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05/11/2013

Préparation des Municipales

De nouvelles équipes municipales brigueront les suffrages des électeurs les dimanches 23 et 30 mars 2014.

Les dates ont été déplacées pour éviter de tomber durant les vacances scolaires d’hiver.

Le Gouvernement a souhaité éviter une amplification de l’abstention observée à l’occasion des élections locales alors que les élections nationales, Législatives et plus encore Présidentielles, mobilisent bien davantage.

En 2008, 33,5 % au premier tour et 34,8 % au second tour du corps électoral français n’est pas venu voter aux Municipales.

Les retraités, les salariés en emploi stable, les femmes et les ruraux votent traditionnellement le plus.

A Clapiers, l’abstention en 2008, en baisse par rapport à 2001 (mandat prorogé d’un an) et par rapport à 1995, s’était limitée à 22,9 %, prouvant une fois de plus le sens citoyen des Clapiérois.

Le législateur a récemment amené des modifications aux modalités du scrutin des Municipales.

Il s’agit de changements majeurs pour les communes de moins de 3.500 habitants et mineurs pour les communes les plus grandes.

 

Pour les communes de plus de 3.500 habitants, comme Clapiers, les listes en lice ne sont admises au second tour que si elles ont remporté au moins 10 % des suffrages exprimés au premier (sans changement).

 

 

Cette clause entraîne l’élimination précoce des « petites listes », dans un contexte historique de multiplication des candidatures.

Les membres des listes ayant dépassé un seuil de 5 % des suffrages exprimés au premier tour peuvent éventuellement figurer sur une autre liste admise au second tour.

Ce ralliement est toutefois suspendu au bon vouloir d’une liste qualifiée.

Les listes admises au second tour peuvent elles aussi fusionner entre elles si elles le désirent.

Le mode de scrutin pour les Municipales est particulier :

- il assure d’une part la représentation des listes minoritaires avec, pour la moitié des sièges arrondi à l’entier inférieur, une ventilation proportionnelle au nombre de voix obtenues,

- il attribue en sus à la liste ayant obtenu la majorité absolue au premier tour ou arrivée en tête au second un bonus égal à la moitié du nombre des sièges arrondi à l’entier supérieur.

Cette dernière liste est ainsi certaine de détenir une large majorité, promesse d’une grande stabilité politique sur les 6 ans de la durée d’un mandat municipal.

Le scrutin municipal conduit donc à un vote d’adhésion, dès le premier tour, puis au second, une seule voix pouvant donner la primeur à une liste.

D’où, à la marge, un chassé-croisé d’électeurs entre les deux tours, systématiquement observé partout en France : certains inconditionnels de listes éliminées restant à la maison lors du second tour pendant que d’autres électeurs, au contraire, tiennent à tout prix à faire gagner une équipe bien placée.

L’électeur personnifie souvent son choix : le futur Maire est choisi pour ce qu’il représente et ce qu’il véhicule plus que pour son appartenance politique.

L’électeur est aussi extrêmement sensible au « renouvellement des cadres ».

 

La nouveauté pour des communes comme celle de Clapiers, c’est qu’au-delà des candidats au Conseil municipal, figureront sur le même bulletin de vote les candidats à représenter leur commune à l’Intercommunalité.

Cette dernière voit actuellement ses pouvoirs renforcés au travers notamment de l’attribution de compétences supplémentaires.

Pour les communes ayant un seul délégué à la Communauté d’Agglomération, comme Clapiers, la tête de liste aux Municipales pourra être différente de celle de l’Intercommunalité et pas forcément du même sexe.  Et l’élection devra prévoir alors un délégué suppléant, identifié sur la liste.

Un partage des pouvoirs, conforme à la volonté des Français de lutter contre le cumul des mandats, est donc possible, sinon souhaitable.

 

C’est principalement pour les communes de 1.000 à 3.500 habitants que les modifications législatives récentes sont les plus marquantes.

 

En effet, leur mode de scrutin est dorénavant aligné sur celle des communes plus grandes.

