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24/08/2014

La Commune de Clapiers va t-elle intégrer la Métropole montpelliéraine ?

Pétition pour l’organisation

d’un référendum à Clapiers

concernant le passage à la Métropole

 

 

Le Conseil d'Agglomération de Montpellier du 17 juillet 2014 a validé le principe du passage en Métropole (3 contre, 11 abstentions).
http://www.montpellier-agglo.com/actualite/le-conseil-com

C'est une décision très importante qui engage pratiquement à jamais l'avenir de la Commune de Clapiers compte tenu des pouvoirs d'urbanisme transférés par la loi, de plein droit, à la Métropole. 

Les 4 listes en concurrence aux Municipales 2014 avaient affirmé leur opposition à ce sujet.

On ne peut donc démocratiquement décider de l'accord de Clapiers à ce passage en Métropole sans procéder préalablement à ce référendum communal.

Les communes ont normalement jusqu'au 17 octobre 2014 pour définir leur position.

La date limite du 16 août est certes dépassée pour un référendum réglementaire 2 mois avant le 17 octobre mais rien n’empêche la Municipalité de Clapiers de s’abstenir le 17 octobre jusqu’à la tenue d’un tel référendum…

Cela dépendra sûrement du succès de cette pétition !

Pétition en ligne réservée aux personnes inscrites comme électeurs à Clapiers... initiée par un citoyen Clapiérois indépendant des 4 listes.

http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2014N46646

 

 
 

 

La pétition ci-dessus est une proposition citoyenne indépendante des partis politiques et des listes en présence aux élections municipales 2014 à Clapiers.

Il m'a semblé personnellement fondamental de la relayer pour que vive la démocratie et afin que nos concitoyens aient enfin un minimum d’information, j’ai préparé, en supplément, le petit résumé suivant apportant des informations sur les métropoles.

 

Informations relatives au passage en Métropole

La Communauté d’Agglomération de Montpellier pourrait se transformer rapidement en Métropole, de périmètre constant, au 1er janvier 2015, si une majorité des conseils municipaux des 31 communes la constituant vote Pour, au mois de septembre et d’octobre 2014.

Sur le plan communal, le référendum local est une possibilité officielle existante pour obtenir l’avis de la population sur un sujet qui conditionne fortement l’avenir de Clapiers.

L’intégration à une Métropole est irréversible : chaque citoyen doit donc pouvoir être informé des conséquences de sa création.

Qu’en est-il ?

La Métropole prend des compétences aux communes, au Département et à la Région.

La Métropole conserve toutes les compétences de la Communauté d’Agglomération : transports urbains, politique du logement, eau, assainissement, gestion des déchets, …

La Métropole obtient l’exclusivité sur le développement économique, sur la voirie, sur l’incendie et le secours, sur les actions de maîtrise de l’énergie, sur l’insertion par l’économique, sur les affaires scolaires du collège au lycée.

Les communes perdent leurs compétences sur l’urbanisme et l’aménagement de l’espace (Plan Local d’Urbanisme, ZAC, ZAD, réserves foncières), sur les cimetières, sur la voirie et sur les dispositifs de prévention de la délinquance.

Les métropoles sont aussi dotées de davantage de pouvoirs que les communautés urbaines.

Les communes ne conservent plus que la gestion des équipements culturels, socio culturels, socio éducatifs et sportifs, à condition toutefois qu’ils ne soient pas d’intérêt métropolitain.

A sa demande, la Métropole peut en outre se voir confier :

  • de grands équipements et infrastructures relevant jusqu’alors de l’Etat,

  • l’action sociale.

Sur délibérations concordantes du Conseil de Métropole et d’un Conseil Municipal, la Métropole peut même percevoir la Dotation Globale de Fonctionnement d’une Commune (fonds versé par l’Etat) et la reverser aux communes concernées après application de critères de péréquation.

En outre, toujours suite à délibérations concordantes, il peut être procédé à l’unification de l’un ou de plusieurs des impôts ménages (taxe d’habitation, foncier bâti, foncier non bâti).

Chaque fois qu’une compétence sera transférée, les ressources qui lui étaient affectées précédemment le seront aussi.

Compte tenu de l’impact de l’agglomération montpelliéraine sur le plan démographique, social et économique, le Département de l’Hérault devrait ainsi perdre entre 40 et 50 % de son budget et la même proportion de personnel, tandis que le nombre de fonctionnaires territoriaux de la Métropole devrait approximativement doubler.

Sur le territoire de l’Agglomération de Montpellier, les actions du Département deviendront quasiment insignifiantes : excepté paradoxalement l’impact de son siège implanté en pleine ville ou encore de son pôle culturel du Château d’Ô (50 % du budget Culture du CG34 !).

Globalement, la transformation de communautés d’agglomération ou de communautés urbaines en métropoles est une des plus importantes modifications institutionnelles touchant les communes qu’ai connue la France depuis la Révolution.

Or, seul un référendum local permet aux citoyens de peser sur le choix proposé.

16/05/2014

Quels moyens pour l’école primaire dans l’Hérault à la rentrée scolaire 2014/2015 ?

Les moyens en personnel enseignant alloués à l’éducation des jeunes enfants dans l’Hérault sont maintenant connus.

 

L’Administration de l’Education Nationale a réuni tardivement cette année (pour tenir vraisemblablement compte de la tenue des élections municipales) le Comité Technique Spécial Départemental où les ouvertures et fermetures de classes sont annoncées.

 

Les élus siégeant dans cette instance connaissaient les propositions de l’Administration de longue date (avant les Municipales) mais n’en ont pas toujours tenus informés les acteurs du système éducatif local.

 

Pour la rentrée 2014/2015, il est prévu 74 créations nettes de postes dans l’Hérault : 56 pour répondre à la progression démographique et 18 pour des mesures spécifiques (décharges de service pour direction, scolarisation des moins de 3 ans dans des quartiers ciblés en zone urbaine, prise en charge de la scolarisation d’élèves handicapés).

 

Pour les sites nommément ciblés :

- 27 ouvertures de classes en maternelle : dont écoles de Baillargues, Castelnau le Lez (2), Grabels, Mauguio, Montarnaud, Palavas les Flots, Saint-Gély du Fesc et Vendargues autour de Montpellier, plus 9 postes concernés à Montpellier

- 43 ouvertures de classes élémentaires : dont écoles de Baillargues, Castelnau le Lez, Jacou, Juvignac (2), Montarnaud, Murviel les Montpellier, Saint-Aunès, Saint-Georges d’Orques et Vendargues autour de Montpellier, plus 13 classes écoles concernées à Montpellier

- 9 fermetures de classes en maternelle : dont écoles de Clapiers, Fabrègues et Teyran autour de Montpellier

- 18 fermetures de classes élémentaires : dont écoles de Castelnau le Lez, Lattes, Saint-Géniès des Mourgues et Saussan autour de Montpellier, plus une école du Nord de la Ville de Montpellier

 

Dans l’Hérault, 522 enfants de plus sont prévus en maternelle (18 postes supplémentaires) et 1.288 en élémentaire (25 postes supplémentaires).

 

Globalement, la moyenne du nombre d’élèves par classe augmentera légèrement en septembre 2014, en passant de 24,28 à 24,45 par classe.

 

Il s’agit pour l’instant de prévisions : certaines ouvertures sont qualifiées de « provisoire » et des fermetures peuvent être abandonnées à la rentrée si les effectifs sont plus importants que prévus.

 

En outre, l’Administration se garde en général quelques postes pour solutionner à chaud les situations les plus tendues de la rentrée.

 

Toutefois, les décisions prises - d’habitude au milieu du premier trimestre et cette année en début du second - sont très souvent suivies d’effet.

 

Sur le plan quantitatif, pour l’année scolaire 2013/2014, environ 107.000 enfants fréquentaient les écoles primaires de l’Hérault.

 

Ils étaient répartis dans environ 4.400 classes.

 

Au niveau politique, la priorité du Gouvernement donnée au primaire a du mal à se concrétiser dans les départements en croissance démographique.

 

En effet, le Ministère de l’Education Nationale peine à fermer des classes là où les enfants se font plus rares et peine donc à redéployer ses moyens.

 

Concernant la commune de Clapiers, son école maternelle, dénommée « Olympe de Gouges », est menacée d’une fermeture de classe à la rentrée scolaire 2014/2015.

 

Les effectifs prévisionnels de l’école ont été arrêtés à 171 contre 175 actuellement.

 

L’Ecole élémentaire Victor Hugo de Clapiers conserve heureusement ses 13 classes.

 

La mesure de fermeture de classe projetée à Clapiers est une atteinte à la qualité de l’enseignement, comme souvent lorsqu’une telle mesure est envisagée.

 

En effet, le nombre moyen d’élèves par classe augmenterait de 24,6 à 28,5 !

 

Si la population de Clapiers est en phase de maintien, c’est l’important manque de couples de 25 à 40 ans qui explique cette décroissance structurelle du nombre d’enfants en bas-âge.

 

La faiblesse du parc locatif (notamment social), atteignant seulement un quart des résidences principales, ne permet pas d’apporter en continu des jeunes ménages dans le village.

 

Les jeunes natifs de Clapiers sont quant à eux chassés par la cherté des loyers, voire par celle des achats immobiliers.

 

C’est toute la politique urbanistique de certaines communes pavillonnaires qui est à repenser avant de pouvoir espérer une inflexion dans le sens du rééquilibrage de la pyramide des âges, aujourd’hui de plus en plus dominée, dans les communes appartenant à la première couronne de Montpellier, par les personnes du troisième âge.

 

Les deux cartes suivantes donnent la localisation des ouvertures (en couleur bleue) et des fermetures (en couleur rouge) respectivement en maternelle et en élémentaire.

 

Les cercles en noir représentent la localisation des collèges héraultais.

 

Maternelle :

-         ouvertures essentiellement sur Béziers, le pourtour de l’Etang de Thau, Montpellier Sud et Nord-Ouest

-         fermetures essentiellement sur le Piscénois en Centre-Hérault et sur Clapiers-Teyran au Nord-Est de Montpellier

 

Elémentaire :

-         ouvertures essentiellement en deuxième couronne de Béziers, en troisième couronne de Montpellier, le long de la RN 113 et sur la Ville même de Montpellier

-         fermetures essentiellement à l’Ouest de Béziers, sur le Bédaricien, autour de l’Etang de Thau et à l’Est de Montpellier

 

Les ajustements concernent presque exclusivement les zones urbaines, périurbaines et côtières.

 

Olonzac, Roquebrun, Notre-Dame de Londres, Vacquières et même Ceilhes et Rocozels ! démontrent toutefois que la démographie peut aussi connaître des embellies en milieu rural.

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Maternelle : ouvertures en bleue et fermetures en rouge

 

 

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Elémentaire : ouvertures en bleue et fermetures en rouge

23/04/2014

Les bénévoles de la prévention des feux de forêts

L’Assemblée Générale annuelle de l’ Association Départementale des Comités Communaux Feux de Forêts de l’Hérault s’est tenue à Clapiers ce samedi 12 avril. 

Moins de présents que d’habitude - tout de même 250 environ ! - mais toujours le même engagement des bénévoles au service de la collectivité.

 

Les membres des comités communaux feux de forêts patrouilleront à nouveau cet été, dans leur uniforme orange, pour être plus facilement identifiables par les promeneurs, mais aussi, en cas de sinistre, par les Pompiers.

 

D’ici la saison chaude, des formations sont prévues : utilisation de la radio, lecture de cartes, etc.

 

Les CCFF se sont créés suite à l’émotion causée par les grands incendies à répétition dans le Midi.

 

L’Association départementales les a fédérés en 1985.

 

Elle a son siège à Prades le Lez.

 

Elle est actuellement présidée par Chantal Chapuis depuis l’année 2009.

 

Les équipes de bénévoles interviennent sous l’autorité du maire, la Commune finançant les équipements : en général mise à disposition d’un véhicule tout terrain, équipé ou non d’une réserve d’eau et d’une pompe.

 

37 communes héraultaises sont dotées d’un CCFF : 

  • Aigne, Aigues-Vives, Azillanet, La Caunette, Minerve, Montouliers, dans le Minervois,

  • Nébian dans le Clermontais,

  • Gabian dans le Piscénois,

  • Valergues, Vérargues, Villetelle dans le Lunellois

  • Assas, Buzignargues, Castelnau le Lez, Clapiers, Combaillaux, Galargues, Grabels, Jacou, Les Matelles, Le Triadou, Montaud, Montferrier sur Lez, Murles, Murviel lès Montpellier, Prades le Lez, Saint-Bauzille de Montmel, Saint-Clément de Rivière, Saint-Drézéry, Saint-Geniès des Mourgues, Saint-Georges d’Orques, Saint-Jean de Cornies, Sussargues, Teyran, Vailhauquès et Vendargues.

L’Association départementale est aussi agréée depuis 2006 pour regrouper les réserves communales de sécurité civile, existantes dans quelques communes de l’Hérault.

 

Ces dernières ont vocation à se développer, la loi les rendant obligatoires dans les communes où un plan de prévention des risques est prescrit (inondation, feux de forêt, …).

 

Une réserve est constituée d’un groupe d’habitants volontaires pour venir en aide à leurs concitoyens en cas de crise.

 

Autour de Montpellier, il en existe à Clapiers, à Grabels et au Triadou.

 

Les deux premiers présidents de l’Association départementale ont été Clapiérois.

 

Il s’agit d’André Zitman, décédé depuis, et de Georges Gasiglia, toujours engagé au CCFF de Clapiers.

 

Tous les deux ont largement œuvré pour la mise en place de l'association départementale.

 

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L'éleveur de Saint-Jean de Cornies produit des fromages

et débroussaille grâce à son troupeau de chèvres du Rove

http://www.la-chevrerie-des-cornues.fr/

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Des bénévoles au service de la sauvegarde de notre environnement

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Une exposition de casques et d'emblèmes historiques des Pompiers

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Une assistance venue surtout des alentours de Montpellier

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La table d'accueil

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Les bénévoles de Clapiers, Castelnau le Lez et Montferrier sur Lez 

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Une partie du matériel roulant des CCFF héraultais exposé

 

Crédit photographique : Michel Chastaing

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05/02/2014

Les marchés alimentaires de plein vent autour de Montpellier

Les marchés alimentaires de plein vent sont en augmentation autour de Montpellier depuis une dizaine d'années.

7 Français sur 10 fréquentent ou souhaiteraient fréquenter un tel marché.

Cet engouement est :

- le résultat de l'engagement militant (associations ou personnalités),

- accompagné par certaines municipalités,

- animé par des bénévoles et de nouveaux professionnels de la vente (souvent directe),

- suivi et étudié par l'enseignement supérieur et la recherche.

Le fait que Montpellier soit le premier pôle agronomique de France n'est pas étranger au renouveau de l'intérêt constaté localement.

Dans ce contexte porteur, une étudiante - Virginie Sancelme - en formation à l'Université Paris 1, est venue apporter un œil extérieur et son expertise, dans le cadre d'un stage de 6 mois encadré par :

- Claire Cerdan (Unité Mixte et de Recherche « Innovation ») du CIRAD (Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement),

- Coline Perrin (UMR « Innovation »), de l'INRA (Institut National de la Recherche Agronomique),

- Elodie Valette (UMR « Testis »), du CIRAD.

- Virginie Sancelme a exposé son travail pluridisciplinaire sur le sujet, en décembre 2013, devant un parterre d'acteurs du monde associatif, d'élus locaux, de fonctionnaires territoriaux, de chercheurs et de membres d'organisations syndicales agricoles.

Quel est l'état des lieux ?

Depuis 10 ans, le nombre de marchés de plein-vent alimentaires augmente autour de Montpellier.

Pour un territoire de 450.000 habitants, on dénombre 35 marchés.

Sur le territoire de Montpellier Agglomération, toutes les communes de plus 10.000 habitants possèdent un marché tandis que seulement 11 n'en ont pas.

La mobilisation des municipalités est variée et peut jouer sur :

 
- le choix du lieu d'implantation,

- la promotion du lien social,

- l'animation culturelle,

- la communication qui se limite toutefois souvent à la période de lancement,

- la recherche de complémentarité avec les commerces sédentaires.

Virginie Anselme a posé trois questions :

 
Comment soutenir les marchés dans leur lien avec l'agriculture locale et comment attirer les producteurs locaux ?

Comment organiser la coexistence entre marchés et commerces sédentaires ?

Peut-on imaginer une organisation des marchés à une échelle supra-communale ?

L'étudiante a apporté des éléments de réponse circonstanciés.

Comment soutenir les marchés dans leur lien avec l'agriculture locale et comment attirer les producteurs locaux ?

Le lien ville-monde agricole est en général peu valorisé par les municipalités qui communiquent plus sur le lien social que peut générer un marché.

Sur les 169 commerçants venant sur ces marchés, seulement 36 % ont sur leur étal des produits de leur production et 3 sur 4 habitent l'Hérault.

Pour faciliter la venue des producteurs locaux, il faudrait :

faire évoluer la réglementation (connaissances, possibilité d'abonnements saisonniers pour les producteurs, emplacements gratuits, priorité dans le choix des nouveaux commerçants),

- informer des places libres, sachant que pour l'instant il est nécessaire de contacter chaque mairie individuellement, d'où l'idée d'une plate-forme recensant les informations à l'échelle d'une région, cet outil posant d'ores et déjà quelques difficultés de mise en place.

Pour valoriser les productions locales, il faudrait :

 - rendre lisible la distinction entre la vente directe et l'achat-revente,

- réserver les « emplacements stratégiques » aux producteurs.

Le problème est que la règle de l’ancienneté prime à chaque arrivée d’un exposant sur un marché.

A signaler : le site Internet « Manger local » qui permet de connaître la liste et les caractéristiques des marchés du Languedoc-Roussillon.

Comment organiser la coexistence entre marché et commerces sédentaires ?

En réalité, c’est plus une complémentarité qu’une concurrence qui s’instaure entre ces deux types de commerces.

En effet, la zone de chalandise est dynamisée par la présence du marché.

La coexistence est donc à promouvoir.

Un travail de communication est toujours utile auprès des commerçants sédentaires préexistants au marché et forcément inquiets.

La perception d’une situation de conflit est souvent le lot des petites communes tandis que, dans les plus grandes villes, les commerçants sédentaires sont convaincus par avance de l’impact d’un marché à proximité de chez eux.

Mais en réalité donc, il peut exister des a priori négatifs tenaces.

Peut-on imaginer une organisation des marchés à une échelle supra-communale et comment améliorer la gouvernance d’un marché ?

Tout d’abord, un constat :

les municipalités jouent un rôle prépondérant depuis peu,

- de nouveaux acteurs sont apparus il y a une dizaine d’années (exemple de l’Association des Marchés Paysans de l’Hérault).

L’idéal est une gouvernance participative avec un comité de marché.

Toutefois, pour le moment, ce type de structure est essentiellement constitué d’élus locaux

Les producteurs, les commerçants et les consommateurs pourraient avantageusement y être intégrés en plus grand nombre.

Il faut donner à cet outil de coordination un rôle consultatif.

Malheureusement, les participants pointent souvent des difficultés de fonctionnement rencontrées en général même si le comité du marché de Grabels peut être cité comme un exemple à suivre.

Les projets comme l’étiquetage des produits doivent être obligatoirement menés à l’échelle intercommunale.

Enfin, les experts extérieurs (chercheurs par exemple) sont un appui intéressant pour aider les municipalités dans leurs choix.

Exemple cité : le « Marché circuit-court de Grabels »

C’est un marché paysan avec une commission tripartite (élus, consommateurs, producteurs) qui prépare les décisions d’admission des nouveaux exposants.

L’atout de ce comité est qu’il crée la confiance.

Un système d’étiquetage a été mis en place afin de garantir la provenance des produits.

Cependant, cette expérience n’est pas forcément transposable à d’autres communes, les marchés s’inscrivant dans une grande diversité.

En conclusion et d’une manière générale, les marchés de plein-vent sont le miroir d’une société qui cherche :

- à retrouver de la proximité,

- à réinventer des lieux de rencontres périodiques,

- à permettre des alternatives à la grande distribution,

- à développer des débouchés aux productions paysannes et artisanales,

- à stimuler le commerce équitable.

marchés paysans,marchés de plein-vent,valérie sancelme,sup agro,montpellier,grabels,clapiers,association des marchés paysans de l'héraultEntrée du Marché paysan de Celleneuve à Montpellier

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Vue sur une partie des étals et de la fréquentation

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L'apiculteur est récoltant à Saint-Jean de Védas

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Le stand des fromages

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Le stand des vins n'est pas loin ...

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Le maraîcher Bio ou local est indispensable au marché paysan

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Visite des bénévoles de l'Association des Marchés Paysans de l'Hérault

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Yves Martinot, longtemps président, donne des explications à une journaliste

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Le système d'étiquettes de couleurs différentes est appliqué à Celleneuve

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La couleur verte pour ce qui est produit par le vendeur,

jaune pour du circuit-court et violette pour du commerce traditionnel

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 Stand d'un vendeur de salaisonnerie au Marché de Clapiers

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 Animation financée par la Mairie de Clapiers pour un marché exceptionnel

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 Le stand du boulanger artisanal presque vide en fin de marché

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D'autres stands alimentaires, toujours à Clapiers

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Le marché hebdomadaire est aussi un lieu de rencontres et de discussions

 

Crédit photographique : Michel Chastaing

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16/11/2013

L'écoquartier du Mas de Caylus à Castelnau le Lez

La Commune de Castelnau le Lez souhaite lancer dès septembre 2014 la construction d’un écoquartier dans le secteur du Mas Caylus, à l’extrémité Nord de son territoire.

 

Les 615 logements projetés d’ici 2020 doivent venir en continuité :

  • du Domaine des Oliviers, lotissement castelnauvien, relativement récent, à grandes parcelles,

  • et surtout de l’urbanisation existante du Sud de la commune limitrophe de Jacou.

 

En faisant ce choix, la Municipalité de Castelnau le Lez privilégie un emplacement :

  • paradoxalement isolé par la Route Départementale 65 et très éloigné de son centre ancien comme de son urbanisation du XXième siècle,

  • mais faisant la jonction avec Jacou ce qui crée une conurbation inédite dans le secteur.

 

Cette conurbation concerne aussi la commune du Crès.

 

Quel sera le sentiment d’appartenance des nouveaux habitants du quartier de Caylus à la commune de Castelnau ?

 

Ils risquent fort de se sentir plus Montpelliérains que Castelnauviens.

 

Si ce type d’opération se multipliait autour de Montpellier, cela contribuerait à précipiter « la fin des communes ».

 

A l'évidence, c'est le Tramway qui semble avoir attiré l'urbanisation : le Terminus « Jacou » de sa Ligne 2

jouxte en effet le site.

 

Plus de 80 % des logements seront à moins de 300 mètres du Tramway, distance facile à parcourir à pied.

 

S'il faudra patienter 8 stations pour parvenir à proximité de la Mairie de Castelnau, il en faudra seulement 6 de plus pour joindre la Place de la Comédie !

 

Les habitants de l'écoquartier du Mas de Caylus se sentiront, à n'en pas douter, plus proches de la capitale régionale que de leur propre commune.

 

Montpellier Agglomération et le Cabinet OBRAS, pour le compte de la Commune de Castelnau le Lez, ont mené les premières réflexions prospectives sur le Domaine de Caylus.

 

Une dichotomie entre les terroirs agricoles a été proposée :

  • certains doivent être ouverts à l'urbanisation,

  • d'autres voient leur vocation culturale consacrée sur le long terme.

 

L'idée est de garder en espaces naturels une bande de terrain au Nord du Palais des Sports Jacques Chaban Delmas, comprenant la falaise du « Pli de Montpellier », la Route Départementale 65 ayant vocation à être doublée et donc à passer à 4 voies, des pinèdes sur les hauteurs et des terres agricoles dans le bas-fonds (déjà occupé en partie basse par des bassins de rétention d'eau pluviale).

 

La Municipalité de Castelnau le Lez met en avant la nécessité :

  • de densifier l’urbanisation pour mieux maîtriser l'étalement urbain,

  • de favoriser la mixité sociale.

 

Le diagnostique initial décrit un site où les espaces naturels et agricoles sont valorisés par de superbes pinèdes marquées par une valeur paysagère très forte.

 

Le projet s'inscrit sur 30 hectares dont 19 hectares de surfaces réellement constructibles :

- limite Est = RD 65 et limite communale du Crès

- limite Ouest = le quartier du « Domaine des Oliviers »

- limite Nord = limite communale de Jacou

- limite Sud = Chemin de Caylus

 

Les enjeux relevés sont les suivants :

  • conservation des espaces boisés en bordure Ouest,

  • insertion paysagère et éviter la fragmentation du corridor écologique existant au Sud,

  • conditions d'accès à la Station « Jacou » du Tram et réseaux de voies douces,

  • disponibilité suffisante en eau potable et traitement des eaux usées.

 

Le nouveau quartier :

  • repose sur le concept de « village des amoureux » ou de « hameau nouveau intégré à l'environnement », avec une densité croissante des extrémités vers le centre,

  • a une vocation principale d'habitat avec une mixité urbaine importante (habitats individuels, intermédiaires et collectifs),

  • vise à une intégration au paysage existant,

  • prévoit des infrastructures et des modes de déplacement réduits à une fonction de desserte de quartier.

 

Le quartier est en cul de sac au Nord puisqu'aucune voie de communication ne sera ouverte sur Jacou.

 

Tout en long, occupant grosso modo un rectangle de 1 km sur sa longueur (orientée Sud-Est / Nord-Ouest) et de 300 mètres sur sa largeur (plus près de 400 mètres côté Ouest et finissant en une langue étroite proche de 100 m à l’extrémité Est), sa seule cohérence est le drainage central par le Tramway.

 

D'ailleurs, il est programmé une forte densité de part et d’autre de la Ligne 2 (« pôle de centralité ») et une décroissance de cette dernière en allant vers les extrémités.

 

L'urbanisation de la zone est subordonnée à modification ou à révision du PLU (Plan Local d'Urbanisme) dont l'enquête publique en cours.

 

La morphologie urbaine prévue sera dense et la hauteur des bâtis diversifiée.

 

La densité imposée par le SCOT (schéma de cohérence territoriale) est de 30 logements par hectare minimum ou encore plus de 4.000 m² de surface bâtie à l'hectare.

 

Le projet porte sur 55.000 m² de surface de plancher, hors équipements publics.

 

Il est envisagé :

- 20 à 25 % de logements individuels,

- 30 à 40 % de logements individuels ou intermédiaires,

- 35 à 40 % de logements collectifs.

 

30 % des logements seront à vocation sociale : c'est le taux minimum fixé par le SCOT de la Communauté d'Agglomération de Montpellier.

 

A quoi correspondent les 615 logements prévus ?

  • 290 seront commercialisés à prix libre (47 %),

  • 140 seront réservés à des primo accédants à la propriété à prix abordable (23 %), c'est-à-dire à des tarifs inférieurs de l'ordre de 30 % par rapport au prix du marché et dont l'accession est conditionnée à des critères de revenus des futurs occupants (ni trop bas, ni trop élevés et donc réservés aux classes moyennes),

  • 185 seront des logements sociaux (30 %), en locatif.

 

Comme dans toute opération d'aménagement, ce sont les logements à prix libre qui doivent garantir l'équilibre financier.

 

 

Ce dernier intègre le financement d'équipements publics qui ne seront pas de ce fait à la charge de la Commune de Castelnau le Lez :

  • des bassins de rétention des eaux pluviales paysagers,

  • un réservoir d'eau potable de 1.500 m3 et le renforcement du réseau de distribution d'eau potable (suite aux exigences du Syndicat Mixte de Garrigues-Campagne, responsable de l'adduction d'eau),

  • un poste de police municipale, dit de quartier,

  • une salle associative,

  • une structure d'accueil pour la petite enfance,

  • 2 classes maternelles et 2 classes élémentaires.

 

Question études secondaires et supérieures, les Facultés sont proches et le Lycée Georges Pompidou (lycée de secteur pour une partie seulement des jeunes de Castelnau, seule commune de l'Hérault répartie sur deux lycées, le second étant le Lycée Joffre au centre de Montpellier), à un jet de pierre, propose des enseignements de grande qualité, dans de nombreuses options.

