23/05/2013
A Clapiers : des paysans dans la ville
Dimanche 19 mai, le Marché hebdomadaire de Clapiers s’est avéré extra ordinaire du fait de la participation de deux nouveaux exposants.
Tout d’abord, ce marché s’est ouvert à son premier marchand non alimentaire, proposant en l’occurrence de l’habillement.
En outre, ce marché a accueilli son premier producteur agricole issu de Clapiers : Christian Abbes.
Un apiculteur de Saint-Jean de Védas (Yoan Colaisseau installé à Saint-Jean de Védas où il a créé sa miellerie) et une maraîchère de Castries (Claire Bonnin proposant des tomates anciennes, des légumes de saison, des plants variés, installée au Domaine de Fontmagne à Castries), venaient déjà régulièrement.
Toutefois, l’agriculture à Clapiers ne pratiquait plus la vente directe depuis des décennies.
Christian Abbes a vendu sur son étal ses premières fèves, courgettes et salades.
Il a reçu un excellent accueil des habitués du Marché.
Il amènera, avec l’arrivée du beau temps, ses petits pois, navets, betteraves, carottes, fenouils et ensuite toute la variété des légumes d’été (tomates, aubergines, haricots, etc.).
Ce jeune paysan s’est installé fin 2012 au Domaine de Viviers, acquis par la Communauté d’Agglomération de Montpellier à la famille Pagézy.
La Coopérative d’activités Terracoopa loue les terres.
Elle les met à disposition de porteurs de projet auxquels elle fournit les autres moyens de production : matériel agricole et serres.
Seul le petit outillage est détenu en propre par chaque professionnel.
Terracoopa, jusqu’alors restée très discrète sur ses activités d’intérêt général, met en ligne le jeudi 23 mai son Site Internet à l’adresse http://www.terracoopa.com
La Coopérative Terracoopa est en fait la Couveuse régionale agricole : elle offre la possibilité d’un démarrage d’activités dans des conditions sécurisées avant un essaimage sur d’autres communes, en théorie 3 ans après l’installation.
Gilles Fourgous, Johan Crance et Christian Abbes ont été les premiers à s’installer sur le Domaine de Viviers : ils bénéficient chacun d’un hectare de terrain irrigable grâce à un réseau d’eau du Rhône mise sous pression.
Dimanche 19 mai à Clapiers, Christian Abbes était accompagné de deux nouveaux maraîchers Bio : Kris French et Cédric Noisette.
Terracoopa pourra encore en recevoir 3 de plus.
La coopérative soutient aussi en parallèle un élagueur de grande hauteur et un prestataire en traction animale qui peut intervenir chez les agriculteurs ou les particuliers, notamment pour des labours à l’ancienne.
Une des forces de Terracoopa est la synergie entre les professionnels qu’elles regroupent.
Les nouveaux paysans ont déjà œuvré pour la mise en place de l’irrigation parcellaire et pour l’amendement des sols grâce à un apport de compost.
Ce dernier est produit sur un terrain du Domaine de Viviers, plus précisément sur le territoire de la commune d’Assa,s en limite de Clapiers, par deux porteurs de projet qui souhaitent vendre cette matière organique Bio à des particuliers.
Ils recyclent des débris végétaux issus de la plate-forme de compostage de Grammont qu’ils mélangent avec de la matière organique issue d’élevages Bio.
La capacité de production par cycle est de 250 tonnes.
100 tonnes sont réservées à l’enrichissement des terres de Terracoopa.
Concernant le pôle maraîchage Bio, les 5 paysans déjà en place vont s’entendre pour tenir en permanence un étal sur le marché hebdomadaire de Clapiers.
Kris French est d’origine américaine : elle a vécu en Califonie, en Orégon et 7 ans à Manhattan.
Elle a longtemps travaillé en tant que géographe pour le magazine National Geographic.
Mariée à un Parisien, elle a souhaité « prendre le rythme du Sud ».
Kris French va développer une production maraîchère à écouler sur les marchés de plein vent mais offrira aussi aux familles la possibilité de cueillette sur son lopin de terre (légumes, petits fruits, fleurs, plantes aromatiques).
Cédric Noisette, « un gars du Sud », a suivi une formation horticole.
Il a travaillé 10 ans en jardinerie comme salarié.
Il s’est lancé dans une reconversion professionnelle afin de créer son propre emploi, sa propre entreprise, afin d’être plus libre et plus indépendant.
Ce qui fait la force du groupe des maraîchers de Viviers, c’est leur sens du collectif et la diversité de leurs circuits de commercialisation.
Yohan Crance écoule l’essentiel de sa production via « L’Arbre à Paniers », au slogan évocateur : « Le panier Bio simple, souple et engagé ».
On retrouve avec plaisir dans leur catalogue de fournisseurs Christophe et Nelly Brodu, producteurs de fromages de chèvre Bio, porteurs de projet suivis en son temps par l’ADEAR de l’Hérault, association départementale basée à Clermont l’Hérault, devenue ensuite « Terres Vivantes ».
La vente sous forme de paniers commandés par Internet est aussi pratiquée par Cédric Noisette et par Christian Abbes qui livre de son côté à l’Hôpital Lapeyronie (le CHU de Montpellier) un groupe de consommateurs constitué autour d’un noyau d’anciens collègues de travail.
Enfin, Gilles Fourgous approvisionne un magasin Bio de Vendargues.
Leur venue à Clapiers le dimanche devant le Centre commercial Plein Soleil (Primeur, Boucher-charcutier, Fleuriste, Poissonnier, etc.), va dynamiser le marché en amenant une coloration paysanne.
La plupart de ces maraîchers débutant leur activité seront amenés à orienter leurs productions, à imaginer la transformation de certains de leurs produits et à adapter leurs modes de commercialisation.
Le renouveau de l’agriculture vivrière, de proximité, que l’on constate à Clapiers, n’est pas le fruit du hasard.
Il s’inscrit dans la volonté politique de la Communauté d’Agglomération de Montpellier de créer un Agriparc englobant le Domaine de La Valette, les pinèdes de Clapiers, Montferrier, Prades le Lez et Jacou ainsi que le Domaine de Viviers, c’est-à-dire un lieu où l’exploitation agricole, voire forestière, soient pérennisées et où les visiteurs soient les bienvenus dans le cadre d’une ouverture maîtrisée à la promenade, à la découverte et à l’échange.
L’émergence de cette ceinture verte, orientée vers des activités respectueuses de l’environnement et vers la création d’emplois, vers une vision sociale et humaine de l’agriculture, résulte d’une étude menée en 2010 par l’Association pour le Développement de l’Emploi Agricole et Rural Languedoc-Roussillon (ADEAR-LR).
Le gérant de Terracoopa, Joseph Leblanc, est d’ailleurs l’ancien animateur de l’ADEAR-LR.
Le Président actuel de l’ADEAR-LR est un ancien chevrier audois, producteur de Pélardons qui a réussi à transmettre, fait rarissime en ce début de 21ème siècle, son exploitation.
C’est le militantisme de leaders de la Confédération Paysanne qui est récompensé mais aussi leur anticipation de la demande sociale de la société : le souhait d’un lien plus fort entre producteurs et consommateurs, le maintien d’une agriculture qui ne stérilise pas les sols, ni ne met en danger la santé, mais aussi des circuits de commercialisation courts permettant un contact permanent entre vendeurs et acheteurs.
C’est en 1999 qu’à commencé cette aventure de pionniers, avec la création de l’ADEAR-LR par Guy Kastler, Charlie Regol, Dominique Soullier, Michel Chastaing (Hérault), Pierre Bérato, Michel Curade, Richard Lemasson (Aude) et Nicolas Duntzle (Gard).
Nul doute que les citoyens Clapiérois apprécieront d’être à l’avant-garde de l’innovation sociale en fréquentant cette aventure moderne de la Coopération.

Premiers légumes de Clapiers sur le marché dominical de Clapiers

De droite à gauche : Christian Abbes, Cédric Noisette,
Chris French et Michel Chastaing
Crédit photographique : Christian Abbes et Marc Pelat
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06/05/2013
Montpellier en panne de logements sociaux ?
La crise du logement n’est pas vraiment nouvelle en France mais elle pénalise toujours de nombreux ménages.
1,7 millions d’entre eux sont mal logés et en attente d’un logement social.
Le renchérissement du foncier, le prix trop élevé de l’ancien comme des loyers pèse sur le budget des ménages, les transactions immobilières et la construction.
Depuis 1945, le problème est le même : il n’y a pas globalement pénurie de logements mais inadéquation entre la demande des ménages et la qualité ou la localisation des logements.
De nombreux logements sont ainsi vacants :
- à la campagne, désertée depuis l’exode rural et le vieillissement qui s’en est suivi,
- dans certaines régions, notamment de l’Est et du Nord, frappées par la désindustrialisation,
- du fait du développement des résidences secondaires (phénomène qui touche même depuis peu, de façon certes marginale, Montpellier et sa périphérie),
- en raison de leur insalubrité dans les centres anciens des villes,
- à cause de la répugnance de certains propriétaires à prendre le risque de louer.
Le nombre de logements vacants mobilisables en France est estimé entre un et deux millions.
Pour inciter les propriétaires à leur bien, la loi Duflot a prévu une extension du dispositif « Solibail ». Il permet à des mal logés de bénéficier d’un logement à prix réduit.
Il offre aussi au propriétaire de nombreuses garanties : paiement du loyer et des charges locatives au prix du marché garanti, même en période de vide locatif, entretien du logement, remise en état, travaux gratuits, contribution en cas de rénovation, déduction des revenus fonciers de 30 à 70 %.
La Loi Duflot prévoit aussi un renforcement de la coercition :
- la réquisition par le représentant de l’Etat des logements en situation de vacance depuis 1 an et non plus 2 ans,
- le relèvement de la taxe sur les logements vacants : 12,5 % au lieu de 10 % la première année d’imposition, 15 % au lieu de 12,5 % la seconde, 20 % au lieu de 15 % à compter de la troisième.
Même si les logements vacants sont quasiment aussi nombreux en France que le besoin en logements sociaux, ils ne sont toutefois pas la cause du déficit de logements dans les grandes villes, leurs périphéries et les autres zones à forte croissance démographique.
C’est l’exemple type de Montpellier où de nombreux logements sociaux doivent être construits.
L’objectif du nouveau Gouvernement est d’atteindre 110.000 logements sociaux neufs par an d’ici 2016.
Au contact permanent de la population, la Communauté d’Agglomération de Montpellier (CAM) a pris à bras le corps la politique de l’habitat social.
Georges Frêche y était très attaché ainsi que son nouveau Président, Jean-Pierre Moure.
Depuis 2009, la CAM s’est vue déléguer par l’Etat la compétence de l’attribution des aides publiques à la construction des logements sociaux (idem d’ailleurs, depuis 2012, par l’ANAH pour les aides à la rénovation des logements privés).
Le Plan Local de l’Habitat (PLH) de la Communauté d’Agglomération de Montpellier vise sur la période 2013 à 2018, la production annuelle de 1.500 logements locatifs sociaux, répartie en :
- 450 « Prêts locatifs aidés d’intégration », dits PLAI, pour les publics les plus nécessiteux (répartition à 70 % pour le logement familial et à 30 % pour les places d’hébergement en structures collectives du type foyer de jeunes travailleurs ou maison-relais / pension de famille),
- 800 « Prêts locatifs à usage social », dits PLUS,
- 250 « Prêts locatifs sociaux ordinaires », hors étudiants et foyers, dits PLS ordinaires.
L’objectif fixé par le PLH a été atteint en 2012 puisque 1.534 logements sociaux ont été financés.
|
Types de financement |
Objectifs 2012 |
Réalisé 2012 |
Objectifs 2013 |
|
PLAI |
380 |
423 |
440 |
|
PLUS |
730 |
1.072 |
730 |
|
PLS ordinaire |
75 |
39 |
230 |
|
Totaux |
1.185 |
1.534 |
1.400 |
La Communauté d’Agglomération de Montpellier recevra en 2013, 3.286.000 € de l’Etat, 1.652.000 € du « 1 % logement » et complètera ce budget par 3.000.000 € sur ses fonds propres.
Les nombres de logements précédents s’entendent hors résidences pour étudiants et hébergements de personnes âgées ou handicapées.
L’Etat prévoit ainsi en outre le financement, via la CAM, la réalisation de :
- 175 logements financés en « Prêt social location-accession », dits PSLA,
- 310 PLS « spécifiques » pour la création de résidences étudiantes et de places en établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD).
Le logement social bénéficiera globalement sur l’agglomération de Montpellier, en 2013, de presque 8 millions d’euros, soit en moyenne par logement ou place d’hébergement, au nombre de 1.885, une aide de 4.200 € (sachant que pour le PLAI, le dispositif le plus social, l’aide sera voisine de 10.000 €).
La crise immobilière ne touche donc pas localement la construction de logements sociaux, ce qui démontre l’intérêt du volontarisme politique.
Le problème demeurera toutefois le manque de logements sociaux en périphérie de Montpellier : en effet, si la Ville de Montpellier comptait, au 1er janvier 2011, 26,68 % de logements sociaux ramenés au nombre de résidences principales, seules les communes de Jacou (12,60 %), de Villeneuve lès Maguelone (10,59 %) et de Clapiers (10,06 %) dépassaient le seuil des 10 % dans le reste de l’Agglomération.
Le retard est encore plus fort dans la Communauté d’Agglomération du Pays de l’Or ou encore dans la Communauté de Communes du Grand Pic Saint-Loup, y compris dans les villes qui en font partie.
L’effort en terme de logements sociaux doit gagner obligatoirement toutes les communes : c’est la condition sine qua non pour mieux loger nos concitoyens.
C’est ce que nous examinerons lors de la prochaine note de « Montpellier Villages » qui s’intitulera : « Logement social : qui en a peur ? ».

"Les Colombes" à Clapiers

"Les Tourterelles" à Clapiers
Crédit photographique : Michel Chastaing
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14/04/2013
L'ADECNA met en sourdine les avions
Créée pour lutter contre le bruit des avions, l’Association de Défense contre les nuisances aériennes (ADECNA) tenait son Assemblée générale annuelle à Castelnau le Lez, le 7 mars 2013.
Cette association veille au bien-être des habitants de Montpellier et de sa périphérie en menant une action de contrôle et de pression sur les modalités de décollage et d’atterrissage à l’Aéroport Montpellier Méditerranée (Fréjorgues).
Sans jamais s’engager dans des manifestations spectaculaires ou médiatiques, l’ADECNA œuvre au quotidien pour obtenir le maximum de rigueur dans la gestion du bruit forcément généré par le trafic aérien.
Son action constructive a été reconnue par les Pouvoirs publics puisque l’Association a obtenu du Préfet de l’Hérault 4 sièges à la Commission Consultative de l’Environnement de l’Aéroport.
Malheureusement, l’Administration a fait l’impasse en 2012, en n’organisant pas sa réunion annuelle !
Il y a quelques années, un guichet unique a été créé à l’Aéroport pour enregistrer, en temps réel, les plaintes des habitants.
Il est appelé « Contact Point Accueil Environnement » : SA Aéroport Montpellier Méditerranée - Service Qualité - Environnement - Sécurité Aéroportuaire - CS 10 001 - 34137 MAUGUIO Cedex - Tél. : 04 67 20 86 99
L’Association participe aussi aux sessions du Conseil de suivi de la Charte de qualité de l’Environnement sonore de l’aéroport.
L’ADECNA a obtenu ces dernières années des mesures importantes entraînant une modération du bruit.
Il s’agit principalement de la mise en place de la « Trajectoire verte », depuis novembre 2007, avec un survol de l’Autoroute A9, ce qui minore le nombre de riverains impactés.
Il est notamment primordial que « La Postale », volant de nuit, respecte scrupuleusement les contraintes édictées.
Questions procédures à respecter, les avions doivent :
- privilégier le survol de l’espace maritime,
- prendre (ou perdre) plus vite de l’altitude, ce qui majore certes la consommation de carburant mais réduit fortement la surface impactée au sol par le bruit intense.
L’exploitant de l’Aéroport et le Service de la Navigation Aérienne sensibilisent les aéroclubs (notamment Aéroclub de Montpellier Hérault)
et les écoles de formation au respect des horaires d’entraînement (arrêt à 22 h).
Tout vol d’entraînement est soumis à autorisation préalable, au respect d’une trajectoire matérialisant sur un plan les zones d’habitation à éviter.
Les départs des lignes commerciales vers Nîmes-Garons (vers l’Est), à partir de la Piste principale (2.600 mètres de longueur), évitent dorénavant le survol d’une grande partie de Mauguio.

Piste principale au centre et Piste secondaire à droite de l'aérogare
L’ADECNA incite à moins de départs de la Piste secondaire (1.000 mètres de longueur, parallèle à la Piste principale, côté Sud-Ouest) qui impacte les habitations de Boirargues.
Elle privilégie les arrivées par la trajectoire Ouest (déjà de l’ordre de 70 % des vols commerciaux) qui sauvegarde les zones à forte densité de population.
Ces dernières sont touchées par les atterrissages vers la Mer, c’est-à-dire par vent du Sud (car un avion décolle et atterrit toujours face au vent).
De même, un décollage face au vent du Nord peut impacter Montpellier, Castelnau le Lez et suivant un sillon Nord.
Le plus grand nombre de plaintes résulte en fait de l’aviation légère qui gêne les habitants de Lattes, de la Grande-Motte, de Pérols et de Saint-Aunès.
Les réclamations concernent ensuite, dans l’ordre, les vols d’entraînement et enfin les arrivées par l’Est.
2 stations fixes de mesure du bruit existent : la première au Lycée Champollion à Lattes et la seconde à l’Ecole Georges Brassens de Baillargues.
Impactées par des bruits environnementaux non négligeables, leurs mesures donnent un certain aperçu de la gêne des riverains qui peuvent percevoir de façon plus traumatisante le bruit de survol des aéronefs parce qu’ils sont dans un quartier calme ou que c’est la nuit.
L’ADECNA s’interroge sur la compatibilité du développement de l’Aéroport de Fréjorgues et de l’urbanisation du nouveau quartier « OZ » (avec la nouvelle Gare TGV et environ 5.000 logements envisagés), aux confins des communes de Montpellier et de Lattes, dans le prolongement Nord de la Piste Principale.
En effet, par vent marin, l’axe d’approche survole déjà des milliers de personnes à une hauteur relativement faible (idem pour les décollages par vent du Nord).
Pour situer l’ampleur du trafic, en avril 2012, le nombre de vols commerciaux hors charters aux horaires irréguliers (excepté aussi les vols sans passagers et privés) s’établissait à :
- 8 aller-retour vers Paris-Orly,
- 4 aller-retour vers Paris-Roissy,
- 4 aller-retour vers Nantes,
- 4 aller-retour vers Londres,
- 3 aller-retour vers Lyon,
- 3 aller-retour vers Francfort,
- 2 aller-retour vers Bruxelles,
- 2 aller-retour vers Casablanca (Maroc),
- 1 aller-retour vers Madrid,
- 1 aller-retour vers Fès,
- 1 aller-retour vers Nador (au Nord du Maroc),
- 1 aller-retour vers Tanger.
Un Plan d’Exposition au Bruit (PEB) a été défini par l’Administration.
Il définit d’une manière générale 4 zones :
- D, zone de précaution,
- C, zone exposée à un niveau sonore dit modéré de 55 Décibels,
- B, zone de bruit fort, 62 Décibels,
- A, zone de bruit fort, 70 Décibels, de plus en plus contraignantes sur le plan urbanistique.

L'échelle des décibels avec un seuil de confort à 35 dB

Zonage du Plan d'Exposition au Bruit de l'Aéroport Montpellier Méditerranée
A Montpellier, la zone D n’a pas été prise en compte sur le plan réglementaire mais elle sera toutefois évoquée, en terme de périmètre, dans les documents d’urbanisme et par les notaires à chaque achat ou vente de bien immobilier.
Ce PEB a été approuvé par le Préfet de l’Hérault le 15 février 2007 : il touche les communes de Montpellier, Mauguio, Lattes et Pérols.
Le zonage résulte d’un classement fonction d’une gêne sonore liée à la circulation des aéronefs.
Dans les zones A, B et C, les constructions sont interdites, exceptées celles liées à l’activité aéronautique ou à l’agriculture.
Les opérations de rénovation, l’extension mesurée ou la reconstruction des constructions existantes sont admises si elles n’entraînent pas une augmentation de la capacité d’accueil.
En zone C toutefois, un faible accroissement de la capacité d’accueil est autorisé dans les secteurs déjà urbanisés et desservis par les équipements publics.
Dans les zones A et B, les équipements publics et collectifs ne sont admis que lorsqu'ils sont indispensables aux populations existantes.
Enfin, les constructions qui pourront être autorisées dans les zones de bruit sont soumises à des mesures d'isolation acoustique spécifiques.
Concernant son activité 2012, l’ADECNA a participé aux foires aux associations de Castelnau le Lez, du Crès, de Jacou et même de Clapiers mais en revanche pas à celle de Montpellier et ce pour la première fois.
Ces rencontres sont l’occasion de faire connaître l’ADECNA : son action déclenche beaucoup de sympathie mais de moins en moins d’adhésions, malgré le montant modique de cette dernière, fixé à 5,00 € par an.
C’est sûrement lié au fait que les avions commerciaux sont moins bruyants qu’avant, de nouvelles générations ayant été conçues par Boeing et Airbus.
Le rajeunissement des flottes des compagnies bénéficie de nouveaux moteurs, de matériaux plus légers permettant de diminuer les consommations
En outre, l’objectif des constructeurs est que tous les avions vendus à partir de 2020 soient deux fois moins bruyants (et parallèlement deux fois moins émetteurs de CO2).
La moindre mobilisation des habitants est aussi la conséquence certaine de l’efficacité de l’action de l’ADECNA qui a obtenu ces dernières années de grandes avancées.
Le Bureau constitué de son Président, Jacques Michel, de sa Secrétaire, Suzanne Haïtaïan, de sa Trésorière, Corinne Tourrolier et enfin de son Trésorier-adjoint chargé du Journal ADECNA-Info, Michel Sénégas a constaté lors de l’Assemblée générale le manque de renouvellement des bénévoles de l’Association qui atteignent maintenant un âge avancé.
L’équipe dirigeante souhaite passer la main lors d’une nouvelle AG à l’automne prochain, sinon la solution serait de mettre en sommeil l’Association.
L’ADECNA a donc besoin de renforts, de bonnes volontés pour s’investir dans la défense des habitants contre les nuisances aériennes.

Une vue de l'assistance

Le Président Jacques Michel

Une partie du Bureau
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01/04/2013
Comment participer soi-même à la transition énergétique ?
2013 a été déclarée par le Président de la République, François Hollande, « Année de la transition énergétique ».
Comment les ménages peuvent-ils participer au passage progressif d'une offre énergétique basée sur les énergies fossiles à une production d'énergies renouvelables diversifiées ?
Tout d'abord, il est nécessaire de ne plus appréhender l'énergie comme une marchandise disponible sans limite et sans contrainte du moment que l'on en paye le prix.
Par exemple pour l'électricité qui est perdue si elle n'est pas consommée dans la seconde, les particuliers doivent apprendre à s'adapter à la disponibilité de la ressource en évitant d'appeler de la puissance aux heures de pointe (chauffage surtout) mais aussi en programmant le fonctionnement de certains appareils électroménagers en heures creuses.
Les ménages doivent aussi participer à la production d'énergie décentralisée dont la distribution est peu sujette aux déperditions.
Bien entendu, ils doivent entrer dans une dynamique d'économie d'énergie et d'efficacité énergétique.
Les démarches visant à moins consommer, à produire soi-même mais aussi à mieux consommer l'énergie achetée ne sont pas nouvelles chez les particuliers : mais maintenant nombreux sont ceux qui suivent les pas de ces pionniers en la matière.
Concernant les déplacements, la marche à pied, le vélo et le transport en commun sont bien entendu à privilégier.
Toutefois, tant que la voiture électrique alimentée par la pile à hydrogène n'aura pas émergé, le poste transport sera toujours lourd financièrement pour les ménages.
Voitures de plus petite cylindrée, moteurs plus performants, conduite « souple », réduction des trajets méridiens, suppression des déplacements inutiles et covoiturage laissent certes des espoirs.
C'est tout de même essentiellement dans le logement que la sobriété énergétique devrait progresser.
Présentons ici une expérience individuelle réelle de sobriété énergétique résidentielle.
Soit une famille de 4 personnes habitant une maison individuelle non jumelée, type F5, de 120 m² habitables (en fait de SHON : surface hors-oeuvre nette), âgée de 20 ans, équipée de double vitrage, doublée intérieurement avec un complexe isolant de 12 cm d’épaisseur, consommant au début de la décennie 90 :
- 14.000 kWh par an de gaz naturel pour le chauffage central et l'eau chaude sanitaire,
- 5.000 kWh par an d'électricité pour l'électroménager, l'éclairage, la ventilation, les auxiliaires de la chaudière à gaz, le four et les plaques chauffantes (pas de climatisation).
Ce logement pouvait donc être classé :
- D en terme de consommation d'énergie primaire (175 kWhep/m²/an),
- D en terme d'émission de gaz à effet de serre (31 kgéq.CO2/m²/an).
Le propriétaire occupant s'est sensibilisé progressivement aux problématiques énergétiques et a décidé de s'inscrire dans une démarche de progrès.
L'option prise à consister à s’investir et investir dans :
- une amélioration des comportements domestiques,
- l'isolation,
- des équipements de production d'énergie renouvelables.
Electricité spécifique (éclairage, électroménager dont plaques vitrocéramiques, ventilation, etc.)
Toutes les ampoules à incandescence (pas d’ampoules halogènes ont été remplacées par des ampoules luminescentes compactes.
Des coupures de veille télécommandées ont équipé la télévision et ses périphériques d’une part, l’ordinateur fixe et ses périphériques d’autre part.
La consommation spécifique a ainsi baissé entre 2003 et 2012 de 5.000 kWh annuels à 3.000 kWh, ce qui est cohérent avec un ratio admis de 1.000 kWh par habitant et par an.
L’utilisation d’un ordinateur portable a sans doute contribué à la réduction de la consommation électrique ainsi que le renouvellement d’appareils ménagers en fin de vie.
Isolation
Le garage (ainsi que sa porte) et la buanderie, implantés plein Nord, ont été doublés.
Les combles ont ensuite été sur isolées en 2006 : une couche de laine de roche de 40 cm d’épaisseur a été posée sur le floc d’ouate de cellulose qui avait été soufflée à la construction de la villa entre les pannes de la charpente.
Chauffe-eau solaire
En 2007, un chauffe-eau solaire est venu doter le logement de sa première source d’énergie renouvelable.
Un capteur sous vide de 4 m² (l’équivalent en production d’un capteur plan de 6 m²) couvre les besoins en eau chaude durant quasiment 8 mois par an, à 100 % en dehors de la période de chauffe
Placé en préchauffage de la chaudière au gaz, il permet des économies toute l’année pour l’eau chaude sanitaire, la machine à laver le linge (équipé d’un mitigeur à l’entrée) et de la machine à laver la vaisselle (branchée sur le tuyau d’eau et alimentée au sel de piscine au niveau de son adoucisseur).
C’est l’extension de l’utilisation de l’eau chaude solaire aux appareils ménagers qui améliore grandement la rentabilité de l’équipement.
Panneaux photovoltaïques
Une petite installation photovoltaïque de 18 m² (2 kWc de puissance) équipe depuis 2008 un pan de toit orienté Est-Est-Sud (rendement plus faible mais production plus matinale qu’une orientation plein Sud) avec une production électrique totalement vendue à EDF.
Ce rachat couvre financièrement les frais de gaz naturel et d’électricité.
Résultat sur 10 ans, de 2003 à 2012
La consommation d’électricité a été réduite de 5.000 kWh à 3.000 kWh par an comme décrit plus haut.
La consommation de gaz naturel a chuté de son côté de 15.000 kWh à 9.000 kWh, du fait du chauffe-eau solaire et de l’isolation.
Le ratio de consommation d’énergie primaire est ainsi passé de 175 à 80 kWhep/m²/an, soit une décroissance de plus de 50 %.
Le logement a donc évolué d’un classement D à B.
Concernant les émissions de CO2, elles sont passées de 4 tonnes à 2,5 tonnes, soit une baisse de 40 % environ.
Le classement pour les gaz à effet de serre a donc évolué de D à C (atteint de justesse avec un ratio de l’ordre de 20 kgéq.CO2/m²/an).

