Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

16/05/2014

Quels moyens pour l’école primaire dans l’Hérault à la rentrée scolaire 2014/2015 ?

Les moyens en personnel enseignant alloués à l’éducation des jeunes enfants dans l’Hérault sont maintenant connus.

 

L’Administration de l’Education Nationale a réuni tardivement cette année (pour tenir vraisemblablement compte de la tenue des élections municipales) le Comité Technique Spécial Départemental où les ouvertures et fermetures de classes sont annoncées.

 

Les élus siégeant dans cette instance connaissaient les propositions de l’Administration de longue date (avant les Municipales) mais n’en ont pas toujours tenus informés les acteurs du système éducatif local.

 

Pour la rentrée 2014/2015, il est prévu 74 créations nettes de postes dans l’Hérault : 56 pour répondre à la progression démographique et 18 pour des mesures spécifiques (décharges de service pour direction, scolarisation des moins de 3 ans dans des quartiers ciblés en zone urbaine, prise en charge de la scolarisation d’élèves handicapés).

 

Pour les sites nommément ciblés :

- 27 ouvertures de classes en maternelle : dont écoles de Baillargues, Castelnau le Lez (2), Grabels, Mauguio, Montarnaud, Palavas les Flots, Saint-Gély du Fesc et Vendargues autour de Montpellier, plus 9 postes concernés à Montpellier

- 43 ouvertures de classes élémentaires : dont écoles de Baillargues, Castelnau le Lez, Jacou, Juvignac (2), Montarnaud, Murviel les Montpellier, Saint-Aunès, Saint-Georges d’Orques et Vendargues autour de Montpellier, plus 13 classes écoles concernées à Montpellier

- 9 fermetures de classes en maternelle : dont écoles de Clapiers, Fabrègues et Teyran autour de Montpellier

- 18 fermetures de classes élémentaires : dont écoles de Castelnau le Lez, Lattes, Saint-Géniès des Mourgues et Saussan autour de Montpellier, plus une école du Nord de la Ville de Montpellier

 

Dans l’Hérault, 522 enfants de plus sont prévus en maternelle (18 postes supplémentaires) et 1.288 en élémentaire (25 postes supplémentaires).

 

Globalement, la moyenne du nombre d’élèves par classe augmentera légèrement en septembre 2014, en passant de 24,28 à 24,45 par classe.

 

Il s’agit pour l’instant de prévisions : certaines ouvertures sont qualifiées de « provisoire » et des fermetures peuvent être abandonnées à la rentrée si les effectifs sont plus importants que prévus.

 

En outre, l’Administration se garde en général quelques postes pour solutionner à chaud les situations les plus tendues de la rentrée.

 

Toutefois, les décisions prises - d’habitude au milieu du premier trimestre et cette année en début du second - sont très souvent suivies d’effet.

 

Sur le plan quantitatif, pour l’année scolaire 2013/2014, environ 107.000 enfants fréquentaient les écoles primaires de l’Hérault.

 

Ils étaient répartis dans environ 4.400 classes.

 

Au niveau politique, la priorité du Gouvernement donnée au primaire a du mal à se concrétiser dans les départements en croissance démographique.

 

En effet, le Ministère de l’Education Nationale peine à fermer des classes là où les enfants se font plus rares et peine donc à redéployer ses moyens.

 

Concernant la commune de Clapiers, son école maternelle, dénommée « Olympe de Gouges », est menacée d’une fermeture de classe à la rentrée scolaire 2014/2015.

 

Les effectifs prévisionnels de l’école ont été arrêtés à 171 contre 175 actuellement.

 

L’Ecole élémentaire Victor Hugo de Clapiers conserve heureusement ses 13 classes.

 

La mesure de fermeture de classe projetée à Clapiers est une atteinte à la qualité de l’enseignement, comme souvent lorsqu’une telle mesure est envisagée.

 

En effet, le nombre moyen d’élèves par classe augmenterait de 24,6 à 28,5 !

 

Si la population de Clapiers est en phase de maintien, c’est l’important manque de couples de 25 à 40 ans qui explique cette décroissance structurelle du nombre d’enfants en bas-âge.

 

La faiblesse du parc locatif (notamment social), atteignant seulement un quart des résidences principales, ne permet pas d’apporter en continu des jeunes ménages dans le village.

 

Les jeunes natifs de Clapiers sont quant à eux chassés par la cherté des loyers, voire par celle des achats immobiliers.

 

C’est toute la politique urbanistique de certaines communes pavillonnaires qui est à repenser avant de pouvoir espérer une inflexion dans le sens du rééquilibrage de la pyramide des âges, aujourd’hui de plus en plus dominée, dans les communes appartenant à la première couronne de Montpellier, par les personnes du troisième âge.

 

Les deux cartes suivantes donnent la localisation des ouvertures (en couleur bleue) et des fermetures (en couleur rouge) respectivement en maternelle et en élémentaire.

 

Les cercles en noir représentent la localisation des collèges héraultais.

 

Maternelle :

-         ouvertures essentiellement sur Béziers, le pourtour de l’Etang de Thau, Montpellier Sud et Nord-Ouest

-         fermetures essentiellement sur le Piscénois en Centre-Hérault et sur Clapiers-Teyran au Nord-Est de Montpellier

 

Elémentaire :

-         ouvertures essentiellement en deuxième couronne de Béziers, en troisième couronne de Montpellier, le long de la RN 113 et sur la Ville même de Montpellier

-         fermetures essentiellement à l’Ouest de Béziers, sur le Bédaricien, autour de l’Etang de Thau et à l’Est de Montpellier

 

Les ajustements concernent presque exclusivement les zones urbaines, périurbaines et côtières.

 

Olonzac, Roquebrun, Notre-Dame de Londres, Vacquières et même Ceilhes et Rocozels ! démontrent toutefois que la démographie peut aussi connaître des embellies en milieu rural.

carte scolaire, ouverture classe, fermeture classe, CTSD, qualité enseignement, postes enseignants, Hérault, Clapiers, Castelnau le Lez, Jacou

Maternelle : ouvertures en bleue et fermetures en rouge

 

 

carte scolaire, ouverture classe, fermeture classe, CTSD, qualité enseignement, postes enseignants, Hérault, Clapiers, Castelnau le Lez, Jacou

Elémentaire : ouvertures en bleue et fermetures en rouge

16/11/2013

L'écoquartier du Mas de Caylus à Castelnau le Lez

La Commune de Castelnau le Lez souhaite lancer dès septembre 2014 la construction d’un écoquartier dans le secteur du Mas Caylus, à l’extrémité Nord de son territoire.

 

Les 615 logements projetés d’ici 2020 doivent venir en continuité :

  • du Domaine des Oliviers, lotissement castelnauvien, relativement récent, à grandes parcelles,

  • et surtout de l’urbanisation existante du Sud de la commune limitrophe de Jacou.

 

En faisant ce choix, la Municipalité de Castelnau le Lez privilégie un emplacement :

  • paradoxalement isolé par la Route Départementale 65 et très éloigné de son centre ancien comme de son urbanisation du XXième siècle,

  • mais faisant la jonction avec Jacou ce qui crée une conurbation inédite dans le secteur.

 

Cette conurbation concerne aussi la commune du Crès.

 

Quel sera le sentiment d’appartenance des nouveaux habitants du quartier de Caylus à la commune de Castelnau ?

 

Ils risquent fort de se sentir plus Montpelliérains que Castelnauviens.

 

Si ce type d’opération se multipliait autour de Montpellier, cela contribuerait à précipiter « la fin des communes ».

 

A l'évidence, c'est le Tramway qui semble avoir attiré l'urbanisation : le Terminus « Jacou » de sa Ligne 2

jouxte en effet le site.

 

Plus de 80 % des logements seront à moins de 300 mètres du Tramway, distance facile à parcourir à pied.

 

S'il faudra patienter 8 stations pour parvenir à proximité de la Mairie de Castelnau, il en faudra seulement 6 de plus pour joindre la Place de la Comédie !

 

Les habitants de l'écoquartier du Mas de Caylus se sentiront, à n'en pas douter, plus proches de la capitale régionale que de leur propre commune.

 

Montpellier Agglomération et le Cabinet OBRAS, pour le compte de la Commune de Castelnau le Lez, ont mené les premières réflexions prospectives sur le Domaine de Caylus.

 

Une dichotomie entre les terroirs agricoles a été proposée :

  • certains doivent être ouverts à l'urbanisation,

  • d'autres voient leur vocation culturale consacrée sur le long terme.

 

L'idée est de garder en espaces naturels une bande de terrain au Nord du Palais des Sports Jacques Chaban Delmas, comprenant la falaise du « Pli de Montpellier », la Route Départementale 65 ayant vocation à être doublée et donc à passer à 4 voies, des pinèdes sur les hauteurs et des terres agricoles dans le bas-fonds (déjà occupé en partie basse par des bassins de rétention d'eau pluviale).

 

La Municipalité de Castelnau le Lez met en avant la nécessité :

  • de densifier l’urbanisation pour mieux maîtriser l'étalement urbain,

  • de favoriser la mixité sociale.

 

Le diagnostique initial décrit un site où les espaces naturels et agricoles sont valorisés par de superbes pinèdes marquées par une valeur paysagère très forte.

 

Le projet s'inscrit sur 30 hectares dont 19 hectares de surfaces réellement constructibles :

- limite Est = RD 65 et limite communale du Crès

- limite Ouest = le quartier du « Domaine des Oliviers »

- limite Nord = limite communale de Jacou

- limite Sud = Chemin de Caylus

 

Les enjeux relevés sont les suivants :

  • conservation des espaces boisés en bordure Ouest,

  • insertion paysagère et éviter la fragmentation du corridor écologique existant au Sud,

  • conditions d'accès à la Station « Jacou » du Tram et réseaux de voies douces,

  • disponibilité suffisante en eau potable et traitement des eaux usées.

 

Le nouveau quartier :

  • repose sur le concept de « village des amoureux » ou de « hameau nouveau intégré à l'environnement », avec une densité croissante des extrémités vers le centre,

  • a une vocation principale d'habitat avec une mixité urbaine importante (habitats individuels, intermédiaires et collectifs),

  • vise à une intégration au paysage existant,

  • prévoit des infrastructures et des modes de déplacement réduits à une fonction de desserte de quartier.

 

Le quartier est en cul de sac au Nord puisqu'aucune voie de communication ne sera ouverte sur Jacou.

 

Tout en long, occupant grosso modo un rectangle de 1 km sur sa longueur (orientée Sud-Est / Nord-Ouest) et de 300 mètres sur sa largeur (plus près de 400 mètres côté Ouest et finissant en une langue étroite proche de 100 m à l’extrémité Est), sa seule cohérence est le drainage central par le Tramway.

 

D'ailleurs, il est programmé une forte densité de part et d’autre de la Ligne 2 (« pôle de centralité ») et une décroissance de cette dernière en allant vers les extrémités.

 

L'urbanisation de la zone est subordonnée à modification ou à révision du PLU (Plan Local d'Urbanisme) dont l'enquête publique en cours.

 

La morphologie urbaine prévue sera dense et la hauteur des bâtis diversifiée.

 

La densité imposée par le SCOT (schéma de cohérence territoriale) est de 30 logements par hectare minimum ou encore plus de 4.000 m² de surface bâtie à l'hectare.

