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17/02/2013

La Députée Fanny Dombre-Coste en compte rendu de mandat à Castries

Fanny Dombre-Coste élue Députée de la 3ème Circonscription de l’Hérault, en juin dernier, avait promis de se plier à des bilans de mandat réguliers.

Ce sont les électeurs des cantons de Castries, de Castelnau-Le Crès, de Montpellier 2 (Clapiers, Montferrier, Montpellier Boutonnet-Hôpitaux-Facultés) et du Nord du Canton de Lunel (Boisseron, Saussines, Saint-Christol, Saint-Sériès, Saturargues, Vérargues et Villetelle)  qui l’ont désigné pour siéger au Palais Bourbon, siège de l’Assemblée Nationale.

C’est samedi dernier, 9 février, 2013 à l’Espace Gare de Castries que Fanny Dombre-Coste avait donné rendez-vous à ses concitoyens, après 7 mois d’exercice de son mandat.

150 environ ont répondu à son appel pour l’entendre sur son action et la questionner.

La Députée a été présente dans 80 manifestations locales (commémorations, événements festifs, rencontres avec la population).

Elle a témoigné de l’ambivalence d’un député, à la fois aux côtés, à l’écoute de ses concitoyens sur le terrain et présent 3 jours sur 7 à Paris pour légiférer.

Elle est de permanence une semaine par mois où elle ne quitte pas son siège, ce qui lui permet le reste du temps de participer aux commissions de préparation des lois ou aux auditions d’experts en alternance avec une présence physique dans l’Hémicycle.

Les députés s’y relayent, sachant que les séances sont extrêmement longues.

Les ministres y sont présents en permanence lorsqu’un texte les concernant est discuté.

Fanny Dombre-Coste a été ainsi subjuguée par Christiane Taubira, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, une Grande Dame engagée à autoriser le mariage pour tous, qui a répondu 6 jours non stop aux questions des parlementaires en revenant invariablement aux valeurs fondamentales de notre République, notamment à celle de l’égalité, avec des citations de haute volée.

Fanny Dombre-Coste est agréablement surprise par la combativité des nouveaux députés, forts nombreux, et de l’atmosphère générale qui n’est pas à donner un blanc seing au Gouvernement mais à amener une plus-value.

Elle s’est engagée dans la Commission de défense de la viticulture qui, avec le Ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, plaide pour le maintien au niveau européen des droits de plantations et a évité au niveau national la taxation supplémentaire du vin au même titre que la bière.

Elle représente l’Assemblée Nationale à l’Observatoire national de consommation des terres agricoles qui constate une artificialisation au rythme inquiétant de l’équivalent d’un département français tous les 10 ans.

Fanny Dombre-Coste s’est aussi fortement impliquée sur la loi qui permet dorénavant de protéger les « lanceurs d’alerte » (à l’exemple des scientifiques qui ont précocement mis en garde contre l’amiante ou des médicaments par la suite interdits de commercialisation, au regard de leurs risques d’utilisation).

Elle a soutenu plusieurs amendements et déposé plusieurs propositions de loi.

Seul député artisan, Fanny Dombre-Coste s’attache aussi à ce que le Gouvernement intensifie sa politique en faveur des PME et des TPE.

Lors de son compte rendu de mandat, elle a affirmé l’espoir qu’elle met dans les emplois d’avenir et les emplois de génération pour lutter contre le chômage des jeunes.

Après avoir décrit l’état de la France en fin de règne de Nicolas Sarkozy (saturation de l’espace médiatique, profusion de lois sans début d’application, destruction des services publics, tendance à désigner des boucs émissaires ce qui dressait les Français les uns contre les autres), Fanny Dombre-Coste a aussi présenté plus longuement deux des plus importants chantiers politiques actuels.

Si déjà 40 des 60 propositions de François Hollande ont trouvé une concrétisation, c’est le rétablissement des grands équilibres économiques d’une part et la refondation de l’école d’autre part qui lui apparaissent comme essentiel.

Sur le front de la crise économique, François Hollande a choisi le sérieux budgétaire pour éloigner la pression, voire la tutelle des marchés financiers.

Ce redressement est en bonne voie puisque le déficit de l’Etat a pour la première fois depuis 1945 baissé en décembre, que la confiance dans l’Euro est revenue, que les taux d’intérêt sont au plus bas et que le déficit du commerce extérieur est mieux maîtrisé.

Concernant la refondation de l’école, c’est le bien de l’enfant qui doit être recherché.

Le Président de la FCPE, fédération des parents d’élèves largement majoritaire en France, fait d’ailleurs actuellement le tour de France pour convaincre les élus locaux du bien fondé de la réforme des rythmes scolaires.

Fanny Dombre-Coste a appelé les maires au civisme, même si le contexte financier actuel est morose avec une baisse non démentie des dotations de l’Etat aux Collectivités territoriales.

Guy Cabanas, Secrétaire de la Section du Parti Socialiste de Castries, cheville ouvrière de cette matinée fort instructive, avait donné en préambule la parole à :

-         Gilbert Pastor, Maire de Castries et Vice-Président à la Communauté d’Agglomération de Montpellier, chargée du développement économique,

-         Claudine Vassas-Mejri qui a succédé à Jean-Marcel Castet au Conseil Général de l’Hérault, en tant que représentante du Canton de Castries,

-         Jean-Luc Bergeon, Maire de Saint-Christol, qui assure avec brio et un grand investissement la suppléance de la Députée.

Joël Abati, Questeur au Conseil Régional, assistait aussi au débat.

Hussein Bourgi, Assistant parlementaire de Fanny Dombre-Coste, mais aussi nouveau Premier Secrétaire fédéral du Parti Socialiste de l’Hérault en a profité pour faire un point sur la mobilisation des socialistes derrière l’action gouvernementale.

Fanny Dombre-Coste qui renouait avec une tradition instituée par Christine Lazerges, Députée de ce qui était à l’époque la 1ère Circonscription de l’Hérault, a conclu son bilan de mandat en répondant aux questions de la salle : déperdition d’un quart du plan de compétitivité des entreprises de 20 milliards d’euros en direction des banques et de la grande distribution, inquiétudes des maires quant au futur Acte III de la décentralisation, dernier accord paritaire Patronat/Syndicats, « front » du chômage, etc.

La Députée a réaffirmé ce besoin de remontée d’informations et d’analyses de terrain, en prenant date pour son prochain compte rendu de mandat.

