Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

02/07/2012

« J’ai soif !»

« J’ai soif » : c’est-ce que nous risquons de dire et répéter si nous ne prenons pas conscience rapidement de la problématique de l’eau.

Pendant la semaine de l’environnement, l’Agence Locale de l’Environnement proposait à Baillargues une conférence sur l’eau afin de nous  rappeler l’attitude irresponsable de l’homme concernant cette ressource.

Le département de l’Hérault, qui subit une mauvaise répartition naturelle de l’eau de pluie à l’année, en est malheureusement un parfait exemple car on note une surconsommation due à plusieurs facteurs.

Un problème d’entretien des réseaux d’eau potable mais également un comportement chez certains particuliers qui, habitant dans le Sud, veulent tout de même de l’herbe bien verte toute l’année.

Pour tenter de palier à ces méfaits, il faut commencer par dénicher les éventuelles fuites qui peuvent représenter une quantité importante de pertes, préjudiciable notamment au porte-monnaie de l’usager.

Ensuite, il existe des économiseurs d’eau à visser sur les robinets pour en contrôler le débit.

Egalement, il faut apprendre à ne pas laisser les robinets ouverts pour rien et privilégier les douches plutôt que les bains.

Pour les amoureux de la nature, des paysagistes spécialistes de la végétation locale peuvent créer de superbes jardins, beaucoup plus adaptés aux conditions climatiques de la région.

Le jardin sec est un concept qui s’impose pour les espaces verts gérés par les collectivités territoriales.

D’autres solutions encore, pour les particuliers possédant une maison avec un terrain : les récupérateurs d’eau de pluie de plusieurs sortes, du plus simple au plus élaboré.

Il est ainsi possible d’arroser son jardin sans utiliser les réseaux, nettoyer sa voiture et pour les plus sophistiqués, brancher une partie du réseau chez soi pour alimenter la chasse d’eau et le lave-linge.

En effet, certains récupérateurs sont de véritables systèmes d’épuration étanches et régénèrent l’eau afin qu’elle soit utilisable, même si elle demeure non consommable (pas d’utilisation possible ni pour le lave-vaisselle, ni pour la douche).

Ainsi, l’eau de pluie peut se stocker pendant 6 mois, voire plus.

Le problème des récupérateurs d’eau de pluie, c’est évidemment leur coût car l’investissement demandé en fonction de la complexité du système reste important.

Cependant, sur toute une vie, est-ce que cela ne vaut pas le coup ?

Il existe aussi des systèmes de phyto-épuration encore expérimentaux qui consistent à reproduire le schéma naturel de l’épuration de l’eau.

Ils ont notamment été expérimentés à Cantercel sur le Larzac méridional.

Dans le même esprit, on voit aussi des piscines naturelles basées sur une régénération de l’eau par les plantes.

Pour des renseignements détaillés ou pour vous aider dans vos projets, l’Agence Locale de l’Energie est à votre disposition.

Elle vient en soutien des communes de la Communauté d’Agglomération de Montpellier et des particuliers dans le domaine des économies d’énergie et de fluides.
 

IMG_8799.jpg

Les différents usages de l'eau potable

IMG_8792.jpg

Les gaspillages qui nous guettent

IMG_8796.jpg

Les mousseurs sur robinet réduisent la consommation d'eau

IMG_8797.jpg

Les équipements sanitaires s'adaptent aux besoins d'économie

IMG_8800.jpg

La récupération des eaux de pluie se vulgarise

IMG_8806.jpg

L'idée du jardin sec, adapté au climat méditerranéen, fait son chemin

 

Sources : Agence Locale de l'Energie