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02/07/2012

« J’ai soif !»

« J’ai soif » : c’est-ce que nous risquons de dire et répéter si nous ne prenons pas conscience rapidement de la problématique de l’eau.

Pendant la semaine de l’environnement, l’Agence Locale de l’Environnement proposait à Baillargues une conférence sur l’eau afin de nous  rappeler l’attitude irresponsable de l’homme concernant cette ressource.

Le département de l’Hérault, qui subit une mauvaise répartition naturelle de l’eau de pluie à l’année, en est malheureusement un parfait exemple car on note une surconsommation due à plusieurs facteurs.

Un problème d’entretien des réseaux d’eau potable mais également un comportement chez certains particuliers qui, habitant dans le Sud, veulent tout de même de l’herbe bien verte toute l’année.

Pour tenter de palier à ces méfaits, il faut commencer par dénicher les éventuelles fuites qui peuvent représenter une quantité importante de pertes, préjudiciable notamment au porte-monnaie de l’usager.

Ensuite, il existe des économiseurs d’eau à visser sur les robinets pour en contrôler le débit.

Egalement, il faut apprendre à ne pas laisser les robinets ouverts pour rien et privilégier les douches plutôt que les bains.

Pour les amoureux de la nature, des paysagistes spécialistes de la végétation locale peuvent créer de superbes jardins, beaucoup plus adaptés aux conditions climatiques de la région.

Le jardin sec est un concept qui s’impose pour les espaces verts gérés par les collectivités territoriales.

D’autres solutions encore, pour les particuliers possédant une maison avec un terrain : les récupérateurs d’eau de pluie de plusieurs sortes, du plus simple au plus élaboré.

Il est ainsi possible d’arroser son jardin sans utiliser les réseaux, nettoyer sa voiture et pour les plus sophistiqués, brancher une partie du réseau chez soi pour alimenter la chasse d’eau et le lave-linge.

En effet, certains récupérateurs sont de véritables systèmes d’épuration étanches et régénèrent l’eau afin qu’elle soit utilisable, même si elle demeure non consommable (pas d’utilisation possible ni pour le lave-vaisselle, ni pour la douche).

Ainsi, l’eau de pluie peut se stocker pendant 6 mois, voire plus.

Le problème des récupérateurs d’eau de pluie, c’est évidemment leur coût car l’investissement demandé en fonction de la complexité du système reste important.

Cependant, sur toute une vie, est-ce que cela ne vaut pas le coup ?

Il existe aussi des systèmes de phyto-épuration encore expérimentaux qui consistent à reproduire le schéma naturel de l’épuration de l’eau.

Ils ont notamment été expérimentés à Cantercel sur le Larzac méridional.

Dans le même esprit, on voit aussi des piscines naturelles basées sur une régénération de l’eau par les plantes.

Pour des renseignements détaillés ou pour vous aider dans vos projets, l’Agence Locale de l’Energie est à votre disposition.

Elle vient en soutien des communes de la Communauté d’Agglomération de Montpellier et des particuliers dans le domaine des économies d’énergie et de fluides.
 

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Les différents usages de l'eau potable

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Les gaspillages qui nous guettent

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Les mousseurs sur robinet réduisent la consommation d'eau

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Les équipements sanitaires s'adaptent aux besoins d'économie

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La récupération des eaux de pluie se vulgarise

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L'idée du jardin sec, adapté au climat méditerranéen, fait son chemin

 

Sources : Agence Locale de l'Energie

07/12/2011

Le Festival du film d'animation de Baillargues 2011

Cette année encore, malgré des intempéries répétées, le Festival de Baillargues nous a régalé d'avant premières, de rencontres et d'ateliers autour du film d'animation.

Nouveauté pour les ateliers qui ont mélangé les générations.

Les mamies de la Maison de retraite de Castries en binôme avec les jeunes du Centre Socio-éducatif Municipal Lino Ventura, aussi de Castries, ont réalisé des petits courts métrages inspirés par le vécu de ces dames.


Intitulé « Au fil des souvenirs », nous avons pu voir comment des jeunes ont interprété le passé.


Lors du Festival, nous avons aussi rencontré les « Maudits gosses de Montpellier », deux jeunes frères, Thibault et Louis, tombés dedans quand ils étaient petits.


Tout comme des Pro, ils nous ont expliqué les difficultés techniques qu'ils ont rencontrées lors de la réalisation de leur film, le rôle dédié à chacun dans la construction, le travail important des lumières et les contraintes de filmer à différentes échelles puisque leur film est construit avec des légos.


Leur travail est étonnant : hormis quelques petites erreurs, le résultat est plein de promesses et très drôle.

 

Vivement la prochaine édition qui aura lieu, c’est nouveau, en avril 2012 !

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Crédit photographique : Fleur Dache

14/08/2011

Cinéma de plein-air autour de Montpellier à Vendargues

Montpellier Agglomération a reconduit cette année encore l’opération « L’Agglo fait son cinéma », du 1er au 30 août 2011.

Chaque film (10 au total) est programmé 3 fois dans une des 31 communes de l’Agglomération de Montpellier.

Tous les films sont diffusés à 21 h 30 (voir programmation ci-dessous jusqu’à fin août 2011).

L'accès est libre et gratuit.

Le succès populaire est au rendez-vous.

Samedi 6 août, à Vendargues, place Espartinas, plus de 200 spectateurs se sont ainsi pressés et ont assisté à la projection - sur grand écran ! -  du film « Le petit Nicolas », comédie familiale de Laurent Tirard.

