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08/06/2013

A Clapiers : des paysans dans la ville

Dimanche 19 mai, le Marché hebdomadaire de Clapiers s’est avéré extra ordinaire du fait de la participation de deux nouveaux exposants.

Tout d’abord, ce marché s’est ouvert à son premier marchand non alimentaire, proposant en l’occurrence de l’habillement.

En outre, ce marché a accueilli son premier producteur agricole issu de Clapiers : Christian Abbes.

Un apiculteur de Saint-Jean de Védas (Yoan Colaisseau installé à Saint-Jean de Védas où il a créé sa miellerie) et une maraîchère de Castries (Claire Bonnin proposant des tomates anciennes, des légumes de saison, des plants variés, installée au Domaine de Fontmagne à Castries), venaient déjà régulièrement.

Toutefois, l’agriculture à Clapiers ne pratiquait plus la vente directe depuis des décennies.

Christian Abbes a vendu sur son étal ses premières fèves, courgettes et salades.

Il a reçu un excellent accueil des habitués du Marché.

Il amènera, avec l’arrivée du beau temps, ses petits pois, navets, betteraves, carottes, fenouils et ensuite toute la variété des légumes d’été (tomates, aubergines, haricots, etc.).

Ce jeune paysan s’est installé fin 2012 au Domaine de Viviers, acquis par la Communauté d’Agglomération de Montpellier à la famille Pagézy.

La Coopérative d’activités Terracoopa loue les terres.

Elle les met à disposition de porteurs de projet auxquels elle fournit les autres moyens de production : matériel agricole et serres.

Seul le petit outillage est détenu en propre par chaque professionnel.

Terracoopa, jusqu’alors restée très discrète sur ses activités d’intérêt général, met en ligne le jeudi 23 mai son Site Internet à l’adresse http://www.terracoopa.com

La Coopérative Terracoopa est en fait la Couveuse régionale agricole : elle offre la possibilité d’un démarrage d’activités dans des conditions sécurisées avant un essaimage sur d’autres communes, en théorie 3 ans après l’installation.

Gilles Fourgous, Johan Crance et Christian Abbes ont été les premiers à s’installer sur le Domaine de Viviers : ils bénéficient chacun d’un hectare de terrain irrigable grâce à un réseau d’eau du Rhône mise sous pression.

Dimanche 19 mai à Clapiers, Christian Abbes était accompagné de deux nouveaux maraîchers Bio : Kris French et Cédric Noisette.

Leur stand était en réalité alimenté par leurs trois productions, leur union permettant, en ce début de saison difficile du fait du mauvais temps persistant, de satisfaire la demande du consommateur.

Terracoopa pourra recevoir au total 8 maraîchers Bio, pour encore 3 places disponibles.

La coopérative soutient aussi en parallèle un élagueur de grande hauteur et un prestataire en traction animale qui peut intervenir chez les agriculteurs ou les particuliers, notamment pour des labours à l’ancienne.

Une des forces de Terracoopa est la synergie entre les professionnels qu’elles regroupent.

Les nouveaux paysans ont déjà œuvré pour la mise en place de l’irrigation parcellaire et pour l’amendement des sols grâce à un apport de compost.

Ce dernier est produit sur un terrain du Domaine de Viviers, plus précisément sur le territoire de la commune d’Assa,s en limite de Clapiers, par deux porteurs de projet qui souhaitent vendre cette matière organique Bio à des particuliers.

Ils recyclent des débris végétaux issus de la plate-forme de compostage de Grammont qu’ils mélangent avec de la matière organique issue d’élevages Bio.

La capacité de production par cycle est de 250 tonnes.

100 tonnes sont réservées à l’enrichissement des terres de Terracoopa.

Concernant le pôle maraîchage Bio, les 5 paysans déjà en place vont s’entendre pour tenir en permanence un étal sur le marché hebdomadaire de Clapiers.

Kris French est d’origine américaine : elle a vécu en Califonie, en Orégon et 7 ans à Manhattan.

Elle a longtemps travaillé en tant que géographe pour le magazine National Geographic.

Mariée à un Parisien, elle a souhaité « prendre le rythme du Sud ».

Kris French va développer une production maraîchère à écouler sur les marchés de plein vent mais offrira aussi aux familles la possibilité de cueillette sur son lopin de terre (légumes, petits fruits, fleurs, plantes aromatiques).