 

L'offre en classes élémentaires apparaît à côté très terne puisque les enfants seront accueillis dans un petit établissement doté de classes à niveaux multiples.

 

La question du collège de rattachement se posera : celui très éloigné de Castelnau le Lez (Frédéric Bazille), celui saturé de Jacou (Pierre Mendès-France), celui, proche, du Crès (Voie Domitienne) ou celui de Clapiers (François Mitterrand) où se rendent déjà certains enfants des quartiers castelnauviens de Courtarelles et du Domaine des Oliviers.

 

Le projet prévoit « à la marge » 600 m² de commerces et d'activités économiques, au delà d'une implantation ouverte des professions libérales.

 

La Commune de Castelnau le Lez a choisi :

  • de constituer une ZAD (zone d'aménagement différé) sur le secteur afin de contenir au mieux le coût du foncier,

  • de créer ensuite une ZAC (zone d'aménagement concerté) afin d'imputer à l'aménageur le coût des équipements nécessaires à l'urbanisation,

  • de choisir un aménageur privé et non public.

 

Au niveau du bâti existant, le Mas de Caylus est considéré comme un « bâtiment à mettre en valeur ou à requalifier » tandis que le bâti agricole plus au Sud et hors zone d’urbanisation (Mas de Paoletti), est dit « susceptible de changer de destination ».

 

Sur le plan environnemental, des choix ont été faits :

  • maintenir au maximum l'intégrité des pinèdes (« espaces boisés classés »), même si une partie du bois attenant au Mas de Paoletti est ouvert à l'urbanisation,

  • préserver l'alignement d'arbres remarquables existant (allée du Mas de Paoletti),

  • classer de part et d'autre du Chemin de Caylus une bande de 400 m x 50 m en « ruissellement pluvial » (zones appelées inondables lorsque le bassin versant concerné dépasse une superficie de 100 hectares).

 

La question du bon fonctionnement du corridor écologique existant entre le Salaison et le Lez reste toutefois ouverte.

 

De même, le projet dépend beaucoup de son interconnexion, à proximité ou à distance, avec la RD 65 :

  • la protection acoustique n'atteindra un meilleur standard qu'une fois son doublement réalisé,

  • un raccordement viaire de l'opération dans le secteur de la piscine Alex Jany aux confins du rond-point du Salaison et donc des communes de Jacou et du Crès est-il un jour possible ?

  • le passage inférieur en direction du Palais des Sports Jacques Chaban-Delmas sera-t-il pris en charge par le Conseil Général de l'Hérault propriétaire de la RD 65 ou restera-t-il à financer par la Commune de Castelnau ?

  • comment améliorer la circulation entrante dans l'étroite et congestionnée avenue Jean Jaurès, traversant le centre ancien de Castelnau, que la création du grand échangeur routier de Navitau favorisera ?

 

D'autres questions se posent :

  • le manque d'espace public de centralité ne sera-t-il pas préjudiciable à la vie de quartier ?

  • l'offre en logements prochainement importante sur le Nord-Est de Montpellier (programmes en cours de la Draye à Jacou, de L'Olivette et de Via Domitia au Crès, projet d'écoquartier « Le Castelet » à Clapiers, soit plus de 2.300 logements avec le Mas de Caylus), ne risque-t-elle pas de mettre en concurrence les programmes immobiliers ?

 

Il est vrai cependant que ce secteur Nord-Est de l'agglomération demeure un des plus attractifs autour de Montpellier. 

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Le Mas de Paoletti et les pinèdes au Nord, côté Jacou

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Le Mas de Paoletti et les pinèdes au Sud masquant la RD 65

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Le Chemin de Caylus au delà du Domaine des Oliviers

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Signalétique municipale d'espaces naturels à protéger ... 

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 Partie centrale de la zone à urbaniser de part et d'autre de la ligne 2 du Tramway 

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 Terminus "Jacou" de la Ligne 2 du Tramway

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Alignement d'arbres préservé dans le cadre du projet d'urbanisation

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Schéma d'aménagement de l'écoquartier du Caylus

Crédit photographique : Agathe Catoire

05/11/2013

Préparation des Municipales

De nouvelles équipes municipales brigueront les suffrages des électeurs les dimanches 23 et 30 mars 2014.

Les dates ont été déplacées pour éviter de tomber durant les vacances scolaires d’hiver.

Le Gouvernement a souhaité éviter une amplification de l’abstention observée à l’occasion des élections locales alors que les élections nationales, Législatives et plus encore Présidentielles, mobilisent bien davantage.

En 2008, 33,5 % au premier tour et 34,8 % au second tour du corps électoral français n’est pas venu voter aux Municipales.

Les retraités, les salariés en emploi stable, les femmes et les ruraux votent traditionnellement le plus.

A Clapiers, l’abstention en 2008, en baisse par rapport à 2001 (mandat prorogé d’un an) et par rapport à 1995, s’était limitée à 22,9 %, prouvant une fois de plus le sens citoyen des Clapiérois.

Le législateur a récemment amené des modifications aux modalités du scrutin des Municipales.

Il s’agit de changements majeurs pour les communes de moins de 3.500 habitants et mineurs pour les communes les plus grandes.

 

Pour les communes de plus de 3.500 habitants, comme Clapiers, les listes en lice ne sont admises au second tour que si elles ont remporté au moins 10 % des suffrages exprimés au premier (sans changement).

 

 

Cette clause entraîne l’élimination précoce des « petites listes », dans un contexte historique de multiplication des candidatures.

Les membres des listes ayant dépassé un seuil de 5 % des suffrages exprimés au premier tour peuvent éventuellement figurer sur une autre liste admise au second tour.

Ce ralliement est toutefois suspendu au bon vouloir d’une liste qualifiée.

Les listes admises au second tour peuvent elles aussi fusionner entre elles si elles le désirent.

Le mode de scrutin pour les Municipales est particulier :

- il assure d’une part la représentation des listes minoritaires avec, pour la moitié des sièges arrondi à l’entier inférieur, une ventilation proportionnelle au nombre de voix obtenues,

- il attribue en sus à la liste ayant obtenu la majorité absolue au premier tour ou arrivée en tête au second un bonus égal à la moitié du nombre des sièges arrondi à l’entier supérieur.

Cette dernière liste est ainsi certaine de détenir une large majorité, promesse d’une grande stabilité politique sur les 6 ans de la durée d’un mandat municipal.

Le scrutin municipal conduit donc à un vote d’adhésion, dès le premier tour, puis au second, une seule voix pouvant donner la primeur à une liste.

D’où, à la marge, un chassé-croisé d’électeurs entre les deux tours, systématiquement observé partout en France : certains inconditionnels de listes éliminées restant à la maison lors du second tour pendant que d’autres électeurs, au contraire, tiennent à tout prix à faire gagner une équipe bien placée.

L’électeur personnifie souvent son choix : le futur Maire est choisi pour ce qu’il représente et ce qu’il véhicule plus que pour son appartenance politique.

L’électeur est aussi extrêmement sensible au « renouvellement des cadres ».

 

La nouveauté pour des communes comme celle de Clapiers, c’est qu’au-delà des candidats au Conseil municipal, figureront sur le même bulletin de vote les candidats à représenter leur commune à l’Intercommunalité.

Cette dernière voit actuellement ses pouvoirs renforcés au travers notamment de l’attribution de compétences supplémentaires.

Pour les communes ayant un seul délégué à la Communauté d’Agglomération, comme Clapiers, la tête de liste aux Municipales pourra être différente de celle de l’Intercommunalité et pas forcément du même sexe.  Et l’élection devra prévoir alors un délégué suppléant, identifié sur la liste.

Un partage des pouvoirs, conforme à la volonté des Français de lutter contre le cumul des mandats, est donc possible, sinon souhaitable.

 

C’est principalement pour les communes de 1.000 à 3.500 habitants que les modifications législatives récentes sont les plus marquantes.

 

En effet, leur mode de scrutin est dorénavant aligné sur celle des communes plus grandes.

Pour elles, l’introduction du scrutin de liste permet d’asseoir des majorités stables puisque la liste ayant obtenu la majorité absolue au premier tour ou la majorité relative au second tour se voit attribuer d’office la moitié (arrondie à l’entier supérieur) des sièges, sans compter ceux distribués proportionnellement au nombre de voix obtenues, forcément plus nombreux pour une liste majoritaire.

Ce mode de scrutin permet aussi la parité, tant au niveau de la liste des conseillers municipaux (alternance d’hommes et de femmes), qu’ultérieurement au niveau de la liste des maires-adjoints.

Le vote se fait par liste bloquée.

Il n’est plus possible, comme dans les communes de moins de 1.000 habitants, de présenter des listes incomplètes, de rayer un nom ou d’en rajouter un autre.

Le scrutin n’est plus « à la carte » mais « au menu ».

Une forte féminisation est à attendre de cette réforme.

Un rajeunissement aussi.

De même, les listes seront amenées à mettre l’accent sur leur programme.

Les chefs de file des listes pourront choisir des colistiers sur des critères de compétence technique ou de qualités humaines plutôt que sur des critères de notoriété personnelle ou d’appartenance à des groupes d’électeurs fortement influents.

La gestion des collectivités territoriales sera vraisemblablement plus rigoureuse, ce qui est opportun au moment même où les contraintes pesant sur elles s’intensifient.

Pour les toutes petites communes de moins de 100 habitants, le législateur a réduit la taille du Conseil municipal de 9 à 7 membres, afin de tenir compte de la rareté des candidatures.

 

L’exemple de la Commune de Clapiers

Avec ses 5.400 habitants, les électeurs Clapiérois éliront en mars 2014, 29 conseillers municipaux (contre 27 en 2001 et 23 en 1995, croissance démographique oblige).

A chaque démission ou décès d’un conseiller municipal, c’est le candidat immédiatement suivant dans l’ordre de la liste concernée qui sera appelé à lui succéder.

Un peu plus de 4.000 électeurs seront appelés aux urnes.

La révision de la liste électorale (jeunes électeurs atteignant leur majorité avant le premier ou le second tour du scrutin, nouveaux habitants, ressortissants de l’Union Européenne souhaitant figurer sur la liste électorale dite complémentaire, changements d’adresse internes à la commune) s’opère en continu jusqu’au 31 décembre 2013.

La liste ayant obtenu la majorité absolue au premier tour ou arrivée en tête au second tour, aura 15 élus d’office, désignés dans l’ordre de la liste présentée.

Les suffrages apportés à cette liste, ayant une majorité absolue au premier tour ou relative au second, emporteront l’élection d’un délégué titulaire et d’un délégué suppléant, de sexes différents, à la Communauté d’Agglomération de Montpellier.

Toutes les listes ayant obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés (au premier tour sinon au deuxième tour s’il y en a un), y compris la liste arrivée en tête, se verront attribuer proportionnellement à leur score les 14 élus restants.

Autant dire que c’est la liste arrivée en tête qui sera largement majoritaire au Conseil municipal, avec l’assurance de pouvoir animer la Commune suivant son programme et ses valeurs, avec ou sans l’appui, habituel ou exceptionnel, des groupes d’élus minoritaires.

 

Mairie de Clapiers, bâtiment municipal Clapiers

24/10/2013

Festival de la Tomate : quel avenir ?

Le Festival de la Tomate, avec plus de 10.000 visiteurs, lors de sa 7ième édition, le dimanche 1er septembre à Clapiers (Hérault), est une manifestation arrivée à maturité malgré son jeune âge.

Pour peu que la météo ne soit pas trop maussade et son succès est garanti.

 

Il est loin le temps de l’idée initiale, à la fois singulière et lumineuse en son temps, formulée par Yves Martinot, un citoyen montpelliérain, bénévole du Comité de quartier Saint-Clément.

 

La manifestation attire maintenant de plus en plus loin autour de Montpellier.

 

En même temps, les Clapiérois se sont progressivement apropriés cette fête de l’agriculture paysanne.

 

Parmi les toutes premières manifestations publiques par sa fréquentation, dans l’Agglomération de Montpellier, le Festival de la Tomate est avant tout un événement militant.

 

Il est l’affirmation d’une agriculture qui s’impose aujourd’hui comme un nouveau modèle de développement :

- petites structures économes en espace,

- création d’exploitation par des porteurs de projet en reconversion professionnelle et non pas jeunes

agriculteurs reprenant l’exploitation parentale,

- diversification des productions au-delà de la monoculture de la vigne,

- transformation artisanale des produits pour conserver la valeur ajoutée sur l’exploitation,

- commercialisation en circuit court, pour la même raison, mais aussi par respect du consommateur.

 

Ces nouveaux agriculteurs ont toujours de grandes difficultés pour s’installer (d’accès au foncier, aux financements, aux subventions de la Politique Agricole Commune) mais le Conseil Général de l’Hérault (aide dans le cadre de la politique d’insertion de l’Association Terres Vivantes) ou encore l’AIRDIE pour les prêts solidaires, contribuent maintenant à leur ancrage dans le territoire.

 

Il est loin le temps où l’Assemblée Générale annuelle de Terres Vivantes (à l’époque appelée Association de Développement de l’Emploi Agricole et Rural de l’Hérault), réunie à dessein dans un quartier populaire de Montpellier, en l’occurrence au Collège Las Cases, mettait au débat le thème des marchés de plein-vent et de la vente en circuit-court.

 

Depuis, l’Association des Marchés Paysans de l’Hérault (AMPH, cf. Blog et Site) a été créée.

 

Les marchés paysans de Saint-André de Sangonis, Tourbes, du quartier Celleneuve à Montpellier, de Vailhauquès, Grabels, Prades le Lez ou encore de Clapiers (mixte avec aussi des revendeurs), ont reçu depuis l’appui technique de cette association.

 

L’Association des Marchés Paysans de l’Hérault co-organise aussi avec des groupes locaux  d’autres grands événements qui réunissent plusieurs dizaines de milliers de visiteurs au total :

- La grande foire des floralies et de la petite agriculture à Maureilhan,

- La grande foire de la petite agriculture au Pouget,

- Le Festimarché des dolmens à Vailhauquès,

- Le Marché des Garrigues à Montaud.

 

AMPH milite pour des échanges commerciaux équitables, pour la mise à disposition de produits agricoles de proximité et de saison, pour la renaissance et la connaissance de l’agriculture paysanne.

 

Cette dernière avait été étouffée par l’intensification et l’industrialisation de l’agriculture productiviste.

 

Le Festival de la Tomate est donc loin d’être une manifestation soit institutionnelle, soit commerciale.

 

C’est au contraire un rendez-vous citoyen qui offre d’ailleurs toute sa place aux associations en pointe dans le combat pour une agriculture plus saine et un dialogue, une transparence, une compréhension mutuelle entre producteurs et consommateurs.

 

Cela n’empêche pas, bien au contraire, le partenariat avec des collectivités territoriales venant soutenir l’initiative : la Commune de Clapiers (Services Techniques, Communication et Animation avec Servane Bessoles, Maire-adjointe et Yoan Maurici l’efficace organisateur durant toute l’année, comme le jour J, de l’événement), la Communauté d’Agglomération de Montpellier (Services Protocole et Communication, fabrication de l’apéritif axé sur le vin et la tomate) et la Région Languedoc-Roussillon (au titre de sa politique de labellisation Sud de France).

 

Quel devenir pour le Festival de la Tomate ?

 

Le Parc municipal Claude Leenhardt constitue un écrin idéal bien que saturé spatialement.

 

Le parcage des voitures mobilise (dans un désordre bon enfant et cependant respectueux des riverains), toute la voirie environnante, y compris des lotissements périphériques.

 

Le marché paysan – cœur battant de la manifestation - n’a cessé de grandir et de s’enrichir de nouvelles productions : c’est important pour s’approcher d’une vitrine exhaustive des productions locales.

 

Des artisans ont été admis, du moment qu’ils travaillaient de la tomate comme matière première : l’accueil des visiteurs a été enthousiaste.

 

La restauration, inexistante lors des premières éditions, a été développée, tout en restant dans des produits simples et en offrant des lieux équipés de tables et de chaises propices aux repas entre amis ou en famille.

 

La question de l’ouverture à la grande gastronomie et à des toques connues est pendante : cela nécessiterait des chapiteaux, consommateurs d’espace et ses menus, à prix plutôt élevés, sélectionneraient la clientèle.

 

C’est un choix que les militants de l’éducation populaire qui organisent l’événement n’ont pas voulu faire.

De même, aucune publicité payante n’est souscrite pour promouvoir le Festival.

 

Concernant les stands associatifs, tous les bénévoles qui œuvrent dans le domaine de la « bonne bouffe », du commerce équitable, du développement du monde rural ont pu, jusqu’à présent, voir agréer leur demande de participation.

 

Fait marquant, des associations culturelles locales se sont greffées petit à petit en proposant des programmes concoctés spécialement dans l’esprit de l’événement.

 

Il en est de même pour les accueils de loisirs pour enfants du village, dans le cadre de leur projet d’éducation au bien-manger et à la citoyenneté.

 

Le Festival de la Tomate se renouvelle-t-il suffisamment au niveau des animations proposées ?

 

Ce n’est pas certain mais l’imagination trouve souvent ses limites dans le budget (choix de la gratuité de l’entrée fondamentale pour que l’événement soit populaire et non élitiste) et dans la disponibilité des bénévoles.

 

Si le déroulement de la manifestation est maintenant bien huilé, c’est malheureusement aussi au prix d’un certain épuisement physique des bénévoles (Vincent Nourigat, actuel Président d’AMPH, Yves Martinot actuel Président de l’Association des Marchés Paysans du Languedoc-Roussillon, Fabienne Edelmann, Line Gallissaires, Jacqueline Vargoz, Agnès Vargoz, Pierre Longueville, notamment).

 

Des bénévoles Clapiérois - Marc Pelat ou encore Osvaldo Moretti - apportent un appui complémentaire.

 

Les militants associatifs dont le temps est souvent compté vivent mal la complexification des relations avec les autres partenaires.

 

Il existe notamment des enjeux de propriété intellectuelle sur les affichettes codifiées pour classer les exposants dans les marchés paysans, souvent mixtes c’est-à-dire ouvert à des vendeurs forains traditionnels, dans les catégories :

- producteurs,

- artisans transformateurs,

- revendeurs en circuits-court (un unique intermédiaire),

- revendeurs de produits ne pouvant manifestement pas être issus de circuits courts.

 

De même, l’Association des Marchés Paysans de l’Hérault incite à mettre en évidence sur les étals des ardoises destinées à informer le consommateur sur la provenance de chacun des produits :

- de couleur verte pour les produits en vente directe,

- de couleur jaune avec un seul intermédiaire - et encore avec certaines contraintes - dans le circuit de vente,

- de couleur mauve lorsqu’il y a plus d’un intermédiaire (produits exotiques, importés, ayant transité par des marchés d’intérêt national puis des grossistes, etc.).

 

Cette transparence se généralisera peut-être un jour en France sur tous les marchés de plein-vent : ce sera alors la fin d’une opacité cultivée non sans arrière-pensée.

 

Cet étiquetage met à égalité produits et producteurs, alors que bien souvent ces derniers passaient second plan, ce qui n’est pas acceptable pour un Humaniste.

 

Alors qu’est-ce qui pourrait menacer la tenue d’une nouvelle édition du festival de la Tomate ?

 

Tout simplement le non respect de l’esprit qui a présidé à son lancement et qui est son âme.

 

Défendre la petite agriculture, familiale et indépendante est encore un combat d’actualité majeur.

 

Il suffit d’observer :

- le rapport de force exercé par les grandes surfaces sur les agriculteurs,

- celui établi à son profit par certaines industries agro-alimentaires,

- la baisse, en moyenne, du budget « Alimentation » dans les dépenses des ménages,

- la mondialisation qui rend anonymes les produits agricoles et substituables les uns aux autres dans une recette du moment que l’assemblage final a une apparence identique,

- le travail dissimulé ou encore l’emploi de travailleurs immigrés sous-payés dans certains grandes exploitations agricoles.

 

Conforter le rapprochement ville-campagne par des actes n’est pas non plus inutile.

 

Or, un événement comme le Festival de la Tomate, de par son rayonnement, sert de relais en ville à des territoires très variés : Pays de Thau, Hauts-Cantons, Cévennes, Minervois, Corbières, Vallée de l’Hérault, Pays de l’Etang de l’Or, Pays de Lunel, …

 

Le Festival de la Tomate est le type de manifestation plus que jamais nécessaire pour se rappeler que des hommes, fiers de leur métier, entendent vivre de leur travail sans subir des logiques d’optimisation du profit et de rendement financier à court terme.

 

Une exploitation agricole doit être durable :

-     sur le plan social, avec la possibilité pour le paysan de prendre du repos, de se réaliser humainement, de ne pas se tuer à la tâche, de pouvoir éviter l’utilisation de pesticides néfastes pour leurs applicateurs, de pouvoir tisser des relations de confiance avec ses fournisseurs et ses clients, de fournir des aliments de qualité,

-     sur le plan environnemental, avec le maintien de la biodiversité, le respect du sol et des ressources en eau,

-     sur le plan économique, avec la constitution d’exploitations « reprenables » financièrement au moment d’une succession, avec des échanges équilibrés entre paysans et consommateurs.

 

Cette action de sensibilisation des citadins, le Festival de la Tomate entend continuer à la mener : c’est juste la forme de l’événement qui pourrait être modifiée pour améliorer la qualité de l’accueil du public, des expositions et des animations. 

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Denis Degand, artisan boulanger,

habitué aussi du Marché hebdomadaire de Clapiers

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Yves Martinot, Créateur du Festival de la Tomate

et Fondateur de l'Assocaition des Marchés Paysans de l'Hérault

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Fabienne Edelmann, bénévole de l'Association des Marchés paysans de l'Hérault

collectant les dons des exposants pour constituer les lots de la tombola

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Le stand des paysans Clapiérois installés au Domaine de Vivier

au sein de la couveuse régionale agricole par la Coopérative d'activités Terracoopa

 

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Un des espaces de repos et de détente du Festival de la Tomate

à l'ombre des arbres centenaires du Parc municipal Claude Leenhardt

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L'équipe de bénévoles de l'Association des Marchés paysans de l'Hérault

et Yoan Maurici, cheville ouvrière de la manifestation à la Mairie de Clapiers

 

Crédit photographique : Michel Chastaing

13/10/2013

Comment réduire la pollution de l’air à Montpellier ?

La pollution atmosphérique à Montpellier est certes limitée par rapport à d’autres métropoles françaises mais les concentrations en matières particulaires (PM), en dioxyde d’azote NO2 et en ozone O3 sont tout de même trop importantes sur l’aire urbaine montpelliéraine et encore plus sur la ville centre.

Les connaissances scientifiques acquises récemment au niveau mondial imputent clairement à ces polluants des effets néfastes sur la santé humaine, même à des concentrations inférieures aux normes applicables à ce jour :

- pour les PM10 et PM2,5, maladies cardiorespiratoires, notamment la bronchite chronique, athérosclérose, cancer pulmonaire, du fait des particules elles-mêmes mais aussi du SO2, des HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) et des métaux lourds qu’elles fixent,

- pour le NO2, symptômes respiratoires,

- pour l’ozone, augmentation de la mortalité respiratoire, impact sur le développement cognitif, naissances avant terme.

 

La réduction de la durée de vie humaine imputable aux particules fines (PM2,5), principalement issues des moteurs diesel, est notamment chiffrée à 8,6 mois dans l’Union Européenne.

 

Une évaluation de l'impact local de la pollution atmosphérique a déjà été réalisée sur les communes de Castelnau le Lez, Clapiers, Le Crès, Grabels, Jacou, Juvignac, Montferrier sur Lez, Montpellier, Saint-Clément de Rivière, Saint Jean de Védas, Vendargues, soit environ 288.000 habitants.

 

Cette étude (période 1999 et 2000 pour la mortalité et 1999 à 2002 pour les admissions hospitalières) conclut à la responsabilité de la pollution atmosphérique dans 34 décès anticipés et dans 79 hospitalisations pour motif cardiovasculaire, 15 pour motif cardiaque, 9 pour motif respiratoire chez les plus de 65 ans et 4 chez les 15-64 ans.

 

De son côté, au vu des premières preuves scientifiques de la nocivité des polluants atmosphériques, l'Union Européenne s’apprête à réviser d’ici 2015 sa politique de qualité de l’air et à durcir ses normes qui jusqu’à présent étaient au mieux égales à celles de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), édictées en 2005 et valables pour tous les pays du Monde.

 

On s’achemine donc vers :

- une réduction de la valeur limite pour les PM2,5 pour l’instant 2 fois supérieure à celle recommandée par les lignes directrices de l’OMS et pourtant dépassée pour 80 % des Européens,

- un durcissement de la réglementation relative au NO2,

- la fixation de concentrations moyennes maximales d’ozone à long terme.

 

Particules en suspension

 

Elles proviennent des installations de chauffage, des combustions industrielles, de l’incinération et du transport automobile.

 

Au-delà des effets néfastes sur la santé humaine, elles perturbent la photosynthèse par dépôt sur les végétaux et salissent le bâti.

 

En milieu urbain à Montpellier, les PM2,5 s’inscrivent en moyenne annuelle dans une fourchette de 13 à 16 μg/m3 (10 d’objectif de qualité actuellement pour l’OMS) et les PM10 dans une fourchette de 21 à 25 μg/m3 (20 d’objectif de qualité actuellement pour l’OMS), sur les années 2000 à 2003.

 

La réglementation franco-européenne, en l’absence de preuves scientifiques, « couvrait » donc l’existant : avec des objectifs de qualité respectivement égaux à 20 et 30 pour les PM2,5 et les PM10, l’air dans Montpellier pouvait être jugé de qualité satisfaisante.

 

Ce ne sera plus du tout le cas en 2015 où les concentrations en particules devront baisser à Montpellier de 20 à 30 % (si l’Europe s’aligne en 2015 sur les choix de l’OMS datant de 2005 où aucune toxicité n’avait encore été démontrée), voire être divisées par un facteur 2 ou 3 si l’Union Européenne décidait de niveaux de pollution de l’air moitié de ceux de l’OMS.

 

Dioxyde d'azote

 

La valeur guide actuelle de l'OMS (idem en Europe) est de 40 μg/m3 (en moyenne annuelle) : elle est fixée pour protéger le public des effets du NO2 gazeux sur la santé.

 

A Montpellier, les stations dites trafic, enregistrent bon an, mal an, des moyennes annuelles comprises dans la fourchette 60 à 80 μg/m3.

 

A des concentrations dépassant 200 μg/m3, en moyenne horaire, sur de courtes durées, le NO2 est un gaz toxique entraînant une inflammation importante des voies respiratoires.

 

Entre 1993 et 2003 inclus, ce seuil a été dépassé à la station Chaptal en moyenne 83 heures dans l'année (fourchette très ouverte allant de 1 heure en 2002 à 245 heures en 1999).

 

C'est aussi le principal agent responsable de la formation :

- des aérosols de nitrates qui représentent une proportion importante des PM2.5

- de l'ozone, en présence de rayons ultraviolets (les Composés Organiques Volatils, autres polluants primaires agissent de concert avec le NO2).

 

Les émissions anthropiques de NO2 proviennent principalement de la combustion (chauffage, production d'électricité en centrale thermique, moteurs des véhicules automobiles et des bateaux).

 

Ozone

 

Ses précurseurs sont émis en ville.

 

Après la réaction photochimique le synthétisant, le nuage d'ozone gagne les zones rurales où sa teneur culmine en France à un niveau de l'ordre de 60 à 70 µg/m3 (en moyenne annuelle).

 

En ville, les polluants primaires consomment dans un premier temps l'ozone et sa concentration s'établit seulement dans une fourchette de 40 à 60 µg/m3.

 

Mais l'été, les pics d'ozone sont forts, surtout dans les régions ensoleillées comme celle de Montpellier.

 

Des concentrations bien supérieures au seuil de protection de la santé de 120 µg/m3 (en moyenne sur 8 heures) imposé par la directive européenne 2008/50/CE (objectif de qualité pour la protection de la vie humaine) sont constatées au Nord et au Sud de Montpellier entre 60 et 120 jours par an !