Quels sont maintenant les progrès potentiels ?
Le classement CO2 n’est pas encore satisfaisant et plusieurs investissements sont à projeter pour continuer dans cette démarche de progrès.
L’augmentation des tarifs de l’énergie est à précéder par de nouvelles réductions de consommation.
Un particulier peut adapter sa consommation ou même bricoler lui-même au niveau des travaux nécessaires.
Les artisans de leur côté sont moteurs depuis une dizaine d'années en matière de prescriptions.
Ils sont de bon conseil, compétents, performants : ils maîtrisent bien les techniques de pose comme de maintenance.
Efforts sur la consommation d'énergie spécifique
Lors du renouvellement de l'électroménager, il faut faire l’effort de cibler des appareils très économes, notamment en matière de froid car un réfrigérateur ou un congélateur fonctionnent « toujours », contrairement à un sèche-cheveu ou une perceuse.
Travaux d’isolation
Avec un investissement de l’ordre de 2.500 €, le vide sanitaire pourrait être doté de plaques de liège d’épaisseur par exemple de 12 cm, ce qui améliorerait à la fois le confort d’hiver et celui d’été.
Un gain de l’ordre de 1.000 kWh sur le chauffage pourrait être obtenu.
L’isolation par l’extérieur de la maison permettrait aussi de gagner de l’ordre de 2.500 kWh.
Il s’agit toutefois d’un investissement lourd (de l’ordre de 20.000 €) très difficile à amortir et donc à prévoir seulement au moment du ravalement de façade.
Et surtout à ne pas oublier à cette occasion, sinon c’est un nouveau cycle de gaspillage d’énergie qui repart pour 25 ans !
Ce serait peut-être alors l’occasion, par une sur épaisseur de l’isolant extérieur, de gagner de la place à l’intérieur en ôtant progressivement le complexe isolant dans des pièces dont la décoration serait alors obligatoirement rénovée.
Le remplacement du double vitrage existant par du double vitrage haute performance à rupture de pont thermique ne peut intervenir qu’en fin de vie des huisseries existantes car les temps de retour sur investissement ne sont absolument pas intéressants (ne parlons même pas des triples vitrages économiquement inadaptés aux réalités climatiques du Midi de la France).
Energies renouvelables
Pour le moment, le logement produit de l’ordre de 4.500 kWh d’énergies renouvelables (dont 2.000 vendus et 2.500 autoconsommés), à comparer à sa consommation énergétique totale de l’ordre de 15.000 kWh.
La villa produit donc l’équivalent de 30 % de sa consommation, ce qui est honorable.
L’avenir conduira vraisemblablement à passer au stade du bâtiment à énergie positive, c’est-à-dire produisant plus qu’il ne consomme (ce qui sera le standard en construction neuve dès 2020).
Quel pourrait être la feuille de route ?
Tout d’abord, la pose d’un nouvel équipement photovoltaïque de 3 kWc sur le pan de toit opposé à celui déjà occupé.
Si le tarif de rachat de l’électricité a bien baissé, tout comme les subventions publiques, il en est de même du coût d’investissement (de l’ordre de 13.000 € à ce jour contre plus de 25.000 € il y a 5 ans).
La nouvelle production de 3.500 kWh rapporterait, aux conditions économiques actuelles, de l’ordre de 1.100 € par an, soit un rendement financier au moins le double d’un autre investissement immobilier (achat d’un studio neuf ou d’occasion, d’un meublé touristique, d’une chambre pour étudiant ou pour maison de retraite, etc.).
L’autonomie électrique du logement pourrait être atteinte mais se poserait le problème du coût et de la durée de vie des batteries pour stocker l’électricité.
D’autre part, la villa pourrait être dotée d’un poêle à granulés de bois.
Pour un investissement, franchement très variable suivant le matériel choisi, dans une fourchette de 1.500 à 3.000 €, la consommation de gaz pourrait être réduite à quasiment zéro (maximum de 1.000 kWh).
Le bâtiment verrait ainsi son ratio d’énergie primaire baisser à 10 kWhep/m²/an (soit un classement en A).
2 tonnes de CO2 seraient économisées : le ratio d’émission tomberait à 4 kgéq.CO2/m²/an, donc quasiment à zéro, ce qui classerait le logement en A.
La chaudière au gaz pourrait ne servir que d’appoint et de secours, à condition que le poêle à pellets diffuse suffisamment bien sa chaleur dans toutes les pièces.
L’abonnement de gaz pourrait même être abandonné en dotant le ballon d’eau chaude sanitaire d’une résistance électrique branchée seulement l’hiver (sur cette opération relativement marginale, le gain en énergie primaire serait nul et seul serait enregistrée une amélioration sur le ratio de CO2 réduit à 2 kgéq.CO2/m²/an).
Question finances, il faudrait 2 tonnes de granulés de bois par an, soit une dépense de l’ordre de 500 €, égale à celle de la consommation de gaz naturel (au-delà des presque 200 € annuels d’abonnement).
Conclusion
Moyennant quelques investissements judicieux, la sobriété énergétique résidentielle est possible.
Les schistes bitumineux, les gaz de schiste et autres gaz de houille, dont la consommation agit directement sur le réchauffement climatique, ne pourront jamais se substituer efficacement aux énergies renouvelables dont notre région est richement dotée : vent (en industriel et dans les lieux isolés), bois et solaire (en résidentiel).
Les ménages doivent anticiper et prendre petit à petit leur avenir en main sur le plan énergétique.
Un logement individuel pourrait très bien devenir indépendant énergétiquement dans les 10 années à venir : ce mythe, à portée de la main, est toutefois une coquetterie en zone agglomérée.
11:05 Publié dans Actualités, Associations, Auto/Moto, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Histoire, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport, Tauromachie, Traditions, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : économie d'énergie, particulier, logement, résidentiel, gaz à effet de serre, dynamique de progrès, gaz naturel, électricité, photovoltaïque, chauffe-eau solaire
22/03/2013
Honneur à Jonathan Ligali, un champion de Foot clapiérois
De nombreux enfants et adolescents rêvent de devenir champions de foot.
Jonathan Ligali, jeune Clapiérois de 21 ans, leur montre l’exemple.
Né à Montpellier le 28 mai 1991, Jonathan est d’origine béninoise.
Toute sa famille habite Clapiers.
C’est un joueur athlétique avec ses 1,83 m et ses 82 kg.
Il a commencé à jouer à l’âge de 7 ans au Sporting Club de Jacou avant de signer au Montpellier Hérault Sport Club en juillet 2003, où il rejoint le centre de formation de Grammont.
Jonathan Ligali occupe la place de gardien de but.
Il a été sélectionné en équipe de France 16 fois au total :
- 1 fois en U16,
- 2 fois en U18,
- 4 fois en U19,
- 9 fois en U20 (moins de 20 ans), dont 7 fois en Coupe du Monde, en l’occurrence en Colombie pour l’édition 2011 (matchs joués contre le pays hôte, l’Equateur, le Mali, le Mexique, le Nigéria, le Portugal et la République de Corée / France battue 3 -1 pour la troisième place par le Mexique).
Dès la saison 2008-2009, Jonathan est le gardien de but de l’équipe montpelliéraine réserve, évoluant en CFA 2.
Cette même saison, il devient Champion de France en emportant avec les juniors du club la Coupe Gambardella (victoire 2 – 0 face à Nantes, avec notamment Younès Belhanda, Rémy Cabella, Abdelhamid El Kaoutari et Benjamin Stambouli).
Après avoir franchi avec succès toutes ces années d’apprentissage, Jonathan Ligali devient professionnel en 2011, avec un contrat de 3 ans au MHSC.
Mais il lui a fallu être patient avant que la Ligue 1 lui ouvre les bras.
C’est arrivé ce 1er décembre 2012 avec son premier match à Lyon, où il s’est permis une magnifique intervention, évitant à Montpellier d’encaisser un second but.
Et comme si un bonheur n’arrivait jamais seul, Jonathan a été aligné, 3 jours plus tard, par l’entraîneur de Montpellier, René Girard, à domicile, en Ligue de Champions, face au FC Shalke 04.
Un baptême du feu dense avant la trêve de Noël !
Comment Jonathan en est-il arrivé là ?
C’est la Coupe du Monde 1998 qui a été le déclencleur et l’a attiré vers le Foot.
Les Français en haut de l’Olympe : cette fabuleuse épopée humaine lui a donné envie de fouler une pelouse.
Au débat, le Football n’a été qu’un amusement et l’objectif de réussite n’est venu qu’après sa détection comme jeune talentueux, à fort potentiel, à l’âge de 12 ans, par le Club de Montpellier.
Jonathan, s’il en a eu le rêve assez précocement, ne pensait pas toutefois au départ devenir joueur professionnel.
Il s’est forgé un solide caractère grâce à ce sport d’équipe : le mental progresse avec les échecs, l’important étant pour lui de toujours trouver les ressources pour rebondir.
Bien entouré par sa famille, d’origine béninoise (un bel exemple de pays africain, francophone, démocratique et stable politiquement où le Football est très présent), il apprécie dans le sport les valeurs fortes de la vie que sont le respect, le travail, la discipline vis-à-vis de soi-même et des autres, la détermination et la solidarité.
S’il a choisi le poste de gardien de but, c’est par hasard d’abord et ensuite par goût.
Si le dernier défenseur court peu en match, c’est en revanche lui qui subit, jour après jour, l’entraînement le plus intense, le plus dur.
Par rapport aux joueurs de champ qui ont droit à de petites erreurs, le gardien de but assume une lourde responsabilité : il doit rester complètement concentré et être très fort mentalement.
Comme tous les sportifs de ce niveau, il a ressenti la présence, la sollicitation, la pression des médias dès son irruption en Ligue 1 et en Ligue des Champions.
Jonathan sait garder la tête sur les épaules et anticipe déjà sa reconversion – dès l’approche de 30 ans en général – en préparant ses brevets d’éducateurs, ce qui lui permettrait de rester dans le milieu du Foot.
Il est bien intégré dans un groupe qui a la réputation à Montpellier d’être très solidaire.
Les joueurs partageant les même objectifs, de longues heures ensemble sur les terrains, de longs moments communs en déplacements, ce qui resserrent les liens, joueurs vedettes et jeunes joueurs cohabitent sans clivage aucun.
Jonathan Ligali vit ainsi une expérience riche qui demande une grande rigueur de vie mais qui va aussi marquer son existence, en faisant de lui un bel exemple de réussite pour la jeunesse.


17:26 Publié dans Actualités, Associations, Auto/Moto, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Histoire, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport, Tauromachie, Traditions, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jonathan ligali, clapiers, clapiérois, jacou, football, mhsc, montpellier la paillade, gardien de but, sport, champion
13/03/2013
La viticulture régionale a-t-elle un avenir ?
Après avoir subi une crise de surproduction dans les années 70, mené à bien une révolution qualitative à partir des années 80, la viticulture languedocienne a radicalement changé de visage.
La restructuration du vignoble s'est faite au prix de nombreux arrachages définitifs et d'une hémorragie d'emplois.
Toutefois, l'excellence qualitative est maintenant la règle et des marchés à l'exportation ont été conquis.
La DRAAF Languedoc-Roussillon (Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture, et de la forêt) a réalisé le premier bilan des ventes à l'étranger des vins régionaux, une étude publiée en février 2013 par Agreste, le site de la statistique et de la prospective du Ministère de l’Agriculture, de l’agro-alimentaire et de la Forêt.
Les exportateurs français sont en effet obligés depuis le début de l'année 2012 de déclarer l'origine des vins AOP (Appellation d'origine protégée, « ex AOC ») et IGP (Indication géographique de provenance, correspondant aux Vins de Pays).
France Agrimer, prédécesseur de l’ONIVINS et autres offices par production, fournit aussi tous les ans des chiffres sur l’exportation viticole.
3,4 millions d'hectolitres de vins AOP et IGP du Languedoc-Roussillon ont ainsi été exportés en 2012, pour un montant de 724 millions d'euros.
La France vend à l’étranger au total 15 millions d’hectolitres de vins, pour une valeur de 5 milliards d’€ (essentiellement du Bordeaux et du Champagne), soit 10 fois plus que le montant de ses importations : c’est le premier solde positif du commerce extérieur agroalimentaire devant les produits laitiers (4,5 milliards contre 2,4).
Restructuration du vignoble
Dans les années 1970, la vigne en Languedoc-Roussillon occupait approximativement 500.000 hectares, produisait 30 millions d'hectolitres de vins (rendement de l'ordre de 60 hl/ha) pour un chiffre d'affaires de l'ordre de 2 milliards d'€ (soit environ 0,7 € le litre), 80 % du vin produit relevant de la consommation courante.
Aujourd’hui, il ne reste plus que 230.000 hectares.
En euros constants, les cotations de vins en vrac ont peu ou pas varié.
|
Type de vin |
Prix de vente en vrac en €/litre approximatif |
|
Vin de table (VDT) |
0,55 |
|
Vin de pays d’Oc (VDP monocépage) |
0,70 |
|
AOC Corbières ou Minervois |
0,80 |
|
AOP génériques |
0,90 |
|
AOP Domaines et Châteaux |
1,50 |
La rémunération moyenne, de l’ordre de 0,80 €/litre est donc supérieure de 15 % environ par rapport aux années 1970.
Avec la baisse de rendement observée, aux alentours de 50 hl/ha, le revenu brut d’exploitation à l’hectare n’a donc absolument pas évolué alors qu’il faut consacrer plus de soins à la culture et de moyens à la vinification : les marges sont donc loin d’être meilleures.
Le chiffre d’affaires de la viticulture régionale a globalement été divisé par deux, en 4 décennies.
Pas étonnant que le nombre d’exploitants agricoles spécialisés en viticulture se soit effondré : 91.000 en 1970, 28.000 en 2000 et 18.000 seulement en 2010.
Sur le plan des emplois, la viticulture languedocienne aura perdu en 40 ans autant d’emplois que les mines de charbon et la sidérurgie réunies en Lorraine.
Actuellement, 5 hectares de vigne génèrent grosso modo 1 emploi direct ou induit.
On peut aussi dire que 1 emploi agricole dans l’amont de la filière viticole en entraîne 1 autre dans l’aval de la filière (transformation, commercialisation, aprovisionnements en intrants, machinisme, œnologie, transport, verrerie, mise en bouteille, recherche, vente au caveau, oeno-tourisme, etc.).
Le recensement général agricole a comptabilisé, en 2010, 18.200 unités travail année (dites UTA, soit 68 % d’exploitants, 20 % de salariés permanents et 12 % de saisonniers) dans les exploitations d’orientation viticole, contre 28.200 en 2000.
10.000 équivalents temps plein directs ont donc été perdus en 10 ans et vraisemblablement plusieurs milliers supplémentaires dans les secteurs d’activités connexes.
La conquête des marchés à l’exportation
La production en Languedoc-Roussillon – 12 millions d’hectolitres en 2010 contre 20 millions en 2000 – représente tout de même encore 1/3 de la production nationale.
Elle se ventile à 20 % en AOP, 65 % en IGP et 20 % en VSIG (Vins sans indication géographique), ex Vins de Table (VDT), sous la dénomination maintenant Vin de France.
Notre région s’est manifestement spécialisée dans les vins de pays (IGP).
Ces derniers, tirés par l’exportation, sont souvent d’un meilleur rapport pour le vigneron régional : c’est pourquoi, une part importante d’IGP est issue de vignobles qui pourraient revendiquer l’AOP (37 % de la surface régionale mais seulement 21 % de la production, pour raison de rendements plus faibles certes mais aussi pour la raison opportuniste invoquée).
Le Languedoc-Roussillon demeure la première région productrice française (du premier pays producteur au Monde), avec 30 % des surfaces, 70 % de la production des IGP et 12 % de la production des AOP.
Son vignoble bénéficie d’une grande variété de terroirs, cultive une grande diversité de cépages et produit une multitude de vins capables d’occuper le bas comme le haut de gamme.
La crise de surproduction et/ou de mévente s’est maintenant éloignée (les cours du vin ont augmenté de 40 % entre 2000 et 2010).
Le Languedoc-Roussillon conquiert de nouveaux marchés à l’exportation au-delà de ses clients européens traditionnels (dans un ordre décroissant : Allemagne, Pays-Bas, Royaume-Uni, Belgique, Suisse).
Résultat : les ventes en Asie du Nord (dont la Chine, 1er client en valeur pour les AOP, et bien sûr le Japon), excèdent maintenant celles en Amérique du Nord (Etats-Unis et Canada).
La consommation des Français (30 millions d’hectolitres soit 55 litres/habitant/an) ne serait plus suffisante pour acheter les 45 millions d’hectolitres de vins produits en France.
Sur les 15 millions d’hectolitres exportés, le Languedoc-Roussillon en a vendu lui-même, en 2012, 3,4 millions rien qu’en IGP (2,8 millions), soit environ 1/3 de sa production et en AOP (0,6 million), soit environ 1/5 de sa production.
Quelle quantité de Vin de France produite en Languedoc-Roussillon est exportée ?
La France vend à l’étranger, bon an, mal an, entre 7 et 8 millions d’hectolitres de VSIG, pour une valeur de l’ordre de 1 milliard d’€ (dont une part non négligeable provient de vignes classées en AOP, ou même IGP).
Les chiffres à l’exportation de ces vins en Languedoc-Roussillon (qui en produit un peu plus d’1/3 en France) ne sont en fait pas connus : il doit bien s’en vendre toutefois à l’étranger quelques centaines de milliers d’hectolitres sur les 2 millions disponibles.
Pour ce qui est des IGP, essentiellement des vins de cépage (Chardonnay, Sauvignon, Viognier, Marsanne, Roussanne, en blanc, Merlot, Cabernet-Sauvignon, Syrah, Mourvèdre, Pinot noir, etc., en rouge), le Languedoc-Roussillon truste 72 % des exportations françaises (et aussi 72 % en valeur).
Concernant les AOP, elle représentent tout de même 20 % du total français (l’AOC Languedoc avec ses villages et châteaux sans oublier les Vins Doux Naturels), même si cela ne représente que 3 % en valeur.
Dans les vins IGP exportés, 20 % sont des vins blancs et à 80 % des Vins de Pays d’Oc (le reste en Vins de pays de zone et de département).
Les vins AOP exportés sont très majoritairement des vins rouges, exceptés notamment la Blanquette de Limoux (7 % en volume) et les Muscats (1 % en volume).
En IGP, les Etats-Unis et le Canada sont de bons clients avec des prix unitaires élevés, de l’ordre de 2 €/litre.
En AOP, la rémunération moyenne est de 3 €/litre, un prix intéressant même s’il est loin de la moyenne française de 7 €/litre.
Globalement, les exportations sont une réelle chance pour la viticulture languedocienne.
Ce sont les IGP (ex Vins de Pays) qui sont en pointe dans le domaine et les AOP (ex AOC) à la traîne (il faudrait qu’elles croissent de 50 % pour rattraper le niveau d’exportation des IGP !).
La Blanquette de Limoux est aussi performante que les IGP à l’export, au contraire des Vins Doux Naturels (VDN) qui ne percent absolument pas à l’étranger.
Le label Sud de France et la Région Languedoc-Roussillon sont des appuis forts à l’exportation.
Cette dernière est l’avenir de la filière viticole régionale, avec le circuit court (déjà 1 viticulteur sur 5) et le Bio (150 exploitations en 2000, 1.000 en 2010 et un millier envisageant une conversion à l’Agriculture Biologique d’ici 5 ans).
C’est sur les marchés émergents (hors Europe) que le Languedoc-Roussillon doit porter ses efforts car nous suivons avec retard la montée constatée dans les autres régions viticoles françaises de la clientèle des continents américain et asiatique.
Sur les 12 millions d’hectolitres produits dans notre région, 1,5 sont consommés localement, 7 dans le reste de la France et déjà 3,5 à l’étranger.
A l’avenir, au prix de gains de productivité et d’une adaptation continue des produits proposés, nos vignerons vont développer leurs parts de marchés dans les pays émergents.
Notre viticulture vivra ainsi demain essentiellement de l’exportation !
Crédit photographique : Michel Chastaing
14:55 Publié dans Actualités, Associations, Auto/Moto, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Histoire, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport, Tauromachie, Traditions, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : viticulture languedoc-roussillon, exportation, aoc, vins de pays, aop, igp, crise viticole, arrachage, languedoc, sud de france
06/03/2013
Comment financer son association ?
Le fait associatif mobilise en France près de 15 millions de bénévoles (30 % dans le domaine social, 20 % dans le sport et 20 % dans la culture).
Il profite à bien davantage encore de bénéficiaires.
La vie en France est meilleure grâce au bénévolat et à cette réflexion permanente de groupes organisés autour d’une cause, d’une manifestation, d’une ambition, d’un service, d’une générosité, etc.
Pour financer leurs activités, les associations loi 1901 peuvent compter sur :
- les cotisations de leurs membres,
- les subventions publiques,
- les dons de leurs membres ou de personnes extérieures.
Les cotisations
Souvent modiques, pour éviter une ségrégation sociale, elles donnent le droit de vote au sein de l’association.
Pour un dirigeant associatif, ce n’est jamais facile de proposer une augmentation de la contribution financière des adhérents, malgré l’intérêt contributif, souvent indéniable, à l’objet de l’association.
Les cotisations représentent souvent une part mineure du budget de fonctionnement sauf, au contraire, lorsqu’elles permettent d’accéder à un service : pratique d’un sport, d’un loisir, encadrement par des moniteurs, des professeurs, des éducateurs, intervention de professionnels, etc.
Le montant de la cotisation est quelquefois différentié : par exemple avec une somme plus élevée pour les membres d’honneur dont la hauteur de contribution est valorisée par un titre gratifiant.
Cette pratique est toutefois très marginale et l’avenir d’un meilleur financement des associations passe vraisemblablement par un barème de cotisations modulées en fonction des revenus.
Les personnes ayant les moyens, financièrement parlant, pourraient ainsi participer plus activement, sans obérer leur capacité financière, au développement de leur association.
Ce type d’opportunité s’intègre bien dans les volets sociaux des Agendas 21.
Certes, les associations répugnent à accéder aux justifications des revenus de leurs membres, pour des raisons évidentes de confidentialité, mais les comités communaux d’action sociale pourraient aisément, au vu du règlement intérieur de chaque association, arbitrer quant au niveau de cotisation à pratiquer.
Il s’agit toutefois d’une prise de conscience nouvelle et d’une petite révolution des mentalités vers plus d’équité.
Les subventions publiques
Les associations reçoivent, bon an mal an, environ 35 milliards d’euros d’aides (grosso modo 22,5 % de l’Etat, 25 % des communes, 22,5 % des départements, 10 % des régions, 20 % de l’Europe, des caisses d’allocations familiales et d’autres organismes sociaux).
Cette aide représente près de la moitié de leur budget (l’équivalent à titre indicatif d’une moyenne de 1.000 € d’impôt, par foyer fiscal et par an).
Bien entendu, ces aides publiques vont surtout :
- aux associations proches de leurs bailleurs financiers (1 milliards d’€ pour des associations venant en aide aux fonctionnaires de l’Etat, 400 millions pour l’action sociale des fonctionnaires territoriaux),
- aux grandes structures (clubs de sport de haut niveau, compagnies artistiques, etc.).
Ainsi, 7 % des associations françaises touchent 70 % des aides, tandis que 80 % n’en encaissent aucune.
Le secteur parapublic associatif se voit aussi déléguer un grand nombre de missions de service public (exemple de l’AFPA par exemple, des associations d’insertion, d’accueil de publics en souffrance, d’aide alimentaire, etc.) ce qui justifie un important transfert de moyens financiers.
Le secteur associatif est en effet très en pointe sur l’innovation sociale, avec la création de services à la personne en phase avec la demande sociétale.
Toutefois, si l’on intéresse aux petites associations locales (clubs de sport, de danse, d’activités culturelles, éducatives, récréatives, etc.), seules les communes sont en général pourvoyeuses de fonds.
Cette quête annuelle demande une rigueur – fourniture du budget prévisionnel, des comptes annuels, du plan de financement, du compte rendu d’activités, du pourcentage de bénéficiaires domiciliés dans la commune – lourde pour les bénévoles et pourtant nécessaire au bon contrôle de l’utilisation des fonds publics.
Les communes et les intercommunalités devant veiller à la maîtrise de leurs dépenses, les associations ne peuvent guère espérer une croissance des aides.
D’autant que la mise à disposition de locaux, d’installations, de matériels, voire même de personnel, est fréquente de la part des collectivités territoriales et représente la plupart du temps le plus gros effort financier.
Les dons manuels aux associations
C’est au niveau des dons que la progression du financement des associations est potentiellement la plus prometteuse.
La générosité privée a certes des limites mais les pouvoirs publics lui ont donné ces dernières années un sensible coup de pouce.
En effet, les dons aux associations ouvrent droit à une réduction d’impôt sur le revenu des personnes physiques de 66 % des sommes versées dans la limite de 20 % du revenu imposable (contre 50 % dans la limite de 5 % il y a quelques années).
L’aide de l’Etat est donc extrêmement importante en direction des associations : elle le serait encore plus si, à la place d’une réduction d’impôt, était alloué un crédit d’impôt, bénéficiant donc aussi aux ménages peu ou non imposables, avec le reversement par le Trésor Public d’une somme excédant le montant de l’impôt dû.
Le système actuel est en effet anti-redistributif et favorable aux catégories moyennes à supérieures.
D’autre part, beaucoup de personnes sont persuadées que l’avantage fiscal est réservé aux dons en direction des associations d’utilité publique.
Ce qualificatif est octroyé par un décret en Conseil d’Etat.
Il ouvre droit aux donations et legs (biens immobilier, rentes, etc.).
Il est réservé à de grosses associations, ayant un grand rayonnement, des finances solides, de nombreux adhérents et œuvrant dans un des domaines suivants : philanthropique, social, sanitaire, éducatif, scientifique, culturel ou concernant la qualité de la vie, l’environnement, la défense des sites, des monuments ou encore la solidarité internationale.
Or, le crédit d’impôt est aussi ouvert pour les dons aux associations d’intérêt général, vocable qui recouvre fort souvent le club de sport local, l’association de randonneurs, de danseurs, de théâtre, d’enseignement de la musique, de parents d’élèves, d’anciens combattants, etc.
En effet, ce type d’association respecte la plupart du temps les préalables suivants :
- un champ d’activités dans les domaines philanthropique, sportif, social, éducatif, scientifique, culturel, qualité de la vie, environnement, solidarité internationale, etc.,
- une gestion désintéressée (ses dirigeants n’en tirent pas de salaires dépassant les ¾ du SMIC, d’honoraires, d’avantages en nature, les remboursements de frais dûment justifiés se faisant « à l’euro, l’euro »),
- l’exercice d’activités non lucratives (pas de marge financière au-delà de ce qui est nécessaire à leur perpétuation),
- pas de fonctionnement dans le cadre d’un cercle restreint de personnes.
S’il n’est pas interdit à une association d’intérêt général d’exercer une activité concurrentielle, cette dernière doit respecter la règle dite des « 4 P » (contraintes décroissantes portant respectivement sur le produit, le public, le prix et la publicité).
Si cette règle n’est pas respectée, l’association est réputée exercer une activité commerciale et elle est assujettie, pour l’activité concernée, aux impôts commerciaux que sont la taxe sur les salaires, la taxe d’apprentissage, les impositions ayant succédé à la taxe professionnelle et enfin l’impôt sur les sociétés.
Pour être d’intérêt général dans un domaine donné, une association doit présenter une utilité sociale :
- le produit (service) proposé doit être peu pris en compte par le marché (par exemple rares sont les entreprises proposant une éducation au football ou au rugby),
- le public accueilli n’a pas facilement accès au service (exemple de danseurs en milieu rural loin de tout centre chorégraphique),
- le prix, pour un service voisin, est nettement inférieur à celui du secteur lucratif,
- la publicité éventuelle, légale au demeurant, ne cherche pas à capter la clientèle des entreprises commerciales.
En cas de doute, une association doit saisir les Services fiscaux qui ont 6 mois maximum pour qualifier de commercial le caractère de l’activité.
Vu ce que nous venons de voir, beaucoup de petites associations sont d’intérêt général et peuvent donc remettre un reçu fiscal en échange d’un don, libéralité ouvrant droit à crédit d’impôt.
Les dons assimilés aux associations
Si les dons manuels (sommes d’argent, valeurs mobilières, objets) sont bien connus des associations d’intérêt général, en revanche, l’assimilation des frais engagés par les bénévoles à des dons, ce qui ouvre aussi droit à l’avantage fiscal susmentionné, est peu connue, ou tout au moins, peu usitée.
Or, ce pourrait être un dédommagement extrêmement important pour le bénévolat.
En effet, Henri Nayrou, ancien Député socialiste de l’Ariège, a fait passer un amendement à l’Assemblée Nationale le 6 juillet 2000 pour octroyer aux bénévoles une réduction d’impôt.
Le principe est simple :
- les frais engagés par les bénévoles doivent entrer strictement dans le cadre de l’objet de l’association,
- le bénévole doit adresser à l’association une facture de ses frais annuels et l’accompagner d’une lettre où il renonce expressément à leur remboursement.
Il s’agit de frais de déplacement pour des réunions ou des manifestations suivant un barème kilométrique spécial établi par l’Administration fiscale, d’achats d’aliments pour des moments festifs, d’achats de petits matériels, de fournitures de bureau, de documentation, de frais de communication, d’habillement spécifique et dédié, etc.
Il est recommandé à l’association de retracer dans ses comptes ces dons : ils s’équilibrent dans le compte d’exploitation en charges et en produits.
Un abandon de créance par un bénévole (ses frais qui pourraient lui être remboursés) est donc équivalent à un don.
Il faut que les frais auxquels le bénévole renonce aient pu potentiellement être remboursés par l’association ce qui limite donc au chiffre d’affaires de cette dernière leur montant total.
Cela signifie donc que les cotisations, les dons manuels évoqués plus haut et les subventions publiques ont un effet de levier sur les sommes qui pourront faire l’objet d’un crédit d’impôt.
Notamment des montants de cotisations plus élevés ne seraient pas illégitimes puisque ce serait le gage que des associés ayant dépensé de l’argent au profit de l’association puissent se le faire rembourser par l’Etat au deux tiers.
Les plus désintéressés et les plus motivés à soutenir l’action de leur association pourraient ensuite gratifier l’association d’un don équivalent.
En outre, ce système d’aide de l’Etat pousse à ce que les frais soient engagés par les bénévoles issus de ménages imposables, ce qui n’est pas illogique puisque ce sont eux qui bénéficient normalement de davantage de revenus.
Globalement, il existe donc un champ de réflexion à la façon dont le bénéfice de l’amendement Nayrou pourrait servir le fait associatif, au service notamment du bien vivre, du sport et de la culture.
08:47 Publié dans Actualités, Associations, Auto/Moto, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Histoire, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport, Tauromachie, Traditions, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : association, don, bénévole, bénévolat, crédit d’impôt, frais engagés, loi 1901, gestion désintéressée, non lucrativité, intérêt général, utilité publique
28/02/2013
Clapiers se chauffe au bois
Une chaufferie-bois vient d’être mise en service sur la commune de Clapiers.
Alimentée en granulés, elle est destinée à chauffer le site du Calvaire de l’Ecole élémentaire Victor Hugo.
Ce bâtiment scolaire accueille environ 250 enfants et une dizaine d'adultes constituant l'équipe pédagogique.
Quel a été le cheminement intellectuel conduisant à la mise en place de cet équipement ?
Tout d’abord, la disponibilité énergétique est un enjeu national d’avenir, en termes de maintien de notre niveau d’activité, de productivité, de liberté de déplacement, de niveau de vie et de confort.
La dépendance énergétique française vis-à-vis de l’étranger et la flambée inexorable des prix du fait de la raréfaction des énergies fossiles conduisent tout droit à des tensions géopolitiques, à des risques de pénuries et à la précarité énergétique (par définition, pour un ménage, plus de 15 % du revenu consacré à l’énergie).
La lutte contre le réchauffement climatique relève en outre de la responsabilité et de la mobilisation de tout un chacun.
Les élus, comme leaders d’opinion, et les collectivités territoriales, comme promoteurs d’exemples, ont un rôle de précurseurs à jouer.
En matière de transition énergétique, l’équation à résoudre est la suivante :
-
plus de sobriété = baisse des consommations et des gaspillages (choix du transport en commun, isolation du bâti, meilleure gestion des bâtiments, etc.),
-
plus d’efficacité = amélioration du rendement des machines thermiques (moteurs « à explosion », machines frigorifiques, chaudières, etc.),
-
production d’énergies renouvelables.
Quand on est humaniste, il est difficile en effet d’imaginer nos contemporains épuisant des ressources indispensables aux générations futures.
Nous avons donc plusieurs impératifs :
-
gagner notre indépendance vis-à-vis du charbon, du pétrole, du gaz naturel, forts émetteurs de gaz à effet de serre (décarbonisation nécessaire de l’économie) et générateurs de déficit commercial,
-
nous désengager progressivement du nucléaire, compte tenu des risques liés aux émissions accidentelles de radioactivité et de gestion sur le très long terme des déchets radioactifs,
-
réserver l’électricité à ses usages spécifiques (éclairage, ventilation, fonctionnement des moteurs, communication, informatique et audiovisuel) en évitant de la transformer en chaleur (énergie dégradée facile à produire ou à capter localement),
-
produire de façon décentralisée des énergies renouvelables pour stimuler l’innovation, les emplois non délocalisables et exploiter nos propres avantages concurrentiels (biomasse agricole en zone de grandes cultures, hydrolien en Bretagne, vent et soleil sur la côte méditerranéenne, etc.),
-
réduire la facture énergétique pour plus de compétitivité.
-
Source d'énergie
Prix du kWh en centimes d'euros
Electricité
12,5
Propane
12
Fioul
9,5
Gaz naturel
6,5
Granulé bois en vrac
5
Bois bûche
3
Plaquettes forestières
3
Broyat de bois propre usager
1
Source : Association des communes forestières de l’Hérault
Concernant le chauffage des logements comme des équipements tertiaires (commerces, bureaux, établissements scolaires, …), le bois offre une opportunité moderne et séduisante.
Car, pour une collectivité territoriale souhaitant respecter les engagements du Grenelle de l’environnement, le choix du bois-énergie apporte la solution la plus complète et la plus cohérente.
En effet, le bois est un combustible renouvelable.
Il provient d’arbres d’un certain âge (nettoyage après coupe de bois d’industrie ou éclaircie de résineux essentiellement) qui cèdent la place à de jeunes pousses vigoureuses captant davantage de gaz carbonique (principal gaz à effet de serre) que leurs prédécesseurs.
Le gaz carbonique libéré par combustion est ainsi rapidement capté par la végétation (« cycle court du carbone ») et non stocké définitivement dans l’atmosphère comme avec les énergies fossiles.
En outre, le prix d’approvisionnement du bois-énergie est faible, peu spéculatif et stable.
Enfin, sa production stimule l’emploi et les métiers locaux (ingénierie et production pour les chaudières, bûcheronnage, débardage, transformation, livraison).
Les massifs forestiers du Somail et de l’Espinouse dans l’Hérault, des Cévennes dans le Gard, les pins sylvestres de Lozère et même les pins d’Alep du Nord de Montpellier, exploités dans le cadre de sylvicultures respectueuses de l’environnement sont particulièrement bien adaptés, en Languedoc-Roussillon, à fournir les chaufferies-bois tertiaires et résidentielles.
Il y a lieu de privilégier la ressource issue de forêts faisant l'objet d'une gestion durable ce qui est le cas des forêts domaniales et communales gérées par l'Office National des Forêts, pour la plupart déjà labellisées PEFC (la création du Programme Européen des Forêts Certifiées date de juillet 1998).
Une étude commanditée par le Conseil Régional Languedoc-Roussillon a démontré que le bois local facilement mobilisable, sans nouveaux travaux d'infrastructures routières, sans concurrencer les filières d'approvisionnement des industries papetières, suffiraient à chauffer tous les logements du Languedoc-Roussillon, une fois ces derniers mis aux normes de la réglementation thermique 2012.
Une étude commanditée par l'ADEME (rapport national intitulé « Evaluation des emplois dans la filière biocombustible » finalisé en avril 2007) précise que si la filière des bio combustibles représentait 60.000 emplois en 2006 (dont 40 % informels), il peut être projeté pour 2015, 85.000 emplois (dont 34 % informels).
Bien entendu, le bois-énergie n'est vertueux que si la ressource mobilisée est à proximité et n'entraîne pas des déforestations dans des pays pauvres ou des transports inconsidérés.
A Clapiers, le site du Calvaire de l'Ecole Victor Hugo (1.200 m² de surface et 3.000 m3 de volume) était chauffé jusqu'à présent grâce à des convecteurs électriques.
Un choix politique a permis de s'inscrire dans la modernité en choisissant délibérément comme combustible le bois.
Dans un premier temps, les études préalables mettaient en avant à Clapiers l'utilisation des plaquettes forestières (3,8 kWh/kg d'apport énergétique à 25 % d'humidité / densité de 0,25).
Le rapport de l'ADEME chiffrait à 150.000 tonnes leur utilisation en 2006 et prédisait une explosion de leur usage à 6.000.000 tonnes en 2015 (soit 1.300.000 tep ou tonnes équivalent pétrole).
Le recours au bois-bûche (3,5 kWh/kg d'apport énergétique avec des bûches sèches / densité de 0,75) était à écarter localement d'office car l'approvisionnement des chaudières ne peut pas être automatisé, ce qui est rédhibitoire en collectivité.
C'est en fait un approvisionnement local de granulés de bois qui a été choisi (5,0 kWh/kg d'apport énergétique à 8 % d'humidité / densité de 0,7 en vrac, sachant qu'un granulé seul coule dans l'eau puisque sa densité vaut approximativement 1,2).
Le granulé (ou pellet) est fabriqué à partir de résidus de scierie (sciure et copeaux) et même de petits bois ronds issus d'essences résineuses.
Sa fabrication (compression sans additif) nécessite entre 1,3 et 2,7 % de l'énergie qu'il contient (« énergie grise »).
L'étude de l'ADEME évoquée plus haut chiffrait à 150.000 tonnes sa production en France en 2006 (pour une consommation nationale de 200.000 tonnes soit un ratio d'autosuffisance de l'ordre de 75 %) et prédisait le triplement de cette dernière d'ici 2015 à 450.000 tonnes (soit 240.000 tep), avec un équilibre entre l'offre et la demande, c'est-à-dire corrélativement l'arrêt des importations.
Globalement, la filière bio combustible représentait 60.000 emplois (dont 40 % d'emplois informels) et devrait atteindre 85.000 emplois en 2015 (dont plus que 34 % informels).
Pourquoi cet arbitrage à Clapiers au profit du granulé bois et au détriment de la plaquette forestière ?
Parce que la deuxième solution génère un volume de stockage plus volumineux et donc la construction d'ouvrages de génie civil plus importants, avec une emprise au sol plus forte.
L'investissement est aussi globalement plus lourd avec la plaquette forestière.
En outre, les chaudières les brûlant sont plus sophistiquées et plutôt réservées à de forts besoins de chauffe : elles doivent tourner à puissance nominale (souplesse de charge faible) ce qui oblige à doubler avec une chaudière au gaz naturel (ou au fioul en milieu rural) pour fournir l'énergie en début comme en fin de période de chauffe, en substitution, ou encore au moment de la pointe de froid hivernale, en complément.
Les chaudières à granulés existent en petite puissance (exemple des équipements de particuliers qui s'approvisionnent souvent en sacs de 15 kg) ce qui permet de s'équiper de 2 chaudières au lieu d'une pour avoir, en cas de panne, un secours dans l'attente de la réparation.
Le point fort de la plaquette forestière est cependant l'emploi puisque 6,4 ETP (équivalents temps plein) sont générés pour une énergie de 1 ktep (contre seulement 1 ETP pour le granulé bois).
Si le granulé bois est plus coûteux à l'achat (0,05 €/kWh au lieu de 0,03 €/kWh pour la plaquette forestière), la mise aux normes thermiques préalable du bâtiment chauffé abaisse tellement la consommation (de – 60 % à – 90 % suivant les cas) que les enjeux financiers s'en trouvent fortement relativisés, au regard du renchérissement de l'amortissement de l'investissement.
Parce que c'est un combustible plus dense (700 kg la tonne contre 250 pour la plaquette forestière), moins humide (8 % d'eau contre 25 %), donc plus énergétique (moins d'énergie à consacrer à l'évaporation de la vapeur d'eau) – 5,0 kWh au kg contre 3,8 – le granulé bois est d'utilisation avantageuse.
En fait, on dit souvent que le granulé bois est un « concentré d'énergie » puisqu'il apporte, pour une même masse, 30 % de plus d'énergie que la plaquette forestière (même si bien sûr le fioul domestique en apporterait 2,3 fois plus, à masse égale, mais à quel prix social, économique et écologique ?).
A Clapiers, l'approvisionnement des deux chaudières d'une puissance nominale unitaire de 50 kW se fait par aspiration (soufflerie), système plus silencieux qu'un transport du combustible par vis sans fin.
Le granulé est stocké dans un bâtiment à part de celui abritant les chaudières afin d'éviter toute propagation de flamme.
Le silo, en textile synthétique, est suspendu à un cadre, sans contact avec le sol, pour isoler au maximum de l'humidité.
Les deux édifices sont bardés de bois, en l'occurrence du Douglas (Red Cedar).
L'eau chaude alimente un réseau de chauffage central dont le site du Calvaire de l'école élémentaire Victor Hugo a dû être préalablement doté.
Comme le taux de cendres des granulés est très faible (strictement inférieur à 0,5 %), une seule visite mensuelle est nécessaire pour vider le cendrier, à l'occasion de laquelle est contrôlée la bonne marche de l'installation, au demeurant totalement automatisée.
La production d’énergie renouvelable doit être précédée par une réduction des consommations : c’est ce qui a guidé la rénovation au standard Bâtiment Basse Consommation du site du Calvaire de l'Ecole élémentaire Victor Hugo.
110.000 kWh peuvent ainsi être économisés tous les ans.
De ce fait, 40.000 kWh, soit 8 tonnes de granulés bois, devraient suffire annuellement.
Le coût de l’approvisionnement énergétique devrait être réduit de 13.000 € (dont 3.000 € liés au passage de l’électricité aux granulés de bois).
Globalement, la lutte contre le gaspillage énergétique constitue, pour les collectivités territoriales, un investissement productif qui :
-
maintient ou crée de l'emploi local,
-
les protège du risque spéculatif lié aux fluctuations – en général à la hausse – des énergies fossiles et même de l'électricité,
-
préserve leur capacité d'autofinancement et donc leur aptitude à investir dans d'autres domaines,
-
réduit ou modère leurs dépenses de fonctionnement.
D’autre part, vis-à-vis de la réduction des émissions de gaz à effet de serre, il est préférable d’éviter de chauffer à l’électricité et de choisir le bois.
Pour s’en convaincre, il suffit de prendre connaissance du « contenu CO2 du kWh consommé par usage d’après les indications simplifiées de l’ADEME et d’EDF » datant de 2003 et s’établissant à 180 g CO2 équivalent/kWh pour le chauffage électrique - alors qu’il n’est que de 90 tous usages de l’électricité confondus - et de seulement 13 pour le combustible bois.
En outre, le prix de l’électricité, longtemps constant, augmente maintenant sur un rythme annuel de 2 à 3 % alors que le prix du bois – sauf accident climatique – est remarquablement stable.
Le bois énergie permet aussi de tendre vers les 23 % d’énergies renouvelables à produire.
Or, les collectivités territoriales, à part pour les piscines et certains vestiaires (douches), ont peu de besoins en terme d’eau chaude, d’où l’intérêt limité du chauffe-eau solaire.
Quant au photovoltaïque, il faut non seulement avoir des toits bien orientés et cumulant une grande surface mais aussi être capable de mobiliser beaucoup de capitaux (autofinancement ou emprunt).
Il en est de même pour l’éolien, sans compter bien entendu l’épineux problème de l’implantation.
Tandis que le bois, énergie renouvelable largement sous-exploitée, est facilement mobilisable, offre un bilan carbone extrêmement favorable et constitue un gisement d’économies financières très attrayant.
Chaufferie-bois du site du Calvaire
de l'école élémentaire Victor Hugo
(commune de Clapiers / Hérault)
Descriptif technique
Maître d'ouvrage : Commune de Clapiers
Type de bâtiment chauffé : Ecole élémentaire
Surface chauffée : 1.200 m²
Puissance des chaudières : 2 x 50 kW
Chaudières d'appoint ou de secours : Néant
Approvisionnement
Type de combustible : granulés de bois
Besoin annuel en bois : 8 tonnes
Pouvoir calorifique inférieur du combustible bois : 5.000 kWh/tonne
Volume du silo de stockage : 10 m3
Données économiques
Coût d'investissement global :
120.000 € TTC pour la chaufferie (étude de sol, architecte, contrôle technique, génie civil, chaudières, régulation, silo, raccordements)
Pour mémoire : 120.000 € TTC pour la création du chauffage central
Montant des aides financières pour la chaufferie :
78.000 € (10 % ADEME, 10 % Région Languedoc-Roussillon, 30 % Etat, 50 % Département de l'Hérault)
Récupération de TVA pour la chaufferie : 18.000 €
Economies de fonctionnement annuelles estimées (combustible bois en substitution à l'électricité, après réduction de 80 % de la consommation énergétique à imputer sur la rénovation Bâtiment Basse Consommation de l'école, préalable à l'installation de la chaudière générant une économie supplémentaire de 13.000 € par an) : 3.000 €
Temps de retour de l'investissement : 8 ans
Données environnementales
Tonnes équivalent pétrole d'énergie économisées (1.000 kWh = 0,086 tep) grâce à la rénovation BBC du bâtiment : 9,5 tep
Quantité d'émission de dioxyde de carbone (CO2) évitée par an grâce à la rénovation BBC du bâtiment : 20 tonnes équivalents CO2
Dont quantité d'émission de dioxyde de carbone (CO2) évitée par an grâce à la substitution du combustible bois à l’électricité : 6,5 tonnes équivalents CO2
Vue au loin du site du Calvaire de l'Ecole Victor Hugo
Tableau de visualisation de la production photovoltaïque
Gros-oeuvre de la chaufferie bois devant un des blocs de l'école élémentaire
Gros-oeuvre (dalle et murs) du silo à granulés
Pose de l'ossature bois sur la chaufferie
Silo revêtu de son bardage en Red Cedar
Bâtiments hors d'eau et hors d'air
Les deux chaudières à granulés bois de 50 kW chacune de puissance
Raccordements et régulation en cours de pose
Les deux chaudières sont raccordées au réseau
Foyer d'une des deux chaudières
Silo dans l'attente de la livraison de 9 tonnes de granulés
Amenée du granulé par soufflage

