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05/09/2009

La nature au coeur de nos villages

La nature méditerranéenne est généreuse. Elle prospère dans nos rivières aux portes de nos villages.

Une libellule au vol rapide, le Gomphe à pinces (Onychogomphus forcipatus / ordre des Odonates / sous-ordre des Anisoptères / famille des Gomphidae) prospère grâce aux zones humides.

Le Gomphe à pinces chasse les insectes. Il n’hésite pas à s’éloigner des cours d’eau pour battre la garrigue à la recherche de proies.

Son vol est rapide. Lors de ses rares pauses, cette libellule préfère les galets comme lieu de repos.

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Un Gomphe à pinces au repos



Le Gomphe possède à l’extrémité de son corps une « sorte de pince à sucre ».

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Des airs d’avion de transport !



Les larves vivent dans l’eau. Elles sont très voraces. Elles expulsent de l’eau pour se projeter sur leur cible. Elles consomment d’abord des organismes monocellulaires puis des gastéropodes, des insectes et même des têtards ou des petits alevins. Plusieurs mues ont lieu et, à chaque fois, ces dernières laissent comme témoignage une enveloppe appelée exuvie.

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Pause dans la fraîcheur du soir



L’insecte vit cinq mois de mai à septembre.

Crédit photos : Michel Chastaing

23/08/2009

La nature au coeur de nos villages

La nature méditerranéenne est généreuse. Elle prospère dans nos rivières aux portes de nos villages.

Un élégant insecte : le Caloptérix vierge méridional (traduction littérale de son nom scientifique : Calopterix virgo meridionalis / ordre des Odonates / sous-ordre des Zygoptères / famille des Calopterygidae).

Le Caloptérix est facile à observer car il se pose souvent sur le feuillage. C’est son perchoir d’où il s’envole pour chasser les insectes.

En Espagne, on parle de « caballito del diablo ».

Ce n’est pas une libellule : en effet, ces dernières ont des ailes séparées au repos, horizontales ou légèrement inclinées. Au contraire, le Caloptérix joint ses ailes contre son corps.

De même, ses yeux sont séparés contrairement à ceux de la libellule.

Le cycle de vie est toutefois semblable, avec notamment une ponte des œufs et un développement des larves en milieu aquatique (ruisseaux frais) ainsi qu’une prédation des insectes. La larve connaît plusieurs mues.

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Calopterix virgo meridionalis mâle


Ce sont surtout les ailes d’un bleu profond et irisé qui attire la vue : il s'agit du mâle. Cette coloration se continue jusqu’à l’extrémité des ailes ce qui fait la différence avec d’autres espèces (comme le Calopterix xanthostoma ou le Calopterix splendens, moitié bleu seulement).

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Calopterix splendens (seule la seconde moitié des ailes est bleue)


La femelle a un corps vert et ses ailes sont plus claires. Elle possède une tache blanche près de l’extrémité de ses ailes.

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Calopterix virgo meridionalis femelle


Crédit photos : Michel Chastaing

16/08/2009

La nature au coeur de nos villages

La nature méditerranéenne est généreuse. Elle prospère jusque dans nos villages et nos jardins.

Un bel insecte butineur : le Moro-Sphinx.

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Un nom énigmatique pour nommer un insecte dont la chenille, verte ou brune, porte une corne près de la pointe anale et se dresse, en cas de danger, comme le Sphinx d’Egypte.

Il s’agit pour les botanistes du Macroglossum stellatarum.

Il est vrai qu’en latin, stella signifie étoile, comète, étoile filante ou encore ver luisant, mais aussi étincelant.

Le moro-sphinx a des allures de colibri, cet oiseau-mouche absent d’Europe.

Il est sédentaire en Méditerranée mais il colonise tous les ans l’Europe centrale et septentrionale lors de grandes migrations.

Il pond sur le Gaillet (Galium sp.) mais aussi sur la Garance voyageuse (Rubia peregrina) et la Garance des teinturiers (Rubia tinctorium), plantes communes sous notre climat méditerranéen.

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Les ailes de ce lépidoptère battent tellement vite qu’elles sont difficiles à discerner. Malgré son corps qui paraît lourd, son déplacement est en réalité rapide et précis.

En vol stationnaire au dessus des fleurs, il prélève inlassablement le nectar aux heures chaudes de la journée.

09/07/2009

La nature au coeur de nos villages

La nature méditerranéenne est généreuse. Elle prospère jusque dans nos villages.

Un bel insecte pacifique : L’Abeille charpentière

L’Abeille charpentière est le nom savant du Xylocope violacé (Xylocopa violacea).
C’est un des plus grands et plus impressionnants Hyménoptères, habitué de nos jardins.
Cette abeille est très commune dans le Midi car c’est une espèce qui aime la chaleur.
Adulte, elle butine les fleurs.
Paisible, elle n’utilise que rarement son dard.
Son bourdonnement est sonore.
L’Abeille charpentière creuse des galeries, d’un diamètre de 1,5 cm, dans le bois sec où elle pond quelques œufs en alternant avec un dépôt de pollen. Chaque larve bénéficie ainsi d’une chambre personnelle et d’un garde-manger en guise de cloisons.
L’insecte possède une bonne trompe pour le nectar et une bonne mâchoire pour le forage du bois qu’il débite en petits copeaux.
L’Abeille charpentière est affairée à butiner, agrippée aux fleurs qu’elle fait plier, toute « enfarinée » de pollen.
Aux rayons de soleil, elle est toute irisée, toute moirée de noir et de violet.