 

Et entre 50 à 100 jours dans des quartiers de la ville tout de même.

 

Lors de l'été 2003, 27 jours ont même dépassé 180 µg/m3.

 

L'OMS a réduit la concentration limite recommandée à 100 µg/m3 (en moyenne sur 8 heures), contre 120 µg/m3 auparavant sur la base des liens concluants établis récemment entre la mortalité quotidienne et des concentrations en ozone même inférieures à 120 µg/m3.

 

3 seuils d'alerte sont fixés en France, à respectivement 240, 300 et 360 µg/m3 (dépassement pendant 3 heures consécutives en moyenne horaire).

 

En août 2011, le premier seuil a été atteint dans le Gard où le Préfet avait réduit les vitesses autorisées sur routes et autoroutes.

 

Responsable de ces épisodes de pollution photochimique préjudiciables pour la santé, l'ozone est aussi accessoirement le troisième gaz à effet de serre après le gaz carbonique CO2 et le méthane CH4.

 

Quelles pourraient être les mesures à prendre sur Montpellier et ses alentours ?

 

Peut-être la fermeture à terme de l’usine d’incinération de Lunel-Viel, une fois l’investissement industriel amorti.

 

La résorption progressive du chauffage individuel ou collectif au fioul.

 

Forcément aussi des mesures de réduction de la circulation automobile.

 

En effet, particules en suspension, dioxyde d'azote et ozone (polluant photochimique secondaire principalement tributaire du dégagement de dioxyde d'azote) sont essentiellement produits par les moteurs des véhicules fonctionnant à l'essence ou au gazole.

 

La Communauté d’Agglomération de Montpellier a déjà pris le taureau par les cornes avec sa politique ambitieuse de transport en commun reposant sur 5 lignes de Tramway à l’horizon 2017.

 

L'intermodalité se développe aussi avec les parkings à voitures et les parcs à vélos équipant les lignes de Tramway tout comme avec le renforcement, futur mais programmé, de l'offre en Transport Express Régional (TER).

 

Le réseau de déplacement doux reste en revanche largement à parfaire : pistes cyclables et piétonnes.

 

Des systèmes de transport en commun de plus petite capacité doivent-ils seulement rester au stade du bus voire du minibus pour le transport à la demande ?

 

Quid du développement du covoiturage ?

 

Sans doute aussi une meilleure organisation des livraisons et du transport de marchandises en ville est possible : c’est un sujet vraisemblablement d’avenir.

 

Faut-il un service public de la livraison à domicile, suite à des commandes via Internet ?

 

Sachant qu’une circulation fluide est moins polluante, l’optimisation des flux est un enjeu fort : la limitation de vitesse à 110 km/h, voire 90 km/h, sur l’autoroute, la régulation sur certains feux tricolores sont déjà des avancées probantes.

 

Le lissage des pointes de circulation passe aussi vraisemblablement par des aménagements dans les horaires de travail et donc des accords avec les employeurs : administrations et privés.

 

Toutefois, la réduction de la circulation automobile est tributaire d’une évolution des mentalités.

 

Tout un chacun doit réfléchir sur l’impact collectif de ses propres pratiques :

- rentrer chez soi pour manger entre midi et deux,

- amener sa progéniture à l’école ou à une activité, avec souvent 2 aller-retour à la clef,

- fréquenter des centres commerciaux ultrapériphériques par rapport à son logement,

- habiter loin de son travail ou des services, etc.

 

L’avenir peut nous réserver de mauvaises surprises avec des limitations autoritaires de circulation, rendues obligatoires pour préserver notre santé.

 

Qui sera l’autorité régulatrice dans les années à venir ?

 

Toujours l’Etat au travers du Préfet ?

 

Voilà un pouvoir de police bien peu populaire !

 

Le Préfet a déjà la possibilité de prendre des mesures de préservation d’urgence en cas de dépassement des niveaux d’alerte du dioxyde d’azote et de l’ozone :

- diminution de 20 km/h de la vitesse de circulation autorisée sur tous les axes réglementés habituellement à 90, 110 ou 130 km/h et même réduction de 30 km/h lorsque le deuxième ou le troisième niveau d’alerte pour l’ozone est atteint,

- circulation alternée ouverte seulement à la moitié des véhicules possédant la pastille verte, excepté pour les véhicules propres autorisés à se déplacer.

Il existe aussi d’autres mesures d’urgence dites complémentaires :

 - interdiction de la circulation dans les agglomérations des véhicules de plus de 7,5 tonnes du moment qu’il existe un itinéraire de contournement,

 - fermeture de certaines voies à la circulation,

- interdiction de l’utilisation des engins de chantier et des engins mobiles non routiers,

- interdiction des manifestations publiques de sport mécanique,

- interdiction des outils d’entretien extérieur non électriques et de produits à base de solvants.

Nous pouvons tout de même être « sauvés » par l'avènement de la voiture électrique (La Poste s'y met déjà de façon très volontariste).

 

La montée en puissance du chauffe-eau solaire comme de l'isolation du bâti ancien soulageraient les sacrifices à venir sur l'automobile.

 

Bref, la balle est surtout dans le camp des particuliers, au niveau du comportement journalier et au niveau du choix dans les investissements domestiques.

 

Le Plan de Protection de l'Atmosphère de l'agglomération de Montpellier prévoit de ce fait des mesures :

- d'information du public sur la qualité de l'air (résultats et synthèses des mesures sur le site Internet de l'association AIR LR),

- d'éducation de la population.

 

Bien sûr le public scolaire est visé mais aussi les adultes avec des sensibilisations concernant :

- l'utilisation des solvants,

- la limitation de l'usage des pesticides,

- la réduction des consommations énergétiques dans le résidentiel,

- les performances, les coûts et l'impact sur la santé des différents modes de transport,

- les modes doux de déplacement.

 

Concernant les pollens allergisants, le PPA ne propose aucune interdiction à la vente de certains végétaux ni leur suppression progressive dans les parcs, jardins, haies et alignements.

 

En revanche, des actions de sensibilisation des acteurs sont proposées.

 

Globalement, le Plan de Protection de l'Atmosphère de Montpellier penche plutôt pour une action sur les niveaux moyens de pollution de fond (baisse de 25 %) plutôt que sur un scénario visant à supprimer les pics de pollution.

 

En effet, les gains sanitaires sont plus élevés dans le premier cas de figures : 40 décès annuels évités (40 % de gain) contre 20 seulement avec la deuxième option (10 % de gain).

 

Le PPA va dans le sens de l’amélioration de la qualité de la vie en Languedoc-Roussillon qui a tout intérêt à cultiver ce point fort comme un avantage compétitif.

06/05/2013

Montpellier en panne de logements sociaux ?

La crise du logement n’est pas vraiment nouvelle en France mais elle pénalise toujours de nombreux ménages.

1,7 millions d’entre eux sont mal logés et en attente d’un logement social.

Le renchérissement du foncier, le prix trop élevé de l’ancien comme des loyers pèse sur le budget des ménages, les transactions immobilières et la construction.

Depuis 1945, le problème est le même : il n’y a pas globalement pénurie de logements mais inadéquation entre la demande des ménages et la qualité ou la localisation des logements.

De nombreux logements sont ainsi vacants :

-         à la campagne, désertée depuis l’exode rural et le vieillissement qui s’en est suivi,

-         dans certaines régions, notamment de l’Est et du Nord, frappées par la désindustrialisation,

-         du fait du développement des résidences secondaires (phénomène qui touche même depuis peu, de façon certes marginale, Montpellier et sa périphérie),

-         en raison de leur insalubrité dans les centres anciens des villes,

-         à cause de la répugnance de certains propriétaires à prendre le risque de louer.

Le nombre de logements vacants mobilisables en France est estimé entre un et deux millions.

Pour inciter les propriétaires à leur bien, la loi Duflot a prévu une extension du dispositif « Solibail ». Il permet à des mal logés de bénéficier d’un logement à prix réduit.

Il offre aussi au propriétaire de nombreuses garanties : paiement du loyer et des charges locatives au prix du marché garanti, même en période de vide locatif, entretien du logement, remise en état, travaux gratuits, contribution en cas de rénovation, déduction des revenus fonciers de 30 à 70 %.

La Loi Duflot prévoit aussi un renforcement de la coercition :

- la réquisition par le représentant de l’Etat des logements en situation de vacance depuis 1 an et non plus 2 ans,

- le relèvement de la taxe sur les logements vacants : 12,5 % au lieu de 10 % la première année d’imposition, 15 % au lieu de 12,5 % la seconde, 20 % au lieu de 15 % à compter de la troisième.

Même si les logements vacants sont quasiment aussi nombreux en France que le besoin en logements sociaux, ils ne sont toutefois pas la cause du déficit de logements dans les grandes villes, leurs périphéries et les autres zones à forte croissance démographique.

C’est l’exemple type de Montpellier où de nombreux logements sociaux doivent être construits.

L’objectif du nouveau Gouvernement est d’atteindre 110.000 logements sociaux neufs par an d’ici 2016.

Au contact permanent de la population, la Communauté d’Agglomération de Montpellier (CAM) a pris à bras le corps la politique de l’habitat social.

Georges Frêche y était très attaché ainsi que son nouveau Président, Jean-Pierre Moure.

Depuis 2009, la CAM s’est vue déléguer par l’Etat la compétence de l’attribution des aides publiques à la construction des logements sociaux (idem d’ailleurs, depuis 2012, par l’ANAH pour les aides à la rénovation des logements privés).

Le Plan Local de l’Habitat (PLH) de la Communauté d’Agglomération de Montpellier vise sur la période 2013 à 2018, la production annuelle de 1.500 logements locatifs sociaux, répartie en :

-         450 « Prêts locatifs aidés d’intégration », dits PLAI, pour les publics les plus nécessiteux (répartition à 70 % pour le logement familial et à 30 % pour les places d’hébergement en structures collectives du type foyer de jeunes travailleurs ou maison-relais / pension de famille),

-         800 « Prêts locatifs à usage social », dits PLUS,

-         250 « Prêts locatifs sociaux ordinaires », hors étudiants et foyers, dits PLS ordinaires.

L’objectif fixé par le PLH a été atteint en 2012 puisque 1.534 logements sociaux ont été financés.

Types de financement

Objectifs 2012

Réalisé 2012

Objectifs 2013

PLAI

380

423

440

PLUS

730

1.072

730

PLS ordinaire

75

39

230

Totaux

1.185

1.534

1.400

 

La Communauté d’Agglomération de Montpellier recevra en 2013, 3.286.000 € de l’Etat, 1.652.000 € du « 1 % logement » et complètera ce budget par 3.000.000 € sur ses fonds propres.

Les nombres de logements précédents s’entendent hors résidences pour étudiants et hébergements de personnes âgées ou handicapées.

L’Etat prévoit ainsi en outre le financement, via la CAM, la réalisation de :

-         175 logements financés en « Prêt social location-accession », dits PSLA,

-         310 PLS « spécifiques » pour la création de résidences étudiantes et de places en établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD).

Le logement social bénéficiera globalement sur l’agglomération de Montpellier, en 2013, de presque 8 millions d’euros, soit en moyenne par logement ou place d’hébergement, au nombre de 1.885, une aide de 4.200 € (sachant que pour le PLAI, le dispositif le plus social, l’aide sera voisine de 10.000 €).

La crise immobilière ne touche donc pas localement la construction de logements sociaux, ce qui démontre l’intérêt du volontarisme politique.

Le problème demeurera toutefois le manque de logements sociaux en périphérie de Montpellier : en effet, si la Ville de Montpellier comptait, au 1er janvier 2011, 26,68 % de logements sociaux ramenés au nombre de résidences principales, seules les communes de Jacou (12,60 %), de Villeneuve lès Maguelone (10,59 %) et de Clapiers (10,06 %) dépassaient le seuil des 10 % dans le reste de l’Agglomération.

Le retard est encore plus fort dans la Communauté d’Agglomération du Pays de l’Or ou encore dans la Communauté de Communes du Grand Pic Saint-Loup, y compris dans les villes qui en font partie.

L’effort en terme de logements sociaux doit gagner obligatoirement toutes les communes : c’est la condition sine qua non pour mieux loger nos concitoyens.

C’est ce que nous examinerons lors de la prochaine note de « Montpellier Villages » qui s’intitulera : « Logement social : qui en a peur ? ».

 

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"Les Colombes" à Clapiers

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"Les Tourterelles" à Clapiers

Crédit photographique : Michel Chastaing

22/03/2013

Honneur à Jonathan Ligali, un champion de Foot clapiérois

De nombreux enfants et adolescents rêvent de devenir champions de foot.

Jonathan Ligali, jeune Clapiérois de 21 ans, leur montre l’exemple.

Né à Montpellier le 28 mai 1991, Jonathan est d’origine béninoise.

Toute sa famille habite Clapiers.

C’est un joueur athlétique avec ses 1,83 m et ses 82 kg.

Il a commencé à jouer à l’âge de 7 ans au Sporting Club de Jacou avant de signer au Montpellier Hérault Sport Club en juillet 2003, où il rejoint le centre de formation de Grammont.

Jonathan Ligali occupe la place de gardien de but.

Il a été sélectionné en équipe de France 16 fois au total :

- 1 fois en U16,

- 2 fois en U18,

- 4 fois en U19,

- 9 fois en U20 (moins de 20 ans), dont 7 fois en Coupe du Monde, en l’occurrence en Colombie pour l’édition 2011 (matchs joués contre le pays hôte, l’Equateur, le Mali, le Mexique, le Nigéria, le Portugal et la République de Corée / France battue 3 -1 pour la troisième place par le Mexique).

Dès la saison 2008-2009, Jonathan est le gardien de but de l’équipe montpelliéraine réserve, évoluant en CFA 2.

Cette même saison, il devient Champion de France en emportant avec les juniors du club la Coupe Gambardella (victoire 2 – 0 face à Nantes, avec notamment Younès Belhanda, Rémy Cabella, Abdelhamid El Kaoutari et Benjamin Stambouli).

Après avoir franchi avec succès toutes ces années d’apprentissage, Jonathan Ligali devient professionnel en 2011, avec un contrat de 3 ans au MHSC.

Mais il lui a fallu être patient avant que la Ligue 1 lui ouvre les bras.

C’est arrivé ce 1er décembre 2012 avec son premier match à Lyon, où il s’est permis une magnifique intervention, évitant à Montpellier d’encaisser un second but.

Et comme si un bonheur n’arrivait jamais seul, Jonathan a été aligné, 3 jours plus tard, par l’entraîneur de Montpellier, René Girard, à domicile, en Ligue de Champions, face au FC Shalke 04.

Un baptême du feu dense avant la trêve de Noël !

Comment Jonathan en est-il arrivé là ?

C’est la Coupe du Monde 1998 qui a été le déclencleur et l’a attiré vers le Foot.

Les Français en haut de l’Olympe : cette fabuleuse épopée humaine lui a donné envie de fouler une pelouse.

Au débat, le Football n’a été qu’un amusement et l’objectif de réussite n’est venu qu’après sa détection comme jeune talentueux, à fort potentiel, à l’âge de 12 ans, par le Club de Montpellier.

Jonathan, s’il en a eu le rêve assez précocement, ne pensait pas toutefois au départ devenir joueur professionnel.

Il s’est forgé un solide caractère grâce à ce sport d’équipe : le mental progresse avec les échecs, l’important étant pour lui de toujours trouver les ressources pour rebondir.

Bien entouré par sa famille, d’origine béninoise (un bel exemple de pays africain, francophone, démocratique et stable politiquement où le Football est très présent), il apprécie dans le sport les valeurs fortes de la vie que sont le respect, le travail, la discipline vis-à-vis de soi-même et des autres, la détermination et la solidarité.

S’il a choisi le poste de gardien de but, c’est par hasard d’abord et ensuite par goût.

Si le dernier défenseur court peu en match, c’est en revanche lui qui subit, jour après jour, l’entraînement le plus intense, le plus dur.

Par rapport aux joueurs de champ qui ont droit à de petites erreurs, le gardien de but assume une lourde responsabilité : il doit rester complètement concentré et être très fort mentalement.

Comme tous les sportifs de ce niveau, il a ressenti la présence, la sollicitation, la pression des médias dès son irruption en Ligue 1 et en Ligue des Champions.

Jonathan sait garder la tête sur les épaules et anticipe déjà sa reconversion – dès l’approche de 30 ans en général – en préparant ses brevets d’éducateurs, ce qui lui permettrait de rester dans le milieu du Foot.

Il est bien intégré dans un groupe qui a la réputation à Montpellier d’être très solidaire.

Les joueurs partageant les même objectifs, de longues heures ensemble sur les terrains, de longs moments communs en déplacements, ce qui resserrent les liens, joueurs vedettes et jeunes joueurs cohabitent sans clivage aucun.

Jonathan Ligali vit ainsi une expérience riche qui demande une grande rigueur de vie mais qui va aussi marquer son existence, en faisant de lui un bel exemple de réussite pour la jeunesse.

jonathan ligali,clapiers,clapiérois,jacou,football,mhsc,montpellier la paillade,gardien de but,sport,championPhoto : Site UEFA

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Photo : France Football

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Photo : France Football

28/02/2013

Clapiers se chauffe au bois

Une chaufferie-bois vient d’être mise en service sur la commune de Clapiers.

Alimentée en granulés, elle est destinée à chauffer le site du Calvaire de l’Ecole élémentaire Victor Hugo.

Ce bâtiment scolaire accueille environ 250 enfants et une dizaine d'adultes constituant l'équipe pédagogique.

Quel a été le cheminement intellectuel conduisant à la mise en place de cet équipement ?

Tout d’abord, la disponibilité énergétique est un enjeu national d’avenir, en termes de maintien de notre niveau d’activité, de productivité, de liberté de déplacement, de niveau de vie et de confort.

La dépendance énergétique française vis-à-vis de l’étranger et la flambée inexorable des prix du fait de la raréfaction des énergies fossiles conduisent tout droit à des tensions géopolitiques, à des risques de pénuries et à la précarité énergétique (par définition, pour un ménage, plus de 15 % du revenu consacré à l’énergie).

La lutte contre le réchauffement climatique relève en outre de la responsabilité et de la mobilisation de tout un chacun.

Les élus, comme leaders d’opinion, et les collectivités territoriales, comme promoteurs d’exemples, ont un rôle de précurseurs à jouer.

En matière de transition énergétique, l’équation à résoudre est la suivante :

  • plus de sobriété = baisse des consommations et des gaspillages (choix du transport en commun, isolation du bâti, meilleure gestion des bâtiments, etc.),

  • plus d’efficacité = amélioration du rendement des machines thermiques (moteurs « à explosion », machines frigorifiques, chaudières, etc.),

  • production d’énergies renouvelables.

Quand on est humaniste, il est difficile en effet d’imaginer nos contemporains épuisant des ressources indispensables aux générations futures.

Nous avons donc plusieurs impératifs :

  • gagner notre indépendance vis-à-vis du charbon, du pétrole, du gaz naturel, forts émetteurs de gaz à effet de serre (décarbonisation nécessaire de l’économie) et générateurs de déficit commercial,

  • nous désengager progressivement du nucléaire, compte tenu des risques liés aux émissions accidentelles de radioactivité et de gestion sur le très long terme des déchets radioactifs,

  • réserver l’électricité à ses usages spécifiques (éclairage, ventilation, fonctionnement des moteurs, communication, informatique et audiovisuel) en évitant de la transformer en chaleur (énergie dégradée facile à produire ou à capter localement),

  • produire de façon décentralisée des énergies renouvelables pour stimuler l’innovation, les emplois non délocalisables et exploiter nos propres avantages concurrentiels (biomasse agricole en zone de grandes cultures, hydrolien en Bretagne, vent et soleil sur la côte méditerranéenne, etc.),

  • réduire la facture énergétique pour plus de compétitivité.

Source d'énergie

Prix du kWh en centimes d'euros

Electricité

12,5

Propane

12

Fioul

9,5

Gaz naturel

6,5

Granulé bois en vrac

5

Bois bûche

3

Plaquettes forestières

3

Broyat de bois propre usager

1

Source : Association des communes forestières de l’Hérault

Concernant le chauffage des logements comme des équipements tertiaires (commerces, bureaux, établissements scolaires, …), le bois offre une opportunité moderne et séduisante.

Car, pour une collectivité territoriale souhaitant respecter les engagements du Grenelle de l’environnement, le choix du bois-énergie apporte la solution la plus complète et la plus cohérente.

En effet, le bois est un combustible renouvelable.

Il provient d’arbres d’un certain âge (nettoyage après coupe de bois d’industrie ou éclaircie de résineux essentiellement) qui cèdent la place à de jeunes pousses vigoureuses captant davantage de gaz carbonique (principal gaz à effet de serre) que leurs prédécesseurs.

Le gaz carbonique libéré par combustion est ainsi rapidement capté par la végétation (« cycle court du carbone ») et non stocké définitivement dans l’atmosphère comme avec les énergies fossiles.

En outre, le prix d’approvisionnement du bois-énergie est faible, peu spéculatif et stable.

Enfin, sa production stimule l’emploi et les métiers locaux (ingénierie et production pour les chaudières, bûcheronnage, débardage, transformation, livraison).

Les massifs forestiers du Somail et de l’Espinouse dans l’Hérault, des Cévennes dans le Gard, les pins sylvestres de Lozère et même les pins d’Alep du Nord de Montpellier, exploités dans le cadre de sylvicultures respectueuses de l’environnement sont particulièrement bien adaptés, en Languedoc-Roussillon, à fournir les chaufferies-bois tertiaires et résidentielles.

Il y a lieu de privilégier la ressource issue de forêts faisant l'objet d'une gestion durable ce qui est le cas des forêts domaniales et communales gérées par l'Office National des Forêts, pour la plupart déjà labellisées PEFC (la création du Programme Européen des Forêts Certifiées date de juillet 1998).

Une étude commanditée par le Conseil Régional Languedoc-Roussillon a démontré que le bois local facilement mobilisable, sans nouveaux travaux d'infrastructures routières, sans concurrencer les filières d'approvisionnement des industries papetières, suffiraient à chauffer tous les logements du Languedoc-Roussillon, une fois ces derniers mis aux normes de la réglementation thermique 2012.

Une étude commanditée par l'ADEME (rapport national intitulé « Evaluation des emplois dans la filière biocombustible » finalisé en avril 2007) précise que si la filière des bio combustibles représentait 60.000 emplois en 2006 (dont 40 % informels), il peut être projeté pour 2015, 85.000 emplois (dont 34 % informels).

Bien entendu, le bois-énergie n'est vertueux que si la ressource mobilisée est à proximité et n'entraîne pas des déforestations dans des pays pauvres ou des transports inconsidérés.

A Clapiers, le site du Calvaire de l'Ecole Victor Hugo (1.200 m² de surface et 3.000 m3 de volume) était chauffé jusqu'à présent grâce à des convecteurs électriques.

Un choix politique a permis de s'inscrire dans la modernité en choisissant délibérément comme combustible le bois.

Dans un premier temps, les études préalables mettaient en avant à Clapiers l'utilisation des plaquettes forestières (3,8 kWh/kg d'apport énergétique à 25 % d'humidité / densité de 0,25).

Le rapport de l'ADEME chiffrait à 150.000 tonnes leur utilisation en 2006 et prédisait une explosion de leur usage à 6.000.000 tonnes en 2015 (soit 1.300.000 tep ou tonnes équivalent pétrole).

Le recours au bois-bûche (3,5 kWh/kg d'apport énergétique avec des bûches sèches / densité de 0,75) était à écarter localement d'office car l'approvisionnement des chaudières ne peut pas être automatisé, ce qui est rédhibitoire en collectivité.

C'est en fait un approvisionnement local de granulés de bois qui a été choisi (5,0 kWh/kg d'apport énergétique à 8 % d'humidité / densité de 0,7 en vrac, sachant qu'un granulé seul coule dans l'eau puisque sa densité vaut approximativement 1,2).

Le granulé (ou pellet) est fabriqué à partir de résidus de scierie (sciure et copeaux) et même de petits bois ronds issus d'essences résineuses.

Sa fabrication (compression sans additif) nécessite entre 1,3 et 2,7 % de l'énergie qu'il contient (« énergie grise »).

L'étude de l'ADEME évoquée plus haut chiffrait à 150.000 tonnes sa production en France en 2006 (pour une consommation nationale de 200.000 tonnes soit un ratio d'autosuffisance de l'ordre de 75 %) et prédisait le triplement de cette dernière d'ici 2015 à 450.000 tonnes (soit 240.000 tep), avec un équilibre entre l'offre et la demande, c'est-à-dire corrélativement l'arrêt des importations.

Globalement, la filière bio combustible représentait 60.000 emplois (dont 40 % d'emplois informels) et devrait atteindre 85.000 emplois en 2015 (dont plus que 34 % informels).

Pourquoi cet arbitrage à Clapiers au profit du granulé bois et au détriment de la plaquette forestière ?

Parce que la deuxième solution génère un volume de stockage plus volumineux et donc la construction d'ouvrages de génie civil plus importants, avec une emprise au sol plus forte.

L'investissement est aussi globalement plus lourd avec la plaquette forestière.

En outre, les chaudières les brûlant sont plus sophistiquées et plutôt réservées à de forts besoins de chauffe : elles doivent tourner à puissance nominale (souplesse de charge faible) ce qui oblige à doubler avec une chaudière au gaz naturel (ou au fioul en milieu rural) pour fournir l'énergie en début comme en fin de période de chauffe, en substitution, ou encore au moment de la pointe de froid hivernale, en complément.

Les chaudières à granulés existent en petite puissance (exemple des équipements de particuliers qui s'approvisionnent souvent en sacs de 15 kg) ce qui permet de s'équiper de 2 chaudières au lieu d'une pour avoir, en cas de panne, un secours dans l'attente de la réparation.

Le point fort de la plaquette forestière est cependant l'emploi puisque 6,4 ETP (équivalents temps plein) sont générés pour une énergie de 1 ktep (contre seulement 1 ETP pour le granulé bois).

Si le granulé bois est plus coûteux à l'achat (0,05 €/kWh au lieu de 0,03 €/kWh pour la plaquette forestière), la mise aux normes thermiques préalable du bâtiment chauffé abaisse tellement la consommation (de – 60 % à – 90 % suivant les cas) que les enjeux financiers s'en trouvent fortement relativisés, au regard du renchérissement de l'amortissement de l'investissement.

Parce que c'est un combustible plus dense (700 kg la tonne contre 250 pour la plaquette forestière), moins humide (8 % d'eau contre 25 %), donc plus énergétique (moins d'énergie à consacrer à l'évaporation de la vapeur d'eau) – 5,0 kWh au kg contre 3,8 – le granulé bois est d'utilisation avantageuse.

En fait, on dit souvent que le granulé bois est un « concentré d'énergie » puisqu'il apporte, pour une même masse, 30 % de plus d'énergie que la plaquette forestière (même si bien sûr le fioul domestique en apporterait 2,3 fois plus, à masse égale, mais à quel prix social, économique et écologique ?).

A Clapiers, l'approvisionnement des deux chaudières d'une puissance nominale unitaire de 50 kW se fait par aspiration (soufflerie), système plus silencieux qu'un transport du combustible par vis sans fin.

Le granulé est stocké dans un bâtiment à part de celui abritant les chaudières afin d'éviter toute propagation de flamme.

Le silo, en textile synthétique, est suspendu à un cadre, sans contact avec le sol, pour isoler au maximum de l'humidité.

Les deux édifices sont bardés de bois, en l'occurrence du Douglas (Red Cedar).

L'eau chaude alimente un réseau de chauffage central dont le site du Calvaire de l'école élémentaire Victor Hugo a dû être préalablement doté.

Comme le taux de cendres des granulés est très faible (strictement inférieur à 0,5 %), une seule visite mensuelle est nécessaire pour vider le cendrier, à l'occasion de laquelle est contrôlée la bonne marche de l'installation, au demeurant totalement automatisée.