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La salle de l'Espace Gare à Castries se remplit

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Guy Cabanas, Secrétaire de la Section de Castries, en Monsieur Loyal

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Les élus à la Tribune

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Une assistance très fournie

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Jean-Luc Bergeon, Suppléant de Fanny Dombre-Coste

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Fanny Dombre-Coste, Députée de l'Hérault (3ième circonscription)

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Hussein Bourgi, Premier Secrétaire fédéral du Parti Socialiste de l'Hérault


Crédit photographique : Michel Chastaing

07/12/2011

Le Festival du film d'animation de Baillargues 2011

Cette année encore, malgré des intempéries répétées, le Festival de Baillargues nous a régalé d'avant premières, de rencontres et d'ateliers autour du film d'animation.

Nouveauté pour les ateliers qui ont mélangé les générations.

Les mamies de la Maison de retraite de Castries en binôme avec les jeunes du Centre Socio-éducatif Municipal Lino Ventura, aussi de Castries, ont réalisé des petits courts métrages inspirés par le vécu de ces dames.


Intitulé « Au fil des souvenirs », nous avons pu voir comment des jeunes ont interprété le passé.


Lors du Festival, nous avons aussi rencontré les « Maudits gosses de Montpellier », deux jeunes frères, Thibault et Louis, tombés dedans quand ils étaient petits.


Tout comme des Pro, ils nous ont expliqué les difficultés techniques qu'ils ont rencontrées lors de la réalisation de leur film, le rôle dédié à chacun dans la construction, le travail important des lumières et les contraintes de filmer à différentes échelles puisque leur film est construit avec des légos.


Leur travail est étonnant : hormis quelques petites erreurs, le résultat est plein de promesses et très drôle.

 

Vivement la prochaine édition qui aura lieu, c’est nouveau, en avril 2012 !

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Crédit photographique : Fleur Dache

27/10/2011

Marché du Terroir à Castries

Le Marché du terroir et de l’artisanat d’art est ancré durablement à Castries, au centre de laquelle s’est déroulée sa 15ème édition, le dimanche 2 octobre 2011.

La fréquentation de cette manifestation ne faiblit pas.

C’est donc un franc succès pour l’organisateur, l’Office de Tourisme "Via Domitia" basé à Castries et ses nombreux bénévoles.

De nombreux producteurs venus du Languedoc et des Cévennes étaient présents ainsi que des producteurs locaux :

-          Stéphane et Laurence Rieusset de Saint-Drézéry pour le miel et les produits dérivés,

-          Jardin de Nathalie de Teyran pour les confitures tradition,

-          Claire Bonnin de Castries pour les tomates et le maraîchage Bio,

-          Celliers de Sussargues et Domaine de l’Arbousier de Castries pour les vins.

Les produits les plus classiques (huiles d’olive, vins, plantes aromatiques, jus de fruits, pains, tripous, aligots, charcuteries), ont côtoyé des produits sortant davantage de l’ordinaire comme les nougats, les préparations de foies gras, de très nombreuses variétés de confitures et de gelées, des plantes condimentaires, etc.  

Les vendeurs de marrons chauds préfiguraient l’hiver mais le temps est resté résolument fixé sur l’été indien, avec des températures largement estivales.

Les enfants ont pu visiter la mini-ferme avec ses ânes, ses moutons et ses alpagas.

Grands et petits ont pu profiter des tours de calèche gratuits parcourant une boucle dans le village, avec vue sur le Château, merveille de la Renaissance.

Côté artisanat : poteries, céramiques, chapeaux de créatrice, bijoux, sculptures sur bois, etc.

L’Office de Tourisme « Via Domitia » a aussi organisé une conférence : « Les fruits sauvages, appétence et toxicité » ainsi que des dialogues sur la vie d’antan à Castries, intitulés « Madame la Duchesse est de retour » avec aux questions Bernadette Mercadier (guide officielle du patrimoine) et aux réponses Paul Brunel l’ancien Maire et Paul-Marie Durand.

La journée était aussi gastronomique avec un atelier culinaire, « Petite pause méditerranéenne », dirigé par Xavier Jacoty, Chef au restaurant Disini, restaurant qui possède une exceptionnelle salle de réception richement décorée.

Ce 15ème Marché du terroir et de l’artisanat a une fois de plus donné vie et mis en valeur le magnifique centre ancien de Castries. 

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 Crédit photographique : Michel Chastaing

14/08/2011

Cinéma de plein-air autour de Montpellier à Vendargues

Montpellier Agglomération a reconduit cette année encore l’opération « L’Agglo fait son cinéma », du 1er au 30 août 2011.

Chaque film (10 au total) est programmé 3 fois dans une des 31 communes de l’Agglomération de Montpellier.

Tous les films sont diffusés à 21 h 30 (voir programmation ci-dessous jusqu’à fin août 2011).

L'accès est libre et gratuit.

Le succès populaire est au rendez-vous.

Samedi 6 août, à Vendargues, place Espartinas, plus de 200 spectateurs se sont ainsi pressés et ont assisté à la projection - sur grand écran ! -  du film « Le petit Nicolas », comédie familiale de Laurent Tirard.

Malgré un fin crachin franchement inhabituel en été, le spectacle a captivé, du début à la fin, l’assistance, avec ces réactions d’exubérance et ces manifestations de bonne humeur populaire qui existaient auparavant dans les salles sombres de quartier.

Il faut dire que le cinéma de plein-air attire familles, groupes d’amis, cinéphiles, estivants, réunis par le même plaisir, la même émotion.

Les spectateurs sont certes du village où s'effectue la projection mais affluent aussi en voisins.

Sous la voûte céleste, sombre mais néanmoins étoilée, écouter et voir un spectacle dehors n’a pas la même résonnance qu’en salle.

Le vent, les ombres, les bruits de la nuit (insectes, oiseaux, etc.) donnent une dimension supplémentaire au film.

Les uns se rappellent les films vus lors de séjours en camping, d’autres en colonies de vacances ou encore en milieu rural avec un projectionniste itinérant.

Le spectacle est grandi par la nature (parc, carrière) ou encore par le cadre architectural (cour de bâtiment public, arènes, place de village) : le visiteur découvre alors un lieu revisité par une œuvre cinématographique.

Un instant de bonheur éphémère dans un cadre de vie détourné de sa fonction première.