 

Le projet porte sur 55.000 m² de surface de plancher, hors équipements publics.

 

Il est envisagé :

- 20 à 25 % de logements individuels,

- 30 à 40 % de logements individuels ou intermédiaires,

- 35 à 40 % de logements collectifs.

 

30 % des logements seront à vocation sociale : c'est le taux minimum fixé par le SCOT de la Communauté d'Agglomération de Montpellier.

 

A quoi correspondent les 615 logements prévus ?

  • 290 seront commercialisés à prix libre (47 %),

  • 140 seront réservés à des primo accédants à la propriété à prix abordable (23 %), c'est-à-dire à des tarifs inférieurs de l'ordre de 30 % par rapport au prix du marché et dont l'accession est conditionnée à des critères de revenus des futurs occupants (ni trop bas, ni trop élevés et donc réservés aux classes moyennes),

  • 185 seront des logements sociaux (30 %), en locatif.

 

Comme dans toute opération d'aménagement, ce sont les logements à prix libre qui doivent garantir l'équilibre financier.

 

 

Ce dernier intègre le financement d'équipements publics qui ne seront pas de ce fait à la charge de la Commune de Castelnau le Lez :

  • des bassins de rétention des eaux pluviales paysagers,

  • un réservoir d'eau potable de 1.500 m3 et le renforcement du réseau de distribution d'eau potable (suite aux exigences du Syndicat Mixte de Garrigues-Campagne, responsable de l'adduction d'eau),

  • un poste de police municipale, dit de quartier,

  • une salle associative,

  • une structure d'accueil pour la petite enfance,

  • 2 classes maternelles et 2 classes élémentaires.

 

Question études secondaires et supérieures, les Facultés sont proches et le Lycée Georges Pompidou (lycée de secteur pour une partie seulement des jeunes de Castelnau, seule commune de l'Hérault répartie sur deux lycées, le second étant le Lycée Joffre au centre de Montpellier), à un jet de pierre, propose des enseignements de grande qualité, dans de nombreuses options.

 

L'offre en classes élémentaires apparaît à côté très terne puisque les enfants seront accueillis dans un petit établissement doté de classes à niveaux multiples.

 

La question du collège de rattachement se posera : celui très éloigné de Castelnau le Lez (Frédéric Bazille), celui saturé de Jacou (Pierre Mendès-France), celui, proche, du Crès (Voie Domitienne) ou celui de Clapiers (François Mitterrand) où se rendent déjà certains enfants des quartiers castelnauviens de Courtarelles et du Domaine des Oliviers.

 

Le projet prévoit « à la marge » 600 m² de commerces et d'activités économiques, au delà d'une implantation ouverte des professions libérales.

 

La Commune de Castelnau le Lez a choisi :

  • de constituer une ZAD (zone d'aménagement différé) sur le secteur afin de contenir au mieux le coût du foncier,

  • de créer ensuite une ZAC (zone d'aménagement concerté) afin d'imputer à l'aménageur le coût des équipements nécessaires à l'urbanisation,

  • de choisir un aménageur privé et non public.

 

Au niveau du bâti existant, le Mas de Caylus est considéré comme un « bâtiment à mettre en valeur ou à requalifier » tandis que le bâti agricole plus au Sud et hors zone d’urbanisation (Mas de Paoletti), est dit « susceptible de changer de destination ».

 

Sur le plan environnemental, des choix ont été faits :

  • maintenir au maximum l'intégrité des pinèdes (« espaces boisés classés »), même si une partie du bois attenant au Mas de Paoletti est ouvert à l'urbanisation,

  • préserver l'alignement d'arbres remarquables existant (allée du Mas de Paoletti),

  • classer de part et d'autre du Chemin de Caylus une bande de 400 m x 50 m en « ruissellement pluvial » (zones appelées inondables lorsque le bassin versant concerné dépasse une superficie de 100 hectares).

 

La question du bon fonctionnement du corridor écologique existant entre le Salaison et le Lez reste toutefois ouverte.

 

De même, le projet dépend beaucoup de son interconnexion, à proximité ou à distance, avec la RD 65 :

  • la protection acoustique n'atteindra un meilleur standard qu'une fois son doublement réalisé,

  • un raccordement viaire de l'opération dans le secteur de la piscine Alex Jany aux confins du rond-point du Salaison et donc des communes de Jacou et du Crès est-il un jour possible ?

  • le passage inférieur en direction du Palais des Sports Jacques Chaban-Delmas sera-t-il pris en charge par le Conseil Général de l'Hérault propriétaire de la RD 65 ou restera-t-il à financer par la Commune de Castelnau ?

  • comment améliorer la circulation entrante dans l'étroite et congestionnée avenue Jean Jaurès, traversant le centre ancien de Castelnau, que la création du grand échangeur routier de Navitau favorisera ?

 

D'autres questions se posent :

  • le manque d'espace public de centralité ne sera-t-il pas préjudiciable à la vie de quartier ?

  • l'offre en logements prochainement importante sur le Nord-Est de Montpellier (programmes en cours de la Draye à Jacou, de L'Olivette et de Via Domitia au Crès, projet d'écoquartier « Le Castelet » à Clapiers, soit plus de 2.300 logements avec le Mas de Caylus), ne risque-t-elle pas de mettre en concurrence les programmes immobiliers ?

 

Il est vrai cependant que ce secteur Nord-Est de l'agglomération demeure un des plus attractifs autour de Montpellier. 

IMG_4898.JPG

Le Mas de Paoletti et les pinèdes au Nord, côté Jacou

IMG_4899.JPG

Le Mas de Paoletti et les pinèdes au Sud masquant la RD 65

IMG_4908.JPG

Le Chemin de Caylus au delà du Domaine des Oliviers

IMG_4907.JPG

Signalétique municipale d'espaces naturels à protéger ... 

IMG_4895.JPG

 Partie centrale de la zone à urbaniser de part et d'autre de la ligne 2 du Tramway 

IMG_4917.JPG

 Terminus "Jacou" de la Ligne 2 du Tramway

IMG_4915.JPG

Alignement d'arbres préservé dans le cadre du projet d'urbanisation

IMG_4893.jpg

Schéma d'aménagement de l'écoquartier du Caylus

Crédit photographique : Agathe Catoire

13/10/2013

Comment réduire la pollution de l’air à Montpellier ?

La pollution atmosphérique à Montpellier est certes limitée par rapport à d’autres métropoles françaises mais les concentrations en matières particulaires (PM), en dioxyde d’azote NO2 et en ozone O3 sont tout de même trop importantes sur l’aire urbaine montpelliéraine et encore plus sur la ville centre.

Les connaissances scientifiques acquises récemment au niveau mondial imputent clairement à ces polluants des effets néfastes sur la santé humaine, même à des concentrations inférieures aux normes applicables à ce jour :

- pour les PM10 et PM2,5, maladies cardiorespiratoires, notamment la bronchite chronique, athérosclérose, cancer pulmonaire, du fait des particules elles-mêmes mais aussi du SO2, des HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) et des métaux lourds qu’elles fixent,

- pour le NO2, symptômes respiratoires,

- pour l’ozone, augmentation de la mortalité respiratoire, impact sur le développement cognitif, naissances avant terme.

 

La réduction de la durée de vie humaine imputable aux particules fines (PM2,5), principalement issues des moteurs diesel, est notamment chiffrée à 8,6 mois dans l’Union Européenne.

 

Une évaluation de l'impact local de la pollution atmosphérique a déjà été réalisée sur les communes de Castelnau le Lez, Clapiers, Le Crès, Grabels, Jacou, Juvignac, Montferrier sur Lez, Montpellier, Saint-Clément de Rivière, Saint Jean de Védas, Vendargues, soit environ 288.000 habitants.

 

Cette étude (période 1999 et 2000 pour la mortalité et 1999 à 2002 pour les admissions hospitalières) conclut à la responsabilité de la pollution atmosphérique dans 34 décès anticipés et dans 79 hospitalisations pour motif cardiovasculaire, 15 pour motif cardiaque, 9 pour motif respiratoire chez les plus de 65 ans et 4 chez les 15-64 ans.

 

De son côté, au vu des premières preuves scientifiques de la nocivité des polluants atmosphériques, l'Union Européenne s’apprête à réviser d’ici 2015 sa politique de qualité de l’air et à durcir ses normes qui jusqu’à présent étaient au mieux égales à celles de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), édictées en 2005 et valables pour tous les pays du Monde.

 

On s’achemine donc vers :

- une réduction de la valeur limite pour les PM2,5 pour l’instant 2 fois supérieure à celle recommandée par les lignes directrices de l’OMS et pourtant dépassée pour 80 % des Européens,

- un durcissement de la réglementation relative au NO2,

- la fixation de concentrations moyennes maximales d’ozone à long terme.

 

Particules en suspension

 

Elles proviennent des installations de chauffage, des combustions industrielles, de l’incinération et du transport automobile.

 

Au-delà des effets néfastes sur la santé humaine, elles perturbent la photosynthèse par dépôt sur les végétaux et salissent le bâti.

 

En milieu urbain à Montpellier, les PM2,5 s’inscrivent en moyenne annuelle dans une fourchette de 13 à 16 μg/m3 (10 d’objectif de qualité actuellement pour l’OMS) et les PM10 dans une fourchette de 21 à 25 μg/m3 (20 d’objectif de qualité actuellement pour l’OMS), sur les années 2000 à 2003.

 

La réglementation franco-européenne, en l’absence de preuves scientifiques, « couvrait » donc l’existant : avec des objectifs de qualité respectivement égaux à 20 et 30 pour les PM2,5 et les PM10, l’air dans Montpellier pouvait être jugé de qualité satisfaisante.

 

Ce ne sera plus du tout le cas en 2015 où les concentrations en particules devront baisser à Montpellier de 20 à 30 % (si l’Europe s’aligne en 2015 sur les choix de l’OMS datant de 2005 où aucune toxicité n’avait encore été démontrée), voire être divisées par un facteur 2 ou 3 si l’Union Européenne décidait de niveaux de pollution de l’air moitié de ceux de l’OMS.

 

Dioxyde d'azote

 

La valeur guide actuelle de l'OMS (idem en Europe) est de 40 μg/m3 (en moyenne annuelle) : elle est fixée pour protéger le public des effets du NO2 gazeux sur la santé.

 

A Montpellier, les stations dites trafic, enregistrent bon an, mal an, des moyennes annuelles comprises dans la fourchette 60 à 80 μg/m3.

 

A des concentrations dépassant 200 μg/m3, en moyenne horaire, sur de courtes durées, le NO2 est un gaz toxique entraînant une inflammation importante des voies respiratoires.

 

Entre 1993 et 2003 inclus, ce seuil a été dépassé à la station Chaptal en moyenne 83 heures dans l'année (fourchette très ouverte allant de 1 heure en 2002 à 245 heures en 1999).

 

C'est aussi le principal agent responsable de la formation :

- des aérosols de nitrates qui représentent une proportion importante des PM2.5

- de l'ozone, en présence de rayons ultraviolets (les Composés Organiques Volatils, autres polluants primaires agissent de concert avec le NO2).

 

Les émissions anthropiques de NO2 proviennent principalement de la combustion (chauffage, production d'électricité en centrale thermique, moteurs des véhicules automobiles et des bateaux).

 

Ozone

 

Ses précurseurs sont émis en ville.

