Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

16/07/2010

Trouble-fête

Les comités des fêtes d’Assas et de Jacou ont préparé depuis plus de 6 mois les fêtes votives sur leurs communes respectives.

 

Si elles ont commencé dans une ambiance bon enfant et familiale, elles ont chacune connu un épilogue violent qui découragerait n’importe quel bénévole.

 

L’organisation de ces festivités repose en effet sur la bonne volonté, l’implication et la générosité de volontaires qui se fédèrent pour apporter à la jeunesse et à leur village des moments de partage inoubliables.

 

C’est sans compter sur quelques trublions, asociables, qui considèrent ces moments comme un exutoire, l’occasion de laisser parler leur triste nature, de régler des comptes futiles.

 

La Féria de Jacou a dû ainsi être écourtée, avec tristesse, suite une bagarre tardive, avec à la clef des blessés.

 

Le Club taurin organisateur, le Fé di Biou, désarçonné, s’est dissout dans la foulée et il n’est pas certain que le flambeau soit repris l’année prochaine, compte tenu des risques encourus.

 

De même, à Assas, un groupe a dégradé des voitures, empoisonnant l’ambiance.

 

Pourtant, dans les deux cas, l’organisation était particulièrement millimétrée, démontrant le professionnalisme de ces nombreux bénévoles.

 

Les animations taurines, encierros et autres bandidos, risquées par nature, ont été parfaitement maîtrisées par les manades et les organisateurs : pas la moindre blessure engendrée par les chevaux ou les taureaux.

 

Ce n’est donc pas la force bestiale qui était à craindre mais la bêtise humaine de quelques individus.

 

Ces dangers de violence hantent encore les mémoires des anciens Teyrannais et Clapiérois, leurs fêtes votives s’étant terminées tragiquement il y a une vingtaine d’années.

 

Depuis, Clapiers programme des événements festifs mais pas de fête traditionnelle tandis que Teyran n’a repris que cette année, au tout début du mois de juillet.

 

Malgré des vigiles, malgré la présence de la Police municipale, malgré l’intervention rapide des gendarmes tout proches, malgré la convention tripartite signée entre la Mairie, la Gendarmerie et le Comité des fêtes sensibilisant les parties et mettant en œuvre des mesures de prévention cohérentes, quelques trouble-fête peuvent gâcher le plaisir de centaines de personnes.

 

Le pire est que la responsabilité des élus locaux et des bénévoles est facilement invoquée par les tribunaux.

 

C’est une anomalie de notre droit où une entreprise se verrait dédommager pour une entrave à l’exercice de son activité mais pas les structures de bénévoles dans le cadre d’activités exceptionnelles.

 

Or, on attend toujours une jurisprudence qui fasse endosser la responsabilité de l’interruption d’une fête aux casseurs (manque à gagner à la buvette et à la restauration, frais d’annulation de l’orchestre et des spectacles taurins).

 

On attend toujours une proposition de loi de la part des députés du secteur, clairement très loin des priorités de nos concitoyens - « sécurité, logement, travail » - pour enfin faire endosser la responsabilité aux vrais fautifs.

 

Pourtant que la fête fut belle à Assas comme à Jacou !

 

Quelques photos prises à Jacou suffiront de s’en persuader.

 

 

IMG_6221.JPG

 

IMG_6245.JPG

 

IMG_6257.JPG

 

IMG_6286.JPG

 

IMG_6289.JPG

 

IMG_6297.JPG

 

IMG_Bis6305.JPG

 

IMG_6322.JPG

 

IMG_6347.JPG

 

IMG_6355.JPG

 

IMG_6332.JPG

 

Crédit photographique : Michel Chastaing