Programme à compter du 7 août 2011 

Jour

Film

Commune

Lieu

Dimanche 7 août

Le nom des gens

Murviel lès Montpellier

Esplanade

Mardi 9 août

Le nom des gens

Sussargues

Carrière Font d’Armand

Jeudi 11 août

Le nom des gens

Lattes

Esplanade du Mail à Maurin

Lundi 8 août

Alice au pays des merveilles

Saint-Jean de Védas

Place du Puits de Gaud

Mercredi 10 août

Alice au pays des merveilles

Fabrègues

Plan des Fêtes

Vendredi 12 août

Alice au pays des merveilles

Montaud

Stade de football

Samedi 13 août

Arrêtes-moi si tu peux

Restinclières

Espace Fêtes

Lundi 15 août

Arrêtes-moi si tu peux

Grabels

Espace Flotte

Mercredi 17 août

Arrêtes-moi si tu peux

Saint-Georges d’Orques

Parc Hippolyte Courty

Dimanche 14 août

Le secret des poignards volants

Lavérune

Parc du Château

Mardi 16 août

Le secret des poignards volants

Clapiers

Parc municipal Claude Leenhardt

Jeudi 18 août

Le secret des poignards volants

Castries

Domaine de Fondespierres

Vendredi 19 août

Gran Torino

Pérols

Arènes

Dimanche 21 août

Gran Torino

Saint-Drézéry

Parc municipal

Mardi 23 août

Gran Torino

Pignan

Parc du Château

Samedi 20 août

Benda Bilili !

Prades le Lez

Place du Marché

Lundi 22 août

Benda Bilili !

Saussan

Cour de l’école

Mercredi 24 août

Benda Bilili !

Saint-Brès

Parking de la Mairie

Jeudi 25 août

Looking for Eric

Villeneuve lès Maguelone

Arènes

Samedi 27 août

Looking for Eric

Baillargues

Arènes

Lundi 29 août

Looking for Eric

Castelnau le Lez

Parc de Monplaisir

Vendredi 26 août

Le voyage de Chihiro

Juvignac

Place Saint-Michel

Dimanche 28 août

Le voyage de Chihiro

Cournonsec

Esplanade

Mardi 30 août

Le voyage de Chihiro

Jacou

Parc de Bocaud

 

 Projection du film "Le Petit Nicolas" à Vendargues le 6 août 2011

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Crédit photographique : Michel Chastaing

08/08/2011

Fête nationale et vins à Saint-Drézéry

Saint-Drézéry s’est offert un 14 juillet 2011 atypique en organisant un "4ème Salon des vins de Saint-Drézéry", réservée aux vignerons locaux.

6 caves particulières étaient représentées :

- Domaine Ellul-Ferrières (Nord de Castries, à Fontmagne),

- Mas de Carrat (Saint-Drézéry),

- Domaine Saint-Jean l’Arbousier (Castries),

- Château Montel (Teyran),

- Château Puech-Haut (Saint-Drézéry),

- Mas d’Arçaÿ (Saint-Drézéry).

Le Cave coopérative des Celliers du Val des Pins (vignerons de Montaud, Sussargues et Saint-Bauzille de Montmel) tenait aussi un stand de dégustation.

Le cadre de l’événement est magnifique puisqu’il s’agit du Parc du Château de Saint-Drézéry, havre de paix au milieu de l’urbanisation, à un jet de pierre du veux village.

Le lieu est évidemment symbolique un jour de 14 juillet puisque ce parc est celui du château acheté après la Révolution française par Jean-Jacques Régis de Cambacérès, Montpelliérain, un des principaux artisans de la Grande histoire de 1789 jusqu’à Napoléon Bonaparte.

Certes la paysannerie, souvent restée réfractaire aux idées progressistes de 1789, du fait du poids de l’Aristocratie et surtout du Clergé, n’a pas tout de suite goûté la liberté de l’agriculture, du commerce et de l’industrie : elle a su toutefois ensuite s’en emparer en opérant plusieurs révolutions.

Révolution agronomique (introduction des amendements), révolution prophylactique (« victoire » sur le phylloxéra avec l’obligation corollaire des traitements phytosanitaires sur les nouvelles vignes) au XIXème siècle, révolution vinicole (perfectionnement de l’œnologie) au début du XXème siècle, nouvelle révolution agronomique (mécanisation) dans les années 50 et enfin révolution qualitative (à partir des années 80).

La dernière révolution en date est celle commerciale avec l’introduction de l’outre à vin (bag-in-box), des mises en bouteilles de plus en plus massives, la conquête de marchés à l’exportation et l’irruption sur le Net avec la généralisation des vitrines informatives, virtuelles et universelles, que sont les sites Web.

Sur le plan de la reconnaissance qualitative, l’appellation VDQS (Vins délimités de qualité supérieure) est accordée dès 1951.

Le terroir concerné est intégré dans le périmètre de l’AOC (Appellation d’origine contrôlée) Coteaux du Languedoc (devenue assez récemment Languedoc).

La hiérarchisation à l’intérieur de cette classification française a permis la création de la sous-appellation Pic Saint-Loup, plus élitiste.

Et dans la même logique des crus et grands crus de la Bourgogne et du Bordelais, Saint-Drézéry espère la reconnaissance en cru communal ce qui donnerait la hiérarchisation AOC Languedoc / Pic Saint-Loup / Saint-Drézéry avec la possibilité d’utiliser une, deux ou trois de ces appellations.

Cette reconnaissance existe déjà en d’autres terroirs de notre région : citons l’exemple de l’AOC Languedoc / Minervois / La Livinière.

C’est évidemment le reconnaissance de l’excellence qualitative.

Parallèlement, les vins de Saint-Drézéry peuvent d’ores et déjà se prévaloir de l’appellation européenne : AOP Saint-Drézéry, c’est-à-dire Appellation d’origine protégée.

La viticulture dans les secteurs de Saint-Drézéry est donc bien vivante.

La présence de jeunes en passe de reprendre la succession sur les exploitations, malheureusement pas si commune en Languedoc-Roussillon, en est notamment le signe.

Plusieurs centaines d’habitants du Nord de Montpellier sont venus déguster ces grands vins – blancs, rosés et rouges – de Saint-Drézéry, Castries, Teyran et Sussargues.

Ce Salon des vins réussi a été ponctué par un concours amical des meilleures cuvées : il ne faut en effet jamais se reposer sur ses lauriers et accepter une saine émulation entre grands professionnels de la viticulture.

"Le 4ème Salon des vins de Saint-Drézéry", tenu le 14 juillet 2011

http://www.vinsaintdrezery.com - contact@vinsaintdrezery.com

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L'entreé du Parc municipal de Saint-Drézéry et du salon des vins en plein-air

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Un cadre buccolique pour des dégustations de rouges, blancs et rosés

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Quand le dialogue s'installe entre vigneron et consommateurs

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Le Château acheté par Jean-Jacques Cambacérès après la Révolution

à l'autre extrémité du Parc municipal, anciennement du château

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Vue sur le Parc et sur les jeux pour enfants

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Vers midi, l'affluence est à son maximum 

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 Proclamation des résultats du concours, après dégustation à l'aveugle

Crédit photographique : Michel Chastaing

07/02/2011

La culture taurine à l'honneur

Le week-end des 22 et 23 janvier 2011, s’est tenue la 3ème édition du Festival « Biòus et Toros », dans le village de Castries. 