 

Après la réaction photochimique le synthétisant, le nuage d'ozone gagne les zones rurales où sa teneur culmine en France à un niveau de l'ordre de 60 à 70 µg/m3 (en moyenne annuelle).

 

En ville, les polluants primaires consomment dans un premier temps l'ozone et sa concentration s'établit seulement dans une fourchette de 40 à 60 µg/m3.

 

Mais l'été, les pics d'ozone sont forts, surtout dans les régions ensoleillées comme celle de Montpellier.

 

Des concentrations bien supérieures au seuil de protection de la santé de 120 µg/m3 (en moyenne sur 8 heures) imposé par la directive européenne 2008/50/CE (objectif de qualité pour la protection de la vie humaine) sont constatées au Nord et au Sud de Montpellier entre 60 et 120 jours par an !

 

Et entre 50 à 100 jours dans des quartiers de la ville tout de même.

 

Lors de l'été 2003, 27 jours ont même dépassé 180 µg/m3.

 

L'OMS a réduit la concentration limite recommandée à 100 µg/m3 (en moyenne sur 8 heures), contre 120 µg/m3 auparavant sur la base des liens concluants établis récemment entre la mortalité quotidienne et des concentrations en ozone même inférieures à 120 µg/m3.

 

3 seuils d'alerte sont fixés en France, à respectivement 240, 300 et 360 µg/m3 (dépassement pendant 3 heures consécutives en moyenne horaire).

 

En août 2011, le premier seuil a été atteint dans le Gard où le Préfet avait réduit les vitesses autorisées sur routes et autoroutes.

 

Responsable de ces épisodes de pollution photochimique préjudiciables pour la santé, l'ozone est aussi accessoirement le troisième gaz à effet de serre après le gaz carbonique CO2 et le méthane CH4.

 

Quelles pourraient être les mesures à prendre sur Montpellier et ses alentours ?

 

Peut-être la fermeture à terme de l’usine d’incinération de Lunel-Viel, une fois l’investissement industriel amorti.

 

La résorption progressive du chauffage individuel ou collectif au fioul.

 

Forcément aussi des mesures de réduction de la circulation automobile.

 

En effet, particules en suspension, dioxyde d'azote et ozone (polluant photochimique secondaire principalement tributaire du dégagement de dioxyde d'azote) sont essentiellement produits par les moteurs des véhicules fonctionnant à l'essence ou au gazole.

 

La Communauté d’Agglomération de Montpellier a déjà pris le taureau par les cornes avec sa politique ambitieuse de transport en commun reposant sur 5 lignes de Tramway à l’horizon 2017.

 

L'intermodalité se développe aussi avec les parkings à voitures et les parcs à vélos équipant les lignes de Tramway tout comme avec le renforcement, futur mais programmé, de l'offre en Transport Express Régional (TER).

 

Le réseau de déplacement doux reste en revanche largement à parfaire : pistes cyclables et piétonnes.

 

Des systèmes de transport en commun de plus petite capacité doivent-ils seulement rester au stade du bus voire du minibus pour le transport à la demande ?

 

Quid du développement du covoiturage ?

 

Sans doute aussi une meilleure organisation des livraisons et du transport de marchandises en ville est possible : c’est un sujet vraisemblablement d’avenir.

 

Faut-il un service public de la livraison à domicile, suite à des commandes via Internet ?

 

Sachant qu’une circulation fluide est moins polluante, l’optimisation des flux est un enjeu fort : la limitation de vitesse à 110 km/h, voire 90 km/h, sur l’autoroute, la régulation sur certains feux tricolores sont déjà des avancées probantes.

 

Le lissage des pointes de circulation passe aussi vraisemblablement par des aménagements dans les horaires de travail et donc des accords avec les employeurs : administrations et privés.

 

Toutefois, la réduction de la circulation automobile est tributaire d’une évolution des mentalités.

 

Tout un chacun doit réfléchir sur l’impact collectif de ses propres pratiques :

- rentrer chez soi pour manger entre midi et deux,

- amener sa progéniture à l’école ou à une activité, avec souvent 2 aller-retour à la clef,

- fréquenter des centres commerciaux ultrapériphériques par rapport à son logement,

- habiter loin de son travail ou des services, etc.

 

L’avenir peut nous réserver de mauvaises surprises avec des limitations autoritaires de circulation, rendues obligatoires pour préserver notre santé.

 

Qui sera l’autorité régulatrice dans les années à venir ?

 

Toujours l’Etat au travers du Préfet ?

 

Voilà un pouvoir de police bien peu populaire !

 

Le Préfet a déjà la possibilité de prendre des mesures de préservation d’urgence en cas de dépassement des niveaux d’alerte du dioxyde d’azote et de l’ozone :

- diminution de 20 km/h de la vitesse de circulation autorisée sur tous les axes réglementés habituellement à 90, 110 ou 130 km/h et même réduction de 30 km/h lorsque le deuxième ou le troisième niveau d’alerte pour l’ozone est atteint,

- circulation alternée ouverte seulement à la moitié des véhicules possédant la pastille verte, excepté pour les véhicules propres autorisés à se déplacer.

Il existe aussi d’autres mesures d’urgence dites complémentaires :

 - interdiction de la circulation dans les agglomérations des véhicules de plus de 7,5 tonnes du moment qu’il existe un itinéraire de contournement,

 - fermeture de certaines voies à la circulation,

- interdiction de l’utilisation des engins de chantier et des engins mobiles non routiers,

- interdiction des manifestations publiques de sport mécanique,

- interdiction des outils d’entretien extérieur non électriques et de produits à base de solvants.

Nous pouvons tout de même être « sauvés » par l'avènement de la voiture électrique (La Poste s'y met déjà de façon très volontariste).

 

La montée en puissance du chauffe-eau solaire comme de l'isolation du bâti ancien soulageraient les sacrifices à venir sur l'automobile.

 

Bref, la balle est surtout dans le camp des particuliers, au niveau du comportement journalier et au niveau du choix dans les investissements domestiques.

 

Le Plan de Protection de l'Atmosphère de l'agglomération de Montpellier prévoit de ce fait des mesures :

- d'information du public sur la qualité de l'air (résultats et synthèses des mesures sur le site Internet de l'association AIR LR),

- d'éducation de la population.

 

Bien sûr le public scolaire est visé mais aussi les adultes avec des sensibilisations concernant :

- l'utilisation des solvants,

- la limitation de l'usage des pesticides,

- la réduction des consommations énergétiques dans le résidentiel,

- les performances, les coûts et l'impact sur la santé des différents modes de transport,

- les modes doux de déplacement.

 

Concernant les pollens allergisants, le PPA ne propose aucune interdiction à la vente de certains végétaux ni leur suppression progressive dans les parcs, jardins, haies et alignements.

 

En revanche, des actions de sensibilisation des acteurs sont proposées.

 

Globalement, le Plan de Protection de l'Atmosphère de Montpellier penche plutôt pour une action sur les niveaux moyens de pollution de fond (baisse de 25 %) plutôt que sur un scénario visant à supprimer les pics de pollution.

 

En effet, les gains sanitaires sont plus élevés dans le premier cas de figures : 40 décès annuels évités (40 % de gain) contre 20 seulement avec la deuxième option (10 % de gain).

 

Le PPA va dans le sens de l’amélioration de la qualité de la vie en Languedoc-Roussillon qui a tout intérêt à cultiver ce point fort comme un avantage compétitif.

14/04/2013

L'ADECNA met en sourdine les avions

Créée pour lutter contre le bruit des avions, l’Association de Défense contre les nuisances aériennes (ADECNA) tenait son Assemblée générale annuelle à Castelnau le Lez, le 7 mars 2013.

Cette association veille au bien-être des habitants de Montpellier et de sa périphérie en menant une action de contrôle et de pression sur les modalités de décollage et d’atterrissage à l’Aéroport Montpellier Méditerranée (Fréjorgues).

Sans jamais s’engager dans des manifestations spectaculaires ou médiatiques, l’ADECNA œuvre au quotidien pour obtenir le maximum de rigueur dans la gestion du bruit forcément généré par le trafic aérien.

Son action constructive a été reconnue par les Pouvoirs publics puisque l’Association a obtenu du Préfet de l’Hérault 4 sièges à la Commission Consultative de l’Environnement de l’Aéroport.

Malheureusement, l’Administration a fait l’impasse en 2012, en n’organisant pas sa réunion annuelle !

Il y a quelques années, un guichet unique a été créé à l’Aéroport pour enregistrer, en temps réel, les plaintes des habitants.

Il est appelé « Contact Point Accueil Environnement » : SA Aéroport Montpellier Méditerranée - Service Qualité - Environnement - Sécurité Aéroportuaire - CS 10 001 - 34137 MAUGUIO Cedex - Tél. : 04 67 20 86 99

L’Association participe aussi aux sessions du Conseil de suivi de la Charte de qualité de l’Environnement sonore de l’aéroport.

L’ADECNA a obtenu ces dernières années des mesures importantes entraînant une modération du bruit.

Il s’agit principalement de la mise en place de la « Trajectoire verte », depuis novembre 2007, avec un survol de l’Autoroute A9, ce qui minore le nombre de riverains impactés.

Il est notamment primordial que « La Postale », volant de nuit, respecte scrupuleusement les contraintes édictées.

Questions procédures à respecter, les avions doivent :

-         privilégier le survol de l’espace maritime,

-         prendre (ou perdre) plus vite de l’altitude, ce qui majore certes la consommation de carburant mais réduit fortement la surface impactée au sol par le bruit intense.

L’exploitant de l’Aéroport et le Service de la Navigation Aérienne sensibilisent les aéroclubs (notamment Aéroclub de Montpellier Hérault)

et les écoles de formation au respect des horaires d’entraînement (arrêt à 22 h).

Tout vol d’entraînement est soumis à autorisation préalable, au respect d’une trajectoire matérialisant sur un plan les zones d’habitation à éviter.

Les départs des lignes commerciales vers Nîmes-Garons (vers l’Est), à partir de la Piste principale (2.600 mètres de longueur), évitent dorénavant le survol d’une grande partie de Mauguio.

Piste.jpg

Piste principale au centre et Piste secondaire à droite de l'aérogare 

L’ADECNA incite à moins de départs de la Piste secondaire (1.000 mètres de longueur, parallèle à la Piste principale, côté Sud-Ouest) qui impacte les habitations de Boirargues.

Elle privilégie les arrivées par la trajectoire Ouest (déjà de l’ordre de 70 % des vols commerciaux) qui sauvegarde les zones à forte densité de population.

Ces dernières sont touchées par les atterrissages vers la Mer, c’est-à-dire par vent du Sud (car un avion décolle et atterrit toujours face au vent).

De même, un décollage face au vent du Nord peut impacter Montpellier, Castelnau le Lez et suivant un sillon Nord.

Le plus grand nombre de plaintes résulte en fait de l’aviation légère qui gêne les habitants de Lattes, de la Grande-Motte, de Pérols et de Saint-Aunès.

Les réclamations concernent ensuite, dans l’ordre, les vols d’entraînement et enfin les arrivées par l’Est.

2 stations fixes de mesure du bruit existent : la première au Lycée Champollion à Lattes et la seconde à l’Ecole Georges Brassens de Baillargues.
Impactées par des bruits environnementaux non négligeables, leurs mesures donnent un certain aperçu de la gêne des riverains qui peuvent percevoir de façon plus traumatisante le bruit de survol des aéronefs parce qu’ils sont dans un quartier calme ou que c’est la nuit.

