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12/12/2012

Où vont nos ordures ?

La Communauté d'Agglomération de Montpellier est compétente sur son territoire pour la collecte, le traitement, l'élimination et la valorisation des déchets ménagers et assimilés.

Du temps du District de Montpellier, c'étaient les communes qui détenaient cette responsabilité.

Ce service public a évolué vers une homogénéisation des pratiques au niveau de la collecte : fréquence plus faible dans les secteurs pavillonnaires, arrêt du ramassage des déchets verts en porte à porte dans certaines communes, amélioration de la flotte des camions et suivi du respect des circuits par GPS.

En terme de tri, de traitement et de valorisation, les approches et les solutions techniques se sont en revanche diversifiées.

Actuellement, la Communauté d'Agglomération de Montpellier se charge des missions suivantes (les chiffres donnés sont ceux de l'année 2011) :

-        collecte en porte à porte des déchets ménagers : ordures ménagères de la « Poubelle grise », collecte sélective de la « Poubelle Jaune » et biodéchets de la « Poubelle orange » (généralisée à tout l'habitat pavillonnaire et sur une partie de l'habitat collectif résidentiel),

-        collecte dans les « Points Verts » des colonnes d'apport volontaire : 833 pour le verre, soit 7.885 tonnes, 300 pour le papier soit 1.743 tonnes, 47 pour le textile depuis 2007, soit 274 tonnes plus 15 points de collecte implantés dans les locaux de l'économie sociale et solidaire ou des associations humanitaires,

-        collecte spécifique des professionnels, en porte à porte, des papiers blancs de bureaux dans les entreprises privées et les administrations (260 tonnes pré-collectées dans des caissettes en carton avant un ramassage par « La Feuille d'érable », association d'insertion par l'économique qui se charge de la revente à l'industrie papetière en vue de leur recyclage), des cartons des commerçants (1.206 tonnes) et du verre des cafetiers et restaurateurs (564 tonnes),

-        collecte en porte à porte des encombrants, sur rendez-vous,

-        gestion de 20 déchetteries - « Points propreté » - destinées à l'apport volontaire des encombrants, gravats, déchets végétaux et déchets toxiques (79.066 tonnes au total),

-        gestion des filières de traitement : centre de compostage de Grammont, centre de tri Déméter, unité de méthanisation Amétyst, unité de valorisation énergétique OCREAL, installation de stockage des déchets non dangereux de Castries, etc.

La Communauté d’Agglomération de Montpellier travaille en fait avec de nombreux partenaires (75 M€ de dépenses annuelles pour les ordures, dont 18 M€ d’investissements, génèrent beaucoup d’emplois) :

-        Société Méditerranéenne de Nettoiement (SMN ou encore « Nicollin ») et SITA Sud pour la collecte,

-        SMN pour l'entretien et l'exploitation des déchetteries,

-        Société Montpelliéraine de Traitement et de Valorisation des Déchets (60 % Onyx, division propreté de Véolia Environnement et 40 % SMN) pour le centre de tri de Déméter à Montpellier-Garosud,

-        établissement Véolia-Actisol de Pignan, (valorisation de 7.543 tonnes de déchets verts, broyés en vue de faciliter le compostage de boues de station d'épuration),

-        SITA Méditerranée, filiale de Suez Environnement, pour l'Unité de Traitement et de Valorisation Energétique (usine d'incinération de Lunel-Viel traitant annuellement 120.000 tonnes pour le compte du syndicat de communes Pic & Etangs et de la Communauté d'Agglomération de Montpellier - pour 30.000 tonnes, soit 25 %) produisant 65 millions de kWh d’électricité tous les ans),

-        Biocama Industrie, un carrier qui valorise à Pignan, essentiellement sous forme de remblai routier, les 21.646 tonnes de déchets inertes récupérés dans les Points propreté,

-        Usine de méthanisation d’Amétyst à Montpellier-Garosud (68 M€ d’investissement initial) gérée par le groupement Vinci Environnement / SOGEA Sud,

-        L’Installation de Stockage des Déchets Non Dangereux (ISDND) de Castries – ex Centre de Stockage des Déchets Ultimes (CSDU) – au-lieu-dit « L’Arbousier ouest », gérée par SMTVD, sur le site de la carrière à ciel ouvert de calcaires de la société GSM Italcementi Group.

