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23/04/2014

Les bénévoles de la prévention des feux de forêts

L’Assemblée Générale annuelle de l’ Association Départementale des Comités Communaux Feux de Forêts de l’Hérault s’est tenue à Clapiers ce samedi 12 avril. 

Moins de présents que d’habitude - tout de même 250 environ ! - mais toujours le même engagement des bénévoles au service de la collectivité.

 

Les membres des comités communaux feux de forêts patrouilleront à nouveau cet été, dans leur uniforme orange, pour être plus facilement identifiables par les promeneurs, mais aussi, en cas de sinistre, par les Pompiers.

 

D’ici la saison chaude, des formations sont prévues : utilisation de la radio, lecture de cartes, etc.

 

Les CCFF se sont créés suite à l’émotion causée par les grands incendies à répétition dans le Midi.

 

L’Association départementales les a fédérés en 1985.

 

Elle a son siège à Prades le Lez.

 

Elle est actuellement présidée par Chantal Chapuis depuis l’année 2009.

 

Les équipes de bénévoles interviennent sous l’autorité du maire, la Commune finançant les équipements : en général mise à disposition d’un véhicule tout terrain, équipé ou non d’une réserve d’eau et d’une pompe.

 

37 communes héraultaises sont dotées d’un CCFF : 

  • Aigne, Aigues-Vives, Azillanet, La Caunette, Minerve, Montouliers, dans le Minervois,

  • Nébian dans le Clermontais,

  • Gabian dans le Piscénois,

  • Valergues, Vérargues, Villetelle dans le Lunellois

  • Assas, Buzignargues, Castelnau le Lez, Clapiers, Combaillaux, Galargues, Grabels, Jacou, Les Matelles, Le Triadou, Montaud, Montferrier sur Lez, Murles, Murviel lès Montpellier, Prades le Lez, Saint-Bauzille de Montmel, Saint-Clément de Rivière, Saint-Drézéry, Saint-Geniès des Mourgues, Saint-Georges d’Orques, Saint-Jean de Cornies, Sussargues, Teyran, Vailhauquès et Vendargues.

L’Association départementale est aussi agréée depuis 2006 pour regrouper les réserves communales de sécurité civile, existantes dans quelques communes de l’Hérault.

 

Ces dernières ont vocation à se développer, la loi les rendant obligatoires dans les communes où un plan de prévention des risques est prescrit (inondation, feux de forêt, …).

 

Une réserve est constituée d’un groupe d’habitants volontaires pour venir en aide à leurs concitoyens en cas de crise.

 

Autour de Montpellier, il en existe à Clapiers, à Grabels et au Triadou.

 

Les deux premiers présidents de l’Association départementale ont été Clapiérois.

 

Il s’agit d’André Zitman, décédé depuis, et de Georges Gasiglia, toujours engagé au CCFF de Clapiers.

 

Tous les deux ont largement œuvré pour la mise en place de l'association départementale.

 

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L'éleveur de Saint-Jean de Cornies produit des fromages

et débroussaille grâce à son troupeau de chèvres du Rove

http://www.la-chevrerie-des-cornues.fr/

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Des bénévoles au service de la sauvegarde de notre environnement

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Une exposition de casques et d'emblèmes historiques des Pompiers

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Une assistance venue surtout des alentours de Montpellier

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La table d'accueil

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Les bénévoles de Clapiers, Castelnau le Lez et Montferrier sur Lez 

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Une partie du matériel roulant des CCFF héraultais exposé

 

Crédit photographique : Michel Chastaing

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24/10/2013

Festival de la Tomate : quel avenir ?

Le Festival de la Tomate, avec plus de 10.000 visiteurs, lors de sa 7ième édition, le dimanche 1er septembre à Clapiers (Hérault), est une manifestation arrivée à maturité malgré son jeune âge.

Pour peu que la météo ne soit pas trop maussade et son succès est garanti.

 

Il est loin le temps de l’idée initiale, à la fois singulière et lumineuse en son temps, formulée par Yves Martinot, un citoyen montpelliérain, bénévole du Comité de quartier Saint-Clément.

 

La manifestation attire maintenant de plus en plus loin autour de Montpellier.