Pour elles, l’introduction du scrutin de liste permet d’asseoir des majorités stables puisque la liste ayant obtenu la majorité absolue au premier tour ou la majorité relative au second tour se voit attribuer d’office la moitié (arrondie à l’entier supérieur) des sièges, sans compter ceux distribués proportionnellement au nombre de voix obtenues, forcément plus nombreux pour une liste majoritaire.

Ce mode de scrutin permet aussi la parité, tant au niveau de la liste des conseillers municipaux (alternance d’hommes et de femmes), qu’ultérieurement au niveau de la liste des maires-adjoints.

Le vote se fait par liste bloquée.

Il n’est plus possible, comme dans les communes de moins de 1.000 habitants, de présenter des listes incomplètes, de rayer un nom ou d’en rajouter un autre.

Le scrutin n’est plus « à la carte » mais « au menu ».

Une forte féminisation est à attendre de cette réforme.

Un rajeunissement aussi.

De même, les listes seront amenées à mettre l’accent sur leur programme.

Les chefs de file des listes pourront choisir des colistiers sur des critères de compétence technique ou de qualités humaines plutôt que sur des critères de notoriété personnelle ou d’appartenance à des groupes d’électeurs fortement influents.

La gestion des collectivités territoriales sera vraisemblablement plus rigoureuse, ce qui est opportun au moment même où les contraintes pesant sur elles s’intensifient.

Pour les toutes petites communes de moins de 100 habitants, le législateur a réduit la taille du Conseil municipal de 9 à 7 membres, afin de tenir compte de la rareté des candidatures.

 

L’exemple de la Commune de Clapiers

Avec ses 5.400 habitants, les électeurs Clapiérois éliront en mars 2014, 29 conseillers municipaux (contre 27 en 2001 et 23 en 1995, croissance démographique oblige).

A chaque démission ou décès d’un conseiller municipal, c’est le candidat immédiatement suivant dans l’ordre de la liste concernée qui sera appelé à lui succéder.

Un peu plus de 4.000 électeurs seront appelés aux urnes.

La révision de la liste électorale (jeunes électeurs atteignant leur majorité avant le premier ou le second tour du scrutin, nouveaux habitants, ressortissants de l’Union Européenne souhaitant figurer sur la liste électorale dite complémentaire, changements d’adresse internes à la commune) s’opère en continu jusqu’au 31 décembre 2013.

La liste ayant obtenu la majorité absolue au premier tour ou arrivée en tête au second tour, aura 15 élus d’office, désignés dans l’ordre de la liste présentée.

Les suffrages apportés à cette liste, ayant une majorité absolue au premier tour ou relative au second, emporteront l’élection d’un délégué titulaire et d’un délégué suppléant, de sexes différents, à la Communauté d’Agglomération de Montpellier.

Toutes les listes ayant obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés (au premier tour sinon au deuxième tour s’il y en a un), y compris la liste arrivée en tête, se verront attribuer proportionnellement à leur score les 14 élus restants.

Autant dire que c’est la liste arrivée en tête qui sera largement majoritaire au Conseil municipal, avec l’assurance de pouvoir animer la Commune suivant son programme et ses valeurs, avec ou sans l’appui, habituel ou exceptionnel, des groupes d’élus minoritaires.

 

Mairie de Clapiers, bâtiment municipal Clapiers

16/09/2011

Inauguration de la nouvelle crèche du Crès

La Commune du Crès vient de se doter d’un équipement public de grande classe pour accueillir dignement la petite enfance.

La Crèche « Les Marguerites » a ainsi été inaugurée le vendredi 2 septembre 2011 en présence de nombreux officiels, parents et habitants du village.

 

Le nom a été choisi en fonction du prénom partagé par plusieurs Cressoises engagées dans la création de la première crèche dès 1975, notamment Mesdames Garidou et Vermillard.

 

La dénomination vient donc honorer leur action.

 

L’établissement offre d’ores et déjà 65 places, en crèche principalement mais aussi en halte-garderie.

 

Cette capacité d’accueil est extensible à 90 places à moyen terme.

 

Pour la Commune du Crès, il s’agit d’accompagner son dynamisme démographique (bientôt 8.000 habitants), notamment suite à la livraison du quartier de Maumarin.

