’environ 0,60 €/litre hors taxe).

Pour mémoire, la taxation de l’essence a baissé de 70 % dans les années 1990 à seulement 60 % du prix dans les années 2010 tandis que pour le gazole, la diminution est allée de 60 % à 50 %.

Si le prix d’un galon américain (3,785 litres) atteint aujourd’hui environ 3 $ US, il a culminé à environ 4 $ vers 2008, coûtait environ 0,5 $ dans les années 1990 et approchait 1 $ vers 2005 pour augmenter depuis.

Certaines compagnies aériennes couvrent ce risque de volatilité de leurs approvisionnements pétroliers : par exemple, Easy Jet souscrit une couverture assurantielle sur 1 an (le prix du kérosène représentant entre 15 et 25 % du prix du billet d’avion ces dernières années).

La force de l’euro face au dollar américain (parité aux alentours de 0,9 en 2000, de 1,0 en 2002, de 1,25 à 1,5 depuis 2004 et de 1,25 actuellement) offre un avantage concurrentiel très fort aux compagnies aériennes européennes.

On pourrait aussi se dire que l’envolée annoncée du pétrole, une fois la crise estompée, modérera les ardeurs de développement du secteur.

Or, une étude, basée sur un doublement de 30 $ à 60 $ du prix du baril de pétrole, a chiffré la baisse du trafic à respectivement seulement 7 % sur le court courrier, 9 % sur le moyen courrier et 10 % sur le long courrier.

A l’évidence, l’envolée du transport aérien posera aux autres modes de transport de sérieux problèmes économiques si ce secteur d’activité en pleine croissance ne partage pas les efforts financiers :

- pour assurer des rentrées fiscales aux états qui garantissent la sécurité des affaires et la prospérité des entreprises,

- pour atteindre les objectifs de réduction des émissions de GES.

Il est donc urgent de s’attaquer à la suppression des avantages fiscaux accordés, il y a maintenant plus de 60 ans, au secteur du transport aérien.

Il n’est plus admissible que les états subventionnent ceux qui ont le plus les moyens de voyager dont il résulte un impact social fortement négatif.

Il n’est pas raisonnable de ne pas inciter aux économies d’énergie le transport aérien car l’impact environnement est néfaste et immédiat.

Enfin, il n’est pas envisageable que les autres secteurs d’activité du transport (ou du reste de l’économie) soient pénalisés par des distorsions de concurrence liées au prix des approvisionnements énergétiques ce qui aurait un impact négatif en terme d’emploi.

Il est clair que cette détaxation du transport aérien porte atteinte aux trois piliers du développement durable : social, environnemental et économique.

Le Gouvernement de Jean-Marc Ayrault n’a donc pas d’autre issue que de s’attaquer le plus rapidement possible à rétablir une imposition juste de ce secteur.

05/10/2012

Festival de la Tomate 2012 à Clapiers

Le Festival de la Tomate 2012 a attiré à Clapiers, ce dimanche 2 septembre, plus de 10.000 visiteurs.

L’événement, très attendu, est la manifestation la plus populaire parmi celles soutenues par la Communauté d’Agglomération de Montpellier, dans les villages de la périphérie de Montpellier.

 

Les bénévoles de l’Association des marchés paysans de l’Hérault et de Terres Vivantes ainsi que les élus de la Commune de Clapiers avaient tout lieu de se féliciter du maintien de l’ambiance calme, familiale, décontractée, ouverte et très peu commerciale.

 

Cette année le nombre d’exposants au marché paysan a atteint le nombre de soixante.

 

Les stands associatifs ont été aussi nombreux et diversifiés.

 

Les participants ont pu manger sur place, sur la pelouse ou assis dans deux secteurs réservés à la restauration, après avoir constitués librement leurs repas auprès des paysans présents ou des stands de restauration rapide traditionnelle.

 

Des produits innovants sont apparus, labellisés Sud de France : sodas locaux et préparations à base de tomates séchées.

 

Les enfants ont plébiscité les promenades en dromadaire, une jeune maman venue appuyer des poneys eux aussi très sollicités.

 

Le Steel Band de Villeveyrac qui regroupe des musiciens de toute la Vallée de l’Hérault a de nouveau ravi l’assistance par la sonorité surprenante et mélodieuse obtenue à partir de frappes sur des fûts en acier.

 

Ce groupe est important pour la culture et l’animation en milieu rural.

 

Certains de ses membres travaillent à Montpellier.

 

Le Festival de la Tomate est d’ailleurs le symbole de cette complémentarité entre rural et urbain dans l’Hérault, ce qui bat en brèche une vieille rengaine, de plus en plus dépassée, opposant un urbain envahissant et un rural laissé pour compte.

 

La force de l’agriculture languedocienne consiste en effet en la proximité immédiate des consommateurs.

 

Encore faut-il qu’ils soient exigeants et avisés d’où cette manifestation qui parie sur les échanges entre producteurs et consommateurs pour revenir à l’achat local, trop longtemps délaissé.

 

Les visiteurs ont pu nouer le dialogue avec les exposants et poser toutes les questions sur la provenance, la qualité, la saisonnalité, les modes de production, les impacts sur la santé.

 

Le Bio, le circuit court, l’achat solidaire, la vente directe ont le vent en poupe.

 

Tout simplement parce qu’ils s’inscrivent dans le développement durable. 

 

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Variétés de tomates anciennes et poivrons rouges

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Un Festival de la Tomate familial à l'ombre des grands arbres

du Parc municipal Claude Leenhardt

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Le stand du Tomatologue Eric Pédebas (Mauguio)

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Des tomates moins rares à la vente,

pour la découverte, le goût et les plaisirs de la table

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La tomate : un légume-fruit venu des Amériques

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Poneys, jeux en bois et promenades en dromadaire pour le plaisir des enfants

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L'atelier de dégustation organoleptique organisé par Slow Food

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Confitures "faites maison" dans le cadre d'une agriculture à taille humaine

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Coin restauration et animation musciale du Steel Band de Villeveyrac

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 Vue du Festival de la Tomate au plus fort de sa fréquentation

 

 L'album-photo


Crédit photographique : Michel Chastaing

09/09/2012

Projet d’agri-parc

Les communes de Clapiers et de Jacou souhaitent mettre en œuvre sur une partie de leur territoire le concept d’agri-parc.

  

Ce concept est né il y a seulement quelques années : il est donc encore flou.

 

Il s’agit de pérenniser en milieu relativement urbanisé des espaces agricoles en les ouvrant à une fréquentation du public, à condition qu’elle soit restreinte et maîtrisée.

 

Jusqu’à présent, les terres agricoles n’ont pas résisté à la spéculation foncière et elles ont été largement consommées par l’étalement horizontal de l’urbanisation.

 

Il s’agit aujourd’hui de préserver durablement des lieux où l’activité agricole sera maintenue contre vents et marées, sous sa forme ancienne (viticulture, céréaliculture) ou sous des formes nouvelles adaptées aux contraintes économiques actuelles.

 

En effet, si par exemple la mévente du vin conduit à des arrachages, il peut être nécessaire d’installer plusieurs maraîchers écoulant leur production en circuits courts, notamment grâce à la vente de paniers ou à un débit sur des marchés de plein-vent.

 

L’exploitation des terres doit être durable pour préserver les sols, la biodiversité et la santé, tant des agriculteurs que des consommateurs.

 

Les agri-parcs sont à géométrie variable :

-         la maîtrise du foncier peut être publique ou privée,

-         l’exploitation assurée par les Services techniques d’une collectivité territoriale (exemple de ceux de la Mairie de Montpellier à l’Agri-parc des Grisettes) ou par un ou plusieurs agriculteurs (exemple de ce qui est projeté à Clapiers et Jacou).

 

Ces projets d’agri-parcs (il en existe un autre concernant les prairies humides de la Mosson à Lavérune) devraient prendre forme dans les quelques années à venir.

 

En effet, de nombreuses études sont nécessaires (qualité agronomique des sols, possibilités d’irrigation, droits à produire, plan de massif forestier avec définition de zones de coupure de combustible, aménagements périphériques d’accueil du public, cadre de la gestion patrimoniale, …).

 

Concernant le projet de Clapiers et de Jacou, une acquisition foncière de grande importance va conforter le périmètre choisi, constitué des bords du Lez - avec le Domaine la Valette déjà propriété de la Ville de Montpellier - des pinèdes constituant le « poumon vert » du Nord de Montpellier et le Domaine de Viviers.

 

C’est ce dernier que la Communauté d’Agglomération de Montpellier vient d’acquérir courant 2010 : il appartenait depuis plusieurs siècles à la famille Pagézy.

 

Ce bien agricole de 196 hectares d’un seul tenant comprend aussi 70 hectares de magnifiques forêts.

Les pins d’Alep, essence la plus présente, ont été plantés par les grands propriétaires fonciers afin de protéger les sols soumis à érosion et écarter les petits paysans qui avaient tendance à exploiter le bien d’autrui (petit élevage ou pâturage des moutons et des chèvres), au moment du boom démographique et paysan, après le milieu du 19ème siècle.

 

Les premières pépinières de pins d’Alep sont attestées dans l’Hérault sur les communes de Clapiers et Montferrier.

 

Cette plantation a été le fait de propriétaires éclairés, ouverts aux progrès de la science, attirés par l’expérimentation et appuyés par les services des Eaux et Forêts.

 

Depuis, la forêt se renouvelle naturellement ce qui donne en général des peuplements de pins équiennes, c’est-à-dire où tous les âges sont présents.

 

Son seul ennemi est le feu et les promoteurs sur certaines communes.

 

A terme le périmètre de l’Agri-parc de Clapiers et Jacou pourrait s’étendre au Nord sur les pinèdes de Montferrier, Assas et englober le Domaine de Restinclières sis sur la commune de Prades le Lez qui est à la fois agricole et forestier.

 

En parallèle, la Communauté d’Agglomération de Montpellier souhaite implanter sur le Domaine de Viviers une seconde « Ecolothèque » après celle de Saint-Jean de Védas, à la capacité d’accueil saturée.

 

L’implantation de cet équipement public, dédié à la fréquentation d’un jeune public, consacre la vocation d’environnement d’excellence de la périphérie Nord de Montpellier.

 

A l’évidence, il pourra y avoir des connivences entre les besoins pédagogiques de cette écolothèque et la présence à proximité d’une agriculture vivante, certains porteurs de projet d’installation agricole pouvant proposer des activités d’accueil.

 

Le projet d’Agri-parc de Clapiers et Jacou s’inscrit plus généralement dans le cadre de l’Agenda 21 de la Communauté d’Agglomération de Montpellier.

 

Il n’est pas étonnant que les objectifs poursuivis soient :

-         le maintien et le développement de la production agricole,

-         le développement de l’offre de commercialisation en circuits courts,

-         la protection et la valorisation de l’environnement et du paysage,

-         une offre en matière de loisir, de découverte et d’éducation.

 

Notamment, pour le projet d’agri-parc, il est envisagé un itinéraire « modes doux » qui prolongerait le cheminement piéton le long du Lez dans la forêt au Nord pour rejoindre enfin le Domaine de Viviers.

 

Il faut qu’un agri-parc soit vivant : ni un musée de l’agriculture, ni un parc urbain.

 

Les fonctions urbaines, agricoles et naturelles doivent pouvoir s’enrichir mutuellement.

 

Le promeneur, le coureur à pied, n’est plus un visiteur qui utilise un espace mais au contraire quelqu’un qui s’intéresse au devenir du lieu, à son rôle économique de production.

 

Le public qui fréquente un agri-parc peut aussi être consommateur de ses produits (exemple des associations de maintien de l’agriculture paysanne – AMAP) et prend conscience que derrière les productions agricoles – auxquelles peuvent être substituées d’autres produits plus ou moins transformés et plus ou moins naturels – il y a des hommes avec leur travail et leur passion du métier.

 

Il s’agit bien en fait de « cultiver nos agricultures de proximité ». 

 

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Localisation des deux agri-parcs projetés sur l'Agglomération de Montpellier 

 

 

     

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Périmètre indicatif de l'Agri-parc de Clapiers et Jacou

16/08/2012

6ème Festival de la Tomate à Clapiers

La 6ème Edition du Festival de la Tomate se tient le dimanche 2 septembre 2012, de 9 heures à 17 heures, au Parc municipal Claude Leenhardt, à Clapiers

Cet événement le plus populaire proposé par la Communauté d’Agglomération de Montpellier dans un village périphérique de la capitale régionale a attiré 6 000 visiteurs en 2011, malgré un temps apocalyptique, soit 4 orages dans la même journée !

Cette année le record de participation, 8.000 visiteurs en 2010, devrait être battu.

La Commune de Clapiers, l’Association Terres Vivantes et l’Association des Marchés Paysans de l’Hérault vont mettre à nouveau en valeur la petite agriculture non industrialisée qui peuple notre territoire et qui innove sur le plan social et éthique.

Les visiteurs auront devant eux les paysans et mettront un visage sur les producteurs des denrées alimentaires proposées.

Le marché paysan regroupera cette année 50 exposants, à l’ombre des arbres centenaires du Parc municipal de Clapiers.

Toute la richesse des productions méditerranéennes sera représentée : maraîchage (tomates, aubergines, poivrons, oignons doux, courges, etc.), raisins de table, figues et ses dérivés, pastèques, plantes aromatiques, escargots, conchyliculture, olives, huiles, vinaigres, oies et canards gras, spiruline, coulis, chutneys, gâteaux secs, liqueurs, pâtes à tartiner, pains, fromages de chèvre, yaourts de brebis, safran, confitures, gelées, sirops, glaces, Pâté de Montpellier, bœuf et volailles, charcuterie, savons de Provence et du Monde, laines, mohairs, alpagas, vins (Picpoul), etc.

Amateurs, spécialistes et collectionneurs seront comblés à la vue des 2 tonnes de tomates présentées : ils pourront admirer, goutter et acheter pour déguster chez eux.

Les enfants des centres aérés de Clapiers feront profiter les gourmands, en toute convivialité, de leurs préparations culinaires de l’été.

Eric Pédebas et Christian Lemaire, tomatologues, exposeront 250 variétés de tomates en faisant découvrir leurs goûts, saveurs, formes et couleurs.

