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14/08/2011

Cinéma de plein-air autour de Montpellier à Vendargues

Montpellier Agglomération a reconduit cette année encore l’opération « L’Agglo fait son cinéma », du 1er au 30 août 2011.

Chaque film (10 au total) est programmé 3 fois dans une des 31 communes de l’Agglomération de Montpellier.

Tous les films sont diffusés à 21 h 30 (voir programmation ci-dessous jusqu’à fin août 2011).

L'accès est libre et gratuit.

Le succès populaire est au rendez-vous.

Samedi 6 août, à Vendargues, place Espartinas, plus de 200 spectateurs se sont ainsi pressés et ont assisté à la projection - sur grand écran ! -  du film « Le petit Nicolas », comédie familiale de Laurent Tirard.

Malgré un fin crachin franchement inhabituel en été, le spectacle a captivé, du début à la fin, l’assistance, avec ces réactions d’exubérance et ces manifestations de bonne humeur populaire qui existaient auparavant dans les salles sombres de quartier.

Il faut dire que le cinéma de plein-air attire familles, groupes d’amis, cinéphiles, estivants, réunis par le même plaisir, la même émotion.

Les spectateurs sont certes du village où s'effectue la projection mais affluent aussi en voisins.

Sous la voûte céleste, sombre mais néanmoins étoilée, écouter et voir un spectacle dehors n’a pas la même résonnance qu’en salle.

Le vent, les ombres, les bruits de la nuit (insectes, oiseaux, etc.) donnent une dimension supplémentaire au film.

Les uns se rappellent les films vus lors de séjours en camping, d’autres en colonies de vacances ou encore en milieu rural avec un projectionniste itinérant.

Le spectacle est grandi par la nature (parc, carrière) ou encore par le cadre architectural (cour de bâtiment public, arènes, place de village) : le visiteur découvre alors un lieu revisité par une œuvre cinématographique.

Un instant de bonheur éphémère dans un cadre de vie détourné de sa fonction première.

Programme à compter du 7 août 2011 

Jour

Film

Commune

Lieu

Dimanche 7 août

Le nom des gens

Murviel lès Montpellier

Esplanade

Mardi 9 août

Le nom des gens

Sussargues

Carrière Font d’Armand

Jeudi 11 août

Le nom des gens

Lattes

Esplanade du Mail à Maurin

Lundi 8 août

Alice au pays des merveilles

Saint-Jean de Védas

Place du Puits de Gaud

Mercredi 10 août

Alice au pays des merveilles

Fabrègues

Plan des Fêtes

Vendredi 12 août

Alice au pays des merveilles

Montaud

Stade de football

Samedi 13 août

Arrêtes-moi si tu peux

Restinclières

Espace Fêtes

Lundi 15 août

Arrêtes-moi si tu peux

Grabels

Espace Flotte

Mercredi 17 août

Arrêtes-moi si tu peux

Saint-Georges d’Orques

Parc Hippolyte Courty

Dimanche 14 août

Le secret des poignards volants

Lavérune

Parc du Château

Mardi 16 août

Le secret des poignards volants

Clapiers

Parc municipal Claude Leenhardt

Jeudi 18 août

Le secret des poignards volants

Castries

Domaine de Fondespierres

Vendredi 19 août

Gran Torino

Pérols

Arènes

Dimanche 21 août

Gran Torino

Saint-Drézéry

Parc municipal

Mardi 23 août

Gran Torino

Pignan

Parc du Château

Samedi 20 août

Benda Bilili !

Prades le Lez

Place du Marché

Lundi 22 août

Benda Bilili !

Saussan

Cour de l’école

Mercredi 24 août

Benda Bilili !