La production d’énergie renouvelable doit être précédée par une réduction des consommations : c’est ce qui a guidé la rénovation au standard Bâtiment Basse Consommation du site du Calvaire de l'Ecole élémentaire Victor Hugo.

110.000 kWh peuvent ainsi être économisés tous les ans.

De ce fait, 40.000 kWh, soit 8 tonnes de granulés bois, devraient suffire annuellement.

Le coût de l’approvisionnement énergétique devrait être réduit de 13.000 € (dont 3.000 € liés au passage de l’électricité aux granulés de bois).

Globalement, la lutte contre le gaspillage énergétique constitue, pour les collectivités territoriales, un investissement productif qui :

  • maintient ou crée de l'emploi local,

  • les protège du risque spéculatif lié aux fluctuations – en général à la hausse – des énergies fossiles et même de l'électricité,

  • préserve leur capacité d'autofinancement et donc leur aptitude à investir dans d'autres domaines,

  • réduit ou modère leurs dépenses de fonctionnement.

D’autre part, vis-à-vis de la réduction des émissions de gaz à effet de serre, il est préférable d’éviter de chauffer à l’électricité et de choisir le bois.

Pour s’en convaincre, il suffit de prendre connaissance du « contenu CO2 du kWh consommé par usage d’après les indications simplifiées de l’ADEME et d’EDF » datant de 2003 et s’établissant à 180 g CO2 équivalent/kWh pour le chauffage électrique - alors qu’il n’est que de 90 tous usages de l’électricité confondus - et de seulement 13 pour le combustible bois.

En outre, le prix de l’électricité, longtemps constant, augmente maintenant sur un rythme annuel de 2 à 3 % alors que le prix du bois – sauf accident climatique – est remarquablement stable.

Le bois énergie permet aussi de tendre vers les 23 % d’énergies renouvelables à produire.

Or, les collectivités territoriales, à part pour les piscines et certains vestiaires (douches), ont peu de besoins en terme d’eau chaude, d’où l’intérêt limité du chauffe-eau solaire.

Quant au photovoltaïque, il faut non seulement avoir des toits bien orientés et cumulant une grande surface mais aussi être capable de mobiliser beaucoup de capitaux (autofinancement ou emprunt).

Il en est de même pour l’éolien, sans compter bien entendu l’épineux problème de l’implantation.

Tandis que le bois, énergie renouvelable largement sous-exploitée, est facilement mobilisable, offre un bilan carbone extrêmement favorable et constitue un gisement d’économies financières très attrayant.

 

Chaufferie-bois du site du Calvaire

de l'école élémentaire Victor Hugo

(commune de Clapiers / Hérault)

 

Descriptif technique

Maître d'ouvrage : Commune de Clapiers

Type de bâtiment chauffé : Ecole élémentaire

Surface chauffée : 1.200 m²

Puissance des chaudières : 2 x 50 kW

Chaudières d'appoint ou de secours : Néant

 

Approvisionnement

Type de combustible : granulés de bois

Besoin annuel en bois : 8 tonnes

Pouvoir calorifique inférieur du combustible bois : 5.000 kWh/tonne

Volume du silo de stockage : 10 m3

 

Données économiques

Coût d'investissement global :

120.000 € TTC pour la chaufferie (étude de sol, architecte, contrôle technique, génie civil, chaudières, régulation, silo, raccordements)

Pour mémoire : 120.000 € TTC pour la création du chauffage central

Montant des aides financières pour la chaufferie :

78.000 € (10 % ADEME, 10 % Région Languedoc-Roussillon, 30 % Etat, 50 % Département de l'Hérault)

Récupération de TVA pour la chaufferie : 18.000 €

Economies de fonctionnement annuelles estimées (combustible bois en substitution à l'électricité, après réduction de 80 % de la consommation énergétique à imputer sur la rénovation Bâtiment Basse Consommation de l'école, préalable à l'installation de la chaudière générant une économie supplémentaire de 13.000 € par an) : 3.000 €

Temps de retour de l'investissement : 8 ans

 

Données environnementales

Tonnes équivalent pétrole d'énergie économisées (1.000 kWh = 0,086 tep) grâce à la rénovation BBC du bâtiment : 9,5 tep

Quantité d'émission de dioxyde de carbone (CO2) évitée par an grâce à la rénovation BBC du bâtiment : 20 tonnes équivalents CO2

Dont quantité d'émission de dioxyde de carbone (CO2) évitée par an grâce à la substitution du combustible bois à l’électricité : 6,5 tonnes équivalents CO2

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Vue au loin du site du Calvaire de l'Ecole Victor Hugo

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Tableau de visualisation de la production photovoltaïque

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Gros-oeuvre de la chaufferie bois devant un des blocs de l'école élémentaireIMG_9096.JPG

Gros-oeuvre (dalle et murs) du silo à granulés

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Pose de l'ossature bois sur la chaufferie

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Silo revêtu de son bardage en Red Cedar

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Bâtiments hors d'eau et hors d'air

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 Les deux chaudières à granulés bois de 50 kW chacune de puissance

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Raccordements et régulation en cours de pose

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Les deux chaudières sont raccordées au réseau

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Foyer d'une des deux chaudières

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Silo dans l'attente de la livraison de 9 tonnes de granulés 

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Amenée du granulé par soufflage 

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 Dernière visite de chantier : entreprise et Mairie de Clapiers

Crédit photographique : Michel Chastaing

17/02/2013

La Députée Fanny Dombre-Coste en compte rendu de mandat à Castries

Fanny Dombre-Coste élue Députée de la 3ème Circonscription de l’Hérault, en juin dernier, avait promis de se plier à des bilans de mandat réguliers.

Ce sont les électeurs des cantons de Castries, de Castelnau-Le Crès, de Montpellier 2 (Clapiers, Montferrier, Montpellier Boutonnet-Hôpitaux-Facultés) et du Nord du Canton de Lunel (Boisseron, Saussines, Saint-Christol, Saint-Sériès, Saturargues, Vérargues et Villetelle)  qui l’ont désigné pour siéger au Palais Bourbon, siège de l’Assemblée Nationale.

C’est samedi dernier, 9 février, 2013 à l’Espace Gare de Castries que Fanny Dombre-Coste avait donné rendez-vous à ses concitoyens, après 7 mois d’exercice de son mandat.

150 environ ont répondu à son appel pour l’entendre sur son action et la questionner.

La Députée a été présente dans 80 manifestations locales (commémorations, événements festifs, rencontres avec la population).

Elle a témoigné de l’ambivalence d’un député, à la fois aux côtés, à l’écoute de ses concitoyens sur le terrain et présent 3 jours sur 7 à Paris pour légiférer.

Elle est de permanence une semaine par mois où elle ne quitte pas son siège, ce qui lui permet le reste du temps de participer aux commissions de préparation des lois ou aux auditions d’experts en alternance avec une présence physique dans l’Hémicycle.

Les députés s’y relayent, sachant que les séances sont extrêmement longues.

Les ministres y sont présents en permanence lorsqu’un texte les concernant est discuté.

Fanny Dombre-Coste a été ainsi subjuguée par Christiane Taubira, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, une Grande Dame engagée à autoriser le mariage pour tous, qui a répondu 6 jours non stop aux questions des parlementaires en revenant invariablement aux valeurs fondamentales de notre République, notamment à celle de l’égalité, avec des citations de haute volée.

Fanny Dombre-Coste est agréablement surprise par la combativité des nouveaux députés, forts nombreux, et de l’atmosphère générale qui n’est pas à donner un blanc seing au Gouvernement mais à amener une plus-value.

Elle s’est engagée dans la Commission de défense de la viticulture qui, avec le Ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, plaide pour le maintien au niveau européen des droits de plantations et a évité au niveau national la taxation supplémentaire du vin au même titre que la bière.

Elle représente l’Assemblée Nationale à l’Observatoire national de consommation des terres agricoles qui constate une artificialisation au rythme inquiétant de l’équivalent d’un département français tous les 10 ans.

Fanny Dombre-Coste s’est aussi fortement impliquée sur la loi qui permet dorénavant de protéger les « lanceurs d’alerte » (à l’exemple des scientifiques qui ont précocement mis en garde contre l’amiante ou des médicaments par la suite interdits de commercialisation, au regard de leurs risques d’utilisation).

Elle a soutenu plusieurs amendements et déposé plusieurs propositions de loi.

Seul député artisan, Fanny Dombre-Coste s’attache aussi à ce que le Gouvernement intensifie sa politique en faveur des PME et des TPE.

Lors de son compte rendu de mandat, elle a affirmé l’espoir qu’elle met dans les emplois d’avenir et les emplois de génération pour lutter contre le chômage des jeunes.

Après avoir décrit l’état de la France en fin de règne de Nicolas Sarkozy (saturation de l’espace médiatique, profusion de lois sans début d’application, destruction des services publics, tendance à désigner des boucs émissaires ce qui dressait les Français les uns contre les autres), Fanny Dombre-Coste a aussi présenté plus longuement deux des plus importants chantiers politiques actuels.

Si déjà 40 des 60 propositions de François Hollande ont trouvé une concrétisation, c’est le rétablissement des grands équilibres économiques d’une part et la refondation de l’école d’autre part qui lui apparaissent comme essentiel.

Sur le front de la crise économique, François Hollande a choisi le sérieux budgétaire pour éloigner la pression, voire la tutelle des marchés financiers.

Ce redressement est en bonne voie puisque le déficit de l’Etat a pour la première fois depuis 1945 baissé en décembre, que la confiance dans l’Euro est revenue, que les taux d’intérêt sont au plus bas et que le déficit du commerce extérieur est mieux maîtrisé.

Concernant la refondation de l’école, c’est le bien de l’enfant qui doit être recherché.

Le Président de la FCPE, fédération des parents d’élèves largement majoritaire en France, fait d’ailleurs actuellement le tour de France pour convaincre les élus locaux du bien fondé de la réforme des rythmes scolaires.

Fanny Dombre-Coste a appelé les maires au civisme, même si le contexte financier actuel est morose avec une baisse non démentie des dotations de l’Etat aux Collectivités territoriales.

Guy Cabanas, Secrétaire de la Section du Parti Socialiste de Castries, cheville ouvrière de cette matinée fort instructive, avait donné en préambule la parole à :

-         Gilbert Pastor, Maire de Castries et Vice-Président à la Communauté d’Agglomération de Montpellier, chargée du développement économique,

-         Claudine Vassas-Mejri qui a succédé à Jean-Marcel Castet au Conseil Général de l’Hérault, en tant que représentante du Canton de Castries,

-         Jean-Luc Bergeon, Maire de Saint-Christol, qui assure avec brio et un grand investissement la suppléance de la Députée.

Joël Abati, Questeur au Conseil Régional, assistait aussi au débat.

Hussein Bourgi, Assistant parlementaire de Fanny Dombre-Coste, mais aussi nouveau Premier Secrétaire fédéral du Parti Socialiste de l’Hérault en a profité pour faire un point sur la mobilisation des socialistes derrière l’action gouvernementale.

Fanny Dombre-Coste qui renouait avec une tradition instituée par Christine Lazerges, Députée de ce qui était à l’époque la 1ère Circonscription de l’Hérault, a conclu son bilan de mandat en répondant aux questions de la salle : déperdition d’un quart du plan de compétitivité des entreprises de 20 milliards d’euros en direction des banques et de la grande distribution, inquiétudes des maires quant au futur Acte III de la décentralisation, dernier accord paritaire Patronat/Syndicats, « front » du chômage, etc.

La Députée a réaffirmé ce besoin de remontée d’informations et d’analyses de terrain, en prenant date pour son prochain compte rendu de mandat.

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La salle de l'Espace Gare à Castries se remplit

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Guy Cabanas, Secrétaire de la Section de Castries, en Monsieur Loyal

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Les élus à la Tribune

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Une assistance très fournie

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Jean-Luc Bergeon, Suppléant de Fanny Dombre-Coste

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Fanny Dombre-Coste, Députée de l'Hérault (3ième circonscription)

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Hussein Bourgi, Premier Secrétaire fédéral du Parti Socialiste de l'Hérault


Crédit photographique : Michel Chastaing

12/02/2013

Pourquoi la télérelève de l'eau potable ?

Le Syndicat Mixte de Garrigues-Campagne (SMGC) dessert en eau potable 24 communes du Nord-Est de Montpellier (Clapiers, Assas, Baillargues, Beaulieu, Boisseron, Buzignargues, Campagne, Castelnau le Lez, Castries, Galargues, Garrigues, Guzargues, Saint-Vincent de Barbeyrargues, Montaud, Restinclières, Saint-Bauzille de Montmel, Saint-Drézéry, Sainte-Croix de Quintillargues, Saint-Geniès des Mourgues, Saint-Hilaire de Beauvoir, Saint-Jean de Cornies, Saint-Vincent de Barbeyrargues, Saussines, Teyran).

Le nouveau contrat avec la société fermière, datant du 1er janvier 2010, a prévu le déploiement d’un réseau fixe de télérelève des consommations.

La société Véolia a ainsi renouvelé en 3 ans l’essentiel des compteurs (6.498 en 2010, 7.502 en 2011 et 7.107 en 2012, avec des taux de remplacement respectivement de 31,4 %, 67,7 % et 97,9 %).

Ces compteurs, équipés d’une tête émettrice (module radio), ont une durée de vie de 12 ans, celle de la pile assurant l’alimentation électrique les équipant.

Ils adressent la consommation journalière directement sur un concentrateur de données, implanté pour le Sud du territoire du SMGC en haut du réservoir surélevé de la Gardie à Castelnau le Lez, s’ils sont à vue du sommet de ce dernier.

Si un obstacle empêche la transmission du signal (de longueur d’onde proche de celle d’un téléphone portable), les informations sont captées par des répéteurs perchés sur les mâts d’éclairage jusqu’à atteindre une fenêtre d’émission vers le concentrateur.

L’émission se fait 2 fois par jour, même si seule la valeur de la consommation journalière est mémorisée.

Contrairement au téléphone cellulaire qui émet en permanence, le compteur à tête émettrice ne s’active que quelques secondes par jour.

A Clapiers, tous les nouveaux compteurs ont été déployés et le service en ligne de consultation des consommations est disponible sur le site Internet de Véolia.

A part la modernité du dispositif, qu’est-ce qui pousse au relevé à distance des consommations d’électricité (compteurs « Linky »), de gaz naturel (projet « Gaspard ») et maintenant de l’eau potable ?

Concernant ERDF (Electricité Réseau Distribution France), 300.000 compteurs « intelligents et communicants » (sur 35 millions en France) sont en cours d’installation dans les départements du Rhône et d'Indre et Loire, à titre expérimental.

Les informations transitent par le réseau électrique grâce à la technique du courant porteur en ligne (CPL) puis vers le réseau de téléphonie mobile à partir des transformateurs.

Ce type de compteur permet :

  • une différentiation fine de la tarification dans la journée,

  • d’éviter un déplacement pour l’administration ou la mise à jour d’un compteur,

  • l’envoi d’un compte rendu d’intervention lorsqu’un agent est passé chez l’usager, via un terminal qu'il connecte sur la ligne électrique.

Bien entendu, quel que soit le service public industriel et commercial, ces nouveaux compteurs évitent les tournées de relève, ce qui est destructeur d’emplois saisonniers mais économise des trajets en voiture émetteurs de gaz à effet de serre et crée de l’emploi dans l’industrie pour la fabrication des compteurs.

Ces derniers offrent en fait de nombreux avantages.

Pour le gestionnaire des réseaux d’eau potable, ils permettent un arrêt des consommations semestrielles la « veille » de la facturation alors que la relève manuelle s’échelonnait sur 2 mois environ : la trésorerie de l’entreprise en tire bénéfice.

Tous les compteurs, sans exception, sont relevés alors que certains, peu accessibles, pouvaient échapper précédemment à la vigilance d’un opérateur manuel.

Un compteur arrêté est dorénavant rapidement repéré (il peut s’agir bien entendu d’un logement momentanément inoccupé mais sur des compteurs non plombés, il n’était pas rare d’observer des fraudes avec des inversions permettant de faire tourner le compteur à l’envers durant un certain temps !!!).

En outre, des compteurs neufs ne « mécomptent » pas comme les anciens (souvent 10 à 15 % de sous-estimation de la consommation du fait du vieillissement de l’appareil).

Cela pousse globalement les ménages à modérer les volumes soutirés, ce qui a un effet bénéfique sur les ressources naturelles en eau (nappes souterraines, lacs, rivières, etc.).

La connaissance des consommations instantanées permet aussi de modéliser les tronçons de réseaux fuyards, moyennant le positionnement astucieux de compteurs divisionnaires eux-mêmes télérelevés.

Or, de plus en plus de sociétés fermières signent des contrats où elles s’engagent à réduire progressivement, mais significativement, les déperditions en ligne qui génèrent pour les collectivités territoriales, propriétaires des installations, des surcroîts d’investissement au niveau des réservoirs, des canalisations et surtout des pompages, voire des usines de traitement de l’eau.

Globalement, les nouveaux compteurs entraînent des gains de productivité qui sont reportés, au moins en partie, tôt ou tard, sur la facture de l’usager.

Pour ce dernier, c’est la fin des consommations dites estimées qui ne permettaient pas de piloter sa consommation en empêchant de connaître les volumes réels.

C’est, de même, la fin de dérangements (prise de rendez-vous avec l'opérateur ou communication au fermier d'un relevé personnel) lorsque le compteur était à l’intérieur du logement, ce qui est quelquefois le cas dans les habitations des centres anciens.

C’est aussi la fin de l’inégalité de comptage entre l'usager équipé d’un vieux compteur ou bien celui doté d’un tout neuf.

C’est encore l’absence d’erreur humaine dans les relevés.

C’est en outre l’opportunité d’être alerté d’une fuite au-delà du compteur, limite au-delà de laquelle un usager en est entièrement responsable avec des sommes quelquefois affolantes à régler (voir les modalités pratiques en fin de la présente note).

Véolia offre la possibilité de programmer sur Internet des seuils de consommation journaliers et/ou mensuels au-delà desquels un SMS ou un mèl d'alerte est envoyé gratuitement au ménage concerné.

Les surconsommations accidentelles vont donc être minorées à l’avenir.

Pour être complet sur ce point important de la prévention des fuites d'eau après compteur, il faut préciser qu'un décret récent de septembre 2012, signé par Delphine Batho, Ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, offre de nouvelles garanties à l'usager.

En effet, la société fermière devra informer l'abonné, à compter du 1er juillet 2013, au plus tard à l'occasion de la facture semestrielle, d'une consommation excessive.

Si la fuite provient d'une canalisation et qu'elle est dûment constatée avant la fin du mois suivant la notification de la surconsommation par un plombier, le paiement est plafonné sur la base du double de la consommation habituellement constatée (part eau potable et part assainissement).

Relever son compteur tous les mois permet de minimiser encore plus sûrement les risques.

Enfin, avec la télérelève, l'usager pourra accéder aux historiques de ses consommations journalières ou mensuelles ce qui deviendra de plus en plus instructif au fur et à mesure de l'écoulement du temps, dans le cadre de stratégies personnelles d'économie de l'eau.

Globalement, la télérelève amène donc des gains de productivité en matière de distribution d’eau potable, offre de nouveaux services aux usagers et génère des gains environnementaux.

 

Modalités pratiques de programmation d’alertes aux fuites sur sa consommation personnelle pour les usagers du Syndicat Mixte de Garrigues-Campagne (service offert par Véolia)

Se connecter à l'adresse : https://www.service-client.veoliaeau.fr/home.html

  1. Création de son « Espace client »

Rubrique « Créer son espace client »

  • saisie de son adresse de messagerie (c'est l'« Identifiant »)

  • choix d'un mot de passe (à saisir 2 fois pour vérification)

  • référence contrat (Attention : on l'obtient en haut à gauche de sa facture / saisir les chiffres sans les points / ne pas tenir compte du nombre décalé à droite)

  • nom patronymique du client (Attention : pas de prénom)

Valider après avoir saisi le code de sécurité proposé.

Votre code postal vous est éventuellement demandé.

Saisissez à nouveau vos choix quant à l'autorisation de vos informations personnelles à des fins commerciales d'une part, et à la réception de la Lettre d'information trimestrielle de Véolia, d'autre part (des boutons affichent Oui ou Non en cliquant dessus).
Validez après avoir ressaisi votre code personnel et saisi le nouveau code de sécurité proposé.
Votre Espace client est activé après acceptation de votre part (valant activation de votre Compte chez Véolia) dans le message électronique que vous recevrez.

  1. Création d'alertes personnalisées

Connectez-vous à nouveau sur le site en saisissant votre identifiant (adresse de messagerie) et votre mot de passe personnel..

Cliquez en haut de page sur la rubrique « Vos contrats ».

Vérifiez sous le numéro de votre contrat la présence de la mention « Votre compteur est télérelevé ».

Descendez à l'option « Service télérelevé » et cliquez « Choisir ».

Le service de télérelève est alors activé.

Cliquez en haut de page sur la rubrique « Votre consommation ».

Juste au dessus du tableau des consommations, cliquez sur l'onglet « Historique de consommation » (seulement pour voir la structure de vos consommations journalières sur les 90 derniers jours).

Juste au dessus du tableau des consommations, cliquez sur l'onglet « Alertes » puis sur « Service + » au dessous.

Vous pouvez activer des alertes, journalière et/ou mensuelle, en fixant des plafonds de consommation à ne pas dépasser (moyennes et maxima de consommation sont récapitulés à titre indicatif).

Validez vos alertes.

Vous serez prévenu en cas de dépassement des seuils fixés, par message électronique.

Si vous souhaitez aussi recevoir un SMS d'alerte, cliquez sur « Etre prévenu » devant « Service + ».

Cochez Non ou Oui, et dans ce cas précisez votre numéro de téléphone portable, si vous ne l'avez pas déjà fait lors de la création de votre « Espace client ».

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Nouveau compteur avec tête émettrice

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Répéteur fixé sur un mât d'éclairage

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Concentrateur des consommations relevées

Crédit photographique : Michel Chastaing

08/02/2013

Le Lez et Natura 2000

Le Lez est considéré sur son cours supérieur par l’Europe comme un « Site d’Importance Communautaire ».

Notre fleuve côtier abrite en effet un petit poisson unique au Monde : le Chabot du Lez.

L’emblématique Chabot du Lez est donc une espèce endémique à sauvegarder au titre de la conservation de la biodiversité.

 

Ce poisson d’eau douce, dont les ancêtres sont des poissons marins, se nourrit jusqu’au seuil de La Valette, sur la commune de Clapiers, mais ne se reproduit que près de la Source du Lez.

 

Le programme de protection Natura 2000 couvrira 144 hectares de milieux humides et de ripisylves sur 5 communes : Les Matelles, Prades le Lez, Saint-Clément de Rivière, Montferrier sur Lez et Clapiers.

 

Le réseau Natura 2000 concerne des sites naturels à grande valeur patrimoniale du fait d’une flore et d’une faune exceptionnelle.

 

Cette politique de préservation décidée au niveau européen en 1992, suite au Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992, n’a été déclinée en France qu’à partir de 2001.

 

Après un diagnostic des enjeux écologiques du milieu (livré par le Cabinet Barbanson en juin 2011), une analyse socio-économique a listé les activités, les usages et les projets.

 

Depuis septembre 2012, des groupes de travail se sont attelés d’une part à la définition des objectifs de conservation et d’autre part à celle des mesures à prendre.

 

Le but est d’aboutir en avril 2013 à la définition d’un programme d’actions (fiches mesures et cahier des charges) ainsi que celle d’une Charte Natura 2000.

 

Ce travail se mène sous le contrôle de la Commission Locale de l’Eau (élus locaux, administrations, associations), véritable parlement de l’eau pour les problématiques relatives aux bassins versants de la Mosson, du Lez et des étangs palavasiens.

 

Enjeux écologiques

 

Les espèces et leurs habitats sont indissociables.

 

Sur le Lez, l’habitat le plus stratégique est constitué par l’aulnaie-frênaie à Frêne oxyphylle.

 

Sont aussi intéressants les cascades et seuils, les biefs (zones calmes entre deux seuils), les forêts de chênes verts, les tapis de characées (algues vertes bonnes bio-indicatrices d’un milieu aquatique à eaux claires et oligotrophe donc préservé de l’eutrophisation, c’est-à-dire des excès de nitrate et de phosphore) et enfin les herbiers aquatiques.

 

Concernant les espèces (toutes protégées sur le plan européen), au-delà du Chabot du Lez déjà cité, le Lez abrite :

-         le Toxostome (poisson brouteur d’une vingtaine de centimètres vivant en banc),

-         la Cordulie splendide (rare et magnifique libellule de dix centimètres d’envergure),

-         la Cordulie à corps fin (libellule vert métallique avec des marques jaunâtres sur la tête),

-         l’Agrion de Mercure (libellule aussi attachée aux sources et ruisseaux non pollués),

-         le Gomphe de Graslin (libellule héliophile à aire de répartition rare),

-         le Blageon (poisson de la famille des cyprinidés comme le Toxostome).

 

La Cistude d’Europe a déjà vraisemblablement disparu puisque les piégeages scientifiques de 2011 n’ont rien donné.

 

Objectifs de conservation

 

Les objectifs sont soit de portée générale :

-         assurer une qualité de l’eau favorable à la faune et à la flore / prévenir sa potentielle dégradation (rejets d’eaux usées, apports des affluents hydrographiques et apports de polluants diffus sont à surveiller),

-         assurer une quantité d’eau favorable aux espèces à fort enjeux (la Source du Lez étant exploitée pour l’alimentation de la Ville de Montpellier et d’autres communes alentours, la résurgence est rarement active d’où l’obligation d’injection en permanence d’un débit réservé de 160 litres par seconde en tête de cours d’eau),

-         encourager et aider à l’évolution vers des pratiques agricoles (problème du lessivage des pesticides) et d’entretien de la ripisylve respectueuses des espèces et des habitats,

-         gérer la fréquentation afin de protéger les secteurs sensibles présentant des enjeux écologiques forts (piétinement des promeneurs, impact des vététistes, etc.),

-         sensibiliser et informer les acteurs locaux, les usagers, sur la flore, la faune et les habitats naturels d’intérêt communautaire,

-         assurer une coordination des interventions sur le site,

-         favoriser une gestion sectorisée du Lez en fonction des tronçons écologiquement homogènes en concertation avec les acteurs locaux (les enjeux maximum sont à l’aval immédiat de la résurgence du Lez),

-         assurer une fonctionnalité et une intégrité physique du Lez favorable à la faune et à la flore (dégradation de berge déjà constatée suite à de l’urbanisation, résorption des embâcles dangereux déjà effectuée, etc.,

 

soit de portée spécifique :

-         préserver les populations du Chabot du lez et leurs habitats,

-         améliorer l’état de conservation de la ripisylve et des zones humides,

-         préserver et favoriser le maintien des habitats aquatiques d’intérêt communautaire,

-         améliorer l’état de conservation des populations d’odonates (libellules) et de leurs habitats,

-         approfondir les connaissances sur la biodiversité du Lez aérien et du Lez souterrain,

-         lutter contre les espèces envahissantes avec des pratiques respectueuses de l’environnement.

 

Programme d’actions

 

Les actions à entreprendre en sont pour l’instant à la phase de réflexion.

 

Elles seront approuvées ultérieurement par arrêté préfectoral dans le cadre d’un DOCOB (« document d’objectifs »).

 

Pour le moment, elles sont regroupées par grandes thématiques : animation, gestion des espèces et des habitats, gestion des ouvrages de petite hydraulique, suivis et améliorations des connaissances, communication et sensibilisation.

 

Voici les principales mesures pressenties.

 

Volet « Animation » :

-         concertation avec les sociétés de pêche sur les pratiques d’alevinage et de lâchers de réempoissonnement,

-         établir des partenariats avec les acteurs de l’eau,

-         planifier les interventions et les modalités de réalisation des entretiens de la ripisylve dans un plan de gestion,

-         identifier les propriétaires des seuils pour éventuellement contractualiser leur gestion,

-         définir de bonnes pratiques pour les activités de loisirs,

-         établir un plan de surveillance des rejets directs et indirects en coordination avec la Police de l’eau (rejets agricoles et autres),

-         s’assurer du respect des prélèvements et du débit réservé à la source.