Il est prévu des animations et des intermèdes musicaux tout au long de la journée avec :

-          promenades en poney,

-          jeux en bois pour les enfants prêtés par la Médiathèque Jean-Jacques Rousseau de Montpellier,

-          stands sur le jardinage,

-          déambulation spectaculaire du Steel Band de Villeveyrac,

-          découverte pour les enfants avec le CIVAM Racine,

-          chansons et poésies avec Jacques Paillès, auteur-interprète (spectacle poétique et en chansons sur la tomate, l’huile et le vin),

-          exposition des Archives départementales de l’Hérault, …

Un apéritif original, cuisiné par le Service protocole de l’Agglo Montpellier, à base de tomates, sera offert à partir de 11 h 30, juste après l’inauguration et avant l’heure du repas.

Ce dernier pourra être acheté sur place auprès des nombreux exposants (pain, charcuterie, moules et huîtres, olives, plats préparés, notamment exotiques, brasucade, poulets rôtis, plateaux d’huîtres et de moules, crêpes, galettes, jus de fruits Bio, thés, cafés, raisins et tomates, ...).

Le Festival de la Tomate, en véritable écofestival, s’inscrit volontairement – mise en œuvre de l’Agenda 21 de Clapiers oblige – dans un cadre de réduction des emballages et de mise en place du recyclage.

L’Agglomération de Montpellier mettra ainsi à disposition pour les déchets un tri sélectif et offrira aux visiteurs une information complète.

Les exposants se servent de sacs réutilisables et recourent à un minimum d’emballages.

Les stands de restauration proposent des assiettes et des couverts réutilisables, recyclables ou consignés.

Il en est de même au niveau de la buvette, tenue cette année par l’Association Al’Ort, réunissant les 70 familles clapiéroises inscrites aux nouveaux jardins familiaux.

Les exposants seront invités à utiliser une signalétique sur le modèle des ardoises informatives testées par l’Association des Marchés Paysans de l’Hérault au marché hebdomadaire de Grabels et mises au point grâce à une expertise de l’INRA-Montpellier.

L’information des consommateurs, l’identification des producteurs, la promotion d’un commerce le plus équitable possible, sont volontairement promus.

La Mairie de Clapiers, la Communauté d'Agglomération de Montpellier, le Conseil Général de l’Héraut et la Région Languedoc-Roussillon financent cette vitrine de l’agriculture à taille humaine dont l’entrée est libre.

Pour renforcer la convivialité de cette manifestation, des tables, des chaises et même la pelouse !, seront mises à disposition des familles et autres visiteurs.

Le Festival de la Tomate est l’événement qui signe la rentrée agricole avant les vendanges.

Il n’y a pas d’alimentation sans agriculteurs, il n’y a pas de pays sans paysans et il n’y aura que des produits non authentiques, banalisés et finalement subis, sans consommateurs avertis, vigilants et exigeants.

Alors que la part de l’alimentation dans les dépenses de consommation des ménages est tombée en un siècle de 80 % à presque seulement 10 % aujourd’hui, il est important que les nouveaux consommateurs comprennent les conséquences de leur acte d’achat :

-          impact des traitements phytosanitaires sur la santé des paysans et des habitants du monde rural, concernant les produits issus de l’agriculture conventionnelle, non Bio,

-          exploitation de main d’œuvre immigrée ou non déclarée, en France comme dans certains pays, dans de grandes exploitations capitalistiques, spécialisées dans l’exportation ou les marchés de masse à bas prix,

-          abaissement de la qualité des produits et augmentation des risques sanitaires entretenus par la course au « toujours moins cher » de certains consommateurs,

-          dégradation des sols, destruction des forêts, déplacement de populations à cause de grandes plantations spécialisées dans les productions de rente,

-          confiscation de la marge par les intermédiaires ou la grande distribution,

-          prix des matières premières agricoles tirés à la baisse par les grandes industries agro-alimentaires qui ont tendance à substituer des frais de publicité à des coûts d’approvisionnement,

-          émissions de gaz à effet de serre liées à la consommation de produits en provenance de l’autre bout du Monde.

Parce qu’il est vital de comprendre et d’être informé, le Festival de la Tomate propose des stands à des associations ou entreprises citoyennes :

-          Association MASSE (présentation de projets d’économie solidaire),

-          Association Semence et Partage,

-          Artisans du Monde (commerce équitable et projets de développement local),

-          « Savoir et découverte Languedoc-Roussillon»,

-          Association Touselle (exposition sur les blés méditerranéens),

-          Centre de Formation Professionnelle Agricole de Montpellier au travers de l’opération JardiBio (incitation des jardiniers amateurs à se libérer de l’utilisation des pesticides),

-          Association « Mohicans » (actions éducatives, éco gestes et jardins avec la promotion des alternatives au gazon « anglais »),

-          « Les Jardins de Tara » avec un point conseil sur le jardinage et la culture des plantes d’ornement (animation de l’opération « Circuit des éco-jardins » et organisation au printemps à Saint-Christol de l’événement « Moisson d’idées vertes »),

-          entreprise Lombritek (promotion du lombricompost et de la lombrifiltration),

-          librairie « La Vache qui lit » (livres et recettes sur la tomate et l’agriculture),

-          CIVAM Racine (dynamique paysanne territoriale, thématique ou Bio),

-          Terres Vivantes (installation progressive en agriculture dans l’Hérault et les Pyrénées-Orientales, accompagnement collectif de porteurs de projet en matière de transformation et de commercialisation, par exemple en appuyant le lancement des boutiques de producteurs de Ganges et de Clermont l’Hérault),

-          Association des Marchés Paysans de l’Hérault : aide à la création des marchés de Brignac, Saint-André de Sangonis, Grabels, Vailhauquès, Clapiers, Prades le Lez, « Le Printemps de Tourbes », « Le Marché des Garrigues à Montaud ».

Le Festival de la Tomate est une vitrine des hommes et des femmes, des travailleurs qui œuvrent au quotidien pour nourrir leurs semblables, en essayant d’en vivre dignement, sans renier leurs valeurs.

Cette manifestation est aussi remarquable par son cadre boisé, son ambiance détendue et conviviale.

Le Festival de la Tomate est le point d’orgue de l’engagement de la Commune de Clapiers dans le développement durable (marché hebdomadaire, exonération des cultures Bio de taxe foncière, jardins familiaux, participation à l’opération JardiBio, bannissement des pesticides dans l’entretien des espaces publics, agriparc couvrant le Domaine de La Valette, les pinèdes et le Domaine de Viviers, couveuse régionale agricole).

Un public toujours plus nombreux s’intéresse à ces problématiques de maintien de l’agriculture périurbaine et de développement des circuits courts pour la diffusion des produits alimentaires, d’où le succès grandissant du Festival de la Tomate.

 

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02/08/2012

Cumul des mandats : une nouvelle loi en gestation

Le cumul des mandats est un mal de notre République.

La détention par certains – surtout des hommes au demeurant – de mandats multiples :

-         tend à la personnalisation d’un pouvoir pourtant seulement délégué par les électeurs,

-         pousse à la confusion des genres avec des conflits d’intérêt toujours possibles entre les  collectivités représentées,

-         fait obstacle à la nécessaire diversification des responsables politiques (sous représentation des femmes, des jeunes, des classes populaires, des banlieues, …),

-         bloque la régénérescence de la représentation nationale,

-         verrouille l’expression politique dans les médias.

Le cumul des mandats empêche souvent un exercice plein et entier des prérogatives d’un élu qui doit trouver le temps de la réflexion et de l’action.

A trop cumuler, certains délaissent leur pouvoir de contrôle et de décision en l’abandonnant à la technostructure.

Or, la démocratie est d’autant plus fragilisée qu’elle n’est pas incarnée par des élus exemplaires, remplissant parfaitement leur mission de représentation.

Concernant les partis politiques, ils jouent un grand rôle dans l’animation de la démocratie par leurs prises de position, leur action explicative et leurs propositions.

La Constitution française reconnaît leur rôle.

Malheureusement, leur assise militante est restreinte : au maximum 500.000 Français et Françaises y sont engagés.

Pourtant, les élus des grandes collectivités en sont presque tous issus.

Le parti politique les a souvent éveillés aux grands débats de société, formés, sélectionnés et désignés comme leur porte-drapeau.

Cette désignation est plus ou moins démocratique : en général, les partis de Gauche sont attachés au principe de méritocratie républicaine et militante tandis que la Droite est souvent plus bonapartiste, prompte à se rassembler derrière des personnalités.

Il n’est pas rare qu’une fois élu, la nature humaine pousse certains représentants de parti à s’en émanciper, bien que la légitimité des choix et orientations réside dans l’opinion des militants.

Tout comme la légitimité revient au peuple qui ne fait que déléguer, dans un cadre de démocratie représentative, ses pouvoirs, à des élus.

Lionel Jospin vient d’être chargé par le Président de la République, François Hollande, de la présidence d’une « Commission sur la rénovation de la vie publique » qui doit rendre ses réflexions avant novembre 2012 sur le cumul des mandats, la question de la parité et les règles déontologiques permettant une meilleure transparence de la vie publique.

A l’évidence de nouveaux textes devront imposer davantage de démocratie dans le fonctionnement des partis politiques et obliger à une désignation démocratique de leurs représentants envoyés face aux électeurs.

En outre, les préconisations sur la limitation du cumul des mandats devront s’attaquer à la fois au cumul à un instant donné mais aussi au cumul dans le temps.

Pour l’instant, seuls les Socialistes ont fait légiférer sur le sujet au Parlement et se sont donnés en plus des règles internes encore plus strictes.

Concernant la loi française, elle vise la réduction du cumul des mandats pour les parlementaires (loi organique n° 2000-294 du 5 avril 2000 relative aux incompatibilités entre mandats électoraux et loi n° 2000-295 du 5 avril 2000 relative à la limitation du cumul des mandats électoraux et des fonctions électives et à leurs conditions d’exercice) :

-         incompatibilité entre des mandats de Député, Sénateur et Député européen,

-         exercice d’un seul mandat local dans l’une des assemblées suivantes (conseil régional, Assemblée de Corse, conseil général, Conseil de Paris, conseil municipal d’une commune de 3.500 habitants ou plus).

Les élus non parlementaires appartenant à l’une des assemblées précédentes ne peuvent exercer au maximum qu’un seul autre mandat dans une autre assemblée délibérante locale.

En outre, le chef d'un exécutif local (Président de Région, de Département, de l'Assemblée de Corse, Maire ou Maire d'arrondissement) ne peut exercer aucun autre mandat de chef d'exécutif local.

Le Parti Socialiste a durci les règles de limitation des mandats de ses propres parlementaires.

Tout candidat socialiste aux dernières Législatives s’est ainsi engagé à démissionner, sous un délai maximum de trois mois à compter de l’élection, des exécutifs locaux auxquels il prendrait part : maire (quelle que soit la taille de la commune), vice-président ou président d’une collectivité locale ou d’un établissement public de coopération intercommunale (EPCI).

Ces règles ont été approuvées à une écrasante majorité par les militants lors de la Convention nationale du Parti Socialiste du 3 juillet 2010 et intégrées dans ses statuts.

Le non respect de ces derniers entraîne en général l’exclusion du récalcitrant (ou de la récalcitrante), après passage de l’intéressé(e) devant l’équivalent d’une commission de discipline.

Ces règles plus strictes seront vraisemblablement reprises par la loi prévue dans le projet présidentiel de François Hollande.

Elles permettent à un parlementaire de garder un pied dans une collectivité locale (sans trop peser toutefois sur les décisions) tout en conservant une chance éventuelle de réintégrer l’exécutif, une fois son mandat national ou européen terminé, si bien entendu localement les élus en place lui en donne la possibilité.

Certes, il existe encore des partisans du mandat unique mais le cumul des parlementaires serait déjà suffisamment bien circonscrit.

Pour les autres élus, le débat reste ouvert.

A l’évidence la différence entre communes de plus et de moins de 3.500 habitants n’est pas admissible car la loi permet pour l’instant une possibilité discrétionnaire de cumul outrancier en milieu rural : maire, conseiller général ou régional, présidence de communauté de communes et de syndicat des eaux, par exemple.

Il serait aussi utile de généraliser l’unicité de présidence ou de chef d’exécutif en élargissant les collectivités concernées aux intercommunalités (syndicats de communes, communauté de communes, agglomération, communauté urbaine).

Etendre cette unicité à l’appartenance à un exécutif (maire-adjoint, vice-président) serait abusif du fait de la forte différence du pouvoir, essentiellement concentré, par la volonté des textes et de factum, entre les mains des chefs des exécutifs.

La restriction du cumul des mandats en restera-t-elle réglementairement là ?

C’est douteux car le Parti Socialiste applique à ses membres, toujours depuis le 3 juillet 2010, l’interdiction du cumul de mandat dans le temps.

Pas plus de 18 ans consécutifs en tant que maire ou président d’une collectivité locale comme d’un EPCI.

Des jusque-boutistes plaident pour le mandat unique dans le temps : il est clair que ce dernier laisserait peut de temps – 5 ans ou 6 ans - pour imprimer une politique et instillerait une instabilité, une volatilité trop forte dans la direction de nos collectivités.

Le projet de loi à proposer par le Gouvernement Ayrault, a priori après le dépôt des conclusions de la Commission Jospin, validera, selon toute vraisemblance, cette restriction de cumul dans le temps à une durée de 18 ans, soit en général 3 mandats consécutifs.

Les nouveaux textes seront applicables aux Municipales de 2014 et aux Cantonales comme aux Régionales de 2015.

Ils traiteront en même temps d’une amélioration du statut de l’élu (retraite complémentaire sur cotisation de l'élu, protection du retour dans un emploi salarié, etc.), le corollaire de la réduction du cumul.

Petite parenthèse : il serait bienvenu d'obliger tout candidat à toute élection républicaine de produire son extrait de casier judiciaire afin qu'il soit disponible à toute demande de citoyen, par exemple en figurant dans une base de données en ligne sur Internet.

Sur le front des cumuls, restera à mettre un frein à la montée des conflits d’intérêts entre charge publique et activités économiques et financières privées.

Ce cumul plus sournois ébranle la démocratie.

Etre patron d’un grand groupe, cadre supérieur dans une banque, avocat d’affaires (les métiers liés à la justice étaient les mieux représentés lors de la dernière mandature), détenir des parts d’actions dans de grandes entreprises françaises ou étrangères, sont des situations qui posent problème.