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Modestement, ce festival a pour ambition de nous faire partager la passion de certains hommes et femmes pour les taureaux et les chevaux.

 

Jean Roumajon, Castriote, organisateur de cet événement et grand amateur (aficionà) de cultures taurines, avait concocté un week-end des plus complets.

 

Concours vidéo avec remise de prix, chants traditionnels interprétés par la chorale des « Escoutaïres de la Cabreto », des Arlésiennes en costumes traditionnels et encore une projection de documentaires sur la culture taurine.

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L’hétéroclisme de la programmation mettait en valeur non seulement le caractère ancestral de cette relation entre l’homme et l’animal mais aussi la richesse sociale et culturelle des traditions locales.

 

« La Course de Satin » par exemple, évoquée dans certains textes du début du 16ème siècle, est une course sur un circuit très court, qui met en avant la vélocité du cavalier et de sa monture. 

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Le vainqueur de la compétition recevait en récompense une écharpe en soie verte et à franges d’argent.

Dans une approche plus humaine, fut découvert la personnalité de la « Grande Demoiselle » : Fanfonne Guillerme, femme emblématique de la vie des manadiers. 

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De même fut présenté « Camarina », triple Biòu d’Or, l’illustre taureau de la manade Chauvet qui, à 14 ans, disputait encore de nombreux rasets.

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Enfin, Jacky Siméon, raseteur d’exception, a honoré la séance de sa présence. 

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Ce Festival est le reflet de l’enracinement de la culture taurine dans la vie régionale, de part et d’autre du Vidourle, en Camargue, en petite Camargue et sur les premiers coteaux de l’Hérault. 

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Crédit photographique : Fleur Dache

24/01/2011

Quand les taureaux produisent de l’huile d’olive

Ce samedi 8 janvier 2010, la Manade Vitou Frères, située route de Saint-Brès, sur la commune de Castries mais aussi proche de celle de Saint-Geniès des Mourgues, ouvrait ses portes pour faire découvrir le métier d’oléiculteur et son domaine. 

C’est en calèche que les participants se dirigent vers les olivettes, pour se transformer en cueilleur d’olives pendant une matinée. 

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Les cueilleurs embarquent dans la calèche

  

Toutes les mains, de la plus petite à la plus grande, ont parcouru les branches d’oliviers.

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Les filets étendus au sol vont recueillir la récolte

  

Cueillir, toucher, attraper, pousser, tirer, ramasser, amasser, grimper et peigner.

 

Pourquoi peigner ?

 

Parce que l’on utilise un peigne mécanique afin d’atteindre les olives les plus inaccessibles et gagner du temps. 

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Le peigne mécanique fouette les rameaux et les olives tombent

 

L’objectif de cette expérience initiatique n’était pas seulement d’exécuter les gestes des oléiculteurs mais aussi d’apprendre, de s’informer, de passer un excellent moment et de se rencontrer.

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Les olives vont être tranférées du filet dans une comporte

 

La particularité du Domaine Vitou provient des taureaux qui paissent dans les parcelles, qui entretiennent et rentabilisent la propriété.

 

L’intelligence vient du mariage du taureau et de l’olivier.

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Les taureaux de Camargue paissent au pied des oliviers

 

Les animaux et les arbres prospèrent en « symbiose ».

 

En effet, pas besoin d’utiliser des engrais chimiques qui appauvrissent les sols puisque : « Ce sont mes taureaux que je laisse vivre au milieu de mes oliviers, qui nettoient, tondent et enrichissent les sols ».

 

« Je ne traite que contre la piqûre de la mouche parce que les traitements naturels ne sont pas encore efficaces et cette maladie ne permet pas de faire de l’huile d’olive de qualité » explique Monsieur Vitou.

 

Belle preuve d’harmonie et de respect de la nature qui fonctionne bien de surcroît.

A la fin de leur labeur, les participants se sont vus généreusement proposer de goûter l’huile produite sur le Domaine.

 

Le mieux, c’est la simplicité : sur une tranche de pain au milieu des arbres où l’huile d’olive révèle tout son goût. 

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Matière première naturelle et produits finis réunis

 

Au retour, les apprentis cueilleurs ont même eu le droit d’approcher de près les seigneurs de la manade : ces taureaux qui sont si appréciés dans notre région.

 

Le succès de ce premier essai de « Cueillette des olives à l’ancienne » appelle une deuxième édition, déjà prévue en janvier 2012 avec la participation de la cave coopérative viticole de Saint-Geniès des Mourgues.

 

Un rendez-vous qui devrait être récompensé à la hauteur de la gentillesse et de la sympathie des propriétaires qui ont accueilli pour l’édition 2011 les participants, malgré le temps maussade, avec beaucoup de chaleur.

 

Crédit photographique : Fleur Dache

19/01/2011

Lancement de campagne

Suite à la réforme territoriale, les derniers conseillers généraux seraient élus les 20 et 27 mars prochains.

 

Ils céderaient la place à des conseillers territoriaux, à la fois conseillers généraux et conseillers régionaux, élus sur des circonscriptions comprenant une population de l’ordre de 17.000 habitants.

 

Le renouvellement de la moitié des conseillers généraux du Département de l’Hérault en 2011 n’ouvre donc qu’un mandat de 3 ans.

 

La réforme territoriale, à laquelle la Gauche s’oppose et qui pourrait donc être remise en cause au lendemain de l’élection présidentielle et des élections législatives de 2012, conduirait au doublement, sur la Circonscription Montpellier 3, au doublement du nombre de cantons.

 

En effet, la première règle est que les nouveaux cantons seront dessinés à l’intérieur des circonscriptions issues du récent découpage.

 

La seconde règle du nombre d’habitants (de l’ordre de 17.000) conduiraient à 6 cantons, contre 3,5 actuellement : Castelnau-Le Crès, Montpellier 2 avec Clapiers et Montferrier, Castries et la moitié Nord du Canton de Lunel.

 

Les cantons comptant le plus d’électeurs dans l’Hérault sont : Agde (environ 34.000 électeurs), Castries (~ 31.000), Lunel (~ 30.000), Mauguio (~ 27.000), Béziers 4 (~ 26.000), Montpellier 8 (~ 24.000), Mèze (~ 23.000), Lattes (~ 23.000) et Montpellier 10 (~ 22.000).

 

Ils sont donc essentiellement concentrés sur la côte méditerranéenne ou son arrière-pays immédiat.