 

 

Volet « Gestion des espèces et des habitats » :

-         rétablir une gestion des seuils pour un retour à un fonctionnement naturel,

-         rétablir la continuité écologique du cours d’eau.

 

 

Volet « Gestion des ouvrages de petite hydraulique » :

-         réduire l’emploi des produits phytosanitaires et des engrais,

-         contractualiser avec les propriétaires riverains pour créer des bandes enherbées,

-         proposer un passage en agriculture biologique,

-         restaurer les connexions avec d’anciennes zones humides (zones d’extension de crues, laisses, fossés, etc.),

-         mise en défens de certains sites à enjeux écologiques forts (information sur place, fermeture de certains accès, dévoiement de cheminement, balisage des tracés, etc.),

-         prévoir ailleurs des aménagements pour limiter l’impact néfaste de la surfréquentation,

-         effacement ou aménagement du seuil de la source (une vasque a en effet été créée il y a très longtemps),

-         augmenter la largeur de la ripisylve,

-         gérer les fossés,

-         lutter contre les espèces invasives en supprimant la Tortue de Floride, en coupant régulièrement l’Ailanthe (Faux-vernis du Japon, espèce particulièrement difficile à contenir), en éradiquant la Jussie sur le Lirou et en limitant la prolifération des algues sur la partie aval du cours du Lez.

 

 

Volet « Suivis et améliorations des connaissances » :

-         mettre en place un suivi démographique des populations du Chabot du Lez,

-         réaliser une étude sur les seuils et leur rôle écologique,

-         identifier et cartographier les espèces invasives.

 

 

Volet « Communication et sensibilisation » :

-         sensibiliser les usagers sur les enjeux écologiques (journées d’information, panneaux, etc.),

-         réalisation d’un guide de bonnes pratiques.

 

Les actions visent ainsi à préserver la faune et la flore spécifiques du Lez, dépendantes de la qualité de l’eau et du non envahissement de ses habitats.

 

Le maintien, voire l’extension, de la ripisylve sont essentiels.

 

De même, les seuils des anciens moulins jouent un rôle fondamental en faisant alterner des zones de chutes, de rapides, au rôle oxygénant et des zones d’eau calme.

 

D’une manière générale, les actions envisagées seront coordonnées dans le cadre de plans de gestion.

 

Concernant le financement des mesures contraignantes pour les agriculteurs, il existe déjà de larges possibilités dans le cadre des mesures agri-environnementales de la Politique Agricole Commune (notamment pour la conversion en Agriculture Biologique).

 

Cette dernière applique depuis une décennie l’écoconditionnalité, c’est-à-dire qu’elle lie le versement des aides financières au respect de règles environnementales.

 

Pour les autres propriétaires fonciers, le même type de contractualisation sera à mettre en place, avec des indemnisations en provenance d’autres sources, de provenance locale, nationale ou européenne.

 

Conclusion

 

Globalement, le programme Natura 2000 sur le Lez devrait être bien accepté.

 

Nous sommes en effet loin des levées de bouclier observées dans de nombreuses régions, le fait bien souvent de chasseurs ou d’agriculteurs.

 

Il est vrai que le site du Lez n’est pas précurseur et sa préservation est envisagée à une époque où les enjeux de développement durable sont mieux compris.

 

Le Lez, dans sa partie aval non urbaine, est un écrin de verdure exceptionnel par sa beauté et sa richesse.

 

Natura 2000 contribuera à le sauvegarder pour nos enfants. 

 

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Un des nombreux anciens moulins du Lez

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 Qui dit moulin, dit seuil

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Le Lez vu au travers de sa ripisylve

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Début d'embâcle

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Arbre centenaire remarquable en lisière de ripisylve

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Une palombière ! Si, si !!!

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Le Lez au loin dans sa vallée

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Un méandre qui se déplace au fil du temps 

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Un bief, miroir de la végétation

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Une cascade, profitant d'une fissure dans un seuil ancestral

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"Bain à grosses bulles" en aval d'une cascade

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La prise d'eau de l'ancien moulin du Martinet

 
 Crédit photographique : Michel Chastaing

02/02/2013

L'eau potable doit-elle revenir en régie ?

Le débat sur le mode de gestion du Service public d'eau potable est d'actualité autour de Montpellier.

En effet, la Communauté d'Agglomération de Montpellier a pris depuis le 1er janvier 2010 la compétence "Eau potable" et a veillé à ce que l'ensemble des contrats actuels qu'elle maîtrise arrivent à terme en 2014, date à laquelle il sera donc envisageable soit de conclure de nouveaux affermages, soit de passer le service en régie directe.

Ce sera possible dans 10 communes (Grabels, Juvignac, Lattes, Montferrier, Montpellier, Pérols, Prades le Lez, Saint-Brès, Sussargues, Villeneuve lès Maguelone) représentant approximativement les 3/4 des habitants de l'Agglo et une dépense pour l'eau potable annuelle de l'ordre de 40 millions d'euros.

En revanche, plusieurs communes (21 sur 31) relèvent encore de syndicats des eaux, devenus depuis des syndicats mixtes, où les élus délégués - anciennement deux par commune désignés par leur conseil municipal - représentent maintenant la Communauté d'Agglomération dans le cadre de ce qui est appelé une représentation-substitution.

Il faut savoir que ces syndicats mixtes ont signé des contrats d'affermage dont les termes sont postérieurs à 2015.

Syndicat Mixte du Salaison : 4 communes dont 3 dans l'Agglo, soit Jacou, Le Crès et Vendargues

Syndicat Mixte du Bas-Languedoc : 17 communes, dont 9 dans l'Agglo, soit Cournonterral, Cournonsec, Fabrègues, Lavérune, Murviel lès Montpellier, Pignan, Saussan, Saint-Georges d'Orques et Saint-Jean de Védas

Syndicat Mixte de Garrigues-Campagne (SMGC) : 24 communes, dont 9 dans l'Agglo, soit Baillargues, Beaulieu, Castelnau le Lez, Castries, Clapiers, Montaud, Restinclières, Saint-Drézéry et Saint-Geniès des Mourgues

Les deux délégués pour Clapiers, Thierry Noël, Conseiller municipal délégué et Michel Chastaing, Maire-adjoint, ont voté au SMGC, en 2010, pour le passage en régie lors du débat préalable puis du vote en assemblée générale qui a conduit cependant à un nouvel affermage avec la société Véolia.

Le Syndicat Mixte de Garrigues-Campagne a exploité l'eau en régie jusque dans les années 80.

Le contexte

L’eau potable est un bien rare sur Terre qui demande de la protection, des investissements et des soins pour être conduite au robinet.

En France, l’eau est "res nullius", propriété de personne et donc à la libre disposition de tous.

Elle est donc gratuite du moment que l’on s’en procure soi-même.

Toutefois, pour éviter que certains s’accaparent toute l’eau et n’en laissent goutte à personne d’autres, l’Etat est seul maître pour autoriser un prélèvement de l’eau dans le milieu naturel, la loi transformant de fait l’eau en "res communis omnium".

Cette eau pompée, traitée, mise sous pression, a un coût dont l’usager va s’acquitter en totalité.

En France, 25 % à peine de l’eau consommée par les usagers correspond à des besoins indispensables (soit 20 m3 par an et par habitant pour la boisson, la cuisine, la toilette, les WC et les différents lavages).

Plus de 25 % de l’eau potable est par ailleurs perdue dans les fuites des réseaux, ce qui représente, avec une valorisation à 1,60 €/m3, à une perte économique de 2,5 milliards d'euros par an.

Les forages, canalisations, réservoirs et autres installations techniques appartiennent à la Collectivité (communes ou groupements de communes), c’est-à-dire à tous leurs habitants.

Ce patrimoine est considérable : d'une valeur de l'ordre de 2.000 € par habitant (répartition à 55 % pour les réseaux, 5 % pour les branchements, 20 % pour les réservoirs et 20 % pour les unités de production d'eau potable).

En revanche, un réseau confié à un concessionnaire (donc exploité ni en régie, ni en affermage) est privatisé : ce cas de figure est rare en France.

L’exploitation en régie fait appel aux moyens techniques et humains de la collectivité tandis que l’exploitation en affermage nécessite la négociation d’un contrat avec une société privée (avec pour cette dernière des engagements et des obligations de résultats d’une part et la prise de risque économique d’autre part).

Régie ou affermage ?

Souveraineté

L’eau est un bien tellement précieux et vital que la Collectivité devraiit en maîtriser totalement la production et la distribution.

La responsabilité directe des élus permet un meilleur contrôle démocratique des citoyens par le vote.

En régie, l’élu ne peut pas invoquer la faute d’un tiers, en l’occurrence le fermier.

Il n'est pas sain non plus qu'un habitant réagisse en consommateur d'eau alors qu'il a des obligations de sobriété et qu'il ne peut être prioritaire devant un autre usager, l'accès égal à l'eau étant une valeur républicaine.

Prix de l’eau

Une société fermière est une société de capitaux qui doit rémunérer ses actionnaires.

Le repli sur l’Europe de ces entreprises, constaté ces dernières années, prouve bien la rentabilité forte des marchés signés sur ce continent, notamment en France.

Ces contrats sont négociés par une multitude de collectivités face à quelques majors, en situation de quasi monopole.

Malgré l’ouverture des marchés européens, l’offre est en France presque exclusivement nationale.

La concurrence, faible, ne pousse pas à la réduction des marges et du taux de rémunération des actionnaires.

Ces derniers sont classiquement dans une approche de court terme sans commun rapport avec la pérennité du service public.

L’exploitation d’un réseau d’eau potable dans le cadre d’un affermage génère en outre un coût en terme d’impôts sur les sociétés : impôt sur le bénéfice, taxe sur les salaires, taxe professionnelle et taxe d’apprentissage.

En contribuant indirectement de la sorte au budget de l’Etat, l’usager voit le prix de l’eau se surenchérir.

L’exploitation en régie permet ainsi, lorsque la taille de la collectivité est suffisamment grande (c'est une condition nécessaire), des économies substantielles.

Ces dernières doivent être utilisées :

- à un renouvellement plus rapide du réseau, notamment pour lutter contre les fuites (approximativement 1.000 € d'investissements par habitant sont nécessaires pour rénover la distribution d'eau potable),

- à pratiquer un tarif social : forfait nul et gratuité des 20 premiers m3 serait l'idéal

Enfin, une société privée est intéressée par une augmentation du chiffre d’affaires, résultat d’une augmentation des consommations, ce qui n’est pas le cas des collectivités qui doivent dans ce cas redimensionner le réseau et surtout trouver de nouvelles ressources, au demeurant de plus en plus rares.

Si pour une société privée, l’eau est un bien de consommation, pour une collectivité, il doit être un bien de première nécessité, un bien de service public.

L’exploitation en régie est aussi plus compatible avec une tarification écologique, fixant des tranches de consommation avec des coûts unitaires de plus en plus élevés, pénalisant ceux qui gaspillent ou ne s'engagent pas des mesures d'économies (équipement des robinets avec des mousseurs, réduction de l'arrosage des espaces verts, substitution des douches aux bains, etc.).

Enfin, la Régie assure une cohérence maximale avec un seul décideur pour les investissements et le fonctionnement.

Transition entre affermage et régie directe

Il est important d'assurer au personnel de la société fermière une bonne intégration dans la collectivité territoriale d'accueil responsable de la régie.

Ce personnel travaillant dans le privé n'en pas moins la culture du service public.

Lors d'une transition entre affermage et régie, il faut veiller à reprendre tous les agents de la société fermière (une obligation fixée par la loi) :

- en leur assurant une rémunération équivalente et une évolution de carrière aussi intéressante que dans le privé, ce qui n'est pas forcément évident vu les cadres salariaux et indemnitaires fixés par les Statuts de la Fonction publique territoriale,

- en mettant en place un management participatif et motivant.

La réflexion au sein des collectivités

La Commune de Jacou a par exemple tenue à recueillir l'avis de sa population, en organisant des animations citoyennes sur le sujet.

La Communauté d'Agglomération de Montpellier a elle-même initié une consultation des usagers, des professionnels de l'eau et des associations de défense de l'environnement qui débouchera au premier semestre 2013 sur le bilan des souhaits concernant la ressource, le service, la qualité, le prix, la tarification, ...

Un panel composé de 20 usagers a été tiré au sort : après 4 débats en ateliers thématiques, ce groupe proposera des recommandations.

Une décision sera prise en Conseil d'Agglomération au vu des résultats des consultations et des résultats des études : l'affermage et la régie pourront alors été choisie démocratiquement, en bloc ou sur des secteurs géographiques.

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Source : Communauté d'Agglomération de Montpellier

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Château d'eau de la Gardie desservant Castelnau le Lez et Clapiers

23/01/2013

Quels rythmes scolaires pour nos enfants ?

Quels sont les rythmes scolaires favorables à l’apprentissage des enfants de l’école primaire ?

Le diagnostic est posé depuis longtemps et le consensus existe sur la question.

Cela n’a pas empêché Xavier Darcos, sur l’injonction de Nicolas Sarkozy, de supprimer en juin 2008, dans la précipitation et sans concertation, l’école le samedi matin.

Or, les enseignants, les spécialistes de chronobiologie et les parents s’accordent sur le fait que :

-         les interruptions dans la semaine sont néfastes,

-         les journées sont trop longues,

-         un étalement sur davantage de jours de travail est bénéfique.

Quel est l’état des lieux chez nos voisins européens ?

 

Pays

Nombre de jours de classe par an

Durée de la semaine en jours

Durée des vacances d’été en semaines

Pays-Bas

110

5

7

France

144

4

8 à 9

Espagne

175

5

11

Allemagne

188

5

6

Royaume-Uni

190

5

6

Italie

200

5

12 à 13

On constate donc que :

- la semaine de 5 jours est systématisée,

 

- les vacances d’été sont longues dans les pays latins par tradition et à cause de la difficulté du travail par temps trop chaud,

 

- les pays plus septentrionaux bénéficient de « petites vacances » plus longues,

 

- avec une semaine à 4 jours et demi, le nombre de jours travaillés s’élèvera à 180 en France.

Concernant l'organisation de la semaine, le week-end permet de plus en plus aux familles de se réunir et donc peu d’iconoclastes proposent des semaines d’école de 6 ou 7 jours !

Fini donc le temps du travail le samedi matin, voire le samedi toute la journée.

Quant au dimanche, même s’il est passé chez les Français du rang du premier jour de la semaine (selon la tradition chrétienne) au rang du dernier jour de la semaine, celui où l’on se repose, il demeure plus que jamais « sacré ».

La proposition du Ministre de l’Education Nationale, Vincent Peillon, d’une semaine de 4 jours et demi, avec un mercredi matin travaillé (3 heures) et des lundis, mardis, jeudis et vendredis, à horaire réduit à 5 h 15 au lieu de 6 heures, adapte positivement à la fois l’enseignement maternel (3 à 5 ans) et l’enseignement élémentaire (6 à 10 ans).

En effet, les lundis et samedis étaient réputés pour le mauvais rendement des apprentissages, en revanche optimaux les autres jours de la semaine, avec un bémol pour les jeudis qui peuvent pâtir d’un mercredi trop riche en animations périscolaires et des vendredis plus favorables aux grands enfants, certains petits commençant à fatiguer à la fin de la semaine.

Bien sûr, certains auraient misé volontiers sur une journée scolaire encore plus courte qui aurait libéré quasiment tout l’après-midi pour des activités périscolaires.

Toutefois, c’est justement l’organisation et le coût de ces dernières qui pouvaient faire achopper la réforme.

Car le surcoût est estimé à 600 millions d’euros, soit approximativement 100 € par enfant et par an (6,5 millions d’enfants scolarisés au Primaire), à la charge des collectivités territoriales, essentiellement des communes.

Le Président de la République, François Hollande, a donc souhaité que le passage à la semaine de 4 jours et demi se fasse librement, à la rentrée 2013 ou 2014.

Cependant, une enveloppe financière de 250 millions d’euros viendra encourager les collectivités les plus avisées et les plus promptes, s’engageant dès la rentrée scolaire 2013/2014, avec une subvention exceptionnelle de 50 € par enfant, somme majorée de 40 € dans les zones difficiles.

En outre, le Gouvernement a pris la décision d’abaisser les normes d’encadrement des jeunes ce qui permettra de minorer un minimum la dépense (un encadrant pour 14 enfants au lieu de 10 en Maternelle et un encadrant pour 18 enfants au lieu de 14 en élémentaire).

A Clapiers, la Majorité municipale désire s’engager dès septembre 2013 dans le nouveau système, pour l’Elémentaire mais aussi pour la Maternelle.

Les nouveaux horaires ne seront arrêtés qu'après concertation des parents d'élèves et du corps enseignant, comme avant chaque modification de ce type (les horaires avancés au conditionnel dans une précédente version de cette note ne pouvaient donc être qu'indicatifs).

Rien n’empêche aussi les communes de mettre à contribution les parents, même si ce n’est pas forcément populaire et dépendant, en terme d’acceptabilité financière, de la sociologie des ménages.

Globalement, le coût supplémentaire attendu vient de l’extension dans le temps des activités périscolaires et d’une journée supplémentaire de transport scolaire.

Concernant la restauration scolaire le mercredi midi et l’animation qui va avec, il est pour le moins douteux que les Communes s’y risquent, même si cela peut représenter un souhait pour certains parents, compte tenu de la charge financière pour la collectivité : entre 5 € et 10 € par repas !

Suite à la réforme, les communes les plus en retard en matière de périscolaire vont devoir recruter et former des agents qualifiés ; les autres auront moins de mal, d’autant qu’elles économiseront sur le service périscolaire, en général financièrement déficitaire, du mercredi matin.

Il n’en reste pas moins que les communes auront aussi intérêt à s’appuyer sur les initiatives privées associatives : club de sport, organisation culturelle, mouvement d’éducation populaire.

C’est l’occasion de remettre à plat des services anciens, nécessitant une adaptation aux nouvelles demandes sociales.

Il paraît tout à fait crucial de développer localement la concertation et la coopération avec toute la communauté éducative et l’ensemble des acteurs locaux : enseignants, parents, personnel communal, associations, …

C’est la relance des projets éducatifs locaux avec un champ élargi et, si possible, dans une dynamique innovante.

Sinon le risque est de tomber dans la reproduction de l’existant avec une approche technocratique peu soucieuse de qualité.

La semaine de quatre jours et demi est-elle la panacée ?

Certes, cette mesure sera bénéfique à l’enfant.

Cependant, concernant la gestion des temps, le monde de l’entreprise doit aussi se remettre en question, ne serait-ce que parce que cela participe de l’amélioration de la productivité.

Différer ou avancer le début de l’embauche peut permettre de libérer le travailleur-parent, l’aider à concilier vies professionnelle et familiale, lui éviter aussi de perdre du temps dans les bouchons, notamment avec des déplacements pendulaires entre midi et deux écologiquement néfastes.

La Communauté d’Agglomération de Montpellier s’est lancée dans une réflexion globale sur la gestion des temps, elle qui maîtrise le transport public, les grands équipements sportifs et culturels.

D’autre part, en libérant les enfants en milieu d’après-midi, l’école perd une partie du créneau horaire 15 h – 16 h 30 où l’efficience intellectuelle est forte (cf. les conclusions des travaux du Professeur Hubert Montagnier).

Il est vrai que cette plage horaire souffrait, dans le cadre de la semaine de quatre jours, de la fatigue de fin de journée et du dépassement des 4,5 heures d’attention possible pour un enfant chaque jour.

Restera donc à valoriser fortement, au sein de l’école, la plage horaire « reine » de 9 h 30 à 11 h 30 où peuvent se pratiquer, avec efficacité, activités scolaires, apprentissages et évaluations (les plages horaires de 8 h 30 à 9 h 30 et de 13 h 30 à 14 h 30 étant réputées, elles, à faible vigilance et donc à mauvaise performance).

En outre, pour apprécier le potentiel d’apprentissage, il ne faut pas confondre la journée de l’enfant et la journée de l’élève.

En France, en moyenne 60 % des jeunes écoliers fréquentent le restaurant scolaire (plus des 2/3 dans le périurbain comme à Clapiers et moins dans les grandes villes), en général sur une plage de 2 heures.

Le soir, si 65 % des enfants en moyenne rentrent chez eux directement, 20 % rejoignent la garderie ou l’étude, 5 % vont en centre de loisirs ou pratiquent une activité sportive, 5 % sont gardés par une personne rémunérée et enfin 5 % sont confiés à une tierce personne bénévole (entraide entre proches ou parents).

Cette entraide a un potentiel de développement non négligeable dans un contexte de remaniement de la semaine.

Le mercredi, 15 % des enfants en Elémentaire ont actuellement une activité le matin et 30 % l’après-midi.

De ce fait, avec le mercredi matin travaillé, il est à prévoir un glissement de fréquentation du matin vers l’après-midi :

-         soit vers les mêmes animations déplacées par leurs responsables,

-         soit vers d’autres plus attractives (à condition qu’elles sachent adapter leur capacité d’accueil à la hausse) dans l’arbitrage rendu par les parents et les enfants à l’occasion de cette nouvelle situation d’offres concurrentes.

Du fait des cours le lendemain, le jeudi, ne va-t-on pas aussi assister à un renoncement d’activité pour certains enfants le mercredi après-midi ?

De plus, une nouvelle demande d’animation ne va-t-elle pas naître les après-midi du mardi et jeudi, principalement, en vue de se substituer à certaines pertes du mercredi matin ?

Si les acteurs s’accordent sur les bienfaits de la semaine de 4 jours et demi, certains craignent qu’elle génère des inégalités sociales et des effets indésirables.

Une vigilance particulière devra être exercée concernant les élèves arrivant déjà tôt le matin dans les accueils de loisirs annexés aux écoles (ALAE) et les quittant déjà tard, puisqu’ils vont y rester dorénavant 45 minutes de plus.

Les enfants de familles monoparentales qui fréquentent en moyenne davantage les structures périscolaires (restaurant scolaire, garderies et études, centres aérés le mercredi), qui rentrent et restent davantage seuls chez eux le soir, font partie de cette population fragile.

Concernant toujours les limites de l’amélioration des rythmes scolaires, beaucoup d’enfants se couchent trop tard, qui plus est après une période d’excitation, ce qui propice à la perturbation du sommeil.

La fatigue est souvent renforcée ensuite par le stress du mal-être en classe.

On ne peut donc pas échapper à une bonne hygiène de vie.

Le projet périscolaire a tout intérêt à se focaliser sur ce point.

Il est notamment primordial de mettre l’accent sur le sport et les activités physiques qui vont permettre le développement corporel de l’enfant et l’accumulation d’un capital-santé pour la vie entière de l’adulte : masse osseuse à densité minérale élevée, capacité respiratoire augmentée, régulation du sommeil et de la circulation sanguine, optimisation de la fonction cardiaque, etc.

Les rythmes scolaires améliorés ne suppléent pas non plus à l’obligation d’une régularité dans le travail fourni et dans l’effort intellectuel.

L’intrusion des problèmes sociétaux dans l’école constitue de même un obstacle fort à la réussite : intérêt moindre pour les savoirs enseignés, préoccupations autres (jeux, consommation, divertissements, médicalisation de la société, etc.), avenir incertain, difficultés familiales, manque de confiance dans les formations et les diplômes, individualisme, défaut de capacité à se projeter personnellement sur le moyen terme, etc.

Il faudra aussi un jour se poser la question du respect du rythme naturel des adolescents au Collège et au Lycée, puisque quasiment tous les jeunes y sont maintenant scolarisés (85 % d’une tranche d’âge fréquente une classe de Terminale actuellement, répartie en filière générale à 48 %, technologique à 24 % et professionnelle à 28 %).

L’adaptation des rythmes scolaires est en soi une excellente décision : elle devrait permettre d’optimiser l’attention et la concentration des élèves en cours, avec la mise en place du cercle vertueux suivant : moins d’échec scolaire, plus d’intérêt pour l’enseignement, moins de perturbations en cours, moins de fatigue et de stress, plus d’écoute et de participation, plus de réussite.

En résumé, un étalement des heures de présence, pour plus de connaissances in fine.

La France a besoin de cette amélioration de la performance de son système éducatif pour assurer à tous nos enfants un bon apprentissage de la lecture, de l’écriture et du calcul, dont la maîtrise constitue un viatique indispensable dans nos sociétés modernes post-industrielles.

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Travail artistique de décoration à l'école maternelle de Clapiers

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L'école maternelle Olympe de Gouges équipée pour le périscolaire

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Ecole Victor Hugo - site du Bosc - lieu d'ALAE et d'ALSH maternels

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Les enfants passent mais leurs écrits - ici leurs prénoms - restent

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Ecole - restauration / scolaire - périscolaire : une unité de lieu, pas de temps

Crédit photographique : Michel Chastaing

15/01/2013

Pourquoi nos impôts locaux augmentent à Clapiers ?

Les impôts locaux sont de plus en plus lourds pour les ménages du Midi, dont le pouvoir d’achat stagne en général.

Leur calcul ne tient compte qu’à la marge du revenu de la famille.

A Clapiers, les contribuables s’acquittent de la taxe sur le foncier bâti, lorsqu’ils sont propriétaires (3/4 des Clapiérois) et de la taxe d’habitation.

La présente analyse va traiter exclusivement de la taxe d’habitation (TH).

Cette dernière est constituée de deux parts :

-         une première communale,

-         une seconde départementale, transférée en 2011 à l’intercommunalité, c’est-à-dire à la Communauté d’Agglomération de Montpellier (CAM).

Part communale de la TH

La Municipalité de Clapiers n’aura pas augmenté, de son côté, le taux de TH lors du dernier mandat municipal.

Le taux d’imposition de 18,65 % a été maintenu pour les années 2008 à 2013.

La Commune de Clapiers applique en outre des taux d’abattement maximaux – ce qui est rarissime en France – sur la base d’imposition brute qui est la valeur locative (fonction de la surface et du confort du logement).

Ces taux d’abattement sont d’autant plus intéressants à Clapiers qu’ils s’appliquent à une valeur locative clapiéroise élevée.

Une fois réduite des différents abattements, la valeur locative donne une base nette qui, multipliée par le taux d’imposition, permet de connaître le montant de la TH.

Taux d’abattement

Commune de Clapiers

Département de l’Hérault

Communauté d’Agglomération

Général (pour tout le monde)

15 %

10 %

7 %

Par personne à charge (ascendant, descendant)

de rang 1 et 2

20 %

20 %

12 %

Par personne à charge (ascendant, descendant)

de rang 3 et plus

25 %

25 %

17 %

Spécial (petits revenus)

15 %

0 %

10 %

Valeur locative moyenne

4.798 € (en 2011)

2.911 € (en 2010)

3.559 € (en 2012)

Il faut préciser d’autre part que la valeur locative est revalorisée tous les ans par une décision du Gouvernement (1,8 % en 2012, 2,0 % en 2011, 1,2 % en 2010, 1,5 % en 2009, 1,6 % en 2008), ce qui engendre un rythme d’augmentation automatique de l’impôt de l’ordre de 10 % sur un mandat municipal.

Sur la période 1999 à 2009, la taxe d’habitation a crû globalement en France d’une moyenne de 3,6 % par an, équivalent donc à + 24 % sur une durée de 6 ans.

Les contribuables Clapiérois ont donc été épargnés d’une hausse d’environ 15 % sur la part communale de taxe d’habitation, du fait de la politique fiscale sage de l’équipe municipale en place.

Part intercommunale de la TH

La deuxième part de la taxe d’habitation (départementale devenue intercommunale) connaît, en revanche, à Clapiers, une forte augmentation.

Cette dernière défavorise, en valeur absolue (surplus d’impôt) les familles nombreuses et en valeur relative (augmentation en pourcentage de l’impôt), les ménages à revenus modérés et/ou occupant des logements modestes.

Globalement, les Clapiérois se retrouvent à payer plus de TH que s’ils habitaient dans une autre commune de l’Agglomération.

Cette surcotisation est chiffrée dans le tableau suivant, en fonction des situations familiales : la première colonne donne le différentiel par rapport à la commune la mieux lotie et la seconde colonne le delta avec la commune la moins bien lotie, après Clapiers.