Malgré un fin crachin franchement inhabituel en été, le spectacle a captivé, du début à la fin, l’assistance, avec ces réactions d’exubérance et ces manifestations de bonne humeur populaire qui existaient auparavant dans les salles sombres de quartier.

Il faut dire que le cinéma de plein-air attire familles, groupes d’amis, cinéphiles, estivants, réunis par le même plaisir, la même émotion.

Les spectateurs sont certes du village où s'effectue la projection mais affluent aussi en voisins.

Sous la voûte céleste, sombre mais néanmoins étoilée, écouter et voir un spectacle dehors n’a pas la même résonnance qu’en salle.

Le vent, les ombres, les bruits de la nuit (insectes, oiseaux, etc.) donnent une dimension supplémentaire au film.

Les uns se rappellent les films vus lors de séjours en camping, d’autres en colonies de vacances ou encore en milieu rural avec un projectionniste itinérant.

Le spectacle est grandi par la nature (parc, carrière) ou encore par le cadre architectural (cour de bâtiment public, arènes, place de village) : le visiteur découvre alors un lieu revisité par une œuvre cinématographique.

Un instant de bonheur éphémère dans un cadre de vie détourné de sa fonction première.

Programme à compter du 7 août 2011 

Jour

Film

Commune

Lieu

Dimanche 7 août

Le nom des gens

Murviel lès Montpellier

Esplanade

Mardi 9 août

Le nom des gens

Sussargues

Carrière Font d’Armand

Jeudi 11 août

Le nom des gens

Lattes

Esplanade du Mail à Maurin

Lundi 8 août

Alice au pays des merveilles

Saint-Jean de Védas

Place du Puits de Gaud

Mercredi 10 août

Alice au pays des merveilles

Fabrègues

Plan des Fêtes

Vendredi 12 août

Alice au pays des merveilles

Montaud

Stade de football

Samedi 13 août

Arrêtes-moi si tu peux

Restinclières

Espace Fêtes

Lundi 15 août

Arrêtes-moi si tu peux

Grabels

Espace Flotte

Mercredi 17 août

Arrêtes-moi si tu peux

Saint-Georges d’Orques

Parc Hippolyte Courty

Dimanche 14 août

Le secret des poignards volants

Lavérune

Parc du Château

Mardi 16 août

Le secret des poignards volants

Clapiers

Parc municipal Claude Leenhardt

Jeudi 18 août

Le secret des poignards volants

Castries

Domaine de Fondespierres

Vendredi 19 août

Gran Torino

Pérols

Arènes

Dimanche 21 août

Gran Torino

Saint-Drézéry

Parc municipal

Mardi 23 août

Gran Torino

Pignan

Parc du Château

Samedi 20 août

Benda Bilili !

Prades le Lez

Place du Marché

Lundi 22 août

Benda Bilili !

Saussan

Cour de l’école

Mercredi 24 août

Benda Bilili !

Saint-Brès

Parking de la Mairie

Jeudi 25 août

Looking for Eric

Villeneuve lès Maguelone

Arènes

Samedi 27 août

Looking for Eric

Baillargues

Arènes

Lundi 29 août

Looking for Eric

Castelnau le Lez

Parc de Monplaisir

Vendredi 26 août

Le voyage de Chihiro

Juvignac

Place Saint-Michel

Dimanche 28 août

Le voyage de Chihiro

Cournonsec

Esplanade

Mardi 30 août

Le voyage de Chihiro

Jacou

Parc de Bocaud

 

 Projection du film "Le Petit Nicolas" à Vendargues le 6 août 2011

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Crédit photographique : Michel Chastaing

19/01/2011

Lancement de campagne

Suite à la réforme territoriale, les derniers conseillers généraux seraient élus les 20 et 27 mars prochains.

 

Ils céderaient la place à des conseillers territoriaux, à la fois conseillers généraux et conseillers régionaux, élus sur des circonscriptions comprenant une population de l’ordre de 17.000 habitants.

 

Le renouvellement de la moitié des conseillers généraux du Département de l’Hérault en 2011 n’ouvre donc qu’un mandat de 3 ans.

 

La réforme territoriale, à laquelle la Gauche s’oppose et qui pourrait donc être remise en cause au lendemain de l’élection présidentielle et des élections législatives de 2012, conduirait au doublement, sur la Circonscription Montpellier 3, au doublement du nombre de cantons.

 

En effet, la première règle est que les nouveaux cantons seront dessinés à l’intérieur des circonscriptions issues du récent découpage.

 

La seconde règle du nombre d’habitants (de l’ordre de 17.000) conduiraient à 6 cantons, contre 3,5 actuellement : Castelnau-Le Crès, Montpellier 2 avec Clapiers et Montferrier, Castries et la moitié Nord du Canton de Lunel.

 

Les cantons comptant le plus d’électeurs dans l’Hérault sont : Agde (environ 34.000 électeurs), Castries (~ 31.000), Lunel (~ 30.000), Mauguio (~ 27.000), Béziers 4 (~ 26.000), Montpellier 8 (~ 24.000), Mèze (~ 23.000), Lattes (~ 23.000) et Montpellier 10 (~ 22.000).

 

Ils sont donc essentiellement concentrés sur la côte méditerranéenne ou son arrière-pays immédiat.