 

A l’opposé, des cantons, certes proches de Montpellier mais plus ruraux, regroupent très peu d’électeurs : Canton de Claret avec environ 3.000 électeurs et Canton de Saint-Martin de Londres avec environ 4.000 électeurs.

 

Ainsi, Christian Jean, Conseiller général du Canton de Claret fut élu avec 1.409 voix tandis que Jean-Marcel Castet dut obtenir 11.591 suffrages pour devenir conseiller général, soit le maximum atteint dans l’Hérault.

 

Ce dernier, à nouveau candidat sur le Canton de Castries, inaugurait son local de campagne à Jacou ce samedi 15 janvier 2011.

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Loin des luttes fratricides au sommet du Parti Socialiste et des vicissitudes que subit la Fédération de l’Hérault depuis sa mise sous tutelle par les instances nationales, le lancement de la campagne de Jean-Marcel Castet s’est faite dans la convivialité et la fraternité.

 

Il faut dire que le Conseiller général sortant a été le seul candidat à l’investiture interne : il a fait l’unanimité auprès des camarades du Parti Socialiste du canton.

 

Autour de lui se sont pressés les militants socialistes du secteur mais aussi des sympathisants et des personnalités souhaitant son élection.

 

Sa suppléante, Claudine Vassas-Mejri, Maire-adjointe de la Commune de Castries chargée de l’environnement, de l’aménagement de l’espace, du tourisme et du patrimoine, a pu donner les raisons de son engagement.

 

De nombreux élus locaux étaient venus de toutes les communes voisines pour signifier leur soutien plein et entier. 

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Jean-Marcel Castet, Maire de Jacou, est un grand rassembleur, de la Gauche certes, mais aussi de nombreux progressistes issus de différents mouvements politiques proches du Centre.

 

Sa personnalité, calme et pondérée, le travail qu’il a mené sur le terrain lors de ces dernières années, font qu’il inspire une grande confiance à de très nombreux habitants des communes d’Assas, Guzargues, Teyran, Montaud, Buzignargues, Galargues, Saint-Hilaire de Beauvoir, Saint-Jean de Cornies, Beaulieu, Restinclières, Sussargues, Saint-Drézéry, Castries, Jacou, Vendargues, Baillargues, Saint-Brès et Saint-Geniès des Mourgues.

 

Jean-Marcel Castet qui recevait, le même jour, des mains du Préfet de l’Hérault, les insignes de l’Ordre National du Mérite, pour son engagement syndical, militant, professionnel et institutionnel, a pu constater, à l’aune du millier de citoyens venus fêter cet événement, sa popularité.

 

En reprenant le bon mot de Simon Sitbon, militant syndical CFDT engagé dans l’économie sociale, qui opposait en souriant l’Ecole Nationale d’Administration (ENA) à l’« Ecole Nationale Ouvrière » que constituait dans les années 70 cette centrale syndicale, le Préfet Balland a rendu un hommage appuyé à celui qui, issu du peuple, a su capter sa confiance et le représenter dignement.

 

La popularité d’un candidat, la mobilisation des militants et l’engouement des électeurs, lorsqu’ils sont au rendez-vous, mènent souvent à la victoire.

 

Sur le Canton de Castries, les grands partis seront présents pour cette importante échéance démocratique : le Parti Socialiste, donc, avec Jean-Marcel Castet, mais aussi le Front National, l’UMP, Europe Ecologie, le Parti Communiste Français, etc.

 

Ces derniers essaieront dans les semaines qui viennent de passer des alliances avec de plus petites formations ou mouvements politiques pour augmenter leurs chances de succès.

 

Les élections cantonales, par nature uninominales, laissent aussi une chance à des personnalités locales se présentant sans étiquette.

 

Pour que la démocratie vive, il est important que les électeurs bénéficient d’une réelle diversité programmatique et que la campagne se déroule dans une bonne ambiance.

 

Le droit de vote, surtout pour les femmes, est nouveau à l’échelle de notre histoire.

 

Ce n’est souvent que quand on en est privé qu’on se rend compte de son extrême importance : celle de pouvoir nous exprimer en toute liberté et d’influer sur le cours de notre pays.

10/12/2010

Les « Puces des Jeunes »

Des nounours, des Barbies, des livres, des voitures, des jeux de société et encore beaucoup d’autres jouets occupaient l’Espace Gare, à Castries, ce samedi 20 novembre.

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Organisées par la PEEP depuis 5 ans, les « Puces des Jeunes » sont assurées par des enfants entre 10 et 15 ans.

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Comme pour toutes les Puces, les places sont payantes (au tarif modique de 2 euros pour le principe).

 

Les enfants affichent leurs prix, s’occupent de leurs ventes et des négociations.

 

De manière très sympathique, c’est une première expérience dans un monde plus adulte. 

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Vendre, acheter, gagner de l’argent sont une partie de la réalité dont les enfants et pré-ados n’ont pas toujours conscience : pour mieux les impliquer, pourquoi ne pas les rendre responsables d’un stand ?

 

C’est ce qu’a décidé la PEEP, association de parents d’élèves.

 

Tout en restant dans leur univers, les enfants apprennent que « jeter » n’est pas la seule option lorsque l’on veut se débarrasser de ses vieilles affaires.

 

Si elles ne sont pas trop abîmées, on peut les échanger ou les revendre et permettre à d’autres enfants de jouer avec.

 

En récoltant cet argent, les vendeurs en herbe réinvestissent, économisent, récoltent de l’argent pour différentes motivations.

 

En plus des Puces, une petite restauration était possible dont les bénéfices sont réinvestis dans les sorties scolaires et autres besoins éducatifs. 

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Les « Puces des Jeunes », c’est donc avant tout un début de chemin vers l’autonomie et l’indépendance.

 

A l’occasion de cette manifestation, une jeune fille a fait appel aux dons afin de pouvoir soigner son cheval.

 

En effet, le prix de l’intervention pour sauver sa jument excède les capacités financières de son entourage.

 

Pour celles et ceux qui voudrait l’aider à sauver sa jument, vous pouvez prendre contact aux coordonnées suivantes : Mélissa Gaspard – 260, rue des Candinières – 34160 Castries – Tél 04.67.87.10.55

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08/07/2010

La langue de Molière est bien vivante

La Compagnie des Azamites a offert vendredi 2 juillet un spectacle enlevé et enjoué, au domaine de Fondespierre, à Castries.

 

Les Azamites sont connus dans le monde de l’improvisation théâtrale et pour leurs sketches.

 

A Castries, ils ont proposé une pièce de théâtre ambitieuse.

 

Le spectacle monté par cette troupe d’amateurs s’intitulait « Molière en pièces ».