Dernière visite de chantier : entreprise et Mairie de Clapiers
Crédit photographique : Michel Chastaing
15:31 Publié dans Actualités, Associations, Auto/Moto, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Histoire, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport, Tauromachie, Traditions, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : clapiers, économies d’énergie, bois-énergie, granulés bois, énergie renouvelable, grenelle de l’environnement, commune de clapiers
22/02/2013
Faut-il recruter davantage d’enseignants ?
Faut-il recruter davantage d’enseignants ?
La réponse est clairement non s’il s’agit de maintenir des professeurs dans des filières à faible débouché professionnel ou sur des territoires où le nombre d’élèves est trop faible.
De même, les établissements accueillant un public sans problèmes particuliers ne mérite pas forcément un encadrement aussi important que dans les quartiers difficiles.
Force est de constater qu’un gaspillage significatif de fonds publics est intervenu sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy avec une approche purement comptable de l’affectation du personnel (réduction proportionnelle et égale partout en France).
Surtout, les recteurs, seulement responsabilisés sur un objectif d’économie, ont traité l’allocation de ressources de façon démagogique, notamment en milieu rural, afin d’éviter d’avoir des maires et des grands élus sur le dos.
Les yeux rivés sur la réduction, coûte que coûte, des effectifs, l’objectif de réallocation vertueuse des moyens a été oubliée.
Or, la montée en puissance des baccalauréats professionnels, l’émergence de nouveaux métiers, les difficultés en lecture et en compréhension de texte d’un nombre alarmant d’enfants, méritaient une prise en compte.
En supprimant 80.000 postes d’enseignants en 5 ans, c’est la création de nouvelles formations nécessaires à la compétitivité de nos entreprises qui a été oublié, le suivi des enfants en situation d’handicap ou en difficultés majeures abandonné (RASED) et le vivier de maîtres remplaçants supprimé.
Cela signifie, concernant ce dernier point, qu’au hasard de la vie, que dans les classes où les professeurs étaient absents durablement, les élèves se trouvaient sacrifiés dans leurs apprentissages.
En outre, les trous dans l’emploi du temps désorganisaient et dépréciaient le reste de la formation, en démobilisant les élèves.
Considérer l’enseignement comme une dépense est forcément péjoratif : il s’agit d’un investissement, certes immatériel, mais hautement productif.
C’est d’ailleurs, de très très loin, l’investissement principal de l’Etat.
Celui qu’il doit à la société pour préparer la richesse de demain.
Quel est le nouveau dispositif mis maintenant en place par le Ministre de l’Education Nationale, Vincent Peillon ?
Il créé 6.770 postes d’enseignants dans le public, pour la rentrée 2013/2014 :
- 3.006 dans le premier degré,
- 3.764 dans le second degré.
Cette mesure d’un coût en année pleine de l’ordre de 200 millions d’euros est largement couverte par les économies escomptées à l’occasion du retrait de nos troupes en Afghanistan (522 millions d’euros de dépenses en 2011, hors aide civile).
Cette rupture dans l’évolution du nombre d’enseignants (une hausse au lieu de baisses systématiques depuis 2008) est surtout accompagnée d’une rupture dans l’affectation.
Vincent Peillon a demandé aux recteurs de répartir les postes sans saupoudrage et « sans donner plus à ceux qui ont déjà beaucoup ».
Ces créations doivent notamment permettre de faire face à l’afflux de 30.328 enfants supplémentaires dans les écoles maternelles et primaires publiques (besoin de 1.000 postes environ).
Mais si François Hollande a promis dans son programme présidentiel la création de 60.000 postes d’enseignants sur le quinquennat, il faut que cette action volontariste soit vertueuse et efficace.
Premièrement, le rééquilibrage entre académies débute :
- la Martinique (- 1.000 élèves en maternelle-primaire et - 771 élèves en collèges-lycées), Nancy-Metz (- 986 et - 366) et la Guadeloupe (- 665 et - 504) perdent des maîtres, les effectifs ayant une tendance lourde à la baisse,
- Versailles (+ 439 enseignants en maternelle-primaire et + 400 enseignants en collèges-lycées), Créteil (+ 405 et + 430) et Toulouse (+ 109 et + 369) constituent le tiercé de tête, en terme d’augmentation des moyens humains,
- Montpellier (+ 117 et + 235) connaît des ouvertures de postes supérieures (de l’ordre de 20 %) à la moyenne nationale.
Un mal de l’Administration d’Etat est bien cette lourdeur à redéployer les moyens sur le territoire, le conservatisme étant le penchant naturel de beaucoup de Français et de certains de leurs représentants.
Seules les académies d’Aix-Marseille, Grenoble et Lyon nécessitent plus de créations en premier degré qu’en second, signe de leur dynamisme de leur nombre de naissances.
Pour les autres académies, les besoins d’enseignants supplémentaires, du fait de la croissance des effectifs, sont tendanciellement de plus en plus faibles, ce qui permettra donc un approfondissement qualitatif sur les 4 dernières années du quinquennat.
Quels sont les objectifs qualitatifs du Gouvernement ?
Tout d’abord, recréer des viviers de remplaçants pour éviter à certains jeunes des années de formation chaotiques, surtout quand ce sont les enseignants de matières principales qui sont longuement absents.
Ensuite, scolariser les enfants de 3 ans dans les zones difficiles.
On sait depuis longtemps que la réussite scolaire est d’autant plus élevée que l’entrée en maternelle est précoce.
Si les familles les moins intégrées ont de la réticence à confier leurs enfants à l’institution, ce sont pourtant bien eux qui auraient besoin d’une sociabilisation précoce.
Or, l’école offre souvent peu de capacité d’accueil dans les quartiers populaires (d’où la prudence de laisser du temps aux municipalités pour construire les salles de classe nécessaires).
Vincent Peillon a fixé comme objectif initial l’accueil de 15.000 jeunes enfants à la rentrée 2013/2014 et d’ici 2017 de 30 % d’une tranche d’âge.
15 académies ont été ciblées comme prioritaires.
En outre, il est prévu d’affecter 7.000 enseignants, en sus des effectifs classiques, dans les écoles accueillant des enfants de milieux défavorisés afin d’endiguer la difficulté scolaire des première années et réduire plus tard l’échec scolaire, très coûteux pour une économie du savoir et de la connaissance comme la nôtre.
La dotation en enseignants surnuméraires sera conditionnée à la production d’un projet pédagogique, toujours dans un souci de performance.
Une évaluation du dispositif sera nécessaire pour éviter que l’argent dépensé ne produise pas tous les effets escomptés.
Enfin, le Ministre de l’Education Nationale donne priorité à l’enseignement professionnel.
Si globalement, dans les collèges et les lycées, environ 2.500 postes nouveaux iront à l’accueil de 29.825 élèves supplémentaires, les 1.300 restants renforceront l’enseignement professionnel.
Les formations de ce dernier seront progressivement adaptées à la demande du marché de l’emploi et à la demande des élèves.
La Cour des Comptes a en effet pointé du doigt, dans un rapport paru le 12 décembre 2012, l’inégalité d’offre de formation aux élèves en fonction du lieu ou des spécialités.
Plus globalement, c’est le souci d’une orientation optimale et équitable qui reçoit un début de réponse.
Avoir un système éducatif doté des moyens financiers et humains idoines, performant, juste socialement, est la condition majeure pour que notre pays tienne son rang de nation avancée (le 5ème au Monde).