L’ADECNA s’interroge sur la compatibilité du développement de l’Aéroport de Fréjorgues et de l’urbanisation du nouveau quartier « OZ » (avec la nouvelle Gare TGV et environ 5.000 logements envisagés), aux confins des communes de Montpellier et de Lattes, dans le prolongement Nord de la Piste Principale.

En effet, par vent marin, l’axe d’approche survole déjà des milliers de personnes à une hauteur relativement faible (idem pour les décollages par vent du Nord).

Pour situer l’ampleur du trafic, en avril 2012, le nombre de vols commerciaux hors charters aux horaires irréguliers (excepté aussi les vols sans passagers et privés) s’établissait à :

-         8 aller-retour vers Paris-Orly,

-         4 aller-retour vers Paris-Roissy,

-         4 aller-retour vers Nantes,

-         4 aller-retour vers Londres,

-         3 aller-retour vers Lyon,

-         3 aller-retour vers Francfort,

-         2 aller-retour vers Bruxelles,

-         2 aller-retour vers Casablanca (Maroc),

-         1 aller-retour vers Madrid,

-         1 aller-retour vers Fès,

-         1 aller-retour vers Nador (au Nord du Maroc),

-         1 aller-retour vers Tanger.

Un Plan d’Exposition au Bruit (PEB) a été défini par l’Administration.

Il définit d’une manière générale 4 zones :

- D, zone de précaution,

- C, zone exposée à un niveau sonore dit modéré de 55 Décibels,

- B, zone de bruit fort, 62 Décibels,

- A, zone de bruit fort, 70 Décibels, de plus en plus contraignantes sur le plan urbanistique.

Décibels.jpg

L'échelle des décibels avec un seuil de confort à 35 dB

PEBFréjorgues.jpg

Zonage du Plan d'Exposition au Bruit de l'Aéroport Montpellier Méditerranée

A Montpellier, la zone D n’a pas été prise en compte sur le plan réglementaire mais elle sera toutefois évoquée, en terme de périmètre, dans les documents d’urbanisme et par les notaires à chaque achat ou vente de bien immobilier.

Ce PEB a été approuvé par le Préfet de l’Hérault le 15 février 2007 : il touche les communes de Montpellier, Mauguio, Lattes et Pérols.

Le zonage résulte d’un classement fonction d’une gêne sonore liée à la circulation des aéronefs.

Dans les zones A, B et C, les constructions sont interdites, exceptées celles liées à l’activité aéronautique ou à l’agriculture.

Les opérations de rénovation, l’extension mesurée ou la reconstruction des constructions existantes sont admises si elles n’entraînent pas une augmentation de la capacité d’accueil.

En zone C toutefois, un faible accroissement de la capacité d’accueil est autorisé dans les secteurs déjà urbanisés et desservis par les équipements publics.

Dans les zones A et B, les équipements publics et collectifs ne sont admis que lorsqu'ils sont indispensables aux populations existantes.

Enfin, les constructions qui pourront être autorisées dans les zones de bruit sont soumises à des mesures d'isolation acoustique spécifiques.

Concernant son activité 2012, l’ADECNA a participé aux foires aux associations de Castelnau le Lez, du Crès, de Jacou et même de Clapiers mais en revanche pas à celle de Montpellier et ce pour la première fois.

Ces rencontres sont l’occasion de faire connaître l’ADECNA : son action déclenche beaucoup de sympathie mais de moins en moins d’adhésions, malgré le montant modique de cette dernière, fixé à 5,00 € par an.

C’est sûrement lié au fait que les avions commerciaux sont moins bruyants qu’avant, de nouvelles générations ayant été conçues par Boeing et Airbus.

Le rajeunissement des flottes des compagnies bénéficie de nouveaux moteurs, de matériaux plus légers permettant de diminuer les consommations

En outre, l’objectif des constructeurs est que tous les avions vendus à partir de 2020 soient deux fois moins bruyants (et parallèlement deux fois moins émetteurs de CO2).

La moindre mobilisation des habitants est aussi la conséquence certaine de l’efficacité de l’action de l’ADECNA qui a obtenu ces dernières années de grandes avancées.

Le Bureau constitué de son Président, Jacques Michel, de sa Secrétaire, Suzanne Haïtaïan, de sa Trésorière, Corinne Tourrolier et enfin de son Trésorier-adjoint chargé du Journal ADECNA-Info, Michel Sénégas a constaté lors de l’Assemblée générale le manque de renouvellement des bénévoles de l’Association qui atteignent maintenant un âge avancé.

L’équipe dirigeante souhaite passer la main lors d’une nouvelle AG à l’automne prochain, sinon la solution serait de mettre en sommeil l’Association.

L’ADECNA a donc besoin de renforts, de bonnes volontés pour s’investir dans la défense des habitants contre les nuisances aériennes.

IMG_0642Bis.jpg

Une vue de l'assistance

IMG_0647Bis.jpg

Le Président Jacques Michel

 

IMG_0654Bis.jpg

 Une partie du Bureau

12/02/2013

Pourquoi la télérelève de l'eau potable ?

Le Syndicat Mixte de Garrigues-Campagne (SMGC) dessert en eau potable 24 communes du Nord-Est de Montpellier (Clapiers, Assas, Baillargues, Beaulieu, Boisseron, Buzignargues, Campagne, Castelnau le Lez, Castries, Galargues, Garrigues, Guzargues, Saint-Vincent de Barbeyrargues, Montaud, Restinclières, Saint-Bauzille de Montmel, Saint-Drézéry, Sainte-Croix de Quintillargues, Saint-Geniès des Mourgues, Saint-Hilaire de Beauvoir, Saint-Jean de Cornies, Saint-Vincent de Barbeyrargues, Saussines, Teyran).

Le nouveau contrat avec la société fermière, datant du 1er janvier 2010, a prévu le déploiement d’un réseau fixe de télérelève des consommations.

La société Véolia a ainsi renouvelé en 3 ans l’essentiel des compteurs (6.498 en 2010, 7.502 en 2011 et 7.107 en 2012, avec des taux de remplacement respectivement de 31,4 %, 67,7 % et 97,9 %).

Ces compteurs, équipés d’une tête émettrice (module radio), ont une durée de vie de 12 ans, celle de la pile assurant l’alimentation électrique les équipant.

Ils adressent la consommation journalière directement sur un concentrateur de données, implanté pour le Sud du territoire du SMGC en haut du réservoir surélevé de la Gardie à Castelnau le Lez, s’ils sont à vue du sommet de ce dernier.

Si un obstacle empêche la transmission du signal (de longueur d’onde proche de celle d’un téléphone portable), les informations sont captées par des répéteurs perchés sur les mâts d’éclairage jusqu’à atteindre une fenêtre d’émission vers le concentrateur.

L’émission se fait 2 fois par jour, même si seule la valeur de la consommation journalière est mémorisée.

Contrairement au téléphone cellulaire qui émet en permanence, le compteur à tête émettrice ne s’active que quelques secondes par jour.

A Clapiers, tous les nouveaux compteurs ont été déployés et le service en ligne de consultation des consommations est disponible sur le site Internet de Véolia.

A part la modernité du dispositif, qu’est-ce qui pousse au relevé à distance des consommations d’électricité (compteurs « Linky »), de gaz naturel (projet « Gaspard ») et maintenant de l’eau potable ?

Concernant ERDF (Electricité Réseau Distribution France), 300.000 compteurs « intelligents et communicants » (sur 35 millions en France) sont en cours d’installation dans les départements du Rhône et d'Indre et Loire, à titre expérimental.

Les informations transitent par le réseau électrique grâce à la technique du courant porteur en ligne (CPL) puis vers le réseau de téléphonie mobile à partir des transformateurs.

Ce type de compteur permet :

  • une différentiation fine de la tarification dans la journée,

  • d’éviter un déplacement pour l’administration ou la mise à jour d’un compteur,

  • l’envoi d’un compte rendu d’intervention lorsqu’un agent est passé chez l’usager, via un terminal qu'il connecte sur la ligne électrique.

Bien entendu, quel que soit le service public industriel et commercial, ces nouveaux compteurs évitent les tournées de relève, ce qui est destructeur d’emplois saisonniers mais économise des trajets en voiture émetteurs de gaz à effet de serre et crée de l’emploi dans l’industrie pour la fabrication des compteurs.

Ces derniers offrent en fait de nombreux avantages.

Pour le gestionnaire des réseaux d’eau potable, ils permettent un arrêt des consommations semestrielles la « veille » de la facturation alors que la relève manuelle s’échelonnait sur 2 mois environ : la trésorerie de l’entreprise en tire bénéfice.

Tous les compteurs, sans exception, sont relevés alors que certains, peu accessibles, pouvaient échapper précédemment à la vigilance d’un opérateur manuel.

Un compteur arrêté est dorénavant rapidement repéré (il peut s’agir bien entendu d’un logement momentanément inoccupé mais sur des compteurs non plombés, il n’était pas rare d’observer des fraudes avec des inversions permettant de faire tourner le compteur à l’envers durant un certain temps !!!).

En outre, des compteurs neufs ne « mécomptent » pas comme les anciens (souvent 10 à 15 % de sous-estimation de la consommation du fait du vieillissement de l’appareil).

Cela pousse globalement les ménages à modérer les volumes soutirés, ce qui a un effet bénéfique sur les ressources naturelles en eau (nappes souterraines, lacs, rivières, etc.).

La connaissance des consommations instantanées permet aussi de modéliser les tronçons de réseaux fuyards, moyennant le positionnement astucieux de compteurs divisionnaires eux-mêmes télérelevés.

Or, de plus en plus de sociétés fermières signent des contrats où elles s’engagent à réduire progressivement, mais significativement, les déperditions en ligne qui génèrent pour les collectivités territoriales, propriétaires des installations, des surcroîts d’investissement au niveau des réservoirs, des canalisations et surtout des pompages, voire des usines de traitement de l’eau.

Globalement, les nouveaux compteurs entraînent des gains de productivité qui sont reportés, au moins en partie, tôt ou tard, sur la facture de l’usager.

Pour ce dernier, c’est la fin des consommations dites estimées qui ne permettaient pas de piloter sa consommation en empêchant de connaître les volumes réels.

C’est, de même, la fin de dérangements (prise de rendez-vous avec l'opérateur ou communication au fermier d'un relevé personnel) lorsque le compteur était à l’intérieur du logement, ce qui est quelquefois le cas dans les habitations des centres anciens.

C’est aussi la fin de l’inégalité de comptage entre l'usager équipé d’un vieux compteur ou bien celui doté d’un tout neuf.

C’est encore l’absence d’erreur humaine dans les relevés.

C’est en outre l’opportunité d’être alerté d’une fuite au-delà du compteur, limite au-delà de laquelle un usager en est entièrement responsable avec des sommes quelquefois affolantes à régler (voir les modalités pratiques en fin de la présente note).

Véolia offre la possibilité de programmer sur Internet des seuils de consommation journaliers et/ou mensuels au-delà desquels un SMS ou un mèl d'alerte est envoyé gratuitement au ménage concerné.

Les surconsommations accidentelles vont donc être minorées à l’avenir.