 

A l’opposé, des cantons, certes proches de Montpellier mais plus ruraux, regroupent très peu d’électeurs : Canton de Claret avec environ 3.000 électeurs et Canton de Saint-Martin de Londres avec environ 4.000 électeurs.

 

Ainsi, Christian Jean, Conseiller général du Canton de Claret fut élu avec 1.409 voix tandis que Jean-Marcel Castet dut obtenir 11.591 suffrages pour devenir conseiller général, soit le maximum atteint dans l’Hérault.

 

Ce dernier, à nouveau candidat sur le Canton de Castries, inaugurait son local de campagne à Jacou ce samedi 15 janvier 2011.

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Loin des luttes fratricides au sommet du Parti Socialiste et des vicissitudes que subit la Fédération de l’Hérault depuis sa mise sous tutelle par les instances nationales, le lancement de la campagne de Jean-Marcel Castet s’est faite dans la convivialité et la fraternité.

 

Il faut dire que le Conseiller général sortant a été le seul candidat à l’investiture interne : il a fait l’unanimité auprès des camarades du Parti Socialiste du canton.

 

Autour de lui se sont pressés les militants socialistes du secteur mais aussi des sympathisants et des personnalités souhaitant son élection.

 

Sa suppléante, Claudine Vassas-Mejri, Maire-adjointe de la Commune de Castries chargée de l’environnement, de l’aménagement de l’espace, du tourisme et du patrimoine, a pu donner les raisons de son engagement.

 

De nombreux élus locaux étaient venus de toutes les communes voisines pour signifier leur soutien plein et entier. 

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Jean-Marcel Castet, Maire de Jacou, est un grand rassembleur, de la Gauche certes, mais aussi de nombreux progressistes issus de différents mouvements politiques proches du Centre.

 

Sa personnalité, calme et pondérée, le travail qu’il a mené sur le terrain lors de ces dernières années, font qu’il inspire une grande confiance à de très nombreux habitants des communes d’Assas, Guzargues, Teyran, Montaud, Buzignargues, Galargues, Saint-Hilaire de Beauvoir, Saint-Jean de Cornies, Beaulieu, Restinclières, Sussargues, Saint-Drézéry, Castries, Jacou, Vendargues, Baillargues, Saint-Brès et Saint-Geniès des Mourgues.

 

Jean-Marcel Castet qui recevait, le même jour, des mains du Préfet de l’Hérault, les insignes de l’Ordre National du Mérite, pour son engagement syndical, militant, professionnel et institutionnel, a pu constater, à l’aune du millier de citoyens venus fêter cet événement, sa popularité.

 

En reprenant le bon mot de Simon Sitbon, militant syndical CFDT engagé dans l’économie sociale, qui opposait en souriant l’Ecole Nationale d’Administration (ENA) à l’« Ecole Nationale Ouvrière » que constituait dans les années 70 cette centrale syndicale, le Préfet Balland a rendu un hommage appuyé à celui qui, issu du peuple, a su capter sa confiance et le représenter dignement.

 

La popularité d’un candidat, la mobilisation des militants et l’engouement des électeurs, lorsqu’ils sont au rendez-vous, mènent souvent à la victoire.

 

Sur le Canton de Castries, les grands partis seront présents pour cette importante échéance démocratique : le Parti Socialiste, donc, avec Jean-Marcel Castet, mais aussi le Front National, l’UMP, Europe Ecologie, le Parti Communiste Français, etc.

 

Ces derniers essaieront dans les semaines qui viennent de passer des alliances avec de plus petites formations ou mouvements politiques pour augmenter leurs chances de succès.

 

Les élections cantonales, par nature uninominales, laissent aussi une chance à des personnalités locales se présentant sans étiquette.

 

Pour que la démocratie vive, il est important que les électeurs bénéficient d’une réelle diversité programmatique et que la campagne se déroule dans une bonne ambiance.

 

Le droit de vote, surtout pour les femmes, est nouveau à l’échelle de notre histoire.

 

Ce n’est souvent que quand on en est privé qu’on se rend compte de son extrême importance : celle de pouvoir nous exprimer en toute liberté et d’influer sur le cours de notre pays.

27/11/2010

Festival international de cinéma d’animation de Baillargues

L’invité d’honneur du Festival du film d’animation de Baillargues 2010, Michel Ocelot, a accepté de nous parler du Festival et de se livrer.

 

Pour lui l’existence de ce type de festival est cruciale car c’est grâce à ces événements régionaux que les jeunes créateurs peuvent franchir une première étape dans le monde de l’animation.

 

Il est en effet, difficile pour un réalisateur « débutant » d’être promu par de grandes enseignes de diffusion.

 

Le Festival de Baillargues offre ainsi une visibilité et une approche primordiale avec le public puisque c’est souvent lui qui fait la notoriété d’un film.

 

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Il faut savoir que c’est de cette manière que son premier long métrage, « Kirikou et la sorcière », a eu l’impact qu’on lui connaît aujourd’hui.

 

Histoire vraie, Michel Ocelot raconte : « Personne ne voulait de mon film Kirikou. Lorsque je l’ai présenté au Festival de Baillargues, Kirikou a tellement fait de bruit que finalement ce sont ces mêmes grandes enseignes qui m’ont proposé de me diffuser. Sans ce festival, je n’en serais peut être pas là aujourd’hui. »

 

Outre les films, cet événement propose des ateliers de qualité, animés par des professionnels comme Andréa Kiss, réalisatrice (« Le mulot menteur ») mais aussi illustratrice et plasticienne.