 

Le mot « pièces » devait s’entendre :

-         au sens propre, compte tenu d’un découpage chronologique de la vie de Jean-Baptiste Poquelin, né à Paris et devenu Molière à Pézenas, sous la protection du Prince de Conti, avant de séduire la Cour du Roi de France,

-         au sens figuré, avec l’irruption de nombreux clins d’oeil contemporains.

 

Au final, un spectacle non pas comique mais drôle et raffiné, revisitant la vie et l’œuvre du grand metteur en scène et comédien.

 

Des costumes soignés, un jeu millimétré, de l’esprit et de la malice « en veux-tu, en voilà » ont enchanté les très nombreux spectateurs installés dans le théâtre de pierre du Domaine de Fondespierre.

 

Dans cet espace à la fois ouvert, sur les magnifiques arbres méditerranéens l’enserrant, mais aussi fermé par une enceinte en pierres calcaire, un mur rucher minéral, une terrasse et une arche monumentale, la scène fut très en valeur, surtout lorsque la nuit noire fut tombée.

 

Les 12 acteurs avaient annoncé la couleur : « Tout ce que vous souhaitez savoir sur Jean-Baptiste Poquelin sans jamais oser le demander ».

 

Ce pari fut tenu car le public se rappela sans effort que la langue de Molière était bien vivante et que le personnage était un passionné amoureux du public et de la comédie.

 

L’absence d’une scène sur la mort de Molière en pleine représentation fit même la démonstration qu’il n’était pas vraiment disparu puisque, assurément, il était bien là, sur les planches, au milieu de ses acteurs et face à son éternel public.

 

Plus en saison, le cadre du Domaine de Fondespierre servira d’écrin au Festival de Jazz « Les Nuits du Rucher », du vendredi 16 juillet au dimanche 18 juillet 2010.

 

La programmation prévoit « Vitamines Jazz Band » le vendredi 16, « Aurore Quartet » le samedi 17 et « Nicky Nicoll », « Thierry Saumande » et « Alain Rattier Big Band », pour le final, le dimanche 18 juillet 2010.

 

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Quant à la Compagnie des Azamites du Crès, elle s’était déjà produite avec « Molière en scènes », dans son propre village, le jeudi 1er juillet 2010, dans le cadre du Festival « Molière hier, aujourd’hui et demain ».

 

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 Accueil en musique avec le Jazz band de Castries

 

 

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 Le mur rucher attire les enfants

 

 

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 Le public commence à affluer et colonise chaises ou bancs en pierre

 

 

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 Molière en chair et en os

 

 

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 Les avatars d'un speed dating plein d'anachronismes

 

 

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 Travail des comédiens mais aussi des costumières

 

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Un acteur en frère jésuite ou l'éducation par le bâton

 

 

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De la pantomime à la comédie, il n'y a qu'un pas

 

 

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Les 12 acteurs bissés par le public

13/06/2010

La pierre à l’honneur à Beaulieu

Le 20 septembre 2009, la Commune de Beaulieu a organisé sa « Première journée de la pierre et du patrimoine » dans le cadre des « Journées du patrimoine » (cf. note sur le « Blog Montpellier Villages »).

 

Ce dimanche 13 juin 2010, l’événement prendra une ampleur sans pareille, la Commune de Beaulieu s’associant pour son organisation à la Communauté d’agglomération de Montpellier.

 

 

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Cette collaboration est dans le droit fil de la politique mise en place par Georges Frêche, son Président et Yvon Pellet, son Vice-Président délégué à l’économie agricole, viticole, aux traditions populaires, à la ruralité et aux relations avec la chasse et la pêche.

 

La Communauté d’agglomération de Montpellier étoffe ainsi un, déjà impressionnant, programme mettant en avant la culture vivante locale :

-         Fête du Taureau (qui s’est tout récemment déroulée le 4 juin 2010 à Baillargues),

-         Fête des Rosés et des Blancs (il s’agit, vous l’aurez compris des vins du terroir et non pas de nos concitoyens plus ou assidus aux exercices de bronzage à la plage), dans toutes les caves particulières et coopératives périphériques de Montpellier, le dimanche 20 juin 2010,

-         Fête de la Tomate, le dimanche 5 septembre à Clapiers, dans le Parc municipal Claude Leenhardt,

-         Fête du Miel, le dimanche 26 septembre 2010 à Cournonsec,

-         Fête de l’Olive, le dimanche 3 octobre 2010 à Pignan,

-         Fête de la Vigne sur la Comédie fin novembre - début décembre.

 

La pierre fait pleinement partie de la culture populaire des alentours de Castries : Saint-Geniès des Mourgues, Restinclières, Sussargues, et bien sûr Beaulieu.

 

Des centaines d’emplois existaient auparavant et la mythique « Carrière Farrusseng » a résisté au lent endormissement de cette activité multiséculaire.

 

La pierre de taille fut l’utilisation la plus noble mais les restes de coupe servaient à la recharge des chemins et, de façon plus ancestrale encore, à la fabrication de la chaux.

 

Le fameux mortier romain – un quart de chaux, un quart de brique ou de tuile pilée (argile cuite), une moitié de sable souvent volcanique de type pouzzolane et un petite part de dégraissant (particules solides évitant un trop fort retrait au séchage comme dans les poteries de l’époque préhistorique) – est encore connu pour sa compacité et sa résistance.

 

Aujourd’hui, la pierre sert aussi aux sculpteurs, entre dans l’architecture moderne à côté du bois, de l’acier et du verre, mais aussi au travers de la chaux servant notamment à la confection de ces magnifiques enduits de façades ou de murs intérieurs maintenant revenus en grâce (bonne respiration, respect du support, assainissement de l’air, inégalable patine).

 

La pierre de Castries mérite donc d’être mieux connue et vaut le détour par Beaulieu, ce promontoire qui, sur son arête calcaire, domine un paysage agricole au Nord, à l’Est et à l’Ouest.

 

Programme de la 1ère Fête de la Pierre

 

A Beaulieu, entre la Mairie et l’Eglise, de 10 h à 18 h

 

Entrée libre

 

Des tailleurs de pierre, avec démonstration de leur art

Des exposants sur le thème de la pierre et de la construction

Des animations pour enfants tout au long de la journée

Une exposition sur le thème « Géologie, homme et patrimoine »

Des conférences

A 10 h 30 : « Du calcaire à la chaux, l’usage de la pierre dans la construction » avec Michel Dupin, Architecte Conseil,

A 15 h : « La pierre dans l’architecture contemporaine » avec l’Association Patrimoine et Architecture

Une découverte des carrières de Beaulieu, grâce à deux circuits commentés

Visite des anciennes carrières

Départ à 10 h 30 et 14 h 30 : circuit commenté par Nicolas Carayon, Archéologue

Départ à 11 h et à 15 h 30 : circuits avec les membres de la Commission Patrimoine de Beaulieu

Visite des carrières en activité : Ets Farrusseng et Proroch

A 10 h 30 – 11 h – 14 h 30 – 15 h 30

 

Tout au long de la journée, vente de produits du terroir et restauration sur place

01/01/2010

Le Syndicat de Garrigues-Campagne repart sur un affermage de 12 ans

Le Syndicat intercommunal d’adduction d’eau potable de Garrigues-Campagne (SIGC), compétent en matière d’eau potable, est né en 1931.