Pour être complet sur ce point important de la prévention des fuites d'eau après compteur, il faut préciser qu'un décret récent de septembre 2012, signé par Delphine Batho, Ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, offre de nouvelles garanties à l'usager.

En effet, la société fermière devra informer l'abonné, à compter du 1er juillet 2013, au plus tard à l'occasion de la facture semestrielle, d'une consommation excessive.

Si la fuite provient d'une canalisation et qu'elle est dûment constatée avant la fin du mois suivant la notification de la surconsommation par un plombier, le paiement est plafonné sur la base du double de la consommation habituellement constatée (part eau potable et part assainissement).

Relever son compteur tous les mois permet de minimiser encore plus sûrement les risques.

Enfin, avec la télérelève, l'usager pourra accéder aux historiques de ses consommations journalières ou mensuelles ce qui deviendra de plus en plus instructif au fur et à mesure de l'écoulement du temps, dans le cadre de stratégies personnelles d'économie de l'eau.

Globalement, la télérelève amène donc des gains de productivité en matière de distribution d’eau potable, offre de nouveaux services aux usagers et génère des gains environnementaux.

 

Modalités pratiques de programmation d’alertes aux fuites sur sa consommation personnelle pour les usagers du Syndicat Mixte de Garrigues-Campagne (service offert par Véolia)

Se connecter à l'adresse : https://www.service-client.veoliaeau.fr/home.html

  1. Création de son « Espace client »

Rubrique « Créer son espace client »

  • saisie de son adresse de messagerie (c'est l'« Identifiant »)

  • choix d'un mot de passe (à saisir 2 fois pour vérification)

  • référence contrat (Attention : on l'obtient en haut à gauche de sa facture / saisir les chiffres sans les points / ne pas tenir compte du nombre décalé à droite)

  • nom patronymique du client (Attention : pas de prénom)

Valider après avoir saisi le code de sécurité proposé.

Votre code postal vous est éventuellement demandé.

Saisissez à nouveau vos choix quant à l'autorisation de vos informations personnelles à des fins commerciales d'une part, et à la réception de la Lettre d'information trimestrielle de Véolia, d'autre part (des boutons affichent Oui ou Non en cliquant dessus).
Validez après avoir ressaisi votre code personnel et saisi le nouveau code de sécurité proposé.
Votre Espace client est activé après acceptation de votre part (valant activation de votre Compte chez Véolia) dans le message électronique que vous recevrez.

  1. Création d'alertes personnalisées

Connectez-vous à nouveau sur le site en saisissant votre identifiant (adresse de messagerie) et votre mot de passe personnel..

Cliquez en haut de page sur la rubrique « Vos contrats ».

Vérifiez sous le numéro de votre contrat la présence de la mention « Votre compteur est télérelevé ».

Descendez à l'option « Service télérelevé » et cliquez « Choisir ».

Le service de télérelève est alors activé.

Cliquez en haut de page sur la rubrique « Votre consommation ».

Juste au dessus du tableau des consommations, cliquez sur l'onglet « Historique de consommation » (seulement pour voir la structure de vos consommations journalières sur les 90 derniers jours).

Juste au dessus du tableau des consommations, cliquez sur l'onglet « Alertes » puis sur « Service + » au dessous.

Vous pouvez activer des alertes, journalière et/ou mensuelle, en fixant des plafonds de consommation à ne pas dépasser (moyennes et maxima de consommation sont récapitulés à titre indicatif).

Validez vos alertes.

Vous serez prévenu en cas de dépassement des seuils fixés, par message électronique.

Si vous souhaitez aussi recevoir un SMS d'alerte, cliquez sur « Etre prévenu » devant « Service + ».

Cochez Non ou Oui, et dans ce cas précisez votre numéro de téléphone portable, si vous ne l'avez pas déjà fait lors de la création de votre « Espace client ».

IMG_0389.JPG

Nouveau compteur avec tête émettrice

IMG_0380.JPG

Répéteur fixé sur un mât d'éclairage

IMG_0378.JPG

Concentrateur des consommations relevées

Crédit photographique : Michel Chastaing

11/11/2012

Championnat de la Ligue de Tennis de table au Crès

Le club de tennis de table « Salaison-Le Crès » disputait le dimanche 21 octobre la 3ème journée du championnat de la Ligue.

Trois équipes recevaient à domicile Castelnau le Lez et Nîmes tandis que deux autres étaient en déplacement sur Narbonne.

Durant cette journée, des gestes vifs, des réactions rapides, furtives, tournoyaient autour des tables.

Le ping-pong est un sport rapide, précis, qui s’exerce sur une petite surface.

Mais l’aire réelle de déplacement est bien plus importante.

En effet, à voir à quelle distance de celle-ci les joueurs vont chercher la balle, on se rend compte que tout ne se passe pas que sur la table.

«Ça fait marcher le palpitant » : comme l’expliquait un des joueurs de l‘équipe de Castelnau le Lez.

Dans le tennis de table, un des moments les plus remarquables, c’est le service.

A ce moment-là, les pongistes ont des attitudes presque compulsives et leur visage, pour certains, se déforme.

Le ping-pong : un sport a priori confidentiel mais en réalité très pratiqué, un sport doux mais en réalité à haut niveau de dépenses énergétiques et nerveuses, un sport calme mais en réalité à forte expression corporelle.

Au fait, pourquoi choisir de pratiquer cette discipline?

Le tennis de table, c’est une histoire de famille !

En discutant avec de jeunes recrues, on se rend compte que leurs parents sont eux-mêmes pratiquants.

Il est vrai que le ping-pong est un sport qui se pratiquait à l’origine comme un divertissement.

Combien pratiquent régulièrement le ping-pong pendant les vacances ?

C’est un sport simple et convivial mais, dans une dimension plus « professionnelle », on retrouve l’idée de former une équipe, d’être soutenu par les autres quand on est face à un adversaire et de se dépasser.

Le club du tennis de table du Salaison est plein de promesses, peut-être en raison du fait que son président - Jean-Claude Xuereb - est un pratiquant de longue date.

En effet, 60 ans de pratique, de compétition et d’enseignement sont le signe évident de  l’amour, de la passion pour un sport.

Le classement des équipes du Crès en semble influencé : le club est premier en R1C et D3A, second  en R2D et troisième en R1A et D2B.

Ce club, né en 1972, s’est installé durablement à un excellent niveau régional.

Il a fédéré les joueurs, garçons et filles, de plusieurs communes autour du Crès.

Le climat des petites villes est propice au développement d’une multitude de sports, pour le plus grand profit de leur jeunesse.

sports,ping-pong,tennis de table,club salaison-le crès,le crès,castelnau le lez

sports,ping-pong,tennis de table,club salaison-le crès,le crès,castelnau le lez

sports,ping-pong,tennis de table,club salaison-le crès,le crès,castelnau le lez

sports,ping-pong,tennis de table,club salaison-le crès,le crès,castelnau le lez

sports,ping-pong,tennis de table,club salaison-le crès,le crès,castelnau le lez

sports,ping-pong,tennis de table,club salaison-le crès,le crès,castelnau le lez

sports,ping-pong,tennis de table,club salaison-le crès,le crès,castelnau le lez

sports,ping-pong,tennis de table,club salaison-le crès,le crès,castelnau le lez

Crédit photographique : Fleur Dache

08/07/2012

L’aire d’accueil des gens du voyage à Castelnau le Lez

Les communes de Castelnau le Lez, Clapiers, Le Crès et Jacou se sont associées pour créer une aire d’accueil intercommunale des gens du voyage, à proximité du boulevard Philippe Lamour, accessible par le chemin de Doscares, sur la commune de Castelnau, en limite de celle de Saint-Aunès.

D’une capacité de 40 places (20 emplacement doubles), cette aire d’accueil comprend des blocs sanitaires individuels (WC, lavabos/douches, évier, point d’eau, boîtier abritant des prises de courant).

Les eaux usées seront évacuées via un poste de refoulement sur le réseau existant ; un poteau d’incendie sécurise la zone et un merlon de terre protège l’aire du bruit de la circulation venant de l’avenue Philippe Lamour qui conduit ensuite, par la rue de la Vieille Poste, au Millénaire et au quartier de la Pompignane à Montpellier.

L’aire d’accueil, flambant neuve, est prête à accueillir ses premiers occupants.

L’architecte a choisi une trame circulaire retrouvant la forme d’un campement, favorisant les échanges communautaires, ménageant de grands espaces dédiés aux fonctions ménagères et de la vie sociale (nettoiement du linge, assemblées, repas, festivités, etc.).

Un local d’accueil sera occupé, à l’entrée, par un agent gestionnaire.

L’aire sera fermée 3 à 4 semaines par an pour permettre les travaux.

Un autre agent s’occupera de la maintenance du site.

Une conseillère en économie sociale et familiale à mi-temps interviendra pour prévenir les difficultés sociales (accueil et accompagnement personnalisés, action alimentaire dont épicerie sociale, accès aux droits sociaux, aides facultatives et actions éducatives pour les enfants).

L’aire d’accueil sera gérée en régie par le Comité Communal d’Action Sociale de Castelnau le Lez.

Le coût global de l’opération s’est monté, en investissement, à 1.172.628 € HT couvert par des subventions de l’Etat à hauteur de 426.880 €, du Département de l’Hérault de 122.000 €, de la Caisse d’Allocations Familiales de Montpellier de 18.280 € et par un autofinancement des communes proportionnellement à leur population, soit pour Castelnau le Lez 288.660 € (15.536 habitants), Le Crès 128.184 € (6.899 habitants), Jacou 94.572 € (5.090 habitants) et Clapiers 94.052 € (5.062 habitants).

Compte tenu des importantes aides versées par le Conseil Général de l’Hérault, le budget de fonctionnement (114.700 € de prévisionnel la première année dont 73.580 € du CG34) sera équilibré en 2012 comme 2013, sans participation financière des communes de Castelnau le Lez, Clapiers, Le Crès et Jacou.

A partir de 2014, le solde à partager entre les communes s’élèvera à 5.000 € par an, toujours au prorata de la population.

Un règlement intérieur autorise des séjours de 3 mois maximum, sauf pour les familles dont les enfants sont scolarisés.

Ces derniers seront répartis dans les écoles du secteur ou bien regroupés dans une classe dédiée.

Comme les écoles de Castelnau le Lez et du Crès ne sont pas accessibles à pied, les enfants fréquenteront vraisemblablement les restaurants scolaires.

Chaque famille déposera une caution de 100,00 € en arrivant, se verra facturer la consommation des fluides (eau et électricité pour environ 7 € par jour) qu’elle sera amenée à prépayer et s’acquittera d’un droit journalier d’usage de 3,00 €.

Ni bruit, ni dépôts, ni stockages, ni rejets d’eaux sales, ni stationnement en bordures de l'aire ne seront autorisés.

Le principe de l’accueil est la responsabilisation des familles par un engagement préalable au respect du règlement et une individualisation des équipements sanitaires.

L’accompagnement social est primordial pour une aire d’accueil des gens du voyage, orientée vers les familles comme celle de Castelnau le Lez.

Appui à l’insertion professionnelle, facilitation de l’accès aux soins, (grâce notamment aux cliniques montpelliéraines et au Centre Hospitalier Universitaire de Montpellier), aux prestations administratives et aux équipements de proximité, alphabétisation, scolarisation de la jeunesse, font partie des objectifs.