 

En même temps, les Clapiérois se sont progressivement apropriés cette fête de l’agriculture paysanne.

 

Parmi les toutes premières manifestations publiques par sa fréquentation, dans l’Agglomération de Montpellier, le Festival de la Tomate est avant tout un événement militant.

 

Il est l’affirmation d’une agriculture qui s’impose aujourd’hui comme un nouveau modèle de développement :

- petites structures économes en espace,

- création d’exploitation par des porteurs de projet en reconversion professionnelle et non pas jeunes

agriculteurs reprenant l’exploitation parentale,

- diversification des productions au-delà de la monoculture de la vigne,

- transformation artisanale des produits pour conserver la valeur ajoutée sur l’exploitation,

- commercialisation en circuit court, pour la même raison, mais aussi par respect du consommateur.

 

Ces nouveaux agriculteurs ont toujours de grandes difficultés pour s’installer (d’accès au foncier, aux financements, aux subventions de la Politique Agricole Commune) mais le Conseil Général de l’Hérault (aide dans le cadre de la politique d’insertion de l’Association Terres Vivantes) ou encore l’AIRDIE pour les prêts solidaires, contribuent maintenant à leur ancrage dans le territoire.

 

Il est loin le temps où l’Assemblée Générale annuelle de Terres Vivantes (à l’époque appelée Association de Développement de l’Emploi Agricole et Rural de l’Hérault), réunie à dessein dans un quartier populaire de Montpellier, en l’occurrence au Collège Las Cases, mettait au débat le thème des marchés de plein-vent et de la vente en circuit-court.

 

Depuis, l’Association des Marchés Paysans de l’Hérault (AMPH, cf. Blog et Site) a été créée.

 

Les marchés paysans de Saint-André de Sangonis, Tourbes, du quartier Celleneuve à Montpellier, de Vailhauquès, Grabels, Prades le Lez ou encore de Clapiers (mixte avec aussi des revendeurs), ont reçu depuis l’appui technique de cette association.

 

L’Association des Marchés Paysans de l’Hérault co-organise aussi avec des groupes locaux  d’autres grands événements qui réunissent plusieurs dizaines de milliers de visiteurs au total :

- La grande foire des floralies et de la petite agriculture à Maureilhan,

- La grande foire de la petite agriculture au Pouget,

- Le Festimarché des dolmens à Vailhauquès,

- Le Marché des Garrigues à Montaud.

 

AMPH milite pour des échanges commerciaux équitables, pour la mise à disposition de produits agricoles de proximité et de saison, pour la renaissance et la connaissance de l’agriculture paysanne.

 

Cette dernière avait été étouffée par l’intensification et l’industrialisation de l’agriculture productiviste.

 

Le Festival de la Tomate est donc loin d’être une manifestation soit institutionnelle, soit commerciale.

 

C’est au contraire un rendez-vous citoyen qui offre d’ailleurs toute sa place aux associations en pointe dans le combat pour une agriculture plus saine et un dialogue, une transparence, une compréhension mutuelle entre producteurs et consommateurs.

 

Cela n’empêche pas, bien au contraire, le partenariat avec des collectivités territoriales venant soutenir l’initiative : la Commune de Clapiers (Services Techniques, Communication et Animation avec Servane Bessoles, Maire-adjointe et Yoan Maurici l’efficace organisateur durant toute l’année, comme le jour J, de l’événement), la Communauté d’Agglomération de Montpellier (Services Protocole et Communication, fabrication de l’apéritif axé sur le vin et la tomate) et la Région Languedoc-Roussillon (au titre de sa politique de labellisation Sud de France).

 

Quel devenir pour le Festival de la Tomate ?

 

Le Parc municipal Claude Leenhardt constitue un écrin idéal bien que saturé spatialement.

 

Le parcage des voitures mobilise (dans un désordre bon enfant et cependant respectueux des riverains), toute la voirie environnante, y compris des lotissements périphériques.

 

Le marché paysan – cœur battant de la manifestation - n’a cessé de grandir et de s’enrichir de nouvelles productions : c’est important pour s’approcher d’une vitrine exhaustive des productions locales.

 

Des artisans ont été admis, du moment qu’ils travaillaient de la tomate comme matière première : l’accueil des visiteurs a été enthousiaste.