Saint-Brès

Parking de la Mairie

Jeudi 25 août

Looking for Eric

Villeneuve lès Maguelone

Arènes

Samedi 27 août

Looking for Eric

Baillargues

Arènes

Lundi 29 août

Looking for Eric

Castelnau le Lez

Parc de Monplaisir

Vendredi 26 août

Le voyage de Chihiro

Juvignac

Place Saint-Michel

Dimanche 28 août

Le voyage de Chihiro

Cournonsec

Esplanade

Mardi 30 août

Le voyage de Chihiro

Jacou

Parc de Bocaud

 

 Projection du film "Le Petit Nicolas" à Vendargues le 6 août 2011

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Crédit photographique : Michel Chastaing

15/06/2011

2ème Fête de la Pierre à Beaulieu

Beaulieu fête, le dimanche 12 juin 2011, la 2ème Fête de la Pierre, de 9 h 30 à 18 h.

Cette manifestation s'inscrit dans le cycle d'événements liés au patrimoine et à l'agriculture soutenu par la Communauté d'Agglomération de Montpellier : Fête de l'Olive à Pignan, Fête du Taureau à Baillargues, Festival de la Tomate à Clapiers, Fête de la Vigne à Montpellier et Fête de la Truffe à Saint-Geniès des Mourgues.

Cette Fête de la Pierre (voir programme en fin de note) met à l'honneur :

- la géologie,

- les carrières et les carriers locaux, en l'occurrence Proroch et Farrusseng,

- les tailleurs de pierre, leurs outils et leur travail,

- la pierre en tant qu'éco-matériau,

- la pierre dans l'architecture.

Le cadre de l'événement, le Centre du Village de Beaulieu, est lui-même un témoignage de l'utilisation de la pierre, en grand ou petit appareil comme disaient les Romains, ou en construction en pierre massive comme on dit aujourd'hui.

Les déchets de l'extraction et du sciage servaient, quant à eux, sous forme de recoupe, pour les sols en rez-de-chaussée, les cours d'habitation et les chaussées de chemin.

Cette manifestation de grande ampleur est symptomatique de la reconstitution progressive d'une « Filière Pierre » en Languedoc-Roussillon.

L’exemple de la relance de la construction en pierre sèche est, par exemple, intéressante.

Alors que le savoir-faire avait quasiment disparu il y a 40 ans, des associations se sont mises en tête de relever ces murs de pierres sèches qui façonnent si fort nos paysages.

Des artisans se sont passionnés pour l’œuvre à accomplir et en ont fait leur métier.

Une nouvelle filière, en pleine croissance, s’est créée, essentiellement dans le Vaucluse, le Gard et la Lozère et s’organise sous l’égide du groupement des artisans bâtisseurs en pierre sèche (ABPS).

Plus globalement, la résurrection de la « Filière Pierre » a été initiée par une poignée de passionnés : elle est soutenue par la Région Languedoc-Roussillon, notamment via la marque collective Sud de France.

En effet, si la pierre est restée le principal matériau de construction jusque dans les années 60, l'industrialisation de produits à base de ciment a complètement marginalisé ce matériau naturel.

Jean-Noël Farrusseng, un Saint-Géniérois, exploitant de carrière et Président du « Collège Pierre Languedoc-Roussillon », ainsi que Yanick Lasica, consultant socio-économique et cofondateur du Conservatoire national des pierres et des marbres (CNPM) sont notamment deux acteurs que l'ont peut citer du fait de leurs articles parus dans la revue professionnelle « Carrières et matériaux » (Hors Série n° 163 d'octobre 2009).

Ce conservatoire unit les efforts « des chercheurs d'archives et de laboratoire avec les chercheurs de terrain et les hommes de l'art », pour recenser ce riche patrimoine national constitué par les carrières et par les métiers du marbre et de la pierre.

Grâce à de nouveaux jeunes entrepreneurs et grâce à des architectes avant-gardistes, tel Gilles Perraudin, la « Filière Pierre » se relève depuis une dizaine d'années.

Elle comptait en 2007 : 66 entreprises d'extraction et de transformation de pierres de construction et de roches ornementales, 313 salariés (soit 1.000 à 1.200 salariés concernés en comptant la partie aval de la filière : metteurs en marché, artisans, sculpteurs, artistes, architectes, etc.) et un CA de 35,3 millions d'€.