 

Des échanges directs, des dialogues avec de grands professionnels comme Serge Avédikian.

 

C’était le deuxième invité d’honneur, avec Michel Ocelot, de l’édition 2010 : son dernier court-métrage, « Chienne d’histoire », a remporté la Palme d’Or du meilleur court-métrage à Cannes.

 

Ainsi, le spectateur peut entrer dans le monde de l’animation et mieux jauger le travail colossal de la réalisation.

 

Un travail rigoureux, c’est sûr.

 

Pour Michel Ocelot, l’animation est un véritable travail de fourmi.

 

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Michel Ocelot, réalisateur de Kirikou, à la place du spectateur

(Photographie : Fleur Dache)

 

 

Une de ses priorités, lorsqu’il réalise un nouveau film : « c’est l’importance du détail et sa véracité ».

 

Il est inenvisageable d’inventer des décors fantaisistes, tout d’abord parce que la majorité du public des films d’animation sont des enfants.

 

Les enfants étant capables d’emmagasiner beaucoup d’informations, il met un point d’honneur à leur donner des informations justes.

 

Egalement, pour faire découvrir la richesse d’un lieu, d’un pays, d’une époque, puisque l’animation n’est pas destinée qu’aux enfants : elle concerne aussi les adultes.

 

Michel Ocelot explique qu’effectivement cette catégorisation est bien dommage car elle part de l’influence des films de Walt Disney et a, peut être, contribué indirectement à ce positionnement tardif du film d’animation dans nos pays occidentaux, contrairement à l’Orient et plus précisément à l’Asie où celui-ci est presque une institution.

 

Néanmoins, ce passionné de l’image dessinée ne s’arrête pas là.

 

Avec humilité, il faut avouer que son travail a contribué activement à une réévaluation du film d’animation et posons-nous la question, combien de parents seront ravis d’emmener leurs enfants voir les futurs chef-d’œuvre de Michel Ocelot et de bien d’autres réalisateurs ?

 

Festival de Cinéma d'Animation ANIMaSUD Baillargues,

Montpellier et nomade (différentes communes du Gard et de l’Hérault)

49, rue des écoles - 34670 Baillargues

Tél : 04 67 87 33 05 - 06.71.75.15.04

http://www.festivalbaillargues.fr/

21/06/2010

Taureau cherche novices

La 1ère Fête du Taureau s’est déroulée vendredi 4 juin 2010 à Baillargues.

 

En effet, la Municipalité de cette commune a souhaité s’inclure dans le cycle des grandes manifestations de terroir soutenues par la Communauté d’agglomération de Montpellier.

 

Le but de la manifestation était de mettre à l’honneur le taureau de Camargue et la bouvine, c’est-à-dire l’ensemble des rites et jeux qui entourent l’élevage des « bíou ».

 

Le parti pris a été de vulgariser, dans un cadre festif, le sport spectacle à forte tradition qu’est la course libre.

 

Henri Itier, Président de la Fédération Française de Course Libre, était présent en tant que partenaire de Montpellier Agglomération.

 

L’événement a donc débuté en musique dans les arènes de Baillargues avec des tambourinaïres (joueurs de galoubet et de tambourin), des Arlésiennes et autres membres costumés d’une association de défense des traditions.

 

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Tambourinaïres, Arlésiennes et danseurs en costumes provençaux

 

Vint ensuite la capelado, c’est-à-dire le défilé et le salut des raseteurs au public comme à la présidence de la course.

 

6 taureaux de la manade Fanfonne-Guillerme ont été présentés à une dizaine de raseteurs concourant d’habitude pour le Trophée de l’Avenir.

 

Le président de cette course d’initiation a fourni exceptionnellement des explications sur les règles, le vocabulaire utilisé, l’origine des taureaux ou encore les techniques de raset.

 

Le spectacle fut aussi coloré qu’à l’accoutumée : le blanc des hommes, le noir des taureaux, l’arc en ciel du public et les ors du soleil couchant.

 

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Le taureau s'est rendu maître de l'arène

 

Toutefois, du fait d’un temps de course réduit par rapport à d’habitude, seules les cocardes (rouges) et les glands (blancs) purent être coupés, les taureaux ramenant au toril les attributs les plus difficiles à emporter que sont les ficelles (jaunes) enroulées à la base de chaque corne.

 

Ceux qui ne connaissaient pas la discipline ont vite compris qu’il fallait rivaliser de rapidité, adresse et courage, pour affronter des animaux non domestiques rompus à ce genre d’affrontement.

 

Deux ambassadrices et un ambassadeur de la course camarguaise ont guidé ensuite les grands invités - élus, professionnels de la bouvine notamment - vers la bodega du centre du village pour une soirée raffinée et d’exception.

 

Les convives ont au préalable assisté aux discours des édiles et pu admirer une exposition de peintures dédiées au taureau et de vases d’Anduze à décoration revisitée par des artistes faïenciers.

 

Le défaut de ce type de soirée, pour le moins élitiste, est qu’il exclut toute liesse populaire.

 

En revanche, le bilan de la fréquentation du spectacle, ouvert et gratuit, dans les arènes baillarguoises est lui très positif.

 

La foule a afflué nombreuse dès l’ouverture et pendant la manifestation (occupations du vendredi soir oblige pour certains) jusqu’à remplir l’intégralité des gradins.