 

C’est l’ancien Centre de loisirs maintenant délocalisé aux écoles qui a servi de support à une rénovation et une extension.

 

La précédente crèche était située près de l’ensemble de services municipaux Fernand Rouché.

 

L’édification de la nouvelle crèche s’est faite sous maîtrise d’ouvrage de la Commune du Crès qui en tant que propriétaire loue le bâtiment à l’association familiale « Les Marguerites ».

 

Cette dernière, présidée par Jean-Claude Christol, gère la crèche.

 

Ce sont donc des parents qui administrent l’établissement et prennent les grandes décisions, en terme de personnel comme de modalités d’accueil des enfants.

 

L’Association familiale « Les Marguerites » adhère à « Collectif 34 » une structure qui fédère 40 crèches familiales dans l’Hérault et qui permet de mutualiser des expériences, des compétences et des ressources.

 

La Municipalité subventionne le fonctionnement de la crèche Cressoise en participant au prix de la journée d’accueil, suivant sa politique sociale.

 

L’aménagement du nouveau bâtiment a pris 18 mois et coûté 2,8 millions d’€ TTC dont 30.000 € couverts par le Conseil Général de l’Hérault et 442.500 € apportés par la Caisse d’Allocations Familiales de Montpellier.

 

Cette importante dernière part est issue des cotisations sociales prélevées sur les entreprises et sur les salariés, c’est-à-dire globalement sur le travail.

 

Le solde, près de 2,4 M€ est couvert par les collectivités locales, c’est-à-dire par les impôts locaux (taxe d’habitation, taxe foncière, taxe professionnelle ou prélèvements l’ayant remplacée).

 

Montpellier Agglomération a financé quant à elle cet équipement à hauteur de 100.000 € dans le cadre de sa politique de soutien aux communes adhérentes dans le cadre des Projets d’Intérêt Commun.

 

Le besoin de garde d’enfants en bas âge est très fort dans la périphérie de Montpellier, avec une demande qui couvre maintenant des horaires atypiques (travail tard le soir, de nuit et le week-end).

 

Le mode de garde collectif est de plus en plus prisé par les parents, avec toutefois l’alternative des assistantes maternelles, souvent regroupées en RAM (Réseau d’assistantes maternelles).

 

A la Crèche « Les Marguerites », les enfants sont classiquement répartis en sections de « Petits », « Moyens » et « Grands » et sous les vocables respectifs plus originaux : Coccinelle, Abeille et Papillon.

 

La Directrice de la Crèche, Catherine Chiveau, le Maire et Conseiller général du Crès, Pierre Bonnal, vont pouvoir dorénavant offrir aux enfants en bas âge du village un service de grande qualité.

 

Le bâtiment conçu par Pascale Chaumont, Architecte DPLG établie à Montferrier sur Lez, totalement en rez-de-chaussée, sur un grand terrain particulièrement bien viabilisé, donne à la vue une ligne moderne.

 

Au-delà des grandes baies vitrées, d’un éclairage naturel soigné, des vastes espaces, des locaux techniques performants, la qualité du mobilier, très coloré, la présence de nombreuses structures de  jeux qu’on a plus l’habitude de trouver à l’extérieur et celle d’une salle dédiée aux jeux d’eau sont les éléments les plus marquants pour le visiteur.

 

Le bâtiment respecte les préconisations de la Réglementation thermique (RT 2012), notamment en ce qui concerne le confort d’été, sans nécessité de s’équiper en climatisation.

 

Les parents amènent déjà, depuis le 23 août 2011, leurs enfants.

 

Ils sont grandement satisfaits de cet équipement souhaité par la Municipalité du Crès et qui a mobilisé, en travail d’équipe autour du premier magistrat Pierre Bonnal, l’action conjointe de nombreux adjoints au maire : notamment Maryèle Bermond et Véronique Irigoyemborde, déléguées à la Solidarité (famille, action sociale et périscolaire), Eliette Amico, déléguée à la Jeunesse, Brigitte Pau, déléguée aux Travaux publics, Bernard Jean, délégué aux finances et Francis Miloszyk, délégué à l’Urbanisme. 

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 Crédit photographique : Michel Chastaing