De même, il devrait être interdit de cumuler un emploi salarié au delà d'un quart-temps ou d'un tiers-temps pour un parlementaire sinon cela tourne à un emploi fictif du fait des exigences d'un emploi du temps de député ou de parlementaire.

Non cumul « horizontal », non cumul dans le temps, non collusion avec le monde des affaires, assainiront la vie publique et renforceront, n’en doutons pas, la démocratie française.

16/07/2012

Révision du SCOT de l'agglomération de Montpellier

La Communauté d’Agglomération de Montpellier a été une des premières à approuver un Schéma de cohérence territoriale (SCOT) le 17 février 2006.

Les SCOT sont nés de la loi du 13 décembre 2000 relative à la Solidarité et au Renouvellement Urbain afin de donner une cohérence au développement des territoires, notamment en terme d’urbanisation.

Seule la région Ile de France possédait cet outil de planification qui permet d’anticiper sur les besoins en logements, les infrastructures de transport, les équipements collectifs, le développement économique et le résidentiel.

Georges Frêche avait souhaité aller vite sur la rédaction du SCOT pour anticiper sur l’avenir, quitte à invoquer dès le départ une révision assez précoce.

Cette dernière interviendra avant le 31 décembre 2015.

Un bilan d’étape vient d’être rendu :

-          79 % des sites d’extension potentielle identifiés dans le zonage du SCOT ont fait l’objet d’études préalables (quel type d’aménagement à mettre en œuvre ? notamment grâce à l’outil « Zone d’Aménagement Concerté » qui permet d’exproprier en cas de besoin et surtout de définir un projet cohérent),

-          une politique foncière a été mise en place pour lutter contre la spéculation et constituer des réserves foncières (outil de la Zone d’Aménagement Différé qui permet de geler le prix du terrain au niveau de celui constaté avant le passage en zone constructible - décision publique qui créé une rente financière très importante, exercice du droit de préemption urbain par les collectivités territoriales, achat et stockage de foncier par l’Etablissement Public Foncier Languedoc-Roussillon),

-          13 Plans Locaux d’Urbanisme ont été accompagnés dans leur rédaction par les communes.

Le SCOT 2006 a défini des indicateurs de suivi des objectifs fixés initialement : maîtrise du développement urbain, diversité des fonctions urbaines, mixité sociale de l’habitat, utilisation économe de l’espace, maîtrise de la circulation automobile et préservation de l’environnement.

Ces objectifs ont par exemple sous-tendu la conception du projet d’Ecocité de Montpellier à la Mer.

Maîtrise du développement urbain

98 % de l’urbanisation, entre 2008 et 2010, est restée à l’intérieur du zonage d’extension urbaine potentielle, signe d’un étalement urbain contenu.

Heureusement car 45 hectares par an de terres à vocation naturelle ou agricole ont quand même été urbanisés du fait de la réalisation de grands chantiers d’infrastructures ou d’installations admises par le SCOT (bâtiments agricoles, équipements d’intérêt général, etc.).

La poursuite du phénomène d’artificialisation n’a donc pas été enrayée.

Diversité des fonctions urbaines

Mixité sociale de l’habitat

L’objectif de 25 % de logements sociaux dans la construction neuve n’a pas été totalement atteint : 21 % seulement.

Néanmoins, le rééquilibrage de l’offre résidentielle sociale entre la ville centre (21 % de logements sociaux ramenés au parc de résidences principales) et les communes périphériques (moins du 10 % du parc résidentiel en locatif social) est encourageant : 20 % des constructions sur la période 2005-2007 seulement dans la périphérie mais 51 % sur la période 2010-2011 hors Montpellier.

Cette politique du logement social est indispensable pour loger toutes les catégories socio professionnelles, notamment les jeunes.

En effet, si le rythme de construction a été soutenu – 5.000 logements par an ! – les prix ont continué leur hausse (+ 17 % sur le m² de surface habitable privée entre 2007 et 2011), avec à la clef une solvabilité des ménages de plus en plus menacée.

Utilisation économe de l’espace

La part des logements collectifs dans le logement neuf des 30 communes périphériques a doublé de 32 % en 2000 à 61 % depuis 2005.

Les lotissements très dispendieux en surface par habitant régressent.

La consommation de l’espace s’avère donc plus limitée que prévue avec 55 hectares par an.

Si ce rythme raisonnable se maintenait (15 % seulement consommés), les gisements fonciers identifiés (soit 2.900 ha d’extension urbaine potentielle au total) ne seraient épuisés qu’en 2050, d’autant que la croissance démographie devient moins galopante (+ 1,4 % observés entre 1999 et 2007 pour une prévision de l’INSEE de seulement + 0,9 % entre 2007 et 2030).

C’est plus sur la demande en surface de parc d’activités que se situent les tensions.

Pour 10 ha par an disponibles actuellement et 25 ha par an à moyen terme, le besoin moyen s’élève à 25 ha par an.

La Communauté d’Agglomération de Montpellier souhaiterait dans le futur SCOT « dégager des fonciers nouveaux aptes à recevoir des activités de type extensif ou incompatibles avec la proximité de zones habitées » et plus généralement « répondre aux besoins des entreprises ».

Il y a là, à mon avis, occasion de réorienter radicalement les objectifs du prochain SCOT en projetant de densifier fortement, comme cela a été fait pour l’offre résidentielle, les parcs d’activités.

Etages au lieu d’un seul rez-de-chaussée, limitation de la surface des parkings, mitoyenneté des bâtiments, réduction de la largeur des voiries, alignement des constructions sur le réseau viaire sont nécessaires pour éviter que notre cadre de vie ne se transforme en une vaste zone de chalandise, industrielle et/ou tertiaire.

C’est déjà le cas dans les faubourgs de Béziers ou dans la vallée du Rhône avec des espaces occupés par du bâti commercial déclassé, des hangars délabrés, des bâtiments vides, des stockages extérieurs de matériels ou de rebus.

Il est nécessaire de densifier fortement ces zones d’activités : la décision ne peut venir que des élus locaux car un investisseur incline volontiers à acheter de la surface constructible 3 fois moins cher que pour du résidentiel (prix moyen actuellement pratiqués de 100 € en moyenne le m² pour favoriser le développement économique et 190 € le m² de Shon pour les projets tertiaires) mais qui, un jour ou l’autre, sera gagnée par du résidentiel de qualité (exemple des Prés d’Arènes à Montpellier).

Bien sûr, des zones d’activités « à l’ancienne » sont requalifiées mais il en reste quelques unes de particulièrement dégradées qui mériteraient un réinvestissement urbain.

Maîtrise de la circulation automobile

Sur la période 2004-2010, 50 % des constructions ont été implantées à moins de 500 mètres du tramway (le double de l’objectif du SCOT !) ce qui est le résultat d’une forte dynamique de réinvestissement urbain le long des lignes de ce mode de transport collectif moderne et écologique.

Les déplacements en vélo et à pied reconquièrent aussi la ville.

Cette « ville des courtes distances » permet une meilleure préservation de l’environnement.

Ainsi, le SCOT actuel a plutôt atteint, voire dépassé, ses objectifs.chocomiel.caramel@yahoo.fr

Le nouveau SCOT à l’horizon fin 2015 ne remettra pas en cause les grands équilibres de la planification actuelle.

Notamment, les ajustements à apporter ne conduiront vraisemblablement pas à augmenter les capacités d’extension urbaine, soit 2.900 hectares.

En revanche, le développement durable, suite aux lois Grenelle 1 et 2 de l’environnement devient central (maîtrise des consommations d’énergie, de l’émission des gaz à effet de serre, des besoins de circulation automobile et développement du transport collectif).

L’objectif de renouvellement urbain sera renforcé avec la restructuration des espaces construits, la revitalisation des centres urbains (et ruraux loin de Montpellier), la recherche de qualité urbaine, architecturale et paysagère dans les entrées de ville.

L’impératif de mixité est complété par des objectifs de répartition géographique équilibrée, non seulement entre habitat et emploi, mais dorénavant entre offre touristique, commerciale et de services.

Le prochain SCOT de l’Agglomération de Montpellier devra intégrer de nouvelles données en se mettant en cohérence avec :

-          le Document d’aménagement commercial (DAC) relatif à l’équipement commercial et aux localisations préférentielles des zones de chalandises,

-          le prochain Schéma régional de cohérence écologique (SRCE) qui vise à la préservation des continuités écologiques et donc de la protection de la « trame verte et bleue », biotope ou couloir de circulation de la faune,

-          le Schéma régional climat air énergie (SRCAE) en cours d’élaboration et les plans climat énergie territorial (PCET) de l’Agglo comme des communes.

Il fera l’objet d’une vaste concertation tant avec les mairies qu’avec la population.
 

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 Montpellier, vu du Sud (ligne 4 du Tramway et Polygone bien visibles)

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Pépinières d'entreprises Cap Oméga

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Zone d'activités du Millénaire : façade photovoltaïque

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Immeuble de bureaux au rond-point Benjamin Franklin

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Immeuble de bureaux, rue de Pommessargues 

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Quartier mixte (résidentiel, commerces et rond-point Ernest Granier)

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Immeubles des Jardins de la Lironde (1)

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Immeubles des Jardins de la Lironde (2)

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 Commerce "branché" en bordure de l'avenue de la Mer

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 Quartier Rives du Lez, à forte densité d'habitations (1)

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Quartier Rives du Lez, à forte densité d'habitations (2)

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 La nouvelle Mairie de Montpellier,

nouvel emblème du mouvement architectural

 

Crédit photographique : Michel Chastaing

08/07/2012

L’aire d’accueil des gens du voyage à Castelnau le Lez

Les communes de Castelnau le Lez, Clapiers, Le Crès et Jacou se sont associées pour créer une aire d’accueil intercommunale des gens du voyage, à proximité du boulevard Philippe Lamour, accessible par le chemin de Doscares, sur la commune de Castelnau, en limite de celle de Saint-Aunès.

D’une capacité de 40 places (20 emplacement doubles), cette aire d’accueil comprend des blocs sanitaires individuels (WC, lavabos/douches, évier, point d’eau, boîtier abritant des prises de courant).

Les eaux usées seront évacuées via un poste de refoulement sur le réseau existant ; un poteau d’incendie sécurise la zone et un merlon de terre protège l’aire du bruit de la circulation venant de l’avenue Philippe Lamour qui conduit ensuite, par la rue de la Vieille Poste, au Millénaire et au quartier de la Pompignane à Montpellier.

L’aire d’accueil, flambant neuve, est prête à accueillir ses premiers occupants.

L’architecte a choisi une trame circulaire retrouvant la forme d’un campement, favorisant les échanges communautaires, ménageant de grands espaces dédiés aux fonctions ménagères et de la vie sociale (nettoiement du linge, assemblées, repas, festivités, etc.).

Un local d’accueil sera occupé, à l’entrée, par un agent gestionnaire.

L’aire sera fermée 3 à 4 semaines par an pour permettre les travaux.

Un autre agent s’occupera de la maintenance du site.

Une conseillère en économie sociale et familiale à mi-temps interviendra pour prévenir les difficultés sociales (accueil et accompagnement personnalisés, action alimentaire dont épicerie sociale, accès aux droits sociaux, aides facultatives et actions éducatives pour les enfants).

L’aire d’accueil sera gérée en régie par le Comité Communal d’Action Sociale de Castelnau le Lez.

Le coût global de l’opération s’est monté, en investissement, à 1.172.628 € HT couvert par des subventions de l’Etat à hauteur de 426.880 €, du Département de l’Hérault de 122.000 €, de la Caisse d’Allocations Familiales de Montpellier de 18.280 € et par un autofinancement des communes proportionnellement à leur population, soit pour Castelnau le Lez 288.660 € (15.536 habitants), Le Crès 128.184 € (6.899 habitants), Jacou 94.572 € (5.090 habitants) et Clapiers 94.052 € (5.062 habitants).

Compte tenu des importantes aides versées par le Conseil Général de l’Hérault, le budget de fonctionnement (114.700 € de prévisionnel la première année dont 73.580 € du CG34) sera équilibré en 2012 comme 2013, sans participation financière des communes de Castelnau le Lez, Clapiers, Le Crès et Jacou.

A partir de 2014, le solde à partager entre les communes s’élèvera à 5.000 € par an, toujours au prorata de la population.

Un règlement intérieur autorise des séjours de 3 mois maximum, sauf pour les familles dont les enfants sont scolarisés.

Ces derniers seront répartis dans les écoles du secteur ou bien regroupés dans une classe dédiée.

Comme les écoles de Castelnau le Lez et du Crès ne sont pas accessibles à pied, les enfants fréquenteront vraisemblablement les restaurants scolaires.

Chaque famille déposera une caution de 100,00 € en arrivant, se verra facturer la consommation des fluides (eau et électricité pour environ 7 € par jour) qu’elle sera amenée à prépayer et s’acquittera d’un droit journalier d’usage de 3,00 €.

Ni bruit, ni dépôts, ni stockages, ni rejets d’eaux sales, ni stationnement en bordures de l'aire ne seront autorisés.

Le principe de l’accueil est la responsabilisation des familles par un engagement préalable au respect du règlement et une individualisation des équipements sanitaires.

L’accompagnement social est primordial pour une aire d’accueil des gens du voyage, orientée vers les familles comme celle de Castelnau le Lez.

Appui à l’insertion professionnelle, facilitation de l’accès aux soins, (grâce notamment aux cliniques montpelliéraines et au Centre Hospitalier Universitaire de Montpellier), aux prestations administratives et aux équipements de proximité, alphabétisation, scolarisation de la jeunesse, font partie des objectifs.

Ce type d’équipement permet d’accueillir dignement les gens du voyage, très attachés à revenir tous les ans sur des terres que leurs ancêtres parcouraient déjà, de leur donner une égalité d’accès aux droits sociaux, d'exercer aussi pleinement leurs devoirs et globalement de respecter leur citoyenneté (Liberté, Egalité, Fraternité).