Surplus d’impôt à Clapiers en fonction du nombre de personnes à charge

Par rapport à la commune la mieux lotie

Par rapport à la

seconde commune

la moins bien lotie

0 personne

66 €

0 €

1 personne

142 €

37 €

2 personnes

216 €

72 €

3 personnes

301 €

110 €

4 personnes

385 €

148 €

Sources : Pascal Heymes

Nous allons voir par quel mécanisme la part de taxe d’habitation de l’Agglomération de Montpellier croît.

La réforme de la Taxe Professionnelle, sous la Présidence Sarkozy, a prévu le transfert, à partir de 2011, de la part départementale de la TH aux intercommunalités, soit à Montpellier la Communauté d’Agglomération.

L’Etat a prévu un mécanisme de correction automatique garantissant à tout contribuable (et à toute collectivité, par ailleurs, au travers d’une modulation des dotations nationales) la neutralité de ce transfert.

En effet, communes, intercommunalités et départements n’ont ni la même valeur locative moyenne, ni les mêmes taux d’abattements (cf. supra).

Sans corrections, la réforme aurait été très favorable aux ménages des communes à taux d’abattement forts (exemple de Clapiers) et défavorable dans le cas inverse.

Un correctif est donc appliqué, abattement par abattement (général, les deux pour charges de famille, spécial), pour l’année 2011 et au delà.

L’Agglomération n’ayant pas voté ses abattements fin 2010 – ce qui était recommandé car la loi n’était pas encore définitive afin d’attendre des simulations – ce sont, en 2011, les taux d’abattement communaux qui se sont appliqués à la valeur locative moyenne communale ainsi que le taux d’imposition voté, lui, par la Communauté d’Agglomération.

Abattement par abattement, le correctif a été calculé de la manière suivante :

Valeur Locative Département x Taux abattement Département

– Valeur locative Commune x Taux abattement Commune

Ces correctifs ont été soustraits des différents abattements calculés avec les valeurs communales, ce qui revenait en fait à conserver les montants des abattements départementaux.

Les abattements appliqués valaient donc simplement en 2011 (comme avant au demeurant) :

Valeur Locative Département x Taux abattement Département

Les impôts ont de fait peu augmenté.

Pour 2012, la Communauté d’Agglomération a défini ses taux d’abattement (proches de la moyenne pondérée démographiquement de ses communes membres) et augmenté son taux d’imposition de 11,08 % à 12,08 % (pour mémoire, taux de 9,93 % pratiqué par le Département en 2010).

Toutefois, la CAM n’est finalement pas revenue sur le mécanisme correctif antérieur comme elle aurait pu le faire (une précédente délibération décidant de sa non application à Montpellier ayant été annulée par une nouvelle délibération votée le 20 décembre 2012).

Les correctifs Commune/Département continuent donc de s’appliquer, cette fois-ci en réduction des abattements calculés avec les règles de l’Agglomération.

Les abattements valent donc maintenant !!!

Valeur Locative Département x Taux abattement Département (abattement Département)

+ Valeur Locative Agglomération x Taux abattement Agglomération (abattement Agglo)

– Valeur locative Commune x Taux abattement Commune (abattement Commune)

Ou autrement dit :

2 fois la moyenne des abattements du Département et de l'Agglo moins l'abattement communal

Manque de chance pour les Clapiérois, cela donne des montants d’abattement négatifs (heureusement ramenés par le législateur à zéro dans ce cas de figure) ou presque nuls dans le cas d’une personne à charge (66 € d’abattement par personne).

Cela se concrétise par une ponction supplémentaire annuelle sur les contribuables de Clapiers de l'ordre de 150.000 € (soit approximativement + 7,5 % sur le montant global de la Taxe d'Habitation, en moyenne).

L’impact de la réforme était particulièrement bien analysé, dès 2010, par l’Association des Maires du Nord qui en avait prévu toutes ses conséquences éventuelles.

Pascal Heymes, Conseiller municipal d’opposition à Grabels, expert en finances communales a, ces dernières semaines, attiré l’attention des Grabellois sur ces hausses d’impôt et disséqué par le menu leurs raisons.

A Clapiers, c’est la combinaison d’une valeur locative moyenne élevée (quartiers résidentiels) et d’une politique de taux d’abattement maximaux sur la part de TH communale (politique favorable aux familles surtout mais aussi aux petits revenus) qui entraîne de façon mécanique – et paradoxalement ! – la réduction des abattements, devenus quasiment nuls à Clapiers sur la part de l’Agglomération !!!

Seule une réduction des taux d’abattement communaux – qui serait accompagnée, à taux communal constant, d’une augmentation forte de la part communale de la TH ! – ou une réduction de la valeur locative moyenne à Clapiers, serait de nature à réduire la part Agglo de la TH.

Remarquons un effet bénéfique à moyen terme pour les contribuables clapiérois ayant des enfants : les logements sociaux récemment livrés ou en cours de construction vont contribuer à cette réduction – forcément lente dans le temps – de la valeur locative moyenne à Clapiers et aboutiront à une baisse de la TH de quelques euros par enfant.

Pour conclure sur la mésaventure des Clapiérois : la part de la Communauté d’Agglomération de la taxe d’habitation a crû fortement en 2012 dans les rares communes à taux d’abattement communaux historiquement avantageux pour les contribuables (Clapiers, Prades le Lez, Grabels, Saint-Georges d’Orques) et a peu augmenté, voire baissé, dans les communes à taux d’abattement communaux historiquement peu avantageux pour le contribuable.

L’anomalie consiste in fine à la rupture d’égalité entre les ménages qui devraient pourtant, quel que soit leur lieu de résidence, participer équitablement à l’effort collectif.

04/01/2013

Un Premier de l’An dans la continuité ?

2013 se profile !!!

Il est donc temps de souhaiter que cette nouvelle année vous apporte santé, bonheur et plénitude.

J’aime ce petit poème qui résume bien l’esprit du Premier de l’an :

L’an que ven

Es un brave òme

Que promet

Tot çò qu’òm vòl.

Cadun pren

E cadun dòna.

Bona annada

E bon An nòu.

La nouvelle année, c’est bien sûr l’espoir d’une vie meilleure et cette charnière temporelle est l’occasion du partage, du don et du contre don.

Pourquoi une formule en occitan ?

Parce que notre culture à Montpellier s’est bâtie largement sur l’héritage de l’Occitanie.

Charles Camproux (1908-1994), témoin au sens propre et au sens figuré, de cette descendance, n’aurait pas contredit ce propos.

Montpelliérain, Professeur de la Faculté des Lettres, lié à Clapiers par son gendre Jean-Marie Petit (auteur de sa biographie la plus complète) et sa fille, il fut une figure et un militant incontournable de cette prise de conscience, de cette révélation, en tant qu’acteur de la culture occitane contemporaine.

Citons aussi un autre grand Professeur d’université, de Droit cette fois-ci, Professeur mais pas seulement (permettez-moi un sourire à la fois amical, respectueux et malicieux) : Georges Frêche !

Il répétait à l’envi la phrase de Lampedusa, tirée du livre et du film « Le Guépard » : « Il faut que tout change pour que rien ne change ».

Celui qui a beaucoup fait bouger Montpellier, le voulait pour préserver notre qualité de vie et conserver notre culture et notre rang.

La vie est effectivement un continuum et la fin de 2012 débouche tout naturellement sur le début de 2013.

Notre société évolue très rapidement et pourtant notre histoire pèse toujours très fort.

Nous sommes nombreux à vouloir que les valeurs de liberté, égalité, fraternité perdurent malgré les ruptures économiques.

En Occitanie, les habitants ont aussi toujours été attachés à la solidarité, au partage, à l’équité, à la justice et à l’émancipation.

Deux valeurs sûres ne se perdent pas :

-         le bien vivre,

-         l’amitié et l’esprit de famille.

Plus que pour beaucoup de soit disant traditions, les permanences historiques sont frappantes en matière de Premier de l’An.

Pas forcément la tradition provençale des 13 desserts, à l’occasion du grand souper, nom local du réveillon (les quatre « mendiants » que sont les amandes, les noisettes, les raisins secs et les figues sèches, puis le nougat blanc, le nougat noir, les pruneaux, les noix, le melon vert conservé sur claies, les dattes, les poires, la pâte de coing et la pompe à huile) qui ancienne, à défaut d’être ancestrale, n’a pas franchi le Rhône.

Mais plutôt de nombreux symboles :

-         la célébration du jour lui-même,

-         la visite (sans la quête) adaptée de nos jours,

-         les vœux,

-         les étrennes.

Tous ces rites nous viennent de la civilisation romaine et peut-être même avant.

Le Premier de l’An le 1er janvier fut une décision de Jules César avant l’institution officielle de la même concordance à partir de l’édit du Roussillon de Charles IX en date du 9 août 1564.

« Lou cap de l’an » c’est le bout, l’extrémité, la fin mais aussi le début, dans une vision cyclique de l’année qui revient.

Janus, le dieu romain du mois de janvier, avait deux visages : l’un tourné vers le passé, l’autre vers l’avenir.

Le Premier de l’An, c’est un jour particulier mais ce sont aussi les célébrations qui l’accompagnent.

Los vòts et les estrenas, c’étaient déjà les vœux et les étrennes en occitan mais aussi dès l’Antiquité.

La déesse Strenna (ou encore Strenia), divinité de la bonne santé, était fêtée le Premier de l’An.

Si ces étrennes ont pu avoir un côté paternaliste, fut un temps (dans les rapports patrons /employés, bourgeois/pauvres), elles sont aujourd’hui l’occasion de cadeaux et d’une solidarité générationnelle.

La visita et la quista, c’était cette tradition de rendre visite, début janvier, à ses amis et à sa famille.

C’était l’occasion d’être reçu pour échanger, pour boire ou pour le repas.

Les plus jeunes recevaient monnaie ou ravitaillement en échange de leurs vœux : cela n’est pas sans rappeler les quêtes de friandises de la Fête d’Halloween ou encore la quête d’argent pour le Carnaval avec la vente des fougassets.

Ce rite de la visite et de la quête (surtout) est transformé aujourd’hui mais subsiste toutefois, si l’on considère ces embrassades ou ces échanges de vœux à chaque fois que l’on rencontre, pour la première fois de l’an nouveau, une connaissance.

La visite, c’est aussi celle des Vœux institutionnels (collectivités locales, entreprises, associations, etc.) où l’on se rend en un même lieu pour rencontrer son entourage professionnel ou relationnel.

Au Québec, il s’agit de la « tournée des parents », celle qui existait chez nous quand en France les familles étaient moins éparpillées, moins dispersées sur le territoire.

Quant à la visite symbolique puis virtuelle, elle a d’abord pris la forme d’une carte de visite par porteur spécial puis d’une carte de vœux dès la démocratisation de la Poste et enfin, de nos jours, d’un message voix ou texte, téléphonique ou électronique.

Bon An nou !

C’est le cri éternel, empathique, humaniste, à l’occasion du saut d’année calendaire.

Bona et urosa annada 2013 !

Du bonheur, une bonne santé, de la réussite, de la prospérité, de l’amour, de bonnes résolutions personnelles et vis-à-vis des autres aussi !!!

De la justice, de la paix et de la fraternité !!!

Bon bout d’An et a l’An qué ven !

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30/12/2012

Clapiers honoré par la revue nationale des Communes forestières

La revue officielle de la Fédération nationale des communes forestières (FNCOFOR) a mis en exergue, en novembre 2012, la politique menée dans l'Hérault et notamment à Clapiers, par ses représentants locaux.

Michel Chastaing, Maire-adjoint de la Commune de Clapiers et Trésorier des niveaux départementaux et régionaux, y explique son attachement à la forêt méditerranéenne.

Politique d'acquisition foncière, coopération avec l'Office National des Forêts pour améliorer les peuplements, protection contre les incendies avec la mise en place des obligations légales de débroussaillement, mobilisation de nombreux bénévoles dans le cadre du Comité Communal Feux de Forêts, ouverture maîtrisée au public, ...

En signant la "Charte régionale du bois-construction" lors du salon Energaïa de 2009, Michel Chastaing a ouvert la porte aux édifices publics en bois sur Clapiers : cuisine au Parc municipal Claude Leenhardt, chaufferie-bois et silo à granulés à l'école élémentaire Victor Hugo - site du Calvaire.

Les dernières constructions municipales ont ainsi mis en œuvre un bardage bois, dit "Red Cedar", sans traitement.

Un projet de toilettes publiques, au Parc municipal, devrait faire appel à la même technique.

Francis Cros, Conseiller général du Canton de la Salvetat sur Agout, Président de la COFOR 34 et de la COFOR LR, est de son côté mis à l'honneur pour avoir fait avancer le dossier de la plate-forme de tri des bois feuillus du Somail et le bois-énergie dans toute la région Languedoc-Roussillon.

Francis Cros siège au Conseil d'Administration de la FNCOFOR où il fait valoir les spécificités de la forêt méditerranéenne.

Passant aux "travaux pratiques", la Commune de Clapiers, sur l'impulsion de son Adjoint aux Travaux, aux Services techniques et aux Energies nouvelles, aidée des conseils d'Hérault Energie puis de l'Agence Locale de l'Energie de Montpellier, met en service pour le tout début janvier une chaufferie-bois à l'école évoquée plus haut (1.200 m² rénovés au standard Effinergie, promu par la Région Languedoc-Roussillon et plus strict que le label national BBC).

Deux points faibles subsistent toutefois en matière de politique forestière au nord de Montpellier :

- l'absence de charte forestière de territoire qui pourrait notamment conduire à la réalisation de pare-feux (protection des habitations) ou encore au rapprochement de l'offre et de la demande en bois-bûche, plaquettes forestières et granulés à base de sciure,

- l'exploitation des pins d'Alep dépérissants ou arrivés à maturité afin de mobiliser du combustible et en enlever aux feux récurrents dans le secteur, tout en favorisant la réémergence du couvert autochtone de Chênes-verts.

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Une de la revue de la FNCOFOR

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Article de Michel Chastaing, Maire-adjoint à Clapiers

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Réunion Languedoc-Roussillon ONF - communes forestières

 

Sources : Revue Communes forestières - n° 57 - Novembre 2012 

24/12/2012

Cantem Nadal à l’église de Clapiers

Le vendredi 14 décembre, à partir de 18 h 30, en l’église Saint-Antoine de Clapiers, le chœur « Lo Cocut » a offert aux Clapiérois un spectacle musical : « Cantem Nadal ».

Lo Cocut (abréviation en forme de clin d’œil de « Còr Occitan de Clapièrs Universalamen T’Estimat ») regroupe des amateurs de l’Occitan et des traditions languedociennes.

Le chef de cœur, Etienne Hammel, a donné, entre deux chansons, d’amples explications sur le contexte des textes profanes présentés : la distance, la pauvreté, la famille, la place de l’enfant, le miracle, la société villageoise, les différents métiers de l’agriculture ou de l’artisanat.

A côté de la liturgie du clergé, les chants populaires traduisaient la générosité, la compassion, la solidarité, l’élan spontané.

Jésus est toujours présent dans les textes, au moins en filigrane, avec Joseph et Marie, les parents, sans oublier les Rois mages : Gaspard, Melchior et Balthazar.

Le peuple avait sa propre expression pour ses croyances.

L’Occitan, de la Gascogne, du Val d’Aran en Espagne, du Limousin jusqu’aux Alpes et au Piémont italien, s’est diversifié au fil des siècles et a fini par devenir une langue très riche.

Avec environ 4 fois moins de mots (environ 60.000), le Français n’est pas une langue plus pauvre par nature, mais par choix.

En effet, fixé au XVIIe siècle, le Français a été dédialectisé et donc réduit dans sa variété, apuré par les savants qui l’ont codifié.

La Langue d’Oc a toujours été très expressive et bien adaptée à la créativité artistique : rappelons-nous des Troubadours et plus tard du mouvement du Félibrige.

A Clapiers, le fait occitan est resté présent au travers du souvenir de François Dezeuze, père du peintre Clapiérois Georges Dezeuze.

Libraire, papetier imprimeur, très connu à Montpellier, François Dezeuze fut appelé « L’Escoutaïre ».

Il fut l’un des écrivains occitans majeurs de la première moitié du XXe siècle, auteur de pièces de théâtre populaire, notamment de farces, et enfin, l’animateur inlassable de la revue montpelliéraine « La Campana de Magalouna ».

En son honneur et dans l’esprit de son ouverture aux mystères du Monde, un groupe d’amis s’est longtemps réuni à Clapiers : « Lou Dissatièrs », c’est-à-dire ceux qui discutent, qui dissertent de sujets larges et variés.

« Le Cocut » est dans cet esprit de partage.

Parmi les Clapiérois du chœur, citons Jo Ballarin, Jacques Dainat, Gérard Rolland.

Le chœur regroupe aussi des hommes disséminés à Montpellier et ses alentours, tous passionnés et unis par la culture occitane.

Au sein de ce groupe, Jean Clavel, acteur puis historien, dans les deux cas de renom, de la viticulture languedocienne, est emblématique de ce qui cimente le groupe : la culture populaire.

Au-delà du chant, les membres de « Lo Cocut » aiment, par-dessus tout, animer des festivités (manifestations de rue, marchés, banquets, etc.) : ils sont acteurs du spectacle vivant.

La bonne chère (un concours de cassoulet organisé tous les hivers par « Lo Cocut » : « Lo concors de caçolets »), le vin, la musique, les chansons transmises par la mémoire collective ont une origine commune : la civilisation occitane.

Le chœur perpétue la tradition des chants de Noël, avec des textes du XVIIe et XVIIIe siècle.

Lors de la soirée en l’église Saint-Antoine, 15 ont été en partie traduits, en terme de présentation, par Etienne Hammel (voir ci-dessous le texte intégral de « La terra es freja » et de « Pastres, Pastretas »).

Si une partie seulement de l’assistance (une centaine de personnes) maîtrisait la langue occitane, beaucoup comprenait en l’écoutant, voire en la lisant sur le recueil distribué.

De nombreux participants ont repris en chœur les refrains des morceaux les plus connus qui leur ont rappelés leurs apprentissages scolaires ou la tradition familiale.

Une soirée au final riche en émotions et en souvenirs !

 

La terra es freja

 

La terra es freja,

Lo cèl neveja,

Mòrta sason !

Ausètz los anges,

Cantar loanges,

Del Nadalon.

 

Venètz floretas !

Ròsas, violetas,

Li far la Cort,

Jamai la tèrra,

N’a vist d’enquèrra,

Tant genta flor.

 

Que vos pintiava,

Vos embaumava,

Quita lo cèl.

Venètz floretas !

Rosas, violetas,

Del mes d’Abrièl.

 

Aquel que dona,

A Rei corona,

Glòria, palais !

Dins un’ estable,

Plan miserable,

Anuèit se plai.

 

Pastres, pastretas

 

Pastres, pastretas,

Desrevelhatz vos, pecaire !

Pastres, pastretas,

Desrevelhatz vos,

Que vòstra maire,

A besonh de vos, pecaire !

Que vòstra maire,

A besonh de vos.

 

Los pastres venon,

Ambe sos anhèls, pecaire !

Los pastres venon,

Ambe sos anhèls,

A l’enfant Jèsus,

Òfron lo plus bèu, pecaire !

A l’enfant Jèsus,

Òfron lo plus bèu.

 

Los mages, venon,

Ambe sos tresòrs, pecaire !

Los mages, venon,

Ambe sos tresòrs,

Li ofròn la mirra,

L’encens amai l’òr pecaire !

Li ofròn la mirra,

L’encens amai l’òr.

 

Leu que siái paure,

Que n’ai pas lo sòu, pecaire !

Leu que siái paure,

Que n’ai pas lo sòu,

Li ofri mon anma,

Ambe tot mon còr, pecaire !

Li ofri mon anma,

Ambe tot mon còr,

Li ofrissi mon anma.

 

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19/12/2012

Sélections du FISE Agglo à Clapiers

Le Festival International des Sports Extrêmes (FISE) a organisé, samedi 8 décembre 2012, à Clapiers (après Castries en novembre), ses qualifications en prévision de prochaine 7ème édition 2013.

Le FISE est venu en fait en appui à l'association Basic BMX, cheville ouvrière de la manifestation.

Le “Contest” proposait deux compétitions, respectivement en plus ou moins de 16 ans, amateurs et Pro (« money prize » de 1.000 €), en BMX et en Skateboard, les deux sports de glisse urbains les plus pratiqués.

Après les qualifications, les finales ont permis de désigner dans chaque catégorie un lauréat, qualifié d'office pour le FISE Montpellier.

Il s'agissait donc d'un premier round pour essayer de participer au plus grand rassemblement et à la plus grande fête des sports extrêmes en Europe.

Simon Uguen, Président de l'association Basic BMX, a été le speaker de l'événement.

Le speaker, c’est celui toujours prêt à mettre de l'ambiance, à stimuler les spectateurs et les concurrents, dans un jeu de connivences et de défis.

Un public varié et nombreux s'est renouvelé tout au long de cette journée froide, ventée, mais heureusement très ensoleillée.

L'organisation – parfaite et très « pro » - a reposé notamment sur Maxime Triolo, Mathieu Rouvière, Corentin Martin et Pierre Allaire.

3 juges sont en permanence nécessaires pour départager les concurrents.

Basic BMX a la particularité remarquable de s'appuyer sur des membres passionnés, de tous âges.

Citons du plus jeune au plus âgé : Lucas Bertrand, Yoann Maurel, Victor Vincent, Eliott Montaldot.

Certains d'entre eux ont participé au “Contest”.

En BMX, Quentin Maurien et Anthony Jeanjean, Champion de France en titre, étaient les invités vedettes.

Le skate-park de Clapiers, à l’entrée du village entre le rond-point du Fesquet et la Médiathèque Albert Camus, occupe un site superbe.

A deux pas de Montpellier, ce spot bien équipé est très apprécié des amateurs.

Richard Mailhé, Vice-Président de la Communauté d’Agglomération de Montpellier (CAM), Président du Comité Départemental Olympique et Sportif, le Maire de Clapiers et trois maires-adjoint, délégués respectivement à l’éducation, à la jeunesse et aux services techniques sont venus pour l’ouverture du « Contest ».

Ce dernier a en effet reçu le label « FISE Agglomération » qui permet un essaimage de la manifestation montpelliéraine dans les communes membres de la CAM (première étape à Castelnau le Lez le 14 avril 2012, puis à Saint-Georges d’Orques, à Castries et enfin à Clapiers).

Le car podium de l’Agglomération est venu pour offrir l’apéritif.

D’autre part, Eric André-Benoît, Directeur d'exploitation d'Hurricane, frère d'Hervé, Fondateur du FISE lorsqu'il était étudiant à Montpellier Business School, était présent.

Qui ne connaît pas le Festival International des Sports Extrêmes (FISE) de Montpellier ?

Wakeboard, BMX, Roller, Skateboard, Mountain Bike et MTB attirent trois jours durant, sur les berges du Lez, utilisées sur plus d’un kilomètre comme gradins artificiels, plusieurs centaines de milliers de personnes.

Répartis dans les catégories Girl, Moins de 16 ans, Amateur, Expert, Pro, Gold, des centaines de riders font vibrer les spectateurs de leurs exploits.

Le FISE est la sortie préférée de tous les jeunes au mois de mai.

Au-delà des compétiteurs locaux et catalans très présents, les pointures du circuit international sont fidèles au rendez-vous (américains, notamment californiens, belges, anglais, allemands, …).

Ces sports nouveaux, de glisse, ne sont plus un effet de mode venu des United States mais sont maintenant bien ancrés dans la société française.

Il n'y a qu'à penser aux espoirs de médailles lors des derniers Jeux Olympiques de Londres.

Notre délégation française devait tout “rafler”, tant elle apparaissait imbattable, même si finalement la moisson espérée ne fut pas concrétisée.

Par ailleurs, la terminologie employée – par exemple en BMX, les termes de Park, Flat, Spin Ramp, Dirt – est elle restée résolument anglo-saxonne.

Toutefois, seuls les « X Games » nord-américains, organisés à Los Angeles, adossés aux puissants réseaux de télévision ESPN et ABC, dépassent le FISE de Montpellier.

Ce dernier est plus qu'une compétition : une grande fête avec une forte complicité entre champions mais aussi entre eux et le public.

La société Hurricane, basée à Lunel, organisatrice de l'événement, veille à ce que glisse, adrénaline et convivialité soient au top.

Hurricane emploie une vingtaine de salariés et travaille aussi dans l'ingénierie et la conception de skate-parc.

Le FISE, petit événement d'abord organisé à Palavas les Flots en 1997, inconscient à l'époque de son potentiel de développement, battra à nouveau tous les records, c’est sûr, en terme de superlatifs et de fréquentation, pour sa 7ème édition en 2013.

Le FISE s'est exporté au Koweit où ses démonstrations rencontrent la même participation et la même ferveur chez les passionnés locaux.

Sur Clapiers, grâce à l’association Basic BMX et à ses bénévoles, aura flotté quelques heures, cette folie communicatrice de pratiquer et de regarder les exhibitions de sports de glisse.

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Le skate-park à l'entrée de Clapiers

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L'équipe du FISE

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Le Directeur du FISE, Eric André-Benoît,

et Pascal Ribes, ancien Président du Club de Football de Clapiers

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L'échauffement est lancé

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Démonstration de skate-board 

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La compétition est lancée

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Simon Uguen, speaker du contest,

et Président de Basic BMX

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« Ça plane pour moi !!! »

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Les Pros du BMX en action

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Figure de style sur fond de Médiathèque Albert Camus

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Une partie de l'équipe de Basic BMX et les juges 

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Remise des prix du Tournoi Pro

 

Accéder à l'album photo complet

Cliquez en haut en droite

 

Crédit photographique : Michel Chastaing

08/12/2012

Viviers, terre d’élection de la nouvelle agriculture

L’agriculture péri-urbaine est en cours de mutation : l’extension de la ville consomme des terres fertiles tandis que les citadins recherchent de plus en plus les productions locales.

Le Domaine de Viviers, sis sur les communes d’Assas, de Clapiers, de Jacou et de Teyran, acquis récemment par la Communauté d’Agglomération de Montpellier, est en train de devenir :

-         un refuge pour des viticulteurs en quête d’une stabilité foncière (relocalisation suite à expropriation pour passage de grandes infrastructures, besoin d’agrandissement, recherche d’un bail à long terme permettant de rentabiliser une plantation de vigne),

-         une opportunité pour l’installation de paysans souhaitant cultiver en Bio et commercialiser en circuit court.

C’est l’histoire de la venue de ces derniers, en l’occurrence des maraîchers, qui a attiré la visite d’une centaine d’agents de développement, d’acteurs de territoire, de défenseurs de la coopération, d’étudiants, de salariés et de bénévoles de l’économie sociale et solidaire, venus de toute la France.

Ces derniers étaient réunis à Montpellier et à Clapiers les 15 et 16 novembre 2012, à l’occasion des Rencontres du Réseau National des Espaces Tests Agricoles (RENETA).

Plusieurs grandes fédérations nationales (FNCIVAM, AFIP, CELAVAR, FADEAR, etc.) se sont en effet associées pour partager leurs expériences en matière de parcours de compagnonnage, de tutorat, de pépinière, de couveuse, d’incubateur, de portage salarial et autres lieux où des moyens de production (terres, matériel, outils de transformation et de commercialisation) sont mis à disposition de personnes souhaitant créer leur propre exploitation agricole.

Quoi de plus efficace pour réorienter l’agriculture que de nouveaux paysans qui, d’emblée, s’adaptent au marché et à la nouvelle demande sociale.

Ce type d’initiatives se multiplie en France :

-         Réseau francilien des AMAP (associations de maintien de l’agriculture paysanne),

-         développement des produits agricoles en circuits courts dans la Communauté d’Agglomération du Grand Besançon (maraîchage Bio),

-         Terra Vitae en Haute-Normandie, dont la maxime est « Il est possible de nourrir l’Humanité sans détruire la Planète », avec la promotion de la permaculture et des micro-fermes,

-         au niveau de l’enseignement public agricole avec deux sites : « Les Prés d’Amont » au Lycée horticole de Blois (département du Loir-et-Cher) et « Biopouce » au Lycée agricole de Coutances (département de la Manche),

-         couveuse régionale agricole Languedoc-Roussillon avec une implantation à Barjac (département du Gard) en liaison avec l’association Terre de Liens et à Clapiers.