 

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Des arènes rectangulaires et une grosse assistance

 

Il n’est pas certain toutefois que le public novice et ignorant des courses de taureaux (certaines personnes confondent avec les corridas !) ait été présent à l’appel.

 

Ce qui fait la beauté des arènes de Baillargues, c’est-à-dire leur enclavement dans le vieux village, les rend en effet difficiles d’accès par les visiteurs.

 

En outre, jamais le confort qu’elles offrent pour le spectateur (gradins ombragés par des platanes), ni l’originalité de leur forme, oblongue, quasiment rectangulaire, n’autoriseront à cette enceinte une capacité suffisante pour accueillir le public espéré.

 

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Le taureau se fait respecter

 

L’exiguïté de ce « théâtre taurin » plaide pour une orientation de la Fête du Taureau vers une ou plusieurs cibles plus pointues : non pas les familles déjà amatrices de courses camarguaises mais plutôt les scolaires, les nouveaux « montpelliérains » ayant choisi de venir habiter notre région ou encore les estivants en saison touristique.

 

L’événement pourrait alors se dérouler le vendredi en journée avec les scolaires assistant à une démonstration d’une école de jeunes raseteurs (dont la fraîcheur, la passion et l’engagement sont toujours une révélation) et le vendredi soir avec l’accueil de néophytes.

 

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Un beau raset dans les règles de l'art

 

En outre, la culture taurine languedocienne ne se résume pas à la course libre : abrivado, bandido, encierro, travail dans les manades sont autant de facettes de la bouvine difficiles à occulter.

 

Le défaut d’une démonstration pédagogique est qu’elle ne déchaîne pas les passions contrairement aux courses de championnat où l’ambiance de fête (notamment du fait de la concomitance de la fête votive du village) s’ajoute à la ferveur taurine du public d’aficionados, aux enjeux d’honneur pour les manadiers et de compétition pour les raseteurs.

 

Cette première Fête du Taureau organisée par la Municipalité baillarguoise n’a pas fait suffisamment vibrer.

 

Sans doute faudrait-il dans cet événement plus de fête populaire et plus de taureau.

01/01/2010

Le Syndicat de Garrigues-Campagne repart sur un affermage de 12 ans

Le Syndicat intercommunal d’adduction d’eau potable de Garrigues-Campagne (SIGC), compétent en matière d’eau potable, est né en 1931.

 

Il regroupe 24 communes qui ont adhéré au fur et à mesure que leurs sources s’avéraient insuffisantes l’été : Assas (1970), Baillargues (1940), Beaulieu (1937), Boisseron (1938), Buzignargues (1980), Campagne (1931), Castelnau le Lez (1940), Castries (1940), Clapiers (1940), Fontanès (1938), Galargues (1937), Garrigues (1931), Guzargues (1940), Montaud (1984), Restinclières (1937), Saint-Bauzille de Montmel (1945), Saint-Drézéry (1937), Saint-Geniès des Mourgues (1937), Saint-Hilaire de Beauvoir (1937), Saint-Jean de Cornies (1937), Saint-Vincent de Barbeyrargues (1943), Sainte-Croix de Quintillargues (1960), Saussines (1969) et Teyran (1940).

 

Le SIGC a d’abord exploité le réseau d’eau potable en régie, le Syndicat utilisant son propre personnel.

 

Une seule ressource existait à l’époque – Fontbonne – sur la commune de Buzignargues qui a accepté généreusement de partager cette eau de source.

 

Par la suite, le Syndicat des eaux a aussi exploité en régie le forage de la Crouzette situé au centre de Castelnau le Lez (c'était la source vauclusienne alimentant Sextantio).

 

En 1975, le SIGC a signé un contrat d’affermage avec la Compagnie Générale des Eaux, pour une durée de 20 ans.

 

A cette époque-là, les collectivités locales doutaient de leur capacité à faire face au décollage de la consommation d’eau potable du fait d’un début de croissance démographique et de la généralisation du confort dans les habitations (douche, bain, machine à laver le linge).

 

Le Syndicat est donc resté propriétaire du réseau et des installations de pompage tandis que la société fermière a été chargée de leur exploitation, avec une obligation de résultats en terme de qualité et de continuité du service : extraction de l’eau, traitement, adduction, stockage, distribution au robinet, facturation.

 

En 1996, une nouvelle délégation de service public a été accordée à l’entreprise Ruas SA pour un contrat de 12 ans.

 

C’était la victoire de David contre Goliath, d’un entrepreneur local face à des concurrents déjà en voie de mondialisation, promoteurs du fameux « service public à la française ».

 

Considérant que la procédure édictée par la Loi Sapin n’avait pas été respectée, les communes de Baillargues, Castelnau le Lez, Saint-Geniès des Mourgues et Clapiers ont obtenu devant le Tribunal Administratif de Montpellier l’annulation de l’autorisation donnée au Président du SIGC de signer le marché.

 

Une nouvelle procédure de délégation de Service public a reconduit l’entreprise Ruas SA pour une durée de 10 ans à compter de 1998.

 

En fait, le contrat a duré jusque fin 2009, suite à un prolongement exceptionnel du contrat de 2 ans, par un avenant.

 

En ce qui concerne la succession, au 1er janvier 2010, de l’entreprise Ruas SA, absorbée par Véolia deux ans auparavant, plusieurs délégués des communes ont voté un retour à l’exploitation du service en régie directe.