 

La restauration, inexistante lors des premières éditions, a été développée, tout en restant dans des produits simples et en offrant des lieux équipés de tables et de chaises propices aux repas entre amis ou en famille.

 

La question de l’ouverture à la grande gastronomie et à des toques connues est pendante : cela nécessiterait des chapiteaux, consommateurs d’espace et ses menus, à prix plutôt élevés, sélectionneraient la clientèle.

 

C’est un choix que les militants de l’éducation populaire qui organisent l’événement n’ont pas voulu faire.

De même, aucune publicité payante n’est souscrite pour promouvoir le Festival.

 

Concernant les stands associatifs, tous les bénévoles qui œuvrent dans le domaine de la « bonne bouffe », du commerce équitable, du développement du monde rural ont pu, jusqu’à présent, voir agréer leur demande de participation.

 

Fait marquant, des associations culturelles locales se sont greffées petit à petit en proposant des programmes concoctés spécialement dans l’esprit de l’événement.

 

Il en est de même pour les accueils de loisirs pour enfants du village, dans le cadre de leur projet d’éducation au bien-manger et à la citoyenneté.

 

Le Festival de la Tomate se renouvelle-t-il suffisamment au niveau des animations proposées ?

 

Ce n’est pas certain mais l’imagination trouve souvent ses limites dans le budget (choix de la gratuité de l’entrée fondamentale pour que l’événement soit populaire et non élitiste) et dans la disponibilité des bénévoles.

 

Si le déroulement de la manifestation est maintenant bien huilé, c’est malheureusement aussi au prix d’un certain épuisement physique des bénévoles (Vincent Nourigat, actuel Président d’AMPH, Yves Martinot actuel Président de l’Association des Marchés Paysans du Languedoc-Roussillon, Fabienne Edelmann, Line Gallissaires, Jacqueline Vargoz, Agnès Vargoz, Pierre Longueville, notamment).

 

Des bénévoles Clapiérois - Marc Pelat ou encore Osvaldo Moretti - apportent un appui complémentaire.

 

Les militants associatifs dont le temps est souvent compté vivent mal la complexification des relations avec les autres partenaires.

 

Il existe notamment des enjeux de propriété intellectuelle sur les affichettes codifiées pour classer les exposants dans les marchés paysans, souvent mixtes c’est-à-dire ouvert à des vendeurs forains traditionnels, dans les catégories :

- producteurs,

- artisans transformateurs,

- revendeurs en circuits-court (un unique intermédiaire),

- revendeurs de produits ne pouvant manifestement pas être issus de circuits courts.

 

De même, l’Association des Marchés Paysans de l’Hérault incite à mettre en évidence sur les étals des ardoises destinées à informer le consommateur sur la provenance de chacun des produits :

- de couleur verte pour les produits en vente directe,

- de couleur jaune avec un seul intermédiaire - et encore avec certaines contraintes - dans le circuit de vente,

- de couleur mauve lorsqu’il y a plus d’un intermédiaire (produits exotiques, importés, ayant transité par des marchés d’intérêt national puis des grossistes, etc.).

 

Cette transparence se généralisera peut-être un jour en France sur tous les marchés de plein-vent : ce sera alors la fin d’une opacité cultivée non sans arrière-pensée.

 

Cet étiquetage met à égalité produits et producteurs, alors que bien souvent ces derniers passaient second plan, ce qui n’est pas acceptable pour un Humaniste.

 

Alors qu’est-ce qui pourrait menacer la tenue d’une nouvelle édition du festival de la Tomate ?

 

Tout simplement le non respect de l’esprit qui a présidé à son lancement et qui est son âme.

 

Défendre la petite agriculture, familiale et indépendante est encore un combat d’actualité majeur.

 

Il suffit d’observer :

- le rapport de force exercé par les grandes surfaces sur les agriculteurs,

- celui établi à son profit par certaines industries agro-alimentaires,

- la baisse, en moyenne, du budget « Alimentation » dans les dépenses des ménages,

- la mondialisation qui rend anonymes les produits agricoles et substituables les uns aux autres dans une recette du moment que l’assemblage final a une apparence identique,

- le travail dissimulé ou encore l’emploi de travailleurs immigrés sous-payés dans certains grandes exploitations agricoles.