L'extrême richesse géologique de la région Languedoc-Roussillon offre des gisements minéraux très variés.

Notre région est ainsi la première région productrice de pierres de taille et de marbres, devant la Bourgogne et la Franche-Comté.

L'éventail est large :

- pierres calcaires dites demi-fermes, extraites par sciage sous forme de bloc de 6 tonnes, essentiellement extraites dans le Gard et l'Hérault (la fameuse « Pierrre de Castries » ou encore « Pierre de Beaulieu »),

- calcaires durs du Sud du Massif Central mis en oeuvre sous forme de dallage, mobilier urbain, décoration, voirie et espaces verts mais aussi sous forme de lauze de couverture,

- marbres de l'Hérault aux veines bariolées, aux teintes chatoyantes, présents dans d'illustres monuments du Monde entier,

- schistes, micaschistes, gneiss et quartzites utilisés sous forme de lauze, dallage, pierre à bâtir,et d'ardoise,

- grès, ayant notamment servis à édifier, puis à rénover, la Cité de Carcassonne.

Une association, créée en 1996, appelée Pierres du Sud, s'est créée sous l'égide de l'UNICEM (Union nationale des industries des carrières et des matériaux de construction), des conseils régionaux et des DREAL (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement) PACA et Languedoc-Roussillon.

Cette association interprofessionnelle s'intéresse à la filière des pierres calcaires tendres et semi-dures.

Se pose la question d'une meilleure connaissance technique des roches exploitées pour satisfaire le renforcement de la normalisation des matériaux ou encore de leur résistance au gel.

Un « Guide de la construction en pierre massive », rédigé par l'architecte Pierre Laurent, magnifique et incontournable, constitue un ouvrage de référence pour les techniques de l'art de bâtir, précieux pour aider à la reconstitution des savoir-faire.

Si la pierre a le vent en poupe en Languedoc-Roussillon, cette renaissance de l’exploitation locale se heurte cependant à l’absence de scieur de blocs bruts de marbres ou de calcaires durs.

Les blocs extraits sont en effet principalement exportés vers l’Espagne, l’Italie ou des régions françaises comme la Bourgogne et Midi-Pyrénées.

Ce chaînon manquant, nécessaire en terme de première transformation pour obtenir des tranches ou des produits ouvragés, fait l’objet d’un projet de création d’une unité de sciage à implanter à proximité du Port de Sète.

Le sciage est indispensable pour garder la valeur ajoutée localement, pour être compétitif, exporter, améliorer le bilan-carbone en profitant notamment de la plate-forme logistique multimodale (mer-rail-route, gestion de containers, etc.) de Sète.

D'autre part, « Le Grenelle de l'environnement pourrait amplifier le mouvement observé au niveau de la pierre massive et plus généralement le retour de la pierre dans la construction. »

C'est en effet un matériau naturel, sain, nécessitant peu d'énergie pour son extraction et sa transformation.

Son bilan-carbone est d'autant plus positif que la pierre est utilisée à proximité ou réemployée.

Si la pierre, symbole de durabilité et de pérennité, était malheureusement jusqu’à peu souvent considérée comme un matériau inaccessible, le changement de mentalité et d'approche actuelles augure d'un retour à la construction en pierre massive avec un montée du savoir-faire pour tous ceux qui mettent en œuvre ce matériau.

Venez nombreux à Beaulieu redécouvrir les métiers de la pierre et ses nouvelles utilisations !

La pierre : tout simplement « un matériau de toujours, d'hier, d'aujourd'hui et de demain ! ».