 

Cette option, presque financièrement équivalente à un affermage (d’après un rapport préalable établi par le Cabinet Gaxieu en 2008 qui donnait la rémunération théorique d’équilibre financier du service) et qui présentait des avantages non financiers (notamment en terme de contrôle et de gouvernance des élus), a été toutefois minoritaire au sein de l’Assemblée générale du SIGC et donc écartée au profit de l’affermage.

 

Il faut tout de même préciser au passage que le SIGC desservant environ 20.000 foyers, possède une taille tout juste suffisante pour que la régie soit le mode de gestion le plus performant.

 

La régie est, en effet, d’autant plus intéressante que la taille de la collectivité est importante : la Ville de Paris est passée par exemple en régie en 2009.

 

Au niveau du SIGC, une procédure de délégation de Service public a donc été lancée fin 2008 puisque le principe de l’affermage a été retenu.

 

Après une première sélection des offres, deux candidatures, celle de Véolia (ex Compagnie Générale des Eaux) et celle de la SDEI (Groupe Lyonnaise des Eaux), sont parvenues à l’étape de la négociation avec le Président du Syndicat.

 

Après cette phase de « dialogue compétitif », ce dernier a proposé dans son rapport, le choix de Véolia, choix qui a été approuvé, à la majorité relative, lors de l’Assemblée Générale du SIGC, le 3 décembre 2009.

 

Pour les cinquante mille usagers du SIGC, les données financières utiles sont les suivantes :

 

Sommes encaissées par le Fermier

Part fixe annuelle en €

Part variable en €/m3

Prix en €/m3

pour une consommation standard de 120 m3

Contrat 1996-2010

26,20

0,2750

0,4933

Option Régie (Rapport Gaxieu)

30,00

0,5250

0,7750

Option Affermage (Rapport Gaxieu)

30,00

0,4650

0,7150

Offre SDEI

26,20

0,3390

0,5573

Offre Véolia validée

26,00

0,3300

0,5467

 

La nouvelle délégation de Service public conduit donc à un renchérissement du prix de l’eau (soit environ 5 centimes d’euro en plus au m3).

 

Toutefois, la qualité du service sera bien supérieure, le cahier des charges imposé étant, de loin, beaucoup plus complet, avec notamment des pénalités prévues en cas d’insuffisance de résultats :

-         560.000 € de travaux à la charge du Fermier, en début de contrat, pour renforcer la sécurité des installations,

-         renouvellement de 1 % des branchements tous les ans (or, ces derniers sont responsables d’une partie significative des fuites d’eau),

-         renouvellement de 7 % des compteurs tous les ans,

-         lutte contre les fuites avec un objectif de rendement du réseau de 77 % en 2018 au lieu 59 % actuellement,

-         déploiement avant fin 2012 de la télé-relève qui permettra aux usagers de suivre sur Internet leur consommation au jour le jour.

 

Le nouveau contrat offre ainsi un meilleur rapport qualité prix que le précédent.

 

Le SIGC, de son côté, va maintenir la redevance syndicale (forfait encaissé par la collectivité) et s’abstenir de relever en 2010 sa part variable, c’est-à-dire le prix au m3 consommé (2 % d’augmentation ces dernières années), soit 1 centime d’euro de non augmentation.

 

En outre, la Communauté d’Agglomération de Montpellier prenant la compétence « Eau potable », à compter du 1er janvier 2010 (le SIGC se transforme en Syndicat mixte dans un premier temps mais sera dissout d’ici quelques années), il est prévu à moyen terme une unification du prix de l’eau (c’est déjà le cas pour l’assainissement) sur le périmètre de l’Agglomération de Montpellier (soit en tout 8 communes du SIGC).

 

Il risque d’en être de même pour les usagers des 7 communes du Grand Pic Saint-Loup qui prend lui aussi la compétence « Eau potable » au 1er janvier 2010.

 

Sur le plan financier, le prix de l’eau du SIGC est traditionnellement 10 % plus faible que celui de la moyenne départementale, elle-même 10 % moins chère que celle nationale.

 

Au 1er janvier 2010, un usager du SIGC paiera, sans tenir compte de l’assainissement, pour une consommation de 120 m3 d’eau potable, entre 1,55 € et 1,70 € du m3 suivant les communes (la variabilité vient des redevances « Prélèvement » et « Modernisation des réseaux » prélevées par l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, redevances plus fortes dans les grandes communes mais en cours de convergence vers une valeur unique).

02/11/2009

Comment maîtriser les nuisances sonores engendrées par l’aéroport Montpellier-Méditerranée ?

Tout aérodrome soumet son environnement à des nuisances sonores : l’aéroport de Montpellier-Méditerranée ne fait pas exception.

 

Sont concernées les communes de Lattes, surtout, de Palavas, Pérols, Montpellier, Castelnau le Lez, Mauguio, Le Crès, Saint-Aunès, Vendargues et Baillargues mais aussi, dans une seconde couronne, de Clapiers, Jacou, Castries, Saint-Brès et Valergues.

 

Le bruit est généré par les vols commerciaux mais aussi les vols des écoles de formation, l’aviation d’affaires, les aéroclubs.

 

Ces trois dernières sources de bruit impactent fortement la zone de Boirargues, sur la commune de Lattes.

 

Concernant l’aviation commerciale, activité principale, les avions sont classés suivant 3 niveaux de bruit (approche en phase d’atterrissage, décollage à pleine puissance, survol).

 

L’émission sonore est de plus en plus limitée en fonction de leur date de certification : avant 1977, entre 1977 et 2006 et après 2006.