Cédric Noisette, « un gars du Sud », a suivi une formation horticole.

Il a travaillé 10 ans en jardinerie comme salarié.

Il s’est lancé dans une reconversion professionnelle afin de créer son propre emploi, sa propre entreprise, afin d’être plus libre et plus indépendant.

Ce qui fait la force du groupe des maraîchers de Viviers, c’est leur sens du collectif et la diversité de leurs circuits de commercialisation.

Yohan Crance écoule l’essentiel de sa production via « L’Arbre à Paniers », au slogan évocateur : « Le panier Bio simple, souple et engagé ».

On retrouve avec plaisir dans leur catalogue de fournisseurs Christophe et Nelly Brodu, producteurs de fromages de chèvre Bio, porteurs de projet suivis en son temps par l’ADEAR de l’Hérault, association départementale basée à Clermont l’Hérault, devenue ensuite « Terres Vivantes ».

La vente sous forme de paniers commandés par Internet est aussi pratiquée par Cédric Noisette et par Christian Abbes qui livre de son côté à l’Hôpital Lapeyronie (le CHU de Montpellier) un groupe de consommateurs constitué autour d’un noyau d’anciens collègues de travail.

Enfin, Gilles Fourgous approvisionne un magasin Bio de Vendargues.

Leur venue à Clapiers le dimanche devant le Centre commercial Plein Soleil (Primeur, Boucher-charcutier, Fleuriste, Poissonnier, etc.), va dynamiser le marché en amenant une coloration paysanne.

La plupart de ces maraîchers débutant leur activité seront amenés à orienter leurs productions, à imaginer la transformation de certains de leurs produits et à adapter leurs modes de commercialisation.

Le renouveau de l’agriculture vivrière, de proximité, que l’on constate à Clapiers, n’est pas le fruit du hasard.

Il s’inscrit dans la volonté politique de la Communauté d’Agglomération de Montpellier de créer un Agriparc englobant le Domaine de La Valette, les pinèdes de Clapiers, Montferrier, Prades le Lez et Jacou ainsi que le Domaine de Viviers, c’est-à-dire un lieu où l’exploitation agricole, voire forestière, soient pérennisées et où les visiteurs soient les bienvenus dans le cadre d’une ouverture maîtrisée à la promenade, à la découverte et à l’échange.

L’émergence de cette ceinture verte, orientée vers des activités respectueuses de l’environnement et vers la création d’emplois, vers une vision sociale et humaine de l’agriculture, résulte d’une étude menée en 2010 par l’Association pour le Développement de l’Emploi Agricole et Rural Languedoc-Roussillon (ADEAR-LR).

Le gérant de Terracoopa, Joseph Leblanc, est d’ailleurs l’ancien animateur de l’ADEAR-LR.

Le Président actuel de l’ADEAR-LR est un ancien chevrier audois, producteur de Pélardons qui a réussi à transmettre, fait rarissime en ce début de 21ème siècle, son exploitation.

C’est le militantisme de leaders de la Confédération Paysanne qui est récompensé mais aussi leur anticipation de la demande sociale de la société : le souhait d’un lien plus fort entre producteurs et consommateurs, le maintien d’une agriculture qui ne stérilise pas les sols, ni ne met en danger la santé, mais aussi des circuits de commercialisation courts permettant un contact permanent entre vendeurs et acheteurs.

C’est en 1999 qu’à commencé cette aventure de pionniers, avec la création de l’ADEAR-LR par Guy Kastler, Charlie Regol, Dominique Soullier, Michel Chastaing (Hérault), Pierre Bérato, Michel Curade, Richard Lemasson (Aude) et  Nicolas Duntzle (Gard).

Nul doute que les citoyens Clapiérois apprécieront d’être à l’avant-garde de l’innovation sociale en fréquentant cette aventure moderne de la Coopération.

 

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Premiers légumes de Clapiers sur le marché dominical de Clapiers

 

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De droite à gauche : Christian Abbes, Cédric Noisette,

Chris French et Michel Chastaing

 

 Crédit photographique : Christian Abbes et Marc Pelat

23/11/2010

Mangeons local

Les récoltes engrangées, les contrats de saisonniers clos, le monde agricole prend ses appartements d’hiver.