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Programme de la 2ème Fête de la Pierre

Tailleurs de pierre au travail

(en collaboration avec le Conservatoire National des Pierres et Marbres)

Serge Rovini, Claude Bezombes, Maryse Labattu, Marielle Dormoy, Edouard Labèque, Elke Montréal (réalisation sur place d'une sculpture monumentale en marbre)

Exposants sur le thème de la pierre, éco-matériau local de la construction durable

Les carriers Farrusseng et Proroch

Marbres de France

La carrière de pierre à chaux d'Augmontel (Tarn)

Initiation à la taille de pierre pour enfants

Expositions sur les thèmes « Géologie », « Patrimoine » et « Construction contemporaine »

Exposition-démonstration autour des outils du passé

Lithothèque présentant la pierre du Languedoc-Roussillon (carrières en activité)

« La Pierre en films » avec une programmation de films sur les métiers, l'architecture, le patrimoine des pierres du Languedoc-Roussillon et d'ailleurs

Conférences

10 heures : « La Pierre de Beaulieu et ses cousines, ou les calcaires coquilliers miocènes utilisés dans le Languedoc-Roussillon »

15 heures : « La pierre éco-matériau du bâti sain et de l'architecture durable »

Découverte des carrières de Beaulieu (anciennes et en activité)

10 h et 15 h 30 : 2 circuits commentés avec départ en calèches

9 h 30 : « Le charroi des blocs à l'ancienne »

Possibilité de restauration sur place

02/11/2010

Voyage en eau trouble

Samedi 23 octobre, était présenté, à la salle des Arbousiers à Restinclières, un film de Luc Riolon, « Voyage en eau trouble », réalisé pour Arte par « Mona Lisa Production », ou comment l’infiniment petit et la nature peuvent nous apprendre l’équilibre fragile de notre condition.

 

Les organisateurs de la soirée étaient Louise Achard, Présidente de Rest’Envi, et Jean-Pierre Fels, Président de l’Association pour la Desserte en Eau Brute (ADEB).

 

Rest’Envi promeut des actions de défense de l’environnement (opérations « Nettoyons la nature » et « Un arbre, un enfant » menées en partenariat avec le Club des marcheurs de Restinclières et avec le concours de la Communauté d’Agglomération de Montpellier) tandis que l’ADEB a pour objectif une gestion rationnelle des ressources en eau et la desserte en eau brute (eau de Rhône issue du Canal Philippe Lamour) des communes jumelles de Beaulieu et Restinclières.

 

Ces deux associations, dont les membres se connaissent mutuellement, ont logiquement vocation à fusionner à terme.

 

Cette projection-débat intervenait à l’occasion de la « Semaine de la Science », très présente autour de Montpellier, pôle international de recherche.

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Le conférencier présente le film "Voyage en eau trouble" 

 

Michel Dukhan, Président de l’Association « Messages pour la Terre », s’était déplacé de Clapiers pour mettre en place la projection audiovisuelle.

 

Daniel Guiral, Directeur de recherche à l’IRD (Institut de Recherche et du Développement – ex ORSTOM – basé à Montpellier sur le Campus Agropolis), spécialiste des écosystèmes littoraux, est le découvreur du site présenté dans le film et la cheville ouvrière de son étude détaillée.

 

C’est en Guyane qu’il nous emmène découvrir un endroit encore inexploré, si ce n’est par les caïmans noirs et les quelques espèces ornithologiques rares qui font en grande partie la richesse de ce milieu.

 

En effet, tout commence par la découverte de cet univers aquatique, hostile et isolé, préservé de ce fait des aménagements pratiqués dans les lagunes périphériques pour y installer des rizières exploitées autrefois par les esclaves.

 

La « mare » d’eau douce étudiée, entourée de marécages (appelé Marais de Kaw), grands comme la Camargue, est en effet seulement accessible en hélicoptère.

 

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La "mare", ouverture dans les marais colonisés par de la végétation basse 

 

Ce milieu naturel, nullement anthropisé, est remarquable du fait de la nidification d’oiseaux migrateurs insoupçonnés.

 

Il s’agit notamment du Héron agami (Agamia agami) que l’on croyait en voie de disparition (quelques couples connus seulement au monde) avant d’en découvrir plus de 500 sur le site des Marais de Kaw !

 

Il s’agit aussi du Hoazin huppé (Opisthocomus hoazin) qui peuple les zones humides de l’Orénoque et de l’Amazone.