En 30 ans, les gains ont tout de même été de 20 dB (décibels).

 

Des seuils de bruit (99 dB à l’arrivée et 104,5 dB au départ) sont fixés par le Service de la navigation aérienne, un service de l’Etat, qui peut infliger des amendes de plusieurs milliers d’euros aux contrevenants.

 

L’absence de vols de nuit (entre minuit et 5 heures du matin) à Montpellier est un avantage certain pour les riverains.

 

Une association, forte de plusieurs centaines d’adhérents, veille sur les nuisances sonores de l’Aéroport Montpellier-Méditerranée : il s’agit de l’ADECNA (Association de défense contre les nuisances aériennes).

 

Cette association est d’une grande vigilance et d’un grand sérieux. Elle participe au comité de suivi mis en place par les gestionnaires de l’aéroport.

 

L’ADECNA est indépendante des financements publics et ne vit que des cotisations de ses adhérents.

 

Cette association a mis en place un « guichet unique » qui comptabilise par téléphone, télécopie ou mèl, toutes les plaintes liées au bruit excessif ce qui permet d’établir un calendrier des nuisances et d’élaborer une meilleure argumentation lors des négociations.

 

D’après la société aéroportuaire, les riverains se plaignent essentiellement de l’activité de l’aviation légère (25 %), des vols d’entraînement en piste principale (18 %), des atterrissages face à la mer et des départs vers la vallée du Rhône (12 %).

 

L’ADECNA est formellement opposée aux vols de nuit et à l’allongement de la piste.

 

Cette association a obtenu ces dernières années des améliorations importantes.

 

La trajectoire verte (= « trajectoire idéale » compte tenu de l’urbanisation existante) que l'ADECNA préconisait a été retenue, en novembre 2007, par le Préfet, après analyse de plusieurs hypothèses.

 

Auparavant, les trajectoires passaient au dessus de Castelnau le Lez, de Montpellier, du Crès, de Saint-Aunès et de la Grande-Motte.

 

Dorénavant, les départs vers le Nord suivent l’autoroute A9, en direction de Lunel.

 

L’utilisation de la piste principale par tous les avions a aussi été bénéfique (certains empruntaient précédemment la piste secondaire).

 

Le maire de Baillargues s’est opposé à cette trajectoire verte et la commune de Saint-Aunès est moins bien lotie qu’avant.

 

Toutefois, globalement, la trajectoire verte est une avancée très importante pour des dizaines de milliers d’habitants.

 

Pour que le bruit soit minimisé au décollage, il faut que les avions montent très rapidement car plus l’aéronef est haut et moins le bruit au sol est important (pour donner un ordre d’idée : à 6 km de la piste, un avion est à 1.000 pieds d’altitude, soit environ 800 m).

 

Les techniques à utiliser sont les suivantes :

-         au décollage, une poussée des moteurs réduite en s’aidant au maximum des dispositifs hypersustentateurs (volets, becs de bord d’attaque) jusqu’à une hauteur de 1.200 pieds, soit 1.000 m environ, avant d’accélérer,

-         à l’atterrissage, la non utilisation des inverseurs de poussée, très bruyants.

 

Les Melgoriens sont largement bénéficiaires de la trajectoire verte puisque 10 % des départs, contre près d’un tiers auparavant, survolent maintenant Mauguio.

 

Toutefois, 50 % des pilotes ne respectent pas cette trajectoire verte. Les raisons sont multiples : pour gagner du temps, économiser du carburant, par facilité ou par ignorance (un pilote peut enchaîner 5 vols par jour et autant d’aéroports !).

 

La société aéroportuaire, quant à elle, souhaite « apporter une contribution active à la poursuite des objectifs de la charte de qualité de l’environnement sonore ».

 

Elle a signé, le 7 octobre 2008, un code de bonne conduite environnementale.

 

Les compagnies aériennes ont signé ce code préconisé par la « Charte d’environnement sonore » dont s’est doté l’aéroport.

 

Ainsi, tous les pilotes sont tenus de suivre des trajectoires prédéfinies, pour réduire les nuisances aériennes.

 

Toutefois, les compagnies low-cost, sans représentation locale, n’ont pas signé, à ce jour, le code de bonne conduite, même si en terme de respect de la réglementation édictée par la DGAC (Direction générale de l’aviation civile), elles ont les mêmes obligations que les autres compagnies.

 

D’autre part, les stations de mesure de bruit au sol ont été déplacées, en juin 200,8 pour tenir compte de la nouvelle trajectoire verte : elles sont implantées au Lycée Champollion sur la commune de Lattes et à l’école Georges Brassens à Baillargues.

 

Enfin, un PEB (Plan d’exposition au bruit) a été arrêté : il permet, comme les plans de prévention des risques d’inondation ou d’incendie de forêt, de règlementer l’urbanisation.

 

Ce zonage est d’une grande utilité : le seul bémol à émettre est que l’ACNUSA (Autorité de contrôle des nuisances sonores aéroportuaires) a décidé de ne pas prendre en compte la "zone D" dans le PEB de l’Aéroport Montpellier-Méditerranée, comme l’aurait souhaité l’ADECNA.

 

Cette critique est à relativiser puisque la zone D recouvre en fait un niveau de bruit très faible.

 

Quelles sont les améliorations à attendre à l’avenir ?