L’usine de méthanisation Amétyst et son corollaire, en terme de stockage des sous-produits – l’ISDND de Castries - constituent les deux sujets les plus polémiques.

Le site de Castries a été ouvert en 2008 pour se substituer à la décharge du Thôt (commune de Lattes).

Il reçoit les déchets ultimes : encombrants non recyclés, déchets inertes et de balayage des communes, déchets non valorisés d'Amétyst.

Les habitants de Castries, Guzargues, Montaud, Saint-Drézéry et Teyran se plaignent d'odeurs nauséabondes, en fonction de l'orientation et de la vitesse du vent.

La maîtrise des plastiques envolés pose aussi problème.

Ces nuisances olfactives ont généré l’opposition d'une partie de la population à l'extension du centre de stockage : casier n° 2, 6 alvéoles, 450.000 tonnes de stockage, sur une surface de 2,4 ha, pour une durée d'exploitation de 5 ans, soit 2014-2018 (le casier n°1 comprenant 3 alvéoles, d’une capacité de stockage de 415.000 tonnes, sur une durée de 5 ans, de 2009 à 2013).

Les goélands ont aussi tendance à être attirés mais ne constituent pas une gêne, ni la « noria » de camion étalée sur la journée, ni les tirs de mines et la poussière générées par la carrière, du fait de l’éloignement des habitations.

La Communauté d'Agglomération a végétalisé les abords du site, touché par le grand incendie de 2010 et évacue les lixiviats (4.500 m3 par an) sur la station d'épuration de Maéra, pour éviter tout rejet dans le ruisseau « La Cadoule ».

Un suivi environnemental s'intéresse aux eaux de drainage, aux eaux souterraines dont la source de Fontgrand, aux perméats, à l'Indice Biologique Global Normalisé (IBGN) de la Cadoule, à un suivi faunistique et floristique, au volume et à la qualité du biogaz.

Ce dernier est maintenant collecté par des drains et brûlé dans des torchères.

En outre, un dispositif de pulvérisation de neutralisants d’odeurs a été installé.

Une Commission Locale d’Information et de Surveillance (élus des communes d’Assas, Castries, Guzargues, Montaud, Saint-Drézéry et Teyran), Services de l’Etat (DREAL, ARS, SDIS), associations (Saint-Gély Nature, LRNE, PMCV), maître d’ouvrage et gestionnaire, permet un contrôle citoyen.

76.319 tonnes ont été enfouies en 2011 à l’ISDND, en provenance de l'usine Amétyst.

Cette dernière a reçu 103.211 tonnes de déchets, presque exclusivement issus de la collecte en porte-à-porte.

Amétyst, dimensionnée pour 450.000 habitants, méthanise la partie fermentescible des ordures :

- 1.895 tonnes issues de la « Poubelle orange »,

- 420 tonnes de biodéchets issus de professionnels,

- ce qui est obtenu par un tri mécano-biologique (au demeurant très efficace), soit le tonnage de loin le plus important actuellement, vu la faiblesse du tri des usagers.

La dégradation anaérobie de la matière organique par une flore microbienne constitue une digestion naturelle, allant a priori dans le sens du développement durable.

Qui plus est, le coût de la méthanisation (de l’ordre de 90 € la tonne) est bien inférieur à celui de l’incinération (de l’ordre de 110 € la tonne).

La méthanisation est un procédé écologique, sans rejet de dioxine dans l’atmosphère.