 

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Un volatile hôte de la "mare", attiré par la tranquillité des lieux

 

Comment la vie peut-elle exister ici alors que l’eau est insuffisamment minéralisée et très acide ?

 

C’est la question que s’est posée Daniel Guiral constatant qu’elle se développait dans un milieu extrêmement pauvre, oligotrophe.

Ce passionné de biodiversité, s’est donc installé sur l’eau pendant 4 ans afin de percer ce mystère.

 

C’est ce travail, cette passion que Daniel Guiral fait partager avec son documentaire d’une beauté époustouflante.

 

En collaboration, les deux équipes de scientifiques et de cameramen ont extrait des 900 heures de tournage, les 52 minutes d’émerveillement et d’étonnement qu’engendre ce film.

 

Comment un milieu extrêmement pauvre peut-il être un hot spot, une oasis de la biodiversité ?

 

Tout simplement grâce à l’apport azoté d’oiseaux étrangers venant nicher et se nourrissant à grande distance.

 

Mais aussi grâce au développement de l’entraide et des échanges entre les espèces : plus le milieu est pauvre et plus les solidarités se développent tandis qu’au contraire, dans un milieu riche, certaines espèces prennent le dessus, rendant l’existence des autres impossible.

 

Le chercheur montpelliérain a notamment fait une véritable découverte scientifique en constatant que les utriculaires (plantes aquatiques à la fois chlorophylliennes et carnivores dont les feuilles sont en forme d’outre), capturant des proies par aspiration, étaient incapables de digérer les grosses larves emprisonnées, sauf que des protozoaires colonisant leurs outres s’en chargent pour elles.

 

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Larves d'insectes et protozoaires à l'abri des filaments des algues aquatiques

 

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Une grosse larve d'insecte prise au piège dans une bourse d'utricaire

en cours de digestion par de petits protozoaires

 

Les Marais de Kaw sont inclus dans les périmètres d’une ZNIEFF (zone naturelle d’intérêt écologique floristique et faunistique), de Natura 2000 (protection des habitats naturels) et constituent un des sites RAMSAR français (protection des oiseaux remarquables).

 

Daniel Guiral a conclu le débat avec la salle par l’intérêt qu’il faut absolument porter à la biodiversité : elle recèle toutes les solutions adaptatives dans lesquelles l’humanité pourra puiser des solutions à ses problèmes.

 

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Daniel Guiral répondant aux questions de la salle

 

Crédit photographique : Fleur Dache

13/06/2010

La pierre à l’honneur à Beaulieu

Le 20 septembre 2009, la Commune de Beaulieu a organisé sa « Première journée de la pierre et du patrimoine » dans le cadre des « Journées du patrimoine » (cf. note sur le « Blog Montpellier Villages »).

 

Ce dimanche 13 juin 2010, l’événement prendra une ampleur sans pareille, la Commune de Beaulieu s’associant pour son organisation à la Communauté d’agglomération de Montpellier.

 

 

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Cette collaboration est dans le droit fil de la politique mise en place par Georges Frêche, son Président et Yvon Pellet, son Vice-Président délégué à l’économie agricole, viticole, aux traditions populaires, à la ruralité et aux relations avec la chasse et la pêche.

 

La Communauté d’agglomération de Montpellier étoffe ainsi un, déjà impressionnant, programme mettant en avant la culture vivante locale :

-         Fête du Taureau (qui s’est tout récemment déroulée le 4 juin 2010 à Baillargues),

-         Fête des Rosés et des Blancs (il s’agit, vous l’aurez compris des vins du terroir et non pas de nos concitoyens plus ou assidus aux exercices de bronzage à la plage), dans toutes les caves particulières et coopératives périphériques de Montpellier, le dimanche 20 juin 2010,

-         Fête de la Tomate, le dimanche 5 septembre à Clapiers, dans le Parc municipal Claude Leenhardt,

-         Fête du Miel, le dimanche 26 septembre 2010 à Cournonsec,

-         Fête de l’Olive, le dimanche 3 octobre 2010 à Pignan,

-         Fête de la Vigne sur la Comédie fin novembre - début décembre.