11:00 Publié dans Actualités, Associations, Auto/Moto, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Histoire, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport, Tauromachie, Traditions, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : éducation nationale, création postes enseignants, réussite scolaire, échec scolaire, primaire, collège, lycée
17/02/2013
La Députée Fanny Dombre-Coste en compte rendu de mandat à Castries
Fanny Dombre-Coste élue Députée de la 3ème Circonscription de l’Hérault, en juin dernier, avait promis de se plier à des bilans de mandat réguliers.
Ce sont les électeurs des cantons de Castries, de Castelnau-Le Crès, de Montpellier 2 (Clapiers, Montferrier, Montpellier Boutonnet-Hôpitaux-Facultés) et du Nord du Canton de Lunel (Boisseron, Saussines, Saint-Christol, Saint-Sériès, Saturargues, Vérargues et Villetelle) qui l’ont désigné pour siéger au Palais Bourbon, siège de l’Assemblée Nationale.
C’est samedi dernier, 9 février, 2013 à l’Espace Gare de Castries que Fanny Dombre-Coste avait donné rendez-vous à ses concitoyens, après 7 mois d’exercice de son mandat.
150 environ ont répondu à son appel pour l’entendre sur son action et la questionner.
La Députée a été présente dans 80 manifestations locales (commémorations, événements festifs, rencontres avec la population).
Elle a témoigné de l’ambivalence d’un député, à la fois aux côtés, à l’écoute de ses concitoyens sur le terrain et présent 3 jours sur 7 à Paris pour légiférer.
Elle est de permanence une semaine par mois où elle ne quitte pas son siège, ce qui lui permet le reste du temps de participer aux commissions de préparation des lois ou aux auditions d’experts en alternance avec une présence physique dans l’Hémicycle.
Les députés s’y relayent, sachant que les séances sont extrêmement longues.
Les ministres y sont présents en permanence lorsqu’un texte les concernant est discuté.
Fanny Dombre-Coste a été ainsi subjuguée par Christiane Taubira, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, une Grande Dame engagée à autoriser le mariage pour tous, qui a répondu 6 jours non stop aux questions des parlementaires en revenant invariablement aux valeurs fondamentales de notre République, notamment à celle de l’égalité, avec des citations de haute volée.
Fanny Dombre-Coste est agréablement surprise par la combativité des nouveaux députés, forts nombreux, et de l’atmosphère générale qui n’est pas à donner un blanc seing au Gouvernement mais à amener une plus-value.
Elle s’est engagée dans la Commission de défense de la viticulture qui, avec le Ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, plaide pour le maintien au niveau européen des droits de plantations et a évité au niveau national la taxation supplémentaire du vin au même titre que la bière.
Elle représente l’Assemblée Nationale à l’Observatoire national de consommation des terres agricoles qui constate une artificialisation au rythme inquiétant de l’équivalent d’un département français tous les 10 ans.
Fanny Dombre-Coste s’est aussi fortement impliquée sur la loi qui permet dorénavant de protéger les « lanceurs d’alerte » (à l’exemple des scientifiques qui ont précocement mis en garde contre l’amiante ou des médicaments par la suite interdits de commercialisation, au regard de leurs risques d’utilisation).
Elle a soutenu plusieurs amendements et déposé plusieurs propositions de loi.
Seul député artisan, Fanny Dombre-Coste s’attache aussi à ce que le Gouvernement intensifie sa politique en faveur des PME et des TPE.
Lors de son compte rendu de mandat, elle a affirmé l’espoir qu’elle met dans les emplois d’avenir et les emplois de génération pour lutter contre le chômage des jeunes.
Après avoir décrit l’état de la France en fin de règne de Nicolas Sarkozy (saturation de l’espace médiatique, profusion de lois sans début d’application, destruction des services publics, tendance à désigner des boucs émissaires ce qui dressait les Français les uns contre les autres), Fanny Dombre-Coste a aussi présenté plus longuement deux des plus importants chantiers politiques actuels.
Si déjà 40 des 60 propositions de François Hollande ont trouvé une concrétisation, c’est le rétablissement des grands équilibres économiques d’une part et la refondation de l’école d’autre part qui lui apparaissent comme essentiel.
Sur le front de la crise économique, François Hollande a choisi le sérieux budgétaire pour éloigner la pression, voire la tutelle des marchés financiers.
Ce redressement est en bonne voie puisque le déficit de l’Etat a pour la première fois depuis 1945 baissé en décembre, que la confiance dans l’Euro est revenue, que les taux d’intérêt sont au plus bas et que le déficit du commerce extérieur est mieux maîtrisé.
Concernant la refondation de l’école, c’est le bien de l’enfant qui doit être recherché.
Le Président de la FCPE, fédération des parents d’élèves largement majoritaire en France, fait d’ailleurs actuellement le tour de France pour convaincre les élus locaux du bien fondé de la réforme des rythmes scolaires.
Fanny Dombre-Coste a appelé les maires au civisme, même si le contexte financier actuel est morose avec une baisse non démentie des dotations de l’Etat aux Collectivités territoriales.
Guy Cabanas, Secrétaire de la Section du Parti Socialiste de Castries, cheville ouvrière de cette matinée fort instructive, avait donné en préambule la parole à :
- Gilbert Pastor, Maire de Castries et Vice-Président à la Communauté d’Agglomération de Montpellier, chargée du développement économique,
- Claudine Vassas-Mejri qui a succédé à Jean-Marcel Castet au Conseil Général de l’Hérault, en tant que représentante du Canton de Castries,
- Jean-Luc Bergeon, Maire de Saint-Christol, qui assure avec brio et un grand investissement la suppléance de la Députée.
Joël Abati, Questeur au Conseil Régional, assistait aussi au débat.
Hussein Bourgi, Assistant parlementaire de Fanny Dombre-Coste, mais aussi nouveau Premier Secrétaire fédéral du Parti Socialiste de l’Hérault en a profité pour faire un point sur la mobilisation des socialistes derrière l’action gouvernementale.
Fanny Dombre-Coste qui renouait avec une tradition instituée par Christine Lazerges, Députée de ce qui était à l’époque la 1ère Circonscription de l’Hérault, a conclu son bilan de mandat en répondant aux questions de la salle : déperdition d’un quart du plan de compétitivité des entreprises de 20 milliards d’euros en direction des banques et de la grande distribution, inquiétudes des maires quant au futur Acte III de la décentralisation, dernier accord paritaire Patronat/Syndicats, « front » du chômage, etc.
La Députée a réaffirmé ce besoin de remontée d’informations et d’analyses de terrain, en prenant date pour son prochain compte rendu de mandat.
La salle de l'Espace Gare à Castries se remplit
Guy Cabanas, Secrétaire de la Section de Castries, en Monsieur Loyal
Les élus à la Tribune
Une assistance très fournie
Jean-Luc Bergeon, Suppléant de Fanny Dombre-Coste
Fanny Dombre-Coste, Députée de l'Hérault (3ième circonscription)
Hussein Bourgi, Premier Secrétaire fédéral du Parti Socialiste de l'Hérault
Crédit photographique : Michel Chastaing
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12/02/2013
Pourquoi la télérelève de l'eau potable ?
Le Syndicat Mixte de Garrigues-Campagne (SMGC) dessert en eau potable 24 communes du Nord-Est de Montpellier (Clapiers, Assas, Baillargues, Beaulieu, Boisseron, Buzignargues, Campagne, Castelnau le Lez, Castries, Galargues, Garrigues, Guzargues, Saint-Vincent de Barbeyrargues, Montaud, Restinclières, Saint-Bauzille de Montmel, Saint-Drézéry, Sainte-Croix de Quintillargues, Saint-Geniès des Mourgues, Saint-Hilaire de Beauvoir, Saint-Jean de Cornies, Saint-Vincent de Barbeyrargues, Saussines, Teyran).
Le nouveau contrat avec la société fermière, datant du 1er janvier 2010, a prévu le déploiement d’un réseau fixe de télérelève des consommations.
La société Véolia a ainsi renouvelé en 3 ans l’essentiel des compteurs (6.498 en 2010, 7.502 en 2011 et 7.107 en 2012, avec des taux de remplacement respectivement de 31,4 %, 67,7 % et 97,9 %).
Ces compteurs, équipés d’une tête émettrice (module radio), ont une durée de vie de 12 ans, celle de la pile assurant l’alimentation électrique les équipant.
Ils adressent la consommation journalière directement sur un concentrateur de données, implanté pour le Sud du territoire du SMGC en haut du réservoir surélevé de la Gardie à Castelnau le Lez, s’ils sont à vue du sommet de ce dernier.
Si un obstacle empêche la transmission du signal (de longueur d’onde proche de celle d’un téléphone portable), les informations sont captées par des répéteurs perchés sur les mâts d’éclairage jusqu’à atteindre une fenêtre d’émission vers le concentrateur.
L’émission se fait 2 fois par jour, même si seule la valeur de la consommation journalière est mémorisée.
Contrairement au téléphone cellulaire qui émet en permanence, le compteur à tête émettrice ne s’active que quelques secondes par jour.
A Clapiers, tous les nouveaux compteurs ont été déployés et le service en ligne de consultation des consommations est disponible sur le site Internet de Véolia.
A part la modernité du dispositif, qu’est-ce qui pousse au relevé à distance des consommations d’électricité (compteurs « Linky »), de gaz naturel (projet « Gaspard ») et maintenant de l’eau potable ?
Concernant ERDF (Electricité Réseau Distribution France), 300.000 compteurs « intelligents et communicants » (sur 35 millions en France) sont en cours d’installation dans les départements du Rhône et d'Indre et Loire, à titre expérimental.
Les informations transitent par le réseau électrique grâce à la technique du courant porteur en ligne (CPL) puis vers le réseau de téléphonie mobile à partir des transformateurs.
Ce type de compteur permet :
-
une différentiation fine de la tarification dans la journée,
-
d’éviter un déplacement pour l’administration ou la mise à jour d’un compteur,
-
l’envoi d’un compte rendu d’intervention lorsqu’un agent est passé chez l’usager, via un terminal qu'il connecte sur la ligne électrique.
Bien entendu, quel que soit le service public industriel et commercial, ces nouveaux compteurs évitent les tournées de relève, ce qui est destructeur d’emplois saisonniers mais économise des trajets en voiture émetteurs de gaz à effet de serre et crée de l’emploi dans l’industrie pour la fabrication des compteurs.
Ces derniers offrent en fait de nombreux avantages.
Pour le gestionnaire des réseaux d’eau potable, ils permettent un arrêt des consommations semestrielles la « veille » de la facturation alors que la relève manuelle s’échelonnait sur 2 mois environ : la trésorerie de l’entreprise en tire bénéfice.
Tous les compteurs, sans exception, sont relevés alors que certains, peu accessibles, pouvaient échapper précédemment à la vigilance d’un opérateur manuel.
Un compteur arrêté est dorénavant rapidement repéré (il peut s’agir bien entendu d’un logement momentanément inoccupé mais sur des compteurs non plombés, il n’était pas rare d’observer des fraudes avec des inversions permettant de faire tourner le compteur à l’envers durant un certain temps !!!).
En outre, des compteurs neufs ne « mécomptent » pas comme les anciens (souvent 10 à 15 % de sous-estimation de la consommation du fait du vieillissement de l’appareil).
Cela pousse globalement les ménages à modérer les volumes soutirés, ce qui a un effet bénéfique sur les ressources naturelles en eau (nappes souterraines, lacs, rivières, etc.).
La connaissance des consommations instantanées permet aussi de modéliser les tronçons de réseaux fuyards, moyennant le positionnement astucieux de compteurs divisionnaires eux-mêmes télérelevés.
Or, de plus en plus de sociétés fermières signent des contrats où elles s’engagent à réduire progressivement, mais significativement, les déperditions en ligne qui génèrent pour les collectivités territoriales, propriétaires des installations, des surcroîts d’investissement au niveau des réservoirs, des canalisations et surtout des pompages, voire des usines de traitement de l’eau.
Globalement, les nouveaux compteurs entraînent des gains de productivité qui sont reportés, au moins en partie, tôt ou tard, sur la facture de l’usager.
Pour ce dernier, c’est la fin des consommations dites estimées qui ne permettaient pas de piloter sa consommation en empêchant de connaître les volumes réels.
C’est, de même, la fin de dérangements (prise de rendez-vous avec l'opérateur ou communication au fermier d'un relevé personnel) lorsque le compteur était à l’intérieur du logement, ce qui est quelquefois le cas dans les habitations des centres anciens.
C’est aussi la fin de l’inégalité de comptage entre l'usager équipé d’un vieux compteur ou bien celui doté d’un tout neuf.
C’est encore l’absence d’erreur humaine dans les relevés.
C’est en outre l’opportunité d’être alerté d’une fuite au-delà du compteur, limite au-delà de laquelle un usager en est entièrement responsable avec des sommes quelquefois affolantes à régler (voir les modalités pratiques en fin de la présente note).
Véolia offre la possibilité de programmer sur Internet des seuils de consommation journaliers et/ou mensuels au-delà desquels un SMS ou un mèl d'alerte est envoyé gratuitement au ménage concerné.
Les surconsommations accidentelles vont donc être minorées à l’avenir.
Pour être complet sur ce point important de la prévention des fuites d'eau après compteur, il faut préciser qu'un décret récent de septembre 2012, signé par Delphine Batho, Ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, offre de nouvelles garanties à l'usager.
En effet, la société fermière devra informer l'abonné, à compter du 1er juillet 2013, au plus tard à l'occasion de la facture semestrielle, d'une consommation excessive.
Si la fuite provient d'une canalisation et qu'elle est dûment constatée avant la fin du mois suivant la notification de la surconsommation par un plombier, le paiement est plafonné sur la base du double de la consommation habituellement constatée (part eau potable et part assainissement).
Relever son compteur tous les mois permet de minimiser encore plus sûrement les risques.
Enfin, avec la télérelève, l'usager pourra accéder aux historiques de ses consommations journalières ou mensuelles ce qui deviendra de plus en plus instructif au fur et à mesure de l'écoulement du temps, dans le cadre de stratégies personnelles d'économie de l'eau.
Globalement, la télérelève amène donc des gains de productivité en matière de distribution d’eau potable, offre de nouveaux services aux usagers et génère des gains environnementaux.
Modalités pratiques de programmation d’alertes aux fuites sur sa consommation personnelle pour les usagers du Syndicat Mixte de Garrigues-Campagne (service offert par Véolia)
Se connecter à l'adresse : https://www.service-client.veoliaeau.fr/home.html
-
Création de son « Espace client »
Rubrique « Créer son espace client »
-
saisie de son adresse de messagerie (c'est l'« Identifiant »)
-
choix d'un mot de passe (à saisir 2 fois pour vérification)
-
référence contrat (Attention : on l'obtient en haut à gauche de sa facture / saisir les chiffres sans les points / ne pas tenir compte du nombre décalé à droite)
-
nom patronymique du client (Attention : pas de prénom)
Valider après avoir saisi le code de sécurité proposé.
Votre code postal vous est éventuellement demandé.
Saisissez à nouveau vos choix quant à l'autorisation de vos informations personnelles à des fins commerciales d'une part, et à la réception de la Lettre d'information trimestrielle de Véolia, d'autre part (des boutons affichent Oui ou Non en cliquant dessus).
Validez après avoir ressaisi votre code personnel et saisi le nouveau code de sécurité proposé.
Votre Espace client est activé après acceptation de votre part (valant activation de votre Compte chez Véolia) dans le message électronique que vous recevrez.
-
Création d'alertes personnalisées
Connectez-vous à nouveau sur le site en saisissant votre identifiant (adresse de messagerie) et votre mot de passe personnel..
Cliquez en haut de page sur la rubrique « Vos contrats ».
Vérifiez sous le numéro de votre contrat la présence de la mention « Votre compteur est télérelevé ».
Descendez à l'option « Service télérelevé » et cliquez « Choisir ».
Le service de télérelève est alors activé.
Cliquez en haut de page sur la rubrique « Votre consommation ».
Juste au dessus du tableau des consommations, cliquez sur l'onglet « Historique de consommation » (seulement pour voir la structure de vos consommations journalières sur les 90 derniers jours).
Juste au dessus du tableau des consommations, cliquez sur l'onglet « Alertes » puis sur « Service + » au dessous.
Vous pouvez activer des alertes, journalière et/ou mensuelle, en fixant des plafonds de consommation à ne pas dépasser (moyennes et maxima de consommation sont récapitulés à titre indicatif).
Validez vos alertes.
Vous serez prévenu en cas de dépassement des seuils fixés, par message électronique.
Si vous souhaitez aussi recevoir un SMS d'alerte, cliquez sur « Etre prévenu » devant « Service + ».
Cochez Non ou Oui, et dans ce cas précisez votre numéro de téléphone portable, si vous ne l'avez pas déjà fait lors de la création de votre « Espace client ».
Nouveau compteur avec tête émettrice
Répéteur fixé sur un mât d'éclairage
Concentrateur des consommations relevées
Crédit photographique : Michel Chastaing
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08/02/2013
Le Lez et Natura 2000
Le Lez est considéré sur son cours supérieur par l’Europe comme un « Site d’Importance Communautaire ».
Notre fleuve côtier abrite en effet un petit poisson unique au Monde : le Chabot du Lez.
L’emblématique Chabot du Lez est donc une espèce endémique à sauvegarder au titre de la conservation de la biodiversité.
Ce poisson d’eau douce, dont les ancêtres sont des poissons marins, se nourrit jusqu’au seuil de La Valette, sur la commune de Clapiers, mais ne se reproduit que près de la Source du Lez.
Le programme de protection Natura 2000 couvrira 144 hectares de milieux humides et de ripisylves sur 5 communes : Les Matelles, Prades le Lez, Saint-Clément de Rivière, Montferrier sur Lez et Clapiers.
Le réseau Natura 2000 concerne des sites naturels à grande valeur patrimoniale du fait d’une flore et d’une faune exceptionnelle.
Cette politique de préservation décidée au niveau européen en 1992, suite au Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992, n’a été déclinée en France qu’à partir de 2001.
Après un diagnostic des enjeux écologiques du milieu (livré par le Cabinet Barbanson en juin 2011), une analyse socio-économique a listé les activités, les usages et les projets.
Depuis septembre 2012, des groupes de travail se sont attelés d’une part à la définition des objectifs de conservation et d’autre part à celle des mesures à prendre.
Le but est d’aboutir en avril 2013 à la définition d’un programme d’actions (fiches mesures et cahier des charges) ainsi que celle d’une Charte Natura 2000.
Ce travail se mène sous le contrôle de la Commission Locale de l’Eau (élus locaux, administrations, associations), véritable parlement de l’eau pour les problématiques relatives aux bassins versants de la Mosson, du Lez et des étangs palavasiens.
Enjeux écologiques
Les espèces et leurs habitats sont indissociables.
Sur le Lez, l’habitat le plus stratégique est constitué par l’aulnaie-frênaie à Frêne oxyphylle.
Sont aussi intéressants les cascades et seuils, les biefs (zones calmes entre deux seuils), les forêts de chênes verts, les tapis de characées (algues vertes bonnes bio-indicatrices d’un milieu aquatique à eaux claires et oligotrophe donc préservé de l’eutrophisation, c’est-à-dire des excès de nitrate et de phosphore) et enfin les herbiers aquatiques.
Concernant les espèces (toutes protégées sur le plan européen), au-delà du Chabot du Lez déjà cité, le Lez abrite :
- le Toxostome (poisson brouteur d’une vingtaine de centimètres vivant en banc),
- la Cordulie splendide (rare et magnifique libellule de dix centimètres d’envergure),
- la Cordulie à corps fin (libellule vert métallique avec des marques jaunâtres sur la tête),
- l’Agrion de Mercure (libellule aussi attachée aux sources et ruisseaux non pollués),
- le Gomphe de Graslin (libellule héliophile à aire de répartition rare),
- le Blageon (poisson de la famille des cyprinidés comme le Toxostome).
La Cistude d’Europe a déjà vraisemblablement disparu puisque les piégeages scientifiques de 2011 n’ont rien donné.
Objectifs de conservation
Les objectifs sont soit de portée générale :
- assurer une qualité de l’eau favorable à la faune et à la flore / prévenir sa potentielle dégradation (rejets d’eaux usées, apports des affluents hydrographiques et apports de polluants diffus sont à surveiller),
- assurer une quantité d’eau favorable aux espèces à fort enjeux (la Source du Lez étant exploitée pour l’alimentation de la Ville de Montpellier et d’autres communes alentours, la résurgence est rarement active d’où l’obligation d’injection en permanence d’un débit réservé de 160 litres par seconde en tête de cours d’eau),
- encourager et aider à l’évolution vers des pratiques agricoles (problème du lessivage des pesticides) et d’entretien de la ripisylve respectueuses des espèces et des habitats,
- gérer la fréquentation afin de protéger les secteurs sensibles présentant des enjeux écologiques forts (piétinement des promeneurs, impact des vététistes, etc.),
- sensibiliser et informer les acteurs locaux, les usagers, sur la flore, la faune et les habitats naturels d’intérêt communautaire,
- assurer une coordination des interventions sur le site,
- favoriser une gestion sectorisée du Lez en fonction des tronçons écologiquement homogènes en concertation avec les acteurs locaux (les enjeux maximum sont à l’aval immédiat de la résurgence du Lez),
- assurer une fonctionnalité et une intégrité physique du Lez favorable à la faune et à la flore (dégradation de berge déjà constatée suite à de l’urbanisation, résorption des embâcles dangereux déjà effectuée, etc.,
soit de portée spécifique :
- préserver les populations du Chabot du lez et leurs habitats,
- améliorer l’état de conservation de la ripisylve et des zones humides,
- préserver et favoriser le maintien des habitats aquatiques d’intérêt communautaire,
- améliorer l’état de conservation des populations d’odonates (libellules) et de leurs habitats,
- approfondir les connaissances sur la biodiversité du Lez aérien et du Lez souterrain,
- lutter contre les espèces envahissantes avec des pratiques respectueuses de l’environnement.
Programme d’actions
Les actions à entreprendre en sont pour l’instant à la phase de réflexion.
Elles seront approuvées ultérieurement par arrêté préfectoral dans le cadre d’un DOCOB (« document d’objectifs »).
Pour le moment, elles sont regroupées par grandes thématiques : animation, gestion des espèces et des habitats, gestion des ouvrages de petite hydraulique, suivis et améliorations des connaissances, communication et sensibilisation.
Voici les principales mesures pressenties.
Volet « Animation » :
- concertation avec les sociétés de pêche sur les pratiques d’alevinage et de lâchers de réempoissonnement,
- établir des partenariats avec les acteurs de l’eau,
- planifier les interventions et les modalités de réalisation des entretiens de la ripisylve dans un plan de gestion,
- identifier les propriétaires des seuils pour éventuellement contractualiser leur gestion,
- définir de bonnes pratiques pour les activités de loisirs,
- établir un plan de surveillance des rejets directs et indirects en coordination avec la Police de l’eau (rejets agricoles et autres),
- s’assurer du respect des prélèvements et du débit réservé à la source.
Volet « Gestion des espèces et des habitats » :
- rétablir une gestion des seuils pour un retour à un fonctionnement naturel,
- rétablir la continuité écologique du cours d’eau.
Volet « Gestion des ouvrages de petite hydraulique » :
- réduire l’emploi des produits phytosanitaires et des engrais,
- contractualiser avec les propriétaires riverains pour créer des bandes enherbées,
- proposer un passage en agriculture biologique,
- restaurer les connexions avec d’anciennes zones humides (zones d’extension de crues, laisses, fossés, etc.),
- mise en défens de certains sites à enjeux écologiques forts (information sur place, fermeture de certains accès, dévoiement de cheminement, balisage des tracés, etc.),
- prévoir ailleurs des aménagements pour limiter l’impact néfaste de la surfréquentation,
- effacement ou aménagement du seuil de la source (une vasque a en effet été créée il y a très longtemps),
- augmenter la largeur de la ripisylve,
- gérer les fossés,
- lutter contre les espèces invasives en supprimant la Tortue de Floride, en coupant régulièrement l’Ailanthe (Faux-vernis du Japon, espèce particulièrement difficile à contenir), en éradiquant la Jussie sur le Lirou et en limitant la prolifération des algues sur la partie aval du cours du Lez.
Volet « Suivis et améliorations des connaissances » :
- mettre en place un suivi démographique des populations du Chabot du Lez,
- réaliser une étude sur les seuils et leur rôle écologique,
- identifier et cartographier les espèces invasives.
Volet « Communication et sensibilisation » :
- sensibiliser les usagers sur les enjeux écologiques (journées d’information, panneaux, etc.),
- réalisation d’un guide de bonnes pratiques.
Les actions visent ainsi à préserver la faune et la flore spécifiques du Lez, dépendantes de la qualité de l’eau et du non envahissement de ses habitats.
Le maintien, voire l’extension, de la ripisylve sont essentiels.
De même, les seuils des anciens moulins jouent un rôle fondamental en faisant alterner des zones de chutes, de rapides, au rôle oxygénant et des zones d’eau calme.
D’une manière générale, les actions envisagées seront coordonnées dans le cadre de plans de gestion.
Concernant le financement des mesures contraignantes pour les agriculteurs, il existe déjà de larges possibilités dans le cadre des mesures agri-environnementales de la Politique Agricole Commune (notamment pour la conversion en Agriculture Biologique).
Cette dernière applique depuis une décennie l’écoconditionnalité, c’est-à-dire qu’elle lie le versement des aides financières au respect de règles environnementales.
Pour les autres propriétaires fonciers, le même type de contractualisation sera à mettre en place, avec des indemnisations en provenance d’autres sources, de provenance locale, nationale ou européenne.
Conclusion
Globalement, le programme Natura 2000 sur le Lez devrait être bien accepté.
Nous sommes en effet loin des levées de bouclier observées dans de nombreuses régions, le fait bien souvent de chasseurs ou d’agriculteurs.
Il est vrai que le site du Lez n’est pas précurseur et sa préservation est envisagée à une époque où les enjeux de développement durable sont mieux compris.
Le Lez, dans sa partie aval non urbaine, est un écrin de verdure exceptionnel par sa beauté et sa richesse.
Natura 2000 contribuera à le sauvegarder pour nos enfants.
Un des nombreux anciens moulins du Lez
Qui dit moulin, dit seuil
Le Lez vu au travers de sa ripisylve
Début d'embâcle
Arbre centenaire remarquable en lisière de ripisylve
Une palombière ! Si, si !!!
Le Lez au loin dans sa vallée
Un méandre qui se déplace au fil du temps
Un bief, miroir de la végétation
Une cascade, profitant d'une fissure dans un seuil ancestral
"Bain à grosses bulles" en aval d'une cascade
La prise d'eau de l'ancien moulin du Martinet
Crédit photographique : Michel Chastaing
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02/02/2013
L'eau potable doit-elle revenir en régie ?
Le débat sur le mode de gestion du Service public d'eau potable est d'actualité autour de Montpellier.
En effet, la Communauté d'Agglomération de Montpellier a pris depuis le 1er janvier 2010 la compétence "Eau potable" et a veillé à ce que l'ensemble des contrats actuels qu'elle maîtrise arrivent à terme en 2014, date à laquelle il sera donc envisageable soit de conclure de nouveaux affermages, soit de passer le service en régie directe.
Ce sera possible dans 10 communes (Grabels, Juvignac, Lattes, Montferrier, Montpellier, Pérols, Prades le Lez, Saint-Brès, Sussargues, Villeneuve lès Maguelone) représentant approximativement les 3/4 des habitants de l'Agglo et une dépense pour l'eau potable annuelle de l'ordre de 40 millions d'euros.
En revanche, plusieurs communes (21 sur 31) relèvent encore de syndicats des eaux, devenus depuis des syndicats mixtes, où les élus délégués - anciennement deux par commune désignés par leur conseil municipal - représentent maintenant la Communauté d'Agglomération dans le cadre de ce qui est appelé une représentation-substitution.
Il faut savoir que ces syndicats mixtes ont signé des contrats d'affermage dont les termes sont postérieurs à 2015.
Syndicat Mixte du Salaison : 4 communes dont 3 dans l'Agglo, soit Jacou, Le Crès et Vendargues
Syndicat Mixte du Bas-Languedoc : 17 communes, dont 9 dans l'Agglo, soit Cournonterral, Cournonsec, Fabrègues, Lavérune, Murviel lès Montpellier, Pignan, Saussan, Saint-Georges d'Orques et Saint-Jean de Védas
Syndicat Mixte de Garrigues-Campagne (SMGC) : 24 communes, dont 9 dans l'Agglo, soit Baillargues, Beaulieu, Castelnau le Lez, Castries, Clapiers, Montaud, Restinclières, Saint-Drézéry et Saint-Geniès des Mourgues
Les deux délégués pour Clapiers, Thierry Noël, Conseiller municipal délégué et Michel Chastaing, Maire-adjoint, ont voté au SMGC, en 2010, pour le passage en régie lors du débat préalable puis du vote en assemblée générale qui a conduit cependant à un nouvel affermage avec la société Véolia.
Le Syndicat Mixte de Garrigues-Campagne a exploité l'eau en régie jusque dans les années 80.
Le contexte
L’eau potable est un bien rare sur Terre qui demande de la protection, des investissements et des soins pour être conduite au robinet.
En France, l’eau est "res nullius", propriété de personne et donc à la libre disposition de tous.
Elle est donc gratuite du moment que l’on s’en procure soi-même.
Toutefois, pour éviter que certains s’accaparent toute l’eau et n’en laissent goutte à personne d’autres, l’Etat est seul maître pour autoriser un prélèvement de l’eau dans le milieu naturel, la loi transformant de fait l’eau en "res communis omnium".
Cette eau pompée, traitée, mise sous pression, a un coût dont l’usager va s’acquitter en totalité.
En France, 25 % à peine de l’eau consommée par les usagers correspond à des besoins indispensables (soit 20 m3 par an et par habitant pour la boisson, la cuisine, la toilette, les WC et les différents lavages).
Plus de 25 % de l’eau potable est par ailleurs perdue dans les fuites des réseaux, ce qui représente, avec une valorisation à 1,60 €/m3, à une perte économique de 2,5 milliards d'euros par an.
Les forages, canalisations, réservoirs et autres installations techniques appartiennent à la Collectivité (communes ou groupements de communes), c’est-à-dire à tous leurs habitants.
Ce patrimoine est considérable : d'une valeur de l'ordre de 2.000 € par habitant (répartition à 55 % pour les réseaux, 5 % pour les branchements, 20 % pour les réservoirs et 20 % pour les unités de production d'eau potable).
En revanche, un réseau confié à un concessionnaire (donc exploité ni en régie, ni en affermage) est privatisé : ce cas de figure est rare en France.
L’exploitation en régie fait appel aux moyens techniques et humains de la collectivité tandis que l’exploitation en affermage nécessite la négociation d’un contrat avec une société privée (avec pour cette dernière des engagements et des obligations de résultats d’une part et la prise de risque économique d’autre part).
Régie ou affermage ?
Souveraineté
L’eau est un bien tellement précieux et vital que la Collectivité devraiit en maîtriser totalement la production et la distribution.
La responsabilité directe des élus permet un meilleur contrôle démocratique des citoyens par le vote.
En régie, l’élu ne peut pas invoquer la faute d’un tiers, en l’occurrence le fermier.
Il n'est pas sain non plus qu'un habitant réagisse en consommateur d'eau alors qu'il a des obligations de sobriété et qu'il ne peut être prioritaire devant un autre usager, l'accès égal à l'eau étant une valeur républicaine.
Prix de l’eau
Une société fermière est une société de capitaux qui doit rémunérer ses actionnaires.
Le repli sur l’Europe de ces entreprises, constaté ces dernières années, prouve bien la rentabilité forte des marchés signés sur ce continent, notamment en France.
Ces contrats sont négociés par une multitude de collectivités face à quelques majors, en situation de quasi monopole.
Malgré l’ouverture des marchés européens, l’offre est en France presque exclusivement nationale.
La concurrence, faible, ne pousse pas à la réduction des marges et du taux de rémunération des actionnaires.
Ces derniers sont classiquement dans une approche de court terme sans commun rapport avec la pérennité du service public.
L’exploitation d’un réseau d’eau potable dans le cadre d’un affermage génère en outre un coût en terme d’impôts sur les sociétés : impôt sur le bénéfice, taxe sur les salaires, taxe professionnelle et taxe d’apprentissage.
En contribuant indirectement de la sorte au budget de l’Etat, l’usager voit le prix de l’eau se surenchérir.
L’exploitation en régie permet ainsi, lorsque la taille de la collectivité est suffisamment grande (c'est une condition nécessaire), des économies substantielles.
Ces dernières doivent être utilisées :
- à un renouvellement plus rapide du réseau, notamment pour lutter contre les fuites (approximativement 1.000 € d'investissements par habitant sont nécessaires pour rénover la distribution d'eau potable),
- à pratiquer un tarif social : forfait nul et gratuité des 20 premiers m3 serait l'idéal
Enfin, une société privée est intéressée par une augmentation du chiffre d’affaires, résultat d’une augmentation des consommations, ce qui n’est pas le cas des collectivités qui doivent dans ce cas redimensionner le réseau et surtout trouver de nouvelles ressources, au demeurant de plus en plus rares.
Si pour une société privée, l’eau est un bien de consommation, pour une collectivité, il doit être un bien de première nécessité, un bien de service public.
L’exploitation en régie est aussi plus compatible avec une tarification écologique, fixant des tranches de consommation avec des coûts unitaires de plus en plus élevés, pénalisant ceux qui gaspillent ou ne s'engagent pas des mesures d'économies (équipement des robinets avec des mousseurs, réduction de l'arrosage des espaces verts, substitution des douches aux bains, etc.).
Enfin, la Régie assure une cohérence maximale avec un seul décideur pour les investissements et le fonctionnement.
Transition entre affermage et régie directe
Il est important d'assurer au personnel de la société fermière une bonne intégration dans la collectivité territoriale d'accueil responsable de la régie.
Ce personnel travaillant dans le privé n'en pas moins la culture du service public.
Lors d'une transition entre affermage et régie, il faut veiller à reprendre tous les agents de la société fermière (une obligation fixée par la loi) :
- en leur assurant une rémunération équivalente et une évolution de carrière aussi intéressante que dans le privé, ce qui n'est pas forcément évident vu les cadres salariaux et indemnitaires fixés par les Statuts de la Fonction publique territoriale,
- en mettant en place un management participatif et motivant.
La réflexion au sein des collectivités
La Commune de Jacou a par exemple tenue à recueillir l'avis de sa population, en organisant des animations citoyennes sur le sujet.
La Communauté d'Agglomération de Montpellier a elle-même initié une consultation des usagers, des professionnels de l'eau et des associations de défense de l'environnement qui débouchera au premier semestre 2013 sur le bilan des souhaits concernant la ressource, le service, la qualité, le prix, la tarification, ...
Un panel composé de 20 usagers a été tiré au sort : après 4 débats en ateliers thématiques, ce groupe proposera des recommandations.
Une décision sera prise en Conseil d'Agglomération au vu des résultats des consultations et des résultats des études : l'affermage et la régie pourront alors été choisie démocratiquement, en bloc ou sur des secteurs géographiques.