-         l’aéroport pourra se doter d’un ILS (= balise d’approche et d’atterrissage) permettant un meilleur respect des trajectoires mais ce dispositif est pour l’heure extrêmement coûteux,

-         les avions de la génération postérieure à 2006, beaucoup moins bruyants, vont s’imposer à la longue.

07/07/2009

Manger Bio à la cantine

Après les crises alimentaires et la montée de la conscience écologique, de nombreux parents souhaitent une meilleure alimentation collective pour leurs enfants.

Le Conseil régional Languedoc-Roussillon généralisera dans tous ses lycées, à la rentrée 2009-2010, une origine régionale à la viande et un repas Bio par semaine.

Le Conseil général de l’Hérault développe depuis quelques années le concept de Haute valeur alimentaire (HVA) dans ses centres culinaires desservant chacun un groupe de collèges.

De nombreuses communes réfléchissent à la mise en place de repas Bio au restaurant scolaire.

C’est aussi le cas du « Syndicat de restauration du Bérange » qui regroupe 12 communes : Baillargues, Beaulieu, Jacou, Le Crès, Montaud, Restinclières, Saint-Brès, Saint-Drézéry, Saint-Jean de Cornies, Sussargues, Teyran et Vendargues.

Ce Syndicat confectionne et livre 320.000 repas par an, soit 2.200 par jour.

Le Grenelle de l’environnement fixe en effet des objectifs :
- 20 % de produits Bio en restauration collective en 2.012,
- 6 % des surfaces agricoles en agriculture Bio en 2.012 et 20 % en 2.020 (soit 3 fois plus qu’actuellement).

Bien sûr, pour l’instant, peut se poser le problème du surcoût et de l’approvisionnement insuffisant, sachant que faire appel à des produits Bio lointains est impensable pour des raisons de bilan énergétique et sociales.

Les parents d’élèves relevant des établissements scolaires du Syndicat du Bérange ont été associés à la réflexion.

De cette concertation, il ressort qu’ il faut réunir le triptyque :
« Bio + productions locales + produits frais ».

Ces trois conditions permettent :
- le respect de la saisonnalité des productions,
- la réduction des émissions de gaz à effet de serre,
- le maintien de l’agriculture péri-urbaine,
- une meilleure qualité nutritive, organoleptique et gustative,
- le respect de l’équilibre nutritionnel, afin de réduire par exemple les problèmes d’obésité.

Personnellement, je rajouterai qu’une attention particulière doit être portée :
- à la maturité des fruits,
- à utiliser des matières premières pas trop transformées par l’industrie agro-alimentaire,
- au pain qu’il est facile et peu dispendieux de se procurer Bio,
- à l’empreinte écologique générée par les denrées alimentaires,
- à la consommation d’eau nécessitée par les produits agricoles (la viande en nécessite notamment incomparablement plus que les légumineuses pourtant voisines en terme d’apport protéique),
- à l’origine des productions afin d’écarter celles issues de systèmes socialement injustes (travail au noir dans certaines grandes fermes, exploitation des ouvriers voire même d’enfants, commerce non équitable, etc.).

La restauration collective est réellement un des enjeux de la quête du bien manger.

02/07/2009

Naissance de Montpellier Villages

« Etre né quelque part
Pour celui qui est né
C’est toujours un hasard »
Maxime Le Forestier


La magie de notre pays languedocien, c’est que très peu y sont nés mais que beaucoup s’y retrouvent.
Alors, quand le hasard a fait que l’on y est né, on ne peut qu’être honoré, enchanté, de la passion que lui porte ceux qui choisissent d’y vivre.
La capitale régionale est au bout du regard. Elle est dans nos têtes. Beaucoup d’entre nous y travaillent, y étudient, s’y distraient ou s’y approvisionnent.
Pourtant, le magnétisme du village, ou du quartier à Montpellier, opère : c’est là que s’instruisent et se construisent nos enfants, que le sport ou la culture populaire nous unissent, que les liens de proximité se tissent, que nos identités se forgent.

« Montpellier Villages » se veut un lieu d’expression dans le domaine de l’actualité, de l’histoire, de l’environnement, du développement durable, de la vie associative, des initiatives des hommes et des femmes qui font notre arrière-pays montpelliérain.

« Etre né quelque part
C’est partir quand on veut
Revenir quand on part »
Maxime Le Forestier


Les anciens partiront vraisemblablement avant nous mais leur culture, leur façon de vivre, leur héritage, leur exemple seront notre viatique. Beaucoup d’entre nous ont voyagé à l’étranger, ont séjourné dans d’autres villes françaises, d’autres ont quitté le pays pour y revenir, moins jeunes, une fois les premiers apprentissages, les premiers parcours initiatiques, les premiers postes professionnels accomplis. Mais tous, nous connaissons notre chance de vivre au soleil, à proximité de la « Surdouée », au calme du village. Ceux qui ne peuvent plus y demeurer, plus y revenir, en sont malheureux.

« On choisit pas ses parents
On choisit pas sa famille »
Maxime Le Forestier


En revanche, on choisit ses voisins, ses amis, ses rencontres. Nos décisions et orientations personnelles pèsent sur notre cadre de vie et notre aptitude à vivre en société. L’avenir se construit collectivement. Citoyens de Clapiers, Montferrier, Prades, Grabels, Baillargues, Jacou, Sussargues, Saint-Christol, Saint-Drézéry et de tous ces villages qui se pressent autour de Montpellier, réfléchissons et vivons pleinement ensemble le développement de ce territoire qu'est Montpellier Villages.

Michel Chastaing