 

La pierre fait pleinement partie de la culture populaire des alentours de Castries : Saint-Geniès des Mourgues, Restinclières, Sussargues, et bien sûr Beaulieu.

 

Des centaines d’emplois existaient auparavant et la mythique « Carrière Farrusseng » a résisté au lent endormissement de cette activité multiséculaire.

 

La pierre de taille fut l’utilisation la plus noble mais les restes de coupe servaient à la recharge des chemins et, de façon plus ancestrale encore, à la fabrication de la chaux.

 

Le fameux mortier romain – un quart de chaux, un quart de brique ou de tuile pilée (argile cuite), une moitié de sable souvent volcanique de type pouzzolane et un petite part de dégraissant (particules solides évitant un trop fort retrait au séchage comme dans les poteries de l’époque préhistorique) – est encore connu pour sa compacité et sa résistance.

 

Aujourd’hui, la pierre sert aussi aux sculpteurs, entre dans l’architecture moderne à côté du bois, de l’acier et du verre, mais aussi au travers de la chaux servant notamment à la confection de ces magnifiques enduits de façades ou de murs intérieurs maintenant revenus en grâce (bonne respiration, respect du support, assainissement de l’air, inégalable patine).

 

La pierre de Castries mérite donc d’être mieux connue et vaut le détour par Beaulieu, ce promontoire qui, sur son arête calcaire, domine un paysage agricole au Nord, à l’Est et à l’Ouest.

 

Programme de la 1ère Fête de la Pierre

 

A Beaulieu, entre la Mairie et l’Eglise, de 10 h à 18 h

 

Entrée libre

 

Des tailleurs de pierre, avec démonstration de leur art

Des exposants sur le thème de la pierre et de la construction

Des animations pour enfants tout au long de la journée

Une exposition sur le thème « Géologie, homme et patrimoine »

Des conférences

A 10 h 30 : « Du calcaire à la chaux, l’usage de la pierre dans la construction » avec Michel Dupin, Architecte Conseil,

A 15 h : « La pierre dans l’architecture contemporaine » avec l’Association Patrimoine et Architecture

Une découverte des carrières de Beaulieu, grâce à deux circuits commentés

Visite des anciennes carrières

Départ à 10 h 30 et 14 h 30 : circuit commenté par Nicolas Carayon, Archéologue

Départ à 11 h et à 15 h 30 : circuits avec les membres de la Commission Patrimoine de Beaulieu

Visite des carrières en activité : Ets Farrusseng et Proroch

A 10 h 30 – 11 h – 14 h 30 – 15 h 30

 

Tout au long de la journée, vente de produits du terroir et restauration sur place

01/10/2009

Journée de la pierre et du patrimoine à Beaulieu

Dans le cadre des « Journées du patrimoine », la Commune de Beaulieu a organisé, le dimanche 20 septembre 2009, sa « Première journée de la pierre et du patrimoine ».

Si cette pierre, issue d’un calcaire souvent coquillier, a pris pour nom « pierre de Castries », du nom de l’important chef-lieu de canton, elle a été en fait, de tout temps, extraite dans des carrières principalement situées sur les communes de Sussargues et de Beaulieu.

L’exploitation a débuté dès les Romains.

Elle a servi à la construction de nombreux monuments historiques et des immeubles hausmanniens de Montpellier.

Elle a été exportée en Algérie, via le port de Sète.

La profession de carrier était fort développée au 19ème siècle, surtout après la crise phylloxérique qui a mis à mal la viticulture languedocienne dans les années 1870.

Le corps des charretiers était mis à contribution pour les transports à traction animale.

L’extraction de la pierre se faisait à la main. Un bon ouvrier produisait quelques « cairons » par jour.

Tous les sous-produits de l’extraction, éclats de roche, sables, étaient valorisés soit pour l’entretien des chemins, soit comme recoupe pour les sols intérieurs ou extérieurs.