 

Conforter le rapprochement ville-campagne par des actes n’est pas non plus inutile.

 

Or, un événement comme le Festival de la Tomate, de par son rayonnement, sert de relais en ville à des territoires très variés : Pays de Thau, Hauts-Cantons, Cévennes, Minervois, Corbières, Vallée de l’Hérault, Pays de l’Etang de l’Or, Pays de Lunel, …

 

Le Festival de la Tomate est le type de manifestation plus que jamais nécessaire pour se rappeler que des hommes, fiers de leur métier, entendent vivre de leur travail sans subir des logiques d’optimisation du profit et de rendement financier à court terme.

 

Une exploitation agricole doit être durable :

-     sur le plan social, avec la possibilité pour le paysan de prendre du repos, de se réaliser humainement, de ne pas se tuer à la tâche, de pouvoir éviter l’utilisation de pesticides néfastes pour leurs applicateurs, de pouvoir tisser des relations de confiance avec ses fournisseurs et ses clients, de fournir des aliments de qualité,

-     sur le plan environnemental, avec le maintien de la biodiversité, le respect du sol et des ressources en eau,

-     sur le plan économique, avec la constitution d’exploitations « reprenables » financièrement au moment d’une succession, avec des échanges équilibrés entre paysans et consommateurs.

 

Cette action de sensibilisation des citadins, le Festival de la Tomate entend continuer à la mener : c’est juste la forme de l’événement qui pourrait être modifiée pour améliorer la qualité de l’accueil du public, des expositions et des animations. 

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Denis Degand, artisan boulanger,

habitué aussi du Marché hebdomadaire de Clapiers

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Yves Martinot, Créateur du Festival de la Tomate

et Fondateur de l'Assocaition des Marchés Paysans de l'Hérault

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Fabienne Edelmann, bénévole de l'Association des Marchés paysans de l'Hérault

collectant les dons des exposants pour constituer les lots de la tombola

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Le stand des paysans Clapiérois installés au Domaine de Vivier

au sein de la couveuse régionale agricole par la Coopérative d'activités Terracoopa

 

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Un des espaces de repos et de détente du Festival de la Tomate

à l'ombre des arbres centenaires du Parc municipal Claude Leenhardt

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L'équipe de bénévoles de l'Association des Marchés paysans de l'Hérault

et Yoan Maurici, cheville ouvrière de la manifestation à la Mairie de Clapiers

 

Crédit photographique : Michel Chastaing

16/07/2010

Trouble-fête

Les comités des fêtes d’Assas et de Jacou ont préparé depuis plus de 6 mois les fêtes votives sur leurs communes respectives.

 

Si elles ont commencé dans une ambiance bon enfant et familiale, elles ont chacune connu un épilogue violent qui découragerait n’importe quel bénévole.

 

L’organisation de ces festivités repose en effet sur la bonne volonté, l’implication et la générosité de volontaires qui se fédèrent pour apporter à la jeunesse et à leur village des moments de partage inoubliables.

 

C’est sans compter sur quelques trublions, asociables, qui considèrent ces moments comme un exutoire, l’occasion de laisser parler leur triste nature, de régler des comptes futiles.

 

La Féria de Jacou a dû ainsi être écourtée, avec tristesse, suite une bagarre tardive, avec à la clef des blessés.

 

Le Club taurin organisateur, le Fé di Biou, désarçonné, s’est dissout dans la foulée et il n’est pas certain que le flambeau soit repris l’année prochaine, compte tenu des risques encourus.

 

De même, à Assas, un groupe a dégradé des voitures, empoisonnant l’ambiance.

 

Pourtant, dans les deux cas, l’organisation était particulièrement millimétrée, démontrant le professionnalisme de ces nombreux bénévoles.

 

Les animations taurines, encierros et autres bandidos, risquées par nature, ont été parfaitement maîtrisées par les manades et les organisateurs : pas la moindre blessure engendrée par les chevaux ou les taureaux.

 

Ce n’est donc pas la force bestiale qui était à craindre mais la bêtise humaine de quelques individus.

 

Ces dangers de violence hantent encore les mémoires des anciens Teyrannais et Clapiérois, leurs fêtes votives s’étant terminées tragiquement il y a une vingtaine d’années.