 

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Intégration dans le site de l'aire d'accueil des gens du voyage de Castelnau le Lez

 

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Voie d'accès à partir du chemin de Doscares 

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 Vue du local d'accueil, du transformateur

et du local de collecte des ordures ménagères

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 Intégration dans le site et merlon anti-bruit

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  Vue intérieure côté Nord

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Blocs sanitaires individualisés pour 1 emplacement

(2 places de stationnement)

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 Trame circulaire pour le stationnement des caravanes et camping-car

 

Crédit photographique : Michel Chastaing

02/07/2012

« J’ai soif !»

« J’ai soif » : c’est-ce que nous risquons de dire et répéter si nous ne prenons pas conscience rapidement de la problématique de l’eau.

Pendant la semaine de l’environnement, l’Agence Locale de l’Environnement proposait à Baillargues une conférence sur l’eau afin de nous  rappeler l’attitude irresponsable de l’homme concernant cette ressource.

Le département de l’Hérault, qui subit une mauvaise répartition naturelle de l’eau de pluie à l’année, en est malheureusement un parfait exemple car on note une surconsommation due à plusieurs facteurs.

Un problème d’entretien des réseaux d’eau potable mais également un comportement chez certains particuliers qui, habitant dans le Sud, veulent tout de même de l’herbe bien verte toute l’année.

Pour tenter de palier à ces méfaits, il faut commencer par dénicher les éventuelles fuites qui peuvent représenter une quantité importante de pertes, préjudiciable notamment au porte-monnaie de l’usager.

Ensuite, il existe des économiseurs d’eau à visser sur les robinets pour en contrôler le débit.

Egalement, il faut apprendre à ne pas laisser les robinets ouverts pour rien et privilégier les douches plutôt que les bains.

Pour les amoureux de la nature, des paysagistes spécialistes de la végétation locale peuvent créer de superbes jardins, beaucoup plus adaptés aux conditions climatiques de la région.

Le jardin sec est un concept qui s’impose pour les espaces verts gérés par les collectivités territoriales.

D’autres solutions encore, pour les particuliers possédant une maison avec un terrain : les récupérateurs d’eau de pluie de plusieurs sortes, du plus simple au plus élaboré.

Il est ainsi possible d’arroser son jardin sans utiliser les réseaux, nettoyer sa voiture et pour les plus sophistiqués, brancher une partie du réseau chez soi pour alimenter la chasse d’eau et le lave-linge.

En effet, certains récupérateurs sont de véritables systèmes d’épuration étanches et régénèrent l’eau afin qu’elle soit utilisable, même si elle demeure non consommable (pas d’utilisation possible ni pour le lave-vaisselle, ni pour la douche).

Ainsi, l’eau de pluie peut se stocker pendant 6 mois, voire plus.

Le problème des récupérateurs d’eau de pluie, c’est évidemment leur coût car l’investissement demandé en fonction de la complexité du système reste important.

Cependant, sur toute une vie, est-ce que cela ne vaut pas le coup ?

Il existe aussi des systèmes de phyto-épuration encore expérimentaux qui consistent à reproduire le schéma naturel de l’épuration de l’eau.

Ils ont notamment été expérimentés à Cantercel sur le Larzac méridional.

Dans le même esprit, on voit aussi des piscines naturelles basées sur une régénération de l’eau par les plantes.

Pour des renseignements détaillés ou pour vous aider dans vos projets, l’Agence Locale de l’Energie est à votre disposition.

Elle vient en soutien des communes de la Communauté d’Agglomération de Montpellier et des particuliers dans le domaine des économies d’énergie et de fluides.
 

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Les différents usages de l'eau potable

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Les gaspillages qui nous guettent

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Les mousseurs sur robinet réduisent la consommation d'eau

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Les équipements sanitaires s'adaptent aux besoins d'économie

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La récupération des eaux de pluie se vulgarise

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L'idée du jardin sec, adapté au climat méditerranéen, fait son chemin

 

Sources : Agence Locale de l'Energie

24/06/2012

Inauguration des jardins familiaux à Clapiers

Les Jardins familiaux de Clapiers, inaugurés le 21 avril 2012, sont le symbole d’une coopération réussie entre une commune et une association.

Que l’idée initiale revienne à la société civile ou aux élus locaux, la discussion, les échanges et les aller-retour sont toujours productifs : ils permettent d’affiner tout projet et de l’adapter finement à la demande sociale des bénéficiaires.

Les jardins familiaux engendrent le lien social et les échanges humains car la terre et la culture rapprochent.

Pas facile de faire pousser des légumes, des fruits et des fleurs sans parler plants, calendrier cultural, fumure, travail du sol, paillage, arrosage, récolte, conservation, transformation : bref, de nombreux savoir-faire qui s’apprennent sur le tas mais aussi au contact de la science et de l’expérience du voisin.

A Clapiers, l’idée est venue dans les années 2000 et elle a mis plus de 10 ans à se concrétiser.

En effet, il fallait trouver un terrain adapté sur le plan agronomique, pas trop loin des habitations, situé dans un cadre agréable et dont le foncier était maîtrisé par la puissance publique.

C’est comme ça qu’après avoir placé ses espoirs dans un terrain en bordure du ruisseau du Lauriol, préempté par le Département de l’Hérault pour l’élargissement de la RD 65, la Commune de Clapiers a ensuite écarté un terrain jouxtant le Domaine de la Valette, au sol trop érodé et trop pauvre, pour jeter finalement son dévolu sur des terres situées à Plan Goutier.

La présence d’un mazet à l’ancienne, d’une petite pinède, d’une magnifique olivette privée et du passage en bordure de la « route des chevaux », promenade bucolique favorite des Clapiérois le dimanche, apportait une charge symbolique certaine au choix du lieu.

L’Association départementale « Terres Vivantes » apporta alors son aide, au travers de l’expertise bénévole d’un de ses administrateurs, pédologue à la retraite, Jean-Pierre Barthès.

Les services techniques de la Commune de Clapiers creusèrent au tracto-pelle 7 fosses pédologiques ce qui permis de mettre en évidence un sol profond, exempt de cailloux, riche en matière organique, créé il y a quelques milliers d’années dans un contexte marécageux et érodé sur sa partie haute avec transfert d’une partie de la terre sur les parties bases.

Le pédologue constata que le sol n’était plus cultivé depuis le gel de la vigne (et des oliviers) en 1956, que les terrains avaient été pâturés épisodiquement par des chevaux et que la végétation était constituée de graminées, de mousses, de lichens dans les zones surpâturées et ailleurs d’arbustes.

Au vu de la structure du sol, Pierre Barthès conseilla l’utilisation de la partie basse du terrain, particulièrement adaptée au maraîchage.

Cette étape franchie, il fallait trouver une solution pour l’arrosage :

-          le réseau d’eau brute du Syndicat Intercommunal des Travaux d’Irrigation de la Vallée du Salaison, amenant sous pression l’eau du Rhône, était trop éloigné,

-          l’utilisation de l’eau potable était proscrite pour respecter les conseils d’économie du projet d’Agenda 21 en cours d’élaboration,

-          ne restait plus que la solution du forage, avec une tentative fructueuse, au bout du suspense, après avoir franchi plus de 70 mètres d’argiles totalement imperméables et avec un débit assuré de 7 m3/h.

Rien ne pouvait donc s’opposer à la création sur 7.000 m² d’une soixantaine de lots.

Vint le temps de la concertation avec l’intervention de deux associations auprès de plusieurs Clapiérois qui s’étaient signalés comme intéressés pour cette création de jardins familiaux.

Tout d’abord, Mathias Langlois, chargé d’animation territoriale à "Terres Vivantes" expliqua que plusieurs communes s’intéressaient à la création de jardins familiaux : Jacou, Grabels, Lunel-Viel, Lodève, Vailhauquès, …

L’Association « Terres Vivantes », conventionnée par le Conseil Général de l’Hérault, pouvait venir en appui des porteurs de projet en agriculture et aux initiatives collectives de production, de transformation, de commercialisation des produits agricoles.

Vincent Larbey, Président de l’association « Etat des lieux » et par ailleurs Directeur de l’Ecolothèque de l’Agglo de Montpellier, prodigua aussi ses conseils, en tant qu’expert sur les jardins collectifs, pied d’immeuble, etc.

Au niveau national, deux approches étaient connues en terme d’appui aux projets émergents :

-          celle de la "Fédération nationale des jardins familiaux" – avec une charte nationale et un bureau d’études,

-          celle de l’association « Le jardin dans tous ses états » partant du principe que chaque jardin est différent – avec une méthodologie plus riche mais en contrepartie plus longue.

Il a bien été mis en évidence que la genèse de jardins familiaux nécessitait un temps d’échanges au sein du groupe initial de volontaires :

- parcelles individuelles ou collectives ?

- comment les usagers vont s’ouvrir aux autres ?

- avec des personnes âgées, des jeunes, des femmes, etc. ?

A Aniane comme à Creissan (nord-ouest de Béziers) ou à Prades le Lez, il existait aussi des « jardins partagés » depuis plusieurs années, sans clôture et sans cabanons.

Une fois cette phase de présentation terminée à Clapiers, c’est le milieu associatif qui s’est approprié le projet, la Mairie n’ayant plus qu’un rôle d’aménageur de ses terrains à mettre en valeur : traçage des lots par un géomètre, électrification et équipement de la pompe, réseau d’arrosage, pose d’un grillage anti sangliers, stabilisation des allées, installation de coffres pour les outils, construction d’un local collectif en bois collectif.

Deux associations ont répondu à la consultation lancée par la Commune de Clapiers : c’est l’association « Al Ort » qui fut retenue, avec une offre de gestion des jardins très ancrée dans le développement durable et l’animation.

L’association « Al Ort », présidée par Monique Baron, s’est emparée du projet, lui a apporté une âme et a défini les contours de ce que ce nouveau lieu de vie du village allait devenir.

Mixité sociale, mélange générationnel, réflexion collective, direction collégiale donnent à cette aventure humaine une forte connotation éducation populaire et construction participative.

Création d’une mare, lieu central collectif, ouverture vers les autres associations de la cité, plantation d’un verger collectif, lieux de brûlage et de compostage communs, c’est une micro société qui s’est mise en œuvre autour des jardins familiaux.

Dès le printemps, 70 familles, se partageant la soixantaine de lots, se sont mises à préparer le sol, à semer et à planter.

L’association « Al Ort », en prenant la gestion des jardins a en réalité, pris la direction de ce mouvement, à la fois construit, tant le travail et la réflexion ont été intenses chez ces bénévoles, et évident, tant la nature humaine tend au partage et à l’intelligence concertée.

Ce mouvement a permis à de nombreuses familles et individus de se rencontrer, de s’apprécier, de partager un projet commun.

Les jardins familiaux de Clapiers commencent une belle histoire dont on entendra parler fort longtemps.

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Ouverture des fosses pédologiques l'hiver 2010

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L'art du pédologue de mettre en évidence les horizons du sol

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La structure du sol est analysée à l'oeil et les profondeurs au mètre

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Le forage dans sa phase terminale

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Le tubage acier nécessité par la présence de plus de 70 m d'argiles

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Jean-Pierre Marchal, ancien du BRGM, bénévole d'Al Ort,

mesure le niveau de l'eau dans le forage

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Le cadre privilégié de Plan Goutier, au Nord de Clapiers

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 Vue sur les jardins familiaux à partir de la "Route des chevaux"

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Prises de parole lors de l'inauguration d'avril 2012

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 Invités, bénévoles associatifs, population et élus regroupés

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Visite commentée !

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Les jardiniers amateurs ont pris possession des lieux

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Le bonheur des enfants se voie déjà

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La tonnelle : un lieu central au même titre que la cabane en bois

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Pas d'inauguration conviviale sans un apéritif ou un buffet

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 La clôture anti-sangliers

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 Les jardins début juin 2012 avec les délimitations et les coffres à outils

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Au loin, la cabane en bois, lieu central dédiée à la vie collective

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L'équipe des bénévoles d'Al Ort et les élus municipaux de Clapiers

09/06/2012

La protection de l’agriculture en ville : l'exemple de Clapiers (34)

La ville s’est souvent développée au détriment des zones agricoles voire naturelles.

Les élus urbains ont toutefois compris l’importance de l’activité agricole sur le plan économique mais aussi culturel, écologique et patrimonial.

 

C’est le cas notamment à Clapiers, aux portes de Montpellier, où l’urbanisation, ayant volontairement préservée les bois et garrigues, a consommé des terres agricoles.

 

Consciente de l’importance d’une ceinture verte, la Municipalité développe depuis plusieurs années des actions en direction de l’agriculture locale, en permettant sa préservation et son évolution en fonction de la demande sociale des habitants et des consommateurs.

 

Sur le plan général, beaucoup d’observateurs ont relevé le paradoxe suivant : les ruches juchées sur le toit du Conseil régional, en pleine ville de Montpellier, ne connaissent pas la mortalité qui tourne quelquefois à l’hécatombe des abeilles dans de nombreuses communes agricoles.

 

Cet insecte familier, fondamental pour la pollinisation des plantes et indicateur de la qualité écologique d’un milieu, supporte donc la pollution des villes, de plus en plus maîtrisée, mais disparaît sous le coup des épandages de certains produits phytosanitaires, à la campagne.

 

Le film « Nos enfants nous accuseront », tourné à Barjac dans le Gard, tirait déjà la sonnette d’alarme avec la multiplication des cancers en zone agricole (vessie, cerveau, leucémie notamment).

 

La ville n’est donc pas l’ennemie de l’agriculture.

 

Certes, la priorité est donnée au logement des hommes et au développement des activités de services, mais la consommation d’espaces par personne est largement moindre en milieu urbain qu’en milieu rural où l’espace semble aux habitants une richesse illimitée.

 

On voit donc continuer à fleurir, en milieu rural, des lotissements, voire de l’urbanisation de parcelles isolées de plusieurs milliers de m², mitant le paysage et stérilisant autant de surface précédemment vouée à l’agriculture.

 

En revanche, l’arrêt de l’étalement horizontal semble bien intégré en ville où la densification est devenue le maître mot des aménageurs.

 

A Clapiers, le projet d’éco-quartier de 14 hectares du Castelet, devant regrouper environ 500 logements dont 30 % de logements sociaux pour garantir la mixité sociale, intègrera par exemple des jardins familiaux.