Aujourd’hui, l’extraction est mécanisée et limitée à une poignée de carrières : l’usage de la pierre s’est en effet quelque peu perdue dans la construction.

De gros blocs parallélépipédiques sont maintenant sciés et la pierre est valorisée au mieux en placages, sculptures et autres œuvres d’art.

La mécanisation de l’extraction génère beaucoup de déchets, constitués de blocs fissurés ou poreux. En revanche, lors de l’extraction manuelle, l’ouvrier choisissait à l’œil les bonnes veines et s’y cantonnait.

La pierre fait partie de la culture populaire des alentours de Castries : cette pierre de taille donne une couleur et une patine très caractéristique à de nombreux villages alentours.

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La pierre de Beaulieu employée dans de nombreux monuments historiques

 

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Le geste ancestral de l'extracteur de "cairons"

 

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Un front de coupe résultat de l'extraction de la pierre à la main

 

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Un front de coupe résultat de l'extraction mécanisée

 

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Les rebus de l'extraction mécanisée, en montagne cyclopéenne

 

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Les tailleurs de pierre à l'action



Crédit photographique : Michel Chastaing

 

07/07/2009

Manger Bio à la cantine

Après les crises alimentaires et la montée de la conscience écologique, de nombreux parents souhaitent une meilleure alimentation collective pour leurs enfants.

Le Conseil régional Languedoc-Roussillon généralisera dans tous ses lycées, à la rentrée 2009-2010, une origine régionale à la viande et un repas Bio par semaine.

Le Conseil général de l’Hérault développe depuis quelques années le concept de Haute valeur alimentaire (HVA) dans ses centres culinaires desservant chacun un groupe de collèges.

De nombreuses communes réfléchissent à la mise en place de repas Bio au restaurant scolaire.

C’est aussi le cas du « Syndicat de restauration du Bérange » qui regroupe 12 communes : Baillargues, Beaulieu, Jacou, Le Crès, Montaud, Restinclières, Saint-Brès, Saint-Drézéry, Saint-Jean de Cornies, Sussargues, Teyran et Vendargues.

Ce Syndicat confectionne et livre 320.000 repas par an, soit 2.200 par jour.

Le Grenelle de l’environnement fixe en effet des objectifs :
- 20 % de produits Bio en restauration collective en 2.012,
- 6 % des surfaces agricoles en agriculture Bio en 2.012 et 20 % en 2.020 (soit 3 fois plus qu’actuellement).

Bien sûr, pour l’instant, peut se poser le problème du surcoût et de l’approvisionnement insuffisant, sachant que faire appel à des produits Bio lointains est impensable pour des raisons de bilan énergétique et sociales.

Les parents d’élèves relevant des établissements scolaires du Syndicat du Bérange ont été associés à la réflexion.

De cette concertation, il ressort qu’ il faut réunir le triptyque :
« Bio + productions locales + produits frais ».

Ces trois conditions permettent :
- le respect de la saisonnalité des productions,
- la réduction des émissions de gaz à effet de serre,
- le maintien de l’agriculture péri-urbaine,
- une meilleure qualité nutritive, organoleptique et gustative,
- le respect de l’équilibre nutritionnel, afin de réduire par exemple les problèmes d’obésité.

Personnellement, je rajouterai qu’une attention particulière doit être portée :
- à la maturité des fruits,
- à utiliser des matières premières pas trop transformées par l’industrie agro-alimentaire,
- au pain qu’il est facile et peu dispendieux de se procurer Bio,
- à l’empreinte écologique générée par les denrées alimentaires,
- à la consommation d’eau nécessitée par les produits agricoles (la viande en nécessite notamment incomparablement plus que les légumineuses pourtant voisines en terme d’apport protéique),
- à l’origine des productions afin d’écarter celles issues de systèmes socialement injustes (travail au noir dans certaines grandes fermes, exploitation des ouvriers voire même d’enfants, commerce non équitable, etc.).

La restauration collective est réellement un des enjeux de la quête du bien manger.