L’ADEAR Languedoc-Roussillon a mené à bien, avec l’appui financier du Conseil Régional Languedoc-Roussillon, une étude pour définir la faisabilité et le statut juridique d’un espace-test agricole.

Ce travail a débouché sur la création de la Coopérative Terracoopa, dont Christian Alazard et Paul Reder de l'ADEAR-LR, Frédéric Sanchez de Crealead et Joseph Le Blanc, ancien animateur de l’ADEAR-LR sont les fondateurs.

L’ADEAR-LR, association régionale de développement agricole, a été créée dans les années 2000, notamment par des dirigeants de la Confédération paysanne (Guy Kastler, Dominique Soullier, héraultais, Pierre Bérato, Michel Curade, Michel David, Richard Le Masson, audois et Nicolas Duntze, gardois) et par Michel Chastaing, Maire-adjoint de la Commune de Clapiers.

Joseph Le Blanc, nommé gérant de Terracoopa, a été chargé de recruter 7 maraîchers Bio, devant bénéficier chacun d’une parcelle d’1 hectare.

A l’heure actuelle, Christian Abbes, Gilles Fourgous et Johan Crance s’affairent pour mettre en place sur leurs terres le réseau d’irrigation sous pression alimenté par l’eau du Rhône.

Dès le printemps, ils vendront leur production maraîchère diversifiée localement et souhaitent tenir un stand commun sur le marché hebdomadaire dominical de Clapiers.

4 autres maraîchers Bio s’établiront ultérieurement : ils pourront développer des ventes de produits frais et de saison par paniers solidaires, cueillette sur site, dans le cadre d’une association de maintien de l’agriculture paysanne ou toute autre formule associant plus ou moins les consommateurs.

Au bout de 3 ans, ces nouveaux paysans, essaimeront dans toute la région pour se fixer au lieu de leur choix.

Partout en France, le contexte de l’installation agricole ou de la création d’activités en milieu rural, voire péri urbain, est en effet difficile : problèmes d’accès au foncier, connaissances techniques insuffisantes, freins à l’intégration sociale dans le territoire, faiblesse des capitaux propres, forte concurrentialité du secteur, aides européennes réservées aux exploitations de taille conséquente et de fait principalement aux transmissions.

L’espace-test en agriculture est donc une solution émergente et innovante pour parvenir à des installations agricoles durables.

Dans le détail, « le test d’activité consiste à développer une activité agricole de manière responsable et autonome en grandeur réelle, sur une durée donnée et dans un cadre qui limite la prise de risque, afin d’évaluer le projet et soi-même, dans le but de décider de la poursuite, de l’ajustement ou de l’abandon du projet.

Pendant ce test, il n’y a une mise en situation "grandeur réelle" sur un lieu test qui "héberge" le porteur de projet.

Ce dernier bénéficie dans ce cadre d’un statut spécifique, de mise à disposition des moyens de production et d’un accompagnement (tutorat) professionnel.
Ce test permet à "l’entrepreneur à l’essai" de :
 mettre en pratique et développer ses compétences professionnelles,
expérimenter la faisabilité technique, économique, humaine de son projet (de la production à la commercialisation) dans un environnement sécurisé,
prendre le temps de tisser des liens avec les différents acteurs du territoire,
mener une recherche foncière et construire dans la durée son projet technico-économique et financier avec les partenaires. »
Un espace-test est donc en réalité un outil de développement local s’inscrivant dans les dispositifs d’accompagnement existants (interventions de Terres Vivantes, du Civam Bio, de l’AIRDIE, financements du Conseil Général, par exemple dans l’Hérault), favorisant l’installation progressive, en particulier pour les porteurs de projet non issus du milieu agricole.

Le grand public connaît trois grands types de structures d’appui à la création d’activités : la couveuse, l’incubateur et la pépinière.

Le porteur de projet signe avec la couveuse d’activités un « Contrat d’appui au projet d’entreprise » (appelé CAPE) de 12, renouvelable 2 fois.
La couveuse émet les factures, suit la comptabilité, apporte un suivi personnalisé, juridique et technique.

Le porteur de projet immatricule son entreprise, la couveuse règle les cotisations sociales pour son propre compte et elle est solidairement responsable avec lui.

Le porteur de projet doit avoir été bénéficiaire précédemment d’un minimum social (RSA, ASS, RMI) ou avoir été dirigeant d’une entreprise unipersonnelle.

A Viviers, chaque maraîcher Bio abandonnera à Terracoopa 10 % de son chiffre d’affaires et récupérera comme il se doit le bénéfice de son travail.

La coopérative d’activités Terracoopa, aidée financièrement par la Région Languedoc-Roussillon, procède aux investissements : réseau d’irrigation, électrification, achat d’un tracteur, tunnels froids.

Un incubateur (Cf. Cap Alpha à Clapiers) soutient, quant à lui, une étape clef de la gestation d’un projet innovant, afin de développer suffisamment un concept, une technologie, un process, avant son industrialisation ou son lancement dans le tertiaire.

Quant à la pépinière (autre fonction de Cap Alpha), elle s’adresse aux jeunes entreprises qu’elle suit et accompagne dans leur développement et leur croissance.

Pour revenir à Terracoopa et au Domaine de Viviers, s’il existait déjà des couveuses pour les services, l’artisanat et l’industrie, elles sont nouvelles en agriculture : Clapiers héberge donc une initiative innovante, porteuse en terme de développement durable.

Création de 7 emplois, pérennisation de l’agriculture, préservation des sols et des eaux, offre de produits alimentaires sains, la commune de Clapiers et ses alentours vont bénéficier à plein du dynamisme de Terracoopa, de sa couveuse et de ses maraîchers Bio.

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Parcelle permettant l'installation à terme de 7 maraîchers Bio

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Le Domaine de Viviers n'a jamais tant reçu d'experts en agriculture 

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Gilles Fourgous donne avec pédagogie et humanité tous les détails de son installation

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Le groupe de visiteurs conduit par Christian Abbes

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 "Le seul ouvrier agricole du Domaine",

comme le dit avec malice son propriétaire Johan Crance

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 Plantation de sorgho fourrager pour couvrir le sol et servir d'engrais vert

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 Johan Crance à la tête de son groupe d'agents et d'acteurs de développement

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Une rencontre riche en échanges

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La Coopération : que du bonheur !!!

De gauche à droite : Christian Alazard et Paul Reder de l'ADEAR LR, Frédéric Sanchez de Crealead, Joseph Le Blanc (les fondateurs de Terracoopa), Christian Abbes, Gilles Fourgous et Johan Crance (les 3 premiers producteurs de maraîchage Bio), Michel Chastaing, Maire-adjoint de la Commune de Clapiers

Crédit photographique : Michel Chastaing

29/11/2012

Halte aux pesticides en ville !

La Commune de Clapiers a arrêté d’utiliser des pesticides depuis maintenant 5 ans.

Avec le recul, ce choix, dont j’ai été le précurseur en tant que Maire-adjoint délégué aux Travaux et aux Services Techniques, était d’une grande pertinence.

Plus de risque de voir les agents communaux, affectés aux Espaces verts, risquer des allergies ou contracter des intoxications, voire développer des maladies professionnelles à long terme (avec un risque d’incrimination de l’employeur, en l’occurrence la Mairie).

Plus de dissémination de produits chimiques dans l’environnement immédiat des habitants.

Une économie financière indéniable :

-         plus d’achats de désherbants, d’insecticides, de fongicides, etc.,

-         affectation des agents techniques libérés de l’épandage des produits phytosanitaires à des tâches d’embellissement du cadre de vie : élagages, plantations, tailles, binages, etc.

Avec le « Zéro pesticide », une collectivité territoriale sort d’habitudes dépassées et non raisonnées, héritées du passé.

Les « mauvaises herbes » sont maîtrisées, sans difficulté insurmontable, grâce au broyage ou à la tonte, à l’arrachage manuel, à la pause de géotextile, à l’utilisation de paillage et par appel à des techniques plus pointues et plus innovantes comme le désherbage thermique.

Les arbres, arbustes et plantes supportent sans encombre le développement des parasites annuels, tel le puceron qui après des pullulations éventuelles au printemps subit ensuite la loi de ses prédateurs naturels dès le début de l’été.

Un sujet faible, attaqué par des champignons ou une quelconque maladie, s’il disparaît, est remplacé par une essence ou une variété plus rustique, plus robuste et plus adaptée au climat ou au sol.

Pour une collectivité territoriale, mieux vaut s’adapter à la « Nature en ville » que de créer un contexte floral ou végétal artificiel, fragile et finalement non durable.

La plupart des attaques sur les végétaux ne les mettent pas en danger : ils sont seulement moins beaux et moins vigoureux pendant quelques semaines.

L’exemple le plus critique est celui du transport et de la contamination par le vent du Nord en chenilles du Bombyx disparate qui parviennent à défolier un grand nombre d’essences feuillues, avec cependant une repousse des feuilles spontanées dès l’envahisseur disparu.

Les pesticides n’amènent par ailleurs aucune solution réglementaire lorsque l’attaque du matériel végétal est majeure (chancre coloré du platane, Paysandisia Archon papillon du palmier, graphiose de l’orme) et oblige à la suppression des sujets contaminés.

Bref, l’application de pesticides par les Services techniques d’une ville ou d’un village n’a aucune raison d’être, à moins qu’un produit biologique soit disponible : exemple des applications préventives par hélicoptère sur les pinèdes au mois d’avril de la bactérie Bacillus Thuringiensis afin d’éviter la prolifération de la chenille processionnaire, très urticante pour l’homme et constituant un véritable risque sanitaire.

La Nature non perturbée par l’utilisation de produits phytosanitaires fait jouer à plein ses mécanismes régulateurs : retour des oiseaux, des hérissons, des lézards, des geckos, etc., intervention des larves de coccinelle, des guêpes, etc.

De nombreux insectes sont entomophages et exercent leur fonction prédatrice, en l’occurrence carnivore, sur les punaises, mouches, chenilles, etc.

Alors, à quand le « Zéro pesticide » dans toutes les collectivités territoriales ?

Comme à Clapiers ?

Certains élus demeurent conservateurs, c’est le moins qu’on puisse dire !

Un comble actuellement : le développement d’actions pour inciter les élus à réduire l’application de pesticides !

Alors qu’ils suffiraient à ces derniers de dire : « Stop, plus d’application de produits phyto !».

Ce manque de courage politique a un coût pour le contribuable.

Il faut en effet dépenser de l’argent public en études diagnostic, en intervention d’écologues, en animation de projet, en mobilisation du temps des élus, en formation des agents territoriaux.

Le Syndicat Mixte du Bassin de l’Or (Symbo), constatant la pollution diffuse des nappes, sources, ruisseaux et étangs littoraux, met par exemple en place actuellement un Plan d’amélioration des pratiques phytosanitaires et horticoles (PAPPH).

Ce dernier s’adresse aux Collectivités territoriales, sachant que 10 % des pesticides (la France est le plus consommateur d’Europe avec 1,2 kg de matières actives par an et par habitant) sont utilisés en zones non agricoles et que 35 % de ces derniers rejoignent par lessivage (effet des orages méditerranéens notamment) les ressources en eau et les milieux aquatiques.

Beaucoup d’énergie alors que le problème ne devrait plus exister.

Si l’objectif fixé aux agriculteurs français est seulement de réduire de 50 % leur consommation de produits phytosanitaires (Plan Ecophyto 2018 consécutif au Grenelle de l’environnement) et non pas de les éradiquer, c’est parce que cet effort revient à un basculement de toute notre agriculture vers une agriculture dite intégrée, avec à la clef une baisse de production de 6 % et un renchérissement des produits agricoles.

A l’évidence, les communes, les départements, les intercommunalités n’ont pas, elles, ces contraintes de production et de compétitivité.

Alors, que faut-il pour faire pour pousser les élus locaux à abandonner immédiatement et totalement l’utilisation publique des pesticides :

-         appeler à leur bon sens ?

-         majorer fortement les taxes ?

-         éditer une liste de ceux qui ne s’en passent pas ?

-         exiger leur non application dans les futurs programmes municipaux ?

Pourquoi les élus ne suivent-ils pas les expériences réussies de leurs concitoyens agriculteurs convertis au Bio, toujours plus nombreux ?

Les deniers publics pourraient être alors réservés à la sensibilisation du grand public qui, par ignorance, épand encore des pesticides dans les jardins d’ornement et d’agrément, sans bien maîtriser ni les doses, ni connaître les risques liés à leur application.

Une opération réussie comme JardiBio, mise en place autour de Montpellier, verrait alors ses possibilités de sensibilisation des jardiniers amateurs augmentée.

Si un pesticide peut porter atteinte à la qualité de l'eau, de l'air et du sol, quel que soit son applicateur, autant que les élus de la République soient exemplaires, bannissent leur utilisation publique et montrent la voie à la population.

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 Crédit photographique : Michel Chastaing

21/10/2012

Coopération décentralisée Franco-Béninoise à Prades et à Clapiers

En ces temps de crise économique et sociale, le repli sur soi est un risque.

La coopération internationale est un des moyens d'y échapper.

Relativiser ses problèmes, son pouvoir d'achat, son bien-être, à l'aune de l'Afrique, de l'Amérique du Sud ou encore de l'Asie, ouvre la réflexion.

La coopération décentralisée, entre collectivités territoriales du Nord et du Sud, associe des citoyens à des projets de développement local.

Les Communes de Prades le Lez et de Clapiers, dans la première couronne Nord de Montpellier, échangent notamment avec le Bénin, pays francophone, à la Constitution et à l'organisation administrative très proches des nôtres.

Le Maire de la Commune d'Akpro-Missérété (90.000 habitants au Nord immédiat de la capitale Porto-Novo) a conduit en septembre une délégation d'élus béninois à Lyon puis à Montpellier, après un premier voyage en mars 2010.

Cette visite a permis de raffermir les liens existants et d'évoquer de nouveaux objectifs et projets.

D'une manière générale, la coopération décentralisée est la plupart du temps plus efficace que celle directe entre états.

En effet, cette dernière porte principalement sur l'action humanitaire d'urgence (famines, catastrophes naturelles), des projets industriels (infrastructures portuaires et routières, extractions minières ou d'énergie fossile), des visées militaires (instruction des forces armées locales), des accords de libéralisation des échanges, des accords politiques (défense, sécurité, droits de l'homme) et économiques (implantation d'entreprises françaises) et moins sur le développement de la Francophonie ou du social (universités, enseignement de base, agriculture vivrière, etc.).

Au contraire, la coopération décentralisée implique le milieu associatif et rapproche, non pas des institutions, mais des hommes.

Les besoins sont identifiés au plus près des habitants et les projets définis dans la concertation.

Le Ministère des Affaires étrangères la reconnaît puisque qu'il y consacre des financements nationaux.

Cités Unies France, structure associative, fédère les communes, les départements, les régions, les intercommunalités engagées dans une action de coopération internationale.

La collaboration entre Prades le Lez, Clapiers et Akpro-Missérété repose sur un élan associatif et sur la plus-value du bénévolat.

Avec un budget de l'ordre de 2 millions d'euros annuels (même s'il est inférieur de 40 fois à celui par habitant des communes du Montpelliérain), la Commune d'Akpro-Missérété est en capacité de mener à bien des actions d'intérêt général fortes :

- création d'une radio locale,

- soutien au club de football accueillant de très nombreux enfants,

- ouverture de centres de soins, modernisation de la maternité et acquisition d'une ambulance,

- réglementation de la circulation des taxis-moto, les « zémidjans » dont l'invention locale s'est généralisée à toute l'Afrique comme une évolution moderne du vélo-taxi,

- dotation des nombreuses écoles primaires en nouvelles salles de classe,

- construction récente de 3 collèges publics, avec pour chacun, quelques classes au départ, prévision d'extensions successives et espoir d'ouvrir à terme des classes de lycée,

- projet d'institut universitaire de management et de technologie,

- projet d'ouverture d'une bibliothèque municipale, dotée notamment des ouvrages, au nombre de 25.000 environ, envoyés par Clapiers suite à une collecte auprès de ses habitants et un très important don de livres scolaires de la part du Conseil Régional Languedoc-Roussillon,

- projet de création de places publiques, dites stratégiques, équipées en éclairage public et en bornes de recharge pour le matériel électronique (téléphones et ordinateurs portables) afin d'offrir à la jeunesse, souvent privée dans leur foyer de la lumière électrique, un lieu d'études collectif,

- lancement d'un service de transport en commun, suite à l'achat à TAM - Transports de l'agglomération montpelliéraine – des 10 derniers bus au gazole, maintenant remplacés pas des bus de ville fonctionnant au gaz naturel.

Le dynamisme d'Akpro-Missérété et de son Maire, Michel Bahou, prouve que le rapprochement Nord-Sud opéré ne verse pas dans l'assistanat, mais bien au contraire dans un échange enrichissant de part et d'autre.

Côté Nord, rien ne serait possible sans le dynamisme associatif.

La Commune de Clapiers est ainsi devenue chef de file du projet de développement du Moringa Oleifera (« arbre du Paradis ») au Burkina-Faso et au Bénin.

Michel Chastaing, Maire-adjoint de la Commune de Clapiers, est l'élu référent.

Ce projet a été initié par les associations :

- Microfel (agriculteurs du Gard unis pour le développement de projets fruits et légumes dans le tiers-monde),

- Res Publica (actions de développement au Burkina-Faso),

- Silva (promotion de l'agro-foresterie dans le Monde),

- Agronomes, Vétérinaires Sans Frontières (appui aux communautés paysannes pour prévenir les crises alimentaires).

Le Moringa Oleifera possède de nombreuses vertus et trouve de multiples utilisations en cosmétique, en purification de l'eau, en médecine traditionnelle, en nutrition animale ou humaine.

Cet arbuste fournit un complément alimentaire pour les enfants dénutris et les adultes en état de faiblesse.

Il est riche en protéines essentielles, en fer, en calcium, en vitamines A et C, en bêta carotène, moins coûteux à obtenir et plus complet que la spiruline.

A Prades le Lez, c'est l'association Eau pour la Vie qui est motrice, aux côtés du Maire Jean-Marc Lussert et de son dynamique adjoint Rachid Khenfouf.

Dès 2011, Eau pour la Vie, présidée par Olusegun Taïwo, est intervenue à Amouloko, village de la commune d'Akpro-Missérété, avec le calendrier suivant :

  • en août 2011, mise en oeuvre du projet Cap Jeunes « Il faut que ça mousse », porté par 3 collégiens de Prades le Lez, visant à une sensibilisation culturelle sur l'hygiène des enfants de l'école primaire d'Amouloko,

  • en novembre 2011, mission de 3 mois de Myriam Guéguen, stagiaire, sur un projet jardinage et culture du Moringa Oleifera, dans cette même école,

  • en avril 2012, électrification de l'école avec réhabilitation de la pompe d'un forage et création d'un château d'eau,

  • en août 2012, lancement du projet « Hérault et Bénin : connexions au fil de l'eau », avec mise en relation des enfants français et béninois sur le thème de l'eau.

En coopération décentralisée, la forte implication des bénévoles n'empêche pas le professionnalisme de l'action :

  • membres de la diaspora connaissant bien le pays et sa culture

  • anciens chercheurs en agronomie ou foresterie tropicales,

  • collaboration d'étudiants en stage ou de jeunes volontaires en Service civique (comme Fabien Roudil, cheville ouvrière de l'association Eau pour la Vie),

  • présence sur le terrain d'associations homologues comme Silva Bénin.

A l'avenir, les Communes de Clapiers et de Prades le Lez devraient unir plus encore leurs forces sur ce dossier de coopération décentralisée qui prend tout son sens dans le cadre cohérent de la Communauté d'Agglomération de Montpellier.

Au niveau régional, la création d'une plate-forme de coopération internationale, regroupant élus locaux, associations, diasporas et monde économique, est un objectif qui permettrait une fédération des bonnes volontés, une meilleure connaissance des acteurs, une collaboration, une complémentarité des acteurs et, finalement, une action encore plus pertinente en direction du Sud.

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 La délégation béninoise reçue en Mairie de Clapiers 

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Pompe rénovée à l'école d'Amouloko 

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Château d'eau créé à l'école d'Amouloko

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Olusegun Taïwo, Président d'Eau pour la vie, sur site

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La délégation béninoise

avec les élus de Prades et de Clapiers 

05/10/2012

Festival de la Tomate 2012 à Clapiers

Le Festival de la Tomate 2012 a attiré à Clapiers, ce dimanche 2 septembre, plus de 10.000 visiteurs.

L’événement, très attendu, est la manifestation la plus populaire parmi celles soutenues par la Communauté d’Agglomération de Montpellier, dans les villages de la périphérie de Montpellier.

 

Les bénévoles de l’Association des marchés paysans de l’Hérault et de Terres Vivantes ainsi que les élus de la Commune de Clapiers avaient tout lieu de se féliciter du maintien de l’ambiance calme, familiale, décontractée, ouverte et très peu commerciale.

 

Cette année le nombre d’exposants au marché paysan a atteint le nombre de soixante.

 

Les stands associatifs ont été aussi nombreux et diversifiés.

 

Les participants ont pu manger sur place, sur la pelouse ou assis dans deux secteurs réservés à la restauration, après avoir constitués librement leurs repas auprès des paysans présents ou des stands de restauration rapide traditionnelle.

 

Des produits innovants sont apparus, labellisés Sud de France : sodas locaux et préparations à base de tomates séchées.

 

Les enfants ont plébiscité les promenades en dromadaire, une jeune maman venue appuyer des poneys eux aussi très sollicités.

 

Le Steel Band de Villeveyrac qui regroupe des musiciens de toute la Vallée de l’Hérault a de nouveau ravi l’assistance par la sonorité surprenante et mélodieuse obtenue à partir de frappes sur des fûts en acier.

 

Ce groupe est important pour la culture et l’animation en milieu rural.

 

Certains de ses membres travaillent à Montpellier.

 

Le Festival de la Tomate est d’ailleurs le symbole de cette complémentarité entre rural et urbain dans l’Hérault, ce qui bat en brèche une vieille rengaine, de plus en plus dépassée, opposant un urbain envahissant et un rural laissé pour compte.

 

La force de l’agriculture languedocienne consiste en effet en la proximité immédiate des consommateurs.

 

Encore faut-il qu’ils soient exigeants et avisés d’où cette manifestation qui parie sur les échanges entre producteurs et consommateurs pour revenir à l’achat local, trop longtemps délaissé.

 

Les visiteurs ont pu nouer le dialogue avec les exposants et poser toutes les questions sur la provenance, la qualité, la saisonnalité, les modes de production, les impacts sur la santé.

 

Le Bio, le circuit court, l’achat solidaire, la vente directe ont le vent en poupe.

 

Tout simplement parce qu’ils s’inscrivent dans le développement durable. 

 

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Variétés de tomates anciennes et poivrons rouges

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Un Festival de la Tomate familial à l'ombre des grands arbres

du Parc municipal Claude Leenhardt

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Le stand du Tomatologue Eric Pédebas (Mauguio)

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Des tomates moins rares à la vente,

pour la découverte, le goût et les plaisirs de la table

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La tomate : un légume-fruit venu des Amériques

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Poneys, jeux en bois et promenades en dromadaire pour le plaisir des enfants

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L'atelier de dégustation organoleptique organisé par Slow Food

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Confitures "faites maison" dans le cadre d'une agriculture à taille humaine

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Coin restauration et animation musciale du Steel Band de Villeveyrac

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 Vue du Festival de la Tomate au plus fort de sa fréquentation

 

 L'album-photo


Crédit photographique : Michel Chastaing

16/08/2012

6ème Festival de la Tomate à Clapiers

La 6ème Edition du Festival de la Tomate se tient le dimanche 2 septembre 2012, de 9 heures à 17 heures, au Parc municipal Claude Leenhardt, à Clapiers

Cet événement le plus populaire proposé par la Communauté d’Agglomération de Montpellier dans un village périphérique de la capitale régionale a attiré 6 000 visiteurs en 2011, malgré un temps apocalyptique, soit 4 orages dans la même journée !

Cette année le record de participation, 8.000 visiteurs en 2010, devrait être battu.

La Commune de Clapiers, l’Association Terres Vivantes et l’Association des Marchés Paysans de l’Hérault vont mettre à nouveau en valeur la petite agriculture non industrialisée qui peuple notre territoire et qui innove sur le plan social et éthique.

Les visiteurs auront devant eux les paysans et mettront un visage sur les producteurs des denrées alimentaires proposées.

Le marché paysan regroupera cette année 50 exposants, à l’ombre des arbres centenaires du Parc municipal de Clapiers.

Toute la richesse des productions méditerranéennes sera représentée : maraîchage (tomates, aubergines, poivrons, oignons doux, courges, etc.), raisins de table, figues et ses dérivés, pastèques, plantes aromatiques, escargots, conchyliculture, olives, huiles, vinaigres, oies et canards gras, spiruline, coulis, chutneys, gâteaux secs, liqueurs, pâtes à tartiner, pains, fromages de chèvre, yaourts de brebis, safran, confitures, gelées, sirops, glaces, Pâté de Montpellier, bœuf et volailles, charcuterie, savons de Provence et du Monde, laines, mohairs, alpagas, vins (Picpoul), etc.

Amateurs, spécialistes et collectionneurs seront comblés à la vue des 2 tonnes de tomates présentées : ils pourront admirer, goutter et acheter pour déguster chez eux.

Les enfants des centres aérés de Clapiers feront profiter les gourmands, en toute convivialité, de leurs préparations culinaires de l’été.

Eric Pédebas et Christian Lemaire, tomatologues, exposeront 250 variétés de tomates en faisant découvrir leurs goûts, saveurs, formes et couleurs.

Il est prévu des animations et des intermèdes musicaux tout au long de la journée avec :

-          promenades en poney,

-          jeux en bois pour les enfants prêtés par la Médiathèque Jean-Jacques Rousseau de Montpellier,

-          stands sur le jardinage,

-          déambulation spectaculaire du Steel Band de Villeveyrac,

-          découverte pour les enfants avec le CIVAM Racine,

-          chansons et poésies avec Jacques Paillès, auteur-interprète (spectacle poétique et en chansons sur la tomate, l’huile et le vin),

-          exposition des Archives départementales de l’Hérault, …

Un apéritif original, cuisiné par le Service protocole de l’Agglo Montpellier, à base de tomates, sera offert à partir de 11 h 30, juste après l’inauguration et avant l’heure du repas.

Ce dernier pourra être acheté sur place auprès des nombreux exposants (pain, charcuterie, moules et huîtres, olives, plats préparés, notamment exotiques, brasucade, poulets rôtis, plateaux d’huîtres et de moules, crêpes, galettes, jus de fruits Bio, thés, cafés, raisins et tomates, ...).

Le Festival de la Tomate, en véritable écofestival, s’inscrit volontairement – mise en œuvre de l’Agenda 21 de Clapiers oblige – dans un cadre de réduction des emballages et de mise en place du recyclage.

L’Agglomération de Montpellier mettra ainsi à disposition pour les déchets un tri sélectif et offrira aux visiteurs une information complète.

Les exposants se servent de sacs réutilisables et recourent à un minimum d’emballages.

Les stands de restauration proposent des assiettes et des couverts réutilisables, recyclables ou consignés.

Il en est de même au niveau de la buvette, tenue cette année par l’Association Al’Ort, réunissant les 70 familles clapiéroises inscrites aux nouveaux jardins familiaux.

Les exposants seront invités à utiliser une signalétique sur le modèle des ardoises informatives testées par l’Association des Marchés Paysans de l’Hérault au marché hebdomadaire de Grabels et mises au point grâce à une expertise de l’INRA-Montpellier.

L’information des consommateurs, l’identification des producteurs, la promotion d’un commerce le plus équitable possible, sont volontairement promus.