Le biogaz produit (environ 10.000.000 m3 d’un mélange de gaz carbonique et de méthane) permet le fonctionnement d’une unité de cogénération produisant 10 millions de kWh d'électricité par an et mensuellement 200.000 kWh de chaleur (exemple de novembre 2011) servant à la SERM pour alimenter le réseau de chaleur et de froid du nouveau quartier des Grisettes à Montpellier.

Amétyst a connu des problèmes de réglages à ses débuts puis subi un incendie le 13 septembre 2010 ce qui a réduit fortement ses capacités.

Les émanations malodorantes, pas toujours bien maîtrisées par son exploitant, exaspèrent les riverains de Garosud.

La Communauté d’Agglomération a toutefois réalisé des travaux :

-         amélioration de la qualité de l’air ambiant à l’intérieur de l’usine,

-         réduction du débit des émissions olfactives vers l’extérieur,

-         augmentation du rendement matière de l’unité,

-         reprise de l’aéraulique des bâtiments,

-         construction d’un troisième biofiltre,

-         création d’une nouvelle ligne de maturation et d’affinage des composts.

In fine, le process de méthanisation engendre :

-         du compost de grande qualité valorisable en agriculture (4.000 tonnes d’objectif),

-         du compost de qualité inférieure, que l’on peut qualifier de stabilisat, à stocker à Castries ou à utiliser sur certaines cultures ou en aménagement,

-         des refus à aiguiller vers l’ISDDN.

La Communauté d'agglomération souhaite prochainement valoriser sur le plan énergétique une partie de ces refus - plastiques, bois, mousses, etc. - sous forme de Combustible Solide de Récupération (CSR), véritable gisement de combustible de substitution aux énergies fossiles.

En outre, c'est bien l'incivisme des usagers qu'il convient de réduire.

Seulement 20 à 40 % des foyers équipés, suivant les communes, font le tri des biodéchets (objectif d'atteindre rapidement 50 %).

Concernant les professionnels de la restauration (cliniques, hôtels, restaurants, traiteurs, lycées, collèges, écoles primaires, restaurants universitaires), le service ne leur a été proposé que tardivement mais le potentiel est important.

Enfin, la grande distribution produit 30 % de déchets fermentescibles qui attendent un système de collecte.

La trop grande rapidité avec laquelle le site de Castries se remplit ou encore les odeurs nauséabondes en émanant résultent bien entendu d’un traitement imparfait (déchets contenant encore une part fermentescible) mais aussi du peu de propension de nos concitoyens à trier leurs déchets organiques.

Chaque habitant de la Communauté d’Agglomération de Montpellier génère globalement 400 kg d'ordures ménagères par an (410.000 habitants dans l'Agglo de Montpellier en 2011) :

-        300 kg, soit 75 % du total, en « Poubelle grise »,

-        75 kg, soit 19 % du total, en « Poubelle jaune » et en « Poubelle orange »,

-        25 kg, soit 6 % du total, en apports volontaires (colonnes de verre et de papiers/journaux).

Il faut en sus rajouter les apports en déchetterie, en provenance à la fois des particuliers et des différents secteurs économiques, représentant 210 kg par habitant et par an, ainsi que les encombrants collectés en porte à porte, représentant 20 kg par habitant et par an.

La production annuelle par habitant dépasse donc les 600 kg, soit 1,7 kg par jour par habitant !

En cotisant 58 M€ au titre de la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM), les usagers s’acquittent donc de l’équivalent de 235 € la tonne d’ordures ménagères produite.

Chaque kilogramme d'ordure coûte donc environ 25 centimes d'euro et la TEOM représente l'équivalent d'approximativement 280 € par ménage et par an.

Si le tri progresse d'année en année, de nombreux habitants sont encore réfractaires ce qui complique la tâche d'une part de la collectivité et d'autre part renchérit le service.

Par exemple, environ 1 bouteille en verre sur 2 aboutit toujours dans la « Poubelle grise » !

Heureusement, 70 % des déchets apportés en déchetterie sont valorisés.