 

Il regroupe 24 communes qui ont adhéré au fur et à mesure que leurs sources s’avéraient insuffisantes l’été : Assas (1970), Baillargues (1940), Beaulieu (1937), Boisseron (1938), Buzignargues (1980), Campagne (1931), Castelnau le Lez (1940), Castries (1940), Clapiers (1940), Fontanès (1938), Galargues (1937), Garrigues (1931), Guzargues (1940), Montaud (1984), Restinclières (1937), Saint-Bauzille de Montmel (1945), Saint-Drézéry (1937), Saint-Geniès des Mourgues (1937), Saint-Hilaire de Beauvoir (1937), Saint-Jean de Cornies (1937), Saint-Vincent de Barbeyrargues (1943), Sainte-Croix de Quintillargues (1960), Saussines (1969) et Teyran (1940).

 

Le SIGC a d’abord exploité le réseau d’eau potable en régie, le Syndicat utilisant son propre personnel.

 

Une seule ressource existait à l’époque – Fontbonne – sur la commune de Buzignargues qui a accepté généreusement de partager cette eau de source.

 

Par la suite, le Syndicat des eaux a aussi exploité en régie le forage de la Crouzette situé au centre de Castelnau le Lez (c'était la source vauclusienne alimentant Sextantio).

 

En 1975, le SIGC a signé un contrat d’affermage avec la Compagnie Générale des Eaux, pour une durée de 20 ans.

 

A cette époque-là, les collectivités locales doutaient de leur capacité à faire face au décollage de la consommation d’eau potable du fait d’un début de croissance démographique et de la généralisation du confort dans les habitations (douche, bain, machine à laver le linge).

 

Le Syndicat est donc resté propriétaire du réseau et des installations de pompage tandis que la société fermière a été chargée de leur exploitation, avec une obligation de résultats en terme de qualité et de continuité du service : extraction de l’eau, traitement, adduction, stockage, distribution au robinet, facturation.

 

En 1996, une nouvelle délégation de service public a été accordée à l’entreprise Ruas SA pour un contrat de 12 ans.

 

C’était la victoire de David contre Goliath, d’un entrepreneur local face à des concurrents déjà en voie de mondialisation, promoteurs du fameux « service public à la française ».

 

Considérant que la procédure édictée par la Loi Sapin n’avait pas été respectée, les communes de Baillargues, Castelnau le Lez, Saint-Geniès des Mourgues et Clapiers ont obtenu devant le Tribunal Administratif de Montpellier l’annulation de l’autorisation donnée au Président du SIGC de signer le marché.

 

Une nouvelle procédure de délégation de Service public a reconduit l’entreprise Ruas SA pour une durée de 10 ans à compter de 1998.

 

En fait, le contrat a duré jusque fin 2009, suite à un prolongement exceptionnel du contrat de 2 ans, par un avenant.

 

En ce qui concerne la succession, au 1er janvier 2010, de l’entreprise Ruas SA, absorbée par Véolia deux ans auparavant, plusieurs délégués des communes ont voté un retour à l’exploitation du service en régie directe.

 

Cette option, presque financièrement équivalente à un affermage (d’après un rapport préalable établi par le Cabinet Gaxieu en 2008 qui donnait la rémunération théorique d’équilibre financier du service) et qui présentait des avantages non financiers (notamment en terme de contrôle et de gouvernance des élus), a été toutefois minoritaire au sein de l’Assemblée générale du SIGC et donc écartée au profit de l’affermage.

 

Il faut tout de même préciser au passage que le SIGC desservant environ 20.000 foyers, possède une taille tout juste suffisante pour que la régie soit le mode de gestion le plus performant.

 

La régie est, en effet, d’autant plus intéressante que la taille de la collectivité est importante : la Ville de Paris est passée par exemple en régie en 2009.

 

Au niveau du SIGC, une procédure de délégation de Service public a donc été lancée fin 2008 puisque le principe de l’affermage a été retenu.

 

Après une première sélection des offres, deux candidatures, celle de Véolia (ex Compagnie Générale des Eaux) et celle de la SDEI (Groupe Lyonnaise des Eaux), sont parvenues à l’étape de la négociation avec le Président du Syndicat.

 

Après cette phase de « dialogue compétitif », ce dernier a proposé dans son rapport, le choix de Véolia, choix qui a été approuvé, à la majorité relative, lors de l’Assemblée Générale du SIGC, le 3 décembre 2009.

 

Pour les cinquante mille usagers du SIGC, les données financières utiles sont les suivantes :

 

Sommes encaissées par le Fermier

Part fixe annuelle en €

Part variable en €/m3

Prix en €/m3

pour une consommation standard de 120 m3

Contrat 1996-2010

26,20

0,2750

0,4933

Option Régie (Rapport Gaxieu)

30,00

0,5250

0,7750

Option Affermage (Rapport Gaxieu)

30,00

0,4650

0,7150

Offre SDEI

26,20

0,3390

0,5573

Offre Véolia validée

26,00

0,3300

0,5467

 

La nouvelle délégation de Service public conduit donc à un renchérissement du prix de l’eau (soit environ 5 centimes d’euro en plus au m3).

 

Toutefois, la qualité du service sera bien supérieure, le cahier des charges imposé étant, de loin, beaucoup plus complet, avec notamment des pénalités prévues en cas d’insuffisance de résultats :

-         560.000 € de travaux à la charge du Fermier, en début de contrat, pour renforcer la sécurité des installations,

-         renouvellement de 1 % des branchements tous les ans (or, ces derniers sont responsables d’une partie significative des fuites d’eau),

-         renouvellement de 7 % des compteurs tous les ans,

-         lutte contre les fuites avec un objectif de rendement du réseau de 77 % en 2018 au lieu 59 % actuellement,

-         déploiement avant fin 2012 de la télé-relève qui permettra aux usagers de suivre sur Internet leur consommation au jour le jour.

 

Le nouveau contrat offre ainsi un meilleur rapport qualité prix que le précédent.