 

En outre, la Commune de Clapiers a favorisé le débouché aux producteurs locaux :

-          en créant un marché hebdomadaire le dimanche matin,

-          en organisant le premier dimanche de septembre le Festival de la Tomate, événement  d’importance régionale attirant près de 8.000 visiteurs et articulé autour d’un marché paysan, véritable vitrine des petits agriculteurs, de leurs produits authentiques et Bio.

 

Cette manifestation – c’est un signe – est co-organisée entre la Commune de Clapiers, la Communauté d’Agglomération de Montpellier, deux collectivités locales d’une part, l’Association Terres Vivantes et l’Association des Marchés Paysans de l’Hérault d’autre part, deux associations qui représentent l’innovation en agriculture dans l’Hérault et le lien avec le consommateur.

 

D’autre part, la Commune de Clapiers a décidé d’exonérer de taxe foncière toutes les terres agricoles exploitées en Bio sur son territoire.

 

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, c’est une des rares communes en France à avoir exploité cette possibilité offerte par la loi !

 

Cette mesure permet certes de préserver la santé des agriculteurs principalement exposés aux pesticides mais aussi l’air (où des aérosols se forment) et les eaux superficielles comme profondes.

 

La Commune de Clapiers a aussi imposé deux composantes Bio (sur 5 au total) dans les menus de ses restaurants scolaires, en prenant d’ailleurs à sa charge la moitié du surcoût.

 

Enfin, si l’agriculture péri-urbaine est favorisée par la proximité des consommateurs, souvent éclairés et exigeants, elle est mise en danger par l’avancée du front de l’urbanisation qui grignote les terres agricoles et refoule toujours plus loin des centres urbains cette activité économique.

 

La spéculation foncière est telle, avec une flambée des prix impressionnante, que même un classement en Appellation d’Origine Contrôlée d’un terroir, pourtant gage de rente en terme d’image, ou des cultures à forte valeur ajoutée (maraîchage, verger, transformation et vente directe) ne permettent pas de résister au rouleau compresseur de l’urbanisation.

 

C’est pourquoi, des politiques publiques nouvelles et ambitieuses sont à mettre en place, voire à inventer.

 

La Communauté d’Agglomération de Montpellier a notamment innové lors de la définition de son Schéma de cohérence territoriale (SCOT) en s’intéressant d’abord aux zones inondables puis aux terres agricoles pour les abstraire de l’urbanisation.

 

Les autres agglos déterminent directement les secteurs où l’urbanisation leur semblent souhaitable et ensuite classent le reste du territoire en agricole ou naturel.

 

C’est ce qui a permis de parler à Montpellier de « l’inversion du regard », la fonction agricole étant affectée d’une valeur plus grande.

 

D’autre part, la loi du 23 février 2005 relative au développement des territoires ruraux offre aux départements la possibilité de protéger et de mettre en valeur l’agriculture péri urbaine au travers de la mise en place de périmètres de protection et de mise en valeur des espaces agricoles et naturels périurbains (appelés PAEN) et de programmes d'action d’accompagnement, en accord avec les communes concernées.

 

Cette opportunité a été saisie dans les Pyrénées-Orientales, notamment à Théza, au Sud de Perpignan.

 

Il s’agit de sécuriser, dans la durée, la destination des terres agricoles et les activités qui s’exercent dessus.

 

La sortie d’un terrain d’un périmètre  PAEN nécessite un décret interministériel et la législation y permet un droit de préemption que peut exercer par le Département, un EPCI, la SAFER ou l’Etablissement Public Foncier Régional.

 

A Clapiers, c’est l’outil « Agri-parc » qui a été choisi pour pérenniser l’agriculture.

 

Il s’agit d’un concept non défini par la loi mais dont les contours ont été cernés par une étude de la Communauté d’Agglomération de Montpellier, en prenant comme périmètres de préfiguration (avant reproduction ailleurs) le Domaine de La Valette à Clapiers, d’une part, et les prés humides de la Mosson à Lavérune, d’autre part.

 

L’objectif est de pérenniser sur un secteur donné les activités agricoles tout en permettant une accessibilité mesurée au public.

 

A Clapiers, la maîtrise publique du foncier (Domaine de La Valette propriété de la Ville de Montpellier et Domaine de Viviers récemment acquis par la CAM de Montpellier à la famille Pagézy) est un gage de durabilité.

 

L’existence d’activités de recherches agronomiques à forts enjeux et à forte valeur ajoutée sur le Domaine de La Valette tout comme le projet d’installation d’une seconde écolothèque d’Agglomération axée sur l’utilisation de l’eau au Domaine de Viviers renforcent aussi la vocation agricole de ces terrains.

 

Quant à la couveuse régionale agricole (unique dans la région) qui doit s’installer sur le Domaine de Viviers, elle est à la jonction de l’installation progressive, de l’agriculture biologique, des nouvelles demandes du consommateur et de l’économie sociale et solidaire.

 

C’est en effet l’Association pour le développement de l’emploi agricole et rural du Languedoc-Roussillon (ADEAR-LR) qui a présidé au concept, aux études et au lancement de cette future couveuse, créée sous le statut d’une SCOP (société coopérative ouvrière de production) avec l’appui financier des pouvoirs publics, notamment de la Région Languedoc-Roussillon.

 

La production des « apprentis » paysans pourra s’écouler via des paniers solidaires, dans la cadre de marchés de plein-vent à proximité, de foires agricoles exceptionnelles ou d’associations de maintien de l’agriculture paysanne (AMAP).

 

Productions de qualité (plantation de nouveaux cépages en collaboration avec la Coopérative viticole d’Assas et installation de jeunes viticulteurs), agriculture Biologique (céréales et maraîchage Bio notamment), commerce équitable, circuits courts constituent une mutation de l’agriculture locale que l’Agri-parc accompagnera.

 

Ce tournant agricole est nécessaire dans le péri-urbain : c’est à des élus avant-gardistes, au secteur associatif, aux citoyens et aux professionnels de l’agriculture de l’imaginer et de le construire.

 

Cette mutation vers plus de durabilité prendra vraisemblablement plusieurs formes en fonction des configurations locales et devra veiller à reposer sur l’initiative privée qui assure le volet rentabilité économique. 

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Marché hebdomadaire, du dimanche matin, à Clapiers

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Une exposition du fruit-légume au Festival de la Tomate à Clapiers

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La variété des productions locales

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La rencontre des petits producteurs

et des consommateurs-citoyens au Festival de la Tomate

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Une agriculture à préserver dans un grand paysage de qualité

 

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 Le Domaine expérimental de La Valette dans la Vallée du Lez

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Les cultures de céréales Bio exonérées de Taxe foncière à Clapiers

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Le Domaine de La Valette à Clapiers, propriété de la Ville de Montpellier

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Une partie (Plan Guirard) du Domaine de Viviers à Clapiers

Crédit photographique : Michel Chastaing

20/05/2012

Festival d’animation de Baillargues 2012

Désormais, le Festival d’animation de Baillargues a lieu au printemps. Pour cette année, nous regarderons celui-ci sous un angle créatif.

En effet, les ateliers de découverte et de création ont été nombreux. Animés par Andréa Kiss depuis plusieurs années, les ateliers sont un moyen de réaliser son propre film animé et de comprendre l’ampleur du travail que demande l’animation.

 

Dans ces ateliers, il est surtout pratiqué la technique du papier découpé, animé directement devant la caméra.

 

Comment ça marche ?

 

Dans un premier temps, il faut penser le scenario : que va-t-il se passer ?

 

Ensuite, on dessine le décor dans lequel le ou les personnages vont évoluer.

 

Justement, qu’est-ce qu’ils vont faire ces personnages ?

 

Car eux aussi il faut les dessiner et les découper en pièces détachées pour qu’ils puissent s’articuler dans le film et, s’ils ont plusieurs attitudes, le nombre de dessins se multiplie.

 

Après cette première étape, on passe à la réalisation, installation du décor, mesure de la lumière, mise en place du personnage et première photo.

 

Ce qui est compliqué ici c’est qu’il faut une image par mouvement effectué : on arrive donc à une vingtaine d’images pour environ 5 secondes de film.

 

Ce qui donne une idée du nombre d’heures à passer pour monter un film de 30 minutes avec cette technique.

 

Enfin, comme pour toute réalisation, il faut un titre qui lui aussi va être animé de la même façon, c’est-à-dire image par image.

 

Quand on demande aux participants pourquoi ils ont voulu s’inscrire, beaucoup répondent que c’est parce qu’ils aiment dessiner et aussi parce que c’est « cool » de pouvoir manipuler, sous surveillance bien sûr, le matériel.

 

C’est aussi et surtout pour voir le résultat puisque l’objectif final est bien de réaliser un film d’animation.

 

Mais ne croyez pas qu’il n’y a que les enfants qui trouvent ça plaisant car, finalement, les adultes aussi se prennent facilement au jeu.

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Crédit photographique : Fleur Dache

05/05/2012

Energies renouvelables électriques en France

L’électricité est devenue indispensable dans notre quotidien : machines soulageant le travail pénible (électro-ménager ou bricolage), éclairage, électronique, audiovisuel.

Nous nous permettons même d’en consacrer l’essentiel à des usages thermiques auxquels peuvent pourtant se substituer de nombreuses autres sources d’énergie.

C’est en réduisant le chauffage à l’électricité et les cumulus électriques chauffant l’eau chaude sanitaire que l’on pourra se passer de nombreuses centrales nucléaires.

En allant vers la suppression de cet usage, il serait possible d’économiser plus de 80 % de la consommation électrique dans les secteurs résidentiels et tertiaires.

En revanche, pour les usages nobles, cités en tête, l’électricité est irremplaçable : elle proviendra à l’avenir soit des centrales nucléaires, soit des énergies renouvelables électriques qui vont être passées en revue dans la présente note.

A ce jour, environ 15 % de l’énergie électrique consommée en France est d’origine renouvelable, essentiellement du fait des usines hydro-électriques dont la production n’est pas extensible et fluctue en fonction de la pluviométrie en zone de montagne.

Le Grenelle de l’environnement prévoit d’atteindre 22 % en 2020, pour respecter les engagements européens de lutte contre l’émission des gaz à effet de serre.

L’éolien, le photovoltaïque, la biomasse solide, le biogaz, la géothermie, l’hydrolien et l’hydraulique terrestre, déjà à maturité, sont l’avenir de l’électricité.

Le France est un des pays européens le plus ensoleillé, le plus venté, le plus agricole (biomasse) et le plus forestier (bois), ce qui donne à notre pays un avantage concurrentiel décisif dans la course aux énergies propres.

Qu’en est-il du bilan du développement des énergies électriques renouvelables en France ?

Observ’ER vient d’éditer un excellent rapport (« Le baromètre 2011 des énergies renouvelables électriques en France ») traitant du sujet, avec des statistiques datant de mi-juin 2011.

L’hydro-électricité

La « houille blanche » représentait plus de 50 % de la production de l’électricité en France dans les années 60 !

C’est bien la politique du tout électrique dans le résidentiel qui a fait baissé cette proportion aujourd’hui aux alentours, bon an mal an, de 12 %.

La puissance hydro-électrique reliée au réseau était égale à 25.717 MW fin 2010.

La production a atteint 67.542 GWH en 2010.

D’ici fin 2020, l’objectif est de faire croître la puissance installée de 3.000 MW.

Cela signifie que 90 % des objectifs sont déjà atteints et les équipements largement existants. 3/4 de la production d’électricité hydraulique vient des massifs montagneux : elle dépend donc largement de la pluviométrie et des chutes de neige sur ces derniers.

Pour 1/3, la production vient de barrages (stockage long intra, voire inter annuel), ensuite du turbinage au fil de l’eau (pas de stockage), d’éclusées (stockage court) et enfin de stations de transfert par pompage (transvasement de l’eau entre deux retenues à des altitudes différentes) qui permettent de stocker de l’eau en altitude en consommant de l’électricité en heures creuses et de la restituer par turbinage en heures de pointe.

D’une manière générale, l’intérêt de l’hydro-électricité est d’être mobilisable en quelques minutes : cette flexibilité est de nature à permettre de couvrir les pics de consommation.

Le Languedoc-Roussillon est équipé d’une puissance hydro-électrique de 730 MW (3 % du national) et a produit 2.349 GWh (9 % du national) en 2010.

Les 3.000 MW de nouvelle puissance d’ici 2020 sont à rechercher dans la rénovation des sites existants, notamment en renouvelant des turbines ou en en ajoutant.

Concernant les nouveaux sites, souvent très impactant en terme d’occupation de l’espace, une étude a démontré qu’ils se trouvaient essentiellement en Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Languedoc-Roussillon (7.278 MW de potentiel recensé).

Les tarifs de rachat de cette électricité hydraulique sont bas : 6,07 cts d’€/kWh plus une prime de 0,5 ou 2,5 pour les petites installations et une prime pour la régularité de la production.

L’éolien

Avec une puissance installée de 6.253 MW fin juin 2011, l’éolien a produit en France 9.988 GWh en 2010 (les éoliennes tournent donc à plein régime l’équivalent de 1.600 heures par an ou encore 4,4 heures par jour).

L’éolien couvrait déjà sur les années 2010-2011 des besoins électriques compris entre 4 et 11 millions de logements, en fonction des saisons (consommation électrique de référence, hors chauffage, d’un ménage français moyen, prise égale à 3.000 kWh/an).

Les objectifs de puissance installée fin 2012 se montent à 11.500 MW et ceux de 2020 à 25.000 MW (dont 6.000 MW en mer) : les 3/4 des efforts restent à faire.

L’objectif de puissance est donc d’égaler ou presque celle de l’hydro-électricité ce qui permettrait d’atteindre plus de la moitié de la production de cette dernière (40.000 GWh contre 75.000 GWh annuels).

La production éolienne est restée confidentielle jusqu’en 2005 avant de prendre son envol entre 2006 et 2010, avec en moyenne 900 MW installés tous les ans.

Toutefois, l’année 2011 a connu un sévère coup de frein sur les investissements.

La France n’en demeure pas moins relativement bien placée, avec une 3ème place en Europe.

En Languedoc-Roussillon, la puissance éolienne installée a atteint 450 MW fin juin 2011 (soit 7 % de la France) et la production 1.201 GWh en 2010 (soit 12 % de la France).

Les parcs éoliens de notre région sont donc beaucoup plus productifs que la moyenne française.