La Mairie de Clapiers, la Communauté d'Agglomération de Montpellier, le Conseil Général de l’Héraut et la Région Languedoc-Roussillon financent cette vitrine de l’agriculture à taille humaine dont l’entrée est libre.

Pour renforcer la convivialité de cette manifestation, des tables, des chaises et même la pelouse !, seront mises à disposition des familles et autres visiteurs.

Le Festival de la Tomate est l’événement qui signe la rentrée agricole avant les vendanges.

Il n’y a pas d’alimentation sans agriculteurs, il n’y a pas de pays sans paysans et il n’y aura que des produits non authentiques, banalisés et finalement subis, sans consommateurs avertis, vigilants et exigeants.

Alors que la part de l’alimentation dans les dépenses de consommation des ménages est tombée en un siècle de 80 % à presque seulement 10 % aujourd’hui, il est important que les nouveaux consommateurs comprennent les conséquences de leur acte d’achat :

-          impact des traitements phytosanitaires sur la santé des paysans et des habitants du monde rural, concernant les produits issus de l’agriculture conventionnelle, non Bio,

-          exploitation de main d’œuvre immigrée ou non déclarée, en France comme dans certains pays, dans de grandes exploitations capitalistiques, spécialisées dans l’exportation ou les marchés de masse à bas prix,

-          abaissement de la qualité des produits et augmentation des risques sanitaires entretenus par la course au « toujours moins cher » de certains consommateurs,

-          dégradation des sols, destruction des forêts, déplacement de populations à cause de grandes plantations spécialisées dans les productions de rente,

-          confiscation de la marge par les intermédiaires ou la grande distribution,

-          prix des matières premières agricoles tirés à la baisse par les grandes industries agro-alimentaires qui ont tendance à substituer des frais de publicité à des coûts d’approvisionnement,

-          émissions de gaz à effet de serre liées à la consommation de produits en provenance de l’autre bout du Monde.

Parce qu’il est vital de comprendre et d’être informé, le Festival de la Tomate propose des stands à des associations ou entreprises citoyennes :

-          Association MASSE (présentation de projets d’économie solidaire),

-          Association Semence et Partage,

-          Artisans du Monde (commerce équitable et projets de développement local),

-          « Savoir et découverte Languedoc-Roussillon»,

-          Association Touselle (exposition sur les blés méditerranéens),

-          Centre de Formation Professionnelle Agricole de Montpellier au travers de l’opération JardiBio (incitation des jardiniers amateurs à se libérer de l’utilisation des pesticides),

-          Association « Mohicans » (actions éducatives, éco gestes et jardins avec la promotion des alternatives au gazon « anglais »),

-          « Les Jardins de Tara » avec un point conseil sur le jardinage et la culture des plantes d’ornement (animation de l’opération « Circuit des éco-jardins » et organisation au printemps à Saint-Christol de l’événement « Moisson d’idées vertes »),

-          entreprise Lombritek (promotion du lombricompost et de la lombrifiltration),

-          librairie « La Vache qui lit » (livres et recettes sur la tomate et l’agriculture),

-          CIVAM Racine (dynamique paysanne territoriale, thématique ou Bio),

-          Terres Vivantes (installation progressive en agriculture dans l’Hérault et les Pyrénées-Orientales, accompagnement collectif de porteurs de projet en matière de transformation et de commercialisation, par exemple en appuyant le lancement des boutiques de producteurs de Ganges et de Clermont l’Hérault),

-          Association des Marchés Paysans de l’Hérault : aide à la création des marchés de Brignac, Saint-André de Sangonis, Grabels, Vailhauquès, Clapiers, Prades le Lez, « Le Printemps de Tourbes », « Le Marché des Garrigues à Montaud ».

Le Festival de la Tomate est une vitrine des hommes et des femmes, des travailleurs qui œuvrent au quotidien pour nourrir leurs semblables, en essayant d’en vivre dignement, sans renier leurs valeurs.

Cette manifestation est aussi remarquable par son cadre boisé, son ambiance détendue et conviviale.

Le Festival de la Tomate est le point d’orgue de l’engagement de la Commune de Clapiers dans le développement durable (marché hebdomadaire, exonération des cultures Bio de taxe foncière, jardins familiaux, participation à l’opération JardiBio, bannissement des pesticides dans l’entretien des espaces publics, agriparc couvrant le Domaine de La Valette, les pinèdes et le Domaine de Viviers, couveuse régionale agricole).

Un public toujours plus nombreux s’intéresse à ces problématiques de maintien de l’agriculture périurbaine et de développement des circuits courts pour la diffusion des produits alimentaires, d’où le succès grandissant du Festival de la Tomate.

 

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08/07/2012

L’aire d’accueil des gens du voyage à Castelnau le Lez

Les communes de Castelnau le Lez, Clapiers, Le Crès et Jacou se sont associées pour créer une aire d’accueil intercommunale des gens du voyage, à proximité du boulevard Philippe Lamour, accessible par le chemin de Doscares, sur la commune de Castelnau, en limite de celle de Saint-Aunès.

D’une capacité de 40 places (20 emplacement doubles), cette aire d’accueil comprend des blocs sanitaires individuels (WC, lavabos/douches, évier, point d’eau, boîtier abritant des prises de courant).

Les eaux usées seront évacuées via un poste de refoulement sur le réseau existant ; un poteau d’incendie sécurise la zone et un merlon de terre protège l’aire du bruit de la circulation venant de l’avenue Philippe Lamour qui conduit ensuite, par la rue de la Vieille Poste, au Millénaire et au quartier de la Pompignane à Montpellier.

L’aire d’accueil, flambant neuve, est prête à accueillir ses premiers occupants.

L’architecte a choisi une trame circulaire retrouvant la forme d’un campement, favorisant les échanges communautaires, ménageant de grands espaces dédiés aux fonctions ménagères et de la vie sociale (nettoiement du linge, assemblées, repas, festivités, etc.).

Un local d’accueil sera occupé, à l’entrée, par un agent gestionnaire.

L’aire sera fermée 3 à 4 semaines par an pour permettre les travaux.

Un autre agent s’occupera de la maintenance du site.

Une conseillère en économie sociale et familiale à mi-temps interviendra pour prévenir les difficultés sociales (accueil et accompagnement personnalisés, action alimentaire dont épicerie sociale, accès aux droits sociaux, aides facultatives et actions éducatives pour les enfants).

L’aire d’accueil sera gérée en régie par le Comité Communal d’Action Sociale de Castelnau le Lez.

Le coût global de l’opération s’est monté, en investissement, à 1.172.628 € HT couvert par des subventions de l’Etat à hauteur de 426.880 €, du Département de l’Hérault de 122.000 €, de la Caisse d’Allocations Familiales de Montpellier de 18.280 € et par un autofinancement des communes proportionnellement à leur population, soit pour Castelnau le Lez 288.660 € (15.536 habitants), Le Crès 128.184 € (6.899 habitants), Jacou 94.572 € (5.090 habitants) et Clapiers 94.052 € (5.062 habitants).

Compte tenu des importantes aides versées par le Conseil Général de l’Hérault, le budget de fonctionnement (114.700 € de prévisionnel la première année dont 73.580 € du CG34) sera équilibré en 2012 comme 2013, sans participation financière des communes de Castelnau le Lez, Clapiers, Le Crès et Jacou.

A partir de 2014, le solde à partager entre les communes s’élèvera à 5.000 € par an, toujours au prorata de la population.

Un règlement intérieur autorise des séjours de 3 mois maximum, sauf pour les familles dont les enfants sont scolarisés.

Ces derniers seront répartis dans les écoles du secteur ou bien regroupés dans une classe dédiée.

Comme les écoles de Castelnau le Lez et du Crès ne sont pas accessibles à pied, les enfants fréquenteront vraisemblablement les restaurants scolaires.

Chaque famille déposera une caution de 100,00 € en arrivant, se verra facturer la consommation des fluides (eau et électricité pour environ 7 € par jour) qu’elle sera amenée à prépayer et s’acquittera d’un droit journalier d’usage de 3,00 €.

Ni bruit, ni dépôts, ni stockages, ni rejets d’eaux sales, ni stationnement en bordures de l'aire ne seront autorisés.

Le principe de l’accueil est la responsabilisation des familles par un engagement préalable au respect du règlement et une individualisation des équipements sanitaires.

L’accompagnement social est primordial pour une aire d’accueil des gens du voyage, orientée vers les familles comme celle de Castelnau le Lez.

Appui à l’insertion professionnelle, facilitation de l’accès aux soins, (grâce notamment aux cliniques montpelliéraines et au Centre Hospitalier Universitaire de Montpellier), aux prestations administratives et aux équipements de proximité, alphabétisation, scolarisation de la jeunesse, font partie des objectifs.

Ce type d’équipement permet d’accueillir dignement les gens du voyage, très attachés à revenir tous les ans sur des terres que leurs ancêtres parcouraient déjà, de leur donner une égalité d’accès aux droits sociaux, d'exercer aussi pleinement leurs devoirs et globalement de respecter leur citoyenneté (Liberté, Egalité, Fraternité).

 

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Intégration dans le site de l'aire d'accueil des gens du voyage de Castelnau le Lez

 

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Voie d'accès à partir du chemin de Doscares 

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 Vue du local d'accueil, du transformateur

et du local de collecte des ordures ménagères

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 Intégration dans le site et merlon anti-bruit

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  Vue intérieure côté Nord

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Blocs sanitaires individualisés pour 1 emplacement

(2 places de stationnement)

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 Trame circulaire pour le stationnement des caravanes et camping-car

 

Crédit photographique : Michel Chastaing

09/06/2012

La protection de l’agriculture en ville : l'exemple de Clapiers (34)

La ville s’est souvent développée au détriment des zones agricoles voire naturelles.

Les élus urbains ont toutefois compris l’importance de l’activité agricole sur le plan économique mais aussi culturel, écologique et patrimonial.

 

C’est le cas notamment à Clapiers, aux portes de Montpellier, où l’urbanisation, ayant volontairement préservée les bois et garrigues, a consommé des terres agricoles.

 

Consciente de l’importance d’une ceinture verte, la Municipalité développe depuis plusieurs années des actions en direction de l’agriculture locale, en permettant sa préservation et son évolution en fonction de la demande sociale des habitants et des consommateurs.

 

Sur le plan général, beaucoup d’observateurs ont relevé le paradoxe suivant : les ruches juchées sur le toit du Conseil régional, en pleine ville de Montpellier, ne connaissent pas la mortalité qui tourne quelquefois à l’hécatombe des abeilles dans de nombreuses communes agricoles.

 

Cet insecte familier, fondamental pour la pollinisation des plantes et indicateur de la qualité écologique d’un milieu, supporte donc la pollution des villes, de plus en plus maîtrisée, mais disparaît sous le coup des épandages de certains produits phytosanitaires, à la campagne.

 

Le film « Nos enfants nous accuseront », tourné à Barjac dans le Gard, tirait déjà la sonnette d’alarme avec la multiplication des cancers en zone agricole (vessie, cerveau, leucémie notamment).

 

La ville n’est donc pas l’ennemie de l’agriculture.

 

Certes, la priorité est donnée au logement des hommes et au développement des activités de services, mais la consommation d’espaces par personne est largement moindre en milieu urbain qu’en milieu rural où l’espace semble aux habitants une richesse illimitée.

 

On voit donc continuer à fleurir, en milieu rural, des lotissements, voire de l’urbanisation de parcelles isolées de plusieurs milliers de m², mitant le paysage et stérilisant autant de surface précédemment vouée à l’agriculture.

 

En revanche, l’arrêt de l’étalement horizontal semble bien intégré en ville où la densification est devenue le maître mot des aménageurs.

 

A Clapiers, le projet d’éco-quartier de 14 hectares du Castelet, devant regrouper environ 500 logements dont 30 % de logements sociaux pour garantir la mixité sociale, intègrera par exemple des jardins familiaux.

 

En outre, la Commune de Clapiers a favorisé le débouché aux producteurs locaux :

-          en créant un marché hebdomadaire le dimanche matin,

-          en organisant le premier dimanche de septembre le Festival de la Tomate, événement  d’importance régionale attirant près de 8.000 visiteurs et articulé autour d’un marché paysan, véritable vitrine des petits agriculteurs, de leurs produits authentiques et Bio.

 

Cette manifestation – c’est un signe – est co-organisée entre la Commune de Clapiers, la Communauté d’Agglomération de Montpellier, deux collectivités locales d’une part, l’Association Terres Vivantes et l’Association des Marchés Paysans de l’Hérault d’autre part, deux associations qui représentent l’innovation en agriculture dans l’Hérault et le lien avec le consommateur.

 

D’autre part, la Commune de Clapiers a décidé d’exonérer de taxe foncière toutes les terres agricoles exploitées en Bio sur son territoire.

 

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, c’est une des rares communes en France à avoir exploité cette possibilité offerte par la loi !

 

Cette mesure permet certes de préserver la santé des agriculteurs principalement exposés aux pesticides mais aussi l’air (où des aérosols se forment) et les eaux superficielles comme profondes.

 

La Commune de Clapiers a aussi imposé deux composantes Bio (sur 5 au total) dans les menus de ses restaurants scolaires, en prenant d’ailleurs à sa charge la moitié du surcoût.

 

Enfin, si l’agriculture péri-urbaine est favorisée par la proximité des consommateurs, souvent éclairés et exigeants, elle est mise en danger par l’avancée du front de l’urbanisation qui grignote les terres agricoles et refoule toujours plus loin des centres urbains cette activité économique.

 

La spéculation foncière est telle, avec une flambée des prix impressionnante, que même un classement en Appellation d’Origine Contrôlée d’un terroir, pourtant gage de rente en terme d’image, ou des cultures à forte valeur ajoutée (maraîchage, verger, transformation et vente directe) ne permettent pas de résister au rouleau compresseur de l’urbanisation.

 

C’est pourquoi, des politiques publiques nouvelles et ambitieuses sont à mettre en place, voire à inventer.

 

La Communauté d’Agglomération de Montpellier a notamment innové lors de la définition de son Schéma de cohérence territoriale (SCOT) en s’intéressant d’abord aux zones inondables puis aux terres agricoles pour les abstraire de l’urbanisation.

 

Les autres agglos déterminent directement les secteurs où l’urbanisation leur semblent souhaitable et ensuite classent le reste du territoire en agricole ou naturel.

 

C’est ce qui a permis de parler à Montpellier de « l’inversion du regard », la fonction agricole étant affectée d’une valeur plus grande.

 

D’autre part, la loi du 23 février 2005 relative au développement des territoires ruraux offre aux départements la possibilité de protéger et de mettre en valeur l’agriculture péri urbaine au travers de la mise en place de périmètres de protection et de mise en valeur des espaces agricoles et naturels périurbains (appelés PAEN) et de programmes d'action d’accompagnement, en accord avec les communes concernées.

 

Cette opportunité a été saisie dans les Pyrénées-Orientales, notamment à Théza, au Sud de Perpignan.

 

Il s’agit de sécuriser, dans la durée, la destination des terres agricoles et les activités qui s’exercent dessus.

 

La sortie d’un terrain d’un périmètre  PAEN nécessite un décret interministériel et la législation y permet un droit de préemption que peut exercer par le Département, un EPCI, la SAFER ou l’Etablissement Public Foncier Régional.

 

A Clapiers, c’est l’outil « Agri-parc » qui a été choisi pour pérenniser l’agriculture.

 

Il s’agit d’un concept non défini par la loi mais dont les contours ont été cernés par une étude de la Communauté d’Agglomération de Montpellier, en prenant comme périmètres de préfiguration (avant reproduction ailleurs) le Domaine de La Valette à Clapiers, d’une part, et les prés humides de la Mosson à Lavérune, d’autre part.

 

L’objectif est de pérenniser sur un secteur donné les activités agricoles tout en permettant une accessibilité mesurée au public.

 

A Clapiers, la maîtrise publique du foncier (Domaine de La Valette propriété de la Ville de Montpellier et Domaine de Viviers récemment acquis par la CAM de Montpellier à la famille Pagézy) est un gage de durabilité.

 

L’existence d’activités de recherches agronomiques à forts enjeux et à forte valeur ajoutée sur le Domaine de La Valette tout comme le projet d’installation d’une seconde écolothèque d’Agglomération axée sur l’utilisation de l’eau au Domaine de Viviers renforcent aussi la vocation agricole de ces terrains.

 

Quant à la couveuse régionale agricole (unique dans la région) qui doit s’installer sur le Domaine de Viviers, elle est à la jonction de l’installation progressive, de l’agriculture biologique, des nouvelles demandes du consommateur et de l’économie sociale et solidaire.

 

C’est en effet l’Association pour le développement de l’emploi agricole et rural du Languedoc-Roussillon (ADEAR-LR) qui a présidé au concept, aux études et au lancement de cette future couveuse, créée sous le statut d’une SCOP (société coopérative ouvrière de production) avec l’appui financier des pouvoirs publics, notamment de la Région Languedoc-Roussillon.

 

La production des « apprentis » paysans pourra s’écouler via des paniers solidaires, dans la cadre de marchés de plein-vent à proximité, de foires agricoles exceptionnelles ou d’associations de maintien de l’agriculture paysanne (AMAP).

 

Productions de qualité (plantation de nouveaux cépages en collaboration avec la Coopérative viticole d’Assas et installation de jeunes viticulteurs), agriculture Biologique (céréales et maraîchage Bio notamment), commerce équitable, circuits courts constituent une mutation de l’agriculture locale que l’Agri-parc accompagnera.

 

Ce tournant agricole est nécessaire dans le péri-urbain : c’est à des élus avant-gardistes, au secteur associatif, aux citoyens et aux professionnels de l’agriculture de l’imaginer et de le construire.

 

Cette mutation vers plus de durabilité prendra vraisemblablement plusieurs formes en fonction des configurations locales et devra veiller à reposer sur l’initiative privée qui assure le volet rentabilité économique. 

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Marché hebdomadaire, du dimanche matin, à Clapiers

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Une exposition du fruit-légume au Festival de la Tomate à Clapiers

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La variété des productions locales

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La rencontre des petits producteurs

et des consommateurs-citoyens au Festival de la Tomate

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Une agriculture à préserver dans un grand paysage de qualité

 

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 Le Domaine expérimental de La Valette dans la Vallée du Lez

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Les cultures de céréales Bio exonérées de Taxe foncière à Clapiers

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Le Domaine de La Valette à Clapiers, propriété de la Ville de Montpellier

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Une partie (Plan Guirard) du Domaine de Viviers à Clapiers

Crédit photographique : Michel Chastaing

12/01/2012

JardiBio ou comment réduire l’usage des pesticides dans son jardin

Trop de pesticides sont utilisés en France par les jardiniers amateurs.

Les produits phytosanitaires vendus dans le commerce précisent insuffisamment :

-         la composition en principes actifs et en additifs,

-         les dosages et modalités d’utilisation.

Les jardiniers amateurs traitent leurs arbres fruitiers, leurs légumes ou encore leurs arbres d’ornement avec des doses trop élevées de produits de synthèse.

Ces derniers se retrouvent dans l’air, le sol et les eaux du fait de leur faible biodégradabilité et de leur forte rémanence.

Seules les entreprises de travaux agricoles, les pépiniéristes, les paysagistes et les distributeurs (jardineries, coopératives agricoles) sont qualifiés, devant être détenteurs d’un brevet d’applicateur ou de distributeur de produits phytosanitaires,

Sur les 80.000 tonnes de substances actives utilisées tous les ans en France – herbicides, fongicides, insecticides – près de 10 % sont appliqués par des jardiniers amateurs ou les collectivités locales.

En France, 90 % des rivières et 60 % des nappes phréatiques sont d’ores et déjà polluées par les produits sanitaires.

Les collectivités locales ont commencé à réagir en raisonnant l’utilisation des pesticides sur la voirie et leurs espaces verts.

La Commune de Clapiers a notamment décidé de les bannir, depuis 2007, y compris les plus bénins comme le soufre ou le sulfate de cuivre.

Les jardiniers amateurs qui arrêtent de les utiliser constatent le retour d’une faune et d’insectes, régulateurs naturels des ravageurs.

Les agriculteurs sont de plus en plus nombreux à se convertir au Bio.

Mais pour ces professionnels, comme pour les amateurs, se pose clairement un problème de connaissance et de formation.

C’est pourquoi, l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse a décidé de financer un programme de formation visant à sensibiliser le jardinier amateur afin d’apprendre à cultiver et à soigner ses plantes, tout en préservant la ressource en eau.

Pour atteindre le bon état des eaux (exigence fixée par l’Union Europénne à l’horizon 2015), l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse, établissement public de l’Etat, incite en effet et aide, à l’échelle de ses bassins versants (Saône, Rhône, Orb, Hérault, Lez, Mosson, Salaison, Lantissargues, Bénovie, Brestalou, Vidourle, etc.) :

- à une utilisation rationnelle des ressources en eau,

- à la lutte contre leur pollution,

- et à la protection des milieux aquatiques.

L’animation du programme et la formation sont assurées par le CFPPA de l’Hérault (Centre de Formation Professionnelle et de Promotion Agricole), établissement public du Ministère de l'agriculture, de l’alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l’aménagement du territoire, spécialiste en formation continue agricole, basé notamment à Montpellier, route de Mende sur le site du Lycée Frédéric Bazille à Agropolis.

Deux communes de la périphérie de Montpellier, Clapiers et Prades le Lez, se sont portées volontaires pour amener un appui matériel (mise à disposition de salle, d’organe de communications municipaux).

Les autres partenaires sont le Conseil Général de l’Hérault, la DREAL (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement du Languedoc-Roussillon), le SYBLE (Syndicat du bassin du Lez), le SIEL (Syndicat mixte des étangs littoraux), la Communauté de communes du Grand Pic Saint-Loup, les associations « Alayan », « Etat des Lieux », des « Jardiniers de France », « Ecologistes de l’Euzière » et « CIVAM Bio 34 ».

Dans le cadre de cette opération JardiBio, le CFPPA de l’Hérault propose des formations pour les jardiniers amateurs étalées sur toute l’année 2012 avec l’argumentaire suivant.


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Pour illustrer l'art du jardinage, on énonce souvent le proverbe chinois :

« Si tu veux du bonheur pour une journée seulement, enivres-toi ;

Si tu veux du bonheur pour un mois, maries-toi ;

Si tu veux du bonheur pour une année, tues un cochon ;

Si tu veux du bonheur pour toute la vie, fais-toi jardinier. »

Passons sur les trois premiers conseils, et ne gardons que le dernier : jardinons !

Mais voilà un proverbe japonais qui illustre mieux la formation JardiBio :

« J'ai vu une herbe folle. Quand j'ai su son nom, je l'ai trouvée plus belle. »

En répondant à l’appel d’offres : « De nouvelles idées pour développer l’agriculture biologique et réduire la pollution de l’eau par les pesticides » lancé par l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse, le CFPPA de Montpellier  propose aux jardiniers amateurs une formation au jardinage respectueux de l'environnement.

L’objectif central de cette formation est de sensibiliser les jardiniers amateurs à la protection de la ressource en eau, à travers 10 séances de 3 heures. Les jardiniers amateurs vont apprendre des pratiques respectueuses de l’environnement alternatives à l’utilisation de produits chimiques de synthèse et permettant de limiter l'arrosage.

L’occasion de moments d'échanges avec les formateurs mais aussi entre les jardiniers.

Ces séances se dérouleront sous forme de cours théoriques, de cours pratiques et de jeux.

Il s’agit dans l’idéal de créer localement un véritable réseau d'échanges de bonnes pratiques.

Les thèmes abordés sont les suivants :

- climat et acclimatation : climat méditerranéen, plantes adaptées, lune, météo et dictons régionaux,

- sol et outils : connaissance du sol (texture, structure, pH, …), outils du jardin,

- organisation du jardin : jardin d'ornement, jardin potager, plantes associées, pratiques adaptées,

- protection des plantes : maladies et ravageurs, prévention, rotations, traitements naturels,

- eau et irrigation : économie et gestion de l’eau, mulching et couverture du sol, irrigation,

- biodiversité : enjeux, haies, pollinisateurs, adventices, mare,

- fertilisation : fertilisation, engrais verts, compost, préparations fertilisantes,

- bouturage et repiquage : repiquage, bouturage, marcottage, séparation,

- principes de taille des fruitiers : principes théoriques, l’arbre, taille de formation, taille de production,

- entretien du jardin : calendrier et gestes simples.

La formation se déroule en dix séances de trois heures, de janvier à décembre 2012, avec une participation de 30,00 € pour la totalité du cycle et se clôture par une fête et la remise de la mallette JardiBio.

Cette participation modeste pour un total de 30 heures de formation est rendue possible grâce au concours financier de l'Agence de l'Eau Rhône Méditerranée Corse et des partenaires (collectivités territoriales) mettant notamment à disposition des salles.

Toutes les informations complémentaires, fiches d'inscription et documents sont disponibles sur le site Internet : http://www.epl.agropolis.fr/jardibio

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04/09/2011

5ème Festival de la Tomate à Clapiers

Le Festival de la Tomate en est déjà à sa 5ème édition.


Les visiteurs sont attendus ce dimanche 4 septembre 2011 de 9 heures à 17 heures.


L’entrée est, comme les années précédentes, gratuite.


Cette manifestation a attiré près de 8.000 personnes en 2010.


Elle offre une vitrine des petits producteurs locaux.


Le consommateur est en effet de plus en plus coupé du paysan par l’industrie de l’agro-alimentaire qui s’approvisionne en matière première agricole produite en masse et par la grande distribution qui vend des produits alimentaires standardisés.


Le consommateur est focalisé par la publicité sur le produit.


Le producteur disparaît progressivement du paysage.


L’origine des produits agricoles est volontairement brouillée : mélange de cafés, mix de fèves de cacao, plats préparés issus de recettes où les huiles et d’autres composants sont interchangeables en fonction de leur cotation sur les marchés à terme de denrées alimentaires, « importation d’importations » avec passage dans un pays intermédiaire permettant de blanchir une provenance, etc.

Au Festival de la Tomate, au contraire, le producteur est présent.


Sa production provient d’un terroir proche, de façons culturales issues de l’agro-écologie, d’une réflexion personnelle et souvent d’un cheminement personnel pour ces petits agriculteurs souvent issus d’une reconversion professionnelle.


Le marché paysan regroupant près de 50 producteurs offre donc une image humaine du travail, de la passion dont sont issus les produits.


Fruits, légumes, pains, miels, produits transformés : toute la variété des productions locales est représentée.


L’organisation de la manifestation a la particularité d’associer des institutionnels (Ville de Clapiers, Communauté d’agglomération de Montpellier, subvention de la Région Languedoc-Roussillon avec Sud de France) et des acteurs associatifs (Association des Marchés paysans de l’Hérault et Association Terres Vivantes).


Le Festival de la tomate est aussi la vitrine de structures associatives locales, départementales et régionales : Mohicans, Radio Terra One, Passion Tomate, Vent Marin, Jardins de Tara, CIVAM Racine, Touselle, Terre de Liens Languedoc-Roussillon, ADEAR Languedoc-Rousslon, Slow Food Languedoc-Roussillon, etc.


Et comme cet événement d’importance régionale ne doit pas oublier son ancrage local, les enfants du Centre aéré local font, de 10 h à midi, déguster le coulis de tomate qu’ils ont préparé lors de la visite d’une maraîchère de Castries (Claire Bonnin), l’association devant gérer les jardins familiaux Al’Ort tient la buvette et la Municipalité tient un stand d’animation sur l’Agenda 21 en cours d’élaboration à Clapiers.


Ce type de manifestation fait appel aux Services techniques des collectivités territoriales mais aussi à de nombreux bénévoles, souvent anonymes mais dont l’implication est fondamentale.


Enfin, il est d’une grande importance se sente bien.


Aussi l’ambiance n’est pas mercantile, des espaces de repos et de restauration sont prévus.
Il est possible de prendre un repas sur place en achetant des produits sur le marché paysan et auprès des stands spécialisés (moules et huîtres, crêpes, jus de fruits, etc.).


Bref une journée détendue, éducative et authentique pour se rapprocher de ses paysans qui nourrissent la Terre.

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