 

C’est ainsi la période traditionnellement consacrée aux projets, à la réflexion.

 

Les 8 et 9 décembre 2010, un « Forum régional sur les circuits courts » sera organisé par la Fédération régionale des CIVAM (FRCIVAM) et l’Association pour le développement de l’emploi agricole et rural du Languedoc-Roussillon (ADEAR-LR).

 

La première journée est prévue à la Maison de la Démocratie, à Montpellier, le 8 décembre, tandis que la deuxième se tiendra à la Maison des Jeunes et de la Culture de Narbonne, le 9 décembre.

 

Les lieux choisis sont significatifs du rapprochement opéré entre une partie du monde agricole et les citoyens ces dernières années.

 

A Narbonne, c’est la problématique de l’installation en circuits courts qui sera traitée.

 

Un point d’information sur les dispositifs d’accompagnement des porteurs de projet et de financement sera notamment ouvert toute la journée.

 

A Montpellier, le sujet sera : « Circuits courts et projets de gouvernance alimentaire des territoires ».

 

Ou comment réussir à s’approvisionner localement, en produits frais, de saison, en accordant l’offre de petits paysans et de consommateurs soucieux d’échapper à l’alimentation industrielle.

 

Cette dernière est stigmatisée dans le livre, très récemment paru, « L’alimentation durable » (Odile Jacob – 285 p., 21,90 €) de Christian Rémésy, spécialiste en nutrition.

 

L’auteur démontre que les deux tiers des aliments vendus en grandes surfaces sont des produits industriels fabriqués à partir d'une dizaine de composants de base, appelés « ingrédients de remplissage » (sirop de glucose, lécithine de soja, huile de palme blanchie aux solvants, amidon, caséine du lait, aromes artificiels, etc.).

 

Pour créer de l’emploi localement, pour limiter les émissions de gaz à effet de serre liées aux transports, pour donner du plaisir gustatif et améliorer la santé publique, les circuits courts de commercialisation sont idéaux.

 

Encore faut-il adapter, et même la plupart du temps réadapter, l’outil de production.

 

De même, de nouvelles organisations de commercialisation doivent être pensées.

 

La question de la démocratisation de l’accès à l’alimentation de qualité est aussi posée.

 

C’est à cette nouvelle organisation alimentaire territoriale que réfléchiront donc le 8 décembre, à Montpellier, certaines collectivités locales, des consomm’acteurs et des producteurs locaux.

 

Contacts :

Juliette Pérès – 04.67.06.23.40 – frcivamlr@wanadoo.fr

Joseph le Blanc – 04.67.06.23.67 – adearlr@yahoo.fr

 

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Dans le même registre, c’est l’ADDEAR 12 (Association départementale pour le développement de l’emploi agricole et rural de l’Aveyron) qui organise des Journées paysannes intitulées : « La terre en question ».

 

Cette manifestation est fixée aux 24 et 25 novembre 2010, au Lycée agricole de la Roque à Rodez.

 

"L’accès à la terre : comment installer de nouveaux paysans ?", tel est le thème des débats.

 

A l’évidence, la concentration des exploitations, l’envol du prix du foncier, la spéculation en zone périurbaine, les primes à la surface allouée par la Politique Agricole Commune contribuent à exclure de l’accès au foncier de nombreux porteurs de projet.

 

C’est pourquoi, de nombreuses initiatives citoyennes et collectives sont nées en France pour sortir des schémas classiques du faire-valoir direct d’un patrimoine familial, tant il est vrai que le rapport des paysans à la terre évolue de nos jours.

 

La projection-débat autour du film « Paysans cherchent terres » (produit par Télé Millevaches, "La télé qui se mêle de ceux qui le regardent") et la présence du mouvement de jeunes paysans européens pour le droit d’accès à la terre pour tous, nommé « Reclaim the fields », constitueront deux des points forts de cette manifestation.

 

Que ce soit à Rodez, à Mende, à Narbonne, à Nîmes ou à Montpellier, nous avons tous un fort pouvoir en tant que consommateur.

 

Utilisons-le pour aller vers :

-         une agriculture qui exploite moins ses acteurs,

-         un échange économique équitable,

-         une alimentation variée principalement locale, à base de produits de saison, de produits frais, moins carnée, avec le minimum de pesticides, d’intermédiaires et de transformations.