En Languedoc-Roussillon, les Zones de développement de l’éolien (ZDE) prévoient + 25 % sur l’existant dans les années à venir ce qui laissera notre région à un modeste 6ème rang national, d’autant que notre côte n’a pas été retenue pour un grand projet d’implantation éoliennes en mer.

Une nouvelle génération d’éolienne flottante pourrait solution la profondeur des fonds marins, hors de vue de la côte, en Méditerranée.

Le photovoltaïque

Fin juin 2011, la puissance électrique issue du photovoltaïque raccordée au réseau atteignait 1.679 MWc, dont 768 installés en 2010, c’est dire la croissance du secteur et sa nouveauté aussi.

La production s’est montée en 2010 à 656 GWh (soit moins de 7 % de l’éolien !).

L’objectif 2020 est d’atteindre en France 5.400 MWc de puissance installée (nous sommes donc à 1/3 seulement des efforts à faire).

La France est 5ème en Europe mais, fin 2010, notre pays possède un gros retard sur l’Italie (3.478 MWc), l’Espagne (3.808 MWc) et surtout l’Allemagne (17.370 MWc !, soit 10 fois plus de puissance installée qu’en France !!!).

Le Languedoc-Roussillon, avec une puissance de 156 MWc (9,3 % de la France) et une production de 76,4 GWh (11,6 % de la France, soit un avantage concurrentiel de + 25 % sur la moyenne nationale) est la deuxième région française, derrière PACA.

Autant le photovoltaïque a pris un bel et très remarqué envol dans les années 2005-2010 grâce au Grenelle de l’environnement et à une politique volontariste, autant le revirement du Gouvernement Fillon a donné un coup d’arrêt brutal aux investissements des Français.

Le crédit d’impôt a ainsi été abaissé de 50 % à 25 % en 2010.

Pire, les tarifs ont subi 3 baisses successives, dont 12 % mi-2010 et 20 % en 2011.

Une grille complexe de tarifs est appliquée mais les baisses vont globalement de 30 % environ pour les particuliers à 36 % pour les autres installations.

Dorénavant, pour les grosses puissances, l’Etat lance des appels d’offres et les investisseurs proposant les plus bas prix de rachat par EDF sont retenus et les autres rejetés.

Le tarif le plus élevé concerne le résidentiel de petite puissance (inférieure à 9 kWc) avec intégration architecturale dans le bâti (40,63 cts d’€/kWh, après une baisse cumulée de 30 % environ) et le plus faible, les grandes toitures ou les centrales au sol (12 cts d’€/kWh seulement, après une baisse cumulée de 60 % environ).

Du fait de la systématisation des appels d’offres et des tarifs révisables tous les trimestres, les professionnels du photovoltaïque ont perdu toute visibilité à moyen terme.

L’allongement de l’aboutissement des projets – il faut entre 39 et 220 semaines entre le début d’un projet et la vente des premiers kWh – résultent de contraintes administratives croissantes ces derniers temps.

Avec la baisse des tarifs, tout a contribué à refroidir le marché du photovoltaïque en 2011 : ce dernier a ainsi vécu un atterrissage sévère, avec des entreprises fortement malmenées dont certaines ont dû déposer le bilan.

Biomasse solide

Elle est issue des ressources forestières, des déchets de papeterie et de bois en général, de la paille, etc.

Elle nécessite une grosse logistique pour l’approvisionnement.

Elle se valorise dans des unités de cogénération produisant certes de la chaleur mais aussi de l’électricité.

A Mende, une centrale de 75 MW de bois énergie a été créée, concentrant une partie de la ressource en pins noirs de la Lozère, département extrêmement forestier.

La puissance installée a atteint 191 MW en France et la production 1.360 GWh, en 2010.

En réalité, le potentiel français est énorme et quasiment pas exploité à ce jour !!!

En Languedoc-Roussillon, comme dans d’autres régions, se met en place petit à petit une filière bois-énergie, pleine d’avenir.

Une étude a démontré que le bois exploitable facilement en Languedoc-Roussillon (et en évitant le bois valorisable en bois d’œuvre ou en pâte à papier) suffirait à chauffer toutes les habitations de la région, si ces dernières étaient isolées au standard Bâtiment Basse Consommation !

Une partie pourrait donc servir à produire de l’électricité si l’on continuait à utiliser encore du gaz naturel pour le chauffage.

Les tarifs de rachat de l’électricité issue de la biomasse solide sont de l’ordre de 12 à 15 cts d’€/KWh.

Comme pour le photovoltaïque, l’Etat n’encourage pas le développement de la filière biomasse solide, avec des appels d’offres successifs aux règles instables et avec des candidatures instruites sur des durées trop longues.

L’importance stratégique de la filière biomasse solide réside dans sa capacité à créer de l’emploi localement, sans délocalisation possible.

Filière biogaz

La méthanisation des parties fermentescibles des ordures ménagères, des boues de station d’épuration, des déchets des industries agro-alimentaire, chimique ou papetière, de lisiers et d’effluents d’élevage, produit du biogaz.

Ce dernier, via des centrales de cogénération, fournit chaleur et électricité.

Le biogaz peut être aussi récupéré grâce à des drains installés dans d’anciennes déchargse, comme celle du Thôt à Montpellier.

191 MW de puissance installée en France fin juin 2011 et production de 1.005 GWh en 2010 (+ 30 % sur 2010).

Ces 1.005 GWh sont à comparer aux 2.079 GWh produits par les usines d’incinération d’ordures ménagères en France.

L’augmentation de cette production, de l’ordre de 5 % par an ces dernières années, ralentit actuellement car le tri des déchets tarit, lentement mais sûrement, l’approvisionnement des usines d’incinération.

Les collectivités territoriales ont maintenant obligation européenne de trier la part biodégradable des déchets urbains et de réduire la mise en décharge.

L’électricité issue des usines d’incinération est ainsi une filière en voie d’extinction, sans avenir.

En revanche, la méthanisation est considérée comme « la meilleure voie sur le plan environnemental de valorisation énergétique des déchets ».

Les tarifs de rachat de l’électricité issue de la filière biogaz s’élèvent entre 11,19 et 17,37 cts d’€/kWh suivant les plages de puissance et le bénéfice ou non d’une prime d’efficacité énergétique.

Electricité hydrolienne

Avec une puissance installée de 240 MW fin juin 2011 et une production 2010 de 529 GWh, les énergies marines ont pris place dans le panorama des électricités d’origines renouvelables.

Il s’agit d’extraire des courants marins de l’énergie sous forme électrique grâce à des turbines.

L’objectif 2020 est d’atteindre une puissance supplémentaire de 800 MW.

Cette technologie sera réservée à l’Atlantique (technologie très dynamique et opérationnelle des hydroliennes) car il faut des courants de marée supérieurs à 10 km/h et à la Réunion (projets houlomoteurs – technologie crédible, à fort potentiel, mais expérimentale).

Autres sources d’électricité renouvelable

D’autres sources d’électricité renouvelable sont d’ores et déjà identifiées mais elles seront marginales dans le bilan national durant plusieurs décennies.

Il s’agit de l’hydroélectricité d’origine géothermique : 16 MW de puissance actuellement installée pour une production de 15 GWh, avec 2 sites seulement d’exploitation en France.

Citons aussi l’électricité héliothermodynamique : les rayons solaires sont concentrés, au moyen de miroirs suivant la course du soleil, en un point où sont obtenues de très hautes températures.

Le Languedoc-Roussillon est concerné avec le pilote « Thémis » implanté à Targassonne dans les Pyrénées-Orientales près d’Odeillo.

Conclusion

En 2020, compte tenu des objectifs du Grenelle de l’environnement, la production d’électricité renouvelable en France devrait atteindre :

- 75.000 GWh pour l’hydaulique,

- 40.000 GWh pour l’éolien,

- 10.000 GWh approximativement pour la biomasse solide et gazeuse,

- 2.300 GWh pour l’hydrolien,

- et 2.000 GWh pour le photovoltaïque,

- soit un total de l’ordre de 130.000 GWh par an.

Ce n’est rien d’autre que l’équivalent des centrales nucléaires de Fessenheim (12.000 GWh de production pour une puissance installée de 1.800 MW), Chinon (24.000 GWh / 3.800 MW), Flamanville (18.900 GWh / 2.300 MW), Civaux (21.600 GWh / 3.000 MW), Golfech (18.000 GWh / 2.600 MW), Cruas (25.000 GWh / 3.600 MW) et Tricastin (25.000 GWh / 3.600 MW) !!!

Sans compter que l’énergie nucléaire, plus centralisée, est transportée sur de plus grandes distances et donc plus dissipée dans les pertes en ligne !

Les électricités renouvelables sont l’avenir de l’électricité en France : il est nécessaire que les Français s’en persuadent et n’attendent pas tout de l’Etat et des gros investisseurs car ils peuvent être eux-mêmes producteurs et surtout moins gaspilleurs.

30/03/2012

Logement social : un besoin non satisfait

Le parc des bailleurs sociaux comptait 4.576.000 logements sociaux au 1er janvier 2011, en France métropolitaine, dont environ 60.000 vacants.

4.500.000 ménages, sur 27 millions soit approximativement 16 %, habitaient de ce fait en 2010 un logement social (10 millions de personnes logées).

De 1945 aux débuts des années 1970, les constructions sont allées crescendo de 0 à 120.000 par an.

La décennie 70 a vu le rythme des constructions décliner jusqu'à 50.000 par an.

Ce niveau s'est maintenu durant la décennie 90.

Ensuite sous les présidences de Jacques Chirac et le début de celle de Nicolas Sarkozy, la construction de logements locatifs sociaux a périclité en tombant à 40.000, puis à 30.000 par an !

Si les constructions locatives privées et sociales sont restées, en nombre, équivalentes, bon an mal an, de 1945 à 1995, cette tendance historique a connu un renversement spectaculaire sous les gouvernements Raffarin, Villepin et Fillon puisqu'il s'est construit 4 fois plus de logements dans le parc privé : soit un rythme annuel de 130.000 contre 30.000 pour le logement social !

L'encouragement fiscal au locatif privé s'est en effet doublé de réductions budgétaires pour le logement social qui n'était clairement plus une priorité de l'Etat.

Pourtant, les Français, attirés de plus en plus par les HLM du fait de la baisse de leur pouvoir d'achat et de l'inflation des loyers dans le secteur libre, ont gonflé les listes d'attente, longues actuellement de l'ordre de 1.200.000 familles.

Comme le nombre d'attribution d'HLM atteint les 400.000 par an et que de jeunes ménages comme des nouveaux issus des séparations de couple apparaissent sans cesse - sans compter les effets de la paupérisation liée à la crise économique - la pénurie de logements sociaux excède vraisemblablement le million de logements.

Si le nombre de résidences principales a crû en France de près de 270.000 unités en moyenne annuelle de 1999 à 2007, le parc du logement social n'a augmenté que de 10.000 unités par an !

Il s’agit du solde entre les constructions neuves et les dé-conventionnements, les démolitions ou encore les ventes à des particuliers.

En Languedoc-Roussillon et dans l'Hérault, la pénurie de logements sociaux est encore plus forte qu'ailleurs.

En effet, il s'y est moins construit qu'ailleurs de logements sociaux après-guerre.

Les statistiques pointent même en Languedoc-Roussillon une régression du pourcentage de logements sociaux par rapport au nombre de résidences principales entre 1999 (9,6 %) et 2007 (9,0 %).

Actuellement, le Languedoc-Roussillon et l'Hérault totalisent l'un et l'autre seulement 10  % de logements sociaux par rapport au nombre de résidences principales.

Les collectivités locales ont d'abord considéré que la politique du logement était du ressort du national avant de prendre acte du désengagement de l'Etat et de décider de s'y substituer depuis une dizaine d'années.

L'application de la Loi Solidarité et Renouvellement Urbain (article 55 de la Loi SRU votée par la Gauche le 13 décembre 2000) prônant la mixité sociale de l'habitat neuf et imposant l’atteinte d’un taux de logement social de 20 % en 2022 a conduit les Etablissements publics de Coopération Intercommunale à fiscalité propre à se fixer des objectifs ambitieux dans le cadre de leur Schéma de Cohérence Territoriale, SCOT qui fixe les grandes lignes du type d'urbanisation.

Notamment, la Communauté d'Agglomération de Montpellier (31 communes en retard sur le logement social excepté Montpellier où le seuil des 20 % est dépassé) s'est obligée à 25 % - et bientôt 30 % - de logement social sur les nouvelles opérations urbanistiques.

La loi SRU a instauré, à compter de 2002, une pénalité pour insuffisance de logements sociaux, égale dans un premier temps à 152 € par logement social manquant puis minorée par la Droite - tentée pendant un temps par la suppression de cette pénalité - à une somme égale à 20 % du potentiel fiscal communal par habitant.

Les élus locaux ont aussi fortement ressenti la montée de la demande de logement à prix accessible : les délais d’attente d’un logement social sont en effet maintenant supérieurs à 4 ans.

En milieu urbain, la prise de conscience de la plupart des édiles locaux est réelle depuis maintenant une dizaine d’années.

La politique volontariste des collectivités territoriales (dont aussi les communes, les départements et la région) passe par :

-         des subventions à la construction sociale,

-         des quotas de logements sociaux dans les opérations immobilières (où les acquéreurs de lots à prix libre participent de fait, par un système de « vase communicant », à la réduction du prix du foncier pour le logement social),

-         des actions sur le foncier : acquisitions, stockage, tentatives de modération du prix, dans un contexte général de pénurie de foncier et d’inflation de son prix.

L'action des élus locaux porte maintenant progressivement ses fruits, les délais entre les décisions politiques et les réalisations en matière de construction étant au minimum de 2 ans et souvent de 4 ans, voire plus.

Globalement, sur le plan national (France métropolitaine), il s’est construit 43.000 logements sociaux en 2007, 48.000 en 2008, 61.000 en 2009, 77.000 en 2010 et a priori au moins autant en 2011 : l’augmentation est donc avérée même si le point de départ est un étiage historique.

Le Gouvernement Fillon annonce de son côté la construction de 600.000 logements sociaux sur le quinquennat de Nicolas Sarkozy : or, la réalité infirme totalement cette annonce puisque le vrai chiffre sera vraisemblablement proche de 320.000 seulement !