Ce type d’équipement permet d’accueillir dignement les gens du voyage, très attachés à revenir tous les ans sur des terres que leurs ancêtres parcouraient déjà, de leur donner une égalité d’accès aux droits sociaux, d'exercer aussi pleinement leurs devoirs et globalement de respecter leur citoyenneté (Liberté, Egalité, Fraternité).

 

gens du voyage,aire d’accueil,scolarisation,droits sociaux,accès aux soins,clapiers,le crès,jacou,castelnau le lez

Intégration dans le site de l'aire d'accueil des gens du voyage de Castelnau le Lez

 

gens du voyage,aire d’accueil,scolarisation,droits sociaux,accès aux soins,clapiers,le crès,jacou,castelnau le lez

Voie d'accès à partir du chemin de Doscares 

gens du voyage,aire d’accueil,scolarisation,droits sociaux,accès aux soins,clapiers,le crès,jacou,castelnau le lez

 Vue du local d'accueil, du transformateur

et du local de collecte des ordures ménagères

gens du voyage,aire d’accueil,scolarisation,droits sociaux,accès aux soins,clapiers,le crès,jacou,castelnau le lez

 Intégration dans le site et merlon anti-bruit

gens du voyage,aire d’accueil,scolarisation,droits sociaux,accès aux soins,clapiers,le crès,jacou,castelnau le lez

  Vue intérieure côté Nord

gens du voyage,aire d’accueil,scolarisation,droits sociaux,accès aux soins,clapiers,le crès,jacou,castelnau le lez 

Blocs sanitaires individualisés pour 1 emplacement

(2 places de stationnement)

gens du voyage,aire d’accueil,scolarisation,droits sociaux,accès aux soins,clapiers,le crès,jacou,castelnau le lez

 Trame circulaire pour le stationnement des caravanes et camping-car

 

Crédit photographique : Michel Chastaing

17/10/2010

La MJC fête ses 40 ans

La Maison des Jeunes et de la Culture de Castelnau le Lez "André Malraux" vient de fêter son 40ème anniversaire.

 

Il existe actuellement, dans l’Hérault, 17 MJC dont celles de Castelnau, Baillargues, Jacou, Poussan, Mauguio, Montbazin, Teyran, Valergues et Viols le Fort, soit la moitié autour de Montpellier.

 

La MJC de Clapiers, « L’Ostau », qui avait plus de 30 ans, a dû être, quant à elle, dissoute en juin 2010 : elle a fait notamment les beaux jours du Jazz dans les années 80, époque où elle attirait fortement les Montpelliérains, au-delà bien sûr des Clapiérois.

 

La MJC de Castelnau le Lez est la plus grande de l’Hérault, avec plus de 3.000 adhérents.

Sans titre-1 copie.jpg

 

120 animateurs et 14 associations prestataires encadrent les nombreuses activités, animations festives et les nombreux projets culturels.

 

11 salariés, dirigés par Hélène Chanteloup, mise à disposition par la Fédération Régionale des Maisons des Jeunes et de la Culture du Languedoc-Roussillon, assurent le quotidien et veillent au respect des valeurs et orientations fixées par un Conseil d’administration composé de bénévoles.

 

Les actions phare sont les « Cafés de la diversité » qui permettent le débat et la sensibilisation du public sur les faits de société, les expositions artistiques bimensuelles, la participation à la Fête de la Science, le Chariot du Père Noël en partenariat avec l’Association du Devois, les soirées Jazz ou Gospel, les soirées Grand reportage avec la « Librairie des cinq continents », ...

 

Les festivités dans le cadre du 40ième anniversaire se sont déroulées du dimanche 26 septembre au samedi 9 octobre 2010.

 

Les anciens présidents, Antoine Rioux, Henri Escrive et André Schosmann se sont retrouvés auprès de la présidente actuelle : Martine Plane.

 

Avec le recul, ils se sont bien entendu remémorés tout le chemin accompli au service de la jeunesse et des adultes castelnauviens, mais aussi des alentours.

 

Solidarité, démocratie et citoyenneté sont restés les objectifs de cet établissement socio-culturel.

 

L’actuelle présidente s’inscrit dans cette continuité.

 

De très nombreux événements ont été programmés à l’occasion de ce 40ème anniversaire.

 

La manifestation de clôture a consisté en une nouvelle pièce de théâtre intitulée « Acte femmes ».

 

Cette création théâtrale et musicale a aussi ponctué les 20 ans du Théâtre du Triangle.

 

Cette première représentation de la pièce s’est faite, à guichet fermé, le vendredi 8 octobre (une deuxième est par ailleurs prévue le vendredi 22 octobre 2010 à l’Espace Rencontres dans le cadre des « Saisons du Lez », soirée organisée par l’association « Castelnau en scène »).

 

La pièce mobilise 14 acteurs : Dany Beille, Patricia Colombel, Martine Diet, Badou Durand, Mireille Faure, Isabelle Gimbert, Betty Julien, Odette Mifsud, Sandrine Rochette, Claude Bedos, Christophe de la Croix Vaubois, Bruno Dumanois, Philippe Guy et Michel Mifsud.

 

Pourquoi le choix du sujet de la femme dans ce spectacle ?

 

Le sujet de la femme est vaste et a inspiré Michelle Lévêque, metteur en scène de la pièce, comme le développe Philippe Guy, comédien et responsable du Théâtre du Triangle.

 

Avec poésie et amusement, « Actes femmes » parle du courage dont ont fait preuve les femmes au cours de l’histoire, pour défendre leurs libertés, parfois en donnant leur vie.

 

Cette pièce parle aussi des souffrances que les femmes endurent dans l’enfantement, dans la société, dans leur condition, de la complicité qu’elles ont avec les hommes dans la séduction et l’amour, mais aussi de l’incompréhension.

 

« Actes femmes » lève les tabous sur la féminité, comme un hommage aux combats menés par nos mères qui ont rendu possible le droit pour les femmes d’exister en tant que partie intégrante du fonctionnement de la société.

 

Mais qu’en est-il des autres, ici ou ailleurs, de celles qui ne peuvent toujours pas exister par elle-même ?

 

De manière légère, cette troupe d’amateurs a osé poser la question du sort des femmes d’aujourd’hui : ces femmes encore oppressées, torturées, soumises et inconsidérées.

 

_MG_9583.jpg
_MG_9616.jpg
_MG_9626.jpg
_MG_9646.jpg

 

_MG_9659.jpg

 

_MG_9664.jpg

 

_MG_9670.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Crédit photographique : Fleur Dache

17/02/2010

Albert Camus, la médiathèque du Nord de Montpellier

 

Les habitants du Nord de Montpellier bénéficient dorénavant d'une médiathèque de premier plan.

 

En effet, la Médiathèque Albert Camus, construite à Clapiers, a ouvert le 12 février 2010.

IMG_1371.JPG

 Entrée de la Médiathèque Albert Camus

 

Ce haut lieu de culture est implanté à proximité de la Route départementale 65, très utilisée pour se rendre au travail ou encore dans les lycées, les universités du Nord de Montpellier.

IMG_2081.jpg

 Affluence le jeudi matin, 11 février 2010, pour l'inauguration officielle

 

Sont en réalité fortement concernées les communes de Grabels, Montferrier sur Lez, de Prades le Lez, de Saint-Vincent de Barbeyrargues, d’Assas, de Guzargues, de Teyran, de Jacou ainsi qu’une partie de Castelnau le Lez et du Crès.

 

La zone d’influence de cet établissement public comprendra vraisemblablement une intersection territoriale avec la Médiathèque Françoise Giroux de Castries.

IMG_1376.JPG

 Côté Sud avec ses claustra et ses écritures symboliques

 

1.200 m², 4.980.000 € de coût TTC, 40 entreprises mobilisées, 10 salariés, 19.000 documents disponibles, telles sont les principaux « chiffres » décrivant succinctement cette réalisation.

 

Les financeurs sont dans l’ordre : la Communauté d’agglomération de Montpellier (2.588.969 €), l’Etat (872.272 €), le Département de l’Hérault (709.459 €), la Région Languedoc-Roussillon (600.000 €) et la Commune de Clapiers (209.300 €).

 

Le Cabinet d’architecte DLM Associés (Marc Dautheville, Christophe Lladères, Jean-Pierre Mézin) a organisé les différentes salles autour d’un patio lumineux, occupé en son centre par un olivier.

IMG_2090.jpg

Patio méditerranéen, véritable puits de lumière 

 

La maîtrise de l’énergie a été une préoccupation majeure : isolation périmétrique performante, chauffage au gaz naturel par le sol, éclairage autonome, régulation thermique sophistiquée, prise en compte du confort d’été.

 

Le parvis de l’édifice est couvert de 260 m² de panneaux photovoltaïques (production prévisionnelle de 36.400 kWh par an soit 54 % de ses besoins électriques).

IMG_1368.JPG

 Panneaux photovoltaïques semi transparents en couverture du parvis

 

Le bus de ville desservira prochainement ce bâtiment public qui a été doté d'une station Vélo Magg'.

IMG_2066.jpg
Station Vélo Magg' pour favoriser les déplacements doux

La Médiathèque Albert Camus propose, en prêt ou en consultation sur place, des livres (romans et documentaires), des journaux, des revues, des magazines, des albums BD, des CD, des DVD.

 

Il est aussi possible d’utiliser des logiciels d’apprentissage notamment de langues, des accès Internet (23 postes) et de visionner des vidéos de dernière génération Blu-ray.

IMG_2085.jpg

 Salle de lecture pour les enfants

 

En outre, la Médiathèque Albert Camus offre des animations, des rencontres, des expositions, des projections vidéo, des lectures de contes, des cours informatiques, etc.

 

Cet établissement fait partie du réseau des 11 médiathèques de l’Agglomération de Montpellier (51.000 abonnés, 1,87 million de prêts, soit 34 emprunts annuels en moyenne pour un abonné).

 

De ce fait, la Médiathèque offre de nouvelles fonctionnalités basées non seulement sur l’utilisation d’Internet mais aussi sur de nouveaux espaces multimédias (images, musique, jeux) et sur le développement des accès distants aux services proposés par les 10 autres médiathèques.

IMG_2103.jpg

 Partie réunion de la salle polyvalente cofinancée par la Commune de Clapiers

(réunions/expositions/projections)

 

Cet établissement est le premier à appartenir, localement, à une nouvelle génération de médiathèques où le multimédia occupe le premier plan.

 

Temple du savoir, de la culture, de la distraction intellectuelle, certes, mais aussi lieu de convivialité, d’échanges entre habitants de Montpellier Nord, telle est la fonction sociale de la Médiathèque Albert Camus.

12/11/2009

Comment Castelnau le Lez va devenir une grande ville ?

Castelnau le Lez a toujours été la commune la plus proche de Montpellier, au sens propre et au sens figuré.

site officiel ville castelnau le lez

Dès 1899 et jusqu’en 1949, un « service par tramway » assurait la liaison Castelnau le Lez - place de la Comédie, comme un cordon ombilical permanent. La ligne Castelnau – Celleneuve , traversant Montpellier de part en part, exista même avant Guerre.