Source : Communauté d'Agglomération de Montpellier

Château d'eau de la Gardie desservant Castelnau le Lez et Clapiers
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23/01/2013
Quels rythmes scolaires pour nos enfants ?
Quels sont les rythmes scolaires favorables à l’apprentissage des enfants de l’école primaire ?
Le diagnostic est posé depuis longtemps et le consensus existe sur la question.
Cela n’a pas empêché Xavier Darcos, sur l’injonction de Nicolas Sarkozy, de supprimer en juin 2008, dans la précipitation et sans concertation, l’école le samedi matin.
Or, les enseignants, les spécialistes de chronobiologie et les parents s’accordent sur le fait que :
- les interruptions dans la semaine sont néfastes,
- les journées sont trop longues,
- un étalement sur davantage de jours de travail est bénéfique.
Quel est l’état des lieux chez nos voisins européens ?
|
Pays |
Nombre de jours de classe par an |
Durée de la semaine en jours |
Durée des vacances d’été en semaines |
|
Pays-Bas |
110 |
5 |
7 |
|
France |
144 |
4 |
8 à 9 |
|
Espagne |
175 |
5 |
11 |
|
Allemagne |
188 |
5 |
6 |
|
Royaume-Uni |
190 |
5 |
6 |
|
Italie |
200 |
5 |
12 à 13 |
On constate donc que :
- la semaine de 5 jours est systématisée,
- les vacances d’été sont longues dans les pays latins par tradition et à cause de la difficulté du travail par temps trop chaud,
- les pays plus septentrionaux bénéficient de « petites vacances » plus longues,
- avec une semaine à 4 jours et demi, le nombre de jours travaillés s’élèvera à 180 en France.
Concernant l'organisation de la semaine, le week-end permet de plus en plus aux familles de se réunir et donc peu d’iconoclastes proposent des semaines d’école de 6 ou 7 jours !
Fini donc le temps du travail le samedi matin, voire le samedi toute la journée.
Quant au dimanche, même s’il est passé chez les Français du rang du premier jour de la semaine (selon la tradition chrétienne) au rang du dernier jour de la semaine, celui où l’on se repose, il demeure plus que jamais « sacré ».
La proposition du Ministre de l’Education Nationale, Vincent Peillon, d’une semaine de 4 jours et demi, avec un mercredi matin travaillé (3 heures) et des lundis, mardis, jeudis et vendredis, à horaire réduit à 5 h 15 au lieu de 6 heures, adapte positivement à la fois l’enseignement maternel (3 à 5 ans) et l’enseignement élémentaire (6 à 10 ans).
En effet, les lundis et samedis étaient réputés pour le mauvais rendement des apprentissages, en revanche optimaux les autres jours de la semaine, avec un bémol pour les jeudis qui peuvent pâtir d’un mercredi trop riche en animations périscolaires et des vendredis plus favorables aux grands enfants, certains petits commençant à fatiguer à la fin de la semaine.
Bien sûr, certains auraient misé volontiers sur une journée scolaire encore plus courte qui aurait libéré quasiment tout l’après-midi pour des activités périscolaires.
Toutefois, c’est justement l’organisation et le coût de ces dernières qui pouvaient faire achopper la réforme.
Car le surcoût est estimé à 600 millions d’euros, soit approximativement 100 € par enfant et par an (6,5 millions d’enfants scolarisés au Primaire), à la charge des collectivités territoriales, essentiellement des communes.
Le Président de la République, François Hollande, a donc souhaité que le passage à la semaine de 4 jours et demi se fasse librement, à la rentrée 2013 ou 2014.
Cependant, une enveloppe financière de 250 millions d’euros viendra encourager les collectivités les plus avisées et les plus promptes, s’engageant dès la rentrée scolaire 2013/2014, avec une subvention exceptionnelle de 50 € par enfant, somme majorée de 40 € dans les zones difficiles.
En outre, le Gouvernement a pris la décision d’abaisser les normes d’encadrement des jeunes ce qui permettra de minorer un minimum la dépense (un encadrant pour 14 enfants au lieu de 10 en Maternelle et un encadrant pour 18 enfants au lieu de 14 en élémentaire).
A Clapiers, la Majorité municipale désire s’engager dès septembre 2013 dans le nouveau système, pour l’Elémentaire mais aussi pour la Maternelle.
Les nouveaux horaires ne seront arrêtés qu'après concertation des parents d'élèves et du corps enseignant, comme avant chaque modification de ce type (les horaires avancés au conditionnel dans une précédente version de cette note ne pouvaient donc être qu'indicatifs).
Rien n’empêche aussi les communes de mettre à contribution les parents, même si ce n’est pas forcément populaire et dépendant, en terme d’acceptabilité financière, de la sociologie des ménages.
Globalement, le coût supplémentaire attendu vient de l’extension dans le temps des activités périscolaires et d’une journée supplémentaire de transport scolaire.
Concernant la restauration scolaire le mercredi midi et l’animation qui va avec, il est pour le moins douteux que les Communes s’y risquent, même si cela peut représenter un souhait pour certains parents, compte tenu de la charge financière pour la collectivité : entre 5 € et 10 € par repas !
Suite à la réforme, les communes les plus en retard en matière de périscolaire vont devoir recruter et former des agents qualifiés ; les autres auront moins de mal, d’autant qu’elles économiseront sur le service périscolaire, en général financièrement déficitaire, du mercredi matin.
Il n’en reste pas moins que les communes auront aussi intérêt à s’appuyer sur les initiatives privées associatives : club de sport, organisation culturelle, mouvement d’éducation populaire.
C’est l’occasion de remettre à plat des services anciens, nécessitant une adaptation aux nouvelles demandes sociales.
Il paraît tout à fait crucial de développer localement la concertation et la coopération avec toute la communauté éducative et l’ensemble des acteurs locaux : enseignants, parents, personnel communal, associations, …
C’est la relance des projets éducatifs locaux avec un champ élargi et, si possible, dans une dynamique innovante.
Sinon le risque est de tomber dans la reproduction de l’existant avec une approche technocratique peu soucieuse de qualité.
La semaine de quatre jours et demi est-elle la panacée ?
Certes, cette mesure sera bénéfique à l’enfant.
Cependant, concernant la gestion des temps, le monde de l’entreprise doit aussi se remettre en question, ne serait-ce que parce que cela participe de l’amélioration de la productivité.
Différer ou avancer le début de l’embauche peut permettre de libérer le travailleur-parent, l’aider à concilier vies professionnelle et familiale, lui éviter aussi de perdre du temps dans les bouchons, notamment avec des déplacements pendulaires entre midi et deux écologiquement néfastes.
La Communauté d’Agglomération de Montpellier s’est lancée dans une réflexion globale sur la gestion des temps, elle qui maîtrise le transport public, les grands équipements sportifs et culturels.
D’autre part, en libérant les enfants en milieu d’après-midi, l’école perd une partie du créneau horaire 15 h – 16 h 30 où l’efficience intellectuelle est forte (cf. les conclusions des travaux du Professeur Hubert Montagnier).
Il est vrai que cette plage horaire souffrait, dans le cadre de la semaine de quatre jours, de la fatigue de fin de journée et du dépassement des 4,5 heures d’attention possible pour un enfant chaque jour.
Restera donc à valoriser fortement, au sein de l’école, la plage horaire « reine » de 9 h 30 à 11 h 30 où peuvent se pratiquer, avec efficacité, activités scolaires, apprentissages et évaluations (les plages horaires de 8 h 30 à 9 h 30 et de 13 h 30 à 14 h 30 étant réputées, elles, à faible vigilance et donc à mauvaise performance).
En outre, pour apprécier le potentiel d’apprentissage, il ne faut pas confondre la journée de l’enfant et la journée de l’élève.
En France, en moyenne 60 % des jeunes écoliers fréquentent le restaurant scolaire (plus des 2/3 dans le périurbain comme à Clapiers et moins dans les grandes villes), en général sur une plage de 2 heures.
Le soir, si 65 % des enfants en moyenne rentrent chez eux directement, 20 % rejoignent la garderie ou l’étude, 5 % vont en centre de loisirs ou pratiquent une activité sportive, 5 % sont gardés par une personne rémunérée et enfin 5 % sont confiés à une tierce personne bénévole (entraide entre proches ou parents).
Cette entraide a un potentiel de développement non négligeable dans un contexte de remaniement de la semaine.
Le mercredi, 15 % des enfants en Elémentaire ont actuellement une activité le matin et 30 % l’après-midi.
De ce fait, avec le mercredi matin travaillé, il est à prévoir un glissement de fréquentation du matin vers l’après-midi :
- soit vers les mêmes animations déplacées par leurs responsables,
- soit vers d’autres plus attractives (à condition qu’elles sachent adapter leur capacité d’accueil à la hausse) dans l’arbitrage rendu par les parents et les enfants à l’occasion de cette nouvelle situation d’offres concurrentes.
Du fait des cours le lendemain, le jeudi, ne va-t-on pas aussi assister à un renoncement d’activité pour certains enfants le mercredi après-midi ?
De plus, une nouvelle demande d’animation ne va-t-elle pas naître les après-midi du mardi et jeudi, principalement, en vue de se substituer à certaines pertes du mercredi matin ?
Si les acteurs s’accordent sur les bienfaits de la semaine de 4 jours et demi, certains craignent qu’elle génère des inégalités sociales et des effets indésirables.
Une vigilance particulière devra être exercée concernant les élèves arrivant déjà tôt le matin dans les accueils de loisirs annexés aux écoles (ALAE) et les quittant déjà tard, puisqu’ils vont y rester dorénavant 45 minutes de plus.
Les enfants de familles monoparentales qui fréquentent en moyenne davantage les structures périscolaires (restaurant scolaire, garderies et études, centres aérés le mercredi), qui rentrent et restent davantage seuls chez eux le soir, font partie de cette population fragile.
Concernant toujours les limites de l’amélioration des rythmes scolaires, beaucoup d’enfants se couchent trop tard, qui plus est après une période d’excitation, ce qui propice à la perturbation du sommeil.
La fatigue est souvent renforcée ensuite par le stress du mal-être en classe.
On ne peut donc pas échapper à une bonne hygiène de vie.
Le projet périscolaire a tout intérêt à se focaliser sur ce point.
Il est notamment primordial de mettre l’accent sur le sport et les activités physiques qui vont permettre le développement corporel de l’enfant et l’accumulation d’un capital-santé pour la vie entière de l’adulte : masse osseuse à densité minérale élevée, capacité respiratoire augmentée, régulation du sommeil et de la circulation sanguine, optimisation de la fonction cardiaque, etc.
Les rythmes scolaires améliorés ne suppléent pas non plus à l’obligation d’une régularité dans le travail fourni et dans l’effort intellectuel.
L’intrusion des problèmes sociétaux dans l’école constitue de même un obstacle fort à la réussite : intérêt moindre pour les savoirs enseignés, préoccupations autres (jeux, consommation, divertissements, médicalisation de la société, etc.), avenir incertain, difficultés familiales, manque de confiance dans les formations et les diplômes, individualisme, défaut de capacité à se projeter personnellement sur le moyen terme, etc.
Il faudra aussi un jour se poser la question du respect du rythme naturel des adolescents au Collège et au Lycée, puisque quasiment tous les jeunes y sont maintenant scolarisés (85 % d’une tranche d’âge fréquente une classe de Terminale actuellement, répartie en filière générale à 48 %, technologique à 24 % et professionnelle à 28 %).
L’adaptation des rythmes scolaires est en soi une excellente décision : elle devrait permettre d’optimiser l’attention et la concentration des élèves en cours, avec la mise en place du cercle vertueux suivant : moins d’échec scolaire, plus d’intérêt pour l’enseignement, moins de perturbations en cours, moins de fatigue et de stress, plus d’écoute et de participation, plus de réussite.
En résumé, un étalement des heures de présence, pour plus de connaissances in fine.
La France a besoin de cette amélioration de la performance de son système éducatif pour assurer à tous nos enfants un bon apprentissage de la lecture, de l’écriture et du calcul, dont la maîtrise constitue un viatique indispensable dans nos sociétés modernes post-industrielles.
Travail artistique de décoration à l'école maternelle de Clapiers
L'école maternelle Olympe de Gouges équipée pour le périscolaire
Ecole Victor Hugo - site du Bosc - lieu d'ALAE et d'ALSH maternels

Les enfants passent mais leurs écrits - ici leurs prénoms - restent
Ecole - restauration / scolaire - périscolaire : une unité de lieu, pas de temps
Crédit photographique : Michel Chastaing
08:37 Publié dans Actualités, Associations, Auto/Moto, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Histoire, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport, Tauromachie, Traditions, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : école, rythmes scolaires, clapiers, semaine 4 jours, mercredi matin travaillé, primaire, maternelle, élémentaire, apprentissage
15/01/2013
Pourquoi nos impôts locaux augmentent à Clapiers ?
Les impôts locaux sont de plus en plus lourds pour les ménages du Midi, dont le pouvoir d’achat stagne en général.
Leur calcul ne tient compte qu’à la marge du revenu de la famille.
A Clapiers, les contribuables s’acquittent de la taxe sur le foncier bâti, lorsqu’ils sont propriétaires (3/4 des Clapiérois) et de la taxe d’habitation.
La présente analyse va traiter exclusivement de la taxe d’habitation (TH).
Cette dernière est constituée de deux parts :
- une première communale,
- une seconde départementale, transférée en 2011 à l’intercommunalité, c’est-à-dire à la Communauté d’Agglomération de Montpellier (CAM).
Part communale de la TH
La Municipalité de Clapiers n’aura pas augmenté, de son côté, le taux de TH lors du dernier mandat municipal.
Le taux d’imposition de 18,65 % a été maintenu pour les années 2008 à 2013.
La Commune de Clapiers applique en outre des taux d’abattement maximaux – ce qui est rarissime en France – sur la base d’imposition brute qui est la valeur locative (fonction de la surface et du confort du logement).
Ces taux d’abattement sont d’autant plus intéressants à Clapiers qu’ils s’appliquent à une valeur locative clapiéroise élevée.
Une fois réduite des différents abattements, la valeur locative donne une base nette qui, multipliée par le taux d’imposition, permet de connaître le montant de la TH.
|
Taux d’abattement |
Commune de Clapiers |
Département de l’Hérault |
Communauté d’Agglomération |
|
Général (pour tout le monde) |
15 % |
10 % |
7 % |
|
Par personne à charge (ascendant, descendant) de rang 1 et 2 |
20 % |
20 % |
12 % |
|
Par personne à charge (ascendant, descendant) de rang 3 et plus |
25 % |
25 % |
17 % |
|
Spécial (petits revenus) |
15 % |
0 % |
10 % |
|
Valeur locative moyenne |
4.798 € (en 2011) |
2.911 € (en 2010) |
3.559 € (en 2012) |
Il faut préciser d’autre part que la valeur locative est revalorisée tous les ans par une décision du Gouvernement (1,8 % en 2012, 2,0 % en 2011, 1,2 % en 2010, 1,5 % en 2009, 1,6 % en 2008), ce qui engendre un rythme d’augmentation automatique de l’impôt de l’ordre de 10 % sur un mandat municipal.
Sur la période 1999 à 2009, la taxe d’habitation a crû globalement en France d’une moyenne de 3,6 % par an, équivalent donc à + 24 % sur une durée de 6 ans.
Les contribuables Clapiérois ont donc été épargnés d’une hausse d’environ 15 % sur la part communale de taxe d’habitation, du fait de la politique fiscale sage de l’équipe municipale en place.
Part intercommunale de la TH
La deuxième part de la taxe d’habitation (départementale devenue intercommunale) connaît, en revanche, à Clapiers, une forte augmentation.
Cette dernière défavorise, en valeur absolue (surplus d’impôt) les familles nombreuses et en valeur relative (augmentation en pourcentage de l’impôt), les ménages à revenus modérés et/ou occupant des logements modestes.
Globalement, les Clapiérois se retrouvent à payer plus de TH que s’ils habitaient dans une autre commune de l’Agglomération.
Cette surcotisation est chiffrée dans le tableau suivant, en fonction des situations familiales : la première colonne donne le différentiel par rapport à la commune la mieux lotie et la seconde colonne le delta avec la commune la moins bien lotie, après Clapiers.
|
Surplus d’impôt à Clapiers en fonction du nombre de personnes à charge |
Par rapport à la commune la mieux lotie |
Par rapport à la seconde commune la moins bien lotie |
|
0 personne |
66 € |
0 € |
|
1 personne |
142 € |
37 € |
|
2 personnes |
216 € |
72 € |
|
3 personnes |
301 € |
110 € |
|
4 personnes |
385 € |
148 € |
Sources : Pascal Heymes
Nous allons voir par quel mécanisme la part de taxe d’habitation de l’Agglomération de Montpellier croît.
La réforme de la Taxe Professionnelle, sous la Présidence Sarkozy, a prévu le transfert, à partir de 2011, de la part départementale de la TH aux intercommunalités, soit à Montpellier la Communauté d’Agglomération.
L’Etat a prévu un mécanisme de correction automatique garantissant à tout contribuable (et à toute collectivité, par ailleurs, au travers d’une modulation des dotations nationales) la neutralité de ce transfert.
En effet, communes, intercommunalités et départements n’ont ni la même valeur locative moyenne, ni les mêmes taux d’abattements (cf. supra).
Sans corrections, la réforme aurait été très favorable aux ménages des communes à taux d’abattement forts (exemple de Clapiers) et défavorable dans le cas inverse.
Un correctif est donc appliqué, abattement par abattement (général, les deux pour charges de famille, spécial), pour l’année 2011 et au delà.
L’Agglomération n’ayant pas voté ses abattements fin 2010 – ce qui était recommandé car la loi n’était pas encore définitive afin d’attendre des simulations – ce sont, en 2011, les taux d’abattement communaux qui se sont appliqués à la valeur locative moyenne communale ainsi que le taux d’imposition voté, lui, par la Communauté d’Agglomération.
Abattement par abattement, le correctif a été calculé de la manière suivante :
Valeur Locative Département x Taux abattement Département
– Valeur locative Commune x Taux abattement Commune
Ces correctifs ont été soustraits des différents abattements calculés avec les valeurs communales, ce qui revenait en fait à conserver les montants des abattements départementaux.
Les abattements appliqués valaient donc simplement en 2011 (comme avant au demeurant) :
Valeur Locative Département x Taux abattement Département
Les impôts ont de fait peu augmenté.
Pour 2012, la Communauté d’Agglomération a défini ses taux d’abattement (proches de la moyenne pondérée démographiquement de ses communes membres) et augmenté son taux d’imposition de 11,08 % à 12,08 % (pour mémoire, taux de 9,93 % pratiqué par le Département en 2010).
Toutefois, la CAM n’est finalement pas revenue sur le mécanisme correctif antérieur comme elle aurait pu le faire (une précédente délibération décidant de sa non application à Montpellier ayant été annulée par une nouvelle délibération votée le 20 décembre 2012).
Les correctifs Commune/Département continuent donc de s’appliquer, cette fois-ci en réduction des abattements calculés avec les règles de l’Agglomération.
Les abattements valent donc maintenant !!!
Valeur Locative Département x Taux abattement Département (abattement Département)
+ Valeur Locative Agglomération x Taux abattement Agglomération (abattement Agglo)
– Valeur locative Commune x Taux abattement Commune (abattement Commune)
Ou autrement dit :
2 fois la moyenne des abattements du Département et de l'Agglo moins l'abattement communal
Manque de chance pour les Clapiérois, cela donne des montants d’abattement négatifs (heureusement ramenés par le législateur à zéro dans ce cas de figure) ou presque nuls dans le cas d’une personne à charge (66 € d’abattement par personne).
Cela se concrétise par une ponction supplémentaire annuelle sur les contribuables de Clapiers de l'ordre de 150.000 € (soit approximativement + 7,5 % sur le montant global de la Taxe d'Habitation, en moyenne).
L’impact de la réforme était particulièrement bien analysé, dès 2010, par l’Association des Maires du Nord qui en avait prévu toutes ses conséquences éventuelles.
Pascal Heymes, Conseiller municipal d’opposition à Grabels, expert en finances communales a, ces dernières semaines, attiré l’attention des Grabellois sur ces hausses d’impôt et disséqué par le menu leurs raisons.
A Clapiers, c’est la combinaison d’une valeur locative moyenne élevée (quartiers résidentiels) et d’une politique de taux d’abattement maximaux sur la part de TH communale (politique favorable aux familles surtout mais aussi aux petits revenus) qui entraîne de façon mécanique – et paradoxalement ! – la réduction des abattements, devenus quasiment nuls à Clapiers sur la part de l’Agglomération !!!
Seule une réduction des taux d’abattement communaux – qui serait accompagnée, à taux communal constant, d’une augmentation forte de la part communale de la TH ! – ou une réduction de la valeur locative moyenne à Clapiers, serait de nature à réduire la part Agglo de la TH.
Remarquons un effet bénéfique à moyen terme pour les contribuables clapiérois ayant des enfants : les logements sociaux récemment livrés ou en cours de construction vont contribuer à cette réduction – forcément lente dans le temps – de la valeur locative moyenne à Clapiers et aboutiront à une baisse de la TH de quelques euros par enfant.
Pour conclure sur la mésaventure des Clapiérois : la part de la Communauté d’Agglomération de la taxe d’habitation a crû fortement en 2012 dans les rares communes à taux d’abattement communaux historiquement avantageux pour les contribuables (Clapiers, Prades le Lez, Grabels, Saint-Georges d’Orques) et a peu augmenté, voire baissé, dans les communes à taux d’abattement communaux historiquement peu avantageux pour le contribuable.
L’anomalie consiste in fine à la rupture d’égalité entre les ménages qui devraient pourtant, quel que soit leur lieu de résidence, participer équitablement à l’effort collectif.
09:49 Publié dans Actualités, Associations, Auto/Moto, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Histoire, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport, Tauromachie, Traditions, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : clapiers, communauté agglomération montpellier, taxe d’habitation, taxe foncier bâti, taxe professionnelle, abattement, taux d’abattement, valeur locative, correctif, neutralité fiscale
04/01/2013
Un Premier de l’An dans la continuité ?
2013 se profile !!!
Il est donc temps de souhaiter que cette nouvelle année vous apporte santé, bonheur et plénitude.
J’aime ce petit poème qui résume bien l’esprit du Premier de l’an :
L’an que ven
Es un brave òme
Que promet
Tot çò qu’òm vòl.
Cadun pren
E cadun dòna.
Bona annada
E bon An nòu.
La nouvelle année, c’est bien sûr l’espoir d’une vie meilleure et cette charnière temporelle est l’occasion du partage, du don et du contre don.
Pourquoi une formule en occitan ?
Parce que notre culture à Montpellier s’est bâtie largement sur l’héritage de l’Occitanie.
Charles Camproux (1908-1994), témoin au sens propre et au sens figuré, de cette descendance, n’aurait pas contredit ce propos.
Montpelliérain, Professeur de la Faculté des Lettres, lié à Clapiers par son gendre Jean-Marie Petit (auteur de sa biographie la plus complète) et sa fille, il fut une figure et un militant incontournable de cette prise de conscience, de cette révélation, en tant qu’acteur de la culture occitane contemporaine.
Citons aussi un autre grand Professeur d’université, de Droit cette fois-ci, Professeur mais pas seulement (permettez-moi un sourire à la fois amical, respectueux et malicieux) : Georges Frêche !
Il répétait à l’envi la phrase de Lampedusa, tirée du livre et du film « Le Guépard » : « Il faut que tout change pour que rien ne change ».
Celui qui a beaucoup fait bouger Montpellier, le voulait pour préserver notre qualité de vie et conserver notre culture et notre rang.
La vie est effectivement un continuum et la fin de 2012 débouche tout naturellement sur le début de 2013.
Notre société évolue très rapidement et pourtant notre histoire pèse toujours très fort.
Nous sommes nombreux à vouloir que les valeurs de liberté, égalité, fraternité perdurent malgré les ruptures économiques.
En Occitanie, les habitants ont aussi toujours été attachés à la solidarité, au partage, à l’équité, à la justice et à l’émancipation.
Deux valeurs sûres ne se perdent pas :
- le bien vivre,
- l’amitié et l’esprit de famille.
Plus que pour beaucoup de soit disant traditions, les permanences historiques sont frappantes en matière de Premier de l’An.
Pas forcément la tradition provençale des 13 desserts, à l’occasion du grand souper, nom local du réveillon (les quatre « mendiants » que sont les amandes, les noisettes, les raisins secs et les figues sèches, puis le nougat blanc, le nougat noir, les pruneaux, les noix, le melon vert conservé sur claies, les dattes, les poires, la pâte de coing et la pompe à huile) qui ancienne, à défaut d’être ancestrale, n’a pas franchi le Rhône.
Mais plutôt de nombreux symboles :
- la célébration du jour lui-même,
- la visite (sans la quête) adaptée de nos jours,
- les vœux,
- les étrennes.
Tous ces rites nous viennent de la civilisation romaine et peut-être même avant.
Le Premier de l’An le 1er janvier fut une décision de Jules César avant l’institution officielle de la même concordance à partir de l’édit du Roussillon de Charles IX en date du 9 août 1564.
« Lou cap de l’an » c’est le bout, l’extrémité, la fin mais aussi le début, dans une vision cyclique de l’année qui revient.
Janus, le dieu romain du mois de janvier, avait deux visages : l’un tourné vers le passé, l’autre vers l’avenir.
Le Premier de l’An, c’est un jour particulier mais ce sont aussi les célébrations qui l’accompagnent.
Los vòts et les estrenas, c’étaient déjà les vœux et les étrennes en occitan mais aussi dès l’Antiquité.
La déesse Strenna (ou encore Strenia), divinité de la bonne santé, était fêtée le Premier de l’An.
Si ces étrennes ont pu avoir un côté paternaliste, fut un temps (dans les rapports patrons /employés, bourgeois/pauvres), elles sont aujourd’hui l’occasion de cadeaux et d’une solidarité générationnelle.
La visita et la quista, c’était cette tradition de rendre visite, début janvier, à ses amis et à sa famille.
C’était l’occasion d’être reçu pour échanger, pour boire ou pour le repas.
Les plus jeunes recevaient monnaie ou ravitaillement en échange de leurs vœux : cela n’est pas sans rappeler les quêtes de friandises de la Fête d’Halloween ou encore la quête d’argent pour le Carnaval avec la vente des fougassets.
Ce rite de la visite et de la quête (surtout) est transformé aujourd’hui mais subsiste toutefois, si l’on considère ces embrassades ou ces échanges de vœux à chaque fois que l’on rencontre, pour la première fois de l’an nouveau, une connaissance.
La visite, c’est aussi celle des Vœux institutionnels (collectivités locales, entreprises, associations, etc.) où l’on se rend en un même lieu pour rencontrer son entourage professionnel ou relationnel.
Au Québec, il s’agit de la « tournée des parents », celle qui existait chez nous quand en France les familles étaient moins éparpillées, moins dispersées sur le territoire.
Quant à la visite symbolique puis virtuelle, elle a d’abord pris la forme d’une carte de visite par porteur spécial puis d’une carte de vœux dès la démocratisation de la Poste et enfin, de nos jours, d’un message voix ou texte, téléphonique ou électronique.
Bon An nou !
C’est le cri éternel, empathique, humaniste, à l’occasion du saut d’année calendaire.
Bona et urosa annada 2013 !
Du bonheur, une bonne santé, de la réussite, de la prospérité, de l’amour, de bonnes résolutions personnelles et vis-à-vis des autres aussi !!!
De la justice, de la paix et de la fraternité !!!
Bon bout d’An et a l’An qué ven !
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30/12/2012
Clapiers honoré par la revue nationale des Communes forestières
La revue officielle de la Fédération nationale des communes forestières (FNCOFOR) a mis en exergue, en novembre 2012, la politique menée dans l'Hérault et notamment à Clapiers, par ses représentants locaux.
Michel Chastaing, Maire-adjoint de la Commune de Clapiers et Trésorier des niveaux départementaux et régionaux, y explique son attachement à la forêt méditerranéenne.
Politique d'acquisition foncière, coopération avec l'Office National des Forêts pour améliorer les peuplements, protection contre les incendies avec la mise en place des obligations légales de débroussaillement, mobilisation de nombreux bénévoles dans le cadre du Comité Communal Feux de Forêts, ouverture maîtrisée au public, ...
En signant la "Charte régionale du bois-construction" lors du salon Energaïa de 2009, Michel Chastaing a ouvert la porte aux édifices publics en bois sur Clapiers : cuisine au Parc municipal Claude Leenhardt, chaufferie-bois et silo à granulés à l'école élémentaire Victor Hugo - site du Calvaire.
Les dernières constructions municipales ont ainsi mis en œuvre un bardage bois, dit "Red Cedar", sans traitement.
Un projet de toilettes publiques, au Parc municipal, devrait faire appel à la même technique.
Francis Cros, Conseiller général du Canton de la Salvetat sur Agout, Président de la COFOR 34 et de la COFOR LR, est de son côté mis à l'honneur pour avoir fait avancer le dossier de la plate-forme de tri des bois feuillus du Somail et le bois-énergie dans toute la région Languedoc-Roussillon.
Francis Cros siège au Conseil d'Administration de la FNCOFOR où il fait valoir les spécificités de la forêt méditerranéenne.
Passant aux "travaux pratiques", la Commune de Clapiers, sur l'impulsion de son Adjoint aux Travaux, aux Services techniques et aux Energies nouvelles, aidée des conseils d'Hérault Energie puis de l'Agence Locale de l'Energie de Montpellier, met en service pour le tout début janvier une chaufferie-bois à l'école évoquée plus haut (1.200 m² rénovés au standard Effinergie, promu par la Région Languedoc-Roussillon et plus strict que le label national BBC).
Deux points faibles subsistent toutefois en matière de politique forestière au nord de Montpellier :
- l'absence de charte forestière de territoire qui pourrait notamment conduire à la réalisation de pare-feux (protection des habitations) ou encore au rapprochement de l'offre et de la demande en bois-bûche, plaquettes forestières et granulés à base de sciure,
- l'exploitation des pins d'Alep dépérissants ou arrivés à maturité afin de mobiliser du combustible et en enlever aux feux récurrents dans le secteur, tout en favorisant la réémergence du couvert autochtone de Chênes-verts.