Si les collectivités locales font des efforts, l’Etat de son côté :

-         réduit les « aides à la pierre » : 630 millions d’€ en 2010, 500 en 2011, 450 en 2012 et 400 en 2013,

-         et ponctionne les organismes HLM en 2011, 2012 et 2013 de 340 millions d’€ chaque année avec l’institution récente d’une taxe de 2 % sur les loyers : ce qui entraînera, d’après le Mouvement HLM, la non construction de 60.000 logements sociaux chaque année et le non engagement de 10 milliards d’€ de travaux, avec de fortes conséquences sur l’emploi et le secteur du bâtiment.

Le miracle « Produire plus de logements sociaux avec moins d’argent » se transformera forcément rapidement en mirage économique si les collectivités locales ne prennent pas le relais.

Bien sûr, rien n’est figé en cette période de campagne d’élection présidentielle où le candidat de Gauche le mieux placé dans les sondages s’engage fermement sur un objectif de construction de 150.000 logements « très sociaux » par an, conformément aux souhaits de la Fondation Abbé Pierre.

Le logement des ménages les moins aisés passe obligatoirement par une mobilisation de toute la Nation, en partant de l’Etat et en allant jusqu’aux collectivités territoriales.

02/03/2012

L’éducation : un investissement vital

L’éducation n’est pas une dépense, mais un investissement d’avenir.

En effet, la création de richesse d’une nation est la conséquence directe du niveau de formation de ses actifs et de ses bénévoles.

Certains peuvent croire au génie d’un peuple qui innove et qui prend des parts de marchés du fait de son intelligence supérieure.

Cette théorie est infirmée tous les jours : ce sont les pays qui ont le plus investi dans la formation qui dominent le Monde.

La Chine et l’Inde commencent à retirer les dividendes de l’élévation du niveau d’études de leurs habitants et ce n’est qu’un début.

C’est donc consternant en France d’entendre se développer une idéologie libérale qui monétise l’éducation et la considère comme une dépense que l’Etat devrait réduire : il s’agit ni plus ni moins de l’annonce de la décadence de notre pays, une fois que la dégradation de notre service éducatif aura inexorablement engendré ses conséquences néfastes.

Renoncer à investir dans l’éducation est d’autant plus préjudiciable que l’Union Européenne s’est donnée des objectifs ambitieux suivis par la plupart des pays qui la compose (Cf. infra un résumé du rapport d’étape).

C’est bien l’enjeu de la petite enfance et de la massification de l’enseignement supérieur qui sont primordiaux.

Encore faut-il que les bases de l’enseignement primaire ne vacillent pas sous le coup des réductions des moyens budgétaires et humains, notamment au niveau du nombre d’enseignants.

En effet, comme obtenir des étudiants de qualité si les apprentissages de base ne sont pas maîtrisés ?

Si par malheur, l’édifice éducatif français se fissurait par la base, avec une inflexion par rapport aux progrès accomplis au XXème siècle, alors ce serait la grandeur de la France des années 2030 et au-delà qui s’envolerait définitivement avec son lot d’humiliations : perte d’influence dans le bal des Nations, soumission économique aux intérêts des pays émergents, effondrement du niveau de vie, montée de l’obscurantisme et du repli sur soi, médiocrité culturelle, etc.

Un peuple sans éducation est un peuple qui renie les idées progressistes, qui devient plus frileux, plus individualiste, plus borné au sens propre et au sens figuré du terme et qui ne voit plus l’intérêt d’investir dans la formation, dans l’intelligence, ce qui entraîne bien entendu le pays dans un cycle vicieux de descente aux enfers, loin des idées du Siècle des Lumières de l’Universalisme et de l’Humanisme.

Extrait du rapport d’étape de l’Union Européenne quant aux objectifs qu’elle s’est fixée en matière d’éducation

« En matière d'enseignement, l'Union européenne a atteint un de ses buts, mais la réalisation de ses autres objectifs a pris du retard.

Près de dix ans après que les États membres de l'Union européenne ont fixé cinq grands objectifs dans le domaine de l'éducation et de la formation, un rapport d'avancement indique qu'ils n'atteindront pas ces objectifs dans les délais prévus, c'est-à-dire en 2010.

Seul un de ces objectifs a été atteint, à savoir l'augmentation de 15 % du nombre d'étudiants sortant de l'université munis d'un diplôme en mathématiques, sciences ou technologies.

En outre, une condition liée à cet objectif est remplie, puisque ces diplômés sont de plus en plus des femmes.

Dans trois autres domaines - l'apprentissage tout au long de la vie, la réduction du taux d'abandon dans l'enseignement supérieur et à l'université, ainsi que la proportion de diplômés de l'enseignement secondaire supérieur - les États membres de l'Union ont réalisé des progrès, même s'ils sont encore globalement insuffisants par rapport aux objectifs fixés.

L'Union n'est par contre pas parvenue à atteindre le cinquième objectif, à savoir l'amélioration des compétences en lecture chez les élèves de 15 ans, et la situation s'est même aggravée par rapport à il y a dix ans.

De manière générale, le niveau de l'enseignement a progressé en Europe. Si les personnes ayant un faible niveau d'éducation représentent encore 30 % de la population en âge de travailler, soit 77 millions de personnes, ce nombre a toutefois baissé de près d'un million chaque année depuis 2000.

L'Union européenne prône depuis longtemps l'amélioration de l'enseignement pour surmonter les difficultés économiques et sociales et la récession actuelle montre qu'il est urgent de procéder à des réformes et des investissements dans ce domaine, selon la Commission.

D'après un autre rapport, destiné à évaluer la coopération entre les États membres de l'Union dans le domaine de l'enseignement, l'investissement par étudiant a augmenté à tous les niveaux depuis 2000. On constate toutefois un ralentissement de l'augmentation des dépenses dans l'enseignement supérieur. Or, les États membres de l'Union devraient investir chaque année en moyenne 10 000 euros de plus par étudiant pour rattraper les États-Unis à cet égard.

Les objectifs en question font partie de la « Stratégie de Lisbonne », ce plan décennal que les dirigeants européens ont adopté en 2000 pour favoriser la croissance et l'emploi. La Commission publie chaque année un rapport sur l'avancement de cette stratégie.

L'Union européenne reconsidère les objectifs qu'elle a fixés dans le cadre de cette stratégie, puisque celle-ci arrive à son terme.

Au début de l'année, les États membres ont ajouté des objectifs relatifs à l'éducation de la petite enfance et à l'enseignement post secondaire.

Ils ont également convenu de compléter l'objectif de lecture des élèves de 15 ans, en y ajoutant les compétences en mathématiques et en sciences. »

Ce n’est donc pas le moment de baisser la garde : seule l’économie du savoir et de la connaissance peut sauver la grandeur de notre pays !

19/02/2012

Le changement climatique dans l’Hérault

Le mois de février 2012 offre un profil très hivernal avec des températures fortement négatives.

Cet épisode extrême ne doit pas faire oublier un automne et un début d’hiver très chauds dans la lignée de ce que le réchauffement climatique nous promet.

La conclusion du GIEC (Groupe intergouvernemental sur le changement climatique) regroupant la communauté scientifique, énoncée en 2003, est toujours d’actualité : « Le réchauffement climatique est sans équivoque ».

Ce phénomène est « vraisemblablement dû à l’augmentation des gaz à effet de serre anthropiques ».

Il est vrai que les scientifiques constatent, depuis 400.000 ans au moins, sur Terre, une corrélation très nette entre taux de gaz carbonique (CO2) et de méthane (CH4) dans l’atmosphère, principaux GES (gaz à effet de serre), et température du globe.

Or, la même relation de cause à effet est constatée depuis l’avènement de l’ère industrielle : les émissions passées de GES, stockés dans l’atmosphère, correspondent à un réchauffement global de la planète de 0,2 °C par décennie.

Les taux de CO2 en volume dans l’air sont passés d’environ 200 / 300 à 360 millionièmes, entre les derniers millénaires et maintenant.

Les taux de CH4, directement aujourd’hui liés aux activités agricoles, sont passés, quant à eux, de 300 / 900 à 1.700 milliardièmes.

Si l’augmentation du taux de CO2 paraît non alarmante en valeur absolue, ce qui ne lasse pas d’inquiéter, c’est l’emballement des émissions récentes : + 80 % de 1970 à 2004 (et multiplication par 3 pour le méthane sur la même période).

Ainsi, pour que la quantité de CO2 s’arrête d’augmenter dans l’atmosphère, il faut diviser par 2 les émissions quantifiées en 1990 d’ici 2050, sachant que c’est d’autant plus compliqué que nous avons connu une croissance de 40 % entre 1990 et 2004.

Une petite anecdote - fortement symbolique au demeurant - est parlante : depuis peu, les voitures émettent plus de CO2 que les êtres humains sur Terre !

Un objectif d’émission moyen à 1,6 tonne de CO2 par habitant et par an dans le Monde est souhaitable d’après le GIEC.

Or, si les pays industrialisés représentent 20 % de la population (et 60 % de la richesse), ils émettent 50 % des gaz à effet de serre.

L’octroi d’un droit à émettre du CO2, égal pour chaque Terrien, oblige les Américains et les Canadiens à diviser par 2 leurs émissions, les Allemands par 6, les Espagnols et les Italiens par 5 et les Français par 4 seulement (compte tenu de l’importance de l’électricité nucléaire peu émettrice de GES).

Il s’agit pour les Français du fameux « Facteur 4 », applicable d’ici 2050.

Par secteurs d’activités, les croissances d’émission ont représenté au niveau mondial, entre 1970 et 2004 : + 120 % pour le transport (le point dur), + 65 % pour l’industrie, + 40 % dans l’agriculture (de plus en plus intensive) et + 26 % dans le bâtiment.

Ce réchauffement climatique entraîne des bouleversements qui seront plus sensibles dans notre région.

Tout d’abord, les mers et océans qui ont absorbé 80 % de la chaleur supplémentaire connaissent une dilatation de leurs eaux ce qui génère une élévation du niveau de la mer de 1,8 mm par an de 1961 à 2003.

Nos côtes seront en première ligne et d’autant plus vulnérables qu’elles sont plates et dotées de lagunes d’une grande richesse mais aussi d’une grande fragilité.

Question pluviométrie, l’augmentation au Nord des Amériques, de l’Asie et de l’Europe aura pour corollaire une diminution sur le Sahel et la Méditerranée.

Notre région va connaître une extension des surfaces touchées par la sècheresse estivale.

Les précipitations moins importantes en volume annuel n’en seront que plus concentrées et plus extrêmes, avec des risques d’érosion des terres et d’inondation accrues.

Les pluies orageuses fileront plus volontiers à la mer qu’elles ne s’infiltreront pour réalimenter les aquifères.

Pour l’instant, l’Association Climatologique de l’Hérault (ACH) pointe une stabilité des précipitations sur notre département, de 1950 à 2006.

Toutefois, les printemps et les étés sont et seront plus secs tandis que l’automne est et sera plus humide mais avec des pluies diluviennes peu efficaces pour alimenter les ressources en eau ou recharger les réserves d’eau des sols.

De plus, l’ETP (évapotranspiration), c’est-à-dire le besoin en eau d’une culture, a crû fortement dans l’Hérault, en passant de 1.150 à 1.350 mm de pluviométrie (1.000 mm de pluviométrie équivalant à 1 m3 d’eau par m² de sol).

Sachant que l’eau reçue du ciel a varié entre 400 et 1.200 mm par an (avec une moyenne proche de 700 mm autour de Montpellier), résultat de la forte variabilité du climat méditerranéen, le déficit hydrique devient de plus en plus marqué !

Il n’est pas étonnant que l’agriculture se réfugie dans les périmètres irriguées, que des rendements s’effondrent certaines années (en blé dur par exemple), qu’on parle d’irriguer la vigne ou encore que la Région Languedoc-Roussillon développe son projet d’avenir « Aqua Domitia ».

Cet impact climatique oblige à une réflexion sur la disponibilité de la ressource en eau (aménagements de stockage comme les retenues collinaires, substitution d’eau brute à la consommation d’eau potable, irrigation par goutte à goutte, etc.).

Le GIEC affirme aussi qu’au-delà de + 2,5 °C d’élévation de température moyenne annuelle, les écosystèmes subiront une sérieuse évolution.

Au-delà d’un réchauffement de 3 °C, ce sont les rendements agricoles qui seront affectés.

La disponibilité en eau sera plus faible, les risques pour la santé accrus (canicule, qualité de l’air, allergies, maladies parasitaires, etc.) ainsi que les risques de feux de forêts.

Les températures devant augmenter autour de la Méditerranée, bien plus qu’ailleurs, les dangers évoqués vont croître autour de Montpellier.

L’Association Climatologique de l’Hérault a d’ores et déjà constaté, de 1950 à 2006, une augmentation régulière d’au total 1,0 °C (contre 0,7 °C seulement au niveau mondial sur la même période), la température annuelle moyenne passant de 14,0 à 15,0 °C.

Ce réchauffement concerne essentiellement le printemps (+ 2,0 °C) et l’été (+1,6 °C).

Il impacte donc le cycle végétatif des cultures.

Le réchauffement est moindre, mais constaté, en hiver (+ 0,3 °C) et en automne (+ 1,0 °C).

Globalement, les logements mal conçus en terme de confort d’été coûteront chers en climatisation mais la dépense d’une saison de chauffe sera en revanche réduite.

Cette baisse des besoins de chauffage atteint déjà presque 10 % (sachant qu’à la station météo de Montpellier-Fréjorgues, les « DJU annuels base 18 ° » sont égaux à 1590 °C - avec DJU = Somme sur la saison de chauffe de la différence journalière entre 18 °C et la température moyenne de la journée, soit la somme des températures minimum et maximum divisée par deux – en se rapprochant à moitié de l’écart qui nous séparait des 1.400 °C actuels de la Corse).

En outre, les températures excédant largement les normales saisonnières connaissent et connaîtront, une forte croissance en climat méditerranéen, notamment autour de Montpellier.

Sur les mois de juin à août, le nombre de jours connaissant des températures extrêmement chaudes est déjà passé, entre 1950 et 2006, d’une poignée à une vingtaine !

Bref, le spectacle des impacts de l’influence de l’homme sur le climat ne passera pas inaperçu dans notre région et provoquera de grands bouleversements.