 

Depuis, Clapiers programme des événements festifs mais pas de fête traditionnelle tandis que Teyran n’a repris que cette année, au tout début du mois de juillet.

 

Malgré des vigiles, malgré la présence de la Police municipale, malgré l’intervention rapide des gendarmes tout proches, malgré la convention tripartite signée entre la Mairie, la Gendarmerie et le Comité des fêtes sensibilisant les parties et mettant en œuvre des mesures de prévention cohérentes, quelques trouble-fête peuvent gâcher le plaisir de centaines de personnes.

 

Le pire est que la responsabilité des élus locaux et des bénévoles est facilement invoquée par les tribunaux.

 

C’est une anomalie de notre droit où une entreprise se verrait dédommager pour une entrave à l’exercice de son activité mais pas les structures de bénévoles dans le cadre d’activités exceptionnelles.

 

Or, on attend toujours une jurisprudence qui fasse endosser la responsabilité de l’interruption d’une fête aux casseurs (manque à gagner à la buvette et à la restauration, frais d’annulation de l’orchestre et des spectacles taurins).

 

On attend toujours une proposition de loi de la part des députés du secteur, clairement très loin des priorités de nos concitoyens - « sécurité, logement, travail » - pour enfin faire endosser la responsabilité aux vrais fautifs.

 

Pourtant que la fête fut belle à Assas comme à Jacou !

 

Quelques photos prises à Jacou suffiront de s’en persuader.

 

 

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Crédit photographique : Michel Chastaing

27/01/2010

L'action des comités communaux feux de forêt dans l'Hérault

Les Comités communaux feux de forêt (CCFF) constituent un mouvement citoyen qui s’est cristallisé dans les années 1980, en réaction aux grands incendies qui ont dévasté le Sud de la France et notamment le Nord de Montpellier.

 

Alors que le nombre de feux de forêts et de départs de feux s’est établi en France, ces deux dernières décennies, respectivement aux alentours de 15.000 ha et de 3.000, les surfaces détruites dans les années 80 dépassaient en revanche souvent les 50.000 ha.

 

Les collectivités territoriales ont perçu l’enjeu, notamment le Conseil général de l’Hérault qui a créé le corps des forestiers-sapeurs.

Ces derniers entretiennent l’hiver les pistes de défense contre l’incendie (DFCI) et viennent en appui des sapeurs-pompiers l’été.

 

En outre, les communes du Nord de Montpellier, sur l’injonction de l’Etat, se sont dotées d’un plan de prévention des risques d’incendie de forêt (PPRIF) : Assas, Clapiers, Montferrier sur Lez, Prades le Lez, Saint-Mathieu de Tréviers, Saint-Vincent de Barbeyrargues, Le Triadou dans un premier temps, puis Combaillaux, Grabels, Les Matelles, Saint-Clément de Rivière, Saint-Gély du Fesc, Juvignac, Montpellier, Murviel lès Montpellier, Pignan et Saint-Georges d’Orques.

 

Enfin, les maires font respecter les obligations de débroussaillement, notamment la règle de l’entretien du sous-bois dans un périmètre de 50 m autour d’une installation (habitation, bâtiment agricole, mazet, etc.).

 

L’arrêté préfectoral de débroussaillement pour l’Hérault a été adapté aux réalités de terrain, en deuxième temps, suite à la mobilisation des élus et du CCFF de Clapiers.

 

De leur côté, les citoyens se sont mobilisés en masse, surtout dans les Bouches du Rhône (dès les années 1970) et le Var.

 

La peur et l’émotion engendrées par les incendies de la Sainte-Maxime, des Maures et de l’Estérel ont contribué à faire grossir les effectifs autour de pionniers conscients que la forêt méditerranéenne est un bien commun fragile à protéger.

 

Les Bouches du Rhône comptent une centaine de CCFF regroupant environ 3.500 bénévoles (respectivement environ 140 CCFF et 4.000 bénévoles dans le Var).

 

C’est en réalité une mobilisation de la façade méditerranéenne avec en outre l’Aude, les Alpes-Maritimes et le Vaucluse.