Une de la revue de la FNCOFOR

Article de Michel Chastaing, Maire-adjoint à Clapiers

Réunion Languedoc-Roussillon ONF - communes forestières
Sources : Revue Communes forestières - n° 57 - Novembre 2012
18:33 Publié dans Actualités, Associations, Auto/Moto, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Histoire, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport, Tauromachie, Traditions, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : clapiers, forêt communale, michel chastaing, francis cros, cofor 34, fncofor, bois-énergie, bois-construction, chaufferie-bois, onf
24/12/2012
Cantem Nadal à l’église de Clapiers
Le vendredi 14 décembre, à partir de 18 h 30, en l’église Saint-Antoine de Clapiers, le chœur « Lo Cocut » a offert aux Clapiérois un spectacle musical : « Cantem Nadal ».
Lo Cocut (abréviation en forme de clin d’œil de « Còr Occitan de Clapièrs Universalamen T’Estimat ») regroupe des amateurs de l’Occitan et des traditions languedociennes.
Le chef de cœur, Etienne Hammel, a donné, entre deux chansons, d’amples explications sur le contexte des textes profanes présentés : la distance, la pauvreté, la famille, la place de l’enfant, le miracle, la société villageoise, les différents métiers de l’agriculture ou de l’artisanat.
A côté de la liturgie du clergé, les chants populaires traduisaient la générosité, la compassion, la solidarité, l’élan spontané.
Jésus est toujours présent dans les textes, au moins en filigrane, avec Joseph et Marie, les parents, sans oublier les Rois mages : Gaspard, Melchior et Balthazar.
Le peuple avait sa propre expression pour ses croyances.
L’Occitan, de la Gascogne, du Val d’Aran en Espagne, du Limousin jusqu’aux Alpes et au Piémont italien, s’est diversifié au fil des siècles et a fini par devenir une langue très riche.
Avec environ 4 fois moins de mots (environ 60.000), le Français n’est pas une langue plus pauvre par nature, mais par choix.
En effet, fixé au XVIIe siècle, le Français a été dédialectisé et donc réduit dans sa variété, apuré par les savants qui l’ont codifié.
La Langue d’Oc a toujours été très expressive et bien adaptée à la créativité artistique : rappelons-nous des Troubadours et plus tard du mouvement du Félibrige.
A Clapiers, le fait occitan est resté présent au travers du souvenir de François Dezeuze, père du peintre Clapiérois Georges Dezeuze.
Libraire, papetier imprimeur, très connu à Montpellier, François Dezeuze fut appelé « L’Escoutaïre ».
Il fut l’un des écrivains occitans majeurs de la première moitié du XXe siècle, auteur de pièces de théâtre populaire, notamment de farces, et enfin, l’animateur inlassable de la revue montpelliéraine « La Campana de Magalouna ».
En son honneur et dans l’esprit de son ouverture aux mystères du Monde, un groupe d’amis s’est longtemps réuni à Clapiers : « Lou Dissatièrs », c’est-à-dire ceux qui discutent, qui dissertent de sujets larges et variés.
« Le Cocut » est dans cet esprit de partage.
Parmi les Clapiérois du chœur, citons Jo Ballarin, Jacques Dainat, Gérard Rolland.
Le chœur regroupe aussi des hommes disséminés à Montpellier et ses alentours, tous passionnés et unis par la culture occitane.
Au sein de ce groupe, Jean Clavel, acteur puis historien, dans les deux cas de renom, de la viticulture languedocienne, est emblématique de ce qui cimente le groupe : la culture populaire.
Au-delà du chant, les membres de « Lo Cocut » aiment, par-dessus tout, animer des festivités (manifestations de rue, marchés, banquets, etc.) : ils sont acteurs du spectacle vivant.
La bonne chère (un concours de cassoulet organisé tous les hivers par « Lo Cocut » : « Lo concors de caçolets »), le vin, la musique, les chansons transmises par la mémoire collective ont une origine commune : la civilisation occitane.
Le chœur perpétue la tradition des chants de Noël, avec des textes du XVIIe et XVIIIe siècle.
Lors de la soirée en l’église Saint-Antoine, 15 ont été en partie traduits, en terme de présentation, par Etienne Hammel (voir ci-dessous le texte intégral de « La terra es freja » et de « Pastres, Pastretas »).
Si une partie seulement de l’assistance (une centaine de personnes) maîtrisait la langue occitane, beaucoup comprenait en l’écoutant, voire en la lisant sur le recueil distribué.
De nombreux participants ont repris en chœur les refrains des morceaux les plus connus qui leur ont rappelés leurs apprentissages scolaires ou la tradition familiale.
Une soirée au final riche en émotions et en souvenirs !
La terra es freja
La terra es freja,
Lo cèl neveja,
Mòrta sason !
Ausètz los anges,
Cantar loanges,
Del Nadalon.
Venètz floretas !
Ròsas, violetas,
Li far la Cort,
Jamai la tèrra,
N’a vist d’enquèrra,
Tant genta flor.
Que vos pintiava,
Vos embaumava,
Quita lo cèl.
Venètz floretas !
Rosas, violetas,
Del mes d’Abrièl.
Aquel que dona,
A Rei corona,
Glòria, palais !
Dins un’ estable,
Plan miserable,
Anuèit se plai.
Pastres, pastretas
Pastres, pastretas,
Desrevelhatz vos, pecaire !
Pastres, pastretas,
Desrevelhatz vos,
Que vòstra maire,
A besonh de vos, pecaire !
Que vòstra maire,
A besonh de vos.
Los pastres venon,
Ambe sos anhèls, pecaire !
Los pastres venon,
Ambe sos anhèls,
A l’enfant Jèsus,
Òfron lo plus bèu, pecaire !
A l’enfant Jèsus,
Òfron lo plus bèu.
Los mages, venon,
Ambe sos tresòrs, pecaire !
Los mages, venon,
Ambe sos tresòrs,
Li ofròn la mirra,
L’encens amai l’òr pecaire !
Li ofròn la mirra,
L’encens amai l’òr.
Leu que siái paure,
Que n’ai pas lo sòu, pecaire !
Leu que siái paure,
Que n’ai pas lo sòu,
Li ofri mon anma,
Ambe tot mon còr, pecaire !
Li ofri mon anma,
Ambe tot mon còr,
Li ofrissi mon anma.
10:46 Publié dans Actualités, Associations, Auto/Moto, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Histoire, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport, Tauromachie, Traditions, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : clapiérois, clapiers, lo cocut, chœur occitan, cantem nadal, église saint-antoine, chants de noël, hammel, clavel, dezeuze, l’escoutaïre, lou dissatièrs
19/12/2012
Sélections du FISE Agglo à Clapiers
Le Festival International des Sports Extrêmes (FISE) a organisé, samedi 8 décembre 2012, à Clapiers (après Castries en novembre), ses qualifications en prévision de prochaine 7ème édition 2013.
Le FISE est venu en fait en appui à l'association Basic BMX, cheville ouvrière de la manifestation.
Le “Contest” proposait deux compétitions, respectivement en plus ou moins de 16 ans, amateurs et Pro (« money prize » de 1.000 €), en BMX et en Skateboard, les deux sports de glisse urbains les plus pratiqués.
Après les qualifications, les finales ont permis de désigner dans chaque catégorie un lauréat, qualifié d'office pour le FISE Montpellier.
Il s'agissait donc d'un premier round pour essayer de participer au plus grand rassemblement et à la plus grande fête des sports extrêmes en Europe.
Simon Uguen, Président de l'association Basic BMX, a été le speaker de l'événement.
Le speaker, c’est celui toujours prêt à mettre de l'ambiance, à stimuler les spectateurs et les concurrents, dans un jeu de connivences et de défis.
Un public varié et nombreux s'est renouvelé tout au long de cette journée froide, ventée, mais heureusement très ensoleillée.
L'organisation – parfaite et très « pro » - a reposé notamment sur Maxime Triolo, Mathieu Rouvière, Corentin Martin et Pierre Allaire.
3 juges sont en permanence nécessaires pour départager les concurrents.
Basic BMX a la particularité remarquable de s'appuyer sur des membres passionnés, de tous âges.
Citons du plus jeune au plus âgé : Lucas Bertrand, Yoann Maurel, Victor Vincent, Eliott Montaldot.
Certains d'entre eux ont participé au “Contest”.
En BMX, Quentin Maurien et Anthony Jeanjean, Champion de France en titre, étaient les invités vedettes.
Le skate-park de Clapiers, à l’entrée du village entre le rond-point du Fesquet et la Médiathèque Albert Camus, occupe un site superbe.
A deux pas de Montpellier, ce spot bien équipé est très apprécié des amateurs.
Richard Mailhé, Vice-Président de la Communauté d’Agglomération de Montpellier (CAM), Président du Comité Départemental Olympique et Sportif, le Maire de Clapiers et trois maires-adjoint, délégués respectivement à l’éducation, à la jeunesse et aux services techniques sont venus pour l’ouverture du « Contest ».
Ce dernier a en effet reçu le label « FISE Agglomération » qui permet un essaimage de la manifestation montpelliéraine dans les communes membres de la CAM (première étape à Castelnau le Lez le 14 avril 2012, puis à Saint-Georges d’Orques, à Castries et enfin à Clapiers).
Le car podium de l’Agglomération est venu pour offrir l’apéritif.
D’autre part, Eric André-Benoît, Directeur d'exploitation d'Hurricane, frère d'Hervé, Fondateur du FISE lorsqu'il était étudiant à Montpellier Business School, était présent.
Qui ne connaît pas le Festival International des Sports Extrêmes (FISE) de Montpellier ?
Wakeboard, BMX, Roller, Skateboard, Mountain Bike et MTB attirent trois jours durant, sur les berges du Lez, utilisées sur plus d’un kilomètre comme gradins artificiels, plusieurs centaines de milliers de personnes.
Répartis dans les catégories Girl, Moins de 16 ans, Amateur, Expert, Pro, Gold, des centaines de riders font vibrer les spectateurs de leurs exploits.
Le FISE est la sortie préférée de tous les jeunes au mois de mai.
Au-delà des compétiteurs locaux et catalans très présents, les pointures du circuit international sont fidèles au rendez-vous (américains, notamment californiens, belges, anglais, allemands, …).
Ces sports nouveaux, de glisse, ne sont plus un effet de mode venu des United States mais sont maintenant bien ancrés dans la société française.
Il n'y a qu'à penser aux espoirs de médailles lors des derniers Jeux Olympiques de Londres.
Notre délégation française devait tout “rafler”, tant elle apparaissait imbattable, même si finalement la moisson espérée ne fut pas concrétisée.
Par ailleurs, la terminologie employée – par exemple en BMX, les termes de Park, Flat, Spin Ramp, Dirt – est elle restée résolument anglo-saxonne.
Toutefois, seuls les « X Games » nord-américains, organisés à Los Angeles, adossés aux puissants réseaux de télévision ESPN et ABC, dépassent le FISE de Montpellier.
Ce dernier est plus qu'une compétition : une grande fête avec une forte complicité entre champions mais aussi entre eux et le public.
La société Hurricane, basée à Lunel, organisatrice de l'événement, veille à ce que glisse, adrénaline et convivialité soient au top.
Hurricane emploie une vingtaine de salariés et travaille aussi dans l'ingénierie et la conception de skate-parc.
Le FISE, petit événement d'abord organisé à Palavas les Flots en 1997, inconscient à l'époque de son potentiel de développement, battra à nouveau tous les records, c’est sûr, en terme de superlatifs et de fréquentation, pour sa 7ème édition en 2013.
Le FISE s'est exporté au Koweit où ses démonstrations rencontrent la même participation et la même ferveur chez les passionnés locaux.
Sur Clapiers, grâce à l’association Basic BMX et à ses bénévoles, aura flotté quelques heures, cette folie communicatrice de pratiquer et de regarder les exhibitions de sports de glisse.
Le skate-park à l'entrée de Clapiers
L'équipe du FISE
Le Directeur du FISE, Eric André-Benoît,
et Pascal Ribes, ancien Président du Club de Football de Clapiers
L'échauffement est lancé
Démonstration de skate-board
La compétition est lancée
Simon Uguen, speaker du contest,
et Président de Basic BMX
« Ça plane pour moi !!! »
Les Pros du BMX en action
Figure de style sur fond de Médiathèque Albert Camus
Une partie de l'équipe de Basic BMX et les juges
Remise des prix du Tournoi Pro
Accéder à l'album photo complet
Cliquez en haut en droite
Crédit photographique : Michel Chastaing
14:51 Publié dans Actualités, Associations, Auto/Moto, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Histoire, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport, Tauromachie, Traditions, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fise, association basic bmx, fise agglo, hurricane, bmx, skate-board, skate-parc, clapiers
12/12/2012
Où vont nos ordures ?
La Communauté d'Agglomération de Montpellier est compétente sur son territoire pour la collecte, le traitement, l'élimination et la valorisation des déchets ménagers et assimilés.
Du temps du District de Montpellier, c'étaient les communes qui détenaient cette responsabilité.
Ce service public a évolué vers une homogénéisation des pratiques au niveau de la collecte : fréquence plus faible dans les secteurs pavillonnaires, arrêt du ramassage des déchets verts en porte à porte dans certaines communes, amélioration de la flotte des camions et suivi du respect des circuits par GPS.
En terme de tri, de traitement et de valorisation, les approches et les solutions techniques se sont en revanche diversifiées.
Actuellement, la Communauté d'Agglomération de Montpellier se charge des missions suivantes (les chiffres donnés sont ceux de l'année 2011) :
- collecte en porte à porte des déchets ménagers : ordures ménagères de la « Poubelle grise », collecte sélective de la « Poubelle Jaune » et biodéchets de la « Poubelle orange » (généralisée à tout l'habitat pavillonnaire et sur une partie de l'habitat collectif résidentiel),
- collecte dans les « Points Verts » des colonnes d'apport volontaire : 833 pour le verre, soit 7.885 tonnes, 300 pour le papier soit 1.743 tonnes, 47 pour le textile depuis 2007, soit 274 tonnes plus 15 points de collecte implantés dans les locaux de l'économie sociale et solidaire ou des associations humanitaires,
- collecte spécifique des professionnels, en porte à porte, des papiers blancs de bureaux dans les entreprises privées et les administrations (260 tonnes pré-collectées dans des caissettes en carton avant un ramassage par « La Feuille d'érable », association d'insertion par l'économique qui se charge de la revente à l'industrie papetière en vue de leur recyclage), des cartons des commerçants (1.206 tonnes) et du verre des cafetiers et restaurateurs (564 tonnes),
- collecte en porte à porte des encombrants, sur rendez-vous,
- gestion de 20 déchetteries - « Points propreté » - destinées à l'apport volontaire des encombrants, gravats, déchets végétaux et déchets toxiques (79.066 tonnes au total),
- gestion des filières de traitement : centre de compostage de Grammont, centre de tri Déméter, unité de méthanisation Amétyst, unité de valorisation énergétique OCREAL, installation de stockage des déchets non dangereux de Castries, etc.
La Communauté d’Agglomération de Montpellier travaille en fait avec de nombreux partenaires (75 M€ de dépenses annuelles pour les ordures, dont 18 M€ d’investissements, génèrent beaucoup d’emplois) :
- Société Méditerranéenne de Nettoiement (SMN ou encore « Nicollin ») et SITA Sud pour la collecte,
- SMN pour l'entretien et l'exploitation des déchetteries,
- Société Montpelliéraine de Traitement et de Valorisation des Déchets (60 % Onyx, division propreté de Véolia Environnement et 40 % SMN) pour le centre de tri de Déméter à Montpellier-Garosud,
- établissement Véolia-Actisol de Pignan, (valorisation de 7.543 tonnes de déchets verts, broyés en vue de faciliter le compostage de boues de station d'épuration),
- SITA Méditerranée, filiale de Suez Environnement, pour l'Unité de Traitement et de Valorisation Energétique (usine d'incinération de Lunel-Viel traitant annuellement 120.000 tonnes pour le compte du syndicat de communes Pic & Etangs et de la Communauté d'Agglomération de Montpellier - pour 30.000 tonnes, soit 25 %) produisant 65 millions de kWh d’électricité tous les ans),
- Biocama Industrie, un carrier qui valorise à Pignan, essentiellement sous forme de remblai routier, les 21.646 tonnes de déchets inertes récupérés dans les Points propreté,
- Usine de méthanisation d’Amétyst à Montpellier-Garosud (68 M€ d’investissement initial) gérée par le groupement Vinci Environnement / SOGEA Sud,
- L’Installation de Stockage des Déchets Non Dangereux (ISDND) de Castries – ex Centre de Stockage des Déchets Ultimes (CSDU) – au-lieu-dit « L’Arbousier ouest », gérée par SMTVD, sur le site de la carrière à ciel ouvert de calcaires de la société GSM Italcementi Group.
L’usine de méthanisation Amétyst et son corollaire, en terme de stockage des sous-produits – l’ISDND de Castries - constituent les deux sujets les plus polémiques.
Le site de Castries a été ouvert en 2008 pour se substituer à la décharge du Thôt (commune de Lattes).
Il reçoit les déchets ultimes : encombrants non recyclés, déchets inertes et de balayage des communes, déchets non valorisés d'Amétyst.
Les habitants de Castries, Guzargues, Montaud, Saint-Drézéry et Teyran se plaignent d'odeurs nauséabondes, en fonction de l'orientation et de la vitesse du vent.
La maîtrise des plastiques envolés pose aussi problème.
Ces nuisances olfactives ont généré l’opposition d'une partie de la population à l'extension du centre de stockage : casier n° 2, 6 alvéoles, 450.000 tonnes de stockage, sur une surface de 2,4 ha, pour une durée d'exploitation de 5 ans, soit 2014-2018 (le casier n°1 comprenant 3 alvéoles, d’une capacité de stockage de 415.000 tonnes, sur une durée de 5 ans, de 2009 à 2013).
Les goélands ont aussi tendance à être attirés mais ne constituent pas une gêne, ni la « noria » de camion étalée sur la journée, ni les tirs de mines et la poussière générées par la carrière, du fait de l’éloignement des habitations.
La Communauté d'Agglomération a végétalisé les abords du site, touché par le grand incendie de 2010 et évacue les lixiviats (4.500 m3 par an) sur la station d'épuration de Maéra, pour éviter tout rejet dans le ruisseau « La Cadoule ».
Un suivi environnemental s'intéresse aux eaux de drainage, aux eaux souterraines dont la source de Fontgrand, aux perméats, à l'Indice Biologique Global Normalisé (IBGN) de la Cadoule, à un suivi faunistique et floristique, au volume et à la qualité du biogaz.
Ce dernier est maintenant collecté par des drains et brûlé dans des torchères.
En outre, un dispositif de pulvérisation de neutralisants d’odeurs a été installé.
Une Commission Locale d’Information et de Surveillance (élus des communes d’Assas, Castries, Guzargues, Montaud, Saint-Drézéry et Teyran), Services de l’Etat (DREAL, ARS, SDIS), associations (Saint-Gély Nature, LRNE, PMCV), maître d’ouvrage et gestionnaire, permet un contrôle citoyen.
76.319 tonnes ont été enfouies en 2011 à l’ISDND, en provenance de l'usine Amétyst.
Cette dernière a reçu 103.211 tonnes de déchets, presque exclusivement issus de la collecte en porte-à-porte.
Amétyst, dimensionnée pour 450.000 habitants, méthanise la partie fermentescible des ordures :
- 1.895 tonnes issues de la « Poubelle orange »,
- 420 tonnes de biodéchets issus de professionnels,
- ce qui est obtenu par un tri mécano-biologique (au demeurant très efficace), soit le tonnage de loin le plus important actuellement, vu la faiblesse du tri des usagers.
La dégradation anaérobie de la matière organique par une flore microbienne constitue une digestion naturelle, allant a priori dans le sens du développement durable.
Qui plus est, le coût de la méthanisation (de l’ordre de 90 € la tonne) est bien inférieur à celui de l’incinération (de l’ordre de 110 € la tonne).
La méthanisation est un procédé écologique, sans rejet de dioxine dans l’atmosphère.
Le biogaz produit (environ 10.000.000 m3 d’un mélange de gaz carbonique et de méthane) permet le fonctionnement d’une unité de cogénération produisant 10 millions de kWh d'électricité par an et mensuellement 200.000 kWh de chaleur (exemple de novembre 2011) servant à la SERM pour alimenter le réseau de chaleur et de froid du nouveau quartier des Grisettes à Montpellier.
Amétyst a connu des problèmes de réglages à ses débuts puis subi un incendie le 13 septembre 2010 ce qui a réduit fortement ses capacités.
Les émanations malodorantes, pas toujours bien maîtrisées par son exploitant, exaspèrent les riverains de Garosud.
La Communauté d’Agglomération a toutefois réalisé des travaux :
- amélioration de la qualité de l’air ambiant à l’intérieur de l’usine,
- réduction du débit des émissions olfactives vers l’extérieur,
- augmentation du rendement matière de l’unité,
- reprise de l’aéraulique des bâtiments,
- construction d’un troisième biofiltre,
- création d’une nouvelle ligne de maturation et d’affinage des composts.
In fine, le process de méthanisation engendre :
- du compost de grande qualité valorisable en agriculture (4.000 tonnes d’objectif),
- du compost de qualité inférieure, que l’on peut qualifier de stabilisat, à stocker à Castries ou à utiliser sur certaines cultures ou en aménagement,
- des refus à aiguiller vers l’ISDDN.
La Communauté d'agglomération souhaite prochainement valoriser sur le plan énergétique une partie de ces refus - plastiques, bois, mousses, etc. - sous forme de Combustible Solide de Récupération (CSR), véritable gisement de combustible de substitution aux énergies fossiles.
En outre, c'est bien l'incivisme des usagers qu'il convient de réduire.
Seulement 20 à 40 % des foyers équipés, suivant les communes, font le tri des biodéchets (objectif d'atteindre rapidement 50 %).
Concernant les professionnels de la restauration (cliniques, hôtels, restaurants, traiteurs, lycées, collèges, écoles primaires, restaurants universitaires), le service ne leur a été proposé que tardivement mais le potentiel est important.
Enfin, la grande distribution produit 30 % de déchets fermentescibles qui attendent un système de collecte.
La trop grande rapidité avec laquelle le site de Castries se remplit ou encore les odeurs nauséabondes en émanant résultent bien entendu d’un traitement imparfait (déchets contenant encore une part fermentescible) mais aussi du peu de propension de nos concitoyens à trier leurs déchets organiques.
Chaque habitant de la Communauté d’Agglomération de Montpellier génère globalement 400 kg d'ordures ménagères par an (410.000 habitants dans l'Agglo de Montpellier en 2011) :
- 300 kg, soit 75 % du total, en « Poubelle grise »,
- 75 kg, soit 19 % du total, en « Poubelle jaune » et en « Poubelle orange »,
- 25 kg, soit 6 % du total, en apports volontaires (colonnes de verre et de papiers/journaux).
Il faut en sus rajouter les apports en déchetterie, en provenance à la fois des particuliers et des différents secteurs économiques, représentant 210 kg par habitant et par an, ainsi que les encombrants collectés en porte à porte, représentant 20 kg par habitant et par an.
La production annuelle par habitant dépasse donc les 600 kg, soit 1,7 kg par jour par habitant !
En cotisant 58 M€ au titre de la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM), les usagers s’acquittent donc de l’équivalent de 235 € la tonne d’ordures ménagères produite.
Chaque kilogramme d'ordure coûte donc environ 25 centimes d'euro et la TEOM représente l'équivalent d'approximativement 280 € par ménage et par an.
Si le tri progresse d'année en année, de nombreux habitants sont encore réfractaires ce qui complique la tâche d'une part de la collectivité et d'autre part renchérit le service.
Par exemple, environ 1 bouteille en verre sur 2 aboutit toujours dans la « Poubelle grise » !
Heureusement, 70 % des déchets apportés en déchetterie sont valorisés.
16.000 composteurs permettent à de nombreux usagers de valoriser, sur leur propre terrain, 1.600 tonnes de déchets fermentescibles, sous forme de matière organique utilisable dans leur jardin.
En outre, en 2011, le résultat global de valorisation des déchets a atteint 40,7 %, à comparer aux objectifs du Grenelle de l'environnement, soit 35 % au delà de 2012 et 45 % à partir de 2015.
Pour aller plus loin, la Communauté d'Agglomération de Montpellier s'est dotée d'un « Programme local de prévention des déchets », avec comme slogan : « Le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas. ».
Ce plan décline les actions prioritaires suivantes:
- la création de conteneurs enterrés (communes de Clapiers, Grabels, Murviel lès Montpellier, Pérols et Vendargues dès 2011, Baillargues, Castelnau le Lez, Lattes, Le Crès, Prades le Lez et Sussargues en 2012), avantageux en terme d'amélioration des performances de tri, de réduction de la fréquence de collecte, d'emprise des conteneurs privés chez les particuliers et d'esthétique,
- une expérimentation de compostage collectif en pied d'immeuble,
- un partenariat renforcé avec l’office public de l’habitat ACM (Aménagement et Construction de Montpellier) pour améliorer la performance du tri des déchets dans les logements sociaux collectifs,
- la mise en place d’un système de collecte gratuit de récupération sécurisé des déchets de soins à risques infectieux, au domicile de certains patients, essentiellement diabétiques,
- des sessions de sensibilisation des élus et des agents de l’Agglomération à la prévention des déchets,
- l’intervention de « Messagers Déméter » pour sensibiliser les usagers au geste de tri,
- des collectes solidaires, en partenariat avec les acteurs de l’économie sociale et solidaire que sont les Compagnons d’Emmaüs et ERCA Initiatives-Ressourceries 34, d’objets pouvant trouver une deuxième vie.
Colonnes d'apports volontaires (verres, papiers, textiles)
Déchetterie de Castelnau le Lez
Usine de méthanisation Amétyst à Montpellier-Garosud
Amétyst : digesteur de matière organique en rotation
Amétyst : colecte du biogaz en cime des digesteurs