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Crédit photo : Michel Chastaing

04/07/2009

Le bruit et le trafic

Notre terre a toujours été un lieu de passage préférentiel.

La voie Hérakléenne fut pratiquée par les marchands grecs, sur les traces mythiques de leur héros, Héraklés. Hannibal l’emprunta avec ses éléphants de combat pour envahir Rome.

La Via Domitia passa par Forum Domitii (Montbazin) et reprit des étapes de la voie Hérakléenne, à Ambrussum (près de Villetelle sur le Vidourle) comme à Sextantio (Castelnau le Lez). Elle visait à relier les péninsules italique et ibérique et non pas Massilia, l’amie de Rome, entièrement tournée vers la Méditerranée.

Depuis, avec la multiplication des échanges, les trafics ferroviaires, et surtout autoroutiers, ont explosé. L’été, l’A9 enregistre notamment des pointes journalières à 170.000 véhicules par jour et des pics à plus de 5.000 véhicules par heure dans un sens.

La Languedocienne est l’infrastructure la plus bruyante sur notre territoire.

Son impact en terme de nuisances sonores a fait l’objet d’une cartographie de la part de la Communauté d’agglomération de Montpellier engagée dans une démarche réglementaire de Plan de prévention du bruit dans l’environnement (PPBE).

Cartes des niveaux de bruit pour les communes de Saint-Jean de Védas, Montpellier, Castelnau le Lez et le Crès accessibles sur :
http://www.montpellier-agglo.com/64796936/0/fiche___pagel...

Dans un corridor de 200 m de large, le bruit moyen dépasse 70 dB(A) et pour 400 m de large, il est compris entre 65 et 70 dB(A). Pour les autres grandes voies routières et la voie ferrée, ces corridors sont 4 fois moins larges !

L’autoroute est donc la principale nuisance sonore de la zone.
Mais cela ne doit pas être pris comme une fatalité.

Quelles sont les solutions possibles ?
- des progrès sur l’aérodynamique et la motorisation des camions (20 % du trafic) émetteurs dans des bandes d’octaves particulières et générateurs de trafic nocturne,
- des avancées sur le bruit de roulement provoqué par le contact entre pneumatique et chaussée (pour les véhicules routiers légers, ce bruit prédomine aux vitesses moyennes et élevées sur le bruit du moteur), en mettant en œuvre des chaussées plus silencieuse dont la porosité permet une meilleure absorption acoustique,
- des aménagements de protection sonore comme les buttes ou les murs anti-bruit,
- des réductions de vitesse à l’image des régulations actuelles de vitesse pour limiter les bouchons.

C’est aux sociétés autoroutières sur une partie de leurs bénéfices, au transport routier comme aux autres utilisateurs de l’autoroute, pour le loisir comme pour le travail, sur leurs péages, de prendre en charge financièrement le coût de la tranquillité des riverains.

03/07/2009

Pour une agriculture de proximité en Lunellois

La Communauté de communes du Pays de Lunel (regroupant Boisseron, Lunel, Lunel-Viel, Marsillargues, Saint-Just, Saint-Nazaire de Pézan, Saint-Sériès, Saturargues, Saussines, Valergues, Vérargues, Villetelle) a compris la nécessité de conforter l’agriculture locale en s’appuyant sur les circuits courts de commercialisation.

Les consommateurs sont en effet maintenant plus exigeants et demandeurs de produits authentiques, d’une meilleure alimentation, de commerce équitable et de respect de l’environnement.

Si l’agriculture emploie moins de 1 % de la population active du Pays de Lunel, elle occupe près de 50 % l’espace de ce territoire : elle façonne donc nos paysages et notre culture.

A partir d’une enquête menée auprès de 18.000 ménages, les idées suivantes ont été validées :
- production et vente directe hebdomadaire de paniers de produits alimentaires locaux,
- création d’une société foncière capable d’acheter les terrains nécessaires à l’installation de plusieurs maraîchers et financée par souscription de parts localement,
- lancement d’un marché paysan sur la ville de Lunel avec des prix raisonnables.

Depuis, un « carré paysan » a été réservé au sein du marché hebdomadaire traditionnel de Lunel et deux associations, l’une de paysans, l’autre de consommateurs, se sont créées.

L’association « Les Paysans du Vidourle » regroupe des producteurs fermiers du Gard et de l’Hérault. Cette structure envisage de se doter d’une charte qualité et souhaite impulser des événements, notamment liés à la fraise et au melon. Dans un premier temps, l’objectif est la genèse de marchés paysans ou la participation, sous une bannière collective, à ceux qui existent déjà.

L’association de consommateurs Croquelune entend, quant à elle, promouvoir un mode d’approvisionnement en fruits, légumes et produits transformés, directement auprès des producteurs afin de valoriser une agriculture biologique à la portée du plus grand nombre. Croquelune est prête à accompagner les producteurs locaux dans leur démarche pour se former à de nouvelles pratiques culturales.

En outre, une étude sur les cultures maraîchères d’hiver, l’une des lacunes du territoire, a été lancée ainsi que l’idée de créer des boutiques paysannes.

Les associations départementales que sont la Fédération Départementale des CIVAM, Nature et Progrès, Marchés paysans de l’Hérault, Etat des lieux ou encore Terres Vivantes, précurtrices en matière de développement d’une agriculture à taille humaine, respectueuse de l’environnement, viennent en appui de cette dynamique locale.