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10/07/2009

Tous au chevet de l’Etang de l’Or

Les zones humides sont en régression partout dans le Monde. Ce sont pourtant les milieux les plus riches en terme de faune et de flore.

L’étang de l’Or n’en est donc que plus précieux : il est notre patrimoine écologique, paysager et architectural. Il abrite des écosystèmes riches, fragiles et complexes.

Recul de la qualité des nappes d’eau douce souterraines sur son bassin versant, eutrophisation de ses eaux saumâtres et comblement progressif de l’étang, dégradation des zones humides notamment avec la régression des roselières, sont les menaces principales.

Jusqu’à présent, le Syndicat mixte de gestion de l’étang de l’Or (SMGEO) gérait le site et son périmètre. Un contrat de baie (études et mesures de préservation) a couvert les années 1996-2006 avec les objectifs suivants :
- améliorer la qualité de l’eau de l’étang (réduction des rejets d’eaux usées par exemple),
- réhabiliter les cours d’eau (entretien de la ripisylve et suppression des prélèvements pour l’irrigation) mais aussi lutter contre leurs inondations,
- gérer les marais (amenée d’eau douce par pompage, barrages anti-sel, pêche artisanale, sites d’hivernage, de nidification et de migration des oiseaux),
- connaître les échanges de l’étang avec la mer, les canaux et les cours d’eau,
- informer les populations.


Dans un but de meilleure cohérence et d’efficacité des politiques publiques dans le domaine de la gestion globale des eaux et des milieux aquatiques, le SMGEO va laisser la place d’ici fin 2009 à un syndicat de bassin, appelé Syndicat mixte de bassin de l’Or (SYMBO).

Il s’agit de passer la vitesse supérieure en associant le Département de l’Hérault et 68 communes représentées par leurs intercommunalités (Communautés de communes de l’Etang de l’Or, du Pays de Lunel, du Pic Saint-Loup et Communauté d’Agglomération de Montpellier).

Il est en effet important de faire jouer la solidarité amont-aval.

N’oublions pas que :
- les ruisseaux du Nègue-Cats ou de la Jasse viennent des quartiers sud-est de Montpellier,
- le Salaison naît à Guzargues et passe à Teyran, Le Crès, Saint-Aunès, Mauguio,
- la Cadoule naît au Nord de Guzargues et passe par Castries, Baillargues et Mauguio,
- la Bérange naît à Saint-Drézéry,
- le canal de Lansargues qui collecte la Viredonne et le Berbian, la Canalette du Languedoc et le Canal de Lunel se déversent tous dans l’Etang de l’Or.

Cette union sacrée autour de l’Etang de l’Or conditionnait les aides financières de la Région, de l’Etat et de l’Europe.

07/07/2009

Manger Bio à la cantine

Après les crises alimentaires et la montée de la conscience écologique, de nombreux parents souhaitent une meilleure alimentation collective pour leurs enfants.

Le Conseil régional Languedoc-Roussillon généralisera dans tous ses lycées, à la rentrée 2009-2010, une origine régionale à la viande et un repas Bio par semaine.

Le Conseil général de l’Hérault développe depuis quelques années le concept de Haute valeur alimentaire (HVA) dans ses centres culinaires desservant chacun un groupe de collèges.

De nombreuses communes réfléchissent à la mise en place de repas Bio au restaurant scolaire.

C’est aussi le cas du « Syndicat de restauration du Bérange » qui regroupe 12 communes : Baillargues, Beaulieu, Jacou, Le Crès, Montaud, Restinclières, Saint-Brès, Saint-Drézéry, Saint-Jean de Cornies, Sussargues, Teyran et Vendargues.

Ce Syndicat confectionne et livre 320.000 repas par an, soit 2.200 par jour.

Le Grenelle de l’environnement fixe en effet des objectifs :
- 20 % de produits Bio en restauration collective en 2.012,
- 6 % des surfaces agricoles en agriculture Bio en 2.012 et 20 % en 2.020 (soit 3 fois plus qu’actuellement).

Bien sûr, pour l’instant, peut se poser le problème du surcoût et de l’approvisionnement insuffisant, sachant que faire appel à des produits Bio lointains est impensable pour des raisons de bilan énergétique et sociales.

Les parents d’élèves relevant des établissements scolaires du Syndicat du Bérange ont été associés à la réflexion.

De cette concertation, il ressort qu’ il faut réunir le triptyque :
« Bio + productions locales + produits frais ».

Ces trois conditions permettent :
- le respect de la saisonnalité des productions,
- la réduction des émissions de gaz à effet de serre,
- le maintien de l’agriculture péri-urbaine,
- une meilleure qualité nutritive, organoleptique et gustative,
- le respect de l’équilibre nutritionnel, afin de réduire par exemple les problèmes d’obésité.

Personnellement, je rajouterai qu’une attention particulière doit être portée :
- à la maturité des fruits,
- à utiliser des matières premières pas trop transformées par l’industrie agro-alimentaire,
- au pain qu’il est facile et peu dispendieux de se procurer Bio,
- à l’empreinte écologique générée par les denrées alimentaires,
- à la consommation d’eau nécessitée par les produits agricoles (la viande en nécessite notamment incomparablement plus que les légumineuses pourtant voisines en terme d’apport protéique),
- à l’origine des productions afin d’écarter celles issues de systèmes socialement injustes (travail au noir dans certaines grandes fermes, exploitation des ouvriers voire même d’enfants, commerce non équitable, etc.).

La restauration collective est réellement un des enjeux de la quête du bien manger.