03/12/2009

Forum régional sur les circuits courts en Pays de Lunel et de Sommières

La Fédération régionale des CIVAM (FRCIVAM) et l’Association pour le développement de l’emploi agricole et rural du Languedoc-Roussillon (ADEAR-LR) organisent, conjointement, le « Forum régional sur les circuits courts en Pays de Lunel et de Sommières ».

La première journée se tiendra le mercredi 9 décembre à la salle du CART à Sommières (Gard) tandis que la deuxième journée se déroulera le jeudi 10 décembre à Marsillargues (Hérault), Salle Jean Moulin.

 

Pour chaque journée, un repas, cuisiné sur place avec les produits des producteurs locaux, sera servi à midi.

 

Ce forum va traiter des enjeux d’une politique alimentaire de proximité.

 

Il s’agit de stimuler l’installation locale, c’est-à-dire l’emploi agricole et quelquefois même la survie de l’agriculture, en s’appuyant sur l’émergence de nouveaux marchés comme les paniers solidaires, les boutiques paysannes, les marchés paysans, la restauration collective et le petit commerce s’approvisionnant localement.

 

C’est un enjeu sociétal.

 

ForumRégionalCircuitsCourts.jpg

Des citoyens sont, à ce jour, soucieux d’accéder à des produits fermiers locaux de qualité. 

Des porteurs de projet agricoles sont en demande d’installation ou de diversification en circuits courts.

 

Il y a nécessité de rapprocher producteurs et consommateurs, notamment avec l’aide des collectivités locales qui doivent maintenant passer d’une passivité prudente, teintée en général de sympathie, à un soutien actif et volontariste.

 

Seront débattus :

-         les enjeux de l’installation pour les circuits courts,

-         les nouvelles réponses pour favoriser l’installation,

-         le rôle des politiques territoriales dans les questions d’alimentation locale,

-         les enjeux de l’alimentation locale, vus par les producteurs et les consomm’acteurs.

 

Inscriptions auprès de :

Joseph Leblanc – 04.67.06.23.67 – adearlr@yahoo.fr

Juliette Pérès – 04.67.06.23.40 – frcivamlr@wanadoo.fr 

28/10/2009

Terre de liens : un mouvement solidaire dans le domaine du foncier agricole

 

Comment répondre au manque de terres pour l’installation en agriculture ?

 

C’est une question ancienne.

 

Au début du XIXème siècle puis dans les années 60, à l’époque de la mécanisation de l’agriculture, la réponse est venue de l’exode rural qui a alimenté les régions industrielles en main d’œuvre. Les plus pauvres en partant ont permis l’agrandissement de leurs voisins.

 

Plus tard, se sont constitués des GFA (groupements fonciers agricoles) qui permettaient de séparer la propriété, aux mains de membres d’une même famille ou d’investisseurs extérieurs, de l’exploitation, le nouvel installé payant un loyer aux propriétaires.

 

En Languedoc-Roussillon, il y a eu même l’intervention des banques qui investissaient dans un placement sûr : la terre.

 

Aujourd'hui, la course à l’agrandissement des exploitations (2,3 millions en 1955 et environ 500.000, cinquante ans plus tard, en 2005) n’a pas faibli et la concurrence d’autres usages (infrastructures, logement, récréation, forêt, etc.) est même en augmentation.

 

Dans ce contexte, l’idée de collectiviser la terre, devenue un outil de travail et non plus un bien patrimonial, a fait son chemin.

 

C’est notamment l’exemple de la Société civile des terres du Larzac (SCTL) qui a récupéré les terres sauvées de l’extension du camp militaire sur le plateau calcaire le plus célèbre en France : l’Etat, propriétaire, a accordé des baux emphytéotiques sur les sols et les bâtiments libérés à leur retraite par les exploitants.

 

Au Pays basque, le GFA Lurra réunit 1.700 porteurs de parts, a réalisé 12 opérations de rachats de fermes et soutenu l’installation de 19 familles.

 

Plus modestement, la SCI Terres solidaires d’Hérault initiée par l’association Terres Vivantes (aidée dans cette initiative par la Fondation de la Caisse d’épargne Languedoc-Roussillon) a permis dans l’Hérault l’acquisition de deux îlots maraîchers et l’installation du même nombre de paysans.