16.000 composteurs permettent à de nombreux usagers de valoriser, sur leur propre terrain, 1.600 tonnes de déchets fermentescibles, sous forme de matière organique utilisable dans leur jardin.

En outre, en 2011, le résultat global de valorisation des déchets a atteint 40,7 %, à comparer aux objectifs du Grenelle de l'environnement, soit 35 % au delà de 2012 et 45 % à partir de 2015.

 Pour aller plus loin, la Communauté d'Agglomération de Montpellier s'est dotée d'un « Programme local de prévention des déchets », avec comme slogan : « Le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas. ».

Ce plan décline les actions prioritaires suivantes:

-        la création de conteneurs enterrés (communes de Clapiers, Grabels, Murviel lès Montpellier, Pérols et Vendargues dès 2011, Baillargues, Castelnau le Lez, Lattes, Le Crès, Prades le Lez et Sussargues en 2012), avantageux en terme d'amélioration des performances de tri, de réduction de la fréquence de collecte, d'emprise des conteneurs privés chez les particuliers et d'esthétique,

-        une expérimentation de compostage collectif en pied d'immeuble,

-        un partenariat renforcé avec l’office public de l’habitat ACM (Aménagement et Construction de Montpellier) pour améliorer la performance du tri des déchets dans les logements sociaux collectifs,

-        la mise en place d’un système de collecte gratuit de récupération sécurisé des déchets de soins à risques infectieux, au domicile de certains patients, essentiellement diabétiques,

-        des sessions de sensibilisation des élus et des agents de l’Agglomération à la prévention des déchets,

-        l’intervention de « Messagers Déméter » pour sensibiliser les usagers au geste de tri,

-        des collectes solidaires, en partenariat avec les acteurs de l’économie sociale et solidaire que sont les Compagnons d’Emmaüs et ERCA Initiatives-Ressourceries 34, d’objets pouvant trouver une deuxième vie.

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Colonnes d'apports volontaires (verres, papiers, textiles)

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Déchetterie de Castelnau le Lez

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Usine de méthanisation Amétyst à Montpellier-Garosud

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Amétyst : digesteur de matière organique en rotation

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Amétyst : colecte du biogaz en cime des digesteurs

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Projet de deuxième casier de stockage à l'ISDND de Castries

 

Crédit photographique : Michel Chastaing

22/08/2009

Recyclage verre, carton et papier

Les élus locaux ont pris conscience, depuis maintenant près de 2 décennies, de l’importance du recyclage et de la valorisation des déchets, notamment ménagers.

Sur Montpellier, on est notamment passé de la décharge du Thôt à Lattes, recevant les ordures de la capitale régionale puis d’autres communes avoisinantes, à :
- des points propreté (20 au total) pour récupérer les déchets triés,
- l’aiguillage d’une petite partie des déchets sur l’usine d’incinération de Lunel-Viel (Ocréal),
- une usine de tri (Déméter) pour la poubelle jaune (déchets valorisables),
- une usine de méthanisation (Amétyst) pour la poubelle orange (déchets organiques fermentescibles.

Il est vrai que la loi du 13 juillet 1992 a été une révolution.

Elle a posé le principe du traitement et de l’enfouissement sur le territoire même de production des ordures (on ne voit plus ces bateaux de la honte qui évacuaient une partie de nos ordures dans les pays du Tiers-Monde).

Elle a aussi interdit, à partir de juillet 2002, les décharges, plus ou moins sauvages à l’époque (avec incendies fréquents, envols de plastiques, pollution visuelle et quelquefois des nappes phréatiques).

Elle a obligé au tri des ordures : depuis, seuls les déchets n’étant plus susceptibles d’être traités, dans les conditions techniques et économiques du moment, vont en Centre de stockage des déchets ultimes (CSDU, notamment celui de Castries).

Cette loi a été approuvée sous le Gouvernement Bérégovoy, la Ministre de l’environnement étant – qui s’en souvient encore ? – Ségolène Royal !