Projet de deuxième casier de stockage à l'ISDND de Castries
Crédit photographique : Michel Chastaing
20:45 Publié dans Actualités, Associations, Auto/Moto, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Histoire, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport, Tauromachie, Traditions, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ordures ménagères, traitement, déméter, amétyst, poubelle grise jaune orange, points propreté, points verts, communauté d'agglomération de montpellier
08/12/2012
Viviers, terre d’élection de la nouvelle agriculture
L’agriculture péri-urbaine est en cours de mutation : l’extension de la ville consomme des terres fertiles tandis que les citadins recherchent de plus en plus les productions locales.
Le Domaine de Viviers, sis sur les communes d’Assas, de Clapiers, de Jacou et de Teyran, acquis récemment par la Communauté d’Agglomération de Montpellier, est en train de devenir :
- un refuge pour des viticulteurs en quête d’une stabilité foncière (relocalisation suite à expropriation pour passage de grandes infrastructures, besoin d’agrandissement, recherche d’un bail à long terme permettant de rentabiliser une plantation de vigne),
- une opportunité pour l’installation de paysans souhaitant cultiver en Bio et commercialiser en circuit court.
C’est l’histoire de la venue de ces derniers, en l’occurrence des maraîchers, qui a attiré la visite d’une centaine d’agents de développement, d’acteurs de territoire, de défenseurs de la coopération, d’étudiants, de salariés et de bénévoles de l’économie sociale et solidaire, venus de toute la France.
Ces derniers étaient réunis à Montpellier et à Clapiers les 15 et 16 novembre 2012, à l’occasion des Rencontres du Réseau National des Espaces Tests Agricoles (RENETA).
Plusieurs grandes fédérations nationales (FNCIVAM, AFIP, CELAVAR, FADEAR, etc.) se sont en effet associées pour partager leurs expériences en matière de parcours de compagnonnage, de tutorat, de pépinière, de couveuse, d’incubateur, de portage salarial et autres lieux où des moyens de production (terres, matériel, outils de transformation et de commercialisation) sont mis à disposition de personnes souhaitant créer leur propre exploitation agricole.
Quoi de plus efficace pour réorienter l’agriculture que de nouveaux paysans qui, d’emblée, s’adaptent au marché et à la nouvelle demande sociale.
Ce type d’initiatives se multiplie en France :
- Réseau francilien des AMAP (associations de maintien de l’agriculture paysanne),
- développement des produits agricoles en circuits courts dans la Communauté d’Agglomération du Grand Besançon (maraîchage Bio),
- Terra Vitae en Haute-Normandie, dont la maxime est « Il est possible de nourrir l’Humanité sans détruire la Planète », avec la promotion de la permaculture et des micro-fermes,
- au niveau de l’enseignement public agricole avec deux sites : « Les Prés d’Amont » au Lycée horticole de Blois (département du Loir-et-Cher) et « Biopouce » au Lycée agricole de Coutances (département de la Manche),
- couveuse régionale agricole Languedoc-Roussillon avec une implantation à Barjac (département du Gard) en liaison avec l’association Terre de Liens et à Clapiers.
L’ADEAR Languedoc-Roussillon a mené à bien, avec l’appui financier du Conseil Régional Languedoc-Roussillon, une étude pour définir la faisabilité et le statut juridique d’un espace-test agricole.
Ce travail a débouché sur la création de la Coopérative Terracoopa, dont Christian Alazard et Paul Reder de l'ADEAR-LR, Frédéric Sanchez de Crealead et Joseph Le Blanc, ancien animateur de l’ADEAR-LR sont les fondateurs.
L’ADEAR-LR, association régionale de développement agricole, a été créée dans les années 2000, notamment par des dirigeants de la Confédération paysanne (Guy Kastler, Dominique Soullier, héraultais, Pierre Bérato, Michel Curade, Michel David, Richard Le Masson, audois et Nicolas Duntze, gardois) et par Michel Chastaing, Maire-adjoint de la Commune de Clapiers.
Joseph Le Blanc, nommé gérant de Terracoopa, a été chargé de recruter 7 maraîchers Bio, devant bénéficier chacun d’une parcelle d’1 hectare.
A l’heure actuelle, Christian Abbes, Gilles Fourgous et Johan Crance s’affairent pour mettre en place sur leurs terres le réseau d’irrigation sous pression alimenté par l’eau du Rhône.
Dès le printemps, ils vendront leur production maraîchère diversifiée localement et souhaitent tenir un stand commun sur le marché hebdomadaire dominical de Clapiers.
4 autres maraîchers Bio s’établiront ultérieurement : ils pourront développer des ventes de produits frais et de saison par paniers solidaires, cueillette sur site, dans le cadre d’une association de maintien de l’agriculture paysanne ou toute autre formule associant plus ou moins les consommateurs.
Au bout de 3 ans, ces nouveaux paysans, essaimeront dans toute la région pour se fixer au lieu de leur choix.
Partout en France, le contexte de l’installation agricole ou de la création d’activités en milieu rural, voire péri urbain, est en effet difficile : problèmes d’accès au foncier, connaissances techniques insuffisantes, freins à l’intégration sociale dans le territoire, faiblesse des capitaux propres, forte concurrentialité du secteur, aides européennes réservées aux exploitations de taille conséquente et de fait principalement aux transmissions.
L’espace-test en agriculture est donc une solution émergente et innovante pour parvenir à des installations agricoles durables.
Dans le détail, « le test d’activité consiste à développer une activité agricole de manière responsable et autonome en grandeur réelle, sur une durée donnée et dans un cadre qui limite la prise de risque, afin d’évaluer le projet et soi-même, dans le but de décider de la poursuite, de l’ajustement ou de l’abandon du projet.
Pendant ce test, il n’y a une mise en situation "grandeur réelle" sur un lieu test qui "héberge" le porteur de projet.
Ce dernier bénéficie dans ce cadre d’un statut spécifique, de mise à disposition des moyens de production et d’un accompagnement (tutorat) professionnel.
Ce test permet à "l’entrepreneur à l’essai" de :
mettre en pratique et développer ses compétences professionnelles,
expérimenter la faisabilité technique, économique, humaine de son projet (de la production à la commercialisation) dans un environnement sécurisé,
prendre le temps de tisser des liens avec les différents acteurs du territoire,
mener une recherche foncière et construire dans la durée son projet technico-économique et financier avec les partenaires. »
Un espace-test est donc en réalité un outil de développement local s’inscrivant dans les dispositifs d’accompagnement existants (interventions de Terres Vivantes, du Civam Bio, de l’AIRDIE, financements du Conseil Général, par exemple dans l’Hérault), favorisant l’installation progressive, en particulier pour les porteurs de projet non issus du milieu agricole.
Le grand public connaît trois grands types de structures d’appui à la création d’activités : la couveuse, l’incubateur et la pépinière.
Le porteur de projet signe avec la couveuse d’activités un « Contrat d’appui au projet d’entreprise » (appelé CAPE) de 12, renouvelable 2 fois.
La couveuse émet les factures, suit la comptabilité, apporte un suivi personnalisé, juridique et technique.
Le porteur de projet immatricule son entreprise, la couveuse règle les cotisations sociales pour son propre compte et elle est solidairement responsable avec lui.
Le porteur de projet doit avoir été bénéficiaire précédemment d’un minimum social (RSA, ASS, RMI) ou avoir été dirigeant d’une entreprise unipersonnelle.
A Viviers, chaque maraîcher Bio abandonnera à Terracoopa 10 % de son chiffre d’affaires et récupérera comme il se doit le bénéfice de son travail.
La coopérative d’activités Terracoopa, aidée financièrement par la Région Languedoc-Roussillon, procède aux investissements : réseau d’irrigation, électrification, achat d’un tracteur, tunnels froids.
Un incubateur (Cf. Cap Alpha à Clapiers) soutient, quant à lui, une étape clef de la gestation d’un projet innovant, afin de développer suffisamment un concept, une technologie, un process, avant son industrialisation ou son lancement dans le tertiaire.
Quant à la pépinière (autre fonction de Cap Alpha), elle s’adresse aux jeunes entreprises qu’elle suit et accompagne dans leur développement et leur croissance.
Pour revenir à Terracoopa et au Domaine de Viviers, s’il existait déjà des couveuses pour les services, l’artisanat et l’industrie, elles sont nouvelles en agriculture : Clapiers héberge donc une initiative innovante, porteuse en terme de développement durable.
Création de 7 emplois, pérennisation de l’agriculture, préservation des sols et des eaux, offre de produits alimentaires sains, la commune de Clapiers et ses alentours vont bénéficier à plein du dynamisme de Terracoopa, de sa couveuse et de ses maraîchers Bio.
Parcelle permettant l'installation à terme de 7 maraîchers Bio
Le Domaine de Viviers n'a jamais tant reçu d'experts en agriculture
Gilles Fourgous donne avec pédagogie et humanité tous les détails de son installation
Le groupe de visiteurs conduit par Christian Abbes
"Le seul ouvrier agricole du Domaine",
comme le dit avec malice son propriétaire Johan Crance
Plantation de sorgho fourrager pour couvrir le sol et servir d'engrais vert
Johan Crance à la tête de son groupe d'agents et d'acteurs de développement
Une rencontre riche en échanges
La Coopération : que du bonheur !!!
De gauche à droite : Christian Alazard et Paul Reder de l'ADEAR LR, Frédéric Sanchez de Crealead, Joseph Le Blanc (les fondateurs de Terracoopa), Christian Abbes, Gilles Fourgous et Johan Crance (les 3 premiers producteurs de maraîchage Bio), Michel Chastaing, Maire-adjoint de la Commune de Clapiers
Crédit photographique : Michel Chastaing
19:00 Publié dans Actualités, Associations, Auto/Moto, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Histoire, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport, Tauromachie, Traditions, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : reneta, domaine de viviers, colloque, espaces-test agricoles, coopérative d’activités, agriculture paysanne, agriculture péri-urbaine, écolothèque, bio, clapiers, jacou, assas, teyran
29/11/2012
Halte aux pesticides en ville !
La Commune de Clapiers a arrêté d’utiliser des pesticides depuis maintenant 5 ans.
Avec le recul, ce choix, dont j’ai été le précurseur en tant que Maire-adjoint délégué aux Travaux et aux Services Techniques, était d’une grande pertinence.
Plus de risque de voir les agents communaux, affectés aux Espaces verts, risquer des allergies ou contracter des intoxications, voire développer des maladies professionnelles à long terme (avec un risque d’incrimination de l’employeur, en l’occurrence la Mairie).
Plus de dissémination de produits chimiques dans l’environnement immédiat des habitants.
Une économie financière indéniable :
- plus d’achats de désherbants, d’insecticides, de fongicides, etc.,
- affectation des agents techniques libérés de l’épandage des produits phytosanitaires à des tâches d’embellissement du cadre de vie : élagages, plantations, tailles, binages, etc.
Avec le « Zéro pesticide », une collectivité territoriale sort d’habitudes dépassées et non raisonnées, héritées du passé.
Les « mauvaises herbes » sont maîtrisées, sans difficulté insurmontable, grâce au broyage ou à la tonte, à l’arrachage manuel, à la pause de géotextile, à l’utilisation de paillage et par appel à des techniques plus pointues et plus innovantes comme le désherbage thermique.
Les arbres, arbustes et plantes supportent sans encombre le développement des parasites annuels, tel le puceron qui après des pullulations éventuelles au printemps subit ensuite la loi de ses prédateurs naturels dès le début de l’été.
Un sujet faible, attaqué par des champignons ou une quelconque maladie, s’il disparaît, est remplacé par une essence ou une variété plus rustique, plus robuste et plus adaptée au climat ou au sol.
Pour une collectivité territoriale, mieux vaut s’adapter à la « Nature en ville » que de créer un contexte floral ou végétal artificiel, fragile et finalement non durable.
La plupart des attaques sur les végétaux ne les mettent pas en danger : ils sont seulement moins beaux et moins vigoureux pendant quelques semaines.
L’exemple le plus critique est celui du transport et de la contamination par le vent du Nord en chenilles du Bombyx disparate qui parviennent à défolier un grand nombre d’essences feuillues, avec cependant une repousse des feuilles spontanées dès l’envahisseur disparu.
Les pesticides n’amènent par ailleurs aucune solution réglementaire lorsque l’attaque du matériel végétal est majeure (chancre coloré du platane, Paysandisia Archon papillon du palmier, graphiose de l’orme) et oblige à la suppression des sujets contaminés.
Bref, l’application de pesticides par les Services techniques d’une ville ou d’un village n’a aucune raison d’être, à moins qu’un produit biologique soit disponible : exemple des applications préventives par hélicoptère sur les pinèdes au mois d’avril de la bactérie Bacillus Thuringiensis afin d’éviter la prolifération de la chenille processionnaire, très urticante pour l’homme et constituant un véritable risque sanitaire.
La Nature non perturbée par l’utilisation de produits phytosanitaires fait jouer à plein ses mécanismes régulateurs : retour des oiseaux, des hérissons, des lézards, des geckos, etc., intervention des larves de coccinelle, des guêpes, etc.
De nombreux insectes sont entomophages et exercent leur fonction prédatrice, en l’occurrence carnivore, sur les punaises, mouches, chenilles, etc.
Alors, à quand le « Zéro pesticide » dans toutes les collectivités territoriales ?
Comme à Clapiers ?
Certains élus demeurent conservateurs, c’est le moins qu’on puisse dire !
Un comble actuellement : le développement d’actions pour inciter les élus à réduire l’application de pesticides !
Alors qu’ils suffiraient à ces derniers de dire : « Stop, plus d’application de produits phyto !».
Ce manque de courage politique a un coût pour le contribuable.
Il faut en effet dépenser de l’argent public en études diagnostic, en intervention d’écologues, en animation de projet, en mobilisation du temps des élus, en formation des agents territoriaux.
Le Syndicat Mixte du Bassin de l’Or (Symbo), constatant la pollution diffuse des nappes, sources, ruisseaux et étangs littoraux, met par exemple en place actuellement un Plan d’amélioration des pratiques phytosanitaires et horticoles (PAPPH).
Ce dernier s’adresse aux Collectivités territoriales, sachant que 10 % des pesticides (la France est le plus consommateur d’Europe avec 1,2 kg de matières actives par an et par habitant) sont utilisés en zones non agricoles et que 35 % de ces derniers rejoignent par lessivage (effet des orages méditerranéens notamment) les ressources en eau et les milieux aquatiques.
Beaucoup d’énergie alors que le problème ne devrait plus exister.
Si l’objectif fixé aux agriculteurs français est seulement de réduire de 50 % leur consommation de produits phytosanitaires (Plan Ecophyto 2018 consécutif au Grenelle de l’environnement) et non pas de les éradiquer, c’est parce que cet effort revient à un basculement de toute notre agriculture vers une agriculture dite intégrée, avec à la clef une baisse de production de 6 % et un renchérissement des produits agricoles.
A l’évidence, les communes, les départements, les intercommunalités n’ont pas, elles, ces contraintes de production et de compétitivité.
Alors, que faut-il pour faire pour pousser les élus locaux à abandonner immédiatement et totalement l’utilisation publique des pesticides :
- appeler à leur bon sens ?
- majorer fortement les taxes ?
- éditer une liste de ceux qui ne s’en passent pas ?
- exiger leur non application dans les futurs programmes municipaux ?
Pourquoi les élus ne suivent-ils pas les expériences réussies de leurs concitoyens agriculteurs convertis au Bio, toujours plus nombreux ?
Les deniers publics pourraient être alors réservés à la sensibilisation du grand public qui, par ignorance, épand encore des pesticides dans les jardins d’ornement et d’agrément, sans bien maîtriser ni les doses, ni connaître les risques liés à leur application.
Une opération réussie comme JardiBio, mise en place autour de Montpellier, verrait alors ses possibilités de sensibilisation des jardiniers amateurs augmentée.
Si un pesticide peut porter atteinte à la qualité de l'eau, de l'air et du sol, quel que soit son applicateur, autant que les élus de la République soient exemplaires, bannissent leur utilisation publique et montrent la voie à la population.

Crédit photographique : Michel Chastaing
12:56 Publié dans Actualités, Associations, Auto/Moto, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Histoire, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport, Tauromachie, Traditions, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pesticides, dissémination produits chimiques, pollution eaux, zéro pesticide, ville clapiers, clapiers
25/11/2012
Véhicules de collection à Vendargues
Des lignes arrondies, des courbes généreuses, des volumes séduisants avec des jantes chromées et des carrosseries reluisantes : ces dames de la belle époque s’exhibaient à l’Espace Armingué de Vendargues.
Simca, Traction, Peugeot 203, Fiat, Jaguar, Bianchi, Renault Alpine et encore bien d’autres des années 1930-1960.
On comprend mieux l’amour que portent les propriétaires à leurs voitures qui, admettons-le, « en jettent ».
Car, en effet, il y a de quoi être subjugué(e), même si l’on n’est pas du tout passionné(e) par ce domaine, comme les « oldies fan ».
Il est donc vrai que l’on se laisse facilement emporter.
Ensuite, on aborde les performances, la tenue de route, la puissance des moteurs et leur fonctionnement.
Ce qu’il y avait à l’époque en plus, c’était cette quête, ce besoin d’esthétique qui primait avec des designs plus doux, plus ronds.
Les habitacles étaient plus dessinés.
En tous cas, certains sont magnifiques, avec des pommeaux, des tableaux de bord et des volants en bois vernis composés de couleurs chaudes et de cuir.
Ces beaux véhicules sont très représentatifs des périodes qui ont marqué l’histoire de l’automobile.
La Traction fait référence à Al Capone et à la prohibition, les petites Peugeot appellent aux congés payés, à une époque de révolution sociale et de liberté.
Pour finir, on nous présente la doyenne de l’événement : une Dixi cabriolet 1928 à manivelle.
Vous verriez-vous aujourd’hui devoir utiliser une manivelle pour démarrer le moteur de votre voiture afin de continuer votre route, comme vous remonteriez la voiture électrique de votre enfant ?
Avoir des clignotants non pas électriques mais manuels, c’est-à-dire devoir avec un levier faire apparaître un petit panneau où il est écrit « droite » ou « gauche » et enfin le klaxon digne des films de Charlie Chaplin avec ce son unique comme si on appuyait sur un canard.











Crédit photographique : Fleur Dache
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11/11/2012
Championnat de la Ligue de Tennis de table au Crès
Le club de tennis de table « Salaison-Le Crès » disputait le dimanche 21 octobre la 3ème journée du championnat de la Ligue.
Trois équipes recevaient à domicile Castelnau le Lez et Nîmes tandis que deux autres étaient en déplacement sur Narbonne.
Durant cette journée, des gestes vifs, des réactions rapides, furtives, tournoyaient autour des tables.
Le ping-pong est un sport rapide, précis, qui s’exerce sur une petite surface.
Mais l’aire réelle de déplacement est bien plus importante.
En effet, à voir à quelle distance de celle-ci les joueurs vont chercher la balle, on se rend compte que tout ne se passe pas que sur la table.
«Ça fait marcher le palpitant » : comme l’expliquait un des joueurs de l‘équipe de Castelnau le Lez.
Dans le tennis de table, un des moments les plus remarquables, c’est le service.
A ce moment-là, les pongistes ont des attitudes presque compulsives et leur visage, pour certains, se déforme.
Le ping-pong : un sport a priori confidentiel mais en réalité très pratiqué, un sport doux mais en réalité à haut niveau de dépenses énergétiques et nerveuses, un sport calme mais en réalité à forte expression corporelle.
Au fait, pourquoi choisir de pratiquer cette discipline?
Le tennis de table, c’est une histoire de famille !
En discutant avec de jeunes recrues, on se rend compte que leurs parents sont eux-mêmes pratiquants.
Il est vrai que le ping-pong est un sport qui se pratiquait à l’origine comme un divertissement.
Combien pratiquent régulièrement le ping-pong pendant les vacances ?
C’est un sport simple et convivial mais, dans une dimension plus « professionnelle », on retrouve l’idée de former une équipe, d’être soutenu par les autres quand on est face à un adversaire et de se dépasser.
Le club du tennis de table du Salaison est plein de promesses, peut-être en raison du fait que son président - Jean-Claude Xuereb - est un pratiquant de longue date.
En effet, 60 ans de pratique, de compétition et d’enseignement sont le signe évident de l’amour, de la passion pour un sport.
Le classement des équipes du Crès en semble influencé : le club est premier en R1C et D3A, second en R2D et troisième en R1A et D2B.
Ce club, né en 1972, s’est installé durablement à un excellent niveau régional.
Il a fédéré les joueurs, garçons et filles, de plusieurs communes autour du Crès.
Le climat des petites villes est propice au développement d’une multitude de sports, pour le plus grand profit de leur jeunesse.








Crédit photographique : Fleur Dache
15:11 Publié dans Actualités, Associations, Auto/Moto, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Histoire, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport, Tauromachie, Traditions, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sports, ping-pong, tennis de table, club salaison-le crès, le crès, castelnau le lez
21/10/2012
Coopération décentralisée Franco-Béninoise à Prades et à Clapiers
En ces temps de crise économique et sociale, le repli sur soi est un risque.
La coopération internationale est un des moyens d'y échapper.
Relativiser ses problèmes, son pouvoir d'achat, son bien-être, à l'aune de l'Afrique, de l'Amérique du Sud ou encore de l'Asie, ouvre la réflexion.
La coopération décentralisée, entre collectivités territoriales du Nord et du Sud, associe des citoyens à des projets de développement local.
Les Communes de Prades le Lez et de Clapiers, dans la première couronne Nord de Montpellier, échangent notamment avec le Bénin, pays francophone, à la Constitution et à l'organisation administrative très proches des nôtres.
Le Maire de la Commune d'Akpro-Missérété (90.000 habitants au Nord immédiat de la capitale Porto-Novo) a conduit en septembre une délégation d'élus béninois à Lyon puis à Montpellier, après un premier voyage en mars 2010.
Cette visite a permis de raffermir les liens existants et d'évoquer de nouveaux objectifs et projets.
D'une manière générale, la coopération décentralisée est la plupart du temps plus efficace que celle directe entre états.
En effet, cette dernière porte principalement sur l'action humanitaire d'urgence (famines, catastrophes naturelles), des projets industriels (infrastructures portuaires et routières, extractions minières ou d'énergie fossile), des visées militaires (instruction des forces armées locales), des accords de libéralisation des échanges, des accords politiques (défense, sécurité, droits de l'homme) et économiques (implantation d'entreprises françaises) et moins sur le développement de la Francophonie ou du social (universités, enseignement de base, agriculture vivrière, etc.).
Au contraire, la coopération décentralisée implique le milieu associatif et rapproche, non pas des institutions, mais des hommes.
Les besoins sont identifiés au plus près des habitants et les projets définis dans la concertation.
Le Ministère des Affaires étrangères la reconnaît puisque qu'il y consacre des financements nationaux.
Cités Unies France, structure associative, fédère les communes, les départements, les régions, les intercommunalités engagées dans une action de coopération internationale.
La collaboration entre Prades le Lez, Clapiers et Akpro-Missérété repose sur un élan associatif et sur la plus-value du bénévolat.
Avec un budget de l'ordre de 2 millions d'euros annuels (même s'il est inférieur de 40 fois à celui par habitant des communes du Montpelliérain), la Commune d'Akpro-Missérété est en capacité de mener à bien des actions d'intérêt général fortes :
- création d'une radio locale,
- soutien au club de football accueillant de très nombreux enfants,
- ouverture de centres de soins, modernisation de la maternité et acquisition d'une ambulance,
- réglementation de la circulation des taxis-moto, les « zémidjans » dont l'invention locale s'est généralisée à toute l'Afrique comme une évolution moderne du vélo-taxi,
- dotation des nombreuses écoles primaires en nouvelles salles de classe,
- construction récente de 3 collèges publics, avec pour chacun, quelques classes au départ, prévision d'extensions successives et espoir d'ouvrir à terme des classes de lycée,
- projet d'institut universitaire de management et de technologie,
- projet d'ouverture d'une bibliothèque municipale, dotée notamment des ouvrages, au nombre de 25.000 environ, envoyés par Clapiers suite à une collecte auprès de ses habitants et un très important don de livres scolaires de la part du Conseil Régional Languedoc-Roussillon,
- projet de création de places publiques, dites stratégiques, équipées en éclairage public et en bornes de recharge pour le matériel électronique (téléphones et ordinateurs portables) afin d'offrir à la jeunesse, souvent privée dans leur foyer de la lumière électrique, un lieu d'études collectif,
- lancement d'un service de transport en commun, suite à l'achat à TAM - Transports de l'agglomération montpelliéraine – des 10 derniers bus au gazole, maintenant remplacés pas des bus de ville fonctionnant au gaz naturel.
Le dynamisme d'Akpro-Missérété et de son Maire, Michel Bahou, prouve que le rapprochement Nord-Sud opéré ne verse pas dans l'assistanat, mais bien au contraire dans un échange enrichissant de part et d'autre.
Côté Nord, rien ne serait possible sans le dynamisme associatif.
La Commune de Clapiers est ainsi devenue chef de file du projet de développement du Moringa Oleifera (« arbre du Paradis ») au Burkina-Faso et au Bénin.
Michel Chastaing, Maire-adjoint de la Commune de Clapiers, est l'élu référent.
Ce projet a été initié par les associations :
- Microfel (agriculteurs du Gard unis pour le développement de projets fruits et légumes dans le tiers-monde),
- Res Publica (actions de développement au Burkina-Faso),
- Silva (promotion de l'agro-foresterie dans le Monde),
- Agronomes, Vétérinaires Sans Frontières (appui aux communautés paysannes pour prévenir les crises alimentaires).
Le Moringa Oleifera possède de nombreuses vertus et trouve de multiples utilisations en cosmétique, en purification de l'eau, en médecine traditionnelle, en nutrition animale ou humaine.
Cet arbuste fournit un complément alimentaire pour les enfants dénutris et les adultes en état de faiblesse.
Il est riche en protéines essentielles, en fer, en calcium, en vitamines A et C, en bêta carotène, moins coûteux à obtenir et plus complet que la spiruline.
A Prades le Lez, c'est l'association Eau pour la Vie qui est motrice, aux côtés du Maire Jean-Marc Lussert et de son dynamique adjoint Rachid Khenfouf.
Dès 2011, Eau pour la Vie, présidée par Olusegun Taïwo, est intervenue à Amouloko, village de la commune d'Akpro-Missérété, avec le calendrier suivant :
-
en août 2011, mise en oeuvre du projet Cap Jeunes « Il faut que ça mousse », porté par 3 collégiens de Prades le Lez, visant à une sensibilisation culturelle sur l'hygiène des enfants de l'école primaire d'Amouloko,
-
en novembre 2011, mission de 3 mois de Myriam Guéguen, stagiaire, sur un projet jardinage et culture du Moringa Oleifera, dans cette même école,
-
en avril 2012, électrification de l'école avec réhabilitation de la pompe d'un forage et création d'un château d'eau,
-
en août 2012, lancement du projet « Hérault et Bénin : connexions au fil de l'eau », avec mise en relation des enfants français et béninois sur le thème de l'eau.
En coopération décentralisée, la forte implication des bénévoles n'empêche pas le professionnalisme de l'action :
-
membres de la diaspora connaissant bien le pays et sa culture
-
anciens chercheurs en agronomie ou foresterie tropicales,
-
collaboration d'étudiants en stage ou de jeunes volontaires en Service civique (comme Fabien Roudil, cheville ouvrière de l'association Eau pour la Vie),
-
présence sur le terrain d'associations homologues comme Silva Bénin.
A l'avenir, les Communes de Clapiers et de Prades le Lez devraient unir plus encore leurs forces sur ce dossier de coopération décentralisée qui prend tout son sens dans le cadre cohérent de la Communauté d'Agglomération de Montpellier.
Au niveau régional, la création d'une plate-forme de coopération internationale, regroupant élus locaux, associations, diasporas et monde économique, est un objectif qui permettrait une fédération des bonnes volontés, une meilleure connaissance des acteurs, une collaboration, une complémentarité des acteurs et, finalement, une action encore plus pertinente en direction du Sud.
La délégation béninoise reçue en Mairie de Clapiers