 

C’est dans cette lignée d’expériences concrètes de lutte contre la spéculation foncière, que s’est créée au niveau national en 2004, à l’initiative de Sjoerd Wartena, l’association Terre de Liens qui s’est donnée pour objet d’acquérir, partout en France, des terres agricoles afin de les consacrer, ad vitam aeternam, à l’agriculture.

 

Ces terres et bâtiments d’exploitation sont loués, dans le cadre de baux environnementaux à long terme, par des paysans qui s’engagent donc à cultiver en respectant les recommandations du développement durable (en biodynamie ou sous les labels « Agriculture Biologique », voire « Nature et Progrès »).

 

L’association Terre de Liens s’est associée avec la NEF (Nouvelle économie fraternelle, une société financière nationale qui est en fait une coopérative de finances solidaires créée en 1988 et qui possède une double activité d’épargne et de crédit) pour lancer la « Foncière de Terre de Liens », une société en commandite par actions.

 

La Foncière Terre de Liens a obtenu une autorisation d’appel public à l’épargne de la part du Ministère des finances.

 

En octobre 2009, cette structure nationale a d’ores et déjà pu mobiliser un capital denviron 8.000.000 € détenu par 3.550 actionnaires.

 

En Languedoc-Roussillon, 120 personnes ont souscrit un montant de 634.900 €.

 

Cette mobilisation de l’épargne citoyenne est accompagnée d’un fort mouvement associatif dans chacune des régions françaises : ainsi, l’association Terre de Liens Languedoc-Roussillon a été créée en 2007 par des militants associatifs et des représentants de l’Association pour le développement de l’emploi agricole et rural du Languedoc-Roussillon (ADEAR-LR) et de l’association Terres Vivantes qui, toutes les deux fortes d’un réseau d’une quinzaine de salariés, travaillent inlassablement à l’installation agricole et au développement du monde rural, voire péri-urbain.

 

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Vue d’une partie des participants à l’Assemblée générale annuelle

de Terre de Liens Languedoc-Roussillon

à Luc sur Aude (près de Limoux) le 17 octobre 2009

 

En Languedoc-Roussillon, cinq acquisitions de fermes seront intervenues en 2008 et 2009 :

- au Sahuc, dans l’Hérault, commune de Saint-Etienne d’Albagnan, dans la vallée du Jaur, pour maintenir en place un élevage équin,

- à Galinagues, dans le Pays de Sault, zone montagneuse du Sud de l’Aude, pour développer une structure de formation en agriculture pour adultes et des activités agricoles diverses : maraîchage, petits fruits, plantes aromatiques, élevage et transformation de produits agricoles (produits laitiers et pain notamment),

- à Limoux, dans l’Aude, pour une installation en maraîchage/arboriculture Bio, pour l’accueil d’une entreprise rurale et d’une structure de création d’événements culturels,

- à Thuronis, commune d’Alaigne, dans l’Aude, pour une installation en polyculture-élevage Bio avec accueil et vente à la ferme, cette opération étant une première étape avant l’acquisition totale du domaine agricole qui comprend 47 hectares de vignes exploitées en cave particulière,

- à Malhaussette, en Lozère, sur la commune de Saint-Martin de Lansuscle, près de Sainte-Croix Vallée Française dans les Cévennes, pour l’établissement d’un groupe de jeunes paysans avec un élevage de chèvres, une unité de transformation fromagère, du maraîchage et de l’arboriculture Bio ainsi que de l’accueil à la ferme.

 

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Le tour de table sur la position des élus locaux, de la SAFER et des associations

accompagnant les candidats à l’installation en agriculture

(ADEAR-LR et Terres Vivantes notamment).

 

Un projet emblématique d’acquisition de 120 hectares et d’un grand corps de ferme se dessine sur la commune de Barjac, « mondialement connue » depuis le tournage du film « Nos enfants nous accuserons », de Jean-Paul Jaud, sur la restauration Bio à la cantine scolaire et sur les ravages causés par les pesticides dans la population d’exploitants et d’ouvriers agricoles.

 

Le mouvement Terres de Liens appartient au monde de l’économie sociale et solidaire : un tiers-secteur où la solidarité, la responsabilité, l’humanisme, l’éducation populaire et le respect de l’intérêt collectif règnent en maître.