Parce que nous sommes en première ligne, en Languedoc-Roussillon et dans l’Hérault, des changements climatiques, plus accentués qu’ailleurs, nous devrons donc être aussi ceux qui montrent l’exemple en faisant preuve de sobriété énergétique, en inventant des machines plus efficaces, en développant les énergies renouvelables.

Parce que nous savons qu'après cet hiver et ses températures si froides ces jours-ci, viendra un printemps plus chaud qu'avant.

05/02/2012

Le Cirque Balthazar à Montferrier

Le cirque n’est pas un art mineur : au contraire, c’est un art complet et populaire.

C’est ce que vit et démontre, au jour le jour, l’Association Balthazar.

En tant que « Centre des Arts du Cirque Région Languedoc-Roussillon » , elle propose de nombreuses activités et animations :

-         Spectacles,

-         Pistes ouvertes,

-         Café cirque,

-         Recherches artistiques,

-         Formations, adultes, enfants et professionnelle.

L’Association Balthazar organise aussi des stages :

-         autour de la circomotricité pour les petits,

-         sur la thématique trampoline pour les plus grands.

Pour les enfants, il s’agit d’une découverte du cirque au travers d’un éveil corporel, d’un apprentissage ludique de l’acrobatie, de la jonglerie, des équilibres sur objet et des évolutions aériennes.

Pour les adultes, il s’agit d’une approche des arts du cirque croisant les disciplines plus classiques, évoquées plus haut pour les petits, et celle du trampoline, plus ludique.

L’Association Balthazar se situe donc à la confluence de la pédagogie et de l’artistique, de la vulgarisation et de l’excellence, de la construction et de la promotion du cirque actuel.

Le Centre des Arts du Cirque Région Languedoc-Roussillon produit également des compagnies de cirque, en tant qu’organisateur de spectacles.

C’est ainsi que dans le cadre de « L’Agglo en fête », en décembre 2011, l’Association Balthazar a planté un de ses deux chapiteaux sur le sol des communes de Lavérune, Saint-Drézéry et Montferrier.

Cette manifestation est à tout à la fois festival, rencontre et vitrine.

Un public familial a répondu à chaque fois avec enthousiasme à l’appel du spectacle.

Toutes ces représentations se sont jouées à guichet fermé.

A Montferrier sur Lez, c’est la « Compagnie Singulière » qui a présenté le spectacle dénommé « SoliloqueS ».

Cette compagnie a été lauréate de l’opération « Jeunes talents du cirque » en 2006.

Ce spectacle drôle et émouvant tient à la fois du théâtre, de la comédie, de l’interrogation philosophique et sociale, de l’expression corporelle, de la gymnastique au sol et du cirque.

Le sujet touche à la place de l’individu dans la société.

L’unique acteur de la « pièce de cirque » est altruiste et généreux.

Protée et pourtant humble, il sait tout de même mimer le groupe d’artistes qui seraient censés constituer avec lui une troupe unie où chacun aurait sa spécialité.

Le personnage démontre qu’au cirque il faut être un touche-à-tout et que la quintessence de l’art circassien n’est obtenue qu’après une longue immersion, un lent apprentissage et de nombreuses répétitions.

Seul sur la piste, l’acteur fait vivre plusieurs personnages et son jeu, quasiment chorégraphique, est l’aboutissement d’une mise en scène sûre et rodée.

Jouer avec les mots, accompagner le verbe d’évolutions, occuper l’espace de la piste et tenir en haleine petits et grands constitue une belle performance.

Equilibriste, l’artiste du spectacle « SoliloqueS » l’est entre son discours et ses figures acrobatiques, entre sa solitude et sa capacité à capter la sollicitude, entre sa posture imaginaire et sa prise sur la réalité.

Tour à tour fil de fériste, danseur, contorsionniste, trapéziste, au tissu et à la corde lisse, l’acteur unique, avec une énergie démultipliée, met en valeur de nombreuses disciplines du cirque.

« SoliloquesS » renouvelle le spectacle de cirque en rajoutant une touche de poésie.

 

Centre des Arts du Cirque Région Languedoc-Roussillon

04.67.42.28.36 – info@balthazar.asso.fr

Lieux de formation :

L’Etoile – 54, rue Estelle – Montpellier

Le Garage – 16, rue Toiras - Montpellier

 

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12/01/2012

JardiBio ou comment réduire l’usage des pesticides dans son jardin

Trop de pesticides sont utilisés en France par les jardiniers amateurs.

Les produits phytosanitaires vendus dans le commerce précisent insuffisamment :

-         la composition en principes actifs et en additifs,

-         les dosages et modalités d’utilisation.

Les jardiniers amateurs traitent leurs arbres fruitiers, leurs légumes ou encore leurs arbres d’ornement avec des doses trop élevées de produits de synthèse.

Ces derniers se retrouvent dans l’air, le sol et les eaux du fait de leur faible biodégradabilité et de leur forte rémanence.

Seules les entreprises de travaux agricoles, les pépiniéristes, les paysagistes et les distributeurs (jardineries, coopératives agricoles) sont qualifiés, devant être détenteurs d’un brevet d’applicateur ou de distributeur de produits phytosanitaires,

Sur les 80.000 tonnes de substances actives utilisées tous les ans en France – herbicides, fongicides, insecticides – près de 10 % sont appliqués par des jardiniers amateurs ou les collectivités locales.

En France, 90 % des rivières et 60 % des nappes phréatiques sont d’ores et déjà polluées par les produits sanitaires.

Les collectivités locales ont commencé à réagir en raisonnant l’utilisation des pesticides sur la voirie et leurs espaces verts.

La Commune de Clapiers a notamment décidé de les bannir, depuis 2007, y compris les plus bénins comme le soufre ou le sulfate de cuivre.

Les jardiniers amateurs qui arrêtent de les utiliser constatent le retour d’une faune et d’insectes, régulateurs naturels des ravageurs.

Les agriculteurs sont de plus en plus nombreux à se convertir au Bio.

Mais pour ces professionnels, comme pour les amateurs, se pose clairement un problème de connaissance et de formation.

C’est pourquoi, l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse a décidé de financer un programme de formation visant à sensibiliser le jardinier amateur afin d’apprendre à cultiver et à soigner ses plantes, tout en préservant la ressource en eau.

Pour atteindre le bon état des eaux (exigence fixée par l’Union Europénne à l’horizon 2015), l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse, établissement public de l’Etat, incite en effet et aide, à l’échelle de ses bassins versants (Saône, Rhône, Orb, Hérault, Lez, Mosson, Salaison, Lantissargues, Bénovie, Brestalou, Vidourle, etc.) :

- à une utilisation rationnelle des ressources en eau,

- à la lutte contre leur pollution,

- et à la protection des milieux aquatiques.

L’animation du programme et la formation sont assurées par le CFPPA de l’Hérault (Centre de Formation Professionnelle et de Promotion Agricole), établissement public du Ministère de l'agriculture, de l’alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l’aménagement du territoire, spécialiste en formation continue agricole, basé notamment à Montpellier, route de Mende sur le site du Lycée Frédéric Bazille à Agropolis.

Deux communes de la périphérie de Montpellier, Clapiers et Prades le Lez, se sont portées volontaires pour amener un appui matériel (mise à disposition de salle, d’organe de communications municipaux).

Les autres partenaires sont le Conseil Général de l’Hérault, la DREAL (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement du Languedoc-Roussillon), le SYBLE (Syndicat du bassin du Lez), le SIEL (Syndicat mixte des étangs littoraux), la Communauté de communes du Grand Pic Saint-Loup, les associations « Alayan », « Etat des Lieux », des « Jardiniers de France », « Ecologistes de l’Euzière » et « CIVAM Bio 34 ».

Dans le cadre de cette opération JardiBio, le CFPPA de l’Hérault propose des formations pour les jardiniers amateurs étalées sur toute l’année 2012 avec l’argumentaire suivant.


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Pour illustrer l'art du jardinage, on énonce souvent le proverbe chinois :

« Si tu veux du bonheur pour une journée seulement, enivres-toi ;

Si tu veux du bonheur pour un mois, maries-toi ;

Si tu veux du bonheur pour une année, tues un cochon ;

Si tu veux du bonheur pour toute la vie, fais-toi jardinier. »

Passons sur les trois premiers conseils, et ne gardons que le dernier : jardinons !

Mais voilà un proverbe japonais qui illustre mieux la formation JardiBio :

« J'ai vu une herbe folle. Quand j'ai su son nom, je l'ai trouvée plus belle. »

En répondant à l’appel d’offres : « De nouvelles idées pour développer l’agriculture biologique et réduire la pollution de l’eau par les pesticides » lancé par l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse, le CFPPA de Montpellier  propose aux jardiniers amateurs une formation au jardinage respectueux de l'environnement.

L’objectif central de cette formation est de sensibiliser les jardiniers amateurs à la protection de la ressource en eau, à travers 10 séances de 3 heures. Les jardiniers amateurs vont apprendre des pratiques respectueuses de l’environnement alternatives à l’utilisation de produits chimiques de synthèse et permettant de limiter l'arrosage.

L’occasion de moments d'échanges avec les formateurs mais aussi entre les jardiniers.

Ces séances se dérouleront sous forme de cours théoriques, de cours pratiques et de jeux.

Il s’agit dans l’idéal de créer localement un véritable réseau d'échanges de bonnes pratiques.

Les thèmes abordés sont les suivants :

- climat et acclimatation : climat méditerranéen, plantes adaptées, lune, météo et dictons régionaux,

- sol et outils : connaissance du sol (texture, structure, pH, …), outils du jardin,

- organisation du jardin : jardin d'ornement, jardin potager, plantes associées, pratiques adaptées,

- protection des plantes : maladies et ravageurs, prévention, rotations, traitements naturels,

- eau et irrigation : économie et gestion de l’eau, mulching et couverture du sol, irrigation,

- biodiversité : enjeux, haies, pollinisateurs, adventices, mare,

- fertilisation : fertilisation, engrais verts, compost, préparations fertilisantes,

- bouturage et repiquage : repiquage, bouturage, marcottage, séparation,

- principes de taille des fruitiers : principes théoriques, l’arbre, taille de formation, taille de production,

- entretien du jardin : calendrier et gestes simples.

La formation se déroule en dix séances de trois heures, de janvier à décembre 2012, avec une participation de 30,00 € pour la totalité du cycle et se clôture par une fête et la remise de la mallette JardiBio.

Cette participation modeste pour un total de 30 heures de formation est rendue possible grâce au concours financier de l'Agence de l'Eau Rhône Méditerranée Corse et des partenaires (collectivités territoriales) mettant notamment à disposition des salles.

Toutes les informations complémentaires, fiches d'inscription et documents sont disponibles sur le site Internet : http://www.epl.agropolis.fr/jardibio

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24/12/2011

Les Foulées de la Solidarité au Crès

Comme pour saluer les participants dans leur démarche, ce samedi 26 novembre, le soleil prodiguait sa chaleur à l’occasion de cette 3ème édition des Foulées de la Solidarité, au Crès.

De nombreux participants ont fait le déplacement pour contribuer à l’approvisionnement des banques alimentaires tout en participant à des courses pédestres sur des circuits très sélectifs.

Plus de 400 coureurs, du plus jeune au plus âgé (+ 70 ans), venus de Ganges, Jacou, Clapiers, Castelnau et d’ailleurs, ont affronté les parcours organisés par l’équipe de la Mairie du Crès.

Près de 150 enfants ont participé, selon leur âge, aux courses de respectivement 200, 850 et 1.350 m tandis que 250 adultes s’élançaient et 220 parvenaient à franchir la ligne d’arrivée (120 hommes et 100 femmes soit une parité presque atteinte).

C’est Jean-Claude Tissot, Maire-adjoint, délégué aux sports, qui a eu l’idée de cette manifestation sportive ouverte à la solidarité, où les droits d’inscriptions s’acquittent en nourriture.

Pierre Bonnal, Maire du Crès et Conseiller général du Canton de Castelnau-Le Crès, a donné le départ de l’épreuve des adultes.

Les participants ont apporté 2 tonnes d’aliments sur un total de 8 tonnes collectées, le vendredi et le samedi, par la Banque alimentaire du Crès.

Au moment de l’enregistrement pour les courses, céréales, haricots verts et autres denrées alimentaires ont été collectées par de nombreux bénévoles chargés de les réceptionner, de les classer et de les transférer dans un camion.

Une fois stockées, tous ces aliments non périssables seront distribués, tout au long de l’année, aux familles connaissant des difficultés sociales.

Encore une fois, c’est donc une grande  preuve d’humanité qui a occupé le magnifique site du Lac du Crès.

Sur le plan sportif, les concurrents ont trouvé les tracés très difficiles du fait des fortes déclivités, mais aussi très attrayants

Les clubs cressois, reconnaissables à leur habillement homogène, « Run in Crès » tout en bleu (qui a édité un tee-shirt collector) et ACVS avec une chasuble rose (Athlétisme Club de la Vallée du Salaison) ont brillé par le nombre de leurs engagés mais aussi par les places d’honneur remportées.

Pendant ce temps et la veille, toutes les haltes alimentaires et banques alimentaires du secteur ont dépêché leurs bénévoles pour participer à cette grande collecte annuelle nationale.

Le Conseil municipal des Jeunes de Clapiers avait notamment décidé, dans le cadre de son mandat, de donner l’exemple.

Ces jeunes en CM2 et en Sixième ont secondé, dans une grande surface de Montpellier, les militants de la cause alimentaire.

Au Crès, alentours et dans tout l’Hérault, se sont ainsi mobilisés des centaines de bénévoles engagés dans le soutien de ceux qui, à côté de nous, souffrent.

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Collecte annuelle de la Banque alimentaire à Montpellier

 

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Le Conseil Municipal des Jeunes de Clapiers participe, à sa demande

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Des bénévoles de Clapiers en action, pour la bonne cause

 

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 Le site exceptionnel du Lac du Crès

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 La collecte des denrées alimentaires données par les participants à la course

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 Le départ des 250 adultes,  sous le soleil et la chaleur pré-hivernales

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Les arrivées s'égrennent et l'émotion est quelquefois au rendez-vous

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Le public participe et encourage volontiers les coureurs 

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 Jean-Claude Tissot anime, de mains de maître, l'événement