Pour l'anecdote, la loi du 13 juillet 1992, décidément innovante, traitait aussi du contrôle et de la dissémination des organismes génétiquement modifiés (OGM).

Focalisons-nous maintenant sur le tri et le recyclage du papier, du carton et du verre sur l’Agglomération de Montpellier, cette dernière ayant fourni des chiffres (Chiffres du recyclage en 2008 du verre et du papier-carton sur l'Agglomération de Montpellier) :
- collecte du papier dans les Points verts et dans la poubelle jaune, d’une part,
- collecte des emballages dans la poubelle jaune + du verre aux Points verts (colonnes de verre dans les villages et les quartiers) + des cartons auprès des commerçants, d'autre part.

Les communes les plus vertueuses sont dans l’ordre : Saint-Drézéry (110 kg de recyclage par habitant et par an), Restinclières (106), Beaulieu (105), Baillargues (102), Saint-Brès (102), Cournonsec (99), Saint-Geniès des Mourgues (98), Le Crès (97), Jacou (96), Montferrier sur Lez (95) et Murviel les Montpellier (95), tandis que Montpellier est bonne dernière avec 36 kg/hb/an.

Les moyennes nationales constatées sont en secteur urbain de 28, en secteur semi-urbain de 49 et en milieu semi-rural de 58.

Le constat est donc que la mobilisation citoyenne est très forte au Nord-Est de Montpellier.

Le Grenelle de l’environnement a fixé comme objectif en 2012 le recyclage de 75 % des 86 kg/hb/an, soit l’atteinte du chiffre de 64,5 kg/hb/an alors que l’Agglomération de Montpellier atteignait seulement 44 en 2008.

Il reste donc des efforts à fournir rapidement puisqu’il faut augmenter le recyclage d’environ 50 % en 3 ans !

A ce sujet, les communes vertueuses, citées plus haut, ne représentant que 12,5 % de la collecte : l’implication de tous est donc nécessaire.

Nous sommes en réalité tous solidaires car pour atteindre d’excellents résultats, les habitants des villages périphériques de Montpellier doivent aussi compter sur des progrès de la Ville-centre.

Urbains, « semis-urbains », « semis-ruraux » : même combat !

Tout ce qui est trié et valorisé ne finit pas à l’enfouissement, ce qui permet d’éviter la saturation du CSDU existant et la nécessité de trouver sans cesse de nouveaux sites, jamais très prisés par les populations voisines.

Mais, au fait, au-delà de cet avantage non négligeable, pourquoi récupérer verre, papier et carton ?

D’après Eco-Emballages, 1 tonne de papier-carton recyclé, c’est en terme d’économies :
- 0,04 tonne d’équivalent CO2, en terme d’émission de gaz à effet de serre (soit le même ordre de grandeur que pour 300 km en voiture),
- 1,4 tonne de bois (à peu près l’équivalent de la productivité annuelle d’une forêt de pin d’Alep sous notre climat),
- 48,2 m3 d’eau (alors que la consommation domestique annuelle moyenne s’élève en France à 48 m3/hb/an),
- 10.250 kWh d’énergie (sachant que la consommation annuelle moyenne au domicile se chiffre à 10.300).

Quant au verre recyclé, c’est pour une bouteille (sa masse est d’environ 500 g pour une contenance d’1 litre) une économie de :
- 208 grammes de CO2 (environ 1,5 km en voiture),
- 658 Wh d’énergie (l’équivalent de 4 heures de télévision).

A titre de curiosité, à la tonne, le recyclage du verre économise 10 fois moins d’énergie que celui du papier-carton mais, en revanche, économise 10 fois plus de CO2 (l’équivalent d’environ 3.200 km de voiture !).

Pour qu’il continue à faire bon vivre à Montpellier et dans les villages alentours, soyons de bons citoyens : le geste quotidien du tri est un des meilleurs ralentisseurs du réchauffement climatique.