Pompe rénovée à l'école d'Amouloko

Château d'eau créé à l'école d'Amouloko

Olusegun Taïwo, Président d'Eau pour la vie, sur site
La délégation béninoise
avec les élus de Prades et de Clapiers
12:24 Publié dans Actualités, Associations, Auto/Moto, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Histoire, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport, Tauromachie, Traditions, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : coopération décentralisée, clapiers, prades le lez, akpro-missérété, france, bénin, eau pour la vie, plate-forme solidarité internationale
15/10/2012
La taxation du kérosène dans le Triangle des Bermudes
Les langues se sont finalement déliées en ce mois de juillet 2012.
Incroyable mais vrai : les consommateurs de kérosène ne paie pas de taxe sur les produits pétroliers !
Cette donnée majeure non prise en compte par la Cour des Comptes lors de sa dernière analyse relative à la rentabilité des futures lignes ferroviaires à grande vitesse (notamment la LGV languedocienne devant rejoindre Barcelone) anéantit toute crédibilité sur ses conclusions.
En effet, l’Etat français alloue un avantage fiscal (une dépense fiscale en terme technique et une niche fiscale en terme commun) au transport aérien, ce qui favorise une concurrence déloyale vis-à-vis du transport propre qu’est le train.
Il a fallu attendre la première tentative de réduction des déficits publics, sur fond de crise financière, de l’euro, de l’économie réelle et des finances publiques, pour que soit levé l’omerta observée sur la détaxation du carburant des avions : le kérosène !
Certes, Jean-Pierre Marsac, Député socialiste d’Ile et Vilaine, avait déjà posé une question écrite, à l’Assemblée Nationale, au Gouvernement Fillon, inscrite au Journal Officiel du 6 octobre 2009.
Mais ce sont les langues de députés européens (Yannick Jadot et Eva Joly) et d’un Député de Loire-Atlantique (François de Rugy), tous trois appartenant au parti des Verts,
En fait, depuis la Convention internationale de Chicago en 1949, en pleine reconstruction d’après-guerre, de protectionnisme généralisé et afin d’éviter des distorsions de concurrence entre pays, le kérosène n’est pas taxé.
L’exonération de Taxe intérieure sur la consommation des produits énergétiques (TICPE) pour l’aviation représente un manque à gagner annuel de 3,5 milliards d’€, pour les seuls vols au départ et à l’arrivée du territoire français.
Pourtant, l’Union Européenne permet la taxation du kérosène, soit sur décision unilatérale d’un pays membre sur ses vols intérieurs (exemple des Pays-Bas), ce qui représenterait 1,3 milliards d’€ pour la France, soit après accord bilatéral des pays de départ et d’arrivée au sein de l’Europe.
Le transport aérien profite ensuite d’un autre avantage fiscal, au niveau de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) :
- taux réduit sur les billets des vols intérieurs à 7,00 % au lieu de 19,60 %,
- taux nul sur le kérosène,
- taux nul pour les billets d’avion sur les lignes internationales et intra-européennes.
Ce taux nul de TVA - et non l’exonération de TVA, ce qui constitue une différence majeure - signifie que les compagnies aériennes récupèrent la TVA sur leurs achats de biens et services destinés à leurs activités (restauration, entretien de la flotte, achat d’avion, etc.) !
Cela représente, au niveau européen, un manque à gagner annuel de 10 milliards d’€.
Au XXIème siècle, cette débauche d’avantages fiscaux fleure bon le temps des privilèges de l’Aristocratie sous l’Ancien Régime.
Ce soutien financier public à un secteur d’activité privé est qualifié par le Réseau Action Climat France d’« aide à la pollution » (Cf. l’appel « Stop aux subventions à la pollution ! ».
Il représente l’équivalent d’une baisse de prix sur les billets d’avion de :
- 15 à 20 % grâce au taux de TVA à taux zéro,
- 12 % grâce à l’impact de la détaxation du carburant.
Les billets d’avion devraient donc être 30 à 40 % plus chers.
Certains diront qu’il faut protéger nos fleurons du monde de l’industrie et des services que sont EADS avec ses fameux Airbus et Air France-KLM.
Classées au niveau mondial respectivement 2nde en 2011 (en talonnant Boeing) et 3ième, ces entreprises ont réalisé respectivement 61 et 21 milliards d’€ de chiffre d’affaires (pour 70 millions de passagers).
C’est toutefois comme si on essayait de réduire les taxes sur l’essence et le gazole au motif de plaire à Total (seulement 7ème sur le plan international avec un CA de 232 milliards d’€ tout de même).
D’autant que le rail n’est pas à défavoriser puisque la SNCF est 2ième au niveau international et talonne Deutsch Band avec un CA de 41 milliards d’€.
Sans compter les intérêts de l’équipementier ferroviaire Alsthom, 6ème au monde avec un CA de 28 milliards d’€.
Les distorsions de concurrence ne sont jamais saines.
Si la concurrence est libre, elle doit être non faussée sinon elle conduit à des monopoles privés autoritaires menaçant les états ou précipite la chute d’autres pans d’activités en détruisant de l’emploi.
En effet, le kérosène, dont les cours sont étroitement corrélés à celui du pétrole, est en concurrence directe avec les autres carburants : essence et gazole.
Sa détaxation incite forcément à sa surconsommation ce qui raréfie l’offre d’essence comme de gazole en poussant le prix de ces derniers à la hausse.
D’autant que le kérosène provient exclusivement du pétrole contrairement aux deux autres carburants qui incorporent du biocarburant et des carburants de synthèse.
Croissance de la consommation de kérosène signifie donc tension sur le prix du pétrole que payent toutes les autres branches d’acticités : agriculture, agro alimentaires, transports routiers, industries, etc.
Certes les avions sont de plus en plus économes : 1/3 de consommation en moins en 25 ans et -50 % attendus d’ici 20 ans.
Ces progrès méritoires pénaliseraient fort justement moins le secteur aérien en cas de suppression de ses avantages fiscaux.
Si la consommation de carburant par passager baisse tendanciellement, on observe cependant un emballement du nombre de passagers transportés : pour les 10 plus grandes compagnies mondiales, de l’ordre de 1 milliard de passagers annuels en 2011 contre seulement 600 millions en 2005 !!!
Ou encore, toutes sociétés confondues, 1 milliard de passagers en 2010 contre 400 millions en 1990.
Cette vérité peut être étendue à tout le domaine du transport de marchandises et de passagers : ce n’est pas le secteur le plus consommateur d’énergie mais c’est celui où la croissance est la plus forte.
En outre, c’est le secteur où la dépendance aux produits pétroliers demeurera la plus incontournable.
Or, il existe maintenant une concurrence pour le droit d’émettre des gaz à effet de serre (GES).
L’Union Européenne a d’ailleurs inclus le secteur aérien au sein de son marché de quotas d’émission de gaz à effet de serre en vigueur depuis 2012 : on peut acheter des droits à polluer ou au contraire en vendre si l’on a fait des efforts d’économie d’énergie, tout ceci dans le cadre d’une autorisation globale d’émission ouverte par l’UE allant en décroissant.
C’est heureux car, autre anomalie de taille, le transport aérien n’est pas couvert par le Protocole de Kyoto (limitation et réduction du niveau d’émission de 6 gaz à effet de serre, notamment le dioxyde de carbone et le méthane, d’au moins 5 % sur la période 2008-2012) qui a renvoyé à l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) le soin de réglementer les émissions en provenance des vols internationaux !
Or, la « décarbonisation » du transport est l’un des principaux enjeux visant à contenir le réchauffement climatique et donc le bien-être de l’Humanité.
La France s’est engagée à réduire de 20 % les émissions de GES du secteur des transports entre 1990 et 2020.
La non taxation du kérosène serait catastrophique à terme pour les transports routiers et ferroviaires qui devraient faire des efforts démesurés de réduction des émissions de CO2, les leurs et ceux que le secteur aérien ne ferait pas
En effet, si le kérosène est responsable à ce jour de 4 % des émissions de GES d’origine humaine, il est prévu que d’ici 20 ans, il en représente 15 % !
Il y a donc péril pour les autres secteurs d’activité du transport et urgence à prendre des mesures de protection de l’économie française.
Quelques chiffres :
- 1 kg de kérosène (1,25 litre) dégage par combustion 3,1 kg de CO2 et 2 à 4 fois plus d’autres GES, notamment de la vapeur d’eau libérée dans les couches hautes de l’atmosphère,
- 30 millions de tonnes de CO2 ont été rejetées par l’aviation française en 2008 (soit l’équivalent de plus de 15 millions de véhicules de tourisme ou encore approximativement 40 % du parc automobile français),
- 1.200 millions de litres de kérosène sont consommés tous les jours dans le Monde par l’ensemble du trafic aérien.
- un aller-retour Paris-New York (700 à 1.000 litres de carburant par passager) libère autant de CO2 que pour le chauffage annuel d’une personne,
- depuis 1990, les émissions de GES du transport aérien ont doublé.
Or, quel est le palmarès des modes de transport les moins dispendieux en GES ?
- Bateau : 0,2 gramme de CO2 par passager et par kilomètre,
- Vélo : 2 g
- A pied : 3 g
- TGV : 15 g
- Métro : 18 g
- Voiture électrique : 20 g
- Autobus : 25 g
- Avion, vols long courrier : 60 g
- Voiture de taille moyenne : 60 g sur route et 100 g en ville (avec 1,5 passager par véhicule en moyenne)
- Voiture hybride : 90 g
- Avion, vol court courrier domestique : 100 g
- 2 roues de moins de 125 cm3 : 100 g
- Moto supérieure à 750 cm3 : 120 g
- Véhicule 4 x 4 : 170 g
Il est aussi donné des chiffres de 5,3 litres de kérosène par passager aux 100 km pour un Airbus A320 (courte et moyenne distance) et de 3,2 litres aux 100 km pour un Airbus A330/340 (longue distance), à doubler au moins pour tenir compte des autres effets de serre.
Si le transport aérien n’offre donc pas le bilan CO2 le plus désastreux, il est un danger pour l’avenir du fait de sa forte croissance.
Actuellement, le Jet kérosène se monnaye aux alentours de 0,65 €/litre (ou en terme d’énergie, 0,065 €/ kWh, soit à titre de comparaison l’équivalent du prix du gaz pour un particulier) contre une moyenne de 1,45 €/litre pour le carburant des voitures (0,145 €/kWh).
Le kérosène supporte zéro taxe et le carburant de nos voitures en comprend actuellement 60 % (ce qui donne un coût d’environ 0,60 €/litre hors taxe).
Pour mémoire, la taxation de l’essence a baissé de 70 % dans les années 1990 à seulement 60 % du prix dans les années 2010 tandis que pour le gazole, la diminution est allée de 60 % à 50 %.
Si le prix d’un galon américain (3,785 litres) atteint aujourd’hui environ 3 $ US, il a culminé à environ 4 $ vers 2008, coûtait environ 0,5 $ dans les années 1990 et approchait 1 $ vers 2005 pour augmenter depuis.
Certaines compagnies aériennes couvrent ce risque de volatilité de leurs approvisionnements pétroliers : par exemple, Easy Jet souscrit une couverture assurantielle sur 1 an (le prix du kérosène représentant entre 15 et 25 % du prix du billet d’avion ces dernières années).
La force de l’euro face au dollar américain (parité aux alentours de 0,9 en 2000, de 1,0 en 2002, de 1,25 à 1,5 depuis 2004 et de 1,25 actuellement) offre un avantage concurrentiel très fort aux compagnies aériennes européennes.
On pourrait aussi se dire que l’envolée annoncée du pétrole, une fois la crise estompée, modérera les ardeurs de développement du secteur.
Or, une étude, basée sur un doublement de 30 $ à 60 $ du prix du baril de pétrole, a chiffré la baisse du trafic à respectivement seulement 7 % sur le court courrier, 9 % sur le moyen courrier et 10 % sur le long courrier.
A l’évidence, l’envolée du transport aérien posera aux autres modes de transport de sérieux problèmes économiques si ce secteur d’activité en pleine croissance ne partage pas les efforts financiers :
- pour assurer des rentrées fiscales aux états qui garantissent la sécurité des affaires et la prospérité des entreprises,
- pour atteindre les objectifs de réduction des émissions de GES.
Il est donc urgent de s’attaquer à la suppression des avantages fiscaux accordés, il y a maintenant plus de 60 ans, au secteur du transport aérien.
Il n’est plus admissible que les états subventionnent ceux qui ont le plus les moyens de voyager dont il résulte un impact social fortement négatif.
Il n’est pas raisonnable de ne pas inciter aux économies d’énergie le transport aérien car l’impact environnement est néfaste et immédiat.
Enfin, il n’est pas envisageable que les autres secteurs d’activité du transport (ou du reste de l’économie) soient pénalisés par des distorsions de concurrence liées au prix des approvisionnements énergétiques ce qui aurait un impact négatif en terme d’emploi.
Il est clair que cette détaxation du transport aérien porte atteinte aux trois piliers du développement durable : social, environnemental et économique.
Le Gouvernement de Jean-Marc Ayrault n’a donc pas d’autre issue que de s’attaquer le plus rapidement possible à rétablir une imposition juste de ce secteur.
21:25 Publié dans Actualités, Associations, Auto/Moto, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Histoire, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport, Tauromachie, Traditions, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : taxation kérosène, transport aérien, crise, déficits publics, train, transport routier, concurrence, kyoto, ges, lgv
05/10/2012
Festival de la Tomate 2012 à Clapiers
Le Festival de la Tomate 2012 a attiré à Clapiers, ce dimanche 2 septembre, plus de 10.000 visiteurs.
L’événement, très attendu, est la manifestation la plus populaire parmi celles soutenues par la Communauté d’Agglomération de Montpellier, dans les villages de la périphérie de Montpellier.
Les bénévoles de l’Association des marchés paysans de l’Hérault et de Terres Vivantes ainsi que les élus de la Commune de Clapiers avaient tout lieu de se féliciter du maintien de l’ambiance calme, familiale, décontractée, ouverte et très peu commerciale.
Cette année le nombre d’exposants au marché paysan a atteint le nombre de soixante.
Les stands associatifs ont été aussi nombreux et diversifiés.
Les participants ont pu manger sur place, sur la pelouse ou assis dans deux secteurs réservés à la restauration, après avoir constitués librement leurs repas auprès des paysans présents ou des stands de restauration rapide traditionnelle.
Des produits innovants sont apparus, labellisés Sud de France : sodas locaux et préparations à base de tomates séchées.
Les enfants ont plébiscité les promenades en dromadaire, une jeune maman venue appuyer des poneys eux aussi très sollicités.
Le Steel Band de Villeveyrac qui regroupe des musiciens de toute la Vallée de l’Hérault a de nouveau ravi l’assistance par la sonorité surprenante et mélodieuse obtenue à partir de frappes sur des fûts en acier.
Ce groupe est important pour la culture et l’animation en milieu rural.
Certains de ses membres travaillent à Montpellier.
Le Festival de la Tomate est d’ailleurs le symbole de cette complémentarité entre rural et urbain dans l’Hérault, ce qui bat en brèche une vieille rengaine, de plus en plus dépassée, opposant un urbain envahissant et un rural laissé pour compte.
La force de l’agriculture languedocienne consiste en effet en la proximité immédiate des consommateurs.
Encore faut-il qu’ils soient exigeants et avisés d’où cette manifestation qui parie sur les échanges entre producteurs et consommateurs pour revenir à l’achat local, trop longtemps délaissé.
Les visiteurs ont pu nouer le dialogue avec les exposants et poser toutes les questions sur la provenance, la qualité, la saisonnalité, les modes de production, les impacts sur la santé.
Le Bio, le circuit court, l’achat solidaire, la vente directe ont le vent en poupe.
Tout simplement parce qu’ils s’inscrivent dans le développement durable.
Variétés de tomates anciennes et poivrons rouges
Un Festival de la Tomate familial à l'ombre des grands arbres
du Parc municipal Claude Leenhardt
Le stand du Tomatologue Eric Pédebas (Mauguio)
Des tomates moins rares à la vente,
pour la découverte, le goût et les plaisirs de la table
La tomate : un légume-fruit venu des Amériques
Poneys, jeux en bois et promenades en dromadaire pour le plaisir des enfants
L'atelier de dégustation organoleptique organisé par Slow Food
Confitures "faites maison" dans le cadre d'une agriculture à taille humaine
Coin restauration et animation musciale du Steel Band de Villeveyrac
Vue du Festival de la Tomate au plus fort de sa fréquentation
L'album-photo
Crédit photographique : Michel Chastaing
06:35 Publié dans Actualités, Associations, Auto/Moto, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Histoire, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport, Tauromachie, Traditions, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : producteurs locaux, petits paysans, agriculture peuplante, circuits courts, agri-écologie, marché paysan, tomate, association marchés paysans hérault, terres vivantes, agglomération de montpellier, clapiers
09/09/2012
Projet d’agri-parc
Les communes de Clapiers et de Jacou souhaitent mettre en œuvre sur une partie de leur territoire le concept d’agri-parc.
Ce concept est né il y a seulement quelques années : il est donc encore flou.
Il s’agit de pérenniser en milieu relativement urbanisé des espaces agricoles en les ouvrant à une fréquentation du public, à condition qu’elle soit restreinte et maîtrisée.
Jusqu’à présent, les terres agricoles n’ont pas résisté à la spéculation foncière et elles ont été largement consommées par l’étalement horizontal de l’urbanisation.
Il s’agit aujourd’hui de préserver durablement des lieux où l’activité agricole sera maintenue contre vents et marées, sous sa forme ancienne (viticulture, céréaliculture) ou sous des formes nouvelles adaptées aux contraintes économiques actuelles.
En effet, si par exemple la mévente du vin conduit à des arrachages, il peut être nécessaire d’installer plusieurs maraîchers écoulant leur production en circuits courts, notamment grâce à la vente de paniers ou à un débit sur des marchés de plein-vent.
L’exploitation des terres doit être durable pour préserver les sols, la biodiversité et la santé, tant des agriculteurs que des consommateurs.
Les agri-parcs sont à géométrie variable :
- la maîtrise du foncier peut être publique ou privée,
- l’exploitation assurée par les Services techniques d’une collectivité territoriale (exemple de ceux de la Mairie de Montpellier à l’Agri-parc des Grisettes) ou par un ou plusieurs agriculteurs (exemple de ce qui est projeté à Clapiers et Jacou).
Ces projets d’agri-parcs (il en existe un autre concernant les prairies humides de la Mosson à Lavérune) devraient prendre forme dans les quelques années à venir.
En effet, de nombreuses études sont nécessaires (qualité agronomique des sols, possibilités d’irrigation, droits à produire, plan de massif forestier avec définition de zones de coupure de combustible, aménagements périphériques d’accueil du public, cadre de la gestion patrimoniale, …).
Concernant le projet de Clapiers et de Jacou, une acquisition foncière de grande importance va conforter le périmètre choisi, constitué des bords du Lez - avec le Domaine la Valette déjà propriété de la Ville de Montpellier - des pinèdes constituant le « poumon vert » du Nord de Montpellier et le Domaine de Viviers.
C’est ce dernier que la Communauté d’Agglomération de Montpellier vient d’acquérir courant 2010 : il appartenait depuis plusieurs siècles à la famille Pagézy.
Ce bien agricole de 196 hectares d’un seul tenant comprend aussi 70 hectares de magnifiques forêts.
Les pins d’Alep, essence la plus présente, ont été plantés par les grands propriétaires fonciers afin de protéger les sols soumis à érosion et écarter les petits paysans qui avaient tendance à exploiter le bien d’autrui (petit élevage ou pâturage des moutons et des chèvres), au moment du boom démographique et paysan, après le milieu du 19ème siècle.
Les premières pépinières de pins d’Alep sont attestées dans l’Hérault sur les communes de Clapiers et Montferrier.
Cette plantation a été le fait de propriétaires éclairés, ouverts aux progrès de la science, attirés par l’expérimentation et appuyés par les services des Eaux et Forêts.
Depuis, la forêt se renouvelle naturellement ce qui donne en général des peuplements de pins équiennes, c’est-à-dire où tous les âges sont présents.
Son seul ennemi est le feu et les promoteurs sur certaines communes.
A terme le périmètre de l’Agri-parc de Clapiers et Jacou pourrait s’étendre au Nord sur les pinèdes de Montferrier, Assas et englober le Domaine de Restinclières sis sur la commune de Prades le Lez qui est à la fois agricole et forestier.
En parallèle, la Communauté d’Agglomération de Montpellier souhaite implanter sur le Domaine de Viviers une seconde « Ecolothèque » après celle de Saint-Jean de Védas, à la capacité d’accueil saturée.
L’implantation de cet équipement public, dédié à la fréquentation d’un jeune public, consacre la vocation d’environnement d’excellence de la périphérie Nord de Montpellier.
A l’évidence, il pourra y avoir des connivences entre les besoins pédagogiques de cette écolothèque et la présence à proximité d’une agriculture vivante, certains porteurs de projet d’installation agricole pouvant proposer des activités d’accueil.
Le projet d’Agri-parc de Clapiers et Jacou s’inscrit plus généralement dans le cadre de l’Agenda 21 de la Communauté d’Agglomération de Montpellier.
Il n’est pas étonnant que les objectifs poursuivis soient :
- le maintien et le développement de la production agricole,
- le développement de l’offre de commercialisation en circuits courts,
- la protection et la valorisation de l’environnement et du paysage,
- une offre en matière de loisir, de découverte et d’éducation.
Notamment, pour le projet d’agri-parc, il est envisagé un itinéraire « modes doux » qui prolongerait le cheminement piéton le long du Lez dans la forêt au Nord pour rejoindre enfin le Domaine de Viviers.
Il faut qu’un agri-parc soit vivant : ni un musée de l’agriculture, ni un parc urbain.
Les fonctions urbaines, agricoles et naturelles doivent pouvoir s’enrichir mutuellement.
Le promeneur, le coureur à pied, n’est plus un visiteur qui utilise un espace mais au contraire quelqu’un qui s’intéresse au devenir du lieu, à son rôle économique de production.
Le public qui fréquente un agri-parc peut aussi être consommateur de ses produits (exemple des associations de maintien de l’agriculture paysanne – AMAP) et prend conscience que derrière les productions agricoles – auxquelles peuvent être substituées d’autres produits plus ou moins transformés et plus ou moins naturels – il y a des hommes avec leur travail et leur passion du métier.
Il s’agit bien en fait de « cultiver nos agricultures de proximité ».


Périmètre indicatif de l'Agri-parc de Clapiers et Jacou
13:53 Publié dans Actualités, Associations, Auto/Moto, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Histoire, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport, Tauromachie, Traditions, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : agri-parc, forêt, pin d’alep, poumon vert, puits carbone, développement durable, agenda 21, agglomération montpellier, clapiers et jacou
16/08/2012
6ème Festival de la Tomate à Clapiers
La 6ème Edition du Festival de la Tomate se tient le dimanche 2 septembre 2012, de 9 heures à 17 heures, au Parc municipal Claude Leenhardt, à Clapiers
Cet événement le plus populaire proposé par la Communauté d’Agglomération de Montpellier dans un village périphérique de la capitale régionale a attiré 6 000 visiteurs en 2011, malgré un temps apocalyptique, soit 4 orages dans la même journée !
Cette année le record de participation, 8.000 visiteurs en 2010, devrait être battu.
La Commune de Clapiers, l’Association Terres Vivantes et l’Association des Marchés Paysans de l’Hérault vont mettre à nouveau en valeur la petite agriculture non industrialisée qui peuple notre territoire et qui innove sur le plan social et éthique.
Les visiteurs auront devant eux les paysans et mettront un visage sur les producteurs des denrées alimentaires proposées.
Le marché paysan regroupera cette année 50 exposants, à l’ombre des arbres centenaires du Parc municipal de Clapiers.
Toute la richesse des productions méditerranéennes sera représentée : maraîchage (tomates, aubergines, poivrons, oignons doux, courges, etc.), raisins de table, figues et ses dérivés, pastèques, plantes aromatiques, escargots, conchyliculture, olives, huiles, vinaigres, oies et canards gras, spiruline, coulis, chutneys, gâteaux secs, liqueurs, pâtes à tartiner, pains, fromages de chèvre, yaourts de brebis, safran, confitures, gelées, sirops, glaces, Pâté de Montpellier, bœuf et volailles, charcuterie, savons de Provence et du Monde, laines, mohairs, alpagas, vins (Picpoul), etc.
Amateurs, spécialistes et collectionneurs seront comblés à la vue des 2 tonnes de tomates présentées : ils pourront admirer, goutter et acheter pour déguster chez eux.
Les enfants des centres aérés de Clapiers feront profiter les gourmands, en toute convivialité, de leurs préparations culinaires de l’été.
Eric Pédebas et Christian Lemaire, tomatologues, exposeront 250 variétés de tomates en faisant découvrir leurs goûts, saveurs, formes et couleurs.
Il est prévu des animations et des intermèdes musicaux tout au long de la journée avec :
- promenades en poney,
- jeux en bois pour les enfants prêtés par la Médiathèque Jean-Jacques Rousseau de Montpellier,
- stands sur le jardinage,
- déambulation spectaculaire du Steel Band de Villeveyrac,
- découverte pour les enfants avec le CIVAM Racine,
- chansons et poésies avec Jacques Paillès, auteur-interprète (spectacle poétique et en chansons sur la tomate, l’huile et le vin),
- exposition des Archives départementales de l’Hérault, …
Un apéritif original, cuisiné par le Service protocole de l’Agglo Montpellier, à base de tomates, sera offert à partir de 11 h 30, juste après l’inauguration et avant l’heure du repas.
Ce dernier pourra être acheté sur place auprès des nombreux exposants (pain, charcuterie, moules et huîtres, olives, plats préparés, notamment exotiques, brasucade, poulets rôtis, plateaux d’huîtres et de moules, crêpes, galettes, jus de fruits Bio, thés, cafés, raisins et tomates, ...).
Le Festival de la Tomate, en véritable écofestival, s’inscrit volontairement – mise en œuvre de l’Agenda 21 de Clapiers oblige – dans un cadre de réduction des emballages et de mise en place du recyclage.
L’Agglomération de Montpellier mettra ainsi à disposition pour les déchets un tri sélectif et offrira aux visiteurs une information complète.
Les exposants se servent de sacs réutilisables et recourent à un minimum d’emballages.
Les stands de restauration proposent des assiettes et des couverts réutilisables, recyclables ou consignés.
Il en est de même au niveau de la buvette, tenue cette année par l’Association Al’Ort, réunissant les 70 familles clapiéroises inscrites aux nouveaux jardins familiaux.
Les exposants seront invités à utiliser une signalétique sur le modèle des ardoises informatives testées par l’Association des Marchés Paysans de l’Hérault au marché hebdomadaire de Grabels et mises au point grâce à une expertise de l’INRA-Montpellier.
L’information des consommateurs, l’identification des producteurs, la promotion d’un commerce le plus équitable possible, sont volontairement promus.
La Mairie de Clapiers, la Communauté d'Agglomération de Montpellier, le Conseil Général de l’Héraut et la Région Languedoc-Roussillon financent cette vitrine de l’agriculture à taille humaine dont l’entrée est libre.
Pour renforcer la convivialité de cette manifestation, des tables, des chaises et même la pelouse !, seront mises à disposition des familles et autres visiteurs.
Le Festival de la Tomate est l’événement qui signe la rentrée agricole avant les vendanges.
Il n’y a pas d’alimentation sans agriculteurs, il n’y a pas de pays sans paysans et il n’y aura que des produits non authentiques, banalisés et finalement subis, sans consommateurs avertis, vigilants et exigeants.
Alors que la part de l’alimentation dans les dépenses de consommation des ménages est tombée en un siècle de 80 % à presque seulement 10 % aujourd’hui, il est important que les nouveaux consommateurs comprennent les conséquences de leur acte d’achat :
- impact des traitements phytosanitaires sur la santé des paysans et des habitants du monde rural, concernant les produits issus de l’agriculture conventionnelle, non Bio,
- exploitation de main d’œuvre immigrée ou non déclarée, en France comme dans certains pays, dans de grandes exploitations capitalistiques, spécialisées dans l’exportation ou les marchés de masse à bas prix,
- abaissement de la qualité des produits et augmentation des risques sanitaires entretenus par la course au « toujours moins cher » de certains consommateurs,
- dégradation des sols, destruction des forêts, déplacement de populations à cause de grandes plantations spécialisées dans les productions de rente,
- confiscation de la marge par les intermédiaires ou la grande distribution,
- prix des matières premières agricoles tirés à la baisse par les grandes industries agro-alimentaires qui ont tendance à substituer des frais de publicité à des coûts d’approvisionnement,
- émissions de gaz à effet de serre liées à la consommation de produits en provenance de l’autre bout du Monde.
Parce qu’il est vital de comprendre et d’être informé, le Festival de la Tomate propose des stands à des associations ou entreprises citoyennes :
- Association MASSE (présentation de projets d’économie solidaire),
- Association Semence et Partage,
- Artisans du Monde (commerce équitable et projets de développement local),
- « Savoir et découverte Languedoc-Roussillon»,
- Association Touselle (exposition sur les blés méditerranéens),
- Centre de Formation Professionnelle Agricole de Montpellier au travers de l’opération JardiBio (incitation des jardiniers amateurs à se libérer de l’utilisation des pesticides),
- Association « Mohicans » (actions éducatives, éco gestes et jardins avec la promotion des alternatives au gazon « anglais »),
- « Les Jardins de Tara » avec un point conseil sur le jardinage et la culture des plantes d’ornement (animation de l’opération « Circuit des éco-jardins » et organisation au printemps à Saint-Christol de l’événement « Moisson d’idées vertes »),
- entreprise Lombritek (promotion du lombricompost et de la lombrifiltration),
- librairie « La Vache qui lit » (livres et recettes sur la tomate et l’agriculture),
- CIVAM Racine (dynamique paysanne territoriale, thématique ou Bio),
- Terres Vivantes (installation progressive en agriculture dans l’Hérault et les Pyrénées-Orientales, accompagnement collectif de porteurs de projet en matière de transformation et de commercialisation, par exemple en appuyant le lancement des boutiques de producteurs de Ganges et de Clermont l’Hérault),
- Association des Marchés Paysans de l’Hérault : aide à la création des marchés de Brignac, Saint-André de Sangonis, Grabels, Vailhauquès, Clapiers, Prades le Lez, « Le Printemps de Tourbes », « Le Marché des Garrigues à Montaud ».
Le Festival de la Tomate est une vitrine des hommes et des femmes, des travailleurs qui œuvrent au quotidien pour nourrir leurs semblables, en essayant d’en vivre dignement, sans renier leurs valeurs.
Cette manifestation est aussi remarquable par son cadre boisé, son ambiance détendue et conviviale.
Le Festival de la Tomate est le point d’orgue de l’engagement de la Commune de Clapiers dans le développement durable (marché hebdomadaire, exonération des cultures Bio de taxe foncière, jardins familiaux, participation à l’opération JardiBio, bannissement des pesticides dans l’entretien des espaces publics, agriparc couvrant le Domaine de La Valette, les pinèdes et le Domaine de Viviers, couveuse régionale agricole).
Un public toujours plus nombreux s’intéresse à ces problématiques de maintien de l’agriculture périurbaine et de développement des circuits courts pour la diffusion des produits alimentaires, d’où le succès grandissant du Festival de la Tomate.

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02/08/2012
Cumul des mandats : une nouvelle loi en gestation
Le cumul des mandats est un mal de notre République.
La détention par certains – surtout des hommes au demeurant – de mandats multiples :
- tend à la personnalisation d’un pouvoir pourtant seulement délégué par les électeurs,
- pousse à la confusion des genres avec des conflits d’intérêt toujours possibles entre les collectivités représentées,
- fait obstacle à la nécessaire diversification des responsables politiques (sous représentation des femmes, des jeunes, des classes populaires, des banlieues, …),
- bloque la régénérescence de la représentation nationale,
- verrouille l’expression politique dans les médias.
Le cumul des mandats empêche souvent un exercice plein et entier des prérogatives d’un élu qui doit trouver le temps de la réflexion et de l’action.
A trop cumuler, certains délaissent leur pouvoir de contrôle et de décision en l’abandonnant à la technostructure.
Or, la démocratie est d’autant plus fragilisée qu’elle n’est pas incarnée par des élus exemplaires, remplissant parfaitement leur mission de représentation.
Concernant les partis politiques, ils jouent un grand rôle dans l’animation de la démocratie par leurs prises de position, leur action explicative et leurs propositions.
La Constitution française reconnaît leur rôle.
Malheureusement, leur assise militante est restreinte : au maximum 500.000 Français et Françaises y sont engagés.
Pourtant, les élus des grandes collectivités en sont presque tous issus.
Le parti politique les a souvent éveillés aux grands débats de société, formés, sélectionnés et désignés comme leur porte-drapeau.
Cette désignation est plus ou moins démocratique : en général, les partis de Gauche sont attachés au principe de méritocratie républicaine et militante tandis que la Droite est souvent plus bonapartiste, prompte à se rassembler derrière des personnalités.
Il n’est pas rare qu’une fois élu, la nature humaine pousse certains représentants de parti à s’en émanciper, bien que la légitimité des choix et orientations réside dans l’opinion des militants.
Tout comme la légitimité revient au peuple qui ne fait que déléguer, dans un cadre de démocratie représentative, ses pouvoirs, à des élus.
Lionel Jospin vient d’être chargé par le Président de la République, François Hollande, de la présidence d’une « Commission sur la rénovation de la vie publique » qui doit rendre ses réflexions avant novembre 2012 sur le cumul des mandats, la question de la parité et les règles déontologiques permettant une meilleure transparence de la vie publique.
A l’évidence de nouveaux textes devront imposer davantage de démocratie dans le fonctionnement des partis politiques et obliger à une désignation démocratique de leurs représentants envoyés face aux électeurs.
En outre, les préconisations sur la limitation du cumul des mandats devront s’attaquer à la fois au cumul à un instant donné mais aussi au cumul dans le temps.
Pour l’instant, seuls les Socialistes ont fait légiférer sur le sujet au Parlement et se sont donnés en plus des règles internes encore plus strictes.
Concernant la loi française, elle vise la réduction du cumul des mandats pour les parlementaires (loi organique n° 2000-294 du 5 avril 2000 relative aux incompatibilités entre mandats électoraux et loi n° 2000-295 du 5 avril 2000 relative à la limitation du cumul des mandats électoraux et des fonctions électives et à leurs conditions d’exercice) :
- incompatibilité entre des mandats de Député, Sénateur et Député européen,
- exercice d’un seul mandat local dans l’une des assemblées suivantes (conseil régional, Assemblée de Corse, conseil général, Conseil de Paris, conseil municipal d’une commune de 3.500 habitants ou plus).
Les élus non parlementaires appartenant à l’une des assemblées précédentes ne peuvent exercer au maximum qu’un seul autre mandat dans une autre assemblée délibérante locale.
En outre, le chef d'un exécutif local (Président de Région, de Département, de l'Assemblée de Corse, Maire ou Maire d'arrondissement) ne peut exercer aucun autre mandat de chef d'exécutif local.
Le Parti Socialiste a durci les règles de limitation des mandats de ses propres parlementaires.
Tout candidat socialiste aux dernières Législatives s’est ainsi engagé à démissionner, sous un délai maximum de trois mois à compter de l’élection, des exécutifs locaux auxquels il prendrait part : maire (quelle que soit la taille de la commune), vice-président ou président d’une collectivité locale ou d’un établissement public de coopération intercommunale (EPCI).
Ces règles ont été approuvées à une écrasante majorité par les militants lors de la Convention nationale du Parti Socialiste du 3 juillet 2010 et intégrées dans ses statuts.
Le non respect de ces derniers entraîne en général l’exclusion du récalcitrant (ou de la récalcitrante), après passage de l’intéressé(e) devant l’équivalent d’une commission de discipline.
Ces règles plus strictes seront vraisemblablement reprises par la loi prévue dans le projet présidentiel de François Hollande.
Elles permettent à un parlementaire de garder un pied dans une collectivité locale (sans trop peser toutefois sur les décisions) tout en conservant une chance éventuelle de réintégrer l’exécutif, une fois son mandat national ou européen terminé, si bien entendu localement les élus en place lui en donne la possibilité.
Certes, il existe encore des partisans du mandat unique mais le cumul des parlementaires serait déjà suffisamment bien circonscrit.
Pour les autres élus, le débat reste ouvert.
A l’évidence la différence entre communes de plus et de moins de 3.500 habitants n’est pas admissible car la loi permet pour l’instant une possibilité discrétionnaire de cumul outrancier en milieu rural : maire, conseiller général ou régional, présidence de communauté de communes et de syndicat des eaux, par exemple.
Il serait aussi utile de généraliser l’unicité de présidence ou de chef d’exécutif en élargissant les collectivités concernées aux intercommunalités (syndicats de communes, communauté de communes, agglomération, communauté urbaine).
Etendre cette unicité à l’appartenance à un exécutif (maire-adjoint, vice-président) serait abusif du fait de la forte différence du pouvoir, essentiellement concentré, par la volonté des textes et de factum, entre les mains des chefs des exécutifs.
La restriction du cumul des mandats en restera-t-elle réglementairement là ?
C’est douteux car le Parti Socialiste applique à ses membres, toujours depuis le 3 juillet 2010, l’interdiction du cumul de mandat dans le temps.
Pas plus de 18 ans consécutifs en tant que maire ou président d’une collectivité locale comme d’un EPCI.
Des jusque-boutistes plaident pour le mandat unique dans le temps : il est clair que ce dernier laisserait peut de temps – 5 ans ou 6 ans - pour imprimer une politique et instillerait une instabilité, une volatilité trop forte dans la direction de nos collectivités.
Le projet de loi à proposer par le Gouvernement Ayrault, a priori après le dépôt des conclusions de la Commission Jospin, validera, selon toute vraisemblance, cette restriction de cumul dans le temps à une durée de 18 ans, soit en général 3 mandats consécutifs.
Les nouveaux textes seront applicables aux Municipales de 2014 et aux Cantonales comme aux Régionales de 2015.
Ils traiteront en même temps d’une amélioration du statut de l’élu (retraite complémentaire sur cotisation de l'élu, protection du retour dans un emploi salarié, etc.), le corollaire de la réduction du cumul.
Petite parenthèse : il serait bienvenu d'obliger tout candidat à toute élection républicaine de produire son extrait de casier judiciaire afin qu'il soit disponible à toute demande de citoyen, par exemple en figurant dans une base de données en ligne sur Internet.
Sur le front des cumuls, restera à mettre un frein à la montée des conflits d’intérêts entre charge publique et activités économiques et financières privées.
Ce cumul plus sournois ébranle la démocratie.
Etre patron d’un grand groupe, cadre supérieur dans une banque, avocat d’affaires (les métiers liés à la justice étaient les mieux représentés lors de la dernière mandature), détenir des parts d’actions dans de grandes entreprises françaises ou étrangères, sont des situations qui posent problème.
De même, il devrait être interdit de cumuler un emploi salarié au delà d'un quart-temps ou d'un tiers-temps pour un parlementaire sinon cela tourne à un emploi fictif du fait des exigences d'un emploi du temps de député ou de parlementaire.
Non cumul « horizontal », non cumul dans le temps, non collusion avec le monde des affaires, assainiront la vie publique et renforceront, n’en doutons pas, la démocratie française.
22:11 Publié dans Actualités, Associations, Auto/Moto, Blog, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Chasse/Pêche, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Histoire, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Sport, Tauromachie, Traditions, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cumul, mandat électoral, élection, démocratie, représentation