 

Le SIGC, de son côté, va maintenir la redevance syndicale (forfait encaissé par la collectivité) et s’abstenir de relever en 2010 sa part variable, c’est-à-dire le prix au m3 consommé (2 % d’augmentation ces dernières années), soit 1 centime d’euro de non augmentation.

 

En outre, la Communauté d’Agglomération de Montpellier prenant la compétence « Eau potable », à compter du 1er janvier 2010 (le SIGC se transforme en Syndicat mixte dans un premier temps mais sera dissout d’ici quelques années), il est prévu à moyen terme une unification du prix de l’eau (c’est déjà le cas pour l’assainissement) sur le périmètre de l’Agglomération de Montpellier (soit en tout 8 communes du SIGC).

 

Il risque d’en être de même pour les usagers des 7 communes du Grand Pic Saint-Loup qui prend lui aussi la compétence « Eau potable » au 1er janvier 2010.

 

Sur le plan financier, le prix de l’eau du SIGC est traditionnellement 10 % plus faible que celui de la moyenne départementale, elle-même 10 % moins chère que celle nationale.

 

Au 1er janvier 2010, un usager du SIGC paiera, sans tenir compte de l’assainissement, pour une consommation de 120 m3 d’eau potable, entre 1,55 € et 1,70 € du m3 suivant les communes (la variabilité vient des redevances « Prélèvement » et « Modernisation des réseaux » prélevées par l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, redevances plus fortes dans les grandes communes mais en cours de convergence vers une valeur unique).

15/11/2009

L'Arche Castriote nous aide à préparer Noël

L’Association « L’Arche Castriote », organise du 7 au 15 novembre 2009, sa traditionnelle vente de santons et de crèches (ouverture de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 18 h les samedis, dimanches et jours fériés, de 15 h à 18 h les autres jours de la semaine).

 

C’est la 14ème édition de cette manifestation.

 

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La "Galerie des halles" accueille le Salon des santons et des crèches

 

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Un magnifique écrin fait de pierre de Castries et de tomette

 

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Les santons du Midi attendent les visiteurs et notamment les enfants

 

L’Arche Castriote (archecastriote@yahoo.fr) est une association culturelle et caritative adhérente de la Fédération des associations familiales rurales de l’Hérault.

 

L’Arche Castriote est notamment habituée des journées de solidarité avec repas et spectacle.

 

Une de ses activités est de collecter, en de nombreux lieux autour de Montpellier (Assas, Baillargues, Beaulieu, Boisseron, Castelnau le Lez, Castries, Clapiers, Galargues, Jacou, Lavérune, Montpellier, Saint-Brès, Saint-Drézéry, Saint-Georges d’Orques, Saint-Just, Sussargues, Teyran, Vendargues et Vérargues notamment), des bouchons d’eaux minérales plates et gazeuses, de lait, de sodas et de jus de fruits.

Les bénévoles de cette association trient et conditionnent les bouchons, avant leur expédition vers l’usine de recyclage.

 

L’opération, à la fois humanitaire et écologique, d’envergure nationale, est bien connue et s’appelle « Un bouchon : un sourire ».

 

L’exposition de santons et de crèches bénéficie tous les ans d’un grand succès : c’est dû à la magnificence du cadre de la salle voûtée de la « Galerie des halles » de Castries, à la qualité des pièces proposées à la vente mais aussi, et surtout, à la gentillesse de l’accueil des bénévoles.

 

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Toute la symbolique d'un Noël à la fois païen et biblique

 

Cette année, sont présentés des peintures sur verre de Colette Espié, bien connue à Castries et alentours, la tradition des 13 desserts pour la nuit de Noël et des recettes de plats servis autrefois pour cette fête, à la fois païenne et religieuse qui fait la joie des enfants.

 

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La tradition languedocienne des treize desserts
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L'arlésienne en costume ...
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et sous sa représentation artistique
Crédit photographique : Michel Chastaing

11/07/2009

Des singes à Teyran ?

Un investisseur privé souhaite développer sur la commune de Teyran, en limite de Castries, dans une plantation de pins pignon située entre la RD 145 et la Liaison intercommunale d’évitement Nord (dite LIEN), un parc animalier dédié aux singes magots.

Cet animal vit principalement en Asie sous les Tropiques mais il a su aussi s’adapter au froid. C’est le cas au Japon où le Macaca fuscata s’accommode de la neige.

Le Macaque berbère (Magot Macaca sylvanus), encore appelé Macaque de Barbarie, est le seul primate vivant au Maroc, à part l’espèce humaine bien entendu. Ce serait l’hôte de Teyran. Il est menacé de disparition et occupe les cédraies endémiques du Haut-Atlas (étage montagnard compris entre 1.200 et 2.500 mètres d’altitude). C’est aussi l’attraction du Rocher de Gibraltar.

Au-delà de la sauvegarde des magots, l’objectif du parc animalier est à la fois pédagogique, scientifique et touristique.

Le parc animalier serait équipé de toilettes sèches, de captages d’eau de pluie, d’un assainissement autonome, d’électricité photovoltaïque, de constructions en bois. La nourriture des magots proviendrait des invendus de grandes surfaces, des restes des restaurants et des cuisines centrales tandis que celle des visiteurs serait Bio. Une petite boutique proposerait des articles issus du commerce équitable.

Tout le monde serait donc bien nourri et bien occupé !
Contrairement au poète Marc-Antoine Girard de Saint-Amant (1594-1661), membre de la cabale libertine, qui se plaignait, dans le sonnet intitulé, ironiquement, Les goinfres, de son jeune forcé et de son inactivité :
« Etre deux ans à jeun comme les escargots,
Rêver en grimaçant ainsi que les magots
Qui, bâillant au soleil, se grattent sous l'aisselle. »

Le projet vise à terme l’accueil annuel de 200.000 visiteurs nécessitant la création de 20 emplois. Cet objectif est à comparer aux fréquentations du Zoo de Lunaret (600.000), de la Réserve africaine de Sigean (400.000) et du seul centre comparable en France, au cœur du massif vosgien, proche de Colmar et du Parc des cigognes, en l’occurrence La Montagne des Singes à Kintzheim (300.000). La stratégie de l’exploitant consiste notamment à attirer les visiteurs de la grande voisine : Montpellier.

Teyran va donc t-il accueillir le « Royaume des singes » ? Cela dépendra de l’accueil fait au porteur de projet par les banques. Pour l’heure, l’ambition d’accueil paraît, tout de même, quelque peu surdimensionnée.

Pour plus d’information, se reporter vers le site officiel de la Mairie de Teyran :
http://www.ville-teyran.fr/Download/leroyaumedessinges.pdf