"mairie castelnau le lez"

Castelnau le Lez est la seule commune d’importance de la grande couronne autour de Montpellier, avec déjà plus de 1.000 habitants en 1900, à avoir multiplié par plus de 10 sa population en un siècle, à l’image de communes plus petites comme Le Crès, Lattes, Saint-Gély du Fesc et Saint-Jean de Védas et d’autres, initialement minuscules, comme Clapiers, Combaillaux, Jacou, Juvignac, Teyran et Villetelle.

Castelnau le Lez est donc une agglomération historiquement conséquente.

 

Ses origines romaines (vers 120 avant Jésus-Christ), sans compter son oppidum primitif, lui donnent une antériorité sur Montpellier.

6ième station relais (« mutatio ») sur la Voie domitienne depuis les Pyrénées, d’où le nom de Sextantio, Castelnau le Lez n’a jamais eu peur des voies de communication.

 

La ligne 2 du tramway contemporain met Castelnau à quelques minutes à peine du centre de la capitale régionale : aucune autre commune de l’agglomération ne possèdera jamais cette proximité avec Montpellier.

 

Le Crès, qui constituait avec Castelnau la même paroisse dans l’Ancien régime et qui ne devint commune qu’en 1872 seulement, plus rurale dans un premier temps, a été rattrapée par le tramway et son destin est maintenant difficilement dissociable de sa voisine.

 

Castelnau était « urbs » dans l’Antiquité, elle est restée ville : c’est notamment la seule, l’unique commune des alentours de Montpellier à voir sa démographie décoller dans les années 20, en passant sur une décennie de 1.000 à 2.000 habitants !

 

Depuis le mouvement ne s’est pas arrêté et la population légale culmine à 15.536 habitants au 1er janvier 2009.

 

Cette croissance va-t-elle s’arrêter ?

 

Sûrement pas, car l’actuelle municipalité semble prise, en ce début de 21ème siècle, d’une frénésie urbaine.

 

Castelnau a en ligne de mire Agde, Frontignan, Lattes, Lunel et Mauguio qu’elle se verrait bien dépasser pour devenir la 4ème ville du département, derrière Montpellier, Béziers et Sète.

 

L’urbanisme castelnauvien avance à marche forcée :

-         place du Marché : 60 logements,

-         ZAC du Domaine de Caylus : 600 logements à terme à proximité du terminus de la ligne 2 du Tramway à Jacou, avec beaucoup de logements sociaux,

-         avenue de l’Europe : 2.200 logements à terme.

 

 

Avec tous ces programmes immobiliers, soit tout simplement 3.000 logements en plus, la population prévisionnelle peut être estimée à 23.000 habitants dans les quelques années à venir.

 

L’avenue de l’Europe (ex RN 113) va devenir l’entrée Ouest de Montpellier.

 

IMG_0733Réduit.jpg

 

Avenue de l'Europe : la ligne 2 du Tramway traversant un secteur urbain en pleine reconversion

 

D’autres rues sont dans le collimateur des promoteurs : une villa cédée, rasée et remplacée par un immeuble et c’est le propriétaire d’une villa voisine qui perd ses repères de quartier résidentiel et qui se pose la question de la vente de son habitation.

 

On assiste à une mutation urbaine accélérée là où se situait des friches commerciales ou artisanales, mais aussi dans des secteurs pavillonnaires où, avec l’âge, de nombreux propriétaires sont plus enclins à vendre.

 

IMG_0725Réduit.jpg

 

Les immeubles se substituent aux villas

 

Dans les secteurs du PLU récemment ouverts à la densification, la spéculation semble s’insinuer « partout ».

 

En ce qui concerne les nouveaux immeubles, les acquéreurs des appartements sont aux 2/3 des investisseurs : les nouveaux Castelnauviens seront donc principalement des locataires.

 

En revanche, les futurs propriétaires occupants, et plus encore les primo accédants, se font rares.

 

Le développement économique frappe aussi à la porte :

- plus de 6.000 m² de commerces et de bureaux attendus avenue de l’Europe,

- 230.000 m² de bureaux programmés sur les 39 hectares du Parc Eurêka (sous l'égide de la Communauté d'agglomération),

- un projet de « Gérontopôle », sur une surface de 70 hectares, consacré au vieillissement avec des laboratoires, des industries de la santé, des établissements publics et privés de soins, des centres de recherche et des organismes de formation (projet Ville - Agglomération).

 

Ces nouvelles zones d’activités seront irriguées à terme par la future ligne 5 du Tramway, prévue entre l’ensemble multimodal de Sablassou et le Millénaire, reliant les actuelles lignes 1 et 2.

 

Cette affluence d’entreprises est permise par la transformation antérieure, providentielle pour Castelnau, du District de Montpellier en Communauté d’agglomération.

 

En effet, la taxe professionnelle communale très élevée à Castelnau à l’époque et donc faisant fuir les entrepreneurs a pu baisser de plus d’un tiers grâce à l’intercommunalité (via la Taxe professionnelle unique, partout sur le territoire de l’Agglomération).

 

Toutefois, pour les particuliers, les taux de taxe d’habitation (TH) et de taxe sur le foncier bâti (TFB), toujours du ressort de la Municipalité, demeurent dans la fourchette haute des taux décidés par les communes de l’agglomération.

 

Certes, la Municipalité s’est lancée dans des opérations de rénovation de l’habitat ancien, avec une OPAH (opération programmée pour l’amélioration de l’habitat visant à la mise aux normes et à la mise en sécurité de certaines copropriétés) et, depuis 1998, une opération de rénovation des façades dans le centre historique.

 

Toutefois, c’est le terme de « ville champignon » qui vient, car la priorité est presque exclusivement donnée au neuf.

 

IMG_0736Réduit.jpg

 

Les grues occupent l'horizon, même au Centre ville

 

A l’évidence, le centre de gravité de Castelnau descend de la colline et s’éloigne du sillon du Lez pour s’établir dans l’ancienne plaine agricole.

 

Dans l’ancien cœur de village, la place de la Liberté et la place du Marché, pourtant symboliquement majeures, semblent  d'une taille insignifiante au regard de la nouvelle cité.

 

IMG_0748Réduit.jpg

 

Place de la Liberté : l'ancien coeur battant de Castelnau

 

Il n’est pas étonnant qu’une partie de la population s’émeuve par exemple du manque de sécurisation de la rue Emile Combes, rue étroite menant à la Clinique du Parc, établissement de soins de grande renommée, étrangement enclavé dans une ville qui explose, ou encore de la mauvaise desserte des quartiers Nord par les bus (quartiers de Caylus / Domaine des Olivieurs et Devois).

 

De même, les espaces publics dans le Centre ancien, comme la place de l’ancienne mairie ou encore comme la place du Marché envahie par les nouveaux immeubles, apparaissent à beaucoup de Castelnauviens comme non proportionnés à la taille de la ville nouvelle.

 

Comment conserver l’âme d’une ville, s’il n’existe plus d’espaces à vivre, de lieux emblématiques, symboles de la cité ?

 

L'écueil est en effet que Castelnau le Lez se résolve à n'être que le faubourg de Montpellier.

 

Crédit photographique : Michel Chastaing

03/11/2009

Le réchauffement climatique en débat aux Lundis du PS à Castelnau le Lez

La Section du Parti Socialiste de Castelnau le Lez organise régulièrement "Les lundis du PS" qui permettent d'évoquer les grands débats d'actualités.

Le lundi 19 octobre, c'est sur le thème du réchauffement climatique que Michèle Verdeilhan a animé la soirée, ouverte à tous les Castelnauviens.

Michèle Verdeilhan, Secrétaire de la Section du Parti Socialiste de Castelnau le Lez et Professeur des Universités en Sciences du langage, dotée d'une excellente connaissance du dossier, a distribué la parole aux participants pour des questions, analyses et réflexions.

SectionCastelnauOctobre2009.jpg

 Midi Libre du 27 octobre 2009 - Edition de Montpellier

 Trois intervenants extérieurs avaient au préalable pris position :

- Bruno Franc, Directeur de la DIFED (Dynamique interuniversitaire de formation à l'environnement et au développement),

- Xavier Dupuy, chercheur, qui a débuté sa carrière en travaillant avec le Club de Rome et Futurible,

- Michel Chastaing, Maire-adjoint de la Commune de Clapiers.

Bruno Franc a posé le problème du changement climatique (consommation effrénée de carburants fossiles, trop forte empreinte écologique de notre mode de vie) et des stratégies à développer face à cette situation.

Xavier Dupuy a évoqué les doutes qui demeurent quand à la stabilité du réchauffement observé, compte tenu des cycles climatiques (glaciations, post-glaciations) que la Terre a connus dans son histoire. Il a apporté quelques éclairages sur la complexité de l'interprétation du phénomène et souhaité que les politiques publiques de lutte contre le réchauffement climatique soient décidées à froid et démocratiquement.

Michel Chastaing a mis en avant la responsabilité de tout un chacun : la prise de conscience a certes commencé mais il est maintenant nécessaire de s'engager dans des comportements économiseurs d'énergie au quotidien. Quant à la taxe carbone, elle apparaît plus comme un effet de communication que comme un début de remède aux maux qui nous sont prédits.

Ce débat a démontré l'implication des Socialistes dans les questions d'environnement et de développement durable qui seraient à traiter, dans le respect des libertés individuelles, avec une approche pragmatique et sociale qui tienne aussi compte de l'humain.

02/11/2009

Comment maîtriser les nuisances sonores engendrées par l’aéroport Montpellier-Méditerranée ?

Tout aérodrome soumet son environnement à des nuisances sonores : l’aéroport de Montpellier-Méditerranée ne fait pas exception.

 

Sont concernées les communes de Lattes, surtout, de Palavas, Pérols, Montpellier, Castelnau le Lez, Mauguio, Le Crès, Saint-Aunès, Vendargues et Baillargues mais aussi, dans une seconde couronne, de Clapiers, Jacou, Castries, Saint-Brès et Valergues.

 

Le bruit est généré par les vols commerciaux mais aussi les vols des écoles de formation, l’aviation d’affaires, les aéroclubs.

 

Ces trois dernières sources de bruit impactent fortement la zone de Boirargues, sur la commune de Lattes.

 

Concernant l’aviation commerciale, activité principale, les avions sont classés suivant 3 niveaux de bruit (approche en phase d’atterrissage, décollage à pleine puissance, survol).

 

L’émission sonore est de plus en plus limitée en fonction de leur date de certification : avant 1977, entre 1977 et 2006 et après 2006.

En 30 ans, les gains ont tout de même été de 20 dB (décibels).

 

Des seuils de bruit (99 dB à l’arrivée et 104,5 dB au départ) sont fixés par le Service de la navigation aérienne, un service de l’Etat, qui peut infliger des amendes de plusieurs milliers d’euros aux contrevenants.

 

L’absence de vols de nuit (entre minuit et 5 heures du matin) à Montpellier est un avantage certain pour les riverains.

 

Une association, forte de plusieurs centaines d’adhérents, veille sur les nuisances sonores de l’Aéroport Montpellier-Méditerranée : il s’agit de l’ADECNA (Association de défense contre les nuisances aériennes).

 

Cette association est d’une grande vigilance et d’un grand sérieux. Elle participe au comité de suivi mis en place par les gestionnaires de l’aéroport.

 

L’ADECNA est indépendante des financements publics et ne vit que des cotisations de ses adhérents.

 

Cette association a mis en place un « guichet unique » qui comptabilise par téléphone, télécopie ou mèl, toutes les plaintes liées au bruit excessif ce qui permet d’établir un calendrier des nuisances et d’élaborer une meilleure argumentation lors des négociations.