 

Le mouvement dans l’Hérault est aujourd’hui fort de 36 CCFF (dont autour de Montpellier : Assas, Buzignargues, Castelnau le Lez, Clapiers, Combaillaux, Galargues, Grabels, Jacou, Les Matelles, Murles, Montaud, Montferrier, Prades le Lez, Saint-Bauzille de Montmel, Saint-Geniès des Mourgues, Saint-Clément de Rivière, Sussargues, Le Triadou, Valergues, Vailhauquès, Vérargues, Villetelle), regroupés dans le cadre d’une Association départementale des CCFF (ADCCFF).

 

Les derniers venus sont, en 2008, les CCFF de Saint-Georges d’Orques, Saint-Jean de Cornies et Teyran, puis en 2009, de Murviel lès Montpellier et de Saint-Drézéry.

 

L’essentiel des CCFF, c’est-à-dire grosso modo les 3/4, concerne le Nord, Nord-Ouest et Nord-Est de Montpellier tandis que quelques-uns existent dans le Minervois.

 

Le premier président de l’ADCCFF34, fondateur de l’Association, a été, dès 1985, André Zitman, maintenant décédé, un Clapiérois ancien capitaine des pompiers.

 

Georges Gasiglia, un autre Clapiérois, Conseiller municipal délégué à l’environnement, lui a succédé pendant 6 ans.

 

C’est ensuite Jean-Pierre Moulin, de 1997 à 2006, qui dirigea cette fédération départementale.

 

En 2008, Jean-Marie Hurthemel, Maire de Galargues, puis Chantal Chapuis, depuis 2009, président aux destinées de l’ADCCFF34.

 

La prochaine Assemblée générale de l’ADCCFF34 est prévue le 24 avril 2010 à Assas, salle des Crouzets.

 

Les bénévoles des CCFF interviennent sous l’autorité du Maire.

 

Ils oeuvrent dans le domaine de la prévention, du guidage et de l’assistance aux pompiers lors d’un incendie ainsi qu’à la surveillance après sinistre.

 

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Le CCFF de Saint-Bauzille de Montmel venant prêter main forte aux pompiers

sur l'incendie du mois d'août 2008 à Clapiers

 

En patrouillant tous les étés, ils concourent activement à la préservation des massifs forestiers méditerranéens contre le feu.

 

Le bilan chiffré de leur action en 2009 est le suivant :

- 543 bénévoles engagés,

- 650 jours et 3.118 heures de patrouille,

- 26.683 km parcourus en véhicules tout terrain mais aussi en moto, VTT et à cheval.

 

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 Les CCFF de Clapiers, de Montferrier, de Prades, de Teyran, ...

secondant les Pompiers pour éteindre les souches incandescentes

 

De l’action spécifique sur les feux de forêt à une généralisation à tous les risques majeurs naturels (inondation, tempête, canicule, etc.), il n’y a qu’un pas.

 

En juin 2006, l'ADCCFF34 a donc reçu un agrément préfectoral pour s'associer à des missions communales de Sécurité Civile.

 

Cela permet à cette association de conseiller les communes qui souhaiteraient créer une réserve communale de sécurité civile (RCSC), auxiliaire des services municipaux en cas de crise.

 

L’ADCCFF34 effectue aussi une action de sensibilisation en direction :

-         des scolaires (près de 600 écoliers touchés en 2009),

-         du grand public (prise de contacts avec les estivants d’une journée au Domaine de Restinclières sur la commune de Prades le Lez, au Lac du Salagou, sur le site touristique de Minerve, sur l’aire de repos de l’autoroute A9 d’Ambrussum, sur la plage du Mail de Rochelongue au Cap d’Agde, etc).

 

Les comités communaux feux de forêt agrègent tous les ans de nouvelles bonnes volontés afin de renouveler le départ des « anciens » souvent engagés depuis plusieurs décennies.

 

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 L'animateur du CCFF de Clapiers, Gilles Dutau, en action,

pour éviter les reprises de feu

 

L’ambiance qui y règne est toujours d’une grande fraternité.

 

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Un moment de camaraderie au milieu d'une nuit d'efforts

 

L’action de ces bénévoles est à saluer et à encourager : engagez-vous, rengagez-vous !

 

Crédit photographique : Michel Chastaing