 

D’après la société aéroportuaire, les riverains se plaignent essentiellement de l’activité de l’aviation légère (25 %), des vols d’entraînement en piste principale (18 %), des atterrissages face à la mer et des départs vers la vallée du Rhône (12 %).

 

L’ADECNA est formellement opposée aux vols de nuit et à l’allongement de la piste.

 

Cette association a obtenu ces dernières années des améliorations importantes.

 

La trajectoire verte (= « trajectoire idéale » compte tenu de l’urbanisation existante) que l'ADECNA préconisait a été retenue, en novembre 2007, par le Préfet, après analyse de plusieurs hypothèses.

 

Auparavant, les trajectoires passaient au dessus de Castelnau le Lez, de Montpellier, du Crès, de Saint-Aunès et de la Grande-Motte.

 

Dorénavant, les départs vers le Nord suivent l’autoroute A9, en direction de Lunel.

 

L’utilisation de la piste principale par tous les avions a aussi été bénéfique (certains empruntaient précédemment la piste secondaire).

 

Le maire de Baillargues s’est opposé à cette trajectoire verte et la commune de Saint-Aunès est moins bien lotie qu’avant.

 

Toutefois, globalement, la trajectoire verte est une avancée très importante pour des dizaines de milliers d’habitants.

 

Pour que le bruit soit minimisé au décollage, il faut que les avions montent très rapidement car plus l’aéronef est haut et moins le bruit au sol est important (pour donner un ordre d’idée : à 6 km de la piste, un avion est à 1.000 pieds d’altitude, soit environ 800 m).

 

Les techniques à utiliser sont les suivantes :

-         au décollage, une poussée des moteurs réduite en s’aidant au maximum des dispositifs hypersustentateurs (volets, becs de bord d’attaque) jusqu’à une hauteur de 1.200 pieds, soit 1.000 m environ, avant d’accélérer,

-         à l’atterrissage, la non utilisation des inverseurs de poussée, très bruyants.

 

Les Melgoriens sont largement bénéficiaires de la trajectoire verte puisque 10 % des départs, contre près d’un tiers auparavant, survolent maintenant Mauguio.

 

Toutefois, 50 % des pilotes ne respectent pas cette trajectoire verte. Les raisons sont multiples : pour gagner du temps, économiser du carburant, par facilité ou par ignorance (un pilote peut enchaîner 5 vols par jour et autant d’aéroports !).

 

La société aéroportuaire, quant à elle, souhaite « apporter une contribution active à la poursuite des objectifs de la charte de qualité de l’environnement sonore ».

 

Elle a signé, le 7 octobre 2008, un code de bonne conduite environnementale.

 

Les compagnies aériennes ont signé ce code préconisé par la « Charte d’environnement sonore » dont s’est doté l’aéroport.

 

Ainsi, tous les pilotes sont tenus de suivre des trajectoires prédéfinies, pour réduire les nuisances aériennes.

 

Toutefois, les compagnies low-cost, sans représentation locale, n’ont pas signé, à ce jour, le code de bonne conduite, même si en terme de respect de la réglementation édictée par la DGAC (Direction générale de l’aviation civile), elles ont les mêmes obligations que les autres compagnies.

 

D’autre part, les stations de mesure de bruit au sol ont été déplacées, en juin 200,8 pour tenir compte de la nouvelle trajectoire verte : elles sont implantées au Lycée Champollion sur la commune de Lattes et à l’école Georges Brassens à Baillargues.

 

Enfin, un PEB (Plan d’exposition au bruit) a été arrêté : il permet, comme les plans de prévention des risques d’inondation ou d’incendie de forêt, de règlementer l’urbanisation.

 

Ce zonage est d’une grande utilité : le seul bémol à émettre est que l’ACNUSA (Autorité de contrôle des nuisances sonores aéroportuaires) a décidé de ne pas prendre en compte la "zone D" dans le PEB de l’Aéroport Montpellier-Méditerranée, comme l’aurait souhaité l’ADECNA.

 

Cette critique est à relativiser puisque la zone D recouvre en fait un niveau de bruit très faible.

 

Quelles sont les améliorations à attendre à l’avenir ?

-         l’aéroport pourra se doter d’un ILS (= balise d’approche et d’atterrissage) permettant un meilleur respect des trajectoires mais ce dispositif est pour l’heure extrêmement coûteux,

-         les avions de la génération postérieure à 2006, beaucoup moins bruyants, vont s’imposer à la longue.

03/08/2009

Feu de forêt : risque élevé au Nord de Montpellier

Les forêts méditerranéennes françaises connaissent une menace quasi unique : les feux d’été. En effet, les calamités naturelles comme les tempêtes, les tornades, les gels, les attaques parasitaires détruisent incomparablement moins de bois sur pied.

Le bassin méditerranéen connaît deux fois plus de surfaces détruites annuellement (50.000 ha actuellement en moyenne) que dans les années 70 (Italie fois 3, Espagne fois 4) : c’est dû à l’exode rural, au recul de l’agriculture, au désintérêt envers la ressource énergétique que représente le bois du fait de l’augmentation du niveau de vie des populations.

La France est une exception puisque, si la surface forestière croît, la surface brûlée, elle, n’évolue pas.

Le Nord de Montpellier, surpâturé au début du siècle, a vu ses troupeaux de moutons disparaître un par un. On est passé d’un paysage de prairies sèches à un paysage fermé. Les mattorals, nom savant des écologues pour nos garrigues, régressent et, avec eux, l’extrême biodiversité de ces milieux, tant en terme de flore que de faune.

Si les feux de forêt sont contenus dans notre région, c’est dû à l’effort collectif de la Sécurité civile (l’Etat), des sapeurs-pompiers et des forestiers-sapeurs (Conseil général de l’Hérault) mais aussi des bénévoles des comités communaux feux de forêt (CCFF).

Il existe de tels groupes de volontaires, équipés par les communes, sur Assas, Buzignargues, Castelnau le Lez, Clapiers, Combaillaux, Galargues, Grabels, Jacou, Le Triadou, Montaud, Montferrier sur Lez, Murles, Murviel lès Montpellier, Saint-Bauzille de Montmel, Saint-Clément de Rivière, Saint-Geniès des Mourgues, Sussargues, Vailhauquès, Valergues, Vendargues et Villetelle.

Pour mesurer l’impact global des incendies, il est d’usage d’utiliser un indicateur : le risque moyen annuel (RMA) calculé à partir de la méthode proposée par le CEMAGREF. C’est le pourcentage de la surface forestière brûlée tous les ans.

Dans les bois à base de pins d’Alep au Nord de Montpellier, le RMA est d’environ 4 %, soit un délai moyen entre deux incendies de 25 ans ! Ce RMA est globalement seulement de 1,4 % pour les forêts du pourtour méditerranéen.

Le risque d’incendie est donc très fort dans nos secteurs : c’est lié au contact entre l’urbanisation et la forêt. La zone urbanisée représente des enjeux forts à protéger en terme de vies humaines et de biens matériels. La forêt, elle, génère des aléas forts, c’est-à-dire une probabilité non négligeable d’éclosion de feux, puis éventuellement de leur propagation. C’est la rencontre de ces aléas et de ces enjeux forts qui confère à notre zone un niveau de risque élevé.

Si la pression des feux est trop forte, c’est la capacité même du milieu à se régénérer qui est obérée, avec un risque à terme de désertification, donc d’érosion des sols et de danger d’écoulements torrentiels.

Les feux de forêt en région méditerranéenne sont à plus de 95 % d’origine humaine.

La cause des départs de feux est très mal connue : c’est d’ailleurs devenu une priorité en France donnée aux forces de l’ordre de les identifier, en relation avec les propriétaires des terrains et les pompiers. Notamment, la France est très en retard sur l’Espagne en terme d’identification de ces causes.

L’imprudence ou les accidents (ligne électrique, écobuage mal maîtrisé, fumeur, feux de camp ou de berger, etc.) prédominent en nombre. La plupart du temps, ce sont les habitants du crû qui en sont responsables.

Malheureusement, il existe aussi de très nombreux feux volontaires que l’on peut qualifier, sans hésitation, de criminels, du fait du risque qu’ils font courir aux populations et aux secours.

Pour réduire le nombre d’incendie de forêt, il n’y a pas d’autre issue que la prudence, le débroussaillement et l’exploitation rationnelle du bois.

Cette dernière piste est la plus intéressante car, en face de la dépense, s’affiche une recette, certes faible, mais qui incite le propriétaire forestière, public ou privé, à agir.

04/07/2009

Le bruit et le trafic

Notre terre a toujours été un lieu de passage préférentiel.

La voie Hérakléenne fut pratiquée par les marchands grecs, sur les traces mythiques de leur héros, Héraklés. Hannibal l’emprunta avec ses éléphants de combat pour envahir Rome.

La Via Domitia passa par Forum Domitii (Montbazin) et reprit des étapes de la voie Hérakléenne, à Ambrussum (près de Villetelle sur le Vidourle) comme à Sextantio (Castelnau le Lez). Elle visait à relier les péninsules italique et ibérique et non pas Massilia, l’amie de Rome, entièrement tournée vers la Méditerranée.

Depuis, avec la multiplication des échanges, les trafics ferroviaires, et surtout autoroutiers, ont explosé. L’été, l’A9 enregistre notamment des pointes journalières à 170.000 véhicules par jour et des pics à plus de 5.000 véhicules par heure dans un sens.

La Languedocienne est l’infrastructure la plus bruyante sur notre territoire.

Son impact en terme de nuisances sonores a fait l’objet d’une cartographie de la part de la Communauté d’agglomération de Montpellier engagée dans une démarche réglementaire de Plan de prévention du bruit dans l’environnement (PPBE).

Cartes des niveaux de bruit pour les communes de Saint-Jean de Védas, Montpellier, Castelnau le Lez et le Crès accessibles sur :
http://www.montpellier-agglo.com/64796936/0/fiche___pagel...

Dans un corridor de 200 m de large, le bruit moyen dépasse 70 dB(A) et pour 400 m de large, il est compris entre 65 et 70 dB(A). Pour les autres grandes voies routières et la voie ferrée, ces corridors sont 4 fois moins larges !

L’autoroute est donc la principale nuisance sonore de la zone.
Mais cela ne doit pas être pris comme une fatalité.

Quelles sont les solutions possibles ?
- des progrès sur l’aérodynamique et la motorisation des camions (20 % du trafic) émetteurs dans des bandes d’octaves particulières et générateurs de trafic nocturne,
- des avancées sur le bruit de roulement provoqué par le contact entre pneumatique et chaussée (pour les véhicules routiers légers, ce bruit prédomine aux vitesses moyennes et élevées sur le bruit du moteur), en mettant en œuvre des chaussées plus silencieuse dont la porosité permet une meilleure absorption acoustique,
- des aménagements de protection sonore comme les buttes ou les murs anti-bruit,
- des réductions de vitesse à l’image des régulations actuelles de vitesse pour limiter les bouchons.

C’est aux sociétés autoroutières sur une partie de leurs bénéfices, au transport routier comme aux autres utilisateurs de l’autoroute, pour le loisir comme pour le travail, sur leurs péages, de prendre en charge financièrement le coût de la tranquillité des riverains.